Alexis Tsipras refuse de diminuer les retraites, de réduire les salaires, d’augmenter la TVA… Aurait-il l’idée saugrenue d’appliquer le programme sur lequel il a été élu ? Il semble que oui ! On avait perdu l’habitude en Europe ! Les appels venus de Berlin, de Bruxelles et du FMI sont donc restés sans effet. Alexis Tsipras tient bon.

L’euro connaît ainsi sa nième crise. L’histoire de l’euro n’est qu’une succession de crises ! Comment en serait-il autrement ? La zone euro est la seule région du monde où l’on s’acharne à maintenir des parités monétaires fixes entre Etats souverains, de surcroît tous très différents les uns des autres. Partout, la mondialisation s’est accompagnée de la flexibilité des parités monétaires. Le résultat pour la zone euro, c’est une croissance inférieure à celle des Etats-Unis, des inégalités régionales insupportables et des tensions intra-européennes qui s’exacerbent.

Certes, l’euro ne doit pas être le bouc émissaire de nos propres erreurs. Le peuple grec a bien entendu sa part de responsabilité dans la crise actuelle. Mais, il est non moins évident que si la Grèce n’avait pas appartenu à la zone euro la crise aurait été de moindre ampleur. La politique de taux unique de la BCE des années 2000 convenait à l’Allemagne qui devait financer sa réunification, elle ne convenait pas aux pays d’Europe du sud. Quant aux mesures imposées avec obstination par la Troïka depuis cinq ans, elles ont conduit à la destruction du quart de la richesse nationale. Un vrai désastre. Au minimum, les responsabilités sont donc partagées. Cela aurait du conduire les dirigeants européens à un peu d’humilité dans les négociations en cours.

Au lieu de cela, au lieu de tirer les leçons des échecs récents et de prendre acte du vote du peuple grec, les dirigeants européens ont continué à s’arc-bouter sur une lecture intégriste des « règles » de la zone euro, chères à Angela Merkel. Comme si rien ne s’était passé ! Pour se redresser, l’économie grecque n’a pas besoin de nouveaux emprunts. Elle a au contraire besoin d’un allègement de la dette, c’est-à-dire d’une renonciation partielle de la part des créanciers. Pour retrouver sa compétitivité, l’économie grecque n’a pas non plus besoin d’un nouveau plan d’austérité. Elle a besoin d’une dévaluation monétaire. Ces constats ne sont pas révolutionnaires. Ils sont ceux d’économistes et de politiques de tous bords, de gauche, de droite ou du centre ! Valéry Giscard d’Estaing lui-même a suggéré que l’on propose à la Grèce une sortie amicale de l’euro. Si l’Eurogroupe proposait demain 1/ un abandon de créances de moitié, 2/ une sortie concertée de l’euro, 3/ l’application du programme de réformes proposées par Aléxis Tsipras lors des dernières séances de négociation, il ne fait aucun doute que la Grèce pourrait renouer rapidement avec le « miracle grec ».

Il reste encore quelques jours pour se décider à regarder les réalités en face, sortir de l’idéologie, laisser de côté un Mémorandum qui a échoué et explorer ces pistes. Y a-t-il un dirigeant européen qui ait assez de force de caractère pour s’exprimer dans ce sens ? C’est malheureusement assez improbable. En cas d’échec, viendra l’heure des comptes. Il faudra expliquer aux citoyens français comment la France a pu prêter à perte plus de 60 milliards d’euros en cinq ans (part de la France dans les prêts bilatéraux, les financements du FESF, ceux de la BCE, les soldes Target2). Une dette qui n’est même pas comptabilisée dans la dette publique ! 60 milliards, c’est un montant proche de l’impôt annuel sur le revenu, près de 100 fois le montant de la récente réforme des allocations familiales. Non seulement l’euro fonctionne mal mais il coûte cher. La démocratie exige là aussi que les citoyens aient leur mot à dire pour tirer les leçons de cette expérience désastreuse.

Si, après tant d’échecs et de promesses non tenues, les citoyens de la zone euro revendiquent à nouveau plus de démocratie, ce sont les Traités qui devront évoluer. Il faut que l’on cesse, comme on le fait depuis au moins une dizaine d’années, d’ajuster la vie démocratique sur les Traités. C’est l’inverse qui doit se produire. Les traités ne sont pas immuables. Au cours des années 1920, les pays vainqueurs auraient été bien avisés de revoir les réparations financières imposées par le Traité de Versailles… Sans révision des Traités, la crise politique qui traverse à peu près tous les pays d’Europe ne fera que s’aggraver avec des conséquences incalculables.

Source : Jean-Michel Naulot, pour son blog Mediapart, le 17 juin 2015.

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42 réponses à Crise grecque : la démocratie contre les traités, par Jean Michel Naulot

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 20 juin 2015 à 03h59

Quand il s’agit d’engranger les bénéfices et de défendre l’ADM (l’euro), la BCE et les grandes banques sont aux commandes, avec leurs petits sourires narquois de requins. Quand les choses tournent mal et que les citoyens tondus se rebiffent, l’Internationale Financière pousse en avant l’UE et Merkel pour discutailler, histoire de bien expliciter aux gueux que quand il s’agit de payer ou de perdre du pognon, c’est au contribuable de payer sa tournée. Le pauvre allemand/français se retrouve alors en colère contre le pauvre grec/italien/espagnol au lieu de pendre les banquiers et leurs laquais politiques aux lampadaires.

