Source : La Tribune, Grégoire Normand, 26/04/2017

Google a été fortement critiqué en décembre dernier pour avoir mis en avant des résultats de recherche antisémites ou négationnistes à propos de l’Holocauste. (Crédits : © Aly Song / Reuters)

La firme de Mountain View a annoncé des changements dans la classification des résultats de son moteur de recherche pour réduire la diffusion des fausses informations et canulars.

Les initiatives contre la propagation des fausses informations se multiplient ces derniers jours. Après le cofondateur de Wikipédia qui vient de lancer sa plateforme Wikitribune, Google a annoncé dans un billet de blog ce mardi 25 avril des modifications du fonctionnement de son moteur de recherche. Ces changements devraient permettre de “mettre en avant davantage de contenus de qualité en améliorant notre système de classement des résultats, en facilitant la transmission de commentaires en direct par les internautes”. Google a également promis plus de transparence sur son système de classification des résultats et sa politique en matière de suppression de contenus.

Un changement dans le classement

Les modifications opérées par le géant du Net doivent permettre d’améliorer la visibilité des contenus de qualité. Pour ce faire, les développeurs de Google ont travaillé sur quelques indicateurs qui permettent d’établir un classement des sites :

“Le classement des résultats pour une requête repose sur des centaines de signaux, comme la date de publication, ou encore le nombre de fois que les mots clés de la requête apparaissent sur une page. Nous avons ajusté ces signaux pour promouvoir les pages fiables dans notre classement et rétrograder les contenus de mauvaise qualité.”

La firme veut ainsi éviter l’incident de décembre dernier, où un site néo-nazi figurait en première position des requêtes sur l’Holocauste en langue anglaise.

Un appel à des évaluateurs

Pour améliorer le fonctionnement des algorithmes, le géant du Net fait appel à des évaluateurs chargés de mesurer la qualité des résultats de recherche Google. D’après le communiqué de la société, “ces évaluations n’ont pas d’impact sur le classement des pages,mais elles nous aident à collecter des données sur la qualité de nos résultats et à identifier les axes d’amélioration”. Ces personnes participent à un programme intitulé “Google search quality rater” dont le but consiste à émettre un avis sur une page par rapport à une requête. 10.000 personnes seraient employés dans le monde pour évaluer la qualité des résultats des résultats de recherche.

Au mois de mars, Google a fait une mise à jour des consignes relatives à ce programme “en fournissant des exemples plus détaillés sur ce qui constitue une page Web de mauvaise qualité” comme des informations trompeuses, des canulars ou des théories du complot.

Un outil pour faire des commentaires en direct

Google veut également améliorer les suggestions proposées par le biais de la saisie automatique (première image ci-dessous) et les encadrés optimisés (seconde image) en mettant en place un outil pour signaler ou commenter des contenus “inattendus, erronés ou même déplaisants”.

En s’appuyant sur les commentaires des internautes, les ingénieurs de Google espèrent améliorer ainsi le fonctionnement de ses algorithmes.

Un travail de longue haleine

Si ces annonces peuvent paraître ambitieuses, elles sont loin de résoudre le problème de la prolifération des “fake news” ou désinformation. Comme le rappelle le vice-président de l’ingénierie chez Google Ben Gomes :

“Chaque année, Google traite des milliers de milliards de requêtes. Sur ce volume, nous voyons passer environ 15 % de requêtes inédites chaque jour, ce qui signifie que notre travail est loin d’être terminé, et qu’ il y aura toujours de nouvelles sources légitimes à explorer pour présenter aux internautes les réponses les plus pertinentes.”

Par ailleurs, la mise à jour du programme d’évaluation ne va pas faire disparaître tous les contenus polémiques. Ils seront surtout moins visibles. Enfin, ces modifications permettront toujours à des personnes de signaler des contenus erronés alors qu’ils sont pertinents, ou d’émettre des commentaires élogieux sur des contenus insultants. Les internautes peuvent également changer l’ordre des résultats en jouant avec la régie publicitaire adwords et en achetant un lien payant comme l’a expliqué une journaliste du Guardian dans un article intitulé “Comment virer les sites négationnistes des premières places de Google ? En payant Google” . Pour se prémunir de tels agissements, Ben Gomes a expliqué à 01net avoir “l’habitude de garder une longueur d’avance sur les gens qui essaient de fausser le système”.

