C’est une des choses les plus incroyables que j’ai vues depuis que je tiens ce blog…

200 millions de $ versés directement aux élus pour acheter leur vote…

« Nous nous avançons vers un âge où il n’y aura plus de sénateur de l’Arkansas ou de député de la Caroline du Sud, mais des sénateurs de Wal-Mart et des représentants de la Bank of America ». Ainsi s’exprimait en janvier 2010 Melanie Sloan, directrice de l’association Citizens for Responsibility and Ethics. Il y avait en effet de quoi fulminer : le 21 de ce mois, la Cour Suprême des Etats-Unis venait de rendre un arrêt lourd de conséquences allégeant grandement les restrictions sur le financement des campagnes électorales. La décision n’avait pas été unanime, loin de là : passée par 5 voix contre 4, elle avait fait l’objet d’une furieuse dispute, et l’arrêt final n’avait d’ailleurs pas dissuadé Paul Stevens, tête de file de la minorité, à sortir de la réserve traditionnelle s’imposant dans ce cas, accusant la majorité d’activisme judiciaire, rien de moins. Il se fit plus précis, en arguant de l’absurdité, selon lui, de placer des corporations sur le même plan judiciaire que des personnes physiques. Barack Obama lui-même s’était ému de cet arrêt, sans que cette émotion ne se traduise véritablement en actes.

Le siège de la Cour Suprême à Washington

Coïncidence de calendrier, cet arrêt tombait alors qu’un autre évènement venait de frapper les esprits : le 19 janvier avait vu Scott Brown, un républicain, remporter le siège de sénateur du Massachussetts, laissé vacant par le décès de Ted Kennedy, sénateur démocrate, frère des défunts John F et Robert F., et figure historique de l’aile progressiste du parti Démocrate. La stupeur passée, la colère s’était emparée des progressistes américains, qui voyaient dans ce double  coup de tonnerre la fin d’une ère. Il semble aujourd’hui que les prédictions de Melanie Sloan soient en passe de se réaliser.

Un TPPI qui ne passe pas

On aurait tendance à l’oublier de ce côté-ci de l’Atlantique, mais le débat sur le TTIP (Trans-atlantic Trade and Investment Partnership, Partenariat Transatlantique pour l’Investissement et le Commerce, ex-TAFTA) n’est pas un long fleuve tranquille aux Etats-Unis. De fait, le pays se retrouve engagé dans deux négociations, le TTIP ayant un jumeau pour la zone Asie-Pacifique, le TPP. Négocié dans des conditions tout aussi opaques que celles de son versant Atlantique, le TPP n’en est pas moins soumis à l’aval du Congrès. (Eh oui, on a du mal à se figurer ces derniers temps qu’il existe encore des pays où les parlementaires ne conçoivent pas exclusivement leur rôle comme celui de simples figurants).

Une série de votes parlementaires au printemps et dans l’été 2015 a permis de mettre en lumière les conséquences fâcheuses de l’arrêt de 2010. Pour cela, il faudra entrer quelque peu dans les détails.

Deux dispositions devaient donner le départ officiel des négociations sur le TPP :

  • Premièrement, la FTA : il s’agissait de donner au Président, c’est-à-dire à l’ensemble de l’administration Obama un blanc-seing pour mener les négociations. Une fois celles-ci menées à terme, l’accord devait être soumis à l’approbation des deux chambres en bloc, sans que le Congrès n’ait accès à la lettre de l’accord, et donc sans aucune possibilité de l’amender. On jugera de la haute tenue démocratique d’une telle disposition.
  • La TAA (Trade Adjustment Assistance) quant à elle était un paquet de mesures compensatoires pour les travailleurs et les entreprises qui prendraient de plein fouet le choc de la nouvelle concurrence.

Par une petite filouterie concoctée entre le Congrès et la Maison-Blanche, les deux dispositions se retrouvaient mêlées au sein d’un même package. Le but ? Les Républicains en majorité favorables au projet de TPP avalisaient du même coup les mesures compensatoires, et les Démocrates circonspects se voyaient gratifiés d’un lot de consolation, un édulcorant pour aider à avaler la couleuvre libre-échangiste. Vous suivez toujours ?

A défaut d’être une formalité, le vote devait au moins emporter l’adhésion de la majorité sans trop de heurts. Las ! C’était sans compter sur une révolte du groupe Démocrate à la Chambre, qui, bien que minoritaire, avait réussi à faire capoter l’ensemble, par 316 voix (contre 126 en faveur du pack). Sans doute la capitulation était-elle trop grande pour nombre de Démocrates, allant jusqu’à faire basculer la (très) modérée Nancy Pelosi, whip démocrate à la Chambre, dans le camp du « non ». Un camouflet pour Barack Obama, qui s’était personnellement investi dans l’affaire, démarchant Pelosi jusqu’à la dernière minute.

