Source : Iveris, Leslie Varenne, 08-02-2017

Alep, capitale économique d’un pays en guerre. Alep, berceau de la civilisation, inscrite au patrimoine de l’humanité depuis 1986, se dispute avec Jéricho le titre de l’une des plus anciennes villes du monde. Alep, dès l’arrivée : des ruines. Pour s’y rendre depuis Beyrouth, il a fallu emprunter une route ouverte par l’armée contournant les zones toujours en conflit, traverser un désert peuplé de postes militaires et de villages abandonnés aux maisons éventrées, comme un avant-goût du spectacle de désolation à venir. Alep, sans eau ni électricité puisque les djihadistes ont coupé l’approvisionnement à partir de l’Euphrate et plastiqué la centrale électrique. Vingt-cinq jours après sa libération, le bruit des roquettes et des missiles s’est tu et la vie tente difficilement de reprendre le dessus. Désormais, pour des décennies et pour des générations d’Alépins, il y aura un avant et un après la guerre, un avant et un après juillet 2012. C’est à cette date que des groupes armés divers et variés [1] venus des quatre coins de la planète, ont envahi puis occupé les quartiers Est et Sud et assiégé la totalité de la ville. Avant, le gouvernorat de la région d’Alep comptait entre six et sept millions d’habitants et la ville environ trois millions, quatre ans et demi plus tard, entre les morts, les exilés et les déplacés internes, le nombre d’Alépins a été divisé par deux. Avant quinze zones industrielles employaient un million de salariés ; il y avait un hôpital réputé dans tout le Moyen-Orient ; un centre historique avec le plus grand et le plus ancien souk du monde, 4000 ans avant Jésus Christ, attenant à la mosquée des Omeyyades, monument classé appartenant au culte musulman et chrétien. De tout cela, il ne reste que des gravats… [2]

Mosquée des Omeyyades

L’humanité en ruines

Les imams sunnites de la mosquée des Omeyyades servent de guides pour commenter l’étendue du désastre : « ils ont occupé la mosquée pendant trois ans de 2013 à 2016 ». Qui est ce « ils » ? « D’abord, il y a eu l’Armée syrienne libre (ASL), ensuite Daech et enfin al-Nosra.» Ces religieux, comme tous les Syriens rencontrés, ne font pas de différences entre ces divers groupes, « ce sont les mêmes » répètent-ils inlassablement. Pour les désigner, les Alépins emploient un seul mot : « terroristes ». La délégation d’imams poursuit : « dès qu’ils sont entrés dans les souks, ils les ont fait exploser. » Puis les religieux désignent l’endroit, au fond de la salle de réception, d’où ils lançaient les roquettes et où se tenaient les snipers qui tiraient sur les civils. Ils montrent également les tranchées et les tunnels creusés avec des excavateurs sous cette église byzantine construite en 627 et transformée en mosquée au 13ème siècle. Lorsqu’au détour de leurs déprédations, ils trouvaient des antiquités, ils s’en emparaient pour les revendre. Et comme si cela ne suffisait pas, avant de partir, ils ont incendié ce qui n’était pas encore complètement détruit. « Ces gens-là », poursuit un imam « n’ont aucune relation avec le spirituel ni avec l’islam, l’idée est d’effacer les traces des civilisations chrétiennes et musulmanes. » Devant les visages dépités des personnes contemplant le désastre, un autre religieux tente de rassurer « la décision de restaurer cette mosquée est prise. Ce ne sont pas les pierres, c’est « l’être » syrien qui fait le monument. Nous sommes des bâtisseurs, nous reconstruirons. » A côté des Omeyyades, dans le centre historique, les djihadistes ont utilisé 40 tonnes d’explosifs pour faire sauter l’école Sultanieh, le Carlton construit par les Turcs puis les Français, le tombeau du fils de Saladin ; le hammam de l’époque ottomane, le caravansérail… Le centre-ville historique n’est pas le seul touché. Midan, le quartier arménien du Nord de la ville était une ligne de front, il ressemble à un paysage d’après tremblement de terre. Le député de cette circonscription, Jirair Reisian, décrit le quotidien de ces années de guerre : « les années les plus noires ont été celles de 2013 et 2014. Chaque fois que nous sortions, nous ne savions pas si nous allions revenir. Un jour, en moins de 12 heures, 80 roquettes sont tombées ici. Des églises arméniennes ont été détruites. » Les Arméniens se sont installés en Syrie après le génocide de 1915, compte tenu du rôle joué par la Turquie dans la guerre en Syrie, cette communauté a eu l’impression de revivre l’impensable, « Nous nous sommes dit, ça recommence ! ».

