Source : Romaric Godin, pour La Tribune, le 4 septembre 2015.

Alexis Tsipras est prêt à une alliance avec le Pasok.

Alexis Tsipras est prêt à une alliance avec le Pasok. (Crédits : YIANNIS KOURTOGLOU)

L’ancien premier ministre a affirmé être prêt à gouverner avec le parti socialiste si celui-ci se débarrasse de ses anciens ministres. Un tournant dans l’histoire de Syriza, effectué sous la pression des sondages.

C’est un tabou important que vient de briser Alexis Tsipras. Jeudi 3 septembre, pour la première fois, Alexis Tsipras a ouvert la possibilité à une alliance avec le Pasok, le parti social-démocrate, alliance qu’il excluait jusqu’ici. L’ancien premier ministre a cependant expliqué dans cette interview diffusée sur la chaîne de télévision Kontra TV qu’une telle alliance ne serait pas inconditionnelle. Pour s’allier avec Syriza, le Pasok devra se débarrasser de ses « poids » a indiqué Alexis Tsipras.

« Poids » qui chargeraient le Pasok

Quels sont ces « poids » ? Principalement l’ancien chef du parti, Evangelos Venizelos, vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères dans le gouvernement d’Antonis Samaras de juin 2012 à janvier 2015. Un autre « poids » cité par Alexis Tsipras est Andreas Loverdos, ancien ministre du travail de George Papandréou et de Lukas Papadimos de 2010 à 2012. En réalité, Alexis Tsipras voudrait s’allier avec un Pasok débarrassé de tous les ministres qui ont appliqué l’austérité réclamée par les créanciers entre 2010 et 2015.

Tournant

Jusqu’à présent, Alexis Tsipras refusait toute alliance avec les « partis de l’establishment », tant ceux qui avaient appliqué l’austérité, le Pasok et le parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND), ainsi que le parti centriste To Potami (« la rivière »), poulain de Bruxelles et des oligarques grecs. Mais si son ambition officielle demeure de reconduire l’alliance avec le parti de droite souverainiste des Grecs Indépendants (ANEL), il doit s’adapter à une nouvelle réalité. Les dernières enquêtes d’opinion traduisent en effet un recul net de Syriza et semblent considérer qu’ANEL aura beaucoup de peine à atteindre les 3 % des suffrages exprimés nécessaires pour entrer à la Vouli.

Incarner la stabilité

La situation est donc changée. Si Syriza arrive en tête, même assez largement, il n’aura pas de capacité à former un gouvernement. Sur sa gauche, ni le parti Communiste (KKE), ni les dissidents de Syriza de l’Unité Populaire ne sont des alliés possibles. En revanche, Nouvelle Démocratie peut compter sur une coalition quasi certaine avec le Pasok et To Potami s’il arrive à glaner les 50 sièges sur 300 promis au premier parti du pays. Si la droite arrive en tête, elle a donc plus de chance de former un gouvernement et c’est un argument que le leader de ND, Evangelos Meimarakis, n’a pas hésité ces jours-ci à souligner. La droite dispose donc d’un bonus à la stabilité. Or, dans une Grèce fatiguée par six mois de négociations et cinq ans d’austérité, c’est un argument qui peut peser lourd. Alexis Tsipras doit donc rééquilibrer sa position sur ce point. D’où son ouverture au Pasok qui pourrait être le prélude à un élargissement à To Potami, parti qui, après tout, n’a pas participé non plus à l’austérité des années 2010-2015.

Conditions de pure forme

Car, les conditions posées par Alexis Tsipras sont de pure forme. La future coalition au pouvoir après les élections du 20 septembre sera en charge d’appliquer le troisième mémorandum signé en août dernier par Alexis Tsipras. Vouloir s’allier avec un parti « vierge » de toute austérité passée est donc une simple coquetterie. D’autant qu’Evangelos Venizelos a quitté la tête du Pasok, confiée à Fofi Yennimata, une universitaire de 50 ans. Du reste, C’est aussi considérer que la ligne politique passée du Pasok et son application depuis 2009 n’est que le fruit de certaines personnalités qui ont exercé le pouvoir. Mais Alexis Tsipras oublie que le Pasok est, comme Nouvelle Démocratie, un des piliers d’un système clientéliste qui a conduit la Grèce au bord du gouffre. Sans compter que c’est le Pasok de Konstantinos Simitis, premier ministre de 1996 à 2004, qui a poussé la Grèce à entrer dans la zone euro.

Vers une « pasokisation » de Syriza ?

En réalité, le Pasok n’a guère changé. Il reste un parti « pro-mémorandum » fondé sur une logique de clans. Fofi Yennimata est, d’ailleurs, la fille d’un des fondateurs du parti, Yiorgos Yennimata, cinq fois ministre sous Andreas Papandréou. Avec le Pasok, la volonté réformatrice de Syriza, qui constituait le cœur de son programme de Thessalonique d’août dernier, ne peut qu’être remise à plus tard. Plutôt que de changer réellement le fonctionnement de la société grecque pour la rendre plus égalitaire et plus juste, une telle alliance sera tentée, comme les précédentes, de s’en tenir aux objectifs comptables par le mémorandum et par la troïka. Cette ouverture d’Alexis Tsipras vers le Pasok traduit en réalité l’évolution de Syriza qui, en acceptant les conditions des créanciers, est entré dans le jeu « normal » de la politique grecque. Progressivement, les différences entre Syriza et le Pasok risquent de devenir très réduites. L’ancien parti des Papandréou a, lui aussi, tout en se proclamant de « gauche », appliqué une politique d’austérité dictée par les créanciers. Depuis le début de la campagne, le seul argument de Syriza est celui de défendre un gouvernement « de gauche » en Grèce.

