La grosse partie de poker menteur continue…

Le communiqué de la BCE, l’analyse Bloomberg (en anglais)

Ceci étant, je vois plein de réactions outrées, mais la décision de la BCE est fort logique : la Grèce a un gouvernement élu qui a indiqué qu’il ne voulait pas tenir tous les engagements pris précédemment, à commencer par rembourser la BCE ! Il n’y a pas de raison que la BCE ne protège pas ses intérêts (et ceux des autres pays) en arrêtant d’accepter du papier grec. Elle n’a pas à négocier, car ce n’est pas une instance politique, c’est au gouvernements de le faire.

Après, ou le gouvernement grec plie, ou il applique son programme et fait défaut (ce que j’espère, de toutes façon, il n’a guère de réel choix, sinon gagner du temps). Mais il ne peut rester indéfiniment dans l’entre-deux.

On devrait donc voir assez vite qui est la poule mouillée…

La BCE ferme ses guichets aux banques grecques

La décision couperet est tombée mercredi soir lors d ’une réunion du conseil des gouverneurs de la BCE , qui devait se prononcer sur la poursuite ou non d’un dispositif permettant aux banques grecques d’obtenir des liquidités de la BCE en présentant comme garanties des titres de l’Etat grec. « Cette suspension est en ligne avec les règles existantes de l’Eurosystème, du fait qu’il est actuellement pas possible de présumer que la revue du programme (de sauvetage de la Grèce, NDLR) aboutisse à un succès ».

En clair, la BCE met fin à une dérogation destinée à faciliter le refinancement de banques grecques et dépendant de l’existence d’un programme d’aide au pays. Or, cette condition saute de fait avec les déclarations d’Athènes voulant suspendre les liens avec la Troïka, dont la BCE fait partie avec le FMI et la Commission Européenne.

La décision de la BCE a une conséquence immédiate : à compter du 11 février prochain, les banques grecques ne pourront compter pour se refinancer que sur l’aide d’urgence en liquidités (ELA), prodiguée par la Banque Nationale Grecque. Cela s’était déjà produit en 2012, lorsqu’un défaut temporaire avait été constaté sur la dette grecque. Il faut s’attendre dans les jours à venir à ce que la banque centrale grecque doive fournir à de nombreux établissements bancaires du pays des liquidités, probablement à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Par ailleurs, la BCE précise que sa décision ne « change rien » aux statuts des banques grecques dans le cadre d’opérations de politique monétaire.

La visite, mercredi, du ministre des Finances grec Yánis Varoufákis à Francfort n’a donc pas modifié d’un iota l’attitude ferme de l’institution. Venu plaider en faveur de la nouvelle politique économique et sociale que son gouvernement veut mettre en place pour mettre fin à l’austérité, le ministre espérait en retour que l’institution francfortoise puisse dévier de sa ligne dure et accorder un répit à l’Etat, mais surtout aux banques grecques menacées d’asphyxie.

Il apparaît aussi que la BCE n’est pas prête à accorder à Athènes une rallonge financière, en laissant l’Etat émettre jusqu’à 25 milliards d’euros de dette à court terme -les T-Bills- au lieu du plafond de 15 milliards en vigueur jusqu’ici. Une demande du gouvernement Tsípras afin de pouvoir financer le train de vie de l’Etat.

La BCE refuse également tout ajournement de la dette d’Athènes envers elle, de l’ordre de 25 milliards d’euros. La BCE n’est pas, et de loin, le créancier, le plus important d’Athènes, mais c’est à elle que la Grèce doit rembourser dès cet été quelque 7 milliards d’euros d’obligations arrivant à échéance. Il y a bien 1,9 milliard d’intérêts sur cette dette qui vont être rétrocédés à l’Etat grec par les banques centrales de l’eurosystème, mais ils ne suffiront pas à couvrir la somme due en capital.

Dans ce contexte tendu, depuis l’arrivée de la gauche radicale au pouvoir, l’agence publique gérant les émissions de dette a vendu difficilement mercredi pour 812 millions d’euros d’obligations à six mois, au taux de 2,75 %. Les banques grecques qui ont souscrit ces titres craignaient de ne pouvoir présenter ces obligations au guichet de la BCE comme collatéral en échange de liquidités. La décision prise en soirée par la BCE a confirmé ces craintes.

Yánis Varoufákis est aujourd’hui à Berlin, où un rendez-vous crucial va se dérouler dans le bureau du ministre des Finances Wolfgang Schäuble. Plus que jamais, Athènes est plongé dans une course contre la montre pour ne pas précipiter ses banques et son économie dans la faillite

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204135297436-la-bce-ferme-ses-guichets-aux-banques-grecques-1090213.php?EfILCjdh7EDJeEQU.99

Source : Les Echos

Grèce : le coup de semonce, très politique, de la BCE

Le coup de semonce est tombé vers 22 heures mercredi 4 février. Il a été tiré de Francfort : la Banque centrale européenne (BCE) a mis la pression maximale sur le gouvernement grec en suspendant le régime de faveur qu’elle accordait jusqu’ici aux banques hellènes, ces dernières pouvant emprunter de l’argent auprès de l’institution monétaire avec des garanties inférieures à celles exigées habituellement.
En pratique, cela ne remet pas en question la capacité des banques grecques à disposer des liquidités, dont elles estiment avoir grand besoin en ce moment. Elles pourront en effet toujours se refinancer auprès de la BCE, mais à à un taux plus élevé, et avec un risque porté seulement par la banque de Grèce.

Lire aussi : Interrogations sur l’état de santé réel des banques grecques

  • La décision de la BCE est-elle une décision « politique » ?

C’est un message très clair, et sans ambiguïtés qui a été adressé par la BCE au gouvernement d’Alexis Tsipras : il s’agit de ramener ce dernier « à la raison ». En somme, la BCE dit à Athènes : il faut négocier, et vite, avec les Européens.

Mario Draghi, le président de la BCE, met ainsi Alexis Tsipras devant un choix cornélien : accepter, très vite, le chemin de négociation proposé – imposé – par les Européens, mais au prix d’un renoncement politique majeur, lui qui a fait toute sa campagne contre la troïka (Fonds monétaire international, Commission et Banque centrale européennes) et l’austérité ; ou prendre le risque de défaut, donc de « Grexit », de sortie de la zone euro.

Avec la décision de la BCE, il va falloir qu’Alexis Tsipras accélère la cadence, et entre sérieusement en négociation avec le reste de l’Eurogroupe (les pays de la zone euro), s’il veut éviter la faillite. Selon plusieurs sources, les Grecs pourraient se trouver à court de liquidités dès le mois de mars.

  • Que veulent obtenir les Européens d’Athènes ?

Pour les Européens, l’urgence est de boucler le deuxième plan d’aide à la Grèce (130 milliards d’euros), déclenché en 2012 et qui se termine le 28 février 2015. Si ce plan n’est pas bouclé « proprement », c’est-à-dire si Athènes refuse de valider le principe de quelques réformes supplémentaires, la Grèce ne recevra pas la dernière tranche de ce plan d’aide, soit environ 3,6 milliards d’euros d’aide.

Les créanciers de la Grèce partagent les mêmes lignes rouges : pas question d’accepter un effacement de la dette grecque. Et pas question de prêter de l’argent sans exiger une surveillance du remboursement de ces sommes – via la troïka ou un autre véhicule.

M. Hollande, chez qui M. Tsipras était venu chercher, mercredi, le soutien d’un chef d’État social-démocrate, est ainsi resté très prudent. Le chef de l’Etat français a certes d’abord insisté sur « le respect du vote du peuple grec : un vote clair et fort qui a sûrement voulu signifier que l’austérité – comme seule perspective et comme seule réalité – n’était plus supportable. » Mais il a ajouté qu’il y a « aussi le respect des règles européennes qui s’imposent à tous, à la France aussi – et ce n’est pas toujours simple. »

« Le calendrier est beaucoup plus serré que Syriza ne semble le penser, relève Krishna Guha, en charge de la politique des banques centrales à la banque d’investissement Evercore, dans une note rédigée mercredi soir, juste après la décision de la BCE. Le gouvernement grec pense qu’il peut se débrouiller seul jusqu’en juin, ce qui laisserait amplement le temps de négocier avec les autorités européennes […] À notre avis, la BCE tente de forcer la cadence de cette courbe d’apprentissage, en freinant le robinet des liquidités avant même que le deuxième plan d’aide s’achève. »

  • Quelle est aujourd’hui la stratégie du gouvernement grec ?

Le nouveau premier ministre grec, Alexis Tsipras a évolué, ces derniers jours, par rapport à ses premières prises de position radicales, dans la foulée de la victoire triomphale aux élections législatives de son parti de la gauche radicale Syriza, fin janvier. Idem pour son ministre des finances, Yanis Varoufakis.

Au gré de leur tournée des capitales européennes (Londres lundi 2 février, Rome mardi 3 février, Bruxelles, Francfort et Paris mercredi 4 février, Berlin jeudi 5 février), M. Tsipras et M. Varoufakis ont nettement infléchi leur discours. Plus question, par exemple, de demander un effacement de la dette grecque (320 milliards d’euros au total), ou de prendre des décisions unilatérales pour mettre fin, sans plus tarder, à l’austérité qui va de pair avec les mesures d’aide, ou en encore de réclamer la fin de la troïka. Leur message est maintenant plus « audible » : ils sont prêts à négocier, et à respecter les règles d’une Eurozone à 19 membres.

Lire aussi : Grèce : trois questions sur la renégociation de la dette

À l’issue de sa rencontre à Paris avec le président François Hollande, mercredi après midi, M. Tsipras a ainsi reconnu : « nous devons mener des réformes en Grèce pour que notre pays devienne crédible », a-t-il dit.

  • Quel est le scénario possible des prochaines semaines ?

Le plus simple, vu le temps imparti, serait de décider une « prolongation technique » du plan d’aide, de quatre ou cinq mois. Le temps de mettre les choses à plat. De redéfinir une trajectoire économique, soutenable, pour la Grèce : quelles réformes mettre en œuvre pour retrouver la croissance ? Quelle part de l’excédent budgétaire primaire allouer aux investissements, aux dépenses sociales, au remboursement de la dette, etc ? Les Européens l’ont dit plusieurs fois : ils sont prêts, de leur côté, à revoir la maturité et les taux des emprunts grecs.

Le problème, c’est que c’est au gouvernement grec de faire la démarche et de demander officiellement une prolongation du plan d’aide. C’est-à-dire accepter officiellement une prolongation de l’action de la troika, dont l’existence est liée au plan d’aide.

Cette perspective est très dure, politiquement, à faire accepter à un premier ministre tout nouvellement élu, qui a construit une partie de sa campagne sur la promesse de la fin de la troïka, et qui risque, s’il accepte le « diktat » de Francfort, d’être très vite complètement démonétisé chez lui.

