Source : MC, le 10 janvier 2016.

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En novembre 2015, moins d’un an après les attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’Hyper Cacher, la France était à nouveau frappée par le terrorisme. Il est donc légitime de s’interroger sur les réponses de nos gouvernants : sont-elles adaptées pour contrer ce fléau jihadiste et limiter son essor ? Affirmons-le d’emblée : les États occidentaux ne peuvent combattre le terrorisme en bombardant des pays majoritairement musulmans (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie…), en protégeant les parrains étatiques des islamistes (Arabie saoudite, Qatar, Turquie…), et en soutenant secrètement des milices jihadistes pour renverser des dirigeants jugés hostiles (Mouammar Kadhafi, Bachar el-Assad…). Ce fut le principal message de mon article publié au lendemain des attentats du 13-Novembre. Depuis le blog Les-Crises.fr, cette analyse avait été diffusée sur les réseaux sociaux par des dizaines de milliers de citoyens indignés par ces politiques étrangères aussi dangereuses que schizophrènes. Ce diagnostic étant posé, il est impératif de proposer des remèdes pour combattre réellement le terrorisme, qui menace notre paix sociale et notre sécurité nationale. En effet, il est évident que les solutions mises en oeuvre par nos dirigeants ne sont pas les bonnes, en ce qu’elle ne remettent pas en cause le statu quo qui nous a précipités dans cette impasse. Par conséquent, dans un contexte d’instabilité globale et de tensions exacerbées, il est impératif :

1) que l’État interrompe le processus de constitutionnalisation de l’état d’urgence dans lequel il s’est engagé. Il s’agit d’une grâve dérive qui menace nos libertés fondamentaleset qui n’empêchera pas de nouveaux attentats, mais qui est particulièrement inquiétante au regard des précédents historiques européens. En effet, comme l’a récemment souligné dans Le Monde le philosophe italien Giorgio Agamben, « [o]n ne comprend pas l’enjeu véritable de la prolongation de l’état d’urgence [jusqu’à la fin février] en France, si on ne le situe pas dans le contexte d’une transformation radicale du modèle étatique qui nous est familier. Il faut avant tout démentir le propos des femmes et hommes politiques irresponsables, selon lesquels l’état d’urgence serait un bouclier pour la démocratie. Les historiens savent parfaitement que c’est le contraire qui est vrai. L’état d’urgence est justement le dispositif par lequel les pouvoirs totalitaires se sont installés en Europe. Ainsi, dans les années qui ont précédé la prise du pouvoir par Hitler, les gouvernements sociaux-démocrates de Weimar avaient eu si souvent recours à l’état d’urgence (état d’exception, comme on le nomme en allemand), qu’on a pu dire que l’Allemagne avait déjà cessé, avant 1933, d’être une démocratie parlementaire. Or le premier acte d’Hitler, après sa nomination, a été de proclamer un état d’urgence, qui n’a jamais été révoqué. Lorsqu’on s’étonne des crimes qui ont pu être commis impunément en Allemagne par les nazis, on oublie que ces actes étaient parfaitement légaux, car le pays était soumis à l’état d’exception et que les libertés individuelles étaient suspendues. On ne voit pas pourquoi un pareil scénario ne pourrait pas se répéter en France  : on imagine sans difficulté un gouvernement d’extrême droite se servir à ses fins d’un état d’urgence auquel les gouvernements socialistes ont désormais habitué les citoyens. Dans un pays qui vit dans un état d’urgence prolongé, et dans lequel les opérations de police se substituent progressivement au pouvoir judiciaire, il faut s’attendre à une dégradation rapide et irréversible des institutions publiques. » Ce parallèle historique dérangeant doit nous alerter, nous faire réfléchir et nous mobiliser dans la défense pacifique de nos libertés publiques et de nos droits fondamentaux ;

2) que l’État cesse de surveiller massivement et arbitrairement sa propre population – une politique démocracide, nocive et contre-productive. En effet, la légalisation et l’extension incontrôlée d’une surveillance de masse extrajudiciaire est avant tout favorable à des intérêts privés et étrangers, mais totalement inefficace pour empêcher des attentats – du moins selon la NSA elle-mêmele FBI ou l’ancien responsable du contre-terrorisme à la DGSE. Pour citer à nouveau Giorgio Agamben, « [l]a sécurité dont il est question aujourd’hui ne vise pas à prévenir les actes de terrorisme (…), mais à établir une nouvelle relation avec les hommes, qui est celle d’un contrôle généralisé et sans limites – d’où l’insistance particulière sur les dispositifs qui permettent le contrôle total des données informatiques et communicationnelles des citoyens, y compris le prélèvement intégral du contenu des ordinateurs. Le risque, le premier que nous relevons, est la dérive vers la création d’une relation systémique entre terrorisme et État de sécurité : si l’État a besoin de la peur pour se légitimer, il faut alors, à la limite, produire la terreur ou, au moins, ne pas empêcher qu’elle se produise. On voit ainsi les pays poursuivre une politique étrangère qui alimente le terrorisme qu’on doit combattre à l’intérieur et entretenir des relations cordiales et même vendre des armes à des États dont on sait qu’ils financent les organisations terroristes. » Dans ce contexte, comment pouvons-nous accepter que nos libertés publiques soient inutilement sacrifiées, alors que des réseaux jihadistes pourtant hostiles sont clandestinement soutenus par des puissances occidentales et leurs alliés pour renverser des gouvernements étrangers ;

3) que l’État cesse sans délai d’appuyer secrètement des factions extrémistes en Syrie, qui finissent par attaquer les populations occidentales et qui déstabilisent un nombre grandissant de pays. Diplomate au Quai d’Orsay jusqu’à son limogeage en décembre 2012, Laurent Bigot a récemment déclaré que « [l]e principe même de la diplomatie est de parler avec tout le monde, ce qui ne signifie pas, bien entendu, soutenir tout le monde.Bachar el-Assad est un tyran, mais ce n’est pas une raison pour soutenir le Front al-Nosra, équipé de missiles français notamment. Notre réponse à la barbarie, c’est soutenir une autre barbarie ? » En décembre dernier, le député (LR) et ancien juge antiterroriste Alain Marsaud m’avait affirmé qu’« il n’est pas sérieusement contesté qu’à un moment ou un autre l’État français a facilité les actions d’al-Nosra qui, je vous le rappelle, est une filiale d’al-Qaïda [en Syrie]. J’ai eu l’occasion de montrer à l’Assemblée Nationale des photos de combattants d’al-Nosra en possession de fusils d’assaut français. Il n’y avait bien évidemment aucune volonté du gouvernement français de voir mis en évidence une telle collaboration avec un groupe terroriste. Ainsi fut rejetée toute idée d’enquête parlementaire. »

L’abandon définitif de ces politiques secrètes aussi dangereuses que scandaleuses doit être décidé non seulement en France, mais également chez nos alliés occidentaux, tels que les États-Unis et la Grande-Bretagne. Et puisqu’ils sont les principaux financeurs du jihadisme, nos « alliés » du Golfe et de Turquie doivent eux aussi stopper ces politiques profondes de soutien clandestin au terrorisme. L’Union européenne autant que les États-Unis disposent de moyens de pression diplomatiques, juridiques, économiques, médiatiques voire militaires pour les contraindre de changer d’attitude à l’égard du jihadisme international. Ces moyens de pression m’ont été confirmés par plusieurs experts, dont un journaliste d’investigation particulièrement bien informé sur ces questions ;

4) que l’État priorise le renseignement humain et les actions judiciaires et policières pour combattre efficacement le fléau jihadiste. La « guerre contre le terrorisme » lancée par l’administration Bush à l’automne 2001 continuera d’enrichir une minorité de multinationales et leurs actionnaires, aux États-Unis comme en France. Néanmoins, cette militarisation obsessionnelle de la lutte antiterroriste ne pourra qu’amplifier le désordre mondial et la haine anti-occidentale. Les trois ouvrages de Peter Dale Scott traduits en français, dont le dernier vient d’être recensé par l’IRIS, le démontrent indiscutablement. Récemment, un expert du prestigieux Council on Foreign Relations a souligné que « [l]e problème avec cette politique de type “tuez-les-tous avec des frappes aériennes” est qu’elle ne fonctionne pas. Les officiels du Pentagone affirment qu’au moins 25 000 combattants de l’État Islamique ont été tués (…) En 2014, l’Agence Centrale de Renseignement (CIA) estima que l’État Islamique comptait dans ses rangs entre 20 000 et 31 000 combattants. Or, mercredi dernier, le colonel Warren a répété cette estimation de 30 000 miliciens. Voici un calcul qui résume cette campagne anti-Daech : 30 000 – 25 000 = 30 000. »

