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5.avril.20135.4.2013
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Climat : Le réchauffement climatique local (Europe, France)

Suite du billet sur le réchauffement global. L’index général de la série de billets sur le réchauffement climatique est disponible ici Europe Observons la situation en Europe (cliquez pour agrandir) : On note une forte augmentation des températures d’hiver en Europe de l’Est. Historique de quelques grandes villes 5 graphiques qui se passent de commentaires […]
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Suite du billet sur le réchauffement global. L’index général de la série de billets sur le réchauffement climatique est disponible ici

Europe

Observons la situation en Europe (cliquez pour agrandir) :

Anomalies de températures Paris

On note une forte augmentation des températures d’hiver en Europe de l’Est.

Historique de quelques grandes villes

5 graphiques qui se passent de commentaires :

Anomalies de températures Bale

Anomalies de températures Berlin

Anomalies de températures Milan

Anomalies de températures Madrid

Anomalies de températures Moscou

France

Comme à notre habitude, nous allons analyser les températures en France avec beaucoup de recul, en remontant jusqu’à 1900 :

Anomalies de températures France

et avec un léger lissage on obtient :

Anomalies de températures France

Le réchauffement est particulièrement marqué :

Anomalies de températures France

Il apparaît que la vitesse du réchauffement a doublé à partir de la fin des années 1970.

Grâce à l’analyse de données de températures recueillies par le réseau météorologique français, Météo-France a pu reconstituer une carte du réchauffement climatique en France sur l’ensemble du XXe siècle :

Anomalies de températures Paris

Anomalies de températures Paris

On observe que le réchauffement est particulièrement marqué du côté des minimales.

Ces quelques données sur la France et l’Europe sont utilement complétées sur une vision régulière du bilan météorologique dans ces billets.

Dans le billet suivant, vous trouverez la suite de l’analyse.

62 réactions et commentaires

  • BA // 05.04.2013 à 08h15

    Mercredi 3 avril 2013 :

    Ban Ki-moon : il sera bientôt trop tard pour sauver la planète.

    Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, pour la première fois en visite à Monaco mercredi, a estimé qu’il serait bientôt trop tard pour sauver la santé environnementale de la planète si on ne met pas en place un instrument contraignant d’ici à 2015.

    Les paroles n’ont pas été suivies d’effets. Il sera bientôt trop tard. Nos modes de consommation sont incompatibles avec la santé de la planète. Notre empreinte écologique est démesurée, a asséné Ban Ki-moon, devant un parterre de personnalités.

    Nous devons agir maintenant si nous voulons qu’en 2050, la planète soit vivable pour ses 9 milliards d’habitants, a-t-il plaidé.

    Sur quatre-vingt-dix objectifs adoptés d’un commun accord par la communauté internationale dans le domaine environnemental ces 20 dernières années, seuls quatre affichent des progrès notables, a déploré Ban Ki-moon.

    Le responsable a mis en exergue l’amoindrissement de la biodiversité, la diminution des stocks de poissons, la plus grande acidité des océans, ou encore l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

    Il faut que la dynamique s’accélère. Nous devons développer ce que nous testons en éprouvette depuis 40 ans. Pour cela nous devons adopter des mesures d’incitation efficaces, et notamment mettre un prix sur les émissions de carbone, a-t-il dit.

    Nous devons aussi adopter, d’ici à 2015, un instrument universel et juridiquement contraignant relatif au climat, afin que tous les pays prennent des mesures supplémentaires pour réduire les effets des changements climatiques et s’y adapter, a préconisé le secrétaire général des Nations unies.

    http://www.romandie.com/news/n/_Ban_Ki_moon__il_sera_bientot_trop_tard_pour_sauver_la_planete75030420132042.asp

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    • tchoo // 05.04.2013 à 18h29

      la santé de la planète, suis pas sur, sauf à considérer que la présence humaine fait partie de sa santé (on peut en douter)
      c’est pas la planète que nous avons a sauver, c’est la vie humaine sur cette planète
      ça change tout
      et c’est autrement plus parlant

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  • Marcus // 05.04.2013 à 08h37

    Merci Olivier pour ce billet climatique qui remet les choses en perspective.
    En effet ce n’est pas parce qu’on a eu un hiver rigoureux cette année que globalement le climat ne se réchauffe pas.
    Amicalement.
    Marc

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  • Gabriel RABHI // 05.04.2013 à 09h52

    Bonjour,

    Ces informations sont intéressantes. A mon sens, le réchauffement climatique n’a plus rien de scientifique depuis que le sujet est devenu éminemment politique. D’une hypothèse scientifique légitimes et importante, les politiques on a fait une vérité érigée un sujet de société, qui est un drapeau agité par des intérêts financiers, des entreprises et des politiques qui ne veulent surtout pas aborder de vraies problèmes écologiques autrement plus graves que les quelques degrés de variation habituel qu’a connu la planète depuis toujours (rappelons que, de mémoire – a valider – au moyen âge, la planète avait 5 degrés de plus qu’aujourd’hui, on faisait du bon vin en Angleterre) : je parles de l’agriculture polluante (pesticide), de l’eau, des abeilles, des OGM, de la main mise de Monsanto et consort sur le vivant, des crises énergétiques, de la prolifération des cancers, etc.

    Mais la n’est pas le propos de mon intervention : si l’on admet l’origine anthropologique du réchauffement climatique, une analyse approfondie révèle que c’est la création monétaire qui est en partie responsable de ce fait.

    Notre système de création monétaire ex-nihilo (a partir de rien, par simple inscription d’un montant au crédit d’un compte) par les banques privées lors de l’obtention de crédit (les banques ne prêtent pas l’argent de leurs déposants, elles le créait à partir de rien), fait que chaque euros (ou dollars, ou autre) que nous avons dans nos poches ou sur nos comptes, un banquier à pris des intérêts dessus. Puisque à chaque fois qu’un euros est créé, quelques centimes d’euros sont nécessaires au paiement des intérêts, il est indispensable qu’un autre crédit soit créé pour disposer des liquidités nécessaires au paiement de ces intérêts. C’est ce qui explique en partie la rareté des liquidités en cas de crise. L’usure a été longtemps interdite pour sa fonction concentrationnaire.

    Pour qu’il y ait cette monnaie nécessaire au paiement des intérêts, il faut qu’il y ait une croissance stable afin que suffisamment de crédit soit accordé, donc de monnaie créée.

    Et c’est précisément la croissance qui est émettrice de CO2 (industrie, transport, matière première, etc).

    Vous ne pouvez donc pas militer pour la baisse des émissions de CO2 sans remettre en cause sa raison profonde, qui se trouve être la nécessité de croissance imposée par le système monétaire et, en l’état, la production industriel ou l’activité économique qui l’accompagne.

    Je trouves cela incohérent.

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    • Delphin // 05.04.2013 à 12h53

      Bonjour Gabriel RABHI,

      S’il existe la même parenté de pensée avec Pierre RABHI que la parenté familiale que le nom affiché laisse supposer, ça m’interpelle.

      Citation : « D’une hypothèse scientifique légitimes et importante, les politiques on a fait une vérité érigée un sujet de société, qui est un drapeau agité par des intérêts financiers, des entreprises et des politiques qui ne veulent surtout pas aborder de vraies problèmes écologiques autrement plus graves que les quelques degrés de variation habituel qu’a connu la planète depuis toujours (rappelons que, de mémoire – a valider – au moyen âge, la planète avait 5 degrés de plus qu’aujourd’hui, on faisait du bon vin en Angleterre. »

      Gabriel, il faut absolument que vous parcouriez ce lien, où Olivier Berruyer fait justice du « Groënland vert » du Moyen Age : http://www.les-crises.fr/le-mythe-du-groenland-vert/

      De mon côté, qui commence à devenir âgé, je crois pouvoir affirmer que si vous repreniez l’historique du refus du réchauffement, vous ne vous laisseriez pas tromper par l’intense propagande à introduire le doute quant au réchauffement, à l’oeuvre ces dernières années.

      Grossièrement et rapidement :
      – Années 70, voire 80 : Couvercle hermétique sur le sujet, et le plus longtemps possible. Le problème n’est même pas porté à la connaissance du public.
      – Années 90 : Le lourd couvercle est entr’ouvert sporadiquement, parce que la réalité cogne fort, que certains scientifiques cherchent désespérément à l’exprimer et qu’il n’est vraiment plus possible de taire le débat.
      – Années 2000 : Court moment de désarroi – qui correspond à l’avènement du concept fumeux de « développement durable » pour continuer comme avant, en faisant semblant de dématérialiser. On va étudier en long en large et en épaisseur la chose (ça fera toujours une décennie de passée). Création du GIEC, organisme officiel international forcément très lourd, mais sérieux et qui peut s’exprimer tant que ses constats alarmants (pas alarmistes) restent cantonnés à la science et à sa glorieuse incertitude.
      – Années bientôt 2010 : Le mercantilisme mondialisé se rend compte que sa transition « économie dématerialisée » ne marche pas et pour cause (par ex.,internet est très matériel en fait), que les énergies renouvelables ne suffisent pas au fol appétit énergétique engendré par son monde. Il faut introduire le doute, il faut disqualifier le GIEC et compagnie (jusqu’à employer des procédé grossiers, expliqués ici par le sieur O. Berruyer). Ca fera encore 10 ans de passés. Après nous (grassement enrichis) le déluge.