Pari risqué

Ce mouvement d’Alexis Tsipras est donc fort risqué. Pour pouvoir prétendre à la capacité d’assurer la stabilité politique, il met en danger ce qui restait de fort dans le programme de Syriza, autrement dit sa capacité de parti « neuf », capable de rénover le pays et de le réformer réellement. Il prend donc le risque de rajouter de la déception à la déception. Or, l’électorat de Syriza est, selon une enquête de GPO, particulièrement déçu. La moitié seulement des électeurs de Syriza en janvier voteront à nouveau pour ce parti le 20 septembre. C’est le plus faible taux de mobilisation après celui d’ANEL. Il n’est pas certain que le « recentrage » de Syriza et son ouverture vers le Pasok séduisent davantage ces déçus.

Les dangers du transformisme grec

En Italie, il existe un mot pour désigner ce qui se passe en Grèce aujourd’hui : le transformisme. Ce phénomène traduit le recentrage de tous les partis et, une fois le débat électoral factice achevé, la réduction de la politique à la seule lutte pour l’occupation des postes de gouvernement. Ce transformisme a ruiné le parlementarisme italien du début des années 1920 et de l’après-guerre et a provoqué de forts mouvements protestataires. Sous la pression des créanciers, la métamorphose de Syriza est une dernière étape de ce transformisme. Mais la Grèce a besoin de tout sauf de cette évolution qui ne va conduire qu’à renforcer la méfiance envers l’État et à fragiliser la démocratie hellénique. Outre les conséquences économiques du troisième mémorandum qui s’annoncent désastreuses, ses conséquences politiques semblent également devoir être fort négatives.

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55 réponses à Grèce : Alexis Tsipras prêt à s’allier avec le Pasok

Commentaires recommandés

dissy Le 11 septembre 2015 à 01h36

Ce soir ils sont carrément d’accord de gouverner avec…ND…allez encore une semaine et ce sera ok pour aube dorée….

Je propose le Prix Nobel de la Trahison pour Tsipras avec comme outsider Hollandreou.

En fait la division ‘gauche’/’droite’ n’a plus de sens dans l’UE,elle doit être remplacée par un clivage ‘pro euro/européistes’ versus ‘anti euro/souverainistes’,tout le reste n’a plus de raison d’être.

Mais ce mouvement ne viendra pas des partis existants,ils ont trop à perdre.

  1. dissy Le 11 septembre 2015 à 01h36
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    Ce soir ils sont carrément d’accord de gouverner avec…ND…allez encore une semaine et ce sera ok pour aube dorée….

    Je propose le Prix Nobel de la Trahison pour Tsipras avec comme outsider Hollandreou.

    En fait la division ‘gauche’/’droite’ n’a plus de sens dans l’UE,elle doit être remplacée par un clivage ‘pro euro/européistes’ versus ‘anti euro/souverainistes’,tout le reste n’a plus de raison d’être.

    Mais ce mouvement ne viendra pas des partis existants,ils ont trop à perdre.


    • DUGUESCLIN Le 11 septembre 2015 à 07h14
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      Dissy,
      Je suis tout à fait enclin à partager votre point de vue. Le faux débat gauche/droite n’a plus de sens.
      Des voies d’hommes et de femmes politiques issus de la gauche comme de la droite tentent de se faire entendre et disent la même chose, et qui sait?? permettra la naissance d’un nouveau courant.


      • Pierre M. Boriliens Le 11 septembre 2015 à 11h41
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        « Lorsqu’on me demande si la coupure entre partis de droite et de gauche, hommes de droite et hommes de gauche, a encore un sens, la première idée qui me vient est que l’homme qui pose cette question n’est certainement pas un homme de gauche »…
        Alain (1868-1951), cité dans René Rémond, La droite en France, Aubier, 1968, tome 2, page 353

        La question s’est donc déjà posée, d’une période où il n’y avait guère que des partis de droite qui défendaient des idées de droite… Il n’y a d’ailleurs aucune raison que ce ne puisse pas être le cas, en particulier si les cerveaux ont été bien lessivés pendant assez longtemps… Je rappelle aussi que “ni droite, ni gauche”, dans le sens où cette distinction est périmée, était un slogan de l’époque du Maréchal…


        • K Le 11 septembre 2015 à 13h06
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          Cette façon de salir une idée en l’associant à un groupe ou une époque odieuse est vraiment condamnable. Si on va par là, les gens qui célèbrent la fête de mères sont des pétainistes puisque c’est Pétain qui a inventer cette fête. Ou comme lorsqu’on fait remarquer que la sortie de l’UE est une idée du FN…

          Les clivages évoluent. Au XIXe siècle, le clivage principal était la confrontation monarchistes/républicains. Puis les gens de gauche de tous les horizons ont remarqué que le clivage lié au travail avait désormais plus d’importance, on et passé au clivage droite/gauche. Aujourd’hui, on vit une nouvelle reconfiguration entre d’un côté les perdants de la mondialisation (ou ceux qui pensent en être les gagnants) (dont beaucoup ne croient plus en la France) et de l’autre, les perdants de la mondialisation (dont beaucoup croient en la France, par conviction ou par nécessité).

          De toutes façons, le passage du clivage droite/gauche au clivage européiste/souverainiste n’est pas forcément irréversible. Une fois que la France sera sortie de l’UE, le clivage droite/gauche reprendra tout son sens puisque la gauche pourra enfin appliquer une politique de gauche, si une majorité de Français le désirent.

          Quels hommes de gauche peuvent se satisfaire du clivage droite/gauche actuel, soumis à l’UE ? Uniquement ceux qui pensent qu’il est possible de changer l’UE de l’intérieur, ou encore ceux qui veulent une politique de droite mais qui constatent qu’il est plus acceptable de s’affirmer de gauche dans le milieu qu’ils côtoient (milieu étudiant, associatif, syndicaliste, artistique, éducatif…)


          • Pierre M. Boriliens Le 11 septembre 2015 à 15h22
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            Actuellement, il y a surtout de la droite partout… Mais ça ne veut pas dire que les idées de gauche sont périmées et qu’il convient de passer à autre chose…
            Il faut en juger aux idées et aux politiques qui s’en suivent !

