Devant le Parlement à Athènes, le 20 février 2015. REUTERS/Yannis Behrakis.
Devant le Parlement à Athènes, le 20 février 2015

Les commentaires sur l’accord entre la Grèce et l’Eurogroupe ont transformé la défaite provisoire de Syriza en déroute définitive. Il faudra pourtant plusieurs mois pour savoir si c’est vraiment le cas.

Depuis l’arrivée de Syriza au pouvoir en Grèce, deux logiques s’affrontent au sein de la zone euro, sur les plans à la fois économique et politique.

D’un côté, les membres de l’Eurogroupe conditionnent leur soutien financier à une consolidation budgétaire drastique et à des «réformes structurelles» allant dans le sens d’une déréglementation des marchés des biens et du travail. De plus, les autorités européennes affirment que les choix démocratiques d’un peuple ne peuvent pas contrevenir aux traités européens, ni aux exigences des créanciers publics d’un pays. En somme, quels que soient les choix politiques du peuple grec, il lui est dénié la possibilité de rester dans la zone euro et d’y mener des politiques alternatives, sous peine de blocus financier et monétaire.

De l’autre côté, face à ce que l’économiste Cédric Durand et le sociologue Razmig Keucheyan n’ont pas hésité à qualifier de «césarisme bureaucratique», le nouveau gouvernement grec a pour priorité de mettre fin aux conséquences désastreuses de l’austérité qui ravage le pays depuis plusieurs années. Syriza veut éviter de déprimer l’activité par une politique budgétaire trop restrictive et entend réformer son Etat et son économie d’une manière qui ne pénalise pas davantage les citoyens ordinaires. En outre, le parti conteste que la souveraineté nationale puisse être circonvenue par des autorités européennes sans véritable mandat populaire. Autrement dit, son rejet de «l’austérité permanente» cible à la fois sa rationalité économique et sa légitimité démocratique.

La logique du «tout ou rien» nécessite d’être nuancée.

Attendu, le choc entre ces deux logiques s’est bien produit, alimentant le suspense de négociations tendues tout au long du mois de février. Plusieurs économistes, dont Frédéric Lordon, avaient prévenu que le gouvernement Tsipras n’aurait d’autre choix que de se soumettre ou de se démettre, en raison de l’intransigeance prévisible de la position allemande. Et de fait, l’Allemagne, en position de domination géo-économique dans la zone euro, a bien cherché à anéantir tout programme alternatif aux mémorandums imposés par la fameuse Troïka (UE, BCE, FMI) à Athènes.

Cette logique du «tout ou rien» nécessite cependant d’être nuancée.

Premièrement, la position allemande recèle plus de nuances qu’il n’y paraît. La ligne du ministre des Finances Wolfgang Schäuble semble manifestement plus dure que celle d’Angela Merkel ou des sociaux-démocrates de sa coalition, ces derniers hésitant manifestement à assumer le risque énorme que représenterait la fin de «l’irréversibilité» de l’euro.

Deuxièmement, un autre acteur à prendre à compte est justement la Banque centrale européenne, dont l’existence est liée à la zone euro. Malgré son coup de force du 4 février dernier, la perspective d’un démembrement de l’Union économique et monétaire (UEM), fut-il circonscrit, n’est certainement pas dans son intérêt.

Troisièmement, au directoire de la BCE comme dans l’Eurogroupe, les représentants n’ont pas de droit divin, et doivent convaincre de leur ligne les autres Etats membres.

Une défaite relative, un bras de fer à plus long terme

L’accord trouvé samedi 20 février, dont le détail a été bien décrit par Romaric Godin dans La Tribune, semble pourtant donner raison à ceux pour qui la victoire d’un camp et la défaite de l’autre seraient forcément totales. Tandis que des voix, à l’extrême-gauche, ont crié à la trahison de Syriza (qu’elles avaient prophétisée, car elles prophétisent les trahisons de tout gouvernement non révolutionnaire), des journalistes sensibles à la conception allemande de la zone euro n’ont pas manqué non plus de savourer la supposée capitulation du gouvernement grec.

Cette interprétation de l’accord n’est cependant pas la seule possible. Sans partager, faute d’informations et de conviction intime, la thèse d’un savant calcul de Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis pour mieux faire exploser le consensus de Bruxelles dans quatre mois, plusieurs observations peuvent être faites.

(1) Le nombre et la nature des concessions faites par Athènes consistent bien en une défaite face à la logique de l’Eurogroupe. Aucune restructuration de la dette n’est envisagée, des impératifs draconiens d’excédents budgétaires s’imposeront à nouveau à partir de 2016 et les réformes souhaitées par Syriza feront toujours l’objet d’une forme de surveillance de ses créditeurs. Wolfgang Schäuble a eu ce qu’il voulait: la poursuite du programme d’aide existant, moyennant quelques aménagements.

(2) Toutefois, un certain nombre de différences avec une extension à l’identique de ce programme sont notables. Le gouvernement grec retrouve une autonomie dans la définition des mesures qu’il souhaite mettre en œuvre pour respecter ses engagements. L’approbation de sa politique par ses créditeurs s’apparente certes à une forme de «souveraineté limitée», mais c’est déjà un progrès. De plus, le pays obtient de respirer pendant quelques mois: il pourra faire face à ses engagements immédiats sans que ses banques se voient couper l’accès au refinancement, et les exigences d’un excédent primaire pour 2015 seront revues à la baisse.

(3) Surtout, chacun des acteurs a «acheté du temps» plutôt que remporté une victoire ou une défaite irréversible. En effet, dans quatre mois, les deux logiques mentionnées plus haut risquent bien de rentrer à nouveau en collision. Or, tout le monde avait besoin d’une trêve de quelques semaines (dont il faudra déjà voir si elle tient jusqu’à la fin de la semaine, Athènes devant présenter son programme d’action mardi).

Les dirigeants de la zone euro souhaitaient en effet ce répit. Ils ont d’ailleurs pris l’habitude, depuis la crise, de repousser sans cesse la résolution des contradictions de l’UEM. Ces compromis imparfaits ne renvoient pas tant à un caractère vélléitaire des élites européennes qu’à une erreur de diagnostic profonde sur les maux de la zone euro.

Se gausser de «l’impréparation» et de «l’arrogance» de Syriza revient à exiger d’un pestiféré de la cour d’école qu’il se rallie sa classe en quelques jours

Le gouvernement grec, plus encore, avait un besoin vital de cette trêve. Il a en effet entamé les négociations avec pour perspective une éventuelle panique bancaire en cas d’échec; pour appui une opinion solidaire, mais toujours acquise à la monnaie unique; pour interlocuteur un Eurogroupe dont aucun des membres n’a véritablement appuyé sa cause; et pour instrument une administration pas forcément favorable, dont il est à la tête depuis un mois à peine. Dans ces conditions, il y a beau jeu de se gausser de «l’impréparation» de Syriza et de se scandaliser de «l’arrogance» de son ministre des Finances, qui n’a pas eu la décence de respecter l’étiquette des réunions européennes. Cela revient un peu à exiger d’un nouveau venu et déjà pestiféré de la cour d’école qu’il se rallie sa classe en quelques jours, tout en lui imposant une nouvelle façon de jouer à la récréation.