Comme l’a récemment déclaré l’ancien haut-fonctionnaire Pierre Conesa, « [o]n ne combat pas le terrorisme avec des moyens militaires. Un attentat est précisément destiné à provoquer une riposte. Cela ne veut pas dire que l’on ne doit pas répliquer, mais il faut y aller avec un calendrier de retrait. Il faut dire aux pays du Golfe : “La guerre sunnites contre chiites, on ne peut rien y faire. Le massacre des Kurdes, on peut tempérer, mais c’est à vous de régler le problème. Quant à la question d’Assad contre tous les autres, c’est votre problème.” Il faut arrêter de se voir comme des chevaliers blancs qui vont remettre de l’ordre dans une région. On peut accepter d’être facilitateur politique, mais en aucun cas belligérant. On a commencé par être anti-Iraniens, puis anti-Assad et maintenant on est anti-Daech pour défendre l’Arabie saoudite… Soyons sérieux ! Notre diplomatie est ridicule. » Le gouvernement français doit en tirer les conclusions qui s’imposent ;

5) que l’État réévalue ses alliances avec les principaux soutiens étatiques du fléau jihadiste, qui pourraient nous entraîner automatiquement dans de nouvelles guerres au Moyen-Orient. Selon le professeur Jean-François Bayart, « [à] partir des années 1970 ont été signés toute une série d’accords de défense entre la France et les Emirats arabes unis, puis le Qatar et dans une moindre mesure le Koweït, auxquels s’ajoute en outre un partenariat très développé avec l’Arabie saoudite de même qu’avec le Pakistan. Le propos des Français était avant tout commercial. Nous sommes alors dans le contexte des chocs pétroliers et d’un grave déficit de la balance commerciale de la France. Le premier objectif concernait ce que l’on appelle “les grands marchés”, dont l’exportation française est très tributaire, à l’inverse par exemple de l’Allemagne dont les exportations reposent davantage sur un tissu de petites et moyennes entreprises beaucoup plus dense et performant. Dans ces accords de défense, [il existe] certaines clauses secrètes et différées dans le temps. Ces clauses étaient “très engageantes” comme on dit dans le vocabulaire militaire français, c’est-à-dire qu’elles impliquent l’automaticité. Très concrètement, si demain il y a un conflit entre l’Iran et le Qatar, ces accords de défense stipulent l’intervention militaire automatique de la France. »

D’aucuns pourraient alors justifier ces politiques par des intérêts économiques majeurs, qui lient notamment l’Arabie saoudite et la France. Or, comme l’a récemment souligné l’expert en questions militaires Jean-Dominique Merchet, « la France se retrouve prise au piège de son alliance avec l’Arabie saoudite. Ce choix stratégique de première importance, jamais vraiment débattu, s’est renforcé depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée. Cette entente serait, dit-on, le prix à payer pour de mirifiques contrats. Pourquoi pas ? Sauf que ces promesses sont bien souvent comme [des] mirages dans le désert. Les exportations françaises vers l’Arabie saoudite restent dix fois moins importantes que celles vers… la Belgique ! Que l’Élysée, au nom du réalisme (socialiste ?), passe les droits de l’homme par pertes et profits est une chose. Mais son tropisme anti-iranien et pro-sunnite conduit lentement notre pays à l’impuissance diplomatique. Dans le conflit entre Téhéran et Riyad, la France est perçue comme l’adversaire de l’un et l’obligé de l’autre. Autant dire, hors-jeu. » Il est donc urgent que le gouvernement français abandonne ses sanctions économiques contre des États luttant réellement contre le terrorisme salafiste, tels que l’Iran et la Russie. Il faudrait alors se rapprocher de ces pays, notamment au plan commercial. Ce processusa été lancé avec l’Iran, et les perspectives d’une intervention militaire désastreuse contre ce pays s’éloignent durablement. Comme l’avait écrit Montesquieu, « [l]’effet naturel du commerce est de porter à la paix. Deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes : si l’une a intérêt d’acheter, l’autre a intérêt de vendre ; et toutes les unions sont fondées sur des besoins mutuels. » Cette solution, bien qu’imparfaite, est nettement préférable au pillage brutal des nations à travers la « stratégie du choc », comme on a pu l’observer en Irak ou en Libye ;

6) que l’État instaure un état d’urgence économique et social tout en interrompant l’état d’urgence sécuritaire qui détruit notre démocratie de l’intérieur, et dont le bilan est si maigre en termes d’efficacité antiterroriste que François Hollande s’est senti obligé d’engonfler les chiffres. Essentiellement, il faut mobiliser les ressources de l’État dans des plans de relance ambitieux, afin de favoriser l’emploi et de limiter ainsi les risques de radicalisation individuelle ou collective. Le « pacte d’urgence » qu’avait annoncé l’État français est un signe positif en ce sens, mais il sera loin d’être suffisant si l’on maintient des mesures d’austérité détruisant notre avenir au nom du dogme budgétaire des « 3 % », qui est « né sur un coin de table, sans aucune réflexion théorique ». Un état d’urgence socioéconomique – dont François Hollande a lui-même reconnu l’utilité dans ses voeux –, doit être financé par la collectivité, mais aussi en luttant contre l’optimisation et l’évasion fiscales des entreprises et des individus qui fuient la solidarité nationale. Ces pratiques menacent la stabilité de notre société, car elles engendrent un manque à gagner annuel de plusieurs dizaines de milliards d’euros dans les caisses de l’État. Parmi les solutions audacieuses pour lutter contre ces comportements malveillants, le député PS Yann Galut a suggéré « à son groupe de déposer une proposition de loi pour déchoir de la nationalité française les contribuables qui fuient leurs obligations fiscales. Faisant référence au départ de Gérard Depardieu qui rejoint, selon lui, Bernard Arnault et Johnny Hallyday “dans cette triste liste”, ces people “soustraient à la juste contribution leurs patrimoines astronomiques au mépris de la solidarité nationale”. (…) “Notre pays, dans l’effort historique auquel il soumet toutes les forces de la nation, ne peut tolérer un tel abandon de citoyenneté” (…). » À défaut d’adopter une mesure aussi radicale, le gouvernement devrait prendre exemple sur les États-Unis, qui assujettissent à l’impôt leurs expatriés.

Une autre solution innovante pour remédier aux déficits budgétaires chroniques de l’État a été proposée par le professeur de finance Marc Chesney : « Il s’agirait, comme le propose le financier zurichois Felix Bolliger, de taxer tous les paiements électroniques, comme les factures de restaurant… et pas seulement les achats d’actions ou d’obligations. En Suisse ces paiements sont de l’ordre de 100  000 milliards de francs par an. C’est énorme. Il s’agit d’environ 160 fois le PIB du pays. Il suffirait de prendre 0,2% sur chaque transaction pour obtenir 200 milliards, soit davantage que l’ensemble des impôts perçus en suisse, qui est de l’ordre de 170 milliards. Une telle taxe, si elle était introduite, pourrait théoriquement remplacer tous les impôts actuels et permettrait de simplifier le système fiscal. Cela pourrait délester l’économie d’activités qui lui sont néfastes comme le trading à haute fréquence. » Indépendamment de ces solutions, l’État ne peut poursuivre une politique austéritaire qui aggrave nos problèmes économiques et qui encourage la radicalisation de la population, alors que les multinationales du CAC 40 sont jugées « trop généreuses » à l’égard de leurs actionnaires et que l’exil fiscal est toléré. Le gouvernement ne pourra lutter contre l’extrémisme et le terrorisme en menant des politiques qui appauvrissent la majorité des citoyens ;

