Aujourd’hui, c’est Stéphane Soumier qui a animé BFM Business.

Avec Jean-Marc Daniel, directeur de la revue Sociétal, et Mathilde Lemoine, Directeur des études économiques HSBC-France.

Voici la vidéo :

Partie 1 :

Partie 2 :

 

Bonus : un petit rappel historique :

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94 réponses à [Média] BFM Business, Les Experts – 6 juillet (Edition spéciale Grèce)

Commentaires recommandés

Babar Ohom Le 06 juillet 2015 à 20h25

Ah bon ? La dame de HSBC était assez équilibrée et solide, au contraire. Elle ne dit pas qu’elle est pour ou contre les choix de l’Europe, elle en explique les intentions et en pointe les contradictions, avec clarté et sans chercher à prendre parti.

Mme Lemoine est la représentante d’une grande banque – aux intérêts et aux choix très dogmatiques et néo-libéraux – on ne va pas s’attendre à ce qu’elle la joue Arlette Laguiller. Et justement, en tenant compte de sa position, je l’ai trouvée courageuse de neutralité et d’honnêteté intellectuelle dans ce monde de clones uniformes, au lieu d’épouser les poncifs de son métier comme c’aurait été facile.

  1. Costanzo Le 06 juillet 2015 à 18h50
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    Bravo pour vos commentaire qui sont, comme d’habitude, troublant de vérités.


  2. Charlie1932 Le 06 juillet 2015 à 19h00
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    J’ai beaucoup apprécié votre rappel sur les équilibres budgétaires et la panique que cette remarque a engendré auprès de vos interlocuteurs.
    Je pense que votre ton effectivement plus agressif et quelques libertés oratoires ont permis de bien faire entendre un discours différent.
    Félicitations.


    • Ghosties Le 06 juillet 2015 à 21h53
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      j’ai adoré les envolées gestuelles en début de débat, même si à mon avis ça doit rester exceptionnel.


  3. jave Le 06 juillet 2015 à 19h07
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    Sur l’échelle de BFMichter, Stéphane Soumier est un dangereux communiste. Je note que l’échelle tangue sérieusement depuis dimanche soir : Ruth Elkrief semble bien seule lundi à dire que la restructuration de la dette grecque était sur la table des négociations.


    • Ghosties Le 06 juillet 2015 à 20h47
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      Stéphane Soumier communiste ? fallait oser ;D

      Nan sérieusement, c’est un libéral, pur et dur, mais honnête intellectuellement, et ça c’est important.


  4. jeff Le 06 juillet 2015 à 19h13
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    bravo olivier , malheureusement la propagande continue.
    On attend les propositions grecs pour négocier.
    ça fait 5 mois qu il négocient.
    FAUT ARRETER LES BETISES.


  5. Toutatis Le 06 juillet 2015 à 19h14
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    Je n’ai pas trouvé Mathilde Lemoine mauvaise du tout (elle est charmante au demeurant). Il faudrait peut-être éviter les réflexes conditionnés et entendre de que les gens disent. Par contre Jean-Marc Daniel était peu convaincant.


  6. Seb92 Le 06 juillet 2015 à 19h16
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    Après avoir entendu Pascal Lamy sur France Info, je me suis dit “tiens je vais écouter Olivier Berruyer, ça va me détendre d’écouter un peu de vérité et d’analyse juste”

    J’ai été détendu jusqu’à l’intervention de Jean-Marc Daniel, qui nous vante le TSCG voté par 470 députés, ce qui montre évidemment que la France était absolument POUR ce traité à 80%. Et le parlementarisme est la forme la plus pure de la démocratie et qu’il n’y en a pas de meilleure.

    A ce propos, deux questions pour Jean-Marc Daniel :
    – Connaissez-vous “Le Contrat Social” de Jean-Jacques Rousseau ? Vous y apprendrez qu’en élisant un parlement, on élit des maitres qui dépossèdent le peuple de son pouvoir. JJR s’appuyait comme vous sur l’exemple britannique, qui a servi de modèle au parlementarisme français quelques années après.
    – Sur les 470 députés mentionnés, quand environ 300 ont été élus (groupe PS en 2012) sur la promesse de renégocier le TSCG, et que le TSCG n’a pas été renégocié, ils ne représente plus ceux qu’il l’ont élu vu qu’ils ont menti éhontément. Dans ce cas, où est l’expression démocratique ?

    Merci OB d’avoir aussi rappelé 2005, belle expression démocratique


  7. Andrea Le 06 juillet 2015 à 19h27
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    Un peu le passé, et hors sujet. Mais pertinent quand même amha…voir Grèce, Catalogne, etc.

    Pour les stats anti-UE ou pro-indépendance, il faudrait tenir compte du fait que pour le vote de l’indépendance en l’Ecosse, un facteur a été décrit bien après.

    Il s’agit d’une comparaison entre les votants – nés en Ecosse ou en dehors.

    Nés en Ecosse, pour l’indépendance: 52.7 %

    Nés en Grand-Bretagne ailleurs qu’en Ecosse, pour l’indépendance: 28%

    Nés hors de la G-B (à Paris, à Berlin, Karachi…), pour l’indépendance, 42%

    Evid. pour mesurer l’impact, c’est un autre sujet, il faut tenir compte de la taille de ces populations, et des croisements avec d’autres facteurs (âge…etc.) Le contraste est néanmoins bien fort.

    un article mainstream anglais daily record (il y a plein d’autres)

    http://www.dailyrecord.co.uk/news/politics/independence-referendum-figures-revealed-majority-5408163


  8. Fabrice Le 06 juillet 2015 à 19h40
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    Je ne suis pas un grand fan de Stéphane Soumier mais par rappport à Nicolas Doze j’ai trouvé que son partage du temps de parole est plus net et il laisse parler ses interlocuteurs sans s’écouter parler.

    Olivier nous a délivré une bonne prestation se situant entre pierre Sabatier et Olivier delamarche qui fait un style posé mais avec une pointe d’agressivité qui permet de remettre les choses en places sans tomber dans l’excès.


    • Bogastok Le 06 juillet 2015 à 21h49
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      Au contraire, je le trouve insuportable à couper la parole à chaque fois qu’Olivier essaie de développer et expliquer quelque chose, en plus de sauter sur le moindre micro-détail pour le contredire.

      Un journaliste ca pose des question et ca écoute, ca cherche pas sans cesse à imposer son point de vue.

      Mais ca existe plus ce genre de journaliste je crois. (à si, Darius Rochebin il est bien pour ca ^^)


  9. JacquesJacques Le 06 juillet 2015 à 19h43
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    Quand donc les intervenants des médias pour défendre la plupart des politiques verront-ils derrière l’économie et les marchés des femmes et des hommes ? Voyons encore au delà de ces aspects touchant à la pratique de la démocratie, nous parlons en ce moment de l’humanité elle-même. Qui sont-ils pour défendre ce qui est insoutenable dans cette folle course marchande qui est en train de détruire la terre qui nous porte et maintient la vie.


  10. Guy Liguili Le 06 juillet 2015 à 19h44
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    Stéphane Soumier est plus punchy que Nicolas Doze et les échanges sont beaucoup moins sédatifs. Continuez avec Stéphane Soumier !