La triple peine

Non seulement les Syriens doivent contempler chaque jour leur ville en ruines mais ils doivent aussi affronter un quotidien difficile. Sans eau, il a fallu creuser des puits dans les cours des maisons, des hôpitaux, des lieux de cultes. Sans électricité, il a fallu s’équiper de groupes électrogènes, le bruit de ces engins résonne dans toute la ville. Ces machines fonctionnent au gasoil et avec la guerre il a eu l’inflation, la dépréciation de la livre syrienne. Alors les Alépins se regroupent dans une seule pièce et ne se chauffent qu’une à deux heures par jour. Avant-guerre, un euro valait environ 65 livres syriennes, aujourd’hui un euro est égal à 547 livres. Avant-guerre, avec un dollar une famille achetait cinq paquets de pain. Après la guerre, elle pourrait en acheter quinze, mais qu’importe puisque la majorité des gens est ruinée [3] . Après six années de conflit, les riches ont épuisé leur bas de laine et les pauvres n’ont toujours rien. Toutes les usines sont à terre et 85% de la population est au chômage. En Syrie, les communautés religieuses ont encore un rôle social, sanitaire et éducatif, elles offrent paniers repas, ampères, vêtements et des cours pour les enfants. Les hôpitaux et cliniques privés des congrégations de chrétiens soignent, sans distinction de religion, tous les malades et les blessés de guerre. Mais en plus du dénuement, du nombre de patients à traiter, dont beaucoup touchés par des éclats d’obus, tous les hôpitaux qu’ils soient publics ou privés doivent faire face à un autre mal : l’embargo. Cette mesure décrétée par les USA et l’Union européenne interdit toutes transactions commerciales avec la Syrie sans aucune distinction. Aucun habitant de ce pays, aucune organisation caritative ne peut recevoir un chèque, un don, un virement Western Union. Pire encore, impossible pour les hôpitaux d’obtenir des médicaments et des pièces de rechange pour les scanners ou les IRM. Avec la guerre, les médecins rencontrés estiment qu’un Syrien sur deux a besoin de soins sanitaires, mais les compagnies étrangères ne coopèrent plus pour entretenir le matériel, ne livrent plus de médicaments. La Syrie était productrice de génériques, 70 % de ces médicaments étaient fabriqués à Alep, mais les usines ont été détruites… « Nous manquons de tout, de scanner, d’IRM, d’appareils de radiologie, de petits consommables, d’antibiotiques de dernière génération, nous ne recevons aucun soutien, hormis l’OMS et l’Unicef qui nous ont un peu aidé, mais c’était symbolique, et les Russes qui nous donnent aussi quelques médicaments. L’embargo pourrait s’imposer à tout mais jamais aux matériels médicaux. » déclare le directeur du CHU. Monseigneur Dionicio Antonio Chahda partage la même colère : « Tous les biens même ceux de l’église sont sous embargo. Nous sommes en train de souffrir pas seulement de la guerre, certes les lancements de missiles se sont arrêtés, mais nous avons une autre guerre : le manque de tout. Alep est une ville morte, dommage il n’y a pas une lumière d’espérance pour croire que la vie normale va reprendre. Les Américains sont venus nous voir, nous leur avons dit : laissez-nous tranquille et nous saurons construire notre vie. » [4]

La guerre gagnée

Ici, dans une clinique tenue par une congrégation catholique, une maman portant le foulard implore les sœurs de prier pour la survie de son enfant blessée à la tête par des éclats d’obus. Là, à un poste de douane, c’est un commandant de police alaouite qui prend le thé avec son supérieur, un colonel sunnite. Dans les rues d’Alep, se croisent des femmes en burqa, en foulard, têtes-nues, ni plus, ni moins qu’avant-guerre. Les nombreux experts arabisants qui ont déversé leur « science » à longueur de colonnes et sur les plateaux de télévision, en expliquant doctement cette guerre comme un conflit entre sunnites et alaouites devraient se rendre en Syrie pour entendre et voir. Les manifestations religieuses sont encore œcuméniques, catholiques, protestants, musulmans, chrétiens d’Orient s’y côtoient. Le député de Midan constate que rien n’a changé « Il y a eu des manipulations pour faire de ce conflit un problème de religion, mais c’est pareil qu’avant. » Sur ce sujet, au moins, il n’y aura pas d’avant et d’après.

