Le sujet grec n’a pas fini de ressurgir dans les mois et années à venir…

Exclusif : la Grèce a besoin de l’allégement des dettes bien au-delà des plans de l’Union Européenne – le rapport  Secret du FMI – Reuters 14/07/2015

La Grèce aura besoin d’un allégement des dettes beaucoup plus important que ce que les partenaires de la zone Euro se sont préparés à envisager jusqu’à présent, en raison de la dévastation de son économie et de ses banques durant les deux dernières semaines, celons une étude confidentielle menée par le Fonds monétaire international vue par des personnes de Reuters.

L’analyse de la soutenabilité de la dette mise à jour (DSA) a été envoyée aux gouvernements de la zone Euro tard lundi, des heures après qu’Athènes et ses 18 partenaires aient trouvés un accord de principe pour ouvrir des négociations sur un troisième programme de sauvetage, en hausse de 86 milliards d’euros en échange des mesures de rigueur plus dures et des réformes structurelles.

“La détérioration dramatique de la soutenabilité de la dette montre le besoin de l’allégement de celle-ci dans uen ampleur qui va bien au-delà de ce qui a été pris en considération jusqu’à présent – et qui a été proposé par le MES”, d’après le FMI se référant au mécanisme européen de stabilité.

Les pays européens devraient accorder un délai de grâce de 30 ans à la Grèce pour sa dette européenne, y compris sur les nouveaux prêts, et une spectaculaire extension de maturité, ou alors faire des transferts fiscaux annuels conséquents au budget grec, ou encore accepter “des coupes profondément franches” sur leurs prêts à Athènes, selon le rapport.

Il a été répandu par le Ministre Des Finances Allemand Wolfgang Schäuble que quelques membres du gouvernement de Berlin ont pensé que la Grèce aurait fait mieux de prendre “la sortie temporaire” de la zone Euro, plutôt que recevoir un autre sauvetage géant.

La directrice générale du FMI Christine Lagarde, a assisté aux pourparlers de week-end entre les ministres des Finances de la zone Euro et les leaders gouvernementaux qui ont convenu d’une feuille de route pour un nouveau sauvetage. Une source de l’Union Européenne a dit que l’on a donné les nouveaux chiffres de soutenabilité des dettes aux différents ministres des Finances de la zone Euro, ils en ont pris connaissance samedi, avant qu’ils aient conclu lundi l’accord avec Athènes.

L’étude du FMI indique que la fermeture des banques grecques et l’imposition de contrôles des capitaux le 29 juin “imposait un lourd tribu sur le système bancaire et l’économie, menant à une détérioration encore plus significative de la soutenabilité de la dette, par rapport à ce qui a été projeté dans le DSA récemment publié”.

Les membres européens du comité de direction du FMI ont essayé en vain d’arrêter la publication de cette étude précédente du 2 juillet, juste trois jours avant le référendum grec qui a rejeté les termes du sauvetage précédent, d’après des sources proche des discussions qui l’ont dit à Reuters.

Le Premier Ministre grec Alexis Tsipras et son ancien ministre des Finances, Yanis Varoufakis, ont saisi l’étude du FMI comme le faire valoir de leur argument sur le sauvetage proposé, qui était juste d’exiger de l’allégement des dettes.

La dernière étude de FMI dit que la dette grecque atteindrait maintenant un niveau maximal de près de 200% du PIB dans les deux prochaines années, comparée la précédente prévision à hauteur de 177%.

Même d’ici à 2022, la dette s’élèverait toujours à 170% du produit intérieur brut, comparé à une évaluation de 142% publié juste il y a deux semaines.

Des besoins de financement bruts s’élèveraient au-dessus du seuil de 15% de PIB, considéré comme le coffre-fort et continueraient à monter à long terme, d’après l’étude du FMI mise à jour.

De plus, les dernières projections “restent soumises au risque de sous évaluation considérable” signifiant que les pays de la zone Euro devraient probablement fournir des financement encore plus exceptionnels.

Dans la langue technocratique laconique et bureaucratie du FMI, le rapport a noté que peu de pays n’avaient jamais réussi à supporter pendant plusieurs décennies l’excédent budgétaire principal de 3,5% du PIB demandé pour la Grèce. Bien qu’Athènes soit entrée dans un petit excédent primaire l’année dernière, le gouvernement a échoué à résister à la pression politique d’atténuer l’objectif, il est noté dans le rapport.

L’étude du FMI semble aussi défier la supposition faite par quelques officiels européens que la Grèce pourra respecter certains de ses besoins de financement sur les marchés en 2018.

“Emprunter à tout autre taux que AAA provoquera à court terme une dette dynamiquement non soutenable pendant plusieurs décennies supplémentaires” dit-il.

Source : Reuters, 14/07/2015 – Traduction Dizalch pour le site www.les-crises.fr

174 réponses à Exclusif : la Grèce a besoin de l’allégement des dettes bien au-delà des plans de l’Union Européenne – le rapport de Secret du FMI

Commentaires recommandés

Pic et Puce Le 15 juillet 2015 à 03h53

Une dette illégitime résultant de manigances de banquiers véreux, même payée sur 50 ans, reste une dette illégitime… Il est à craindre que lorsque les banques grecques ouvriront à nouveau, que la population qui a encore de l’argent sur un compte en banque, ne se jette dans un retrait massif
à corps perdu. Cela peut provoquer une panique dans d’autres pays aux conséquences incalculables… Septembre sera chaud. Tout cela est piloté et voulu par ceux qui ont mis les USA en faillite financière et qui voit dans le chaos produit chez les autres, la solution à leurs problèmes domestiques… comme en 14… comme en 39… avec la totale complicité de nos ” élites “..

  1. dissy Le 15 juillet 2015 à 03h34
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    Comité Orwell : dire non au coup d’Etat européen.

    Benjamin Masse-Stamberger est journaliste, membre fondateur du Comité Orwell. Ancien grand reporter à l’Express, il est co-auteur de Casser l’euro pour sauver l’Europe aux éditions des Liens qui libèrent.

    Pour le Comité Orwell, dont il est un des membres fondateurs, Benjamin Masse-Stamberger signe ce texte dans lequel il tire les leçons de l’épisode grec au cours duquel l’Europe, écrit-il, “s’est muée en directrice de conscience cruelle et perverse”. “La première leçon, avance l’auteur, c’est qu’il n’est pas de sortie de l’austérité sans sortie de l’euro. La seconde, c’est que l’Europe a été kidnappée par des fanatiques, prêts à tout pour éviter de voir leurs croyances s’effondrer, et leur responsabilité dans la destruction de l’idéal européen, mise au jour.”
    « Ah les cons ! » Défilant sous les applaudissements, en ce jour de Fête nationale, François Hollande a-t-il songé à la réflexion d’Edouard Daladier, acclamé à sa descente d’avion, au lendemain de la signature des accords de Munich, en septembre 1938 ? L’Histoire, en tous cas, retiendra que le président français — salué par une majorité de politiques et d’éditorialistes de cour — a porté sur les fonds baptismaux un accord qui entérinait la soumission, l’humiliation, et la reddition sans conditions d’un peuple et de son gouvernement démocratiquement élu.

    Bien sûr, il faut se méfier des comparaisons historiques : Angela Merkel n’est pas Hitler, et la Grèce n’est pas la Tchécoslovaquie. Mais il y a quelque chose de tristement semblable dans l’acharnement français d’aujourd’hui : la volonté de sauver à tout prix ce qui ne peut plus l’être — en l’occurrence l’euro — quitte à sacrifier ce qui devrait être défendu à tout prix — l’intégrité économique de la péninsule hellénique, et au-delà, la dignité de son peuple.
    Mais c’est l’Europe, et non la Grèce, qui, avec l’accord bruxellois de ce week-end, a définitivement perdu ce qui lui restait d’honneur. S’il est une leçon de l’expérience Tsipras, en effet, c’est que cette Europe-là n’est pas seulement sans projet : elle est aussi sans âme, et sans cœur. L’erreur du Premier ministre grec aura été de croire qu’avec Wolfgang Schäuble et ses supplétifs, l’on pouvait discuter entre personnes partageant une communauté de valeurs et d’intérêts. Mais non : Tsipras, longtemps considéré comme un enfant manipulable à volonté, a changé de statut après le référendum du 5 juillet. En en appelant au peuple, il est devenu l’Ennemi public n°1 d’une oligarchie européenne qui ne craint rien davantage que le recours à la démocratie directe. Et pour cause : à chaque fois, ou presque, que les peuples ont été consultés, ils ont rejeté les projets mirifiques des Docteur Folamour de Bruxelles. Ceux-là ne craignent qu’une chose : que l’inanité d’un projet devenu fou ne soit portée au grand jour….

    http://www.marianne.net/agora-comite-orwell-dire-non-au-coup-etat-europeen-100235470.html


    • Pipiou83 Le 15 juillet 2015 à 08h30
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      Vous écrivez « […] …cette Europe-là n’est pas seulement sans projet : elle est aussi sans âme, et sans cœur […].

      L’erreur est justement de penser qu’il n’y a pas de projet. Il y en a un et c’est celui du « fédérateur extérieur » que personne ne veut nommer, à savoir les USA. Le bouc-émissaire allemand sert d’écran de fumée.

      « […] Il est vrai que, dans cette Europe « intégrée » comme on dit, il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Cela simplifierait beaucoup les choses. En effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe, qu’il n’y aurait pas de politique faute qu’on puisse en imposer une à chacun des Six États, on s’abstiendrait d’en faire. Mais alors, peut-être, ce monde se mettrait-il à la suite de quelqu’un du dehors qui, lui, en aurait une. Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas Européen. Et ce ne serait pas l’Europe intégrée, ce serait out autre chose de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu avec, je le répète, un fédérateur. Peut-être est-ce cela qui, dans quelque mesure et quelquefois, inspire certains propos de tel ou tel partisan de l’intégration de l’Europe. Alors, il vaudrait mieux le dire. […] » Charles De Gaulle – Conférence de presse tenue au Palais de l’Élysée, 15 mai 1962

      Avec cet éclairage, on comprend, sans ambiguïté aucune, pourquoi il n’y a pas eu de Grexit alors que c’était la 1ère des choses à faire pour la Grèce et que plusieurs pays membres, à commencer par l’Allemagne, le souhaitaient également. Il n’y a pas eu de Grexit parce que ce n’est pas eux qui ont décidé.

      A vouloir ignorer que la politique commerciale des USA est sous-tendue par un projet géopolitique qui nous veut tout sauf du bien et que l’Union Européenne et l’euro en sont l’émanation, nous courons à notre perte. Pourtant l’histoire nous permet d’y lire à livre ouvert. L’historique des négociations commerciales telles que le GATT, le Dillon Round, le Kennedy Round, la Charte de la Havane (non ratifiée par le Congrès américain alors que les USA étaient pourtant à l’initiative de ce projet …etc) est, à ce titre, plus qu’éclairant …..

      «L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble: elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait.» Robert Schuman – 9 mai 1950


      • Xuan Le 15 juillet 2015 à 11h35
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        vous êtes dans le vrai, le pseudo recouvrement de cette dette abyssale n’a pas pour seul objectif de mettre au pas Syriza et d’imposer un statut néo colonial à la Grèce, mais de l’enchaîner à l’OTAN.

        Obama ne peut pas accepter le renforcement des liens économiques entre la Grèce et la Russie et la route de la soie est une épine dans le pied de l’hégémonie US.
        Pour servir les visées géostratégiques des USA Hollande se vante d’avoir fait taire l’utilitarisme allemand et obligé Tsipras à trahir.

        Mais ça ne durera pas plus longtemps que la musique. Les peuples d’Europe ne pourront pas supporter cette dictature dont le soleil se couche.
        Les intérêts capitalistes européens eux-mêmes – y compris français – seront écartelés.

        La gauche et en particulier le parti communiste doivent se demander maintenant quelle cause ils défendent et dans quelle galère ils se sont embarqués.
        Pierre Laurent défend Hollande et Tsipras…qui plaide coupable. Pour lui ça sent le Sapin.


      • burgf Le 15 juillet 2015 à 23h01
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    • Petit Poucey Le 15 juillet 2015 à 13h44
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      D’ accord pour tout. Je regrette d’ avoir à mon âge vu comment un dirigeant devient traître son pays et à son peuple et j’ignore s’ il en tirera des avantages personnels. Traître et pigeon ! Aurait-il la fibre socialiste? Quelle leçon!


    • SwallowGood Le 15 juillet 2015 à 17h42
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      Il aurait mieux fait de ne pas travailler à l’Express des années
      Qu’ensuite il fasse le repenti, ok
      Mais pendant des années, il a participé au pourrissement de ce pays et de l’U.E
      Qu’il se taise.


  2. Pic et Puce Le 15 juillet 2015 à 03h53
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    Une dette illégitime résultant de manigances de banquiers véreux, même payée sur 50 ans, reste une dette illégitime… Il est à craindre que lorsque les banques grecques ouvriront à nouveau, que la population qui a encore de l’argent sur un compte en banque, ne se jette dans un retrait massif
    à corps perdu. Cela peut provoquer une panique dans d’autres pays aux conséquences incalculables… Septembre sera chaud. Tout cela est piloté et voulu par ceux qui ont mis les USA en faillite financière et qui voit dans le chaos produit chez les autres, la solution à leurs problèmes domestiques… comme en 14… comme en 39… avec la totale complicité de nos ” élites “..


    • Louis Le 15 juillet 2015 à 09h06
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      Tous ceux qui avaient de l’argent en Grèce l’ont mis au chaud depuis longtemps.


    • n1ko Le 15 juillet 2015 à 10h40
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      Je ne suis pas d’accord avec le « Tout cela est piloté et voulu » : les gens qui prennent ces décisions néfastes protègent leurs intérêts propres (auquel cas ils n’anticipent pas les « externalités », effets collatéraux) et/ou sont tellement persuadés (à tort) de leur impact bénéfique pour la société qu’ils sont aveugles aux faits et les ignorent malgré eux (auquel cas ils ne peuvent changer de paradigme théorique à partir duquel prendre leurs décisions)… un peu comme dans le cas des (fanatiques) religieux.

      Il y a probablement des personnes malhonnêtes dans le lot, mais je pense qu’il s’agit d’une infime minorité.


      • MAURICE Le 16 juillet 2015 à 16h48
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        Et bien moi, je pense, respectueusement, tout le contraire de vous…


  3. Diablo Le 15 juillet 2015 à 04h35
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    Bonsoir,

    Rapport du FMI confirmé dans la presse mainstream:

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/07/15/grece-le-fmi-conditionne-son-assistance-a-un-allegement-de-la-dette_4683237_3214.html

    Après le désastre de l’Ukraine (où est donc passé Klitchko le candidat de Merkel ?) et des sanctions contre la Russie voici celui de la Grèce. Peut-être qu’une campagne Twitter du genre:

    #Stop4thReich
    After Ukraine’s & Greece’s disasters Merkell must go.

    pourrait influer. On ne sait jamais, certains trucs deviennent vite viraux de nos jours…
    Il est peut-être temps de mettre un terme aux délires teutons.


