Source : Ray MacGovern, Consortium News, 02-06-2017

La plongée des Américains dans la torture a été l’un des traits macabres de la « guerre contre la terreur », mais les pouvoirs en place ont décidé que les gens du commun ne devaient pas être perturbés dans leur petite tête par toute cette laideur, rapporte l’ancien analyste de la CIA Ray MacGovern.

Vous ne croyez pas au pouvoir de l’État profond ? Eh bien, vous pourriez changer d’avis après avoir lu un article du New York Times selon lequel les pouvoirs en place à Washington sont sur le point d’enterrer à six pieds sous terre le rapport de 6 700 pages du Sénat, établi à partir de documents – télégrammes originaux de la CIA inclus – qui décrivent de sauvages pratiques de torture pendant l’ère de George W. Bush et montrent en outre que les responsables de la CIA ont constamment menti en affirmant que ces pratiques abjectes procuraient des informations d’une quelconque valeur en terme de renseignements.

Quelques détenus originellement emprisonnés à la prison de Guantanamo, tels qu’exhibés par les militaires américains

Au prix de ce qui constitue une violation flagrante de la confiance du public – sans parler de celle de son serment à la Constitution – le président du Comité de renseignement du Sénat, le sénateur républicain Richard Burr, de Caroline du Nord, a demandé le retour de toutes les copies et va mettre le rapport sous clé une bonne fois pour toutes, en le traitant comme une vulgaire « note de bas de page de l’Histoire ».

Le seul espoir pour ceux d’entre nous qui veulent voir les bourreaux rendre des comptes est que quelque diseur de vérités patriote ait mis ou mette le rapport sur une clé USB et l’envoie à WikiLeaks ou à quelque autre éditeur courageux qui le publiera.

Il n’est pas surprenant que les services et les individus impliqués dans la torture et ceux qui – comme Burr – ont peur des bourreaux, veuillent soustraire le rapport de la vue du public. Selon le Times, le rapport complet décrit des sessions d’interrogation dans un grand détail. « Il explique également les origines du programme, identifie les responsables impliqués, et apporte des détails sur le rôle de chaque agence dans le programme des prisons secrètes » où les détenus sont torturés.

Est-ce la raison pour laquelle personne n’a été autorisé à le lire, alors que des copies du rapport original ont été envoyées aux agences de la Branche exécutive ? Katherine Hawkins, conseillère éminente au Projet de la Constitution, a immédiatement qualifié le rappel des rapports par le Comité du Sénat « d’extrêmement perturbant ». Elle a estimé « absurde » que personne de la Branche exécutive ne soit autorisé à lire le rapport du Sénat, qui a mis cinq ans à le réaliser.

Ce que me dit la soumission de Burr aux agences de renseignement qu’il est supposé contrôler, c’est qu’il cherchera à éviter tout ce qui impliquerait dans d’autres activités choquantes l’ancien Directeur de la CIA John Brennan et ses co-conspirateurs.

Comme par exemple l’implémentation de « Marbre », un programme de cyberattaque de la CIA qui s’introduit dans les serveurs et ordinateurs et « brouille » l’identité du celui qui s’est introduit (comme révélé dans les documents authentiques de la CIA publiés le 31 mars par WikiLeaks. Ne cherchez pas trace de cette révélation dans le Times, toutefois).

Oui, vous avez bien entendu. L’ancien directeur technique de la NSA (Agence de sécurité nationale), William Binney, et moi sommes persuadés que le « piratage » du Comité national démocratique n’a pas été fait par les Russes, mais plutôt par un programme très sophistiqué et coûteux autorisant la CIA à entrer dans des ordinateurs comme ceux du DNC et à les quitter en laissant quelques petites traces de passage, comme des caractères cyrilliques, par exemple, dans le but de « brouiller » l’identité de celui qui a commis le piratage.

Cela peut également expliquer pourquoi l’ancien directeur du FBI James Comey, qui semble être un membre fondateur de la cabale de l’État profond CIA/NSA/FBI, a refusé de laisser ses propres techniciens accéder physiquement aux ordinateurs du DNC, par peur qu’ils ne puissent découvrir plus que ce qui leur était autorisé.

Quelles sont les chances que le sénateur Burr ou un autre « contrôleur » pose des questions à ce propos ?

