Je reprends ici les aveux d’un ancien assistant parlementaire, qui ont énormément circulé sur les réseaux sociaux.

J’ai attendu 2 semaines pour voir comment il serait traité par les médias.

Ce sujet est, évidemment, à prendre avec recul.

Suite de ce billet ici.

Fictif(s) : deux ans à l’UDF payé par la République, par Nicolas Grégoire

Source : Nicolas Grégoire, pour Medium, le 2 avril 2017.

Emploi fictif. Le terme resurgit de scandale en scandale. Pendant presque deux ans, j’ai eu deux emplois fictifs. A l’Assemblée nationale, et au Sénat. Je percevais un salaire, des fiches de paie, pour une activité que je n’exerçais pas. Jamais personne ne s’en est ému. Pourquoi suis-je le seul, en vingt ans, à l’avouer sans contrainte ?

Durant mon séjour rue de l’Université, bordée par l’Assemblée, quadrillée de partis politiques et refuge de l’ENA, je n’ai vu mes parlementaires, Jean-Jacques Hyest et Ambroise Guellec, que trois fois. Pour signer mes contrats. Pour travailler une matinée à trier du courrier. Et enfin, vidé et amer, en perte totale de repères, pour demander à être licencié.

Fraîchement diplômé en journalisme européen, c’est un peu par hasard que j’ai rejoint l’équipe de Force démocrate, jeune parti d’un petit nouveau plein d’ambition : François Bayrou.

Démocratie Moderne, magazine du parti dont Bayrou était directeur de la publication, cherchait un rédacteur. Jeune, malléable, pas regardant sur le salaire et recommandé par un ancien cadre, j’ai fait l’affaire.

“Force démocrate, c’est le parti qui monte, avec six ministres au gouvernement”, me confie d’un ton feutré Rémy le Gall, rédacteur-en-chef de Démocratie Moderne, peu avant mon embauche. “Au début, il faut faire profil bas, surtout ne menacer personne. Et après, tout naturellement, tu t’imposes, comme une évidence.”

A peine arrivé, je suis appelé au bureau de Huguette Ducloux, directrice des services. “Le parti n’a pas beaucoup d’argent, donc les parlementaires détachent des assistants pour nous aider”, me dit-elle. “L’utilisation des fonds est à leur discrétion, mais si l’on vous demande ce que vous faites au parti, vous ne dites pas que vous y travaillez. Vous dites que vous êtes un militant”, conclut-elle avec un demi-sourire entendu. Deux affirmations contradictoires dans une même phrase. Double langage politique, auquel j’allais vite m’habituer.

Au pouvoir

Au cours des mois, je découvre les nombreux avantages de l’appartenance au “troisième plateau” de Force démocrate, qui allait dévorer l’UDF. A un poste modeste mais stratégique, je fais partie du clan. Le clan protège les siens. Et le pouvoir corrompt.

Besoin d’envoyer quelque chose du bureau ? Colis et lettres sont livrés par des motards de la gendarmerie nationale, qui font les coursiers pour le parti sans broncher. “Je t’envoie un motard !”

Problème avec la banque ? Il suffit de tourner son siège. “Dis moi, tu as un contact pour ma banque à Paris ?” Au services des élections, quelqu’un lève le nez et s’empare d’un énorme Rolodex, qu’il appelle “la bomba”. “Bouge pas… Voilà. Tu notes ?” Le directeur de la banque au détail d’une grande banque à trois lettres est dérangé en pleine réunion sur sa ligne directe. Mon agence passera des lettres de menaces à l’obtention d’un prêt. En me déclarant fonctionnaire. Et en saisissant de fausses données financières dans son système informatique, “pour que ça passe”. Prêt que, gagnant 9200 francs par mois (1405 €) je ne rembourserai jamais. La banque à trois lettres ne fit jamais valoir sa créance.

Vol d’une console vidéo dans mon bagage à Orly ? Un fax autoritaire à Aéroports de Paris, avec en-tête de l’Assemblée. Je suis immédiatement remboursé, sans demande de justificatifs. Je réalise que j’aurais pu inventer un ordinateur portable, engranger des milliers d’euros.

Contrôle routier ? Le motard regarde ma carte du Sénat avec autorité. “Et vous êtes assistant de quel sénateur ? Depuis combien de temps ?” En costume de banquier, je hausse immédiatement le ton. “Non mais dites donc, vous allez arrêter de m’emmerder, ou vous allez avoir de gros problèmes !” En à peine un an, j’ai adopté du politique le langage, dont la classique menace de “problèmes”. Immédiatement, son binôme plus âgé le pousse de côté. “Excusez-le monsieur. C’est un jeune, il est pas habitué. Excusez-le”. “Bon, ça va.” Je repars en trombe, énervé d’avoir été pris de haut par ce qui n’est plus pour moi qu’un coursier.

Une matinée à l’Assemblée

Député mais aussi vice-président du Conseil régional de Bretagne, Ambroise Guellec fit un jour part de son déplaisir de me voir passer mon temps au parti. Je me retrouve dans son petit bureau de la rue de l’Université. En bon assistant, je commence par trier le courrier. Demande après demande d’aide, de subventions, de locaux. Certains y incluent, naïfs, leur carte du parti. Une lettre et un projet sortent du lot. Je passe à Guellec : “ça m’a l’air bien, ça.” Après un bref coup d’œil, il la repose sur mon liège. “Non, on ne peut pas les aider”. Je demande pourquoi. Il me regarde, visiblement exaspéré. “Mais parce que c’est une association de gauche !”

Le soir même, je reviens “au siège” et demande à Rémy le Gall de me sortir de cette situation. “Tu y vas, et tu lui dis que t’as pas le temps”, me répond-il tranquillement. “Mais comment ça, je peux pas lui dire ça !” Le Gall me jette un de ses sourires narquois. “Tu lui dis que tu as vu ça avec Bayrou.”

C’est ainsi que, le lendemain, j’annonce à un parlementaire que mon activité illégale étant trop prenante, je ne vais plus bosser pour lui. “Et bien si c’est ça, j’arrête de payer !” me lance-t-il. “Non, je réponds tranquillement. J’ai vu ça avec François. Vous allez continuer à payer. Et je ne travaillerai plus pour vous.” Il baisse la tête, vaincu. Le pouvoir n’est pas toujours où l’on croit.

Fin de partie

Tout commence avec la fille de l’accueil. Appelons-la Emilie. Dans l’entrée du siège, spartiate espace sur cour composé d’un bureau, d’un canapé et de l’escalier principal, elle arrondit ses fins de mois en faisant la permanence du soir. Elle est très belle, rayonnante. Nous flirtons. Un soir, elle m’appelle. Et me dit s’être fait agresser sexuellement par Le Gall.