            Tsipras en est un bel exemple. L’euro et l’UE sont des constructions de droite, il suffit de regarder leur histoire, qui commence non pas avec Schuman et Monet (un banquier, faut-il le rappeler ?) mais avec le Cartel International de l’Acier (1926 : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/polit_0032-342x_1951_num_16_4_2706 ), l’ancêtre de la CECA.
            Et c’est qui, la sidérurgie européenne ? La grande bourgeoisie ! Thyssen , Krupp et d’autres encore, en Allemagne, De Wendel, Schneider, etc., en France, etc., dans le reste de l’Europe…
            Ce sont ces gens-là qui ont construit l’UE, bien sûr pour leur plus grand profit…

            Du coup, Tsipras qui défend ça bec et ongle, défend une idée de droite. Et donc, en toute logique, il finit par faire une politique de droite, éventuellement avec des partis de droite…

            Tromperie sur la marchandise conviendrait certainement mieux que trahison.. Se présenter comme un homme de gauche en défendant une idée de droite ! Les lasagnes pur boeuf… Tromperie sur l’étiquette !


            • Pierre M. Boriliens Le 11 septembre 2015 à 19h21
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              “libérale” ? Vous faites bien de mettre des guillemets. Ordo-libérale ou néo-libérale, si vous préférez, serait plus approprié. Parce qu’il s’agit ici d’économie, le reste (libéralisme philosophique) étant tout-à-fait secondaire. On peut le voir par exemple ici : https://www.montpelerin.org/montpelerin/mpsGoals.html

              Prenez l'”économie sociale de marché” : on pense généralement qu’il s’agit d’introduire du social dans le marché (moraliser le capitalisme et toutes ces fariboles). C’est un contre-sens total : l’expression signifie en réalité que c’est le marché qui va régler les problèmes sociaux ! Et tous les autres problèmes par la même occasion.

              Quand aux origines “socialistes”, ben oui… Au détail près que ce ne sont pas eux qui ont conçu la chose. Les “socialistes” n’ont fait que signer depuis le début et ils continuent aujourd’hui. Sans doute en négociant un peu sur les marges. En plus cette attitude de compromission avec la droite est très ancienne.
              Ce n’est peut-être pas pour rien qu’ils ont été traités de social-traîtres, social-fascistes et autres noms d’oiseaux depuis le début du XX siècle…


    • malitourne Le 11 septembre 2015 à 09h38
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      Ca devient évident. L’échiquier politique actuel se résume à une opposition et une alternance européiste gauche/droite avec en repoussoir une extrême-droite qui surfe sur les frustrations populaires, le tout orchestré par un pouvoir médiatique qui circonscrit l’agora politique à cet échiquier.
      Il n’y aura pas de salut si nous ne renversons pas cet échiquier


      • Chris Le 11 septembre 2015 à 11h15
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        “La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce à la consommation et aux divertissements les esclaves auraient l’amour de leur servitude” Aldous Husxley, Le Meilleur des Mondes.
        Nous sommes en plein travaux pratiques !!!


        • Pierre M. Boriliens Le 11 septembre 2015 à 13h20
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          [Nous fournirons] « un cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettant de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète »…
          Zbigniew Brzezinski, Hôtel Fairmont, San Francisco, septembre 1995
          (Il nomme cela le « tittytainment », contraction de titty, terme argotique désignant les seins, et de entertainment, pour suggérer à la fois un infantilisme persistant et le cul comme seule préoccupation…)
          Zbigniew Brzezinski : https://fr.wikipedia.org/wiki/Zbigniew_Brzezi%C5%84ski

          Il s’agit de vendre un « mode de vie » aux jeunes et plus seulement des produits.
          Vivendi, convocation 2002 à l’assemblée générale des actionnaires

          Et tout ça, ce n’est pas de la science fiction…


        • Jacko Le 11 septembre 2015 à 14h10
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          @Chris, merci pour cette référence.
          Relire régulièrement “Le meilleur des mondes”, “1984”, “Le procès”, “Don Quichotte”, “La stratégie du choc”, revoir régulièrement “Brazil”, et tant d’autres…


    • Dupondt Le 11 septembre 2015 à 11h29
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      Bonjour,
      cela me consterne lorsque je lis que le débat Gauche/Droite n’a plus de sens!
      Personnellement, je fais encore la différence.
      Si la quasi totalité du corps politique est corrompue, c’est un autre débat, c’est le signe, parmi d’autres, que la droite est en train de remporter la mise.
      Selon moi, la Gauche n’est heureusement pas morte car elle repose sur des “principes” assez solides et fédérateurs qui, je crois, ont encore de l’avenir si on ne traîne pas trop.
      Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain car c’est ainsi qu’on fait le jeu de la droite.


      • ThylowZ Le 11 septembre 2015 à 13h42
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        C’est quand même incroyablement gonflé de prétendre insidieusement que la droite est intrinsèquement corrompue…

        Ce n’est peut-être pas ce que vous vouliez dire mais c’est ainsi que je le comprends.
        Une des balles dans le pied que se tire la gauche est aussi d’agir en permanence en ayatollahs de la démocratie et de la justice.


        • Dupondt Le 11 septembre 2015 à 18h53
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          je ne sais pas si vous vous adressez à moi. Si c’est le cas vous déformez mon propos.
          Je n’ai jamais écris que la droite est intrinsèquement corrompue. Je constate juste que si la corruption sévit gravement dans la classe politique, certains partis de gauche compris, les valeurs de gauche n’en sont pour autant souillées, à jeter à la poubelle. Si à la place de “corps politique” vous comprenez “droite”, c’est votre affaire et c’est peut être révélateur de quelque chose qui ne tourne pas rond. Excusez le sophisme.
          Pour ce qui concerne les “valeurs de gauche”, en effet je les situe loin de tout cela et ne cherche pas à les imposer (où ai-je écris cela?) mais je veux juste rappeler qu’elles sont solides et fédératrices. Point.
          Cordialement


      • Christian durante Le 11 septembre 2015 à 16h59
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        Je dirai même plus…
        Quelle différence entre Juppé et Fabius ? Même casserole, emplois fictifs pour l’un, sang contaminé pour l’autre… Même accord sur les vrais questions jamais traitées : droit du sang ou droit du sol, accueil des “migrants”, référendum pour les questions importantes pour la France, soumission ou non à l’UE, vassalisait on ou non aux Etats-Unis.
        Où Sont les différences de fond entre un quinquennat Sarko et un quinquennat Hollande ?


