Annie Lacroix-Riz, ancienne élève de l’école normale supérieure (Sèvres), élève de Pierre Vilar, est agrégée d’histoire, docteur-ès-Lettres, et professeur d’Histoire contemporaine à l’université Paris VII-Denis Diderot. (voir son site ici)

Elle est spécialiste des relations internationales dans la première moitié du XXe siècle. Ses travaux portent sur l’histoire politique, économique et sociale de la Troisième République et de Vichy, sur la période de la Collaboration dans l’Europe occupée par les nazis, sur les relations entre le Vatican et le Reich ainsi que la stratégie des élites politiques et économiques françaises avant et après la Seconde Guerre mondiale. Elle est également connue pour son engagement communiste.

Ses principaux livres sont :

  • Le Vatican, l’Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre Froide (1914-1955),
  • Industriels et banquiers français sous l’Occupation : la collaboration économique avec le Reich et Vichy
  • L’Histoire contemporaine sous influence
  • Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930
  • De Munich à Vichy : L’assassinat de la Troisième République (1938-1940)
  • L’intégration européenne de la France : La tutelle de l’Allemagne et des États-Unis
  • Aux origines du carcan européen (1900–1960)

Elle traite ici du rôle de l’URSS dans la deuxième guerre mondiale :

153 réponses à Annie Lacroix-Riz : Le rôle de l’URSS dans la deuxième guerre mondiale

Commentaires recommandés

BEYER Michel Le 21 mai 2015 à 08h52

J’ose espérer que vous demandez aux médias qui diffusent à longueur d’articles antirusse, antisoviétique, anticommuniste le pendant “idéologique” que vous réclamez sur ce site. Tenez…chiche, demandez à la chaîne “histoire” un temps d’antenne pour Mme A.Lacroix-Riz.

  1. Quentin Alexandre Le 21 mai 2015 à 02h31
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    Une fois de plus, c’est bien de faire appel à des historiens si vous en mettez son pendant de l’autre bord, parce qu’avoir recours à des idéologues tout en plaidant pour l’impartialité, ça fait désordre. Ok, on a compris que la pensée devient unipolaire dans les media mais à vouloir contrebalancer à tout prix, on finit par être contreproductif. Sortir du diptyque nazi/libéraux contre communistes en remontant à plus d’un siècle ferait du bien à de nombreuses jeunes personnes à qui on n’enseigne plus du tout l’histoire. un petit rappel: national socialisme et internationale communisme sont deux branches d’une même gauche, contrairement à ce qu’on essaye de faire oublier constamment.


    • Renaud 2 Le 21 mai 2015 à 08h35
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      “Son pendant de l’autre bord”, “deux branches d’une même gauche”, vous semblez attaché à cette dichotomie droite / gauche. Je ne pense pas qu’il existe, au moins à haut niveau, ce genre de considération. Il n’y a que des intérêts financiers à défendre. Révolution bolchevique et ascension d’Hitler ont été financés par les mêmes, et les commanditaires se trouvent à Wall Street, qui n’est pas un fief de gauchistes, loin s’en faut.


      • Quentin Alexandre Le 21 mai 2015 à 17h32
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        Renaud 2, le haut niveau est difficile à atteindre. Je déplore d’avoir suscité autant de réactions épidermiques. Mes propos sont-ils si caricaturaux? sûrement…ma fois, je ne dirai qu’une chose avec laquelle de nombreux marxistes et adeptes de la seconde gauche ici ne disconviendront pas: « un mensonge répété un million de fois devient vérité », dixit Staline himself. Nous sommes tous d’accord pour railler BHL et Langlet lorsqu’ils sont présentés comme des références dans leurs domaines respectifs tellement la dichotomie entre le discours et la réalité nous saute aux yeux. pourquoi en va-t-il différemment dans le domaine historique? Car nous n’avons tout simplement plus cette réalité sous les yeux. Il est illusoire de croire qu’on peut s’affranchir de la propagande qui nous bombarde depuis notre enfance.L’université française depuis 40 ans n’est pas le paradis de la pluralité du discours. l’épuration y a encore lieu pour quiconque cherche à y avoir une place, même de nos jours, qui n’y montre pas patte rouge sait qu’il perd son temps. Je ne serais pas contre voir un jour des exemples de propagande infondée contre la France et les exemples ne manquent pas dans le temps.


        • Crapaud Rouge Le 21 mai 2015 à 21h00
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          Votre développement du thème de la propagande sous prétexte que ce billet ne présente pas “son pendant de l’autre bord“, signifie pour moi que vous assimilez ces travaux historiques à de la propagande. La thèse de l’autre bord, tout le monde la connaît depuis des lustres. Il n’y a donc pas à la reproduire, ce qui démolit votre position, par ailleurs assez futile.


          • 21 janvier Le 28 mai 2015 à 16h45
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            +1 avec Crapaud rouge : ce n’est pas en cherchant à collectionner des points de vue opposés qu’on s’informe correctement. Chercher à toute force à compléter un avis par son avis contraire est forcément stérile. Mieux vaut chercher des personnes qualifiées, et lire leurs avis. Tant pis (ou tant mieux) s’ils se rejoignent.


            • Anouchka Le 29 mai 2015 à 06h42
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              Pardon de me répéter, mais je voudrais simplement rappeler cette phrase de Pascal : “l’erreur n’est pas le contraire de la vérité mais l’oubli de la vérité contraire”.
              Les avis des spécialistes adoubés par leurs pairs valent bien entendu infiniment plus que ceux des non-spécialistes. Le problème est que, précisément, dans bien des cas, les spécialistes ne sont pas d’accord entre eux et que ceux qui ont “voix au chapitre” sont simplement les représentants de l’avis majoritaire ou pire, de l’avis qui n’entre pas en contradiction avec les intérêts des puissants de ce monde.


    • BEYER Michel Le 21 mai 2015 à 08h52
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      J’ose espérer que vous demandez aux médias qui diffusent à longueur d’articles antirusse, antisoviétique, anticommuniste le pendant “idéologique” que vous réclamez sur ce site. Tenez…chiche, demandez à la chaîne “histoire” un temps d’antenne pour Mme A.Lacroix-Riz.


      • ThylowZ Le 21 mai 2015 à 14h18
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        Elle n’est pas la seule à être censurée, et il existe clairement un “pendant”. Les médias censurent une grande diversité d’opinion, pour n’en laisser que 2 ou 3. Et non pas l’inverse.


      • fanfan Le 21 mai 2015 à 15h18
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        A propos de la censure à l’encontre d’Annie Lacroix-Riz, voici comme elle s’en explique à la fin d’un entretien avec J.C. Greletty en 2006, à propos de l’”affaire de la famine ukrainienne” :

        (…) La campagne a repris depuis les années 1980 avec une vigueur nouvelle par les Etats-Unis en quête de démantèlement de la vaste et riche Russie soviétique, et les moyens déployés à son service expliquent ce qui m’est arrivé : je suis en effet la seule universitaire française, depuis de nombreuses années, à mettre en question une thèse qui constitue aujourd’hui un thème courant de colloque scientifique, ce qui constitue une exception fâcheuse au consensus général.
        Mon travail, non imprimé, a été conduit aussi sérieusement que toutes mes autres recherches. Mais il a généré contre moi, depuis avril 2005, une agitation délirante de la part de tous ceux qui contribuent à interdire depuis vingt ans, en France et ailleurs, de faire des recherches historiques convenables sur l’URSS, M. Stéphane Courtois et certains de ses collaborateurs du Livre noir du communisme compris. Elle a associé de prétendus « Ukrainiens » (dépendant de l’ultra-antisémite « Congrès mondial ukrainien » sis à Washington), dont certains n’ont jamais mis les pieds en Ukraine avant la victoire de la « révolution orange » : ces « Ukrainiens » présumés revendiquent l’héritage de la mince fraction des Ukrainiens naguère étroitement liée au Reich et à son financement, entre les années trente et 1945, tout en se proclamant partisans de l’ « indépendance » ukrainienne, fraction qui partage aujourd’hui ses amitiés et hommages entre les Etats américain et allemand.
        Ce tapage déchaîné contre moi, et contre lequel seuls se sont immédiatement dressés mon syndicat (le Snesup) et les éléments politiques les plus progressistes (via une pétition lancée par le groupement politique auquel j’appartiens, le PRCF), n’aurait pas dû bouleverser ma vie. Il ne l’a gravement perturbée que dans la mesure où ma présidence d’université, dès juin-juillet 2005, puis mon ministère de tutelle (par l’intermédiaire du président de Paris 7), ont osé me demander des comptes sur mes travaux et sur mon enseignement. L’étape ministérielle a été franchie à une époque (fin février 2006) où un conseiller spécial de l’Elysée recevait une équipe « ukrainienne » dépendant du Congrès mondial précité venue demander à M. Chirac des sanctions contre moi, qualifiée par le chef du congrès d’« employée » du président de la République française. Entre temps, quelques députés de droite (dont certains portent le nom de héros du Choix de la défaite) ont joint au tapage sur le « génocide ukrainien » leur voix et celle de telle « électrice » tonnant contre mon « négationnisme » et mon « extrémisme » politique : le chiffre de ces morts atteindrait ou dépasserait celui des juifs exterminées pendant la Deuxième Guerre mondiale et il conviendrait de le reconnaître solennellement via le Parlement. Par antisoviétisme viscéral, bien des gens qui n’ignorent pas la gravité des objectifs « ukrainiens », y compris certaines organisations juives, se sont obstinément tus sur cette campagne, voire ont associé les organisations « ukrainiennes » à leurs sessions et colloques sur les « génocides » contemporains.
        Je dois, à mon grand regret, cette mise au point devant beaucoup à l’insupportable pression politique actuelle traquant l’antisémitisme là où il n’est pas, préciser que je suis juive, non antisémite et petite-fille de déporté à Auschwitz assassiné sur les routes de la mort du début de 1945. M. Chirac, qui a reçu de ma part le courrier que méritait l’initiative décrite plus haut, n’y a pas répondu ; pas plus, à ma connaissance, qu’à la remarquable lettre de ma collègue germaniste Yvonne Bollmann dénonçant le scandale des pressions sur la France exercées par le chef du Congrès mondial ukrainien.
        Mais, depuis les hauts faits officiels de ces « Ukrainiens », qui ont été autorisés par la République française à rendre les honneurs au grand pogromiste Petlioura, en juin 2006, à l’Etoile (on comparera avec la couverture photographique du Choix de la défaite), je n’ai pas eu d’écho universitaire et étatique de leurs élucubrations : je les ignorerai donc jusqu’à ce que la « chasse aux sorcières », actuellement en cours dans notre Europe unifiée où « la bête immonde » se porte fort bien, reprenne éventuellement. J’espère qu’elle rencontrerait alors l’opposition qu’elle mérite.

        Source : “Comment, de 1918 à 1939, les élites françaises ont fait le choix de la Défaite”, mardi 26 septembre 2006, par Jean Christophe Grellety, lien link to historiographie.info


        • V_Parlier Le 21 mai 2015 à 16h06
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          Je pense que ces thèmes sont l’occasion de suggérer le visionnage de ces extraits d’une conférence d’Alexandre Tchatchia: link to youtube.com à l’approche de la fête de la victoire du 9 mai sur fond d’hostilité venue de l’Ouest.
          Dommage qu’on ne donne jamais la parole à des gens comme vous à la télé, et qu’on nous resserve à chaque fois les délires de BHL et consorts! Eux qui font tout pour attiser la haine vers tous les ennemis qu’ils nous désignent!

          Message de la modération: vous nous avez fait perdre du temps à modérer partiellement ce commentaire. A l’avenir, éviter ce genre de propos sous peine de bannissement. Merci.


          • V_Parlier Le 21 mai 2015 à 16h15
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            Enfin, je voulais dire: Des gens comme Annie Lacroix-Riz 😉


          • V_Parlier Le 21 mai 2015 à 17h11
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            Modérateur: Il n’y avait rien de plus choquant que dans le reste du commentaire, dans cette partie modérée qui allait dans le sens de ce que penserait probablement Annie Lacroix-Riz (et que vous avez peut-être mal lue d’ailleurs…). Libre à vous de la retirer, là n’est pas le problème. Ce qui me choque beaucoup plus est ce ton menaçant utilisé et cet avertissement public laissant imaginer un tas de choses aux lecteurs.
            La terreur est déjà instaurée à ce point ou je ne suis plus fréquentable, moi non plus?


          • fanfan Le 21 mai 2015 à 20h04
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            Merci Vincent pour cet excellent lien.

            J’ai aussi apprécié les commentaires d’Omer Dallor qui rapelle qu’en 2008 :
            – Sakaashvili a fait bombarder l’Ossétie, ce qui a déclenché la contre attaque russe (link to fr.wikipedia.org),
            – Raphaël Glucksmann était conseiller de Saakashvili et sa femme Eka Zgouladze Glucksmann était ministre de l’intérieur en 2008.

            Géorgie : la « french connection » link to marianne.net

            Aujourd’hui, Eka Zgouladze Glucksmann, après avoir reçu la nationalité ukrainienne en décembre 2014, est nommée quelques jours plus tard vice-ministre de l’intérieur de l’Ukraine.
            link to fr.wikipedia.org


      • Renaud 2 Le 21 mai 2015 à 23h21
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        Bonsoir monsieur Michael. Auriez-vous l’amabilité de me démontrer où se trouve l’antisémitisme dans mes propos ? Bien à vous, cordialement


    • chios Le 21 mai 2015 à 09h11
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      On peut discuter sans fin sur ce pacte, et il est vrai que beaucoup de faits sont omis dans cet article.
      Une chose est certaine, il a permis à l’URSS de gagner.
      Est-ce invraisemblable de penser que, sans ce pacte, les nazis auraient attaqué l’Union Soviétique en premier, que les “Alliés” auraient eu une autre attitude, etc.

      Un bon résumé, il me semble, dans wikipedia:
      Rôle stratégique du pacte:

      Chaque partie trouva, durant deux ans, son intérêt dans ce pacte.

      D’un côté, ce pacte permettait au Troisième Reich de rapatrier des divisions, notamment blindées, vers l’Ouest, sans craindre une attaque soviétique venant de l’Est. Les Allemands purent ainsi en mai 1940 envahir la France par un Blitzkrieg, avant de se retourner l’année suivante contre l’Union soviétique lors de l’opération Barbarossa, le 22 juin 1941, rompant ainsi de facto le pacte.
      Les relations économiques entre l’Union soviétique et l’Allemagne nazie furent très fortes à la suite de ce traité qui permit à Berlin d’accumuler des réserves de matières premières dont son industrie et son armée avaient désespérément besoin pour continuer à fonctionner et continuer le réarmement du Troisième Reich, comme le montre le tableau ci-dessous21.

      Total importations
      soviétiques Juin 1941
      Stocks allemands Juin 1941 (sans les
      importations soviétiques) Octobre 1941
      Stocks allemands Octobre 1941 (sans les
      importations soviétiques)
      Produits pétroliers 912 1 350 438 905 -7
      Caoutchouc 18,8 13,8 -4,9 12.1 -6.7
      Manganèse 189,5 205 15,5 170 -19,5
      Céréales 1 637,1 1 381 -256,1 761 -876,1
      Stocks allemands en millions de tonnes avec ou sans les importations soviétiques)

      De l’autre côté, selon Molotov lui-même, qui n’a jamais regretté de l’avoir signé, ce pacte a permis à l’Union soviétique de se préparer à une guerre jugée inévitable après les échecs d’une grande alliance avec la France et l’Angleterre et, en fin de compte, de remporter la victoire.
      Le rôle du pacte était donc de retarder au maximum le conflit afin de tenter de rattraper son retard technologique (Molotov espérait d’abord gagner un an lors de la signature, répit qu’il espérait encore prolonger par la suite, et ceci jusqu’à l’attaque allemande), ainsi que de créer une zone tampon vers l’Ouest pour protéger les centres politiques et économiques du pays22. Les constructions ou délocalisations d’usines vers la Sibérie pendant ces deux années de pacte permirent d’assurer une base arrière loin du front, tandis que les négociations engagées auparavant avec la Finlande pour échanger des territoires finnois proches de Léningrad contre des territoires soviétiques en Carélie devaient créer des avant-postes pour protéger Léningrad, vulnérable car très proche de la frontière.

      Certains[Qui ?] soutiennent cependant que l’Union soviétique espérait réellement que ce pacte détourne la fureur nazie sur la seule Europe occidentale. Ils arguent notamment du fait que, jusqu’à la veille de l’attaque allemande, les commissaires politiques ont continué à « purger » l’Armée rouge de ses officiers les plus compétents, que le NKVD a continué d’arrêter comme « saboteurs » les ingénieurs en armement et aviation qui soulignaient le danger nazi, et que le Politburo se méfiait des avertissements d’agents de renseignement soviétiques tels Richard Sorge ou Leopold Trepper. Hitler ne partageait pas cet avis sur les purges, puisqu’il déclarait en 1943 :

      « nous étions absolument dans l’erreur à l’époque, lorsque nous croyions que Staline ruinerait ainsi l’Armée rouge. C’est le contraire qui est vrai : Staline s’est débarrassé de tous les cercles oppositionnels de l’Armée rouge et a ainsi réussi à ce qu’il n’y ait plus de courant défaitiste dans cette armée23. »

      Par ailleurs, le fait que l’Union soviétique ignore ou même fasse taire les voix s’élevant pour prévenir de l’imminence d’une attaque allemande peut s’expliquer par la volonté de Staline de ne pas offrir à l’Allemagne le moindre prétexte pour précipiter son attaque. Ainsi, le maréchal Joukov raconte dans ses mémoires de guerre que Staline avait, pour cette raison, fait le choix d’une posture défensive où les unités les plus performantes (hommes et armement) étaient gardées en réserve, ce qui expliquerait les lourdes pertes initiales. La correspondance de Staline montre d’ailleurs que la question n’était pas de savoir si mais quand Hitler ouvrirait un second front à l’Est — Staline estimant (à tort) que ce ne serait pas avant qu’il ne se soit assuré de la victoire à l’Ouest24.

      Quoi qu’il en soit des véritables motivations soviétiques à cette époque, le développement d’usines d’armement en Sibérie aura effectivement joué un rôle clef dans la victoire soviétique après la rupture du pacte. Une motivation supplémentaire de l’Union soviétique était de récupérer les territoires soviétiques annexés par la Pologne lors de la paix de Rīga, en 1920, territoires peuplés majoritairement de Biélorusses et d’Ukrainiens (qui firent d’ailleurs bon accueil aux troupes soviétiques lors du partage de la Pologne prévu par le pacte). Ces positions sont détaillées, par exemple, par l’historien Paul-Marie de La Gorce, dans son livre 39-45, Une guerre inconnue. C’est aussi le point de vue défendu par Henry Kissinger dans son livre Diplomatie, qui qualifie le pacte de « plus grand coup diplomatique de génie du XXe siècle ».
      link to fr.wikipedia.org

      Si je comprends bien, vous épousez les thèses de l’Union Européenne?
      The European Parliament has proclaimed 23 August 2009, the anniversary of the Molotov–Ribbentrop Pact, as a European Day of Remembrance for Victims of Stalinism and Nazism, to be commemorated with dignity and impartiality.[268]

      In connection with the Molotov–Ribbentrop Pact, an Organization for Security and Co-operation in Europe parliamentary resolution condemned both communism and fascism for starting World War II and called for a day of remembrance for victims of both Stalinism and Nazism on 23 August.[269] In response to the resolution, the Russian lawmakers threatened the OSCE with “harsh consequences”.[269][270]

      During the re-ignition of Cold War tensions in 1982, the U.S. Congress during the Reagan Administration established the Baltic Freedom Day to be remembered every June 14 in the United States.
      link to en.wikipedia.org

      communisme:lutte des classes
      nazisme: non pas lutte, mais extermination de “races”

      Il y eut trois idéologies dans ce conflit: le nazisme, le communisme et le capitalisme.