« La plupart des concessions vont devoir être faites par le gouvernement Syriza, encore dans l’euphorie de la victoire électorale, et avec un mandat démocratique authentique », relève ainsi Krishna Guha, qui prévient : « Attachez vos ceintures, cela va secouer ! »
Source : Le Monde

La BCE suspend le régime de faveur dont bénéficiaient les banques grecques

Le ministre des finances grec s’est voulu rassurant. Dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 février, Yanis Varoufakis a réagi à l’annonce faite quelques heures plus tôt par la Banque centrale européenne (BCE) de priver les banques grecques d’une de leurs sources de financement.
Cette décision n’a « pas de répercussions négatives » sur le secteur financier du pays qui reste « totalement protégé » grâce aux autres canaux de liquidités toujours disponibles, a-t-il affirmé dans un communiqué. A ses yeux, la mesure « met la pression sur l’Eurogroupe [la réunion des ministres de Finances de la zone euro] pour progresser rapidement vers la conclusion entre la Grèce et ses partenaires d’un accord qui bénéficie à chacun » sur l’avenirde la dette et des réformes économiques d’Athènes.
CRAINTES D’UNE ASPHYXIE FINANCIÈRE
L’institution monétaire de Francfort a suspendu le régime de faveur accordé jusqu’ici aux banques hellènes, qui leur permettait d’emprunter de l’argent auprès de la BCE avec des garanties inférieures à ce qu’elle exige habituellement. Motif invoqué par l’institution : « Il n’est pas possible à l’heure actuelle d’anticiper une issue positive » du programme d’aide internationaldont bénéficie la Grèce. Ce faisant, elle a accéléré les craintes d’une asphyxie financière du pays.Dans la pratique, la décision de la BCE signifie que les banques grecques, soumises par ailleurs à de forts mouvements de retrait de capitaux de la part de leurs clients, ne pourront plus compter sur les prêts de la BCE pour acheter de la dette grecque. Or ces banques sont peu ou prou le seul débouché d’Athènes, dont les titres ne trouvent pas d’autres preneurs.

Pour se financer, il reste théoriquement aux banques grecques l’option d’urgence, un mécanisme appelé ELA. Ce dernier permet aux banques centrales nationales, la Banque de Grèce en l’occurrence, de débloquer des fonds pour aider les établissements de crédit à surmonter une crise de liquidités.

LE MINISTRE DES FINANCES À BERLIN

Plus tôt dans la journée, Yanis Varoufakis, en déplacement à Francfort, avait évoqué des « discussions fructueuses » avec le président de l’institution monétaire, Mario Draghi. M. Varoufakis était venu lui demander d’aider la Grèce à « garder la tête hors de l’eau » en soutenant les banques grecques, le temps que la nouvelle équipe au pouvoir s’entende avec ses partenaires européens sur le sort du programme d’aide en vigueur.

Lire aussi : Entre Athènes et la BCE, « une partie de poker menteur »

« Le gouvernement élargit tous les jours le cercle de ses consultations avec ses partenaires et avec les institutions dont il fait partie », insiste le communiqué du ministère des finances. Et le texte d’ajouter qu’Athènes n’en reste pas moins « ferme dans ses objectifs d’appliquer le programme de salut social » et de relance, pour lequel il a été élu lors des législatives du 25 janvier qui ont donné la victoire au parti de gauche radicale, la Syriza.

L’annonce de la BCE est intervenue alors que M. Varoufakis et le nouveau premier ministre, Alexis Tsipras, font une tournée européenne pour tenter de renégocier la dette grecque. Le ministre des finances doit rencontrer jeudi à Berlin son homologue allemand Wolfgang Schaüble.

Lire aussi : Le gouvernement grec en tournée européenne pour rassurer ses partenaires

Mercredi, Alexis Tsipras avait rencontré François Hollande et plusieurs acteurs de la vie politique française, notamment le dirigeant du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a d’ailleurs réclamé après l’annonce de la BCE une audience au chef de l’Etat français, afin de discuter de cet enjeu.

Source : Le Monde

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L’ultimatum de Francfort

5 février 2015

Par

La Banque Centrale Européenne vient de choisir son camp, et c’est – qui s’en étonnera – celui de l’Allemagne. Par la mesure qu’elle vient de prendre contre la Grèce, elle envoie un signal très clair au nouveau gouvernement : restez dans le cadre du plan d’aide décidé par la « Troïka ». Mais, elle vient de déclencher un processus qui peut aboutir à l’inverse de ce qu’elle recherche. Loin de faire céder le gouvernement grec, cette mesure pourrait le forcer à prendre des mesures radicales qui, à terme, provoqueraient une rupture définitive entre la Grèce et ses créanciers et conduiraient ce pays à sortir de l’Euro. Telle est la logique du jeu de « poulette » (chicken) que l’on a décrit dans la note précédente[1].

Les mesures de la BCE

La BCE a donc décidé le mercredi 4 février au soir de suspendre l’exception qu’elle consentait à la Grèce, le fait d’accepter temporairement les obligations d’Etat grecques en collatéral pour des prêts des banques grecques. Les raisons de cette exception étaient l’adhésion de la Grèce au plan d’aide élaboré par la Troïka, et dont les conséquences ont été si désastreuses, que ce soit pour les Grecs ou pour les finances de l’Etat. En soi, cette mesure n’est nullement décisive. Mais, il y a peu de doutes qu’elle provoque dans les jours qui viennent à Athènes une panique bancaire, ce que les économistes appellent un « bank run ». Les banques grecques auront désespérément besoin de liquidités. Elles pourront en demander à la BCE dans le cadre d’un programme d’aide urgent à la liquidité bancaire nommé ELA. Mais, ce programme est soumis aux règles de la Troïka et il n’a été renouvelé que jusqu’au 28 février.

Concrètement, cela équivaut à mettre un pistolet sur la tempe d’un gouvernement nouvellement élu pour exiger de lui qu’il renonce à des mesures approuvées par son électorat. On appréciera le sens aigu de la démocratie des dirigeants de la BCE et plus généralement des autorités européennes.

Les possibles réactions du gouvernement grec

Face à ce qu’il faut bien appeler un ultimatum le gouvernement grec peut se décider à capituler. Ce faisant, il se saborderait politiquement. Un sondage réalisé dimanche dernier montre que 70% des Grecs, soit en réalité bien plus que ceux qui ont voté SYRIZA le 25 janvier, soutiennent le gouvernement et le pensent capable de mener une véritable politique de survie pour le pays.

Le gouvernement Grec peut donc mettre en place des contre-mesures. Certaines sont techniques (fermeture momentanée des banques, limites aux retraits des particuliers). Mais d’autres sont plus politiques. En réalité, quand la BCE dit prêter aux banques grecques, cela veut dire qu’elle autorise la Banque Centrale de Grèce à le faire. L’organisation de la BCE n’a pas supprimé les différentes Banques Centrales des pays membres de la zone Euro. Elle les a mises en réseau et sous l’autorité de la BCE, opérant depuis Francfort. Le gouvernement grec peut donc décider de réquisitionner la Banque Centrale pour la contraindre de continuer à alimenter en liquidités (en Euro) les banques grecques. Mais, ce faisant, il viole les traités constituant l’Union Economique et Monétaire, c’est à dire la zone Euro. Il pourrait donc le faire constatant la menace que fait peser la BCE sur la Grèce, et prenant à témoin la population de ce fait inouï d’une instance technique s’immisçant dans les chois politiques d’un peuple souverain.

Les conséquences.

Une telle décision serait bien entendu lourde de conséquences. Ce serait au tour de la BCE d’être le dos au mur. Si elle acceptait la mesure de réquisition, elle reconnaitrait son impuissance et donnerait des idées d’indépendance aux autres pays. Ceci dans un cadre où elle a déjà pris acte de la fragmentation croissante de la zone Euro, comme en témoignait les mesures annoncées par Mario Draghi le 22 janvier, et que l’on a un peu hâtivement assimilées à un « quantitative easing ».

En fait, la pression allemande, directe et indirecte (par le biais de pays alliés à l’Allemagne comme la Finlande et l’Autriche) est aujourd’hui telle sur la BCE que l’on voit mal cette dernière accepter un possible fait accompli venant d’Athènes. Il faut le répéter, ce qui est en cause c’est la politique d’austérité de Mme Merkel et surtout son imposition à l’ensemble de l’Europe, condition nécessaire à ce que ne se mette pas en place une logique d’Union de Transfert au détriment de l’Allemagne. Cette dernière ne peut céder, ou alors elle verra sa crédibilité disparaître instantanément.

En cas de réquisition de la Banque Centrale de Grèce, réquisition qui pourrait alors survenir le 28 février ou le 1er mars, la Banque Centrale Européenne pourrait décider de ne plus accepter en circulation les euros « grecs ». Une telle mesure a déjà été temporairement appliquée à Chypre. Cela revient à expulser, ou à menacer de le faire, un pays de la zone Euro.

Une sortie de l’Euro?

En réalité, la Grèce est aujourd’hui dans une meilleure situation qu’elle ne l’était en 2010 pour envisager une sortie de l’Euro. A cette époque, le budget était gravement déséquilibré. Aujourd’hui, le budget est équilibré au niveau du solde primaire, ce qui revient à dire que si la Grèce n’avait aucune dette (et donc pas d’intérêts à rembourser) elle n’aurait nul besoin d’emprunter à nouveau, et bénéficierait même d’un excédent. La balance commerciale, elle, est légèrement déficitaire. Mais, compte tenu des élasticités-prix qui peuvent être calculées, si la Grèce dévaluait de 30% à 35%, elle accroîtrait ses exportations de manière significative et serait en excédent. Signalons d’ailleurs qu’une dévaluation de la monnaie grecque accroîtrait les ressources fiscales en monnaie locale, provenant des armateurs car ces derniers opèrent en dollars. Quant aux investissements directs dans ce pays, on imagine sans peine qu’avec un budget à l’équilibre, un solde commercial positif et un avantage compétitif très sérieux sur ses concurrents, ils ne tarderaient pas à affluer. Bien entendu, la Grèce ferait défaut sur sa dette dans le cas d’une sortie de l’Euro. Mais, n’ayant plus à emprunter, elle ne risque rien à se couper de ses créanciers. Au-contraire, ce sont ces derniers qui viendront à résipiscence, comme le montre l’histoire des- nombreux pays qui sont passés par un défaut sur la dette.

Une dévaluation de 30% à 35% redonnerait à l’économie non seulement sa compétitivité mais elle permettrait au gouvernement d’avoir des marges de manœuvres dans le domaine social, en même temps qu’il en aurait par le défaut de fait sur la dette.

La Grèce doit dont regarder résolument la possibilité de sortir de la zone Euro. Si une telle solution devait s’imposer, ce n’est pas elle, mais la Zone Euro elle-même, qui en subirait les conséquences. Elle doit dire aux autorités de la BCE et de l’Union Européenne que, s’il le faut, elle n’hésitera pas devant une telle solution.

De quoi s’agit-il ?

Il convient de ne pas se laisser abuser par la technicité, réelle ou imaginaire, des différentes mesures et contre-mesures qui ont été ou qui pourront être prises. Fondamentalement, la mesure prise par la BCE pose le problème de la souveraineté populaire dans un pays membre de la Zone Euro, c’est à dire le problème de la démocratie.