Les policiers refusent de prendre sa plainte. Elle me raconte aller de commissariat en commissariat avant de comprendre la futilité de sa démarche. Le lendemain, elle décide d’en informer Ducloux. Qui, me dit-elle, l’écoute patiemment, puis lui dit “à qui cherchez-vous à nuire ?” Emilie n’en trouve plus ses mots. Elle quitte le siège en pleurs.

La rumeur, grâce à moi, enfle. En comité de rédaction, Rémy le Gall prend les devants. “J’imagine que vous avez entendu les accusations portées contre moi. Tout cela est bien évidemment faux. Je pense ne pas avoir besoin de ça pour séduire”. Pour garder mon job, je me tais. C’est à mon tour de baisser la tête. “Rémy. Tu ries comme lui”, me dit Emilie, soudain distante. La lune de miel est terminée.

Un conseiller municipal me propose un HLM. 80 m² dans le 12e, pour 190 €. “Là j’ai un pompier, et puis après je t’en file un, si tu veux.” Je refuse. “C’est gentil, mais je suis sûr que d’autres gens en ont plus besoin que moi.” Il est stupéfait. On me propose la fédération des Jeunes du 8e. Je refuse. Maintenant le clan se méfie. Les regards changent.

Et puis vient ce déjeuner. Lors d’une grande tablée à La Poule au Pot, cantine officieuse de l’UDF, quelqu’un me reproche d’être un jeune apparatchik, mené uniquement par l’ambition. “C’est vrai, j’aime les responsabilités. Mais au fond, si je fais ce métier c’est pour, un jour, aider la France.” La salle hurle de rire. Rémy le Gall, rouge pivoine et larme à l’œil, se tourne vers moi. “Tu es un idéaliste, c’est bien !” Et j’ai compris qu’il fallait partir. Que ces gens me menaçaient. Au plus profond de mon être.

Que sont-ils devenus ?

En 1999, Huguette Ducloux devient conseillère de Nicole Fontaine, présidente du Parlement européen. Elle est aujourd’hui retraitée.

Rémy le Gall devient directeur de la communication de la mairie de Versailles. Scénariste de bande-dessinée, il publie quatre fictions sur la politique. En 2012, il est décoré Chevalier des Arts et Lettres. En 2016, il est condamné à six mois de prison pour harcèlement sexuel sur quatre de ses subordonnées. Durant son procès, il est décrit comme faisant “régner la terreur, la manipulation et le mensonge”.

En 2004, Jean-Jacques Hyest est élu président de la Commission des Lois du Sénat. En 2015, il est nommé au Conseil constitutionnel. Hyest siège également à la Haute Cour de justice de la République. Il est décoré Chevalier dans l’ordre des Palmes académiques.

Ambroise Guellec reste vice-président de la région Bretagne jusqu’en 2004. Il y est toujours conseiller régional.

De ralliement en retournement, François Bayrou est sûrement toujours convaincu d’être, un jour, président de la République. La moralité et l’exemplarité sont ses derniers chevaux de bataille.

Épilogue

Aujourd’hui, je me revois dans cette période un peu comme un étranger. Un nihiliste qui, à la moindre difficulté, cherchait à écraser. Un homme que le titre gonflé, “je suis attaché parlementaire”, suffisait à faire passer devant tout le monde aux urgences, sans avoir rien demandé. Comme tous les politiques, le pouvoir m’aidait à panser des plaies profondes, allant jusqu’à l’enfance.

Je vois aisément pourquoi, après des décennies d’impunité, François Fillon ne comprend pas qu’on l’emmerde “pour des costards” ou son indemnité parlementaire. Sa réalité n’est pas la nôtre.

Devant les affaires, je regarde les pantomimes d’outrage et les appels au complot avec une ironie toute professionnelle. L’enrichissement, les cadeaux, les voyages, les grands travaux avant les municipales, les élections internes truquées… Je n’ai plus jamais voté. Les sortants sont balayés. Les nouveaux jurent que tout va changer. Et on recycle. Ad nauseam. Malgré tout j’ai mal. Pour mon pays, car j’y habite. Et parce que j’ai cru en lui.

Dans son livre “Les mains propres”, publié en 2014, Corinne Lepage écrit :
“Lorsque j’ai été élue au Parlement européen en 2009, le MoDem avait exigé de moi qu’un de mes assistants parlementaires travaille au siège parisien. J’ai refusé en indiquant que cela me paraissait d’une part contraire aux règles européennes, et d’autre part illégal. Le MoDem n’a pas osé insister mais mes collègues ont été contraints de satisfaire à cette exigence.”

Bayrou, évidemment, nie. En politique, il faut toujours nier. Même la main dans le sac. “Si ça se sait, il niera”, ai-je tellement entendu sur d’autres sujets. Il me semblerait un peu naïf de ne pas y voir un système. Un système peut-être accentué chez les petits partis, qui n’ont pas beaucoup de subventions. Mais dont on retrouve la trace du PS au FN. Un système dans un monde politique qui se juge lui-même. Se finance lui-même.

Et se renouvelle entre lui. C’est cette impunité, cette indignité cachée entre phrases choc et plateaux télé, qui a fait le lit de l’extrémisme qui sans une révolution morale finira, un jour, à l’Elysée.

Aujourd’hui je regrette d’avoir délaissé une carrière de journaliste pour, même de quelques décimales, participer à la lente putréfaction des institutions françaises. Et je regrette d’avoir joui de cette impunité, qui transforme tant de politiques en fossoyeurs du bien public.
“Tu te rends compte que tu vas être diabolisé ? Tu ne pourras plus travailler nulle part”, me dit un ancien du Figaro. Fonctionnement mafieux. Où seule la loyauté est récompensée. Et la trahison punie. Parfois jusqu’à la mort. “Qu’ils viennent. De toutes façons, je ne peux pas tomber de ma fenêtre, j’habite au rez-de-chaussée !”

Et en voilà la preuve : Contrats de travail et papier en-tête.


Le pire est qu’il s’est trouvé UN et un seul journal pour enquêter sérieusement :

Emplois fictifs. Un ancien assistant parlementaire témoigne

Source : Hervé Chambonnière, pour Le Télégramme de Brest, le 8 avril 2017.

Les révélations sur les emplois présumés fictifs d’assistants parlementaires (François Fillon, Bruno Le Roux…), les promesses d’exemplarité, semblent libérer la parole de certains ex-collaborateurs. C’est le cas d’un Nantais qui assure avoir occupé, il y a vingt ans, deux emplois fictifs au profit du parti de… François Bayrou. Enquête.

