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27.novembre.201227.11.2012 // Les Crises

GEAB N°69 : Katrina-Sandy : D’un ouragan à l’autre, la fin de l’Amérique telle qu’on l’a connue

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Je partage avec vous aujourd’hui la vision du « GlobalEurope Anticipation Bulletin », qui est pour moi de loin une des meilleures sources d’information sur la Crise.

Toujours une tonalité très « europtimiste » – je pense pour ma part qu’on va sacrément attendre les avancées sur le projet politique… Mais bon, il est indispensable en ces temps troublés de lire des visions très différentes pour s’aiguiser l’esprit…

Comme anticipé par LEAP/E2020 depuis plusieurs mois, le choc majeur pour l’économie et la stabilité politique globale est bien arrivé en Automne 2012 sous la forme d’un événement symbolique qui fera date dans l’histoire mondiale : l’ouragan Sandy.

En anticipation politique, méthode sur laquelle LEAP fonde ses analyses (1), Sandy correspond à deux caractéristiques : l’événement « goutte d’eau » qui rend insupportable les défaillances accumulées et rompt un système ; et l’événement symbolique qui frappe les imaginations et transforme définitivement l’image d’une réalité – car il faut toujours distinguer entre la réalité d’un changement systémique (à l’œuvre depuis au moins 2008) et son acceptation collective (dans le cas présent : l’Amérique n’est plus ce qu’elle était).

Le mois d’octobre 2012 restera donc dans les livres d’histoire comme la date de la fin de l’Amérique telle qu’on l’a connue au XX° siècle. Le 29 octobre, le passage de l’ouragan Sandy sur New York, 83 ans jour pour jour après le mardi noir de la crise de 1929, révèle au monde l’état réel de la société américaine et de son symbole, New York. Le virage est frappant à la lecture des médias du monde entier, titrant au lendemain d’une élection qui avait tout pour réjouir la planète, sur une Amérique « changée », « divisée », « de tiers-monde », « dans l’impasse », « apocalyptique », etc… (voir liste de liens plus loin). Ce miroir américain, c’est Sandy qui l’a définitivement brisé.

Confirmant toutes les anticipations de l’équipe de LEAP/E2020 depuis six ans sur la dégradation de la santé des États-Unis, et plus particulièrement celles depuis le GEAB n°65 (2), l’ouragan Sandy est l’événement qui date la dernière étape de l’effondrement du système américain. Touchant le centre financier du pays, mettant en lumière l’incapacité de la ville la plus puissante du pays le plus puissant à résister à un « petit » ouragan prévu plusieurs jours à l’avance, il marque la fin de l’Amérique telle qu’on l’a connue.

Comme anticipé en janvier 2006, le « mur dollar » (3) s’est fissuré tout au long des 6 dernières années, Sandy a frappé ce mur fissuré de plein fouet, révélant un « roi nu » (4). La dévastation de la Nouvelle-Orléans en 2005 par l’ouragan Katrina est à comparer à Tchernobyl pour l’URSS de 1986 (surprenant le monde entier par la piètre gestion de la crise et l’état réel de l’économie) et le mur dollar au mur de Berlin. Deux ans après la chute du mur de Berlin, l’URSS s’effondrait. Détruit par la crise, le mur dollar n’est plus et 2013 sera l’année de l’effondrement de l’Amérique du XX° siècle.

 

États-Unis : Dette publique fédérale, chômage, emplois dans l’industrie, déficit commercial – Source : Der Spiegel, 05/11/2012

De Katrina à Sandy en passant par Lehman Brothers, cette succession de chocs a mis la puissance US au sol : la confiance du reste du monde s’est envolée. Il faut lire en particulier à ce sujet l’incroyable article du Spiegel, Divided States of America : Notes on the Decline of a Great Nation (5), véritable condensé de 6 ans d’anticipations du LEAP… dans un journal « bon teint » comme le Spiegel, cela n’est vraiment pas anodin.

Après Sandy et l’élection présidentielle, les médias ont très clairement fait volte-face, y compris les médias européens habituellement admiratifs des États-Unis, et regardent maintenant ce pays avec l’œil critique de la réalité (6). Le constat est unanime, la grande puissance issue de la seconde guerre mondiale n’est plus.

Dans la foulée de Sandy, la réelection d’Obama a un goût bien amer pour une moitié d’américain et pour le reste du monde, on le voit dans les titrages de sa presse : ce qui devrait être une bonne nouvelle car Obama était le candidat naturel du reste du monde, annonce clairement l’absence de changement, ce qui est inévitablement la pire des choses au vu de ce que l’on sait sur la situation politico-économique des Etats-Unis. Tous les problèmes non résolus ces 4 dernières années sont à nouveau sur la table. La période de campagne les ayant artificiellement aplanis, ils n’en ressortent maintenant que plus puissants, plus insolubles.

Avec la ré-émergence de ces problèmes éludés pendant la campagne électorale et une réélection d’Obama difficile à avaler pour les républicains, les États-Unis ne surmonteront pas les défis qui s’annoncent fin 2012-début 2013 : du côté économique, « fiscal cliff », relèvement du plafond de la dette, « bond bubble », bulle des crédits étudiants ; du côté social, la fracture explosive du pays entre les blancs majoritairement pro-Romney et les « minorités » majoritairement pro-Obama et, comme anticipé dans le GEAB n°68, des émeutes risquant de dégénérer en sécession et guerre civile compte tenu de la quantité d’armes en circulation dans le pays ; du côté politique, un blocage qui perdure et qui risque de déboucher sur un coup d’État militaire dans un pays où l’armée apparaît de plus en plus clairement comme la seule chose fonctionnant correctement, la seule capable donc de reprendre la situation en main. Nous développons cette analyse de l’effondrement américain dans ce numéro 69 du GEAB.

