Plan de la série “Les Tours Jumelles du World Trade Center” :

(le WTC 7 viendra plus tard)

VI. Les fadaises 1

Les tours se sont effondrées d’une façon si rapide que de nombreuses personnes ont été intriguées, ce qui a entraîné un important nombre de questions, parfaitement légitimes. Hélas, ces personnes se sont souvent vues moquées ou critiquées sans raison valable, ce qui n’est pas normal.

En revanche, d’autres ont sciemment cherché à manipuler la population en sortant des sornettes sans fondement, reprises par des personnes de plus ou moins bonne foi, relayant ainsi des fantasmes conspirationistes les plus fous – le plus célèbre étant celui d’une “démolition contrôlée par explosifs”…

1/ Une chute plus lente que la chute libre…

L’une des raisons qui ont fait fleurir la théorie de la démolition par explosif a été la rapidité de l’effondrement des tours. Beaucoup de truthers ont d’ailleurs un mantra, répété sans cesse : “LA VITESSE DE LA CHUTE LIBRE” des tours, comme si on lâchait une pomme du haut d’une des deux tours.

Premier problème – une paille – : c’est totalement faux, comme on le voit sur les vidéos de l’effondrement… La vitesse d’écroulement est clairement inférieure à 70 % de celle en chute libre.

Il est très difficile de savoir exactement à quel instant les tours ont terminé leur chute à cause de la poussière générée. Mais on peut évaluer tout de même le temps d’effondrement entre 12 et 18 secondes. Alors que la chute libre d’une pomme depuis le sommet de la tour prendrait 9,22 secondes. Dans tous les cas, on est loin de la chute libre, comme plusieurs preuves le démontrent…

Un scientifique, F.R. Greening, a réalisé ces mesures :

world trade center 11 septembre

Ici, on a une vidéo qui trouve des durées un peu plus longues :

9/11 démystifié : World Trade Center – Pas de vitesse de chute libre…

On a d’ailleurs mesuré que le toit du WTC1 a commencé à chuter à 64 % de l’accélération de la gravité (g), avant de disparaître dans la poussière.

Il est évident que la tour ne tombe pas à la vitesse de la chute libre ; observez par exemple la chute du gros bloc de débris à droite :

world trade center 11 septembre

Si on compare avec la chute de la tour, on voit que le bloc en chute libre parcours une bien plus grande distance que le haut de la tour restante :

world trade center 11 septembre

La flèche jaune du bas est la distance parcourue par le bloc de débris en chute libre ; on l’a copiée-collée en haut pour comparer avec la vitesse de chute de la tour : on voit certes mal, mais à l’évidence la tour n’a pas chuté aussi vite…

Soulignons aussi que la simple présence à un endroit aussi éloigné de la tour du tas de débris précédent – ou d’autres – est contradictoire avec une démolition contrôlée (les débris ne débordent pas beaucoup en général…) :

world trade center 11 septembre

Or de nombreux débris éjectés de la tour sont donc tombés en chute libre, eux, et arrivent bien avant le reste de la tour :

world trade center 11 septembre

On le voit bien aussi sur cette vidéo (Les effondrements de la Tour Sud puis de la Tour Nord se produisent à 14:08 et 19:40) :

dont sont extraites ces 3 images :

world trade center 11 septembre

Observez la poutre à droite

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Observez les panneaux en chute à gauche

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Observez la masse qui tombe à droite

Nous vous avons enfin préparé ce gif – comparez la vitesse de chute des colonnes en chute libre avec celle de la tour :

world trade center 11 septembre

world trade center 11 septembre

world trade center 11 septembre

(Télécharger en haute résolution ici **)

On voit bien ici qu’à 9,2 secondes, les tours sont loin d’être écroulées !

world trade center 11 septembre

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Le détail de l’écroulement par demi-seconde :

world trade center 11 septembre

world trade center 11 septembre

world trade center 11 septembre

world trade center 11 septembre

C’est d’ailleurs confirmé sur des relevés sismiques (mais il y est plus dur de fixer le début de l’écroulement…) :

world trade center 11 septembre

Bref, non, désolé, les tours ont été bien loin de chuter à la vitesse de la chute libre

Mais il y a mieux ! Deuxième problème (et ça en serait même drôle…) : dans les démolitions contrôlées par explosif, bien que les étages dynamités n’offrent plus aucune résistance, il faut noter que les vitesses de chute observées divergent aussi de celles issues de la théorie de la chute libre des corps. Elles sont bien inférieures – mais augmentent en fonction du nombre d’étages supérieurs dynamités.