Il a décidé de parler, vingt ans après les faits. “Quand j’ai vu que François Bayrou se posait en monsieur Propre, en caution morale et père vertueux de la politique, mon sang n’a fait qu’un tour.” Pierre, appelons-le ainsi, la quarantaine, assure avoir occupé des emplois fictifs auprès de deux élus centristes, un député breton actuellement retraité de la politique, et un sénateur devenu juge constitutionnel.

“Je ne les ai vus que trois fois en un an. J’ai perçu un salaire, des fiches de paie pour une activité que je n’exerçais pas. Je travaillais en fait pour le magazine Démocratie Moderne du parti Force Démocrate présidé par François Bayrou”, révèle-t-il, contrats de travail et un bulletin de salaire à l’appui. La consigne à sa prise de poste, selon lui ? “Si l’on vous demande ce que vous faites au parti, ne dites pas que vous y travaillez. Répondez que vous êtes un militant.”

Ex-député breton : “J’ai pu servir de prête-nom”

Contacté, l’ex-député breton a tout d’abord nié catégoriquement avoir eu un collaborateur de ce nom. “Je ne connais pas cette personne”, clame-t-il, manifestement surpris et “très intrigué”. Après examen du bulletin du salaire, qui lui semble authentique, l’ancien élu finit par lancer une hypothèse : “J’ai pu servir de prête-nom. Cela se faisait beaucoup à l’époque et je pense que c’est toujours le cas aujourd’hui : nous mettions à la disposition de notre groupe politique la partie non utilisée de notre cagnotte parlementaire. C’était un moyen de pallier les moyens limités dont disposait notre formation politique, qui était modeste. Les élus du RPR et du PS, eux, avaient quantité de collaborateurs.” Une pratique légale ? “Je pense que oui. On nous l’aurait dit si ce n’était pas le cas. Enfin je suppose.”

Ex-sénateur : “Ce n’est pas l’affaire Fillon !”

L’ancien sénateur, devenu l’un des neuf Sages du Conseil constitutionnel, ancien juge titulaire de la Haute Cour de justice et de la Cour de justice de la République1 Il a été l’un des artisans et l’un des premiers juges titulaires de la Cour de justice de la République (15 membres), seule compétente pour juger les crimes et délits commis par les membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions. a lui aussi contesté l’affirmation. “En 1986-87, oui j’ai rendu service au parti. Mais après la loi de 1988 sur le financement des partis, impossible !”, nous a-t-il tout d’abord certifié, avant de retrouver la mémoire, après l’envoi du contrat de travail où figurait sa signature. “Oui, bon, j’ai dû rendre service à Force Démocrate. Je me rappelle très bien de cette personne“, concède-t-il, ajoutant aussitôt : “Mais ce n’est pas l’affaire Fillon, hein ! En tout cas, à l’époque, cela ne me paraissait pas répréhensible.”

Il valide l’hypothèse avancée par le député breton : “C’était normal qu’on aide son parti. Le mien était petit. Quand on pouvait, on lui donnait donc des moyens. Soit sous la forme d’une collaboration, soit via une cotisation exceptionnelle chaque mois. Moi j’ai fait ça pendant un certain nombre d’années.” Le Sage s’interrompt. Et finit par demander : ” Mais c’est lui (Pierre, NDLR) qui vous a donné ces indications ? Oui ? Eh ben, il est gonflé le mec !”

Possibles “détournements de fonds publics”

“Cela se pratiquait, c’est une réalité, admet un parlementaire socialiste. Cela peut paraître choquant aujourd’hui. Cela ne l’était pas à l’époque. D’ailleurs, il y a vingt ans, vous ne m’auriez même pas appelé pour me poser ces questions.” L’élu poursuit : “Aujourd’hui, c’est mieux encadré. Et en raison des affaires, cela le sera encore davantage demain. Notre société avance comme cela, toujours en réaction à un accident. Ce n’est pas vertueux, mais c’est ainsi.” Les faits sont prescrits.

Mais sur leur caractère légal, deux juristes spécialistes de ces questions tranchent : “L’usage de moyens et de fonds publics à des fins autres que celles pour lesquelles ils étaient destinés est susceptible de relever de l’infraction de détournement de fonds publics”. C’est d’ailleurs le recours à cette pratique dont est actuellement suspecté le Front National, dans le cadre de l’instruction sur l’emploi présumé fictif d’assistants parlementaires au Parlement européen.

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Quand Corinne Lepage dénonçait des emplois fictifs au MoDem

Important article de Paris Match – 28/02/2017, sur Corinne Lepage qui témoignait courageusement :

Corinne Lepage a publié en 2014 son livre «Les mains propres», où on peut lire ceci :

ce qui a fait réagir à droite :

mais sans grand effet non plus…

Lepage a confirmé en mai 2017 :

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Notes   [ + ]

1. Il a été l’un des artisans et l’un des premiers juges titulaires de la Cour de justice de la République (15 membres), seule compétente pour juger les crimes et délits commis par les membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions.

62 réponses à [Bayrougate 1] Emplois fictifs à l’UDF : “Deux ans payé par la République”, par Nicolas Grégoire

Commentaires recommandés

Toff de Aix Le 19 mai 2017 à 07h37

Ayant lu cet article avant le ralliement du béarnais, en pleine campagne de l’entre deux tours, il m’est apparu clairement que:

1/les médias mainstream sont TOUS complices, ils n’ont absolument plus aucune crédibilité

2/les élus ayant dépassé un certain poids politique (à l’échelle nationale) sont soit TOUS corrompus, à plus ou moins grande échelle, soit ont trempé dans des affaires dont ils sont peu fiers, qui ne sont pas forcément illégales, mais amorales, comme le disait si bien un certain fabius.

3/le système n’a AUCUN intérêt à ce que ça change, vu que tout le monde, en haut, y trouve son compte. Il suffit d’aller regarder “les nouveaux chiens de garde” et la sortie du dîner du Siècle pour s’en rendre compte…

4/dans ce système, seul le peuple est lésé, mais il ne s’en rend pas forcément compte. Ou alors, si c’est le cas, il s’en accommode jusqu’à maintenant.
Pourquoi ? Parce qu’il a lui aussi encore trop à perdre, si la révolution que tout cela mérite devait se faire.

Tant que la tête et le ventre sont pleins, PERSONNE n’a intérêt à ce que cela change.

  1. tepavac Le 19 mai 2017 à 07h01
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    “Ce sujet est, évidemment, à prendre avec recul.”

    Merci de nous avoir prévenu, l’odeur est effectivement nauséabonde, mieux vaut s’en tenir éloigné.

    Mais bon, est-ce que cela étonne réellement quelqu’un?