  11. Scorpionbleu Le 06 juillet 2015 à 20h00
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    J’ai trouvé que le débat était malgré tout intéressant. Chacun à sa place et les arguments qui reviennent, mais la nécessité de faire bouger les institutions européennes commence à s’imposer. Merci à l’équipe formidable grecque : Tsipras et Varoufakis et Zoé P !

    OB, vous a été pertinent, interpellant dans votre style un peu ironique. Je vous trouve comme bien d’autres économistes ou autres brillants, un peu dogmatique sur la nécessaire sortie de l’euro.
    Votre critique répétée sur Tsipras et Varoufakis m’a mise mal à l’aise et je ne suis pas seule.

    Vous dites, Syriza, mais ce n’est pas un Parti révolutionnaire, c’est un Parti socialiste Européiste, élu par le peuple grec…vous avez raison, ce n’est pas un Parti d’ Extrême Gauche, ce sont des socialistes tout court, on en connaissait plus ! ils sont vraiment pour la défense des intérêts du peuple et une répartition des richesses. Des extrémistes les Grecs ne les auraient pas élus (trop marre des extrêmes), alors de quoi ? Laissons les avancer. Aucune solution proposée pour régler cette crise n’est totalement crédible, elle est fondée sur une analyse, une ou des théories…

    Extrême Gauche ? Quant on voit en France ce que ces militants sont devenus depuis 68 et ce qu’ils ont apporté à la France ! Pour leur carrière et leur portefeuille certes ! Pour en avoir fait partie il y a longtemps, je connais leur ambiguité, leur narcissisme et leur sens de la manipulation.

    Tispras, Varoufakis ? des pragmatiques clairs qui pensent et agissent avec une force. Ils me paraissent plus intéressants. Dans l’arêne européenne, avec tous ces clowns fachos et ces nains élus, la propagande médiatique contre eux… ils ont superbement fonctionné, non ?

    Le départ de Varoufakis est regrettable. Pragmatisme ? à suivre..
    Voyons demain comment les choses vont se présenter. La BCE va cracher les billets, après ?


  12. Astrolabe Le 06 juillet 2015 à 20h19
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    Bravo Olivier, excellente intervention avec beaucoup d’éléments percutants ! Très clair et très convaincant.


  13. Babar Ohom Le 06 juillet 2015 à 20h25
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    Ah bon ? La dame de HSBC était assez équilibrée et solide, au contraire. Elle ne dit pas qu’elle est pour ou contre les choix de l’Europe, elle en explique les intentions et en pointe les contradictions, avec clarté et sans chercher à prendre parti.

    Mme Lemoine est la représentante d’une grande banque – aux intérêts et aux choix très dogmatiques et néo-libéraux – on ne va pas s’attendre à ce qu’elle la joue Arlette Laguiller. Et justement, en tenant compte de sa position, je l’ai trouvée courageuse de neutralité et d’honnêteté intellectuelle dans ce monde de clones uniformes, au lieu d’épouser les poncifs de son métier comme c’aurait été facile.


    • luc Le 06 juillet 2015 à 20h53
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      je partage ton avis, sauf que je dirais qu’effectivement, vu sa position, il ne faut pas s’attendre à ce qu’elle soit vraiment autre chose que libérale


      • Ghosties Le 06 juillet 2015 à 21h48
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        justement…c’est en ça qu’elle a mené un débat équilibré…
        Elle n’a pas été de mauvaise foi, elle n’a pas caché ses idées libérales , mais n’a pas non plus tenté de faire d’attaques rhétoriques, elle a construit ses arguments, ça mérite le respect, même en ayant des opinions très différentes.


        • Philippe, le belge Le 06 juillet 2015 à 23h49
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          Moi je comprends bien pourquoi elle était sur le plateau en tant que représentante du grand capital européen!
          Elle commençait en effet par un discours qui pouvait paraître équilibré et ouvert, ce qui la rend (plus ou moins) sympathique et crédible mais pour ensuite se contentait de nous enfumer!

          Car soit elle croit vraiment ce qu’elle raconte, càd en gros qu’on doit et peut réformer l’Europe dans le sens de la solidarité (sans quand même évoquer le dumping fiscal et social!), que c’est juste une question de volonté et qu’il n’y a aucune raison qu’on ne puisse pas y arriver. Cela me parait très naïf et peu crédible dans sa position!

          Soit, et c’est plutôt ce que je pense, elle est l’exemple type du représentant cynique de la droite libérale qui sait très bien que ce qu’elle dit n’a aucune chance de se produire car ce n’est absolument pas dans l’intérêt du grand capital qu’elle représente, qui dirige et qui profite bien des dumpings précités! Elle dit juste ce que veulent entendre les gens!

          Les gens comme elle sont les plus dangereux car crédible auprès des crédules! Les libéraux belge Verhofstadt et Reynders sont des spécialistes de ce genre d’attitude.
          Même moi, il m’est parfois arrivé de presque croire qu’ils pouvaient avoir raison…


    • Kellhus Le 07 juillet 2015 à 02h46
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      “Il faut accepter l’ingérence économique”. C’est équilibré ça? Moi je trouve ça plutôt typique de la volonté de l’oligarchie de passer outre les peuples et faire fi de la démocratie pour imposer un ordre technocratique supranational au service des 0.01%.


    • Pascalcs Le 07 juillet 2015 à 02h58
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      L’occasion est donnée depuis longtemps d’entendre Mathilde Lemoine sur BFM. Ses interventions sont souvent techniquement bien argumentées et dans une ligne de défense de l’idée européenne approfondie. Par sa position, elle est effectivement avocate d’une construction économique élargie, et dans ce cadre, une ferme croyante en L’euro et ses bienfaits. Pour le business et la finance, les bienfaits de l’Euro dépassent largement ses défauts. Mme Lemoine ne passe en général pas sous silence ces défauts. Elle demande assez régulièrement une amélioration de la construction du l’Euro.
      Elle ne cache pas la nécessité d’une convergence politique et économique sur un certain nombre de points comme la fiscalité et la gestion budgétaire.
      Par contre, ce qu’elle omet de dire est ce qu’en sera le coût. Mais elle le connaît très bien. Elle sait parfaitement bien que l’harmonisation nécessaire sera un énorme abandon des politiques locales au profit de politiques supranationales dont personne ne veut en Europe actuellement. Elle sait parfaitement bien que cet abandon sera générateur de redondances énormes dans les emplois liés aux services publiques. Elle sait qu’au final, il y aura un nécessaire ajustement par le bas des pays dit “riches” vers les moins riches de la zone euros. La situation grecque, mais aussi portugaise, espagnole, irlandaise, Italie du Nord vs. Sud et bien d’autres sont autant d’exemples de cette nécessité de transfert permanent dont les européistes “protégés” (certainement comme elle) passent inévitablement sous silence.
      Les vues de Mme Lemoine sont celles d’une (se croyant) élite persuadée d’être les élus d’une mission quasiment “divine” en Europe. Ignorant en cela le poids des cultures, des histoires, des traditions, des modes de vie et de pensée des peuples.
      Tout baignés dans l’internationalisme permanent, ils sont complètement convaincus que le monde doit se construire comme une entreprise à l’image d’une entreprise et au profit du profit et rien d’autre. La pensée critique devenant un frein à la sacro-sainte efficacité que génère la pensée unique, comme la monnaie unique.
      Tout doit devenir unique et central car nos moyens de contrôle le permettent désormais.
      Voilà ce que Mme. Lemoine passe régulièrement sous silence quand elle plaide avec élégance pour le renforcement (amélioration) des mécanismes en place. Forcément, dans ce cadre, la Grèce fait tâche et met à nu cette pensée finalement très vaine et sans relief. Imaginons un seul moment ce que serait devenu le monde dans cette logique qui anime nos (se prenant pour) élites. Moi c’est l’image du centre commercial qui me vient à l’esprit. Rutilant et désespérément vide d’intérêt au bout de la 3ème visite.