    • Tunk Le 15 juillet 2015 à 10h45
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      Les “trendtopics” relatif à cette affaire sont #thisisacoup et (dans une moindre mesure) #BoycottGermany

      A mon avis, l’opinion publique internationale est bien au courant de ce qu’il se passe.
      C’est juste que cette même opinion n’influence plus personne en haut lieu. Ils s’en foutent !

      Et ils auraient tords de faire autrement – vu qu’on bouge pas nos culs de nos clavier.


      • Emmanuel Le 15 juillet 2015 à 12h27
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        D’accord mais la prochaine fois que la Grèce requerra un nouveau plan d’aide (pas le millésime 2015 mais l’inévitable suivant), que l’UE tentera de renverser un gouvernement, etc., que faire ?
        Manifestations géantes, pétitions massives, occupations de lieux publiques, boycotts, désobéissance civile, blocage des infrastructures de communication, grève générale ?
        A mon avis, seule une grève générale durable peut avoir un effet important sur les gouvernants (en prime hors de l’appellation fourre-tout de terrorisme), mais qui sera prêt à renoncer à sa rémunération ?


        • Tunk Le 15 juillet 2015 à 13h11
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          Mais vous vivez sur quelle planète …

          – Manifestations géantes, pétitions massives, occupations de lieux publiques, boycotts
          –> Ils s’en foutent. Vraiment. Allô…. Vous n’avez toujours pas compris qu’ils n’ont pas de scrupules ? Pas d’empathie ? Ils ne peuvent pas se sentir concerné, ils ne disposent pas de cet organe.

          – désobéissance civile, blocage des infrastructures de communication, grève générale
          –> Ils feront intervenir les flics, les CRS, la mobile, ce que vous voulez. Ils s’en foutent.

          C’est terrible. J’ai l’impression que vous êtes encore nombreux à imaginer que ce genre d'”action” qui signifie “je ne suis pas d’accord” a un effet quelconque.

          Il n’y a qu’une solution : Les passer par les armes. Et les mêmes vieilles question resurgissent :
          – ais je assez perdu pour faire ce genre de choses ?
          – on met qui à la place ?


          • Tunk Le 15 juillet 2015 à 13h13
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            A pardon, j’oubliais :
            Vous pouvez aussi voter pour les gens qui pensent comme vous.
            Mais quelque chose me dit que les gens assez éveillés pour cela le font déjà, et les autres ne changeront pas d’avis aussi facilement.


            • sg Le 15 juillet 2015 à 19h24
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              Personne ne pense exactement comme vous et de toutes façons le système d’élection actuellement en cours (scrutin uninominal majoritaire) est floué de telle sorte à ce qu’il n’y ait toujours que les deux principaux partis qui gagnent (voir https://www.youtube.com/watch?v=r9rGX91rq5I).

              Non, voter ne sert à rien si la structure qui régit ces votes n’est pas équitable et juste. Ce qu’il faut, ce n’est pas de trouver qui pense comme vous, mais de promouvoir la mise en place d’un système qui favorise les débats et les idées contradictoires. Dans ce cas, plus besoin de trouver quelqu’un qui pense comme vous: vous n’avez qu’à soumettre vos idées. Elles pourront aboutir ou pas, mais elles seront au moins représentées.


          • sg Le 15 juillet 2015 à 16h05
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            Non, il y a d’autres moyens à tester avant de prendre les armes, surtout que les armes ne sont pas justifiables si vous n’êtes pas sûr que c’est ce que veut la majorité du peuple (faut être cohérent avec la démocratie), comme suggéré ici http://blogs.mediapart.fr/blog/philippejandrok/180615/pourquoi-je-n-irais-pas-manifester-paris-le-14-juillet-2015.

            En effet, le gouvernement peut exercer sa violence “légitime” pour réprimer les manifestations publiques même pacifiques (+ manipulation des médias pour minimiser), et les grèves non seulement foutent un coup à l’économie (surtout si c’est sur une longue période, ça peut faire des dommages qui seront très long à résorber), mais en plus elles peuvent mettre les grévistes dans une situation financière déplorable. Donc l’une et l’autre ne sont pas viable, sauf si soulèvement massif au même moment, mais ça en viendra forcément aux armes avec les dirigeants fous qu’on a actuellement.

            L’ autre voix pacifique possible est de simplement s’abstenir de participer à une fête nationale comme le 14 juillet (en restant chez soi) ou de voter aux présidentielles ou aux législatives. Si une majorité ne vote pas, la république tombe, automatiquement. Personne ne peut forcer les gens à sortir de chez eux pour voter, c’est donc un moyen sans danger et totalement pacifique pour que chacun conteste.

            Le seul problème est qu’on peut donne n’importe quel sens à une abstention, mais il est facile de résoudre ce problème tout simplement en encourageant les favorables à signer massivement une pétition, et/ou à manifester en même temps que l’événement se déroule (imaginez une élection où une majorité n’a pas voté, mais est dans la rue pour demander de changer la république en démocratie!).

            Tout ça pour dire qu’il y a bien des moyens de faire une révolte pacifique avant de devoir prendre les armes, il n’y a donc pas de raison d’être aussi belliqueux à ce stade.


            • Tunk Le 15 juillet 2015 à 21h29
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              ” Si une majorité ne vote pas, la république tombe, automatiquement. ”

              Je vois pas par quel miracle – vu qu’ils s’en foutent. C’est exactement comme le fait de faire grève, manifester, etc…

              Ces actions ne marchent pas sur des psychopathe dénués de scrupules. Il ne resterait qu’eux pour voter qu’encore ils trouveraient cela légitime.


            • sg Le 16 juillet 2015 à 09h43
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              Pourquoi la république tombe automatiquement si une majorité choisit de s’abstenir? Car elle fonctionne précisément par le vote, c’est ce qui légitime la délégation du pouvoir par le peuple à une élite représentative. Ce n’est pas moi qui le dit mais Emmanuel-Joseph Sieyès, l’un des pères de la révolution française:

              « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » (Discours du 7 septembre 1789, intitulé précisément : « Dire de l’abbé Sieyes, sur la question du veto royal : à la séance du 7 septembre 1789 » cf. pages 15, 19…)

              Bien sûr, il y a toujours une possibilité que le taux d’abstention soit “corrigé” (lisez: caché et réduit) pour éviter les “troubles à la paix sociale”, c’est pour cela qu’une pétition, comptabilisant les favorables par une partie tierce que le gouvernement, et une manifestation sont nécessaires.

              Ce n’est pas pareil qu’un référendum, où la question posée est très précise et ne portera jamais sur l’institution d’une démocratie: avec une majorité du peuple choisissant délibérément de s’abstenir de déléguer ses pouvoir à une élite, je peux vous parier que l’élite aura froid dans le dos…


            • sg Le 16 juillet 2015 à 09h50
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              Quelques autres citations pertinentes:

              « Le suffrage par le sort est de l’ordre de la démocratie, le suffrage par le choix est de celle de l’aristocratie. », Montesquieu

              « La souveraineté ne peut être représentée par la même raison qu’elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point, elle est la même, ou elle est autre ; il n’y a point de milieu. Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. Toute loi que le peuple en personne n’a pas ratifiée est nulle ; ce n’est point une loi. » Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social


          • Wilmotte Karim Le 15 juillet 2015 à 16h34
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            Mais comment croyez-vous que tout ce qu’ils veulent détruire à été construit?
            Par des votes au parlement? NON! Le parlement a entériné un rapport de force, construit à travers des manifestations, boycott, sit-in, pétition… suivie de grève générale massive (et oui, réprimée durement, avec des morts dans bien des cas!).

            Pourquoi pensez-vous qu’ils n’ont pas simplement abrogé en une nuit tout cela?
            S’ils n’ont peur de rien, s’ils sont tous puissant, pourquoi ne pas y aller franchement? Sinon parce qu’au fond d’eux, ils savent que ce que Peuple veut, Dieu le veut!

            Quand au déclenchement des grandes grèves générales… certaines sont déclenchées par les syndicats. Plus communément, c’est une entreprise qui démarre pour un problème qui la concerne. Une autre embraille par solidarité ou pour une autre raison. La situation est propice et le feux prend, un peu partout.

            Et les directions syndicales sont souvent submergées, elles suivent le mouvement bien plus qu’elles ne le dominent. On ne sait jamais quand cela va démarrer, ni jusqu’où cela va aller.

            La seule chose que l’on peut dire aujourd’hui, c’est qu’il y a un retournement de l’opinion en profondeur que Syriza et sa lutte (oui, je sais, des traîtres et tout cela) ont produit. C’est dans la LUTTE que se forge la conscience collective. C’est en voyant cette lutte, en s’y associant, mieux encore, en y participant, que se construit la conscience… et le rapport de force.

            De nombreuses personnes qui traitaient les Grecs de pourris fainéant sont écœurés. Et aujourd’hui, la Grèce, le peuple grec a besoin de nous (comme nous avons besoin d’eux).

            Alors peut-être qu’il ne se passera rien. Ou peut-être qu’il y aura des millions d’européens unis dans les rues dans 2 semaines, voir une grève générale massive à l’échelle du continent et la troïka nous octroiera les “congés payés du début du 21-em siècle” (la nouvelle avancée sociale que nous ne connaissons pas encore).

            Il est vrai aussi qu’au 19-em, certains ouvriers n’ont connu QUE la défaite.
            Mais que leurs luttes, bien que défaites, ont préparé les victoires de leurs enfants.

            Alors, à moins que vous n’ayez une vraie solution miracle (et croyez bien qu’on attend que cela!), luttons pied à pied. Et si on perd… on lutera encore!
            En se levant chaque jour avec le secret espoir de vaincre demain et bâtir un monde un peu meilleur.

            Sinon, on peut allez à messe et espérer un miracle ou attendre en pleurnichant.


            • sg Le 15 juillet 2015 à 16h40
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              Pas de solution miracle, mais il y a de meilleures solutions.

              Probablement qu’une démocratie serait meilleure, pas parce que les lois seraient fondamentalement meilleures (elles peuvent être pires en vérité), mais parce que les lois qui seraient adoptées favoriseraient la majorité de la population (au lieu d’une minorité élitiste). Les minorités pourront toujours être mises au ban, mais de façon déjà plus difficiles (puisqu’elles peuvent être représentées dans un gouvernement démocratique).

              Déjà si une majorité de la population nationale (et peut-être mondiale) pouvait mieux vivre, avec des lois plus justes, alors ce serait déjà pas mal pour moi, jusqu’à ce qu’on trouve quelque chose de mieux.


            • Wilmotte Karim Le 15 juillet 2015 à 16h56
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              to@sg
              Bien, et comment mettez vous cela en place?
              Sinon en vous battant? En pétitionnant, manifestant, faisant grève, militant?

              “les lois qui seraient adoptées favoriseraient la majorité de la population”
              Comment s’est-on rapproché de cet objectif jusqu’ici? Sinon en luttant?


            • sg Le 15 juillet 2015 à 19h30
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              @Wilmotte: je ne dis pas le contraire, il faut se mobiliser et être politisé (pas forcément avoir un parti, mais être au courant du système politique et de l’actualité) pour garder ses droits, mais je disais simplement que cela ne passait pas forcément par les armes, il y a d’autres moyens pour militer comme l’a montré Gandhi.

              Mais je suis d’accord que le manque de politisation et de mobilisation de la génération actuelle est le vrai problème, et c’est ce qui est en train de lui faire perdre tous ses droits durement acquis par les générations précédentes…


            • Tunk Le 15 juillet 2015 à 21h41
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              Tant mieux pour vous si vous y croyez, vous avez bien raison d’avoir la foi. Pour ma part, je ne vois rien de radicalement changé qui n’ai nécessité un minimum de violence.

              Quand vous parlez de grande grève, etc. J’ai surtout l’impression qu’une 2nde Guerre Mondiale a fait plus pour l’avancé des droits sociaux qu’un siècle de lutte avant cela. Je me trompe surement, mais j’ai du mal à voir une “grève générale” (pacifique) qui ai fait bougé quoi que ce soit. Et aujourd’hui, je n’ai pas franchement vu autre chose que des mouvement pacifique de prostestation.

              Et j’en reviens à la même chose : Si vous avez plus à perdre qu’a gagner, vous ne faites pas dans la violence.

              Bah bref, j’éspère me gourrer bien sûr. Ce qui ne m’empêche pas de pratiquer ce qu’il faut de préparation physique – car le jour ou sa pétera pour de vrai (et ça pétera, peut être pas de mon vivant, mais ça arrivera) j’en aurais surement besoin.

              Ouais, c’est vrai, à part un bulletin de vote ou une bastos, je pense que le reste c’est des jeux pour le peuple.

              Et si vraiment la majorité des gens sont pour ce qu’il se passe actuellement c’est qu’ils ne sont pas assez informés – et faut pas se leurrer, le temps d’en informer un, y’en a 10 qui sont cerveau-lavés. On a plus les moyens de résister à ce rouleau de pognon.


            • Homère d'Allore Le 15 juillet 2015 à 23h02
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              Bravo Wilmotte Karim. J’admire et j’envie votre enthousiasme en ces jours difficiles.

              J’avoue avoir pris un gros coup sur la tête et je me fais plus discret dans les commentaires même si je lis toujours autant le blog d’Olivier Berruyer.

              J’y ai cru. Et la gueule de bois donne un sale goût dans l’arrière-gorge…


            • Wilmotte Karim Le 15 juillet 2015 à 23h04
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              To@Tunk

              Mais vous n’aurez pas demain 247 divisions révolutionnaires en arme prête à l’emploi…

              Évidement qu’une grève générale n’est pas “pacifique” puisque le patronat empêche qu’elle le soit. Mais si le pouvoir, face à un peuple mobilisé, décide d’employer la force… il sera détruit (le pouvoir).

              Pour cela, il faut avoir réussi à mobiliser. Ce qui ne se fait pas en 2 jours mais sur des décennies, en longue conscientisation.

              Les CCC et autres FAR ont totalement perdu. Mieux, leurs actions ont été utilisées à des fins de propagande, pour limiter l’action des mouvements “pacifiques”.

              Évidement que l’Inde ne s’est pas libérée du joug anglais parce que Ghandi était là: le pays était au bord de l’insurrection, et le Royaume-Uni n’était pas en mesure de maintenir la situation.

