Suite du billet sur la météo des taux souverains

France / Allemagne

Il y a depuis l’été 2011 un net décrochage entre nos deux pays, inquiétant (plus d’un point désormais, en faveur de l’Allemagne).

Observons l’évolution de l’écart entre la France et l’Allemagne :

Spread taux france allemagne

Spread taux france allemagne

Spread taux france allemagne

La tendance est claire, et pas à notre avantage… Cela signifie que la France a perdu DE FAIT son AAA en septembre 2011. La perte effective le 13 janvier dernier n’a donc pas été une surprise pour les lecteurs de ce blog…

Comme je l’ai expliqué précédemment, cette dégradation de notre pays n’a pas été le fait des “irresponsables” agences de notation, elles ont fini  par refléter la “vérité” des marchés. Ce n’est encore que la phase I : les taux allemands ont baissé, les nôtres sont restés stables. La phase II, prochaine, va consister en la forte hausse de nos taux – et donc du coût de notre endettement… Mais pour le moment “Tout va bien”.

C’est pour cela que je dénonce souvent la complaisance de ces agences : notre note est toujours bien trop bonne, cet “altimètre” est donc faussé, ce qui est dangereux. Cela nous procure des taux d’intérêts trop bas, donc on s’endette “à pas cher”, ce qui va se révéler explosif quand, fatalement, les taux vont remonter pour refléter la réalité. À ce moment-là, on aura un énorme stock de dette qui va brutalement coûter beaucoup plus cher – défaut assuré…

Italie / Allemagne

Observons alors l’évolution de l’écart entre l’Allemagne et l’Italie – la nouvelle bombe à retardement, avec l’Espagne… :

Spread taux italie allemagne

Spread taux italie allemagne

Big “problème pour l’Italie donc, “too big to fail”. La détente observée est très limitée, et ne sera pas durable…

À 500 Md€, l’effet tranquillisant de la piqûre de la BCE est très onéreuse… Je dénonce depuis des mois les apprentis sorciers des banques centrales. On a ici mis en danger la BCE pour gagner 2 mois de calme sur les taux, c’est vraiment brillant – bravo les artistes…

Je rappelle simplement mon billet de novembre :

“La suite me semble programmée : Berlusconi va démissionner, les taux vont rebaisser, un peu, pendant 2 mois, puis remonter. Le gouvernement va alors paniquer, et prendre des mesures très impopulaires et inefficaces. D’où agitation sociale probable, problèmes politiques, etc… Et taux en hausse, donc !”

Suisse / Allemagne

Terminons par un coup d’oeil vers la Suisse :

Spread taux suisse allemagne

On observe que depuis 7 ans, l’écart de taux est resté entre 1 et 1,5 %.

Les prochains mois vont probablement voir une rapide hausse des taux allemands, avec la possible dégradation du pays. Ce plafond de 1,5 % devrait finir par être crevé…


dessin cartoon euro

dessin cartoon Grèce

dessin cartoon euro

55 réponses à 0942 Écarts de taux souverains – Avril 2012

  1. Marcel Le 22 février 2012 à 08h00
    Afficher/Masquer

    Cela me semble manquer d’Anglais dans le discours. J’ai le sentiment que les anglais y sont également pour quelque chose. Depuis des siècles les anglais ont fomenté en Europe beaucoup de guerre en manipulant les adjoints aux monarchies ou les seconds rôles des Républiques. Le but était de toujours préserver leur Etat d’un risque d’affaiblissement.
    Leur stratégie semble fonctionner une nouvelle fois, car l’Europe s’enfonce à l’avantage des courtiers de la City et de New York… cela me fait penser du coup que
    les deux Bablylones existent bien.


    • Ilmryn Le 03 mars 2014 à 10h19
      Afficher/Masquer

      Marcel: “J’ai le sentiment que les anglais y sont également pour quelque chose.”

      Aah, les sentiments qui nous ont donnés les meilleurs heures de la connaissance. :mrgreen:

      Cela dit dans les FAITS, la FED et le gouvernement américain par leurs manipulation des taux entre 2004 et 2008 et la manipulation des lois bancaires (CRA, community reinvestment act) sont bien responsable de la crise des surprimes en faisant exploser les prêt N.I.N.J.A. qu’ils avaient promus. Les mêmes ont ensuite sauvé les banques dont une des plus grosse (Fanny & Mae) était d’ailleurs un organisme piloté par l’état.

      Là vous avez bien de l’anglais. Mais la cause c’est bien le mythe keynésien du pilotage de l’économie, la “présomption fatale”. Et les USA continuent avec le Q.E.

      Après, pour la situation de la France, 40 ans d’étatisme de dépenses et de régulation effrénée ont tuée l’économie et creusé une dette ubuesque. Les surprimes ont juste été un coup de pouce,la faillite est inévitable sur cette trajectoire.


  2. Patrick Luder Le 17 avril 2012 à 05h18
    Afficher/Masquer

    Voir ses taux souverains augmenter en cas de problème,
    C’est LE problème, c’est LA source de la chute d’un pays.
    Les taux souverains ne pourront plus être laissés au libre marché !
    Le libre marché financier à montré ses aberrations avec les crises …
     
    … et les plus inconscients crient encore et toujours
             au retour de la croissance impossible !


    • chris06 Le 17 avril 2012 à 07h50
      Afficher/Masquer

      Autrement dit, voir monter la température indiquée par le thermomètre est la cause du réchauffement de l’endroit où il se trouve…


      • Patrick Luder Le 17 avril 2012 à 11h39
        Afficher/Masquer

        Tu as raison chris06, mon post peut prêter à confusion,
        Les taux à 10 ans concernent les futurs (nouveaux) emprunts d’Etat.
        Il est être normal qu’ils augment :
        ° pour les états déjà trop endettés.
        ° pour les états dont la solvabilité devient problématique.
        Cela devrait être un espèce de frein à l’endettement.
        Mais lorsque l’Etat est obligé de continuer à emprunter à des taux exorbitants,
        Le problème devient toujours plus problématique / effet de levier – faillite.
        C’est cet effet de levier – faillite avec les taux souverains,
        qui finiras de pousser les Etats Européens dans le précipice.
         