7) que l’État combatte par voie législative, règlementaire et judiciaire la surmédiatisation des actes de Daech et d’autres groupes ou individus terroristes, afin de mettre un terme au climat d’hystérie collective qui est imposé à la population française. Récemment, un instituteur a simulé une agression par un membre imaginaire de Daech, ce qui a engendré un emballement médiatique immédiat. Cet épisode regrettable doit nous faire réfléchir sur le rôle des médias dans ce climat de tension permanente, qui est préjudiciable à l’ensemble de la société, et qui encourage le passage à l’acte de déséquilibrés cherchant à médiatiser leur folie meurtrière. Comme l’a récemment soulignéle site TheIntercept.com, « [d]ans une interview à NPR (…) cette semaine, le Président Obama se plaint que les médias soient hyper-saturés par la couverture du terrorisme. “Si vous avez regardé la télévision ce dernier mois, tout ce que vous avez vu, tout ce que vous avez entendu concernait ces gars avec des cagoules ou des drapeaux noirs qui vont potentiellement venir vous attaquer”, a déclaré Obama. Les remarques du Président ont été rapidement condamnées par la presse de droite, mais les faits confirment ses déclarations. The Intercept a analysé la couverture de différents sujets par les chaînes d’information (…) et a constaté que le terrorisme est le principal sujet traité dans l’actualité. »

Dans ce même ordre d’idée, le géopoliticien Gérard Chaliand a déclaré que l’« [o]n ne montre pas en boucle, à la télévision, les images des cadavres et les familles, cousin après cousin, pour dire que les victimes étaient formidables. On dit qu’un bus a sauté et qu’il y a quinze morts ; point final. L’autre jour, je suis passé à la pharmacie et la pharmacienne me disait que les clients défilent, depuis le 13 novembre, pour prendre des calmants. Les gens se demandent ce qui va se passer ; ils ont peur. Les médias nous pourrissent la vie avec leur audimat. Ils rendent service à Daech ; ils font leur propagande : si je relaie six fois un crime de guerre de l’ennemi, je lui rends cinq fois service. C’est la société du spectacle. C’est minable. » Il semble donc indispensable de se questionner sur le rôle des médias dans la diffusion irréfléchie de la propagande de Daech, et de prendre des mesures concrètes pour limiter cette couverture médiatique nocive et disproportionnée ;

8) que l’État durcisse parallèlement sa législation pour combattre tout discours incitant à la haine des minorités ethniques, sexuelles ou religieuses, des migrants et des personnes vulnérables en général. Je songe notamment aux propos révoltants de Marine Le Pen, qui a promis d’« éradiquer l’immigration bactérienne ». Je pense également aux déclarations scandaleuses de Georges Bensoussan, qui avait affirmé sur France Culture que « dans les familles arabes en France, l’antisémitisme, on le tète avec le lait de sa mère ». De tels propos s’apparentent à des incitations à la haine, qui alimentent les tensions intercommunautaires et qui n’ont pas leur place dans le débat public. Comme l’a expliqué Gilles Kepel, la montée du jihadisme et celle du FN sont « deux phénomènes qui se ressemblent », et qui selon moi s’auto-alimentent du fait de leur surmédiatisation. Or, Monsieur Kepel a manifestement oublié que certains « pompiers pyromanes », qui ont été critiqués par le géopoliticien Pascal Boniface, jouent également un rôle actif dans la dégradation continuelle du débat public. Dans ce contexte de tensions exacerbées, je préconise une forme d’« état d’urgence médiatique » temporaire et encadré par le CSA, qui doit notamment imposer la mise en priorité des informations enrichissantes, positives et apaisantes dans les médias.

Un an après les attentats contre la rédaction de Charlie Hebdo, force est de constater que la liberté d’expression, lorsque l’on en abuse à outrance, est une source majeure d’aggravation des problèmes que nous subissons collectivement. Ainsi, la violence psychologique engendrée par la surexposition médiatique de discours haineux et d’actes de terrorisme doit être combattue en priorité, car ce processus amplifie les risques de guerre civile. En France, le droit à la liberté d’expression est garanti par l’article 11 de la déclaration de 1789, mais il est encadré par la loi. En effet, cet article prévoit que « [l]a libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi ». Cet article est le fondement denombreuses dispositions législatives et juridiques qui encadrent cette liberté, dont lesdiscours haineux ou les vidéos de propagande terroristes constituent des abus flagrants. Ces dérives doivent être plus strictement encadrées et limitées, car leur surmédiatisation place les citoyens dans un état de tension permanente. Ce phénomène menace le vivre-ensemble et la paix sociale, donc il est temps que les pouvoirs publics en prennent conscience ;

9) que l’État interdise le salafisme, qui est incompatible avec les fondements de la République et qui constitue le terreau du jihadisme violent. Il s’agit d’une question de sécurité nationale qui doit être considérée comme prioritaire. Comme le préconise l’ancien haut-fonctionnaire Pierre Conesa, « [i]l faut fermer les sites salafistes sans craindre de stigmatiser la communauté musulmane. Quand un boucher assassine sa femme, on ne s’interroge pas pour savoir si on stigmatise tous les bouchers ? Eh bien là, c’est pareil. Ces sites expliquent que l’on peut frapper sa femme ou que l’on devient un chien en écoutant de la musique, il n’y a même pas de question à se poser. C’est comme cela que l’on arrêtera le discours de la victimisation. Parallèlement, il faut adopter les mesures pour normaliser les relations avec la communauté musulmane et encourager, par exemple, la formation des imams et l’étude. » Mais comme Pierre Conesa l’a souligné dans une autre interview, il est impératif de « “désigner la cible”, car “c’est le seul moyen de faire comprendre que la composante musulmane de la société française n’est pas concernée dans sa totalité par ces comportements”. La cible, pour ce spécialiste des questions stratégiques internationales, a un nom : le salafisme. “Le salafisme est une idéologie propagée par l’Arabie saoudite dans les années 1980-90 pour lutter contre les Frères musulmans, qui avaient fait l’erreur de soutenir Saddam Hussein pendant la guerre du Golfe. Le salafisme, abondé par l’argent de l’Arabie saoudite, a propagé partout des mosquées avec des imams salafistes, y compris en Algérie, et nos amis algériens l’ont payé”. » Lutter sans relâche contre le salafisme en prenant soin de ne pas alimenter les amalgames et l’islamophobie est donc indispensable pour combattre efficacement le terrorisme ;

10) que l’État maintienne l’éducation dans ses priorités budgétaires. Néanmoins, il faut plus que jamais promouvoir une compréhension du monde qui fait défaut dans notre jeunesse, ce qui favorise la radicalisation et l’essor des « théories du complot ». Or, selon l’enseignant Bernard Girard, « [a]lors que les préconisations du socle [commun] faisaient de l’histoire un outil de formation proprement “humaniste” – car l’humanisme, ce n’est pas simplement un point du programme obligatoire à étudier avant la fin de l’année – on en revient aujourd’hui à un triste récit moralisateur, (…) à visée exclusivement identitaire, une sorte d’histoire sainte, en réalité une négation de l’histoire, dont l’objectif est de former des croyants, des fidèles mais sûrement pas des citoyens éclairés. En quelque sorte, une fabrique de l’obscurantisme. » Dans un article plus récent, il fustigeait un enseignement historique « recadré sur le pré carré national et l’histoire purement institutionnelle. (…) [A]rrivé à 15 ans, un jeune n’est donc pas censé savoir que le monde existe. » Un collectif de spécialistes, dont fait notamment partie l’historien Benjamin Stora, défend lui aussi un enseignement de l’Histoire moins romancé : « À cet élitisme conservateur s’ajoutent les peurs identitaires de ceux qui fustigent le dévoiement des programmes d’histoire. Car ce qu’ils redoutent est l’ensevelissement de l’identité française sous la repentance postcoloniale, l’ouverture à l’islam et le culte des pages les plus sombres de notre histoire… Outre qu’elles sont souvent infondées, comme on l’a vu, ces attaques traduisent une étrange conception de l’enseignement de l’histoire. Que recherche-t-on à travers lui ? Le développement de l’enthousiasme patriotique ou l’éducation d’un citoyen capable de s’orienter à la lumière des enseignements du passé ? Dans le premier cas, les programmes d’histoire devraient s’efforcer – et pourraient se contenter – de raconter une belle histoire. Dans le second cas, ils ont vocation à s’approcher de la vérité et à dissiper les fantasmes. C’est, selon nous, cette seconde version qui doit être privilégiée dans l’intérêt de tous. »

Au-delà de cette question de l’enseignement de l’Histoire, ce collectif souligne que l’« on n’accepte toujours pas de prendre en considération les pertes d’opportunité des élèves en difficulté, ou même des élèves moyens. Ce qu’il faudrait valoriser, c’est justement tout ce qui permet de combattre l’échec scolaire. » L’éducation doit donc rester une priorité du gouvernement, et la lutte contre l’échec scolaire doit être repensée et intensifiée. Pour prévenir au plus tôt la radicalisation des jeunes, il faut susciter le développement de l’esprit critique et d’une curiosité intellectuelle permanente. Les risques de basculement vers l’extrémisme en seraient nettement réduits. En effet, toute personne éduquée, lorsqu’elle se retrouve face à des fondamentalistes, est culturellement mieux armée pour résister à leurs manipulations. Alors que la guerre et les politiques sécuritaires sont mises en avant pour répondre au terrorisme, l’éducation doit être une priorité pour combattre efficacement ce fléau.