La mystification

Tout au long de ce voyage et qu’elles que soient les personnes rencontrées, dans les hôpitaux, les lieux de culte, dans la rue, tous les Alépins tiennent le même langage « s’il vous plaît, ne mentez pas, dites seulement ce que vous voyez, ce que vous entendez. Soyez honnêtes. » Ce leitmotiv revient comme une supplique. Car, en plus de la guerre et de ses horreurs, aucune famille n’a été épargnée par un drame, en plus de l’embargo, les Syriens ont souffert de la manière dont ce conflit a été traité par les médias occidentaux. La couverture des événements de ce qui a été appelé « Alep Est » en est la démonstration. Pendant la guerre, 25% du territoire de la ville, quartiers Est et Sud, était occupée par les djihadistes, le reste étant sous contrôle gouvernemental. Selon les médecins rencontrés, il y a eu dix fois plus de morts à l’Ouest qu’à l’Est à cause des tirs de roquettes, de missiles et de bonbonnes de gaz remplies de clous. Mais la compassion occidentale ne s’est tournée que vers les populations des quartiers Est. Or, tous les Alépins ont vécu les mêmes affres et une minorité seulement soutenait les groupes armés. Lors de la libération d’Alep, sur les 140 000 personnes qui vivaient encore en zone occupée, seules 35 000 ont choisi de rejoindre Idlib, une ville sous l’emprise d’al-Nosra, les autres sont allées se réfugier du côté gouvernemental.

Jean-Marc Ayrault et Brita Hadji Hassan à Paris le 30 novembre 2016

Un autre événement a provoqué l’ire des Syriens. Un homme, sorti de nulle part, Brita Hadji Hassan, soupçonné d’avoir des liens avec al-Nosra, s’est présenté comme le maire d’Alep Est devant tous les médias internationaux. Les Alépins sont restés médusés lorsqu’il a été reçu sous les lambris du Quai d’Orsay par le ministre des Affaires Etrangères, Jean-Marc Ayrault. Un député, Boutros Merjaneh raconte sa stupéfaction « J’ai découvert son existence lorsqu’il est arrivé en France et j’ai mis trois jours à savoir qui il était. En réalité, il travaillait à la direction de la communication de la mairie. Pour être maire d’Alep, il faut être né ici, or lui est de la région d’Idlib. Que les autorités françaises reçoivent de cette manière un homme sans qualité est simplement inacceptable. » Mieux encore, l’affaire tout aussi inacceptable, voire surréaliste, de trois députés français, dont une ancienne ministre, Cécile Duflot, Patrick Menucci et Hervé Mariton tentant d’entrer sans visa en territoire syrien, via la Turquie, le chemin qu’emprunte les djihadistes, accompagnés d’un faux maire ! Et le député Merjaneh de conclure « si ces députés veulent venir ici, je suis prêt à les accueillir et ils auront leurs visas de manière légale. »

La trahison

De nombreux Syriens sont francophones et étaient, avant la guerre, très attachés à la France, à sa culture, mais les positions de Paris dans le conflit syrien les ont profondément heurtés. Ils sont amers « la France nous a poignardé dans le dos » « Nous nous sentons trahis » « Nos enfants seront anglophones ». Etre Français et marcher dans les ruines d’Alep, s’entretenir avec des habitants, rencontrer les blessés de guerre, c’est un peu comme porter sa honte en bandoulière. En armant « les rebelles » en soutenant, contre vents et marées, une « opposition » coupable de tant de crimes contre l’humanité, en privilégiant son alliance avec les pétromonarchies qui financent les djihadistes, une nouvelle fois, la France s’est placée du mauvais côté de l’histoire. Dans ce pays berceau de la civilisation, le peuple a la mémoire longue…

Leslie Varenne
Directrice de l’IVERIS

[1] Il y a eu jusqu’à 93 groupes armés dans Alep, dont les principaux sont : l’Armée syrienne libre (ASL) Daech, (Organisation de l’Etat islamique (EI)) et le Front al-Nosra, filiale d’al-Quaeda, rebaptisé Fatah el Chaam, mais les Syriens n’ont cure de cette nouvelle appellation et continuent d’utiliser le nom al-Nosra.

[2] L’auteur de ces lignes, s’est rendue à Alep pour accompagner une mission humanitaire composée de quatre chirurgiens en cardiologie : Victor Fallouh, Antoine Salloum, Daniel Roux et le député Gérard Bapt, qui était présent en tant que cardiologue et non en tant que parlementaire.

[3] C’est une valeur pour l’exemple, en Syrie, le pain est un produit soutenu par l’Etat.

[4] C’est la sénatrice démocrate, Tulsi Gabbart, qui a rencontré Monseigneur Dionicio Antonio Chahda.