Nous sommes aujourd’hui confrontés au conflit inexpiable entre la légitimité technocratique et la légitimité démocratique.

En cela, l’issue pour la Grèce nous concerne tous.

Voulons nous vivre libre ou acceptons-nous le joug ?


[1] Sapir J., « Grèce, un jeu complexe », note publiée sur RussEurope, le 3 février 2015, http://russeurope.hypotheses.org/3389

170 réponses à La BCE ferme ses guichets aux banques grecques

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 05 février 2015 à 10h37

“Ce qui se joue entre la BCE et la #Grèce c’est en réalité la question de la #Souveraineté et de la #Démocratie”

Effectivement. En particulier la grande question des Banques Centrales “indépendantes” des gouvernements des citoyens, mais dépendantes d’un groupuscule de grandes banques privées, travaillent pour l’intérêt des “0.1%”. Erdogan vient de se plaindre du rôle de “sa” banque centrale, et la même question se pose en Russie. La Chine pendant ce temps créé du yuan à tours de bras depuis 2008, et rachète un peu tout partout (comme les US).

A l’époque où le pognon c’était l’or et l’argent, les gouvernements DEVAIENT se tourner vers ceux qui en avaient pour en emprunter. Mais depuis que le pognon n’a plus rien à voir avec le réel (depuis la création de la FED, avec un papier basé à seulement 40% sur l’or, puis 1971 avec la fin complète de la convertibilité papier/or), pourquoi les gouvernements continuent-ils à emprunter du pognon à des “banques centrales” oligarchiques qui ne font que créer une ligne comptable, pour récupérer ensuite des intérêts provenant d’impôts provenant de vrai travail ??

C’est la question absolument essentielle, et y répondre permettrait de tout résoudre (retraites, emploi, prospérité, avenir des jeunes, démocratie) par une solution citoyenne permettant la paix.

Quant à la Grèce, ils un problème pratique : concevoir les nouveaux drachmes, et trouver un imprimeur capable de faire des billets sécurisés. L’UERSS fera de son “mieux” pour que ce soit une catastrophe, afin de dissuader ceux qui souhaiteraient fuir le “paradis” eurocratique.

  1. BA Le 05 février 2015 à 10h13
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    La BCE tente encore une fois clairement l’intimidation qui avait réussi par deux fois à faire céder les pouvoirs en place : en 2010 en Irlande et en 2013 à Chypre. La BCE affirme encore une fois un rôle politique qui n’est guère en accord avec sa soi-disant indépendance. Reste la question : Athènes baissera-t-elle la tête comme jadis Nicosie et Dublin ? Impossible à dire. Ce soir, Athènes a répété qu’il n’était pas question d’accepter la poursuite de l’austérité. La BCE est-elle prête à prendre le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro et le gouvernement grec est-il prêt à abandonner ses promesses électorales ? Toute la question est là.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150204trib38e533885/grece-le-coup-de-force-de-la-bce.html

    « Rodrigue, as-tu du cœur ? » (Corneille, dans sa pièce Le Cid)

    « Alexis, as-tu des couilles ? » (BA)


    • Lamonette Le 05 février 2015 à 11h54
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      Moi, j’en reste à l’espérance.

      Et donc, Rodrigue as tu du cœur?

      Car , pour le reste, se livrer aux mains de Monsieur PIGASSE me fait rire jaune.

      J’espère qu’enfin sera prise l’offre russe, qui, j’en suis d’accord, ne pourra pas aller très loin.

      Mais cela ficherait un tel bordel dans les 36 bandes de billard jouées que février voire même mars pourraient être assurés et donneraient lieu à une nouvelle donne très modeste, j’en conviens, mais permettant de redistribuer les cartes sur d’autres pbs.

      Je sais , auj, je suis optimiste,…. par volonté.


      • K Le 05 février 2015 à 17h13
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        Le point positif c’est qu’on va vite être fixé sur le devenir de la zone euro. Les cartes vont être retournées et on va savoir qui bluff et qui a du jeu. Cette “séquence” est un accélérateur de l’Histoire : on ne fait plus de la prospective à 10 ans, on parle d’une issue dans quelques semaines, voir quelques jours.


    • vérité2015 Le 05 février 2015 à 17h25
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      Un ‘chypriotage’ des comptes est il possible dans ce cas ?


    • rouille Le 05 février 2015 à 19h22
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      Le but de la BCE, c’est la grande braderie des iles grecques au profit des tours opérateurs et des milliardaires qui veulent s’acheter leur paradis terrestre. La Grèce a commencé a être dépecée mais c’est mal connaître les grecs. L’Eglise Orthodoxe grecque peut très bien faire alliance avec ce gouvernement et se retourner vers les BRICS et notamment la Sainte Russie pour se tirer de ce mauvais pas, ça n’est pas impensable. Et même se tourner vers le monde musulman qui d’après les discours de Sheikh Imran Hosein serait une interprétation possible pour abattre la bête.


    • vérité2015 Le 05 février 2015 à 19h37
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      Chypriotage (bail in) et contrôle des capitaux en vue:

      http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-02-05/one-way-greece-can-keep-its-banks-alive

      Et une première mondiale,une manifestation en ce moment mais PRO gouvernement et anti BCE à Athènes:

      Thousands Of Anti-ECB Protesters Gather In Athens In “First Greek Pro-Government Rally” – Live Feed
      http://www.zerohedge.com/news/2015-02-05/thousands-anti-ecb-protesters-gather-athens-first-greek-pro-government-rally-live-fe

      Coté Ukraine la monnaie locale a perdu 35 pct de sa valeur en un jour,un autre défaut en vue.


  2. caroline Porteu Le 05 février 2015 à 10h15
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    Commentaires de Sapir et de Marie Noelle Lienemann sur twitter

    MN Lienemann ‏@mnlienemann
    L’annonce de la BCE contre la Grèce a une finalité idéologique : montrer aux peuples qu’ils ne décident pas. La France doit réagir fortement

    MN Lienemann ‏@mnlienemann
    La république c’est le primat de la souveraineté populaire sur lois divines. La démocratie ne saurait céder face aux dogmes BCE ou marchés
    Jacques Sapir ‏@russeurope 1 hil y a 1 heure
    Ce qui se joue entre la BCE et la #Grèce c’est en réalité la question de la #Souveraineté et de la #Démocratie


    • papy Le 05 février 2015 à 10h31
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      Lienemann était avant-hier soir chez pulvar … pour parler de la partielle du doubs et du scandaleux vote FN !!!
      Le peuple est souverain sauf s’il ne vote pas comme eux ! N’est-ce pas madame la sénateur ? 🙂


      • Jean-Pierre Le 05 février 2015 à 12h56
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        C’est bien pour cela qu’il faut, au plus vite, sortir les sortants, en leur bottant le cul… Y en a marre de tous ces abrutis politiconnards et irresponsables, mais aussi moralisateurs ! Un comble !


      • franckmilan Le 05 février 2015 à 17h51
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        papy t as pas de chance : linnemanne fait partie des 2 ou trois politiques sur les milliers qui nous niquent qui soit honnête….après ton raisonnement n’est pas forcément faux en général mais ELLE est intègre…elle a toujours été écarté du pouvoir…parce que c’est une sacré teigneuse tu peux pas savoir !!!


        • Alain Rousseau Le 05 février 2015 à 22h24
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          “Après la bombe atomique, il restera les cafards et Marie-Noëlle Lienemann.” (J.-L. Mélenchon, janvier 2011)


    • Kiwixar Le 05 février 2015 à 10h37
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      “Ce qui se joue entre la BCE et la #Grèce c’est en réalité la question de la #Souveraineté et de la #Démocratie”

      Effectivement. En particulier la grande question des Banques Centrales “indépendantes” des gouvernements des citoyens, mais dépendantes d’un groupuscule de grandes banques privées, travaillent pour l’intérêt des “0.1%”. Erdogan vient de se plaindre du rôle de “sa” banque centrale, et la même question se pose en Russie. La Chine pendant ce temps créé du yuan à tours de bras depuis 2008, et rachète un peu tout partout (comme les US).

      A l’époque où le pognon c’était l’or et l’argent, les gouvernements DEVAIENT se tourner vers ceux qui en avaient pour en emprunter. Mais depuis que le pognon n’a plus rien à voir avec le réel (depuis la création de la FED, avec un papier basé à seulement 40% sur l’or, puis 1971 avec la fin complète de la convertibilité papier/or), pourquoi les gouvernements continuent-ils à emprunter du pognon à des “banques centrales” oligarchiques qui ne font que créer une ligne comptable, pour récupérer ensuite des intérêts provenant d’impôts provenant de vrai travail ??

      C’est la question absolument essentielle, et y répondre permettrait de tout résoudre (retraites, emploi, prospérité, avenir des jeunes, démocratie) par une solution citoyenne permettant la paix.

      Quant à la Grèce, ils un problème pratique : concevoir les nouveaux drachmes, et trouver un imprimeur capable de faire des billets sécurisés. L’UERSS fera de son “mieux” pour que ce soit une catastrophe, afin de dissuader ceux qui souhaiteraient fuir le “paradis” eurocratique.


      • Deres Le 05 février 2015 à 11h19
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        Une dévaluation massive revient au même que des hausse d’impôts massives. Dans les faits, cela diminue la richesse des habitants de manière définitive. les hommes politiques ne préfère la première alternative uniquement car ils peuvent mettre les effets négatifs sur le dos des “capitalistes” et des “profiteurs”. Mais dans les deux cas, c’est juste une manière de capter une portion plus grande de la richesse du pays pour financer un programme électoral.

        Croire que la Grèce s’en sortira mieux en sortant de l’Euro est une fable. Leur pouvoir d’achat s’écroulera d’autant plus que l’Euro est déjà fort bas. Et l’Europe n’acceptera probablement pas de renoncer à la dette grecque comme cela d’un trait de plume. Tout commerce avec l’Europe serait surement très difficile pendant un certain temps avec surement impossibilité des échanges de devises.


        • Caramba! Le 05 février 2015 à 19h01
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          Bonjour Déres,
          Elle peut commercer avec d’autres.


        • Wilmotte Karim Le 05 février 2015 à 20h09
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          Pour rappel, la Grèce peut rester dans la zone euro et tout se passer tres bien (selon le point de vue de la Troika) SI…

          La Grèce CONTINUE l’austérité*.
          En bref, après 6 ans d’effort insensé dont le résultat est le DÉSASTRE économique et sociale prévu, il faut… continuer!

          Pour aggraver encore l’effondrement économique et social, en vue de déclencher un désastre politique (Aube Dorée, coup d’état, guerre civile?)

          La Grèce ferait-elle mieux de sortir ou de rester?
          La Grèce ferait mieux de sortir si le maintien dans la zone doit se faire jusqu’au dernier Grec vivant (hors oligarques, évidement).

          Par contre, il y a une TRES grande différence entre la dévaluation interne (austérité) et la dévaluation monétaire : votre dette est réduite en cas de dévaluation, elle vous asphyxie en cas de dévaluation interne.

          Rappelons que la Grèce est en train de (tenter de) placer les limites de l’acceptabilité sociale des mesures de sacrifices des peuples.