 

Les États Désunis – Illustration de JP Trostle, IndyWeek.com (14/11/2012)

Nous abordons également les problèmes du grand voisin des États-Unis, le Canada, avec l’explosion de sa bulle immobilière et ses conséquences. Bien que la situation canadienne soit pour le moment loin d’être aussi grave que celle des États-Unis, l’Amérique du Nord s’apprête donc à vivre des moments difficiles.

Mais notre équipe rappelle que la crise est mondiale et n’épargne pas même les pays émergents, Chine en tête : nous revenons donc dans ce numéro sur les défis qui attendent la Chine, notamment sur les mouvements sociaux qui vont l’affecter en 2013 (comme nous l’avons vu pour l’Europe et les États-Unis dans les deux numéros précédents).

Nous présentons aussi, bien sûr, nos recommandations mensuelles (devises, bourses, etc.) et le GlobalEuromètre.

Si nous mettons l’accent sur les États-Unis dans ce numéro, il ne faut pas perdre de vue la situation explosive mondiale et notamment géopolitique, qui est elle aussi liée à la perte d’influence américaine. On le voit notamment dans le rôle volontairement secondaire qu’ils ont joué en Libye, au Mali, en Syrie : à cause des contraintes budgétaires, leur nouvelle stratégie consiste à « déléguer » leurs agendas à leurs partenaires, la France et le Royaume-Uni en Libye, la Cédéao au Mali (7), Israël en Syrie (8), … L’absence du leader géopolitique des 80 dernières années rend la situation au Moyen-Orient particulièrement intriquée : tous les intérêts le plus disparates s’y mêlent en une vaste cacophonie.

C’est du côté européen ou russo-chinois que les solutions se trouvent en fait mais les européens ne sont toujours pas prêts à se désolidariser de leur ancien allié américain, s’auto-neutralisant de fait ; quant aux russes et aux chinois, ils ne bénéficient pas encore de l’aura idéologique des « bonnes puissances », à savoir celles dont les intérêts se combinent à de vraies valeurs universelles. De ce fait, ni la Russie ni la Chine, qui vont sérieusement devoir travailler à ces valeurs sans lesquelles il n’y a pas de vraie puissance, ne sont encore en mesure de remplacer le leader perdu… si ce n’est par la force, ce qui est la pire des solutions pour eux… et pour tout le monde bien sûr.

Autre signe de l’affaiblissement de la puissance américaine, les sanctions sur l’Iran apparaissent impuissantes sauf à répandre parmi les iraniens la haine de l’occident. C’est en outre une épine que les européens se sont mis volontairement dans le pied plutôt que d’acheter le pétrole iranien en euro. En effet, l’Iran écoule maintenant sans problème son pétrole vers la Chine et la Turquie : pourtant membre de l’OTAN, la Turquie le paye en or via Dubaï (9) en toute légalité. Ce système montre à la fois la fragilité de l’alliance occidentale et la facilité des pays à se passer du dollar pour payer le pétrole, principe qui est la clé de voûte de l’hégémonie du dollar et des États-Unis dans le monde. Dans un futur numéro du GEAB, nous ferons un point sur les enjeux mondiaux autour du pétrole, élément central de la géopolitique actuelle.

Enfin, selon LEAP/E2020, l’influence des États-Unis sur l’Europe se fait elle aussi de moins en moins sentir. Si la situation en Europe n’est guère reluisante avec un chômage élevé, une augmentation de la pauvreté en Grèce et en Espagne notamment, les médias anglo-saxons n’agitent plus que sporadiquement le spectre de l’explosion de l’Euro et de manière de moins en moins virulente, car celui-ci est de moins en moins crédible et car les problèmes des États-Unis – et ceux de l’Angleterre – de plus en plus visibles. Les changements dans l’Euroland initiés dans la douleur lors des quatre dernières années commencent à porter leurs fruits (10). Le découplage avec Wall Street et la City s’est fait au cours de la « crise de l’Euro » et continue actuellement (11) ; dans le cas de la City, c’est le Royaume-Uni qui se met lui-même à l’écart (12). Ainsi, si l’Euroland sera comme tout le monde chahuté par l’effondrement du système américain, il ne sera pas aspiré par lui. Il reste que de nombreux défis attendent les Européens, notamment le fait que l’attitude d’Angela Merkel ne facilite pas les discussions avec ses partenaires. Nous reviendrons d’ailleurs dans le GEAB n°70 sur l’avenir politique de l’Allemagne en 2013 et après.

———
Notes:(1) Voir Manuel d’Anticipation Politique, Marie-Hélène Caillol, Editions Anticipolis(2) Retournement anticipé précisément pour l’automne.(3) Cf. GEAB n°1 et n°52.

(4) Tiré du conte d’Andersen, Les habits neufs de l’empereur. Source : Wikipedia

(5) Source : Der Spiegel, 05/11/2012

(6) Lire par exemple : L’avenir sombre de l’Amérique, nouvel adversaire d’Obama (Libération et Süddeutsche Zeitung, 07/11/2012), Les États-Désunis d’Amérique (La Tribune, 06/11/2012), Rebuilding America (Foreign Policy, 14/11/2012), Waarom Amerika niet langer wereldmacht is (« Pourquoi l’Amérique n’est plus la puissance mondiale », Elsevier.nl, etc.)