Les montants prênihilotés (créés ex nihilo puis “prếtés” sans avoir intérêt à être remboursé) n’ont aucune importance puisqu’ils n’ont rien coûté : ce qui importe c’est la capacité de remboursement des Etats par le massacre fiscal des citoyens, qui est ajusté finement par le choix des taux d’intérêts en fonction de l’espérance de survie, taux d’intérêts décidés par… l’Internationale Financière.

Quand on avait un esclave dans un champ de coton, ce qui importait c’était le nombre d’heures qu’on pouvait le faire trimer sans qu’il crève, et le coût en capital et en maintenance. Avec les gueux actuels, c’est encore mieux : aucun coût en capital ni en maintenance, il n’y a que le pressage qui compte, et peut importe qu’ils crèvent, il y en a d’autres. Il y en a plein.

  1. ponsov Le 20 juin 2015 à 02h52
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    Un article décevant du style” y faut ya qua faux qu’on” Il n’y a pas a de demi mesures possibles dans l’UE pourquoi diviser une partie de la dette grecque et pas celles des autres?

    “Certes, l’euro ne doit pas être le bouc émissaire de nos propres erreurs.” Pas d’accord l’euro n’est pas une monnaie commune c’est une monnaie unique , avec une rigidité qui ne laisse pas le choix, on adhère ou on part.( voire analyse P.Sabatier) c’est le pb justement.

    “Valéry Giscard d’Estaing lui-même a suggéré que l’on propose à la Grèce une sortie amicale de l’euro.” Oui oui, c’était un des partisans farouche de l’entrée de la Grèce dans l’eurogroupe.

    ” Il faudra expliquer aux citoyens français comment la France a pu prêter à perte plus de 60 milliards d’euros en cinq ans (part de la France dans les prêts bilatéraux, les financements du FESF, ceux de la BCE, les soldes Target2)”

    Ah bon? il ne nous expliquerons rien du tout vu qu’il ne nous ont pas demandé notre avis.

    “Les traités ne sont pas immuables. Au cours des années 1920, les pays vainqueurs auraient été bien avisés de revoir les réparations financières imposées par le Traité de Versailles…”

    Faux les dommages de réparations de guerre étaient revus systématiquement à la baisse par les gouvernements pacifiques de l’époque:”tu verras à la fin ce sont eux qui nous donnerons de l’argent” disait le sournois Stresemann chancelier de l”époque.

    Bref,au fait ce soir les Grecs viennent de signer pour 2 miliards la construction d’un terminal avec les Russes, ca me semble plus intéressant que cet article qui ne propose en fin de compte qu’une sortie de l’euro et des remèdes tardifs….


  2. Kiwixar Le 20 juin 2015 à 03h59
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    Quand il s’agit d’engranger les bénéfices et de défendre l’ADM (l’euro), la BCE et les grandes banques sont aux commandes, avec leurs petits sourires narquois de requins. Quand les choses tournent mal et que les citoyens tondus se rebiffent, l’Internationale Financière pousse en avant l’UE et Merkel pour discutailler, histoire de bien expliciter aux gueux que quand il s’agit de payer ou de perdre du pognon, c’est au contribuable de payer sa tournée. Le pauvre allemand/français se retrouve alors en colère contre le pauvre grec/italien/espagnol au lieu de pendre les banquiers et leurs laquais politiques aux lampadaires.

    Les montants prênihilotés (créés ex nihilo puis “prếtés” sans avoir intérêt à être remboursé) n’ont aucune importance puisqu’ils n’ont rien coûté : ce qui importe c’est la capacité de remboursement des Etats par le massacre fiscal des citoyens, qui est ajusté finement par le choix des taux d’intérêts en fonction de l’espérance de survie, taux d’intérêts décidés par… l’Internationale Financière.

    Quand on avait un esclave dans un champ de coton, ce qui importait c’était le nombre d’heures qu’on pouvait le faire trimer sans qu’il crève, et le coût en capital et en maintenance. Avec les gueux actuels, c’est encore mieux : aucun coût en capital ni en maintenance, il n’y a que le pressage qui compte, et peut importe qu’ils crèvent, il y en a d’autres. Il y en a plein.


    • Louis JULIA Le 20 juin 2015 à 04h14
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      “Le peuple grec a bien entendu sa part de responsabilité dans la crise actuelle.” Plutôt les gouvernements antérieurs qui ont laissé perdurer des situations bancales, comme tous ces armateurs qui ne paient aucun impôt, l’absence de cadastre qui permet les magouilles de construction illégale, des impôts qui ne rentrent pas, des fonctionnaires à l’effectif pléthorique et trop bien payés. J’entendais hier, lors d’une émission sur Napoléon (quotidiennes, en ce moment), que l’invention des adresses précises avec numérotation des rues, ça vient de lui. Certes, c’était dans le but de mieux percevoir l’impôt pour financer ses guerres, mais cela demeure, avec tous les avantages pratiques que cela comporte. Il leur a manqué un Napoléon, aux Grecs.