La FTA est morte, vive la TPA

Décompte final du vote de la TPA

L’affaire ne pouvait évidemment pas en rester là. Le FTA fut rapidement ressuscité et rebaptisé TPA (Trade Promotion Authority), dépouillé cette fois-ci du TAA. Une procédure accélérée permit de voter sur ce nouvel avatar le 10 juillet 2015. Et cette fois-ci, pas de miracle : la TPA passa, mais de justesse, avec 219 voix pour, lorsqu’il en fallait 218 pour que la disposition entrât en vigueur.

Ce qui a particulièrement frappé les observateurs une fois la poussière retombée, ce n’est pas tant l’extrême justesse avec laquelle la TPA a pu passer que la débauche d’argent mobilisée par les différents lobbys à Washington pour faire basculer le vote. Qu’on en juge : selon Paola Casale, de l’université d’Otterbein (Ohio), s’appuyant sur les chiffres fournis par l’organisation Open Secret, ce ne seraient pas loin de 200 millions de dollars qui auraient été promis pour inciter députés et sénateurs à voter Oui.

Au marché des consciences

Bien entendu, nous ne parlons pas ici de sommes versées de la main à la main ; il s’agit de promesses de dons aux comités de campagne des différents parlementaires, lesquelles ne connaissent plus de plafond depuis l’arrêt de 2010. Il ne faut pas oublier que dans le contexte politique américain, l’argent est de plus en plus primordial : il suffira de rappeler ici que 6 milliards de dollars ont été dépensés lors de la campagne présidentielle de 2012, un record historique. Avec des élections tous les deux ans, députés et sénateurs se voient de plus en plus appelés à solliciter les donateurs à plein temps. Dans ce contexte, difficile de résister aux juteuses promesses des lobbies. Des refus répétés vous privent d’un soutien précieux, et condamnent de fait votre avenir politique.

Viendra l’objection : rien n’empêche d’autres lobbys d’abonder en sens inverse. A ce titre, comme en témoignent les chiffres fournis, aucune illusion n’est permise : c’est pot de terre contre pot de fer.

David vs Goliath (mais sans intervention divine)

Montant total des promesses de dons des lobbys, sur le site Open Secret

En face des 200 millions offerts pour le oui, à peine 23 millions pour le non. Une telle différence s’explique aisément lorsque l’on examine dans le détail la nature des donateurs.

Sans grande surprise, on trouvera dans le camp du « oui » de grandes compagnies d’assurances, des banques d’affaires et des fournisseurs de services financiers, compagnies pétrolières et énergétiques, cabinets d’avocats d’affaires, etc. Pour faire face à cette artillerie lourde, on trouvera surtout des syndicats d’enseignants ou de travailleurs, des associations de consommateurs ou des ONG. Il est bien évident que toute la bonne volonté de ces groupes n’est pas appelée à peser face à l’artillerie lourde de Wall Street.

Le plus gâté de tous a été le député Républicain John Boehner, qui a reçu 5,3 millions de dollars au total pour voter « oui » -ce qu’il a fait. Viennent ensuite les Républicains Kevin Mc Carthy et Paul Ryan, qui ont reçu chacun 2,4 millions de dollars pour voter dans le même sens, ce qu’ils ont fait également. Le Guardian dresse un tableau semblable pour les sénateurs, quoique les sommes soient sensiblement moindres.

Au regard d’une dépense aussi faramineuse, les résistances observées ici et là prennent l’allure de petits miracles. Ainsi, le député Démocrate Steny Hoyer avait reçu 1,6 million de dollars pour voter « oui » et « seulement » 282 710 dollars pour le « non » ; cela ne l’a pas empêché de rejeter le texte. De même pour les Démocrates Joe Crowley, Patrick Murphy et Richard Neal, lesquels ont refusé entre 1,1 et 1,3 million de dollars et ont rejeté le texte. Il y a également quelques « héros » chez les Républicains : les députés Mick Mulvaney, Andy Harris, Thomas Massie et Dana Rohrabacher s’étaient vu offrir entre 180 832 et 541 746 dollars pour approuver la TPA, et rien du tout s’ils la rejetaient. Cela ne les a nullement empêchés de voter « non ».

De tels exemples d’intégrité, s’ils sont tout à l’honneur des députés en question, ne doivent pas occulter le fait que ceux-ci sont condamnés à rester minoritaires. Les députés et sénateurs issus de terres fortement marquées politiquement disposent de davantage de marge de manœuvre que la plupart de leurs confrères, devant disputer âprement leur réélection tous les deux ans. Ceux-ci pourront-ils longtemps se permettre de rejeter les trente deniers d’argent de Wall Street, lorsque leur campagne en dépend ? Poser la question, c’est hélas y répondre. Et il ne s’agit nullement de dénoncer la corruption des hommes politiques ordinaires, mais de souligner le simple fait qu’aux Etats-Unis aujourd’hui, il est impossible de remporter une élection sans soutien financier accru. Avec les conséquences néfastes que cela impose. Et cela ne remonte pas seulement à 2010.