“Pouvons-nous dire que ce genre de problèmes de ne se posera plus ? Non. Mais nous pouvons dire que nous ferons de notre mieux et prendrons le problème très au sérieux. Nous devons améliorer l’algorithme, mais il ne sera jamais parfait.”

S ‘il est encore trop tôt pour tirer des leçons de ces nouvelles annonces, le défi pour le plus grand moteur de recherches au monde s’annonce très difficile face aux diffuseurs de fausses informations qui voient leur contenu fortement partagé sur les réseaux sociaux.

Source : La Tribune, Grégoire Normand, 26/04/2017

 

L’outil de Google pour lutter contre les “fake news”

Source : 7 sur 7, 07-04-2017

Concrètement, le système est restreint aux titres de certaines informations qui ont fait l’objet de vérification par des sites spécialiés comme Snopes et PolitiFact, ou par les équipes de fact-checking de médias généralistes comme le Washington Post. © Google.

Google offre désormais aux utilisateurs de son moteur de recherche de voir, dès l’affichage des résultats d’une recherche, si une information a été vérifiée et son degré de fiabilité, nouvel outil dans son combat contre les fausses informations.

Concrètement, le système est restreint aux titres de certaines informations qui ont fait l’objet de vérification par des sites spécialiés comme Snopes et PolitiFact, ou par les équipes de fact-checking de médias généralistes comme le Washington Post.L’éventuelle ressemblance entre le décret migratoire du président Trump et celui du président Obama, ou les affirmations du directeur de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) sur le réchauffement climatique font ainsi, par exemple, apparaître assez haut les résultats de vérification avec les mentions, selon les cas: “faux”, “faux pour l’essentiel”, “vrai”. Les sites utilisés pour informer l’internaute des vérifications effectuées sur une information doivent avoir été approuvés par Google, a précisé le groupe dans un message posté vendredi sur un de ses blogs.115 “fact checkers”
Au total, 115 “fact checkers” participent actuellement à cette initiative. “En rendant ces vérifications plus visibles dans les résultats de recherche, nous pensons qu’il sera plus facile pour les gens de les examiner et de les évaluer, pour ensuite se faire leur propre opinion éclairée”, ont écrit vendredi, sur ce blog, Justin Kosslyn, chef de produit au sein de Jigsaw, filiale de Google, et Cong Yu, chercheur pour Google Research.Depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, plusieurs géants d’internet ont pris des mesures pour lutter contre les fausses informations (“fake news”) qui circulent en ligne, notamment sur les réseaux sociaux. Jeudi, Facebook a annoncé la mise en ligne d’un petit guide accessible depuis les fils d’actualité des utilisateurs pour “repérer une fausse information”.Source : 7 sur 7, 07-04-2017

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27 réponses à Contre les “fake news”, Google modifie son algorithme, par Grégoire Normand

Commentaires recommandés

John V. Doe Le 23 août 2017 à 08h29

LE problème de cette modification de l’algorithme, c’est que Google en profite pour reléguer les sites anti-systèmes au fond des oubliettes. WSW a vu ses visites réduites d’un tiers pour prendre un exemple documenté. J’ai justement fait une compilation d’articles en français à ce sujet en commençant par les fait en général https://www.legrandsoir.info/la-repression-est-en-marche-aux-etats-unis.html et https://www.wsws.org/fr/articles/2017/aou2017/pers-a03.shtml

La reconnaissance de cette censure par l’ingénieur Google en chef https://www.wsws.org/fr/articles/2017/aou2017/trot-a01.shtml

Une analyse fine des termes rejetés https://www.wsws.org/fr/articles/2017/aou2017/goog-a05.shtml

  1. Raoul C, Le 23 août 2017 à 06h18
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    • framabee-eee Le 23 août 2017 à 07h32
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      Derrière Qwant, il y a Bing, donc, c’est bien pour l’anonymat mais ça ne sert à rien contre la censure.
      Degooglisons internet: https://framabee.org/ ; https://tontonroger.org/


      • Raoul C, Le 23 août 2017 à 08h34
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        Derrière Bing, ça ne veut pas dire nécessairement que les requêtes sont traitées chez Bing et donc potentiellement censurées par Microsoft. Cela veut peut-être dire qu’ils utilisent des algorithmes de Bing ou des outils de Bing, mais sans appliquer la même censure. Je compte sur leur petite taille et leur retard pour ne pas être aussi « perfectionné » que Google.

