Source : Ugo Bardi, traduit par Nicolas Casaux, pour Le Partage, le 23 août 2015.

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Par Ugo Bardi, originellement publié sur le site Cassandra’s Legacy | 6 Aout 2015

Un « mème » est une unité d’information dans l’espace de la communication. Les mèmes ont tendance à être viraux et à se diffuser rapidement ; certains se diffusent si vite qu’on peut les qualifier de « supermèmes ». Ci-dessus, vous pouvez voir les résultats de tendances de recherches Google, où le meme « Cecil le lion » connait une croissance incroyablement rapide, dépassant le nombre de recherches d’un terme politique très connu, comme « Hillary ». Et cette croissance ne cesse de se poursuivre ! C’est un véritable « supermème ».

La communication, de nos jours, se base principalement sur la capacité à rendre viraux certains concepts. C’est-à-dire qu’ils se diffusent alors d’eux-mêmes sur le Web, générant des « mèmes », des entités capables de s’auto-reproduire dans l’espace de la communication. Donc, pendant des années, scientifiques et décideurs politiques ont essayé de créer des mèmes pour parler aux gens des dangers du réchauffement climatique. Globalement, cela s’est soldé par un échec cuisant, malgré des efforts héroïques. L’idée selon laquelle le changement climatique est réel, d’origine humaine, et dangereux, ne semble tout simplement pas s’attarder dans l’esprit des gens. En d’autres termes, cela ne génère pas de mèmes.

Donc, comment un concept devient-il viral? Nous pouvons apprendre quelque chose là-dessus en étudiant un mème récent, celui qui correspond au meurtre du lion Cecil. En utilisant les indicateurs de tendances Google pour mesurer le nombre relatif de recherches internet, on s’aperçoit que ce mème croît si rapidement qu’il peut être qualifié de « supermème », comparable en intensité à des recherches du domaine de la politique ou des grands événements sportifs, qui dominent généralement l’espace des recherches internet.

« Cecil le lion » a autant de succès parce qu’il présente les trois caractéristiques élémentaires à tout supermème, qui sont : 1) être simple, 2) qu’il y ait un méchant, 3) être rassurant. Vérifions :

  1. C’est une histoire simple (un homme tue un lion)

  2. Il y a un méchant (le chasseur diabolique)

  3. C’est rassurant (ce n’est pas nous qui détruisons la faune sauvage, ce sont les méchants chasseurs)

Il s’agit là de caractéristiques très classiques de tout mème efficace, en particulier dans le domaine de la politique. Pensez à Saddam Hussein, qui en est un autre exemple : 1) histoire simple (il construit des armes de destruction massive), 2) Il y a un méchant (il déteste notre liberté) et 3) C’est rassurant (nous le bombardons et tout ira bien). Il est peut-être possible de créer des supermèmes avec des caractéristiques différentes, mais cela s’avérera certainement très difficile.

A partir de ces considérations, nous pouvons probablement comprendre pourquoi il est si difficile de créer des mèmes efficaces et véhiculant le message adéquat au sujet du changement climatique: la science climatique n’est pas simple, le méchant c’est nous, et l’histoire est dérangeante, plutôt que rassurante. Au contraire, créer des mèmes climatiques diaboliques est très simple ! Les concepts selon lesquels le changement climatique n’existe pas, que ce n’est pas notre faute, qu’il n’est pas dangereux, semblent être des sources de mèmes intarissables. Par exemple, l’histoire du « climategate«  est devenue un mème à succès parce qu’elle présentait ces trois caractéristiques :

  1. C’est une histoire simple (les scientifiques conspirent contre le public).

  2. Il y a un méchant (les vilains scientifiques)

  3. C’est rassurant (le changement climatique est un canular, ce n’est donc pas notre faute).

Nous pouvons comparer les résultats du « climategate » avec ceux du meilleur mème en rapport avec le changement climatique que j’ai pu trouver; l’encyclique du Pape sur le climat. Malheureusement, le texte du Pape ne présente pas les trois caractéristiques « magiques », et vous remarquerez la petitesse de son impact, comparé à celui du climategate.

C’est donc à un obstacle de taille que l’on se heurte lorsqu’on essaie de créer des bons mèmes sur le changement climatique. Rien d’impossible, certainement : nous pourrions considérer l’histoire de Cecil le Lion comme un exemple de mème positif sur la nécessité de conservation des écosystèmes. Au moins, cela montre que beaucoup de gens se soucient de ce problème. Mais il est aussi exact que ce mème a rapidement dégénéré en chasse aux sorcières. Le tueur du lion ne méritait rien de moins, et les trois caractéristiques impliquent toujours quelque chose de « méchant », une chasse contre un vilain, ce que nous préférons éviter avec le problème climatique.

Il semblerait que nous soyons condamnés, n’est-ce pas? Peut-être, mais il y a tout de même de l’espoir. Tout d’abord, les Google Trends (Tendances Google) nous fournissent des données sur l’impact d’un mème, mais pas l’histoire complète. Cela nous dit combien de personnes cherchent activement un concept, mais pas combien d’entre elles ont été exposées à ce concept.