      Que cette propagande, qui marche toujours auprès des personnes peu informées car elle va dans le sens du poil (enrichissez-vous avec nous), ait pu vous aussi vous tromper en dit long sur la puissance médiatique de ces puissants.

      Le réchauffement climatique est bien à placer en tête de la folie mercantiliste qui conduit à l’agriculture folle, la raréfaction des abeilles, de la morue et collègues etc.

      Pour le reste, je suis plutôt d’accord.

      Delphin

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    • GRRR // 05.04.2013 à 13h28

      Bravo! C’est clair.

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    • toutouadi // 05.04.2013 à 16h26

      « si l’on admet l’origine anthropologique du réchauffement climatique, une analyse approfondie révèle que c’est la création monétaire qui est en partie responsable de ce fait. »

      « Pour qu’il y ait cette monnaie nécessaire au paiement des intérêts, il faut qu’il y ait une croissance stable afin que suffisamment de crédit soit accordé, donc de monnaie créée.
      ————–
      Dramatique confusion liée au film de Paul Grignon « l’argent dette » qui aurait pu être un excellent film pédagogique.

      Notre addiction à la croissance provient de la concentration patrimoniale qui provient, non pas de la mécanique bancaire (ex nihilo + coéf multiplicateur/réserve fractionnaire) mais des intérêts générés par cette mécanique potentiellement remarquable et détournée au profit d’intérêts particuliers.

      Mais la principale source de cette concentration provient des intérêts issus de l’épargne privée . (intérêts exponentiels, voir Helmut Creutz)

      Cette propriété privé s’auto-justifie en faisant valoir les besoins en investissements/croissances du corps social et auquel elle va pouvoir répondre, mais c’est bien cette concentration qui en extirpant les richesses d’ou elles seraient nécessaires, va créer ces même besoins. La boucle est bouclée.

      Le paradoxe c’est que pour répondre aux effets délétère de l’épargne on possède une magnifique mécanique, le système de crédit bancaire public (contrôle de la monnaie et récupération des intérêts par les ayant droit).
      Pédagogie, d’une mécanique remarquable, que Paul Grignon a salopé.

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    • burgf // 06.04.2013 à 10h03

      Bingo!
      Bravo d’avoir souligné ces causalités, et rappelé les vrais problèmes systémiques.

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  • Khyl // 05.04.2013 à 10h27

    La plupart des analystes sérieux arrivent aux mêmes conclusions qu’Olivier, notamment Jean-Marc Jancovici qui fait d’excellentes conférences sur le bilan énergétique et les aspects climatiques. Vous trouverez une pléthore de vidéos de cet ingénieur sur internet pour ceux qui voudraient s’intéresser à ses travaux.
    Est-ce que le réchauffement climatique est un phénomène purement anthropique ? c’est difficile à dire. Par contre, nous savons que notre comportement de consommateur compulsif est un surgénérateur de production mondiale de CO2 qui est tout à fait nocif pour la planète et que nous ne pourrons pas continuer indéfiniment ainsi.
    Il va sans doute falloir revoir complètement notre façon de vivre au 21ème siècle, je ne parle pas de décroissance mais de bon sens et de comportement responsable.

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    • yt75 // 05.04.2013 à 11h01

      « Par contre, nous savons que notre comportement de consommateur compulsif est un surgénérateur de production mondiale de CO2 qui est tout à fait nocif pour la planète et que nous ne pourrons pas continuer indéfiniment ainsi. »
      Oui, si il y a une courbe extrêmement claire, c’est celle de l’augmentation des émissions de CO2 venant de la combustion d’hydrocarbures, et l’augmentation qui en résulte dans l’atmosphère.
      Par contre le CO2 n’est pas vraiment « nocif » en soit (nourriture des plantes), mais à travers l’effet de serre.
      Et le changement on va de toute manière y être obligé (on y est déjà, la crise étant avant tout un choc pétrolier), ci dessous les dernières projections de Jean Laherrère :
      http://iiscn.files.wordpress.com/2013/03/laherrere_all_liquids_production_1900-2200.jpg
      Son article de synthèse complet (version préliminaire) :
      http://tribune-pic-petrolier.org/wp-content/uploads/2013/03/oilgasprodforecasts-JL-1.pdf

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      • Khyl // 05.04.2013 à 11h20

        @yt75 : Concernant le CO2 c’est bien à l’effet de serre que je faisais allusion et par extension à la diminution de la concentration d’ozone dans la stratosphère.

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    • Delphin // 05.04.2013 à 12h03

      Citation représentative d’une forme de pensée, commune hélas, trompée par l’apparence des choses et les discours du monde mercantile, qui ne veut et ,peut-être, ne peut se remettre en cause :

      « Par contre, nous savons que notre comportement de consommateur compulsif est un surgénérateur de production mondiale de CO2 qui est tout à fait nocif pour la planète et que nous ne pourrons pas continuer indéfiniment ainsi. »

      Citation améliorée :
      « Par contre nous savons que le comportement de consommateur compulsif aliéné à la marchandise par le monde mercantile, conduit à une explosion CO2 et assimilés tout à fait nocive pour la planète… »

      Confondre la main qui tient l’arme avec le cerveau qui l’y conduit n’a jamais fait avancer les choses d’un iota.

      Quant à l’expression surprenante « est un surgénérateur de production mondiale », elle rappelle furieusement la croyance indéfectible du polytechnicien Jancovici en l’atome à surgénérateurs, sauveurs de l’énergie qui se raréfie.

      « je ne parle pas de décroissance ». Peut-être est-il envisageable de parler de la parenthèse « économie de croissance » qui se referme.

      Dans l’économie de croissance, le besoin d’hydratation de l’individu américain est assuré par Danone, qui y exporte l’eau des « volcans français », à grand renfort de CO2.

      Dans une économie normale, le peuple américain se désaltère pour pas cher de l’eau du robinet.

      Mais dans une économie de croissance, comme le sol et le sous-sol sont mercantilisés à outrance (gaz de schistes par ex.), la purification de l’eau coûte de plus en plus cher (Véolia ne demande qu’à l’assurer), l’eau du réseau a mauvais gout et contient forcément de droles de choses pour neutraliser les polluants et la publicité parvient à faire croire qu’être moderne et « à l’aise financièrement » inclut l’eau en bouteille.

      Dans l’économie de croissance (où Danone est condamné à grossir, donc à aliéner de plus en plus), se payer le transport de ses 10 kg d’eau en bouteille deux fois par semaine au supermarché (déplacement automobile CO2) est présenté et reçu (aliénation) comme être sorti de l’archaïsme « porteur d’eau », qui cependant apportait l’eau à domicile (meilleur service rendu).

      Amicalement,

      Delphin

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      • yt75 // 05.04.2013 à 12h21

        « elle rappelle furieusement la croyance indéfectible du polytechnicien Jancovici en l’atome à surgénérateurs »

        Je ne sais pas où vous avez vu ça.
        Jancovici considère surtout les chiffres (et n’aime pas l’eau en bouteille non plus).

        Sinon oui la croissance depuis la révolution industrielle a été « portée » par l’accés à de l’énergie pas chère (les hydrocarbures, toujours autour de 90% de l’énergie consommée dans le monde), et cette période se termine actuellement.

        A propos d’énergie, une excellente référence pour les ordres de grandeur est le livre de David MacKay (prof à Cambridge), disponible gratuitement en pdf :
        http://www.withouthotair.com/
        Traduction française :
        http://www.amides.fr/sewtha.html

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        • Delphin // 05.04.2013 à 13h11

          « Jean-Marc Jancovici est un défenseur affirmé de l’énergie nucléaire civile, comme étant une des rares alternatives techniquement crédibles permettant de se défaire de la « contrainte carbone ». Il utilise ce terme pour regrouper les risques de crise économique et sociale majeure liés à notre trop forte dépendance aux hydrocarbures alors que le plafonnement de la production mondiale approche ou est en cours18, ainsi que le péril d’un changement climatique de grande ampleur qui découlera de l’usage massif et incontournable des énergies fossiles encore disponibles (gaz, charbon, schistes bitumineux, gaz de schistes). Pour argumenter que le nucléaire constitue une énergie acceptable et même souhaitable, il présente un long article sur le sujet sur son site19, »

          « Il affirme donc qu’« une augmentation de la température moyenne de quelques degrés sur un siècle aura des conséquences infiniment plus graves que la destruction d’une centrale nucléaire de temps en temps » (L’Expansion, juillet-août 2011 »
          (WIKIPEDIA)

          Delphin

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          • yt75 // 05.04.2013 à 13h44

            Et en quoi cela représente une « croyance indéfectible en l’atome à surgénérateurs” ??

            Le fait est que dans une perspective « continuiste » (sans effondrement de la civilisation actuelle), le nucléaire n’est vraiment pas le sujet majeur.

            D’autre part vous pouvez aussi considérer sa position directement :
            http://www.manicore.com/documentation/articles/idee_nucleaire.html

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        • Delphin // 05.04.2013 à 13h39

          Effectivement, le site de David MacKay « link.toamide.fr semble très intéressant, avec une forte volonté pédagogique. Comme le site manicore, en ce qui concerne le réchauffement, de JM Jancovici.

          Simplement M. Jancovici propose de quitter un cheval borgne (l’énergie fossile), pour un aveugle (l’énergie nucléaire). C’est simplement qu’il est le nez dans les chiffres et l’extraordinaire particularisme français du lobby de l’atome Polytechnique, CEA etc. a phagocyté son cerveau.