    • Alain au bar Le 07 juillet 2015 à 11h43
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      Salaires et retraites. Salariés éternelle et unique variable d’ajustement du système d’accumulation capitaliste. Aucune autre solution n’est envisageable. Il faut réformer ces satanés salariés, leurs droits et leurs acquis qui coûtent si cher aux banques et aux millionnaires.
      Effectivement c’est une position très originale pour la représentante d’une grande banque. Je sens qu’on se rapproche de la solution.


  14. Ladoga Le 06 juillet 2015 à 20h32
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    Je regarde le journal de france 2

    C’est de la folie la présentation que fait ce média vis à vis du vote des Grecs

    Varoufakis limogé… ???

    Une honte cette information

    Le pire c’est qu’on les paie ces ordures, et sans avoir le choix
    Taxe d’habitation

    Si en 2005 avions eu l’internet de maintenant, ce n’est pas 54% de non

    J’ai voté une fois dans ma vie en 1992, depuis je ne vote plus.
    La seule fois ou j’ai voté, je me suis tiré une balle dans le genou.

    Cette démocratie… sans moi


    • Ghosties Le 06 juillet 2015 à 20h44
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      Le lexique utilisé à toujours son importance….si tu fais bien attention , tu t’apercevras vite que le lexique des journaux télévisés est très restreint…tout au plus 150 mots.

      C’est une des manières de manipuler l’opinion.


      • Ladoga Le 06 juillet 2015 à 20h57
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        En, gros, c’est nous prendre pour des cons

        C’est sur que le peuple est pas instruit !


        • Ghosties Le 06 juillet 2015 à 21h16
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          C’est une manière de l’interpréter (assez réaliste)

          Tu peux aussi l’interpréter comme un acte de fainéantise, ou de facilité….L’audiovisuel est une industrie, et répond aux mêmes critères de productivité que toute entreprise.

          Donc, simplifier et optimiser le processus de production audiovisuelle pour minimiser les coûts reste une priorité et est tout à fait logique.

          C’est en ce sens qu’on parle d’effet de système….Il n’y a pas de volonté individuelle de nuire…mais la machine, par son fonctionnement, le fait très bien.

          Je ne parlerai pas ici de certains cas comme Quatremer, BHL, Leparmentier ou d’autres….là on a affaire à de vrais idéologues.


          • Ladoga Le 06 juillet 2015 à 21h45
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            Oui OK

            Mais là on parle d’information, transformé en manipulation du plus grand groupe de la population qui est particulièrement vulnérable car sous informé.

            Ce n’est pas une conséquence du capital avec ses contraintes du cout.
            C’est un acte délibéré. C’est de la manipulation.

            Piloté par le grand capital…

            Ce sont ces gens que nous élisons; Faute de choix

            Alors cette république moi…


            • Ghosties Le 06 juillet 2015 à 22h05
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              “Piloté par le grand capital…”

              J’ai toujours eu du mal avec cette expression…pas une histoire de camps politique, mais plutôt une histoire de nommer les choses par leur nom.

              …un peu comme cette fameuse “main invisible du marché”

              Derrière ces phénomènes, il y a des agents, qui ont des noms.

              une chose sans forme et sans nom ne pilote rien…mais les acteurs derrière, oui, plus exactement cette chose est la moyenne du résultat de ce pilotage.

              Bref,

              En revenant sur le cas de l’information, on a en gros affaire à 2 cas..les idéologues, et les tâcherons. Les tâcheron ne font que leur boulot, on ne pas pas vraiment les blamer, mais dans de mauaises conditions.
              Et les idéologues….éditocrates à la langue bien pendue, qui ont même souhaité un putch sur la grèce….comment dire….

              Ce référendum aura fait tomber beaucoup de masques.


  15. RemiB Le 06 juillet 2015 à 20h35
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    Excellent comme d’hab!!
    Je la faire circuler celle là 🙂
    C’est quand même fou cette faculté des pseudo experts à ignorer des faits majeurs comme l’excédent primaire grec.
    A croire que la seule priorité est de taper sur la population…

    Bravo en tout cas et surtout continuez!


  16. Ghosties Le 06 juillet 2015 à 20h39
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    Bonne intervention d’Olivier, mais au final, à la fin du débat cela se résume toujours à : est-ce qu’on veut une Europe pleinement fédérale, avec les transferts de charges qui vont avec..ou bien une Europe de la coopération, avec une souveraineté nationale pleine ?

    Les deux projets sont cohérents, mais l’entre 2; lui, ne l’est pas….

    Et Siriza dans tout ça ? et bien ils ont donné un sacré coup de pied dans la fourmilière.
    Le non l’a emporté, Varoufakis est parti (pour aider Tsipras, oui, sans doute, certainement aussi parce qu’il en avait marre….il avait prévenu qu’il ne ferait pas carrière en politique).

    Bon réflexe d’avoir précisé les excédents primaires…à la base la Grèce est devenue l’un des meilleurs élèves de la zone Euro.
    Et concernant la dette…et bien nos dirigeants vont bien devoir accepter que l’on s’assoit dessus un jour, ça n’a rien de si grave (à condition de changer les modalité de financement ensuite).

    La balle est dans le camp des Allemands.


    • Scorpionbleu Le 07 juillet 2015 à 07h21
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      Varoufakis voulait se battre à l’intérieur de la zone euro et conserver l’euro pour les grecs.

      Il était donc bien plus dangereux pour “les créanciers” que ceux qui prônent la sortie de l’euro.
      Car son combat touchait l’ensemble de la zone et tous les mécanismes.

      L’autre ministre nommé tout en étant sur bien des points dans la même pensée que Varoufakis n’est pas attaché à l’euro.

      La sortie de la Grèce de l’euro n’est pas un vrai problème pour l’Allemagne et bien au contraire.

      Si la Grèce sort de l’euro, cela sera douloureux, mais je pense que le pire va être pour les autres pays européens, pour nous français en particulier. Tous ces malades au pouvoir vont se sentir autorisé à organiser un pouvoir économique fédéral comme le propose la banquière. L’austérité pour tous !
      Le pire est à venir comme le disait Viviane Forester dans son dernier écrit.

      Mais la lucidité permet de se battre au bon endroit, non ?


  17. liv Le 06 juillet 2015 à 20h40
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    Pourquoi personne ne parle de CDS bon sang ? Pas un média. Très peu d’économistes.