Pourquoi l’Allemagne a provisoirement pris le dessus

En résumé, les marges de manœuvre obtenues par Syriza sont minces, tandis que son affrontement avec la logique de l’austérité permanente n’est pas terminé. Une bataille a été perdue dans un conflit qui se joue en fait à plus long terme. Certains économistes, au premier rang desquels Jacques Sapir, estiment d’ailleurs que la respiration obtenue par Athènes doit maintenant être utilisée par le gouvernement à préparer le pays à une sortie de la zone euro.

S’il semble finalement que Syriza devra bien se démettre brutalement ou se soumettre totalement, sa mise au pas est-elle pour autant certaine? Non, et c’est pourquoi les nuances que nous avons apportées plus haut n’étaient pas vaines. Si l’orientation «ordolibérale» de Berlin domine dans l’Eurogroupe, et si la ligne dure de Schäuble pèse très fortement dans l’orientation de Berlin, les seules règles écrites de la zone euro ne permettent pas de le comprendre.

D’une part, il faut prendre en compte des facteurs internes à l’Allemagne, qui incitent ses représentants à camper sur une position d’intransigeance. Depuis les élections générales de 2013, un parti conservateur anti-euro baptisé AfD a surgi dans le paysage allemand, et sa dynamique et sa capacité de nuisance électorale inquiètent la chancelière. Toute concession aux pays du Sud serait du pain bénit pour cet adversaire.

D’autre part, les dirigeants allemands ont procédé à une neutralisation de tous les adversaires potentiels à sa ligne. Berlin a su s’allier les riches Etats exportateurs du nord de la zone, mais aussi les Etats «périphériques», dont les exécutifs n’ont aucun intérêt à accorder des concessions que réclament des partis oppositionnels de leur propre pays. Enfin, la France et l’Italie sont tenues en respect par l’examen de leurs budgets par la Commission, elle-même obligée de ne pas heurter la première économie de l’UE. Où l’on voit les effets du traité «Merkozy», que François Hollande a renoncé à renégocier à son arrivée au pouvoir…

Au passage, tout ceci signifie que plusieurs des récits construits ces derniers mois n’avaient aucun rapport avec la réalité. Ainsi, «l’offensive rose» du centre-gauche, annoncées après les européennes de 2014, aurait dû venir appuyer les dirigeants de Syriza, repeints en paisibles sociaux-démocrates peu avant les élections de janvier. Cela ne s’est évidemment pas produit.

Ce que ces événements révèlent de la zone euro

De façon plus essentielle, ce diagnostic oblige à reconnaître qu’une politique alternative dans le cadre de la zone euro est devenue quasi impossible, du moins pour les Etats périphériques de cet ensemble. C’est ce que n’ont pas manqué de relever des responsables de l’aile gauche de Syriza, comme Stathis Kouvélakis.

Certains des obstacles dressés devant les espoirs d’un «bon euro» sont déjà connus. Il s’agit de la difficulté de modifier les traités dès lors que l’unanimité des 28 Etats membres est requise, du poids grandissant acquis par les institutions communautaires indépendantes dans le système européen, de la domination allemande dans le rapport de force économique et politique à l’intérieur de l’eurozone.

Mais le bras de fer engagé par Syriza a aussi illustré que le cadre des négociations lui-même pousse à des compromis insatisfaisant et peu durables. En effet, l’accord trouvé le 20 février est typique de ceux qu’a l’habitude de produire le système institutionnel européen. Faute de pouvoir trouver une solution satisfaisante pour tous, mais faute aussi d’assumer l’irréductibilité des logiques qui s’opposent, les acteurs négocient en défendant non pas leurs intérêts positifs, mais leurs intérêts négatifs: ils tracent alors des lignes rouges en tentant de rapprocher ensuite leurs positions respectives.

Le résultat final ne peut donc ni correspondre à la position exacte de quiconque, ni résoudre durablement les problèmes de fond. Alors qu’on passe d’un «sommet de la dernière chance» à un autre, jamais ne sont traitées les véritables contradictions de la zone euro, dont la crise grecque n’est qu’un sous-produit.

De fait, l’utilisation d’une même monnaie par un ensemble de pays aussi hétérogènes, en l’absence d’un puissant mécanisme de transferts des pays riches vers les pays pauvres, entraîne nécessairement la migration des capacités productives des seconds vers les premiers, de l’Europe du Sud vers l’Europe du Nord.

Ce processus, qui s’est déroulé tout au long des années 2000, a été renforcé par la politique de compétitivité menée par l’Allemagne à partir de la fin des années 1990. Le déséquilibre a été provisoirement compensé par une forte baisse des taux d’intérêts dans les pays du Sud de la zone. En contrepartie, une véritable bulle de l’endettement, public comme privé, s’est alors formée.

La Grèce est la pointe avancée de la décomposition d’une union monétaire insoutenable dans son architecture actuelle

A cette crise de désindustrialisation et à cet endettement insoutenable, les autorités européennes ont répondu par des politiques d’austérité et des «réformes structurelles». Comme si, au-delà du caractère pro-cyclique de ces mesures tant de fois dénoncé, on pouvait créer des usines en se contentant d’abaisser le coût du travail et de diminuer la dépense publique! Sans politique de monnaie faible, sans soutien actif de l’Etat aux entreprises pour l’innovation et la recherche, de tels remèdes aboutissent forcément à une chute de l’investissement et de la productivité.

La Grèce est donc la pointe avancée de la décomposition d’une union monétaire insoutenable dans son architecture actuelle, que les acteurs les plus puissants sont pourtant décidés à conserver, puisqu’elle sert jusqu’à présent leurs intérêts. Du temps est sans cesse acheté, mais en imposant des politiques économiques poussant dangereusement à la déflation. Ce n’est que dans les prochains mois que nous saurons si Syriza se conformera à cette logique, ou s’il finira par s’y dérober.

Source : Fabien Escalona et Nicolas Gonzales, pour Slate, le 24 février 2015.

Fabien Escalona est Enseignant à Sciences Po Grenoble
Nicolas Gonzales est Ancien élève de Sciences Po Grenoble, mémorant à l’EHESS.

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51 réponses à Fin de partie pour Syriza ? Pas si vite…

Commentaires recommandés

vérité2015 Le 27 février 2015 à 00h37

L’assassinat de la Grèce
Les crises perpétuelles de la Grèce: la fin de l’illusion européenne

Les élites grecques et, depuis au moins cinq ans, la plus grande partie de l’électorat, ont cru que les mesures régressives adoptées (austérité) – les licenciements, les coupes budgétaires, les privatisations, etc. – étaient une médecine pénible à court terme, qui réduirait bientôt la dette, équilibrerait les budgets, déboucherait sur de nouveaux investissements, la croissance et la guérison. Au moins, c’est ce que leur disaient les experts en économie et les dirigeants à Bruxelles.