(7) Source : Le Monde, 11/11/2012

(8) Source : The New York Times, 12/11/2012

(9) Sources : Reuters, 23/10/2012 ; ZeroHedge, 23/10/2012

(10) Dernier exemple en date, un meilleur encadrement européen de certains produits spéculatifs (CDS « à nu » et vente à découvert sur la dette des États) est passé relativement inaperçu mais renforce les défense des pays européens contre des offensives financières. Source : Le Monde, 01/11/2012.

(11) Par exemple dans le domaine bancaire, voir Seeking Alpha (18/12/2011). Ou la demande des Allemands d’avoir un droit de regard sur leur or stocké aux États-Unis (source Der Spiegel, 30/10/2012).

(12) Sources : Financial Times (04/11/2012), Le Monde (31/10/2012), Der Spiegel (02/11/2012), etc…

Jeudi 15 Novembre 2012

Abonnement : pour ceux qui en ont les moyens, en particulier en entreprise, je ne peux que vous recommander l’abonnement à cette excellente revue de prospective sur la Crise, qui avait annoncé dès 2006 la crise actuelle.

Je rappelle que LEAP ne reçoit aucune subvention ni publique, ni privée, ni européenne, ni nationale et que ses ressources proviennent uniquement des abonnements au GEAB.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

55 réactions et commentaires

  • Antoine // 27.11.2012 à 04h50

    Bonjour

    « Comme anticipé par LEAP/E2020 depuis plusieurs mois, le choc majeur pour l’économie et la stabilité politique globale est bien arrivé en Automne 2012 sous la forme d’un événement symbolique qui fera date dans l’histoire mondiale : l’ouragan Sandy. »

    ??? Vous prenez vos lecteurs pour des imbéciles? Ecrire que le choc majeur économique a eut lieu sous la forme d’un ouragan …. pour éviter d écrire « mea culpa, rien ne s est passé de ce que j avais prévu »

    Vous devriez faire de la politique … vous etes doué 😉

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    • Thibaud // 27.11.2012 à 13h16

      Vous avez lu la suite ?

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  • Patrick Luder // 27.11.2012 à 06h49

    Sandy comme preuve de l’effondrement USA … (snif)
    => Les anticipations du LEAP/E2020,
    sont confirmées par un coup de vent !

    L’accroissement de la dette continuera
    car trop de profits sont encore possibles.

    Le dollar continue d’être acheté en masse,
    ne serait-ce que pour faire baisser sa propre monnaie.

    Les prêts privés se résolvent dans la douleur des péquenauds.

    Les gros-groupes-industriels continueront de tuer les PME.

    Un changement ne surviendra que quand une partie croissante
    trouveront intérêt à un autre système encore à trouver …

    La folie civilisée continuera donc, tant que de l’énergie massive sera disponible.
    C’est moi qui vous le dit ;o)

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    • Un prolo // 30.11.2012 à 15h43

      L’accroissement de la dette n’est en rien une preuve que des profits sont encore possible: il s’agit parfois, surtout dans la période actuelle, d’une stratégie de reflux des investisseurs vers des placements conçus généralement comme sûr, tel la dette américaine.
      Ainsi, on peut même voir a certains moment des investisseurs perdre de l’argent, en achetant des obligations a taux négatifs, comme cela s’est observé avec l’Allemagne,voire la France.
      le capitalisme ne peut pas faire grand chose contre la baisse des profits, c’est l’enjeu même de la crise ( voir ici une explication de la baisse: http://www.tantquil.net/2011/12/15/quest-ce-que-cest-la-baisse-tendancielle-du-taux-de-profit/)

      Quand à un autre système, a mon sens, on peut le voir là en négatif de l’actuel, tout simplement:
      là ou il y a des millions de maisons vides, et de foyers a la rue, on se loge tout simplement gratuitement.
      là ou il y a des millions de tonnes de nourritures et des affamés….
      Bref…

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  • Huggy // 27.11.2012 à 07h36

    Le choc tant annoncé de l’automne n’a pas eu lieu, et au lieu de constater leur erreur, les « experts en anticipation » du LEAP se raccrochent à un phénomène météorologique certes désastreux mais dont les conséquences géopolitiques sont à des années lumières des inepties qu’ils racontent.
    Dommage car leur analyse de la crise était jusqu’à présent assez pertinente mais depuis deux ou trois numéros c’est du niveau d’un horoscope.

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    • BIGGLOP // 27.11.2012 à 18h41

      Rapprocher un évènement climatologique d’un autre évènement majeur du passé est fort de café.
      De même, l’euro-optimisme du Leap sur l’Euro est stupéfiant.
      Cependant, ce bulletin retient l’hypothèse d’un coup d’état militaire et je pense qu’il fait allusion à la loi HR 645 du 13 mars 2008, votée en séance spéciale à « huis clos » par la Chambre des Représentants, avec le programme REX84 et les camps FEMA passant sous l’autorité de l’armée US et de la justice militaire, suspendant les droits civils comme le Posse Comitatus Act (Habeas Corpus)
      Un nouveau délit a été « inventé » : le terrorisme domestique…ça fait cauchemarder
      Loi HR 645 : http://www.paris-philo.com/article-29806913.html
      Camps FEMA : http://www.wikistrike.com/article-carte-et-liste-des-camps-de-la-fema-actifs-depuis-le-6-decembre-2011-92084442.html

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  • Tikehau // 27.11.2012 à 08h10

    Un Doha d’honneur ! Voilà la réponse des pays « civilisés » au sommet international du climat.

    La fin définitive de l’hégémonie américaine et de son (de notre) système économique n’en est que plus inéluctable.

    « Houston nous avons un problème » Apollo 13 un13 avril 1970… Saurons nous mettre en oeuvre l’opération de sauvetage qui s’impose ?