Donc, si vous utilisez Google Trend pour obtenir des données au sujet du concept du « consensus de 97%«  sur le climat, vous remarquerez que le nombre de recherches est trop faible pour générer une courbe. De la même façon, le « consensus climatique » ne génère pas de comportement « mémétique » significatif. Apparemment, les gens ne recherchent pas activement l’estimation du nombre de scientifiques qui sont convaincus que le changement climatique d’origine anthropique est réel. Cependant, si vous recherchez sur Google « consensus de 97% » sur le climat, vous obtiendrez plus de 350 000 résultats. Cela n’est pas si mal en comparaison avec « climategate », qui produit 570 000 résultats. Si, ensuite, vous recherchez « Pape changement climatique », vous obtiendrez 25 millions de pages et « climategate » devient alors insignifiant.

A partir de là, je pense que nous pouvons dire que de bons mèmes climatiques ont un impact significatif sur le débat. Le « consensus de 97% » est l’un d’entre eux. Il ne se diffuse pas aussi vite que les mauvais mèmes climatiques, mais si l’on prend en considération la virulence avec laquelle il a été attaqué et nié, il est certainement efficace. L’impact de l’encyclique du Pape est encore bien meilleur ; lui aussi a été fortement attaqué par ceux qui nient les changements climatiques.

Je pense donc que nous pouvons apprendre deux ou trois choses de cette analyse. L’une d’elles, est qu’il existe une désinformation importante sur le changement climatique, sous forme de mèmes, et que cela va continuer tant qu’il y aura de l’argent à gagner avec les combustibles fossiles. Nous devons apprendre à reconnaître ces mauvais mèmes afin de les combattre. Nous devons nous rappeler qu’une des raisons pour lesquelles ils sont si efficaces, c’est que la plupart des gens ne comprennent pas qu’ils sont manipulés (comme l’a dit Baudelaire, « La plus belle des ruses du Diable est de vous persuader qu’il n’existe pas ! »). Mais si les mécanismes internes des mèmes de la désinformation climatique sont dénoncés, ils deviennent alors bien moins efficaces.

Nous pouvons aussi apprendre qu’il est possible pour nous de lutter efficacement dans cette guerre de communication asymétrique, même sans supermèmes, et sans astuces tordues. Manifestement, la promotion de l’action contre le changement climatique ne peut se faire à l’aide des méthodes utilisées pour vendre une marque X de céréales. Nous devons en apprendre davantage sur la façon de transmettre ce message aux leaders d’opinion, et aux décideurs politiques. Nous apprenons cela, par exemple, en diffusant le concept de consensus, et en nous basant sur la tendance naturelle des gens à se soucier les uns des autres (c’est l’essence même de l’encyclique du Pape).

En définitive, c’est une guerre que l’on peut gagner, et que l’on va gagner (avec ou sans mèmes) au fur et à mesure de l’augmentation de signes évidents du changement climatique, impossibles à ignorer. Se battre aux côtés de la vérité est confortable !

34 réponses à Cecil le lion : comprendre le fonctionnement d’un buzz

Commentaires recommandés

SanKuKai76 Le 29 septembre 2015 à 10h52

Interessant.
Mais dans ce cas, pourquoi les mèmes sur les banques ne fonctionnent-ils pas?
Exemples:
– 16 banques (Au moins) ont truqué le Libor,
– HSBC Blanchi l’argent de la drogue pendant des années,
– Les Agences de notations ont menti,
– Goldman Sachs a vendu à ses clients des Titres qu’ils savaient pourris… etc.

1- C’est simple: ils ont bidouillé grave,
2- Il y a un méchant: la banque,
3- C’est rassurant: si le système est en carafe, c’est pas notre faute.

Pourquoi ca marche pas?
Pourquoi n’y a-t-il pas de “chasse contre un villain”?

  1. SanKuKai76 Le 29 septembre 2015 à 10h52
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    Interessant.
    Mais dans ce cas, pourquoi les mèmes sur les banques ne fonctionnent-ils pas?
    Exemples:
    – 16 banques (Au moins) ont truqué le Libor,
    – HSBC Blanchi l’argent de la drogue pendant des années,
    – Les Agences de notations ont menti,
    – Goldman Sachs a vendu à ses clients des Titres qu’ils savaient pourris… etc.

    1- C’est simple: ils ont bidouillé grave,
    2- Il y a un méchant: la banque,
    3- C’est rassurant: si le système est en carafe, c’est pas notre faute.

    Pourquoi ca marche pas?
    Pourquoi n’y a-t-il pas de “chasse contre un villain”?


    • kèsse Le 29 septembre 2015 à 12h04
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      Oui, je crois qu’on est tous un peu mal à l’aise devant l’analyse simpliste de cet article qui nous apprend que raconter une histoire simple est:
      1- un système de communication vicié
      2- faits par des méchants vendeurs de pétrole
      3- C’est rassurant: si les gens se foutent de l’écologie c’est pas notre faute.