    C’est fou…on est en train de débattre sur une dette Grecque qui effectivement comme le dit Olivier ne représente pas grand chose par rapport au total. Les Crédit Default Swaps…voilà le vrai danger !! Pourquoi personne n’en parle ?

    Si la Grèce fait défaut, ce qui n’est pas encore le cas maintenant, ce n’est pas ses 130 milliards (ou que sais-je) qui sont dangereux mais bien le déclenchement des CDS (assurance sous forme de produit dérivé financier) associés.

    Les CDS ont été créés sous Clinton, par Blythe MASTER, une génie de la finance, et ont fait en partie ce qu’est la finance aujourd’hui. Je vulgarise…A l’origine un produit financier vendu = 1 CDS vendu. Mais comme tout le reste, l’homme avide n’a pas pu s’empêcher de créer autant de CDS qu’il le pouvait (cela rapportait tellement d’argent), tout en changeant les règles, à savoir la possibilité de détenir des CDS sans le produit d’origine. C’est un peu comme si vous aviez acheté une assurance sur la maison de votre voisin. A votre avis, comment des fonds vautours sont capables et ont intérêt à parier sur l’effondrement d’un pays, d’une entreprise ???

    Il y a une quantité faramineuse de ces produits dérivés dans le système financier. Nos banques systémiques détenant de la dette Grecque vont se faire laminer par ces CDS dès qu’ils vont se déclencher ! Voilà la vérité
    C’est dingue que personne n’en parle…


    • Surya Le 06 juillet 2015 à 20h51
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      Personne n’en parle parce que ces produits n’existent quasiment plus et qu’il y avait en février pour moins d’1 milliard de couverture.


      • Gilles Le 06 juillet 2015 à 20h58
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        POuvez vous nous donner la source de vos informations ?


        • Surya Le 06 juillet 2015 à 21h08
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          reuters


          • liv Le 06 juillet 2015 à 21h15
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            Mais encore…un lien svp.


            • Carabistouille Le 06 juillet 2015 à 23h04
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              Liv, Obama a exigé de Merckel qu’elle valide et le FEFS et le MES(rappelez vous le coup de fil d’une heure en pleine nuit, en pleine rénion où elle disait “nein”) et ben elle a dit “ya”. Et pourquoi Obama lui a mis une telle pression? C’est que les CDS était assurés essentiellement par des fonds US. Et alors ça aurait été un cataclysme encore pire que Lehman.
              Dés que les états de l’euro ont ouvert l’open bar aux banques et aux fonds, tout le monde s’est débarrassé de ses merdes sur les contribuables européens. Maintenant, le système financier est peinard et touche ses rentes tandis que NOUS assurons le risque. Elle est pas belle la vie?

              Au fait, pourquoi demandez vous un lien? Vous ne connaissiez pas cette information? Vous n’y croyez pas?


            • liv Le 07 juillet 2015 à 13h27
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              Merci Carabistouille
              Je ne connaissais pas l’histoire


    • Ghosties Le 06 juillet 2015 à 20h58
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      Peut-être parce que le risque sur les CDS a été éliminé avec le rachat de la dette grecque par le FMI et la BCE ?

      Dans la pratique, Il ne devrait plus y avoir de CDS qui coure sur la dette grecque.
      (les cds ne sont que des produits dérivés avec une échéance, ça s’éteint avec le temps)…et vu que la dette est maintenant détenues par des organismes qui peuvent la rayer d’un trait de plume, ces cds n’ont plus lieu d’être.


      • Surya Le 06 juillet 2015 à 21h03
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        Il reste 40 milliards de dette grecque au mains de créanciers privés de mémoire, le reste est détenu par les institutions (FMI / BCE) ou les états en direct et indirect (FESF / MES)


        • Ghosties Le 06 juillet 2015 à 21h26
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          Je ne pourrais confirmer ou infirmer les chiffres honnêtement…. ceci étant dit, il serait surprenant que les organismes privés aient conservé leur cds sur ces 40 Milliards, après 5 ans d’incertitudes.

          Enfin en tout cas cela ne concerne au pire que 40 milliard alors.


          • Wilmotte Karim Le 06 juillet 2015 à 22h01
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            Il faudrait surtout qu’ils aient trouvé des vendeurs de CDS…


      • liv Le 06 juillet 2015 à 21h14
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        Ma foi…je n’y crois pas du tout vu il y a encore peu la quantité faramineuse de ces produits sur le marché, mais j’espère sincèrement que vous avez raison.
        Cela n’explique pas que personne n’en parle car le doute est plus que permis.


        • Ghosties Le 06 juillet 2015 à 21h28
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          euuh … attention, je ne parlais que des cds attachés à la dette grecque…

          Concernant le reste du monde, ça nous pend toujours au nez.


          • liv Le 06 juillet 2015 à 21h35
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            Mais comme nous sommes dans un système systémique et très fragile…l’un déclenchera l’autre. L’effet domino en quelque sorte.

            🙂 Finalement on parlait de la même chose


        • Bubble Le 06 juillet 2015 à 22h01
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          Bonsoir,

          Vous “hallucinez” tous complètement sur les CDS grecques. Ceux qui devaient être payés (c’est une assurance), l’ont été, sans poser de soucis insurmontables (PSI, etc..)

          https://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/publications/Revue_de_la_stabilite_financiere/2013/rsf-avril-2013/14-COUDERT-GEX.pdf

          De plus les CDS à nue ont été interdits très rapidement.

          Enfin, les CDS sur dettes grecques existent toujours, ils seront réglés sans problème étant donné le faible nombre de “souscripteurs” désormais.

          http://www.boursorama.com/bourse/taux/cds-CDS_5A_GRECE-sem-3xGREECE


          • Ghosties Le 06 juillet 2015 à 22h12
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            heuuu non pas tous.

            je veux dire….à part Liv, personne ne s’inquiète plus concernant les CDS grecs.


    • Charlie Bermude Le 06 juillet 2015 à 21h46
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      L’omerta , pas parler des choses qui fachent et qui sont au centre .


    • téléphobe Le 06 juillet 2015 à 22h03
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      @liv,
      Blythe MASTERS, n’est pas un génie de la finance, à la base c’est une mathématicienne. Les banksters avaient décidé d’utiliser la “magie” des algorithme de programmation et la vitesse de calcul des processeurs afin d’optimiser leurs désirs spéculatifs, il leur fallait de la mathématique, Blythe était là au bon moment. Aujourd’hui, la finance apatride fait son beurre à haute fréquence.
      Pour les CDS vous avez parfaitement raison d’en parler car c’est le côté caché de toutes leurs saloperies.


      • Ghosties Le 06 juillet 2015 à 22h27
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        franchement, si vous voulez parler de cds, alors autant parler aussi de warrants, de certificats, d’options, de swaps de taux (voire des swaps sur le résultat du superball, sisi ça existe) sans oublier les swap de change….
        Bref l’imagination n’a pas de limites….
        Mais se concentrer uniquement sur les cds est un peu idiot ..ce n’est qu’une partie des dérivés.