En fait, la dette a augmenté, la spirale économique descendante a continué, le chômage s’est multiplié, la dépression s’est approfondie. L’austérité était une politique de classe décidée par Bruxelles pour enrichir des banquiers étrangers et pour piller le secteur public grec.

http://arretsurinfo.ch/lassassinat-de-la-grece/

  1. vérité2015 Le 27 février 2015 à 00h37
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    L’assassinat de la Grèce
    Les crises perpétuelles de la Grèce: la fin de l’illusion européenne

    Les élites grecques et, depuis au moins cinq ans, la plus grande partie de l’électorat, ont cru que les mesures régressives adoptées (austérité) – les licenciements, les coupes budgétaires, les privatisations, etc. – étaient une médecine pénible à court terme, qui réduirait bientôt la dette, équilibrerait les budgets, déboucherait sur de nouveaux investissements, la croissance et la guérison. Au moins, c’est ce que leur disaient les experts en économie et les dirigeants à Bruxelles.

    En fait, la dette a augmenté, la spirale économique descendante a continué, le chômage s’est multiplié, la dépression s’est approfondie. L’austérité était une politique de classe décidée par Bruxelles pour enrichir des banquiers étrangers et pour piller le secteur public grec.

    http://arretsurinfo.ch/lassassinat-de-la-grece/


    • Chris Le 27 février 2015 à 12h00
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      L’UE c’est la dictature de la guerre financière en faveur d’intérêts privés. Les morts sont moins sanguinolents que dans le Donbass, mais se comptent par dizaines de millions d’exclus et une petite bourgeoisie rackettée en voie de disparition.
      What next ? Soleil vert ? Fat men *? Ou les deux ?
      * Fat man, nom de la bombe au plutonium lancée sur Nagasaki. “homme obèse”, nom très évocateur et prémonitoire de ce que devenait l’Amérique du Nord…


    • ulule Le 27 février 2015 à 21h39
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      Hors sujet mais…

      Police beating people protesting currency collapse in Kiev
      Meet the new boss, worse than the old boss?
      Action starts around 2-minute mark. At 5 minutes, police say they will shoot to kill
      https://www.youtube.com/watch?v=8oxNcFW1tQA#t=191
      et http://www.liveleak.com/view?i=e65_1425003109


  2. Grégory Le 27 février 2015 à 01h36
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    B-A-BA négociation, face à du “à prendre ou à laisser”, temporiser. C’est ce qu’on fait les deux parties. Les gens qui commentent l’accord actuel dont la seule chose qui est sure est qu’il n’est que temporaire ne savent pas ce qu’est une négociation. Mais ils font bien de raler, parce que ça aidera pour le second round.

    Sauf acceptation du défaut, de ce que je comprends le défaut est inévitable et tôt ou tard la Grèce sortira de la zone Euro, et ça sera pour la plupart des observateurs et l’Histoire la faute de l’Allemagne. C’est le véritable enjeu de la séquence et celui là, l’Allemagne ne le gagnera pas. Si après la Grèce se redresse… mais peut-être tentera-t-on de l’en empêcher ?


    • boduos Le 27 février 2015 à 01h55
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      Pour la troïka et l’Allemagne,il est urgent d’attendre, trop d’échéances se rejoignent:l’Ukraine,daesh qui se révèle de plus en plus l’instrument de l’empire,les tergiversations de la Turquie de l’Égypte de l’Iran et des landisthans vis à vis de la Russie.
      Syrisa sait qu’il peut influencer la balance et Merkel aussi .
      il est donc urgent pour elle d’attendre la tournure des événements pour mettre le pouce en haut ou en bas.
      un report de décision peut cependant être considéré comme un acompte de succès par Syrisa.
      nous sommes dans le cas du verre a moitie vide ou à moitie plein.
      s


    • FifiBrind_acier Le 27 février 2015 à 10h34
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      Tout ce qui intéresse l’Allemagne, les allemands et la Bundesbank, c’est la valeur du mark.
      Il est curieux que des auteurs qui se disent économistes ne le sachent pas.

      L’Allemagne n’a accepté l’euro qu’à la condition que la BCE gère l’euro avec les mêmes règles d’orthodoxie monétaire qu’elle gérait le mark. Règles que la BCE n’applique plus, d’où un conflit majeur entre les dirigeants allemands et la BCE, sans cesse passé sous silence.

      Ce n’est pas l’économie allemande qui est en question dans cette affaire, mais la psychologie allemande depuis les années 20. Ce qui prouve que mettre ensemble des pays aux cultures, et aux économies différentes est une idiotie.
      L’union fait la force si tout le monde tire dans le même sens, ce qui n’est pas le cas.

      http://www.latribune.fr/espace-abonnes/la-chronique-du-jour/20131118trib000796341/comment-90-ans-apres-l-hyperinflation-pese-dans-la-conscience-allemande.html


      • boduos Le 27 février 2015 à 12h37
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        les opposants à la diversité culturelle des pays européens dont la complémentarité était source d’inventivité,de richesses,d’autonomie et d’assimilation ont voulu entre autres instruments , imposer le carcan froid et insensible de l’euro pour laminer les originalités,les sensibilités ,les adaptabilités de ces pays d’Europe .
        les dégâts sont énormes et on peut les lister ,mais la nature des peuples peut se régénérer dans le terreau des cultures dormantes .
        il suffit de regarder ces plantes qui repoussent au travers du bitume !


    • chios Le 27 février 2015 à 10h38
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      Le point de vue de Varouflakis en 2013;
      Drachme, defaut, et pourquoi la Grèce n’est pas l’Argentine.
      https://www.youtube.com/watch?v=1KSmcUyAZwU


    • observateur Le 27 février 2015 à 11h05
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      “… la faute de l’Allemagne”

      faut jamais oublier, l’euro était une idée française (Mitterrand/Delors/Attali) pour juguler la force économique de l’outre-rhin. Les français ont dit oui lors du référendum sur Maastricht. Les allemands n’avaient pas cette opportunité, 85% étaient contre l’abandon du mark.

      Tous en EZ voulaient la “stabilité” du mark, mais sans en payer le prix, et tout en continuant de vivre en mode lire, escudo, pésète ou drachme, donc en exportant leur inflation vers l’Allemagne via la monnaie commune: ça ne peut pas fonctionner durablement. Mais on n’a pas écouté des gens comme Philippe Séguin qui avaient prévu tout cela.

      C’est trop facile de dire … faute de l’Allemagne … faute de quoi, d’être resté en mode “mark”, de compétitivité ce qui a fait la force du mark?

      Margaret Thatcher: “Le socialisme ne dure que jusqu’à ce que se termine l’argent des autres.”

      L’eurosocialisme se terminera quand l’Allemagne ne sera plus en état de payer pour tous …


      • boduos Le 27 février 2015 à 13h05
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        Giscard avait déjà suggéré l’euro qu’il voulait appeler l’écu.mais appellation trop “française” ,l’Allemagne s’y est opposé.
        oui,Delors (qui souhaitait une clause autorisant les euros bonds) Mitterrand,Attali et tout le staff socialiste ont imaginé Maastricht qui devait permettre les réformes nécessaires au pays mais qu’ils ne pouvaient pas assumer “hexagonalement” face a ce qui constituait le cœur de leur électorat.
        C’est d’ailleurs ce que nous subissons de l’Europe, parallèlement à un combat d’arrière-garde paradoxal intérieur voulant sauver certains privilégies électoraux (sinécures,associations…)
        il faut donc taxer les pauvres car ils sont beaucoup plus nombreux,d’où les scores peau de chagrin du PS et associés.
        d’où la fuite en avant sociétale,guerrière, communautaire….