    Personnellement je m’intéresserai au modèle Costaricain pour entrevoir de véritables perspectives d’avenir pour la planète.

    Un prochain papier sur ce sujet Olivier ?

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  • JoeChip // 27.11.2012 à 08h56

    « la grande puissance issue de la seconde guerre mondiale n’est plus »

    Alors, si les USA ne sont plus une grande puissance, qui l’est ? Ils restent tout de même de loin le pays le plus riche et le plus puissant, notamment militairement… La Chine n’est rien en comparaison, c’est pas avec son unique porte-avion qu’elle va concurrencer les USA qui restent la seule puissance globale, ce qui ne va pas changer demain.

    « mettant en lumière l’incapacité de la ville la plus puissante du pays le plus puissant à résister à un « petit » ouragan »

    Ah ? la ville n’a pas résisté ? elle a été anéantie ou quoi ?

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  • step // 27.11.2012 à 09h49

    Au delà du calembour de l’ouragan, qui ne crédibilise pas leur discours, il faut reconnaitre au GEAB la réalité d’une prise de conscience de l’état « réel » de la société américaine au delà de la « puissance économique globale » qu’elle reste à ce jour.

    Il n’y a pas si longtemps on ne voyait jamais ces reportages sur le déclassement de la classe moyenne américaine et sur l’état dramatique des zones de relégation au sein des états-unis. On n’entendais presque jamais parler de ces interminables files d’attentes pour bénéficier du moindre service administratif, de ces zones périurbaines abandonnées à la friche par manque de moyen des collectivités locales et de ces services « sociaux » improvisés par des bénévoles.

    L’image se fait quand même d’un roi nu pays pauvre où réside d’immenses fortunes privées dans lequel l’état américain ne peut pas piocher pour se refinancer tellement le rapport de force lui est défavorable. Rien à voir avec Sandy, mais je ne pense pas qu’il faille résumer ce que dit le GEAB à cette accroche défectueuse.

    Le ton est moins euro-béat quand il s’agit de l’europe, c’est à noter, la aussi je pense qu’une prise de conscience s’ammorce même si pour un bulletin d’anticipation, ils sont singulièrement en retard.

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    • Patrick Luder // 27.11.2012 à 14h00

      Il n’y a pas que les conditions sociales US qui sont à la rue …
      notre société « moderne » toute entière est en décadence,
      => j’en veux pour preuve :

      – la qualité (du reste) de nos relations humaines
      – notre esclavagisme face à nos obligations (travail, taxes etc.)
      – notre mode de vie assis
      (nos jambes et nos bras vont finir par s’atrophier)
      – notre alimentation dénaturée
      – notre goinfrerie en énergie et en matière
      – notre rapport à la nature et à son environnement
      – la perte de nos traditions et de nos attaches terrestres
      – etc. … etc. … etc. …

      Les USA ne sont que la vue un peu avancée

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  • Blackisto // 27.11.2012 à 10h14

    Je suis comme vous assez sceptique par rapport à l’ensembles de leur discours « on vous l’avait dit » , « tout se déroule conformément aux anticipation ». On sent le coté vendeur…
    Abonnez vous et vous verrez, on est meilleurs qu’Elizabeth Tessier.

    Ce n’est pas qu’ils ont tord sur le fond (la crise ne peut que s’aggraver de mon point de vue égalemment…), mais la difficulté est encore et toujours dans les timings et sur la forme que prendrait un eventuel effondrement… guerre ? simple défaut ? hyperinflation ? un mix ?

    Je retiens cette phrase dans cette article:
    2013 sera l’année de l’effondrement de l’Amérique du XX° siècle.

    nous verrons !

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  • amorgos // 27.11.2012 à 10h15

    Pour revenir d’un séjour aux Etats-Unis de plus d’un mois, je vous confirme que les Etats-Unis restent une puissance riche, puissante avec un dynamisme inébranlable. Le tout conjugué avec cette faculté qu’ils ont du travail et de rebondir moralement quoiqu’il arrive !. Je suis allé pour mon business dans le Dakota du Nord jeter un coup d’oeil sur leur nouvel eldorado énergétique, IMPRESSIONNANT …. Non le LEAP2020 se met le doigt dans l’oeil, les USA resteront la première puissance économique encore pour longtemps …. Même Emmanuel TOOd admet aujourd’hui son erreur de jugement au travers de la chute de l’empire, celui-ci dans sa prospective fait marche arrière …. Merci

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    • Dadone // 27.11.2012 à 12h02

      Vous commettez une grave erreur en sur estimant les USA.
      Les USA sont bien un pays en voie d’effondrement et rien ni personne ne peut l’arrêter.
      Ce que vous voyez a travers votre vison professionnelle c’est la face caché de l’iceberg, l’autre face celle que l’on ne ne voie pas, c’est un pays qui a une dette de + 200 000 $ par habitant.
      Le scénario est désormais écrit.
      Un beau jour, les USA ne pourront plus se financer par l’épargne étrangère et ce jour là tel un colosse au pays d’argile, les USA connaîtront ce qu’on connu avant eux tous les pays qui ont usé et abusé de leur monnaie, un effondrement économique et monétaire, un scénario à l’Argentine.
      Quant cela arrivera ? nul ne le sait, pas plus LEAP que les autres autres mais cela arrivera nécessairement.
      Imaginez que la Chine dise publiquement « Je n’achète plus de T-bond car les USA sont insolvables !  »
      Immédiatement c’est l’effondrement de ce pays et vous croyez que les Chinois qui se rêvent en première puissance mondiale ne vont jamais le faire ?
      Le mieux pour l’UE c’est que les USA s’écroulent avant eux au moins on aura un contre exemple de ce qu’il convient de ne pas faire.
      Le compte a rebours est lancé !