      Il est vrai cependant que tout pouvoir en place dispose d’une communication facilitée par cette structure, et qu’à l’inverse cette structure échoue à renverser les pouvoirs car elle est simpliste. L’étape 3 n’est alors jamais rassurante, car le pouvoir se voulant protecteur met en jeu à toute opposition l’absence de sa “protection”: si on réforme les banques, on ne sera plus compétitif, si on légifère sur l’éthique du big data, on n’est plus innovant et on tue la recherche, si on ne vote pas PS ou LR, la France s’écroule, et caetera …

      La méthode est alors d’envisager clairement ce dans quoi l’on s’engage et de débroussailler l’inversion des causes et des conséquences et les approximations grossières. Luc dit plus bas: “répéter encore une fois que 97% des scientifiques sont convaincus que le réchauffement climatique est d’origine humaine… ce qui est faux, car une grande partie des scientifiques ne sont pas sûrs de savoir l’origine du réchauffement climatique et n’iraient jamais prétendre qu’ils sont convaincus que l’homme est le seul responsable”. Le consensus des 97% est exprimée par la nasa ainsi: “97 percent or more of actively publishing climate scientists agree: Climate-warming trends over the past century are very likely due to human activities”.
      Il est donc passé de “très probablement” (very likely) à “scientifiques … convaincus”, cette nuance effacée, cela lui permet de prêcher la réserve scientifique qui était présente dans le texte initial.
      L’analogie qu’il fait avec les médicaments est elle aussi mal-honnête, car si des médicaments ont tués et que ce sont des articles scientifiques adossés à des laboratoires pharmaceutiques qui sont à l’origine de la promulgation de ces substances, les climatologues ne sont en revanche responsable d’aucun scandale sanitaire et rarement adossé à de grandes entreprises (hormis les climato-sceptique, ceux qui nient le réchauffement, petite part des 3%) de plus, cela ne nuit pas à quiconque de rendre les centre-villes au vélo et piétons et de tenter de développer des sources d’énergie qui soit moins polluante, à minima pour la vie humaine.
      Bref, Luc tente de raisonner sur les causes, plutôt que sur le projet et ses conséquences. Peut-être que les hommes ne sont pas responsables des bouleversements planétaires, mais si diminuer les émissions de gaz était quand même une solution? Peut-être qu’on ne parviendra pas à trouver des énergies peu polluantes aussi efficaces que le pétrole et le plutonium, mais si par des politique publiques d’investissement, on parvenait à le faire?

      Le même de l’écologie est là, c’est le même du progrès humain, celui que tous citoyens aimerait entendre de ses politiques: “Si on menait des projets pouvant améliorer la vie des gens …”, oups excusez-moi, j’avais oublié que l’argent était le mètre étalon de toute bonne idée.


    • Eric Le 29 septembre 2015 à 12h18
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      C’est très technique les mécanismes bancaires, je trouve que c’est moins simple que le “méchant monsieur tue le gentil animal”.
      Disons qu’on passe du niveau maternelle avec le lion, au niveau collège voire lycée avec le système bancaire.
      Perso, je ne me rappelle même plus ce qu’est le libor.
      Ma mère ne sait pas ce qu’est une agence de notation.
      La notion de “titre pourri” n’est pas absolument évidente pour tout le monde.
      Reste “HSBC blanchit l’argent de la drogue pendant des années”. Ca tout de même, ça percute et me semble assez simple. Mais je ne le savais même pas !
      Peut-être faudrait-il rajouter aux trois caractéristiques du “supermème” une quatrième caractéristique : une couverture médiatique suffisante au démarrage…


    • Alain au bar Le 29 septembre 2015 à 12h30
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      Parce que cet article c’est n’importe quoi ? Parce que les médias jouent un rôle prépondérant dans le lancement d’un mème ? Les deux ?


    • redge Le 29 septembre 2015 à 13h59
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      Non les mèmes sur les banques ne peuvent pas se dévolopper actuellement dans notre société actuelle de consommation. La raison est simple: les banques font peur pour la simple raison que si notre carte bleu ne fonctionne plus alors on a le sentiment de perdre notre place dans la société civile. En quelque sorte nous sommes partie prenante avec les méchants car tous les jours nous nous servons du système bancaire pour nous positionner dans la société et au vue de la frustration qu’engendre une non consommation d’un produit nous adorons cela, nous l’adulons ce systeme.


    • passerby Le 29 septembre 2015 à 18h43
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      Cecil le lion n’achete pas des annonces en pleine page.


      • Papagateau Le 29 septembre 2015 à 20h26
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        Celui qui a tué Cécile (le lion) n’a pas acheté non plus de “pleine page de journal”.
        Par contre, la chambre de commerce (ou l’équivalent) qui gère le parc à probablement actionné tout son réseau. Elle a probablement reçu tout journaliste interessé , et envoyé tout le dossier de vie du lion, le témoignage des garde-chasses et des organisateurs de safaris.
        Et pour le prix d’un billet d’avion hors période scolaire et des taxes d’aéroport, plus une semaine à l’hôtel, la visite de tout le parc et la possibilité de voir où à été tué Cécile, le lion.


  2. Lysbethe Levy Le 29 septembre 2015 à 11h02
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    Pourquoi du lion on passe au climategate ? Je ne comprends pas car ce sont deux sujets différents et le climatagate est plus connu dans les pays étrangers, Usa, Uk, Canada, alors qu’en France le blocage de ces mails fuités de l’intérieur a eu un impact mineur car non médiatisé et non plus fait le buzz comme on dit.