  18. Louis Le 06 juillet 2015 à 20h42
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    Plus incisif que d’habitude. Très appréciable !


  19. LAD Le 06 juillet 2015 à 20h49
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    Très bon débat comme d’habitude.
    Les pendules ont été remises à l’heure.


  20. Jean Le 06 juillet 2015 à 21h19
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    Bravo Olivier,

    Comme d’habitude vous avez été clair , concis , directe…juste ce dont nous allons avoir de plus en plus besoin…
    La question reste: “est ce que cela touche aussi les gens qui sont matraqués par la presse mainstream?”

    Pour ma part je l’espère de tout cœur!


  21. Ladoga Le 06 juillet 2015 à 21h19
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    Très marrant est l’approche des médias vis à vis des commentaires venant de Russie:

    Poutine veut divisé l’UE.
    Hé oui, à force de se chercher un ennemie, on le trouve

    C’est excellent le T14.
    Ou comment pomper le fric.

    Fabuleux.
    Des deux cotés

    Du grand art

    Pourquoi la Grèce ne taille pas dans son budget militaire
    Pourquoi ce ministre de la défense

    Cause toujours …


  22. bardamus Le 06 juillet 2015 à 21h27
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    Merci Olivier, une belle prestation !!!

    J’avoue que j’aurais eu du mal à garder mon calme face à ces deux …(je ne dis pas ce que je pense car les qualificatifs que je risque d’employer vont poser problème au modérateur)

    Comment rester froid lorsqu’on entend des propos du type:

    – “en 2005 les gens ne savaient ce qu’ils votaient, c’est pour ca qu’ils ont voté “non” et les parlementaires ont eu raison de voter ca entre eux”

    – quant à la Mathilde “whatname”: bonjour l’embrouille et cui-cui les petits oiseaux !


  23. Charlie Bermude Le 06 juillet 2015 à 21h34
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    J’abonde avec d’autres commentaires , O.B est excellent sur le coup sur le fond et sur la forme , de surcroit les autres aussi cont excellent l’animateur et les autres . On a là un débat qu’on amairait voir se généraliser .


  24. meyer jean-luc Le 06 juillet 2015 à 22h00
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    Bravo pour votre intervention, claire et argumentée, un vrai plaisir. J’adore la réaction outrée de Stephane Soumier quand vous lui avez asséné qu’en matière de recouvrement de l’impôt la Grèce faisait mieux que la France: au silence et à la tête qu’il a fait on mesure à quel point même un journaliste économique plutôt averti est en plein déni de la réalité.


  25. Esope Le 06 juillet 2015 à 22h01
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    Les Grecs ont dit “non” et néanmoins Yanis Varoufakis démissionne (ou bien est démissionné).
    Un référendum est un jeu de pile ou face. Il peut se placer lors d’un coup joué dans une logique binaire. Dans le jeu gravissime qui se déroule, ce n’est pas le cas et j’ai souligné cet aspect sur mon blog en février dernier. Dans une logique aux multiples bases ternaires, il ne peut rien apporter du tout sauf un peu plus de confusion. Nous y sommes.
    Comme tous les théoriciens des jeux semble-t-il, il est pétri de logique binaire à base mathématique. Tout est composé à partir du 0 et du 1. Cela nous épate dans notre environnement manichéen : bien/mal, haut/bas, chaud/froid, agréable/désagréable, gauche/droite, favorable/défavorable, riche/pauvre, etc.
    Une des manifestations de cette logique binaire est la théorie du complot dans laquelle il a sauté à pieds joints dans son « Minotaure planétaire ».
    Alexis Tsipras et lui ont enlisé encore plus les Grecs dans les erreurs historiques de leur économie et donc retardé toutes les amorces de solutions (s’il y en a d’acceptables) aux problèmes qui ne sont pas seulement grecs, mais aussi européens et même mondiaux, dans un jeu à trois (et ce partout), les peuples, les politiques, les comptables.
    « Seul contre trois, que vouliez-vous qu’il fit ? – Qu’il mourût ! (sous-entendu, avec les honneurs) » fait dire Racine au père Horace, emprisonné dans sa vision binaire en face du problème ternaire posé à son fils par les Curiace. C’est en quelque sorte le choix de Yanis Varoufakis.
    http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-124498-grece-quatre-pistes-de-reformes-qualexis-tsipras-pourrait-proposer-1096223.php


    • Ghosties Le 07 juillet 2015 à 00h36
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      La théorie des jeux, c’est très loin de n’être que de la logique binaire.

      Vous devriez vous informer un peu plus à ce sujet, voire, pourquoi pas, étudier. Les universités offrent un accès libre et gratuit aux cours magistraux.


      • Yann Le 07 juillet 2015 à 06h23
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        Oui, la théorie des jeux ne sont pas un ensemble d’algorithmes composés de choix binaires et simplificateurs.

        Personnellement, non mathématicien, et encore moins spécialiste de cette théorie, je me souviens juste d’un problème qui illustrait cette théorie et qui est très parlant:
        “Le dilemme du prisonnier”

        En lien: http://www.jouini.com/bojouini/docs/article_vulgarisation/7.pdf

        Bonne lecture.


        • Esope Le 07 juillet 2015 à 08h06
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          Merci pour le lien. C’est très intéressant.
          Mais cet exposé va tout à fait dans le sens de mes impressions comme quoi la théorie des jeux consiste à décomposer une situation, dont on présuppose que toutes les données sont connues, en des arborescences de considérations binaires. Ensuite on en explore toutes les branches, on en compare les résultats prévisibles de chacun des parcours. Il ne reste qu’à choisir le meilleur (ou le moins mauvais), encore une situation binaire, à un contre tous les autres.
          A priori, toute recherche pour “sortir de l’épure” est exclue. Il pourrait peut-être y en avoir, comme par exemple l’évasion du prisonnier.
          Dans un univers aussi complexe que le notre, qui peut prétendre que toutes les données sont sur la table et qu’il n’y a rien dessous ?


          • Yann Le 07 juillet 2015 à 08h31
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            Pas faux, je n’avais pas vu le problème sous cet angle.
            En même temps je vous rejoins sur le principe qu’il est présomptueux de vouloir expliquer l’ensemble des interactions humaines par les mathématiques.

            Il est déjà difficile de le faire pour un être humain isolé:
            confère les débats houleux entre psychanalyse, psychiatrie, et neurosciences…

            Ça ne les empêchera pas de le faire.


          • Ghosties Le 07 juillet 2015 à 13h15
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            ous devriez ous intéresser au problème de Monty Hall.

            On parlera ici d’un casse-tête probabiliste (mais qui a été résolu).

            C’est vraiment très intéressant car très contre-intuitif.