Source : Iveris, Leslie Varenne, 08-02-2017

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39 réponses à Alep, la douleur et la honte, par Leslie Varenne

Commentaires recommandés

Fritz Le 19 mars 2017 à 03h22

Comparez le reportage de Leslie Varenne avec la pétition du 21 décembre 2016 :
http://www.les-crises.fr/petition-classique-la-honte-qui-pese-sur-nous-se-nomme-alep/

Et avec la prose immortelle de Raphaël Glucksmann et Yannick Jadot :
http://www.les-crises.fr/alep-creve-mobilisons-nous-par-raphael-glucksmann-et-yannick-jadot/

Paraît que les menteurs, aujourd’hui, ils ont trouvé un truc : ils appellent “complotistes” ceux qui rétablissent la vérité… et qui osent aller sur le terrain, circonstance aggravante.

  1. Le modéré Le 19 mars 2017 à 01h49
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    Article émouvant. Destruction en Syrie, déplacement de citoyens devenus réfugiés sur leur propre territoire en Irak, guerre infinie entre Houtis et gouvernement de M Mansour et enfin guerre fratricide en libye.
    On accuse les nationaux mais point les vrais responsables de ce génocide. Ironie, ils continuent à jouer les justiciers alors qu’ils sont les véritables bourreaux


  2. TuYolPol Le 19 mars 2017 à 02h12
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    Grâce à (ou à cause de) ce qui se publie ici, ça fait trois ans qu’on a la honte en bandoulière. Comment nous aussi pardonner à nos journaux qui ont été et sont encore si bêtes ou si méchants ? Désolé Hara-Kiri, le journal bête et méchant pour rire, les journaux bêtes et méchants de maintenant ne le sont pas au second degré, et ne le savent même pas. Comment pardonner à ceux qui ont rendu notre presse si servile et médiocre, si indigne de son nom ? Quelle transformation ontologique a t-elle rendu les messagers aveugles ? Qu’en a t-on fait ? Comment leur a t-on crevé les yeux ? Saboté les neurones ?


    • RGT Le 19 mars 2017 à 09h18
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      Ce qu’on a fait aux “journalistes” pour qu’ils propagent des insanités très éloignées de la vérité ?

      C’est très simple : Les journaux sont désormais la propriété de milliardaires qui s’en servent au gré de leurs intérêts afin d’accroître leurs profits.

      Je suis quand-même sidéré que de si nombreux “lecteurs” ne le voient pas.

      Il faudrait embaucher une armée de médecins ophtalmologistes pour opérer tous les aveugles qui ont de la peau de saucisson devant les yeux.

      Je suis certain que Bachar El Assad se porterait volontaire pour cette opération humanitaire. Après tout, c’est bien le métier qu’il avait choisi selon ses convictions profondes.

      Il n’est devenu dirigeant que par accident et semble cet “honneur” fardeau.
      Il était très heureux quand il rendait la vue à des patients “lambda” en étant dans l’anonymat le plus total.


  3. Fritz Le 19 mars 2017 à 03h01
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    Leslie Varenne est une journaliste d’investigation qui a écrit aussi sur le conflit ivoirien.

    En lisant son reportage, on songe aux pétitionnaires du mois de décembre, comme à ce ministre recyclé à la tête du Conseil constitutionnel. Ces gens grâce auxquels les Arméniens de Midan, par exemple, ont cru revivre le cauchemar de 1915, l’année du génocide, et celui de 1939, quand la France de Daladier a cédé la région syrienne d’Antioche à la Turquie.

    Alep sera-t-elle reconstruite ? Oui, si l’on croit cette affirmation magnifique : « Ce ne sont pas les pierres, c’est “l’être” syrien qui fait le monument ».

    Il ne s’agit certes pas de la Tour Eiffel, éteinte par la mairie de Paris en signe de deuil après la défaite des djihadistes d’Alep.


  4. Eric10 Le 19 mars 2017 à 03h14
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    “Une revue des articles de presse dans les semaines précédant et suivant immédiatement le déclenchement des émeutes à Daraa à la mi-mars 2011 – généralement considérées comme le début de l’insurrection – n’indique pas que la Syrie était prise d’une fièvre révolutionnaire, ni anti-libérale ou autre. Au contraire, les journalistes du magazine Time et du New York Times parlaient d’un gouvernement jouissant d’un large soutien, de critiques concédant qu’Assad était populaire et de Syriens manifestant peu d’intérêt à protester. En même temps, ils décrivaient les troubles comme une série d’émeutes impliquant des centaines, et non des milliers ou des dizaines de milliers de personnes, guidées par un agenda largement islamiste et présentant un caractère violent.”

    http://lucien-pons.over-blog.com/2017/03/la-revolution-syrienne-qui-n-existait-pas-par-stephen-gowans.partie-i.html


  5. DUGUESCLIN Le 19 mars 2017 à 04h46
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    Quelle honte !
    Comment les représentants français par défaut ont-ils pu se rendre complices et acteurs de tant de malheurs? Un tel mépris pour tous ces frères humains n’est pas acceptable.
    Ils nous couvrent de honte. Puissent les syriens nous pardonner un jour.