        Il est à rappeler que le problème premier n’est pas un taux d’intérêt trop haut,
        mais un endettement toujours plus fort, permanent et non justifié…
         
        Les pays Européens vivent au dessus de leurs moyens,
        c’est de l’irresponsabilité => condamnable !


        • Patrick-Louis Vincent Le 17 avril 2012 à 17h03
          Afficher/Masquer

          “Il est à rappeler que le problème premier n’est pas un taux d’intérêt trop haut,”

          Si, tout de même! Si les états pouvaient emprunter à 0% après de la banque centrale, le problème de la dette n’existerait pas. Je rappelle que la France a payé autant d’intérêts aux banques que le montant de sa dette actuelle. Le problème est donc bien le fait que les états sont obligés d’emprunter avec intérêts. 


          • Patrick Luder Le 17 avril 2012 à 17h41
            Afficher/Masquer

             
            PLV => ??? ça va pas le chalet ???

             
            La dette serait bien vite multipliée par 100 avec un taux à zéro !!!

             
            Il est impossible de vivre en dessus de ses moyens à long terme …
             
             

            Décidément, je ne reconnais plus personne dans ce blog 🙂


          • chris06 Le 17 avril 2012 à 18h31
            Afficher/Masquer

            combien de fois faudra il expliquer qu’un Etat qui emprunte auprès de la banque centrale c’est de la foutaise, des histoires qu’on raconte aux enfants pour les endormir…

            qui est le seul et unique propriétaire de la banque centrale? L’ETAT!

             l’Etat ne peut s’emprunter à lui même, personne ne le peut.

            Un Etat qui emprunte à sa banque centrale, quel que soit le taux d’intérêt (ça n’a pas d’importance puisque tous les bénéfices de la banque centrale reviennent dans les poches de l’Etat), ça s’appelle faire tourner la planche à billets.

            Et quand les billets ne sont plus adossés à quoi que se soit (pas comme avant 1971 quand la Banque de France devait maintenir une quantité d’or ou de dollars en réserves correspondant à la base monétaire émise) la banque centrale peut imprimer autant de billets que désire l’Etat, puisque cela ne coûte rien, l’Etat n’a même plus besoin de lever des impôts puisqu’il peut avoir autant de billets qu’il désire, et il ne faut pas croire aux miracles, mais ce genre de procédé ne marche pas bien longtemps.

            C’est pourtant pas bien compliqué à comprendre, non? 


          • Patrick Luder Le 17 avril 2012 à 18h48
            Afficher/Masquer

            @chris06 C’est faux, les intérêts ne sont pas du bénéfice … une partie compense l’inflation, l’autre est une rémunération des actifs mobilisés, (je sais pas pour l’Europe, mais ne tous en tous cas pour la Suisse.)

            Voici toutes informations sur le budget Suisse 2011 :

            http://www.efv.admin.ch/f/dokumentation/zahlen_fakten/finanzberichterstattung/budget.php

            http://www.efv.admin.ch/f/downloads/finanzberichterstattung/budget/2011/VA-Band1_f.pdf 

            http://www.efv.admin.ch/f/downloads/finanzberichterstattung/budget/2011/09-14-Voranschlag-Finanzplan-ROH-f.pdf   


          • chris06 Le 17 avril 2012 à 19h39
            Afficher/Masquer

            les intérêts que l’Etat paierait à sa banque centrale reviendraient dans les poches de l’Etat, à qui d’autre veux tu qu’ils aillent?

            L’Etat est le seul et unique propriétaire de la banque centrale, tu comprends ce que cela veut dire?

            Pourquoi me montre tu le budget fédéral suisse, cherche donc plutôt où passent les bénéfices de la BNS. 

            Tiens, tu parle anglais?

            Regarde qui touche les bénéfices de la FED : le trésor américain, pour 97,5%
            http://www.nytimes.com/2012/01/11/business/economy/fed-returns-77-billion-in-profits-to-treasury.html 

            Et en France, les bénéfices de la Banque de France reviennent à 100%% au trésor public

            Faut quand même pas être doté d’une intelligence surhumaine pour comprendre que si l’Etat paie des intérêts à sa banque centrale, ça part d’une poche pour aller dans l’autre!


          • Patrick Luder Le 17 avril 2012 à 20h12
            Afficher/Masquer

            intérêts ≠ bénéfices

             


          • chris06 Le 17 avril 2012 à 20h26
            Afficher/Masquer

            ben bien sûr, puisqu’une banque tire ses bénéfices des intérêts qu’elle reçoit, auxquels elle doit soustraire ses frais de gestion, coûts de structure et les pertes éventuelles de non recouvrement…
            Mais ça c’est le cas d’une banque lambda et d’un client lambda

            Maintenant réfléchi un petit pu plus loin, que la banque centrale fasse payer à l’Etat 0%, 1% ou 5% d’intérêts sur les billets qu’elle imprime pour régler ses dépenses, quelle différence cela aura t’il? 


          • Patrick-Louis Vincent Le 18 avril 2012 à 08h18
            Afficher/Masquer

             
            “Si les états pouvaient emprunter à 0% après de la banque centrale, le problème de la dette n’existerait pas. ”
            “C’est vrai. On aurait juste un énorme problème d’inflation”

            Oui, Olivier, bien d’accord ; comme on l’a connu dans le passé. Cela permet des attérissages en douceur, alors que là, nous allons au crash ! 