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      • Patrick Luder // 27.11.2012 à 14h05

        Les Américains (les personnes donc) sont bien plus responsables et conscients de leurs propres défauts que nous-mêmes (Européens) … la prise en charge par eux-même de tâches normalement dédiées à l’état en est une preuve. Il est bien probable que le peuple Américain soit simplement en avance et nous montreront (encore une fois) la voie à suivre => pour entrer dans un monde durable … Euh … je cropis que je rêve tout éveillé là ???

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        • step // 27.11.2012 à 14h31

          la prise en charge par eux-même de tâches normalement dédiées à l’état en est une preuve

          Pour quelle qualité de service ? pas sûr que le bénévolat à la « sauve qui peut » soit une methode pérenne de gestion des tâches « publiques ». Surtout qu’en général ce sont des systèmes en vase clos, le deshérité 1 écoutant le déshérité 2 sur ses problèmes, et quand on siffle, on change de coté de la table.
          Pour avoir un peu bénévolé, les membres des restos et autres sont régulièrement des anciens bénéficiaires à peine moins lotis que les gens aidés.

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  • Sylko // 27.11.2012 à 10h51

    Oui mais bon le Dakota du Nord n’est pas un état très représentatif des USA.
    Après s il suffit d’exploiter ses gisements de pétrole pour être un État riche alors tous les pays du golfe de Guinée devraient être des grandes puissances.
    En outre avoir une armée puissante en soi cela ne veut pas dire grand chose: les USA vont quitter l’Afghanistan en laissant un statu quo et pire, après les politiciens c’est le haut commandement del’Armée US qui commence à être decridibilisée.

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  • NiFuNiFa // 27.11.2012 à 11h03

    « Enfin, selon LEAP/E2020, l’influence des États-Unis sur l’Europe se fait elle aussi de moins en moins sentir. »
    Oui c’est sans doute pour cela qu’il y a un truc qui s’appelle FMI dans la Troïka et que actuellement celui-ci cherche à infléchir la ligne Merkel.

    « Si la situation en Europe n’est guère reluisante avec un chômage élevé, une augmentation de la pauvreté en Grèce et en Espagne notamment, les médias anglo-saxons n’agitent plus que sporadiquement le spectre de l’explosion de l’Euro »
    Hou la perfide Albion, hou les méchants eurosceptiques ! Parce que c’est bien connu, il y a QUE les anglo-saxons pour être eurosceptiques, c’est d’ailleurs pour cela surement que l’on a eu un NON au referendum de 2005, il faut croire que l’on s’est tous mis à l’anglais !

    « et de manière de moins en moins virulente, car celui-ci est de moins en moins crédible et car les problèmes des États-Unis – et ceux de l’Angleterre – de plus en plus visibles. »
    Quel argument ! Le plus drôle c’est que si on le prend à la lettre et pour notre cas, cela veut dire que devant la montée du chômage en Europe, on a pas vraiment notre mot à dire face aux USA, puisque nous ne sommes pas vraiment super crédibles … donc balayons devant notre porte d’abord ?

    « Les changements dans l’Euroland initiés dans la douleur lors des quatre dernières années commencent à porter leurs fruits (10).
    (10) Dernier exemple en date, un meilleur encadrement européen de certains produits spéculatifs (CDS « à nu » et vente à découvert sur la dette des États) est passé relativement inaperçu mais renforce les défense des pays européens contre des offensives financières »
    La meilleur défense contre les offensives financières ça reste la lutte contre les déficits et pour un retour à l’équilibre PILE et ne pas reculer éternellement sur un défaut partiel !
    Et en ce qui concerne les « changements portant leurs fruits », quand on vient de dire que le chômage augmentait mais qu’en plus plus de 20% de la population Grecque est sous le seuil de pauvreté (et encore la statistique date de 2010) et que le ratio dette/PIB s’est encore plus creusé, je n’appellerai pas vraiment cela comme une amélioration.

    Il me semble que Olivier se demandait si la mort de Blancheri allait changer quelque chose, visiblement les euro-gagas n’ont pas arrêté la fumette !
    Le Père Noël pourra repasser pour réparer ou changer le ‘jouet’ !

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  • NiFuNiFa // 27.11.2012 à 11h22

    Erratum : C’était Franck Biancheri à la place de Blancheri.

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  • DAN // 27.11.2012 à 11h31

    Le modèle économique US avec son libéralisme ,sa mondialisation , ses quantitatives easing à répétition ,son trafiquage des taux bancaires ,son trafiquage des valeurs minières (Or, argent) ,son trafiquage de ses statitiques sur l’emploi , son non respect des accords bancaires internationaux Bâles III, avec ses 50 millions de citoyens vivant avec des Foods-tickets , ses inégalités fiscales ,sa désindustrialisation , son vieillissement de ses infrastructures, l’obsolescence de ses installations énergétiques , l’absence de lois sociales , en conclusion est un modèle mafieux en total décomposition et un pays en faillite !!

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    • JoeChip // 27.11.2012 à 12h06

      Certes, mais qui reste des dizaines de fois plus riche et puissant, en tant que nation sur la scène internationale, que la France – sans vouloir vexer personne. Les USA restent l’Empire, et NY sa capitale.