        • Dissonance Le 11 septembre 2015 à 19h58
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          Le fait que les membres du P.S. pratiquent une politique de droite de très longue date peut soit discréditer la gauche, soit au contraire démontrer que ces gens là ne sont absolument pas de gauche… A vrai dire, entre ces deux hypothèses, celle que vous privilégiez témoigne d’avantage de votre propre orientation politique que de la leur.


        • lm bernard Le 11 septembre 2015 à 20h53
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          Les mêmes qu’entre les gouvernements Guizot et Thiers,pas nouveau donc


      • malitourne Le 11 septembre 2015 à 17h52
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        Moi aussi je fais la différence et je me sens encore et toujours à gauche. Simplement, je pense que ce débat apporte une division là où on a besoin de réunir toutes les forces citoyennes pour résister à l’Empire. Je ne participe plus au débat gauche/droite depuis que j’ai compris que le véritable enjeu est la résistance aux force de dominations qui écrasent les peuples. Pour s’évader d’une prison, on ne choisit ses complices que par leur seule motivation à en sortir. Une fois libre, c’est autre chose…


      • lm bernard Le 11 septembre 2015 à 20h48
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        Ah elle est bonne,relisez JC Michéa (sur ce site),le tournant libéral de la gauche de 83,les valeurs(socialisme veut dire social,politique sociale de protection et de redistribution s’opposant à libéral,liberté individuelle et du marché) se sont mutées en sociétales.
        Alternance sans alternative,droite décomplexée contre droite complexée.
        Il n’y aplus de gauche en Europe et je crois bien dans le monde,la gauche est mourrue


      • gil Le 13 septembre 2015 à 15h15
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        Bonjour

        La classe politique se divise en 3 catégories :
        1- ceux qui veulent plus d’europe (dictature)
        2-ceux qui (très peu nombreux) veulent arrêter le carnage
        3-des partis leurre qui tant bien que mal assurent la pérennité de la catégorie 1.

        C’est tout.

        Cordialement


  2. Bordol Le 11 septembre 2015 à 02h12
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    Si je comprends bien, le seul parti à peu près euro-réaliste ayant encore un poids électoral, désormais en Grèce : c’est Aube Dorée……………..

    (La situation est donc changée. Si Syriza arrive en tête, même assez largement, il n’aura pas de capacité à former un gouvernement. Sur sa gauche, ni le parti Communiste (KKE), ni les dissidents de Syriza de l’Unité Populaire ne sont des alliés possibles. En revanche, Nouvelle Démocratie peut compter sur une coalition quasi certaine avec le Pasok et To Potami s’il arrive à glaner les 50 sièges sur 300 promis au premier parti du pays.)

    Et pendant que mesdames et messieurs les marquis de la politique discutaillent des alliances & mésalliances pour partager le gros gâteau : les salaires sont payés aux lances-pierres, les grecs qui ne s’enferment pas dans l’illégalité en ne comptant pas la TVA se font littéralement écorcher vifs fiscalement, les services publics ne fonctionnent pas, les européistes jouissent comme des pervers sur la soumission et l’humiliation du peuple qui a inventé la démocratie et la philosophie…écœurant !


    • David Le 11 septembre 2015 à 11h22
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      fouettez bien les grecs pour que leur hurlement soit suffisamment entendu par les italiens, les espagnols et surtout les français.


  3. Caliban Le 11 septembre 2015 à 04h02
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    A quoi sert de voter ?
    Platon n’a rien écrit là-dessus ?

    Et l’UE, elle prévoit quelque chose pour les migrants grecs fuyant la misère qu’elle organise ?
    Il paraît que maintenant on a de la place à Calais et que les passeurs sont nos amis…


  4. pucciarelli Le 11 septembre 2015 à 06h02
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    Quand on a choisi la voie de la trahison, il n’y a apparemment pas de retour en arrière imaginable. M. Tsipras est devenu un “socialo” comme un autre. Il a des émules, le patron des Papademos en Espagne ou le leader travailliste anglais qui brigue la direction de son parti en mangeant du capitalisme à longueur de discours. Le “tsipratisme” serait-il l’une des dernières armes de cette Europe à l’agonie? Sans doute. Guettons en France notre tsipras nationale, qui ne va pas manquer de surgir dans les mois à venir.


    • Chris Le 11 septembre 2015 à 11h24
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      “Guettons en France notre tsipras national, qui ne va pas manquer de surgir dans les mois à venir”
      Inutile de guetter, ils sont tous là (et non pas, las !), piaffant d’impatience.
      Hormis, peut-être, un Dupont Aignan et encore j’ai des doutes affreux, et bien sûr un Asselineau qui clame et réclame, haut et fort depuis 8 ans, dans le désert médiatique français, la sortie de l’UE/€/OTAN, ce trio infernal du terrorisme en tous genres.


  5. Günter Schlüter Le 11 septembre 2015 à 06h16
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    Je reconnais là ce qui s’est passé en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Le SPD s’est, à partir de Helmuth Schmitt, peu à peu transformé en un parti de droite. Tendance qui s’est dramatiquement accélérée sous Gerhard Schröder et ses sbires du “Seeheimerkreis” (l’aile droite du SPD) et qui fait que le SPD d’aujourd’hui mérite grandement le qualificatif de “Verräterpartei” (parti des traîtres) dont l’affublent les vrais adeptes de la politique de gauche.
    Cette transformation politique est aussi observable au Labour sous Tony Blair le grand guerrier.
    Et je pense qu’en ce qui concerne le PS je n’ai certainement pas besoin d’expliquer à Athènes ce qu’est un hibou.
    L’ancien vichyste Mitterrand était autant de gauche que je suis atlantiste.
    Et pour ce qui concerne Hollande, d’aucun aura remarqué qu’il est plutôt gauche que de gauche.