L’arrêt de la Cour Suprême n’a finalement fait que fragiliser un peu plus un système politique déjà à la dérive. Si les Etats-Unis veulent encore conserver le droit de qualifier leur fonctionnement interne de démocratique, il va leur falloir en repenser l’ensemble, avant que l’institutionnalisation de la corruption n’emporte tout.

————————–*** Notes ***

[1] Le Whip est à l’origine un chien de berger, chargé de maintenir la cohésion du troupeau en surveillant ceux qui s’en écartent. Au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, il est l’équivalent d’un chef de groupe parlementaire.

Pour prolonger :

A propos de l’arrêt du 21 janvier 2010

Le site « Flush the TPP »

Une typologie de la corruption aux Etats-Unis, sur le blog « naked capitalism »

 

Cliquez ici pour aller vers le site Open Secrets donnant la nature des donateurs pour le vote du 10 juillet (communiqué de presse ici).

L’étalement des dons par trimestre (vert POUR, rouge CONTRE) :

Bilan : 200 M$ vs. 23 M$…

Qui a soutenu le projet : (avocats [qui ont versé à eux seuls plus que TOUS les opposants !], secteur bancaire et financier, armement, …)

Qui le combattait ? (enseignants, groupes féministes, syndicats, écolos… ça va plus vite à lire…)

Et voici le bilan par parlementaire – elle est pas belle la corruption légalisée et transparente quand même ?

Les parlementaires les plus arrosés par les POUR :

Les parlementaires les plus arrosés par les CONTRE :

Vous notez qu’ils sont à peu près tous démocrates, et que la plupart ont voté non…

On aura une pensée émue tout de même pour un système où la plupart des députés du parti du président votent contre un projet de libre-échange pour lequel il s’investit beaucoup…

Bon 200 M$, c’est toujours ça de pris, mais bon, c’est limite avec le renchérissement du coût de la vie…

Par chance, il y a d’autres votes, avec d’autres autorisations au Président de négocier… Comme le S995, en cours :

Et hop, 300 M$ de dollars en plus…

A ce propos (je suis tombé dessus par hasard, c’est trop beau), Obama a évidemment fait une déclaration officielle pour le lancement du processus législatif de cette dernière loi.

Je vous passe le blabla sur “le libre-échange c’est bien, surtout pour les travailleurs”, mais cette phrase est mythique :

“Nous devons nous assurer que ce soit nous, et pas d’autres pays comme la Chine, qui écrivions les règles de l’économie globalisée.”

Chapeau l’artiste !

38 réponses à [Corruption institutionnalisée] Comment le Parlement US vend désormais directement ses votes…

Commentaires recommandés

Homère d'Allore Le 12 novembre 2015 à 07h45

Ça, c’est beaucoup moins sûr… Exemple: vos enfants vont avoir au collège des tablettes pour remplacer les manuels scolaires. Décision soufflée par des lobbies à Najat Vallaud Belkacem, young leader. Tablettes payées par vos impôts.

Ou, lorsque vous paierez votre facture d’électricité, la part qui reviendra à l’exploitant des barrages sera désormais reversée à une entreprise privée car EDF va être forcée par Bruxelles de vendre ces derniers…

  1. Caliban Le 12 novembre 2015 à 01h39
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    Magnifique.

    A voir aussi le documentaire (déjà ancien) de Mickaël Moore intitulé Sicko.
    link to youtu.be (on y retrouve Hillary qui palpait déjà gros à l’époque :))


  2. Guillaume Besset Le 12 novembre 2015 à 03h45
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    Effectivement, la phrase qui me choque est celle-ci :
    “Nous devons nous assurer que ce soit nous, et pas d’autres pays comme la Chine, qui écrivions les règles de l’économie globalisée.”

    C’est un comportement clairement impérialiste, .. dans le monde du business, peu de place pour l’emphatie envers ses concurrents!

    Cela dit, les autres grandes puissances pensent un peu de la même manière, influence, marchés, .. le QE comparable au dopage sportif, etc..

    Il ne devrait d’ailleurs pas y avoir besoin d’open secrets pour avoir ces infos, elles devraient être publiques ! (gov open data)


    • Xavier Le 12 novembre 2015 à 09h32
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      “comportement impérialiste” : ou juste “réaliste” dans une logique de dominance…

      C’est le problème avec les dominants, ils ne comprennent pas où leur déterminismes les mènent (et les dominés avec eux) : dans un expansionnisme qui conduit forcément au conflit, donc à la guerre tôt ou tard.