          *”La sixième révision par le FMI du programme d’emprunt de 28 milliards d’euros sur quatre ans pour la Grèce fait partie d’un plan de sauvetage financier de grande envergure visant à s’assurer que la Grèce atteigne certains objectifs budgétaires et de réforme avant de lui accorder une nouvelle tranche du prêt.”
          http://french.peopledaily.com.cn/International/n/2015/0127/c31356-8841597.html


      • Deres Le 05 février 2015 à 11h22
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        La démocratie n’est pas en jeu. les grecs et leur gouvernement font ce qu’ils veulent. Mais c’est à eux d’assumer les conséquences de leurs actes, pas aux autres européens. Le vote des grecs ne dicte pas la politique de l’ensemble de l’Europe. Ils ont voté pour que l’Europe leur donne des tombereaux d’euros sans demander de remboursement. Mais cette décision cela n’est pas du ressort du gouvernement grec mais des instances européennes.


        • step Le 05 février 2015 à 14h28
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          avec un couteau monétaire sous la gorge on ne fait pas ce que l’on veut.

          A titre personnel, je suis assez amusé de voir cette possibilité de sanction (par manque de visibilité) être appliquée avec une telle célérité, alors même que le promu se présente à ses collègues. Je pense qu’il y a un vrai souhait de transformer le choix grec en catastrophe pour faire peur aux autres peuples tentés par une sortie de l’euro. Un fascisme de la peur aux oripeaux démocratiques afin de garantir la rente de position aux gouvernants sortants. A défaut d’être force de proposition, on peut garder le pouvoir par sa capacité de nuisance. En voici un exemple.


      • boduos Le 05 février 2015 à 11h29
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        Obama à convoqué Merkel pour lui signifier qu’il ne veut pas que la Grèce sorte de l’euro et qu’elle n’aie d’autre solution que de se tourner vers la Russie (pour ses finances et ses exportations agricoles ainsi que ses investissements) .ce qui correspondrait à une sortie de L’OTAN et une deuxième base russe en méditerranée,après tout le mal que L’OTAN s’est donné pour les virer de Tartous.
        Tsipras ,dès son élection ,avait multiplié les déclarations et gestes qui sous entendaient une sortie vers la Russie “justinienne”
        effectivement ça va chauffer ,attention à Gladio ! et si Merkel cède ,à terme ce sera le glas de l’austérité.
        si Tsipras cède,il devra laisser la place à “aube dorée” en embuscade.


        • Lusofranc Le 05 février 2015 à 17h04
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          @Boduos
          Entierement d’accord (et meme plus) avec votre post…
          Si l’on rajoute a l’hypothese d’un rapprochement de la Grece avec Moscou,la Turquie qui lorgne de plus en plus vers la Russie,…C’est sûr que les uniens et leurs caniches de l’UE,vont pas etre contents contents…:-)


        • Gaïa Le 05 février 2015 à 19h05
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          @boduos

          Obama peut régler le problème de la Grèce comme il veut. Il sait exploiter l’arme du chaos à sa guise. La Grèce seule n’est pas menaçante pour lui. Par contre un nouveau rapport de forces politiques plus à gauche ( l’effet Merkel) dans l’Europe du Sud qui influencerait aussi certains pays du Magreb, oui là ça craint et pourrait déséquilibrer la donne en méditerranée .


      • Renaud 2 Le 05 février 2015 à 11h56
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        Parfaitement en accord avec votre commentaire Kiwixar. Il faut remonter à la source du pouvoir, c’est-à-dire l’argent. A partir du moment où des Etats doivent emprunter et payer des intérêts à des banques centrales indépendantes, ces banques centrales sont de facto au-dessus des Etats. Or, ces banques centrales sont des organismes PRIVES. Et c’est là qu’intervient le problème médiatique, ce fait est passé sous silence. Mais ça ne date pas d’hier, ni même de la FED. Dans un exposé d’Henri Guillemin, j’apprenais que la Banque de France, lors de sa création en 1800 appartenait à des fonds privés. Mais en fait, ce n’est même pas un secret, c’est inscrit en toutes lettres dès la première phrase sur Wikipedia : ” La Banque de France est la banque centrale de la France. Il s’agit d’une institution bicentenaire, de capital privé lors de sa création le 18 janvier 1800, (…) “.
        L’argent n’est absolument pas neutre. La création monétaire est source de pouvoir. L’endettement est un moyen de pression considérable. John Adams, deuxième président des US, né en 1735, le disait déjà : ” Il y a deux manières de conquérir et d’asservir une nation, l’une est par les armes, l’autre par la dette. “


        • Balthazar Le 05 février 2015 à 17h13
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          Vous pouvez même remonter encore le temps et ô surprise vous tombez sur…les anglais ! 1694.


          • Renaud 2 Le 06 février 2015 à 00h25
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            La création de la banque d’Angleterre, la pionnière des banques centrales !


      • Toony Le 05 février 2015 à 14h22
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        Votre commentaire me fait penser à cette histoire : L‘île des naufragés ou la monnaie n’est qu’un contrat.

        Vue dans ce document : http://www.journarles.org/IMG/pdf/La_face_cachee_de_la_monnaie_ecran.pdf

        Bonne lecture


      • Irribarria Franck Le 05 février 2015 à 17h04
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        Bonjour,

        Créer des Drachmes est bien entendu la solution, là est la souveraineté, maintenant une question, quelle sont les réserves d’or de la Grèce ??

        Et j’en profite au passage pour signaler le fait, qu’on devrez nous aussi se préoccuper un peu plus du notre, OR, un petit audit sur nos réserves en France, et un rapatriement express si on en possède à l’étranger, on ne sait jamais.

        Cordialement

        Franck


        • Lusofranc Le 05 février 2015 à 17h09
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          @irribarria
          La patrone du FN a demandé il y a peu temps un audit a la banque de France sur son “or”…M’est avis qu’elle n’est pas a la veille d’avoir une reponse ! 🙂 🙂


          • Irribarria Franck Le 05 février 2015 à 17h21
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            Bonsoir,
            Je suis très rarement d’accord avec les propos de Marine le Pen, car à mon avis, elle s’en prend toujours au plus faibles, aux victimes en fait, elle oublie tout le temps de nous parler des véritables responsables.
            La par contre, pour ce qui est d’un audit sur nos réserve d’or, je suis tout à fait d’accord avec elle, je pense même que cela est urgent.
            Cordialement
            Franck


      • franckmilan Le 05 février 2015 à 17h57
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        moi je pense au contraire que les russes et les chinois feraient le boulot pour nous la mettre bien profond : ce sera facile et ils auront raison de le faire….


      • franckmilan Le 05 février 2015 à 18h07
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        n’importe quoi : moi je pense au contraire que les russes ( et même la turquie ??) et les chinois feraient le boulot pour nous la mettre bien profond : ce sera facile et ils auront raison de le faire….d’ailleurs les usa ne veulent pas d’une sortie de l’europe, premier domino chypre ?? et la montée d’Aube dorée dans l’ombre… bref leur marché protégé ( l’europe) se casse la gueule…et ça il n’en est pas question.


      • lvzor Le 05 février 2015 à 18h31
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        “pourquoi les gouvernements continuent-ils à emprunter du pognon à des “banques centrales” oligarchiques qui ne font que créer une ligne comptable, pour récupérer ensuite des intérêts provenant d’impôts provenant de vrai travail ??”

        On connaît tous la réponse, mais je vais l’écrire quand même : Parce que c’est la fonction même de ces gouvernements-là, composés de gens qui avant même de se présenter à une quelconque élection ont donné toutes les garanties assurant qu’ils accompliront bien la mission de pressurer les pauvres au profit de la finance internationale moyennant confortables rétro-commissions.

        Les gouvernements occidentaux sont les valets des bénéficiaires de parachutes dorés et de retraites-chapeau qui nous rabâchent sur tous les tons que nous devons absolument renoncer aux acquis sociaux et qu’il faut absolument diminuer le “coût du travail” ie. les salaires.

        …et ça marche 🙁


      • coinfinger Le 05 février 2015 à 20h51
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        Je dirais méme plus , depuis que la population , l’or étant démonétisé , n’a plus de moyens de pression , direct sur les banques et la banque centrale , états et financiers , peuvent se livrer à leurs penchants , pervers , par essence .


    • Gaïa Le 05 février 2015 à 11h11
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      @ Caroline
      Tout ce beau monde de la gauche ont un discours qui ne tient pas la route face à leur position réformiste vis à vis de l’UE et de l’euro. Ce qui est demandé à la Grèce ne tient absolument pas compte du verdict populaire pas plus que n’a été tenu compte du nôtre en 2005. La sortie de cette dictature de plus en plus impossible à soutenir imposée par la troïka et l’euro sacré est plus proche qu’on ne le pense. Mais personne n’y est préparé à gauche et c’est ça le véritable problème.


    • Jacques Le 05 février 2015 à 11h27
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      Je suis
      SYRIZA


    • Drômois Le 05 février 2015 à 16h07
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      “La république c’est le primat de la souveraineté populaire …” ???
      La 5ème République c’est la pire de toutes: avec 25% de l’électorat représenté par 2 députés, avec la chape de plomb idéologique de l’Elysée, avec le pouvoir absolu de l’exécutif comme l’a voulu de Gaulle pour empêcher la guerre civile en 1958, etc ..
      Cette république doit être dissoute et remplacée par un “Etat Francais” qui restaure enfin la démocratie


    • lili 2b Le 05 février 2015 à 17h15
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      On le sait depuis 2005


  3. okeanos Le 05 février 2015 à 10h17
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    Varoufakis avait prédit ce genre de réaction de la BCE dès le mois de décembre dernier : c’est donc probablement intégré dans la liste des scénarios possibles. On le saura vite.

    Les déclarations de Varoufakis du 9 décembre : http://www.okeanews.fr/20150205-varoufakis-predisait-les-menaces-de-la-bce-en-decembre-dernier


    • okeanos Le 05 février 2015 à 10h37
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      Malgré la décision de la BCE de la nuit dernière, la Grèce annonce la poursuite de son agenda anti-austérité : “La Grèce n’utilise aucun chantage et ne sera soumise à aucun chantage”


      • step Le 05 février 2015 à 14h35
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        le chantage du fusible… un peu quand même. La position de faiblesse peut être retournée en position de force dans un chantage asymétrique. Je conseille d’ailleurs aux grecs de le faire sans hésiter. C’est le seul moyen qu’ils aient de résister au sabotage de leur vote.

        Par contre pour faire cela, il faudra crédibiliser le bluff, voir le réaliser ->grexit.


    • Gaïa Le 05 février 2015 à 15h07
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      L’important est que les dirigeants exposent aux Grecs les contraintes imposées par la BCE, ce que cela signifie en terme de rupture et d’impasse créées par la zone euro empêchant toute amélioration de la situation. Il leur faudrait présenter assez vite un plan B pour ne pas se retrouver en position de faiblesse face au programme qu’ils avaient présenté à leurs électeurs. La tâche est complexe car le peuple grec n’était pas prêt à une sortie de l’euro et Syriza n’en a jamais parlé . Le cheminement des mesures se fera donc au fur et à mesure des contradictions rencontrées et j’imagine que l’élan Syriza ne voudra pas mourir trop vite pour contenter l’UE. J’ai peine à croire qu’ils aient été assez naïfs pour ne pas avoir envisagé dans leur scénario cette position de la BCE et des contre- mesures.