    La République a nourri un marécage et aujourd’hui il recouvre le pays dans toutes ses dimensions.
    On retrouve partout le même phénomène de corruption, soit par le gain, soit par la menace.
    Et le trio de tête est sans conteste, le politique, les avocats et la “construction”.
    Dans ces trois catégories, l’honnêteté est un handicap majeur et ceux qui malgré cette tare réussissent à s”en sortir, c’est au prix d’effort surhumain.

    ah, j’ai oublié les médias, ça fait quatre.


    • Ty89 Le 19 mai 2017 à 15h10
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      Non vous vous trompez. La malhonnêteté est devenu la meilleure des qualités et ce dans tout les domaines… Le mien par exemple, simple informaticien, je constate tout les jour que TOUT passe par le paraître. Savoir nié ses erreurs est primordial ! Voler le travail ou les mérites des autres et courant. Ceux qui réussisse le mieux sont les pire requin.
      Triste monde. Moi qui considère que la droiture et la morale sont les pilier de la vie en société je commence progressivement à me transformer. Ne dit on pas que l humain est une espèce qui s’adapte à tout les milieux ?


      • Gégesse Le 19 mai 2017 à 23h44
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        Je vous comprends tout à fait… Petite question : Travaillez-vous en SSII?


  2. Toff de Aix Le 19 mai 2017 à 07h37
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    Ayant lu cet article avant le ralliement du béarnais, en pleine campagne de l’entre deux tours, il m’est apparu clairement que:

    1/les médias mainstream sont TOUS complices, ils n’ont absolument plus aucune crédibilité

    2/les élus ayant dépassé un certain poids politique (à l’échelle nationale) sont soit TOUS corrompus, à plus ou moins grande échelle, soit ont trempé dans des affaires dont ils sont peu fiers, qui ne sont pas forcément illégales, mais amorales, comme le disait si bien un certain fabius.

    3/le système n’a AUCUN intérêt à ce que ça change, vu que tout le monde, en haut, y trouve son compte. Il suffit d’aller regarder “les nouveaux chiens de garde” et la sortie du dîner du Siècle pour s’en rendre compte…

    4/dans ce système, seul le peuple est lésé, mais il ne s’en rend pas forcément compte. Ou alors, si c’est le cas, il s’en accommode jusqu’à maintenant.
    Pourquoi ? Parce qu’il a lui aussi encore trop à perdre, si la révolution que tout cela mérite devait se faire.

    Tant que la tête et le ventre sont pleins, PERSONNE n’a intérêt à ce que cela change.


    • Surya Le 19 mai 2017 à 08h11
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      Onfray avait parlé également de l’étrange silence autour des bourrages d’urnes à la primaire du PS ainsi qu’autour de toutes les casseroles de melenchon


      • baduy Le 19 mai 2017 à 08h36
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        Onfray déteste Mélenchon pour son soutien au Castrisme. Le problème c’est qu’Onfray est incapable de voir quand il parle de sujets auxquels il ne connaît rien. Il suffit de voir sa pathétique vidéo éditée après la mort du leader Cubain où il juge que la disponibilité du beurre est un bon indicateur pour juger d’une île sous embargo depuis 60 ans.
        Un Finkielkraut de gauche


        • Julien Le 19 mai 2017 à 12h11
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          Indépendamment de cette histoire de castrisme, il reste assez amusant de rappeler que Mélenchon a croqué lui aussi dans la gamelle : il s’est enrichi personnellement avec son IRFM.
          Ses deux principaux porte parole bénéficient d’un HLM à Paris alors qu’ils touchent plus de 4000€ par mois. Bref.. Là aussi ça pue.

          Il a même poussé le mensonge jusqu’à affirmer qu’il n’avait jamais soutenu Chavez (alors qu’il avait écrit une tribune à Libération ou à l’Huma plus qu’explicite), et que celui ci n’avait jamais exproprié personne (une simple recherche internet prouvant le contraire).
          Quand on ment… ça se voit. Et pour Mélenchon, ça s’est vu. Du coup il est parfaitement normal que cela lui soit retombé sur le coin du nez.
          On peut aussi parler de son parachutage à Marseille et se rappeler ce qu’il disait sur les parachutages il y a peu..

          Le mec nous parle d’exemplarité mais n’en a pas un échantillon sur lui.


        • Surya Le 19 mai 2017 à 12h41
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          je ne suis pas un fan d’onfray, ça ne change rien quant à la véracité de ses propos sur melenchon


        • emm69 Le 19 mai 2017 à 15h42
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          Le plus important est qu’Onfray parle de bourrage des urnes à la primaire de gauche, oui, une fraude selon lui quasi de notoriété publique, le but ayant été qu’Hamon en sorte vainqueur contre Valls. Ainsi, Hamon est devenu un épouvantail à électeurs avec son programme trop à gauche, ouvrant un boulevard à Macron. Bref, Hamon a été “l’idiot utile” de Macron. Si Valls avait gagné la primaire et avait fait un score honorable à l’élection présidentielle, Macron aurait été derrière Fillon, non ? Cela me paraît plus important que parler de Mélenchon.
          Concernant Nicolas Grégoire, il devrait écrire des livres policiers ou des scénarios, non que je mette en doute ses propos, mais parce qu’en matière d’égalité républicaine c’est mort. Alors, à quoi bon en parler ?
          Ah, notre vieux pays aristocratique : passe-droits, privilèges, corruption, connivences, etc. : telle est la France éternelle.


    • Fritz Le 19 mai 2017 à 10h56
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      Le Béarnais s’est rallié à Macron le 22 février, deux mois avant le premier tour, et ce fut peut-être le “tournant” de la campagne, celui qui assurait la victoire de Macron. Mais peu importe, ce n’est qu’un détail. Après avoir lu cet aveu développé, je regrette d’avoir voté Bayrou en 2007 (je voyais en lu un levier contre le faux bipartisme imposé).
      Et dire qu’il a osé publier un livre intitulé “Abus de pouvoir” (Plon, 2009) !


    • sassy2 Le 19 mai 2017 à 11h25
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      c’est identique aux us
      en beaucoup plus grave


    • marc Le 19 mai 2017 à 16h59
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      “les médias mainstream sont TOUS complices, ils n’ont absolument plus aucune crédibilité”

      humm… il semblerait que la propagande dans les grands médias soit le plus souvent involontaire… par exemple, chomsky disait “Loin de nous l’utilisation de l’hypothèse d’une conspiration pour expliquer comment fonctionne le monde des médias”… “La plupart des préjugés médiatiques ont pour cause la présélection d’un personnel bien-pensant qui intériorise des idées préconçues”

      bref…

      aussi, “Tant que la tête et le ventre sont pleins, PERSONNE n’a intérêt à ce que cela change.”

      il s’agit d’une maladie, et d’une addiction, les gens s’affaiblissent jusqu’à l’extrême au sein du confort matériel où on peut rester dans un fauteuil pendant toute la journée, en savourant uniquement les plaisirs de la nourriture chimique

      donc si, il y a un intérêt à ce que ça change pour la population, mais il faut qu’elle sache qu’elle va passer par une cure de désintox douloureuse


    • L'Africain Le 20 mai 2017 à 19h13
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      Ce n’est pas plutôt tête VIDE et VENTRE plein ?
      La télé fait son travail de vidage de cervelle : tant que l’on trouve Hanouna pour vomir des débilités et des insanités, et quelques personnes pour feindre de s’en émouvoir….