      Et nombre “d’humanistes démocrates” aux USA comme ici, ayant beaucoup de lacunes en sciences “dures” (issus des sciences sociales), ont la prétention de croire qu’ils peuvent éviter l’extrémité de la guerre par leur “valeurs”.

      Or, ces “valeurs” ne sont que des artifices langagiers (qui servent en fait à conserver leur position de dominance dans la hiérarchie sociale), contrairement aux “principes”, comme ceux de la thermodynamique, qui leur permettraient très vite de comprendre où cette fuite en avant les mène.

      Le système Terre fut longtemps ouvert au regard du nb de personnes qui profitait des “progrès” et de la quantité de matière et d’énergie que cela mobilisait, mais qu’on peut considérer comme aujourd’hui quasi-fermé vu le manque de ressources, le nb de personnes et la quantité par personne ayant explosé !

      C’est aussi un des problèmes de la société de l’information (de laquelle sont issus ces “élites” communicantes) : un de ses mythes fondateurs est l’émancipation des besoins en énergie et en matière alors que c’est faux, comme le mail n’a JAMAIS diminué la consommation en papier.


  3. nouche Le 12 novembre 2015 à 04h52
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    Je trouve cela bien,

    que l’on arrete enfin la comedie, les elections inutiles, accompagnees de promesses creuses (“mon ennemi c’est la finance”) etc

    j’irai meme plus loin :
    chaque dollar que tu possedes te donne un droit de vote

    bien sur il faut eliminer les nations, creer plutot des unions de nations, qui seront elles meme unies dans des traites inter unions, ainsi on pourra globalement dominer des milliards de personnes en un unique vote


  4. pol Le 12 novembre 2015 à 04h52
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    ils peuvent faire toutes les gesticulations et tout le lobbying qu’ils veulent, au final, j’achete quand meme ce que je veux, ou je veux, a qui je veux… think about it !

    POL


    • maboiteaspam Le 12 novembre 2015 à 07h01
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      c’est marrant ca, moi j’ai plutot le sentiment, que je peux faire ce je veux, aller ou je veux, acheter a qui je veux, je retrouve toujours cette meme salete de matrice avec tous les comportements degenerants qu’elles trainent dasn son sillage.

      bref, je me sens pris au piege…. et non je n’ai pas specialement envie d’y penser..


      • Alain C Le 12 novembre 2015 à 13h55
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        “et non je n’ai pas specialement envie d’y penser..”

        ça, c’est le plus triste

        je m’insurge !!


    • Homère d'Allore Le 12 novembre 2015 à 07h45
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      Ça, c’est beaucoup moins sûr… Exemple: vos enfants vont avoir au collège des tablettes pour remplacer les manuels scolaires. Décision soufflée par des lobbies à Najat Vallaud Belkacem, young leader. Tablettes payées par vos impôts.

      Ou, lorsque vous paierez votre facture d’électricité, la part qui reviendra à l’exploitant des barrages sera désormais reversée à une entreprise privée car EDF va être forcée par Bruxelles de vendre ces derniers…


      • Jacques F. Le 14 novembre 2015 à 15h11
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        Ce qui me révolte le plus, c’est que ces tablettes sont des tablettes Apple.
        Le fait de mettre dans les mains des enfants cette marque, avec cet OS fermé aura comme conséquences que les enfants seront habitués à cet écosystème → quand quand ils auront besoin d’un autre produit (téléphone, baladeur audio, ordinateur, …) ils se tourneront naturellement vers cette marque → ils conseilleront cette marque à leur entourage (parents, …).
        Bref, c’est une super pub pour Apple, payée par mes impôts, via nos responsables politiques.

        Ces mêmes responsables qui se plaingnent qu’Apple ne paye pas ses impôts en France, grâce à un habile montage financier contre lequel on ne peut rien faire !

        Pour résumer :
        – mes impôts payent la pub d’Apple
        – Apple ne pays pas d’impôts


    • LBSSO Le 12 novembre 2015 à 08h58
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      “au final, j’achete quand meme ce que je veux, ou je veux, a qui je veux… think about it !”

      Oui (je plussoie), votre réponse est significative d’une tendance,d’une réaction mais Homère d’Allore (je plussoie à nouveau) a raison :l ‘étau se resserre. Dangereusement :

      Obama:”Nous avons possédé Internet. Nos entreprises l’ont créé, développé et amélioré de telle manière que l’Europe ne puisse pas lutter.”

      En réponse,ce commentaire de Stéphane Richard par exemple:”Les GAFA sont les attributs de la puissance américaine, nous avons eu une sorte d’aveu. (….)
      Dire que l’Amérique possède Internet en dit long sur ce que les autres habitants de la planète seraient autorisés à faire. ».
      link to journaldugeek.com

      Au delà , la liberté d’un individu consiste certes à acheter comme bon lui semble mais aussi à penser le plus librement possible…
      Réflichez-y.