« De mille et une manières »

Quelqu’un vient de me faire la suggestion que nous devrions nous plaindre directement au responsable des minorités du Sénat, Chuck Schumer, Démocrate de New York – une idée bien intentionnée, mais totalement naïve.

La police militaire américaine pose avec des détenus dénudés dans la prison d’Abu Ghraib en Irak.

Le 3 janvier 2017, Schumer s’est inquiété publiquement, dans l’émission de Rachel Maddow sur MSNBC, à propos de Trump raillant les agences de renseignement et leurs évaluations des activités cybernétiques de la Russie.

« Il a vraiment été stupide de faire cela », a dit Schumer à Maddow. « Laissez-moi vous dire, si vous vous en prenez à la communauté du renseignement, ils ont mille et une manières de vous avoir en retour. Donc, même pour un homme d’affaires pratique, réputé obtus, il a réellement été très bête de faire ça. » (Maddow, qui a ardemment poussé les théories du complot du Russie-gate, n’a pas objecté à l’idée que des hommes politiques élus doivent se faire tout petits devant la puissante communauté du renseignement.)

Avec Barack Obama, on peut retrouver cette peur neuf ans en arrière : au premier signe que j’ai vu indiquant que Brennan avait une influence anormale sur le candidat pour lequel il s’était engagé à travailler, au printemps 2008.

En juin 2008, quand j’ai entendu que le sénateur Barack Obama avait fait volte-face sur la question clé de savoir si on pouvait demander des comptes aux compagnies géantes de télécommunications quand elles violaient notre 4e amendement par des recherches et des saisies injustifiées, et qu’il avait décidé de voter pour la protection des télécoms contre toute responsabilité pénale, cela m’a semblé être un moment décisif.

Le 3 juillet 2008, j’ai écrit au candidat Obama une lettre ouverte commençant ainsi : « Cela constitue une rupture de contrat pour un officier du renseignement comme moi : je parle sur la base d’une expérience de 30 années dans le monde du renseignement. Je ne sais pas qui en réalité vous a informé sur les écoutes illicites, mais le projet de loi est superflu pour la collecte de renseignements et un véritable POISON pour nos libertés civiles – sans même mentionner la disposition d’immunité rétroactive qui est inadmissible. »

Des années plus tard, en me fondant sur l’emprise que Brennan semblait avoir sur le président Obama, j’ai repensé à la reddition d’Obama à propos des compagnies géantes de télécommunications, et j’en ai déduit que c’était probablement Brennan qui avait expliqué les réalités de l’État profond au candidat, à la fin du printemps 2008.

Six ans plus tard, la façon ouvertement intrusive par laquelle Obama a fait tout son possible pour aider le directeur de la CIA Brennan à empêcher la publication d’un sommaire exécutif déclassifié du rapport du Comité de renseignement du Sénat sur la torture pratiquée par la CIA a scandalisé l’enquêteur en chef du comité, Daniel Jones. Il a accordé une longue interview à Spencer Ackerman, journaliste au Guardian en septembre 2016.

Jones et Ackerman ont signalé que Dianne Feinstein, alors présidente de la Commission du Sénat sur le renseignement, était bien décidée à faire publier le rapport sur la torture de la CIA. Dans un discours du 11 mars 2014, elle a expliqué qu’une version publique garantirait que la torture « ne serait plus jamais envisagée ou permise » et que les interférences ou la lenteur de la CIA signifiaient que le Sénat était confronté à un « moment décisif » pour déterminer si la commission pouvait effectivement effectuer sa supervision « ou si notre travail peut être entravé par ceux que nous supervisons ».

Le 3 avril, le comité a voté à 11 voix contre 3, l’autorisation d’une version déclassifiée du rapport. Les Républicains du Sénat, qui avaient longtemps rejeté les découvertes du rapport, ont rejoint les Démocrates qui les avaient acceptées.

Cependant, la CIA avait un allié que Feinstein n’avait peut-être pas imaginé : le président Obama. La Maison-Blanche annonça le même jour que la CIA conduirait elle-même la déclassification. La communauté du renseignement choisirait dans les faits quelles choses embarrassantes pour elle, elle épargnerait au public d’apprendre.