          Du coup, affolement généralisé : Si fin des fossiles, que faire ?!
          Incapable, au sens premier du terme, de comprendre les causes de notre consommation affolante, il se tourne vers la pire des choses : le nucléaire. Et encore, la réalité Fukushima freine – oh vraiment très peu – le refus de l’évidence :

          Entre la catastrophe nucléaire et la catastrophe climatique, la première l’emporte.

          Merci du lien.

          Il faut lire le court livre d’Hervé Kempf (rédacteur en chef au « Monde »), »Comment les riches détruisent la planète » au Seuil.

          L’auteur explique bien – loi universelle – que les dominants donnent le là (maison, voitures, voyages, modes de consommation…) et que l’imitation se fait de proche en proche.

          Pour que les choses changent, il faut – et c’est extraordinairement difficile – que les dominants comprennent que c’est aussi leur intérêt d’aller vers la sobriété matérielle, car le réchauffement ne les épargnera pas lontemps. S’ils le faisaient, toute la société en serait impactée car le modèle sobriété se répandrait rapidement (du beau, mais peu et le moins impactant sur la planète possible). D’un chic, ma chère !…

          Delphin

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          • dadone // 05.04.2013 à 14h00

            @Delphin
            « Pour que les choses changent, il faut – et c’est extraordinairement difficile – que les dominants comprennent que c’est aussi leur intérêt d’aller vers la sobriété matérielle »
            Cela n’est jamais arrivé en dehors des révolutions….

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          • yt75 // 05.04.2013 à 14h19

            @dadone

            Oui et on a encore jamais vu de révolution « pour la sobriété ».
            Non pas que je sois contre mais …

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          • Delphin // 05.04.2013 à 14h21

            A dadone,

            Le réchauffement climatique non plus n’est jamais arrivé.

            A contexte inédit, comportement inédit.

            Ce qui ne signifie pas que de retoutables secousses sociales ne soient pas en germe.

            Delphin

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          • Winslow Leach // 05.04.2013 à 16h14

            Les Vikings ne sont pas devenus des Inuits ils ont disparus du Groenland. (Voir http://www.les-crises.fr/le-mythe-du-groenland-vert/)

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          • atanguy // 06.04.2013 à 22h53

            @VT75
            « (sans effondrement de la civilisation actuelle), le nucléaire n’est vraiment pas le sujet majeur. »
            Crois-tu? Vas demander aux habitants de Fukushima et aux Japonais en général… Faut-il attendre un Fukushima a la française pour vous ouvrir les yeux?

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          • yt75 // 07.04.2013 à 14h39

            @atanguy

            Les méthodes Staliniennes du genre: si on n’est pas contre le nucléaires, alors on est nucléocrates ça va un moment.
            Surtout venant en général de personne n’ayant aucune connaissance des chiffres et ordres de grandeur pour l’énergie.
            Personnellement ma position est assez ambivalente :
            – maintenir une société plus ou moins technologiques (avec trains, téléphones, internet, eau chaude, etc) sans fossiles, et sans nucléaire, c’est impossible.
            – de toute manière l’effondrement arrive à quoi bon ajouter ça en plus.

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        • atanguy // 06.04.2013 à 23h10

          Ah les nucleocrates,indécrottables! Fukushima ne vous aura donc rien appris.

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          • atanguy // 07.04.2013 à 19h37

            @vt75
            « méthodes Staliniennes » Oui quand on a plus d’arguments on ressort hitler ou staline, au choix,c’est connu.
            Ceci dit,toi qui dois connaître tous les chiffres,tu connais le coût des si belles nouvelles centrales EPR d’EdF et d’Areva: Entre 10 et 12 MILLARDS d’euros: 10.000.000.000 – 12.000.000.000 chacune…
            A comparer au budget annuel du CNRS – toutes recherches confondues: 3,5 milliards d’euros.

            Croire que la société peut être reformée tout en gardant le même type d’énergie est un rêve. En dernière analyse la crise financière actuelle n’est que le symptôme de cette situation: L’énergie centralisée demande de plus en plus de capitaux qui proviennent de la minoritée en contrôle – les 1% – Ceux ci n’ayant d’autre choix que de produire plus d’énergie jusqu’à son épuisement quantitatif (peak oil) et/ou qualitatif (pollution et réchauffement planétaire).

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  • Tycer // 05.04.2013 à 11h55

    Tu souhaites avoir une historique sur + d’années?
    Olivier l’a déjà présenté, comme ce graph:
    http://www.les-crises.fr/images/1300-climat/1345-analyse-rechauffement/hemisphère-nord-temperature-2000-ans.jpg
    il faut chercher un peu…

    Tu penses que la température évolue naturellement aussi vite? En dizaine d’années?
    Non.
    Les cycles naturelles de rechauffement se font en milliers d’années.
    Chercher aussi les cycles climatiques naturelles.

    Tu penses que parce qu’à « Fouilly les oies » l’hiver 2013 a été plus rude cette année alors il n’y a plus de réchauffement climatique??
    D’une part il faut regarder la terre au global.
    D’autre part c’est la moyenne des hiver qu’il faut regarder.
    Et enfin, si le réchauffement dérègle le GolfStream on aura des hivers bien plus rigoureux. Car la france est la latitude du quebec et pas de los angeles.

    Je vois que les médias de masse arrivent toujours bien leur lavage de cerveaux.

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  • Lisztfr // 05.04.2013 à 12h03

    Le problème consiste aussi à évaluer l’effet de la vapeur d’eau dans l’atmosphère, qui d’une part augmente l’effet de serre, et de l’autre produit un effet albédo. Donc, a priori, subjectivement je pense que la température va se stabiliser, d’autant que notre vielle Terre est probablement une système stable sinon nous ne serions pas là.

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    • Lisztfr // 05.04.2013 à 12h14

      http://comprendre.meteofrance.com/pedagogique/pour_tous/glossaire/a/a_detail?page_id=2820&document_id=744&portlet_id=67697

      « Dans l’ensemble, cependant, on peut affirmer que les nuages, et plus encore les systèmes nuageux, ont de forts albédos et sont de loin les meilleurs « réflecteurs » de l’atmosphère, au point que près des deux tiers du flux de rayonnement réfléchi vers l’espace interplanétaire par le système que constituent la Terre et son atmosphère (avec un albédo global d’environ 0,30) sont à mettre à leur compte : il existe ainsi un véritable effet albédo des nuages… »

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    • Winslow Leach // 05.04.2013 à 18h34

      @ Lisztfr
      « notre vielle Terre est probablement une système stable sinon nous ne serions pas là »
      Je vous ferais remarquer que l’on n’ pas toujours été la vu l’age de la terre 4 Milliard d’année et notre pauvre calcul d’existence qui est actuellement 2013 .Alors si on divise notre modèle de calcul pour simplifier 2000 ans par l age de la terre 4000000000 (4 Milliard d’année) nous obtenons 0,0000005 . Ce qui représente notre réalité c’est a dire rien.La terre est un système chaotique avec des périodes stable et des périodes instables. Nous allons vers une période instable ou un scenario possible dans nos latitude ; des hivers très froids de l’ordre de -30 et des été très chaud de l’ordre de 50 degré.(Je vous rassure se n’est pas encore le cas) Mais selon ce scenario cela consisterais a vivre la tète dans un frigo et le cul dans un four et si vous êtes centriste au milieu 20 degrés avec une augmentation globale très faible de l’ordre de 2 a 4 degrés

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  • yvan // 05.04.2013 à 12h24

    Hier, en Bretagne, on se serait cru en été. Il neigeait…

    Plus sérieusement, les vignerons savent déjà qu’ils vont devoir changer de types de vignes d’une manière générale en France.
    Et dans TRES peu de temps.

    Ce qu’il y a de fou, est qu’il y ait encore des gens qui pensent que c’est une vaste blague..

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    • tchoo // 05.04.2013 à 18h38

      tiens: je disais cela, il y a trois, à une directrice de chambre d’agriculture d’un département viticole, elle me regarda avec des yeux ahuris, avant de sourire avec condescendance, me déclarant « vous croyez vraiment à ce que vous dites »!