    • LBSSO Le 12 novembre 2015 à 13h02
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      Et si il vous prend de vous rapprocher économiquement et politiquement de la Russie,vous:
      -êtes accusé d’écouter vos partenaires .Fabius écouté par l’Allemagne:
      -êtes soupçonné de trafiquer vos véhicules .
      -êtes l’ami d’un corrupteur de fédérations sportives
      mais aussi d’un ex petit espion,d’un bourreur d’urnes…(cf récent doc sur France Télévision).
      -êtes trop compréhensif envers votre voisin de l’Est au sujet de l’Ukraine.

      Loin de moi l’idée de prendre parti benoitement pour l’Allemagne (Grèce,mini jobs,mercantilisme,…) mais si les affaires ci-dessus ne sont pas un tir de barrage médiatique organisé, cela y ressemble beaucoup.


    • Crapaud Rouge Le 12 novembre 2015 à 13h06
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      j’achete quand meme ce que je veux, ou je veux, a qui je veux” : dans la nature, les singes mangent ce qu’ils veulent, où ils veulent quand ils veulent, et avec qui ils veulent. Ca ne les empêche pas de se faire décimer par les humains.


      • olivier69 Le 12 novembre 2015 à 17h26
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        Vous leurs avez demandé individuellement ? Attention à la tentation de tout normaliser…..
        La liberté, c’est celle que l’on a sur soi. Pas forcément sur les autres….


    • Inox Le 12 novembre 2015 à 15h52
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      Vous parlez de produits finaux je présume. Oui en effet, le packaging et le génie marketing donne une très bonne illusion d’un choix important. Pareil pour les revendeurs, ce n’est pas ça qui manque. On pourrait aussi parler de l’obsolescence programmée très à la mode de nos jours, qui à n’en pas douter, permet aux clients d’acheter quand on… pardon, quand il veut.

      “ce que je veux, ou je veux, a qui je veux”, ça sonne bien en fait, c’est porteur. Ça donne une sensation de liberté. Idée à soumettre lors de la prochaine réunion marketing!


    • groucho Le 12 novembre 2015 à 20h54
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      @pol
      Vous dites ça parce que vous ne faites pas encore partie de ceux qui achètent ce qu’ils peuvent plutôt que ce qu’ils veulent et qui essayent de joindre les 2 bouts avec ça…


      • olivier69 Le 12 novembre 2015 à 22h27
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        OK sur les faits, mais pas sur les moyens à développer…
        Si déjà, nous ré-apprenions aux gens à mieux consommer plutôt ? L’information et l’éducation. Et à mieux s’auto-entretenir également (autonomie) ? Mais est-ce le but des intentions réciproques ? Je pense que malheureusement, certaines idéologies ne recherchent que la représentation du pouvoir. L’illusion….
        ps : Résoudre les problèmes par l’argent est la pire des solutions. Le serpent qui se mort la queue…


  5. Survenant Le 12 novembre 2015 à 06h37
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    Il y a une vingtaine d’années, Jean Chrétien, alors PM du Canada, avait confié à ses homologues belges et luxembourgeois que si eux trois agissaient comme le président US, ils se feraient mettre en prison.

    link to slate.fr


  6. LBSSO Le 12 novembre 2015 à 07h20
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    Bon, il ne nous reste qu’à mandater BHL de sorte qu’il soit le pendant européen de cette chère Mme Victoria Nuland (Secrétaire d’Etat américaine adjointe à l’Europe).Perché sur son vélomoteur ( scooter ) plutôt qu’un char,compte tenu du pacifisme des EU, il pourrait leurs clamer:
    “….,que les US aillent se faire foutre !” link to lemonde.fr

    Désolé pour cette facilité, mais parfois, je pense qu’il serait préférable de ne pas lire le blog d’Olivier Berruyer au petit déjeuner (pardon au breakfast…) pour ne pas être de mauvaise humeur le restant de la journée :
    (link to tripadvisor.fr 🙂 )

    Après la signature du TTIP : breakfast show on “The Crisis”… ?


  7. cyril Le 12 novembre 2015 à 07h35
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    c est un signe de decomposition de leur systeme. c est la phase terminal de leur modele. nous devrions nous en rejouir,les usa,meme si il ne faut pas vendre la peau de l ours avant de l avoir tue,c’est fini. la fin de l empire romain,c etait un senat totalement corrompu et des pieces en plomb ( qu on peut comparer au dollar qui est une monnaie de singe). la necrose est telle,que certains etats veulent foutre le camp de cette federation d operette. je suis presse de les voir se casser la gueule,ils ne seront pas pret de s en remettre. ils ont tellement cretinise leur population,dont l acculturation atteint des sommets,qu on voit mal comment les choses pourraient revenir a la normal.

    ps: desole pour le manque de ponctuation correct,j ecris sur un clavier americain justement. meme leur clavier,c est de la merde. 🙂


    • Eric83 Le 12 novembre 2015 à 13h53
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      Le déclin qui s’accélère de l’Empire, qu’il s’agisse de politique, de géopolitique, d’économie ou du dollar est une certitude face à l’émergence de la puissance eurasienne.