      • Wall Le 21 mai 2015 à 10h31
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        Bonjour,
        Attention à ne pas brandir Wikipedia comme source indiscutable.
        Je vous invite à relire Jan Kershaw (Choix fatidiques, 2012) pour que vous vous rendiez compte que Staline a complètement été pris au dépourvu par l’invasion allemande. Ce dernier ne voulait pas croire qu’Hitler attaquerait la Russie car tout indiquait que ce serait un suicide pour l’Allemagne. Staline qui était un froid calculateur n’avait pas compris qu’Hitler était doté d’une personnalité “romantique” qui croyait plus que tout en la providence.
        A ce sujet, Molotov est très clair: “Finalement, Staline n’aura jamais fait confiance à qui que ce soit sauf à un homme: Hitler !”
        Les mémoires de Joukov vont dans le sens de la propagande de l’époque: le désastre des premiers mois de la guerre aurait été voulu par le pouvoir en place – combien de prisonniers soviétiques, de chars et d’avions abattus ? Les chiffres sont considérables si bien que même l’Allemagne pensait que c’en était fini (Goebbels en Septembre 1941: “D’ici 15 jours nous en aurons fini avec l’Union Soviétique”).
        J’ai même une amie russe qui m a montré un livre d’histoire russe dans lequel il est écrit que l’URSS avait déclaré la guerre à l Allemagne lors de l’invasion de la Pologne.
        Pour revenir sur le rôle du débarquement US, il ne faut surtout pas le minimiser, l intervention alliée a été un vrai soulagement pour Staline et l’armée rouge qui savaient dès lors que l’Allemagne nazie serait vaincue.
        Bonne journée


        • médiacrate Le 21 mai 2015 à 13h08
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          Évidemment le débarquement a été un grand soulagement ,mais n’empêche que les alliés ont demandé a l’union soviétique d’accroitre de façon importante la pression sur
          les forces allemandes de façon à faciliter le débarquement, l’intensité des combats à l’est
          en face à face troupes et matériel étant plus de trois fois plus importante que l’intensité des opérations de débarquement .


        • Pierre Le 21 mai 2015 à 21h45
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          Tout à fait d’accord avec les remarques de Chios. La lecture des faits par Annie-Lacroix Ruiz est bien documentée, argumentée mais aussi parfois marquée. Elle omet des travaux d’historiens plus récents, dans les années 90, à l’Ouest et en URSS puis Russie (qui ne sont pas d’ailleurs anti-russe ou anti-Poutine). Par exemple, le fait que pour des raisons historiques et militaires, Staline et ses collaborateurs souhaitaient “contrôler” la Pologne orientale de l’époque (dont une partie était l’ancienne Biélorussie occidentale et l’Ukraine occidentale) et surtout les Etats baltes. Les Soviétiques n’oubliaient pas la “paix ignominieuse de Brest-Litovsk” de mars 1918. D’ailleurs, le président Poutine a évoqué cet acte des Bolcheviks comme une “trahison” des intérêts de la Russie, dans un discours assez récent. (j’ai oublié la date). Donc, Moscou souhaitait bien une redéfinition de ses frontières occidentales en 1939 pour faire simple et cela que ce soit avec les Anglais et les Français ou avec les Allemands nazis. Mais est-ce condamnable : non pour moi. D’ailleurs, même la Guerre d’Hiver contre la Finlande confirmait cette volonté, puisque là encore, il s’agissait de redéfinir la frontière dans la zone de Vyborg afin que Léningrad soit moins vulnérable. Les faits montrèrent même que Moscou ne fut pas assez exigeant vis-à-vis de la Finlande, parce que le gain de territoires fut trop minime et mal calculé pour empêcher plus tard le blocus de Léningrad par la Wehrmacht. Donc il faut être ouvert à tous les travaux d’historiens pour en faire ressortir le fond / le pacte de non-agression germano-soviétique était une manoeuvre d’atermoiement sur fond d’intérêts immédiats réciproques et d’une perspective inévitable assumée le conflit à venir.


        • aleksandar Le 22 mai 2015 à 14h55
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          Militairement parlant, l’Allemagne nazie est vaincue dès 1943, le débarquement en normandie a aidé l’URSS, c’est évident, mais n’aurait pas empecher l’Armée Rouge d’aller jusqu’a BERLIN. Cela aurait simplement pris plus de temps.
          Concernant la surprise de Staline. Vous avez raison, c’est clairement expliqué dans les memoire du General Piotr Grigorenko.
          Cordialement


      • achriline Le 21 mai 2015 à 12h34
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        “Remembrance for Victims of Stalinism”
        Sauf que selon un livre paru en français fin 2014 (link to editionsdelga.fr ), “Presque tout ce que nous croyions savoir sur les années Staline est à revoir. L’histoire de l’URSS et du mouvement communiste est à réécrire complètement”.
        link to legrandsoir.info


      • K_Robert Le 22 mai 2015 à 21h02
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        Il y a certes du vrai dans la notice Wikipedia, mais il ne faut pas négliger l’impact dévastateur des purges de 1937 sur l’encadrement de l’armée rouge. La liquidation de Toukhatchevski, par exemple, qui était un temps le pendant soviétique d’un Guderian dans l’utilisation moderne des nouveaux moyens de combats (chars, avions, radio), a été à l’origine d’une grosse régression dans l’art opérationnel soviétique.
        Il a fallu des années et une catastrophe militaire sans précédent pour qu’un Joukov, un Koniev ou un Vatoutine réapprennent comment vaincre la Wehrmacht… Et se sentent les coudées assez franches pour le faire. Car les desiderata du “Patron”, qu’il n’était pas question de discuter pendant la première année de la guerre, ont été à l’origine de bien des catastrophes (encerclements de Viazma, de Kiev, etc.). Ce n’est qu’à l’approche de la bataille de Stalingrad qu’il laisse à ses généraux plus d’initiative. Le redressement se produit finalement, mais que de temps perdu !


        • K_Robert Le 22 mai 2015 à 21h06
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          P.S. : Sans même parler des 6 millions de Frontoviki tués, blessés, ou capturés pendant la seule année 1941…


        • Wilmotte Karim Le 23 mai 2015 à 09h52
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          Selon A Lacroix-Riz, Toukhatchevski était vraiment un traitre : contact avec le renseignement allemande, négociation sur une cession de l’Ukraine contre un renversement du régime, confirmé par les diplomates (et leurs archives) français et anglais.

          Comme je n’ai pas lu ALR, je n’ai pas vérifié ces informations dans ses livres.


          • K_Robert Le 23 mai 2015 à 22h18
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            Je n’ai pas lu non plus ALR sur le sujet, mais si j’en crois Kersaudy (historien un tantinet réactionnaire, certes, mais que je pense sérieux sur le sujet), il faut davantage y voir une rancune personnelle de Staline. Toukhatchevski l’avait en effet rendu responsable de l’échec de l’Armée Rouge devant Varsovie en 1920, devant tout le Politburo. Le genre de choses qui ne pardonne pas chez le Patron.

            D’autre part, il n’est pas impossible qu’il ait effectivement eu des contacts avec des officiers de la Wehrmacht : il faut se rappeler qu’il fut l’un des principaux généraux engagés dans l’accord de coopération militaire de Rapallo. Rien de surprenant donc à ce que certaines… amitiés est peut-être un peu fort… certaines relations aient pu être maintenues.
            Mais charger Toukhatchevski de traîtrise, là, je crois qu’ALR retombe dans son travers à elle, celle de prendre la ligne officielle du Parti pour argent comptant.

            J’ai beaucoup d’estime pour ALR, elle fait un travail incroyable, mais elle garde encore pas mal de réflexes stals. Il ne faut pas non plus tout prendre pour argent comptant chez elle.
            Ce qui n’infirme en rien sa défense du rôle de l’Union Soviétique dans la guerre, qui fut primordial. Grâce lui soit rendue de s’être prêtée à l’exercice.


    • Tonton Poupou Le 21 mai 2015 à 09h34
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      Quand on lit votre commentaire, Quentin Alexandre, on ne peut que se réjouir qu’il existe des espaces de libre parole comme ce blog (bravo Olivier et merci à toute votre équipe) et des chercheurs comme Mme Annie Lacroix-Riz pour rétablir la vérité historique par un travail rigoureux universitaire qui clouerait le bec à tous les pervers manipulateurs qui sévissent dans les mass médias (la superstructure) pour construire le paradigme justifiant le discours du pouvoir (l’infrastructure) :
      « La superstructure organise l’aliénation que détermine l’infrastructure. »
      N’est ce pas ? Quentin Alexandre.


      • Unknown Le 21 mai 2015 à 14h20
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        Non, je pense principalement que son message visait à rappeler que même si un contrepoint est vital pour respirer face au rouleau compresseur médiatique russophobe, il ne doit pas occulter les propres polémiques qui lui collent à la peau: notamment le fait que cette universitaire, forte de tout son savoir émérite, considère cependant l’Holodomor comme étant un régime weightwatchers un peu forcé… Alors que même la Douma reconnait la tragédie (mais ne la qualifie pas de génocide, là c’est un autre débat, stérile en perspective)


        • luc Le 21 mai 2015 à 15h21
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          “un régime weightwatchers un peu forcé” ??, pas très clair ce que tu dis


        • ulule Le 22 mai 2015 à 08h11
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          A ce propos, il faut lire document suivant d’Annie Lacroix-Riz : “Ukraine 1933” mise à jour de novembre 2008. Ensemble de textes d’archives aux étudiants préparant le CAPES et l’agrégation, sur le sujet d’histoire contemporaine intitulé « Les sociétés, la guerre et la paix 1911-1946 ».
          Lien link to historiographie.info
          —–
          SUR LA « FAMINE GÉNOCIDAIRE STALINIENNE » EN UKRAINE EN 1933 : UNE CAMPAGNE ALLEMANDE, POLONAISE ET VATICANE
          “La gigantesque campagne de presse (et autre propagande) de 1933 sur « la grande famine » d’Ukraine est, si l’on se fie aux fonds du Quai d’Orsay, un bobard lancé 1° pour préparer l’« alliance » polono-allemande de janvier 1934 : Varsovie et Berlin se font des politesses à propos de l’Ukraine que le Reich promet aux Polonais, « en échange du corridor de Dantzig », supercherie dont Berlin a déjà usé dans les années vingt et 2°, pour empêcher la réalisation d’une alliance défensive franco-soviétique qui se dessine depuis le retour d’Herriot au poste conjoint de Président du Conseil et de Ministre des Affaires étrangères (juindécembre 1932), autre objectif allemand essentiel.”
          (…)
          PRÉSENTATION DE LA SITUATION ALIMENTAIRE SOVIÉTIQUE PAR LES « OBSERVATEURS », 1932-1933
          “Britanniques et Français n’auraient pas vu pas la même chose que les Allemands et les Italiens, au motif que, nous exposent les tenants de la thèse de la famine, le groupe franco-anglais aurait « choisi de ne pas voir » 7. Si c’était le cas, il constituerait une originalité absolue dans la correspondance diplomatique : cet aveuglement volontaire n’aurait aucun équivalent, autant que j’en puisse juger par plus de trente ans de fréquentations régulières de ce type de fonds, et des fonds d’origines très diverses (policiers, militaires, financiers, etc.).” (…)
          CAMPAGNE SUR « LA FAMINE EN UKRAINE » ET QUESTION UKRAINIENNE DANS LA STRATÉGIE ET LA TACTIQUE ALLEMANDES EN 1933 : USAGE DU VATICAN ET FLAGORNERIE DES COMPLICES POLONAIS
          “Les « sources » ukrainiennes séparatistes sur la « famine » citées ont constitué l’essentiel de la matière des courriers publiés du Foreign Office 27. Or, la « forte disette [de…] soudure » 28 ou « la famine », qui n’a pas concerné la seule Ukraine, prend fin en juillet 1933, avec la nouvelle récolte : la campagne, qui a commencé chez les « colons allemands » d’Ukraine avec lesquels Otto Schiller est en contact permanent direct 29, prend un extraordinaire développement à partir de l’été 1933, au moment même où la famine est surmontée. Elle a pour complices essentiels le Saint-Siège et la Pologne. ”
          (…)
          ASPECTS CONCRETS DE LA COLLABORATION GERMANO-POLONAISE CONTRE L’UKRAINE SOVIÉTIQUE, 1933-1935
          “Cette action allemande anti-polonaise et anti-russe (et pas spécifiquement antibolchevique) n’empêche pas la Pologne de Pilsudski (et de son ministre des Affaires étrangères Beck, successeur à sa mort en mai 1935) de se croire l’alliée « ukrainienne » du Reich. Sur l’acharnement russophobe et la servilité pro-allemande des dirigeants polonais, jusqu’à l’assaut du Reich en septembre 1939, une des meilleures sources est fournie par les archives allemandes, (Documents on German Foreign Policy), dont on trouve écho dans Le choix de la défaite). Mais les archives françaises sont riches 69. (…)
          MISE AU POINT BIBLIOGRAPHIQUE SUR LES SOURCES DE « SIX MILLIONS DE MORTS » : ALAIN BLUM, LES HISTORIENS FRANÇAIS ET LEURS INSPIRATEURS (COMPLÉTÉE EN OCTOBRE-NOVEMBRE 2008)
          “Je signale deux exemples récents (1994 et 2002) sur la façon dont se diffuse en France la thèse de la famine, présentée sous les atours de la scientificité et de façon catégorique, mais sur des bases précaires.”
          (…)
          “Le seul ouvrage qui, à ma connaissance (acquise grâce aux indications fournies en juillet 2005 par l’universitaire belge Jean Pestieau), traite des étapes historiques de la campagne de propagande, d’origine nazie, allemande et américaine (Hearst et sa presse) dans les années trente et quarante, relancée dans les années 1980 de l’ère Reagan, et est celui, essentiel et épuisé mais téléchargeable de Douglas Tottle, Fraud, Famine and Fascism. The Ukrainian Genocide Myth from Hitler to Harvard, Toronto, Progress Book, 1987.
          Douglas, ancien photographe de presse y apporta notamment la démonstration, comparaison de photographies à l’appui, que celles des années 1930, publiées par la presse Hearst et par la presse et les publicistes allemands et autrichiens nazis, ont été empruntées à la famine de 1921-1922 (famine de la Russie soviétique épuisée par la « guerre civile extérieure » – pour reprendre une expression de Chautemps le 29 novembre 1937 à propos de l’Espagne 88. ”
          (…)
          “Nicolas Werth, Directeur de Recherches au CNRS, a vu sa notoriété portée aux cimes par sa large participation à un ouvrage qui, sur le plan scientifique, a confirmé la « soviétologie » française en lanterne rouge de l’historiographie internationale : du Livre noir du communisme (Paris, Robert Laffont, 1997) réalisé sous l’égide de Stéphane 53 Courtois, M. Werth a en effet fourni la partie présumée scientifique. Il s’est agi en réalité d’une opération politique et idéologique de grande envergure, à l’échelle tant de la France que de l’Europe unifiée. Cette opération éditoriale a donné l’élan décisif à l’assimilation entre nazisme et communisme qui peuple aujourd’hui les manuels scolaires (est-ce avec la caution scientifique de l’APHG?). Dans l’Europe unifiée comptant désormais nombre de pays d’Europe orientale supposés avoir acquis la liberté grâce à l’effondrement de l’abominable Union Soviétique, l’opération a abouti à ce que, malgré l’identité proclamée entre nazisme et communisme, les groupements communistes sont aujourd’hui pourchassés et interdits, tandis que les héritiers des bourreaux nazis et des collaborationnistes de la période 1939-1945 sont dotés de statues, places, etc., et érigés en héros de manuels scolaires ayant servi la liberté des peuples contre la barbarie soviétique. Un des derniers hauts faits de ces hérauts de la liberté s’est déroulé en Roumanie « démocratique », avec la récente réhabilitation « partielle », par la « cour d’appel de Bucarest », du dictateur nazi Ion Antonescu, chef des Gardes de fer, boucher hitlérien, tortionnaire et massacreur de juifs passé par les armes le 1er juin 1946 sur décision de la justice de son pays, événement rapporté par un historien américain, Radu Ioanid, dans le Monde du 2 mars 2007. Je signale en outre que M. Courtois, le maître d’oeuvre du Livre noir du communisme, se fait aujourd’hui, entre autres tâches médiatiques, une spécialité de diffuser en tous lieux la bonne parole des organisations « ukrainiennes » : lesquelles se sont illustrées le 25 mai 2006 en rendant un hommage solennel sous l’Arc de Triomphe au pogromiste ukrainien Petlioura, outrage qui a valu auxdites organisations l’ire de la LICRA, organisation juive née de la défense de Samuel Schwarzbard, jeune juif ukrainien émigré à Paris qui y avait tué Petlioura en 1926.”


      • fanfan Le 21 mai 2015 à 20h38
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        DE LA DISSIDENCE EN HISTOIRE CONTEMPORAINE
        link to historiographie.info


    • social21ème Le 21 mai 2015 à 09h43
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      National-socialisme et internationale communisme sont deux branches d’une même gauche…

      Voilà le genre de propos qui volontairement ou pas pousse à la confusion! Et tu parles de ré-enseigner l’histoire “aux jeunes personnes”! Mais l’histoire n’est pas “contre-balancement”, l’histoire, n’est pas un roman, l’histoire est vérité, ou ce qui s’en approche le plus.
      Pendant des temps l’histoire a été le récit de la romance Bourgeoise, les fameux “grands hommes” mais celle-ci commence a ce lézardé grâce a des gens comme madame Riz.
      Oh pour l’exemple de la seconde guerre mondial, les bourgeois du spectre politique de droite accusent facilement la gauche au travers de revirement individuel, Doriot, Henriot, Daladier etc etc mais qu’on a voir ces gens avec la PHILOSOPHIE Socialisme ? Qu’à avoir le mot “national” avec une idéologie qui se veut INTERNATIONALE ? Et ainsi pratiqué l’oxymore en associant national a socialisme, et en invoquant le grand philosophe Hitler (ironie),
      A travers cette démarche on voit le confusionnisme bourgeois qui cherche à tromper la population laborieuse afin de les détourner des idéaux réellement an phase avec son émancipation et pas cette pseudo société du règne de la concupiscence a tous les niveaux sous couvert d’une liberté bourgeoise!