  4. caroline Porteu Le 05 février 2015 à 10h18
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    Et le contre feu immédiat :
    Décision de la BCE: pas de préjudice pour le secteur financier grec

    Athènes – La décision mercredi soir de la BCE de priver les banques grecques d’une de leurs sources de financement n’aura pas de répercussions négatives sur le secteur financier du pays, qui reste totalement protégé grâce aux autres canaux de liquidités toujours disponibles, a affirmé le ministère grec des Finances dans un communiqué.

    La liquidité et le financement du système bancaire grec sont assurés et il n’y a donc pas de raison de s’inquiéter, a renchéri jeudi matin le porte-parole du gouvernement, Gabriel Sakellaridis, cité sur la télévision Mega.

    http://www.romandie.com/news/Decision-de-la-BCE-pas-de-prejudice-pour-le-secteur-financier-grec_RP/562662.rom


  5. Homère d'Allore Le 05 février 2015 à 10h20
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    Le cours boursier des banques grecques s’effondre.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/02/05/97002-20150205FILWWW00097-la-bourse-d-athenes-s-effondre-de-plus-de-9.php

    C’est maintenant où va voir qui va caner devant l’obstacle.

    Tous ceux qui disent que Tsipras va se coucher vont rapidement le savoir. Comme tous ceux qui pensent l’inverse.

    Car il importe peu, dans ce type de “Kaïros” de connaître ce que les uns ou les autres ont dit ou écrit avant…
    Soit certains se renient, soit la zone € explose !

    Et tout peut se jouer à très peu de choses. Comme dans une bataille.


    • Deres Le 05 février 2015 à 11h13
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      Ils sont obligés d’être ferme avec la Grèce, le mauvais élève, car les autres élèves qui ont mieux fait leurs devoirs sont très attentifs à la situation … Se laisser faire par la Grèce reviendrait à lâcher le barrage du populisme partout en Europe. Tout les partis d’opposition des pays européens prendrait le pouvoir en promettant du lait et du miel piqué dans les poches européennes …


      • Homère d'Allore Le 05 février 2015 à 11h18
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        @Deres

        Votre commentaire résume parfaitement la position de Wolfgang Schäuble.

        On peut se permettre de penser autrement mais nous vous remercions de le faire s’exprimer par votre post !


      • ledebat Le 05 février 2015 à 11h59
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        Le nouveau gourverment grec le sait très bien.
        Il est capable de faire sauter la zone euro, et ça c’est un sacré joker 😉


      • step Le 05 février 2015 à 14h36
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        c’est vrai, être populiste avec les riches c’est normal, mais avec les gueux….


      • Gaïa Le 05 février 2015 à 15h35
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        @ Deres
        Le principal risque ‘souverain’ pour les banques françaises n’est plus un possible défaut de la Grèce mais plutôt celui de l’Italie (330 milliards d’euros) et, dans une moindre mesure, l’Espagne (100 milliards d’euros).

        Voir tableau: http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20150126tribcb3c6efc5/dettes-souveraines-un-risque-sous-estime-par-les-banques-francaises.html


      • Feuille de Mars Le 05 février 2015 à 23h03
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        Deres, vous dites :

        @@@Tout les partis d’opposition des pays européens prendrait le pouvoir en promettant du lait et du miel piqué dans les poches européennes …@@@

        Mais ne nous a-t-on pas promis le lait et le miel avec le saint-euro, l’ordre avec la sainte UE, la paix avec la sainte-OTAN ? Que faut-il choisir entre un populisme qui promet la fin des charges et une possibilité de se redresser après, et une austérité européiste qui demande (toujours aux mêmes) des sacrifices et qui n’améliorent jamais la situation et qui nous mets pieds et poings liés face aux USA et aux Chinois, surtout avec le TAFTA ? Les europésites de droite comme de gauche ont tout pouvoir depuis des années, pas les populistes, si la situation est si déplorable, c’est donc bien de la faute des européistes, non ?


      • FWbaptmat Le 06 février 2015 à 07h29
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        “Le barrage du populisme va céder ”
        Nous y voilà, le populisme. Le mot-valise emblématique de l’enfumage dominant.


    • bourdeaux Le 05 février 2015 à 22h47
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      Je crois que seule une décision politique peut faire exploser la zone €. Le prochain défaut grec fera trembler les bilans bancaires, c’es tout. A ce sujet, je serais curieux de connaître le niveau d’exposition de nos BNP, SG et CA à la dette grecque ( ont-elles encore du papier grec ou ont-elles tout bazardé dans la BCE ?). Plus généralement, je voudrais bien savoir OU est le papier grec aujourd’hui, en dehors de l’euro système ,car quand s’annoncera le défaut, TSIPRAS devra désigner qui sont les premiers sur la ligne de tir : les banques centrales ou les créanciers privés, s’il en reste…


  6. Erstam Le 05 février 2015 à 10h22
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    C’est Bernard Tapie qui disait de manière très gracieuse:

    “Quand tu dois 1000 euros à ta banque, elle te tient par les couilles. Quand tu dois 10 millions à ta banque, c’est toi qui la tient par les couilles.”

    La BCE joue les durs, mais si la Grèce coupe les ponts et fait défaut, elle aurait beaucoup plus à perdre…


    • Maurice Le 05 février 2015 à 10h34
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      c’est Sulitzer qui le disait bien avant lui, il me semble!


    • Kiwixar Le 05 février 2015 à 10h53
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      Je reste songeur sur ça (la BCE qui aurait quelque chose à perdre), ça me semble provenir d’une époque révolue où la fraude des banques n’était pas généralisée et les bilans de la FED et de la BCE avaient un sens.
      Le bilan de la FED est passé (en dollars constants) de 1000 milliards de dollar en 2008 à plus de 4000 milliards aujourd’hui, avec une augmentation de 30% en 2 ans… imaginons qu’ils continuent à allourdir leur bilan en rachetant de la dette du Trésor US à tours de bras, il se passerait quoi?
      Rien.

      Pareil pour la BCE, elle peut s’alourdir autant qu’elle veut, ce n’est pas en créant du vent que le bateau s’alourdit. La seule limite, c’est la capacité de remboursement de l’emprunteur.
      Avec des taux BCE > banques à quasi-0, les banques du cartel vont bien, et en cas de problème, elles peuvent demander une ligne supplémentaire à la BCE.

      Le problème, c’est la capacité de remboursement des Etats, car le paiement des intérêts provient des impôts, et les citoyens (autant en UERSS qu’aux USSA) sont sous l’eau.
      Quand on ne peut plus tondre le mouton, on fait quoi, on l’immole?
      On l’envoie à la guerre?


      • Mélissa Le 05 février 2015 à 22h02
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        @Kiwixar,
        Quand le plan À foire,on passe au plan B…
        Si ça foire de nouveau,…au plan C…
        Le plan D,c’est le tout pour le tout…,ça passe ou ça casse…,je pense qu’on en est là…
        Le plan E?…
        Replis stratégique !…


        • Kiwixar Le 06 février 2015 à 01h43
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          Je pense qu’ “ils” (les 0.1¨%) en sont toujours à leur Plan A qui fonctionne comme prévu :
          (1)- récupérer la création monétaire par le biais d’un réseau mondial de banques centrales privées
          (2)- appauvrir les nations et les individus afin qu’ils vendent leur or (acheté avec du papier des “banques centrales”)
          (3)- endetter les nations (par la guerre notamment) pour qu’elles vendent non seulement leur or, mais aussi tous les services régaliens
          (4)- détruire le papier en revenant à la “relique barbare” sur laquel ils auront un quasi-monopole
          (5)- atteindre l’immortalité (recherche sur les télomères, organes) mais pour les 0.1% uniquement
          (6)- rendre le gueux obsolète en le remplaçant par des robots

          Le glitch dans le plan, c’est internet qui permet une prise de conscience mondiale. En cas de Front Populaire 2.0, passage au mode “guerre” et (5) destruction du papier (toutes les économies des gueux).


    • Ray Le 05 février 2015 à 12h54
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      @ Erstam , Bonjour .
      Je vois que vous semblez intéressé par le parcours de Mr Tapie.
      Moi aussi, mais pour d’autres raisons ,recherches, de la ” cause des causes “.
      Un couillu oui ! Des couillons en grand nombre, j’en suis persuadé .
      Un des aspects pouvant permettre de mieux comprendre l’évolution rapide de Mr Tapie dans le “milieu des affaires”, c’est de passer au peigne fin l’époque de l’évolution du system Bancaire des années 70. L’implémentation exponentielle de l’électronique afin de collection d’informations
      (datas). Datas = Analyses = prises rapides de décisions = profits = pouvoir…..( sans oublier de possible dérive malencontreuse de délits d’initiés ).
      Voir et disséquer; SSII…. http://fr.wikipedia.org/wiki/Entreprise_de_services_du_num%C3%A9rique ( tous les liens sont à explorer).
      De là, il devient possible, à mon avis, d’entrevoir que si Mr Tapie est une personne très intelligente, il ne fut qu’un ramasseur de billes dans la cour des ” Ecoles des Grands “.
      Son livre ; – Gagner .( Robert Laffont, 1986 ) offre quelles pistes, même si elles ne sont
      évidentes qu’en entre lignes.


      • Erstam Le 05 février 2015 à 14h21
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        Ce qui m’interesse sur le personnage, ce sont surtout ces citations rocambolesques et sa marionette des guignols… ^^’
        Mais merci pour le lien!


        • Ray Le 05 février 2015 à 16h26
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          @ – Erstam .
          Vous avez raison …….
          C’est en partie ses déclarations qui m’ont mis sur le chemin d’une recherche fort intéressante. Et de, ce que j’ai pu en déduire ,ce qu’il y a eu derrière l’écran du “Rocambolesque ” était ,et reste aujourd’hui plus que jamais une réalité laquelle
          explique le dévoiement progressif du system bancaire Mondial .Les ” Têtes”
          assembleuses de données ( datas ) , précurseurs des ” Big blue “.


    • Caramba! Le 05 février 2015 à 19h25
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      Il n’y a pas que l’UE sur cette planète.
      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/tsipras-et-poutine-162933

      Tsipras et Poutine
      par Ariane Walter
      vendredi 30 janvier 2015

      Fiche wiki de M.Tsipras

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Al%C3%A9xis_Ts%C3%ADpras


  7. reneegate Le 05 février 2015 à 10h26
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    « Cette suspension est en ligne avec les règles existantes de l’Eurosystème, du fait qu’il est actuellement pas possible de présumer que la revue du programme (de sauvetage de la Grèce, NDLR) aboutisse à un succès » si cette phrase dite par la BCE n’est pas politique? elle est aussi imbécile car jusqu’à présent l’austérité c’était l’échec assuré.
    Enfin sur le second papier qui rêve d’un retour à la raison de la Grèce, ils ont imposé que la Troika ne soit plus un interlocuteur (virée donc).
    sinon article de Sapir commenté ici : http://www.la-lef.fr/le-debut-de-la-fin/


    • Homère d'Allore Le 05 février 2015 à 10h40
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      Bonjour, reenegate !