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      • Dadone // 27.11.2012 à 13h07

        En 1989 l’URSS était une nation importante et craint sur la scène internationale.
        Deux plus tard, il n’y avait plus rien…
        La roue tourne vite…
        Compte tenu de l’individualisme forcené de ce pays, la question, et elle reste en suspens, dans l’effondrement des Etats-Unis – le terme « Unis » est tout aussi important – cela donnera quoi ? Compte tenu que ce pays, comme le souligne Dmitry Orlov, ressemble plus à la Yougoslavie qu’à la Russie. Terminons par sa conclusion qui est sans appel, « Les facteurs [énergie à exporter, voisins économiquement intacts] qui ont permis à la Russie et aux autres républiques soviétiques de s’en remettre ne sont pas présents ici [aux Etats-Unis], l’effondrement y sera vraisemblablement permanent ».

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        • JoeChip // 27.11.2012 à 13h15

          Vous voulez dire qu’il y a une nation texane, prête à en découdre militairement avec une nation californienne ? Vous voyez des tendances centrifuges ? Moi je vois au contraire un état de plus…

          Très différent de l’URSS, en tout cas…

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          • Dadone // 27.11.2012 à 13h23

            Des conflits armées non, mais que compte tenu de l’individualisme de ce pays la sécession est loin d’être une vue de l’esprit…les états riches (surtout en matière premières) refusant de payer pour les pauvres…
            Ce que veut dire Dmitry Orlov c’est que lors de l’éclatement de l’URSS il y avait un « noyau dure » et homogène, la Russie, ce n’est pas le cas pour les USA.

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          • JoeChip // 27.11.2012 à 13h42

            Il y a des partis sécessionnistes aux USA ? Genre un front patriotique pour la libération de l’Arkansas ?

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          • Dadone // 27.11.2012 à 13h49

            Il semble que oui comme le montre le lien
            http://www.texasnationalist.com/

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          • JoeChip // 27.11.2012 à 13h52

            Rasmussen Reports issued a poll and found that about 1 in 3 of those surveyed believed that Texas has the right to secede from the United States, although only 18% would support secession and 75% would oppose secession.

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        • Laurent K // 27.11.2012 à 13h52

          L’éclatement des États-Unis à l’instar de l’URSS ? Peu probable car il n’y a pas de nations de remplacements autours desquels se regrouperaient les peuples.

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          • Damien D. // 27.11.2012 à 17h04

            Certes, la sécession du Texas semble peut probable, car contrairement à la Yougoslavie ou l’URSS il n’y a pas différentes nations (au sens « peuple établi de longue date sur une région »)

            On peut s’attendre cependant à des tensions entre peuples de différentes ethnies, langues ou religions. (Scoop: les blancs vont gagner) Le récent scandale de loi anti-immigrés en Arizona (SB 1070) peut se voir comme un premier exemple.

            On peut imaginer aussi un morcellement régional, par ex. une municipalité prospère qui mets en place une milice locale pour se protéger.

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          • Damien D. // 28.11.2012 à 14h50

            Certes la sommes des minorités va peut-être dépasser la majorité blanche, mais ca ne fait toujours pas une nouvelle majorité. Les blacks, asiatiques et latinos ca fait 3 (ou plus) nations, pas une!

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  • fabien775 // 27.11.2012 à 13h30

    Toutes les conditions à l’ échelle mondiale me semble réunie pour pouvoir envisager la fin d’une civilisation. Il manque juste l’ étincelle qui va provoquer la réaction en chaine. La bêtise humaine va bien finir par avoir le mot de la fin.

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    • Dadone // 27.11.2012 à 13h38

      Non, on ne va pas assister à la fin d’une civilisation, en tout qu’a en UE mais à la fin de la domination du capital, exactement comme la révolution française a marqué la fin de la domination « Foncier/Noblesse/Eglise ».
      Le triptyque « Capital/Haute bourgeoise & expert bourgeois/Haute fonction publique » vont devoir abandonner leur domination sur le monde, ils vont être remplacé par ????, pour le meilleur ou pour le pire…

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      • JoeChip // 27.11.2012 à 13h49

        Ah, et qu’est-ce qui va faire qu’ils « vont devoir abandonner leur domination sur le monde » ?

        La révolution a remplacé “Foncier/Noblesse/Eglise”. par “Capital/Haute bourgeoise/Haute fonction publique”, et donc d’après vous on va encore changer de mots ?

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        • Dadone // 27.11.2012 à 14h39

          La Noblesse/Eglise n’a pas vraiment eut le choix que je sache tout comme le régime tsariste fut remplacer a son corps défendant par le régime communiste…
          Il en sera de même pour la capital pas le choix, le système ayant complètement faillit…
          Historiquement c’est d’ailleurs ce qui est arrivé à la Russie et ce qui a faillit arriver à l’Allemagne et très certainement si l’Allemagne y avait succombé à toute l’Europe au lendemain de la première guerre mondiale.
          La captal/haute bourgeoisie en 1918/1920 a sauvé sa peau d’extrême justesse en faisant assassiner tous les leaders communistes, la nature ayant horreur du vide ils ont été remplacé par le fascisme/nazisme.
          Pour les pays qui ont changé de système en adoptant l’idéologie communiste, c’est le triptyque Bureaucratie/Cadre du parti/Armée qui est devenu dominant

          Le ‘vrai » changement ce serait et qu’il n’y ait pas de « mots » pour remplacer l’ancien triptyque, donc plus de domination d’une partie de la société sur d’autres parties.

          C’est pas gagné !

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          • JoeChip // 28.11.2012 à 11h31

            « La nature ayant horreur du vide »
            bah non, les industriels ont financé les fascistes et les nazis, rien à voir avec la nature.

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      • Casquette // 27.11.2012 à 14h08

        La fonction publique n’est pas devenue le substitut de l’Eglise c’est plutôt les médias et leurs prêcheurs de bonnes vertus qui jouent ce rôle.
        ps: vous pensez vraiment que l’UE nous protégera d’un effondrement ?