  3. Milsabor Le 19 mai 2017 à 07h54
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    Ah ça ira, ça ira, ça ira,
    Les électocrates à la Lanterne,
    Ah ça ira, ça ira, ça ira,
    Les électocrates on les pendra.


  4. Catalina Le 19 mai 2017 à 07h57
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    Le peuple a interet que ça change car tout cet argent detourne peut etre utilise pour une gestion “en bon pere de famille” . Quand on pense qu une grosse partie des gens n arrive pas a finir le mois, que des gens se suicident, pendant que ces representants volent la republiqe…..honteux ! La france d en haut corrompue et jamais punie a de beaux jours devant elle.


    • sergeat Le 19 mai 2017 à 10h54
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      Ne pensez vous pas que toute cette petite corruption (inacceptable) détourne l’attention de la vrai corruption où même les états donc les peuples sont rackettés par les pouvoirs financiers grâce aux politiques.De même pour la moralisation: les lois de nos politiques favorisent le vol des français par les banques(loi Sapin 2)mais vous noterez que l’on parle jamais de moralisation bancaire mais seulement de moralisation du politique.
      Nos politiques sont les employés conscients des milieux financiers et il est plus facile de moraliser des employés que des patrons.


      • chb Le 21 mai 2017 à 10h43
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        Encore une fois, nous singeons les USA : les parlementaires étatsuniens sont mis en place (financés) par les lobbies, leurs magouilles et délits d’initiés sont a priori excusés… et ils ont comme un seul homme validé les Patriot Act et autres Bail Out.


  5. Bollet Le 19 mai 2017 à 08h00
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    Bonjour,

    J’ai débuté il y a vingt quatre ans dans la Maire d’une ville moyenne (140 000 h) comme employé de bureau en CDD pour la fonction publique territoriale: aide-comptable.
    Un matin, je passe des factures, l’une pour 25 000 francs concernant des caisses de champagne.
    Je vois que le service concerné (manifestation culturelle, réception) a reçu la moitié des caisses, l’autre vous me direz, évaporée.
    Quand j’en parle à mon chef, un vieux brisquard pas loin de la retraite, il me dit en rigolant: le reste c’est parti chez Monsieur …. (le sénateur maire de la ville…).
    J’ai quand même voté pendant 20 ans, à gauche, extrême d’abord puis en constatant l’inutilité un peu plus pour une gauche réformiste mais là, cette année, tout arrêté, aucun vote, la politique actuelle me dégoûte à un point… vote inutile aussi, on se fait toujours b….


    • chb Le 21 mai 2017 à 11h00
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      Bollet… satan ? Auto-empoisonné !
      Dans un monde idéal, vous auriez dénoncé ce détournement, et reçu une médaille pendant que le ponte, mis au pilori, y aurait subi les lazzis et quolibets qu’il méritait.
      Au fait, est-il légitime que des représentants, élus ou autres, consomment bulles et petits fours aux frais du contribuable, fût-ce en manifestations culturelles publiques ?
      Les frais de bouche de Chirac ont été excusés ; quelques autres, pris la main dans le sac, réélus quand même… on préfère nos élites imparfaites, finalement.


  6. Julien Le 19 mai 2017 à 08h30
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    Et le mec se retrouve…. ministre de la justice.

    Franchement, pour une farce, c’en est une corsée.


    • Somebulles Le 19 mai 2017 à 10h06
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      Machiavel ayant ete décortiqué par notre Président, c est peut être bien pour cela que FB a été choisi pour le poste de garde des sceaux.
      Il présente la loi, et si il vous plaît appliquer la a vous même.
      Puis circuler, merci pour ce moment.
      Cqfd


      • Révolte Le 19 mai 2017 à 13h29
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        “Le plus ennuyeux, en matière politique, est que chacun des participants croit qu’il est le seul à avoir lu sun tsu et machiavel. Résultat, vous y croisez cent mille connards qui nomment “tactique” leur sauvagerie, “influence” le goût des autres pour leur argent, “efficacité” leur absence de vue à long terme, “réalisme” leur manque de convictions et “victoire” les bourdes du camp d’en face.” Le goût de l’immortalité


    • claudine Le 19 mai 2017 à 10h36
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      c est Fillon qui doit faire une drole de gueule ,pour l instant il est (presque) le seul a payer.
      en verite ce n est pas tres juste.!
      il faut vraiment degager tout ce beau monde.


      • Julien Le 19 mai 2017 à 12h04
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        Clairement.
        Et encore…
        Pour Fillon l’emploi fictif n’est pas encore prouvé puisque sa femme prétend avoir travaillé.
        Dans le cas de Bayrou, Grégoire affirme carrément ne pas avoir travaillé.
        Ce n’est pas “pas très juste”, c’est carrément injuste; et j’espère que Bayrou et Macron paieront ça très cher assez vite.


  7. Philippe30 Le 19 mai 2017 à 08h33
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    Quelque soit celui qui accède au pouvoir , il est sûr de prendre une salve vis à vis de sa probité.

    Ce sont eux nos représentants alors il y a erreur de personnes car je ne me sens pas représenté par des voyous au dessus des lois.

    Il faut faire de la place en prison pour ces voyous en costume qui volent les Français et agressent les petites gens par leurs paroles ou leurs actes

    Philippe


  8. Duracuir Le 19 mai 2017 à 08h35
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    Malgré tout, on ne peut s’empêcher de ressentir une violente répugnance contre une balance. Ce type a trempé dans la soupe avec délectation, et pendant un bon moment. Et des années après, pour soulager sa “pauvre petite âme” meurtrie, il trahit des gens qui lui ont fait confiance.
    Méprisable jusqu’au bout. La révélation des faits en est souillée.


    • Catalina Le 19 mai 2017 à 08h58
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      Vous prefereriez qu il se soit tu ? Bien sur, cela laisse un gout amer mais il a eu le courage de parler, ce que ne font pas les milliers d autres qui s engraissent sur le dos du peup!e.