      Je ne crois pas que l’Allemagne propose ou même accepte une union fiscale. Les pressions américaines existent mais il ne faut pas sous-estimer l’esprit de revanche (non exprimé) des classes dirigeantes allemandes qui veulent effacer “le siècle perdu” et redevenir, via l’économie et la monnaie, la superpuissance du début du vingtième siècle.

      Outre que cette hypothétique union fiscale aurait besoin de l’unanimité. Et, pour connaître un peu les Finlandais, ça me paraît compromis…


      • reneegate Le 05 février 2015 à 12h35
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        dieu vous entende…..

        Mais je fais cette hypothèse suite au discours d’un banquier de la DB


  8. Bece Le 05 février 2015 à 10h39
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    Ouf!!! Mon commentaire précédent sur l’autre billet du jour n’était dû qu’à l’impatience.
    emma


    • Homère d'Allore Le 05 février 2015 à 10h41
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      Même chose pour moi ! Désolé, Olivier !


  9. papy Le 05 février 2015 à 10h39
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    Tout ça c’est du flanc ! Du mauvais théâtre …
    1 souvenez-vous de la tentative de référendum de papandréou …
    2 souvenez-vous que lorsqu’une opposition est radicale, elle est en prison (comme le sont toujours les députés d’aube dorée !)
    3 un ministre des finances australo-grec qui bosse aux states …
    4 Syriza qui ne veut pas sortir de l’euro ni de l’europe …
    5 quand on a un programme de règlement des problèmes nationaux, la première chose à faire une fois élu n’est pas d’aller discuter chez ceux qui vous ont mis la tête sous l’eau !!!


    • Maurice Le 05 février 2015 à 11h03
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      Oui, mais le Alexis il est jeune et s’il est assez ambitieux il peut se rêver en “Alexandre” maintenant qu’il est élu et prouver aux “européistes” qu’observer une chenille ne permet pas de savoir en quel papillon elle se transformera.
      Ce nouveau dirigeant me semble assez jeune et suffisamment opportuniste pour saisir la seule et véritable “chance de sa vie” (en moins d’un mois, sinon ce sera foutu) qui lui permettra de laisser son nom dans l’histoire!
      Et cela n’est pas rien dans la vie, la carrière et le destin d’un homme que de pouvoir laisser son nom à une page brillante de l’histoire d’un pays et d’un peuple qui a inventé la démocratie…


    • Sam Le 05 février 2015 à 11h40
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      Je suis de votre avis, n’importe quelle personne honnête aurait déjà entamée une sortie de cette prison qu’est l’UE et cassé ses chaines, l’Euro.

      Un défaut pour la Grèce c’est pas grave enfin de compte, c’est mieux pour eux d’en baver quelques années et retrouver la liberté, que d’en baver et être toujours asservit.

      Si la Grèce plie davant la BCE, ça va être la fiesta à la bourse, et ça montrera une bonne fois pour toute que voter ça ne sert plus à rien du tout, ceux qui arrivent à gravrir les échelons sont de toute manière des pures produit du système, les autres sont assassinés, pas besoin de donner des noms.


    • hema Le 05 février 2015 à 13h21
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      Soit il en pas, et il vraiment, en plus, un peu con de faire tant de barouf pour finir en papandreou, et on le regrettera pas plus que ses prédécesseurs en tartufferie, hollande et consort.
      Soit il est plus malin que la moyenne et il cherche à reporter sur les institutions européennes la “charge de la faute” tout en mobilisant en parallèle les peuples européens.
      Pour l’instant, il joue bien, à cet égard la vidéo signalée ici par je ne sais plus qui (je l’en remercie) est très intéressante
      https://www.youtube.com/watch?v=Hy03AkeYsDo


      • Ray Le 06 février 2015 à 12h05
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        @ – hema, bonjour .
        Merci pour mentionner et faire suivre ce ” lien “.
        j’espère qu’un maximum de lecteurs et participants de ce site puissent avoir la possibilité
        d’en prendre connaissance……


    • Bece Le 05 février 2015 à 13h50
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      Hello papy, vous avez, hélas!, peut-être raison, mais ce n’est pas le discours à tenir aujourd’hui. D’ailleurs, qui sait…
      Emma


  10. Nerouiev Le 05 février 2015 à 10h39
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    L’enfant Grec et les bulles qui éclatent :
    https://www.youtube.com/watch?v=JiIv_JLWgTQ


  11. K.Poutchino Le 05 février 2015 à 10h58
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    Tout va très vite et c’est tant mieux.
    On va savoir sans délai si Tsipras et sa bande de joyeux lurons sont des baltringues comme les autres, ou s’ils ont réellement le souci du peuple grec. Et dans ce dernier cas, il va y avoir du vent dans les branches…européennes.


    • boduos Le 05 février 2015 à 11h57
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      Aller vite mais sans précipitation ,si ça s’emmanche mal,Syrisa a tout intérêt avant le clash final d’avoir ses nouveaux drachmes prêts et dans notre monde de surveillance ,dans la plus grande discrétion.
      je pense qu’une martingale va être utilisée pour éviter le reset de la Grèce,pour gagner du temps,
      l’astuce de cette martingale sera demandée par les pays du sud et l’euro aura vécu.
      en l’attente,le conflit ukrainien aura peut etre dégénéré et renforcé le cordon sanitaire autour de la Russie ,coupant les arrières à Syrisa et ses velléités d’indépendance.
      on ne peut dissocier ici le politique,le stratégique et l’économique.


    • ponso Le 05 février 2015 à 12h11
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      tout a fait, sauf que s’ils se couchent devant la troika le peuple va les étriper et aube dorée va se frotter les mains


  12. Deres Le 05 février 2015 à 11h07
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    Je ne suis pas certain qu’une sortie de la Grèce de la zone Euro après son défaut se passe si bien que décrit par jacques Sapir … L’hypothèse est faite que si l’Etat Grec répudie sa dette, tout le monde accepte le fait accompli et tourne la page. Cela s’apparente d’ailleurs tout simplement à une escroquerie en passant avec refus de payer pur et simple.

    Mais les pays européens peuvent très bien refuser de rayer la dette de leurs bilans et chercher à se rembourser de force. On a déjà vu avec la Russie des histoires de tentatives de saisies d’avions ou autres pour combler des dettes non payés de conglomérats publiques. La Banque Centrale Grecque n’aurait peut être pas accès à l’Euro par exemple, nuisant gravement aux échanges commerciaux et au tourisme. Idem si des tentatives de saisies ont lieu avec tout ceux qui commercent avec le pays. Les navires grecques pourraient très bien être empêchés de desservir l’Europe à cause du risque de saisie et les avions grecques saisies dans els aéroports européens.

    Quand vous escroquez ou volez quelqu’un, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il vous laisse venir chez vous à sa guise et que vous remettiez en affaire avec lui avant un bon bout de temps …


    • reneegate Le 05 février 2015 à 11h17
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      mais puisqu’on vous dit que personne ne paiera de sa poche. Il s’agit de mettre 300M comme perte comptable c’est tout, Pigasse affirme que la dette émise à déjà été incorporée dans les ratios dettes/PIB des pays européens. C’est peut être l’occasion de solder toute la dette et de plutôt se consacrer à mettre en place une politique budgétaire sans croissance et avec autant d’impôts que de dépenses. Donc plus de dette mais politique budgétaire ferme et “révolution” fiscale.


      • ponso Le 05 février 2015 à 23h18
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        comme disait Olivier Delamarche il y a quelques jours à propos de ce que dit Pigasse.”Que tous les francais ayant une dette/credit à leur banque,aillent voir leur banquier et lui dise qu’il ne rembourseront pas car la dette est déja dans le budget de la banque,je pense que cela va bien se passer…


    • totor Le 05 février 2015 à 11h53
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      Recette d’une crise européenne:

      1 – construire une monnaie unique avec liberté de circulation des capitaux et sans solidarité (invendable à ce niveau de transfert entre pays de toute manière)
      2- attendre que les gains de productivité et les modèles économiques divergent (et dix verges c’est beaucoup)
      3- constater que l’industrie part dans les pays les plus productifs (ie l’Allemagne)
      4- s’étonner que les pays qui n’ont plus d’industrie aient beaucoup de chômage et des déficits de plus en plus grands
      5- demander “des réformes” aux pays du sud pour tenir le rythme imposé par le plus compétitif
      6- constater que ces réformes ne marchent pas du tout et ne font qu’augmenter le déficit par anémie de l’économie.
      7- continuer jusqu’à ce qu’un parti “populiste” rejetant ce délire foute le boxon dans cette construction merdique.
      8- dire que les peuples ne sont pas raisonnables, rappeler que l’Europe c’est la paix, qu’ils faut rester unis dans l’adversité pour surmonter la crise etc… [TINA spirit]
      9- continuer avec des expédients (QE, contournement de la démocratie…)
      10- faire la guerre pour noyer le poisson

      Amen…


    • boduos Le 05 février 2015 à 12h10
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      c’est pourtant ce qui s’est passé pour l’argentine et l’Islande récemment.
      d’autres paye en monnaie de singe avec la planche à billets.
      techniquement,l’euro pourrait faire comme le dollar (ce qu’il a commencé à faire) mais Merkel ne suivra plus dans cette spirale et sortira de l’euro ,avant nous.


    • Deres Le 05 février 2015 à 14h04
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      1) Ils payaient les mêmes taux que les autres jusqu’en 2008 et leurs taux ne se sont envolés qu’en 2010.

      3) On a le droit de faire défaut. Mais il ne faut pas croire que les créanciers ne peuvent pas réagir, c’est tout ce que je dis. Et toutes ces dates correspondent à des guerres totales ou mondiales ou des révolutions pour la France, pas juste des problèmes de gestion des comptes publiques. A ce que je sache, rien de tout cela ne s’est produit en Grèce.


      • step Le 05 février 2015 à 14h46
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        1) la faute aux grecs ? si un banquier ne sait pas évaluer un risque… il change de métier.

        3) oui évidemment il y aurait rétorsion légale et même probablement extralégale. On ne peut pas chambouler un ordre établi et présumer qu’il ne va pas vous reprocher la perte de ses rentes de situation. Des bateaux argentins se font encore saisir illégalement dans des ports. Les argentins sortent un porte avion dans la zone et l’affaire se tasse. Un financier,ça respecte assez peu de choses….sauf le flingue, mais il faut effectivement être prêt à dégainer.


    • bourdeaux Le 05 février 2015 à 23h03
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      On a aussi fait défaut auprès des USA le 15 décembre 1932, pour un peu plus de 19 millions de dollars (je suis tombé sur un article à ce sujet dans un vieux numéro de “l’illustration” pêché dans un grenier familial :))


  13. Pierre Davoust Le 05 février 2015 à 11h44
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  14. METZGER Claude Le 05 février 2015 à 11h47
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    En 1928, Mussolini brûlait la dette Italienne….
    Et après ?