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  • Gahye // 05.04.2013 à 13h07

    Imaginez les économies de chauffage ainsi réalisées !
    Y sont pas fous les politiques, c’est une manière comme une autre de remédier aux problème de l’isolation (et du coût du chauffage) du parc immobilier français ^^

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    • yvan // 05.04.2013 à 16h34

      Sauf que des climatologues ont déjà calculé que la Garonne pourrait être à sec tous les étés à partir de 2030.
      Ce n’est pas que j’aime faire du bateau, mais je vous laisse imaginer ce que cela pourrait entrainer comme boxon périphérique et dégâts collatéraux.
      Le changement climatique, au niveau de la planète, n’est pas trop dur à estimer : il suffit de suivre les récoltes sur la planète.
      Et là, au niveau variations et pénuries, ça semble pas aller vers un mieux OU même une quelconque stabilisation.
      Alors que les sols sont sensés être mieux exploités…

      N.B.: je ne fais pas mon cultivateur qui se plaint de chaque année, voyez les chiffres mondiaux, ils parlent par eux-mêmes.
      Et ça fait surtout le bonheur des spéculeux, bien sûr…

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  • tout va bien // 05.04.2013 à 14h21

    franchement, vous vous inquiétez pour rien!

    je pense que le réchauffement est en bonne voie, en effet, nous avons trouvé un bon moyen de tenir la courbe des températures sur cette voie grâce aux gaz de schistes entre autre… les objectifs fixés seront largement atteints (en temps et en quantité), les commerciaux vont toucher leur prime! (total et autres)

    ne vous inquiétez pas pour lui!

    l’homme trouve toujours une solution au problème:

    plus de pétrole, voilà du gaz pour nos pays riches!

    plus de gaz de schiste, voilà les hydrates de gaz!

    plus assez à manger, voilà des terres achetées (ou volées vu les prix) aux pays très pauvres (chanceux qu’ils sont, ils ne sont plus très pauvres, mais seulement pauvre et ils ont faim en plus maintenant!)

    plus assez d’argent pour nous les extras riches, faites tourner la planche à billet!

    les gens ne doivent pas réfléchir de trop, créons la télé!
    les gens ne doivent plus réfléchir du tout, cassons l’école! (ça prend du temps mais après tu es tranquille pour un long moment.
    etc, etc
    99% des gens travaillent pour 1%.
    tant que les 1% vont bien, tout va bien

    en passant, j’entends parler de remaniement du gouvernement.
    après le fraudeur fiscal chargé de contrôler les fraudeurs, je propose de nommer Tapie aux finances. juste pour avancer la fin des travaux…

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    • dadone // 05.04.2013 à 15h09

      Le monde moderne demande à ceux qui ont du travail de travailler plus, ceux qui n’en n’ont pas, les chômeurs, ne travaillent plus du tout. Cette répartition entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas a donné naissance à un terme le « tittytainment » où « titis » serait dérivé de l’argot américain pour désigner les seins pour l’allaitement maternelle suivit du mot représentant le divertissement, il s’agirait d’un concept permettant l’abrutissement des masses oisives par le divertissement pour ainsi asseoir la domination des classes qui travaillent. Une version moderne du « pain et des jeux » de l’Empire Romain
      Cf.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Tittytainment

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      • yvan // 05.04.2013 à 16h41

        Bien vu, Danone.

        En complément :
        http://www.latribune.fr/blogs/mieux-dans-mon-job/20130402trib000757132/notre-societe-fabrique-de-plus-en-plus-d-imposteurs.html
        « Jamais notre société n’a autant valorisé la forme sur le fond, les moyens plutôt que les fins, la réputation sur les compétences, l’audimat sur la réflexion, le quantitatif sur la qualitatif. A force de pragmatisme étayé par un sens de la norme poussée à son paroxysme, notre société fabrique des imposteurs. De cette civilisation du faux-semblant, l’entreprise et la société toute entière pâtissent et peinent à (re)trouver sa créativité et son élan. « 

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        • JPS1827 // 06.04.2013 à 00h49

          Mais devenir un imposteur est un choix personnel (valorisé socialement certes, mais le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?), nullement une obligation pour tous !

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  • Gabriel RABHI // 05.04.2013 à 14h40

    Encore une fois, je lis ça et là le souhait que nous consommions moins, qu’il faut moins acheter, etc. Je crois qu’il faut revenir sur terre : aller vers la décroissance est monétairement impossible, que je sache ! Notre système monétaire est structurellement incapable de se passer de crédit, car toute la monnaie en circulation dans le monde provient de crédits avec intérêt. Si on diminue la création monétaire, cela assèche l’économie, cela provoque une baisse de la circulation de la monnaie et elle se trouve capturée par les organisations qui touchent des intérêts (principalement les banques) !
    Donc, la décroissance est monétairement impossible sans passer par une crise économique majeure : pourquoi la croissance est tellement nécessaire à l’économie ?
    La croissance est nécessaire non à l’économie, mais vitale au système monétaire dans son ensemble, pour que les banques puissent toucher leurs intérêts. La confiance des ménages, cela signifie que ceux-ci empruntent, et font perdurer le système monétaire en permettant le remboursement des intérêts des crédits (et non des prêts). Il suffit que ceux-ci n’empruntent plus (comme actuellement), et l’argent se raréfie immédiatement, car captée par les intérêts.
    Il me semble que ce sont pourtant des notions de base que tous les citoyens devraient connaitre.

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    • dadone // 05.04.2013 à 15h16

      Vous avez parfaitement raison.
      La croissance monétaire EST la raison des problèmes économiques
      Car cette croissance est accaparée par les 10, 1 et 0,1% des plus riches qui demandent en contrepartie des bien et des services qui ruinent et détruisent notre planète
      « Il me semble que ce sont pourtant des notions de base que tous les citoyens devraient connaitre. »
      Encore une fois je ne peux que vous donner raison, mais cette « évidence » est la chose la moins partagée.
      J’ai moi même soumis de nombreux articles dans ce sens à des quotidiens, tous rejetés y compris sur ce blog…

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    • toutouadi // 05.04.2013 à 17h40

      @GR et dadone

      Oui le système monétaire et bancaire est utilisé à des fins de domination par la propriété privée, le système financier (gestion de l’épargne) c’est pire, et l’idéologie qui fait l’apologie de la compétition afin d’interdit ainsi toute régulations sociales et écologiques c’est pas mal non plus.

      La domination de la propriété privée est multi-cartes et la réponse ne pourra être que globale.

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      • dadone // 05.04.2013 à 17h52

        @toutouadi
        Vous avez raison tout est lié.
        La création monétaire permet la croissance et la domination des 10 , 1 et 0,1% de la population sur l’ensemble du système.
        La différence avec l’ancien régime (domination du foncier/Noblesse/Eglise remplacé par capital/haute bourgeoisie/ haute fonction publique) c’est que le régime capitaliste fait croire aux 90% de dominés qu’ils ont une possibilité de rejoindre les dominants et en contrepartie ils acceptent les règles du jeu…d’un système Darwinien qui justifie la compétition de tous contre tous.
        Lorsque cette illusion aura disparue les peuples se révolteront exactement pour les mêmes raison qu’en 1789, pour survivre tout simplement…

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    • RLG // 05.04.2013 à 22h49

      entre
      « la décroissance est monétairement impossible »
      et
      « la croissance telle que nous la connaissons est condamnée pour cause de limitations physiques de notre petite planète et aux « peak-everything » (pétrole, gaz, métaux, eau, nourriture, …) en cours »

      j’ai déjà ma petite idée de celui qui va gagner à la fin …

      et la crise économique majeure pointe déjà le bout de son nez …

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      • Gabriel RABHI // 06.04.2013 à 02h30

        @RLG :

        Je suis d’accord avec vous concernant le long terme : la crise énergétique va accélérer le jeu de la chaise musicale mondiale définissant ceux qui ont accès à l’énergie, et ceux qui regardent. Ceux qui regardent : les pays pauvres, les pays qui ont du pétrole et que les pays industrialisés veulent dépecer de leurs ressources, militairement, par révolution pilotée ou par coups d’état aidés. La propagande tourne à plein régime actuellement – et si la populace n’est pas d’accord, des « false flags » seront à nouveau organisés pour fabriquer du consentement, visant à plonger dans le chaos ces pays, renverser leurs gouvernements légitimes s’il le faut, pour disposer à leur tête des fripouilles arrangeantes pour les compagnies pétrolières et gazières… Ce petit jeu peut reculer de quelques années les conséquences de la crise énergétique.

        Pour moi, vous omettez cette première réalité : par rapport à nos revenus (ou au dollar constant), l’énergie n’est pas si chère (enfin, le pétrole est au prix du début des années 80). Vous semblez sous-entendre que la crise économique est liée au Peak Oil (et au peak de plein de choses). Je pense que c’est un facteur aggravant : mais les vraies raisons de la crise économique sont financières – il me semble que c’est avant tout une suite logique de la mondialisation et de la dérégulation financière (le schéma de ponzi des produits dérivés), de l’apparition d’organisations supra-nationales mercantiles, de l’économie casino qui provoque la destruction de l’économie réelle…

        Ensuite, à mon sens, vous omettez cette seconde réalité : au centre de nos difficultés actuelles se trouve l’impossibilité monétaire de baisse ou du recul de la croissance. Toute augmentation du prix d’un élément clef nécessaire à la croissance créé son ralentissement – une approche « marché-offre-demande » devrait le permettre. Or, quand la croissance baisse, le système monétaire se grippe : il nous faut donc de toute urgence un système monétaire qui sache s’adapter aux contraintes environnementales en étant non pas au service des banques privées, mais au service de l’intérêt général, et adossé à des valeurs réelles.

        J’ai beau tourner le problème dans tous les sens, ce sont les fondements même de notre système de transfert de valeurs qui est dysfonctionnel. Encore une fois, la baisse de la croissance étant monétairement impossible à cause du mécanisme de création monétaire, tout ce qui la fait un tout petit peu baisser a des conséquences dramatiques. Si nous avions un système différent, nous pourrions dire « ok, le prix de l’énergie augmente, on va optimiser en baissant la croissance… ».