Quoi qu’il en soit, et c’est un fait bien connu des spécialistes, la chute libre n’est absolument pas une caractéristique des démolitions contrôlées.

C’est assez incroyable que l’une des plus grosses preuves annoncées en faveur des théories conspirationnistes (“Il y a eu dynamitage car la tour est tombée à la vitesse de la chute libre !!!”) n’en soit même pas une (car primo la tour ne s’est pas effondrée en chute libre, et secundo, dans une démolition contrôlée, la vitesse n’est généralement pas celle de la chute libre…) !

Ces temps de chute s’avérant peu probants, certains se sont tournés vers la forme trop rectiligne, trop propre des effondrements. D’autres se sont étonnés que les tours tombent dans leur base, dans leur empreinte, d’autres encore que des débris soient allés aussi loin. Si l’effondrement a été aussi rectiligne et que les tours se sont effondrées dans leur base, c’est simplement parce que, une fois que les murs extérieurs ont cédé sous la pression des planchers en acier chauffé en train ployer, les liaisons poteaux-poutres étaient si faibles que l’écroulement s’en est suivi, les planchers des étages ne pouvaient que tomber les uns sur les autres sans guère de résistance, guidé par le cœur métallique de l’ouvrage (qui a résisté un peu plus longtemps que la tour comme on l’a vu). Ceci comme vous joueriez avec des jeux d’éveil consistant à empiler des anneaux autour d’un axe.

world trade center 11 septembre

2/ La démolition contrôlée par explosifs

C’est évidemment la fadaise la plus connue : “Mais c’est bien sûr, les tours ne se sont pas écroulées naturellement, elles ont été abattues par une démolition contrôlée par explosifs classique !” (je vous passe les explosions par mini-bombe nucléaire, ou par des extraterrestres).

D’abord, qu’est-ce que la démolition contrôlée ?

Cette typologie de démolition est apparue lorsque l’on a eu besoin d’abattre de grands immeubles ou des structures issues du génie civil. Elle consiste à utiliser des explosifs pour faire s’effondrer le bâtiment, tout en contrôlant rigoureusement la démolition pour ne pas impacter les structures alentours. Pour cela, plusieurs techniques existent : du foudroyage lent au foudroyage ultra-rapide, du basculement à charnière haute au basculement à charnière basse, …

Dans notre cas, celui de grands immeubles, la technique dite de foudroyage intégral est la plus utilisée. Cette technique repose sur le découpage de l’immeuble en plusieurs tranches, qui viennent se mettre les unes sur les autres ou bien sur la base de l’immeuble directement, pour que les matériaux soient les plus fracturés possibles, facilitant ainsi le déblaiement du site de démolition.

La forme prise par les effondrements des tours 1, 2 et même 7 peuvent effectivement faire penser à une démolition contrôlée. Mais si on y regarde de plus près, de nombreux paramètres excluent totalement cette hypothèse.

Tout d’abord, pour utiliser cette technique, il faut poser des explosifs. Et cela demande déjà énormément de travail aux équipes d’artificiers, il faut des semaines de travail pour affaiblir le bâtiment, câbler les charges… Cela ne s’improvise pas. (passons sur l’aspect délirant de la chose – miner deux tours parmi les plus grandes du monde sans que cela se remarque…). En plus de cela, il faut que l’explosion des charges soit réalisée en rafale, de façon à ne pas causer une énorme explosion qui ferait exploser les vitres des immeubles alentours.

Regardez dans l’exemple suivant un exemple pour une tour de 50 mètres, où il faut affaiblir le bâtiment et poser 680 mines sur 6 étages (à 1’50)…

Et bien entendu, le point le plus important est très simple : c’est le bruit des explosifs, très important ! Comme ici :

Notez qu’il s’accompagne aussi d’une onde de choc au moment de l’explosion…

C’est là qu’on voit toute la manipulation de beaucoup de sites conspirationnistes, qui ne mettent pas la bande son quand ils s’amusent à comparer l’effondrement du WTC avec des démolitions contrôlées…

Pour les passionnées, voici un documentaire très bien fait démontant cette hypothèse grotesque :

Version courte – 4 minutes :

Version longue – 46 minutes :

Par ailleurs, soulignons aussi que les démolitions contrôlées foirent régulièrement, déjà sur des structures moyennes – alors sur ces gratte-ciels géants, il faudrait fou pour les miner “en douce” (enfin, si c’était possible de ne pas être vu mettre des centaines de mines dans des tours de 25 000 personnes…).