    Désolée de vous dire que le climategate c’est en France un tabou dont les médias ont peu parlé, car depuis l’affaire tout va mal pour le soit disant RCA transformé en simple “changement climatique” ..Néologisme idiot puisque le climat est forcément “changeant” d’une année à l’autre ou d’un siècle à l’autre, voir de plusieurs milliers d’années. Car ce n’est que sur une période longue que l’on peut réellement voir les périodes chaudes ou plus froides;

    Le “changement climatique” c’est une lapalissade que d’avoir appelé après “la pause climatique” de 20 ans décidé au Giec ! En vérité aucun réchauffement depuis presque 20 ans n’ont été prouvé…Ce qui est prouvé c’est que les écolos politiques, les ONG et les entreprises du greenwashing, et la Bourse du Carbonne a Chicago ont rapporté des milliards de $ et euros. Alors pensez vous qu’Obama et les autres puissants, ceux qui atomisent la Planète et exploite sans frein ces entrailles vont la sauver pour les beaux yeux des écolos politiques ou des citoyens qui réellement veulent éviter une catastrophe écologique ?? Hollande Obama, Merkel, Cameron, vont ils sauver la Planète ? Really ??


  3. LEMOINE Le 29 septembre 2015 à 11h22
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    Qu’est-ce qui distingue une pensée idéaliste d’une pensée matérialiste ? Je me cite pour répondre à cette question :

    “c’est la nature des concepts fondamentaux qui constituent sa base qui caractériseront un système philosophique. De ce point de vue, on peut opposer deux grands types de systèmes ou d’écoles philosophiques : le matérialisme et l’idéalisme. Une philosophie sera matérialiste si l’ordre dans lequel elle rend compte des réalités, l’organisation de ses concepts en système, a pour base la matière c’est-à-dire la réalité sensible existant indépendamment de toute pensée. Les chaines causales d’une philosophie matérialiste rejoindront toujours une réalité matérielle. A l’inverse une philosophie idéaliste aura pour base une pure abstraction, un « principe ». Ce type d’abstraction (dieu, la Vie, la Durée, la volonté de puissance etc.) ont souvent une forte valeur interprétative mais n’ont aucune valeur explicative : les chaines causales s’arrêteront sur leur présentation comme réalité première et explication ultime ; leur valeur explicative sera par conséquent illusoire et d’autant plus trompeuse qu’elles pourront avoir une forte et séduisante valeur interprétative. (“http://lemoine001.com/2014/09/)

    Le “mème” comme idéalité est le type même, presque l’archétype, de l’abstraction à forte valeur interprétative (elle donne l’impression d’une explication aussi lumineuse que simple), mais qui n’a aucune valeur explicative (les abstractions n’ont aucune capacité vitale, elles ne peuvent ni se créer ni se reproduire ni se mouvoir par elles-mêmes. Elles ne sont rien en fait si personne ne s’en empare. Toute la question est de savoir qui les manipule, qui les diffuse, qui contrôle les médias, la culture et l’idéologie dominante, comment et pourquoi.

    Qui décide de la place des faits divers dans ce qui diffusé comme “information” (place grandissante ces dernières années dans les journaux télévisés par exemple) ? Qui décide de lancer des campagnes de presse, qui les prépare, les organise etc. Qui écarte des médias aussi bien des idées que des couches sociales entières (disparition totale du monde ouvrier ou du marxisme qui est en fait plus vivant que jamais), présentation outrageusement partisane de tout ce qui relève de la politique internationale (campagnes anti-Poutine, mensonges purs et simples présentés comme des vérités qu’on ne peut contester sans être taxé de “complotisme”) etc.


    • olivier69 Le 29 septembre 2015 à 15h28
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      Bonjour Lemoine,
      Je suis bien heureux de vous l’entendre dire. Vous voulez dire que la théorie des multivers est idéaliste, alors ? Cela me rassure pour la valeur explicative…. Je reprends donc vos propos : “leur valeur explicative sera par conséquent illusoire et d’autant plus trompeuse qu’elles pourront avoir une forte et séduisante valeur interprétative.”

      Qu’est-ce qui explique les constantes cosmologiques d’une si grande précision dans la chaîne causale ? Elles ne se sont pas faites toute seule à partir de rien, et c’est une réalité matérielle.
      Enfin une loi ne se suffit pas à elle-même, pour être créatrice. Une loi mathématique n’a jamais rien fait sans une intervention. Le son, la lumière sont une matière ou une idée ?


      • LEMOINE Le 29 septembre 2015 à 18h39
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        La théorie des multivers est
        1) une théorie c’est à dire qu’elle ne prétend pas être un savoir et se soumet à vérification
        2) elle est scientifique c’est à dire qu’elle s’appuie sur une méthode et des formes de pensées élaborées et vérifiées par l’ensemble de la pratique scientifique et sur ses acquis non contestés.
        3) si elle utilise les nombres, elle ne dit nullement que la substance de l’univers est faite de nombre (conception pythagoricienne) ou de triangles (conception platonicienne)


        • Merle Le 29 septembre 2015 à 22h08
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          Elle est une théorie dans le sens commun, mais pas dans le sens scientifique. Une théorie en sciences est un ensemble de règles acceptées par la communauté scientifique.