  15. Randy Le 05 février 2015 à 11h52
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    L’argent est créé a partir de rien lors des emprunt et cet argent est détruit lors des remboursements.
    Donc il n’y a pas de dette mais uniquement des faux monnayeurs, car la monnaie bien publique est devenue privée.
    Pas de dette, pas d’argent.


    • Surya Le 05 février 2015 à 12h38
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      Il y a 4 propositions fausses dans votre message 😉


  16. George A. Le 05 février 2015 à 11h54
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    Ne faudrait-il pas chercher à traduire en grec les billets de Mr Sapir? A quel point le peuple grec est-il au courant des détails de la situation?


    • Roscanvel Le 05 février 2015 à 17h17
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      Je suis d’accord sur la qualité des billets de J.Sapir….Mais vous croyez que les français sont mieux informés que les grecs? Qu’elle que soit la décision du gouvernement grec, il va nous falloir soutenir le peuple grec. On en saura un peu plus sur la compréhension des français.


  17. Alae Le 05 février 2015 à 11h57
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    Une chose que je ne comprends pas, ce sont ces banques constamment menacées de faillite. On n’entend que “renflouer les banques” par ci, “renflouer les banques” par là.

    Mais enfin, qu’est-ce qu’elles font avec le pognon, elles le mangent en salades ? Quelqu’un pour m’expliquer, genre “les banques pour les nuls” ? Merci d’avance.


    • Surya Le 05 février 2015 à 12h39
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      C’est du refinancement, c’est à dire de l’apport de liquidité qu’il faut rembourser à chaque fois qu’un apport (sous forme de prêt) arrive à échéance.


      • Alae Le 05 février 2015 à 14h41
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        Je ne suis pas sûre que votre réponse éclaircisse mon brouillard, mais merci, Surya.

        Le mot “bail out” signifiant bien “renflouement” et non simple et banal remboursement de dettes arrivées à échéance, j’avoue ne toujours pas comprendre.


        • step Le 05 février 2015 à 15h02
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          une partie croissante est utilisée pour ne pas avaliser des pertes. En gros tant que une position n’est pas débouclée… on n’a pas perdu d’argent. C’est valable pour des prêts “non solvables” (grèce,us…). Mais comme il y a des échéances à assurer quand même, et qu’on veut pas valider des pertes, on prétexte un problème de liquidité.

          Une autre partie va jouer au casino et finit dans la poche des grands fonds de cette planète. C’est l’économie “virtuelle” qui actuellement capte une bonne partie de l’argent “créé”. D’où les plaintes de patrons qui arrivent pas à se refinancer.


          • Alae Le 05 février 2015 à 15h33
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            “C’est valable pour des prêts “non solvables” (grèce,us…). Mais comme il y a des échéances à assurer quand même, et qu’on veut pas valider des pertes, on prétexte un problème de liquidité.”

            Merci, step. Si j’ai bien compris (ce qui est loin d’être certain), il s’agirait donc bien de prêts de type “subprimes”, dont on sait pertinemment que l’emprunteur ne pourra pas les rembourser, et qu’on fera rembourser par des Etats, donc par les contribuables. Aux taux d’intérêts appliqués à des emprunteurs à risques, de surcroît.
            C’est bien ça ?


            • step Le 05 février 2015 à 15h51
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              ça peut être de tout, pas forcément du prêt immobilier, mais du prêt étudiants aux Us, du prêt à la consommation etc…

              Une partie non négligeable aussi de l’argent balancé par la BCE… retournait à la BCE. sa fonction était de détendre les taux (en gros si les billets coulent à flot, je ne prend aucun risque à prêter à n’importe qui).

              Les banques sont coincées entre des prêts réels qui chancellent en terme de qualité, et des activités de spéculation rémunératrices mais liées à une probable énorme bulle (déconnexion du marché) qui ne peut se maintenir que si elle est alimentée (comme la plupart des ponzi). Maintenir une bulle et ne pas avaliser des pertes, c’est gourmand en argent !


            • Alae Le 05 février 2015 à 23h19
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              La solution consisterait donc, au moins en partie, à les obliger à avaliser leurs pertes et, dans la mesure du possible, à interdire la spéculation. Ok, compris.
              Merci, step.


    • claude Le 05 février 2015 à 19h04
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      je pense que ça se passe comme ça :

      la banque prête au pays xmilliards au taux de x%pendant 1 an
      au bout d’un an le pays doit rembourser mais comme il n’y a pas plus de sous que 1 an avant, le pays doit réemprunter et ainsi de suite.
      donc forcément ça coince
      quel beau métier qu’être banquier on gagne à tous les coups


      • lusofranc Le 05 février 2015 à 21h44
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        @claude

        C’est tout a fait cela,d’ailleurs les “preteurs”.(banques/ fonds invest/ect….) ne sont pas interessés par un remboursement de l’argent preté,ils ne sont interessés que par les interets reguliers,et ils ne souhaitent qu’une chose que les debiteurs leur redemande eventuellement un autre pret pour rembourser les interets,(anciens et nouveaux) c’est pour cela que les dettes d’etat augmentent sans cesse…

        “Ce n’est pas l’interet des financiers de se faire rembourser.les prets,si non de quoi vivraient ils ? Pour eux l’argent doit circuler,faire des petits, si non il ne sert a rien….(la blague d’Atali sur les pantalons a une jambe l’explique tres bien.. 🙂


      • bourdeaux Le 05 février 2015 à 23h18
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        Il existe dans ce contexte un métier bien plus beau que celui de banquier : c’est celui de ministre des finances : vous dépensez de l’argent que vous ne prélevez pas. Il faut arrêter de croire que les banquiers sont responsables de l’incapacité de nos gouvernants à lever suffisamment d’impôts pour couvrir les dépenses auxquelles ils s’engagent ; ce raisonnement finit par prendre furieusement des allures de poncif !


  18. Macarel Le 05 février 2015 à 12h15
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    La démocratie, telle qu’on la conçoit en Europe, est née, il y a bien longtemps, à Athènes. Va-t-elle mourir, aujourd’hui, à Athènes, par le fait d’une institution, l’UE, qui s’assimile de façon abusive à l’Europe ??? 🙁


    • boduos Le 05 février 2015 à 12h27
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      @Macarel
      elle est morte il y a longtemps : transfert de l’autorité à l’uerss,transfert grâce à une représentation élective truquée (bipartisme,matraquage médiatique,charcutage électoraux,financements des partis dominants…) et désormais le viol organisé du secret de la correspondance…
      au contraire ,sous les cendres de l’UE,peut être la repousse de la démocratie.?


      • Macarel Le 05 février 2015 à 12h29
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        En fait la démocratie est morte depuis longtemps avec l’UE, vous m’avez devancé avec votre post….

        http://www.pauljorion.com/blog/2015/02/05/la-phase-critique-cest-maintenant-par-francois-leclerc-2/

        Par François Leclerc

        D’ores et déjà, il peut être relevé le peu de cas qui est fait de la volonté exprimée par les Grecs et leur gouvernement élu. Ce sera la deuxième fois, après le refus du referendum que voulait organiser George Papandréou et qui l’a fait chuter. Jean-Claude Juncker l’avait annoncé en assénant « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». On ne peut donner un signal plus clair à tout les Européens qui vont voter dans les mois qui viennent. Symboliquement, c’est la BCE, en tant que membre de la Troïka et débordant le cadre de sa mission, qui est l’exécuteur des hautes œuvres, de manière parfaitement discrétionnaire quoi qu’elle en dise. Assemblée non élue, elle détient les clés du pouvoir suprême, celui de la finance, qui a la primauté sur celui du peuple !

        Il ne sert plus à rien d’aller voter ! “Si ce n’est” empêcher les partis fascistes de prendre le pouvoir, par les urnes, comme Hitler au début des années 30.

        Totalitarisme ou fascisme, voilà le choix qui nous est laissé.


        • Carabistouille Le 05 février 2015 à 13h16
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          Hola,
          ne mélangeons pas tout svp.
          Personne n’interdit au peuple Grec de démocratiquement sortir de l’euro
          Personne n’interdit au peuple Grec de démocratiquement faire défaut sur sa dette.
          Personne n’interdit au peuple Grec de sortir de l’UE et de dénoncer les traités.
          Mais on ne peut pas, à l’intérieur d’un traité, exiger de ne pas respecter son engagement.
          D’ailleurs, c’est exactement ce qui se joue et nul ne sait ce qui va en sortir.
          On peut dire tout ce qu’on veut de l’exigence Allemande de remboursement intégral de sa dette et de maintien des conditions de garantie exigées, on peut dire que c’est inhumain, crétin, suicidaire, tout ce qu’on veut; mais on ne peut pas crier au totalitarisme. Ce serait un comble.
          Le mec emprunte de l’argent et crie au fachisme quand on lui demande de rembourser? C’est assez étonnant comme vision de la démocratie.


          • Macarel Le 05 février 2015 à 14h34
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            Le mec ? C’est qui ? Le pauvre grec qui a perdu son boulot, et qui vit dans la rue suite à l’application des politiques d’austérité impulsées par la Troïka. C’est lui qui a emprunté tout cet argent ?
            N’est-ce pas Goldman Sachs qui avait maquillé les comptes de la Grèce, pour qu’elle rentre dans le club euro ? Et qui a même spéculé sur la non valeur des titres de créance sur la Grèce, avant tout le monde ?

            Draghi, n’est-il pas un ancien de GS ?

            Le mec, le mec, il faudrait préciser…


            • Maurice Le 05 février 2015 à 15h42
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              Et Coluche de se retourner dans sa tombe!

              lui qui avait compris ce que valent les politiciens de tous bords…


          • Grégoire Le 05 février 2015 à 14h49
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            Allons.. La Grèce est tombé dans un piège… et pour s’en sortir elle peut tout a fait faire comme l’Islande… car ici il ne s’aégit pas vraiment d’argent… mais de la volonté ultracapitaliste de tout privatiser comme aux temps féodaux. Il fzaut faire payer les 1% de ceux qui detiennent 50% des richesses… Ces derniers ne seront pas pauvres pour autant mais les pauvres respiront un peu plus facilement.


      • Macarel Le 05 février 2015 à 12h41
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        Faire “repousser la démocratie” ne va pas être une partie de plaisir, car les rats sont biens enkystés dans le fromage.


  19. Karamazov Le 05 février 2015 à 12h18
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    Un peu HS… mais article hallucinant sur Slate.fr.. La moitié des faits rapportés sont inexacts.

    http://www.slate.fr/story/97409/paris-marioupol-russie#1


    • pas expert Le 05 février 2015 à 18h58
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      La moitié… T’es gentil !

      C’est un article de propagande ukrainien, traduit directement…
      C’est tellement grotesque et mal écrit que j’espère que les lecteurs vont se poser 2-3 questions.

      J’espère ne pas être trop naïf.