    • Marie Le 20 mars 2017 à 19h57
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      Je vous precise que M. Hollande voulait y aller mais M. Obama a refusé. Et puis vos copains auraient finalement critiqué en criant à l ingérence


  6. calal Le 19 mars 2017 à 08h01
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    ” Cette mesure décrétée par les USA et l’Union européenne interdit toutes transactions commerciales avec la Syrie sans aucune distinction. Aucun habitant de ce pays, aucune organisation caritative ne peut recevoir un chèque, un don, un virement Western Union. Pire encore, impossible pour les hôpitaux d’obtenir des médicaments et des pièces de rechange pour les scanners ou les IRM. mais les compagnies étrangères ne coopèrent plus pour entretenir le matériel, ne livrent plus de médicaments. La Syrie était productrice de génériques, 70 % de ces médicaments étaient fabriqués à Alep, mais les usines ont été détruites…”

    si c’est vrai,c’est honteux.et on va nous faire croire que d’eventuels refugies syriens qui viendraient en europe nous seraient reconnaissants?d’abord on flingue leur pays ,on les oblige a partir,puis on nous dit que c’est un devoir moral de les accueillir?


    • Alfred Le 19 mars 2017 à 08h37
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      C’est un devoir moral de se souvenir qui a fait cela qui a laissé faire qui a menti et de ne plus JAMAIS voter pour les partis qui ont amené à cela. Et de le faire savoir.


    • RGT Le 19 mars 2017 à 09h24
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      “La Syrie était productrice de génériques, 70 % de ces médicaments étaient fabriqués à Alep…”

      La “Big Pharma” doit se frotter les mains, un “concurrent déloyal” écarté, même petit, c’est toujours bon pour le business.

      Quand on voit les profits de cette industrie (1ère mondiale en termes de profits, loin devant l’armement) il n’est pas nécessaire de se poser longtemps de grandes questions métaphysiques sur la motivation des dirigeants.


  7. Christophe Foulon Le 19 mars 2017 à 08h36
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    Merci,

    J’ai hésité à réagir avec la force des larmes, du sang et toute la bienpensance…

    Juste merci, je sirote un drink, je bouffe un plateau repas devant cette téloch,.. je vis, quand ils survivent.
    Finalement j’ai réagi… comme un con et jamais agis.


  8. Rond Le 19 mars 2017 à 09h06
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    Les mots et les bombes ont bien œuvré, de conserve. On sait les mensonges, les turpitudes sans fin, des uns et des autres, qui on conduit à ce désastre.
    Collectivement, nous en sommes responsables, hélas. S’il y a une justice en ce monde, nous allons devoir réparer. La manière dont nous allons le faire sera aussi écrite dans l’histoire.
    Serons-nous à la hauteur ?


  9. RGT Le 19 mars 2017 à 09h37
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    Comme je le répète à foison, si les citoyens étaient réellement informés et si surtout ils avaient le pouvoir d’être écoutés par les “dirigeants démocratiques” le problème de ces atrocités ne se poserait jamais.

    Avec le “système démocratique occidental” il n’est pas étonnant que les peuples soient :
    – 1/ – Manipulés par des ploutocrates qui contrôlent l’information.
    – 2/ – Que les “représentants du peuple” laissent faire.
    – 3/ – Que les peuples soient contraints par la force d’accepter ces faits.
    – 4/ – Et surtout qu’ils soient obligés de financer ces horreurs.

    Vous avez dit “démocratie éclairée” ?

    Oui : Pour ceux qui contrôlent ce système infâme.
    Les autres ne sont que des esclaves corvéables à merci et des “variables d’ajustement” qu’on manipule à volonté pour faire pencher la balance du bon côté.

    Nous n’avons pas à avoir collectivement honte car nous sommes pris en otage par des types qui eux ne se posent qu’une seule question : Comment augmenter leurs profits et leur soif de pouvoir.

    Bachar El Assad a un avantage énorme sur tous nos dirigeants : Il ne VOULAIT PAS ÊTRE PRÉSIDENT et a accepté pour éviter que son peuple ne sombre dans le chaos.
    C’est clairement documenté.