      Et ce déclin est sûrement tout à fait insupportable pour les néocons va-t-en guerre américains.

      Aussi, tout comme les sangliers blessés, ils peuvent faire de gros, très gros dégâts avant de tomber.

      Jusqu’où iront-ils avant d’accepter l’évidence ?


  8. iabonbanania Le 12 novembre 2015 à 08h46
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    En France et à Bruxelles ça donne quoi ? Qui a ces infos ?


    • Alain C Le 12 novembre 2015 à 14h02
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      Il me semble avoir lu sur “les-crises” il y a quelques mois que les députés européens passaient 70% de leur temps à faire du lobbying….


  9. BA Le 12 novembre 2015 à 08h48
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    En France, les deux grands partis s’entendent bien, eux aussi.

    Que faire entre les deux tours des élections régionales ?

    Faut-il fusionner ?

    A propos de la fusion entre Les Républicains et le Parti Socialiste :

    Jeudi 12 novembre 2015 :

    Valls favorable à la fusion des listes républicaines en Nord-Picardie.

    Il penche donc pour la fusion des deux listes républicaines entre les deux tours. « C’est extrêmement difficile mais la question de la fusion, il faudra la poser », confie le Premier ministre à ses visiteurs.

    link to leparisien.fr


  10. gracques Le 12 novembre 2015 à 09h44
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    Il s’agit d’un vote proportionnel à deux tours !
    Votre liste peut très bien se maintenir si elle arrive à 10% au premier tour
    NE PAS SE LAISSER PIÉGER ENTRE LES LISTES UMPS ET FN


  11. Beep Le 12 novembre 2015 à 11h36
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    On a le droit ici de critiquer les USA, ses entreprise (citées : Walmart, etc.) mais pas la France et sa corruption institutionnalisée dans le secteur de l’énergie via EDF ?…

    Interrogez les personnes qui ont participé aux négociations du gouvernement Maurois en 1981-82 avec la filière nucléaire, vous déchanterez de notre “bel outil de production” pseudo national.
    Le texte qui validait le nombre actuel de tranches nucléaires était vivement combattu par la majorité des (jeunes) députés PS au point que le gvt dût utiliser l’art. 49.3 pour le passer en force…
    Interrogez-vous pourquoi et qui en bénéfice encore aujourd’hui !

    Surprenante censure…


  12. Jaime Horta Le 12 novembre 2015 à 17h39
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    Les Etats Unis depuis quelques temps, totalement décomplexés, ont pris l’habitude de tirer l’oreille de la France sur les questions de démocratie et de droits de l’homme.

    Ils en sont même à venir chouchouter nos banlieues, c’est plutôt rigolo…!


  13. bourdeaux Le 12 novembre 2015 à 19h07
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    Je trouve ça GENIAL, et infiniment plus sain que chez nous, où on peut toujours rêver pour obtenir un jour la liste nominative des élus bénéficiaires de “soutiens financiers”, de prébendes et autres sinécures sur fonds publiques, et la liste des donateurs.


    • Olivier Berruyer Le 12 novembre 2015 à 22h32
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      oui, c’est sur que la corruption transparente, c’est mieux que la corruption occulte…

      c’est comme l’esclavage : à visage humain c’est mieux que l’esclavage barbare…


    • olivier69 Le 12 novembre 2015 à 22h35
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      Oui, je partage votre avis. Vive le néo-féodalisme puisque vous êtes. Cela change quoi d’avoir ce type d’info, plutôt qu’une autre ? L’idéologie de la récompense des élus est là, alors ? Celle de l’égalité des chances n’est pas importante, puisque celle des élus est le saint graal.

      Génial comme la devise qui figure sur le dollar. Génial parce que le citoyen n’est plus capable d’une critique saine dans le cadre d’une perception de l’avenir par anticipation (non respect des recommandations ancestrales). Génial comme les avocats (nombreux pairs de la révolution) qui se gavent (l’argent vient d’où ? si ils, c’est que….). Génial comme Boehner qui détruit l’environnement de son état.

      Dans le cadre de ses procès avec les autochtones qui le dénoncent en l’accusant justement (partialité et idéologie démoniaque), génial qu’il gagne parce qu’il permet aux multinationales (dans l’énergie et particulièrement celle du charbon) de détruire notre environnement et celui des autres. Génial comme récompense divine par l’argent. Ce sont de raisonnables fondations pour une société qui se prétend “civilisée”. Génial comme la culture de la marque ! C’est l’avenir…..