              Mais Ghandi a travaillé pendant la majeure partie de sa vie à faire prendre conscience aux Indiens de leur situation, du fait qu’ils pouvaient vivre autrement.

              Et il ne s’agit pas de “foi” mais juste de regarder ce que nous avons fait jusqu’ici.

              Vous voulez un soulèvement? Avec des gens qui ne sont pas prêt à manifester? A pétitioner? Qui pour une bonne partie, sont en total désaccord avec vous (une dette, cela se paye mon bon monsieur!) ? Déjà faire grève, c’est pas facile. Alors, une grève au finish…

              Et vous, vous voulez prendre les armes?
              Vous comptez arriver comment à disposer de la force nécessaire pour l’emporter?


            • Wilmotte Karim Le 15 juillet 2015 à 23h25
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              to@Homère d’Allore

              Je crois qu’on est nombreux a avoir pris un sale coup.

              Mais entendre des gens qui conspuaient la Grèce, les Grecs, tous ce ramassis de fainéant qui ne payent pas d’impôt (blablabla) dire que ce qui c’était passé est inacceptable et odieux… Des choses se sont passés, des idées, des prises de conscience.

              Et puis, plus que tout: on a pas le choix!

              Je veux dire: au pire, ils continuent la politique qu’ils mènent et nous écrasent. Donc, sur le long terme, notre lutte ne peut avoir que des effets positifs. Même si on le voit en Grèce, la défaite à court terme peut être très couteuse.

              Enfin, est-ce qu’on peut laisser tomber les Grecs (et se laisser tomber par la même occasion)?


            • Tunk Le 15 juillet 2015 à 23h40
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              Juste pour compléter mon précédent com’ :
              “la seule solution” : à mon avis, bien entendu. Et cela n’implique pas que “je” la mette en oeuvre là de suite, maintenant, en abandonnant femme et enfants.

              Mais il n’empêche que si action il doit y avoir de ma part, je ne me laisse que deux choix : Vote (et pas qu’au présidentielles … ) ou Bastos ( pour un bankster, bien sûr, le gouvernement actuel, c’est du sous fifre… ). Le premier par “religion”, en espérant qu’un nombre suffisant de guignols votent comme moi, et le second en cas d’urgence – si je n’arrive plus à joindre les deux bouts.

              Je sais, c’est beaucoup moins héroïque ou romantique que la grève générale, mais à mon avis ça a plus de portée.


            • sg Le 16 juillet 2015 à 09h47
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              @Wilmotte: « Mais Ghandi a travaillé pendant la majeure partie de sa vie à faire prendre conscience aux Indiens de leur situation, du fait qu’ils pouvaient vivre autrement. »

              Exactement, la mobilisation passe par l’information et l’éducation. Il ne sert à rien de prendre les armes si la majorité de la population est contre (que ce soit par désinformation ou par intérêt), il faut d’abord qu’elle soit informée et éclairée à ce sujet.


          • bruno Le 15 juillet 2015 à 18h54
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            oh tiens…moi qui croyais que j’étais le seul à penser à ce genre d’action,ben non.
            en fin de compte cela résulte d’un certain ras le bol.


      • michael Le 15 juillet 2015 à 15h21
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        Voici un article sur l ‘immense success du hashtag #thisisacoup depuis dimanche :

        http://rue89.nouvelobs.com/2015/07/13/grece-thisisacoup-lhistoire-dun-hashtag-260263


  4. Dizalch Le 15 juillet 2015 à 05h09
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    Erfff, je vois que j’ai fait quelques fautes de frappe en allant trop vite pour le traduire dés qu’il est sorti, désolé 😉
    Mais je retiens essentiellement que:
    – Ce 2ème rapport “secret”, 2 semaines après le précédent qui était sorti juste avant le référendum, confirme à la hausse l’insoutenabilité de la dette Grecque d’une façon alarmante…
    – Des membres du FMI ont à nouveau tenté d’empêcher sa divulgation…
    – Les technocrates et hommes politiques de l’UE disposaient de ce rapport dés le samedi du we des négociations, et ils ont donc pris leurs décisions en toutes connaissances de cause…
    – Le taux d’endettement de la Grèce va passer à 200% d’ici 2 ans! et sera toujours à 170% en 2018! contre les 142% envisagé par l’UE de façon péremptoire… car contre l’avis de l’étude du fmi dont ils disposaient…
    – L’économie Grecque, ainsi que les banques ont été dévastées par les évènements de ces deux dernières semaines et l’UE n’en a pas tenue compte dans son accord…
    – Enfin, le FMI déclare que sans Haircut exceptionnel, l’UE va devoir passer son temps à renflouer la Grèce…
    ————
    Bah avec ça, si des économistes néo-libéraux et des politiques serviles comme on en voit bien trop, continuent à vouloir mettre en place leur plan, je propose que nous exigions “de leur faire prendre les pertes à “leur compte””!… Car y en à marre de se foutre délibérément de la tête des citoyens Européens par simple Dogme… qu’ils payent de leur poche!…


    • critique_constructive Le 15 juillet 2015 à 19h04
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      Dizalch Le 15 juillet 2015 à 05h09
      je vois que j’ai fait quelques fautes de frappe en allant trop vite

      Malheureusement, il y a un peu plus que des fautes de frappes

      Pour la bonne réputation du blog, il y a au moins deux fautes à corriger :

      s’élèveraient au-dessus du seuil de 15% de PIB, considéré comme le coffre-fort
      pseudo traduction assez drôle pour “rise to above the 15 percent of GDP threshold deemed safe “. Je traduis :
      s’élèveraient au-dessus des 15% du PIB, qui est le seuil réputé sans risque, etc…

      et a noté que peu de pays n’avaient jamais réussi à supporter pendant plusieurs décennies
      qui dit exactement le contraire de ce qu’il fallait dire :
      “noted that few countries had ever managed to sustain for several decades”
      a noté que peu de pays avaient jamais réussi à supporter pendant plusieurs décennies

      Jamais (comme “aucun”, “rien”, etc) n’est pas un mot négatif en français, jamais faire et ne jamais faire disent deux choses absolument différentes, il ne devrait pas être nécessaire de l’expliquer ici.


  5. Chevrier Michèle Le 15 juillet 2015 à 07h06
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    Le président Hollande estime être le principal sauveur de la Grèce.
    il a déclaré en toute modestie: vous en connaîtrez des présidents audacieux comme moi .
    A mon avis ce troisième plan de sauvetage n’ira pas loin.


    • Louis JULIA Le 15 juillet 2015 à 08h05
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      @Chevier Michelle : et quand je vois et entends Soupalonion y crouton (j’entends par là Manuel Valls) clamer avec vigueur, le menton en avant comme il sait si bien le faire, “je suis fier de travailler avec un tel président”, je me dis que ces deux là ne valent même pas la corde pour les pendre.


    • Macarel Le 15 juillet 2015 à 11h23
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      Hollande audacieux, s’il est content de lui…

      L’autosatisfaction c’est tout ce qui reste, lorsque l’on n’a plus d’honneur.


      • Chevrier Michèle Le 15 juillet 2015 à 16h21
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        En effet, je crois que François Hollande a perdu son honneur, il n’est plus crédible.


      • jo Le 15 juillet 2015 à 17h08
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        Ohhh mais détrompez-vous, Sarkozy revendique cet accord. Heureusement qu’il s’est rendu à Bruxelles à une prétendue réunie des députés LR !!!! Quelques coqs de son parti le serine à qui veut l’entendre !!!!! Ahhhh ils sont beaux nos politiques !!!!!


    • languedoc30 Le 15 juillet 2015 à 12h48
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      Eh bien, ce troisième plan de sauvetage aurait l’assentiment de 70% de la population d’après un dernier sondage sorti ce matin en Grèce, (RMC les GG).
      Je ne vois pas pourquoi nous insisterions pour faire le bien des grecs malgré eux.
      S’ils sont prêts à tout supporter pour rester dans l’euro, après tout pourquoi pas.


      • Chevrier Michèle Le 15 juillet 2015 à 13h17
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        Etrange tout de même, les grecs ont voté NON au référendum, ils voulaient que la Grèce sorte de l’Euro à 61,31% .
        François Hollande et ses acolytes ont dit exactement le contraire, ce qui prouve que nous sommes dans une dictature.


        • jo Le 15 juillet 2015 à 17h16
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          Lors de sa conférence de presse dont je n’ai entendue que 3s, il a déclaré avoir dit à M Tsipras qu’il fallait envoyer promener le référendum !!!!! Ne pas en tenir compte !!!

          Il n’est pas nécessaire de se demander la pression que ce jeune PM a subie.


          • languedoc30 Le 15 juillet 2015 à 18h43
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            Il donne l’impression d’avoir ignoré la dangerosité des gens qu’il affrontait. Pourtant depuis cinq mois qu’il les fréquentait, il aurait dû avoir une idée précise sur eux. Est-ce de la naïveté, de l’incompétence, quoi qu’il en soit les grecs vont le payer très cher.


    • samuel Le 15 juillet 2015 à 13h53
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      Quand ils s’aperçoivent au fond d’eux mêmes qu’ils ne sont pas plus en mesure de faire le bien avec tout ce qui se trame en coulisses, ils ne peuvent manquer à la vue de telles occasions de vouloir se conduire comme leurs prédécesseurs. Ils donnent l’impression de se hisser au niveau de l’histoire, d’avoir résolu les problèmes, mais quand on regarde l’histoire, les choses sont loin d’être réglés avec le monde de la finance. Pourtant dans leur vie ils ont beaucoup de succès personnel, un peu comme Obama principal sauveur du monde, mais en réalité l’Amérique ressemble dans plusieurs endroits à un pays du tiers monde.


  6. Dizalch Le 15 juillet 2015 à 07h21
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    2ème petite pépite dans la foulée, le FMI pourrait ne pas participer au 3ème plan de sauvetage… 😉
    http://www.zerohedge.com/news/2015-07-14/imf-may-walk-away-greek-bailout
    So in addition to a parliamentary revolt and uncertainty surround urgently needed bridge financing, Greece also faces the possibility that the IMF may walk away, throwing the entire “deal” into question. Here’s http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11739985/IMF-stuns-Europe-with-call-for-massive-Greek-debt-relief.html Ambrose Evans-Pritchard summing up the ramifications of the IMF’s analysis and reinforcing our contention that the US (and its IMF veto power) are pulling the strings behind the scenes and orchestrating “leaks” at opportune times.
    – Traduction:
    “Ainsi en plus d’une révolte parlementaire et d’une incertitude entourant le financement relais nécessaire en urgence, la Grèce fait aussi face à la possibilité que le FMI ne participera pas, jetant “l’accord” en entier sur la table. Cf. l’article d’Ambrose Evans-Pritchard du Télégraphe résumant les ramifications de l’analyse du FMI et le renforcement de notre affirmation que les États-Unis (et son droit de veto au FMI) tirent les ficelles en coulisses et orchestrent “des fuites” aux moments opportuns.”


    • Louis Le 15 juillet 2015 à 09h36
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      Les USA ne se sont jamais caché de vouloir garder la Grèce dans le giron EU, géopolitique oblige.


  7. Jean Sérien Le 15 juillet 2015 à 07h27
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    ***celons*** une étude confidentielle : hum, ça pique les yeux


    • téléphobe Le 15 juillet 2015 à 17h37
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      Non, non, c’est accepté par Najat ;o)


  8. Dizalch Le 15 juillet 2015 à 07h48
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    @Jean, oui je sais y’a des coquilles (je dors 3/4h max par nuit en ce moment… dsl…)

    Sinon, d’après Ambrose Evans-Pritchard du télégraphe (http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11739985/IMF-stuns-Europe-with-call-for-massive-Greek-debt-relief.html)
    ” The underlying message of the report is that Greece is in such deep trouble that it cannot withstand further austerity cuts. This is hard to square with the latest demands by EMU creditors for pension cuts, tax rises, and fiscal tighting equal to 2pc of GDP by next year.
    Nobel economist Paul Krugman said the cuts are macro-economic “madness” in these circumstances. ”
    – Traduction:
    “Le message sous-jacent du rapport du FMi est que la Grèce est dans une telle situation critique qu’elle ne pourra pas résister aux nouvelles coupes d’une cure d’austérité. Ce qui est difficile à mettre en péréquation avec les dernières demandes des créanciers du EMU qui demandent des diminutions de pension de retraite, des hausses de taxes fiscales et une restriction budgétaire égale à 2% du PIB d’ici l’année prochaine.
    Le prix Nobel d’économie Paul Krugman a dit d’ailleurs que cette austérité était de “la folie” macro-économique dans ces circonstances.”
    ——-
    Alors, là, hâte de lire les réponses de ces endoctrinés… 😉


    • AUSEUR Robert Le 15 juillet 2015 à 09h57
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      Oui , Dialch , d’autant plus que la “patronne” du FMI est une ancienne sinistre du gouvernement sarkosi = Dans son équipe gouvernementale “en FRANCE” les échanges ne se faisaiernt pas dans la langue Française , mais en anglais ! ………? Avec des politique comme = çà ! placés(es) là ……..Comme çà = Nous ne sommes pas prêts de faire triompher les intérêts du PEUPLE FRANCAIS !!!!!


  9. Gaïa Le 15 juillet 2015 à 08h01
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    Autrement dit le FMI dévoile l’absurdité des mesures d’austérité appliquées à la Grèce, montre que les dernières inventions punitives par l’UE n’ont fait qu’augmenter la dette grecque et qu’elle est pire que ce que dit l’UE mais en même temps tout le monde se pète les bretelles et proclame que le dernier accord a sauvé l’Europe. Parallèlement le FMI demande à la France plus de coupes dans les dépenses dans l’avenir ce qui va tôt ou tard nous mettre dans une situation économique encore plus catastrophique. Trouvez l’erreur. Et on reproche à Varoufakis sa théorie du jeu?


  10. Ardèchoix Le 15 juillet 2015 à 08h29
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    J’adore nos hommes politique qui du haut de l’iceberg de leur dette annoncent aux passagers du Titanic “pas d’affolement on a la solution”.


    • Nerouiev Le 15 juillet 2015 à 08h48
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      En politique ce sont souvent ceux qui ont créé le problème qui se font passer pour la solution.


  11. sg Le 15 juillet 2015 à 09h28
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    Si c’est vrai alors c’est une grosse blague quand on sait que Tsipras a refusé de préparer une sortie de l’UE car cela prendrait 1 mois à préparer avant de pouvoir rouvrir les banques et l’économie, ce qui lui semblait bien trop long et aurait motivé son refus…


  12. Macarel Le 15 juillet 2015 à 09h44
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    Comme le dit Nicolas Doze, sur BFMBusiness : “Il devient difficile de faire rêver avec l’Europe.”


