et hop, 14 milliards d’euros, et un risque ENORME pour les gros investisseurs privés too big to fail, qui appelleront à l’aide en cas d’inévitable problème…

Source : Romaric Godin, La Tribune, 02/11/2015

Les banques grecques auront besoin de 14,4 milliards d’euros. (Crédits : Reuters)

La BCE a estimé les besoins de capitaux des banques grecques à 14,4 milliards d’euros. Un mécanisme complexe devrait être choisi pour préserver les intérêts des investisseurs privés et des contribuables européens.

Les banques grecques ont jusqu’à vendredi 6 novembre pour faire connaître les moyens par lesquels elles entendent trouver 14,4 milliards d’euros nécessaires à leur recapitalisation. Samedi 31 octobre, la BCE – agissant en tant que superviseur unique bancaire de la zone euro – a en effet publié le résultat de sa revue de la qualité des actifs (Asset Quality Review ou AQR). Dans le scénario de base, conforme aux prévisions macroéconomiques du mémorandum signé à la mi-août entre la Grèce et ses créanciers, les besoins des banques grecques sont estimés à 4,4 milliards d’euros. Dans un scénario plus difficile, la BCE estime ce besoin est estimé à 14,4 milliards d’euros. C’est ce chiffre qui sera retenu comme référence pour recapitaliser les banques grecques.

La mécanique du renflouement

Cette estimation correspond aux attentes du marché et est nettement inférieure à la somme de 25 milliards d’euros que les créanciers avaient mis à disposition des banques grecques dans le cadre du mémorandum. Selon les informations publiées dans la presse grecque et internationale ce week-end, la recapitalisation du secteur devrait être réalisée en trois parties. Les levées de fonds privées et certaines ventes d’actifs (notamment, selon le site grec Macropolis, d’une partie importante de la filiale turque de la Banque Nationale de Grèce, Finansbank) devraient rapporter 4,4 milliards d’euros.

Parallèlement, le Mécanisme européen de Stabilité (MES) devrait verser au Fonds hellénique de stabilité financière (HFSF) 10 milliards d’euros pour compléter les besoins bancaires. Mais 25 % seulement de cette somme prendra la forme d’une prise de participation du HFSF dans les banques. Les 75 % restants prendront la forme d’un instrument financier, les « Contigents convertibles », plaisamment appelées « CoCos » sur les marchés. Ces « CoCos » sont des obligations dites « hybrides » : ce sont des prêts comptabilisés comme du capital. Pourquoi ? Parce que, dans certaines situations précisées par contrat, ces obligations sont automatiquement converties en capital, autrement dit en actions.

Pourquoi les CoCos ?

Pourquoi avoir recours aux « CoCos » qui, sur les marchés, sont considérés comme des titres assez risqués pour les investisseurs ? Pour deux raisons. La première répond à l’obsession des créanciers : épargner l’engagement des contribuables. Si la situation des banques grecques reste sous contrôle, autrement dit si le « scénario central » se confirme, cette somme sera remboursée au HFSF puisqu’il s’agit d’obligations, et donc au MES. In fine, la somme directement et effectivement versée dans le secteur financier hellénique ne sera donc que de 2,5 milliards d’euros. Deuxième raison : en réduisant la recapitalisation directe par l’État, on réduit la dilution des autres actionnaires des banques grecques et on les incite de cette façon à abonder dans l’augmentation de capital privé. On espère ainsi pouvoir réduire les besoins couverts par le HFSF et donc par le contribuable européen.

Préserver les investisseurs privés

Les discussions de cette semaine viseront donc à établir la part des Cocos dans le montant mis à disposition du HFSF. Plus il sera important, plus les investisseurs privés seront prompts à réinvestir dans les banques grecques. Les banques, de leur côté, ont fait savoir qu’elles désiraient avoir le plus possible recours aux fonds privés. Samedi, un des investisseurs d’Eurobank, une des quatre banques grecques, le milliardaire étatsunien William Ross, a prévenu qu’il ne voulait pas investir dans une banque « nationalisée. » Il a donc demandé l’usage des Cocos. La justification de William Ross est intéressante, car elle place le problème sur le plan de la responsabilité morale de la situation. « Puisque ce sont les actions du gouvernement grec qui ont conduit à la mise en place du contrôle des capitaux et que cette mise en place à conduit à ce besoin de capital, cela n’aurait aucun sens pour le gouvernement de diluer les actionnaires des banques », a-t-il expliqué.