          • Patrick-Louis Vincent Le 18 avril 2012 à 08h43
            Afficher/Masquer

            “C’est pourtant pas bien compliqué à comprendre, non? ”

            Ce qui n’est difficile à comprendre, c’est que, lorsqu’on emprunte à taux 0, il n’y a que la dette à rembourser. Lorsqu’on emprunte avec intérêts, l’on a la dette et les intérêts. Je le répète, la France a déjà remboursé la dette depuis qu’elle emprunte avec intérêts, rie que par le paiement des intérêts. . Au final, l’on paye 2 fois la dette.

            Pour répondre à Patrick Luder, il est faux de croire que l’emprunt avec intérêt limite l’appétit d’emprunt des états. C’est ce qui nous a été vendu dans les années 70, en nous disant que l’état était trop dispendieux et qu’en empruntant avec intérêts, l’état le serait moins. L’on voit le résultat.

            L’état, par nature, est toujours dispendieux. Il a toujours besoin de plus d’argent. C’est pourquoi, quel que soit le régime politique (république, monarchie, empire, dictature), il a toujours tendance à augmenter les impôts, et, quand ce n’est plus possible, à emprunter. Et quand il ne peut plus emprunter, à voler et à spollier (confiscation des biens, de l’or…). Et si ce n’est pas suffisant, il tue (Templiers) et fait des guerres de conquêtes pour s’approprier les richesses (Aztèques, Mayas, et, tout récemment, la Lybie).

            Peut-être comprenez-vous mieux pourquoi je suis pour la limitation de la puissance de l’état aux seules fonctions régaliennes (défense, police, justice, affaires étrangères).      


  3. Helios Le 17 avril 2012 à 05h55
    Afficher/Masquer

    A quoi sert l’Europe ? Il semble que la crise actuelle le montre.
    Alors que la dette extérieure de la zone euro ne se monte qu’à 17% de son PIB, les dettes extérieures des pays qui la composent représentent un pourcentage beaucoup plus élevé des PIB de ces pays. Comment cela est-il possible ? C’est simplement que les créanciers d’un pays sont répartis dans tous les autres.  L’avantage c’est que cela constitue l’illusion du “marché” contre lequel on ne peut rien puisque hors d’atteinte. Les institutions financières et les investisseurs (“les riches” pour résumer) disposent ainsi d’un paravent efficace. En effet si la dette était détenue à 83% par des créanciers intérieurs il y aurait toujours moyen de s’arranger (en forçant un peu la main d’accord…). La construction européenne semble justement faite uniquement pour éviter cela.
     
     


  4. BA Le 17 avril 2012 à 07h16
    Afficher/Masquer

    Deux économistes étatsuniens parlent de l’Europe. D’abord Paul Krugman le 15 avril 2012. Ensuite Joseph Stiglitz le 16 avril 2012.
     
    Paul Krugman fait le bilan de la crise en zone euro :
     
    Europe’s Economic Suicide.
     
    So it’s hard to avoid a sense of despair. Rather than admit that they’ve been wrong, European leaders seem determined to drive their economy — and their society — off a cliff. And the whole world will pay the price.
     
    Le suicide économique de l’Europe.
     
    Il est donc difficile d’éviter un sentiment de désespoir. Plutôt que d’admettre qu’ils ont eu tort, les dirigeants européens semblent déterminés à conduire leur économie – et leur société – au bas de la falaise. Et le monde entier en paiera le prix.
     
    http://www.nytimes.com/2012/04/16/opinion/krugman-europes-economic-suicide.html?_r=2
     
    Pour Joseph Stiglitz, l’Europe va droit dans le mur.
     
    «La seule bonne chose de l’année 2011, c’est qu’elle a été meilleure que ne le sera 2012», estime le prix Nobel d’économie. Si l’Europe poursuit ses programmes de restriction, «les années à venir seront vraiment dures».
     
    La situation en Europe préoccupe Joseph Stiglitz. «Les chances de résoudre le problème par de nouvelles économies sont proches de zéro», relève-t-il dans une interview donnée au Tages-Anzeiger. L’Europe est même «menacée à court terme d’une deuxième récession».
     
    La plupart des gouvernements européens épargnent, ce qui accentue le ralentissement économique, constate le chercheur et économiste américain. Et contrairement aux promesses faites, «on ne voit toujours pas poindre la lumière au bout du tunnel».
     
    «Il n’y a au monde pas un seul exemple qui montre qu’il est possible d’assainir un Etat malade en réduisant les salaires, les rentes et les prestations sociales», poursuit l’ancien prix Nobel. La croissance ralentit, les recettes fiscales baissent et la question de l’endettement n’est pas résolue, ajoute-t-il en substance.
     
    http://www.tdg.ch/economie/joseph-stiglitz-europe-droit-mur/story/26209042
     


    • François78 Le 17 avril 2012 à 08h10
      Afficher/Masquer

      «on ne voit toujours pas poindre la lumière au bout du tunnel».

      C’est normal car par souci d’économie, la lumière au bout du tunnel a été éteinte.  


    • chris06 Le 17 avril 2012 à 08h43
      Afficher/Masquer

      «les années à venir seront vraiment dures»

      oui, et qu’est ce qu’il faut faire, essayer de s’endetter encore un petit peu plus longtemps pour que ce ne soient pas les années à venir qui soient vraiment dures, mais les années d’après?

      Comment résoudre un problème de sur-endettement à la manière néo-keynesienne (Stiglitz, Krugman) : endettez vous encore plus!

      ” La plupart des gouvernements européens épargnent”
      Pour 2012, tous les budgets des gouvernements européens sont en déficit. C’est ce qu’il appelle “épargner” être en déficit?