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        • Dadone // 27.11.2012 à 14h44

          Non, l’effondrement est inévitable.
          C’est le redressement qui pourrait être différent selon qu’il y ait une UE ou non.
          En cas d’Union le redressement pourrait se faire assez rapidement sur de nouvelles base en cas de désunion chaque pays aura sa propre conception le redressement pourra être très long….
          Pour ce qui est de de votre remarque, l’Eglise a été remplacé pour ce qui est de sa domination ,par le capital (le foncier a été remplacer par la finance) et le dogme du libéralisme. Les médias ne font que porter ce dogme et en profiter. L’aspect purement spirituel demeure dans certaines couches de la population.

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  • Sylko // 27.11.2012 à 14h04

    Mouais dire que les USA ont l’armée la plus puissante. Dites ça aux iraniens et aux syriens. Les USA ne veulent plus intervenir ouvertement comme en Lybie et dieu sait qu’ils voulaient régler son compte au colonel.
    Donc de deux choses l’une soit ils ne veulent Plus y aller ouvertement à cause de leur situation interne (chômage de masse).
    Soit ils ne peuvent plus y aller car cela coûte cher et que l’Armée US en plus d être un gouffre financier n’est plus aussi efficace.
    Le résultat est le même les USA ne jouent plus leur rôle de shérif en montrant ses muscles.
    Enfin si on regarde à plus long terme, un État dépendant du pétrole, première puissance mondiale qui doit régulièrement lancer des opérations de pillage de pétrole n’est ce pas la preuve qu’il est en déclin?

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    • step // 27.11.2012 à 14h27

      si on prend des empires passé, la fin de l’empire romain a été marqué par la fin de sa capacité de pillage externe. l’incurrie administrative et les passes droits (on dirait de nos jours l’evasion fiscale) ne permettant pas en interne d’assurer l’équlibre de ses comptes.

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  • Patrick Luder // 27.11.2012 à 14h18

    Tombera … ou ne tombera pas ???
    => Les paris sont ouverts !!!

    Perso je penche pour une perte de valeur de leur monnaie,
    comme celle de bien d’autres nations ou régions par ailleurs !!!
    Les USA ont toujours une longueur d’avance,
    nous ne faisons que suivre en halettant …

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  • fabien775 // 27.11.2012 à 14h29

    Il ne faut pas oublier que les USA avec le pétrole et le gaz de schiste vont chercher à devenir indépendant en matière de ressources énergétiques, même si cela provoque un désastre écologique. Comme dans les autres domaines, c’est le court terme qui prime au détriment des générations futures.

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    • step // 27.11.2012 à 14h32

      le lobby des générations futures n’existe pas, il n’est pas encore né….

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      • Laurent // 28.11.2012 à 09h11

        Par contre le lobby des retraités existent.
        Et devinez quoi ?
        C’est le premier lobby aux USA.

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  • Philippe // 27.11.2012 à 14h35

    Quelles sont les innovations suffisamment massives et rapides à mettre en place capables de relancer les USA?

    Les gaz de schistes pour l’instant n’auraient créé que 0,5 % de croissance supplémentaire, un demi million d’emplois en 2010, des réserves largement surévaluées, de toute façon l’ensemble du dossier est très largement insuffisant par rapport aux enjeux.
    Il faut pour ressusciter le malade un véritable électrochoc. Nul ne peut dire qu’il n’est pas possible, et tous avez raison : dans leur jeune histoire les USA ont montré qu’ils étaient bien plus réactifs que la moyenne mais oui la situation financière est celle qu’avait prophétisé Rueff ou Allais, tout simplement apocalyptique.

    Si grave qu’il ne sert à rien d’épiloguer sur une quelconque innovation miracle si les déséquilibres structurels de cette crise de solvabilité continuent d’être si piteusement traités.

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    • Dadone // 27.11.2012 à 14h55

      Aucunes, historiquement les USA n’ont jamais été compétitif.
      Ils se sont même effondrés tout seul au lendemain de la première guerre mondiale (faut le faire !), preuve que leur système est foireux !
      La seconde guerre mondiale leur a donné un répit de 30 ans, puis commence le lent déclin sur fond d’endettement qui progresse, progresse…
      L’ingénierie financière leur a permis de pomper la richesse du monde a leur profit et de gagner 30 nouvelles années, on arrive au bout du bout de ce processus…
      Game over !

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    • yoananda // 27.11.2012 à 19h22

      Les batteries lithium-air, les centrales thorium, la tesla car, ce genre de trucs …
      Quand on voit toutes les innovations en cours, on pourrait penser qu’il va bien finir par y avoir un « truc » qui va relancer la machine.
      Mais non, rien n’y fait …
      EROEI quand tu nous tient.

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  • Sylko // 27.11.2012 à 15h08

    Dadone votre dernière remarque est juste: l’industrie US à bénéficié de la deuxième guerre mondiale, plaçant le dollar au centre du système économique mondial. Ils ont pris la suite de l’Empire britannique.
    À l échelle globale peut être que le siècle américain (grosso-modo de 1945 à 2001) n à été qu une parenthèse dans la domination de l’Occident. Et peut être que l’emergence de la Chine n’est qu un juste retour à la normale.

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  • yoananda // 27.11.2012 à 15h17

    Sur les US ils sont bons. Sandy est effectivement un symptome (de plus, j’ai envie de dire) de la perte de la suprématie américaine.
    Pour l’Europe, il n’y a qu’a voir comment tous les hommes de Goldman Sachs sont à la tête des institutions clés. Il n’y a qu’a voir comment le budget européen patine, comme les tensions augmentent partout (et l’UMP en est victime a son tour, personne n’est épargné).
    L’Europe s’effondre avec les US, a priori plus ou moins en même temps.