      • Grégory Le 27 février 2015 à 14h08
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        Je n’ai pas dit que ce serait la faut de l’Allemagne, j’ai dit que ce serait perçu comme tel. De cette perception il restera des leviers et des orientations dans les décisions ultérieures.

        Maintenant si vous me demandez à moi, je ne crois pas que ce soit la faute de l’Allemagne, effectivement pour les raisons que vous dites et d’autres. Mais ça aura peu d’importance, on ne m’écoute jamais 🙂


        • Wilmotte Karim Le 28 février 2015 à 13h53
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          Que l’origine ne soit pas “la faute de l’Allemagne”, soit (mais enfin, elle ne s’y est pas fort opposé).
          Reste que les problèmes actuels sont bien liés à la position doctrinaire allemande.


      • josephine Le 01 mars 2015 à 09h33
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        Vous parlez de Mitterrand/Delors/Attali et concluez par “eurosocialisme”? Ah, ah. Que vient faire le socialisme dans tout ça?


  3. Michel Ickx Le 27 février 2015 à 01h42
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    Un WIR pour la Grèce?

    Aucune de deux parties n’offrant actuellement de solution viable dans le contexte d’un Euro dont la rigidité rend illusoire tout espoir de récupération économique pour le peuple grec, ne pourrait-on pas envisager une seconde monnaie semblable au WIR suisse?

    Une deuxième monnaie à circulation intérieure, non échangeable, mais acceptée pour des impôts locaux comme le suggère Bernard Lietaer.

    Cette solution gagnant/gagnant aurait le mérite de permettre aux deux parties de sauver la face. D’un côté l’Euro avec un mécanisme de stabilité et de respect de la dette viable à plus longue halène. De l’autre une monnaie locale pour revitaliser l’économie de proximité, pour créer de l’emploi et pour rendre les restrictions suportables.

    Le WIR s’échange depuis 80 ans entre environ un tiers des entreprises Suisses. Il fonctionne comme une sorte de poumon qui intervient pour une plus grande proportion des échanges dans les périodes de crise extérieure. Il le fait si bien que peu de gens en connaissent l’existence.

    http://www.terraeco.net/Le-wir-carburant-de-l-economie,43047.html

    https://www.youtube.com/watch?v=PiY3s2OglV4#t=1780

    En systémique on sait que les systèmes d’une certaine complexité ne peuvent gérer les déséquilibres dus a l’environnement au moyen d’un seul paramètre de contrôle. Cela est bien évident avec toutes les monnaies monopole unique.

    Les moyens électroniques modernes permettent de créer des monnaies variées avec des caractéristiques mieux adaptées aux différentes activités économiques: éducation, santé, logement, recherche etc. Cela permettrait des corrections “douces” évitant les chocs violents d’un contrôle par une monnaie unique. En effet une correction du taux d’intérêt dans un secteur pour éviter une bulle n’affecterait pas tous les autres secteurs.

    Edouard de Bono m’avait fait cette remarque il y a 23 ans lors de la célébration de Madrid Capitale culturelle de 1992.
    Bernard Lietaer est probablement la personne qui domine le mieux le thème de monnaies complémentaires.

    Le problème est que cela pourrait réussir trop bien. Les grands profiteurs du système actuel accepteraient-ils un projet prototype pour la Grèce?


    • Crapaud Rouge Le 27 février 2015 à 07h26
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      Rien de neuf dans cette solution : elle nous ferait revenir à l’époque des monnaies nationales avec l’ECU pour les échanges internationaux. Cela dit, qu’un pays ait plusieurs monnaies nationales, pourquoi pas, mais c’est une autre histoire et ça devient compliqué…


      • Ataraxi Le 27 février 2015 à 19h58
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        Rien de neuf, si ce n’est que, comme il le dit, dans ce cas précis cela permettrait aux deux parties de sauver la face.
        En plus, venant d’un économiste que l’on dit brillant, ce ne serait pas totalement incongru.


    • Crapaud Rouge Le 27 février 2015 à 07h40
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      Ce qui serait vraiment neuf, c’est l’instauration d’un bancor au niveau européen. Personne n’en parle, mais le bancor à l’avantage (et le défaut…) d’imposer des échanges équilibrés. Adieu les excédents donc, mais comme chaque pays rêve de pouvoir en faire autant que l’Allemagne…


      • toutouadi Le 27 février 2015 à 08h51
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        “Ce qui serait vraiment neuf, c’est l’instauration d’un bancor au niveau européen.”

        Absolument, cela aurait évité, entre autres, le dumping salarial et social et pacifié les échanges commerciaux interne à la zone Euro.
        L’Europe en tant que principale marché mondial avait les moyens de l’imposer, on a lamentablement raté le coche.


      • chios Le 27 février 2015 à 11h49
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        J’aimerais bien trouver un article ou le texte de Keynes, où le bancor est bien expliqué.

        Ni déficit, ni surplus, en gros.
        Amendes, dévaluations, réevaluations à intervalles réguliers.
        Serait-il possible d’adapter le concept dans l’eurozone?

        Cet équilibre ne serait-il pas vu comme un handicap au hit-parade de la croissance pour l’UE?
        Pour le moment l’UE ou l’eurozone, je ne sais trop est à l”équilibre,import export, grâce à l’Allemagne et à l'”austérité” du sud, qui commence à exporter de plus en plus…


        • toutouadi Le 27 février 2015 à 12h34
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          c’est vrai que le bancor s’inscrit dans un cadre général de pacification économique avec un contrôle des échanges commerciaux de manière à rendre obsolète la prédation des pays riches face aux pays en voie de développement. Le Cadtm est plutôt pointu et pédagogique dans ce domaine.

          http://cadtm.org/Autour-de-la-fondation-des

          L’abandon des rapports de domination et d’hégémonie économique des pays riches sur les pays pauvres est pourtant la seule garantie que possèdent les peuples pour avoir accès à une justice sociale, afin de pérenniser une réelle démocratie.
          C’est juste un choix entre cupidité collective et liberté.


      • Ataraxi Le 27 février 2015 à 20h12
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        Pour que la Grèce impose le bancor à toute la zone Euro, je pense qu’il va falloir un peu plus que quatre mois.


      • LS Le 28 février 2015 à 08h59
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        Le bancor au niveau européen, c’est l’euro monnaie commune (nous vivons un régime de monnaie unique).
        Assurer le pilotage du taux de change à l’intérieur de la zone monétaire n’est pas si facile, le taux de change d’une monnaie est piloté par la tension existant sur la balance des paiements qui comptablement est toujours nulle. Le maintien à l’équilibre de la balance étant assuré par la variation du taux de change, sauf quand ça part en couille et qu’il y a une fuite devant la monnaie.
        En gros la balance des paiements est la somme de la balance commerciale et de la balance d’une balance des flux financier (dividendes, intérêts, investissements…). La première bouge en fonction du taux de change directement, la deuxième, en fonction de la variation du taux de change qui doit compenser le différentiel de rendement du capital net d’impôt.
        Je pense que cette solution n’a pas été retenu au départ car, en plus de l’objectif politique de convergence, cela impose quasiment la mise en place d’un régime de contrôle de mouvement de capitaux, crime de lèse majesté au royaume de l’UE.