      Génial comme vos pleurs qui surviendront assez tôt……En fait, vous avez peur de la mort. Même si l’incarnation du mal fait jubiler, c’est à la fin que l’on paye les musiciens. La musique arrivera pour tous. Profitez de votre insignifiance ! Au fait ? ce génial n’est-il pas le fruit d’une culture particulière ?


      • bourdeaux Le 13 novembre 2015 à 20h07
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        ” ce génial n’est-il pas le fruit d’une culture particulière ?” : ben oui, celle du pouvoir par l’argent. Quand je dis trouver cela génial, j’espère que vous l’avez pris au 2° degré… je veux surtout souligner que cette culture malodorante a au moins la “vertu” de la transparence outre atlantique, tandis que nous vivons encore dans la fiction d’une république au service du bien commun. Un américain saura au moins pourquoi le TAFTA a été voté, quand nous ne savons toujours pas, par exemple, pourquoi et par qui la loi de séparation bancaire a été vidée de son contenu…


  14. Netêbs Le 12 novembre 2015 à 22h47
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    Oui mais toutes ces combines frauduleuses sont arrivées à leur but : provoquer une nouvelle guerre à grande échelle. La France s’y active assidument et sera prise dans le tourbillon. Sauf si on modère on change le gouvernement. Lisez plutôt :

    « Le Charles de Gaulle pris pour cible en Syrie (et pris en faute) dans une guerre déclarée sans le dire »

    L’un des hauts commandants de l’armée syrienne, le Général, Mohammad Issa, le Mardi 10 novembre:

    « L’annonce faite par la France de faire participer son porte-avions, Charles de Gaule, aux opérations militaires en Syrie, obligera l’armée du pays à prendre directement pour cible ce porte-avions. » S’attardant sur les frappes aériennes françaises en Syrie, Issa a déclaré: « Ces frappes [du Charles de Gaulle] visent les puits pétroliers syriens et tout cela s’effectue sans l’aval du gouvernement de Damas, ce qui signifie pour nous la violation de notre souveraineté » a-t-il dit. « La coalition occidentale n’a visé jusqu’à présent aucune position ou camp de Daech ou d’autres groupes terroristes. De par ses frappes la France cherche à bombarder nos puits pétroliers et à se venger de Damas qui ne lui a pas donné de concessions pétrolières. » a insisté le général syrien Mohammad Issa.

    Ces régimes trop indépendants des USA et méfiants vis-à-vis du dollar, qui maintenaient un équilibre pluri-ethnique au grand déplaisir des pays sunnites de la région, qui détenaient une partie, comme la Russie, de la puissance énergétique du monde, devaient disparaître. Sans le contrôle de l’énergie les USA ne détiennent pas le pouvoir absolu et messianique sur le monde vers lequel ils ne cessent de tendre

    En dépit des atermoiements, des chauds et froids, des poignées de mains et des sourires de façade, chaque camp affûte ses armes et resserre ses alliances, nous sommes dans une période incertaine de Drôle de guerre où tout peut arriver.

    link to medias-presse.info


  15. Emmanuel Le 12 novembre 2015 à 22h57
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    Seulement vingt-cinq commentaires de lecteurs, on dirait que tout le monde (ou presque) est blasé.

    Pour qui ne l’est pas, le site maplight.org est plein de chiffres intéressants, notamment aux onglets “PFDs” (sur les patrimoines des élus, avec leurs actions en bourse => conflits d’intérêt possibles) et “Lobbying” où les fichiers CVS à télécharger sont bien détaillés (par exemple, on y voit que la Chambre du commerce des USA est intervenue de nombreuses fois pour peser sur la régulation des produits financiers dérivés, un exemple parmi des centaines d’autres).

    Alors, république bananière ? Disons plutôt république corporatiste, c’est plus élégant.


    • olivier69 Le 13 novembre 2015 à 01h06
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      Bonsoir emmanuel,
      non pas nécessairement “blasé”…..Un délai de réflexion s’impose lorsque la propagande a fait de tels dégâts (les ravages). Le formatage des esprits commence dès l’enfance jusqu’au sommet : l’université et autres. Comprenez que voilà seulement que les gens tombent de haut (la forme conjoncturelle avant les prémices structurels et la technologie aidant : le net). Comme pour désintoxiquer quelqu’un, le temps au temps. Il y a une vingtaine d’années, l’optique était différente pour nombre de personnes. Pourtant…..