  6. Crapaud Rouge Le 11 septembre 2015 à 07h17
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    les conditions posées par Alexis Tsipras sont de pure forme” : évidemment, il veut seulement donner l’impression de “négocier” pour faire croire que Syriza est resté ce qu’il était. Pour éviter aussi que d’anciens ministres du Pasok se retrouvent à nouveau ministres, ce qui rendrait sa trahison encore plus évidente, et plus sale.


  7. couci couça Le 11 septembre 2015 à 08h35
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    Difficile de trouver aujourd’hui de véritables hommes d’ Etat , des politiques , des hauts fonctionnaires , des diplômés , qui auraient le cran de changer et/ou de combattre un système malsain …
    Partout des politiciens, qui enfument, mentent , font des promesses démagos envers la population avant les élections, pour se faire élire, en attendant de se coucher et de suivre la Politique TINA , définie je ne sais où ni par qui .
    La Grèce, notre pays, et tant d’autres depuis …..30 ans ? …
    Tout ceci est terriblement révoltant , démobilisant .
    Certains pensent encore qu’en votant ils peuvent changer les choses , au moins être écoutés .
    D’autres finalement ont (ou vont) renoncé(er) à leur “devoir citoyen” .
    Car à trop prendre les gens pour des imbéciles, des gogos, ceux ci n’ont plus envie de se déplacer pour élire des professionnels de la politique qui en vivent confortablement et se fichent de l’efficacité de leurs actes au niveau du plus grand nombre pour nourrir les oligarchies néolibérales saprophytes …
    Chat échaudé craint l’eau chaude ?


    • Alain C Le 11 septembre 2015 à 12h13
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      [Tout ceci est terriblement révoltant , démobilisant ]

      Révoltant ? OUI

      Démobilisant ? NON

      Je suis entièrement d’accord avec la plupart des termes de votre analyse, mais je ne trouve pas du tout cela démobilisant, bien au contraire.

      Comme pour l’UE, la solution ne viendra pas d’une “évolution” du système en place

      Il est temps de renverser la table

      L’heure est à la révolte !

      Il faut s’organiser, trouver des leaders et les supporter concrêtement


      • Jacko Le 11 septembre 2015 à 14h25
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        @Alain C
        Et ils sont ou les leaders ???
        C’est bien beau de se prendre pour un révolutionnaire, mais on fait comment concrètement ? Faudrait peut-être déjà penser à nos comportements de tous les jours (au boulot par exemple, ou dans la rue, avec nos proches, etc… 🙂
        Désolé mais quand je regarde autour de moi, (ou même en moi, je l’admets) je ne partage pas ton élan et tes illusions.
        L’enfer est pavé de bonnes intentions et quand je lis ton commentaire, je me dis qu’elle fait la part belle à la prochaine traitrise.


        • Alain C Le 11 septembre 2015 à 15h44
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          @Jacquo,

          Je comprends tes arguments, même si je les rejette a priori

          Qui a dit que c’était, que ça sera facile ?

          Les leaders ?

          Oui, il faut les chercher, les trouver !

          Il y en a actuellement de potentiels, faut sans doute les aider un peu pour certains….

          Et même si l’on n’en voit pas dans l’immédiat, il faut continuer à chercher, ne pas se résigner…

          “[Faudrait peut-être déjà penser à nos comportements de tous les jours, au boulot par exemple, ou dans la rue, avec nos proches ]”

          Ca n’est pas simple du tout, effectivement, c’est pourquoi il faut commencer à se mobiliser, se regrouper et faire pour l’instant tout ce qui est en notre pouvoir pour essayer de faire évoluer les choses à notre niveau :

          – exemple du Colibri : “oui, ça ne sert pas à grand chose, mais je fais ma part” – Pierre Rabhi

          Comportements de tous les jours ?

          – j’achète français (ma voiture, mes équipements, etc), sauf si je ne peux vraiment pas faire autrement (est-ce que je ne peux pas m’en passer?)
          – je produis ma nourriture au maximum, c’est plus sain et je n’engraisse pas les multinationales)
          – je laisse un minimum d’argent sur mon compte (on ne peut pas faire autrement) – je n’ai pas envie d’engraisser les banquiers, et le jour où “ils décideront” de purger les comptes des français, il n’auront pas grand chose à piquer
          – j’achète de l’or, physique (pas se faire avoir par les banques…), et en dehors des circuits officiels (pas de trace pour les réquisitions)
          – je pars en vacances en France (ça évite de dépenser du pétrole bêtement, ça fait travailler les petites entreprises françaises, et …. j’aime bien la France (excusez moi…)
          – et puis plein d’autres trucs que je ne peux pas exposer ici…. 🙂

          Au boulot ?

          Euh, je travaille… je fais pas de politique

          Mais entre amis ou connaissances : je leur donne quelques informations de base, je leur donne l’adresse de “les-crises.fr” (et quelques autres) et je leur fait comprendre qu’en ce qui me concerne, la société de consommation, c’est ringard, c’est du passé
          – inutile et contre productif de rentrer dans des polémiques.
          Si je sens le terrain favorable ou “ouvert” je creuse un peu, mais dès que je sens une incrédulité ou une opposition …. je passe mon chemin

          Avec mes proches ?

          J’essaie de leur expliquer pourquoi on n’ira pas en vacances à Miami ou en Espagne ou ailleurs, pourquoi je tiens à avoir des réserves d’eau, de nourriture, des outils manuels, une voiture plutôt utilitaire, etc

          J’essaye de leur expliquer pourquoi il ne sert plus à rien de voter pour la gauche, pour la droite ou le prochain gourou qui se présentera

          Il y a plein de choses que l’on peut faire immédiatement, qui n’auront pas d’effet spectaculaire dans l’immédiat, mais si appliqué par beaucoup de monde finirait par créer un climat favorable à la discussion, à la prise de conscience, et finalement avancer vers un vrai changement.

          Ceci dit, je le répète, le “changement” ne se fera pas avec le consentement des Zélites qui nous gouvernent (pardon, qui nous trahissent en se goinfrant jusqu’à l’écoeurement – c’est la seule chose qu’on partage (l’écoeurement))

          A un moment donné, il faudra aller au charbon.