        • kèsse Le 30 septembre 2015 à 10h09
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          Vous découpez la réalité en tranche de jambon …C’est sûr, c’est plus pratique pour la ranger sous vide. Olivier69 vous propose de réfléchir sur l’ambivalence et les liens unissant concept et réalité … il ne vous demande pas d’utiliser vos grandes boîtes fourre-tout ABSTRAIT, CONCRET, mais de réfléchir au flou de ces notions. A travers cette réflexion, vous découvrirez en effet les raisons de la critique de votre premier post.


        • olivier69 Le 30 septembre 2015 à 23h17
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          Lorsque l’on parle de deux grands types de systèmes ou d’écoles philosophiques, mon angle d’analyse est davantage pour une complémentarité plutôt qu’une opposition. Sinon, la chaine causale devient une interprétation, un arrangement. Trop partisane avec l’écrit que vous qualifiez d’apocryphe (« caché » en grec), tant son authenticité n’est pas établie (écrite). La science invalide votre position.

          Entre la matière et l’idée, il n’y a qu’un pas. Mais je vous invite à la mathématique appliquée et à la logique : Euler par exemple.
          Comme nous sommes dans la mathématique des probabilités (Bernoulli). J’attends avec impatience votre contribution pour l’hypothèse de Riemann….


    • kèsse Le 29 septembre 2015 à 16h00
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      Trier le bon grain de l’ivraie (matérialisme/idéalisme, bourgeois/ouvrier, …), voilà pourquoi le marxisme n’en finit pas de mourir! Celui-ci reprendra des couleurs, quand on cessera de dire son nom et qu’on ne prêtera pas plus à Marx qu’à Socrate, Camus, Emerson ou Rousseau des vertus éducatives. Il faut se rendre compte que toute tentative théorique d’ouvrir le yeux aux gens revient à vouloir les convertir à une foi. Si, l’on n’admet pas cette donnée, on fonce dans le mur, on n’ouvrira les yeux qu’à ceux qui croient déjà.

      Ainsi, je pense qu’il est plus utile de dénoncer explicitement les idéologies, plutôt que de se targuer de la supériorité du matérialisme. De nos jours, le pape, en terme de communication, a plus d’impact sur les idéaux de gauche que le parti communiste français et tous ses dirigeants réunis. Les vieilles dénominations doivent être évacuées, la classe des ouvriers n’existent plus en France. Certains sont des précaires qui seront caissières, agent de nuit, contrôleurs, distributeurs de pv … d’autres, véritables ouvriers, gagnent mieux leur vie qu’un professeur agrégé. si on veut un mot, on peut parler d’employé ou de salariat, encore que … Il faut accepter que la réalité à changer et que les outils du marxisme doivent être changer eux aussi. D’une certaine manière et pour l’idéal que vous lui assignez, le marxisme a déjà échoué.

      Je suis ni philosophe de formation, ni religieux … Je suis plutôt d’accord avec vous sur le constat pragmatique. Cependant, une philosophie ne doit pas servir de cosmologie, si on veut garder la tête sur les épaules: le continuum que vous créer englobant les philosophies dîtes idéalistes et les buzz d’internet est inopérant pour rendre compte de la richesse de la réalité, c’est une manipulation qui flatte l’égo par la cohérence et cela s’arrête là.

      Bref … Si on veut désenfumer les gens, faut commencer par arrêter de les enfumer soi-même. Cette parole est rude, mais sur le moment du moins, je la crois sincère … elle ne s’applique pas particulièrement à vous, c’est un constat général, et votre post contient quelques volutes …


      • LEMOINE Le 29 septembre 2015 à 18h54
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        “Les vieilles dénominations doivent être évacuées, la classe des ouvriers n’existent plus en France.”
        personne ne travaille à la production ou au transport en France. Les immeubles se construisent tout seuls, les routes s’entretiennent elles-mêmes et les trains roulent sans entretien ni conducteurs !


        • kèsse Le 29 septembre 2015 à 21h09
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          Je n’ai pas dit que les ouvriers n’existaient plus, j’ai dit que la classe ouvrière était à la fois restrictive, excluante et pas pertinente. Je ne peux pas croire que vous n’ayez pas compris … mais c’est peut-être votre conception de la discussion, comme de celui de beaucoup d’apparatchik: botter en touche et jouer l’indignation de la vertu prolétaire …
          S’il vous plaît, réveillez-vous! Encore une fois, je vous le répète, vous ne convaincrez que les convaincus par cette rhétorique … ou qq ouvriers égarés.

          Parlez-vous sérieusement de prendre le pouvoir au nom d’1/4 de la population française. Cette obstination de la vieille garde marxiste n’a pas de sens … la thématique des ouvriers sert simplement à brosser dans le sens du poil ceux dont le temps à périmer les grilles d’analyses.