    Dexia qui risque d’exploser en plein vol le 21 décembre (mais bon miraculeusement les états ruinés vont sûrement trouver encore de l’argent pour la sauver, ainsi que la Grèce ! lol) … et après, on a une belle règle d’or, un FMI européen censé nous sauver, etc…

    Jusque la tout va bien …
    Jusque la tout va bien …

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  • edouard_sunno // 27.11.2012 à 17h39

    C’est quand même un peu grossier le coup de l’effondrement des Etats-Unis révélé par Sandy. Lecteur du GEAB depuis quelques années, ça fait quelques numéros que j’attends la descente aux enfers des USA telle qu’on nous l’annonce. La réalité est quand même bien plus mesurée et je suis finalement assez déçu. Je crois que je vais arrêter de les lire, ils sont un peu à côté de la plaque et persistent constamment à justifier leurs prévisions, sans remise en question alors que tout n’est pas si catastrophique que ça (du moins aussi tôt).

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    • Porteu caroline // 27.11.2012 à 18h23

      @edouard sunno
      Idem pour moi . De plus je trouve qu’ils ne vont pas toujours au fond des choses sur certains sujets, ce qui est dommage . Ils font des constats mais n’en tirent pas toujours les conclusions qui s’imposent , ni les diagnostics .

      Je ne suis pas sûre de me réabonner en 2013 , surtout si Olivier nous livre leur mensuel dans son intégralité^^^

      Sur les USA , je trouve que le blog de Onubre Heinz est très analytique même si il est plus ardu à lire. Par exemple , je regrette que la financiarisation de l’économie américaine n’ait pas été traitée en profondeur par Geab qui est un peu resté à la surface des choses .

      Cela dit ils ont aussi des points de vue intéressants qui sont peu ou pas abordés ailleurs .
      Il ne faut pas non plus oublier de lire leur MAP trimestriel qui est souvent très intéressant à la fois par la diversité des sujets et des personnalités qui les évoquent .

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      • Laurent K // 27.11.2012 à 22h39

        Même si c’est parfois la partie la plus intéressante de la lettre, Olivier est loin de publier l’intégralité de leur lettre (quatre pages sur une trentaine au total). Il reprend leur « communiqué public ».

        Par ailleurs, je suis d’accord avec cécankonvaoù: Ils se plantent sur certains sujet (notamment lorsqu’ils livrent des dates pour leurs anticipations) mais ils argumentent leurs analyses suffisamment pour rendre la lecture stimulante. Même et surtout lorsqu’on n’est pas d’accord avec eux (euro-angélisme notamment…), cela oblige à réfléchir et fait donc progresser la réflexion.

        C’est loin, très loin, d’être un « reader digest » livrant l’actualité du futur mais leurs analyses restent plus pertinentes que celles des canards « officiels » (le Monde, Libe, le Figaro, etc…).

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  • cécankonvaoù // 27.11.2012 à 20h38

    A force de dire que tout va mal, on est déçu que les pires évènements ne se produisent pas !!! C’est tout de méme inouïe comme logique !!
    Alors oui, GEAB se plante régulièrement dans leurs anticipations, ou dans le timing. Néanmoins, leurs analyses sont toujours argumentées et tiennent plutot bien le route. Moi je le lis avec un regard critique mais toujours avec interet, un peu comme ce blog.
    Vous êtes déçus que tout ne se soit pas cassé la gueule en octobre comme ils l’affirmaient? Ou bien vous êtes déçus que l’euro soit toujours debout comme ils le prédisaient également? Si c’est le cas, c’est que vous en attendez plus que ce qu’il ne peut vous donner.
    Le GEAB n’est ni Mme Irma, ni l’horoscope de l’économie.

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  • Fabrice // 28.11.2012 à 00h54

    personnellement j’ai toujours estimé leur jugement (autre que eurolâtre) qui s’est toujours avéré pertinent (la preuve ils m’ont fait découvrir le site d’Olivier 😉 ).

    Je mes suis toujours posé la question si ils réalisaient bien que si les USA s’écroulaient (tout semble logiquement tendre vers ce résultat, bien que l’on a vu parfois dans l’histoire que la logique n’était pas toujours respectée) cela aurait de graves répercussions sur le monde en général.

    Personnellement je pense que cela enclencherait une déstabilisation par forcément gérable ainsi que générale, mais surtout au niveau européen et français (quand on voit que la bourse française est au bord de l’effondrement quand Wall Street s’enrhume) donc je pense que même leap2020 n’a pas trop prévu les conséquences dans son optique trop européenne et peu critique (donc pas trop constructive sur ce point et parfois trop rapidement anti-américaine même si une leçon leur ferait du bien).

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  • David // 29.11.2012 à 01h00

    Cette publication était tellement sujette a controverse que je ne m’attendais pas a ce qu’elle soit reprise sur ce blog, je pensais que Olivier allait faire l’impasse.
    Évidemment rapprocher un modèle prévu et un ouragan imprévisible plusieurs semaines a l’avance est fort de café. ça donne d’ailleurs une image apocalyptique qui me fais penser a ça.
    http://labo.gyb.ch/ipod/Tintin/images/etoile.jpg

    Au delà de ça, ils ont bien évidemment raison sur la déliquescence de la société américaine, mais dire qu’elle s’effrite ne veut pas dire qu’elle est tombée, et toute prédiction datée la dessus est vouée a l’échec.

    je pense qu’ils se ressaisirons pour la suite.

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