      • luc Le 21 mai 2015 à 15h29
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        bien vu l’idéaliste… enfin, la population laborieuse, c’est pas mon idéal personnellement, émancipée elle ne devra plus être laborieuse n’est-ce pas

        en tout cas, en rappelant les abus de langage, on en vient à dire que le mot socialiste n’a plus de sens aujourd’hui… beaucoup ont pleuré de joie quand hollande a ramené la gauche au pouvoir, ce qui est incroyable et qui devrait leur servir de leçon, après ces trois années, mais l’endoctrinement médiatique les en empêche encore en grande partie hélas


      • Francois Le 24 mai 2015 à 20h27
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        Le “socialisme” a d’ores et déjà fait bien plus pour l’érection d’une dictature marchande et pour la zombification des masses, que n’importe quelle droite, même la plus racailleuse… La séduction aura finalement été plus efficace encore que la peur, flattant grossièrement l’ultime sentiment, le crépuscule du désir: la nostalgie.

        “Les hommes ne naissent pas pour être libres. La liberté n’est un besoin que pour une petite part d’entre eux.” (Bonaparte 1er)


    • Outis Le 21 mai 2015 à 10h19
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      Bonjour les Crisologues 😉

      On ne peut pas empêcher un fascisme de rendre la vie plus facile à la classe des travailleurs.
      Ce fut le fondement de l’adhésion des Allemands au programme national-socialiste (cf.
      «Das Parteiprogramm» Alfred Rosenberg). On oublie trop vite que ce que les prétendues
      démocraties éclairées et cultivées ont imposé aux Allemands par le Traité de Versailles
      est délirant d’inhumanité.

      Je suggère de mettre en parallèle avec ce que nos prétendues démocraties européennes
      imposent aux Grecs. L’ «Aube dorée» a de beaux jours devant elle.

      «Liberté Lâcheté Stupidité» parce que la Liberté se laisse mettre à toutes les sauces.


    • ISTINA Le 21 mai 2015 à 11h25
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      Je n’ai lu ou sur lu qu’en vitesse et , cela m’a peut-être échappé,
      Mme riz ?{{{ JE ME SOUVIENS avoir utilisé en Tunisie, le Fameux papier en 1942
      à rouler les Cigarettes {{ RIZ-LACROIX }} Parenté ???????
      Je n’ai pas vu, Peut-être à cause du survol de lecture, je n’ai rien vu
      au Sujet d’un Pacte d'”assistance Mutuelle Franco Soviétique de 1935,
      mis au point côté Français par Pierre Laval Leader ses Radicaux Socailistes
      Français et, côtés Soviétique Ambassadeur POTEMPKINE ça, je ne l’ai pas
      inventé. Pourquoi le gentil STALINE ne l’a-t-il pas utilisé lors de l’invasion de la
      ¨Pologne ????????????????
      J’ai déjà eu possibilité de lire des documents de Mme RIZ, cela la classait admirative
      de l’URSS et d’extrême Gauche STALINIENNE, J’inorais son engagement communiste mais,
      cela ressortait dans ses écrits, dans son langage sur le FASCISME
      allemand. J’ai déjà écrit ici et ailleurs les raisons de ce Langage qui modifiait toutes
      les données fondamentales en transformant, tout ce qui n’est pas Communiste en
      Fascisme et, avant que mon ordi, Grille par la Foudre, j’avais encore les sources de
      l’organigrame du N.K.V.D .vous êtes autorisés à me croire sur paroles !!!!!!!!
      Voilà en tout le peu que je puisse en dire car, côté santé; je suis complètement à plat .


      • TISA-SATI Le 21 mai 2015 à 13h18
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        @ ISTINA – gravatar souvorov
        ???

        Laval, symbole entre tous pour Bloch de la haute trahison des « politiciens », et les siens, le « centre » présumé et une partie de la gauche « modérée », qui firent aussi bien, tant au parti radical qu’à la SFIO…


      • Wilmotte Karim Le 23 mai 2015 à 10h04
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        Parce qu’après, il y a eu Munich.

        Où Moscou, garant de la Tchechoslovaquie, n’a pas été convié à Munich.
        Ou la Tchechoslavaquie a été sacrifiée (la perte des sudètes était équivalente à une annexion à court terme).

        Face à la mauvaise fois absolue de la grande bourgeoisie française (la MEME qu’aujourd’hui), Moscou a fait le choix de cesser de croire Paris et de se préparer à assumer seul ou quasiment le poids de la guerre.


    • ulule Le 21 mai 2015 à 12h13
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      Conjoncture et consensus établi entre grands médias et monde académique : l’ouvrage les Guerres de Staline de Jeffrey Roberts (DELGA) censuré à la bibliothèque PMF…

      “L’ouvrage sur Staline et l’URSS de 1939 à 1953 d’un historien reconnu « de référence » par une large communauté académique, Geoffrey Roberts, est exclu de presque toutes les bibliothèques universitaires en France (sauf sept, pour sa seule version originale en anglais) et de tout accès, pour sa version traduite parue en septembre 2014 chez Delga, petit éditeur indépendant. Les guerres de Staline a été exclu « a priori » à la bibliothèque PMF de Paris 1. Les « titres » des éditions Delga (dont M. Molinier a recensé quatorze, après coup), ont été présentés dans un premier temps à Godefroy Clair comme également exclus « a priori ». Cependant que dans la même bibliothèque, les productions non-scientifiques et strictement idéologiques consacrées à l’URSS en général et à Staline en particulier sont acquises de façon systématique.

      La censure, et il convient d’y insister pour prévenir un éventuel argument de « procès stalinien », mis en avant depuis des lustres à la moindre critique d’un comportement inacceptable, ne vient pas des « réseaux » présumés. Elle ne provient que de l’institution académique qui a abdiqué des règles anciennes de fonctionnement reposant sur un certain « pluralisme » et surtout impliquant, en histoire, la diffusion d’ouvrages conformes aux normes méthodologiques universelles régissant cette discipline : ouvrages érudits rédigés sur la base de sources d’archives ou, pour les ouvrages de vulgarisation, synthèses réalisées à partir desdits travaux érudits.
      link to historiographie.info


    • achriline Le 21 mai 2015 à 12h21
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      On peut avoir une opinion et même s’engager pour la défendre et être honnête.
      Il ne s’agit pas de contrebalancer mais simplement de citer les faits tels qu’ils se sont déroulés, tels que les révèlent les archives (ses livres contiennent de nombreuses références en bas de page).
      Vous faîtes un procès d’intention. Avez-vous seulement lu un de ses livres ? Avez-vous des révélations à nous faire ?

      “Sortir du diptyque nazi/libéraux contre communistes”

      Les premier déportés ont été les communistes.
      Par qui Hitler a-t-il été financé ? A qui appartenaient les usines qui fabriquaient le matériel de guerre allemand ? A qui appartenaient les usines qui fabriquaient l’essence et le caoutchouc nécessaires à la guerre ? Pourquoi les usines dont des actionnaires étaient américains n’ont-elles pas été bombardées par les alliés ? Et il y a encore beaucoup de questions comme celles-ci qui le confirment.
      Le capitalisme international avait peur de la propagation des idées communistes et il comptait sur Hitler pour raser l’URSS.
      Staline réclamait un 2ème front qui n’a sérieusement été mis en place (débarquement) qu’à partir du moment où les Russes ont commencé à repousser l’armée allemande.

      Avez-vous entendu parler de “l’opération Unthinkable” link to fr.wikipedia.org ou de cette demande de Churchill link to dailymail.co.uk


      • Charles Michael Le 21 mai 2015 à 15h52
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        Oui, Hitler a été porté au pouvoir par les classes moyennes et populaire, et a gagné les élections.
        Mais c’est avec et après le soutien du grand patronnat, notament Krupp, qu’Hindenburg l’a nommé Chancelier.


        • catherine Balogh Le 21 mai 2015 à 18h01
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          “Hitler a gagné les élections”
          Oui, en effet.
          Allez voir en page 50 du Manuel d’histoire critique édité par le Monde-Diplo(hors série)
          les nazis intimidaient les électeurs pour qu’ils votent bien.
          En ce sens, Hitler n’a pas été élu mais porté au pouvoir, non pas par le peuple mais par les puissances de l’argent.
          Il est dit encore:”c’est oublier que le parti nazi n’aurait sans doute pas pu s’emparer du Bundestag sans le soutien actif des milieux d’affaire”


          • Charles Michael Le 21 mai 2015 à 21h16
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            Intimidations certes les SA de Roems étaient là pour ça, comme les nazillons de Pravy Sektor et Svoboda à Maidan, puis pendant les élections.

            mais je ne disculperais pas si facilement les Allemands d’avoir massivement supporté Hitler dans toutes ses exactions contre d’autres Allemands, communistes ou juifs, dans la remilitarisation et dans ses guerres, élites et populo, jusqu’à la fin.


          • Francois Le 24 mai 2015 à 20h39
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            Quasi aucun parti dans aucun pays ne peut accéder au pouvoir (ni même aux élection proprement dites) sans le soutien des “puissances de l’argent”.

            Le compte des exceptions devrait être assez rapide…


      • el mi Le 22 mai 2015 à 11h49
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        c’est même carrément une évidence, les américains sont entrés en guerre uniquement pour conserver l’Allemagne tête de pont de son hégémonie européenne et l’empêcher de tomber dans les mains des communistes. ils ne l’auraient pas fait seulement pour vaincre le nazisme qu’ils soutenaient.


        • Carabistouille Le 22 mai 2015 à 12h01
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          Roosevelt soutenait les nazis???
          Vous en avez d’autres comme celle là?


          • Jeanne L. Le 26 mai 2015 à 09h36
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            Roosevelt peut-être pas, mais le père Kennedy, l’ambassadeur en Allemagne, c’est très suspect.


            • Carabistouille Le 26 mai 2015 à 10h54
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              Suspect de quoi? On ne parle ni de Kennedy père, ni de Bush père ni de Ford, on parle de Roosevelt, le même Roosevelt qui était, selon le général Butler, l’objet d’un complot des trois premiers.
              Alors à force de tout mélanger on dit d’insupportables stupidités.


      • aleksandar Le 22 mai 2015 à 15h15
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        Voir aussi la negociation de BERNE entre les USA et le Reich sur le site de Saker.


      • Wilmotte Karim Le 23 mai 2015 à 10h08
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        Hitler et son parti n’ont jamais eu de majorité absolue aux élections ou au parlement.
        C’est le Zentrum (ancêtre idéologique de la CDU?) qui leur a offert la majorité parlementaire.


    • sergeat Le 21 mai 2015 à 12h22
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      Lisez Douguine qui explique très bien dans la ” 4 théorie “la différence entre fascisme,nazisme,communisme et ses différentes formes:trotskisme,stalinisme …cela ne va pas avec votre analyse.


    • Alae Le 21 mai 2015 à 12h24
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      “un petit rappel: national socialisme et internationale communisme sont deux branches d’une même gauche, contrairement à ce qu’on essaye de faire oublier constamment.”

      Mais enfin, d’où tirez-vous ça ? Ce n’est qu’un slogan dénué de toute assise historique, véhiculé à titre de propagande par une certaine droite ultra-atlantiste et néolibérale. Aux USA, il est tout particulièrement en faveur chez les libertariens américains et le Tea Party, c’est-à-dire une frange férocement inculte, pro-capitaliste et anticommuniste. Pour eux, le nazisme, c’est mal (donc c’est de gauche) et le communisme, c’est le mal absolu. Leur analyse historique s’arrête là. Et quand on se risque à leur demander d’expliquer en quoi le nazisme est de gauche, ils se raccrochent en général au nom : dans “national-socialisme”, il y a “socialisme”, donc c’est de gauche, la cause est entendue.
      Une herrenvolk militarisée, soutenue par un secteur privé surabondant voué à une économie de guerre de conquête, dans toutes les langues, ça s’appelle une OLIGARCHIE FASCISTE IMPERIALISTE.
      Il faut vraiment en savoir aussi peu sur la gauche qu’une Sarah Palin pour y voir de la gauche, a fortiori du socialisme ou pire, du communisme.

      “Le socialisme est une doctrine politique et économique qui vise, à l’inverse du modèle libéral, à réformer le système de propriété privée des moyens de production et d’échange et à l’appropriation de ceux-ci par la collectivité.
      Les valeurs fondamentales du socialisme sont : l’absence de classes (au moins à ses origines), l’égalité des chances, la justice sociale, la répartition équitable des ressources, la solidarité, la lutte contre l’individualisme, l’intérêt général partagé et prévalant sur les intérêts particuliers…”

      link to toupie.org

      “Le communisme est un mode d’organisation sociale basée sur l’abolition de la propriété privée des moyens de production et d’échange au profit de la propriété collective.”
      link to toupie.org

      Merci de ne pas tout mélanger.


      • Andrea Le 21 mai 2015 à 16h30
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        Alae, comme j’ai écrit au paravant, le fascisme est un extremisme du centre, pas de la droite, pas de la gauche. Si d’ailleurs on peut accepter l’axe gauche-droite comme mesure pour ce genre de discussion. Seriez-vous d’accord?

        Amha, la caractéristique essentielle du fascime est un marriage entre les corporations et l’Etat, cad. l’Etat et l’économie des puissants, l’appareil productif dans des secteurs clés, ne font qu’un (c’est différent du communisme Soviet quand même, ou du féodalisme, etc.) Sur le plan plus culturel, social, l’essentiel est un nationalisme exarbéré, un désir fort, un élan de renouveau, de puissance retrouvée, et désir de plus de cohésion interne, pour pouvoir agir.

        Cela mène direct vers l’extirpation des ennemis internes, définis n’importe comment de Hitler à Poroshenko il y a le choix. Les ciblés sont en général les premiers qui trinquent.

        En France les impulsions ou signes fascistes sont présents à travers tous le spectre politique. Les Socialistes se soumettent aux pouvoir extérieurs (sauvetage! Alliance++ avec ou soumis à l’EU, US, OTAN, etc. Voir Ukraine comme autre exemple…) et poursuivent leurs enemis internes sur le plan de la pensée, rigoureusement loin, selon eux, d’une discrimination raciale / religieuse (enfants et faibles, je ne suis pas Charlie, etc.) l’UMP a eu une définition ethnique et économique (Roms, pauvres, Arabes, banlieues) le FN vire entre statut légal, ethnique, religieux, etc. C’est diffus mais vachement méchant en même temps.

        Entre temps la clé économique n’est que peu examinée. Hollande saute la commémoration en Russie et va vendre des armes en Arabie Saoudite…disons! (On peut voir cela comme ca à travers les médias bidon.) A ce titre, les USA sont le pays OECD le plus fasciste, car controllé par des grand groupes dits ‘privés’ et certaine organismes d’Etat, qui sont en étroite collaboration.


        • Alae Le 21 mai 2015 à 19h04
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          “Amha, la caractéristique essentielle du fascime est un marriage entre les corporations et l’Etat, cad. l’Etat et l’économie des puissants, l’appareil productif dans des secteurs clés, ne font qu’un.
          Oui, Andrea. Et c’est pour ça que le fascisme naît tout droit du capitalisme. En fait, c’est ce qui advient quand le secteur privé s’empare des rênes du pouvoir.
          Ensuite, pour le nationalisme, on peut reprendre la citation suivante, “Bien sûr, personne ne veut la guerre, mais c’est aux leaders d’un pays d’en déterminer la politique, et c’est toujours facile d’entraîner la population.(…) Tout ce que vous avez à faire, c’est leur dire qu’ils sont attaqués et dénoncer les pacifistes pour manque de patriotisme ou parce qu’ils exposent le pays à un danger. Cela marche de la même façon dans tous les pays” – Hermann Goering.
          Bref, le fascisme, c’est le mariage de l’Etat asservi au puissances capitalistes, défendant des intérêts privés contre le peuple, et d’une propagande tendant au même but.


          • Andrea Le 21 mai 2015 à 19h30
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            merci pr votre réponse…


      • Francois Le 24 mai 2015 à 20h51
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        @ Alae

        La misère et l’abaissement politique de la classe ouvrière, sont le point de départ de la réflexion d’Hitler… Le terme “socialiste” n’y est donc ni un hasard, ni une fantaisie. Le NSDAP est avant tout un parti ouvrier, que cela plaise ou non.


        • Anouch Le 25 mai 2015 à 09h01
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          Selon Zev Sternell, le fascisme et plus tard le Nazisme sont une réponse a la crise du mouvement ouvrier au tournant du siècle. C’est parce que l’effondrement du capitalisme promis par Marx tardait à se produire que certains, et notamment des intellectuels issus du mouvement ouvrier ont imaginé une autre façon de remédier a la crise du libéralisme et aux effets dévastateurs du capitalisme – et c’est ce qui a débouché sur le fascisme.
          Personnellement je compare cela a un schisme au sein d’une religion -a partir d’une orthodoxie de départ, se forment d’autres confessions, voire une religion complètement différente (comme le judaïsme et le christianisme par exemple)


        • Anouch Le 25 mai 2015 à 09h18
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          Il me paraît important cependant de ne pas mettre d’emblée “dans le même sac” fascisme et nazisme… Malheureusement, beaucoup (en Russie notamment) ont un peu trop tendance dernierement a faire cet amalgame (suite aux événements en Ukraine). Le nazisme, c’est le fascisme + le racisme. Et même si l’antisémitisme etait au 19ème siècle une idée anti-capitaliste (qui été notamment portée un temps par Marx), le délire nazi de la pureté raciale etait quelque chose de bien spécifique et de très différent de la simple haine du capitalisme libéral (également présente dans le fascisme le nazisme quoique bien entendu non réductible a ces derniers)


    • luc Le 21 mai 2015 à 15h15
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      Quentin Alexandre tu exagères beaucoup en disant :

      “Ok, on a compris que la pensée devient unipolaire dans les media mais à vouloir contrebalancer à tout prix, on finit par être contreproductif. ”

      c’est simpliste et caricatural, et tu oublies largement tous les points où ce blog rejoint des positions largement partagées par les grands médias


    • languedoc30 Le 21 mai 2015 à 22h09
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      Voilà une réponse pertinente à tous les russophobes révisionnistes qui profèrent des énormités scandaleuses comme : Auschwitz délivré par les ukrainiens (Schetyna) ou l’invasion de l’Allemagne et de l’Ukraine par l’URSS en 1945 (Iatseniouk) et en minimisant le rôle primordial de la Russie dans la victoire.
      Les penchants de l’autre bord se sont répandus dans les médias jusqu’à l’overdose, que voulez-vous de plus?


    • LBSSO Le 21 mai 2015 à 22h51
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      “si vous en mettez son pendant de l’autre bord, parce qu’avoir recours à des idéologues tout en plaidant pour l’impartialité, ça fait désordre”.

      et bien voici un exemple de “pendant”,je me dévoue : pour Stéphane Courtois en 2009 ,il est dommage d’avoir fêter les 20 ans de la chute du mur sans dénoncer les 70 ans du pacte germano-soviétique.

      link to ekouter.net


    • Boubanka46 Le 21 mai 2015 à 23h39
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      “national socialisme et internationale communisme sont deux branches d’une même gauche”
      cela mériterait un peu d’argumentation car à ma connaissance, cela n’a aucun rapport si ce n’est l’utilisation du mot socialisme


  2. BEYER Michel Le 21 mai 2015 à 05h55
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    Avec Annie Lacroix-Riz, les choses sont remises à l’endroit. Il en est de même sur la construction de l’UE.


    • Charles Michael Le 21 mai 2015 à 15h44
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      Dans son livre Le Toisième Reich des Origines à la Chute (en 3 volumes parus il y près de 40 ans) l’historien Americain Schiller décrivait à peu près dans les mêmes termes les dessous sordides de Munich et les atermoiments Anglais et Français que Madame Annie Lacroix-Riz.