Je continuerai de développer ces axes de réflexion, étant convaincu que nous subissons de trop nombreuses urgences socioéconomiques, et que celles-ci suscitent différentes formes de radicalisation. Nos gouvernants le reconnaissent mais, au lieu d’agir pour améliorer le sort de leurs administrés, ils maintiennent un état de guerre perpétuelle et ils affaiblissent notre état de droit après chaque attentat. Des solutions plus innovantes, audacieuses et durables doivent être mises en oeuvre. Et il est clair que les discours martiaux et démagogiques de l’Exécutif – pourtant accompagnés d’un faible engagement militaire –, sont des politiques aussi dangereuses qu’inutiles. « Dangereuses », car l’État expose la France à un péril terroriste encore plus grand en répondant à la violence de Daech par une surenchère militariste aux effets limités sur le terrain. « Inutiles », car lutter contre le terrorisme en bombardant des pays lointains dans lesquels nous n’avons aucune légitimité pour intervenir ne fera qu’attiser la haine anti-occidentale, et non tarir les sources de financement du jihadisme. Comme l’a récemment souligné le spécialiste Richard Labévière,

« Pour lutter efficacement contre les dollars de la terreur, inutile de bombarder Raqqa, Mossoul ou Alep. Il faudrait plutôt cibler Genève, Zurich, Lugano, la City, Monaco, les îles anglo-normandes, les Bahamas, les Vierges ou les Caïmans… pas forcément avec des Rafale mais à coup de commissions rogatoires. La difficulté majeure est qu’une fois celles-ci établies en bonne et due forme, les structures financières visées auront changé de forme, de conseil d’administration et de villégiature. Le manque de coopération et de détermination internationales est évident et, malheureusement, la dernière résolution des Nations unies en la matière risque bien de s’avérer aussi inefficace que les textes précédents adoptés, à l’époque, pour lutter contre le financement d’Al-Qaïda… »

J’ajouterais enfin que, pour combattre réellement le terrorisme, il est tout aussi vain et contre-productif de transformer notre démocratie certes imparfaite en un État sécuritaire néolibéral sans cesse plus inégalitaire et autoritaire. Néanmoins, je vais continuer de réfléchir à des solutions, et ne pas me contenter de critiquer ce dangereux triptyque qui nous est imposé par nos gouvernants : état de guerre perpétuelleÉtat profond normaliséétat d’urgence permanent.

Ainsi, je vous encourage à diffuser cet article aux médias, à vos élus et à votre entourage, tout en demandant des comptes à vos députés afin de mettre un terme aux politiques profondes exposées sur mon site, puisqu’elles déstabilisent le monde et menacent nos démocraties. Dans ce contexte difficile, et sachant que d’autres attentats nous menacent, restons unis derrière ce triptyque essentiel : Liberté, Égalité, Fraternité.

Source : MC, le 10 janvier 2016.

34 réponses à En 2016, l’État doit combattre réellement le terrorisme

Commentaires recommandés

Henri Tanson Le 12 janvier 2016 à 08h30

Plutôt qu’une énumération de bonnes idées, la question ne serait-elle pas d’essayer de comprendre à quel jeu jouent nos “dirigeants” ?
Ils ne sont pas si stupides que cela, de ne rien voir et rien comprendre…
Regardons la situation en face: nous nous croyons en démocratie mais en France, ce n’est plus qu’un mot vide de sens.
– Quand les électeurs votent contre, par référendum, leur vote est bafoué deux ans plus tard.
– À chaque élection, les électeurs n’ont pas d’autre choix que de voter pour un parti unique… (LRPSFN: même politique, à quelques nuances ou démagogie près)… Ce parti unique monopolise l’accès aux médias et les partis qui pourraient émerger sont systématiquement bâillonnés par des médias “aux ordres”…
– Le Parmement ne propose plus les lois, il ne fait que transposer ou adapter des injonctions de l’exécutif ou bien de Bruxelles.
– Les lois, comme par exemple la loi Macron, passent en force au moyen de l’article 49.3…
– Les libertés, qui sont à la base des Droits de l’Homme, de notre Constitution et de nos lois, sont sans cesse réduites pour des raisons douteuses.
– Nous n’avons plus droit à la vie privée; nous sommes espionnés jusqu’à dans notre intimité, sans vergogne…
– Avec cet état d’urgence, un innocent peut être abattu sur un trottoir sans que le peuple ne s’émeuve; il suffit de parler de présomption de terrorisme et on n’évoquera jamais plus les bavures policières…
– Notre gouvernement ne cherche pas l’unité du pays mais n’hésite jamais à crer des divisions en favorisant des minorités…
– Notre rôle sur la scène internationale devrait nous pousser à être un acteur de paix; au lieu de cela, et de par notre appartenance à l’OTAN, nous propageons la guerre et la haine ! Sans que notre Parlement qui est censé représenter le peuple, ne soit jamais consulté !
Etc…
Valls et Hollande n’auraient-ils pas décidé de se passer du peuple et d’installer une vraie et bonne dictature ?…
Ils ne s’y prendraient pas autrement.
Je dis ça…

  1. Guillaume Besset Le 12 janvier 2016 à 04h48
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    Beaucoup d’informations intéressantes et anti langue de bois dans cet article !
    Même si trop focalisé seulement sur les USs et l’Europe, et dénigrant le libéralisme alors que ce dernier n’est pas pour moi la cause des problèmes évoqués (au contraire il promeut toutes les libertés, pour tous et dans la limite d’autrui)


    • Jmi Le 12 janvier 2016 à 07h04
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      Hélas !
      mais : Où commence et où s’arrête “dans la limite d’autrui” ???
      Est-ce ce qu’il est capable de supporter sans réagir

      La baïonnette dans le sable à la recherche des mines….tant que c’est mou, on avance…
      ou ce qui est à moi est à moi et ce qui t’appartient peut faire l’objet d’une discussion….


    • ARDUS Le 12 janvier 2016 à 09h32
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      “au contraire il [le libéralisme] promeut toutes les libertés, pour tous et dans la limite d’autrui”.

      Sérieusement ? C’est pas vraiment l’image qu’il donne aujourd’hui dans les pays développés qui s’en réclament au prix d’un détournement du concept originel. Le néo-libéralisme actuel promeut plutôt les libertés de la caste des 1% des plus privilégiés, sans considération aucune pour les intérêts et les droits des 99% autres.


      • miluz Le 13 janvier 2016 à 10h58
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        ” Le néo-libéralisme actuel promeut plutôt les libertés de la caste des 1% des plus privilégiés, sans considération aucune pour les intérêts et les droits des 99% autres.”

        Si on cesse enfin de prendre nos dirigeants pour des imbéciles, il serait temps de se poser les vraies questions. Pourquoi leur est-il impossible de faire autrement?

        Dans notre cadre de réflexion, tout le monde appelle le “néolibéralisme” pour éviter d’affronter la réalité du capitalisme. Mais ce n’est que sa transformation obligée. Son adaptation nécessaire aux conditions structurelles dans lesquelles il plonge la civilisation industrielle. Marx l’a très déjà très longuement et très bien expliqué.

        Le capitalisme ne PEUT PAS être différent. Point.

        Tout simplement parce que ce n’est pas qu’un cadre économique et politique. C’est une “civilisation” à part entière. C’est un système de croyances. Dans lequel 100% des individus sont impliqués. 100% des individus veulent un salaire, de l’argent et des marchandises. Seulement, c’est trop difficile d’y renoncer, comme de réaliser que tout le monde est responsable de son entretien. Qu’en gros, cela ne suffira pas de se débarrasser de ceux qui ont entre leurs mains son accumulation délirante.