          • Krystyna Hawrot Le 30 septembre 2015 à 01h38
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            Moi je propose de réactiver la notion de prolétariat: celui qui n’a que sa force des bras ou du cerveau à vendre pour survivre. Qui ne possède pas de patrimoine lui permettant d’échapper à la nécessité nue…En se disant membre du prolétariat nous incluons aussi bien les téléenquêtrices, les vendeuses; les agents de sécurité, que les “coordinateurs de projets bac plus 5” payés au lance pierre et en perpétuel contrat aidé dans le secteur associatif ainsi que les profs travaillant pour l’Etat comme précaire perpétuels.


            • LEMOINE Le 30 septembre 2015 à 08h17
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              Nul besoin de réactiver, il suffit de bien la situer :
              http://lemoine001.com/2015/05/07/proletariat-et-lumpenproletariat/


            • kèsse Le 30 septembre 2015 à 09h51
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              J’ai certaine réserve vis à vis du terme prolétariat. Il a de la valeur, mais comme tout terme qui se veut générique, il est 1) excluant : ne sont pas prolétaires, tout ceux qui mettent à la location un petit appartement, ou ceux qui exploitent une petite ferme et vive d’expédients, car ils ont un capital qui leur rapporte; et 2) il écrase les spécificités sans tenir compte du capital des états mis à la disposition des citoyens : les problématiques du salarié français ou africain ne sont pas les mêmes, à moins de les analyser d’un point de vue théorique qui est déshumanisant.

              L’analyse théorique est et demeure, mais à force de vouloir créer des communauté d’intérêts qui ont tous lieu d’être ressenti par les principaux concernés comme fictive, on prêche dans le désert. Parler des problématiques des salariés, des chômeurs, des précaires … Oui … parler des problématiques de tout ceux qui subissent le chômage, en y étant complètement ou partiellement, ou par la pression qui les pousse à accepter ou conserver à toute force un travail dans des condition dégradées. Cela me semble plus parlant.

              Et vous savez, Krystyna Hawrot, on s’attire toujours la sympathie en nommant quelqu’un par son prénom 😉 La dénomination exacte que l’on donne à quelqu’un, lui permet de s’identifier, d’exister. Le terme prolétaire, en ce sens, exclut tout le monde car il n’appartient à la culture qu’en tant que vestige du passé. Rien ne sert de vouloir à toute force utilisé des termes galvaudés ; surtout quand on ne jouit pas du prestige du pouvoir.

              “J’appelle les fainéants, les crasseux, les drogués, les alcooliques, les pédés, les femmes, les parasites, les jeunes, les vieux, les artistes, les taulards, les gouines, les apprentis, les Noirs, les piétons, les Arabes, les Français, les chevelus, les fous, les travestis, les anciens communistes, les abstentionnistes convaincus, tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s’inscrire dans leurs mairies et à colporter la nouvelle.
              Tous ensemble pour leur foutre au c.. avec Coluche.
              Le seul candidat qui n’a aucune raison de vous mentir !”

              Allant jusqu’au bout, il aurait eu plus de voix que tous les partis “d’extrême gauche” cumulés à l’élection présidentielle depuis 40 ans. Je ne tergiverse pas sur le fait de savoir si il aurait été un dirigeant crédible, je prend note de la méthode.


  4. Christophe Vieren Le 29 septembre 2015 à 12h08
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    @LUc : vous avez raison, l’auteur de l’article ment . . . par imprécision.
    En effet, sur le lien cité ” Consensus de 97% “, on peut lire “Multiple studies published in peer-reviewed scientific journals show that 97 percent or more of actively publishing climate scientists agree: Climate-warming trends over the past century are very likely due to human activities”*
    Et il va de soit que l’on ne peut extrapoler cette statistique concernant les scientifiques qui publient sur le climat à l’ensemble des scientifiques (oui, Allègre, notre climatosceptique national, par exemple, est un scientifique mais sûrement pas un climatologue ni même un spécialiste des sciences du climat, pourtant nombreuses).
    Cependant, même en tenant compte de cette précision, je ne pense pas que cela change grand chose aux constats et conclusions de l’article.
    __________________________
    *Traduction : “de multiples études publiées dans des journaux scientifiques avec comité de lecture montre que 97% ou plus des scientifiques publiant activement dans les sciences du climate sont d’accrod avec “le tendances au réchauffement du climat durant le dernier siècles sont très probablement dues aux activités humaines”


  5. Diablo Le 29 septembre 2015 à 12h21
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    L’affaire VW ? Un mème éco(nomico)-climatique ?
    1 C’est une histoire simple
    2 Il y a un vilain
    3 C’est rassurant, c’est pas notre faute.

    Pourtant tout le monde sait depuis 30 ans que les chiffres consos affichés par les constructeurs sont faux. Et que donc on pollue fatalement plus.


  6. SQP Le 29 septembre 2015 à 13h05
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    Pour moi l’histoire du réchauffement climatique ressemble à l’histoire de l’arbre qui cache la forêt. Sauf qu’on braque exprès les caméras sur un gros arbre, pour cacher le fait qu’il n’y a presque plus de forêt derrière, que ce qu’il en reste est tranquillement tronçonné et vendu.