« Torturé des gens »

Le chef d’état-major d’Obama, Dennis McDonough, agissant pour Obama, a joué un rôle central, soutenant la position de la CIA en toute occasion. Le fait que le chef d’état-major de la Maison-Blanche surveillait personnellement les négociations entre le comité et la CIA dit tout de la gravité du problème.

L’officier de police militaire Charles Graner posant au dessus du cadavre de Manadel al-Jamidi, après qu’il a été torturé à mort par des soldats américains à la prison d’Abu Ghraib

Le 1er août 2014, Obama est entré dans la salle de la Maison-Blanche : « On a torturé des gens », a-t-il dit. Mais il a ajouté : « C’est important pour nous de ne pas nous sentir trop moralisateurs rétrospectivement concernant le boulot difficile que ces gens [à la CIA] ont fait. »

Et ainsi, le président timide qui, à grand bruit, avait annoncé la fin de la torture (et la fermeture de Guantanamo, qui n’est jamais arrivée), a fini par faire des excuses pour « ces gens » de la CIA, tout en faisant tout son possible pour empêcher les Américains d’apprendre les détails de ce qu’ils avaient fait.

En fin de compte, le sénateur Feinstein, avec l’aide appuyée du leader de la majorité sénatoriale, Harry Reid, Démocrate du Nevada, a eu le dessus sur Brennan et son équipe d’avocats de McDonough/Obama. Le résumé du rapport, une fois aseptisé, a été publié le 9 décembre 2014 juste avant que le congrès ne rentre chez lui pour Noël.

Je soupçonne qu’en fin de compte, Feinstein et Reid ont confronté Obama à une sorte de « choix nucléaire » : soit il publiait le résumé analytique, soit le sénateur Mark Udall (qui venait de perdre son siège au Sénat et avait peu à perdre) le lirait au Sénat.

C’est peut-être la dernière fois que quelqu’un à Washington a triomphé sur l’État profond.

Ray McGovern travaille avec Tell the Word, une maison d’édition de l’œcuménique Church of the Savior au centre ville de Washington. Il a été analyste pour la CIA pendant 27 ans. Début mars 2006, il a rendu la décoration pour services rendus au renseignement qui lui avait été remise à sa retraite, pour se dissocier d’une agence impliquée dans la torture.

Source : Ray MacGovern, Consortium News, 02-06-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

31 réponses à Cacher l’affaire hideuse de la torture, par Ray MacGovern

Commentaires recommandés

Philippe30 Le 16 juillet 2017 à 08h23

La seule réponse est un jugement pour la cour international pour crimes de guerres …

Les USA sont prompts à dénoncer les tortures et les dictatures par contre ils oublient de dire qu’ils sont les principaux investigateurs de la mise en place de ces dictatures.

La torture des gentes militaires qu’il dénonce pour mieux affaiblir certains pays est comparable à celle que les USA ont pratiqués depuis 1945

Les gendarmes du monde , donneur de leçons n’ont aucune justification ni légitimité hormis asservir le monde par leur culture et le dollar

Philippe

  1. calal Le 16 juillet 2017 à 08h20
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    ne jamais oublier ce qu’un etat avec ses fonctionnaires peut faire a des individus…une des raisons egalement de se souvenir de la rafle du vel d’hiv et de la raison de l’existence du 2eme amendement de la constitution des etats unis.


    • Alfred Le 16 juillet 2017 à 14h45
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      C’est à peu près la même chose que ce que peut faire une entreprise privée avec ses salariés (appelés parfois mercenaires).. c’est y pas beau de voir le monde avec des lunettes idéologiques…


  2. Philippe30 Le 16 juillet 2017 à 08h23
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    La seule réponse est un jugement pour la cour international pour crimes de guerres …

    Les USA sont prompts à dénoncer les tortures et les dictatures par contre ils oublient de dire qu’ils sont les principaux investigateurs de la mise en place de ces dictatures.

    La torture des gentes militaires qu’il dénonce pour mieux affaiblir certains pays est comparable à celle que les USA ont pratiqués depuis 1945

    Les gendarmes du monde , donneur de leçons n’ont aucune justification ni légitimité hormis asservir le monde par leur culture et le dollar

    Philippe


    • tig Le 16 juillet 2017 à 13h13
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      C’était sans compter la clause qui exclut les militaires us de la juridiction de toutes les cours pénales internationales qui servent finalement à punir les chefs d’états africains qui ne sont pas assez obéissants.