  13. Homère d'Allore Le 15 juillet 2015 à 09h46
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    Le vote d’aujourd’hui sera serré.

    http://mobile.lemonde.fr/economie/article/2015/07/14/crise-grecque-alexis-tsipras-dans-la-tourmente-politique_4682595_3234.html

    106 députés d’opposition voteront pour.

    Il faut donc 45 députés de Syriza ou d’ANEL pour faire une “majorité”.


  14. Eleutheria Le 15 juillet 2015 à 09h48
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    C’est très intéressant, mais qu’y a-t-il d’exclusif à la republication d’une dépêche de Reuters ?

    Sur le fond : quand même le FMI trouve qu’on exagère, c’est qu’il y a vraiment un problème énorme. Ça devrait quand même faire réagir l’opinion !


    • Chevrier Michèle Le 15 juillet 2015 à 10h40
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      L’opinion réagit mais à son niveau que peut-elle faire?
      Nous sommes dans une dictature, il n’y aura que les élections de 2017 qui pourront nous sortir de ce guêpier, et encore, je n’en suis pas certaine, vu que nous sommes dans la mondialisation sans l’avoir souhaité.


      • Eleutheria Le 15 juillet 2015 à 12h27
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        Dans les pays plus ou moins dominants de l’Union Européenne, comme la France (sous domination allemande mais potentiellement assez puissante pour reprendre sa souveraineté) on peut simplement voter pour des partis qui rejettent l’UE, même s’il faudra effectivement attendre 2017 pour avoir un effet sensible, les régionales ne permettant pas de changer grand-chose.

        Mais dans le cas de la Grèce, c’est beaucoup plus difficile. Ils ont voté pour Syriza dans le but de rejeter l’austérité, et dans une certaine mesure le vote pour Aube Dorée est aussi un vote anti-austérité, même si c’est également un vote d’extrême-droite, et probablement néo-nazi. Je ne sais pas si on peut réellement qualifier le vote ANEL de vote anti-austérité, mais du moins est-ce clairement un vote souverainiste.

        Bref, le peuple grec s’est clairement exprimé pour rejeter la Troïka. Malgré cela, Syriza a cédé sur de nombreux points, pour finir par atteindre un stade où le parti ne reconnaissait plus son programme, et a donc soumis le plan d’austérité de la Troïka aux Grecs par référendum. Une nouvelle fois, le peuple a exprimé son désaccord, cette fois de façon encore plus claire, avec plus de 60 % de « non ».

        Résultat, Tsipras signe un accord d’austérité encore plus extrême ! De fait, d’après les réactions sur les réseaux sociaux ou les interviews parues dans les médias, une bonne partie de ceux qui avaient voté « oui » s’opposent à ce nouveau plan d’austérité, sauf que cette fois on ne leur demande pas leur avis.

        En somme, malgré un premier rejet de l’austérité aux élections et un second rejet de l’austérité par référendum, on impose aux Grecs de l’austérité encore plus sévère. Que peuvent-ils faire ? À ce stade, ont-ils une autre option que la révolution ? C’est complètement ahurissant d’en arriver là dans un pays qui respecte techniquement les normes démocratiques, puisque la loi et la constitution n’ont pas été violées, et pourtant il est clair que ce qui se passe est tout sauf démocratique.

        Bon, il est également possible que la Vouli rejette le plan de la Troïka aujourd’hui, ou bien le peuple peut tout simplement attendre de nouvelles élections, mais au prix de quelles souffrances !


        • Chevrier Michèle Le 15 juillet 2015 à 15h22
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          Actuellement je ne pense pas que les Grecs souhaitent faire une révolution, je n’ai rien entendu jusqu’à présent, attendons la suite,Tsipras laisse faire les vautours de la finance, il peut y avoir un revirement.


          • Eleutheria Le 15 juillet 2015 à 21h37
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            Exception faite de quelques émeutiers place Syntagma, je ne le pense pas non plus, du moins, pas aujourd’hui. Mais demain ?

            Il est à peu près certain que Syriza va exploser, d’où deux possibilités : soit la formation d’une coalition entre la partie de Syriza loyale à Tsipras et l’opposition, soit de nouvelles élections. Difficile de prédire ce qui pourrait se passer, dans un cas comme dans l’autre.

            Edit : pourquoi mes commentaires apparaissent-ils occasionnellement comme étant en attente de modération ?


    • jo Le 15 juillet 2015 à 17h25
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      Est-ce que je me trompe où le FMI était présent au moment des discussions ? Notamment dans la petite pièce ? Alors, Mme Lagarde ne pouvait-elle pas se faire entendre à se moment là ? Au lieu de faire le cinéma, comme toujours, après !!!


  15. Eric-13 Le 15 juillet 2015 à 09h58
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    Je ne crois pas que l’Europe soit sans projet. Je ne crois pas non plus que les folles décisions imposées aux grecs soient le résultat d’une absence de vision.
    Je pense qu’il y en a une au contraire.
    Sur le plan politique, elle est fascisante et a pour cible la démocratie, le Démos dont il faut détruire toute velléité de résistance. Ce Peuple qui a plusieurs fois démontré qu’il refusait ce modèle de société calibré autours de l’argent, de la finance et des profits d’une minorité. Il convient de le museler et de lui ôter toute envie de connaître autre chose, toute idée d’un autre ordre possible.

    Sur le plan économique elle a son crédo. Le néolibéralisme. Un système de croyances invérifiables, dont on a montré la nuisance, l’inanité et la fausseté mais qu’il est interdit de discuter, qu’il est impossible de remettre en cause et qui semble avoir trouvé son Ayatollah inflexible ou son Papa obtus en la personne du terrifiant Wolfgang Shäuble. Ceux qui osent, comme le peuple Grec, remettre en cause la chose écrite, qui semble quasiment d’inspiration divine, sont voués aux Gémonies et à l’incinération publique.

    Ce projet européen a ses zélateurs : une presse aux ordres, des médias obéissants, grands spécialistes des simplifications outrancière, des demi-mensonges, des demi-vérités et des « analyses » qui favorisent le discours unique et ne permettent qu’a la pensée officielle de s’exprimer. Grands ordonnateurs de la pensée unique, ils sont les Joseph Goebbels de l’hydre qui gouverne l’Europe.

    Ce projet européen a ses grands prêtres, évêques et cardinaux. Nos dirigeants politiques. Les maîtres inflexibles que nous élisons qui se mettent au service des forces de l’argent, nos évêques Cauchon. Cachés derrière les pourpres de la République et dans les bureaux feutrés de Bruxelles, ils organisent le silence et la mort du peuple combattant, la mise sous tutelle des états et le pillage des biens publics.

    Ce projet Européen dispose de sa Gestapo et de ses SS. Le chômage est une arme et la peur de la paupérisation sont des instruments de terreur qui poussent les peuples à tout accepter. La peur de perdre qui sa maison, qui sa voiture, sa tablette, son portable ou, le vieux portable sur lequel j’écris et qui malgré son obsolescence programmé me rend encore de fier service sont aussi de puissants vecteurs de soumission à l’ordre établit et à ne rien faire pour transformer un système inique.

    Enfin ce projet européen dispose d’armes autrement plus efficaces qu’un char ou un avion, les institutions européennes, qui sont un instrument d’avilissement et de domination des peuples européens. Le combat inégal mené par A Tsipras et Syriza a démontré à quel point elles étaient inhumaines, éloignées des ambitions humanistes, sociales, solidaires et démocratiques qui forment officiellement le corpus idéologique européen. C’est le seul bénéfice que nous pouvons tirer de cet épisode désastreux de l’histoire européenne. C’est la seule victoire de Tsipras. Maintenant ça saute aux yeux de tout le monde.

    Pour cela merci Alexis. Je t’aime !

    Il reste à identifier clairement les fondateurs et les profiteurs de ce projet. Mais est-il besoin de faire un paragraphe là-dessus ?

    Delenda UE et Eurozone (et accésoirement Shäuble et Dijsselbloem et quelques autres aussi…aller, ça c’est pour faire passer ma mauvaise humeur, non, on ne va pas tuer les gens quand même)


  16. Alae Le 15 juillet 2015 à 10h13
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    Pire, le FMI pourrait faire jouer les règles sur lesquelles il s’assoit volontiers quand ça l’arrange pour refuser de contribuer au nouveau bail-out, ce qui laisserait l’intégralité de la douloureuse-record à Schäuble et à l’Eurogroupe.
    Il semble qu’il y ait une guéguerre entre le FMI (Washington) et l’Allemagne et la BCE, qui ont décidément mal joué leurs cartes en fermant les banques grecques et en faisant exploser la dette.
    “IMF May Walk Away From Greek Bailout”
    http://www.zerohedge.com/news/2015-07-14/imf-may-walk-away-greek-bailout


  17. P. Peterovich Le 15 juillet 2015 à 10h13
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    Le rapport du FMI pose question quant au lien qu’il fait entre contrôle des capitaux et aggravation de la situation économique de la Grèce. Evans-Pritchard écrit à ce propos (http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11739985/IMF-stuns-Europe-with-call-for-massive-Greek-debt-relief.html) :

    “The IMF’s report raises as many questions as it answers. Almost no economist would accept that two weeks of capital controls could alone raise the debt ratio by 28 percentage points of GDP a full seven years later”.

    Par contre, ce qui est de plus en plus évident, c’est que le corralito décidé par la Grèce sous la pression de la BCE ne va pas pouvoir être levé facilement. Beaucoup raisonnent par référence à la situation de Chypre et de l’Islande, qui avaient instauré des contrôles de capitaux. Mais la situation de ces deux pays était différente de celle de la Grèce, qui est plus proche, sur ce plan, de l’Argentine.

    En effet, dans le cas de Chypre et de l’Islande, les problèmes bancaires ont été la conséquence de la constitution de ces deux pays en centres financiers offshore. Ils ont attirés des capitaux étrangers qui ont commencé à refluer massivement.

    Dans le cas de la Grèce, on a affaire à une perte de confiance des déposants grecs inquiets de la pérennité de leurs économies libellées dans une monnaie que la Grèce ne maîtrise pas.

    Comme l’Argentine, la Grèce ne pourra résoudre ces problèmes qu’en reprenant le contrôle de sa monnaie. Cela suppose soit que la Banque centrale de Grèce s’affranchisse de la BCE et gère l’émission de liquidité en euro dans l’intérêt de la Grèce, soit que la Grèce restaure sa propre monnaie et transforme d’autorité les dépôts en euros en la nouvelle monnaie nationale.

    Dans les deux cas, la scission de la zone euro est en route, soit que l Grèce quitte volontairement, soit qu’elle force le départ des autres en s’appropriant le contrôle de l’euro.

    En dehors de cela, il n’y a pas de salut (enfin, si, théoriquement, la BCE pourrait fournir de la liquidité sans limite aux banques grecques, mais comme les Grecs se précipiteraient pour sortir tous les dépôts, la Troïka se retrouverait ipso facto privée de son moyen de pression sur la Grèce).

    Tsipras est foutu : depuis le 28 juillet, il est condamné à l’alternative Grexit/Gerxit et il ne l’a pas encore réalisé.


  18. Mistral Le 15 juillet 2015 à 10h21
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    Quelle mascarade, quelle escroquerie…
    Tous ces journalistes, qui font mine de s’interroger sur ces “plans d’aides financières” [avec des “aides” et des “amis” comme ça, pas besoin d’ennemis…], qui ne fonctionnent pas, ces experts du FMI qui reconnaissent s’être trompés… mais qui continuent la saignée du peuple grec, portugais, espagnol, irlandais, chypriote (et tous les pays du sud bien entendu), comme autrefois les médecins de Molière.

    Cependant, ces politiques d'”austérité” (… visant les classes moyennes et populaires uniquement, faudrait-il rajouter systématiquement), ces mesures et ajustements “structurels” socialement, sanitairement criminels, atteignent admirablement leur but !

    Car toutes ces potions qui tuent et empoisonnent le malade à plus ou moins petit feu, dans tous les pays où le FMI a sévit (avec ses complices en Europe, Commission européenne, BCE), n’ont pas pour objectif de guérir le patient, mais de faire des peuples des esclaves à vie vis-à-vis de leur dette, afin de pouvoir les rançonner jusqu’à leur dernière goutte de sang.

    Nous ne pouvons, nous ne devons plus l’ignorer : le prétexte de la dette est une des armes les plus efficaces, sournoises et perverses (elle “culpabilise la victime”, après l’avoir incitée/contrainte à emprunter sur les marchés financiers privés avec la complicité plus ou moins passive ou active de la classe politique depuis l’après 2ème GM et surtout le milieu des années 70).
    Elle a permis aux puissances de l’argent (re)prendre le contrôle des Etats qui ne se pliaient pas volontairement à leurs injonctions, à leur dogme, leur catéchisme, leur culte du profit maximisé et qui refusaient d'”ouvrir” leur économie nationale (privatisations, libéralisations, lutte maladivement et exagérément obstinée contre l’inflation en réalité car elle qui profite surtout aux débiteurs mais nuit insupportablement aux créanciers, comme le rappelait toujours entre autre le regretté Bernard Maris, etc.).

    Point positif de cette situation (un peu d’optimisme) : ces politiques “austéritaires” (ce n’est plus de l’économie, c’est de la croyance, de la morale, de la religion), et ces plans et ajustements “structurels” ont un but qui transparait désormais clairement : la prise de contrôle des Etats pour les piller, les dépouiller de leurs ressources naturelles, et faire basculer dans la sphère du secteur privé les biens et services publics au seul profit des actionnaires des grandes compagnies.

    “Avant les tanks, maintenant les banques !” comme on peut lire sur les murs du quartier rebelle et résistant d’Exarchia à Athènes.

    C’est tout simplement une guerre. Une guerre qui ne dit pas encore tout à fait son nom, mais les victimes sont bien réelles (chômeurs, malades qui ne peuvent plus se soigner, augmentation des suicides, jeunes et retraités dans la misère…).

    Par conséquent, ces politiques “néolibérales”, pour faire vite, fonctionnent parfaitement !

    Combien de temps, combien de victimes, en Grèce, mais partout ailleurs en Europe où tout ce qu’il reste de politiques sociales, de biens publics, de ressources naturelles nationales existent encore un tant soit peu – et notamment en France… -, va-t-il falloir attendre pour que les peuples, les citoyens ouvrent les yeux et regardent la réalité en face.
    Quel avenir pour les générations présentes et à venir (qui vont devoir s’occuper de nos déchets nucléaires).