        (Je ne sais pas si Qwant utilise uniquement des algos de Microsoft sans tout rediriger vers Bing, mais ce n’est pas impossible. J’ai lu qu’à une époque, Qwant complétait ses résultats avec ceux d’autres moteurs de recherche, mais je ne sais pas si c’est toujours le cas.)


        • Raoul Le 23 août 2017 à 10h09
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          Faites une requête dans Qwant et une dans Bing et comparez les résultats, par exemple « Poutine Assad » ou « 11 septembre » (des requêtes susceptibles de renvoyer des résultats dérangeants).

          Qwant n’utilise pas la base de données de Bing avec ses propres algorithmes et, d’ailleurs, Microsoft n’offre aucune interface d’accès pour cela. Il transmet votre requête via l’interface standard en l’anonymisant et récupère le résultat renvoyé par Bing. Là, je pense qu’il analyse les résultats et peut en changer l’ordre selon ses propres critères, voire filtrer s’il le souhaite.

          Qwant, comme Startpage, veut protéger votre vie privée et c’est un excellent moteur pour cela. Mais, à ma connaissance, après la disparition du moteur Ixquick remplacé par Startpage, le seul moteur libre utilisant ses propres algorithmes sur sa propre base de données est DuckDuckGo. Mais, évidemment, il est bien moins riche.


          • Raoul Le 23 août 2017 à 10h27
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            Et, tiens, j’ai lancé ma requête « Poutine Assad » sur DuckDuckGo et j’obtiens, à l’ordre près, le même résultat que Bing.

            Il semblerait donc que DuckDuckGo s’appuie, lui aussi, sur l’interface de Bing. On peut donc émettre des doutes sur la possibilité d’éviter la censure avec ce moteur.

            En définitive, il y a Qwant, Startpage, DuckDuckGo pour protéger sa vie privée (j’ai accès à ces trois là), mais pour éviter la censure, il n’y a que les moteurs travaillant sur d’autres bases comme Yandex (avec des risques de censure, mais différente).


          • azerty Le 23 août 2017 à 10h29
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            vs avez aussi ce moteur
            https://searx.me/


            • Dev Le 23 août 2017 à 11h51
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              Merci, celui là je le connaissais pas et le filtre “informatique” est vraiment top !


            • Libraire Le 23 août 2017 à 12h05
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              Oui lais les premier résultats offerts sont dans la langue de l’empire! Même en recherchant Bœuf bourguignon!


            • Madudu Le 23 août 2017 à 13h51
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              Si l’on est prêt à faire des recherches en anglais, on peut aussi essayer Yandex (russe) :

              https://www.yandex.com/

              Il n’y a pas encore de version française, comme quoi les russes n’ont pas encore bien conscience du rôle qu’ils ont à jouer dans le domaine de l’information.


          • JNX75 Le 24 août 2017 à 08h14
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            Vous avez l’air de vous y connaître : frappant en effet la concordance Qwant (que j’utilise) et Bing (que je n’utilise jamais).

            En fait vous dîte que Qwant n’est qu’une interface qui se base sur un moteur Microsoft, et n’apporte pas de réelle valeur ajoutée ?
            Qwant paie une licence à BIng ?
            Quelle mauvaise surprise, je suis décu. Interviewés les dirigeants de Qwant mettent plus facilement en avant leur investisseurs franco-allemands, leur emplois à Nice et la vie privée que le fait que Qwant = BIng:(


          • Veloute Le 24 août 2017 à 08h51
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            Ixquick existe encore, Startpage ne l’ayant pas remplacé mais ayant été développé en parallèle : https://www.ixquick.eu/fra/


      • Raoul Le 23 août 2017 à 10h52
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        Merci, je ne connaissais pas ce métamoteur. J’ai fait quelques essais et le résultat est plutôt convaincant. Évidemment si la censure devait se généraliser, tout dépendrait de la possibilité de trouver des moteurs de base convenables (c’est l’inconvénient des métamoteurs).