  10. Perret Le 19 mars 2017 à 09h41
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    Remarquable article d’une journaliste grand reporter qui va toujours vérifier sur le terrain avant d’écrire quoi que ce soit et qui le fait à ses frais.
    A lire aussi absolument cet article sur la CPI et Gbagbo dans lequel elle démontre que le massacre des femmes d’Abobo de 2011 est une opération sous faux drapeau du camp Ouattara contre Gbagbo. Gbagbo est à la CPI pour un massacre commis par ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir :
    https://www.iveris.eu/list/etudes_et_rapports/235-cpi__autopsie_dun_naufrage_judiciaire


  11. marie p Le 19 mars 2017 à 09h43
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    Maxime Chaix résume le livre de Christopher Davidson expert du Moyen Orient.Article dense sur le role de la Cia , du Pentagone et d’Obama mais pas que http://www.dedefensa.org/article/daech-un-atout-strategiquesous-ladministration-obama


  12. LBSSO Le 19 mars 2017 à 09h43
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    Pour prolonger la comparaison de @Fritz, on peut comparer le traitement médiatique des destructions des hôpitaux à Alep (et réservé à OB sur ce sujet) à cet article de L. Varenne:

    “Il n’y a donc pas eu de « dernier hôpital à Alep Est » comme la presse l’a si souvent rapporté, et le « plus grand hôpital d’Alep Est » al-Kindi avait déjà été détruit bien avant de faire la Une des journaux. Un seul hôpital a été touché par un bombardement, tous les autres ont subi les dommages collatéraux liés au conflit. Aux horreurs de la guerre urbaine (…) s’est ajoutée une sale guerre de l’information. En dénonçant dans l’urgence médiatique et en s’empressant de prendre des décisions politiques lourdes de conséquences sans avoir vérifié les faits, les Etats et les Nations Unies font preuve d’un aveuglement volontaire.(…)”.

    https://www.iveris.eu/list/notes_danalyse/253-hopitaux_dalep__la_sale_guerre___


  13. Daniel Le 19 mars 2017 à 10h03
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    Maintenant qu’est l’heure à la Paix en Syrie, car la guerre contre le terrorisme a été gagné sans nous (pour ne pas dire contre nous (USA / et les pays affiliés de l’UE)).
    Se pose la question de la reconstruction alors que l’idée de la reconstruction a déjà émergé depuis plus de 2 ans sur la base de coopération gagnant-gagnant dans le cadre des nouvelles routes de la soie (http://www.institutschiller.org/L-Institut-Schiller-a-Damas-le.html et http://www.institutschiller.org/Alep-ville-eternelle-Projet-Phenix.html).
    “Ce n’est pas seulement Alep, mais toute la Syrie, avec son peuple, sa culture et ses artefacts, qui représente un témoignage unique et vivant de la coexistence et la continuité de différentes civilisations humaines. Il est donc impératif pour le monde de la défendre et de la préserver, et d’en faire, une fois la paix rétablie, la capitale mondiale du dialogue des civilisations !”


  14. bats0 Le 19 mars 2017 à 10h08
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    Article bouleversant, qui nous dégoûte de toutes ces manipulations mises en oeuvre pour assouvir l’espoir de certains afin de construire un certain “ordre mondial” ?
    La honte partagée peut se ressentir au fond de nous même, car nous faisons partis de ces peuples dont les institutions ont tout fait pour déstabiliser, puis affaiblir ce pays, berceau de notre civilisation; voilà comment ils sont remerciés : massacres et embargo.
    Mais la phrase qui m’a le plus touchée, et qui va dans le sens de mes réflexions précédentes : « Ces gens-là n’ont aucune relation avec le spirituel ni avec l’islam, l’idée est d’effacer les traces des civilisations chrétiennes et musulmanes. ». Pourquoi vouloir effacer les traces de ces civilisations, si ce n’est pour reconstruire un autre monde sur la base de “LEURS VÉRITÉS” ?


    • calal Le 19 mars 2017 à 13h35
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      aussi pour eventuellement ppour une politique de la terre brulee: plus de monuments historiques,moins de tourisme a l’avenir donc moins de rentree de devises pour commercer a l’international. regardez la france,le tourisme nous devient indispensable pour les devises…


  15. Tchoo Le 19 mars 2017 à 11h51
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    Honte à la France
    Honte à nos éminents politiques
    Honte à nos éminents expert de en tout genre
    Honte à tous.les.journalites devenus propagandistes de leurs patrons


    • chb Le 20 mars 2017 à 23h45
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      On a pourtant été avertis de la duplicité des responsables, à l’occasion de la criminelle punition assénée au peuple libyen. Honte donc, aussi, au mouvement pacifiste incapable de faire entendre la voix de la raison !


  16. Louis JULIA Le 19 mars 2017 à 12h21
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    “De nombreux Syriens sont francophones et étaient, avant la guerre, très attachés à la France, à sa culture, mais les positions de Paris dans le conflit syrien les ont profondément heurtés. Ils sont amers « la France nous a poignardé dans le dos » « Nous nous sentons trahis » « Nos enfants seront anglophones » ” Juste retour des choses: désormais, le russe a supplanté le français comme seconde langue, dans les écoles et lycées.