      • passant Le 20 juin 2015 à 07h13
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        C’est pas pour les défendre (surtout pas) mais il me semble que l’exonération fiscale des armateurs est inscrite dans la constitution (ils l’ont obtenus en participant largement à la reconstruction du pays après la seconde guerre mondiale).
        Donc pour changer ça, il faut changer la constitution, c’est pas aussi simple qu’une modification fiscale (ceci dit je ne sais pas la procédure grecque pour ce genre de modification).


    • boduos Le 20 juin 2015 à 10h28
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      un aspect peu évoqué mais qui vaut son pesant de misère : la pression sur le ” pouvoir d’acheter “l’immobilier (je ne parle pas de la bimbeloterie ni de la bouffe de m…..) … en réduisant l’accessibilité des foyers à l’achat immobilier , réduit la demande et favorise l’investisseur banquier .
      et cela évite l’enracinement des mains d’œuvre et facilite la mobilité d’un citoyen idéal du monde ( quand ingénierie sociale rejoint le grand capital )

      le peuple grec doit être trop accroché a son rocher pour qu’on lui inflige ces coups de trique,faut l’attendrir ,trop de patriotisme surement,trop de souverainisme,trop de racines historiques (à comparer avec le sort de Palmyre,Ninive et les Mesopotamiens)

      l’Europe administrative devait passer comme le round up sur les nations avec entre autre la submersion de leurs histoires et de leurs originalités par l’envahissement systémique des mémoires et des repentances .A l’autre bout , l’esclavage financier de la dette (dette collective et dette individuelle).
      on voit bien comment cette “gauche” libérale rejoint le grand capital et le gouvernement mondial du village global qui finirait ,selon leur souhait en un gigantesque “vel’ d’hiv ” .

      mais la nature reprend ses droits,d’abord les orties et après les fruitiers . (le temps des cerises)
      https://www.youtube.com/watch?v=ncs4WlWfIZo


    • social21ème Le 22 juin 2015 à 11h09
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      Ce que vous appelez la capacité des états à rembourser une dette basé sur une richesse de thésaurisation créer de nulle part, est tout simplement le drainage de richesse produite par chaque constituante de cette société, ce citoyen se levant tous les matins pour aller faire sa part de l’édifice mondiale qui profite surtout à une minorité!

      Qui sont ces détenteurs privés d’obligations d’état caché dans les banques? Un “Falciani” pourrait providentiellement jeter en place publique quelques noms pour ainsi réveiller la populace buvant le discours idiot “une dette sa se rembourse” permettant ce manège derrière le rideau de l’économie mondiale!
      Pour qu’il y ai une dette il faut un endetté, certes, mais surtout un créancier, or on ne parle jamais de qu’ils sont à part « les fonds de pensions» énigmatiques…


  3. yannis Le 20 juin 2015 à 05h03
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    “Sans révision des Traités, la crise politique qui traverse à peu près tous les pays d’Europe ne fera que s’aggraver ”
    pertinente constatation , en nonobstant que les traités de l’UE , ont été conçus pour ne pas etre révisés , et pour détruire les étâts , il suffit de saisir que toute révision doit etre faite à l’unanimité
    des 28 membres .
    les européistes ont tellement insufflés le poison insidieux du fascisme bleu étoilé de bruxelles pendant 30 ans , que la population et les journalistes n’ont plus aucune notion de la démocratie, la preuve , le papier de mr naulot .
    la propagande anglo-saxonne porte ses fruits , un cancer sans nom .dont il faut se débarrasser sans aucun ménagement !


    • Flash Le 21 juin 2015 à 13h25
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      “il suffit de saisir que toute révision doit etre faite à l’unanimité des 28 membres”

      Non pas simple unanimité mais TRIPLE unanimité : unanimité du conseil des ministres en charge du sujet, unanimité du conseil européen (chefs de gouvernement) et ratification pas tous les États-membre.

      Pour être tout à fait exact, sur certains sujets, à un des niveaux (conseil des ministres ou conseil européen), la majorité suffit (sans doute pas majorité simple, par contre).


  4. Macarel Le 20 juin 2015 à 07h19
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    L’UE doit être détruite, pour sauver l’Europe.


  5. Dizalch Le 20 juin 2015 à 07h22
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    Il semble de moins en moins ridicule d’envisager que l’Europe de la monnaie unique, telle que construite, n’a réellement pas été faite pour les peuples comme invoqué lors de sa création, mais bel et bien pour “inféoder” ceux-ci… Comment? Grâce à ce savant système “politique” de fonctionnement, basé sur des technocrates* “placés” par “nos” décideurs (*serviles donc).
    Et, fort de ce système de décision unique… où jamais les peuples ne sont consultés… ni pour élire qui que ce soit, ni concernant les lois votées…
    Nos dirigeants s’étant ainsi créés de facto une “antichambre” non démocratique… que plus personne ne serait susceptible de remettre en cause…
    Pouvant ainsi à loisir, faire passer tel ou tel directive/texte, à valeur “supra-nationale”, puis revenir dans leur pays respectif, en se dédouanant/défaussant “virtuellement” via le report de la faute sur cette entité floue: “l’Europe”…


  6. Macarel Le 20 juin 2015 à 07h22
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    L’OTAN doit être dissoute pour sauver la paix en Europe.