          Autant s’y préparer, moralement, mentalement, financièrement et physiquement

          Et je ne laisserai JAMAIS tomber face aux obstacles


          • Jacko Le 11 septembre 2015 à 18h54
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            @Alain C
            Merci pour ta réponse.
            Je comprends aussi tes arguments et qqpart j’envie ton optimisme (j’avais le même il y a 15 ans, mais ça n’est pas une excuse) .
            En tout cas, je pense que sur le fond, on est sur la même longueur d’onde et c’est certainement le principal.
            Par contre concrètement, où sont les leaders ? des noms ? du concret ?
            Abraços amigo


  8. Patrick Luder Le 11 septembre 2015 à 08h42
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    Cette histoire rocambolesque montre que conduire une nation pour son propre bien est mission impossible avec les jeux politiques actuels. => Nous vivons peut-être une époque historique ou la politique toute entière aborde un tournant majeur. Un tournant majeur que la mondialisation aimerait bien s’approprier! Hélas, un tournant majeur impossible à négocier pour tous ceux (trop peu nombreux) qui rêvent d’un monde “différent”, un monde ou les citoyens redevenus responsables prendraient activement l’avenir en main … ce monde là restera en marge du monde des puissants.


  9. claudine colin Le 11 septembre 2015 à 09h48
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    a quoi sert de voter? Platon n a rien ecrit la dessus?
    caliban 04 02 @ .
    probablement a l epoque ,ne pas voter etait IMPENSABLE, alors il n y avait rien a en dire !!
    c est l abstention qui ne sert a rien.!


    • Astatruc Le 11 septembre 2015 à 13h25
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      Bonjour Claudine,
      Je ne partage pas votre avis, en effet voter ne change rien.C’est une mascarade.Mais enfin, quel candidat a tenu ses promesses?Quand avons eu d’autre choix que de prendre le moins pire ce qui est donc un non-choix.
      Quand avons-nous eu une égalité des chances pour les candidats,? ls médias aux ordres empêchent toute naissance d’autre leader politique.
      Perso, je n’irai pas voter car c’est cautionner les mensonges, la corruption, la manipulation.
      Voter aujourd’hui, c’est collaborer.
      ah, je ne parle pas d’un vote où le bulletin blanc serait considéré comme un refus des deux candidats et une obligation qu’ils dégagent de la scène politique.

      Non à un gouvernement avec un président, oui à un partenariat entre les différents partis, comme la Confédaration suisse.Non à la main mise de l’état sur toutes les questions concernant le peuple, oui aux référendums d’initiatives populaires.
      Dehors les bouffis et leurs bouffons!
      Ils ont vendus les Français et la France aux intérêts du financiarisme, ce sont des traîtres.


      • claudine colin Le 11 septembre 2015 à 15h35
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        je comprend bien ce que vous dites ,et ce n est pas faux . mais moi ,j ai besoin de voter pour me sentir citoyenne et democrate .je vote en Italie (depuis 40 ans) je vote , meme quand j etais jeune, pour un parti tout petit ,pour les retraites ,qui est tres utile et qui sert a quelque chose . je fais donc mon devoir en leur rendant hommage.!! et sans collaborer avec tout ces bandits politique!!


  10. V_Parlier Le 11 septembre 2015 à 09h49
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    Et bien, quel pétard mouillé que cette arrivée de Syriza au pouvoir en Grèce!
    Les européistes et Frau Merkel doivent jubiler à l’extrême, ils ont vraiment remporté la victoire haut la main!


  11. Maria Le 11 septembre 2015 à 09h51
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    La trahison est partout en Europe . Même chez nous, le pourtant sympathique Jacques Sapir propose un front de libération national avec des partis et des personnages à fond dans le système tout en omettant de convier le seul parti qui prône cette idée depuis 8 ans .


    • Jacko Le 11 septembre 2015 à 19h11
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      @Maria
      Bien d’accord avec toi sur le sympathique Sapir qui m’a appris énormément de choses.
      Par contre au niveau politique et au niveau de son idée de “Front de libération national”, je pense qu’il a été très maladroit et contre-productif par rapport aux idées qu’il veut faire passer, c’est dommage.
      Quand tu parles du seul parti “qui prône cette idée depuis 8 ans”, tu pense a qui ?


  12. SanKuKai76 Le 11 septembre 2015 à 10h27
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    Franchement, ces alliances, quelle importance?
    Dans tous les cas, le gouvernement en place doit uniquement appliquer ce que demande l’Eurogroupe.

    Au final, pour gouverner un pays de l’UE, Il suffit de savoir lire et écrire: des compétences que n’importe qui peut acquérir dès l’école primaire…


  13. araok Le 11 septembre 2015 à 10h36
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    Ouais…
    Olivier (merci pour ton travail) met en exergue de son site une citation de Bertrand Russell “Ne soyez jamais certains de rien.”
    Sage conseil d’un futur prix Nobel de la Paix qui déclare, en 1937, “La Grande Bretagne devrait désarmer et, si les soldats d’Hitler nous envahissent nous devrions les accueillir amicalement comme des touristes. Ils perdraient ainsi leur raideur et trouveraient séduisant notre mode de vie”.
    Voili voilou.


  14. Learch Le 11 septembre 2015 à 10h48
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    Bon hé bien dorénavant il faudra se méfier des pseudos-révolutionnaires, ceux trop beaux pour être vrais… Donc au revoir Mélenchon (m’enfin ça on le sait depuis longtemps… j’attends toujours de voir ce que propose la constitution de sa 6e république vis à vis de l’UE…) et Iglésias !
    Il reste qui ?
    L’extrême droite ? Ah non merci, il sont trop près des pensées bourgeoises pour ne pas, au dernier moment, adhérer à la pensée europeïste…
    Reste les petits partis d’extrême gauche ou anti-UE, petits deviendront grand ?
    Reste le Front sapirien qui, je l’espère, va grandir…
    Sinon on peut tabler sur un taux d’abstention n’offrant aucune légitimité au prochain vote présidentiel… voir régional…


    • nourredine Le 11 septembre 2015 à 12h31
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      @Learch, Vous oubliez la revolte par la desobeissance du peuple, ce qui est une arme tres puissante et sans armes ni violence.