            (au passage, dans ce genre de jeu j’aurais préféré obtenir la chèvre…c’est plus durable)


  26. ERIC.BRESIL Le 06 juillet 2015 à 22h06
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    C’est mort, la déclaration de Merkel de ce soir est clair comme l’eau de roche, l’Allemagne veut signer l’arrêt de l’euro. Ne reste plus à l’Europe que d’exploser, et les différents gouvernements de retrouver leur légitimités. A regarder Hollande sur cette vidéo, on est en droit de se dire, putain! encore deux ans!
    http://www.francetvinfo.fr/monde/grece/video-merkel-les-conditions-prealables-pour-de-nouvelles-negociations-ne-sont-pas-reunies_986837.html#xtatc=INT-6


  27. Rcool Le 06 juillet 2015 à 22h30
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    Après qu’Olivier fut traité de “Troll” Poutinien maintenant devient carrément porte parole de Syriza! il faudra bien analyser les propos et traitement des journalistes Français et les soi-disant “Éditorialistes” de la crise Grec! et surtout faire des archives on en aura besoin un jour!

    Couverture médiatique du référendum en Grèce : le meilleur du pire
    http://www.acrimed.org/article4715.html


  28. René Fabri Le 06 juillet 2015 à 22h46
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    Vous avez raison. Les dépenses militaires grecques constituent une moitié de la dette. Jean-Claude Trichet s’en est étonné dans un documentaire d’Olivier Toscer. Wikipedia en anglais nous apprend qu’en 2000, l’armée de l’air grecque a acheté 60 avions F-16, 15 Mirage 2000, et fait réviser 10 Mirage achetés précédemment. En 2005, elle a acheté 30 nouveaux F-16. La Marine grecque a acquis 9 frégates néerlandaises, 4 frégates allemandes, 12 destroyers français, 7 destroyers anglais, 11 sous-marins allemands et une centaine d’autres vaisseaux moins importants. L’armée de terre grecque s’est équipée de 854 chars allemands Leopard, 702 chars américains M48A5 et M60A3, de 3500 véhicules blindés américains plus légers et 243 véhicules français.

    L’autre moitié de la dette est due à des dépenses variées : infrastructures qui ont donné du travail à Bouygues, Vinci, etc, pour construire des routes qui ne mènent qu’à des résidences secondaires (paroles d’un expert grec sur la Chaîne Parlementaire), pour payer les Jeux Olympiques de 2004 (paroles de J.P. Raffarin), et faire des prêts pour des achats de produits industrielles et agricoles. L’industrie grecque et son agriculture n’étant pas assez compétitives quand les douanes se sont ouvertes, ces secteurs se sont effondrés. Ce n’est donc pas seulement la monnaie qui est en cause, mais aussi l’entrée dans l’Europe. (Question annexe : Est-ce que le traité transatlantique prochain ne va pas nous assommer aussi ?)

    Bref tous les Européens ont largement profité du nouveau marché grec. N’oublions pas les Etats-Unis qui se sont aussi régalés du gâteau grec avec de grosses vente d’armements, de la spéculation financière, etc.

    Olivier Berruyer a fait une belle comparaison entre l’Europe et la Yougoslavie. Cela sous-entend : 1. Des différences culturelles importantes. 2. Des peuples égoïstes. 3. Des actions des Etats-Unis pour favoriser les zizanies et empêcher toutes les solidarités qui n’iraient pas dans leur sens.


    • Yann Le 07 juillet 2015 à 06h11
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      Tout à fait, l’armement n’explique pas toute la dette, l’euro est largement responsable de la destruction de l’économie grecque, et on pourrait dire, l’humeur mauvaise de la troïka.

      J’ai été saisi par cette comparaison avec l’ex Yougoslavie, par contre je pense qu’elle est peu nuancée, car les peuples yougoslaves ont vécu en paix plusieurs décennies.

      Juste avant la guerre, qui aurait imaginé ce qui allait arriver?
      Ne jamais oublier que les peuples ne veulent pas la guerre, j’imagine que les points que vous avancés sont justes mais qu’il faut quelqu’un pour allumer la mèche, pour la Yougoslavie, je ne sais pas, pour la Grèce et l’Europe, j’imagine très bien qui sont les fauteurs de guerre (JCJ, AM, FH, BO, MD, CL, …bon tous les s……. de l’eurogroup, du FMI, l’opposition grecque ultra corrompue genre PASOK, Nouvelle Démocratie…).


  29. Ghosties Le 06 juillet 2015 à 22h46
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    En même temps, si sa présence empêchait toute possibilité de négociation à priori, il valait mieux trouver un autre négociateur (et heureusement il en restait un)
    Par contre je ne sais pas si l’eurogroupe a gagné au change 😀 (notre nouvel ami semble un poil plus radical, même si plus discret).
    Varoufakis, en attendant, est parti à moto vers de nouvelles contrées.

    On vit des jours passionnants.


    • Yanka Le 06 juillet 2015 à 23h55
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      À propos du remplacement de Varoufakis, observation intéressante de Jacques Sapir :

      « La décision de Yannis Varoufakis de démissionner de son poste de Ministre des Finances a beaucoup étonné. Il est en effet l’un des grands vainqueurs du référendum. Mais cette décision est assez logique. Son remplacement par Euclid Tsakalotos va plus loin qu’une simple concession tactique accordée aux « créanciers ». C’est ainsi d’ailleurs que Varoufakis présente d’ailleurs sa démission. Mais le nouveau ministre pourrait aussi signifier l’arrivée d’un homme plus résolu à une rupture. Tsakalotos ne cache pas qu’il est devenu un « Eurosceptique ». On ne l’a pas pleinement mesuré à Bruxelles, mais Varoufakis était en réalité passionnément attaché à l’Euro et à l’idée européenne. Ce n’est pas le cas de Tsakalotos. Ceci pourrait avoir des conséquences importantes dans les prochains jours. »

      http://russeurope.hypotheses.org/4056


  30. Homère d'Allore Le 06 juillet 2015 à 22h56
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    Ce soir, j’ai écouté LCI.

    Une débauche de haine contre Tsipras et les Grecs…

    Selon LCI, un seul gouvernement étranger s’est réjoui du NON. Celui du “dictateur Maduro” qui “règne sur un “émirat pétrolier où pourtant la pénurie règne”…

    Et l’invité est le président de la fondation Robert Schuman, un certain Giuliani.

    http://www.jd-giuliani.eu/fr/article/cat-2/441_L-Europe-sous-la-pression-des-extremes.html

    Bien sûr, vous pouvez imaginer le discours de ce salopard. Tsipras est dangereux, stupide et les Grecs ont pompé l’épargne européenne. C’est un “chef de parti extrêmiste” qui n’a rien fait et “qui veut mordre la main qui l’a nourri”

    Ce dégueulasse a enfilé mensonge sur mensonge avec l’approbation des journalistes sur le plateau.

    Je pensais qu’on ne pouvait pas faire pire que Colombani et Quatremer.

    Si.