  7. Macarel Le 20 juin 2015 à 07h26
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    Le TAFTA doit être rejeté pour sauver la démocratie, en Europe, mais aussi aux USA.


    • ulule Le 22 juin 2015 à 07h41
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      Idem pour le CETA… et le TISA !


  8. passant Le 20 juin 2015 à 07h34
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    Comme dans beaucoup de lutte (surtout environnementales en ce moment, mais c’est le cas aussi pour des fermetures d’entreprises par exemple), tous les commentaires essaient de trouver une solution technique à un problème qui est de l’ordre du ”philosophique corporatiste”.

    Je m’explique, sur ce cas il semble qu’il y ait plein de solutions possibles (rachat de dette par MES, annulation pure et simple, report des échéances aux calendes, etc., etc..), évidemment les personnes aux commandes du FMI, de l’UE, etc… savent tout cela. Mais, annuler, modifier, changer de cap, c’est donner raison aux autres et reconnaître que les mauvaises décisions initiales étaient basées sur d’autre motivations (ici, sauver en partie des intérêts privé).

    Ce n’est même pas politique de mon point de vue, mais des mécanismes de protection de ces “institution créancières”, qui si elles se déjugent sur le cas grecs, devront certes accepter de se remettre en cause sur d’autres dossiers (irlande, espagne, portugal, etc…) mais surtout elles devront changer toute leur approche des dossiers à venir. Et ça, leur conservatisme auto protecteur ne leur permet pas de l’envisager.

    Si UE, FMI et autres lâchent sur le cas grec (et peut être lâcheront ils), il faudra qu’ils acceptent plus de transparence et de négociations sur les prochains cas à régler. En résumé, ils accepteraient de perdre une grande partie de leur pouvoir. Vous en connaissez beaucoup des institutions qui acceptent volontairement de perdre du privilège de pouvoir ?

    Cette situation est pour moi absolument identique (du point de vue ”analyse du conflit”) à ce qui arrive au ”barrage de sivens”, pour la fermeture de centrale nucléaire en décrépitude, et s’appliquent aussi à tous les petits organismes de contrôle que le système a institué pour ”notre bien”, etc…, etc…. Aucune raison technique ne justifie le maintien de ces baronnies, mais toutes les baronnies se défendent bec et ongle pour rester en place et la meilleure solution pour rester en place c’est que rien ne change.


  9. Macarel Le 20 juin 2015 à 08h01
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    Il est temps pour les peuples d’Europe de se réveiller, et de reprendre leur destin en main.
    De le reprendre aux banquiers qui ont fait l’UE antidémocratique que l’on connaît aujourd’hui.
    De retrouver une souveraineté, qui seule permet un vrai débat démocratique, dans le cadre d’une communauté nationale, et donc des choix plus démocratiques quant au type de société dans laquelle ils veulent vivre.
    Il faut que les eurolâtres admettent leur erreur : il n’y a pas de peuple européen, et il n’y en aura jamais : “Errare humanum est, perseverare diabolicum.” Le poids de l’histoire ne peut être balayé d’un revers de la main, l’ex URSS en a fait l’amère expérience, aujourd’hui l’UE (sorte d’URSS libérale et non collectiviste sur le plan économique, mais autoritaire sur le plan de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes), en fait à son tour la cruelle expérience.
    Donc, il faut de toute urgence en finir avec l’UE, sortir de l’OTAN, ne pas signer le TAFTA, et reprendre tout le processus de coopération et de développement des pays européens sur d’autres bases que celles du Traité de Rome.
    Le reprendre sur des bases qui respecteront les spécificités de chaque peuples; sur des bases qui favoriseront des projets communs. Cela a marché pour l’espace, ou l’aérien. Aujourd’hui il a tant à faire, pour réorienter nos économies vers de modes de développement plus soutenable en terme d’environnement, tant à faire pour réduire les inégalités sociales, et remettre le citoyen au centre du système et non le producteur/consommateur. Pour cela il sera nécessaire de s’émanciper de la tutelle de Washington, les anciens colonisateurs européen, étant aujourd’hui devenus les colonisés.
    Mais arrêter avec le rêve romantique, mais ô combien irréaliste et mortifère de vouloir réaliser à la “schlague” des Etats-Unis d’Europe.
    Les divers Etats des USA eux-mêmes, colonies émancipées de l’Europe, qui partagent une même langue et une même culture capitaliste et coloniale, n’ont été réunis sous la houlette de Washington qu’à l’issue d’une guerre civile. Et il existe toujours des forces centrifuges, entre eux et Washington. L’on pourrait même dire que la cohésion de l’Union, ne peut être maintenue que par des guerres permanentes sur les théâtres d’opération extérieur, et par une surveillance toujours plus renforcée des citoyens sur le plan intérieur.