      Le général Gamelin, commandant de la Place Militaire de Paris, parlant de la ligne Maginot déclarait après Munich: “si les Allemands veulent la guerre ils faudra qu’ils trouvent un autre terrain”.

      Lequel ?


    • fanfan Le 21 mai 2015 à 16h36
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      Autre article intéressant qu’Annie Lacroix-Riz vient de mettre sur son site : « La Pologne dans la stratégie extérieure de la France (octobre 1938-août 1939) », communication au colloque de Varsovie sur la campagne de Pologne, 16-17 octobre 2009

      « La Pologne dans la stratégie extérieure de la France (octobre 1938-août 1939) », communication au colloque de Varsovie sur la campagne de Pologne, 16-17 octobre 2009
      Dans l’année précédant la Deuxième Guerre mondiale, la France dirigeante, civile et militaire, dressa une fois de plus la Pologne en pivot d’une « alliance de revers » constituée depuis 1921 des petits États d’Europe orientale qui devaient tout ou partie de leurs frontières à sa victoire de 1918. Ce dispositif contre les tentations de revanche du Reich, complété d’une Petite Entente tchéco-roumano-yougoslave officiellement dressée contre l’ancien empire austro-hongrois, avait été fragilisé d’emblée par l’exclusion de la Russie, seul pays décisif dans une guerre sur deux fronts : « La France n’aurait pas eu la moindre chance de survie en 1914, s’il n’y avait pas eu de front oriental », rappela le sous-secrétaire d’État permanent du Foreign Office, Robert Vansittart, en mars 1939 (Michael Carley, 1939) ; la question se posait encore en ces termes, à l’heure où la quasi-totalité des obstacles à l’expansion allemande étaient tombés.

      Suite… link to historiographie.info


  3. yannis Le 21 mai 2015 à 06h24
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    annie lacroix-riz est une historienne telle que nous saluons , par son souci de vérité et de recherches hors des diktats de ses “collègues” qui travestissent l’histoire selon les désiratas
    de la classe politique du moment!


  4. Odile Le 21 mai 2015 à 07h23
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    Ses ouvrages s’appuyant sur l’analyse des archives sont passionnants et les vérités qu’elle révèle sont terribles. Jamais vue sur un plateau de télé, évidemment. Ne peut pas être contredite sur cette période, à mon avis.


    • achriline Le 21 mai 2015 à 12h44
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      Par contre on peut relayer certaines de ses conférences disponibles sur internet.


  5. sergeat Le 21 mai 2015 à 08h12
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    Quelques faits:1)26 millions de soviétiques morts pendant la grande guerre patriotique.
    2)1 million de mort de faim pendant le blocus de Leningrad
    3)hitler vaincu par Joukov à Stalingrad et Koursk
    4)pour la prise de Berlin les Russes ont perdu plus de soldats que les américains pendant leurs intervention en Europe et Asie.
    5)Traité de Staline-Ribentropp ne jamais oublier que Joukov venait d arrêter les japonais en Mongolie (guerre impossible sur 2 fronts après les erreurs de Staline: décapitation de l élite militaire)
    6)Staline refuse d échanger son fils contre Von Paulus.
    7)les Russes continuent de considérer les 42 pilotes tués au combat du Normandie-Niemen comme des héros ayant versé le sang pour leur “любовь к родине :amour de la patrie”
    8)…….

    Merci monsieur l ancien maire de Tulles de vous rappeler qui a libérer l Europe,et votre repentance devrait vous interdire de soutenir poroshenko-pravy sector-svoboda.


    • Wall Le 21 mai 2015 à 11h40
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      2 commentaires sur ce post:

      1- Le pacte Germano-Soviétique est aussi appelé le pacte Ribbentrop-Molotov, noms des 2 signataires, Staline n’en était pas.

      2- Le General qui menait la 6eme armée à Stalingrad s’appelait Paulus et non Von Paulus, vous faites un peu comme Churchill qui rajoutait souvent à tort une particule aux noms de beaucoup de généraux allemands.


      • sergeat Le 21 mai 2015 à 12h11
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        Merci


    • achriline Le 21 mai 2015 à 13h11
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      5) La décapitation de “l’élite militaire” ne fut pas une erreur, ces gens étant effectivement prêts à trahir d’après des révélations récentes.

      7) link to youtube.com


    • K_Robert Le 22 mai 2015 à 21h18
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      Tant qu’à faire,

      8. 80 % des Landser morts pendant la guerre ont été tués sur le Front de l’Est. Les autres fronts (Afrique du Nord, Italie, France, etc) ne cumulent que 20 %.

      Sur le pacte Molotov-Ribbentrop, il faut simplement comprendre que comme à son habitude, Staline agissait en fin renard de la politique, et jouait sur les deux tableaux. Et ce n’est que lorsqu’il se rend compte de l’évidente mauvaise volonté des Anglais et Français à s’entendre avec lui, qu’il décide non plus de contourner l’obstacle du III° Reich, mais de s’y attaquer de front franchement. Autrement dit, ce pacte n’est que la conséquence de la mauvaise volonté des “démocraties”, ayant finalement bien plus d’aversion pour l’URSS que pour l’Allemagne nazie.

      Preuve en est encore faite l’année suivante : alors même que Royaume-Uni et France sont déjà en guerre avec Hitler, les deux pays préparent un corps expéditionnaire… contre l’URSS, qui vient d’attaquer la Finlande !
      Mais cette dernière a rapidement conclu la paix, et c’est pour cette raison que ce corps va finalement aller en Norvège.
      Ce qui en dit long sur les choix de priorités des démocraties occidentales.


  6. Arnaud Le 21 mai 2015 à 08h17
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    Alors voilà Olivier, il vous est encore une fois reproché de donner la parole à une “idéologue”…
    Au fait, c’est quoi une idéologue?
    Bizarre que personne n’ait encore réussi à coller un “-iste” discréditant à la fin de ce mot.
    Aucune analyse de fond, aucun argument dans ces reproches récurrents. Pour être juste, impartial, objectif, modéré… il faudrait donner la parole “5 min aux juifs et 5 min à Hitler” (JL Godard) ?

    Merci beaucoup pour cet article.


  7. Jmk011 Le 21 mai 2015 à 08h35
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    En plus des pouces relevés il faudrait des pouces baissés pour montrer qu’on n’est pas d’accord avec tel ou tel commentaire. Pour ma part j’en aurais volontiers mis un au commentaire de Quentin Alexandre pour qui le nazisme serait une branche de la gauche, même s’il parle d'”une certaine gauche”, mais on voit très bien de qui il veut parler.


    • achriline Le 21 mai 2015 à 13h14
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      Je l’avais déjà demandé il y a quelques mois mais rien … cela permettrait pourtant de dire de façon simple, rapide et sans polémique que l’on n’est pas d’accord avec cette opinion.


      • Francois Le 24 mai 2015 à 21h01
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        La critique est facile… Ne laissons donc que la critique positive. Les contradicteurs peuvent toujours rédiger, argumenter… Est-ce trop difficile?


  8. bdb30 Le 21 mai 2015 à 09h12
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    L’Histoire est implacable comme le temps, toute cette propagande sur le “pacte germano-soviétique” est en train de s’effondrer.
    Hasard des choses! Je lis en ce moment “les communistes” (février 39-mai40) d’Aragon (Pléiade) et je retrouve dans le texte de Lacroix-Riz toutes les tractations décrites par Aragon, les motifs pour pourchasser les cocos français, la drôle de guerre qui ne sert qu’à éliminer le PCF en espérant qu’Hitler attaque l’URSS, les fameux plans de l’état major contre l’URSS etc…Même les manoeuvres des Polonais qui s’allient avec Hitler pour récupérer des territoires Tchèque avant d’être le “plat du jour”, totalement inconscients, attendant un compromis des nazis, un vrai délire.
    Lire aussi la bio de JOUKOV de Perez,des batailles de ouf! Des concentrations de plusieurs millions d’hommes de chaque côté!
    Autre fait, la réalité du complot de Toukhatchevski ! Finie la thèse de l’intox des services secrets nazis?


    • fanfan Le 21 mai 2015 à 16h05
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      “Staline, en frappant impitoyablement la tête du secteur occidental de l’Armée rouge, ne fit que répliquer en 1937 à une enquête sérieuse de ses services de renseignements (d’ailleurs secondés par certains services étrangers, français notamment). Il ne se contenta pas, comme le croit Roberts, de se fier à une « vision apocalyptique du combat de classe entre communistes et capitalistes ». La haute trahison de Toukhatchevski et du noyau du haut état-major soviétique qui l’accompagna dans la tentative d’échange, discutée à Londres via le général Putna, attaché militaire soviétique, entre cession de l’Ukraine au Reich et renversement du pouvoir soviétique par la Wehrmacht visé par les conjurés, fut avérée : la correspondance occidentale, militaire et diplomatique, étirée sur plusieurs mois, revêt une diversité excluant toute erreur ou confusion. La négociation, conduite par Toukhatchevski et les siens avec quelques pairs de l’état-major de la Wehrmacht, eut bien lieu, à Londres surtout, via le général Putna, attaché militaire soviétique, sur la base suivante : renversement allemand du pouvoir soviétique requis par les conjurés intérieurs contre cession de l’Ukraine au Reich – sans parler de la satisfaction de ce dernier (et de nombre d’Occidentaux au silence complice et ravi, Anglais en tête) de se débarrasser enfin des Soviets.

      Ces archives infirment formellement la thèse d’une Terreur irraisonnée dictée par des présomptions idéologiques de nature intérieure (ou extérieure) sincères mais infondées. L’affaire Toukhatchevski nous place au coeur de la problématique d’Arno Mayer d’une violence révolutionnaire défensive, intrinsèquement liée à la violence matériellement avérée de la contre-révolution ; elle nous éloigne de la thèse, aujourd’hui hégémonique en France, selon laquelle les révolutionnaires, depuis les débuts (français) de l’ère maudite des révolutions, auraient, en vue de justifier leur « système de pensée extrêmement violent », instrumentalisé l’ennemi contre-révolutionnaire sur une base largement, sinon exclusivement, fantasmagorique.”

      Source : link to historiographie.info


  9. Jeanne L. Le 21 mai 2015 à 09h21
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    A lire aussi pour les prolongements toujours occultés de cette histoire, le livre de Marianne Dunlop et Danielle Bleitrach qui vient de sortir aux éditions Delga:

    ” URSS vingt ans après. Retour de l’Ukraine en guerre ».

    C’est un travail remarquable à partir de leur voyage en Crimée et Ukraine dont il y avait des bribes sur leur site.
    Pour les habitants de Provence: le 26 juin elles seront toutes les deux à Aix en Provence à la librairie de Provence à 18 heures pour une conférence signature.
    D’autres rendez-vous à Paris, Marseille sont prévus
    .A voir sur le site
    link to histoireetsociete.wordpress.com
    Je pense qu’il faut effectivement diffuser et propager des analyses et des perspectives autres que celles dont on nous abreuve.
    On peut les appeler “idéologiques” , mais en fait elles remettent les choses en place, les “débarrassent de leur gangue mystique” (comme disait Marx) et surtout ces analyses nous apprennent à savoir lire le monde pour agir dessus.


  10. geocedille Le 21 mai 2015 à 09h35
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    Il manque une page d’Histoire que personne ne veux lire : Ce qui s’est passé entre la capitulation Française etl’opération Barbarossa.

    Vous me direz : la bataille d’Angleterre.

    Certes, mais c’est dans les Balkans que se jouent des choses determinantes.

    L’ensemble du continent européen est Nazi ou collabore avec les Nazis. L’URSS a signé un pacte. Deux pays sont neutres : Grèce et Yougoslavie. Orthodoxes tous deux.
    C’est alors que Mussolini pose un ultimatum à la Grèce. Vous voyez le tableau. L’Axe a envahi tout le nord de l’Europe, écrasé la France, ravage Londres. Du Portugal à la Bulgarie il n’y a que des dictatures fascistes dans le sud de l’Europe.

    Et bien les Grecs, qui ne sont pas plus nombreux que la population d’Ile de France, refusent de capituler sans se battre. Seuls. La Grèce n’est même pas alliée à la GB à ce moment. Et elle defait les armées fascistes à deux reprise, contre-attaque et envahi l’Albanie.

    Hitler devra changer ses plans, envahir la Yougoslavie qui resistera héroïquement pour défaire les Grecs. 8% de la population grecque y passera.

    Ce détrour imprevu empechera l’Almagne de vaincre l’URSS avec l’hiver russe.

    Depuis la guerre de Yougoslavie, l’UE met ses pieds dans les traces du 3e reich.


    • Carabistouille Le 21 mai 2015 à 09h58
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      Désolé mais vous êtes à coté de la plaque.
      CE N’EST PAS L’HIVER QUI A VAINCU L’ARMEE ALLEMANDE!!!!

      Merci de ne pas vous faire complice de la propagande anti-russe septuagénaire.

      en quel langue le dire: C’EST L’ARMEE ROUGE QUI A VAINCU.

      En fait, puisque vous aimez la rigueur historique, vous devriez savoir que, avant même que l’hiver montre le bout de son nez, dés septembre, tout l’OKW savait que la guerre éclair était foutue et qu’on entrait dans une guerre d’usure.
      Certes les Russes ont reculé de près de 1000 km et perdu 5 millions d’hommes. Mais l’OKW et Hitler avait prévu que ça suffirait à faire s’effondrer l’URSS. Ils avaient tablé sur deux mois de campagne, raison pour laquelle Hitler a demandé à ses généraux de perdre un mois à mater la Grèce.
      En attendant, les Allemands n’avaient absolument pas prévu que dés octobre, c’est à dire en à peine 4 mois de campagne, une armée ayant perdu tant d’hommes, mal encadrée, mal équipée, et ayant reculé de près de 1000 km aurait anéanti plus 600 000 ALLEMANDS!!!!
      600 000 soldats, la moitié des pertes allemande de la première guerre mondiale, en 4 mois!!!
      Dés septembre, aucun objectif n’était atteint, AUCUN, et de très loin, et l’armée allemande SAIGNAIT A MORT.
      En Janvier, elle aura perdu près de 1000 000 d’hommes. En un an, 1.500 000(morts, disparus, blessés graves, prisonniers).
      Le génie allemand est d’avoir survécu à l’hiver 41-42.
      Mais bien avant l’hiver, l’armée rouge avait:
      – empêché l’armée nazi d’atteindre le moindre objectif initial
      – infligé des blessures colossales à l’armée allemande
      – changé totalement l’échelle de la guerre, la transformant en guerre d’usure ou l’Allemagne ne pouvait que perdre.

      Merci de rendre au tsar ce qui est au tsar(même si c’est, ne l’occurrence, un tsar rouge.)


      • Charles Michael Le 21 mai 2015 à 16h02
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        Tout à fait,

        La première victoire Russe c’est l’organisation de la résistance et la défense de Moscou: premier échec des nazis et première contre-attaque soviétique.

        Le tournant de la guerre est là, et les USA n’y étaient pas encore rentrés.


  11. social21ème Le 21 mai 2015 à 09h50
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    Anne Lacroix-Riz me rappel un Peu Howard Zinn dans sa demarche a travers l’histoire de son pays.

    Une Histoire Populaire “Francaise”…. ?


  12. Vassili Arkhipov Le 21 mai 2015 à 10h25
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    Personnellement totalement d’accord avec Anne Lacroix-riz, comment reprocher aux soviétiques d’avoir lâché des occidentaux qui n’attendaient que l’occasion de les poignarder dans le dos? On leur demande d’être masochistes pour être respectables?
    Un grand pouce vert à “chios” et tous ceux qui arrivent à parler de cette période avec nuances et sans en venir aux invectives, c’est rare, surtout quand certains sont persuadés d’être “dégagés de toute idéologie”, “objectifs”, comprenez : détenteur de la Vérité


  13. Fabrice Le 21 mai 2015 à 10h53
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    J’ai quand même du mal avec les présentations ou un camp est la victime/héros, le parti pris est forcément source de détournement de l’histoire que ce soit des Etats-Unis et/ou URSS.

    J’ai une notion à peu près correcte d’un point de l’histoire avec la Finlande et l’URSS (“allié de longue date de l’Allemagne” on croit rêver devant une attitude si partiale, donc je considère comme certains textes partiaux contre l’URSS avec beaucoup de prudence) n’est pas l’ange que l’on retrouve dans ce texte. Ce passage est presque comme une anecdote mineure et sa 1ère attaque de ce pays n’est pas une page glorieuse, qui poussa les finnois à tomber dans le camp allemand lors de l’offensive de celle-ci

    pour information :

    link to 2eguerremondiale.fr

    mais là encore un grand état vainqueur pouvait imposer son optique (comme quoi tout n’est pas toujours très net).


    • Fabrice Le 21 mai 2015 à 11h02
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      wiki pour une vue plus globale :

      link to fr.wikipedia.org


    • Quentin Alexandre Le 21 mai 2015 à 14h25
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      La Finlande est l’exemple parfait de cette époque complexe. Le pragmatisme est ce qui fait défaut aux moralisateurs virtuels du xxie siècle.


      • Fabrice Le 21 mai 2015 à 14h53
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        Olivier nous soumet souvent des textes pour réflexions, des fois il est totalement d’accord, partiellement d’accord ou pas d’accord (il nous donne sa version ou son opinion en encadré), l’optique qu’il a n’est pas de nous dire voilà ce que je pense (dans le sens je vous conseille de faire de même) mais de nous offrir des sources différentes de développer notre sens critique (c’est ainsi qu’il présentait son site au début axé sur l’économie et je pense que c’est toujours l’axe principal de son site).

        Là sans réel développement de son opinion, je pense que ce texte est mis à note disposition pour voir une autre optique que celle qui nous est majoritairement offert, mais pas de prendre comme vérité d’évangile ce texte, qui est à mon sens partial mais intéressant, car il éclaire aussi la partialité du camp atlantiste (pour simplifier).

        N.B. : ce qui éclaire aussi sa présentation de la propagande pendant la 1ère guerre mondiale, qui peut paraître abrupte mais pas autant que cela si on sait l’optique de présenter des faits laissés à la libre réflexion.


  14. openmind Le 21 mai 2015 à 11h07
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    “La Guerre Totale A l’Est”de Boris LAURENT pour ceux qui voudraient encore davantage de détails plutôt impartiaux sur cette période si malmenée ces derniers temps. C’est en vente dans toutes les librairies. Par contre pas vu ou entendu dans les médias ce monsieur mais j’ai dû mal chercher..