    • Pascalcs Le 20 mars 2017 à 04h17
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      Ils seront anglophones pour mieux être exposés à l’evangile des Neocons auteurs originels de ce (et d’autres) massacre.
      Je ne suis pas sûr que cela soit le bon choix.


  17. Dahool Le 19 mars 2017 à 13h11
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    Bonjour

    OB, une idée comme ça.
    Pourriez vous créer un sondage dont le but est de connaître la compréhension qu’ont les gens sur la situation en Syrie ? Sur les médias aussi…

    Ça doit être facile de devenir sondeur via le net, la participation est souvent importante.

    Par l’intermédiaire d’un article spécifique, vous pourriez interroger les français, publier les résultats et proposer une comparaison en relation avec les faits actuellement vérifiés correspondant aux questions posées.

    Profitez de votre audience pour enfoncer le clou et dénoncer les véritables auteurs des fakes news.

    La vérification des fakes par les faits ! (C’est pour l’idée slogan de votre nouveau site)


  18. Duracuir Le 19 mars 2017 à 14h10
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    un journaliste( un vrai) Français qui est allé enquêté en Syrie aux pires moments de la guerre(si, si, il y en avait sur le terrain, mais seuls ceux qui restaient à leur bureau avaient le droit aux médias français) il a été consterné de la tension qu’il régnait aux check-points quand l’interprète le présentait aux soldat comme “français”.
    Il s’en est ouvert à celui-ci et lui a demandé le pourquoi. Celui-ci lui a répondu que “français”(en Syrien) était devenu le mot pour dire “milicien de DAESH”…
    Un peu comme quand on revoit le film Shoah, on se rend vite compte que les Polonais qui vivaient autour du camp d’Auswitch disaient TOUS “les Ukrainiens” quand ils parlaient des gardiens du camp.


  19. mich elm Le 19 mars 2017 à 16h06
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    « la France nous a poignardé dans le dos » « Nous nous sentons trahis » « Nos enfants seront anglophones ».

    Curieuse réaction que celle de ces personnes qui en veulent plus encore à la France (aux Français, ou bien à son gouvernement ?), qu’à la puissance étasunienne qui est responsable de TOUS les massacres moyen-orientaux (au moins) depuis 2003 !

    Ils me font penser à ces vietnamiens qui ont, pour leur part, tellement pardonné aux États-unis que le Sud de leur pays, en 2010, était complètement américanisé…


  20. mich elm Le 19 mars 2017 à 16h08
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    Sauf que ce n’est pas ” russophones ” que seront leurs enfants, mais anglophones…


  21. Vareniky Le 19 mars 2017 à 16h13
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    Et il ne faut pas oublier non plus les révélations et témoignages quasi quotidiens de l’humanitaire Pierre Le Corf, qui nous fait parvenir sur son site facebook la réalité d’Alep-Est (stocks de médicaments réservés aux djihadistes interdits à la population, hôpitaux servant de base armée, …)
    Il a été trainé dans la boue par les mêmes qui demandaient à armer les rebelles et ne cessaient de souffler sur les braises de haine dans ce pays dans lequel ils n’allaient déjà plus depuis de nombreuses années, mais lui par contre est sur place et raconte depuis de nombreux mois ce que vit la population qui subit ce conflit.


  22. dan Le 19 mars 2017 à 19h08
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    La honte d’être citoyen de ce pays qui a fait tant et tant de mal au peuple syriens de puis le début de cette guerre, honte de nos gouvernements et de cette élite intellectuelle médiatique qui prétend être notre lumière. Même un journal comme Médiapart a mangé de ce pain là. Du coup j’ai un réel doute sur son indépendance affichée, du reste toute la gauche comme l’”extrême gauche” s’est fourvoyée, et a donc été complice du grand mensonge qu’aura été cette guerre. Paix à leurs âmes car ils n’y survivront pas.


  23. Charles DURAND Le 19 mars 2017 à 22h19
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    “Nos enfants seront anglophones”… Ah, eh bien, grand bien leur fasse car il est de notoriété publique que les pays anglophones ont soutenu la Syrie !?!

    Non, il serait normal par contre qu’il deviennent russophones et qu’ils se tournent vers l’Asie. Aucun intérêt à propos d’un occident totalement discrédité.

    Bachar El Assad préfère s’exprimer en anglais devant les caméras occidentales au lieu de parler sa propre langue. Quand il se sera affranchi totalement de son complexe d’infériorité vis-à-vis de l’occident, alors il sera capable de mener son peuple vers la vraie liberté !


    • Quintus Le 20 mars 2017 à 14h15
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      Pour comparer, si vous saviez parler couramment chinois, vous adresseriez-vous à des Chinois en français ou en chinois ?