    Les puissances de l’argent sont entrée à nouveau en guerre contre les peuples (la pseudo “crise des démocraties” dans les années 70, provoquée et aggravée pour mieux l’instrumentaliser ensuite) : http://wp.me/p4FHYm-15T

    En France, on le sait tous, on liquide déjà le patrimoine public (aéroport de Toulouse-Blagnac, Nice à venir, etc.). D’ailleurs, de bonnes affaires à faire (appartement, château, bâtiments publics…) sur : http://www.economie.gouv.fr/cessions

    La France vend ses bijoux de famille : http://wp.me/p4FHYm-fA


  19. scipio Le 15 juillet 2015 à 10h22
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    L’affaire grecque n’est pas tellement que la Grèce rembourse ou non sa dette mais d’appliquer une stratégie de la terreur ou pour parler comme Naomie Klein une stratégie du choc sur les autres pays européens afin de les discipliner.
    Comme le disait le titre d’un article précédent sur ce blog: “Torturer les grecs pour que les italiens entendent leurs cris”.


  20. Mistral Le 15 juillet 2015 à 11h32
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    Bien entendu. Ces dettes sont de toutes façons irremboursables…
    Par contre, pas discipliner les pays. Les piller.


  21. Gabriel RABHI Le 15 juillet 2015 à 11h32
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    Mon petit doigt me dit que Washington fait pression pour mettre un bémol aux intérets politiques qui pourrissent la situation. Je m’explique :

    Tout le monde sait que cet accord n’en est pas un : c’est une décapitation façon Daech (pas les fausses façon John Kerry en studio, mais les vraies), et la seule motivation de cet accord est d’ordre politique. Quand Tsipras dit “c’est un mauvais accord…”, c’est peu dire. Aucun état n’a jamais su soutenir sa dette dans de telles conditions. Peut-être certains politiciens incompétents et manipulables ne le comprennent pas, mais l’analyse des chiffres est sans appel. Les Grecs vont être totalement dépouillés.

    Le FMI est fortement lié aux intérêts outre atlantique. Et Washington est effrayé par les risques liés à ces querelles politiques. L’Union Européenne et monétaire est leur bébé, un bébé nécessaire sur un plan stratégique, crucial même, surtout face au bloc Sino-Russe. Un tel accord ne peux déboucher sur rien de bon. Il est même suspect que les Allemands l’ait exigé. On pourrait les suspecter de vouloir, à terme, dégraisser la zone euro (leur zone de souveraineté monétaire) des états “inutiles” pour leur économie, ce qui rentre en conflit avec les intérêts Américain, qui ont besoin de plus d’intégration pour garantir l’uniformité de leur emprise politique.

    Je penses donc que deux souverainetés sont en train de s’affronter :
    -> La zone euro, zone de souveraineté Allemande (de fait, par la politiques monétaire)
    -> La zone de souveraineté militaire Américaine qu’est l’Europe (au travers de l’Europe), arrimée prochainement par le Tafta et le Tisa, et autres accords de soumission.

    A suivre…


    • scrongneugneu Le 15 juillet 2015 à 13h32
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      Merci Mr Rabhi,
      Voilà une hypothèse ( pas de sources ? ) qui m’intéresse beaucoup et qui expliquerait pourquoi les US ( par l’intermédiaire du FMI ) se trouve en opposition avec l’Eurozone sur le sujet de la dette Grecque.

      d’ailleurs je reprends le billet de “Louis Robert”un peu plus loin :
      “La participation du FMI au plan d’aide à la Grèce est loin d’être acquise et ne sera possible que si l’UE s’engage à alléger massivement la dette du pays, a prévenu l’institution mardi.”

      link to liberation.fr

      à suivre donc…


    • Chris Le 15 juillet 2015 à 17h57
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      Une théorie qui irait dans le sens du refus de l’Allemagne d’envoyer ses troupes en Lituanie dans le cadre de l’OTAN…


  22. Benjamin Le 15 juillet 2015 à 11h34
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    En lisant les billets de votre blog, on se demande comment éviter cette tragédie vers laquelle on se dirige obligatoirement avec cette U.E.

    La démocratie n’existe plus dans l’U.E, les dernières personnes élues par le peuple ne sont rien de plus que des marionnettes qui prennent leurs ordres des USA (voir révélations de wikileaks).

    Le système est trop puissant, trop gros pour pouvoir être changé démocratiquement. Et les gens abrutis dès le plus jeune âge par des émissions débiles, poussés à être endetté (ce qui revient à avoir une chaine au pied) auront-ils l’idée de se révolter et si ils l’ont, comment réagir après tant d’année de mensonge?

    C’est assez terrible, je ne vois pas de solution pacifique à notre problème, c’est une sorte de guerre invisible, où les peuples ont l’impression que leur gouvernement élit démocratiquement a encore un rôle important à jouer alors que cela n’est plus du tout le cas aujourd’hui. Quel espoir pouvons-nous avoir pour nos enfants?

    Parfois je me dis que si Internet et le Web avait été créé 20 ans plutôt, cela nous aurait évité bien des problèmes.


    • Macarel Le 15 juillet 2015 à 12h21
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      Je crains, que ces contradictions ne puissent se résoudre, sans en repasser par une période historique difficile (euphémisme). Un combat frontal, entre les intérêts antagonistes : ceux des peuples et du bien commun, et ceux des oligarchies et des profits de quelques-uns.
      Ce ne va pas être une histoire de bisounours.
      Difficile à envisager pour des génération qui ont connu le calme et la prospérité relatives des années d’après-guerre. Contrairement, aux générations précédentes, du début du 20ième siècle qui ont payé au prix fort, les contradictions du système capitaliste.
      L’erreur historique fatale, c’est pour tout un ensemble de générations de politiciens nés après guerre, d’avoir à nouveau libérées par idéologie politique et âpreté au gain personnel (pensons au détricotage de toutes les réformes de FD Roosevelt sous Clinton, mais à toutes les dérégulations faites un peu partout sous la houlette, très souvent de sociaux-démocrates), des forces qui ont conduit déjà au 20ième siècle à deux guerres mondiales terribles.
      Ces générations, du baby-boom portent devant l’histoire une responsabilité écrasante. Leurs choix ont été criminels, elles tiennent encore pour un temps le haut du pavé, mais il faudrait que les politiciens coupables de ces abandons, passent un jour devant une cour internationale de justice composée des représentants des victimes de leurs politiques, pour avoir conduit à nouveau le monde au bord de l’abîme.


      • Scorpionbleu Le 15 juillet 2015 à 13h09
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        Responsables les vieux du baby-boom ? Responsables de quoi ?

        Responsables d’air été manipulés par les américains et leurs “alliés” véreux en 1968, manipulés pour faire sauter de Gaulle, le seul homme politique lucide et que nous avons haï avec nos oeillères préfabriquées fascinés par le jeune allemand de la CIA? Dany le rouge ! De quoi rire aujourd’hui, c’est sûr.

        1968 ? Une soi disant révolution spontanée ? Spontanée comme les printemps arabes, les révolutions de couleur ? Au service de qui ? la poignée qui menait la bagarre était déjà en relation avec la CIA…Ceux qui avaient une pensée politique résistante, humaniste ont été balayés comme les feuilles mortes au vent mauvais …

        Les voyous et voyelles ambitieux ont tout infesté et la suite vous la connaissez.

        A cette période ce n’est pas le mariage pour tous et l’homosexualité qui étaient bien magnifiés, mais la liberté sur tous les fronts, la liberté sexuelle, écologie…Les jeunes s’y sont jetés à corps perdus et nombreux se sont perdus.

        D’autres ont cru à la prise de pouvoir de la Gauche et ont travaillé dur et ont mis en place qui vous connaissez ! ils ont avancé dans leur projet de domination, avec de beaux discours et ont tout trahis et nous y voilà, ils sont au pouvoir…

        Même scénario répété inlassablement depuis qu’il n’y a plus de classe ouvrière, de syndicats, de vrais intellectuels…que le pouvoir est difficile à identifier dans l’action..

        La confusion règne et ce qui s’approche est sombre.Responsable les baby-boom ? Pas plus que les jeunes aujourd’hui !


      • Crapaud Rouge Le 15 juillet 2015 à 13h48
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        Ces générations, du baby-boom portent devant l’histoire une responsabilité écrasante. : ah non ! Pas Mai 68 ! Pas cette histoire débile de générations ! Y’en a marre ! Le néolibéralisme, tel qu’il s’impose depuis l’élection de Reagan au US, a été pensé des décennies plus tôt, dès la fin de la 2nde GM. Hayek, par exemple, (https://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Hayek) : “En 1944 paraît son ouvrage le plus lu, La Route de la servitude.” 1944, c’est pas 1968 !!!


        • Alae Le 15 juillet 2015 à 16h08
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          Crapaud Rouge, on se condamne à ne rien comprendre aux dérives actuelles de la Gauche européenne si on ne réalise pas que Mai 68 est le versant sociétal, le bras gauche du néolibéralisme.
          Jean-Claude Michéa explique ça par le menu, en particulier dans “L’Impasse Adam Smith”. Hautement recommandé pour ne plus s’y perdre.


          • Crapaud Rouge Le 15 juillet 2015 à 17h25
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            Sans doute, mais je me refuse à mêler les deux versants. Il faut quand même garder à l’esprit que la société d’avant Mai 68 était pire que ringarde. C’était une société effroyablement machiste où les femmes peinaient à obtenir le moindre droit, de celui de voter à celui de signer un chèque, sans parler de celui d’avorter. Quant à Michéa !… On peut tout démontrer quand on reste dans les grandes idées. Je recommande hautement de lire la réponse de Lordon à Michéa : http://philosciences.com/An01/?p=3236 Il va sans dire que je vote Lordon les yeux fermés, parce qu’un philosophe nourri de Spinoza a toute ma confiance, (j’ai toujours été spinoziste sans le savoir), alors que les autres…

            Mais citons Lordon : “car la politique du sermon rembobineur est une impasse, et si le projet de sortir de l’impasse Adam Smith nous précipite aussitôt dans l’impasse Jean-Claude Michéa, alors nous ne sommes pas très avancés.


            • Crapaud Rouge Le 15 juillet 2015 à 17h31
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              La réponse complète de Lordon est plutôt ici : http://www.forumpatriote.org/viewtopic.php?t=34989 (Ah non, zut, c’est encore un commentaire sur la réponse…)


            • Crapaud Rouge Le 15 juillet 2015 à 17h34
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            • Macarel Le 15 juillet 2015 à 18h16
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              @Crapaud Rouge

              Bien sûr que la société d’avant 68, était quelque peu étouffante.

              Mais libérer les moeurs, est une chose. Passer de la libération des moeurs, à une idéologie néo-libérale qui finit par aliéner tous les travailleurs à un monstre financier en est une autre.

              En quelque sorte l’on est passé d’une société un peu coincée sur le plan des moeurs, mais protégeant ses citoyens contre les aléas de la vie grâce à l’Etat-Providence (bien que je n’aime pas cette expression), à une société totalement débridée sur le plan des moeurs, mais refusant la solidarité envers les plus faibles.
              Franchement, je ne vois pas où est le progrès, en tout cas on nous a fait payer le progrès dans la libéralisation des moeurs, par une régression sociale sans précédent.

              D’ailleurs, vous remarquerez, que la gauche contemporaine ne sais mettre en avant que le “progrès des moeurs”, puisque évidemment convertie au TINA économique, elle cautionne des régressions sociales sans fin. Les pauvres grecs en savent quelque chose.


            • Chevrier Michèle Le 16 juillet 2015 à 16h02
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              il n’y a pas de progrès, il y a une aggravation de la société, mieux vaut vivre dans une société un peu coincée que ce que nous connaissons à présent.


            • Crapaud Rouge Le 15 juillet 2015 à 18h31
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              Et puis, Michéa s’appuie sur la “common decency” d’Orwell, une idée qui a certes bonne réputation, mais que rien ne fonde. Quand, dans les états esclavagistes aux US, on dansait et trinquait autour d’esclaves lynchés ou agonisants, c’était aussi le “common decency“, mais ça, on l’oublie un peu vite dans les argumentaires… Pour finir, le néolibéralisme s’implante fort bien partout dans le monde, y compris en Inde où les traditions socio-culturelles résistent fortement.


          • Alae Le 15 juillet 2015 à 18h50
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            “Et puis, Michéa s’appuie sur la “common decency” d’Orwell, une idée qui a certes bonne réputation, mais que rien ne fonde.”
            Non, rien dans le libéralisme ne la fonde. C’est bien pour ça que d’aucuns, dont moi, sont anti-libéraux.

            “Quand, dans les états esclavagistes aux US, on dansait et trinquait autour d’esclaves lynchés ou agonisants, c’était aussi le “common decency“,
            Incroyable !
            Celle-là est pile le contraire de la vérité. Mais enfin, d’où tirez-vous cela? La “common decency” d’Orwell, pour faire court, ne peut précisément qu’être anti-esclavagiste. Une traduction de “common decency” pourrait être “simple humanité”. Une idée qu’effectivement, “rien ne fonde”.
            Sur ce, je renonce.


            • Crapaud Rouge Le 15 juillet 2015 à 20h25
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              Une traduction de “common decency” pourrait être “simple humanité”” : certes, sauf que les atrocités dont les hommes sont capables relèvent elles aussi de la “simple humanité”. Cette “common decency” ne veut voir que ce qu’il y a de bon dans l’être humain, on ne fait pas de la philosophie avec ça. Sans compter qu’il n’y a pas de “common decency” universelle qui puisse servir de référence. Comme cité ci-dessus, les sociétés esclavagistes avaient aussi la leur.


            • Serge Le 15 juillet 2015 à 23h12
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              Débat Lordon-Michéa intéressant en tout cas .


            • Serge Le 15 juillet 2015 à 23h47
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              J’apprécie l’analyse de Michéa ,je l’ai lu bien sûr .Pour autant ,je ne peux me résoudre à rejeter l’idée de “progrès” induit par la technique et la connaissance scientifique .
              Rien n’interdit de penser qu’il soit possible de brider en même temps le désir anthropologique humain vers l’illimité ,en l’encadrant ,si ce n’est au nom de la “common decency” ,trop floue et relative aux yeux de Lordon ,mais au moins par nécessité ,dans l’intérêt qu’a toute société humaine pour survivre ,à instituer des interdits .
              Sinon ,le style de Lordon est alambiqué .Ces universitaires ,ne pourraient-ils pas écrire de façon plus synthétique ?


      • Macarel Le 15 juillet 2015 à 15h08
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        Désolé, mais quand on voit la trajectoire d’un Cohn Bendit depuis 1968, et d’un nombre de ses condisciples de l’époque. Il est difficile d’absoudre totalement la génération 68 (mais pas que, je suis d’accord) du merdier dans lequel on se trouve aujourd’hui.
        Je n’idéalise pas De Gaulle, mais il avait, on ne peut le nier une stature d’Homme d’Etat. Ce n’est pas le cas de la plupart de ceux qui ont suivi.