Le gouvernement grec marginalisé

Pour William Ross, c’est donc l’action du gouvernement grec qui a conduit à ce besoin de recapitalisation. Il est donc logique que ce gouvernement paie pour ces nouveaux besoins (les fonds du HFSF sont des prêts du MES à Athènes), mais sans nuire aux intérêts des investisseurs privés qui n’ont aucune responsabilité dans la situation. Cette lecture est, en réalité, aussi celle des créanciers de la Grèce. Dans le projet de loi sur la recapitalisation bancaire qui a été imposée par le mémorandum et qui sera votée samedi selon la procédure d’urgence, la marge de manœuvre de l’Etat grec est réduite à néant. Le conseil du HFSF comprendra ainsi trois représentants des créanciers, un de la Banque de Grèce et deux du gouvernement, qui sera donc minoritaire. Il n’y a donc en réalité aucun risque de « nationalisation » comme le prétend William Ross.

La question de la responsabilité

Quant à la question de la responsabilité, elle est évidemment sujette aux interprétations des uns et des autres. L’AQR de la BCE évalue la dégradation des créances douteuses des banques grecques, autrement dit des prêts susceptibles de ne pas être remboursés à 7 milliards d’euros supplémentaires par rapport au précédent AQR réalisé voici un an. A cela s’ajoute la perte de valeur des « collatéraux », autrement dit des titres utilisés par les banques pour couvrir son passif. Enfin, la BCE précise que les besoins ont été « amplifiés » par les modifications méthodologiques de ces revues. L’essentiel de cette dégradation est dû, comme le dit William Ross, à l’imposition du contrôle des capitaux et les trois semaines de fermeture des banques décidées par le gouvernement grec le 28 juin. L’économie grecque s’est alors mise à l’arrêt, provoquant ces dégradations.

La responsabilité des créanciers

Mais la réalité est évidemment plus complexe. Ce contrôle des capitaux est le fruit du refus de la BCE d’augmenter les liquidités d’urgence aux banques grecques. Et ce refus lui-même s’inscrit dans le bras de fer entre la Grèce et ses créanciers et, notamment, par la décision d’Alexis Tsipras d’appeler à un référendum sur les propositions des créanciers. Ce serait donc en raison de ce référendum que les banques doivent aujourd’hui être recapitalisées. Mais, là encore, ce serait oublier plusieurs éléments. D’abord, le fait que la Grèce avait fait entre le pré-accord du 20 février et le 27 juin avait proposé plusieurs éléments de compromis, tous rejetés.

Le dernier plan grec, datant du 22 juin, incluait même des baisses de pensions, longtemps réclamées par les créanciers. Mais ces derniers voulaient une victoire politique, ils sont donc rejeté ce plan comme les autres, alors même que, via des rumeurs et des informations quotidiennes sur les retraits, les banques se vidaient de leurs dépôts. Les créanciers ont clairement utilisé l’arme des banques – le point faible de la Grèce – contre Athènes, et c’est bien la raison principale pour laquelle il faut renflouer ces établissements aujourd’hui. Du reste, la BCE qui avait la maîtrise du HFSF, encore doté alors de 11 milliards d’euros, avant le 30 juin, a refusé de renflouer les banques grecques comme elle en avait le droit après l’accord du 20 février. Elle a préféré utiliser la liquidité d’urgence comme moyen de pression. De ce point de vue, l’engagement des contribuables de la zone euro est logique : ils paient là le prix de la stratégie politique de leurs dirigeants qu’ils ont démocratiquement choisis.

La responsabilité des investisseurs privés

Par ailleurs, William Ross et les autres investisseurs privés ont fait confiance à l’AQR de la BCE d’automne 2014. Or, cet AQR s’est révélé inopérant face au scénario du risque politique, ce qui, du reste, devrait rendre cet exercice sujet à caution pour l’avenir. Les investisseurs privés ont donc sous-estimé le risque d’une erreur de la BCE et la fragilité réelle du secteur financier grec. Ils n’ont pas évalué le risque politique, pourtant évident dans un pays soumis à une politique d’austérité rejetée par la population. En sous-estimant le risque politique et la fragilité des banques grecques, ils ont sous-estimé l’utilisation par les créanciers des banques grecques comme une arme contre le pouvoir politique grec. Bref, l’investissement de William Ross était un investissement bien hardi. Il serait donc logique qu’il fût dilué. Au final, le scénario officiel de la responsabilité unique du gouvernement Tsipras I arrange tout le monde et permet de ménager les intérêts des uns et des autres, Etat grec excepté, évidemment.