      Deux soi-disant prix Nobel d’économie qui n’ont absolument pas vu venir la crise et qui prodiguent leurs conseils… mais endettez vous qu’ils disent, endettez vous toujours plus, vous finirez par voir poindre la lumière au bout du tunnel!
       


      • Christophe Vieren Le 17 avril 2012 à 09h18
        Afficher/Masquer

        @Chris06 : y a peut-être moyen de ne plus s’endetter car la dette, c’est quoi en France (et dans la zone Euro) : http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/files/graph1.png
        Plus on attend, plus ce sera pire : le désendettement à la grecque, à la portugaise, à l’irlandaise, à l’Espagnole, et bientôt à la française ne marchera pas car comme le dit Olivier 17 états insolvables même fédérés restent insolvables. Sauf, sauf … à leur rendre la création monétaire. Avec ou sans “règle d’or” est une autre question.
        Mais comme j’imagine mal un pouvoir fédéral pour la zone euro (qu’on me cite une entité politique sans langue commune, entre autres limitations), je crains que la zone euro n’a plus que quelques années (mois ?) à vivre. Cependant les créanciers (les marchés financiers comme on dit) ont tout intérêt à faire durer : en attendant ils empochent le pactole. Mais peu d’homme politique auront le courage de prendre la difficile décision : le défaut de paiement.
        Personne n’a encore eu ce courage en Grêce (Papandréou a bien tenté ou fait semblant ! Goldman Sachs l’a remplacé). C’est un peu comme la fermeture de Superphénix (1997), il aura fallu attendre 11 ans pour prendre la décision qui s’imposait. Il en faudra probablement bien plus pour fermer La Haque (50% des recettes de la Manche).
        Difficile pour des partis de gouvernement de reconnaitre leurs erreurs !!!
        Désolé Chris, mais je ne compte pas me saigner aux quatre veines pour honorer des dettes dont une large partie prend sa source dans des décisions que je n’ai pas soutenu (Loi 1973, Maastricht, Lisbonne, …). Surtout si les véritables responsables (aucun n’a encore été jugé me semble-t-il, aucun n’a encore décidé de réduire son train de vie. la quasi totalité de nos députés n’ont pas souhaité réduire leurs indemnités de 10% !) ne montrent pas l’exemple.
        Alors tu peux répéter en boucle que nous devons honorer nos dettes et réduire nos déficits publics mais surtout sans toucher à l’impôt car sinon tout le monde va partir.
        Je crains qu’il n’y ait pas de 3e voie que le peuple acceptera. En tout cas, j’espère bien !
        Ils ont joué , il sont perdu. Au moins le peuple ne sera pas le seul perdant. Car bien sûr il eut été préférable d’être moins cigale durant ces 30 dernières années étant donnée les conditions d’endettement structurel (et non conjoncturel).


        • Helios Le 17 avril 2012 à 09h32
          Afficher/Masquer

          La dette des uns c’est le capital des autres. 1377 milliards € dans les assurance-vie.
          C’est quand même bizarre de voir une population qui épargne et un état qui s’endette. Il n’y a qu’un seul moyen d’équilibrer cela.
           
           


        • Patrick Luder Le 17 avril 2012 à 15h22
          Afficher/Masquer

          « Avec ou sans “règle d’or” est une autre question. »
           
          Cristophe, si t’as un pneu crevé sur ton vélo,
          tu peux le gonfler tout ce que tu peux,
          avec un compresseur toujours plus gros si tu veux,
          Ton pneu restera inroulable …
           
          Il faut une fois s’arrêter, prendre le temps de la réparation,
          Démonter, chercher la panne, rebletzer ou changer de chambre à air,
          Mais attention encore au remontage,
          à ne pas pincer ou déchirer cette fragile membrane.
          Seulement lorsque tout sera mis testé et assuré,
          Tu pourras regonfler ton pneu et reprendre ta route …


        • chris06 Le 17 avril 2012 à 16h57
          Afficher/Masquer

          @christophe,

          “le désendettement à la grecque, à la portugaise, à l’irlandaise, à l’Espagnole, et bientôt à la française ne marchera pas car comme le dit Olivier 17 états insolvables même fédérés restent insolvables”

          oui, elles ne “marcheront” pas, mais s’endetter plus ne “marchera” pas non plus, faire tourner la planche à billets ne “marchera” pas non plus, faire défaut ne “marchera” pas non plus, car toutes les solutions mènent au même point:

          “les années à venir vont être vraiment dures”

          une fois qu’on a compris cela, on peut passer à autre chose et se poser la seule question qui compte vraiment, comment, en tant que société, devons nous affronter les temps difficiles?

          En nous tirailant entre des extrêmes, chacun de son côté cherchant des boucs-émissaires bien pratiques, les rouges et les bruns s’affrontant dans la colère, la violence et la haine pour en finir avec une guerre civile sans merci? Est ce cela que nous voulons vraiment?

          Pouvons nous éviter cela, nous serrer les coudes et voir le meilleur qui est en nous, la solidarité, la générosité, l’empathie, l’entraide, la coopération dominer cette période difficile que nous allons devoir affronter?


          • Patrick Luder Le 17 avril 2012 à 17h33
            Afficher/Masquer

            Ca fait plaisir à te lire, un peu de positif …
            … y a plusieurs chris06 ? 


    • Patrick-Louis Vincent Le 17 avril 2012 à 17h21
      Afficher/Masquer

      Je me méfie des analyses américaines, même quand elles émanent de deux économistes. Les Américains font pression sur l’Europe, et ce depuis 2009, pour que les états européens fassent comme eux : du quantitave easing. Les interventions d’Obama et de Geithner vont dans ce sens.