        Dites-vous bien que les gens qui détiennent le capital ne le dépensent pas. Ce n’est pas le leur, et il le savent. Ils n’en profitent pas. Pas plus que nous. Ils savent qu’il faut le réinvestir en permanence, et de façon de plus en plus éperdue, pour qu’il puisse continuer d’exister.

        Quand allons-nous détruire cet imaginaire? Pour l’instant, nous sommes submergés par nos contradictions, et par le sentiment de l’urgence, au point de ne même plus pouvoir réfléchir. Comme dit Lordon, comme des “lapins pris dans la lumière des phares”.

        On peut aller plus loin, sans prendre trop de risque, en disant que l’Etat terroriste est le seul avenir des institutions capitalistes. L’EI est notre futur à tous. Précurseur. Si nous n’en voulons pas, il n’y pas d’autre solution que d’en sortir.

        A commencer par les 1%, tout le monde le sait, mais refuse de voir la réalité en face.


  2. Episnon Le 12 janvier 2016 à 05h09
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    Tout cela relève du bon sens qui, hélas, semble être la chose la moins bien partagée par nos politiques. D’où la pertinence du tirage au sort à la Etienne Chouart, pour changer le système conçu pour se perpétuer (soumission générale à l’argent et au pouvoir afin d’avoir sa part du gâreau).

    On pourrait ajouter sortie de l’Otan, de l’euro et de l’Europe (non réformable). Audit des dettes et annulation des dettes illégitimes.
    Retour à la Monnaie pleine (interdiction aux banques de créer de l’argent ex-nihilo).
    Interdiction du Traiding Haute Fréquence, etc.
    Bref recouvrer une souveraineté nationale face aux puissances financières.

    Et aussi développer une agriculture biologique, mettre fin à l’obsolescence programmée, supprimer la publicité, redonner une indépendance à la presse, cours de musique à l’école, revenu de base universel, etc.

    Le mur est devant il suffit de le contourner. Il suffit de le contourner mais le mur est devant et nos élites ne semble pas même savoir comment tourner le volant, se contentant de jouer avec la pédale des freins et de l’accélération. De vrais manchots pour ne pas dire de parfaits imbéciles.


    • Gurney Le 12 janvier 2016 à 11h59
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      ma contribution à cette liste de souhaits:

      Fonctionnement démocratique:
      – Inéligibilité en cas de casier judiciaire
      – Modes de scrutin plus représentatif ( méthode Condorcet par exemple )
      – Limitations à 15ans de mandats publique maximum ( plus d’élus de “métier” )
      – Statut de l’élu raisonnablement protecteur pour un panel plus large de candidats ( pas uniquement fonctionnaires et professions libérales )

      Fiscalité:
      – Progressivité réelle de l’ensemble prélèvements+impôts ( et non dégressivité cf Landais / Piketty / Saez )
      Déplacement massif de la fiscalité:
      – Allégement des prélèvements sur le travail.
      – Hausse des prélèvements sur la consommation d’énergie, de matière premières et activités polluantes.
      – Hausse des prélèvements sur les enrichissements sans création de richesse ( plus value sur l’art, le foncier, l’immobilier, l’actionnariat court terme, héritages ).
      – Retour progressif et planifié vers l’équité. Exemple: à cotisation égale, retraite égale ( hors minima sociaux ), et CSG identique pour tous ( comment une CSG fonction du statut de retraité, donc de l’age, à pu passer le conseil constitutionnel??? )


      • Gurney Le 12 janvier 2016 à 12h08
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        J’ajouterai: “clause de moralité” pour les hauts fonctionnaires: plus de pantouflage dans les banques ou assurances pour “services rendus”. Plus d’ancien inspecteurs des impôts reconvertis en “conseillers fiscaliste”.


    • Eric83 Le 12 janvier 2016 à 15h38
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      Le changement radical que vous souhaitez – et que je partage – ne peut venir que de nous, le peuple, en dehors de toute la caste politicienne complice de la ploutocratie néolibérale, avec une vision claire : le respect, de la souveraineté du peuple, de l’Humain, de l’environnement, des conditions de Vie dignes pour chacun, dans un pays en paix à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières.

      Il est donc indispensable de proposer une autre voie aux élections présidentielles de 2017 et je suis convaincu que des millions de citoyens – notamment les abstentionnistes qui boycottent les élections et des électeurs dits “extrémistes” – attendent de pouvoir voter POUR une vision/un programme et non CONTRE le “programme” néolibéral de l’LRPSFN.

      La souveraineté du peuple présuppose la souveraineté de l’Etat. Comme cette souveraineté a été “déléguée” ou plutôt abandonnée depuis des décennies à l’UE, à la BCE et à l’OTAN, l’Etat Français doit impérativement sortir de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN.

      La souveraineté n’étant pas seulement politique, budgétaire, militaire ou sociale, elle passe également par une autonomie importante – et non une autarcie – énergétique et alimentaire.

      Ces objectifs et ces nécessités guideront les réformes à conduire pour y parvenir.


      • Henri Tanson Le 12 janvier 2016 à 16h46
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        Bien d’accord.
        Mais elle viendra d’où, cette nouvelle proposition, sachant qu’un candidat issu de nulle part n’a aucune chance d’être médiatisé s’il veut chambouler l’ordre établi…
        La dernière loi de modernisation (!…) électorale de JJ Urvoas, a encore un peu réduit l’entrebâillement de la porte…
        Publicité des signatures, temps de parole “équitable” mais plus “égal”… Les gros partis sont préservés.
        Aucune chance de voir émerger quelque chose de bon.
        Dommage,
        À moins qu’une majorité de Français se mettent à chercher par eux-mêmes sur internet, le candidat qui changera tout ça….
        Ne rêvons pas.


  3. ANDY8 Le 12 janvier 2016 à 05h39
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    Magnifique article faucon yaka
    Les contradictions ne manquent pas : d’un côté on se plaint de la réduction de libertés, de l’autre on veut encore réduire la liberté d’expression
    Il ne faut pas se méler des affaires de Syrie , mais en même temps nous allons dicter leur conduite à Turquie, Arabie Saoudite ..


    • celestouille Le 12 janvier 2016 à 12h37
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      Il est vrai que l’on a suffisamment de soucis dans notre pays, et c’est a se demander si les dirigeant actuels se focalisait sur les souci internes plus que d’une politique étrangère foireuse .. serait beaucoup plus simples à régler ..


  4. DUGUESCLIN Le 12 janvier 2016 à 06h48
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    On agite la peur de “la montée des extrémismes” pour installer un régime extrémiste.
    La peur des deux extrémismes invoqués sont d’une part la montée de l’extrémisme de droite, d’autre part la montée de l’extrémisme islamisme.Cette peur permet d’installer des mesures extrêmes en toute tranquillité, qui devancent les extrémismes potentiels.
    En catimini s’installe un pouvoir extrémiste qui est sensé lutter contre l’extrémisme, au nom de valeurs républicaines qui restent dans le flou puisqu’on ne dit pas lesquelles, mais, dont force est de constater, qu’elles sont anti-démocratiques.
    La république totalitaire contre la république démocratique, c’est sans doute cela “l’état de guerre” invoqué par le premier ministre. Alors interdisons au peuple l’expression démocratique au nom de la république. Et ceux qui prétendent rendre au peuple la possibilité de s’exprimer sont des populistes extrémistes.
    Qui est totalitaire?
    Toutes les manipulations sont bonnes pour rester dans le camp de la dictature de la finance qui impose son pouvoir sur la planète, qui détruit toutes les résistances par la guerre et le chaos, qui écrase dans l’œuf toute possibilité d’expression démocratique.


  5. Nerouiev Le 12 janvier 2016 à 07h16
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    L’inaction est le résultat d’intérêts contradictoires et ç’est bien ce qui s’est passé en Syrie aussi bien pour la France que pour les USA. Nos Young Leaders ont retenu la leçon depuis 1981 à l’école américaine on ne peut plus antidiplomate, ce qui a entraîné la fin de notre diplomatie de terrain. Face à cet état de fait le gouvernement s’en prend à sa population et continue de s’enfoncer dans l’erreur. La France cachée par l’UE n’a plus la puissance de sa souveraineté et ne peut que suivre les donneurs d’ordres. Elle avait la chance de pouvoir suivre une politique plus claire avec la Russie mais Hollande vient de prendre un carton rouge de Obama. On ne s’en sortira pas.