Débat sur les expulsions

Car, en marge de cette question de la recapitalisation des banques demeure la question des expulsions des ceux qui ne peuvent honorer les traites de leurs crédits immobiliers. Les créanciers voudraient abaisser le niveau à partir duquel on peut expulser, fixé aujourd’hui à des biens supérieurs à 250.000 euros. Le but des créanciers est simple : en expulsant davantage, on peut réduire les besoins des banques puisque davantage de créances douteuses sont « réalisées. » On réduit donc les besoins de fonds européens et on laisse plus de place aux investisseurs privés. C’est aujourd’hui un des points principaux d’achoppement de la discussion entre le gouvernement grec et ses créanciers.

Mais le temps presse. D’abord parce que sans banques fonctionnelles, l’économie grecque ne repartira pas. Ensuite, parce que la recapitalisation des banques doit être achevée avant le 31 décembre. Pour une raison simple : au-delà de cette date s’appliquera la directive de résolution de l’union bancaire. Or, dans cette directive, ce sont les créanciers des banques – donc les investisseurs privés – qui seront mis à contribution. On aura compris que ce n’est pas la stratégie menée. C’est même ce que l’on cherche à éviter. D’où ce paradoxe : les créanciers de la zone euro, qui prétendaient que l’Union bancaire était une solution, cherchent aujourd’hui à éviter l’application de cette union.

 

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14 réponses à Grèce : comment renflouer les banques ? Par Romaric Godin

Commentaires recommandés

Bordol Le 04 novembre 2015 à 03h28

(C’est même ce que l’on cherche à éviter. D’où ce paradoxe : les créanciers de la zone euro, qui prétendaient que l’Union bancaire était une solution, cherchent aujourd’hui à éviter l’application de cette union.)

Et ils sont donc passés où tous ces européistes bêlant qui nous disaient que pour régler les problèmes de l’Europe (entendre l’UE), il fallait forcément plus d’Europe ?

(Merkel veut faire rentrer le maximum de migrants sur son sol et, face au désaveu électoral à venir, elle décide de fermer les frontières de son pays aux migrants)

Et ils sont où les européistes bêlant qui nous ont tant chanté l’espace Schengen et la fin des frontières au cœur d’une Europe fédérée qui serait un immense pays, allant de la démocratique Lisbonne aux zones contrôlées par les skinheads dans les alentours de Marioupol ?

J’ai tellement pleuré sur le sort cruel que subissent les grecs que je préfère plutôt rire de l’UE, désormais.

De toute façon, avec le TAFTA et l’interdiction à venir de produire & de commercialiser en Europe les produits pharmaceutiques gratuits et non-brevetés (choses déjà exigée par le Partenariat Trans-Pacifique), ce sera elle qui se rira de nous. Ma fille cancéreuse appréciera grandement ce continent où la vie d’une malade compte moins que les profits des lobbies pharmaceutiques, grands gagnants du TAFTA, et grands jouisseurs de l’horreur que l’on fait subir aux petites gens en Grèce, à l’heure actuelle.

N’y voyez pas là un appel à la violence, mais le jour où un grec, exproprié lui et sa famille et jetés hors de leur maison, décidera de “dératiser” un des membres de la Troïka, vous m’excuserez de sabrer le champagne.

  1. Bordol Le 04 novembre 2015 à 03h28
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    (C’est même ce que l’on cherche à éviter. D’où ce paradoxe : les créanciers de la zone euro, qui prétendaient que l’Union bancaire était une solution, cherchent aujourd’hui à éviter l’application de cette union.)

    Et ils sont donc passés où tous ces européistes bêlant qui nous disaient que pour régler les problèmes de l’Europe (entendre l’UE), il fallait forcément plus d’Europe ?

    (Merkel veut faire rentrer le maximum de migrants sur son sol et, face au désaveu électoral à venir, elle décide de fermer les frontières de son pays aux migrants)

    Et ils sont où les européistes bêlant qui nous ont tant chanté l’espace Schengen et la fin des frontières au cœur d’une Europe fédérée qui serait un immense pays, allant de la démocratique Lisbonne aux zones contrôlées par les skinheads dans les alentours de Marioupol ?