  23. bob Le 15 juillet 2015 à 11h54
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    La Commission pour la Vérité sur la Dette publique instituée par la présidente du Parlement grec a établi dans son rapport préliminaire rendu public les 17 et 18 juin 2015 que la dette réclamée par les actuels créanciers doit être considérée comme illégitime, illégale et odieuse. La Commission a également démontré que son remboursement est insoutenable. Sur la base d’arguments fondés sur le droit international et le droit interne, le gouvernement grec peut suspendre de manière souveraine le paiement de la dette afin que l’audit des dettes soit conduit à son terme. Une telle suspension de paiement est tout à fait possible. Depuis février 2015, la Grèce a remboursé 7 milliards d’euros aux créanciers sans que ceux-ci versent les 7,2 milliards qui devaient l’être dans le cadre du programme qui a pris fin au 30 juin 2015. D’autres sommes auraient dû être versées à la Grèce et ne l’ont pas été : les intérêts perçus par la BCE sur les titres grecs, le solde prévu pour la recapitalisation des banques, etc. Si la Grèce suspend le paiement de la dette à l’égard des créanciers internationaux, elle économisera près de 12 milliards d’euros qu’elle est supposée leur rembourser d’ici la fin de l’année 2015. En suspendant le paiement de la dette, les autorités grecques amèneraient les créanciers à faire des concessions. Une réduction radicale du montant de la dette pourrait en découler soit par la voie de la négociation, soit par celle de la répudiation.
    .
    voir : GRÉCE : Une alternative est possible au plan négocié entre Alexis Tsipras et les créanciers à Bruxelles

    https://2ccr.wordpress.com/2015/07/15/grece-une-alternative-est-possible-au-plan-negocie-entre-alexis-tsipras-et-les-creanciers-a-bruxelles/


  24. Marco Le 15 juillet 2015 à 12h03
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    Alexis Tsipras : “J’ai signé un accord auquel je ne crois pas”.
    Si ca peut le rassurer, il n’est pas le seul.
    Apres tout, on lui a juste demande de signer, pas d’y croire.
    Je ne crois pas a une trahison d’un homme qui est acquis au système, il a fait suivant ses convictions.
    Il dit avoir voulu sauver les quelques économies des grecs, mais de quels Grecs? Je doute que le compte en banque du salarie ou du retraite grec soit dans le positif après le 15 du mois.
    A ce stade, nul doute, il est recyclable quelque part dans les institutions de l’Europe.
    Passer sous la table ou renverser la table, that is the question.


  25. Macarel Le 15 juillet 2015 à 12h05
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    Où sont passés les Hommes D’ Etat ?

    En France, en particulier. A quoi sert l’ENA, au vu des politiciens médiocres qu’elle produit ?

    Comment régénérer la démocratie ?

    Comment redonner de l’espoir aux populations, alors que le projet européen, sombre corps et âmes.

    Comment rendre la prééminence au politique, sur l’économique ?

    Comment rendre le pouvoir au peuple souverain ?

    Comment, en finir avec le totalitarisme européiste ?

    Comment, en finir avec la main mise des USA sur les affaires européennes ?

    Tant de questions, non des moindres, et si peu de réponses…


    • Crapaud Rouge Le 15 juillet 2015 à 13h35
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      A quoi sert l’ENA, au vu des politiciens médiocres qu’elle produit ?” : bonne question. Plutôt que d’y répondre, on préfère vilipender le FSB dont on sait désormais qu’il est l’ENA des Russes, et qu’il a conservé un “esprit” qui lui est propre, comme le racontait récemment un docu sur Arte à 100% à charge contre “Le système Poutine“.


    • Grognard Le 15 juillet 2015 à 19h14
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      L’ENA n’a jamais eu pour but de former des hommes d’état.
      Lorsque De Gaulle l’a instauré c’était pour former une nouvelle administration d’état en remplacement de celle qui avait collaboré toutes voiles dehors.


  26. Stéphanie Le 15 juillet 2015 à 12h05
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    Dans l’interview de M Tsipras hier soir (je pense que ça date de ce moment-là), il y a un un tout petit quelque chose qui me titille, pas vous ?

    Olivier Drot ‏@OlivierDrot 15 hil y a 15 heures
    #Tsipras “Dimanche sera 1 tournant pour l’Europe, comme les 5 derniers mois.” 1/2 #Grèce

    Olivier Drot ‏@OlivierDrot 15 hil y a 15 heures
    #Tsipras 2/2 “Les sévères politiques d’austérité ne seront bientôt plus la seule option” #Grèce

    https://twitter.com/Okeanews


  27. Charlie Bermude Le 15 juillet 2015 à 12h10
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    http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m/140715/yanis-varoufakis-sur-leurogroupe-et-sur-sa-demission
    Varoufakis y parle ici entre autres de l’attitude du Fmi , dans les relations ‘personnelles’ : fort sympathique , et en réunion officielle , la langue de bois habituelle .
    Que le traitement infligé à la Gréce est une irrationnalité économique dépassant l’imagination , coule de source sauf pour des gens ne comprenant vraiment rien à l’économie .
    L’attitude de l’Europe est purement juriste , comptable , ils ont une dette , il doivent rembourser , point . C’est tout à fait dénué de reflexion , méme une banque a plus de discernement et je dirai méme une huitre , n’ouvre pas sa coquille sans quelques précautions . Au niveau de l’huitre il s’agit d’une chaine de neurones assez complexe déjà , pour un huissier c’est beaucoup moins : comment il paie qu’est ce que je mets en gage ? …Etc .
    DEpuis ses mésaventures retentissantes en Malaisie le FMI ( je ne sais plus le nom du Fmi de l’époque devenu conseiller du Pape par la suite , fort en dévotion…, c’est lui qui avait organisé une spéculation fonciére échevelée , au profit actuel des Baboins de la jungle) ) , le Fmi a un déficit d’image . Il n’en était pas à ces premiers méfaits mais pour la premiére fois se faisait jeter .
    çà ne c’est pas arrangé depuis avec maintenant les Brics .
    Je tiens donc ce genre de fuites ballons comme pure ‘communication’ et préparation de l’Europe à payer le fmi pour la Gréce .


    • Charlie Bermude Le 15 juillet 2015 à 12h26
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      Quelque chose a retenu mon attention dans cet interview de Varoufakis à Médiapart . Varoufakis explique que le Grexit a été écarté d’emblée , faute d’expertise et moyens suffisants en Gréce pour gérer une telle situation . C’est plausible Mais par aide extérieure , j’éspére qu’il ne pense pas à quelque chose comme Goldmann Sachs , j’ai un doute affreux .


  28. Stéphanie Le 15 juillet 2015 à 12h12
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    Grèce: le secrétaire américain au Trésor en visite à Berlin et Paris

    Le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew se rendra mercredi et jeudi en Allemagne et en France pour discuter de «la voie à suivre» pour la Grèce au «sein de la zone euro», indique le département du Trésor mardi.

    M. Lew s’entretiendra mercredi à Francfort avec le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi avant de rencontrer jeudi à Berlin son homologue allemand Wolfgang Schäuble, précise le communiqué.

    Dans l’après-midi de jeudi, le responsable américain sera à Paris pour discuter avec son homologue français Michel Sapin.

    http://www.lesoir.be/936677/article/actualite/fil-info/fil-info-monde/2015-07-14/grece-secretaire-americain-au-tresor-en-visite-berlin-et-paris


    • Grognard Le 15 juillet 2015 à 19h18
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      Aïe!
      “Dans l’après-midi de jeudi, le responsable américain sera à Paris pour discuter avec son homologue français Michel Sapin.”

      L’image de la France n’en sortira pas grandie.


  29. peyo Le 15 juillet 2015 à 12h13
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    L’Europe devient une colonie américaine avec la complicité des politiques néolibéraux vendus aux multinationales et à la finance. Un seul avenir : chacun pour soi, que le meilleur gagne. Les citoyens ne sont que des cerveaux qu’il faut rendre disponibles pour acheter, consommer tout et n’importe quoi. Les industriels de l’alimentaire nous empoisonnent avec leur bouffe infâme. Quand les consommateurs en sont malades les labos pharmaceutiques les bourrent de médicaments, ça rapporte gros. Le féodalisme sans la responsabilité des barons qui maintenant sont anonymes et perchés dans leur gratte-ciels. Il faut aussi surveiller les serfs pour assurer leur “sécurité” en vérité celles des vampires qui tirent les ficelles. La planète est en danger ? On s’en fout, après nous le déluge.
    Ce système est il porteur d’avenir ? Ce n’est pas le problème. Tristes tropiques.


    • Macarel Le 15 juillet 2015 à 12h29
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      Ce système n’est porteur d’aucun espoir. Il va falloir nous retrousser les manches pour retrouver le chemin de l’espoir. Rien à attendre des politiciens qui se pavanent dans nos lucarnes cathodiques, ils défendent un monde qui n’a aucun avenir. Ce sont des zombies, c’est aux vivants de relever le défi, de construire autre chose, en laissant le système actuel moribond finir de sa “belle mort”. Et ses serviteurs, à moitié zombies, à moitié vampires, sombrer avec le Moloch qu’ils adorent tant.
      Il est des moments, où nécessité fait loi, et où il n’y a d’autre choix que la dissidence.


  30. Louis Robert Le 15 juillet 2015 à 12h36
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    “La participation du FMI au plan d’aide à la Grèce est loin d’être acquise et ne sera possible que si l’UE s’engage à alléger massivement la dette du pays, a prévenu l’institution mardi.”

    http://www.liberation.fr/monde/2015/07/15/dette-le-fmi-reclame-davantage-a-l-europe-pour-continuer-a-aider-la-grece_1348152


    • Crapaud Rouge Le 15 juillet 2015 à 13h27
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      D’un côté le FMI représentent les Américains qui veulent garder la Grèce dans l’euro, de l’autre ils représentent des créanciers qui ne veulent pas cracher au bassinet en pure perte. Maintenant que le premier objectif est acquis, il peut s’attaquer au second.


  31. Gérard Lepage Le 15 juillet 2015 à 12h43
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    Nous ne sommes plus dans une Union Européenne, mais dans une Concentration Européenne dont les Allemands sont les gardiens !


  32. wesson Le 15 juillet 2015 à 12h50
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    Bon ben c’est clair, les Américains sont rentrés dans la bagarre: ils ne veulent pas une sortie à court terme de la Grèce de la zone Euro.

    Le 4ème Reich devra attendre un petit peu..


  33. Scorpionbleu Le 15 juillet 2015 à 12h50
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    Face à tous ces imbroglios, il devient de plus en plus difficile de percevoir le vrai du faux ! Le chemin à prendre ? Pas très rassurant, cette guerre entre et contre tous tous.

    L’Allemagne domine l’Europe, l’Amérique à présent est contre l’Allemagne…! L’Amérique propose l’effacement total de la dette, l’Allemagne prétend qu’elle peut rembourser…La France “soutient” !!!

    Le FMI pas le FMI ? Or le mécanisme du MES impose le FMI. Le FMI qui lui n’acceptera pas de prêter à la Grèce à présent, car ils ne peuvent plus cacher qu’elle ne peut rembourser. Après ce qu’il a fait en Grèce, on le croira !

    Pour tous ces gens respecter le peuple, ne leur vient même pas à l’esprit. La vie des autres ? Bof !
    Ils jouent entre eux, banquiers, gouvernements, experts, grosses entreprises, fondations…s’appuyant sur les médias vendus.

    Que le peuple grec soit humilié, massacré dans sa dignité et sa force …Pas le temps d’y songer, ils négocient et surveillent les marchés…

    Tous cinglés et nous avec de les laisser en place, tous aliénés.

    Dans quelques mois, la Grèce sortira de l’Euro, elle sera exsangue.


    • Chevrier Michèle Le 15 juillet 2015 à 13h22
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      Vous avez raison, le peuple de France ou autre est considéré comme la 5e roue de la charrette.


    • Macarel Le 15 juillet 2015 à 18h21
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      Les américains ont un intérêt géostratégique à conserver la Grèce dans l’euro et l’UE.

      Les allemands, ils ne veulent pas payer pour ces “fainéants” de grecs, c’est tout.

      Ahhh! L’Europe, l’amitié entre les peuples, quelle connerie mes ami(e)s !


      • Macarel Le 15 juillet 2015 à 18h28
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        Mais bon Dieu, mais c’est bien sûr ! Comme aurait dit l’inspecteur Colombo, et si les allemands se servaient de la Grèce pour cacher leurs propres turpitudes ?

        Un coup d’État financier contre Athènes

        http://www.atterres.org/article/un-coup-d%E2%80%99%C3%A9tat-financier-contre-ath%C3%A8nes

        extrait :

        Enfin, last but not least, jusqu’à quand les économistes de la BCE continueront-ils à cacher sous le tapis l’état pas franchement rassurant de la Deutsche Bank ? La situation délicate de ce géant aux pieds d’argile, embourbé dans une série de scandales et soupçonné de blanchiment d’argent, représente un danger considérable non seulement pour l’Europe mais pour l’économie mondiale. La Deutsche Bank vient d’écoper d’une amende de 2 milliards pour falsification du Libor, et est actuellement « aux prises avec quelque 6 000 litiges » juridiques ! À la mi-mars, ses filiales américaines ont été les seules, avec celles de Stantander, à ne pas passer les Stress Tests de la Fed. Mais le plus inquiétant est que le géant allemand, poursuivi outre-Atlantique pour évasion fiscale, détiendrait dans son portefeuille une bombe de plusieurs gigatonnes. Rien de moins que quelques trillions de produits à très haut risque, voire toxiques. Sur leur montant exact, les chiffres les plus fous circulent. Il y en a qui parlent de 3 à 4 trillions, d’autres de quelques dizaines. Peut-être que le très pointilleux M. Draghi daignerait nous informer de ce qu’il en est au juste. Car lorsque cette bulle-là éclatera, le krach qui suivra, fera paraître celui de 1929 comme une partie de plaisir. C’est bien commode de présenter la Grèce, dont la dette ne représente même pas 2 % du PIB de la zone euro, comme le danger qui menacerait l’économie européenne, mais en tant que citoyens européens, nous avons tout de même le droit d’en savoir un peu plus long sur les pratiques plus que douteuses et surtout sur l’état de santé de la DB.


  34. Crapaud Rouge Le 15 juillet 2015 à 12h58
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    Les racines culturelles de la situation : http://rue89.nouvelobs.com/rue89-eco/2012/02/04/la-grece-tragique-et-ottomane-expliquee-lallemagne-lutherienne-229050 Il apparaît que les Grecs n’ont jamais assimilé le capitalisme et l’industrie, a fortiori le rigorisme protestant des nordiques. Y’a quelque chose qui cloche : leur désir d’être membre de l’UE et de l’euro au même titre que la France et l’Allemagne alors qu’ils ne représentent finalement qu’une petite province de rien du tout. Ils devraient prendre exemple sur l’Islande, et se débarrasser d’un désir de reconnaissance qui se soldera toujours dans la soumission.