      Entre le vécu de certains et la peur des autres, le bon chemin a besoin d’ajustements……Et, c’est vrai. Ce qui est fait est fait. C’est pourquoi, les faits sont têtus !
      Personne n’est, car il sera aussi ! Il y a du voyeurisme mais aussi de la volonté. J’avoue mon “désir” d’esprit critique. Jamais plaisant pour la reconnaissance de tout un chacun (moi-même “compris”)….Le jugement des autres par exemple, (même si il est difficile à entendre) me parait important (son indifférence “comprise”). C’est la base de l’échange….


  16. ulule Le 13 novembre 2015 à 00h32
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    Ce que la COP21 et le TTIP ont en commun :
    Source : Corporate Europe Observatory, “Dirty hands on dirty deals” (October 21st 2015)

    Both look set to create deals that work for big business and dirty industry, but threaten people and the planet and undermine the fight for climate justice. The same profit hungry multinationals and their lobby groups pushing TTIP’s corporate power-grab are also intent on wrecking the climate. As a result, shareholders and chief executives will continue to line their pockets whilst trashing our communities and their environments.

    > Read how TTIP and COP21 are being shaped by the same big business interests:
    link to corporateeurope.org
    > For footnotes and full references see:
    corporateeurope.org/sites/default/files/dirty_hands_on_dirty_deals_clean.odt


  17. ulule Le 13 novembre 2015 à 00h39
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    Corporate Europe Observatory: “Cooking the planet – Big Energy’s year of privileged access to Europe’s climate commissioners” (November 4th 2015)

    “According to data extracted from the Commission itself, 80 per cent of the meetings of European Commissioners Miguel Arias Cañete, Commissioner for Climate and Energy, and Maroš Šefčovič, Vice-President for the Energy Union, were with the private sector. Big Energy dominated, including many of those companies most responsible for cooking the climate: in the last year, three quarters of the encounters with the energy industry to discuss climate and energy policies were with fossil fuel companies.
    This privileged access is reflected in the Commission’s policies, from the direction of the Energy Union as it locks in fossil fuel infrastructure, to the watering down of the EU’s climate ambitions. Yet climate science confirms that we need to leave at least 80 per cent of fossil fuels in the ground in order to avoid runaway climate change. The window of opportunity for preventing climate catastrophe is in the next ten years, and it can only be avoided by drastically cutting emissions, increasing real renewables, and dramatically improving energy efficiency. A year into this Commission, we are going in the opposite direction.
    link to corporateeurope.org

    > A propos de Miguel Arias Cañete : édifiant !
    “The many business dealings of Commissioner-designate Miguel Arias Cañete” (September 23rd 2014 – Revolving doors)
    … 1. Family interests in the agriculture sector ; 2. Involvement in petroleum companies ; 3. Controversial coastal law…

    link to corporateeurope.org


  18. olivier69 Le 13 novembre 2015 à 03h02
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    Identité et existence, pluralité et diversité…
    Il ne manque plus que la puce électronique dans le……
    La base de l’échange, c’est quoi ? J’aimerai bien que les idéologues me fassent une vraie définition du libéralisme. Pas un cours de politique (cela risque d’être effectivement désagréable pour certains, notamment ceux qui ont des problème de maths. Mais qui manient adorablement la langue)……


    • Xavier Le 13 novembre 2015 à 10h46
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      Peut-être parce que comme la liberté, l’égalité, l’amour etc. ça ne veut rien dire ?

      Le langage sert à justifier la dominance, à l’échelle individuelle (“amour” pour conserver la personne qui nous donne satisfaction auprès de sou), ou à l’échelle sociale pour garder la structure hiérarchique de dominance.

      Le libéralisme est un mythe qui s’apparente au système ouvert de la thermodynamique.
      Depuis que le système terre s’avère limité dans les ingrédients matériels (matière et énergie), il s’est réfugié dans la financiarisation et l’information.

      Il sera bientôt remplacé par un libéralisme humaniste qui n’aura de cesse que de présenter, à grand renfort de storytelling, nos civilisations sous un jour favorable… On y est avec les ONG, et vous verrez, mes nous, voudrons y croire.
      Le contrôle de l’information est essentiel à cette étape mais nous allons subir un dilemme cornélien dans lequel il sera difficile de ne pas suivre la masse.


  19. Robert Huet Le 13 novembre 2015 à 21h45
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    La révolution bourgeoise n’a rien changé sinon ceux qui sont les privilégiés du système de domination. Ça fonctionne comme ça depuis environ douze mille ans, la seul ombre au tableau c’est que les ressources de votre planète sont limitées et la biosphère ne peut pas absorber plus qu’elle peut votre pollution. On aura beau corrompre tous ceux qui ont une position quelconque dans un gouvernement quelconque, le marché mondial bourgeois va s’effondrer et la culture bourgeois disparaitra dans un bain de sang global et possiblement l’humanité aussi. Donc profitez de la vie pendant que vous êtes encore vivant avec ce qui vous est possible comme projet de vie immédiat, le reste n’a plus aucune importance


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