    J’ai tellement pleuré sur le sort cruel que subissent les grecs que je préfère plutôt rire de l’UE, désormais.

    De toute façon, avec le TAFTA et l’interdiction à venir de produire & de commercialiser en Europe les produits pharmaceutiques gratuits et non-brevetés (choses déjà exigée par le Partenariat Trans-Pacifique), ce sera elle qui se rira de nous. Ma fille cancéreuse appréciera grandement ce continent où la vie d’une malade compte moins que les profits des lobbies pharmaceutiques, grands gagnants du TAFTA, et grands jouisseurs de l’horreur que l’on fait subir aux petites gens en Grèce, à l’heure actuelle.

    N’y voyez pas là un appel à la violence, mais le jour où un grec, exproprié lui et sa famille et jetés hors de leur maison, décidera de “dératiser” un des membres de la Troïka, vous m’excuserez de sabrer le champagne.


    • luc Le 04 novembre 2015 à 09h11
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      Juste pour te dire une idee : si merkel referme les frontieres c est peut etre plutot parce qu elle a peur que des djihadistes arrivent puisqu ils fuient actuellement la syrie a cause des bombardements russes

      Sinon l article est dur a comprendre mais tres interessant


      • Greco Le 04 novembre 2015 à 11h10
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        Environ 4.000 personnes partent de frontières au nord de la Grèce chaque jour ….Macédoine, Kosovo, Serbie, Croatie, Slovénie,, Hongrie et….le paradis allemand: c’est Merkel que les a invités, bon séjour chez Merkel (ils nous demandent ce qu’il faut dire pour être bien accueillis=vive Merkel on leur répond, ca marche bien ….). Allez les “amis allemands», il y a que 1 million qui attend connaitre votre pays….


      • groucho Le 04 novembre 2015 à 13h29
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        Ce qui est dur à comprendre, c’est toujours très intéressant. Surtout en économie !

        Ainsi ceci : “l’obsession des créanciers : épargner l’engagement des contribuables”

        Comment se traduit cette “obsession” ?
        – des baisses de pensions, longtemps réclamées par les créanciers
        – une politique d’austérité rejetée par la population
        – abaisser le niveau à partir duquel on peut expulser (ceux qui ne peuvent honorer les traites de leurs crédits immobiliers)
        – etc.
        Et surtout :
        – éviter que les créanciers des banques – donc les investisseurs privés – soient mis à contribution…

        Je l’ai toujours dit : méfiez-vous des cocos… C’est le goulag assuré !
        Plus sérieusement : quel baratin pour faire croire à l’inéluctabilité de la pompe à phynance ! Vive le Père Ubu !


      • Jaime Horta Le 04 novembre 2015 à 18h42
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        Il est un peu trop tard pour avoir peur, puisqu’on vient à peine de découvrir une cache d’arme dans un foyer de migrants en Suède. Daech n’a pourtant pas caché ses intentions belliqueuses en prétendant envoyer des milliers de combattants dissimulés parmi les migrants.


    • Bordol Le 04 novembre 2015 à 09h38
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      @ Papy

      Vous osez vous focaliser sur Varoufakis, quand Tsipras trahi son peuple et quand des porcs en-cravatés appellent à jeter à la rue le plus de monde possible ?

      @ luc

      Mais le gouvernement allemand, tout comme les gouvernements français, anglais ou américain…soutient les jihadistes ! Ce qui a fait reculer la grosse Merka c’est surtout le retournement de l’électorat allemand, parce que elle, contrairement au gros lard de l’Élysée, se soucie encore de sa ré-élection, elle, elle ne peut pas se permettre d’être en-dessous des 10 %, comme notre “bon” roi-socialiste, c’est tout !


    • Greco Le 04 novembre 2015 à 12h30
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      Pour info : les dernières 7 jours: 3 différents personnes ont brulés leurs maisons pour ne pas les perdre par les banques à cause des dettes-une personne a brulé sa voiture aussi, un ancien fonctionnaire à Thessalonique est entré dans les locaux des impôts et après avoir montré son Colt, il a récupéré 100e que les impôts lui devaient ….Ca commence et croyez moi, ça va être très violent….
      Les grèves commencent (4eme jours des marins, pas de ferry pour les iles), les manifs des étudiants ont débuté hier, les premières occupations des écoles aussi et les agriculteurs bloquent déjà les premières autoroutes….