    Son descriptif par un site connu

    “Il est impossible de concevoir l’étude de la Seconde Guerre mondiale sans évoquer le conflit germano-soviétique (1941-1945). Ce choc de titans est en effet une véritable guerre dans la guerre et le conflit de tous les superlatifs : immensité des espaces russes, climat extrême, masses humaines et matérielles inouïes, destructions inimaginables, massacres de civils à grande échelle, combat entre les deux grandes idéologies totalitaires du XXe siècle.
    Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les historiens occidentaux ont présenté la guerre à l’Est d’un point de vue largement allemand car les archives accessibles n’étaient alors qu’allemandes. Aujourd’hui, la plupart des analyses ont été battues en brèche par des historiens anglo-saxons, allemands et russes qui, depuis la chute de l’URSS en 1991, ont profité de l’ouverture des archives soviétiques pour donner un souffle nouveau à l’étude de ce conflit impitoyable. Ce regard neuf est enfin traduit en français.
    L’histoire du conflit germano-soviétique est remplie de mythes et d’idées reçues. Koursk en est peut-être le meilleur exemple. C’est aussi le cas des nombreuses autres confrontations jusqu’au « crépuscule des dieux » dans les ruines de Berlin, en mai 1945.
    À l’analyse de la planification – étrangement très peu étudiée, notamment en ce qui concerne Barbarossa – et de l’exécution des opérations, l’ouvrage ajoute des considérations économiques, politiques et diplomatiques. Il s’agit d’écrire une nouvelle histoire bataille en insérant des problématiques issues des sciences humaines dans le champ de l’histoire militaire. On trouvera ici une analyse complète de l’opération Barbarossa, de l’opération « Blau » (offensive stratégique de l’été 1942 qui mène les Allemands à Stalingrad), de la bataille de Koursk, plus grande bataille de matériel de l’histoire, des grandes opérations soviétiques et de l’art militaire de l’Armée rouge, longtemps minoré – voire méprisé – par l’historiographie occidentale.”


  15. Anouch Le 21 mai 2015 à 12h08
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    Je ne suis pas spécialiste du sujet, mais cet article me paraît tout de même tres partial. Il ne fait aucune allusion ni à la bataille d’Angleterre, ni au combat en Afrique du Nord contre Rommel, par exemple. Ce qui est dit sur la réalité du complot de Tchoukhatchevski me laisse aussi extrêmement dubitative et contredit tout ce que j’avais entendu à ce sujet jusque là…
    Décidément, cela me confirme dans l’idée qu’il ne faut jamais se laisser impressionner par les titres universitaires et la quantité des ouvrages publiés.


    • médiacrate Le 21 mai 2015 à 13h38
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      L’ ouverture des archives malheureusement pour vous sont sans pitié!


      • Anouch Le 21 mai 2015 à 14h58
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        C’est à dire?


        • Wilmotte Karim Le 23 mai 2015 à 10h24
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          “Ce qui est dit sur la réalité du complot de Tchoukhatchevski me laisse aussi extrêmement dubitative et contredit tout ce que j’avais entendu à ce sujet jusque là”


    • Mr K. Le 21 mai 2015 à 15h22
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      A Anouch :

      Euh…

      Le titre de l’article de Mme Annie Lacroix-Riz : “LE RÔLE DE L’URSS DANS LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE (1939-1945)”.

      Si vous avez des révélations à faire sur l’action des soviétiques lors de la bataille d’Angleterre ou contre Rommel en Afrique du nord, c’est le moment…


      • Charles Michael Le 21 mai 2015 à 16h15
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        Sur la bataille d’Angleterre je n’en ai pas

        Sur les combats en Afrique du Nord: la victoire d’El Alamein en Octobre 42 est largement rendu possible par l’affaiblissement des envois de renforts à Rommel qui fait des allers retour en vain à Berlin.
        Tout le matériel et hommes part sur le front de l’Est notament pour essayer de sauver l’armée de Paulus (pas de von) assiégée à Stalingrad. En vain, Paulus se rendra en Février 1943 (3 mois après El Alamein).
        les dates exactes sont disponibles sur Wiki.


        • Mr K. Le 21 mai 2015 à 17h08
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          A Charles Michael :

          Voici une citation du commentaire de “Anouch”, 12h08 : “Il [l’article] ne fait aucune allusion ni à la bataille d’Angleterre, ni au combat en Afrique du Nord contre Rommel, par exemple.”

          De toute évidence il y a une erreur logique énorme dans le commentaire de Anouch, 12h08, qui reproche à un article sur le rôle de L’URSS dans la deuxième guerre mondiale de ne pas parler, non pas d’une contribution indirecte éventuelle de l’URSS à ces évènements, mais des batailles d’Angleterre et du désert, tout court.

          Votre commentaire “en secours”, merci pour Anouch, n’est donc pas vraiment concluant…


          • Anouch Le 21 mai 2015 à 18h31
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            Je ne reproche rien a personne. Je veux simplement souligner le fait qu’avant l’entrée en scène des américains dont le rôle doit être minimisé a juste titre, les soviétiques n’étaient pas les seuls à se battre contre les puissances de l’axe, il y avait plusieurs fronts pour les Allemands. Et c’est l’addition de tous ces fronts qui a permis la défaite finale. Je trouve que l’article insiste un peu trop, même si c’est capital, sur l’antagonisme union soviétique/pays capitalistes et du coup je trouve ça louche pour un universitaire d’être aussi orienté.
            Mais la question de l’Afrique du Nord est accessoire. En revanche j’ai été vraiment troublée sur ce qui est dit au sujet des grandes purges et sur la réalité du complot de Toukhatchevski. Est-ce que quelqu’un aurait des informations à ce sujet. Wikipedia dement ce que dit l’article dessus par exemple -où alors j’ai mal lu ou mal compris quelque chose.


            • Wilmotte Karim Le 23 mai 2015 à 10h28
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              ” je trouve ça louche pour un universitaire d’être aussi orienté.”

              La neutralité axiologique, la vraie, n’est pas d’être objectif et de faire SEMBLANT de n’avoir pas de point de vue de mais :

              – dire d’où l’on parle
              – faire preuve d’honnêteté intellectuelle.

              Au dernière nouvelle, ALR est souvent insultée, jamais contredite sur les archives. Donc, soit les universitaires qui l’insultent sont des cuistres fainéant (puisque ce serait si facile de l’écraser sous les faits), soit elle a raison.


            • Lysbethe Lévy Le 23 mai 2015 à 11h14
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              Parce qu’elle dit la vérité sur la collaboration des élites, banques, patrons, entrepreneurs au lieu d’essentialiser le peuple allemand comme seul coupable de cette guerre…Et c’est ce que font trop souvent les prétendus historiens, qui eux ‘”accusent le peuple allemand” comme seul responsable à avoir porté un monstre “au pouvoir” par leurs votes. On sait bien que l’argent que le parti nazi ne sortait pas de nul part mais bien donné par les grands banquiers anglo-saxons, qui ont bien mis Hitler au pouvoir pour leur faire gagner de l’argent avec les entreprises américaines, qui possèdaient même IGFarben a Auschwitz !

              Le grand-père Bush était en lien avec tHYSSEN, et venait les société, Kodac, Rockfeller, Rotschild, Coca Cola (Fanta) Ford, IBM, une quantité d’entreprises ont bien ré armé le nouveau REICH : et ce dans le but de voir détruire l’Urss que les élites anglo-saxonnes voulaient éliminer car le régime communiste empêchait la pénétration de nouveaux marchés.et une future puissance concurrente à terme..

              .D’autres part Annie Lacroix Riz n’est pas la seule a avoir fait ce constat d’autres historiens peu connus car “censurés” ont les mêmes conclusions…Loftus, Aaron, Jacques Pauwels, liste non exhaustive, sont peu traduits ou peu médiatisés.

              Et..La guerre ce n’est jamais que de la politique par d’autres moyens et du COMMERCE par un autre moyen aussi.! .


            • Anouch Le 23 mai 2015 à 11h52
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              Je ne peux malheureusement que vous croire sur parole puisque je ne connais pas le détail des débats a ce sujet.
              Mais alors comment expliquer la notice de Wikipedia au sujet de Tchoukhatchevski? Comment ce fait-il que sa tese -a vous entendre imbattable et parfaitement documentée-ne soit pas meme mentionnée?


            • Anouch Le 23 mai 2015 à 12h10
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              La question des grandes purges est à mon avis fondamentale, bien plus que celle du pacte germano-soviétique (qui trouve son ” pendant” dans les accords de Munich comme le montre très bien l’article). Les purges sont une pierre dans le jardin de ceux qui magnifient le rôle de Staline dans la victoire finale et insistent sur l’énormité du nombre de victimes côté sovietique.
              Car il y a aussi des thèses qui défendent l’idée que l’URSS a gagné “malgré” les stratégies (néfastes) de Staline, excessivement coûteuses en vies humaines et que sans ces stratégies, on aurait pu épargner de nombreuses souffrances. La liquidation des têtes pensantes de l’armée pendant les grandes purges étant l’un des exemples les plus lourds de conséquences.


            • Wilmotte Karim Le 23 mai 2015 à 17h47
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              “Comment ce fait-il que sa tese -a vous entendre imbattable et parfaitement documentée-ne soit pas même mentionnée?”

              Parce qu’on sait que la Terre est plate et que cela ne se discute pas.
              Le Wiki de 1300 après JC est très clair là-dessus!

              Remarquez, je ne dis pas que la thèse est imbattable et parfaitement documentée. Je dis que les historiens qui la critiquent ne le font qu’en proclamant des dogmes au lieu de réfuter point par point.

              Pourquoi? J’émet deux hypothèses : soit ce sont des fainéants, soit ils ont tort mais ne peuvent pas l’accepter pour des raisons idéologiques.


  16. David D Le 21 mai 2015 à 12h09
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    Considérer que la Seconde Guerre Mondiale a été gagnée grâce aux russes ou plutôt grâce aux américains ne relève pas d’un clivage droite-gauche. Croire que nous devions la victoire aux seuls américains, c’était jusqu’à une époque récente un simple manque d’attention culturelle. Maintenant, un clivage apparaît entre ceux qui acceptent la propagande américaine et ceux qui la refusent.
    Pour se placer au-delà de tout clivage, il y a l’information à l’aide d’outils historiques. Les historiens ne suffisent pas, mais tout le monde ne peut pas se faire historien. Ceci dit, quand il est question de guerre, il y a à côté des historiens des gens qui étudient les tactiques et stratégies militaires. Car on ne saurait trop conseiller de multiplier les lectures diverses et les confrontations de points de vue.
    Par exemple, on peut prendre dans la collection Campagnes et stratégies de l’éditeur Economica, le livre de Bernard Schnetzler Les Erreurs stratégiques du IIIe Reich (pendant la Deuxième Guerre Mondiale).
    Je ne me suis pas renseigné sur Schnetzler en cherchant à savoir s’il est de droite ou de gauche et en cherchant à évaluer si cela détermine ses conclusions.

    Le dos de couverture dit ceci : “Rétrospectivement, que le nazisme ait porté en lui les germes politiques de la défaite ne devrait pas occulter la possibilité d’une victoire militaire. Sinon, pourquoi Churchill aurait-il été si inquiet ? En fait jusqu’à Stalignrad l’issue du conflit n’est pas déterminée. D’un point de vue purement militaire, en partant de la situation historique, l’examen approfondi d’options légèrement différentes révèle les fautes de l’OKW, parmi lesquelles l’absence d’une stratégie interarmées et la confusion entre les niveaux stratégique et opérationnel. Ainsi, en 1942, la guerre est menée sur trois fronts principaux : à l’Est, dans le ciel d’Europe et dans l’Atlantique. Pour le Reich, il suffisait de donner la priorité à la lutte sur le front russe pour éviter la défaite finale. Par ailleurs, à l’automne 1941, l’erreur n’est pas de marcher sur Kiev plutôt que sur Moscou mais de ne pas arrêter les opétations à la veille de l’hiver… pour préparer la campagne de 1942.”

    Comme beaucoup d’autres ouvrages, ce dos de couverture précise que la fin de la progression allemande et même la fin des chances allemandes de gagner la guerre datent de Stalingrad en 1943 : c’est le tournant de la guerre classiquement admis.
    L’accroche de ce dos de couverture pose ce fait sans le consolider, ce qui veut dire que cela semble admis par tout le monde.

    Il est beaucoup question de l’année 1942 dans cet extrait : la campagne de 42 fut mal préparée, les allemands se sont dispersés sur trop de fronts, perdant de vue les priorités stratégiques, et leur erreur a été de ne pas se concentrer sur la Russie pour en finir de ce côté-là. On voit bien que même par la faute des allemands c’est le front russe qui est le coeur de tout pour comprendre le basculement dont nous avons profité lors de la seconde Guerre Mondiale.

    En revanche, Schnetzler prend ses distances avec le discours des historiens pour ce qui concerne le début de la guerre, il ne croit pas que l’Allemagne avait tort d’attaquer tant à l’ouest qu’à l’est, ce qu’il dit dans le livre, pas sur le dos de couverture. Schnetzler prend ses distances également avec les historiens pour ce qui est de l’attaque sur le front russe.
    Les allemands ont attaqué l’URSS avec une percée au Nord vers Saint-Pétersbourg alias Leningrad, vers Moscou et dans le sud il fallait passer par Kiev et rejoindre les régions pétrolières du Bakou. La porogression vers Moscou était fulgurante, celle vers Kiev l’était moins. Les armées progressant vers Moscou ont dû descendre à Kiev en renfort et toute une armée soviétique fut éliminée. Puis, la tripartition des tâches a repris, mais l’armée qui se dirigeait vers Moscou n’a plus été triomphale.
    Tous les historiens disent que l’armée qui progressait vers Moscou n’aurait jamais dû aller à Kiev puisque visiblement dans le déroulé des événements on voit qu’il y a un avant et un après Kiev dans leur progression. Ils n’arriveront plus à prendre Moscou.
    Là, pour Schnetzler, le détour par Kiev est plutôt une bonne chose, puisque des troupes considérables des soviétiques ont été vaincues, donc il y a bien eu un gain substantiel à cette opération. L’erreur, c’est que vu qu’il n’y avait plus assez de temps pour prendre Moscou avant l’hiver il fallait arrêter les opérations et créer une ligne de front pour bien passer l’hiver et repartir de plus belle en 1942.

    La Seconde Guerre Mondiale s’est jouée en 1942 pour l’essentiel et la défaite allemande devient inéluctable en 1943. La bataille entre pays européens ne concernait que partiellement les américains à ce moment-là, sans doute des troupes américaines en Libye en 43, mais sur le sol européen, rien, néant. Or, c’est là que ça se jouait : allemands face aux russes pour résumer aux principales nationalités engagées sur le front russe.


  17. Arnold99 Le 21 mai 2015 à 12h34
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    La plus grosse erreur d’Hitler a été de de pas faire ouvrir un deuxième front en Orient par le Japon. Il n’a même pas tenu les Japonais au courant de ses intentions d’envahir l’URSS. Lorsque Staline a été sur que le Japon ne bougerait pas occupé dans le Sud, il a rapatrié les divisions d’Orient pour gagner la bataille de Moscou puis de Stalingrad.

    D’autre part, si Hitler n’avait pas été aveuglé par son anti-communisme, et donc respecté ses engagements, je voit mal qui aurait pu le vaincre à l’Ouest y compris nos amis américains qui selon la l’histoire réécrite ont gagné tous seuls la guerre.


    • Wilmotte Karim Le 23 mai 2015 à 18h12
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      Encore aurait-il fallu que les Japonais acceptent.
      Après les défaites de la fin des années 30 et la démonstration dés la mi-septembre de l’échec du blietzkrieg, le Japon a fait le choix d’éviter d’entrer en guerre contre l’URSS

      Pour rappel, les armées du Japon étaient aussi engagée sur de nombreux terrains et une entrée en guerre suivie d’une défaite face à l’URSS risquait de provoquer un désastre en Asie continentale.


  18. Iskander Zakhar Le 21 mai 2015 à 12h46
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    Si on se met deux minutes dans la peau d’un dirigeant qui sait qu’il va devoir affronter la foudre d’un adversaire au moins aussi fort que lui, sans être prêt à encaisser totalement et immédiatement le premier choc, on ne peut qu’adhérer à l’idée qu’il faut gagner du temps !
    Et lorsque l’on voit, de surcroît, que ceux qui pourraient vous aider se dérobent et font profil bas face à votre adversaire – pire – sacrifient leurs alliés pour gagner du temps eux aussi, en espérant éviter la foudre, on ne peut qu’être conforté dans son idée.
    Ainsi Staline – dont le mandat, si on simplifie, était de préserver l’URSS – s’est-il aperçu que les occidentaux ne lèveraient pas le petit doigt pour l’aider si les nazis l’attaquaient, puisqu’ils se sont mis d’accord avec Hitler pour laisser dévorer la Tchécoslovaquie.
    D’où la question que je pose : au vu de ces faits historiques, en quoi le pacte Germano-soviétique est-il plus blâmable que les accords de Munich ?
    Ceci n’enlève toutefois rien au fait que Staline a conduit une politique qui ne regardait pas le chemin parcouru pour atteindre l’objectif fixé (purges, goulags, etc.)
    MAIS, rien de comparable au nazisme, qui base sosn système de fonctionnement sur l’idée que la “race” allemande doit régner sur le monde et détruire ou réduire en esclavage tout le reste de l’humanité !


    • achriline Le 21 mai 2015 à 13h45
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      “Ceci n’enlève toutefois rien au fait que Staline a conduit une politique qui ne regardait pas le chemin parcouru pour atteindre l’objectif fixé (purges, goulags, etc.)”
      Je n’ai pas encore lu le livre qui vient de paraître en français (09/2014) “Khrouchtchev a menti” mais dans sa présentation sur le site de l’éditeur, Delga, on peut lire “Dans son « rapport secret » de février 1956, Nikita Khrouchtchev a accusé Joseph Staline de crimes immenses.” et plus loin “Dans cette étude approfondie du rapport Khrouchtchev, il révèle les résultats étonnants de son enquête : pas une seule des « révélations » de Khrouchtchev n’est exacte !”
      Alors, Staline mérite-t-il la réputation qu’on lui a faite ?


    • couci couça Le 21 mai 2015 à 19h11
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      Mais le pacte germano soviétique est directement la conséquence de Munich .
      Et entraîne de facto l’invasion et l’écrasement de la Hollande , de la Belgique et de la France par l’Allemagne en mai 40 …
      A trop jouer au c..!


      • Lysbethe Lévy Le 21 mai 2015 à 23h38
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        Oui car par propagande anti-soviétique et maintenant anti-russe, on oublie que plusieurs nations dont la France ont conclu “bien avant ou en même temps ” un pacte de non agression avec l’allemagne nazie :

        La signature de cet accord bilatéral conclu entre la France et l’Allemagne “le 6 décembre 1938” traduit l’existence d’un contexte favorable à l’apparition d’une entente entre la France et l’Allemagne.

        Tout d’abord, l’anti-germanisme et le bellicisme français ont cédé la place, sinon à un sentiment germanophile dominant, du moins à une certaine forme de léthargie et de fatalisme dominée par un pacifisme triomphant qui transcende alors les antagonismes politiques.

        Les coups de force menés pendant l’année 1938 par Hitler qui ne fait que mettre en œuvre son protocole dit d’Hossbach ne provoquent ainsi plus les mises en garde d’autrefois : la droite au pouvoir, si elle perçoit le renforcement du Reich à travers ses annexions successives, ne les considère pas moins comme inévitables.

        En effet, tandis que le peuple autrichien approuvait avec 99,7% des voix exprimées le rattachement de l’Autriche à l’Allemagne le 10 avril 1938 (jour de la nomination de Georges Bonnet, en pleine crise politique interne), Paul Claudel écrivait : « On nous a bourré le crâne avec l’Autriche qui visiblement a toujours désiré être rattachée à l’Allemagne ».