  6. FifiBrind_acier Le 12 janvier 2016 à 08h24
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    Encore un gentil plein d’illusions et qui prend le problème à l’envers…
    La question à toujours se poser, c’est: qui décide en dernier ressort ?

    Car Hollande voudrait ben …, mais il peut point !
    Voilà le drame de l’appartenance à l’ UE et à l’ OTAN.

    Les pays européens depuis Maastricht, qui a introduit l’ UE, l’euro et l’ OTAN dans les Traités européens, ont leur Défense et leur politique étrangère soumises aux décisions de l’ OTAN, c’est à dire aux décisions d’ Obama.
    Et que veut désormais Obama?
    Ben … pareil qu’avant : ” Assad partir!”

    Quand on lit attentivement l’excellent article paru dans les Crises :” Échanges entre militaires “,
    http://www.les-crises.fr/echanges-entre-militaires-par-seymour-hersh/

    on comprend que tous ceux qui combattaient Daesh au Pentagone, en douce, en livrant des informations à la Syrie et à la Russie, ont été écartés.

    Et que les faucons ont repris du poil de la bête, avec toujours les mêmes objectifs, donc toujours le même soutien aux mercenaires terroristes !!

    Hollande a bien essayé d’aller voir Poutine et de passer un accord afin de combattre Daesh!
    Mais Obama s’y est opposé.

    “La coalition Paris Moscou contre Daesh est enterrée”

    http://fr.sputniknews.com/international/20160110/1020823723/pouchkov-coalition-paris-moscou.html#ixzz3wsgNo32K


  7. Henri Tanson Le 12 janvier 2016 à 08h30
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    Plutôt qu’une énumération de bonnes idées, la question ne serait-elle pas d’essayer de comprendre à quel jeu jouent nos “dirigeants” ?
    Ils ne sont pas si stupides que cela, de ne rien voir et rien comprendre…
    Regardons la situation en face: nous nous croyons en démocratie mais en France, ce n’est plus qu’un mot vide de sens.
    – Quand les électeurs votent contre, par référendum, leur vote est bafoué deux ans plus tard.
    – À chaque élection, les électeurs n’ont pas d’autre choix que de voter pour un parti unique… (LRPSFN: même politique, à quelques nuances ou démagogie près)… Ce parti unique monopolise l’accès aux médias et les partis qui pourraient émerger sont systématiquement bâillonnés par des médias “aux ordres”…
    – Le Parmement ne propose plus les lois, il ne fait que transposer ou adapter des injonctions de l’exécutif ou bien de Bruxelles.
    – Les lois, comme par exemple la loi Macron, passent en force au moyen de l’article 49.3…
    – Les libertés, qui sont à la base des Droits de l’Homme, de notre Constitution et de nos lois, sont sans cesse réduites pour des raisons douteuses.
    – Nous n’avons plus droit à la vie privée; nous sommes espionnés jusqu’à dans notre intimité, sans vergogne…
    – Avec cet état d’urgence, un innocent peut être abattu sur un trottoir sans que le peuple ne s’émeuve; il suffit de parler de présomption de terrorisme et on n’évoquera jamais plus les bavures policières…
    – Notre gouvernement ne cherche pas l’unité du pays mais n’hésite jamais à crer des divisions en favorisant des minorités…
    – Notre rôle sur la scène internationale devrait nous pousser à être un acteur de paix; au lieu de cela, et de par notre appartenance à l’OTAN, nous propageons la guerre et la haine ! Sans que notre Parlement qui est censé représenter le peuple, ne soit jamais consulté !
    Etc…
    Valls et Hollande n’auraient-ils pas décidé de se passer du peuple et d’installer une vraie et bonne dictature ?…
    Ils ne s’y prendraient pas autrement.
    Je dis ça…


    • Episnon Le 12 janvier 2016 à 14h02
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      Valls et Hollande ont-ils les épaules pour devenir de vrais dictateurs ? J’en doute, en voyant leur soumission presque totale devant l’Otan, les banques et les multinationales.
      Auraient-ils seulement la ruse suffisante pour y parvenir ?
      Leur pouvoir et leur intelligence me semble largement surestimés.
      Ils me font plutôt l’impression de mauvais bricoleurs – qui bricole non pour le peuple mais pour les profiteurs, espérant eux-même profiter du système.

      S’il y a conspiration, il ne sont que des exécutants à demi sinon complètement inconscients.
      Incapable de parler anglais, ce qui est quand même un comble pour un dirigeant à l’époque actuelle, je n’ai pas l’impression qu’il comprenne vraiment les enjeux géostratégiques du monde et pas non plus les dessous de l’économie. Plus marionnettes que marionnettistes, ils sont tout content de récolter quelques miettes de la part de leurs manipulateurs. Par manipulateurs je n’entend pas une organisation structurée, mais un système organisé de plus en plus par, et pour, les plus riches des plus riches au détriment de la société civile. Un exemple parmi d’autre la dépossession toujours plus grande de nos biens communs au profit des corporations.

      Bref un vernis de dictateur sous un vernis de démocrate qui ne cache qu’indigence, soumission, confusion et médiocrité. Des esprits bornés et des âmes tièdes.


      • Episnon Le 12 janvier 2016 à 14h39
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        Complément d’info.
        Une vidéo (2011) à voir absolument pour jauger de l’intelligence de Hollande et de son indépendance face aux banques privées.
        http://www.dailymotion.com/video/xh26ks

        Résumé (en simplifiant).
        Question : ne faut-il pas abroger l’article 123 de Lisbonne pour que les états puissent se financer directement auprès de la BCE ou des banques centrales sans intérêts (sachant que l’explosion des dettes publiques provient des intérêts payés aux banques privées).
        Réponse de Hollande : c’est comme ça, par contre l’Europe devrait pouvoir emprunter collectivement auprès des banques privées à de faibles intérêts. Voilà la bonne idée !

        C’est comme si on lui disait de retirer le couteau de la plaie pour qu’elle se cicatrise et qu’il répond non le couteau est planté, laissons-le en place, par contre on pourrait planter à côté un autre couteau mais plus petit.
        Quel génie ce François Hollande !

        Alors la vraie question est la suivante :
        Est-il complètement stupide ou complètement soumis aux banques ou les deux ?
        Lamentable de c/o Lamentable.


      • Andrae Le 12 janvier 2016 à 19h08
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        Ils sont les sous-fiffres, le deuxième étage du management. Leurs épaules sont coincées entre leur pouvoir local de répression (s’attendre à encore des attaques terroristes), et le support d’en haut sur lequel ils comptent. L’épaule est donc bien habillée, carrée, vaguement élégante, mais vachement courbée, coincée en privé. Ce qui les rend à la fois confus (que dire, que faire) et déterminés (en avant) ! C’est la position incomfortable de la servante qui est supposée tout regler dans la villa cossue mais ne recoit jamais des directives claires et ne peut pas s’abandonner à une position de subalterne qui obéit à des ordres.


  8. Astatruc Le 12 janvier 2016 à 10h17
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    Bonjour à tous,

    Je pense que nous nous trompons quand on évoque le gouvernement de la France. Il nous est impensable,(et même à nous qui sommes éclairés) d’imaginer qu’un président ne préside pas, qu’il ne défend pas les intérêts des Français, qu’il n’en à rien à fou***de la France.
    Pourtant, on a eut le clone juste avant et malgré tout, cette idée est dure à accepter.
    Mais, depuis Sarko, on n’a jamais vu de président si peu président. Sarko avait beau faire du bling-bling-, il a amené les banques à utiliser les produits dérivés dans le seul intérêt des banques. Il nous a remis dans l’OTAN, pour le seul intérêt des USA, il a fait Lisbonne dans le seul intérêt des multinationales.
    Où est l’intérêt des Français dans tout ça : nada, aucun intérêt .
    Difficile d’accepter que les présidents français soient des PDG des intérêts US.
    Puisque ces gens ne nous représentent pas (Hollande sous l’injonction d’Obama et malgré 130 morts annule l’association avec la Russie)que font-ils donc au gouvernement?
    Ce qui est triste c’est le manque de réaction.
    Les Français on encore trop de confort, enfin pas tous mais la plupart.
    C’est dingue qu’ils n’arrivent pas à comprendre que l’austérité (uniquement pour les gueux) dans les autres pays et les catastrophes, sociales, humaines, inhérentes à l’austérité nous arrivent droit dessus, ça a déjà commencé.
    Je mets le lien du film “Je lutte donc je suis” très édifiant sur l’agression de la Grèce par le financiarisme et magnifique de résilience.

    https://www.youtube.com/watch?v=97HTxo20c-E


  9. NeverMore Le 12 janvier 2016 à 10h25
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    Si Hollande tient tant à l’état d’urgence, c’est qu’il prépare un choc contre la population, contre le peuple de France.