      Tristesse.


    • Dominique Le 18 juillet 2017 à 01h17
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      « La seule réponse est un jugement pour la cour international pour crimes de guerres »
      Ne comptez pas là-dessus. Les USA n’ont pas signé la reconnaissance de cette juridiction.
      La France non plus.


  3. Lysbeth Levy Le 16 juillet 2017 à 09h26
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    Pour ceux qui croient encore que les “états occidentaux” sont démocrates ou ou règne la liberté et surtout pas la torture, laissez tomber vos rêves lisez Jérémy Scahill : http://www.telerama.fr/livres/le-nouvel-art-de-la-guerre-dirty-wars,111886.php et voyez le film de Marie Monique Robin et son livre sur l’aide de la France aux Usa pour la torture et les méthodes de contre-insurrection : http://www.arte.tv/sites/robin/2011/07/31/escadrons-de-la-mort-lecole-francaise-et-torture-made-in-usa-ou-comment-fabriquer-des-terroristes/ Après on en fera des tonnes sur la Gestapo pour mieux faire oublier que depuis les “progrès” en la matière sont bien là hélas, des innocents en font les frais tous les jours. Ah et bien sur les gardiens du Temple pourraient ils encore parler de “théories du complot” ? Bah oui, les Etats-Unis ou pas, n’ont rien de bienveillants ni de démocrates ni “en affaires” ni avec “les méthodes de coercition” contre les peuples mais ça il faut le “reconnaitre” bien sur. Le pire : http://www.antiwar.com/orig/jscahill.php?articleid=8553 l’hypocrisie des Etats “démocratiques”n’a pas de limites.


    • Sandrine Le 16 juillet 2017 à 18h01
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      “On en fait des tonnes sur la Gestapo”
      Macron a fait ouvrir les archives du procès Barbie. Histoire de bien continuer à détourner l’attention du peuple. On aurait tord de ne pas continuer à exploiter un filon si rentable. Mitterand en son temps avait fait orchestrer ce procès pour donner le change par rapport à son passé dans la collaboration.
      Mais à force d’user la corde, elle va finir par se rompre.


    • Vlois Le 19 juillet 2017 à 12h12
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      Ainsi le Général Aussaresses envoyé à Fort Bragg (Ecole de guerre des Amériques) pour aider en matière de contre insurrection (escadron de la mort, torture, etc.).. ce qui rappelle une certaine Michèle Alliot Marie qui voulait aider Ben Ali en matière de contre-insurrection lors du printemps tunisien…


  4. Catalina Le 16 juillet 2017 à 09h41
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    les USA, les USA, j’en ai ras le bol, déjà qu’ils sont en toute puissance de partout dans les médias, et notre pays ? quand est-ce qu’on en parle ?, parce que bon, c’est écrit, là, sur le côté ! occupons-nous de notre linge sale, de toute manière les usa ont dépassé toutes les bornes du droit international en mentant, ne respectant aucun traité, agressant tous les peuples, s’alliant avec les pires monstres, créant de faux évènements pour pouvoir aller zigouiller et cela même sur leur propre territoire.


    • lvzor Le 17 juillet 2017 à 07h35
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      “et notre pays ? quand est-ce qu’on en parle ?”

      Mais en parlant des US on ne cesse pas de parler de la france, puisqu’elle s’applique depuis 2007 à devenir la plus insignifiante de leur dépendances périphériques.


  5. Fritz Le 16 juillet 2017 à 11h43
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    Et c’est cette armée qui a défilé sur les Champs-Élysées avant-hier ?
    La honte…
    En attendant le tribunal qui jugera ces criminels, accumulons les preuves, l’instruction doit continuer.