        Liste de pactes signés avec l’allemagne nazie avant la guerre..
        .
        _ 1933 : GB, France, Italie, A.N
        _ 1934 Pologne A. Nazie, Pacte Hitler Pildulski
        _ 1935 G.B A.N Pacte naval anglo-allemand
        _ 1936 Japon, A.N, pacte anti-komintern
        _ 1938 (septembre) GB A.N, pacte de non agression
        _ 1938 (décembre) France A. N pacte de non agression
        _ 1939 Roumanie. A. N pacte économique
        _ 1939 (mars) Lettonie, A.N pacte de non agression
        _ 1939 mai Italie, A.N pacte d’acier
        _ 1939 Danemark, A. N ppcte de non agression
        _ 1939 (juin) Estonie, A. N pacte de non agression
        _ 1939 (juin) Lithuanie, A.N pacte de non agression
        _ 1939 (aout) U.R.S.S. A.N pacte de non agression

        Et voilà comment on manipule l’opinion en vue de culpabiliser un pays “ennemi” alors que la plupart on fait de même…En fait Staline a demandé un accord contre l’allemagne nazie plusieurs fois et sachant qu’il serait la prochaine victime des nazis en desespoir de cause il n’a fait que s’avancer en signant un pacte pour gagner du temps selon l’historien “Jacques Pauwels” !


  19. Antoine Le 21 mai 2015 à 13h31
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    Dans son livre “1939 : l’alliance de la dernière chance : une réinterprétation des origines de la Seconde Guerre mondiale”, Michael J. Carley, historien canadien – et non communiste -, confronte les archives diplomatiques françaises, britanniques et soviétiques, qui confirment les conclusions de Mme Lacroix-Riz. Il est en ligne : link to erudit.org.


  20. Chris Le 21 mai 2015 à 13h32
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    Ecoeurée par l’attitude du Gvt Français et Suisse lors du 70e anniversaire à Moscou, j’ai adressé une lettre de félicitations et remerciements à l’ambassade de la Fédération de Russie à Berne.
    Ce matin, j’ai eu la surprise de recevoir une brève missive de remerciements de l’ambassadeur en poste, Alexandre Golovin.
    Elle ira rejoindre celle de Jacques Chirac, remercié en son temps, pour la non intervention de la France dans la coalition US contre l’Irak.
    Longue vie à la courtoisie et au bon sens !


  21. Dellac Le 21 mai 2015 à 14h38
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    Je n’ai pas lu les commentaires et je suis peut-être à coté de la plaque.Je viens d’écouter sur France Culture “Aux armes etc..”avecYves Boyer.Il n’était pas prévu qu’il parle de l’Ukraine,mais la liaison avec l’intervenant prévu pour l’Ukraine étant interrompue c’est lui qui a donné son point de vue sur l’Ukraine.Effectivement c’était très différent de ce que l’on entend habituellement sur cette radio.Le comble,c’est que l’animateur de l’émission,Florian Delorme,s’est félicité de donner la parole à une voix hétérodoxe.L’intervenant prévu était,sauf erreur de ma part,Stéphane Sion,dont je n’ai pas trouvé trace sur le net.

    link to franceculture.fr


    • Francois Le 24 mai 2015 à 21h23
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      C’est peut-être un pseudo?


  22. Mr K. Le 21 mai 2015 à 15h00
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    Concernant Mme Annie Lacroix-Riz, j’avais tendance à penser que son engagement communiste pouvait influencer, ici ou là, sa manière de présenter les évènements. Même si cela reste possiblement vrai il n’en reste pas moins qu’elle a un souci de l’exactitude.
    On peut la voir, lors d’une conférence filmée sur les années trente, dénoncer la complicité de tous les syndicats, y compris la CGT, dans la collaboration avec le pouvoir, en 1938. En vue, la liquidation à venir de la république française.

    Les travaux de Mme Annie Lacroix-Riz sont très souvent difficilement contestables puisque systématiquement appuyés par des citations d’archives de l’époque étudiée, issues de différents fonds.

    L’histoire fait sans aucun doute l’objet d’un détournement à des fins politiques en France notamment.

    Pour s’en persuader il est par exemple très intéressant de regarder et comparer deux documentaires, l’un Français et l’autre Franco-américain, concernant l’opération Barbarossa lancée le 22 juin 1941 par les nazis contre l’URSS.
    Ces deux documentaires cèdent à des degrés divers à la propagande, se contredisant d’ailleurs l’un l’autre par moments.

    Documentaire 1 : « La Bataille de Moscou », première diffusion : 15/03/1969. « Les Grandes Batailles » est une série d’émissions télévisées historiques de Daniel Costelle, Jean-Louis Guillaud et Henri de Turenne diffusée à la télévision française dans les années 1960 et 1970.

    link to youtube.com

    Documentaire 2 : « Opération Barbarossa », dans la série « La deuxième guerre mondiale en couleur » réalisée en 2009 par Nick Davidson.

    link to youtube.com

    Exemple de traitement très différent : lors de la progression des Nazis vers Moscou, la bataille de Smolensk. Transcription de commentaires.

    Pour « La bataille de Moscou » (1969) : A partir de 25min 20s. « … » ; à 27min « Les combats pour Smolensk vont durer trois semaines » ; « Il faudra réduire la ville au corps à corps, les soldats russes résisteront jusqu’au bout » ; « Le grand état-major allemand sait que la Wehrmacht compte déjà 100 000 morts et 300 000 blessés ou disparus soit plus de10% de ses effectifs du 22 juin (1941) ».

    Pour « Opération Barbarossa » : A partir de 11min 35s. « … » ; « Le 22 Juillet un mouvement d’encerclement à l’est de la ville (Smolensk) piège 310 000 soldats soviétiques » ; « L’armée allemande réalise alors une brève pause pour permettre au reste des troupes de faire la jonction » ; « En 5 jours toutes les troupes sont rassemblées et se préparent à reprendre leur progression ». Grotesque, non ?

    Il est à remarquer que dans l’article sur Wikipédia concernant la bataille de Smolensk il y a une contradiction énorme : « Timochenko s’attend à une résistance prolongée mais, en deux jours, les fantassins de la 29e Infanterie Division (mot.), appuyés par la 17e Panzerdivision, vont la repousser (la 16e armée) hors de la ville (Smolensk) ». Et plus loin : « Dans Smolensk même, la 16e armée parvient à reprendre du terrain, en particulier dans les faubourgs nord »…

    Deuxième exemple de traitement très différent, à contrario : Après le traité d’alliance avec la Grande Bretagne, juillet 1941.

    Pour « La bataille de Moscou » (1969) : A partir de 34min 25s. « … » ; « Aussitôt des milliers de tonnes de matériel de guerre quittent les port anglais (pour l’Union Soviétique)».

    Pour « Opération Barbarossa » : A partir de 10min 00s. « … » ; « Mais le Royaume uni ne peut pas faire grand-chose pour l’Union Soviétique, sinon expédier quelque vivres par mer ».


  23. Anouch Le 21 mai 2015 à 15h39
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    Je voudrais tout de même alerter les contributeurs de ce site par rapport aux thèmes touchant à la Russie, l’URSS, etc.
    J’habite Moscou et je remarque que beaucoup des thèmes “main stream” traités par les médias russes se retrouvent sur ce site comme s’il s’agissait de la quintessence d’un discours alternatif.
    Nos amis russes dans leur grande majorité – internet et les médias s’en font l’écho- sont scandalisés par le fait que l’Occident oublie un fait qui pour eux ne fait pas l’ombre d’un doute : ils ont gagné la seconde guerre mondiale et comme d’habitude, depuis moult siecles, ils on protégé au prix de leur sang et de leurs larmes la frivole Europe contre la barbarie. Du coup les dirigeants soviétiques du passé, Staline en tête, prennent des allures de héros sacrés… A tel point que j’en viens parfois à redouter que l’Eglise orthodoxe s’avise un jour d’en canoniser certains (je blague à peine).
    A la question de savoir si l’URSS a oui ou non sauvé l’Europe de la barbarie, il me semble que personne ne peut donner une réponse univoque. D’une part parce que personne ne sait ce qui aurait pu réellement se passer, par exemple, si l’URSS n’avait pas été attaquée par l’Allemagne, et d’autre part, parce que je ne pense pas que Staline, à l’époque, ait eu la moindre intention de transformer son peuple en martyr pour sauver l’Europe. Tout ce qui s’est passé s’est fait en partie malgré lui et il n’a été que l’une des forces agissante dans cette terrible conflagration où -de part et d’autre- se sont avant tout déchaînés les instincts les plus sauvages, les plus primaires-comme dans toute guerre.


    • Alae Le 21 mai 2015 à 16h34
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      Tout ce qui s’est passé s’est fait en partie malgré lui et il n’a été que l’une des forces agissante dans cette terrible conflagration où -de part et d’autre- se sont avant tout déchaînés les instincts les plus sauvages, les plus primaires-comme dans toute guerre.
      Encore une fois, on note cette tendance actuelle à confondre bourreaux et victimes, tous deux coupables, au même titre, de “déchaînement d’instincts les plus sauvages”.
      Si on vous suit, il aurait fallu que l’URSS se laisse égorger bien gentiment par les nazis, qu’elle ne se défende surtout pas, pour avoir droit à votre approbation ?
      Rendre l’agresseur et la victime aussi coupables l’un que l’autre, c’est une nouvelle mode ou quoi ? En tous cas, pardon, mais le relativisme extrême et l’état de confusion mentale que cela révèle font vraiment peur.


    • Mr K. Le 21 mai 2015 à 16h46
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      A Anouch

      Votre texte est une suite d’affirmations gratuites : parce que vous habiteriez Moscou il faudrait vous croire sur parole…

      En gros vous affirmez (gratuitement, de nouveau) que l’on retrouve ici, sur ce site, “beaucoup des thèmes “main stream” traités par les médias russes” et donc que bien des contributeurs seraient tout simplement, en quelque sorte, des idiots (utiles?) reprenant ces thèmes par simple habitude d’un suivisme de “discours alternatifs”.

      Discours alternatifs dont on comprend rapidement qu’il ne sont dans votre esprit que pure propagande puisque il y a un glissement rapide dans la caricature : ” ils ont gagné la seconde guerre mondiale et comme d’habitude, depuis moult siecles, ils on protégé au prix de leur sang et de leurs larmes la frivole Europe contre la barbarie. etc…” . Votre démonstration s’appuie par avance sur : “internet et les médias s’en font l’écho”, source au combien sérieuse…

      Pour appuyer votre démonstration sur le caractère discutable du rôle déterminant de l’URSS dans la défaite nazie, vous dites : “parce que personne ne sait ce qui aurait pu réellement se passer, par exemple, si l’URSS n’avait pas été attaquée par l’Allemagne”.

      Je plussoie, d’ailleurs, par exemple, si l’URSS n’avait pas existé elle n’aurait jamais pu gagner contre les nazis : encore une preuve…

      Si vous pouviez appuyer vos affirmations sur des exemples concrets et vérifiables, au lieu de généralités très vagues, une discussion sérieuse serait possible avec “les contributeurs”.

      Cordialement.


      • Anouch Le 21 mai 2015 à 19h08
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        Je vous fait simplement part de mon modeste sentiment, que vous méprisez…soit, vous êtes sans doute infiniment plus savant que moi….
        Cependant, je considère que les medias, internet et les discussions avec l’homme de la rue sont une source intéressante pour avoir une idée de l’état d’esprit ambiant dans une société donnée. Je veux juste mettre l’accent sur les dangers du manicheisme et rappeler qu’en France comme en Russie les gens ont des idées toutes faites et sacralisent leur histoire nationale ou leurs dirigeants passés, surtout quand ceux-ci ont été au pouvoir lorsque leur pays a remporté une guerre. Quand je parlais des instincts sauvages, je parlais de l’instinct de conservation et de celui de prédation a l’œuvre dans toute guerre et a toute epoque.
        Je veux simplement souligner que pendant leur grande guerre patriotique, les russes se sont d’abord battus pour leur peau … Et qu’il n’était plus vraiment question de fascisme, nazisme, communisme, bien, mal, etc. Ce discours du combat idéologique de lutte contre le mal absolu incarné par le nazisme est un discours qui mobilise les foules maintenant. Et je trouve que c’est un peu une forme de récupération, qui personnellement me pose beaucoup de questions


        • Mr K. Le 21 mai 2015 à 22h27
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          A Anouch :

          (Je ne pense pas que dans votre commentaire vous vous adressiez à moi-même en particulier).

          Si vous avez vu du mépris dans mes commentaires, vous vous trompez. Cependant, je comprends que vous ayez pu le ressentir de cette manière.

          Il est à noter que le ressenti que je vous prête rejoint pleinement votre “modeste sentiment” : ils se situent au niveau de l’émotion.

          Ainsi, vous le dites vous même : l’émotionnel vous guide, au moins en partie.

          L’émotionnel vient facilement troubler notre vision, empêche, perturbe souvent l’analyse des évènements. Il n’est pas un hasard qu’il soit employé à tour de bras par les élites dirigeantes dans tous les pays.

          Pendant longtemps, du fait de mon éducation dans un milieu bourgeois, j’avais une réaction de rejet automatique de tout ce qui était lié de près ou de loin à l’idéologie communiste.
          J’ai encore maintenant ce prédéterminé par mon milieu à l’œuvre en moi-même : c’est viscéral en quelque sorte. Simplement, si je puis dire, je me fais force, m’oblige à considérer les arguments de manière froide et logique. J’y arrive plus ou moins, cela dépend.

          Je crois que nous sommes tous soumis à ce même phénomène, à des degrés divers selon les sujets abordés.

          C’est peut-être ce qui a amené cette erreur de votre part dans votre commentaire de 12h08. L’émotionnel a vraisemblablement perturbé fortement votre logique.

          Bien cordialement.


          • Annouchka Le 22 mai 2015 à 11h40
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            ” L’erreur n’est pas le contraire de la vérité mais l’oubli de la vérité contraire”.
            Le sens de ma première intervention n’était sans doute pas très clair, je m’en rends compte. L’idée était de souligner que beaucoup de messages concernant la Russie sur ce site se présentent comme étant l’expression d’une sorte d’avant-garde éclairée, lucide par rapport à la propagande americane ou occidentale… Et tombent par la-meme, de mon point de vue; dans l’exces inverse. Peut-etre en toute conscience et en toute lucidité. Je n’en sait rien.
            Dommage que pour vous l’emotionel soit une tare, car pourtant je pense que vous n’y échappez pas. Votre commentaire en témoigne. Certes, la vulgate marxiste enseigne généralement que la vérité “existe” et que l’on peut l’atteindre par des moyens scientifiques logiques et rationnels. Je pense personnellement que la raison humaine est incapable d’atteindre un tel absolu. Et l’émotionel, comme vous dites, est parfois bien plus proche du but.


    • bdb30 Le 21 mai 2015 à 18h49
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      A vous lire, je constate que vous restez prisonnier d’une posture intellectuelle et insidieuse du discours “réactionnaire”, je veux dire néo-libéral, qui a réussi à s’imposer en France et que je situe au début des années 1970, quand les intellectuels ont viré à droite contre le Programme Commun.
      C’est le “que ce serait-il passé si…?”, par cette question beaucoup de situations ont été retournées et le discours néo-libéral a infusé un style de raisonnement soi-disant neutre, entre deux, et les accords de Munich comme le fameux pacte germano-soviétique ont pourri la vie des Communistes et des mouvements progressistes. C’était, et c’est encore, la mise dos à dos du bourreau et de la victime, le tout avec toute l’arrogance de ces nouvelles “élites”.
      Votre propos, ou votre façon de raisonner, me rappelle un “Apostrophes” avec Marchais (Démocratie), De Closets (La grande Manipulation) Todd et Bruckner. Pauvre Marchais, venu dans une émission dont il ne connaissait pas les codes qui se fit piégé par ces trois intellectuels, c’était en 1990, l’URSS allait s’effondrer…Je vous certifie que cette émission était très “génante” pour ne pas dire malsaine avce Todd et Bruckner goguenards sur le “être communiste” mais le plus beau fut De Closets, dont Pivot se fit un régal de demander à Marchais ce qu’il pensait de l’affirmation de DE Clostes ” que le PCF parti des “fusillés” était une manipulation, un mensonge” qui laissa Marchais sans voix quand DE Closets expliqua ” que ces fusillés, s’ils ne l’avaient pas été ou s’ils revenaient, peut-être qu’il changeraient d’opinion sur le PCF et qu’en conséquence on ne pouvait pas dire que le PCF était le parti des fusillés”. Prodigieuse force du raisonnement, j’invite d’ailleurs OB à visionner cette émission qui est sur Youtube, dans la catégorie “Enormeuh, qu’elle est bonne celle là”. Je vous invite aussi à la visionner, rien que pour voir un Français s’étouffer de rire en parlant de ses compatriotes fusillés, communistes ou supposés ou pas…
      J’ai lu aussi dans les commentaires une référence à Stéphane Courtois, “spécialiste” de l’URSS, oui, dans une réponse de Lacroix-Riz sur sa censure.
      Stéphane Courtois avec Mosca, sont les auteurs/contributeurs/acteurs d’un film “Des terroristes à la retraite” qui fit le “buz” en 1985 aux dossiers de l’écran (7 juillet). Film qui développait la thèse que le groupe Manouchian fut dénoncé parla direction du PCF clandestin, parce que principalement juif et étranger, Courtois se revendiquant d’un pseudo télégramme de Staline. Belle émission, introuvable à l’INA, où des résistants communistes se trouvèrent placés devant l’imparable démonstration. Les archives françaises ont été ouvertes, plus tard, et c’était la police française qui avait fait tombé le groupe par de simples filatures. Quelques années plus tard, aux “Brûlures de l’Histoire” sur FR3 consacrée à l’Affiche Rouge, la vérité sur la chute du groupe fut démontrée, Courtois était invité et l’animateur de l’émission se fit un plaisir de lui demander si le PCF avait dénoncé Manouchian et son groupe, avec un grand sourire Courtois répondit que “non”, sans gêne le mec est toujours THE spécialiste. Quand au film, il fut copieusement hachuré et les références à une trahison enlevées. J’écris ceci pour montrer que ceux qui dénonçaient les méthodes des Soviets en trafiquant les photos n’ont pas eu peur de couper leur film.
      Tout ce long développement pour vous mettre en garde sur cette forme de ni-ni, sur votre impossibilité de donner une réponse “univoque”.
      Oui, l’URSS est le vainqueur de la guerre 1941-1945, Oui l’URSS a écrasé la bête immonde. Ce qui n’enlève rien à l’incroyable résistance des Londoniens durant le Blitz et toutes les nations du front de l’Ouest.
      Quand à moi, je mets ma pendule à l’heure concernant Toukhatchevski, il a réellement comploté avec les Allemands.
      Prendre conscience aussi que nous sommes toujours dans une guerre idéologique où ceux qui croient tenir le hautbdu pavé peuvent parler sans preuves et avec arrogance, nous obligeant sans cesse à la retenue et à l’exposé de preuves irréfutables. et cela fait quarante ans que ça dure!


  24. step Le 21 mai 2015 à 16h41
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    un texte mesuré et équilibré sur la fin du nazisme et fourmillant d’information que j’ignorais :

    link to edouardhusson.com


  25. georges dubuis Le 21 mai 2015 à 18h02
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    Disons que pour une universitaire ALRix est ….passable. Le socialisme national à vaincu le national socialisme, c’était un joli match !