Voici les conclusions du NIST :

6. Qu’est-ce qui a causé les effondrements du WTC 1 et du WTC 2 ?
Sur la base de son enquête approfondie, le NIST a conclu que les tours du WTC se sont effondrées parce que: (1) l’impact des avions a sectionné et endommagé les colonnes de soutien, a délogé l’isolant ignifugeant recouvrant les treillis de plancher et les colonnes d’acier, et a largement dispersé le carburéacteur sur plusieurs étages; et (2) le nombre anormalement élevé d’incendies multi-étages déclenchés par le carburéacteur par qui ont atteint des températures aussi élevées que 1 000 degrés Celsius, ou 1 800 degrés Fahrenheit. Cela a entraîné l’inclinaison vers l’intérieur des colonnes périmétriques et la rupture de la face sud du WTC 1 et de la face est du WTC 2, déclenchant l’effondrement de chacune des tours. Les preuves photographiques et vidéo, ainsi que les témoignages de l’unité d’aviation du service de police de New York pendant une demi-heure avant l’effondrement, étayent cette séquence pour chaque tour.

8. Pourquoi le NIST n’ a-t-il pas envisagé une hypothèse de “démolition contrôlée” avec modélisation et explication par ordinateur, comme il l’ a fait pour l’hypothèse de la “théorie du pancake”?
Le NIST a mené une enquête extrêmement approfondie de trois ans qui comprenait l’examen d’un certain nombre d’hypothèses sur les effondrements des tours du WTC.
Quelque 200 experts techniques – dont environ 85 experts du NIST de carrière et 125 éminents experts du secteur privé et du milieu universitaire – ont examiné des dizaines de milliers de documents, interrogé plus de 1 000 personnes, examiné 7 000 segments de séquences vidéo et 7 000 photographies, analysé 236 morceaux d’acier des ruines, effectué des essais en laboratoire et créé des simulations informatiques sophistiquées de la séquence d’événements qui se sont produits à partir du moment où l’avion a heurté les tours jusqu’ à leur effondrement. […]

L’enquête du NIST a montré de façon concluante que la défaillance des colonnes périmétriques inclinées vers l’intérieur a déclenché un effondrement et que l’apparition de cette inclinaison vers l’intérieur exigeait que les planchers affaissés restent reliés aux colonnes et tirent les colonnes vers l’intérieur. Ainsi, les sols n’ont pas cédés en provoquant progressivement un phénomène de pancakes.

Les conclusions du NIST ne corroborent pas non plus la théorie de la “démolition contrôlée”, puisqu’il y a des preuves concluantes que : l’effondrement a été provoqué dans les étages d’impact et d’incendie des tours du WTC et nulle part ailleurs, et ; et le temps qu’il a fallu pour déclencher l’effondrement (56 minutes pour le WTC 2 et 102 minutes pour le WTC 1) a été dicté par (1) l’étendue des dommages causés par l’impact de l’avion, et (2) le temps qu’il a fallu pour que les incendies atteignent des endroits critiques et affaiblissent la structure au point que les tours n’ont pas pu résister à l’énorme énergie dégagée par le mouvement vers le bas de la partie supérieure massive du bâtiment au-dessus des planchers d’incendie et d’impact.

Les preuves vidéo ont également montré sans ambiguïté que l’effondrement a progressé de haut en bas, et il n’ y avait aucune preuve (collectée par le NIST ou par le New York City Police Department, le Port Authority Police Department, ou le service d’incendie de New York) d’explosion ou d’explosion dans la région en dessous de l’impact et les étages d’incendie comme les sections supérieures du bâtiment (y compris et au-dessus du 98e étage dans le WTC 1 et le 82e étage du WTC 2) ont commencé leur descente

En résumé, le NIST n’ a trouvé aucune preuve corroborant d’autres hypothèses suggérant que les tours du WTC ont été abattues par démolition contrôlée à l’aide d’explosifs. Le NIST n’a pas non plus trouvé de preuves que des missiles ont été tirés sur les tours ou y ont heurté. Au lieu de cela, des photographies et des vidéos prises sous plusieurs angles montrent clairement que l’effondrement s’est amorcé au moment de l’incendie et des planchers d’impact et que l’effondrement a progressé à partir des planchers d’amorçage vers le bas jusqu’à ce que les nuages de poussière obscurcissent la vue.

3/ La démolition contrôlée sans explosifs

Parlons un peu de logique dans le cadre d’une démarche scientifique.