    • Amora Le 16 juillet 2017 à 13h27
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      N’oubliez pas que la France a été parmi les professeurs à enseigner les techniques de la torture aux services secrets américains en se basant sur leurs propres expériences en Algérie…


  6. Christian Gedeon Le 16 juillet 2017 à 12h14
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    La torture esr hideuse.Oui. La torture industrialisée encore plus. J’ai une question à poser,néanmoins. Nous tous,tant que nous sommes,imaginons que nous mettions la main sur un individu dont on sait qu.il a posé une bombe qui peut faire des dizaines de morts. Que faisons nous? La question est ouverte,et je demande à chacun d’y repondr’e en son âme et conscience. Relire Antigone(les deux) avant de répondre. Un indice,Antigone peut être interprétée de deux façons strictement opposée…


    • calal Le 16 juillet 2017 à 12h27
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      je relis pas antigone mais jai revu des episodes de kung fu la serie vulgarisant les concepts du taoisme:ce n’est pas la destination qui compte mais le voyage. quand aux futures victimes,elles mourront de toutes facons un jour…


    • Gérard Le 16 juillet 2017 à 12h39
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      je pense que quel qu’en soit le motif, la torture est à jamais une perversion et cette perversion n’est pas acceptable dans une société qui se veut civilisée.


    • Louis Robert Le 16 juillet 2017 à 13h24
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      @ CG

      Je sais. “La fin justifie les moyens” et “Qui veut la fin veut les moyens”. Toute notre vie, jour et nuit, nous avons vu où cette sagesse nous mène. Mais alors pourquoi cacher, pourquoi taire la torture? Torturons sur les places publiques!

      Gandhi: “La fin est dans les moyens comme l’arbre est dans la graine… La fin vaut ce que valent les moyens. Il n’existe aucune cloison entre ces deux catégories… Et seule l’analyse des moyens permet de dire si le but a été atteint avec succès. Cette proposition n’admet aucune exception.”

      La torture assiste tous ceux qui, aujourd’hui en marche vers la déshumanisation, se consacrent à l’abolition prochaine de l’être humain.


    • Tchoo Le 16 juillet 2017 à 16h34
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      Comme si la torture avait des résultats.
      C’ est une pure imbécillité appliqué par un pouvoir qui le perd


    • Sandrine Le 16 juillet 2017 à 18h17
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      Qu’est-ce que vous prétendez justifier avec votre Antigone ? Qu’il est moral de transgresseur les traités internationaux contre la torture au nom de la préservation de la vie d’innocents ?
      Et qui est sensé se sacrifier et se charger du travail de tortionnaire selon vous ? Est-ce que vous seriez prêts à le faire ? Et ensuite à la suite de ces actes de torture, vous vous laisseriez vous condamner par les tribunaux internationaux comme Socrate ou comme votre Antigone? Ou bien espérez vous qu’on vous donnera une médaille ?


    • clauzip12 Le 18 juillet 2017 à 15h38
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      Mais pourquoi un individu exécute des actes ,des crimes entrainant de nombreuses victimes civiles innocentes?
      N’est il pas le possible continuateur d’agressions,de crimes subis,d’une idéologie morbide ou de croyances,l’exécutant inconscient ,un kamikaze qui se fait exploser ou que l’on fait exploser?un homme quoi!
      Il ne s’agit pas d’excuser mais comprendre et tirer les conséquences de ces actes afin qu’ils soient rares alors que la tendance est a leur développement.
      Quand la violence sous différentes formes(souvent invisible) devient une méthode de gouvernement,il ne faut s’étonner que des individus arrivent à détruire leur environnement et leurs semblables.Il en est de même des poulets en batterie )
      Les sociétés occidentales sont en direction d’une violence sociétale alors que l’objectif officiel est la lutte contre elle.
      Des lendemains noirs attendent l’homo-économicus que nous sommes devenus!


  7. Haricophile Le 16 juillet 2017 à 12h35
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    Incontestablement, ils perdent définitivement le droit de s’appeler démocratie, et même civilisés, ils rejoignent dans les enfers du panthéon de la morale les sanguinaires dictatures qu’ils ont mis en place, les Al Qaida qu’ils ont aidés et financés pour emmerder les Russes, les Daech qu’ils ont financé et aidés pour “remodeler” le moyen Orient, et les Nazis qu’ils n’ont combattus que par intérêt et convoitise.

    Remarquez que, même loin derrière le leader, les Israéliens font pas mal non plus en terme de morale, ce qui est encore plus choquant, puisqu’on pourrait penser que avoir subi autant d’horreurs bannirait définitivement l’envie de les reproduire.