    • Crapaud Rouge Le 15 juillet 2015 à 13h06
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      Note : il faut (re)lire de près la thèse de Weber pour mesurer l’énormité du changement de mentalité qu’a provoqué le protestantisme.


    • Scorpionbleu Le 15 juillet 2015 à 13h16
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      La Grèce est dans une situation géopolitique qui n’a rien à voir avec l’Islande.

      Par ailleurs, elle est convoitée par ces richesses énergétiques et minières !

      Seule, endettée, hors de l’Europe que ferait-elle à présent qu’elle a été entraînée pas pour rien dans ce jeu de fou ?


    • Chevrier Michèle Le 15 juillet 2015 à 13h43
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      Les Grecs pourraient prendre l’exemple de l’Islande, le feront-ils j’en doute.


  35. philbrasov Le 15 juillet 2015 à 13h09
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    que voit-on ce matin dans les infos mainstream…
    l’Iran et Fromme dans le TDF..
    l’Ukraine ou il se passe de drôles de choses, n;existe plus dans les médias depuis Minsk II.

    la Grece? : mais c;est termine, depuis lundi matin….. encore plus vite que l’Ukraine..
    Un accord a été signe …(on sait pas trop sur quoi du reste ..) mais basta circulez y a plus rien a voir… et a entendre…

    du reste comme le disait un “économiste” sur une radio périphérique, 70 % des grecs selon un sondage, sont pour cet accord de lundi matin dernier alors le rapport du FMI , on s’en tape….
    ( 62% de NON a l’austerite une semaine plus tot ….va comprendre charles……?) …et TOUS les parlements concernés vont approuver en cœur cet accord….

    Et cela m’interpelle…. Car enfin si les élites européennes sont si surs d’elles-mêmes, c’est qu’en fait, les socio-démocrates et les “conservateurs” la Droite européenne et la gauche européenne ONT LA MÊME POLITIQUE , votent les MÊMES LOIS, et ont sur des sujets MAJEURS type Ukraine, Russie, MO, etc … la MÊME VISION…
    Et cette coalition dans pratiquement TOUS les pays européens , est MAJORITAIRE… en voix et en représentants….

    L’Europe ne risque donc pas de vaciller sous les coups de boutoirs de qq gauchistes ou de qq populistes.

    La démocratie européenne est une vaste fumisterie, car en réalité , il n’y a qu’UN PARTI UNIQUE le parti de Bruxelles….
    les oppositions de façades, locales ( dans chaque pays), sont la pour amuser le bon peuple qui croit encore que l’alternative par le vote est la mère de la démocratie.


    • philbrasov Le 15 juillet 2015 à 19h11
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      ce que je disais ce matin se confirme ce soir
      l’assemblée nationale a vote :
      412 députés ont voté en faveur de l’accord trouvé à Bruxelles, soit près de 78% des votants. Le Sénat a fait de même quelques minutes plus tard par 260 voix contre 23.

      Et il en sera de même dans les autres parlements amenés a voter….
      CA VOUS PLAIT CETTE DÉMOCRATIE?


  36. bluetonga Le 15 juillet 2015 à 13h10
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    Le FMI se désolidarise de l’Eurogroupe en “révélant” que, mon dieu, c’est encore bien plus grave que prévu, et que donc, on ne peut pas continuer à prescrire le remède de cheval parce que ce traitement va être fatal, les paramètres vitaux étant en train de frôler le plancher.

    C’est quand même un sacré revirement! Une terrible défection au sein de la Troïka! Et qu’est-ce que ça pourrait bien signifier? Quelques suggestions :

    – Schäuble veut le grexit, ou la mise entre parenthèse. Il connaît parfaitement la situation, sa mission est de défendre les intérêts allemands au sein de l’union européenne, il le fait. Tsipras et une majorité de Grecs ne veulent pas du grexit. Les conditions draconiennes imposées à la Grèce sont une provocation destinée à provoquer un sursaut d’indignation nationale et le fameux grexit, en faisant porter le chapeau aux Grecs et pour qu’ils servent d’exemple. Cette thèse est développée ici par Michael Snyder:

    http://theeconomiccollapseblog.com/archives/3-big-reasons-why-the-greek-debt-deal-is-really-a-german-trap

    A ce moment, le FMI ne fait qu’apporter sa contribution à la manœuvre en rendant la ratification de l’accord nulle et non avenue.

    – Compatible avec la précédente, mais répondant à une motivation différente. Le FMI est la voix de Washington. Tout le monde a compris que la dette n’était pas remboursable, et que donc la Grèce était un foyer infectieux pour l’Europe, avec danger de sepsis généralisée à la clé. Le rapport du FMI tombe à point, soit pour faire reculer l’Allemagne et ses satellites sur l’austérité (ce qu’ils ne feront pas), soit pour préparer un “gentil” grexit (où l’honneur et la domination de l’Allemagne über alles seront saufs) mais où la Grèce restera un protectorat occidental soutenu juste ce qu’il faut par le FMI. Ce point est important pour Washington qui ne veut pas voir cette position clé au bord des Balkans et du Proche-Orient glisser vers l’est en désespoir de cause.

    – Il n’y a pas d’entente parfaite entre le FMI et l’Eurogroupe, chacun tire la couverture de son côté.

    Sur le fonctionnement de l’Eurogroupe et les négociations de ces derniers mois, une interview, ô combien éclairante, de Varoufakis :

    http://sayed7asan.blogspot.be/2015/07/interview-de-yanis-varoufakis-leurope.html

    Il est un fait que les sphères politiques et économiques qui nous gouvernent s’embarrassent très peu de nos opinions. Ce qui par association d’idée me rappelle un couplet d’une très jolie chanson de Moustaki :

    Pendant que je chantais ma chère liberté
    D’autres l’ont enchaînée, il est trop tard
    Certains se sont battus, moi je n’ai jamais su
    Passe passe le temps, il n’y en a plus pour très longtemps


    • Chevrier Michèle Le 15 juillet 2015 à 13h38
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      La chanson de Moustaki convient parfaitement à la situation.
      Passe le temps il n’y en a plus pour si longtemps.


  37. Alae Le 15 juillet 2015 à 13h19
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    “Y’a quelque chose qui cloche : leur désir d’être membre de l’UE et de l’euro au même titre que la France et l’Allemagne.”
    S’il y a quelque chose qui cloche, c’est qu’on ne leur ait pas posé la question. Tsipras fait comme si le peuple grec était allergique à une sortie de l’euro et signe pour faire de la Grèce une colonie, mais certains commentateurs grecs ne sont pas dupes. Les seuls européistes fanatiques sont peut-être bien les politiciens grecs, dont Tsipras. Et Varoufakis. Ne l’oublions pas, celui-là.
    http://russia-insider.com/en/politics/alexis-tsipras-and-russia-beware-greek-bearing-gifts/ri8727


    • Chevrier Michèle Le 15 juillet 2015 à 13h28
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      C’est ambigu, on ne sait pas sur quel tableau joue le gouvernement Grec, on le pense proche du peuple, en fait il n’en est rien, il a une stratégie qui risque de nous surprendre.


  38. rakosky Le 15 juillet 2015 à 13h24
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    Je lis la note du FMI et je traduis que l’Allemagne va devoir payer.
    Contrairement aux délires de Melenchon,qui ne servent qu à couvrir Hollande,l’Allemagne qui devra supporter l essentiel de l allègement de la Dette est avec la Grèce la principale victime de cet accord

    L autre victime,ce sont tous les peuples européens qui devront payer pour cet accord avec l aggravation de toute les politiques d austérité


    • P. Peterovich Le 15 juillet 2015 à 14h30
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      L’Allemagne n’était pas obligée de prêter, que je sache ?

      Elle pouvait laisser ses banques plonger si elle le préférait…


  39. jm Le 15 juillet 2015 à 13h32
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    http://www.lemonde.fr/economie/live/2015/07/15/crise-grecque-suivez-les-evenement-de-la-journee-en-direct_4683919_3234.html?highlight=174939178

    Selon ce sondage d’hier 70% des grecs seraient favorable à l’accord à approuver…
    Je trouve ce résultat totalement hallucinant. On peut toujours soupçonner ce genre de sondage à la voléé d’être à moitié foireux mais on peut difficilement penser qu’il soit une complète affabulation non ? Je veux dire il traduit au moins une tendance.

    Or même avec un résultat de 55% ce résultat serait déjà assez hallucinant je trouve…

    Depuis le début de cette histoire c’est un truc que je n’arrive pas à comprendre : comment expliquer cette opinion collective qui si elle était individuelle s’apparenterait à du masochisme ?


    • Eleutheria Le 15 juillet 2015 à 13h47
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      C’est vrai que c’est stupéfiant. Les Grecs ont peut-être compris que Tsipras ne sortirait pas de la zone euro, et que si on part de ce principe, la seule solution est de céder. Après tout, les banques sont toujours fermées et l’économie est à l’asphyxie, on peut comprendre que le peuple n’en puisse plus et demande que ça cesse à tout prix.

      Dans quelques mois ils changeront probablement d’avis… De toute façon, comme on sait très bien que ces réformes ne peuvent qu’empirer la situation économique et ne règlent absolument pas le problème de la dette, on aura forcément une répétition des événements de ces derniers mois en pire dans quelques mois ou dans quelques années, selon la mesure dans laquelle les échéances des dettes grecques sont repoussées.


    • bluetonga Le 15 juillet 2015 à 13h59
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      Mémoire courte. Les sondages prévoyaient un score serré, voir une prévalence des “oui” lors du référendum du 3 juillet. Les “non” l’ont emporté à 62 %.

      Soit c’est vraiment pas de chance (le hasard de l’échantillonnage a mal fait les choses), soit les gens ont changé d’avis au dernier moment, soit il s’agit là d’une grossière manipulation de médias orienté (ô seigneur, non, pas ça!).

      De toute façon, la question n’est pas de savoir si la Grèce veut de l’euro(pe) mais plutôt si l’euro(pe) veut encore de la Grèce. Et apparemment, Herr Schäuble est partisan d’un “time-out”. Et comme c’est lui qui dirige l’orchestre (dixit Varoufakis, lien plus bas), on va peut-être bien se passer du triangle grec dans les percussions.

      http://sayed7asan.blogspot.be/2015/07/interview-de-yanis-varoufakis-leurope.html


    • Alae Le 15 juillet 2015 à 14h18
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      Tweet de Jacques Sapir, avec qui on ne peut qu’être d’accord (pardon, je n’ai pas réussi à insérer le lien direct).
      Jacques Sapir ‏@russeurope 19h19 hours ago
      “Tous les sondages annonçant que population soutient l’accord du 13 e #Grèce me semblent hautement suspect après ce qu’on a vu au référendum”

      Sur un autre sujet, une interview must-read de Stathis Kouvelakis, membre du comité central de Syriza. La mentalité de religieux fanatiques de Tsipras-Varoufakis, l’irréalisme de la gauche grecque (et française?), les turbulences au parlement grec… très éclairant.
      “I think this is telling about what the Left is about today. The Left is filled with lots of people who are well-meaning, but who are totally impotent on the field of real politics. But it’s also telling about the kind of mental devastation wrought by the almost religious belief in Europeanism. This meant that, until the very end, those people believed that they could get something from the troika, they thought that between “partners” they would find some sort of compromise, that they shared some core values like respect for the democratic mandate, or the possibility of a rational discussion based on economic arguments.
      The whole approach of Varoufakis’s more confrontational stance amounted actually to the same thing, but wrapped in the language of game theory. What he was saying was that we have to play the game until the very, very, very end and then they would retreat, because supposedly the damage that they would endure had they not retreated was too great for them to accept.” https://www.jacobinmag.com/2015/07/tsipras-varoufakis-kouvelakis-syriza-euro-debt/


      • Emmanuel Le 15 juillet 2015 à 16h41
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        Voyez plutôt les sondages d’opinion de Bridging Europe, un groupe de réflexion (“think-tank”) politiquement neutre qui a annoncé un non au référendum à 66 %, un peu au-dessus des 61,31 % du vote réel, mais beaucoup mieux que ce qu’annonçaient les sondages des grands médias, voir http://www.bridgingeurope.net/greferendum-survey-and-analysis-of-results.html (d’ailleurs la tranche d’âge 18 à 55 ans a pu contribuer à surévaluer un peu le non, sinon la prévision aurait pu être encore meilleure).

        Cette bonne prévision de Bridging Europe au référendum rend crédible les autres sondages de cet institut.

        Là, http://www.bridgingeurope.net/uploads/8/1/7/1/8171506/poll_no15_bref_%28en%29.png, sondage des 10 et 11 juillet, on lit que 79 % (SOIXANTE-DIX-NEUF) des Grecs étaient CONTRE le programme du troisième plan (favorables 16 %, NSP 5 %) !

        Quelques jours plus tôt, du 29 juin au 1er juillet, un sondage indiquait un refus massif d’un plan d’aide lié à plus d’austérité et de fiscalité (88 %), voir http://www.bridgingeurope.net/uploads/8/1/7/1/8171506/poll_no13_be.png.

        Enfin, un sondage du 16 au 19 juin indiquait que 63 % des Grecs (NB : seulement de 22 à 45 ans) ne craignaient pas la sortie de l’euro, contre 29 % d’inquiets et 8 % de NSP, voir http://www.bridgingeurope.net/uploads/8/1/7/1/8171506/poll_no12_be_gr.png.

        Tspiras a-t-il hypnotisé tout le monde pour avoir maintenant 70 % d’approbation du plan ?


      • Carole G Le 15 juillet 2015 à 17h14
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        L’Euro, raison délirante

        Par Jacques Sapir · 15 juillet 2015
        http://russeurope.hypotheses.org/4111


        • Macarel Le 15 juillet 2015 à 19h01
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          Eh oui ! Dans la nuit du 12 au 13 juillet, la Grèce a été victime d’une tournante, de représentants de créanciers en rut. Et si la France n’a pas participé au crime, elle a bien verrouillé la porte comme le dit Sapir.
          Quelle honte mes ami(e)s, quelle infamie, et toute honte bue notre président dit que cela a été une bonne nuit !

          Laissons le mot de la fin à J.Sapir :

          On peut commettre un crime en politique, mais s’en vanter alors que le résultat est des plus incertain n’est pas le signe d’une grande intelligence. C’est, tout au plus, le produit d’un aveuglement profond, d’un fanatisme idéologique, d’une raison délirante qui sont appelés à être sanctionnés aux prochaines élections.