    • Alfred Le 19 mai 2017 à 09h06
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      Mon pauvre ami vous êtes victime du syndrome de Stockholm. Ou du syndrome d’esclave si particulier des malfrats. “Pas une balance”… À qui profite ce genre de raisonnement sinon aux plus gros salauds?(qui eux n’ont JAMAIS de scrupules à balancer un lieutenant ou un sous fifre. Jamais).
      Être une balance c’est bien peu de choses par rapport au fait d’être un salaud au départ.
      ” Pas une balance” c’est un raisonnement de petit malfrat bien dressé. Les gros malfrats balancent tout et tous avec intelligence et violence et sans remords. Quant aux gens honnêtes que voulez vous qu’ils balancent?
      Bref. On se fout des états d’âme de ce monsieur et heureusement qu’il y a des balances parceque c’est la seule et l’unique manière que le dessus du panier de crabes soit de temps en temps inquiété. Sinon il ne l’est absolument jamais compte tenu des rapports de forces en place.


      • some Le 19 mai 2017 à 10h25
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        non, raisonnement biaisé par sa base dans l’affirmation : “heureusement qu’il y a des balances parce que c’est la seule et l’unique manière que le dessus du panier de crabes soit de temps en temps inquiété”

        non, non, et encore non.
        Structurellement il est possible d’établir un système dans lequel ce genre de pratique d’intimidation sont désamorcées suffisamment tôt pour que le mouvement corruptif de fond soit annihilé.

        Par contre, pour que cela arrive il eu fallut voter différemment ces 15 dernières années.


        • Alfred Le 19 mai 2017 à 11h34
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          “non, raisonnement biaisé par sa base dans l’affirmation: “méchants inquiétés par les balances”..”: La base du raisonnement n’est pas celle là. Le premier point est que le raisonnement de petite frappe autour des balances est un apprentissage de chiots. Les vrais maitres n’ont aucun problème à balancer (et c’est comme ça qu’on devient chef, chef: sans scrupules et sans honneur). J’ai toujours un problème avec les gens plus royalistes que le roi (surtout dans ce domaine là). En particulier il m’est inconfortable de voir des salauds se parer de morale ou d’honneur (qui sont très variables alors). La seule chose qui interdit de balancer c’est la crainte du retour de bâton. Et c’est tout. D’ailleurs ceux qui tiennent le bâton se permettent de le faire. Partout et de tous temps.
          “Structurellement il est possible d’établir un système dans lequel ce genre de pratique d’intimidation sont désamorcées suffisamment tôt pour que le mouvement corruptif de fond soit annihilé.” Ah bon je suis rassuré. Si c’est possible. (pour noel?).
          Dites nous donc pour qui il aurait fallu voter ces quinze dernières années.


        • oui Le 20 mai 2017 à 01h25
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          Pour que cela arrive, il faudrait vivre au pays merveilleux de Candy !
          Et 15 ans, c’est gentil !
          Il y a plus de deux cent ans, on a soit disant fait la révolution !
          Avant le roi s’imposait, maintenant, on le choisit !
          WOW !
          Un pouvoir par un autre !
          Le calife à la place du calife !
          Il n’y a pas de tyran au pays ou personne n’obéit.


    • Vlois Le 19 mai 2017 à 09h09
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      pas d’accord du tout, j’ai plus de répugnance pour les cloportes qui fuit la lumière.
      Et puis ce sont les repentis qui ont permis à La Justice italienne de pouvoir arrêter certains parrains mafieux.

      Il a plus de courage il sait sa mort sociale.


    • Toff de Aix Le 19 mai 2017 à 09h53
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      Votre commentaire est assez lamentable :selon vous, la possibilité de se repentir n’existe pas alors ?
      Selon vous, il n’y a pas de demi mesure : soit on trempe dans les combines, et on est sali à vie, sans possibilité de rédemption, soit on est un “pur”, et on le reste à vie ?

      Ce raisonnement binaire est assez dangereux, l’être humain, pardon de vous le dire, n’est jamais tout blanc, ou tout noir. Le “camp des gentils” n’existe pas, pas plus que celui des “mechants”.


      • some Le 19 mai 2017 à 10h29
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        J’avais compris qu’il était détestable dans sa tentative de repentance par la dénonciation tardive.

        Il prétend avoir de bonnes intentions, il lui a était donné des moyens qu’il aurait pu à son tour détourné pour corriger le problème.
        Il aurait pu y avoir de la casse chez lui,
        mais n’est ce pas là “FAIRE” amende honorable ?

        Il eut était moins détestable à assumer ces mots et ces intentions plutôt qu’à les fuir et les jeter en place publique une fois que l’orage est passé.

        Parce que bon, des affaires d’emplois fictifs on a eu, visiblement on en aura encore; donc un dénonciateur de plus ou de moins, ça ne changera pas notre cagnotte gagnante.

        Par ailleurs je m’interroge sur le timing.


    • Pascalcs Le 19 mai 2017 à 11h35
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      Dans de nombreux pays, ce comportement est honoré. Comme par hasard, les pays dans lesquels le degré de corruption est bien moindre et les finances en ordre. Fermer les yeux sur ces abus s’appelle de la lâcheté.


  9. Nicolas Anton Le 19 mai 2017 à 08h37
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    Les politiques sont à l’image de ceux qui les choisissent. Peut-être faudrait-il arrêter de s’en prendre aux politiques (vu que ça ne change pas grand chose) et se tourner aussi vers ceux qui les ont élus..


    • some Le 19 mai 2017 à 10h37
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      Dans un idéalisme pur, oui!
      Dans la réalité, en voudriez vous à tous ces votants si leurs cerveaux était constamment lavés et manipulés ?
      Normalement on devrait avoir de l’empathie pour ces gens là.
      Par ailleurs c’est la réalité avec laquelle nous avons choisit de vivre,
      nous ne la supprimeront pas, nous la changeront, ou elle nous verra crever.

      Ce qui m’attriste c’est de voir que seuls les pourris dans leurs âmes s’en sortent bien,
      alors que ceux qui ce sont retrouvés à vivoter de petits trafics répréhensible
      par les contraintes de la vie plutôt que par choix sont stigmatisés.


  10. RémyB Le 19 mai 2017 à 08h45
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    ça me rappelle une histoire et une petite vidéo:

    un gamin avait plongé sa main dans la poche de François B.
    ce dernier s’en aperçoit et lui colle illico-presto une gifle.

    quand la justice va t’elle gifler ce même François B?


  11. Alain Hache Le 19 mai 2017 à 08h49
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    Je peux apporter mon témoignage : j’ai été l’assistant d’un député français au Parlement européen et je donnais aussi des cours dans un institut de formation de cadres dans la profession où mon parlementaire exerçait une grande influence compte tenu des responsabilités qu’il avait occupées. Mes cours portaient sur les questions européennes et je n’avais pas de rémunération supplémentaire que mon indemnité d’assistant. Par ailleurs , il m’est arrivé de travailler pour certains lobbys.
    Je précise qu’à l’époque la fonction d’assistant parlementaire n’était pas précisée.
    Le fait pour un parti d’employer les assistants des parlementaires était chose courante. Tout le monde l’a pratiqué. Au RPR à un moment donné, les parlementaires n’ont pas eu le choix de leurs assistants. C’est la direction qui désignait les assistants qui étaient en poste à Paris.
    Cette histoire d’emplois fictifs me parait un peu secondaire par rapport aux problèmes de l’heure.