        Bien à vous,

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        • jducac // 06.04.2013 à 16h10

          @ Gabriel RABHI Le 06 avril 2013 à 02h30

          Vous semblez sous-entendre que la crise économique est liée au Peak Oil (et au peak de plein de choses). Je pense que c’est un facteur aggravant : mais les vraies raisons de la crise économique sont financières – il me semble que c’est avant tout une suite logique de la mondialisation et de la dérégulation financière (le schéma de ponzi des produits dérivés), de l’apparition d’organisations supra-nationales mercantiles, de l’économie casino qui provoque la destruction de l’économie réelle…

          Je ne partage pas votre avis. Pour moi la crise est essentiellement énergétique, c’est-à-dire physique, matérielle, bien plus qu’immatérielle.

          La vie est avant tout un processus physique, c’est une machine à transformer l’énergie en évolution du vivant et de l’environnement qui le supporte, à partir de la matière et des ressources économiquement disponibles.

          Pour vivre, il faut alimenter nos machines biologiques avec de l’énergie nutritive, mais il nous faut aussi alimenter tous nos accessoires et assistants de vie dont notre évolution nous a rendus dépendants. Tous ces éléments, habitat, vêtements, moyens de déplacement, de communication, de santé et même nos propres aliments, ne nous sont actuellement accessibles, compte tenu de notre niveau de développement « à l’Occidentale », que grâce à l’utilisation d’énergie non renouvelable dont les réserves sont en voie d’épuisement.

          L’argent, les monnaies, la finance, n’entrent pas dans le fonctionnement de la machine à vivre. Ce ne sont que des vues de l’esprit, des artéfacts, des constructions imaginaires, certes utiles pour réaliser des échanges, mais qui, fondamentalement, n’interviennent pas dans le processus. D’ailleurs, les hommes ont su s’en passer pendant plusieurs millions d’années, ce qui ne les a pas empêchés d’évoluer.

          Ces vues de l’esprit, même si initialement elles ont permis de faire réaliser des progrès, ont fini par être dévoyées, exploitées par les plus malins à seules fins de pouvoir mieux manipuler et tromper leurs semblables dans le but d’en tirer avantage au profit d’eux-mêmes, de leur lignée, ou de leur communauté d’appartenance plus ou moins restreinte.

          Ce sont les sciences dures telles que la physique et l’économie qui gouvernent réellement le monde. Au final, toute communauté, y compris notre communauté humaine entière, ne peut survivre et se perpétuer que si elle peut capter dans son environnement l’énergie qui lui est nécessaire. Sinon, l’ajustement se fait en intervenant sur les effectifs.

          Paul Chefurka le prouve en ne faisant entrer, ni monnaie ni finance dans son étude.
          http://www.countercurrents.org/chefurka201109.htm

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          • dadone // 06.04.2013 à 23h31

            Votre vision centré sur l’energie est à bien des égards absurde et vous empêche complétement d’avoir une vision en adéquation avec la réalité sur l’ économie.
            Ce que dit Rabhi est conforme avec la réalité.
            L’aspect monnaitaire est effectivement prépondérant.
            Et une pyramide de Ponzi n’a rien à voir avec l’ énergie.

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          • jducac // 07.04.2013 à 11h58

            @ dadone Le 06 avril 2013 à 23h31

            Votre vision centrée sur l’énergie est à bien des égards absurde et vous empêche complètement d’avoir une vision en adéquation avec la réalité sur l’économie.

            Nous n’avons pas la même façon de voir la situation. Votre mérite réside dans le fait d’avoir eu le courage de réagir, en dépensant du temps et de l’énergie, afin de m’inciter à quitter une voie d’analyse que vous trouvez probablement dérangeante, sans être toutefois en mesure de prouver qu’elle n’est ni plausible, ni valide, ni justifiée.

            En effet, la plupart des gens préfèrent détourner le regard de la limitation des ressources, quitte à faire perdre du temps et de l’énergie sur de fausses pistes, celles qui ne mènent pas à la cause racine de nos problèmes. Certes, échanger des arguments et des contrarguments concernant une hypothèse de division par 3 ou 4 de la population mondiale d’ici la fin de ce siècle, ne soulève pas l’enthousiasme, mais cela n’est pas une raison pour s’exonérer d’une sérieuse réflexion à ce sujet.

            Si l’on a le courage de regarder les choses en face, on se donne de bien meilleures chances de surmonter les difficultés en menant des actions préventives pertinentes, et en adaptant nos modes de pensées et de vie, au réel problème que l’humanité a à résoudre, lequel est une insuffisance de ressources essentielles à la vie, à savoir l’énergie.

            Donc pour vous aussi, « le véritable ennemi c’est la finance » et vous voulez n’entendre parler que de cela, parce que la cible est facile à désigner et qu’elle peut réunir le plus grand nombre d’individus derrière celui qui s’est fait élire en se déclarant prêt à la combattre.

            Et si c’était une mauvaise cible ? Si la racine de notre mal était l’insuffisance de captation d’énergie au regard de nos consommations en Europe, et compte tenu de la faiblesse de nos réserves prouvées en Europe du Sud ?

            Ne trouvez-vous pas bizarre que des pays exploitant de grandes réserves d’énergie ne connaissent pas les mêmes difficultés que ceux qui en sont dépourvus ? La finance n’y est pourtant pas moins présente qu’ailleurs.

            N’avez-vous pas remarqué que l’énergie est l’instrument de puissance par excellence, une arme redoutable et ultime qui se dissimule derrière l’argent, la monnaie, la finance, lesquels ne constituent qu’un instrument de parade, un marqueur symbolique, un faire valoir conventionnel. En réalité ce ne sont que des vues de l’esprit ne se rattachant officiellement à rien de concret. D’habiles créateurs ont fait croire en eux, comme d’autres ont fait croire à de belles et séduisantes histoires, par le biais de sectes, de religions, d’idéologies politiques ou philosophiques diverses.

            Mais que peuvent valoir ces croyances s’il n’y a pas suffisamment d’énergie pour nourrir et perpétuer la vie ?

            Car de fait, ce qu’on échange avec l’argent c’est de l’énergie. C’est l’énergie qui nous permet de vivre, pas la finance excepté pour quelques uns qui en vivent. Ils font comme le commun des mortels qui exploite un filon professionnel ou autre pour vivre, à l’exemple des religieux, des charlatents, des comédiens, des politiques qui réussissent à capter de l’énergie afin de vivre en vendant du rêve, de l’illusion, des promesses, toutes choses non essentielles à la vie.

            Croyez moi, cest l’énergie qui prime. A moins que vous me prouviez le contraire.

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          • atanguy // 07.04.2013 à 23h56

            @Dadone:
            Suis d’accord,je dirai même mieux,c’est la forme de l’énergie qui influence et dirige le mode de société. Par exemple l’énergie actuelle quelle soit fossiles ou nucléaire est produites d’une maniéré centralisée, les centrales a charbon ou au fuel (pétrole) et nucléaires de fission, sont d’énormes installations qui utilisent les carburants provenant souvent de pays éloignés a des coût de transport important, l’énergie des centrales étant distribuée aux consommateurs grâce aux lignes électriques dites haute tension. Une part importante de l’énergie étant utilisée dans les transports: train,auto, bateau et avion qui ont remplacé la marche et le cheval, nous devons aussi y ajouter le chauffage individuel au gaz,fuel,charbon ou électrique. L’énergie emploie des combustibles provenant d’endroit très éloignés de la place ou elle est utilisée. On se rend compte des-lors que le mode d’énergie actuelle implique une organisation centralisée ou la production doit être organisée de manière a rendre son utilisation toujours prête au désir de ceux qui l’emploie, d’où l’importance de l’état nation (ou fédéralisé) lié a l’importance de la production et de la distribution des carburants, et bien sure a leur financement.
            Ce mode de société a plusieurs défauts, a l’évidence le gâchis énergétique de la consommation éloignée de la source d’énergie, 1/3 de l’énergie électrique est perdue dans les lignes d’approvisionnement,l’irresponsabilité des consommateurs déconnectés de la réalité du coût energetique et aussi manipulés par les marchands et la publicité créant des besoins inutiles , conduisant finalement la destruction des ressources qui sont a la fois limitées et aussi qui changent l’écologie rendant possible la destruction ultime de l’espèce, empoisonnée par sa production/consommation sans limites.
            Le capitalisme n’est que l’organisation de cette société en voie d’effondrement.

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          • dadone // 08.04.2013 à 08h48

            @judac, atanguy

            Si l’énergie a tellement d’importance alors dite moi où est le facteur énergétique l’énergie dans :
            –> La grande dépression (1870- 1890)
            –> L’hyper inflation allemande (1922) ?
            –> Dans la crise de 1929 ?
            –> Krach boursier de 1987, suivi de la faillite des caisses d’épargnes américaines puis des Junk bond (dit obligations de « pacotilles »).
            –> Eclatement de la bulle immobilière et boursière japonaise en 1990.
            –> Crise bancaires des pays scandinaves en 1992.
            –> Seconde crise de la dette mexicaine en 1995.
            –> Crise asiatique de 1997 suivie de la crise en Argentine, Brésil et Russie.
            –> Eclatement de la bulle internet en 2001-2002
            –> Grandes faillites dues à des malversations financières (Enron, World Com, Tyco, …).
            –> Crise des subprimes
            –> Crise des dettes souveraines actuelles
            –> Crise du bolivard fort au Vénézuela (dévaluation de 40%) pourtant pays qui a les plus grosses réserves de pétrole du monde…

            AUCUNE de ces crises AUCUNE ne peut s’expliquer par rapport à l’énergie…

            Alors cherchez votre erreur….