      Pour l’instant les européens ne suivent pas et font leur propre politique de rééquilibrage des budgets par la baisse des dépenses, prémisses à un désindettement. Si jamais ils réussissaient, les Américains seraient obligés de suivre. C’est tout le modèle américain, fondé sur le crédit outrancier, qui vacillerait.

      Même si la politique européenne n’a aucune chance de réussir sur le court terme, elle peut russir sur le long terme. Ce sera dur, oui! mais le jeu en vaut la chandelle. Je préfère le serrage de ceinture que la fuite en avant. Je préfère faire régime que de mourrir obèse. 


      • Patrick Luder Le 17 avril 2012 à 18h23
        Afficher/Masquer

        “Même si la politique européenne n’a aucune chance de réussir sur le court terme, elle peut réussir sur le long terme. Ce sera dur, oui! Mais le jeu en vaut la chandelle. Je préfère le serrage de ceinture que la fuite en avant. Je préfère faire régime que de mourir obèse.”
         
        @Patrick-Louis(d’or) Vincent
        Bravo de toutes les touches de mon clavier  (tic tic tic tic tic)
        Là on avance dans le bon sens !
         
        Il est non seulement nécessaire d’arrêter de vivre en dessus de ses moyens,
        Mais il faut arriver à un budget sécurisé et légèrement excédentaire,
        De manière à pouvoir faire face aux futurs problèmes “raz-de marée”
        Qui arriveront de manière inéluctable d’ici quelques décennies …
         
        Dans cette optique, on peut enfin commencer à comprendre que
        les actuelles crises des dettes souveraines sont une aubaine,
        de remise en question et de réflexion !
         
        Mais malheureusement,
        j’ai peu d’espoir,
        que se réalise,
        ce rêve,
        L


  5. chris06 Le 17 avril 2012 à 08h00
    Afficher/Masquer

    oui, c’est bien connu, 39 années consécutives sans un seul budget en équilibre, une bulle immobilière gigantesque qui  commence tout juste à exploser, un déficit du commerce extérieur qui n’arrête pas de grandir, la part des activités industrielles qui a été divisée par deux en dix ans, tout cela est de la faute de ces salauds d’anglo-saxons…


    • chris06 Le 17 avril 2012 à 08h07
      Afficher/Masquer

      Au passage, je vous précise que ces salauds d’anglo-saxons sont exactement dans le même bateau que nous!


    • Patrick Luder Le 17 avril 2012 à 15h34
      Afficher/Masquer

       
      “une bulle immobilière gigantesque qui commence tout juste à exploser”
       
       
       
      Chris06, attention à ne pas mélanger les constructions neuves et rénovations qui se font à prix coûtant (matériel + main-d’œuvre) avec une toute petite marge variant entre -3 (perte) et +3% … avec la vente d’ancien immobilier qui se fait en fonction de la liberté des marchés (offre et demande). Sauf des cas spéciaux tels que des surchauffes immobilières ou plus malsain encore la crise des subprimes (pousser les privés à s’endetter de manière inconsidérée) il n’y a pas de bulle immobilière, seulement un marché très fortement influencé par les taux hypothécaires … bien des personnes (et des banquiers) ne comptent malheureusement que ne possibilité de payer les intérêts et passent complètement sous silence l’amortissement de la dette, c’est encore une maladie de notre système financier, faire payer indéternum et toujours plus, sans se soucier de la dette  => seulement possible avec des cerveau malades !
       
       
       
      Le risque de l’immobilier est que la demande s’effondre …
       
      Pour qu’une demande s’effondre,
       
       il faut un effondrement de la population !
       
      Heureusement que le réchauffement climatique,
       
      Nous amènera bientôt des réfugiés par milliers   🙂
       


      • chris06 Le 17 avril 2012 à 17h27
        Afficher/Masquer

        la bulle immobilière gigantesque est SURTOUT dans le foncier.

        Là où j’habite, dans la région niçoise, mes parents ont acheté en 1973 un terrain constructible pour y bâtir  notre maison pour 35 000 Francs. Il y a 2 ans, le même terrain en face fut vendu 275 000 euros

        D’après l’INSEE, 1 Franc 1973 = 1 Euro aujourd’hui
        275 000 / 35 000  = 7,8

        Cela veut dire qu’au prix d’aujourd’hui mon père aurait pu acheter 8 terrains identiques en 1973

        ou aussi, (275/35/6,7) ^(1/37) = 1,113

        un rendement de 11,3% par an pendant 37 années

        Est ce quelqu’un peut m’expliquer pourquoi un terrain, un petit lopin de terre, sans rien y ajouter, a pu voir sa valeur multipliée par 8 en 37 ans en monnaie constante?

        Alors vous comprenez, quand j’entends certains parler de spéculation financière à court terme et tout le baratin habituel, j’ai envie de leur demander, et le foncier, qui a vu sa valeur multipliée par 8 en moins de 40 ans, vous en pensez quoi?

        Elle est bien là, la plus grosse bulle spéculative de tous les temps, dans le foncier, dans la terre de notre beau pays, et c’est pas du court terme.


        • Patrick Luder Le 17 avril 2012 à 18h07
          Afficher/Masquer

          Chris06, voici mon explication professionnelle,
          c’est en plein dans mon domaine !
          La vente de terrain est un pur marché libre,
          c’est le bon côté (autorégulant) du marché libre.
          Il n’y a pas de prix standard,
          c’est du marchandage agréé des deux côtés,
          le prix doit convenir et au vendeur et à l’acheteur.
          Terrain rare et demandé voit monter ses prix.
          Terrains libres et non demandé voit baisser ses prix.
          Il n’y a aucune bulle à ce niveau là,
          ce marché ne se fait pas à grande échelle,
          mais toujours objet par objet,
          étudié en profondeur à chaque fois.
          Le terrain est limité et déjà surexploité,
          (sauf dans le désert si le cœur vous en dit)
          Ses prix ne s’effondreront pas durablement,
          sauf si la zone en question est devenue inhabitable
          ou inexploitable … (autre sujet d’importance).
           