    • sassy2 Le 19 mai 2017 à 11h28
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      Si c’est secondaire alors il y a eu un coup d’etat!


  12. Rémi BRARD Le 19 mai 2017 à 08h49
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    Comment vérifier et/ou consolider la crédibilité, et cela étant, l”audibilité” de quelque chose qui est visiblement étayé. J’en ai fait l’expérience en en parlant à quelqu’un dès ce matin. Le résultat a été peu probant.
    Le problème c’est que beaucoup de gens veulent croire a/en quelque chose. Ils attendent du changement, de vivre bien dans un pays qui a des projets enthousiasmants.
    Les dénonciations, révélations de scandales ont-ils beaucoup d’influence sur les votes et les comportements sociaux, une attirance pour le syndicalisme, l’engagement politique? J’ai peur que non!


    • Gégesse Le 20 mai 2017 à 00h44
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      Je pense comprendre ce dont vous avez fait l’expérience… Pour la part j’ai récemment conclu qu’il y a chez chacun une tendance à rester dans une credulité confortable envers le système en place. Peu importe les scandales… on détourne très vite le regard pour passer à autre chose… Le pire étant que c’est valable pour les plus gros râleur de mon entourage. Il y a toujours concensus pour s’indigner “en général”, mais pour tel ou tel affaires ou tel ou tel sujet de société en particulier on entend très vite la petite phrase qui relativise la chose, ou qui discrédite la source d’office… Souvent la phrase répétée telle quelle des JT de la veille.
      Ça anesthésie tout échange constructif…
      Tout l’enjeux est de sortir de cette zone de confort. Ça demande un réel effort, j’en conviens, d’intégrer que le système n’est pas l’idéal qu’il prétend entretenir.


  13. reneegate Le 19 mai 2017 à 08h53
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    Les emplois “fictifs” sont légions, j’ai été chargé de cours à l’Université pendant 10 ans sous un statut qui défit toutes les règles élémentaires du droit du travail. Contrat renouvelable tous les ans, aucune cotisation sociale (ni URSSAF, ni retraite), paiement service rendu (fin d’année et dans le meilleur des cas tous les trimestres), …
    Après 10 ans de bons et loyaux services (IUT/Licences professionnelles classé second en France) ils m’ont demandé de représenter mon dossier d’inscription pour l’étudier et éventuellement reconduire le même contrat pourri : je suis resté à la maison et j’ai envisagé de me reconvertir. Fini l’enseignement précaire. Quand l’état (plutôt que de donner l’exemple) se comporte comme les pires Arnault, Bolloré, Niels et Attali réunis (Krouchner et Fabius assurant le service).
    Je suppose qu’ils considèrent celà comme “être à bonne école” 😉


  14. Sycophante Le 19 mai 2017 à 09h42
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    Voici un livre remarquable sur la corruption politique française :

    “La Corruption de la République” d’Yves Mény professeur à Sciences Po Paris.

    http://www.fayard.fr/la-corruption-de-la-republique-9782213029320


    • Vlois Le 19 mai 2017 à 19h19
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      Au pays où mêmes les nuages radioactifs nous évitent, il n’est pas étonnant que la corruption, les mafias n’existent pas comme chez les autres. La politique et le journalisme fabrique sans doute cette réalité parallèle, c’est bien plus confortable de nier les conclusions et les faits en se conformant à cette France narrative.
      Dire le contraire serait aussi vu comme faire le jeu des extrêmes.
      On est en pleine folie.


  15. dan Le 19 mai 2017 à 09h56
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    Je n’ai pas le moindre mal à le croire, car j’ai moi-même “testé” en tant que militant non rémunéré ce type de fonctionnement à l’intérieur même d’un parti de gauche dont la deuxième lettre est un “s”. C’est du vécu, si je puis dire, à une échelle beaucoup plus modeste. J’ai compris qu’on pouvait facilement perdre toute dignité humaine, tout repaires au regard de la normalité, et toute liberté individuelle en se fondant dans ces systèmes relationnels qui peuvent être caractérisé comme des mini systèmes à caractère mafieux. Les privilèges et les petits cadeaux font de vous un obligé. C’est un engrenage dont il est compliqué de sortir, et qui peut devenir violent si celui-ci se sent menacé par un de ses membre.


  16. Dva Le 19 mai 2017 à 10h07
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    Bah oui…ok…Mais juste pour rappel , je crois que le gouvernement nommé par Macron prépare une contre-révolution sociale…C’est un gouvernement provisoire ‘premières salves ‘…aux mesures ultras libérales …aux solutions Thatchers …puissance 10 !!! et donc oui, ce « Gouvernement au casting fourre-tout constitué pour berner les indécis en juin est composé de ministres leurres avec un programme ‘pseudo renouveau’ dont le but réel masqué le plus important est de « diviser pour régner »…Alors casseroles ou pas…le temps qu’on essaye de creuser un peu …les marionnettes utiles auront quittés le théâtre après avoir bien joué leurs rôles et seront ‘ recyclées’ pour services rendus ( pas à la nation …) dans d’autres pièces de théâtre…


  17. Phil-A Le 19 mai 2017 à 10h08
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    https://www.youtube.com/watch?v=16cAGPGTZVw

    Ca aussi c’est pas mal dans le genre….


  18. some Le 19 mai 2017 à 10h18
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    euh …. ouais, c a d que je ne lis ni ne regardes plus ces médias depuis un bout de temps et je n’en avais pas entendu parler, donc merci.

    Après dans ce récit, c’est vraiment la plaie car on va de déception en déception.

    1/ emplois fictifs
    2/ un dénonciateur tardif qui voudrait nous faire croire qu’il avait des valeurs et des intentions honnêtes.
    Comment avais je dis hier ? Ah oui, sans honneur.
    3/ Des fonctionnaires qui se laissent marcher sur les pieds.
    Que disais je déjà ? Ah oui la retraite toussa, faut se protéger.
    4/ pire que du vol, c’est un système de classe réservé à certaines personnes
    5/ c’est la corruption au berceau de toute velléité politique bienfaitrice
    6/ Des justifications qui franchement donne des envies de meurtre: “Notre société avance comme cela, toujours en réaction à un accident.”
    Que des ingénieurs/architectes sortent ce genre de platitudes après l’effondrement de leurs projets et vous allez voir la tête des juges et des badauds.
    Par ailleurs, après +60/50? ans de ce système (5ieme), nous sortir ce genre de platitudes c’est outrageusement outrageux.