    Et pendant ce temps, les chemtrails nous pourrissent l’air, la terre et l’eau.

    Il serait stupide de croire que les apôtres de la croissance vont faire plus que de belles formules creuses pour nous enfumer (à nos frais comme dab).

    En en appelant à essayer d’influer sur des leaders d’opinion et décideurs politiques, cet article masque l’essentiel: la préservation de l’environnement est LA question vitale, mais c’est tout notre mode de vie qu’il faut repenser. Arrêter de se prendre pour des con-sommateurs, et devenir conscient et responsable des conséquences de chacun de nos actes.

    J’apprécie d’avoir changé de travail pour un temps partiel près de chez moi, qui me permet d’y aller à pied, et d’avoir l’impression d’être pas mal sorti de ce cycle infernal du toujours plus (+ loin, vite, stressant, polluant…). Le temps libre étant beaucoup consacré à du logiciel libre, j’essaye de contribuer dans le bon sens avec mes maigres moyens (en travaillant à un bien commun).


    • Renaud 2 Le 29 septembre 2015 à 23h40
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      Félicitations pour votre changement de vie. C’est en agissant, en montrant l’exemple, que l’on peut persuader les autres d’agir (votre témoignage me fait penser au livre “Le potager anti-crise”).
      Cet article est en effet un peu simpliste, c’est dommage, car habituellement Ugo Bardi est un auteur intéressant. Il fait partie de la “peak oil blogosphère” et est ainsi très au fait des questions énergétiques (et donc de la nécessité de changer de mode de vie). Il a également écrit un livre sur les ressources minérales (il est chimiste de formation) : “Le grand pillage”.


  7. Joanna Le 29 septembre 2015 à 13h34
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    Théorie que je trouve intéressante.

    Toutefois … l’impact de l’encyclique du Pape … pour moi il est nul.

    Non seulement ce n’est pas pour moi parole d’évangile mais j’ai une méfiance certaine à l’égard de celui qui s’est fait appeler François (déjà ce prénom …) et que je trouve bien plus cathodique que catholique. Alors si pour le réchauffement climatique il n’y a pas meilleur mème que ça il y a réellement un problème …


    • LEMOINE Le 29 septembre 2015 à 15h05
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      Savoir s’imposer sans s’exposer, c’est ce qui fait la force de l’Église catholique. Non seulement le contenu de l’encyclique papale sera diffusé mais il infusera au plus profond de la société. Il habitera les “catholiques zombies” que voit partout E. Todd sans même qu’ils le sachent, alors même qu’ils seront persuadés d’être à mille lieues des idées du Pape.
      http://lemoine001.com/2015/06/19/laudato-si-1/


  8. Crapaud Rouge Le 29 septembre 2015 à 14h05
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    Comment un concept devient-il viral? Question intéressante, mais il me semble que l’auteur va un peu vite en besogne. Il existe probablement des milliers d’histoires qui présentent les 3 caractéristiques citées et qui ne deviennent pas pour autant des mêmes. On peut rapprocher le phénomène de la photo du gamin noyé : après coup, il est facile de dire que cette photo ne pouvait que faire le buzz, mais avant ? Combien de photographes ont-ils postés d’excellentes photos du même genre sans pour autant qu’elles deviennent célèbres ?


    • pellegri Le 29 septembre 2015 à 23h02
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      Ce n’est que mon ressenti, mais la photo du gamin a touché parce qu’elle montre un gamin blanc habillé comme le serait notre fils, face contre terre. Le même gosse noir nu n’aurait jamais eu le même impacte.


  9. sergeat Le 29 septembre 2015 à 16h10
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    On peut même faire passer des mensonges comme ce fut le cas pour Poutine:”Poutine a tué un tigre de Sibérie en voie de disparition” et cette phrase continue à être véhiculée ( avec une photo cadrée) encore hier à la télé,alors que Poutine venait de tirer un somnifère pour installer un collier gps et suivre le tigre.


  10. Loxosceles Le 29 septembre 2015 à 19h59
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    Je trouve cet article un peu court. Et même assez simpliste.

    Il y a de l’idée certes, mais je crois plutôt que c’est l’auteur qui tombe dans le piège du manichéisme simpliste qu’il dénonce, en croyant qu’on peut analyser si simplement des faits de société. Ce n’est pas comme si l’homme réagissait de manière rationnelle et tout àf ait prévisible. La preuve, il est le sujet idéal de toutes sortes de manipulations irrationnelles.

    Aussi, et le milieu des jeux vidéo en fournit de nombreux exemples, les mèmes fonctionnent occasionnellement, et souvent pas du tout. On pourrait aussi parler de la courbe d’affluence des films, ou autres sujets d’étude de masse du même genre, et on ne parviendrait pas à discerner des règles claires et nettes pour expliquer que tel film, mal reçu par la critique, fonctionne auprès du public, alors que tel autre, ayant reçu le même accueil critique, ne va pas fonctionner, alors qu’un autre, tout à fait similaire, sortant 2 ans après, va faire un tabac.

    Enfin, il y a ce biais qui révèle les idées préconçues de l’auteur, à propos du climat. Dans sa version, c’est simple, l’homme est le méchant, et la nature la victime. Mouai.