          Malheureusement, si en 2017, c’est pour reprendre Sarkozy, l’on a pas le cul sorti des ronces…


          • Grognard Le 15 juillet 2015 à 21h13
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            Comme beaucoup ici je lis les articles du blog de Jacques Sapir.
            Il écrivait lui même: “si les mots ont un sens”.

            Si les mots ont effectivement un sens, j’ai l’impression que la moutarde commence à lui monter au nez.

            Je ne serai pas surpris qu’il donne une nouvelle impulsion à son engagement dans un futur proche.


    • Louis Robert Le 15 juillet 2015 à 14h34
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      Prendre ces sondages au sérieux après tout ce qui s’est passé, c’est mériter d’être trompé… et l’être assurément.

      Une “complète affabulation”? Non, une savante manipulation, comme on nous en donne le spectacle magistral (et/ou révoltant, c’est selon), heure par heure, jour après jour, surtout depuis des mois, jusqu’au paroxysme orgasmique sado-masochiste, les yeux bien bandés…


    • jm Le 15 juillet 2015 à 15h46
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      Soit.. Alors ce sondage est hautement suspect, et un exemple de savante manipulation … mais alors pourquoi n’y a t-il pas une manifestation monstre à Athènes, ou au moins comme celles d’il y a 10 jours (aujourd’hui on nous parle de qqs centaines de manifestants) ?
      Après ce qu’ils ont vécu tout ça n’est pas très cohérent, et s’expliquerait peut être, hélas, en admettant que la population grecque, dans une proportion tout de même énorme (même si n’est que la moitié) sont effectivement satisfaits d’avoir “évité le Grexit”, comme Tsirpas visiblement.
      Je peux comprendre pour Tsirpas mais pas pour la population …


      • Louis Robert Le 15 juillet 2015 à 18h12
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        Le peuple grec a parlé lors du référendum, et avec un courage qu’aucune manipulation savante pourra jamais effacer, ce que l’on tente de faire maintenant par les entourloupettes les plus fantaisistes. Tout cela pue l’Empire! L’odeur écoeurante est du reste familière à tous aux quatre coins du monde. L’ensemble de la population mondiale ne s’y trompe pas.

        Le peuple grec est sous le choc. Le temps de tous marcher dans la rue, main dans la main, comme des petits démocrates bien sages est révolue. Le peuple grec va maintenant prendre acte, jusqu’au plus profond de son âme: avoir été trahi ainsi par ses “amis européens” laisse des traces permanentes. Le peuple grec s’en remettra, mieux que les Européens… Pour l’heure il faut du temps pour intégrer une telle monstruosité. Peuple convalescent!

        Patience! Cette Longue Marche n’a pas encore débuté. Le peuple grec nous prépare d’autres surprises comme le “OXI!”. Il sait faire fi des sondages: ce peuple-là sait a en effet appris à penser, et bien avant nous. Sur l’essentiel, ce peuple de civilisation ancienne ne parle jamais pour ne rien dire. Comme tant d’autres peuples aujourd’hui, comme la masse de l’Humanité face à l’Empire et à tous ses courtisans impuissants voués à l’autodestruction, le peuple grec une fois encore se lèvera. On verra alors de quoi est capable ce grand peuple aujourd’hui humilié d’une façon aussi grotesque, révoltante et surtout inhumaine par ceux qui ne le valent pas. Nous en reparlerons…


  40. philbrasov Le 15 juillet 2015 à 13h57
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    habitant dans un pays émergeant de l’UE, ( depuis de très longue date) je peux vous dire HAUT ET FORT que le plus grand honneur que l’on puisse faire au TRÈS TRÈS BAS peuple de ces pays, qu’avoir la MÊME monnaie que les allemands, ça leur donne le sentiment d’ETRE ALLEMAND….

    comme disait l’autre : Ah les cons… si ils savaient…..


  41. rakosky Le 15 juillet 2015 à 14h13
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    Le comité central du parti d’Alexis Tsipras a rejeté l’accord signé à Bruxelles, rapporte Stathis Kouvelakis, membre du comité central de Syriza sur sa page Facebook. Il publie une déclaration rédigée par 108 des 201 membres du comité central de Syriza.

    «Le 12 juillet, un coup d’Etat a eu lieu à Bruxelles. Il a démontré que le but des leaders européens était d’infliger une punition exemplaire à un peuple qui aspire à quelque chose de différent qu’une austérité extrême tirée d’un modèle néolibéral. C’est un coup dirigé contre toute notion de démocratie et de souveraineté populaire. L’accord signé avec les “institutions” a émergé de menaces concernant l’étranglement économique imminent et représente un nouveau Memorandum qui impose des conditions odieuses et humiliantes de tutelle qui sont destructrices pour notre pays et notre peuple.
    Nous sommes conscients des pressions asphyxiantes qui ont été exercées sur les négociateurs grecs mais nous considérons cependant que la fierté du “non” des travailleurs lors du référendum n’octroie pas au gouvernement le droit d’abandonner face aux pressions des créanciers.
    Cet accord n’est pas compatible avec les idées et les principes de la Gauche mais, avant tout, il n’est pas compatible avec les besoins des travailleurs. Cette proposition ne peut pas être acceptée par les membres et les cadres de Syriza.»


    • Rose-Msarie Mukarutabana Le 15 juillet 2015 à 19h38
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      Et les 91 qui ont voté pour l’accord: est-ce parce qu’ils le trouvent bon, ou parce qu’ils croient qu’il n’y a pas d’autre solution?
      C’est assez inquiétant…


      • Emmanuel Le 15 juillet 2015 à 20h52
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        Ou peut-être parce qu’ils craignent le retour aux urnes et de se retrouver au chômage ? Pourquoi le 49.3 passe-t-il chez nous ?


  42. Macarel Le 15 juillet 2015 à 14h58
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    Du temps de la fin de l’URSS, une blague courait : Brejnev et le politburo étaient dans un train.

    Le train s’arrête et le chauffeur ne peut le faire repartir. Brejnev dit aux passagers fermez les rideaux et faites “tchouf tchouf”.

    L’UE, aujourd’hui c’est pareil, les dirigeants sont dans le déni de réalité, et font croire aux passagers que tout va bien, alors que tous les voyants sont au rouge.

    Sauver le système à tout prix, même au prix de nier la réalité. C’est le signe d’un système qui est à bout de souffle. L’UE, qui n’est que la version néolibérale de l’URSS, connaîtra le même sort, elle se disloquera. Quel sera notre Gorbatchev ???


  43. Stéphanie Le 15 juillet 2015 à 15h09
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  44. Stéphanie Le 15 juillet 2015 à 15h15
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    Très bon article de Romaric Godin sur la Tribune, Grèce : la vraie nature du troisième mémorandum

    “Les gouvernements de la zone euro, en se cachant derrière des arguments moraux qui ne soutiennent pas l’examen historique et économique (« il faut payer ses dettes »), ont ainsi imposé un nouveau tour de cavalerie financière : la Grèce s’endettera donc auprès du MES (Mécanisme européen de stabilité) pour rembourser les dettes dues à « sa » banque centrale et au FMI. Avec le rapport du FMI, c’est donc l’absurdité du nouveau « plan d’aide » à la Grèce qui éclate au grand jour. Nul besoin de s’interroger longtemps pour le comprendre : ce troisième plan ressemble furieusement aux deux précédents : faire financer ce montage à la Ponzi par des mesures d’austérité qui garantissent avec certitude l’augmentation du poids de la dette grecque et l’incapacité future de rembourser cette dette. Immanquablement, il faudra proposer un quatrième plan qui augurera d’un cinquième…”

    Article complet : http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-vraie-nature-du-troisieme-memorandum-492098.html


    • Macarel Le 15 juillet 2015 à 18h49
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      Et aussi ce passage :

      Les dirigeants de la zone euro sont comme ces « grands menteurs » qui se créent des vies parallèles et doivent en permanence ajouter de nouveaux mensonges aux anciens pour maintenir la cohérence d’une vie qui, au fil du temps, devient de plus en plus intenable. Ces affaires se terminent toujours mal, car le château de cartes finit par s’effondrer. Dans le cas grec, il faudra immanquablement, d’une façon ou d’une autre, en venir à l’annulation des dettes. Si les créanciers s’y refusent, les Grecs feront défaut unilatéralement. L’irresponsabilité des dirigeants de la zone euro éclatera alors au grand jour, car leurs « plans » continuels n’auront fait qu’augmenter la facture. En attendant, tout se passe comme si ces dirigeants ne poursuivaient qu’un seul but : faire porter la responsabilité de cet inévitable moment à leurs successeurs et le fardeau de ses conséquences aux générations futures. Voici où mèneront les leçons de morale de ces dirigeants inconscients.

      Les dirigeants de la zone euro, sont des psychopathes.


      • Chevrier Michèle Le 16 juillet 2015 à 15h49
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        C’est exact! les dirigeants de la zone Euro sont des psychophates en puissance.


    • Emmanuel Le 15 juillet 2015 à 20h50
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      Merci pour ce lien, toutefois il y a une coquille dans l’article de Romaric Godin : à la place de ” MES (Mécanisme européen de stabilité) ” il faut lire ” MES (Mécanisme européen de stupidité) “. Enfin, chacun aura rectifié.


  45. P. Peterovich Le 15 juillet 2015 à 15h36
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    A LIRE ABSOLUMENT

    Comment Syriza fonctionne de l’intérieur :

    https://www.jacobinmag.com/2015/07/tsipras-varoufakis-kouvelakis-syriza-euro-debt/


    • Chris Le 15 juillet 2015 à 18h36
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      Oui, on lit entre autre que refaire des élections permettrait à Syriza/Tsipras de se débarrasser de sa franges qui conteste l’accord, dont Zoe…


  46. Stéphanie Le 15 juillet 2015 à 16h52
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    La présidente de la Fed américaine inquiète. Dans un discours prononcé devant une commission parlementaire au Congrès, la présidente de la banque centrale américaine, Janet Yellen, a estimé que «la situation à l’étranger, en particulier, fait peser certains risques sur l’économie américaine». Le cas de la Grèce reste «difficile» malgré la reprise «plus ferme» dans l’ensemble de la zone euro, a-t-elle ajouté. Le mois dernier, Janet Yellen s’était déjà inquiétée de la situation grecque qui pourrait avoir des «retombées» pour les Etats-Unis.

    http://www.leparisien.fr/economie/en-direct-grece-a-quelques-heures-de-la-session-parlementaire-syriza-se-disloque-15-07-2015-4946455.php


    • samuel Le 15 juillet 2015 à 18h13
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      Ils s’en apercevront trop tard, compte tenu des décisions qu’ils imposent depuis que la crise à commencée, de leur gestion de l’avant et après référendum, la reprise n’est aucunement là dans l’ensemble de la zone euro, c’est surtout la politique étrangère de l’Amérique qui pourrait faire courir un risque à l’économie Européenne, puis à celle des USA. Depuis le 11 septembre Les États-Unis n’ont plus qu’une logique, celle du chaos.


  47. Carole G Le 15 juillet 2015 à 17h17
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    Jacqueline Fraysse, députée Front de Gauche, vote contre l’accord conclu entre la Grèce et Bruxelles
    https://www.ensemble-fdg.org/content/jacqueline-fraysse-deputee-front-de-gauche-vote-contre-laccord-conclu-entre-la-grece-et


  48. Dizalch Le 15 juillet 2015 à 18h02
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    Varoufakis vient de poster ses annotations (en italique) à l’accord en cours de vote en Grèce…
    C’est Cinglant…
    http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/15/the-euro-summit-agreement-on-greece-annotated-by-yanis-varoufakis/


    • Chris Le 15 juillet 2015 à 19h11
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      Hallucinant. Si c’est ça la solidarité européenne… Digne de ce que la Russie connut avec les Chicagos boys des années Yeltsine


    • Emmanuel Le 15 juillet 2015 à 20h30
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      Édifiant, en effet. Varoufakis ne manque pas d’ironie dans ses commentaires, pourtant on voit à quel point les vainqueurs insistent pour faire porter toute la responsabilité du désastre sur le vaincu. L’humiliation est notamment dans l’acceptation silencieuse des contre-vérités dictées par les vainqueurs, en sachant parfaitement qu’ils ont tort.


  49. Francois Dubreuil Le 15 juillet 2015 à 18h14
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    le fait que le FMI dise qu’il ne soutiendra pas l’accord négocié avec la grèce … est juste hallucinant.

    Veut on nous faire croire que sa réaction n’était pas prévisible ?

    Est ce la manière de faire accepter aux opinions publiques des pays créanciers des pertes inévitable ?

    Pourquoi ce détour par le FMI pour aller vers le nécessaire ?


    • lili 2b Le 15 juillet 2015 à 19h16
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      Moi aussi, je ne comprends pas le timing du FMI. Si avec les US, il veut tant que la Grèce reste dans l’UE, pourquoi n’avoir pas attendu que les parlements des pays de l’UE votent avant de faire fuiter le rapport?


  50. Gilles Le 15 juillet 2015 à 18h17
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    et voila, le parlement Français a voté!! pour reprendre les mots de Guaino (qui n’est pas ma tasse de thé d’habitude): le dégoût et la honte, voila les sentiments inspirés par le vote de nos parlementaires.


    • Macarel Le 15 juillet 2015 à 18h38
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      Bof, ils ne nous ont pas habitué au courage, ce sont des couards, à l’image de notre “audacieux” président. Des couards, et surtout ils pensent à conserver leurs indemnités le plus longtemps possible. Parlement de godillots, dans la droite ligne de celui qui vota jadis les pleins pouvoirs à Pétain.

      La honte est pour tous les français qui ont encore une conscience, eux n’ont honte de rien, c’est à cela qu’on les reconnaît.


      • aleksandar Le 15 juillet 2015 à 18h41
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        Hollande c’est Pétain
        Sans la gloire de Verdun


        • luc Le 15 juillet 2015 à 19h39
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          hollande c’est pas pétain, désolé, faut pas tout mélanger


          • Jakorouge Le 15 juillet 2015 à 19h52
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            Parfaitement, ce n’est pas Pétain.
            Mais c’est le digne fils de son père, qui était lui un collabo.


            • Chevrier Michèle Le 16 juillet 2015 à 15h58
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              Si j’avais su pour qui j’ai voté, comme dit, on ne le sait toujours qu’après.


      • Chevrier Michèle Le 16 juillet 2015 à 15h53
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        Ces dirigeants de la zone euro sont inqualifiables tant ils sont incompétents.


    • EricG83 Le 15 juillet 2015 à 21h05
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      Et il est dramatique que H. GUAINO soit le seul parmi les politiciens français à constater l’évidence.



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