    • Macarel Le 20 juin 2015 à 08h08
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      Bien sûr tout ce qui précède implique d’en finir avec la folie de l’euro monnaie unique.
      Peut-être garder une monnaie commune pour certains, mais en finir avec la monnaie unique.
      Puisque les conditions sociales, économiques, et culturelles ne sont pas, n’ont jamais été réunies pour rendre une monnaie unique viable, entre des pays proches, mais différents de par leurs trajectoires historiques.


    • Macarel Le 20 juin 2015 à 08h16
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      L’Euro est il soluble dans les Etats-Unis?

      http://russeurope.hypotheses.org/3968

      Par J.Sapir


  10. Un naïf Le 20 juin 2015 à 09h17
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    Il faut voir (ou lire) ça :

    La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse selon le rapport préliminaire du Comité sur la dette

    Les preuves présentées dans le rapport indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme. Le comité serait arrivé à la conclusion que la Grèce ne devrait pas payer cette dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse.

    Le comité sur la vérité sur la dette publique grecque présente aujourd’hui et demain ses premières conclusions. Le rapport sera officiellement publié demain vers 16h. Composé de 9 chapitres, le rapport conclut, sans vraiment beaucoup de surprise, que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse.

    Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette.

    Les résultats sont présentés en neuf chapitres structurés comme suit (traduction du résumé publié en anglais ici) :
    https://left.gr/news/executive-summary-report-debt-truth-committee

    1. la dette avant la troïka
    2. Evolution de la dette publique grecque entre 2010 et 2015,
    3. la dette publique grecque en 2015
    4. Mécanisme de la dette en Grèce
    5. conditionnalités contre la durabilité
    6. Impact des “programmes de sauvetage” sur les droits de l’homme
    7. les questions juridiques entourant les protocoles d’entente et de prêt
    8. évaluation des dettes illégitimes, odieuses, illégale et la non-viables
    9. les fondations juridiques pour la répudiation et la suspension de la dette souveraine grecque

    La dignité des personnes vaut plus qu’une dette illégale, illégitime, odieuse et insoutenable.

    La vidéo ici :
    https://youtu.be/x_Y3CUZUIN4


  11. Alae Le 20 juin 2015 à 10h26
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    Le FMI se discrédite en humiliant la Grèce tout en assurant l’Ukraine que, même en cas de défaut, le robinet à fric reste ouvert pour elle.
    http://www.zerohedge.com/news/2015-06-19/imf-humiliates-greece-repeats-it-will-keep-funding-ukraine-even-case-default

    Il y a quelque chose de pourri…


  12. Werrebrouck Le 20 juin 2015 à 10h54
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    Tout est excellent dans l’article de JM Naulot. Mais il faudrait questionner le pourquoi d’une telle résistance fort dangereuse pour la zone. Accepter au moins partiellement les exigences grecques c’est faire chuter lourdement nombre de pouvoirs en place en Europe: Espagne, Portugal, Italie et peut -être même France ou Allemagne. Et c’est donc revoir toute l’Europe des règles. La commission est ainsi amenée à marcher sur un fil…le plus longtemps possible… CF: http://www.lacrisedesannees2010.com/2015/06/la-bombe-atomique-grecque-combien-de-megatonnes.html


  13. Gregoire Le 20 juin 2015 à 12h25
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    “au lieu de tirer les leçons des échecs récents” Quel Echec ? Puisque leur finalité est de détruire les Démocraties pour ramener les peuples occidentaux à la féodalité économique et sociale. Ils ne commettent pas d’erreurs juste leurs plans rencontre comme en Grèce un obstacle qui contrarie leur projet de féodalisation. Obstacles qu’ils tenteront de franchir par tous les moyens les menaces, attentats sous fausses bannières, les révolutions de couleurs et coups d’Etats et même guerres comme nous avons pu le constater depuis et avant même le Chili en 73. Leurs ennemis ce sont les Démocraties qui accordent des droits et des protections à la plèbe. Que ce soit Hollande aujourd’hui Giscard hier en France Tatcher hier en GB ou Cameron aujourd’hui Schauder hier ou Merkel aujourd’hui etc etc… ils ne commettent pas d’erreur puisqu’ils oeuvrent et obéissent tous à l’Ordre, faire renaître féodalité et la paupérisation des masses. Ils iront sans doute même jusqu’a condamner à mort une bonne partie de l’humanité comme il l’ont déjà fait aux Amériques du Nord et Sud… et ailleurs. Rien n’arrêtera ces parasites dorés si on ne prend conscience du problème…et en continuant à croire qu’ils font des erreurs. Ce n’est pas le bien être de l’humanité qu’ils veulent…mais juste un retour aux valeurs féodales.


  14. aleksandar Le 20 juin 2015 à 13h00
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    Hum…..s’imaginer qu’ils veuillent en revenir aux valeurs féodales est un présupposé, et implique qu’il y ait une volonté et une ligne directrice.
    Ce n’est pas forcement vrai, il me semble plus évident que ces gens vivent dans une réalité différente et que tout cela n’est que la conjonction des intérêts de plusieurs groupes :
    – Les financiers qui veulent gagner de l’argent.
    – Ceux pour qui l’Europe est un religion et qui croient que son caractère sacré rend l’erreur impossible.
    – Les administratifs qui considèrent que le système européen ne peut pas avoir, ou avoir eu tort , parce que le système ne peut pas se tromper.