  4. vérité2015 Le 27 février 2015 à 02h28
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    European Banks vs. Greek Labour

    Video

    Michael Hudson says Greece’s Finance Minister Yanis Varoufakis is proposing austerity on the banking class, rather than the working class, to balance the budget.

    http://www.informationclearinghouse.info/article41100.htm


  5. Christophe Le 27 février 2015 à 06h30
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    Podcast sur Arte : “Puissante et incontrôlée : la troïka”

    Pour enregistrer (facilement) : http://captvty.fr/

    http://www.arte.tv/guide/fr/051622-000/puissante-et-incontrolee-la-troika?autoplay=1


  6. papy Le 27 février 2015 à 07h50
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    On voit fleurir cette théorie depuis quelques jours … syriza a baissé pavillon mais c’est pour mieux revenir … ils ont gagné du temps … etc etc
    Sauf que du temps, ce n’est que de la dette en plus que les grecs ne rembourseront pas ! Et tout le monde en est conscient !
    Donc ?
    On verra dans 4 mois ?
    Ca ira beaucoup mieux dans 4 mois ?
    Les allemands seront peut-être sortis avec leur euromark dans 4 mois ?
    Une guerre aura réglé tout ça dans 4 mois ?
    Il faut 4 mois à l’UE pour organiser le grexit ?

    La seule chose sûre dans 4 mois, c’est que les électeurs de syriza n’auront plus beaucoup d’illusion.
    Ce qu’aurait pu faire un syriza maintenant avec un certain appuis de l’électorat même dans la douleur, il ne le pourra plus dans 4 mois !


    • red2 Le 27 février 2015 à 09h23
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      Sauf que préparer la sortie de la Grèce de l’euro et la tempête qui va inévitablement suivre demande un peu plus de un mois…Syriza a gagné le temps de mettre en place une vraie rupture, espérons qu’ils sauront le mettre à profit.


  7. TC Le 27 février 2015 à 08h13
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    Article contradictoire qui d’un côté, nous explique pourquoi Syriza ne pourra pas mener sa politique économique et de l’autre laisse espérer que Syriza aura le choix de cette politique. Encore un type dans le déni !


  8. Babar Le 27 février 2015 à 08h36
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    Bravo Olivier,
    Excellente analyse. Certes Syriza a dû mettre temporairement de coté l’essentiel de son programme mais:
    – d’une part on peut penser que dès le départ ils savaient que ce n’est que dans le long terme qu’ils pourraient petit à petit faire sauter les verrous.
    – de fait les traités sont conçus pour interdire les changements de perspectives. On connait depuis Thatcher l’antienne néolibérale “There is no alternative”. Ce que Thatcher faisait croire, l’Europe l’a rendu réel
    – Enfin, à part quelques soutiens populaires purement symboliques (Front de gauche, Podemos et autres alternatifs ainsi que des intellectuels isolés) toute l’Europe est unanime dans son intransigeance, les uns pour annoncer que Tsipras “se couchera” les autres pour exiger sa soumission à commencer par les socialistes français qui ont vite retourné leur veste et pire les plus véhéments étant les pays du sud dont on aurait pu attendre un brin de solidarité en raison d’une communauté d’aspirations…
    Mais reconnaissons que face à la politique du précédent gouvernement grec soumis à la troïka le petit doigt sur la couture du pantalon prêt à renforcer l’austérité, il y a un renversement de perspective et un sentiment du peuple grec de se faire entendre par un gouvernement démocratiquement élu qui porte la parole au sein du pouvoir européen. Le combat ne fait que commencer


    • LS Le 28 février 2015 à 09h11
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      message à la modération.
      J’avais déja lu ce papier sur slate.fr il y a quelques jours. Quand je l’ai revu ici, j’ai sursauté car il n’y avait pas référence à slate en haut de l’article.
      Le “bravo Olivier” de Babar est l’exemple que mettre la référence en PS en fin d’article ne suffit pas et in fine manque un peu d’élégance.


  9. Damien Le 27 février 2015 à 09h51
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    Effectivement, à ceci près que ca n’est pas du déni mais de la propagande à mon sens, il faut éviter que les peuples européens puissent penser que la démocratie ne sert plus à rien …

    JC Werrebrouck détaille ici les scénarii possibles pour la Grèce :
    http://www.lacrisedesannees2010.com/


  10. Werrebrouck Le 27 février 2015 à 10h13
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    Effectivement Syriza n’est pas vaincu et se trouve simplement devoir- comme le roseau – plier face à l’ordolibéralisme Allemand. Dans cette affaire l’Allemagne est aussi dans un piège et il est bon d’examiner dans le détail le fonctionnement fort contradictoire des comptes TARGET2. L’Allemagne bénéficie considérablement du dispositif mis en place…mais en même temps les dettes Target s’accumulent dans sa Banque centrale, ce qui fragilise les épargnants et fragilise l’électorat de la coalition. De fait l’Allemagne veut continuer à siphonner les demandes internes des autres pays mais se doit d’exiger en même temps un accroissement de leur compétitivité. A long terme cela ne peut pas tenir et Syrisa sera le premier maillon de la chaine à dire non.
    http://www.lacrisedesannees2010.com/2015/02/euro-la-fin-du-protectorat-grec-et-ses-consequences.html


    • Maurice Le 27 février 2015 à 10h46
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      Quand un système monétaire est aussi mal ficelé qu’à été construit l’Euro (volontairement ou non, c’est un autre débat dans lequel je ne veux pas entrer afin de ne pas être taxé de “conspirationiste”) il est ABSOLUMENT certain qu’un jour il sera “démonté ou abandonné”.
      (de bon gré ou de force, nul ne le sait!)

      La seule inconnue c’est de savoir quand?
      Et aussi, comment? Ou bien : par qui? Ou: par quel effet, quelle influence?

      Mais cela nous ramène à la seule véritable inconnue, QUAND? tout ce merdier (et je suis poli, contrairement aux apparences) va-t-il cesser?

      Nul ne peut s’opposer durablement aux lois de la nature et cette prétendue construction européenne est un dispositif qui reproduit très exactement ce que l’on ferait en prétendant contrarier la nature “en soi” et son destin est donc, très naturellement, d’être un jour balayé par le vent de l’histoire!

      Les historiens des temps futurs prouveront que les prétendus “pères” de cette “union européenne” étaient de vulgaires escrocs de bas étages, au service de quelques puissants qui les ont fait agir pour leur seul bénéfice…

      Parce que la vie des autres et leur destin ne vaut rigoureusement RIEN pour ceux qui ont beaucoup de richesse matérielles et aucune conscience morale, ce qui va généralement de pair.


      • Mélissa Le 27 février 2015 à 17h07
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        Maurice,
        Des preuves historiques existent déjà concernant le dévouement à la cause atlantiste de Monnet et Shumann,les soit-disant pères de l’Europe,… et de Walter Hallstein, premier président de la Commission Européenne…,qui était le concepteur pour le Reich de l’Europe Nationale Socialiste (la Nouvelle Europe !…) qu’envisageaient A.H. et Mussolini…
        Cette idée est reprise par les néo-n. qui mettent aujourd’hui l’Ukraine à feu et à sang et si le gouvernement néo-n. de Porochenko veut intégrer l’UE,c’est bien la preuve que cette structure est compatible avec les pires idéaux qu’elle était sensée combattre…

        Jean Monnet, dont des documents US déclassifiés pouvent qu’il était employé par la CIA ,…et que Mitterrand a fait entrer au Panthéon…,repose donc aujourd’hui aux côtés de Jean Moulin…qui j’en suis certain,veille comme il se doit au repos de son âme…
        Vive la France!!!