    • Michelle Le 12 janvier 2016 à 11h06
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      Oui notre président est un enfant qui aime la guerre. Ainsi, il se sent plus puissant.

      Nous sommes déjà gouvernés par des dictateurs qui maintenant imposent à madame Taubira de s’aligner sur les décisions des deux chefs.

      Que faire? Si nous osons parler, ils vont nous assigner à résidence.

      Informer les gens comme le fait les crises est déjà bien, puis se préparer dans un temps encore possible à “RESISTER” clandestinement. car toute guerre est signe d’impuissance, de malheurs de part et d’autre.
      Bref comme l’a dit si bien M. Genevoix “la guerre est toujours sale.”

      Cependant la guerre contre le terrorisme n’est pas une vraie guerre où 2 armées s’affrontent.
      La Russie détruisant les camions transportant du pétrole agit positivement en détruisant les moyens de faire la guerre c’est bien différent!
      Et c’est dans ce sens qu’on doit affronter le terrorisme. pas en tuant les civils et surtout en torturant les prisonniers comme le font les américains et certainement aussi les français???
      Et avant tout en donnant du TRAVAIL et un toit à ces enfants français nés d’immigrés qui ont aimé la France car les kamicases sont aussi des victimes.


  10. Betty Le 12 janvier 2016 à 10h27
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    Pour quelle raison Daesh, entre autres, est absent des “listes” dressées par le Conseil de l’Union européenne en 2015 afin de protéger “la population” des attentats qu’ils pourraient perpétrer. Ce document paru au journal officiel de l’Union européenne est le suivant:
    “DÉCISION (PESC) 2015/1334 DU CONSEIL du 31 juillet 2015 portant mise à jour de la liste des personnes, groupes et entités auxquels s’appliquent les articles 2, 3 et 4 de la position commune 2001/931/PESC relative à l’application de mesures spécifiques en vue de lutter contre le terrorisme”
    Consultable ici: link to eur-lex.europa.eu

    Pouvons nous raisonnablement penser que cette liste répertorie des personnes ou groupes qui seraient RÉELLEMENT DANGEREUX pour LES POUVOIRS OU REPRÉSENTANTS DU POUVOIR OU ENCORE DES INTÉRÊTS FINANCIERS mais pas pour des “citoyens” lambda? Il est dommageable de constater que poser une question ou s’étonner est aujourd’hui assimilable à une évocation de complot.

    Je souligne qu’il s’agit de LA LISTE… Il est indiqué que
    Article 2
    La décision (PESC) 2015/521 est abrogée.
    Cette liste est ici: link to eur-lex.europa.eu
    Cette liste est régulièrement modifiée et mise à jour. La précédente datait de juillet 2014…


  11. Alae Le 12 janvier 2016 à 12h24
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    “On imagine sans difficulté un gouvernement d’extrême droite se servir à ses fins d’un état d’urgence auquel les gouvernements socialistes ont désormais habitué les citoyens.”

    Mais enfin, nous avons DEJA un gouvernement d’extrême droite – ou plutôt, il a déjà muté. Il n’y a d’ailleurs pas de partis “de droite” et “de gauche”, mais un seul parti bicéphale, celui du business (c.f, Noam Chomsky).
    Le libéralisme, que ce soit dans son aspect “néo” ou dans l’ancienne version d’Adam Smith et autres, véritable socle de l’idéologie des leaders de l’alternance bipartite de la France (comme de toute la zone atlantiste), fait feu de tout bois pour concentrer le pognon dans les poches de certains.
    Nous vivons dans un paradigme sans précédent dans l’histoire de l’humanité : dans notre monde libéral, la culture dominante n’est plus rien d’autre que l’émanation directe des visées de l’économie de marché. Ce qui signifie que les soi-disant “valeurs de base” sociales/sociétales sont soumises à des modifications et à des ajustements perpétuels, selon les besoins économiques du moment.
    Quand le libéralisme a besoin du fascisme pour maintenir ses profits, il vire au fascisme et à l’état policier, tout simplement. Si hier, il leur fallait de l’antiracisme et qu’aujourd’hui, il leur faut le contraire, alors ils prêcheront le contraire. Pas besoin de “partis de droâte populiste” pour ça.
    Jean-Claude Michéa explique très bien tout ça.


  12. Furax Le 12 janvier 2016 à 15h14
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    Mon message a été non pas partiellement mais entièrement censuré sans la moindre explication.

    Puis-je savoir pourquoi ?

    Moderation: Billet beaucoup trop long. (voir charte)


  13. Astatruc Le 12 janvier 2016 à 19h05
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    philbrasov,

    Personnellement, je n’ai rien, mais alors rien senti en 2008, il semble que seuls “les riches” aient souffert et c’est tant mieux, on ne peut pas voler tout le monde sans avoir quelques désagréments.
    Perso, ma parade est que je ne possède rien donc…Rien à perdre.
    J’ai ce qui m’est utile et c’est amplement suffisant, chez moi, le téléphone dure jusqu’à sa fin, voiture idem, etc, je ne participe que très peu au gaspillage pour ainsi dire pas du tout.


  14. BA Le 12 janvier 2016 à 19h22
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    Mardi 12 janvier 2016 :

    Le ministre allemand du développement : « 8 à 10 millions de réfugiés sont en route. »

    « Seulement 10% des réfugiés en provenance de Syrie et de l’Irak ont atteint l’Europe jusqu’à présent, et 8 à 10 millions d’entre eux sont encore sur le chemin. »

    Cette déclaration, c’est celle du ministre allemand du Développement, Gerd Müller (CSU), auprès du journal Bild am Sonntag.

    http://www.bild.de/politik/inland/dr-gerd-mueller/erst-zehn-prozent-der-fluchtwelle-ist-bei-uns-angekommen-44081514.bild.html

    Et les conséquences politiques ?

    Quelle va être la réaction des peuples européens ?

    Pour quel parti politique va voter le peuple allemand ?

    Pour quel parti politique va voter le peuple danois ?

    Pour quel parti politique va voter le peuple français ?


  15. yann35 Le 12 janvier 2016 à 19h39
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    éducation.j’ai lu le traité de Lisbonne, + soigneusement ce qui concerne l’éducation, étant enseignant. Allez voir les conclusions : l’objectif et de favoriser l’employabilité des jeunes, et ce, au niveau européen. point barre. L’UE ne veut pas de citoyens, mais de personnes employables … taillables et corvéables etc. Le socle de compétences … Un ami employeur trouve ça très bien : “je m’en fous d’avoir des employés intelligents ou cultivés, je veux des employés compétents.”
    Pour l’histoire, elle doit être belle … on parle d’enfants ou de pré ados, comment voulez vous leur donner la fierté d’être français en leur disant que nous avons été des salauds depuis que la France existe ! Quand je marche dans les rues de ma ville, je suis fier de faire partie du peuple qui a créé tout cela, c’est plus difficile quand je m’égare dans une zone commerciale, une ZUP, une zone commerciale ou une chose comme la Défense (tout ça à la mode américaine).
    L’éducation ne peut plus être nationale depuis qu’elle est pilotée depuis Bruxelles. Elèves, parents, enseignants, inspecteurs,hiérarchie, nous sommes tous confrontés à une double contrainte qui ne dit pas son nom, et qui nous rend schizophrènes. Les tensions s’exacerbent, sincèrement, personne n’y comprend plus rien à rien … sauf à lire le traité de Lisbonne pour lequel nous avons voté NON.