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          • jducac // 08.04.2013 à 11h15

            @ atanguy Le 07 avril 2013 à 23h56

            Félicitations atangy ! En vous impliquant dans un débat centré sur l’énergie vous entrez au cœur du problème auquel, à terme, l’humanité entière sera confrontée, certains pays étant dans l’immédiat en situation bien plus vulnérable que d’autres.

            @Dadone: Suis d’accord, je dirai même mieux, c’est la forme de l’énergie qui influence et dirige le mode de société.

            En vous adressant à Dadone et en témoignant votre accord, vous semblez épouser sa façon de voir, laquelle est opposée à la mienne, qu’il trouve absurde. Pourtant les arguments que vous avancez, viennent plutôt appuyer ma thèse.

            Mais l’important est que, du fait d’un échange entre nous trois vous ayez été amené à réfléchir et, ce faisant, à prendre conscience de la question fondamentale de l’alimentation de l’espèce humaine en énergie sans laquelle aucune vie n’est possible.

            Notre espèce s’est dispersée sur toute la planète, mais s’est aussi concentrée en certains endroits qui ne sont pas toujours ceux où il est le plus facile d’accéder aux stocks d’énergie fossile ou nucléaire, très inégalement répartis entre les divers pays propriétaires.

            De ce fait, les pays ne disposant pas d’énergie stockée dans leur sous sol, sont amenés à échanger les produits et services élaborés par leur population, c’est-à-dire l’équivalent de l’énergie prélevée sur les flux locaux, contre de l’énergie prélevée sur les stocks d’énergie fossile et autres minerais, notamment d’uranium, détenus par les pays qui en sont pourvus, mais qui de ce fait consomment inexorablement le capital sans lequel ils ne pourraient vivre surtout s’ils sont en milieu désertique.

            Très peu de pays sont autosuffisants en énergie et minerais, de sorte que dans la plupart des cas, importateurs et exportateurs d’énergie sont interdépendants. Il faut toutefois noter que les importateurs d’énergie sont en concurrence entre eux par le biais de leurs coûts de production de biens et services exportables. Les moins performants, ceux qui sont moins efficaces à transformer l’énergie et minerais en biens et services exportables, sont donc condamnés à l’asphyxie économique. Les premiers symptômes de cette maladie économique, apparaissent sous forme de chômage.

            Ce sont les pays pour lesquels le total de la valeur ajoutée exportée rapporté au total de la valeur de l’énergie et des métaux importés est trop faible. Cela se mesure en France par le déficit de la balance des échanges dans lequel les importations d’énergie interviennent pour 90%.

            http://lexpansion.lexpress.fr/economie/ce-qu-il-faut-savoir-sur-le-deficit-commercial-record-de-la-france_281887.html

            Le capitalisme n’est que l’organisation de cette société en voie d’effondrement.

            Pour moi, le capitalisme n’est que l’exploitation du capital, tout comme le machinisme est l’exploitation des machines.

            Le capital comprend différentes parts : le capital matériel, le capital humain et le capital immatériel. Le capital est le solde (positif ou négatif= dette) des actions du passé, c’est ce dont hérite le présent. Un pays en progrès est un pays qui fait croître son capital en préparant ainsi le futur.Tant qu’on fait croître ou que l’on maintient son capital, on assure son avenir.

            C’est vrai, globalement la société humaine est actuellement en voie d’effondrement parce qu’elle vit en grande partie en consommant son capital, notamment celui constitué de métaux et d’énergie non renouvelable.

            D’un autre côté, grâce à la croissance des capacités d’échange, avec le développement du commerce en concurrence poussant à l’accroissement de l’efficacité, grâce à la croissance de la diffusion des connaissances, tant en volume qu’en rapidité et en approfondissement, avec internet et certains blogs de réflexion excellentissimes tels que celui d’Olivier Berruyer, la société humaine, malgré de regrettables régressions (moralité, perte de conscience économique, perte de réalisme, perte d’esprit de groupe etc…) la société humaine, y compris française, peut se rétablir à condition de se consacrer à la résolution des vrais problèmes auxquels elle est confrontée, au lieu de s’égarer sur de fausses pistes que certains idéologues lui désignent.

            Ainsi le capitalisme, souvent décrié en Europe du Sud, est en action pratiquement partout dans le monde, sauf en Corée du Nord. Pourtant certains pays sont en progrès alors que d’autres régressent. Les maux que connaissent ces pays décrocheurs ne sont donc pas dus au capitalisme mais à leur inadaptation à l’évolution de leur environnement, ce qui amène certains, qui se trouvaient en tête des pays en progrès à être contraints de régresser parce que globalement ils ont eu tendance à se laisser vivre en jouissant trop du présent sans préparer l’avenir.

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          • jducac // 08.04.2013 à 17h21

            @ dadone Le 08 avril 2013 à 08h48
            Merci d’amener des arguments permettant de justifier votre position, laquelle consiste à dire que l’épuisement des ressources indispensables à la vie humaine n’est pour rien dans la crise que je considère comme étant à la racine de la plupart des autres.

            Même si certains avaient depuis longtemps prévu ce qui arrive, il faut bien reconnaître que ça n’est que depuis le premier choc pétrolier que le problème commence à imposer une réflexion plus approfondie.

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_choc_p%C3%A9trolier

            Dans votre longue liste de faits, je pense qu’il convient de ne pas tenir compte de tous les faits antérieurs à 1973 dans lesquels vous avez omis, à mon avis à tort, de signaler divers effondrements tels celui de l’Ile de Pâques qui s’inscrit tout à fait comme exemple de ce qui peut arriver à une communauté humaine qui consomme son capital présent sans se soucier de ce qui peut advenir dans le futur.

            http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/09/27/l-homme-animal-suicidaire_1766966_3246.html

            Même la crise de 29, dont on a pu se sortir en relançant la consommation, n’est pas directement comparable à celle d’aujourd’hui car les pays industriels disposaient de ressources qui ont depuis été consommées. Elles manquent déjà ou vont manquer prochainement. La France des années 30 disposait sur son territoire et dans son empire colonial de ressources en matières premières (minerais, charbon et autres) qu’elle n’a plus aujourd’hui, ce qui l’oblige à importer plus et à exporter davantage dans un contexte de concurrence mondiale rendant les exportations plus difficiles
            Comme elle n’a pas voulu adapter son train de vie, notamment social, elle a été conduite comme toujours en pareil cas, à manger son capital en commençant par son capital industriel qui est aujourd’hui tombé en ruine, soumis entre autres à une trop grande pression fiscale comparativement à ses concurrents.

            Or, pour reconstituer un capital, il faut soit un nouvel apport en énergie peu coûteuse issue de son territoire, soit le rebâtir à l’aide de l’énergie économisée sur la consommation, d’où une baisse de niveau de vie. Le problème se complique du fait que le PIB est en relation avec l’énergie consommée comme le montre JM Jancovici.
            http://www.manicore.com/documentation/transition_energie.html

            Quant à tous les cas que vous signalez et qui sont postérieurs à 1971, ils résultent du fait que les acteurs économiques, privés ou publics ont trop emprunté au regard de leur possibilité de remboursement. Les banques, pour continuer à exploiter leur fond de commerce afin de continuer à bien vivre, ont continué à prêter de manière irresponsable en ne donnant pas compte des alertes pourtant lancées par le Club de Rome.

            http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-paul-baquiast/080412/1972-2012-le-club-de-rome-confirme-la-date-de-la-catastrophe

            Prêteurs et emprunteurs trouvaient un intérêt mutuel à se lancer ainsi dans un processus sans issue consistant, dans une attitude égoïste, à reporter l’effort et les difficultés sur les générations futures. La situation n’est rattrapable qu’à condition de s’astreindre à une drastique baisse de consommation autre que celle consacrée à l’investissement productif, à condition qu’il soit compétitif, ce qui conduit à devoir abaisser le coût du travail et/ou la durée du travail, tout en réduisant par la même voie et par une réduction des effectifs, le coût de fonctionnement de l’Etat

            Pour ce qui est du Venezuela et du Bolivar fort, il s’agit d’un ajustement de la monnaie destiné à réduire la consommation de produits importés et donc à préserver l’essentiel du capital vénézuélien surtout constitué de réserves de pétrole.
            Cela incitera peut-être les Vénézuéliens à se consacrer davantage aux durs travaux agricoles car, entre 1980 et 2010, le pays a presque triplé ses importations dans ce domaine. Toute l’énergie renouvelable (dont les denrées alimentaires) que l’on est capable d’extraire de son pays, c’est autant que l’on n’a pas besoin d’échanger contre de l’énergie non renouvelable que l’on vend en mangeant ainsi son capital, donc en s’appauvrissant. Plus on préserve le capital de son pays, plus on lui donne des chances de participer à la sauvegarde de l’espèce humaine.

            http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMImportExportPays?codePays=VEN&annee=2010&langue=fr&langue=fr

            AUCUNE de ces crises AUCUNE ne peut s’expliquer par rapport à l’énergie…
            Alors cherchez votre erreur….

            Êtes-vous bien certain de ne pas vous-même commettre une erreur, en ne rapportant pas les faits au contexte de l’époque à laquelle ils se sont produits.
            Au début de l’humanité, personne ne se souciait des ressources en énergie. Quand la vie devenait difficile dans un coin on s’en allait ailleurs, au nouveau monde par exemple. Mais les nouveaux mondes deviennent de plus en plus difficiles à exploiter parce qu’ils sont convoités par une population mondiale grandissante et de mieux en mieux consciente des limites de notre planète.