    • bdb30 Le 21 mai 2015 à 19h02
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      60 millions de morts, un joli match…
      Quel bonheur que toute parole soit libre!


  26. CANDIDE Le 21 mai 2015 à 18h54
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    Bonjour à tous et merci à Olivier BERRUYER pour son blog que je suis depuis longtemps même si je n’y ai jamais participé.
    Merci également à Annie Lacroix-Riz pour son abnégation, parce qu’il faut en avoir malgré les obstacles qu’elle peut rencontrer dans son travail, comme celui de ne pas pouvoir être directrice de thèse.
    Le sujet qu’Annie Lacroix-Riz s’est appliqué à explorer ici porte sur la période finale de la Seconde Guerre Mondiale et y apporte des lumières auparavant occultée malheureusement par la “guerre des Blocs”. Il est heureux que la Connaissance soit ainsi élargie.
    Toutefois, si le sujet de la période finale et paroxystique de cette guerre ne manque pas d’intérêt et appelle logiquement à l’établissement d’un bilan, ce qui me préoccupe plutôt et que je vous propose de partager, c’est comment en est-on arrivé là ! Quelle hécatombe ! Mais n’y a-t-il pas quelque chose de « stupide » de compter les morts et les destructions pour désigner celui qui aurait fait le plus de sacrifice et donc ensuite, lui attribuer la couronne du vainqueur ? N’est-ce pas plutôt les méthodes de combats qu’il faut condamner (pour les militaires) ou les objectifs désignés pour les bombardements (pour les victimes CIVILES en particulier !) qui ont conduit à cette horreur (je pense en particulier au bombardement de DRESDE par les anglais et au siège de LENINGRAD par les allemands) ? Quelle justification militaire apporter à ces charges de ces masses de fantassins russes courant à pied vers les chars allemands au cri de « Hourra ! Hourra !» lors de l’avance des troupes de l’Axe en direction de Moscou, Leningrad et la Volga ? Les conséquences étaient les mêmes dans le Pacifique. Arriver à un tel degré d’horreur dépasse l’imagination et fait désespérer de l’espèce humaine. L’horreur n’a pas de patrie.
    Oui, alors comment a-t-on pu en arriver là ? D’aucun répondra que c’est l’arrivée au pouvoir du chancelier Hitler et sa folle idéologie qui a amené l’Europe dans ce gouffre. C’est certain. Mais je trouve que cette réponse est un peu courte et ce sont mes recherches qui m’ont conduit à reconsidérer cette réponse. J’ai découvert le livre du journaliste, historien, essayiste et Académicien Jacques Bainville : « Les conséquences politiques de la paix » (celle de 1919 du Traité de Versailles).

    link to maurras.net

    Quelle n’a pas été ma surprise de lire ceci : « « …. On ne peut pas dire que le traité ne démembre pas l’Allemagne. Il la démembre nettement à l’Est, à un point sensible, très loin de la prise des alliés. Il la démembre au profit de la Pologne, trois fois moins peuplée qu’elle et plus de vingt fois moins forte si l’on tient compte des faiblesses de l’Etat polonais et des Périls qu’il court. Regardez encore cette carte si parlante. Accroupie au milieu de l’Europe comme un animal méchant, l’Allemagne n’a qu’une griffe à étendre pour réunir de nouveau l’ilot de Königsberg. Dans ce signe, les prochains malheurs de la Pologne et de l’Europe sont inscrits…… » »
    Considérez la carte de l’Europe en 1914 :

    link to bing.com

    Puis observez la carte de cette Europe issue du Traité de Versailles :

    link to bing.com

    Cinq ans séparent ces deux cartes ! Cinq petites années, au regard de l’Histoire Européenne. Mais qu’en a-t-il été des peuples ? « « … l’Europe de 1914 comptait 25 Etats, Il y en a, dans l’Europe de 1920, environ 32, chiffre qui n’est pas encore définitif… » » (J. Bainville)
    Je vous invite à lire ce livre qui est d’une richesse diplomatique rare et dont la précision des vues ont été malheureusement prémonitoires, puisqu’elles n’ont pas permis d’éviter le désastre évoqué.
    Enfin, cette très fine connaissance de l’histoire et des peuples européens dans ce livre éclaire même ce qui déroule actuellement en Ukraine, en Moldavie, en Transnistrie….
    Amicalement.


    • Fabrice Le 21 mai 2015 à 20h53
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      Il faut quand même ne pas oublier Candide que l’Allemagne en tant que telle n’a été forgée que par le bouleversement napoléonien avant il n’y avait qu’une mosaïque de monarchies regroupées, sous une forme de confédération : le saint-Empire-Germanique jusque vers 1804.

      link to fr.wikipedia.org

      récolte-t-on ce que l’on sème ? Mais là je rentrerais dans une autre débat.


  27. Quentin Alexandre Le 21 mai 2015 à 21h38
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    Attention, citer Bainville peut ici vous faire traiter de fasciste ou de vichyssois…summum de l’ignominie! Merci de diversifier l’atmosphère!


    • Renaud 2 Le 21 mai 2015 à 23h36
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      Et d’ignorant fier de l’etre de surcroît 🙂


    • CANDIDE Le 22 mai 2015 à 15h28
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      Je doute que vous ayez lu ce livre ” conséquence politiques de la paix” entre le moment de la publication de mon billet (puisque j’ai publié le lien qui permet d’y accéder) et votre réponse. Lorsqu’on s’intéresse à l’Histoire avec un grand “H” on interroge toutes les sources. Je vous rappelle que Jacques Bainville a écrit ce livre en 1920 – bien avant la naissance du nazisme et l’abominable accomplissement de son idéologie – et il m’a paru surprenant (le mot est faible) de constater combien son analyse était juste, précise et étayée. J’ai cité cet écrivain non pas par conviction politique mais lorsque quelqu’un a eu raison et que l’Histoire s’est malheureusement écrite de la manière dont il l’a décrite, je ne vais affirmer le contraire ou alors, pire, le placer sous le boisseau de la censure. Je me moque de l’étiquette. Seuls les ignorants , pour ne pas être plus méchant, ou ceux qui veulent le rester se contentent des étiquettes et regarde le monde à l’horizon de leurs pieds. Je lis l’histoire – à charge et à décharge – et lorsque je constate qu’un historien a eu raison, grâce à son analyse et ses arguments, alors je le dis.
      Donc lisez ce livre.


  28. Pierre Le 22 mai 2015 à 07h53
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    Merci encore pour les commentaires intéressants. Je n’avais pas vu l’affaire de Lacroix-Riz par rapport à ses travaux sur la famine en Ukraine et en URSS. Tout cela confirme qu’il y a bien un lobby de l’émigration ukrainienne qui pousse, fait pression sur toute l’historiographie occidentale, avec la complicité d’historiens occidentaux foncièrement “anti-communistes” avant même de penser à faire des travaux honnêtes au moins. D’ailleurs parmi ceux-ci, on trouve d’anciens étudiants communistes ou membres du PCF ! Pour moi, des personnes qui n’ont pas vraiment fait une analyse de leur “maladie infantile du communisme” ou qui veulent prouver inlassablement leur “nouvelle virginité”. Il faudra bien un jour “casser” ces prétentions historiographiques des “émigrés ukrainiens”, leur “goût pour la victimisation” calculé et qui leur donne des avantages et des portes… La famine des années 30 a autant et parfois plus fait de victimes en Russie qu’en Ukraine, même en délimitant les zones touchées à la bande méridionale de la Russie occidentale et centrale (et on pourrait même ajouter des famines locales dans certaines parties de la Sibérie toujours au sud où les productions céréalières sont possibles). Il n’y a pas de “volonté génocidaire” contre l’Ukraine dans la stupide collectivisation bolchévique des campagnes ukrainiennes ou russes. Et les bolchéviks ukrainiens ont une part égale de responsabilités dans l’épisode tragique “Golodomor” de l’histoire de l’Union soviétique. n’en déplaise à cette émigration ukrainienne ! (Qu’elle se taise et nous laisse tranquille ! Qu’elle ne soit plus écoutée par les dirigeants occidentaux qui naviguent dans des eaux troubles au risque de se mettre en propre danger dans la défense de leurs intérêts rationnels)


  29. ulule Le 22 mai 2015 à 10h00
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    A ce propos, Annie Lacroix-Riz précise, in “Ukraine 1933 mise à jour de novembre 2008” (60 pages qu’il faut lire pour comprendre cette “affaire de la famine”), je cite :

    Peu avant la publication de l’ouvrage de Douglas Tottle, “Fraud, Famine and Fascism. The Ukrainian Genocide Myth from Hitler to Harvard, Toronto”, Progress Book, 1987, “la relance politique reaganienne du thème de « la famine en Ukraine » mit aux avant-postes le publiciste anglo-américain Robert Conquest, qui consacrait son activité éditoriale à l’URSS depuis les années 1960. Cette idole de la soviétologie française, S. Courtois en tête (89), est, comme son « protégé » Mace, considéré par les spécialistes anglo-saxons d’histoire sociale qui ont travaillé sur la famine des années 1930 (90) comme un pur idéologue ou agent très richement doté par les institutions officielles et officieuses américaines ou américano-ukrainiennes. Conquest a été promu au vedettariat depuis 1986, avec l’ouvrage Harvest of Sorrow (New York, Oxford University Press, 1986), « projet lancé par le Harvard Ukrainian Research Institute et codirigé par James Mace ». Initiative « d’une importance exceptionnelle », puisque « jusqu’en 1986 » et cette publication, s’enflamme Andrea Graziosi, « les historiens avaient quasiment ignoré cet événement contradictoire », que décrivaient pourtant si bien « les rapports expédiés par les diplomates italiens à Mussolini ». Cet universitaire italien (Naples), associé à l’EHSS, membre de divers comités de rédaction de revues, dont celui des Harvard Ukrainian Studies, s’inscrit dans le courant « génocidaire », comme l’atteste son article échevelé, paru en français en 2005 (après la version « ukrainienne »), « Les famines soviétiques de 1931-1933 et le Holodomor ukrainien. Une nouvelle interprétation est-elle possible et quelles en seraient les conséquences ? » (91). Cet hymne à l’équipe Conquest-Mace est fondé sur de la seconde main quand il fournit des références (entre statistiques démographiques générales et ouvrages phares de la « faminologie » (92), sans oublier J’ai choisi la liberté de Kravtchenko (93), individu sans scrupule, voire gangster selon les diplomates français de Guerre froide (94)), le plus souvent, Graziosi émet des affirmations sans aucune référence. Il commet en outre d’énormes erreurs avérées quand il aborde, en vue de noircir encore le tableau, d’autres terrains que l’histoire sociale, (du style « Varsovie devint, après 1930, toujours plus favorable au statu quo » territorial) (95).

    Harvest of Sorrow fut lancé en effet par l’HURI (« Harvard Ukrainian Research Institute ») et doté notamment, ce qu’Andrea Graziosi ne précise pas, d’une « subvention de 80 000 dollars de la National Ukrainian Association, un groupement de New Jersey à la vénérable tradition d’extrême droite [dont] le journal, Swoboda, avait été interdit au Canada pendant la Deuxième Guerre mondiale pour ses sympathies pro-allemandes » : la subvention était accordée à la condition que le travail fût accompli par Conquest, avec « l’assistance de James Mace ». L’ouvrage a pour « sources »
    1° les articles des journalistes hitlériens, allemands ou de la presse Hearst, des années trente dont Douglas Tottle a démontré en 1987 les escroqueries (y compris les photos de 1921-1922 transformées en photos de « la famine en Ukraine » de 1933) et
    2° les « témoignages » a posteriori d’Ukrainiens (de Galicie orientale) émigrés aux États-Unis, notamment un recueil de 1953, Black Deeds of the Kremlin (96). Il n’a, sous le titre de Sanglantes moissons : la collectivisation des terres en URSS, été traduit en français qu’en 1995, dans un volume commun avec son jumeau, aussi effroyable, La Grande Terreur : les purges staliniennes des années 30 – autrement dit à l’époque où s’était mis en place le dispositif idéologique Furet- Courtois qui aboutit au Livre noir du communisme de Stéphane Courtois et al. (97).
    Conquest avait lancé la surenchère aux millions de morts en estimant à 7 millions les victimes de ladite famine (dont 6 pour l’Ukraine seule, soit 20% du total de l’Ukraine soviétique). Le chiffrage a oscillé depuis vingt ans entre 6 – on ne pouvait faire moins que celui du génocide juif, après quoi on est allé nettement au-delà (avec 7,9 d’Ukrainiens pour Mace), et jusqu’à – et 17, soit plus de la moitié d’une population ukrainienne estimée à environ 30 millions à la fin de la décennie 1920).

    Conquest, ancien des services secrets britanniques pendant la Deuxième Guerre mondiale puis juste après et jusqu’en 1956, voué au sein de l’Information Research Department (IRD) britannique à l’action et à la propagande antisoviétiques, fut ensuite associé au Harvard’s Ukrainian Research Institute et chercheur (« senior research fellow ») de la fondation Hoover de l’université de Stanford, deux des plus éminentes institutions universitaires américaines vouées à la croisade antisoviétique. On trouvera une notice de ce fondateur de la « faminologie » (Jeff Coplon) sur le site de ladite fondation, link to hoover.org. Elle est explicitée par nombre de travaux décrivant ses attaches avec la CIA, qui finança ses travaux d’emblée : Conquest fut en effet un auteur des éditions Praeger, directement subventionnées par la CIA, qui voulait assurer la plus large notoriété aux intellectuels « occidentaux » antimarxistes les plus résolus, comme l’a montré Frances Saunders, une des meilleures historiennes du Congress for Cultural Freedom créé par le Département d’État et la CIA en 1949-1940 (98).

    Source : “A. Lacroix-Riz : Ukraine 1933 mise à jour de novembre 2008.” URL : link to historiographie.info

    link to fr.wikipedia.org


    • Lysbethe Lévy Le 22 mai 2015 à 12h57
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      Robert Conquest est un ancien agent du département d’état dans les pays de l’est donc il est normal de trouve son nom a côté des canadiens-ukrainiens et Zbigniew Brzezinski dans le journal de la diaspora ukrainienne en amérique du nord, pour accréditer le mensonge de la prétendue famine ayant “tué 10 millions d’ukrainiens” selon ces “experts” :

      link to ukrweekly.com

      C’est bien sous l’ère Reagan que cette décision fut prise sur la ré écriture de l’Histoire afin de fonder la nouvelle nation sur des bases ethniques et de haine revancharde envers “les russes” accusés d’avoir lancer le communisme (bolchévisme) partout…

      On parle souvent de dénoncer la propagande sur ce site et bien faisons le….En voilà un mythe fondateur sorti tout droit de la désinformation anti-bolchévique datant de Hitler et du magnat américain Hearst ! Comme Ford, et beaucoup de grands patrons, banquiers il soutenait Hitler contre le bolchévisme…

      C’est Hearst qui obéissant à Hitler fit un portrait peu flatteur de l’Urss pour faire peur à l’Occident avec le judéo-bolchévisme en prenant des photos de blessés ou mort en 1920-22 lors de la révolution ou bien sur il était normal de tomber sur ces “images terribles” mais de là a les reprendre et les “recontextualiser en 1932_33” ce fut l’oeuvre des médias occidentaux désireux de diaboliser le nouveau régime…

      On sait que la révolution fut longue avec une guerre civile d’autant plus meurtrière que les occidentaux ont envoyés des troupes en Russie aider les “blancs” dont le chef était Dénikine ! Un fait qui fut connu bien plus tard lors de l’ouverture des archives mais peu communiqués en occident ;

      link to fr.wikipedia.org


  30. bourdeaux Le 22 mai 2015 à 11h27
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    Si je comprends bien Lacroix-Riz, elle reproche aux puissances capitalistes d’avoir refusé de tendre la main à un totalitarisme pour en combattre un autre ? Il faut saluer ses efforts laborieux pour compromettre les puissances de l’argent dans l’aventure nazie ; Hitler a pourtant toujours auréolé son gouvernement de la vertu d’être « libre de toute dépendance à l’égard des intérêts capitalistes » (discours à Hambourg du 17 Août 34, par exemple) , et la politique nazie a consisté en une fermeture de son économie aux échanges pour contrôler sa monnaie, ce qui n’est pas précisément compatible avec les intérêts capitalistes.
    Quant à sa thèse selon laquelle Staline aurait signé le pacte avec Hitler « par dépit », c’est à mon avis une sinistre plaisanterie. En 38, les forces soviétiques et japonaises étaient en contact direct en extrême orient, dans une attitude d’hostilité active, alors que la Russie était séparée de l’Allemagne par la pologne et les états danubiens ; l’urgence était donc d’entretenir des troupes en extrême orient, et Staline avait précisé un seul cas où les soviets feraient délibérément la guerre en 38 : celui où les japonais pénétreraient en mongolie et s’approcheraient du transsibérien. Pour dissuader la menace allemande, Staline misait sur l’intimidation ( la menace d’une insurrection communiste en Allemagne), et sur un compromis économique et militaire.


    • Pierre Le 22 mai 2015 à 19h39
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      A Bourdeaux
      Je souhaiterai, si possible, que vous révisiez votre approche et vos méthodes d’analyse, en vous appuyant non pas sur des théories mais sur des faits :
      voici des liens qui vous éclaireront peut- être ?
      link to henrymakow.wordpress.com
      link to lexpress.fr

      link to lexpress.fr

      extrait : Pour s’adjuger les bonnes grâces de Hitler et éviter la nationalisation de sa filiale, il laisse trois nazis influents entrer au conseil d’administration de la Dehomag. Parallèlement, il renforce sa politique d’invisibilité en effaçant toute trace de lien entre la Dehomag et IBM New York. Dorénavant, c’est IBM Genève qui gère les relations avec l’Allemagne et les pays occupés par les troupes de Hitler. «Au moment de Pearl Harbour, écrit Edwin Black, la Dehomag et toutes les filiales de Watson sont administrées par des syndics nommés par les nazis.» Dans cette conjoncture, la valeur de la filiale d’IBM dépasse les 23 millions de Reichsmarks, soit dix fois plus que quelques mois plus tôt.
      extrait
      Tous les historiens et journalistes enquêteurs sérieux savent que, dans certains domaines, ce que disait Hitler n’était pas forcément ce qu’il faisait (sauf pour les Juifs). Les investissements étrangers et occidentaux en Allemagne nazie se sont poursuivis au moins jusqu’en 1939-1941 : anglais, américains et même français. La Suède et la Suisse furent des plaque-tournantes pour « régler les contentieux ». Certains historiens ont avancé même des faits qui montrent que cela a duré pour quelques investissements jusqu’en 1943 ! (Tiens ! tiens !).

      La “bataille des frontières” Mongolie- URSS

      Par ailleurs, vous avancez l’histoire du conflit soviéto-mongol-japonais avec des oublis de chronologie. Dès 1938, avec la bataille du lac Khassan, Staline avait quelques assurances sur sa capacité militaire en Extrême-Orient (1er défaite de l’Armée japonaise) et plus tard Khalkin-Gol fut la 2e défaite japonaise (de mai à septembre 1939 – mais dès fin juillet 1939, les positions militaires étaient favorables aux Soviétiques – Et Staline le savait, sans qu’il soit évidemment sûr totalement. Joukov déjà avait fait du bon travail !)