  31. Carabistouille Le 06 juillet 2015 à 23h22
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    Pourquoi dites vous que c’est un sacrifice.
    Je ne suis absolument pas d’accord, c’est un coup stratégique de maître.
    On le fait quelque fois en commerce sur des affaires difficiles traitées en équipe. Il y a le “méchant flic”, la brute qui va secouer les clients comme des prunes pour les obliger à arrêter de nous prendre pour des c… et être à l’aise dans leur position d’acheteur. La brute rudoie et met à poil, le nez dans la m… l’équipe client sur chaque ânerie sortie, sur chaque mensonge et pendant ce temps là, d’autres sont dans le copinage et le chef arbitre et laisse ses deux ailes, le méchant et le séducteur, se tuer au boulot. Il garde en réserve une paire de “discrets”. Au moment opportun, le chef fait les gros yeux à la brute en exigeant qu’il sorte, ce qu’il fait furibard. Un fois sortie, on revient entre gentlemen mais les clients ne peuvent plus raconter de conneries et la vente par sur de bonne base avec les bouc émissaire qui a été sacrifié…
    Je puis vous dire que quand la vente est faite et qu’on boit le champagne pour fêter ça entre vendeurs de l’équipe, qui est le plus à lhonneur selon vous?
    Et bien Varouflakis vient de jouer ce rôle, la brute qui a osé parler comme un loubard à des fils de pute encravatés qui n’ont jamais eu qui que ce soit qui les ai rudoyé dans leur vie. Il les a mis à poil, a montré au monde entier à quel point ils étaient minables, pervers, menteurs. Et maintenant, il sort. Il leur laisse sauver la face. Et à qui on confie la mission? A un mec qui est plutôt europhobe….
    Ils sont sacrément forts ces Grecs.


  32. David D Le 06 juillet 2015 à 23h42
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    La victoire du “non” est réjouissante, mais Tsipras me laisse perplexe, car il souhaite rester dans l’Europe avec toutes les conséquences négatives que ça peut avoir. Il veut remettre en cause la politique d’austérité, c’est bien, renégocier la dette, mais le jeu me paraît bizarroïde. Le grand point positif autour du 5 juillet, outre ce qu’on a déjà pas mal souligné le retour à la démocratie avec l’appel au peuple pour légitimer une action politique, outre le “non” en lui-même, c’est ce qu’ont révélé les politiques et les européistes. C’est très maladroit de la part de membres du PS (Sapin, Macron, etc.) de présenter Tsipras ou Syriza comme des extrêmes-gauches ou des communistes staliniens, etc. Ils ne convainquent pas les gens de gauche, au contraire ils braquent une part considérable des gens de gauche exaspérés par le PS. Plus largement, les européistes ont réagi fort maladroitement, puisqu’en s’appliquant comme des fous sauvages à saborder à court-terme le référendum, ils ont montré leur visage à nu à des franges entières de la population qui voient à l’oeuvre des dictateurs intransigeants qui ne font même pas attention à l’attitude de dignité à tenir. En montant en agressivité jusqu’au 5 juillet, ils n’ont pas obtenu le oui au référendum ou son annulation, ils ont montré carrément leur volonté d’ingérence antidémocratique. Cela ne peut que les desservir à l’avenir, je n’arrive pas à comprendre comment ils ont l’impudence et l’arrogance de se lâcher ainsi. A moyen terme, ça va se payer. La confiance des populations ne peut plus cesser de s’effondrer désormais.


    • Yann Le 07 juillet 2015 à 06h42
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      Sur le fait qu’ils “accusent” Syrisa d’être d’extrême-gauche”, rappelez-vous le traitement médiatique et politique du Front de Gauche par les mêmes.
      Je me souviens d’une couverture du Nouvel Obs ou de l’Express (c’est sans importance, la ligne éditoriale étant grosso merdo la même) présentant Mélenchon comme une sorte de grand timonier ou ce genre d’âneries: le point levé sur fond rouge.
      Or le FG est une alliance à dominante soc-dem dans les faits:
      Qui a entendu ne serait ce qu’une fois JLM ou Pierre Laurent réclamé la fin de la propriété privée des moyens de production?
      Ça, ça aurait été réellement radical et de gauche.
      JLM se borne à dire qu’il va relever l’assiette des prélèvements fiscaux sur les hauts revenus, une proposition old school du PS.

      Tsipras, c’est pareil, un soc-dem qui ne compte pas mettre en cause les lois du marché, c’est honorable, mais il n’est évidement pas un communiste révolutionnaire comme le dit très bien OB.

      Les éditocrâtes et le personnel politique mercenaire que nous avons considèrent que tout ce qui est à la gauche de Bayrou sont de dangereux Bolchéviks, amusant!


  33. Dominique Gagnot Le 06 juillet 2015 à 23h59
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    Au delà de tout ça, que peut on espérer d’autres que des conflits qui ne trouvent solution que dans d’autres conflits, de la part d’un système basé sur le mouvement perpétuel (la croissance), sur la compétition à mort (sociale) que se livrent les peuples entre eux, que ce soit entre pays ou dans leurs frontières, dans l’intérêt exclusif des super friqués et de leur Roi tout puissant, Mario Draghi.

    D’ailleurs je suis content d’avoir appris que la BCE prenait les infrastructures (l’EDF italienne pour commencer) en gage de prêts.
    Je verrai bien la BCE se rendre propriétaire, à terme, de l’ensemble des ressources physiques de l’Europe! Car il serait tout à fait logique que ce “jeu capitaliste” se termine de cette manière, comme n’importe quelle partie de Monopoly…

    A ce niveau d’absurdité, je me demande si ces “débats économiques” ont encore un sens.


  34. Fanelli Le 07 juillet 2015 à 00h29
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    Juste pour évoquer un cas de propagande pire que quatremer.

    En voiture aujourd’hui vers 13h j’ai écouté Eric Brunet sur RMC, les 5 premières minutes de son émission.

    Je ne pensais pas qu’on pouvait entendre ces propos à la radio. J’en suis resté choqué.
    ——————————————
    MODÉRATION
    Merci de donner davantage de précision dans ce genre de message (lien, contenu “choquant” en quelques mots)


    • Ghosties Le 07 juillet 2015 à 01h42
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      Et oui, E. Brunet fait aussi partie de cette clique infâme (rejoignant ainsi Quatremer, Leparmentier, Ruth Elkrief et aussi pas mal d’autres….)

      Travailler contre son pays, ça s’appelle comment ?


      • Yann Le 07 juillet 2015 à 06h48
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        Eric Brunnet est une caricature, il est sûrement le type le plus sentencieux, agressif, de mauvaise fois, pathétique que l’on puisse trouver dans le PAF.
        Il a fait parti des “grandes gueules” sur RMC si je ne m’abuse, un titre de gloire qui en dit long sur ses capacités à tenir des propos équilibrés, ce type perd son sang froid dès qu’on parle argent.