    • bruno Le 04 novembre 2015 à 16h30
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      je plussoie Bordoï…sur tout et surtout en ce qui concerne la dernière phrase.
      bizarrement,depuis pas mal de temps je me sens l’envie d’être un “dératiseur grec”.


  2. bourdeaux Le 04 novembre 2015 à 09h18
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    les cocos , prêts comptabilisés comme du capital ; quand je pense que je n’aimais pas la compta au lycée parce que je trouvais cela assommant de rigidité…la discipline a drôlement évolué en 30 ans ! La souplesse le dispute à l’inventivité !
    On retiendra sans doute ici, par fol optimisme,que les “william Ross” de ce monde ont compris qu’à force de renflouer les banques privées à coup de fonds publics ça finit par se voir.


  3. LBSSO Le 04 novembre 2015 à 10h58
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    Ce sont les créanciers privés des banques grecques qui vont être contents !
    En effet,si les choses se passent mal, les créanciers privés obligataires seniors sont,par principe, en première ligne pour payer les pots cassés c’est à dire pour renflouer les pertes des banques grecques.
    Or,plus il existera de porteurs de titres de dette subordonnée (comme les Cocos), moins il sera fait appel aux créanciers seniors privés et plus aux premiers pour payer en cas de défaillance.Et qui détient les Cocos ? Le HFSF, autrement dit nous les contribuables.Moins de risques pour les pseudo “entrepreneurs”.

    Les CoCos,piègent à “concons” .


  4. Pascalcs Le 04 novembre 2015 à 12h55
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    La triste réalité est qu’aujourd’hui plus de 50% de la valeur des crédits détenus par les banques grecques sont désormais considérés comme douteux et la volumétrie amplifie.
    On en est donc au tout début de l’opération de renflouement car nous ne sommes pas loin d’une situation dans laquelle tout le pays devra être mis dans une bad banque. Les tribulations vont se poursuivre et voir s’aggraver pour les Grecs. Pour l’instant la Syrie fait écran dans les nouvelles et les médias. Mais avant longtemps, l’odeur fétide de la situation bancaire grecque va très rapidement arriver à nos narines. Et là, on ironisera un peu moins sur l’attitude rigide de Varoufakis.


  5. tachyon Le 04 novembre 2015 à 13h07
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    @papy
    Les dégats en Grèce par l’austérité ne vous sembleraient-ils pas assez importants ?
    Voici ce que disait le site les-crises.fr le 5 juillet 2015 :
    https://www.les-crises.fr/16-chiffres-qui-montrent-qui-paye-la-crise-grecque/

    Quant à LA “conférence” italienne (et non pas les) à la RAI elle a été fournie par Endemol société de production bien connue pour son indifférence au pognon. C’est donc Endemol qui a payé Varoufakis avec l’argent demandé à RAI3 dont il serait très intéressant de connaître le montant ….
    http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/11078-varoufakis-yanis-varoufakis-payer-euros-minute.html

    Varoufakis précise sur son site les revenus de ses interventions…
    http://yanisvaroufakis.eu/2015/10/28/transparency-everywhere-my-fees-and-thre-troikas-latest-vilification-drive/


  6. adrien Le 04 novembre 2015 à 14h47
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    La trahison de Tsipras apparait au grand jour après le 3 ème mémorandum, puisque des députés de sa coalition se sont mépris sur le terme ” recapitalisation imminente “, croyant à un contrôle du gouvernement : http://cadtm.org/La-grande-escroquerie-concernant


  7. Jaime Horta Le 04 novembre 2015 à 19h02
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    Pareil pour le Portugal, ou malgré l’austérité il n’ont pas réussi à diminuer le déficit public qui est environ de 7,50%, et les intérêts sont en train de partir à la hausse.

    Leur ancien ministre de l’économie, Vitor Gaspar après s’être compromis dans les mesures d’austérité, imposées par la troika, a déclaré que les comptes étaient erronés (perte de recettes fiscales) puis a fini par démissionner deux mois plus tard sans la moindre explication.

    L’ironie veut que presque dans le même temps en France, Cambadélis se plaignait que l’impôt ne rentrait pas comme il le devait. En réalité cela s’est traduit par une perte de rentrées fiscales entre 10 et 15 milliards d’euros.

    Si le comble de la folie est comme le disait Einstein, à savoir faire toujours la même chose en espérant un résultat différent, et bien nous sommes dirigés par des fous. Pas la peine d’aller plus loin avec de fines analyses totalement inutiles.


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