      Quant à l’idée que Staline misait sur une subversion ou révolution communiste en Allemagne – c’est tout simplement de l’aberration. Les archives du Komintern, ouvertes au public, montrent clairement que Staline avait compris l’échec des stratégies communistes dans les années 30 et c’est pourquoi il avait accepté la tactique du Front unique, prônée par Georges Dimitrov, le communiste bulgare (courageux accusé pour l’incendie du Reichstag et qui avait sauvé sa peau). Staline savait parfaitement que l’Allemagne était tenue d’une main de fer par Hitler et son appareil nazi et que ce n’était demain la veille que les communistes pourraient prétendre à une prise de pouvoir !
      Staline était un opportuniste pas un idéaliste !
      Enfin rassurez-vous les Bolchéviks ont acheté dans les années 30 des licences américaines : Ford, John Deere (tracteurs) et d’autres… et même des moteurs d’avions français Hispano-Suiza (avec la complicité de ce “sale espion communiste” Pierre Cot.
      Que voulez-vous jusqu’à un certain point : l’argent n’a pas d’odeur !


  31. Vu de Varsovie Le 22 mai 2015 à 17h43
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    Dans ce contexte, un mot sur le massacre de Katyn serait tout de même le bienvenu

    link to fr.wikipedia.org


  32. MarcLux Le 26 mai 2015 à 07h34
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    Un commentateur rappelle la question de Katyn, sorte de point Baldwin de l’histoire (anti)soviétique, question dont la réponse n’est pas encore trouvée, ainsi que des travaux d’universitaires américains récents le montrent. Mais il en est de l’histoire de l’URSS comme des histoires de chasse, qui seront différentes quand elles seront racontées par les lions…
    Puisqu’on vient opportunément au rôle de la Pologne dans les années 30, celle de la dictature de Pilsudski puis de Beck, il faut remarque qu’on nous parle toujours du pacte de non-agression germano-soviétique de 1939. Pourquoi ne parle-t-on jamais de la « déclaration de non-agression et d’amitié » germano-polonaise de 1934 ? Pourquoi ne nous rappelle-t-on jamais que la Pologne a été, lors des accords de Munich de 1938, du côté de l’Allemagne nazie, et que quand celle-ci a envahi la Bohème, la Pologne a envahi et annexé la région de Teschen , et la Hongrie la Ruthénie, ces deux dictatures participant à la curée allemande de dépeçage de la Tchécoslovaquie ?


    • Carabistouille Le 26 mai 2015 à 08h04
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      Pour la même raison qu”on ne pose jamais la question de savoir pourquoi la Pologne qui a eu 5 millions de citoyens tués par les Allemands et été occupés sauvagement par eux et moins de 30 000 par les Russes , haissent….les Russes…


      • Vu de Varsovie Le 26 mai 2015 à 18h23
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        ” pourquoi la Pologne qui a eu 5 millions de citoyens tués par les Allemands et été occupés sauvagement par eux et moins de 30 000 par les Russes , haissent….les Russes…”

        30 000 victimes…, n’oublions pas les déportés en Sibérie, entre 400 000 à 1 300 000 selon les sources :

        link to sites.google.com

        link to ancienssaintcasimir.e-monsite.com

        Sinon, je comprends que la « haine du Russe » échappe à la logique, les raisons étant certainement complexes. Sans être spécialiste d’histoire ni sociologue, mais habitant en Pologne depuis 25 ans, je peux dire de manière très succincte ce qu’en pense « l’homme de la rue ». L’Allemagne a enterré son passé nazi et apporté tout son soutien au mouvement Solidarnosc qui a conduit à la chute du mur de Berlin. Il y a eu une réconciliation polono-allemande dans les années 90 faite en grande pompe, à l’instar de la réconciliation franco-allemande. Aujourd’hui, les Russes semblent avoir une attitude beaucoup plus nuancée envers le régime stalinien, ce qui réveille de vieux démons en Pologne. L’Allemagne est considérée comme un pays démocratique et civilisé, alors que le pouvoir russe, avec ses attitudes autoritaires, passe pour archaïque voire, excusez- le mot, « asiatique ».

        Plus récemment, les théories eurasistes d’Alexandre Douguine, dont certains hauts dignitaires du Kremlin sont friands, prônent une disparition pure et simple de l’Europe centrale. Je n’ai pas lu ses manifestes, mais aux dires de certains, ce serait du « Mein Keimpf » en beaucoup plus « hard ».

        Cela n’empêche Polonais et Russes « moyens » d’avoir des relations cordiales, l’âme slave leur étant commune.


        • Carabistouille Le 26 mai 2015 à 19h56
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          Heureusement.
          Mais je crois qu’en fait, les Polonais n’ont jamais accepté d’être dominés par des gens qu’ils ont si longtemps, ‘eux-mêmes dominés et qu’ils ont toujours considérés comme inférieur. Alors qu’il n’ont jamais dominé les Prussiens qui les ont amplement démembré. Ils ont certes vaincu les teutoniques mais juste en stoppant leur extension… un temps seulement. Dés que les scélérats teutoniques ont sécularisé leur état en le transformant en duché de Prusse pour cause de “réforme”, les Polonais ont toujours nourri une complexe d’infériorité vis à vis des Allemands.
          Etre massacrés par des Allemands, oui, dominés par des Russes??? Jamais.
          Todd dit que cette hystérie anti-Russe des Polonais les a toujours conduit à en faire les idiots utiles des Prussiens.

          C’est dommage, à part ça, j’aime vraiment bien les Polonais. Et, en bon Français, je ne peux oublier que leur effectif formait le tiers de la Grande Armée de Napoléon. Plus de 90 000 hommes.


          • Anouchka Le 27 mai 2015 à 08h01
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            Votre idée est intéressante. En même temps, il ne me semble pas que les Polonais aient jamais dominé les Russes, ni politiquement ni culturellement. Les Lithuaniens ont certes conquis une grande partie du territoire de la Rus’ de Kiev, mais jamais les territoires qui formeront ensuite la Moscovie (sauf sur une très courte période au moment du Temps des troubles juste avant l’arrivée des Romanov).
            Les arguments présentant les Polonais comme ayant jadis dominé les Russes ne peuvent à mon avis qu’être de type raciste et “mythologique” . Je sait que toute une partie de la population Ukrainienne d’aujourd’hui est très friande des idées selon lesquelles les Ukrainiens, les Polonais, etc. sont les descendants des valeureux peuples indo-européens qui auraient jadis irradié l’Europe de leur génie culturel alors que les Russes ces demi-asiatiques sont les descendants des peuples obscurs et barbares des steppes eurasiatiques. Je ne sais pas si ces idées font aussi florès en Pologne, en tout cas elles sont très éloignées à mon avis de la réalité historique. La Pologne pourrait à la rigueur revendiquer une partie de l’héritage culturel et spirituel de la Rus’ de Kiev – mais cet héritage peut tout aussi légitimement être revendiqué par la Moscovie du Moyen-âge (future Russie) – l’héritage orthodoxe, principale “gloire” de la Rus’ ,en tout cas, a été uniquement porté par les Russes.


    • Annouchka Le 26 mai 2015 à 09h12
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      Ce que vous dites au sujet de la Pologne entre les deux guerre est vrai.
      Neanmoins, a la decharge de ceux qui se focalisent excessivement sur le pacte germano-sovietique, on peut rappeler que les Sovietiques de jadis tout comme les Russes d’aujourd’hui usent et abusent du “talisman du fascisme” pour montrer à quel point ils sont un peuple glorieux à qui l’Europe doit son salut face à la la barbarie. Les communistes d’une manière générale ont beaucoup utilisé aussi le mot fascisme comme un chose un peu magique qui prouverait qu’ils sont dans le camp du bien.
      C’est donc logique que ceux de l’autre bord cherchent à déconstruire ce discours autant qu’ils le peuvent et peut-etre pas seulement par anti-communisme primaire, mais tout simplement de bonne foi. Après tout, qui, aujourd’hui, souhaiterait reellement pouvoir vivre en Union soviétique telle qu’elle a montré son visage au siecle passé?


      • Jeanne L. Le 26 mai 2015 à 10h02
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        @Annouchka
        Je pense que vous avez raison d’aborder ce point en partant de l’impact des mots et de leur résonance en nous.
        Il y a certes un usage “magique” du terme fasciste, mais aussi une réalité crue, objective de cela.
        Les espagnols de 1939, ceux que l’ont voit sur une photo célèbre passer le pont d’Hendaye, le savent, les italiens des bagnes, ceux assassinés après avoir traversé les Alpes, les hongrois, les polonais exilés, toute l’Europe “vivait” le fascisme dans la terreur ou le combat.

        Je pense donc que si ce mot peut avoir pris cet aspect totémique, il n’a pu le faire que parce qu’il correspondait à une réalité tangible, quotidienne, une effective réalité.
        Quand à la question que vous posez: “Après tout, qui, aujourd’hui, souhaiterait reellement pouvoir vivre en Union soviétique telle qu’elle a montré son visage au siecle passé?”
        Je vous engage à lire le livre qui vient de paraître de D. Bleitrach et M. Dunlop aux éditions Delga, qui parle de traces que l’Union Soviétique a laissé dans les têtes des gens “normaux” à l’heure actuelle.
        Le témoignage de celui qu’elles nomment l'”homo sovieticus” étant de ce point de vue fondamental.
        Cela replace l’analyse des discours dans son rapport au réel (ce que Marx appelait l”effet en retour” de l’idéologie).


        • Anouch Le 26 mai 2015 à 12h47
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          Entièrement d’accord avec vous pour rappeler que le fascisme historique fut particulièrement mortifère et que les idées fascisantes sont un poison encore d’actualité qu’il convient de ne pas sous-estimer.
          Cependant, il y a des gens qui sont tout aussi sincèrement persuadés que le communisme historique et les idées communistes sont tout aussi négatif.
          Lorsque l’on entre sur le terrain des convictions, il est très difficile d’être objectif.
          Personnellement, je trouve que la meilleure façon d’éviter le dogmatisme est de toujours essayer de se mettre dans la peau de “l’autre” et de ne pas systématiquement penser que ceux qui ne pensent pas comme soi le font uniquement parce qu’ils sont corrompus et qu’ils ont trahi d’une manière ou d’une autre l’idéal de vérité et de désintéressement. Mais j’avoue que ce n’est pas toujours facile à mettre en pratique.


      • MarcLux Le 26 mai 2015 à 11h44
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        Malheureusement, l’Histoire ne consiste pas à construire ou à déconstruire un discours, ça, c’est le rôle de la propagande. L’Histoire consiste à établir des faits et à répondre à la question “pourquoi ?”
        Les faits, ce sont
        1)les pertes humaines :
        URSS 21 Millions, Pologne 5,4 Millions (dont 3 Millions de juifs que la plupart des Polonais non juifs n’ont jamais considérés comme Polonais), Allemagne 7 Millions, Japon 3 Millions,…États-Unis 300 000 pour les deux fronts dont 180 000 en Europe.(source CNDP)

        2)les destructions :
        URSS : 1 710 villes et plus de 70 000 villages, 127 000 écoles détruits
        Etats-Unis : 0
        3)l’engagement des forces : l’Allemagne nazie engage 30 à 40 divisions combattantes à l’ouest, contre 220 à l’Est, ce qui est logique si on compare la longueur des fronts : en Italie 250km, en URSS et Europe de l’Est 3000 km.

        Oui, l’URSS, qu’on l’aime ou pas, ce n’est pas la question, a effectivement assuré, de très loin, le plus gros de l’effort de guerre pour abattre le nazisme; même si ce sont les Etat-Unis qui ont libéré la France, et aussi tiré les marrons du feu de la seconde guerre mondiale.

        Votre phrase “qui aujourd’hui, souhaiterait reellement pouvoir vivre en Union soviétique telle qu’elle a montré son visage au siecle passé” laisse perplexe. Quel rapport avec l’Histoire ? Sauf à considérer que l’opération Barbarossa d’invasion de l’URSS par l’Allemagne nazie était une libération. Mais alors, pourquoi les peuples soviétiques ne se sont-ils pas soulevés pour se débarrasser du communisme ? Seriez-vous victime de votre idéologie ?


        • Annouchka Le 26 mai 2015 à 12h29
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          Vous me comprenez mal, me semble -t-il. Où bien je me suis mal exprimée.
          Mon propos est de souligner que tout discours sur l’histoire, quelque soient les faits (et l’on sait qu’un fait brut n’existe pas, il n’y a que des sujets pensants qui prennent conscience des faits – “il n’y a pas de faits, il n’y a que des interprétations” disait Nietsche dans une belle formule) est forcément une reconstruction à-postériori des événements – qui, de ce fait, semblent souvent, après coup, avoir une portée que les contemporains ne soupçonnaient meme pas.
          Dans le cas qui nous occupe, tout discours actuel sur les faits ayant eu lieu pendant la seconde guerre mondiale sera focément une interprétation tributaire des croyances propres à celui qui parle, meme s’il recherche passionnément l’objectivité.
          Quand je dis que personne aujourd’hui n’aurait envie de vivre en Union Soviétique, je veux dire que je suis persuadée que meme les communistes les plus convaincus comprennent qu’il s’agit là d’une expérience du passé qu’il convient de dépasser malgré tous les aspects positifs qu’on peut lui trouver. Le fait que l’Union soviétique soit une expérience à dépasser rend le discours des anti-soviétiques/communistes également intéréssant et digne d’attention pour ceux qui croient toujours au marxisme et au communisme. C’est comme une pierre de plus sur le chemin que tous cherchent à construire en diréction de la “vérité”


          • MarcLux Le 29 mai 2015 à 18h29
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            Votre réponse me confirme malheureusement que vous vous êtes probablement bien exprimée : votre citation de Nietzsche illustre parfaitement une approche que je trouve totalement idéaliste des faits. Non, il n’y a pas QUE des interprétations, il y a des faits incontournables (même s’il y a des situations où il y a effectivement diverses interprétations possibles). Les fours crématoires d’Auschwitz et l’extermination des juifs d’Europe sont des faits ; à les considérer comme des interprétations, on prendrait le risque, même de bonne foi, de glisser vers le relativisme, et de transformer des faits majeurs en “détails”. Je ne me sens pas très fort en analyse de la pensée nietzschéenne, mais je trouve cette formulation excessivement dangereuse. Or, à lire vos commentaires, je ne pense pas que ce soit la voie dans laquelle vous souhaitez vous engager.


            • Anouch Le 29 mai 2015 à 21h40
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              Et je pourrais vous rétorquer que votre position est encore plus idéaliste que la mienne. Vous idéalisez la raison humaine, les faits établis par la science que produit cette raison… Cela conduit directement du moralisme au dogmatisme et finalement a brûler des hérétiques en place de grève.


  33. Michel Le 27 mai 2015 à 03h17
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    Que Madame Lacroix-Riz défende encore, 75 ans après et avec acharnement le bien fondé du pacte germano-soviétique, passe encore mais que la même écrive que : “L’armée rouge, épurée après la répression, en juin 1937, du « complot Toukhatchevski » concocté par le Maréchal soviétique avec le haut commandement de la Wehrmacht, avéré et non forgé par Staline (29), progressait constamment” , là ça ne passe plus;

    (29) Sources diplomatiques et militaires internationales formelles sur cet accord de cession de l’Ukraine en échange de l’invasion allemande qui chasserait le pouvoir soviétique, Lacroix-Riz,Choix, p. 395-409

    ” “complot Toukhatchevki” … avéré et non forgé par Staline” c’est salir un innocent et réhabiliter Staline. Madame Lacroix-Riz ferait bien de relire le rapport Krouchtchev

    Décidément stalinienne un jour, stalinienne toujours


  34. MarcLux Le 31 mai 2015 à 19h41
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    @Anouch dialogue difficile; non je ne suis ni idéaliste, ni moraliste, ni dogmatique, et je ne souhaite pas voir brûler le hérétiques en place de Grève; je souhaite même laisser dire à ceux qui le veulent que le soleil tourne autour de la terre, contrairement à ceux qui ont brûlé Giordano Bruno. Mais selon vous, dire “la terre tourne sur elle-même”, c’est une opinion comme dire “le soleil tourne autour de la terre”, ou c’est un fait avéré ?


    • Annouchka Le 01 juin 2015 à 09h17
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      Mais vous ne pouvez pas comparer l’histoire à la science physique! Et meme en sciences physique, il y a des débats passionnés entre les chercheurs et ils reconnaissent eux-meme que leurs théories sont aussi et avant tout des opinions et que ce qui aparaissait aux savants de jadis comme un fait incontestable, c’est en finalement par la suite avéré etre une illusion et une erreur d’interprétation . Ecoutez Hubert Reeves sur le sujet, il saura peut-etre mieux vous convaincre que moi.
      Le dialogue est effectivement difficile quand on se gorge de certitudes. Je vais vous citer Einstein, esperons que cela vous ulcèrera moins que la référence à Nietsche : “La nature ne nous montre que la queue du lion mais je suis certain que le lion à qui elle appartient pense qu’il ne peut pas se révéler en une fois en raison de son immense taille”


    • Annouchka Le 01 juin 2015 à 09h58
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      Je comprends en meme temps votre souci de lutter contre toute forme de révisionnisme, votre volonté aussi peut-etre de préserver la mémoire des morts. C’est un combat juste sur le plan étique.
      Mais il ne faut pas que des faits établis par des historiens deviennent parole d’évangile.
      Nous vivons dans un pays qui condamme judicairement le révisionnisme historique. Soit. Personnellement, je trouve que cela nuit à la liberté d’expression dont la France par ailleurs se targue de faire l’une de ses valeurs fondammentales… Se crisper sur le révisionnisme ou les soupçons de révisionnisme incite-t-il à lutter contre la haine raciale et à faire progresser les lumières du progré moral? Perso, j’en doute.


      • MarcLux Le 01 juin 2015 à 11h21
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        Je vous propose d’en rester là. Plus de dix ans de recherches en sciences physiques m’ont bien appris à me méfier des certitudes et des erreurs d’interprétation, mais aussi des “grands scientifiques” qui passent plus de temps sur les plateaux de télé que dans leur laboratoire. J’attends avec impatience que le fait que la terre tourne sur elle-même apparaisse comme une erreur d’interprétation. Quant à la citation d’Einstein, elle se comprend comme le fait que la mécanique newtonienne et la physique relativiste ne sont pas des théories contradictoires, mais complémentaires, et que la science n’a pas fini d’avancer (pas de danser le tango, un pas en avant, un pas en arrière). En histoire comme en sciences physiques.


        • Annouchka Le 01 juin 2015 à 11h48
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          La citation d’Einstein se comprend surtout comme un aveux d’humilité et une tentative de pousser certains à sortir le nez de leur guidon…
          Je pense que vous n’ignorez pas les insultes que s’échangeait la belle communauté scientifique tellement unie et tellement d’accord sur tout lors des premières theories de la physique de l’atome au tournant du XXe siecle.
          Je ne vous ferais pas l’insulte de vous rappeler la science nazie ou Lyssenko, mais de grace, ne vous drapez pas dans cette perspective scientiste complètement dépassée.


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