    • Damien Le 27 février 2015 à 11h07
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      Et Je vous sais gré de la mise en lumière de ce paradoxe allemand.

      Ce qui me chiffone c est que le non grec devrait déjà être annoncé (la réquisition de la banque centrale aurait quand même plus d allure que l’humiliation actuelle)

      Les atermoiements actuels ne servent pas l idée de démocratie


  11. Léa Le 27 février 2015 à 10h46
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    “Grèce : Schäuble demande au Bundestag d’approuver l’extension de l’aide

    AFP le 27/02/2015 à 10:22

    Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a appelé vendredi les députés du Bundestag à approuver une extension de l’aide financière à la Grèce décidée mardi par les Européens, jugeant cette décision “pas facile” mais nécessaire pour éviter le pire.

    Avant un vote attendu en fin de matinée, M. Schäuble a critiqué à plusieurs reprises l’attitude du gouvernement grec d’Alexis Tsipras. La décision de prolonger l’aide “n’est pas facile pour moi non plus, mais je demande à chaque député de ne pas la désapprouver car nous causerions à notre peuple et à notre avenir de trop gros dégâts”, a-t-il affirmé, très applaudi.

    Dans un discours au ton grave, le ministre allemand a invoqué la responsabilité de Berlin pour l’Europe, soulignant le rôle que celle-ci avait joué pour la paix et la prospérité de l’Allemagne après la Deuxième guerre mondiale. “Nous, Allemands, devons tout faire pour que l’Europe reste unie”, a-t-il martelé.

    Mais “nous ne pouvons le faire seuls”, a-t-il ajouté, soulignant la responsabilité des autres pays, notamment des Grecs, “à se tenir aux mesures qui sont nécessaires”.

    “Les discussions avant et après les élections grecques n’ont pas rendu cette décision (de prolonger l’aide au pays) plus facile. Les discussions des derniers jours et des dernières heures non plus, pour le dire avec beaucoup de retenue amicale”, a ajouté M. Schäuble, en référence aux véléités du gouvernement grec de gauche radicale, élu en janvier, de remettre en cause le cap de la rigueur budgétaire et des réformes de compétitivité, même s’il a finalement cédé aux pressions de ses créanciers (UE, FMI, BCE).”

    http://www.boursorama.com/actualites/grece-schauble-demande-au-bundestag-d-approuver-l-extension-de-l-aide-d5190b06aab9c4f96f52bd47f55c169f


    • Léa Le 27 février 2015 à 10h52
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      Ce n’est pas pour aider la Grèce, mais pour éviter le retour du boomerang.

      “La décision de prolonger l’aide “n’est pas facile pour moi non plus, mais je demande à chaque député de ne pas la désapprouver car nous causerions à notre peuple et à notre avenir de trop gros dégâts”,”

      A mon avis Siriza marque un point.


      • Chris Le 27 février 2015 à 12h38
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        Syrisa marque un point ? Non, à mon avis, Schäuble graisse le noeud coulant.


    • LBSSO Le 27 février 2015 à 21h14
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      Bonsoir Léa,

      deux phrases clés et paradoxales à retenir selon moi de la dépêche:

      -“Je demande à chaque député de ne pas désapprouver (l’extension des aides) car nous causerions à notre peuple et à notre avenir de trop gros dégâts, un aveu sur l’intérêt de la zone euro pour l’Allemagne si il en était encore besoin

      -“Face à des Allemands majoritairement OPPOSES à un nouveau coup de pouce pour la Grèce, le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, a cherché à rassurer,…”.Au final,542 députés allemands sur 587 votes exprimés ont adopté l’allongement de quatre mois du plan d’aides. L’absence de démocratie, plus exactement la démocratie représentative a parfois de bons côtés, non ?Bon ,ça dépend de la conception que l’on se fait de l’avenir de la Grèce …..


  12. Un naïf Le 27 février 2015 à 11h12
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    “Les commentaires sur l’accord entre la Grèce et l’Eurogroupe ont transformé la défaite provisoire de Syriza en déroute définitive. Il faudra pourtant plusieurs mois pour savoir si c’est vraiment le cas.”

    Bon ben c’est cool on a plusieurs mois pour commenter les délires de nos élites fascistes “jusqu’à la déroute définitive” !! Merci pour ce délai !!


  13. Renaud Le 27 février 2015 à 12h10
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    Pour nombre de cervelles financières, pour ne pas dire la quasi totalité d’entre elles, la doxa financière est insurmontable. Cette doxa financière, monétaire et bancaire est “absolue” et “chimiquement” intouchable et intransformable… En résumé, l’argent est considéré -implicitement- comme une marchandise (alors que les chiffres de l’argent en ordinateur ou en papier ne sont que des signes sensés représenter la richesse produite… mais la tricherie -implicite- des bilans bancaires est que, par exemple, pour 6 dollars existants, seul 1 dollar représente des objets et des services concrets produits…) et tout ce beau monde défend bec et ongles les bulles financières et veillent jalousement à la pérennité des bilans des plus grosses banques. La confusion monnaie de crédit (monnaie de chiffre et de papier) avec la monnaie marchandise comme l’est l’or et l’argent-métal est un véritable aveuglement potentiellement mortel. -Ce capitalisme-là- est intouchable et les plus grands génies financiers et autre Varoufakis (c’est le nom du moment) sont des Davids vaincus par des Goliaths fantômes mais vus comme tout puissants… des proie vaincues par des tigres en papiers. Il sont effrayés par les tigres qu’ils supposent bien en papier, mais ils n’osent pas les affronter, pétrifiés qu’ils sont par les “conséquences” qu’un changement de paradigme (même assez mineur mais essentiel) aurait en touchant l’essence de la monnaie de nos pseudos maîtres bancaires et financiers (les politiques pantins en tête) soumis que nous sommes tous à leur chantage passé dans les mœurs…

    Quand les producteurs auront -enfin- compris que c’est eux, et personne d’autre, qui donnent sa valeur à la monnaie, et que sans les producteurs la monnaie et les bilans des plus grandes banques seraient des torchons sans la moindre valeur ni intérêt, et bien un pas gigantesque aura été franchi pour le bonheur de tous.


  14. Cruz Castillo Le 27 février 2015 à 12h24
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    Je suis de ce ceux qui sont prêts à laisser sa chance au gouvernement grec. On dirait du Hollandréou (« mon adversaire, c’est la finance ») mais je pense que ça n’a rien à voir parce que la Grèce et ses élites sont au fond du trou (comme un RSaste) alors que la France n’en est qu’à rogner sur les dépenses structurelles (comme la classe moyenne qui peut mettre moins d’argent de côté chaque mois mais continue de le faire). La Grèce a moins perdre et entre les discours des occidentalistes et ceux de Tsipras et Varoufakis, on a un gouffre. D’un côté « des paroles, des paroles, des paroles… », de l’autre des constats, du sens et une philosophie politique en action. De plus, Syriza, comme rappelé précédemment, n’est pas monolithique et il n’est pas ce parti mainstream qu’est le P”S”.