    Liste non exhaustive……..

    D’où peut être l’impression d’amateurisme, de manque de logique, et d’irrationnel.
    Il n’est, par exemple, même pas nécessaire de réduire la dette grecque de moitié, un étalement sur 80 ou 100 ans serait suffisant assorti d’une remise des taux d’intérêt à zéro.
    Puisque nous avons un Reich………heu…..pardon, une Europe censée durer au moins mille ans…. !

    ( petit aparté, vous devriez étudier le modèle sociétal féodal, il était bien plus complexe qu’on ne le croit généralement et d’une certaine façon, à une époque très troublée et dangereuse plutôt protecteur pour les petites gens que nous sommes )


    • Gregoire Le 20 juin 2015 à 16h11
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      Les valeurs féodales pour faire simple…les richesses et la liberté totale pour les uns et les miettes et évidemment moult contraintes et de lois pour les masses exploitées a sévit des siècles dans le monde et pourtant il n’y avait pas de ligne directrice…Alors qu’aujourd’hui au dernier Blidegerg on observe qu’il n’y avait pas que des occidentaux pour parler du monde de demain…et secrétement. Pourquoi ? Pourquoi est ce une commission non élue qui dirige l’UE et dans le plus grand secret comme pour le TAFTA… pour le bien des populations ? Pourquoi l’UMP et le PS se confondent a ce point leur projet réel une fois élus en France ? Pourquoi les immenses majorité en occident sont paupérisés alors que les minorités dorés au contraire sont de plus en riches ? A l’évidence un projet global de féodalisation du monde est en marche et j’ai bien peur du pire pour dans plus très longtemps.


    • Flash Le 21 juin 2015 à 14h18
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      Une conférence très instructive à cet égard :
      http://www.ekouter.net/choc-et-simulacre-avec-michel-drac-au-cercle-aristote-1915

      Et, encore mieux, la lecture du livre “Choc et simulacre”, publié au Retour aux sources.
      (La conférence est la présentation du bouquin.)


  15. ISTINA Le 20 juin 2015 à 14h48
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    Gageons qu’afin de sauver l’Euro, puis l’U.E d’où par phénomène de causalité, l’OTAN?
    LA troîka ou quelle que soit la ou les intervenants, vont toutes affaires cessantes, avaler l’Huile de Ricin, tout en grimaçant mais, en faisant le sacrifice
    de maintenir coûte, que coûte, la Grèce dans l’Euro.
    Allons-y et, qui veut bien prendre les Paris ???????


    • Gregoire Le 20 juin 2015 à 16h37
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      Vous avez peut être raison…mais cette Troïka parasite ne veut surtout pas d’un autre Islande. Alors dans un premier temps ces organisations non élues vont sans doute remettre du fric mais dans un deuxième temps je miserais plutôt sur un coup d’Etat, un accident d’avion, une révolution colorée etc… dans un futur proche en Grèce. J’ai le souvenir d’Allende, de Saddam Hussein ou de Kadhafi etc qui ne voulaient pas se soumettre… à l’Ordre Parasite Occidental et ces millions de morts et victimes de ces ingérences hypocrites n’ont pas refreiné les délires des patrons de cette troïka.


  16. guigui971 Le 20 juin 2015 à 16h59
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    Bonjour,
    Vous dites, à juste titre “Le résultat pour la zone euro, c’est une croissance inférieure à celle des Etats-Unis, ”
    Mais sans aller si loin, regardez simplement la croissance entre les 11 pays de la Zone Euro (ZE) et les 9 pays de l’UE qui n’ont pas l’Euro : Les pays hors ZE ont une meilleure croissance ! Cela suffit à dire qu’il y a un problème rien qu’avec l’Euro.
    Même chose avec le chômage ZE/HZE !


  17. Valouchkaïa Le 20 juin 2015 à 18h03
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    Laissez moi rire avec les réparations de guerre ! L’auteur de ce texte n’a pas l’air de savoir que les fameuses réparations de guerre ont été abandonnées par les français dès le début des années 20 à la faveur des plans Dawes et Young ! Que cela a été acté pa


    • naulot jean michel Le 20 juin 2015 à 18h55
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      Il fallut attendre l arrivée au pouvoir d Hitler en janvier 33 pour qu un terme soit mis aux réparations. Le débat sur les réparations a été très violent en Allemagne sous Bruning en 30-32. Les plans et moratoires Dawes, Young et Hoover ne modifiaient que très marginalement les montants des réparations et n ont en plus pas été appliqués en raisons des divisions entre vainqueurs. Bien cordialement. JM N