  35. dissy Le 07 juillet 2015 à 02h33
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    La crise de la zone euro n’étant pas une crise monétaire mais une crise politique (liée à l’absurdité du maintien de la même monnaie unique de papier entre États dont les paramètres divergent à l’infini, donc incapables de conserver une politique monétaire unique ne convenant à aucun d’eux, d’autant qu’il n’y a aucune solidarité inter-étatique fédérale dans ladite zone -à l’évidence non-optimale- qui permettrait la mutualisation de leurs budgets et endettements réciproques), il n’y a pas lieu de penser qu’elle doive se traduire par une baisse de l’euro (en réalité un deutschemark bis que l’Allemagne n’entend pas voir baisser encore). Monnaie dont, au surplus, les taux à moyen et long termes affectant les obligations des divers États qui l’ont adoptée sont destinés à monter fortement et à rattraper voire dépasser les taux à moyen et long termes US (du fait de l’échec programmé du QE de la BCE de Draghi). L’euro sera peu à peu abandonné par la plupart des États qui y participent actuellement, revenant alors à leurs monnaies nationales d’antan, et le noyau dur composé de l’Allemagne et de ses clones (Pays-Bas et quelques autres) finira par en hériter pour en refaire une monnaie forte sous le contrôle de la Bundesbank. De telle sorte que chaque largage d’un pays sur-endetté de la zone euro par la Troïka n’affaiblira pas durablement l’euro sur le marché des changes mais le renforcera !!!En instituant la Troïka pour diriger les affaires financières et monétaires de la zone euro, Merkel (refusant de faire payer par l’Allemagne les pertes de ses autres partenaires d’où son appel au FMI) et Sarkozy (dont la gestion de la crise a été calamiteuse après que ce dernier ait trahi le vote négatif majoritaire des Français au référendum de 2005 contre le Traité de constitution européenne) ont crée un monstre qui dévorera les uns après les autres les États et les populations les plus faibles de ladite zone, les obligeant à revenir à leurs monnaies nationales qu’ils n’auraient jamais dû abandonner. Le drame ne résidant évidemment pas dans la fin de l’euro comme instrument de fédéralisme politique en Europe, dont la majorité des populations avec raison ne veulent pas compte tenu du déni démocratique permanent qu’il constitue, mais dans la pauvreté qu’il leur a apporté et dans l’abaissement politico-économique des États-nations qu’il a induit.

    La solution préconisée par Charles de Gaulle (le seul chef d’Etat moderne ayant compris la question monétaire -contrairement aux irresponsables qui sont actuellement au pouvoir-) est incontournable: Au plan national, à chaque peuple sa propre monnaie qu’il doit gérer lui-même en fonction de ses propres nécessités et, au plan international, pour permettre stabilité et coordination (tout en supprimant le privilège exorbitant et injustifié du dollar US), leur libre convertibilité en or voire aussi en argent-métal (bimétallisme) dans le cadre de taux de change fixes (mais exceptionnellement ajustables). Construction indispensable pour rétablir un minimum d’équité dans le libre-échange mondialisé.

    Nous aurons l’occasion d’en reparler avec la prochaine entrée du yuan chinois comme monnaie de réserve mondiale au sein des DTS du FMI, dont peu de gens ont compris que cela changerait presque tout… http://www.forum-monetaire.com/nous-achetons-ce-jour…/


  36. Cédric Le 07 juillet 2015 à 07h54
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    quelques vérités simples et toujours bonnes à rappeler (j’en ai appris !) merci Mr Berruyer. Votre communication s’améliore en plateau 😉


  37. chris Le 07 juillet 2015 à 08h12
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    Très bonne prestation de Mr Berruyer, cependant au niveau gestuel il faudrait que Mr Berruyer se tienne droit et les mains sur la table et non pas voûté et les bras croisés qui représente une posture défensive. Mr Berruyer est suffisament crédible et intelligent, il n’a pas à avoir peur d’en imposer aussi aux autres qui sont souvent moins bons et qui pourtant n’hésite pas à s’imposer par le langage corporel. Ca fait une différence importante pour le spectateur lambda qui pense que c’est celui qui affiche une posture confiante, sans tomber dans l’arrogance bien sur, qui a des paroles sensées.


  38. Ardèchoix Le 07 juillet 2015 à 08h15
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    “De la democratie au marché” yorgos Avgeropoulos, une vidéo sur la vie grecque depuis 2010 . Bonne lecture.
    https://vimeo.com/108372095


  39. françois Lacoste Le 07 juillet 2015 à 08h26
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    Le travail d’Olivier dans cette émission (et bien sûr depuis que ce blog existe) est remarquable dans les sens ou il exprime des vérités et une réalité qui apparait un peu plus à ces contradicteurs au fil du temps mais surtout qui diffuse de plus en plus dans la société.
    Il n’est pas le seul heureusement, mais il est très important dans ce mouvement de conscientisation et de compréhension de la situation actuelle en France, en l’Europe et ailleurs…
    On ne peut rien contre la marée qui monte, elle monte. On ne peut rien, hormis par la force des armes, contre la majorité des citoyens d’un pays.
    Peut être sommes-nous encore éloignés d’une reprise en mains de nos destins mais nous allons vers cela. C’est bien l’essentiel.

    Quand à Mitterrand faisant miroité le risque de la guerre…en tant que “possesseur” de l’arme nucléaire ce président de la république française en disant cela commettait un forfait, et ne pouvait que le savoir. Ce n’était pas le premier que cet homme commit.


  40. david international Le 07 juillet 2015 à 11h30
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    j’ai pas compris les tranches d’age du Non Grec ? Plus ils sont vieux plus ils ont dit Oui… ce sont donc les jeunes les plus contestataires non ?


    • Ghosties Le 07 juillet 2015 à 13h01
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      En effet.
      C’est en même temps chez les jeunes que le taux de chômage est le plus élevé, et chez les plus âgés que les pertes liées à la rente ont le plus d’impact.


  41. roblex Le 07 juillet 2015 à 12h03
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    salut a tous.
    Je suis un admirateur de ce site.
    J aimerai un lien m explicant les notions de bases de la finance folle et abstract au max?
    Merci


    • Carabistouille Le 07 juillet 2015 à 12h15
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      Paul Jorion est pas mal. Mais ce n’est pas simple.


    • Pierre Bacara Le 07 juillet 2015 à 15h26
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      Oups, coquille-oubli : la citation était de Keynes… of course.


  42. henri Le 07 juillet 2015 à 14h34
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    où peut-on lire pour un néophyte les origines de la dette grecque;
    Précisément est-il exacte que la BCE a obligé l’état grec à acheter les dettes des banques privées situées en Grèce sous forme d’obligations, en toute illégalité parait-il (?) pour éviter qu’elles ne fassent faillite?


  43. Marco Le 07 juillet 2015 à 19h24
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    Merci Olivier de remettre au centre du debat l’expression de la volonte des peuples.
    Les peuples ont deja tellement paye pour les erreurs de leurs “elites” qu’ils peuvent pretendre assumer leurs choix meme s’ils ne sont pas le meilleurs.
    Les instances, technocrates europeens denient au peuple le droit le plus elementaire: celui de choisir.aujourd’hui et quand je lis la phrase du Monde : “De plus, même si Angela Merkel se garde bien de le dire, les retombées négatives devraient être telles pour la population grecque que cela servira sans doute de leçons aux autres pays” cela me fait froid dans le dos”.
    Est-ce que notre destin est de vivre dans un immense camp dans lequel “ici il n’y a pas de pourquoi”?


  44. lad28 Le 07 juillet 2015 à 21h06
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    Du grand Olivier Berruyer comme toujours.

    J’ai beaucoup apprécié lorsque tu as parlé du réferendum de 2005, une parenthèse bien sur.
    Malheureusement l’union européenne est toujours anti-démocratique. En 2005 les Français se sont fait piétiner (adopter de façon déguiser par Sarkozy), en 2015 les Grecs ont un peu piétiner les pseudo dirigeants. Cela fait plaisir.

    En espérant de retrouver bientôt sur les experts.


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