          Le problème à future se situe ailleurs.
          Un monde en déplétion verra son économie se relocaliser,
          culture vivrière, petit artisanat, services directs …
          Les villes sont trop souvent inadaptées
          à ces changements radicaux et révolutionnaires.
          Lorsque le temps de la décroissance viendra,
          il y aura migration des villes à la campagne.
          Les domaines qui font vivre deux personnes,
          seront appelés à en faire vivre au moins 200
          (je connais pas le chiffre exacte)
          Jean-Marc Jancovici est une des personnes qui à démocratisé ce sujet.
           
          Certaines villes se préparent avec intelligence à ces temps futurs,
          elles essaie de refaire des zones mixtes ou se côtoient,
          habitat(concentré) + travail + loisirs + culture vivrière …
          C’est le meilleur moyen d’utiliser le terrain à bon escient,
          en laissant encore une place de choix à la nature.
           
          L’urbanisme dans un esprit de développement durable,
          devrait être la priorité n° 1 des politiques actuels !!!


        • Patrick Luder Le 17 avril 2012 à 19h17
          Afficher/Masquer

          Ceci est une pure explosion de prix de l’immobilier, mais cette région attire toujours plus de monde et il n’y a plus de terrains libre ! Ce sera effectivement une bulle immobilière quand les marchés des matières s’effondreront, car cette région est spécialisée dans les commerces mondiaux (matières réelles), 20% du marché mondial voir la vidéo :

          http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/#/video/info/journal-19h30/3930253-la-valeur-des-appartements-et-le-nombre-de-proprietaires-augmentent.html


        • Patrick-Louis Vincent Le 18 avril 2012 à 08h09
          Afficher/Masquer

          Oui Chris, mais en 1973, la population était de 50 millions d’habitants. Aujourd’hui 65 millions. Et dans la région niçoise, la progression de population a été plus forte que pour la France entière ; un accroissement de population, souvent âgée et avec de bons revenus. Il faudrait regarder de plus près. Mais je suis certain que le foncier n’a pas progressé dans de telles proportions dans la Creuse ou dans les Ardennes, surtout les Ardennes, département sinistré et qui se dépeuple.

          N’oublie pas non plus que, dans les années 70, l’inflation était à 2 chiffres. Mes parents aussi ont acheté dans ces années-là. Mon père était ravi car le taux d’inflation était très au dessus de son taux d’emprunt. Comme les salaires suivaient l’inflation, son crédit ne lui a rien coûté. Moi, quand j’ai acheté, c’était l’inverse. Mon taux d’emprunt était supérieur à l’inflation ;mais nous avions quitté les 30 glorieuses.


  6. Fund_touch Le 17 avril 2012 à 10h08
    Afficher/Masquer

    Quelqu’un pour me dire pour quelle raison la courbe verte du troisième schéma (Evolution du taux d’intérêt de l’emprunt d’Etat à 10 ans de la France et de l’Allemagne) ne correspond pas à la courbe rouge du deuxième (Ecart de taux entre les emprunts à 10 ans de la France et de l’Allemagne (spread)) ? Coquille ou nuance que je n’ai pas saisie ? Merci 😉


  7. BA Le 17 avril 2012 à 11h52
    Afficher/Masquer

    Mardi 17 avril 2012 :
     
    L’Espagne a emprunté mardi 3,178 milliards d’euros en bons du Trésor à 12 et 18 mois, à des taux en très forte hausse, alors qu’elle prévoit d’emprunter en tout 5,5 milliards cette semaine sur les marchés, inquiets sur ses perspectives économiques et sa capacité à juguler son déficit public.
     
    Malgré ces inquiétudes, le Trésor, qui souhaitait lever de 2 à 3 milliards d’euros, se situe malgré tout légèrement au-dessus de l’objectif visé, a indiqué la Banque d’Espagne.
     
    La demande des investisseurs est restée très forte, dépassant 10 milliards d’euros.
     
    Mais l’Espagne a dû concéder des taux en très forte hausse sur les deux échéances : à 2,623% pour les bons du Trésor à 12 mois, contre 1,418% lors d’une opération similaire le 20 mars, et à 3,110% pour les bons du Trésor à 18 mois, contre 1,711% précédemment.
     
    http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-emprunte-3-178-milliards-d-euros-a-12-18-mois-taux-en-tres-forte-hausse-ddd184dbccd4373339ba6af2d0995dc0


  8. Patrick Juignet Le 17 avril 2012 à 19h21
    Afficher/Masquer

    Patrick Luder dit : ” La dette serait bien vite multipliée par 100 avec un taux à zéro !!! ”
    Je ne comprends pas cet argument qui est aussi celui d’Olivier.  Il suffit que la BCE limite  ses prêts et les assortissent de conditions. La BCE peut parfaitement évaluer la quantité d’argent à prêter. 


    • Fabrice Le 17 avril 2012 à 19h37
      Afficher/Masquer

      les propos d’Olivier, sauf erreur de ma part, s’expliquent à mon avis ainsi :
       
      disons année N
      entrées fiscale 200
      besoin fiscale 220
      emprunt 20 sur 10 ans
      année suivante pourquoi faire des efforts de restrictions nous empruntons à 0 et qu’est ce que 20 de dettes ?
       