  • On observe que l’écroulement du WTC ressemble visuellement à une démolition contrôlée par explosif ;
  • MAIS on sait qu’une des caractéristiques majeures d’une démolition contrôlée par explosif est le bruit assourdissant et l’onde de choc ;
  • comme il n’y a eu aucun bruit de ce type (on ne parle pas de petites explosions dans les sous-sols du WTC ici, qui ont eu lieu quand le kérosène tombé explosa) ni d’onde de choc, si on cherche honnêtement la Vérité, et non pas à prouver ce qu’il nous plairait de croire, on conclut qu’il n’y a pas eu de démolition contrôlée par explosif – point final. sinon, on n’est plus dans une méthode expérimentale scientifique.

MAIS, bonne nouvelle, on peut cependant ne pas en rester là.

Car une autre technique de démolition contrôlée existe, et va, elle, nous éclairer sur l’effondrement : la démolition contrôlée SANS explosifs

Parlons ici d’une technique appelée verinage, qui est un procédé français de démolition contrôlée sans recours à des explosifs, inventé et breveté en 1997 par l’entrepreneur alsacien Dominique Ferrari. La technique consiste à installer d’énormes vérins à un seul étage situé aux deux tiers de la hauteur du bâtiment.

Ces vérins vont exercer brutalement une poussée horizontale ou oblique de plusieurs centaines de tonnes sur des colonnes porteuses, ce qui va totalement les affaiblir. Et l’affaiblissement d’un seul étage suffit alors à mettre en mouvement les étages supérieurs. La gravité termine le travail en provoquant l’effondrement de l’ensemble du bâtiment. Cette méthode est particulièrement adaptée aux bâtiments confinés dans des zones urbaines denses, car elle permet de réduire le périmètre de sécurité.

Vidéo de présentation de la méthode :

world trade center 11 septembre

world trade center 11 septembre

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Et là, je vous propose de voir le vérinage de… 2 tours, battant en 2008 le record de hauteur pour cette technique (53 m, 19 étages) !

Avec le son : pas d’explosifs !

Cela ne vous rappelle rien, hmmmm ?

world trade center 11 septembre

On observe que l’absence d’explosif lors de l’effondrement de la tour n’empêche pas de provoquer :

  • la formation d’un important nuage de poussière, malgré l’utilisation de jets d’eau. Ce qui invalide la théorie selon laquelle la pulvérisation du béton, telle que apparaissant lors des effondrements des Twin-Towers, serait la “preuve” de la présence d’explosifs.
  • un fort effet de souffle, l’air comprimé et la poussière étant chassés violemment vers l’extérieur des étages. On peut observer un phénomène semblable lors des effondrements des Tours Jumelles.

Autre exemple à Asnières :

Compilation Vérinage :

On peut donc poursuivre notre raisonnement scientifique :

  • l’écroulement du WTC, qui a eu lieu sans bruit, ressemble donc totalement à une démolition contrôlée sans explosifs
  • or, comme il n’y avait pas de vérins (difficile de les louper !!!), ni de préparation des bâtiments, on conclut que ce n’était pas une démolition contrôlée sans explosifs.

MAIS on peut se demander si le même processus physique n’a pas eu lieu dans les deux cas.

Or, la démolition contrôlée sans explosifs montre la force incroyable d’un bloc supérieur d’un bâtiment mis en mouvement si un étage lâche, la gravité détruisant ensuite l’immeuble. Son principe est simple : si la portance d’un étage lâche, le poids du bloc supérieur va détruire le reste de l’immeuble.”

Or, après notre étude, on sait que, justement, la portance de plusieurs étages du WTC a lâché, non pas volontairement par des travaux et des vérins, mais involontairement par des incendies dantesques qui ont ramolli les poutres porteuses en métal…

On peut calculer que l’étage inférieur a dû brutalement supporter… plus de 30 fois la masse statique ! Le NIST a estimé que le WTC aurait résisté à une chute d’un bloc supérieur de 6 étages, pas plus. C’étaient des blocs de 12 étages pour le WTC1 et 29 étages pour le WTC2. D’où la destruction, et la réaction en chaîne.

Conclusion : ce sont bien les mêmes phénomènes physiques qui ont joué, et l’expérience des démolitions contrôlées sans explosifs nous permet de comprendre l’écroulement “naturel” de ces tours fragiles en fer ravagées par des incendies….