      Le président syrien a étudié deux ans l’ophtalmologie à Londres, il parle donc couramment l’anglais. Qu’il s’adresse aux Occidentaux en anglais n’a alors rien d’étonnant, c’est une manière de se montrer courtois et respectueux.

      Le personnage, que le désert intellectuel occidental dépeint comme un monstre, a, partout où il est passé avant d’être chef d’État, laissé la trace d’un homme poli, gentil, simple et cultivé. Le problème est qu’il s’est retrouvé à la tête d’un pays ingouvernable et face à des adversaires particulièrement retors, avec un appareil de sécurité à la réputation sulfureuse…


      • Charles DURAND Le 22 mars 2017 à 00h30
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        Un ex-président de l’université de technologie de Belfort-Montbéliard et natif du Jura me disait un jour qu’il ne connaissait pas l’allemand car son père lui avait interdit d’étudier l’allemand durant ses études secondaires en arguant du fait qu’on ne favorise pas la cause ennemie en parlant la langue de l’ennemi.

        A moins de 40km de l’Allemagne, cette université n’avait aucune relation avec l’Allemagne alors qu’elle cherchait désespérément des partenariats avec des universités anglophones qui n’étaient absolument pas intéressées par de telles déclarations d’amour !

        On sent effectivement que quelque chose ne colle pas quand Assad parle en anglais alors que les pays authentiquement anglophones n’ont cherché qu’à détruire le régime légitime syrien depuis presque 6 ans.

        Assad parle anglais avec des journalistes issus de pays non anglophones mais qui comprennent l’anglais alors qu’ils pourraient passer par l’entremise d’un traducteur connaissant l’arabe car, il faut l’avouer, même si Assad parle effectivement l’anglais, il manque de flexibilité dans cette langue et la force de son discours s’en trouve diminuée. Il pense peut-être que son message sera plus largement diffusé lorsqu’il parle anglais mais les dés sont pipés et, quoi qu’il puisse dire, il demeure le père Ubu pour les anglo-saxons et la presse du monde occidental de toute manière. Alors, à quoi bon ?


  24. Lydia Le 19 mars 2017 à 23h03
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    “L’ultime faiblesse de la violence est que c’est une spirale descendante,engendrant la chose même qu’elle cherche à détruire ”
    Martin Luther King.
    L’humanité des ruines:”Ce ne sont pas les pierres,c’est l’être syrien qui fait le monument.Nous sommes des bâtisseurs,nous
    reconstruirions.”
    Hanna Arendt écrivait:”L’homme n’est ni bon ni
    mauvais par essence,mais une même personne peut être admirable ou abominable
    selon les périodes”…


  25. Julie Le 20 mars 2017 à 16h00
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    2013 fut le tournant, au moment-même où l’Europe prenait le parti des djihadistes, malgré l’énorme échec déjà en Libye et ses conséquences.
    Un forum où, en mai 2013, des participants mentionnent les méthodes des différents groupes armés à Alep envers les propriétaires de chevaux les plus en vue de la région…
    http://daughterofthewind.org/sad-news-from-aleppo/

    Mais les néo-conservateurs de France Culture vont m’expliquer que ce sont là des espions de Poutine, n’est-ce pas?


  26. Benhima Le 20 mars 2017 à 22h17
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    Je me souviendrai toujours de l’intervention de Rony Brauman dans Médiapart !
    J’étais furieuse car habituellement peu enclin à la guerre, il a participé au cirque médiatique des pro.
    Ceux qui ont connu la Syrie d’avant guerre savent que ce pays ( Parti Baas ) était multiconfessionnels. Nous étions 3 nanas….aucun problème pour se promener partout.


    • chb Le 20 mars 2017 à 23h50
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      R. Brauman avait pourtant été échaudé bien avant nous par le pseudo humanitaire, ayant participé à la campagne Biafra aux côtés du “bon docteur” Kouchner. Dommage.


  27. Krystyna Hawrot Le 21 mars 2017 à 21h46
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    La barbarie de la destruction de la vieille ville d’Alep par l’ASL, Al Norsa et les Daéchistes m’avaient convaincue dès 2012 que ces gens là ne pouvaient pas être des “combattants de la liberté”. Mais j’ai surtout très honte de la gauche française, le syndicat SUD qui a reçu en France et organisé une rencontre avec le faussaire Brit Hajj Hassan. Le NPA qui a soutenu les faussaires de la “Syrie Libre”. “L’Humanité”, qui a attendu 2015 pour envoyer en Syrie un vrai journaliste, Pierre Barbancey, et qui de 2011 à 2015 a relayé la propagande américaine et/ou présenté la guerre sous l’éternel angle “conflit ethnique et religieux”. Misère et fin de la gauche française!


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