    Après cela je veux bien en entendre un m’argumenter cette phrase fameuse: tous pourris.
    Démontrer moi que j’ai tord car les 5 ans à venir vont nous demander un paquet de ressources vives pour ne pas sombrer.


  19. Louis Robert Le 19 mai 2017 à 11h46
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    Mais enfin de quoi se plaint-on?

    1. France: chômage insurmontable et allant s’aggravant.
    2. France: gouvernements impuissants à créer les emplois réels nécessaires.
    3. France: initiatives généralisées de création d’emplois fictifs (“fake jobs”).

    Normal, non? C’est dans l’air du temps, non?

    Il me semble que certains se montrent trop sévères à l’egard de tous ces volontaires ingénieux et créateurs qui se consacrent (bénévolement!) à la résolution des problèmes nationaux dominants. On a tort de s’en prendre à la fine fleur de nos “problem solvers”. Voilà qui mine le moral de la nation.

    Vive…! Vive…!


  20. christian gedeon Le 19 mai 2017 à 13h06
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    Alors comme çà à droite,à gauche,on “profite” et la demande “honnêteté ” et de transparence est plus que jamais comminatoire. Ben laissez moi vous dire quelque chose,çà me fait doucement rigoler,c’est même insupportable.Alors comme çà nos mairies ou nos conseils régionaux devraient se transformer en phalanstères et nos élus en Marat,saint Just ou Robespierre,qui ont grâce à Dieu fini façon Guillotin….et pour les repas,de l’eau et …de l’eau. Ben pour çà,il y a les pays scandinaves,les gars. Non que je sois contre la lutte contre la corruption,mais bon il faut donner à ce mot son sens,hein? arrêtez donc de faire chier les gens…vous voulez de la corruption,de la vraie,de la lourde qui porte sur des dizaines de milliards d’euros? Allez regarder du côté des budgets faramineux et totalement inefficaces de la formation professionnelle gérée pour l’essentiel par les syndicats donneurs de leçons de “transparence”..;et arrêtez de nous emmerder!


  21. koikoi koi Le 19 mai 2017 à 13h47
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    En 1993 déjà, Pierre Bérégovoy avait tenté d’alerter sur la corruption …

    http://www.dailymotion.com/video/xswyo5_p-beregovoy-discours-anti-corruption-8-avril-1992_news


  22. Schuss Le 19 mai 2017 à 14h25
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    Emplois fictifs…
    La belle affaire ! Comme si cette pratique n’avait jamais eu cours dans le passe. Je connais des gens qui ont ete payes par la ville de paris pendant plus de dix ans sans aucune contre partie sous chirac. Certes c’etait dans les annees 1970. Mais tout de même 10 ans de salaire + le droit a la retraite sans rien faire , juste parce que vous êtes du clan…cela devrait laisser reveur tous les ouvriers qui triment pour 1000€/mois ! Dans un autre contexte, J’ai moi meme cotoye des “collègues” qui passaient leur temps a draguer les clientes trentenaires célibataires pour essayer de tirer leur epingle du jeu. La aussi, aucun travail produit, Juste un diplome en poche qui les mettaient a l’abris d’un licenciement. D’autres collegues allaient a la peche pendant les heures de boulot. La hierarchie parfaitement au courant fermait les yeux parce qu’elle faisait certainement pire…


  23. Narm Le 19 mai 2017 à 15h30
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    et quand Cioti accuse Bayrou de s’être payé ses fringues sur les comptes de campagnes, ça reste anegdotique et le journaliste présent s’en fout visiblement

    https://www.youtube.com/watch?v=rKiqprTxbdk


  24. Barbier Le 19 mai 2017 à 16h40
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    Mme Lepage qui crie dans le désert depuis 20 ans sur un certain nombre de sujets forts intéressants ne sera hélas jamais présidente de la République. Pourtant elle en remonterait à beaucoup au niveau droiture et morale.


  25. Black mic-mac Le 19 mai 2017 à 23h52
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    Ayant travaillé à l’assemblée nationale j’ai côtoyé une personne qui a vu son cdd renouvelé pendant 11ans, un autre pendant 7 ans.
    Incroyable. C’est eux qui votent les lois et ils ne sont même pas capable de les respecter.
    Quand des gens vont en prison pour du vol alimentaire.
    Qui représentent-ils encore ?


  26. Bourdeaux Le 20 mai 2017 à 10h30
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    Sans doute faut-il voir dans cette casserole la raison du renoncement de Bayrou à la candidature présidentielle : le vacarme qu’une casserole identique provoqua chez Fillon a sans doute éteint les ardeurs de Bayrou…Mais le béarnais a su habiller sa retraite stratégique en un renoncement aux accents Gaulliens, “pour la France…”
    C’est, toute proportion gardée, comme si Cahuzac avait décliné en 2012 la proposition de marocain à Bercy : personne n’aurait jamais su que c’eut été pour se garantir d’un scandale.


  27. chb Le 21 mai 2017 à 10h19
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    Un reste d’idéalisme naïf chez ce lanceur d’alerte qui (merci à lui !) crache dans la soupe :
    “Aujourd’hui je regrette d’avoir délaissé une carrière de journaliste pour, même de quelques décimales, participer à la lente putréfaction des institutions françaises”
    Il ne connaît donc pas, lui qui a vu l’intérieur du système, les neuf milliardaires qui tiennent les médias ? Quel journaliste est en poste, et honnête ?
    L’évolution du système “démocratique” nous fera bientôt bientôt nous demander quel avocat, quel professeur, quel juge, quel flic etc.


    • chb Le 21 mai 2017 à 10h34
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      Ces phrases de Lemoine (http://www.les-crises.fr/guerre-sournoise-en-equateur-guerre-totale-au-venezuela-par-maurice-lemoine/) ne sont-elles pas quasiment transposables à notre situation française / européenne ?
      ” N’en déplaise aux médias complices, incompétents, moutonniers, opportunistes ou fort peu courageux – la pression générale étant devenue telle que les « notables de l’info », fussent-ils « de gauche », ne veulent pas risquer leur réputation ou leur confort en semblant apparaître comme « les derniers défenseurs du Venezuela » – c’est bel et bien, similaire à celle des années 1970 au Chili, d’une déstabilisation économique qu’il s’agit. “


  28. MB Le 23 mai 2017 à 15h28
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    Est-ce qu’une enquête (journalistique ou autre) sérieuse a été menée par quelqu’un? Ces faits troublants (pas les faits eux-mêmes, mais surtout la duplicité des médias quant au traitement de ce genre d’information) méritent d’être creusés, approfondis, prouvés et mis en avant s’ils sont justes.


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