  16. Henri Tanson Le 12 janvier 2016 à 22h56
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    Le système actuel que nous avons plus ou moins choisi est une démocratie représentative. Qui ne marche plus.
    Ce n’est pas le système qui est en cause, à mon avis; le problème est ailleurs.
    Si les “gens” se rappelaient qu’ils avaient un rôle à jouer, rôle de citoyen qui est un élément d’une société, nous n’en serions pas là…
    Les hommes (ou femmes) que nous plaçons à des postes de responsabilités sont faillibles; raison de plus de ne pas les laisser libres de faire leurs petites affaires, de leur demander des comptes et d’abord et surtout, de les choisir avec conscience, connaissance et sens critique. Nous les avons trop souvent élus pour leur côté sympathique… En oubliant leurs casseroles…
    Et, depuis un certain temps, nous n’élisons plus personne: nous votons, contre, ou par dépit ou en nous abstenant et en étant complices… Niveau zéro de la politique ! Niveau zéro de la démocratie.
    C’est ça que nous devons changer: nous devons rechercher des personnes ayant la carrure d’hommes d’Etat, qui nous respectent en ne nous prenant pas pour des imbéciles (…) qui développent des analyses sérieuses auxquelles nous adhèrerons, et qui ont un projet réaliste, réalisable. Pour les années à venir et la prochaine génération.
    Un homme d’Etat avec une “idée de la France”.
    Pas besoin d’un sauveur; par contre, il nous faudra choisir le bon président(e), afin que nos idées soient incarnées comme nous le volons.
    Mais, pour que nos idées deviennent majoritaires dans le pays, il faudra que les médias acceptent de les porter, ou au moins, de leur donner le droit à être développées et propagées…
    Mais ce n’est pas demain la veille…
    L’organisation en place, qui a tous les pouvoirs, n’est pas prête à les perdre !


    • Spectre Le 13 janvier 2016 à 00h15
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      Ce que vous décrivez — chercher “la” bonne personne qui ne trahirait pas, — c’est précisément la politique à la papa qui ne marche pas. Quand on en est réduit à l’espérance morale (espérer trouver quelqu’un de compétent/propre/sincère/honnête/etc.), c’est que le système a failli.

      Dans les faits, la “démocratie représentative” est un oxymore. Les représentants ne sont pas le peuple (comparer par exemple la composition sociologique des parlementaires à celle du pays réel, c’est d’un grotesque…), et en l’absence de mandat impératif ou de contre-pouvoir sévère type possibilité de révocation, une dérive oligarchique semble inéluctable. Les institutions sont d’ailleurs taillées pour cela : la loi Macron, qui n’avait aucune majorité, passe au forceps via le 49.3 ; et le président de la République, même s’il descend à 10% de popularité, peut continuer à dérouler tranquillement sa politique en jouant au parrain mafieux avec sa propre famille politique (menaces d’exclusion si non-alignement alors qu’on est député du peuple et non d’un parti, etc.).

      La Vè République telle qu’elle est pratiquée actuellement est anti-démocratique au possible, elle est faite pour verrouiller un bipartisme artificiel (18% des voix à la présidentielle = 2 députés) et organiser un plébiscite factice qui s’effondre ensuite en 6 mois. C’est le coup d’État permanent, pour reprendre la formule d’un vieux renard qui, déjà, n’avait pas jugé utile de passer de la théorie à la pratique dans sa dénonciation des institutions…


  17. RGT Le 14 janvier 2016 à 08h30
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    “on imagine sans difficulté un gouvernement d’extrême droite se servir à ses fins d’un état d’urgence…”

    Pourquoi seul un gouvernement “d’extrême droite” aurait ce triste privilège ?

    Si le gouvernement “socialiste” qu’on peut allègrement qualifier “d’extrême libéralisme” le fait, c’est simplement pour que les politicards (de tous bords) puissent préserver leurs privilèges sans avoir à se soucier d’une quelconque désapprobation populaire !

    Continuez à voter massivement pour des politiciens professionnels si vous souhaitez que ce cirque continue.

    Comme je le répète depuis plus de 40 ans, les politiciens professionnels ne veillent qu’à leur propre intérêt et à celui de leur caste.

    Les “intouchables” n’ont qu’à fermer leur gueule et approuver massivement leurs décisions sinon, RÉPRESSION.

    C’est beau la “Démocratie Représentative Professionalisée”.

    Alors lors des prochaînes élections, n’oubliez SURTOUT PAS de VOTER pour un des “Grands Partis Démocratiques”.
    Pour n’importe lequel, de toutes façons il n’y a que la couleur du logo qui change, le reste consiste en un blabla inutile.

    Comme ça, vous aurez la certitude d’avoir de “beaux attentats terroristes” opportuns pour vous émouvoir et qui sont nécessaires pour perpétrer la grand’messe de la “minute de la haine”.

    La lutte contre le “terrorisme” s’apparente à celle contre les “attentats routiers” (bien plus meurtriers d’ailleurs) : Au lieu de lutter contre les causes réelles on nous inonde de dispositifs de contrôle automatiques (particulièrement où il n’y a pas de danger) afin de se faire de la pub et surtout de profiter des bénéfices engrangés par les dispositifs en place.

    Lutte contre le terrorisme = flicage de tous par des dispositifs automatiques profitant à des sociétés privées qui dégagent des profits monstrueux, lutte contre la criminalité routière = flicage de tous par des dispositifs automatiques profitant à des sociétés privées qui dégagent des profits monstrueux…

    Mettre des “forces de l’ordre” (je préférais les “gardiens de la paix”) aux endroits critiques permettrait d’obtenir des résulats bien plus efficaces mais ne rapporterait RIEN aux actionnaires et surtout aucune “rétrocommission” aux “décideurs” pour assurer leurs retraites.

    Tout est dit.


  18. Henri Tanson Le 14 janvier 2016 à 14h22
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    – Si on attend de la compétence de la part des personnes que l’on choisit pour diriger, gérer, notre pays, pourquoi ne pourraient-ils pas être professionnels.
    – Si on attend simplement du bon sens, de l’esprit critique et de la modestie dans les choix et propositions, alors, tirons au sort ces représentants.
    – Si la politique, c’est de la simple gestion, nous pouvons nous satisfaire de professionnels; pour peu que nous ayons les moyens de leur demander des comptes…
    – Si nous voulons simplement des incarnations du peuple, qui n’agissent qu’après en avoir référé au peuple, le tirage au sort suffit…

    Pour moi, un homme politique, c’est quelqu’un qui réfléchit, qui analyse, qui connaît l’histoire, qui cherche à développer sa propre pensée; ses diagnostics émanent de ses analyses et ses propositions sont réalistes et réalisables. Dans l’intérêt de tous.
    Il respecte les citoyens. Il a une “idée” de la France. Il pense aux années à venir, à la prochaine génération.
    Ses propositions, ses choix, sa politique, sont réalistes, réalisables et jamais démagogiques.
    Un peu comme un bon médecin, qui après un diagnostic approfondi du patient, son état de santé, ses antécédents, le résultat de ses examens, propose une bonne thérapie, un choix de vie…
    Et pas ces charlatans qui ne savent que traiter la surface des choses, la douleur, les démangeaisons… Compassionnels, lénifiants…

    Comment des électeurs intelligents sont-ils capables d’aller voir toujours le même médecin, qui s’est toujours trompé, et qui se trompe encore…

    Pour qu’une société fonctionne, il faut que chacun joue son rôle.
    Le citoyen en a un, et pas des moindres: c’est lui qui vote (pourvu que ça dure); il a donc un pouvoir.
    Encore faut-il qu’il ait le choix… Ce n’est plus le cas mais ça doit le redevenir.
    Si chacun fait son travail, sa recherche, il trouvera qu’il y a un “plan B” défendu par certains; à l’électeur de s’y intéresser et de bien voter.
    Je dis ça…


  19. RAS Le 14 janvier 2016 à 23h08
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    Travaux de l’Assemblée : Réunion de la mission d’information sur les moyens de Daech et audition de François Burgat, directeur de recherche au CNRS

    http://www.lcp.fr/emissions/travaux-de-l-assemblee/vod/178656-reunion-de-la-mission-d-information-sur-les-moyens-de-daech-et-audition-de-francois-burgat-directeur-de-recherche-au-cnrs


  20. philou Le 15 janvier 2016 à 23h49
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    Je vois deux solutions :

    la sortie du traité transatlantique pour respecté ce que De Gaulle ne voulait pas, devenir le toutou des US et leur stratégie du choc des civilisations pour servir leur intérêt en dépit des nôtres (voir l’avertissement du Général wesley Clark en 2007).

    Sortie unie latérale de l’UE par l’article 50 et de l’Euro il en va de soit…


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