    Il est facile de dire qu’il faut sortir de l’euro tout comme il est aisé de faire abstraction des contingences pratiques (comment techniquement en sortir sans se tuer) et je remercie les-crises de diffuser ces articles qui montrent toute la délicatesse de la faisabilité de la chose. La Grèce voit quand même peser sur elle le rôle de déclencheur d’une implosion de la zone euro alors qu’elle est l’un des état les plus faibles. La question centrale est en effet celle de la mise sur pied de structures décorrélées dans les faits des desiderata formels de l’UE et de ses jeux d’influence (de domination), des structures qui rendraient viables sa contre-attaque démocratique contre le « césarisme bureaucratique » mentionné ici.

    Certains semblent vouloir que Tsipras se comporte en tyran, en shuntant la volonté du peuple grec et décrète purement et simplement une sortie de l’euro. Le tyran ? Pourquoi pas après tout. Imaginons que ça marche : ça ne se passe pas si mal et le peuple reconduit son tyran. Cool. Si ça se casse la gueule par contre, avec un véritable cataclysme économique aggravant considérablement la situation actuelle – oui, c’est possible –, je ne donne pas cher de sa peau. Il n’aurait aucune excuse et pourrait même craindre pour sa vie. Qui le ferait ? Qu’est-ce qui garanti notre fidélité à nos convictions si ça tourne mal, si après des mois de lutte frontale, nous et notre famille nous retrouvions le ventre vide ? Ne serions-nous pas tenté d’accuser a posteriori notre « champion » de s’y être mal pris, d’avoir commis des erreurs inexcusables, d’avoir fait les mauvais arbitrages, d’être un traître ? Surout, l’option du tyran et du recours aux méthodes autoritaires de la Troïka sont complètement contradictoires avec la philosophie de Syriza.

    Le peuple n’est pas un concept abstrait et ceux qui le compose dans sa diversité ont déjà mainte fois démontrés à quel point ils pouvaient se montrer ingrats (cf. de Gaulle : « les Français sont des veaux »). Ce n’est pas moi qui reprocherais à Tsipras et Varoufakis, pris en étau entre les pervers occidentalistes qu’ils ne connaissent que trop bien et un peuple traumatisé attaché à l’euro, de marcher sur des œufs. En plus, je trouve qu’il y a quelque chose de malsain à se cacher derrière les élites, vu que c’est à nous de changer, c’est au peuple grec qui, bien qu’il soit nécessaire de le tirer vers le haut, doit montrer la voix à son gouvernement, le supporter formellement. Ne l’a-t-il pas déjà en partie fait en élisant Syriza ? Si. Donc on avance bien et la mission de Syriza est toujours, jusqu’à preuve du contraire, de faire échapper la Grèce de l’influence idéologique (l’euro) et structurelle des européistes. Et pour cela, il faut aussi du temps.

    Comme Grégory l’a dit, c’est cela une négociation. Le gouvernement grec doit suivre la volonté de son peuple, il a été élu pour cela et, derrière les apparences de capitulation, je trouve que pour le moment il use d’une main de fer dans un gant de velours. Je pense que, face à de vils prédateurs – en interne et externe – à l’affût du moindre faux pas, c’est la meilleure stratégie pour ne serait-ce que cristalliser le fascisme européen. Le révéler dans sa réalité et son impitoyable dureté aux yeux du monde et des Européens en particulier ne peut que participer à l’éveil des endormis qui se croient à l’abri, même si Syriza échoue. Avec des menteurs et des voleurs, il faut être particulièrement circonspect et habile.


  15. Grégoire Le 27 février 2015 à 13h15
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    L’humanité risque de disparaitre à cause des virus de l’espèce “Spéculations” qui rongent tous les secteurs des activités humaine. Le virus qui ronge aussi bien la finance que les sciences aux profits d’une minorité porteur du virus et nommé « parasites dorés » a la même origine que celui qui déstabilise une région provocant la mort des millions d’humains de tout âge. Ce n’est pas sans raison que durant des millénaires l’humanité a condamné et interdit la spéculation et l’usure. L’Islande a résisté au gang “la triplette” pourquoi pas la Grèce ? D’ailleurs si la Grèce perd contre ce « gang » alors c’est tout l’Occident qui risque de disparaitre car les parasites dorés qui ne produisent rien et survivent qu’en prélevant des rackets légaliser par les traites de nos assemblées et “résidents” de l’Elysée, sur nos productions…changeront d’âne quand la Grèce sera exsangue. Déjà nous voyons que les butins des guerres de pillage que les parasites dorés ont lancé tant au Moyen Orient qu’en Afrique ou en Europe depuis 20ans et leurs dizaines de millions de morts
    n’ont pas suffit à étancher leur faim de fric pourquoi voudriez vous que les populations domestiquer que nous sommes les arrêtent ? La seule moral des riches c’est ce que nous avons dans les poches et notre force de production…et comme la production se fait ailleurs…il ne reste que nos poches… d’ou ne restera que le mouchoir bientôt… mais il sera trop tard pour pleurer. Vive la France Libre.


  16. Krystyna Hawrot Le 27 février 2015 à 14h20
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    Ce qui me fait rire, c’est tous ces spécialistes confortablement installés chez dans leur maison douillette et chauffée qui glosent sur le thème que 4 mois c’est “avoir acheté du temps”. Ils ne se rendent pas comptent que pour des dizaines, des centaines de milliers de gens qui vivent dans le noir, sans électricité, avec un frigo vide et quand ils bouffent c’est du riz tous les jours pendant des mois distribués par des associations caritatives, que ces gens là NE PEUVENT PAS ATTENDRE 4 mois????


  17. Chris Le 27 février 2015 à 15h08
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    Le billet sur l’Ukraine semble être parvenu à son terme. C’est pourquoi je me permets de poster l’appel suivant :
    Une pétition “pas de livraison d’armes en Ukraine”, lettre ouverte au Sénat américain.
    http://diy.rootsaction.org/petitions/no-weapons-to-ukraine


  18. Timothée Le 27 février 2015 à 15h29
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    L’appareil d’état grec est actuellement noyauté par un nombre impressionnant de personnes qui œuvrent pour les élites. Ces personnes ont des postes à responsabilité tels qu’ils feraient capoter n’importe quelle politique visant à redresser la barre. Et ne parlons pas d’une situation plus tendue, comme une double monnaie ou une sortie de l’euro.

    Cette organisation, il est urgent de la démanteler. Ils ont trois mois pour le faire, pas plus.

    Et, en attendant, il va falloir amorcer quand-même quelques reformes visant à améliorer le quotidien des millions de personnes.
    Ce n’est plus une tactique, c’est un combat pour la survie.