      • Valouchkaïa Le 20 juin 2015 à 20h26
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        La BRI a été créée dans le cadre du plan Young en 1930 ; son rôle officiel proclamé était de régler les “modalités des réparations de guerre” mais a, en réalité été celui de liquider lesdites réparations de guerre de façon à s’assurer que l’Allemagne puisse effectivement s’acquitter des intérêts dus en vertu des prêts accordés par la BRI. Lisez les excellents ouvrages d’Annie Lacroix-Riz.
        Je signale au passage que cette merveilleuse invention financière qu’est la BRI a récemment (2012) fait des petits à la faveur de la crise bancaire et grecque : les statuts du MES sont une réplique de ceux, parfaitement scélérats, de la BRI. Cela n’augure rien de bon pour l’avenir…


      • Valouchkaïa Le 20 juin 2015 à 20h31
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        Le sort effectif des réparations de guerre a été scellé par les représentants des oligarchies françaises, allemandes et américaines lors de la négociation de ces plans dans les années 20. Il y a toujours un écart entre le moment où la décision est prise par les oligarques qui nous contrôlent et où cette décision est effectivement mise en œuvre.


  18. arthur78 Le 20 juin 2015 à 18h10
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    La conseillère du president Laurence Boone était au Bilderberg du jeudi 11 juin
    on la voit ici croisant un autre participant Francais a l’aeroport
    https://www.youtube.com/watch?v=Sk82nfsBX4c

    Quelques jours plus tard elle était avec Macron pour discuter de
    l’avenir de la Zone Euro

    Vincent Aussi work at @FranceSrrategie
    Avec @EmmanuelMacron pour discuter l’avenir de la zone €. @Bruegel_org 10°Anniv @pisaniferry @Strategie_Gouv @GuntramWolff @LaurenceBoone

    http://www.strategie.gouv.fr/evenements/une-nouvelle-etape-lunion-economique-monetaire

    Pisani Ferry y était, l’exemple américain mais oui bien sur …

    @pisaniferry Jun 18
    La grande divergence entre territoires : exemple américain, questions pour la France. Mon papier
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/06/17/changer-la-societe-avec-les-rencontres-du-monde-a-montpellier_4656309_3224.html

    il parait que l’austérité n’est pas la raison du désastre

    http://www.strategie.gouv.fr/actualites/lausterite-nest-cause-desastre-monde

    Alors qui ,peut être que Guntram Wolff (Bruegel) a une idée ?

    @GuntramWolff 22h22 hours ago View translation
    The Russian pipeline waltz | Simone Tagliapietra and Georg Zachmann at Bruegel
    http://www.bruegel.org/nc/blog/detail/article/1651-the-russian-pipeline-waltz

    Les Russes, mais oui bien sur …


  19. Valouchkaïa Le 20 juin 2015 à 18h10
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    Par les plans Dawes et Young qui ont permis la création de la BRI/BIS. BRI qui a remplacé les “réparations de guerre” dues aux victimes françaises par des prêts ad vitam æternam faits par l’oligarchie financière à l’Allemagne, que les nazis ont utilisés pour se réarmer ; prêts que l’Allemagne nazie d’Hitler a remboursé rubis sur l’ongle jusqu’en 1944. Je recommande fortement aux lecteurs de ce blog de lire les excellents ouvrages l’histoire d’Annie Lacroix-Riz afin de connaître la véritable histoire et non les inepties racontées par les vainqueurs dans les livres d’histoires scolaires.


  20. Valouchkaïa Le 20 juin 2015 à 18h19
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    Quant aux traités européens, ils s’apparentent en effet à des traités de commerce, de libre-échange et ne sont nullement des traités européens mais des traités ajustant la traite des européens aux desiderata de l’occupant américain, lequel n’est autre que l’oligarchie qui a pris le contrôle du pouvoir politique aux états unis lors de la création de la Fed en 1913. Sur la construction européennes vous pouvez aussi consulter un livre d’Annie Lacroix-Riz “aux origines du carcan européen”, pour le plus grand avantage de votre compréhension des évènements historiques. Les héros proclamés Schumann et Monnet n’étaient que de vulgaires agents de l’oligarchie américaine, dûment rémunérés pour les grands services qu’ils ont rendu. L’UE ne vise qu’une seule chose : la disparition de toute velléité de résurgence de compétiteurs géopolitiques ; c’est la raison pour laquelle l’UE a pour objectif la disparition des Etats-nations, de leur monnaie, de leur cohésion interne, de leurs patrimoines publics et de leurs agents qui ne doivent plus être d’Etats. Au programme, disparition des services publics, affaiblissement de la langue vernaculaire, morcellement du territoire… Il vous en faut encore pour aimer l’UE qui vous veut du mal depuis le début ?


    • Valouchkaïa Le 20 juin 2015 à 19h21
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      Erratum : langue véhiculaire pas vernaculaire


  21. Andrea Le 20 juin 2015 à 19h02
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    Un test pour l’UE sera les sanctions contre la Russie.

    Enormément de parti pol., de dirigeants, d’entreprises, de communauté biz, et même de ‘pays’ de par la bouche de leur gouvernants sont contre, sans parler de l’opinion publique.

    Je pense que tous à Bruxelles (Parlement EU etc.) ont été soumis à des pressions, un lobbying *brutal*, des menaces, etc. pour voter la continuation des sanctions. (Jusqu’à janvier 2016.)