Des écroulements de ce style se sont d’ailleurs déjà produits par le passé (lire cet article par exemple), à commencer par l’incendie de l’Exposition Universelle de Bruxelles en 1910 :

world trade center 11 septembre

ou l’incendie du Crystal Palace en 1936 :

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Ajoutons le drame de l’incendie du grand magasin « À l’Innovation » à Bruxelles en 1967, qui cause la mort de 323 personnes :

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On pensera aussi au dramatique incendie du Collège Édouard-Pailleron en 1973 (structure que savait de faible tenue à l’incendie, protégée du feu par un matériau… combustible !), ayant fait 20 victimes dont 16 enfants :

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Il n’a résisté à l’incendie que 15 minutes – normal, c’était la durée pour laquelle la stabilité au feu avait été calculée, pour des raisons… économiques.

Autre exemple : le 16 mai 1968, dans le quartier de Newham à Londres, Ivy Hodge se leva à 5h45 et alla dans sa cuisine, située à l’angle du 18e étage de la tour de 22 étages “Ronan Point” (inaugurée 2 mois auparavant). Il alluma sa cuisinière à gaz pour se faire du thé, quand une explosion de gaz se produisit, et souffla sa cuisine. Le souffle détruisit alors le mur extérieur de la cuisine, qui soutenait les murs supérieurs. Ceux-ci ayant cédé, ils entraînèrent tous les murs des niveaux inférieurs. S’en est alors suivi un écroulement de tout l’angle de l’immeuble (ne faisant par chance que 4 morts) :

On parlera enfin de l’incendie de la tour Windsor de Madrid en 2005, souvent cité (malhonnêtement) par les conspirationnistes :

Simulation de l’incendie :

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Que disent les conspirationnistes pour manipuler les gens ? Simple :

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Message : “Le feu a duré beaucoup plus longtemps qu’au WTC, et le tour ne s’est pas écroulée” ! => “Réfléchissez !”

Eh bien c’est simple en fait. Outre le fait que la tour ne s’est pas pris un avion (ou les restes d’une autre tour), la PETITE différence est que la tour Windsor, de 32 étages, comprenait une charpente et un coeur en béton sur les 16 premiers étages, un 17e étage technique de consolidation tout en béton, et, au-dessus, des colonnes et un sol en béton, avec à partir de là des colonnes extérieures en acier comme au WTC.

Eh bien lors de l’incendie, comme on l’a vu, toutes les colonnes extérieures au-dessus du 17e étage se sont bel et bien écroulées, et se sont accumulées sur cet étage technique. L’enquête a montré que l’immeuble a tenu grâce à la présence de cet étage technique, ainsi qu’à la très bonne résistance passive au feu (vu qu’elle n’avait pas été arrachée par un avion).

Et ce qui est formidable est que cet exemple mis en avant par les conspirationnistes est en fait cité par le Centre du béton comme exemple montrant l’importance d’avoir du béton et des points forts, tout le contraire du WTC !

world trade center 11 septembre

“The fire is significant in terms of its potential similarities between the collapse of the building’s steel frame above the 17th floor and the experience seen at the World Trade Center. Notably, one of the recommendations of NIST’s interim report on the World Trade Center disaster is for tall building design to incorporate ‘strong points’ within the frame.”

“Cet incendie est notable de par ses similarités possibles entre l’effondrement de la structure en acier au-dessus du 17e étage et l’effondrement vu au WTC. Tout particulièrement parce qu’une des recommandations du rapport intermédiaire du NIST sur le désastre du WTC consistait à ce que les hauts buildings incorporent dans leur structure des “zones renforcées”.”

Bref :

world trade center 11 septembre

Oui, facile, le seul qui ne comportait aucune structure porteuse en béton !!!

Bref, la manipulation n’a pas de limites…

En synthèse pour conclure :

Vidéo montrant le lien avec le WTC :

Vidéo en anglais expliquant plus précisément les causes de l’effondrement

Pour aller plus loin : “Superstructures (France 5) : Les Twin Towers, autopsie d’un effondrement”

Symbole de la puissance économique américaine, le WTC avait déjà été l’objet d’un attentat, faisant six morts et des milliers de blessés, en 1993. Une camionnette remplie de bouteilles d’hydrogène et d’explosifs avait sauté dans un parking souterrain. l’objectif des terroristes était d’ébranler la tour nord pour qu’elle s’effondre sur la tour sud. Mais la structure avait résisté.

N.B. : les séries sur le 11 Septembre sont évidemment lourdes à modérer. Comme vous le voyez dans le plan au début du billet, ce billet s’insère dans une longue série. Merci donc de ne pas commenter sur de sujets qui seront clairement traités par la suite, cela fait perdre du temps à tout le monde. Vous pouvez commenter la série dans ce billet dédié.

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