  15. Diego Le 11 septembre 2015 à 10h58
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    N’ayons aucune confiance en les instances dirigeantes de Podemos, en Espagne. Un baron, Pablo Echenique, tratait de “balivernes” (patrañas) l’analyse selon laquelle il n’ya pas d’espace, en Europe pour une véritable politique sociale. Il affirmait que Pablo Iglesias président trouverait les possibilités de mener á bien les réformes. Il y a quelques jours, les maires et mairesses récemment élus pour changer les choses se sont vus constater que la privatisation était allée si loin qu’ils voyaient difficile de mener à bien leur politique.Or Syriza et Tsipras sont toujours considérés comme “amis” d’au moins les dirigeants de Podemos. La trahison est en route, à moins que de fortes protestations n’aient lieu. Mais ça vient…


  16. douarn Le 11 septembre 2015 à 11h25
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    Merci pour cet article
    Je propose maintenant que les choses sont devenues très (trop) claires de mettre en avant 2 points de l’histoire récente de Syriza sur lesquels, je trouve, un voile pudique a trop vite été jeté et de vous faire état de mon humble conclusion.

    Evènement n°1 : le retrait et l’avertissement de Mr Glezios, ancien résistant ayant fait, lui, preuve de sa probité, très tôt après l’élection de Syriza :
    https://www.les-crises.fr/manolis-glezos-je-demande-au-peuple-grec-de-me-pardonner-davoir-contribue-a-cette-illusion/

    Evènement n°2 : le choix de syriza de s’associer à la banque Lazard (annonce de M Pigasse du 30/01/15) (voir la fable du scorpion et de la grenouille : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Scorpion_et_la_Grenouille ) :
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150131trib2324c8bef/la-grece-choisi-lazard-la-banque-qui-veut-effacer-100-milliards-de-dettes.html

    Bref le diable se cachant dans les détails, cette grille de lecture permettrait peut être d’éviter que de folles espérances populaires soient douchées à froid. il serait ainsi peut être intéressant que la communauté internet recherche si des évènements de ce type n’émaillent déjà pas le parcours de nouveaux partis de gauche radicale européens comme PODEMOS.


    • Maria REN Le 14 septembre 2015 à 04h02
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      Merci de rappeler ces petits détails en effet trés importants


  17. olposoch Le 11 septembre 2015 à 14h26
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    Tsipras a une femme charmante et deux fils.
    À sa place je n’aurais pas non plus envie de les voir disparaître dans un accident d’avion par temps clair…


    • Maria Le 11 septembre 2015 à 14h38
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      Dans ce cas là on ne s’engage pas en politique . finalement il aura bientôt le peuple à dos et ne sera pas plus en sécurité que si il avait été digne et honnête .


      • bobob Le 11 septembre 2015 à 17h37
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        Jean Jaurès (Dépêche de Toulouse, 28 mai 1890) :

        · Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer.

        · Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux.

        · Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité en prenant pour soi les dangers.


        • Maria REN Le 14 septembre 2015 à 04h21
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          Eh bien maintenant 125 ans plus tard , il va falloir risquer …


    • Leterrible Le 11 septembre 2015 à 15h36
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      @ Olposoch

      J’ai presqu’envie de prier pour que votre interprétation de la volte-face de TSIPRAS soit effectivement celle que vous soupçonnez….un odieux mais plausible chantage…
      Je reconnais que , malgré l’expérience et l’âge , j’y ai cru réellement , en “Alexis”……!!!!


  18. Grim Le 11 septembre 2015 à 18h39
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    Ne vous inquiétez pas, ça n’empêchera pas les gauchistes type écolo de promouvoir une “autre Europe”,que Tsipras a pris la meilleure décision, et que revenir à la drachme = dictacture des colonels (à ce propos j’ai hâte de voir combien va faire Aube dorée…), quand on voit que des journaux très engagés à gauche comme Alternatives Economiques ont défendu le choix de Tsipras, on peut se dire que le nationalisme (européen) est vraiment très encré dans certaines têtes, c’est vraiment affligeant.

    Sinon, on a effectivement une recomposition du paysage politique entre européistes et souverainistes mais aussi entre interventionnistes et libéraux, ces deux clivages sont bien souvent liés d’ailleurs…


  19. Maheo katherine Le 11 septembre 2015 à 21h00
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    Electorât déçu…mais il s’attendait à quoi? devant autant de populisme irresponsable?


  20. Lionel Gilles Le 12 septembre 2015 à 00h50
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    Le dilemme est que la Grèce DOIT impérativement sortir de la zone Euro pour s’en sortir (ce n’est plus la peine d’énoncer des arguments pour sur ce site, tout le monde sera d’accord), mais dans le même temps elle NE PEUX PAS en sortir.

    Je précise ma pensée :

    – les Grecs sont toujours majoritairement contre : 60-40 me semble réaliste en cas de référendum aujourd’hui (j’habite en Grèce et je vois bien le sentiment général). Le secteur privé est très majoritairement contre, voire, paradoxalement, violemment contre dans le tourisme, milieu que je fréquente, mais ça doit être semblable dans d’autres domaines, comme l’industrie du médicament, 3e poste d’exportation. De plus, l’oligarchie, tout aussi européiste, détient la plupart des médias et instituts de sondage. Ce sont à peu pres les mêmes qui ont bénéficié de la “soit-disante manne européenne” et donc ce serait reconnaître les erreurs, la corruption, etc. qui sont allés de pair depuis 1981.

    – les partis pour la sortie ont une profonde antipathie les uns pour les autres. Impossible de faire cohabiter KKE, Unité Populaire (descendants des “Eurocommunistes-traîtres”), Aube Dorée bien sûr et la demi-douzaine de mini-partis à peu d’audience et sans députés (Andarsia, EPAM, etc…). Or, même si un référendum arrive à passer, avec un résultat positif, il faut ensuite un gouvernement solide pour gérer l’avalanche de crises dans les mois suivants.