    Sans débattre du pseudo consensus sur le climat (autre manipulation), on peut aussi voir les choses sous un autre angle : l’homme est victime de sa nature, de sa propension à chercher le confort, à se chauffer, à consommer, et la nature est donc le bourreau de l’homme, le poussant dans ses vices et le faisant souffrir, et elle en souffre en retour.

    Ou encore, la nature n’a pas d’objet, l’humain n’a qu’un objectif, et il n’y a pas de morale, et donc pas de méchant dans toute cette histoire. Juste de l’irresponsabilité, juste du sciage de la branche sur laquelle on est assis (car si la propagande climatique me rend perplexe, en revanche je suis conscient de l’impact de l’homme sur son environnement en terme de pollution et de destructions tout court).

    Bref, le point de vue est intéressant, mais il tombe dans le piège qu’il croit dénoncer.


  11. Bof Le 29 septembre 2015 à 20h50
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    Un Dieselgate.
    Une histoire simple.
    Un méchant.
    Une solution ?

    https://www.google.com/trends/explore#q=volkswagen&cmpt=q&tz=Etc%2FGMT-2


  12. Bof Le 29 septembre 2015 à 20h59
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    Les fondamentaux ne seraient pas plutôt l’émotion crée (affect), son partage et le relai utile des média pour refléter (ou induire ?) un changement de morale.

    Dans le cas du lion, espèce en danger, nature, …
    Dans le cas de la voiture du peuple, ça coïncide avec un sujet voulu par les autorités (COP21).

    Le but est de vendre des espaces publicitaires et d’utiliser tous les leviers possibles (voyez le nombre de faits divers jouant sur l’émotion …).


  13. kinimodo Le 30 septembre 2015 à 12h21
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    « En définitive, c’est une guerre que l’on peut gagner, et que l’on va gagner (avec ou sans mèmes) au fur et à mesure de l’augmentation de signes évidents du changement climatique, impossibles à ignorer. Se battre aux côtés de la vérité est confortable ! »

    La conclusion est quand même assez hallucinante. A regretter que le changement climatique ne fasse pas l’objet de « mêmes » pour contrer les sceptiques… comme si la vérité avait besoin de ce genre de support pour exister?
    Et puis, une vérité, n’en est une que lorsqu’elle a lieu. Rappelons que le catastrophisme actuel sur ce changement climatique est basé sur des projections et des scénarios dont les modèles passés n’ont pas montrés leur pertinence.

    Oublions les « mêmes ». Sceptiques ou pas, ce lien devrait vous intéresser, il s’agit d’un graphe qui reporte et actualise les données de températures de la planète. A conserver donc, pour connaître la vérité actuelle et à venir !
    http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut4gl/from:1997/offset:-0.26/plot/gistemp/from:1997/offset:-0.35/plot/uah/from:1997/plot/rss/from:1997/offset:-0.10


  14. Nono Le 01 octobre 2015 à 18h39
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    Très bon article du Monde sur ce sujet ! (pour une fois…)

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/08/08/cecil-le-lion-et-les-bons-sentiments-tres-selectifs_4716832_3244.html

    “Mais ces bons sentiments s’exercent à l’égard de certains animaux seulement. Les emblématiques, les iconiques. Les « beaux » ou les « mignons ». Les félins, les chats, les baleines, les ours polaires, les dauphins ou les pandas. Pas les rats, les salamandres, les échidnés ou les poissons. Pourtant, l’érosion de la biodiversité, si elle est générale, concerne davantage les amphibiens et les reptiles que les oiseaux et les mammifères.

    Le rapport de l’homme à l’animal est irrationnel. Nombre d’entre nous s’indignent de l’abattage d’un lion au Zimbabwe, mais tolèrent plus facilement la chasse en France – qui tue 30 millions d’animaux par an –, ainsi que la corrida, les zoos ou l’expérimentation animale. Surtout, la grande majorité ferme les yeux sur l’élevage industriel, responsable de la pire exploitation et maltraitance animales de tous les temps. A l’échelle mondiale, ce sont 65 milliards d’animaux qui sont abattus chaque année pour satisfaire nos appétits toujours plus carnés. Des bêtes qui passent une vie de plus en plus courte en étant maltraitées, surmenées, gavées d’antibiotiques et d’hormones de croissance, avant d’être transportées et abattues sans considération. L’essentiel de nos modes de vie est fondé sur l’utilisation des animaux.

    A la différence de la mort du lion Cecil, cette exploitation nous est cachée et nous ne voulons pas la voir. Tout est fait, dans les pays développés, pour nous épargner la vue d’actes de cruauté et de mises à mort, en réalité quotidiens. Dans le secteur agroalimentaire, les abattoirs et les vastes élevages industriels sont situés hors des villes et fermés. Le lien entre la bête et les morceaux de viande est gommé. Le vocabulaire lénifiant prend le dessus sur la réalité des pratiques.

    Le chemin est encore long dans la prise de conscience de la condition animale. La mort de Cecil peut ouvrir une porte sur cette réalité. A nous de nous y engouffrer, pour en faire une question de justice plus qu’une réaction affective.”


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