            Croyez-moi, approfondissez votre analyse et vos réflexions.La réalité vous apparaîtra.

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          • dadone // 08.04.2013 à 20h24

            Quant à tous les cas que vous signalez et qui sont postérieurs à 1971, ils résultent du fait que les acteurs économiques, privés ou publics ont trop emprunté au regard de leur possibilité de remboursement. Les banques, pour continuer à exploiter leur fond de commerce afin de continuer à bien vivre, ont continué à prêter de manière irresponsable en ne donnant pas compte des alertes pourtant lancées par le Club de Rome

            Là je suis d’accord mais et l’énergie dans tout cela ?
            Emprunter plus qu’on ne doit n’a rien a voir avec l’énergie il s’agit de flux financier non d’énergie…
            Ce phénomène peut arriver avec une réserve d’énergie infinie…
            Donc l’énergie ne joue pas un rôle déterminant dans toutes les crises que j’ai évoqué.
            Maintenant, je suis d’accord à la vitesse ou l’on exploite et détruit la planète le problème des ressources, alimentaires, matières premières, …vont devenir déterminantes mais on y est pas encore et la crise que nous connaissons et avant tout un problème de système.
            Un système ou la la compétition de tous contre tous et érigé comme un modèle, comme LE MODELE qui épuisent les ressources des belligérants comme dans toutes les guerres.
            Hors ce modèle ne pourrait pas perdurer sans la création monétaire qui permet de continuer le combat.
            S’il n’y avait pas eut la création monétaire, la première guerre mondiale aurait cessée en trois mois faute de ressources pour acheter des armes, le conflit à durer 4 ans épuisant et dévastant les pays.
            C’est exactement la même situation de nos jours la guerre économique perdure grâce à la création monétaire.
            C’est donc bien LA CREATION monétaire qui est la source des problèmes et pas l’énergie.
            Le résultat final sera identique à la première guerre mondiale, les monnaies à la fin des hostilités auront perdu toute valeur et les pays seront ruinés et dévastés.
            Un nouveau monde sera à reconstruire sur de nouvelle bases…
            La domination capital/haute bourgeoisie/haute fonction publique sera révolue comme l’a été en son temps la domination foncier/Noblesse/Clergé.

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          • yt75 // 08.04.2013 à 23h21

            @dadone

            Peut-être vous devriez réaliser qu’il y a un mythe coriace à notre époque :

            premier choc pétrolier = embargo Arabe (1973) = géopolitique et pas contraintes ressources naturelles

            Alors que la cause principale du premier choc pétrolier (compris comme une hausse brusque du prix du baril) est plus banalement le pic de production des Etats-Unis ayant eu lieu fin 1970 (avant l’abandon de Bretton-Woods aussi).

            Graphique assez clair :
            http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c5/US_Oil_Production_and_Imports_1920_to_2005.png

            Et résumé à ce sujet en fin de post :
            http://iiscn.wordpress.com/2011/05/06/bataille-et-lenergie/

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          • dadone // 09.04.2013 à 09h45

            @yt75

            premier choc pétrolier = embargo Arabe (1973) = géopolitique et pas contraintes ressources naturelles

            Ce n’est pas la réalité, pas plus que la votre.
            La réalité est que les majors du pétrole ne pouvaient plus investir car le pétrole n’est pas assez onéreux. C’est donc sous leur pression que les gouvernements ont demandé aux producteurs d’augmenter leur prix, ensuite cela c’est emballé pour des raisons économiques (décrochage du $ par rapport à l’or) et politique (Israël).
            Mais en aucun cas, il n’y avait pénurie.
            Même de nos jours en $ constant le pétrole n’est pas plus chère qu durant certains pics.
            Toutes ces visions auto-centré énergie (à la Jancovici) sont fausses, ils inversent les causes des conséquences.
            C’est par ce qu’il y a eut un ralentissement structurelle de l’économie qui est passée d’une société en croissance à une société en non croissance qu’il n’y a plus eut d’augmentation de la consommation d’énergie et non par ce qu’il y a eut une baisse de la consommation énergétique que la croissance a ralenti.
            C’est fou d’inverser les causalités !

              +0

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          • yt75 // 09.04.2013 à 10h22

            @dadone

            « Ce n’est pas la réalité, pas plus que la votre.
            La réalité est que les majors du pétrole ne pouvaient plus investir car le pétrole n’est pas assez onéreux. C’est donc sous leur pression que les gouvernements ont demandé aux producteurs d’augmenter leur prix, ensuite cela c’est emballé pour des raisons économiques (décrochage du $ par rapport à l’or) et politique (Israël). »

            Je ne vois pas en quoi cela est en contradiction avec mon résumé, vu que ce que vous écrivez est à peut près la même chose.. Auquel il faudrait ajouter que la période était aussi à un rééquilibrage du pourcentage de revenu par baril entre les majors et les pays producteurs. Mais oui, suite au pic de production US de 1970, les majors avaient besoin d’un prix du baril supérieur pour démarrer les « plays » plus chères : Alaska, Mer du Nord, Golfe du Mexique, et la diplomatie US a poussé à l’augmentation du prix plus qu’autre chose (voir les interview d’Akins dans « la face cachée du pétrole partie 2 par exemple)

            « Mais en aucun cas, il n’y avait pénurie.
            Même de nos jours en $ constant le pétrole n’est pas plus chère qu durant certains pics. »

            La « pénurie » est relative, on achète le pétrole que l’on peut acheter à un certain prix, c’est justement la fonction principale du prix. Et en $ Constant, le prix du baril a maintenant dépassé les plus hauts niveaux des deux premiers chocs :
            http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b0/Crude_oil_prices_since_1861.png/800px-Crude_oil_prices_since_1861.png
            La crise EST un choc pétrolier, même si il y a les montagnes de dettes en plus, et même si on est quasi incapable de le dire. Vous avez vu ce qui se passe en Egypte actuellement par exemple ?

            « Toutes ces visions auto-centré énergie (à la Jancovici) sont fausses, ils inversent les causes des conséquences.
            C’est par ce qu’il y a eut un ralentissement structurelle de l’économie qui est passée d’une société en croissance à une société en non croissance qu’il n’y a plus eut d’augmentation de la consommation d’énergie et non par ce qu’il y a eut une baisse de la consommation énergétique que la croissance a ralenti.
            C’est fou d’inverser les causalités ! » »

            Dans des équations systémiques il n’y a pas forcément de « causalité » tel que vous l’entendez, l’énergie pas chère est ce qui a permis la période de croissance des trente glorieuses (et avant), et l’augmentation du cout de l’énergie est bien une contrainte majeure sur l’économie actuelle, et donc de la croissance, c’est tout.

            Et Jancovici n’est en rien le premier a exprimer ces choses, par exemple un résumé de Hubbert :
             » « The world’s present industrial civilization is handicapped by the coexistence of two universal, overlapping, and incompatible intellectual systems: the accumulated knowledge of the last four centuries of the properties and interrelationships of matter and energy; and the associated monetary culture which has evloved from folkways of prehistoric origin.

            « The first of these two systems has been responsible for the spectacular rise, principally during the last two centuries, of the present industrial system and is essential for its continuance. The second, an inheritance from the prescientific past, operates by rules of its own having little in common with those of the matter-energy system. Nevertheless, the monetary system, by means of a loose coupling, exercises a general control over the matter-energy system upon which it is super[im]posed.

            « Despite their inherent incompatibilities, these two systems during the last two centuries have had one fundamental characteristic in common, namely, exponential growth, which has made a reasonably stable coexistence possible. But, for various reasons, it is impossible for the matter-energy system to sustain exponential growth for more than a few tens of doublings, and this phase is by now almost over. The monetary system has no such constraints, and, according to one of its most fundamental rules, it must continue to grow by compound interest. This disparity between a monetary system which continues to grow exponentially and a physical system which is unable to do so leads to an increase with time in the ratio of money to the output of the physical system. This manifests itself as price inflation. A monetary alternative corresponding to a zero physical growth rate would be a zero interest rate. The result in either case would be large-scale financial instability. »
            http://www.hubbertpeak.com/hubbert/monetary.htm

            Si il y avait aujourd’hui 3 ou 4 Arabie Saoudite pleines et 1 ou 2 Amériques à construire il est clair que nous ne serions pas en crise.
            Et ce qui nous arrive dessus n’a vraiment rien de « classique » :
            http://iiscn.files.wordpress.com/2013/03/laherrere_all_liquids_production_1900-2200.jpg

            La crise actuelle EST principalement un monstreux choc pétrolier qui hélas ne fait que commencer, avec les montagnes de dettes en plus oui, mais cela est « en plus ». Et ces montagnes de dettes ne sont que le reflet de la croyance à la croissance à n’en plus finir, croyance qui a perduré malgré le pic US, dont il est dommage que le message n’ait pas été reçu plus directement, et l’étiquette « embargo Arabe » utilisée pour ce premier choc y est clairement pour pas mal là dedans.

              +0

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          • yt75 // 09.04.2013 à 10h36

            @dadone

            A propos de :
            « C’est fou d’inverser les causalités ! »

            C’est comme si vous disiez, il faut choisir entre :
            – c’est parce que je suis en vie que je peux manger
            et
            – c’est parce que je mange que je suis en vie

            Il y a une interdépendance systémique, pas de « causalité univoque », idem pour l’économie et l’énergie.