  19. theuric Le 27 février 2015 à 15h39
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    Ce recul de quatre mois des discutions euro-grecques peut avoir, à mon sens, trois raisons:
    1) Une puissance, une violence européenne si grande que Syriza n’a pu que se rendre et prendre du temps pour préparer leur peuple à cet échec;
    2) Une volonté du gouvernement grecque de faire rendre gorge à l’Union-Européenne par quelques coups tordus et autres ruses et avoir le temps nécessaire de les mettre en place, ce repli ne serait dès lors que la première étape d’une série de coups plus ou moins discrets et/ou tordus qui déstabiliseront l’union;
    3) Une assurance quand à la prochaine disparition de l’Union-Européenne en raison d’une faillite d’ampleur universelle qui, déjà, montre sa dynamique pour qui veut bien en voir le processus et verra la ruine, autant des U.S.A. que de l’U.E..
    Ce qui pourrait vouloir dire, en ce cas, que quatre mois seraient la limite ultime de cet effondrement économique mondial pour le ministre de l’économie grecque, Monsieur Varoufakis ainsi que pour l’ensemble de l’équipe dirigeante.
    Ne croyons pas aux discours de tel ou tel après les visites diplomatique de Monsieur Tsipras, conversation avec les différentes chancelleries qui durent, sûrement, se passer loin de tout ordinateur et téléphone, dans un cabinet rendu sourd à toute écoute.
    Pensez-vous vraiment que les gouvernements européens ne savaient pas, depuis longtemps, qu’ils étaient en proie à des écoutes, d’Amérique, d’Angleterre ou d’ailleurs?
    En fait, sont de plus en plus nombreux de ces gouvernements qui durent rentrer dans les rangs, Hongrie, Autriche, Italie…, comme ils sont de plus en plus nombreux les pays où les peuples veulent sortir de l’Union-Européenne ou, ad minima, de l’euro, mais l’un ne pourra se faire sans l’autre, Espagne, Portugal, Allemagne, Suède, France, Angleterre, Belgique… .
    En vrai, ne reste plus que ceux qui ont un intérêt directe en Union-européenne et les plus naïfs qui souhaite véritablement son maintient, et leur nombre va en décroissant.
    Certains même, peut-être bien, agissent essentiellement dans l’espoir qu’ils pourront faire comme Monsieur Sarkozy ou Monsieur Blair, passer quelques heures de temps en temps à parler devant une salle pleine en échange de confortables émoluments.
    Les faiblesses de l’Union-Européenne sont la raison même de son édification:
    -La volonté étasunienne d’avoir une force économique à contrôler, puis à pomper et, plus tard, à avoir une frontière tampon contre les spéculateurs;
    -De ce fait, une série d’institutions irréformables rendant toute tentative d’adaptation impossible, elle est de ce fait, d’ores et déjà, d’une fragilité extrême;
    -Un ensemble idéologique plus que figé, pétrifié, faisant des U.S.A., du monétarisme et de la comptabilité d’état le centre de toutes les cultures et de tous les savoirs rendant ces croyants imperméables à toute remise en question de leur crédo;
    -La monté en puissance de l’Allemagne en raison de l’affaiblissement continuel des étasuniens rendant encore plus instable et fragile l’union.
    Pour toutes ces raisons et bien d’autres, l’Union-Européenne ne peut survivre à une catastrophe économique et monétaire de grande envergure telle qu’elle s’annonce autant en raison du choc psychologie grave que cela génèrerait chez nombre de contempteurs de l’U.E. que de la ruine des peuples mondiaux qui, dès à présent, est en marche.
    La remonté du prix du pétrole?
    Cela ne fera que ralentir une reprise de l’économie occidentale d’une grande légèreté de l’être sans pour cela permettre aux entreprises de forage étasuniennes de rentabiliser leurs puits de pétrole et gaz de schiste et, surtout, de rembourser leurs crédits (auxquels s’ajoutent ceux des étudiants U.S. qu’ils ne peuvent rembourser vu le chômage de masse que s’y développe encore plus).
    Voyez et contemplez le graphique historique de Wall-Street: ( https://www.abcbourse.com/graphes/eod.aspx?s=DJIAx ), ceci en connaissant que le peu qu’il est possible de dénicher de la situation économique réelle de ce pays, déjà catastrophique ou plutôt cataclysmique.


  20. 1Direct Le 27 février 2015 à 18h43
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    Une chose me gratte.
    Partout, ici comme ailleurs, est mis en avant que: ” c’est l’Allemagne ceci … c’est l’Allemagne cela … c’est la faute à Merkel, à l’Allemagne …”
    Bref vous avez compris, nous avons compris c’est tout l’Allemagne et QUE l’Allemagne.

    Seulement voilà, où son les dirigeants des 27 autres pays qui sont supposés négocier et prendre décisions. Ne sont-ce que des marionnettes, de simples pantins sans pouvoirs?
    Les 28 (-1 pour la Grèce) sont ils comme les gouvernants de notre pays, la France, dans un état de “servitude volontaire”?
    Sont ils donc tous muets ou bien sont ils tous issus de la même secte idéologique qui leurs fait dire Amen à tout et n’importe quoi même et surtout au dépend des intérêts de leurs populations qu’ils sensés représenter?

    SI ce les réponses sont négatives cela implique que, les gouvernants français de tous bords en tête, sont coauteurs et coresponsables des actes et/ou des textes qui, entre autre, soumettent la Grèce.

    Donc, moi le premier, nous ne sommes pas “exhaustifs”, et prenons la facilité en ne désignant que l’Allemagne.
    Même si cette dernière, il est vrai, est, de fait, la meneuse du troupeau (de moutons?).

    Un troupeau de gouvernants apatrides, “extra-territorialisés”?


    • Timothée Le 27 février 2015 à 19h25
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      Très bonne question.

      La réponse est visible à l’Eurogroupe : la discussion a été conduite entre la Grèce et l’Allemagne. Les autres ont été absents.


  21. tchoo Le 27 février 2015 à 19h49
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    Il n’y a pas d’autres politiques possible en Europe, non pas parce que la situation et l’économie nous l’impose, mais parce une pognée d’hommes ont décidé qu’il en était ainsi, au mépris des décisions du peuple dont ils piétinent sans vergogne les décisions, celui ci, pour l’instant ne réagissant que mollement.
    L’expérience Syriza n’est pas finie, loin de là, et le bras de fer continue pour de nombreux jours


  22. anne jordan Le 27 février 2015 à 22h59
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    l’accord transatlantique ne sera pas voté par les Grecs !
    http://www.jea-melenchon.fr/2015/02/23/le-gmt-est-mauvais-pour-europe-et-civilisation-humaine/

    modo , si tu me vires , sache que je ne vote pas Mélenchon , mais son intervention au Parlement européen contient un bref message de remerciement pour Syriza , et une analyse juste du Tafta…
    ( je ne serai pas fâchée si mon post disparait ! )


  23. hmathian Le 02 mars 2015 à 20h57
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    Très bel article qui souligne les contradictions fondamentales d’une construction faite contre le Mark ( avec le consentement de Kohl ! ) … mais dont l’Allemagne a finalement et conjoncturellement beaucoup profité. Seule issue dans le temps, la mise en place d’une politique de transfert des excédents commerciaux des pays du Nord vers les Pays du Sud afin d’augmenter peu à peu la compétitivité des plus faibles.

    Mais qui peut croire aujourd’hui à la mise en place d’une gouvernance politique et économique commune et solidaire des 19 pays de la zone euro ?????


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