        Je vais le mettre à l’essai en remplacement de Startpage qui me semble moins pertinent ces derniers temps.


      • Gordion Le 23 août 2017 à 11h40
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        Bonjour,

        Pourriez-vous développer votre commentaire, merci.


  2. Leila Le 23 août 2017 à 07h12
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    ” Les géants du net ” ne maîtrisent plus leur algorithme. Qwant a l’air de séduire. Mastodon s’installe …le roi est mort…vive le roi !
    Merci Raoul…je ne savais pas que Qwant était français…fallait commencer par là ! (pas non plus un gage de probité mais le traitement du DATA français par Palantir…beurk)
    J’ai déjà entrepris le boycott des produits ricains…pas facile….mais largement possible aujourd’hui.
    A la douane new-yorkaise un PC Lenovo a du mal à passer. Faut croire que le contrôle devient aussi de plus en plus complexe…tant mieux !
    Je télécharge immédiatement !


  3. John V. Doe Le 23 août 2017 à 08h29
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    LE problème de cette modification de l’algorithme, c’est que Google en profite pour reléguer les sites anti-systèmes au fond des oubliettes. WSW a vu ses visites réduites d’un tiers pour prendre un exemple documenté. J’ai justement fait une compilation d’articles en français à ce sujet en commençant par les fait en général https://www.legrandsoir.info/la-repression-est-en-marche-aux-etats-unis.html et https://www.wsws.org/fr/articles/2017/aou2017/pers-a03.shtml

    La reconnaissance de cette censure par l’ingénieur Google en chef https://www.wsws.org/fr/articles/2017/aou2017/trot-a01.shtml

    Une analyse fine des termes rejetés https://www.wsws.org/fr/articles/2017/aou2017/goog-a05.shtml


    • Emmanuel Le 24 août 2017 à 16h47
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      Une astuce qui pourra aider : pour chercher avec Google à l’intérieur d’un site web dont le nom vous est déjà connu, ajoutez l’instruction ” site: ” puis l’adresse du site web. Les résultats doivent alors provenir uniquement du site web explicitement mentionné.
      Exemples :
      socialisme inégalité china site:wsws.org
      décroissance épuisement ressources site:les-crises.fr

      Il y a d’autres choses à savoir en utilisant Google pour avoir des résultats moins lamentables que ceux qu’on obtient ” brut de fonderie ” (massivement publicitaires et sous censure).

      Bien entendu, on peut largement se passer de Google, par exemple avec le site web ” start page ” qui donne essentiellement les mêmes résultats que Google, mais sans espionnage par ce dernier. Il reste quand même la NSA et autres… Pensez aux VPN.


  4. RGT Le 23 août 2017 à 09h46
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    Il suffira bientôt qu’un article dénonçant une arnaque ne plaise pas à un annonceur commercial et il passera à la trappe, masqué par les “algos” opaques de Google et des autres moteurs de recherche.
    C’est sans doute déjà fait.

    C’est aussi ça la “réalité” de la lutte contre les “fake news”, ne l’oublions pas.

    Google et consorts sont dans leur majorité des entreprises commerciales, donc l’objectif global n’est PAS d’apporter au “client” une totale satisfaction, il consiste simplement à maximiser les profits.

    C’est aussi ça la “grandeur” des sociétés commerciales : Obtenir un taux de “satisfaction” suffisant pour rester en situation de monopole, et comme ses concurrents font la même chose 30% des “clients” sont très insatisfaits mais tout le monde s’en fout, de toutes façons les mécontents n’ont pas le choix et doivent se soumettre.

    Vous avez parlé d’information libre et non faussée ?

    Allez juste sur Wikipédia et regardez la page consacrée à Nespresso, vous serez édifiés.
    Nescafé utilise la technique du “raz de marée”, des meutes de types (sous)payés par cette entreprise viennent sans arrêt mettre à jour la pub de ce produit et les modérateurs du site sont débordés, chaque fois qu’ils suppriment un paragraphe il en apparaît 10…


  5. anomail Le 23 août 2017 à 15h10
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    Aaah, les algos qui cachent la poussière sous le tapis.