    L’Humanité est terriblement destructrice et “inhumaine”. Tout au long de son histoire elle a laissé accéder au pouvoir les plus pervers et dangereux psychopathes, ceux qui dépassent de très loin les Jack L’éventreur dans la destruction et la haine en la portant a des échelles industrielles, bien assisté par des valets dociles trop occupés à regarder plus haut pour avoir le temps de regarder sur quoi ils marchent. Mais ils ont des beaux costumes cravates et les mains toujours bien savonnées avec une conscience lessivée au lave-plus-blanc-que-blanc.


    • Chris Le 16 juillet 2017 à 13h12
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      Einstein avait très bien vu les Etats-Unis : “Les Etats-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence, sans jamais avoir connu la civilisation”.
      Sauf, que ce pays conjugue barbarie ET décadence : et c’est “ÇA” qui nous gouverne et nous formate à son image !
      Ce pays est asile psychiatrique !


    • Louis Robert Le 16 juillet 2017 à 13h44
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      Attribué à l’un des plus grands esprits de notre temps: “Rien n’est plus dégoûtant que de voir les fils et les filles des victimes se joindre aux tortionnaires et aux bourreaux! Leurs actes se révèlent en effet la plus grande insulte possible à la mémoire de leurs ancêtres.”


      • Suzanne Le 16 juillet 2017 à 14h00
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        Oui, c’est voulu, en fait. L’une des plus efficaces stratégies de destruction, c’est d’abord de détruire l’humanité de la personne, de la rendre non humaine (par exemple rejetée par sa propre famille), PUIS de l’éliminer. Bien expliqué dans 1984.


    • Tchoo Le 16 juillet 2017 à 16h36
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      Les français firent tout autant sortant de la guerre en 39/45 et s’en allant torturer en Algérie


  8. Catalina Le 16 juillet 2017 à 20h13
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    sur les deux photos, des psychopathes qui sourient devant l’abomination de leurs actes.. de grands malades irrécupérables. Des sadiques.


  9. Catalina Le 16 juillet 2017 à 20h27
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    Projet multinational; Law Train ou comment légaliser les méthodes d’interrogatoires;
    Tiens mais la torture est pourtant interdite en France….mais pas en UE apparemment,
    “La LOI-TRAIN, c’est un projet multinational, technique, méthodologique et de l’utilisateur final des partenaires de différents pays, pour la création d’une nouvelle et novatrice de la formation d’enquête conjointe des entrevues. Le projet vise à établir un système de formation qui offre la possibilité de former des équipes communes d’enquête entretiens, dans un environnement virtuel et virtuel et le réel de caractères.”

    http://www.law-train.eu/

    “26 juin 2017 – Afin de coïncider avec la Journée internationale contre la torture, vingt-cinq éminents experts juridiques ont rendu public un document démontrant que le projet LAW TRAIN, financé par l’Union européenne, enfreint les réglementations de l’UE ainsi que le droit international concernant les violations des droits de l’homme et que, de ce fait, il doit y être mis un terme.”

    http://www.france-palestine.org/D-eminents-experts-juridiques-confirment-que-le-passif-d-Israel-sur-le-plan-de


  10. Hugo Le 21 juillet 2017 à 16h55
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    Car il ne faut pas comparer ici le nombre de victimes, c’est injuste pour les victimes.

    Il faut comparer la graviter de l’acte comparativement à ce que les victimes subiront.

    Or la torture est deux fois plus violente pour une victime. D’autant que celles et ceux qui en meurent, aimeraient probablement en mourir plus vite.

    Alors que celles et ceux qui ne meurent pas après l’explosition d’une bombe par un terroriste, n’ont clairement pas envie de mourir plus vite.

    Tout ça pour dire que les crimes commis par les USA, finiront d’une façon ou d’une autre :

    1) Par être connus.
    2) Par être sanctionnés.

    D’une manière ou d’une autre la nature aime l’équilibre et ne peut exister que sous cette forme.

    Sinon on tombe dans les extrême et la révolution anarchique n’est jamais loin.

    Suffit de voir l’état de la géopolitique actuelle pour savoir que y a des choses qui ne tournent pas rond 🙂

    2/2


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