    – les conditions économiques d’une sortie sans trop de casse ne sont pas réunies. La Grèce a toujours une balance déficitaire, même si ça s’est arrangé depuis 2010, comme le montre Sapir. Elle devrait réorienter presque du jour au lendemain ses importations en provenance des pays zone Euro, pour des pays hors zone (Balkans, Turquie, BRICS). Il y a tout de même un effet “positif” au contrôle des capitaux depuis juin dont on parle assez peu : comme les entreprises grecques ne peuvent plus régler leur factures envers les fournisseurs étrangers, on constate bien sûr une raréfaction des produits d’importation dans les rayons des magasins, mais en même temps, on trouve de plus en plus de produits estampillés grecs ! J’ai constaté qu’on trouvait moins de pâtes italiennes et plus de grecques…. Si l’on prend l’exemple d’un magasin d’électro-ménager, les appareils allemands ou italiens se font plus rares, tandis que sont plus visibles ceux fabriqués en Grèce (fours et frigos Pitsos) ou fabriqués en Chine par des entreprises grecques (notamment les climatisateurs Pitsos ou la nouvelle marque Primo, qui fait dans le sèche-cheveux, grille-pain, four à micro-ondes, etc. ), voire les ordinateurs et tablettes (Turbo X, conçus en Grèce par la chaîne Plaisio, mais fabriqués surtout en Chine). Je ne sais pas trop comment ils s’arrangent avec les assembleurs Chinois, mais comme Cosco a ses quartiers au Pirée, débarcadère des containers, il doit y avoir un moyen de contourner le contrôle des capitaux… ou alors, les Chinois avec leur patience légendaire, acceptent des bons de paiement à longue échéance !

    – sa position géostratégique condamne la Grèce à être dans l’OTAN. Or la seule aide économique réaliste après une sortie viendrait des BRICS : Russie, bien sur, grâce aux affinités historiques (religion, minorités grecs et armateurs grecs de Mer Noire, le premier chef d’Etat de la Grèce moderne, Capodistrias, auparavant ministre du Tsar), Inde et Brésil principalement, pays avec lesquels la Grèce a des échanges, notamment dans l’industrie du médicament (génériques) et de construction (Tata semble intéressé pour investir dans l’automobile, se souvenant que le constructeur grec Namco et sa Pony sont indirectement à l’origine du développement automobile en Inde).
    Concilier les deux paraît impossible. De plus toute l’industrie militaire grecque (ELBO, HAI) est intégrée aux industries états-usiennes, allemande et autrichienne, par les normes, les contrats, les joint-ventures et enfin l’Etat-Major est foncièrement atlantiste (à l’origine de menaces claires contre le gouvernement Syriza).

    A part un miracle local (ça s’est déjà vu !) ou le basculement d’un pays (la France, en fait, seul pays capable de bousculer l’Eurozone et l’Union Européenne tout court), je ne vois pas comment la Grèce pourrait effectuer cette sortie, sans sombrer dans un chaos punitif.


  21. Greco Le 12 septembre 2015 à 00h55
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    Je trouve que l’article fait quelques interprétations erronées.
    Je peux vous assurer que les grecs adorent le blabla politique (chaque soir après les infos, toutes les chaines ont des débats entre des candidats des différents partis qui terminent souvent avec des insultes), c’est comme le foot…, une bière, un mezé et voir une dizaine de politiciens qui promettent l’eldorado après les élections quand tout le monde a conscience que on va connaitre l’enfer et tout ça dans une ambiance des insultes et des rires..ca déstresse…
    La situation est si chaotique que toutes les prévisions sont très risquées. Tsipras a un grand avantage : tous ses adversaires sont si corrompues que éthiquement et moralement est un ange même s’il a trahi (ces adversaires ont trahi beaucoup plus), son désavantage est le soutien de Bruxelles .Mais comme U.Populaire n’a pas le droit à de financement public, n’a pas aucun soutien par les medias, n’arrivera pas a dépasser le 5% et une vingtaine des députés. D’ailleurs Godin utilise un langage à la Tsipras : il n’ya pas des dissidents à Syriza, il a 30 députés qu’ils ont respecté leurs engagements envers leur électeurs et une partie a construit l’U.P… S’ils étaient des frondeurs, il ne laisser pas leurs sièges au parlement, ils critiquaient Tsipras à la télé et continuaient à voter, comme ils font quelques élus du PS français.
    Mais l’abstention qui va surement augmenter peut lui donner un pourcentage assez grand (avec moins des votes, une augmentation de l’abstention, peut donner un pourcentage élevé artificiellement.)
    Et par rapport au clivage gauche –droite, pour des raisons historiques il est très fort en Grèce : presque chaque famille a eu des morts pendant la guerre civile, ca pèse beaucoup. Ma mère vote toujours le KKE, en étant en désaccord à tous les sujets ; mais son père a été exécuté par les collaborateurs des SS au nom de l’armé grecque (W. Churchill les avait libéré le 1945 pour aider l’armé qui n’était pas si favorable à une guerre civile), son frère mort dans le combats et son corps brulé et son deuxième frère mort ou exilé en URRS, jamais elle n’a pu apprendre. Mais les mêmes atrocités ont été commis par l’autre camp. La guerre civile a détruit des villages, des familles, c’est la pire des guerres…
    C’est pas de la propagande (ca sert à rien, vous ne votez pas !) c’est de l’information (plus facile à lire en Français, aucun media en Grèce n’en parle pas de l’U.P.) : http://unitepopulaire-fr.org/2015/09/07/la-declaration-programmatique-dunite-populaire-front-politique-de-la-gauche-de-combat-en-grece/
    (Je risque une prévision : avant l’été prochain, on va avoir des nouvelles élections…)


  22. dissy Le 12 septembre 2015 à 20h32
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    L’axe germano-russe : la vraie raison de la capitulation de Tsipras ?

    https://comiteorwell.wordpress.com/2015/07/24/136/


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