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          • dadone // 09.04.2013 à 11h13

            @jy75

            Je redonne ma liste des crises et la raison structurelle de celles-ci :

            –> La grande dépression (1870- 1890) –> non découverte d’or, la croissance est lié à l’accroissement de la monnaie
            –> L’hyper inflation allemande (1922) –> Impossibilité de rembourser les dettes
            –> Dans la crise de 1929 –> sur production, sur-investissement
            –> Krach boursier de 1987, suivi de la faillite des caisses d’épargnes américaines puis des Junk bond (dit obligations de « pacotilles »). –> sur-investissement
            –> Eclatement de la bulle immobilière et boursière japonaise en 1990.–> sur-investissement
            –> Crise asiatique de 1997 suivie de la crise en Argentine, Brésil et Russie.–> sur investissement, déplacement rapide des capitaux.
            –> Eclatement de la bulle internet en 2001-2002 –> sur-investissement
            –> Grandes faillites dues à des malversations financières (Enron, World Com, Tyco, …), c’est dans le texte (malversations)
            –> Crise des subprimes –> sur-investissement
            –> Crise des dettes souveraines actuelles –> sur-endettement
            –> Crise du bolivard fort au Vénézuela (dévaluation de 40%) pourtant pays qui a les plus grosses réserves de pétrole du monde…–> non travail, sous production, dépendance excessives aux importations…

            L’explication « sur-investissement » domine car la création monétaire en continue implique « que faire de la monnaie ? »

            Et en conclusion :
            AUCUNE de ces crises n’a une explication énergétique…

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          • yt75 // 09.04.2013 à 11h45

            @dadone

            Mais si la composante énergétique est présente dans toutes ces crises, et en particulier les plus récentes : les dettes sont un problème en particulier si on ne peut pas les rembourser, et les rembourser nécessite de la croissance qui nécessite de l’énergie (surtout pas chère).
            Après oui les systèmes monétaires créent aussi leurs propres problèmes.
            Mais la croissance du prix du baril peut être considérée comme une cause majeure de l’éclatement de la bulle des sub primes par exemple (position d’ailleurs prise par certains économistes comme Jeff Rubins)

            Mais comme dit Olivier, inutile de s’exciter.

            (et de fait l’énergie peut être considérée comme une composante majeure de nombreuses crises, et cela même bien avant la révolution industrielle, même si à l’époque cela se traduisait plus directement par les aspects alimentaires, ou disponibilité de bois, etc)

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          • jducac // 09.04.2013 à 17h42

            @ dadone Le 08 avril 2013 à 20h24

            Là je suis d’accord mais et l’énergie dans tout cela ?
            Emprunter plus qu’on ne doit n’a rien à voir avec l’énergie il s’agit de flux financier non d’énergie…

            L’énergie dans tout cela, c’est essentiel, c’est à la base de tout. Sans énergie pour alimenter les organismes vivants ils ne peuvent pas vivre. Sans énergie pour faire évoluer les individus, les communautés, les pays, les civilisations, les espèces, pour leur permettre de s’adapter à l’inévitable évolution de l’environnement, la vie s’arrête.

            Comme tous les organismes vivants, l’homme échange avec son environnement, pour y puiser l’énergie nécessaire à entretenir sa vie en s’alimentant. C’est ce qui constitue le processus réel d’entretien et de perpétuation de la vie. L’énergie c’est le carburant de la vie, y compris de la vie économique.

            Au stade actuel de développement de l’humanité, et contrairement à ce qui se passait lorsque nos très lointains ancêtres n’existaient qu’à l’état de bactéries, chacun d’eux puisant alors directement dans son environnement afin d’y prélever sa nourriture sans intermédiaire, l’homme d’aujourd’hui est obligé de s’insérer dans un vaste maillage humain où au terme d’une succession de passages de relais, d’échange de témoins de valeur, il lui est possible d’accéder à ses doses d’énergies spécialisées lui permettant d’entretenir sa vie et si nécessaire de rembourser ses emprunts, ses engagements moraux.

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Origine_%C3%A9volutive_de_l'Homme

            L’argent n’est qu’ un instrument d’échange créé par l’institution bancaire, laquelle l’émet sous forme de prêt à celui qui en manque. Elle fait le pari, compte tenu des antécédents de l’emprunteur et de l’évolution probable de son environnement, qu’il sera en mesure de le rembourser à la date convenue.

            Or, si le pari est fait à la veille d’un cataclysme climatique empêchant toute récolte, ou d’un étranglement des possibilités d’approvisionnement en énergie non renouvelable issue de l’étranger (cela représente plus de 80% de l’énergie non alimentaire consommée en France), la probabilité de non remboursement est notablement augmentée.

            Manifestement, ce risque a été insuffisamment pris en compte, notamment au regard du rapport Meadows commandé par le Club de Rome.

            Personne n’a pourtant été en mesure d’invalider ce rapport scientifique à cause des spécialistes de la manipulation mentale, les politiques, les financiers ou autres vendeurs de vent qui désignent des boucs émissaires et enragent de devoir se plier à l’implacabilité des sciences dures, celles de la physique et de la biophysique qui gouvernent réellement l’évolution du monde vivant.

            S’il n’y avait pas eut la création monétaire, la première guerre mondiale aurait cessée en trois mois faute de ressources pour acheter des armes, le conflit à durer 4 ans épuisant et dévastant les pays.
            C’est exactement la même situation de nos jours la guerre économique perdure grâce à la création monétaire.
            C’est donc bien LA CREATION monétaire qui est la source des problèmes et pas l’énergie.

            Il y a du vrai dans ce que vous dites. Mais il faut bien voir que c’est la demande de prêt qui est à l’origine de la création monétaire. C’est celui qui se trouve dans l’impossibilité d’autofinancer ses projets qui enclenche le processus dangereux.

            Dans l’affaire, le banquier ou le créancier ne sont que des fournisseurs de produits (l’argent) ou services (les prêts) visant, moyennant paiement d’un intérêt, à en vivre comme nous le faisons tous, quelle que soit notre profession.

            Tout le monde a en effet besoin d’énergie pour vivre et c’est avec l’argent que l’on gagne que l’on s’en procure.

            Là où il y a faute de leur part, c’est quand ils profitent de la faiblesse, de l’ignorance et de l’inconscience des emprunteurs pour les entraîner dans une voie visant à la satisfaction de leurs désirs alors qu’ils n’en ont pas les moyens. Ils se livrent là, à un abus de faiblesse, ce qui peut conduire à une mise en examen……Mais alors pourquoi la justice ne les poursuit-elle pas, eux ?

            Il faut se méfier de ces idéologues qui, pour accéder au pouvoir, sont prompts à désigner des coupables auxquels ont peut faire des reproches justifiés, mais qui ne sont pas forcément à la cause racine du mal dont on souffre.

            C’est peut-être ce qui est arrivé en Egypte qui se trouve au bord d’un désastre économique. L’article suivant incite à méditer.

            L’Egypte manque d’argent pour acheter de l’énergie alors qu’avant le printemps arabe elle en drainait en exploitant son capital touristique que les désordres sociaux et politiques ont contribué à ruiner. En France nous avons ruiné notre capital industriel.

            http://www.nytimes.com/2013/03/31/world/middleeast/egypt-short-of-money-sees-crisis-on-food-and-gas.html?pagewanted=all

            J’espère, avec ce long échange, avoir permis de rapprocher nos façons de voir en ce qui concerne l’énergie. Elle est essentielle à la vie biologique et économique, bien plus que l’argent, simple instrument d’échange.

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  • Balthazar // 05.04.2013 à 18h45

    « Ban Ki-moon : il sera bientôt trop tard pour sauver la planète. »
    Sauf à déclencher un trou noir ou une explosion simultanée de bombes H présentes sur le sol terrestre, elle a encore du temps à vivre notre planète.
    Par contre, les prévisions avec 9 milliards d’humains en 2050, la Chine et l’Inde qui deviennent superpuissances, ça oui, cela a du plomb dans l’aile.
    Cher OB, merci pour ces graphes, et les nouvelles fonctionnalités du site.

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    • Winslow Leach // 05.04.2013 à 19h47

      Mais tu n’a pas compris quand “Ban Ki-moon : il sera bientôt trop tard pour sauver la planète.” il veut dire le capitalisme.Tu remplace planète par capitalisme. d’ailleurs tous le monde s’en fout.

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  • fabien775 // 05.04.2013 à 22h35

    Ban Ki-moon parle dans le désert. Qui peut croire que ce modèle de société pourrait totalement changer en si peu d’années. Les vrais décideurs sont les 0,1%100 les plus riches. Le profit étant leur seul idéal de vie, ce n’est pas demain la veille que les choses vont changer, à moins de croire à une révolution mondiale de la population. L’ avenir de ce monde est plié, la sagesse de l’humain n’étant pas, loin sans faut, une de ses premières qualités.

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  • toufou // 09.04.2013 à 22h22

    Si le réchauffement climatique est dû à l’activité humaine, il est normal que la température augmente depuis la révolution industrielle ( comme le montre le graphique des températures relevées en France). Comment se fait-il que la température baisse ensuite de 1940 jusqu’à 1980 ?
    Quelqu’un peut me l’expliquer ?

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