      Année suivante
      bis repetitas les besoins non pas diminués emprunt de 20 
       
      en supposant que les prix et salaires n’ont pas augmentés au bout de 10 on se retrouve bien avec 200 d’emprunt global toujours pas remboursés et pourtant avec 0% d’intérêt, en plus du besoins de 20  toujours présent on doit rembourser une première échéance de 20 donc le besoin est désormais de 40 je vous laisse faire le calcul au bout de 20 ans.
       
      je sais c’est à désespérer car il faut être lucide tant que les 10 ans n’auront pas été atteint personne ne se sera soucié de la dette et quand la première arrive à échéance c’est trop tard pour corriger le tir ou au prix de gros sacrifice.
       
      Alors quand on sait  quel est le montant de l’endettement français c’est à désespérer pour nous un peu mais surtout pour les futures générations car Olivier à raison il n’y a pas de solution miracle.
       
       


      • Patrick Juignet Le 17 avril 2012 à 19h43
        Afficher/Masquer

        “année suivante pourquoi faire des efforts de restrictions”
        Parce que la BCE dira niet.
        Il est possible de réguler, c’est-à-dire fixer une quantité à ne pas dépasser en fonction du PIB.

        Inversement on constate que l’augmentation des taux n’empêchent pas l’endettement excessif.  


    • Patrick Luder Le 17 avril 2012 à 19h40
      Afficher/Masquer

      @ Patrick Juignet
       
      A taux à zéro conduit la monnaie à la valeur du papier.
      De la monnaie créée à partir de rien ne vaudra rien !
       
      A chacun son rôle :
      C’est à l’Etat et à lui seul de créer un budget qui tienne la route.
      A chacun son rôle et ses responsabilités !
      Et que les irresponsables soient poursuivis et condamnés …


      • Patrick Juignet Le 17 avril 2012 à 19h46
        Afficher/Masquer

        “A taux à zéro conduit la monnaie à la valeur du papier.”

        A ma connaissance la valeur de la monnaie centrale ne dépend pas des taux d’intérêts  


        • Patrick Luder Le 17 avril 2012 à 20h01
          Afficher/Masquer

          Une dette permente et immobile ne sert à rien.
          L’idée du taux à zéro c’est pour faire tourner la planche à billet.
          Soit faire de la dette sans penser à la rembourser. 
          Faire tourner la planche à billet à toute vitesse détruit la valeur de la monnaie …  


      • Patrick Juignet Le 17 avril 2012 à 19h51
        Afficher/Masquer

        “C’est à l’Etat et à lui seul de créer un budget qui tienne la route.”
        Certes mais c’est jamais le cas. Comment une telle irresponsabilité est elle possible. Je me la demande, mais elle est constante. Des sanction empêcheraient-elles les politiques de faire nimporte quoi ?    


      • Fabrice Le 17 avril 2012 à 20h00
        Afficher/Masquer

        comme cela déjà été dit ce n’est pas en fonction du PIB mais ne pas autoriser que l’endettement ne dépasse pas  aux maximum 25 % des recettes fiscales d’une année ou tout du moins que les remboursement ne dépasse jamais 25 des recettes fiscales (sachant que cela aurait demandé qu’on aurait déjà un effort ressenti part tous quand on aurait décidé de liquider la dette).
        mais bon la dette française étant ainsi faite :
         
        Dette française à fin mars 2011 : 1646,1 milliards d’euros, soit 84,5 % du PIB
         
        et que les recettes fiscales sont d’environ 250 milliards on voir le hiatus ingérable et la majorité des français l’ignore quand cela sera révélé, ça va faire mal. 🙁

         


        • Fabrice Le 17 avril 2012 à 20h05
          Afficher/Masquer

          et comme Olivier disait que le besoin s’élèverait à 300 milliards (de mémoire) on voit le problème tout de suite cette année.
           
          ps: help Olivier j’ai honte de relire mes interventions sans pouvoir les corriger
           
           


        • Patrick Juignet Le 17 avril 2012 à 20h08
          Afficher/Masquer

          @ Fabrice

          Des prêts à taux zéro ou faibles, dont la masse des remboursement ne dépasse jamais 25 des recettes fiscales serait une méthode d’une extrême simplicité et qui résoudrait bien des problèmes ?  


          • Fabrice Le 17 avril 2012 à 20h15
            Afficher/Masquer

            Dans le meilleur des mondes oui si l’on gère la dette d’une année sur l’autre sans jamais la laisser glisser.
             
            Hélas ce n’est pas le cas et désormais c’est trop tard car même en mettant 100% du pib (250 milliards) il faudrait 6 année fiscales avec plus d’armée, de police, de musée, d’administration, d’éducation, … 🙁
             
             


          • Fabrice Le 17 avril 2012 à 20h17
            Afficher/Masquer

            100% des recettes fiscales (pardon)


  9. BA Le 17 avril 2012 à 19h44
    Afficher/Masquer

    Mardi 17 avril 2012 :
     
    Lagarde propose une entité paneuropéenne de recapitalisation des banques.
     
    La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a proposé mardi de créer une entité supranationale européenne capable de recapitaliser les banques en difficulté. La Française n’a pas davantage creusé cette idée, n’expliquant pas comment cette entité serait financée, ni à quelle occasion elle interviendrait.
     
    http://www.romandie.com/news/n/_Lagarde_propose_une_entite_paneuropeenne_de_recapitalisation_des_banques19170420122107.asp
     
    Pour sauver le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce et l’Espagne de leur surendettement, les neuneus ont eu plein d’idées, toutes plus géniales les unes que les autres.
     
    1- La BCE a surchargé son bilan d’obligations d’Etat pourries. C’était une idée géniale.
     
    2- Le FMI a prêté des milliards au Portugal, à l’Irlande, à la Grèce. Le FMI a rajouté des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasaient déjà les Etats surendettés. C’était une idée géniale.
     
    3- La BCE a prêté 1018 milliards d’euros aux banques européennes. Avec cet argent, les banques européennes ont surchargé leur bilan d’obligations d’Etat pourries. C’était une idée géniale.
     