    Si je cherche à approfondir une news sur google, qu’est-ce qu’il me sert sur les 10 premières pages ?
    Ouest France
    Le figaro
    L’obs
    Libé
    Le Monde
    TV5Monde
    L’express
    Le Point
    BFMWC
    etc…


  6. serge Le 23 août 2017 à 15h23
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    C’est juste de l’enfumage. Quand on voit comment quelques sites suprémacistes US ont été “bloqués” dans toutes les résolutions DNS après les histoires de Charlottesville, on voit bien que l’habillage de réfection d’algo est purement de façade. Et bientôt, tous ces GAFA vont vous demander de payer (comme sur Itunes) pour que chacune de vos requêtes sur n’importe quel moteur aboutisse à des informations, avec un compte premium pour avoir une palette plus large de réponses, toujours sans présomption de filtrage honnête. D’après vous, pourquoi Zuckerberg se sentirait bien à être POTUS?


  7. aleksandar Le 23 août 2017 à 16h00
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    Vont ils censurer REUTERS et l’AFP qui sont pro-rebelles coupeurs de tête en Syrie ?


  8. Owen Le 23 août 2017 à 16h29
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    Très drôle: sur Google image, avec des mots-clés anglo-saxons, on y voit essentiellement des personnages d’origine africaines.
    Par exemple: “white people couple” vous affiche des couples afro-américains.

    Courte démonstration avec TVL: https://www.youtube.com/watch?v=HxLsAQl98v8
    J’ai fait moi-même les vérifications, avec les mots-clés de la vidéo, cela correspond de mon côté.

    Avec des mots clés réécrits en français, rien de particulier n’apparaît (ou ce n’est pas flagrant). Ce qui montre que les algorithmes n’ont été retravaillés que pour les public américain, pour l’instant…

    Et peu importe l’idéologie qu’on ait, etc, etc…
    Cela montre encore la fabrique de la perception qui est à l’oeuvre.


  9. Michel Donceel Le 24 août 2017 à 00h02
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    Le vent est bizarre, de ces temps-ci. Comme l’air ambiant, d’ailleurs. Moite et lourd.
    “Un nouveau décret renforce la répression des provocations, diffamations et injures non publiques à caractère raciste ou discriminatoire.”
    https://www.upr.fr/actualite/selection-infos-de-quinzaine-quinzaine-7-20-aout-2017


  10. Emmanuel Le 24 août 2017 à 04h08
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    Dans le premier article est écrit : ” en s’appuyant sur les commentaires des internautes, les ingénieurs de Google espèrent améliorer ainsi le fonctionnement de ses algorithmes “.
    Comme d’habitude, cela revient à faire travailler gratuitement les utilisateurs au profit de Google. On dira que les mettre à contribution gratos c’est pour la bonne cause, sans nul doute (à savoir les profits de Google).


    • UnJournaliste Le 24 août 2017 à 09h06
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      C’est ça le capitalisme, pourquoi payer un service que des personnes sont prêtes à faire gratuitement?


      • Animal Penseur Le 30 août 2017 à 09h59
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        Il n’y a pas que les GAFAM qui vous utilisent gratuitement : vous faites par exemple le travail de plusieurs personnes en triant vous-même vos déchets (et en plus, vous êtes valorisés pour ça), tout comme vous faites également le travail de la caissière quand vous passez vous-même vos produits à la caisse semi-automatique.


  11. UnJournaliste Le 24 août 2017 à 09h33
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    Techniquement, Google utilise probablement de l’apprentissage automatisé (machine learning). Sauf que le soucis est que ces algorithmes font de la catégorisation par similarité. Un article sera donc considéré comme fiable s’il est similaire à un article reconnu fiable, soit parce que Google l’a défini dans ses règles (Un article de l’AFP est forcément fiable), soit parce que beaucoup d’individus ont voté pour lui.
    Et c’est là que le système est biaisé. Il exclut par nature les articles dissidents. Le modèle de base va être défini sur la base de règles défini probablement par des journalistes, le decodex a été fait pour cela. Le Monde monetise sa base auprès des moteurs de recherche.


  12. Ayden Le 25 août 2017 à 08h19
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    Les modifications opérées par le géant du Net doivent permettre d’améliorer la visibilité des contenus de qualité.
    json formatter


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