    Cette digue là est prête à sauter, cela tient sur le bout du fil.

    Certains pensent que les sanctions sont de toute manière en train d’évaporer sous coupe, car comment sont-elles respectées par les USA p. ex?

    Le commerce USA-Russie a augmenté, -lien-, marginal certes au départ, avec l’Europe une forte baisse, les sanctions sont des sanctions contre l’Europe, que marginalement contre la Russie … Les grand groupes en énergie, Total, ENI, Gazprom en Russie, c’est comme d’hab, ou plus ou moins (sans discuter de South Stream – Turk Stream etc.)

    Les sanctions ont été imposées par les USA, pour couper l’Europe de la Russie. Quel pays de l’UE sera le premier à s’opposer aux sanctions contre la Russie au Parlement EU?

    Un seul suffirait à ouvrir une petite digue.. En marge, un pays seul n’a plus la souverainté de prendre position, tout cela est renvoyé au Parlement UE.

    Tout le monde espère qu’ils pourront contourner sans dommage géo-politique (face aux USA.)

    Forbes, plus mainstream on meurt.

    http://www.forbes.com/sites/kenrapoza/2014/07/04/u-s-exports-to-russia-rise-despite-tensions-minor-sanctions/

    sur gazprom (un exemple), anglais

    http://russia-insider.com/en/business/what-sanctions-gazprom-build-two-new-gas-pipelines-germany/ri8133


  22. odile bernard schroder Le 20 juin 2015 à 20h28
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    je vois que, comme tout les sites “indépendants ” il y a une rétractation du discours … “dedefensa ” et autres, J sapir a mis 2 ou 3 jours pour répondre a la situation, et c’est une diagonale …”Nous devrions etre tous “pour la sortie de laGrece” lisez attentivement les blogs et, la question se pose
    Aujourd’hui je travaillais dans un vide grenier de Paris, zt jz vous assure que les réactions des gens étaient bien plus clair que tout les blogs réunis …… Alors je ne comprends pas.
    Ceci dit, je crains que l’impact géopolitique ne fasse revenir (via les us ) l’euro a de plus grande largesse éco via la Grece …pas de sortie mais une continuité dans le chaos …..c triste


  23. aleksandar Le 20 juin 2015 à 21h54
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    Merci
    mais pouvez vous etre plus précis sur la réaction justement de ces gens ?
    Pour la sortie de la grece de l’euro, contre ?
    Cordialement


  24. Christian Le 21 juin 2015 à 02h43
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    La situation en Grèce n’est pas vraiment une question politique ni économique. Au lieu elle ne vise qu’à une seule chose: La Garantie (ou Caution) – Collateral en anglais.

    Pour les grandes banques Européennes, la dette souveraine d’une nation EUROPÉENNE (la Grèce par exemple) est la Garantie qui soutient des centaines de trillions d’Euros de valeur du commerce de produits dérivés.

    Pourquoi ce théâtre sur la Grèce… Un pays dont le PNB est juste 2 % de la zone Euro?

    Car quoi qu’il arrive à la Grèce, cela sera utilisé comme modèle pour bien plus larges problèmes AKA
    L’Espagne et l’Italie.

    L’Espagne et l’Italie, par comparaison ont €1.78 et €1.87 trillion de dette extérieure.
    Cela représente un sacré colateral en danger au cas d’un krach des obligations d’un ou l’autre pays.


  25. Louis Sto Le 21 juin 2015 à 18h29
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    Je pense que la Troika va virer les Grecs de L’UE, pour une seule raison, parce que ce gouvernement Grec à décidé qu’il ne voterait pas le TAFTA, et comme pour eux c’est impératif et qu’il faut l’unanimité pour le vote il n’hésiteront pas.
    Il y a trois solutions,
    la première les faire changer d’avis, mais ils se rendent compte que ce sera très difficile,
    il reste deux solutions, changer de mode de vote pour adopter le TAFTA, mais là aussi il faut l’unanimité (bien qu’ils ne soient pas à ça près)
    et enfin les viré de l’EU, puisque apparemment ce sont les seuls aujourd’hui qui disent ne pas voter pour, là aussi il n’y a aucun article pour les virer, je me demande comment il vont s’y prendre.


  26. Un naïf Le 21 juin 2015 à 18h33
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    Grèce : milliardaires et multinationales se partagent le gâteau des privatisations

    http://www.bastamag.net/Grece-milliardaires-et


    • Valouchkaïa Le 22 juin 2015 à 14h07
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      Et ce n’est pas fini : ils vont bientôt à la faveur conjuguée du grand marché transatlantique et du défaut de la Grèce se partager tous les actifs tangibles d’Europe => les con-tribuables vont payer pour le défaut grec, ce qui va permettre de les assécher définitivement. Parallèlement, nous auront le grand projet transatlantique et très probablement l’avènement de théories scélérates telles que “la propriété économique” = alors enfin, l’ère des féodalités économiques pourra vraiment débuter. Tous esclaves de l’oligarchie, esclaves consentants car dûment avertis et passifs, passifs jusqu’à la mort…


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