    4- Les neuneus ont créé un nouveau truc, le FESF, qui n’a pas d’argent. Le FESF a emprunté des milliards d’euros sur les marchés internationaux. Ensuite, le FESF a prêté cet argent aux Etats européens surendettés. Le FESF a rajouté des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasaient déjà les Etats surendettés. C’était une idée géniale.
     
    5- Les neuneus ont encore une fois créé un nouveau truc, le MES, qui n’a pas d’argent. Les Etats de la zone euro, qui sont tous endettés ou surendettés, se portent garants de ce nouveau truc pour qu’il prête de l’argent aux Etats européens surendettés. C’était une idée géniale.
     
    6- Aujourd’hui, le FMI a besoin de 600 milliards de dollars pour sauver les Etats européens surendettés. Alors le FMI va emprunter de l’argent. Les Etats-Unis, premier actionnaire du FMI, ont prévenu qu’ils n’apporteraient pas un seul dollar. Finalement, le Japon va prêter 60 milliards de dollars au FMI. Pour sauver les cinq Etats européens surendettés, c’est le pays le plus surendetté du monde, le Japon, qui va prêter 60 milliards de dollars au FMI. C’est une idée géniale.
     
    7- La reine des neuneus vient d’avoir une idée géniale mardi 17 avril. La reine des neuneus veut créer encore une fois un nouveau truc, l’EPRB, qui n’a pas d’argent. L’EPRB signifie “Entité Paneuropéenne de Recapitalisation des Banques”. La reine des neuneus n’a pas davantage creusé cette idée, n’expliquant pas comment cette entité serait financée, ni à quelle occasion elle interviendrait.
     
    Je sens que ça va encore être une idée géniale.


    • Patrick Luder Le 17 avril 2012 à 21h18
      Afficher/Masquer

       
      Ben oui, cela a été dit, écrit et protocolé,
       
      on fait tenir la cavalerie encore un peu,
       
      toujours dans l’optique du retour de l’impossible croissance.
       
       
       
      En attendant, la majorité des Etats Européens
       
      sont déjà techniquement en faillite,
       
      ils ne tiennent que grâce à une augmentation continue de leur dette,
       
      ils sont déjà dans l’impossibilité de payer leurs intérêts et amortissements.
       
       
       
      C’est vrai que quatre à cinq ans de forte croissance
       
      résoudrait pas mal de problèmes !
       
      Mais c’est physiquement impossible, car une forte croissance
       
      se retrouverait en moins d’une année, dans le mur de la limite des ressources.
       
      Et une forte croissance de la consommation est-elle seulement envisageable ?
       
      Qui peut encore consommer plus ? L’Europe ? L’Afrique ? L’Inde ? La Chine ? Les USA ?
       
       
       
      Alors, pourquoi continuer encore cette course impossible à l’endettement ?
       
       … questions politiques ?
       
       … en attendant la fin de l’orage ?
       
       … faute de savoir où on en est ?
       
       … faute d’une vision claire à court terme ?
       
       … itou pour le long terme ?
       
       
       
      Le pourquoi est simple et tient en un seul mot,
       => c’est par manque de courage !


  10. Salva Le 17 avril 2012 à 21h36
    Afficher/Masquer

    Le point de vue de Gael Giraud, chercheur au CNRS, sur la crise le l’UE. Très interressant.
    Lien Youtube: http://www.youtube.com/watch?v=Pg9jPXiu_Yo durée: 20 mn.
     


  11. renaud Le 17 avril 2012 à 21h52
    Afficher/Masquer

    Bon, la situation est assez critique. Puisque nous avons le choix entre fuite en avant et récession sévère (aucune des 2 solutions ne permettant de rembourser la dette), j’assume mon égoisme (instinct de survie pour ma famille si vous préférez) et je demande à Olivier :

    il serait très utile aux lecteurs de ce magnifique blog de bénéficier de conseils pour tenter de sauver une partie de leurs économies.  A quand un billet sur le kit de survie de l’épargne ?

    Merci de votre travail 


  12. Gus Le 19 avril 2012 à 14h33
    Afficher/Masquer

    Ainsi donc Olivier, vous pensez donc que l’Allemagne pourrait être dégradée dans quelques mois. Après tout cela serait normal, puisqu’elle est dans la même galère que tout le monde. La globalisation cela veut dire in fine la panade globale.
    Si cela arrive, je ne pourrais m’empêcher d’éprouver une certaine “Schadenfreude”, non pas à ‘encontre du peuple allemand, qui, après tout, subit les désordres du monde actuel lui aussi (cf le chômage caché et l’explosion de la pauvreté) mais des commentateurs franchouillards qui déversent à longueur de journée la haine de leurs pays, coupable de ne pas ressembler à ces germains travailleurs, disciplinés et obéissant. Il est fascinant de voir comment dans les périodes troublées, certaines choses assez malsaines remonte des profondeurs de l’inconscient.
    Mais ce n’est sans doute pas propre à la France. Souvenez de ce merveilleux film anglais “vestiges du jour”
    http://www.youtube.com/watch?v=9Tm3AT543YE&feature=related
     
     


  13. Vanessa Le 06 septembre 2014 à 17h22
    Afficher/Masquer

    Je pense que s’endetter est la dernière solution que l’on devrait choisir quand on a un problème. C’est juste une solution de facilité pour le présent, mais qui va compliquer le futur. Je pense que parfois gérer un Etat c’est comme gérer une famille. Quand on n’a pas d’argent, il ne faut jamais emprunter, mais réduire les dépenses. Cela vaut même si les enfants grognent. Ils ne sont pas conscients que ce qu’on fait est bien pour eux.


Charte de modérations des commentaires