      • Karamaozv Le 05 février 2015 à 19h14
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        Ahaha oui tu as raison! Quand je dis la moitié c’est pour être sympa..
        Sur Slate.fr ça devint une habitude les articles a charge sans preuves sur l’affaire ukrainienne
        ou sur la Russie/Poutine en général…
        Les articles de Daniel Vernet sont aussi assez incroyable de mauvaise foi.
        Enfin bon…. Slate.fr suffit de voir qui est à l’origine de toute cette histoire…


  20. Macarel Le 05 février 2015 à 12h50
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    Les banques centrales « indépendantes » actuelles, dont les dirigeants (devenus fous parce que dotés de pouvoirs exorbitants) n’ont pas été élus par les peuples et ne sont contrôlés par personne, n’ayant été mises en place par quelques manipulateurs que pour créer et entretenir les bulles de certains actifs (actions, immobilier, etc) qui finiront bien par exploser, il est indispensable de les supprimer purement et simplement et de laisser lesdites bulles se dégonfler avant que nous soyons tous ruinés.

    Pierre Leconte

    Extrait de

    http://www.forum-monetaire.com/


  21. David D Le 05 février 2015 à 13h10
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    Il faut arrêter avec les torts des grecs et les histoires de non paiement d’impôts pour bien voir ce qu’il y a derrière!
    La Grèce fait partie de l’Europe, elle l’a demandé, mais les dirigeants européens, et donc les nôtres, ont accueilli à bras ouverts la Grèce, ce ne sont pas les grecs qui ont mis la pression et qui ont fait chanter les autres pays européens! Nos dirigeants ont à revoir la question de leurs responsabilités, ils le savaient que la Grèce n’avait pas des comptes très claires et que son économie était fragile, d’ailleurs derrière la Grèce il y a des pays latins en difficulté et on continue de faire entrer des pays d’Europe de l’est dans la communauté européenne, voire la zone euro !
    Ensuite, 2008 et la crise des subprimes ont à voir dans la crise grecque puisqu’on a titrisé vers l’Europe de la dette des subprimes, et les banques ont eu une influence plus large également dans ce qui s’est passé!
    Le dicton pour les banques : pile je gagne, face tu perds, est on ne peut plus exact! Nous ne sommes pas dans le capitalisme actuellement, ce n’est pas lui notre ennemi actuel, l’UMP et le PS sont les porteurs de tout autre chose : la financiarisation et normalement ces deux partis devraient se montrer les défenseurs du capitalisme quand la finance va de pair avec l’économie réelle !
    C’est inouï la perversion du système : la financiarisation est un mode de vol pur et simple qu’on accepte et elle entraîne des politiques accablantes pour les populations, il devient urgent d’avoir une révolution pour un retour à l’économie normale! Nous ne vivons pas nos vies pour les oligarques et les banques de ce monde, nous n’avons aucune obligation à cela!
    La dette grecque, c’est pas les français, allemands, néerlandais qui vont toucher ce qui reviendra, c’est les oligarques et les banques causes des maux qui spéculent sur les privatisations et les acquisitions de patrimoine! C’est des opérations juteuses et de véritables arnaques et de vrais vols quand on suit tout le déroulé!
    Quoi qu’il arrive, les élections grecques furent géniales, tout est bon à prendre qui travaille au renversement de la financiarisation!
    Pourvu que la Grèce sorte de l’euro, vive la démocratie, que finisse la dictature de l’union européenne opprimant les peuples!


    • Maurice Le 05 février 2015 à 13h22
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      Je suis parfaitement d’accord avec cette analyse et ce post est le plus pertinent de tous, sur cette file et selon mon seul avis, bien sûr!


  22. Jeanne L. Le 05 février 2015 à 13h15
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    Ultimatum financier à la Grèce par la BCE.
    Ultimatum de guerre à la Russie ?
    Merkel et Hollande (qui vont rejoindre Kerry annoncé sur place ?) à Kiev ce soir et ils iront présenter leur “règlement” fondé sur “l’intégrité de l’Ukraine” (sic) à Moscou; si cette “proposition de règlement “est à prendre ou à laisser” et comme il n’est nullement question dans la bouche de Hollande de discussion, je crains que nous ne soyons devant un ultimatum.


  23. teddycx Le 05 février 2015 à 13h44
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    il faut qu’il fasse ce qu’il a dit en campagne électoral il faut dire non a la finance privé qu’est la bce le fmi et consort qui ruine le monde a petit feu

    il faut que le système explose cela ne sera pas pire qu’une austérité infini dans le temps


    • Kiwixar Le 05 février 2015 à 20h53
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      “cela ne sera pas pire qu’une austérité infini dans le temps”

      Je pense que le terme “austérité” est trompeur… il implique une sorte de vertu dans le fonctionnement de l’Etat, qui cesserait de dépenser plus qu’il ne gagne en impôts (très bien). Mais l’ “austérité” de la Troïka, ce n’est pas ça.
      L’Etat parfait pour la Troïka c’est un Etat qui continue à dépenser plus qu’il ne gagne en impôts, mais une grande partie des recettes fiscales va au paiement des banquiers et créanciers internationaux, au lieu d’aller aux dépenses normales de l’Etat, comme l’éducation, les services sociaux, etc.


  24. Ded Le 05 février 2015 à 14h13
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    Si l’Europe met le couteau sous la gorge aux grecs, ceux ci vont se rapprocher de la Russie. Et là….
    Je serai Grec, c’est ce que je ferai !


    • fraanel Le 05 février 2015 à 16h29
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      Nous somme dans un monde de coïncidence.
      Cela ferait il peur au duo franco allemand ??
      http://www.lemonde.fr/europe/article…0845_3214.html


    • Lage Le 06 février 2015 à 00h13
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      Pas si sûr. En fait tout dépend de l’attitude turque : si elle se montrait trop pro-russe, la Grèce aura évidemment intérêt à se montrer atlantiste – au moins du point de vue militaire… On n’en n’est pas là, de toute façon.


  25. Macarel Le 05 février 2015 à 14h25
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    Le coup d’État financier de la BCE contre la Grèce

    http://www.politis.fr/Manifestation-a-Paris-en-reaction,29979.html

    Y-aura-t-il 3 à 4 millions de “Je suis grec” dans les rues ce soir, pour protester contre ce coup d’Etat ?

    Poser la question, c’est y répondre…

    Cela me rappelle, mes jeunes années, lorsque le prof de math demandait un volontaire pour passer au tableau, toutes les têtes se baissaient sur les pupitres. Lequel prof de math eût un jour ce mot :

    “Que de nuques, que de nuques !”

    Alors la France de 2015, est-elle un pays de “Charlies”, ou un pays “de nuques” ???

    Pour le Président, le choix est déjà fait, il a baissé le front devant “l’autorité européenne”, la BCE.

    http://www.politis.fr/Grece-Hollande-cautionne-le,29977.html


  26. sibtigr Le 05 février 2015 à 14h26
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    Et vous la faites comment la révolution des peuples, alors que nous sommes tous surveillés par Big brother ?
    La seule solution que je verrais c’est de TOUS ENSEMBLE AU MËME MOMENT faire la grève des impots,
    mais chaque fois que j’en parle, ça n’éveille rien chez personne, à croire que personne n’est intéressé et est d’accord pour rester esclave du système !


    • Homère d'Allore Le 05 février 2015 à 18h02
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      Un appel à la grève des impôts est puni de six mois de prison et de 25000 € d’amende.
      Un simple commentaire sur un blog suffit.

      Et si, en plus, vous n’êtes pas Charlie…


    • David D Le 05 février 2015 à 19h21
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      S’il y a une révolution, ce n’est pas moi qui donnerai le coup de sifflet mais je serai prêt c’est tout ce que je peux dire! Et je me contrefiche de la surveillance de Big Brother! C’est abdiquer si on en tient compte!
      Quant aux impôts, il n’y a qu’en France qu’on les réclame, ils sont saisis à la source dans tous les autres pays, la France a un siècle de retard et ça fout les gens dans la merde quand ils ont dépensé les impôts !


  27. theuric Le 05 février 2015 à 14h27
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    Je passe rapidement sur les pigeons qui vont voter F.N. sans se rendre compte que c’est le dernier rempart de l’Union-Européenne dressé contre la volonté du peuple:
    ” ………………………
    Apprenez que tout flatteur
    Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
    Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
    …………………….”
    Disait le renard au corbeau de la fable.

    Voilà, nous y sommes, Monsieur hollande, après avoir, à demi mot, donné son blanc-seing au premier ministre grecque, amène Madame Merkel rendre visite à Monsieur Poutine, en passant, auparavant, par l’Ukraine, histoire de brouiller un peu les pistes.
    Monsieur Poutine lui confirmera sa discrète aide indéfectible à la Grèce et mettra dans les mains de Madame Merkel la situation du proche futur devant laquelle son pays et elle-même se retrouveront: la partition nord/sud de l’union, le recul de la position germanique ou la désintégration de l’U.E..
    Il lui laissera le choix de ses actes.
    la décision de la B.C.E. met en effet à mal l’Union-Européenne, à l’exemple de la Grèce où son gouvernement n’a plus d’autre choix que de réussir ou de laisser mettre en place une mole dictature de droite, sous quelque forme que ce soit.
    Mais il me semble que c’est à s’y attendre, Monsieur Sapir en avait envisagé la forte probabilité.
    L’action étasunienne est aussi intéressante, en effet, que Monsieur Obama intervienne pour défendre de la sorte les décisions du gouvernement grecque montre autant les craintes que la faiblesse tragique des U.S.A..
    Monsieur Sapir nous l’a très bien montré lorsque qu’il expliquait que l’euro est le dernier rempart du dollar contre les spéculateurs.
    Il fut un temps ou les Amériques n’aurait même pas eu besoin de s’adresser ainsi, par médiats interposés, à un pays soumis, le simple froncement des sourcils auraient suffi.
    Nous pouvons voir là la disparition, par l’exemple, de la puissance étasunienne et l’indépendance politique que prennent les états de l’union.
    Mais la Germanie peut-elle agir autrement qu’elle ne le fait?
    Ou même, irions-nous vers un éclatement concerté de l’euro, voire de l’Union-Européenne?
    Les nouvelles contraintes politiques, géopolitiques et géostratégiques devant lesquels les divers composants de l’U.E. doivent faire face suivant leurs situations respectives, parfois historiques et idéologiques, ceci allié à des divergences de vus de plus en plus importantes, et ce pour les mêmes raisons, génère un effet centripète d’une puissance incroyable qu’une Union-Européenne, aux institutions rendues savamment inopérantes et aux représentants choisis pour leurs légèretés de l’être, ne peuvent en aucun cas réduire et encore moins réprimer.
    Il n’est que les chefs d’état et de gouvernement pour faire survivre cette union tant que les divers contraintes n’atteindront pas une certaine importance, et que les intérêts de ses différentes nations et de leur chef d’état ne viennent pas trop interférer avec la vulgate néolibérale.
    Voilà où nous en sommes et, ce me semble, tout ce jouera lors de cette visite protocolaire que Monsieur Hollande et Madame Merkel rendront à Monsieur Poutine.
    Mais quel que soit le choix que fera le gouvernement allemand, il lui faudra, à toute fin, décider entre le nord et le sud de l’Europe, c’est celle-là la réel alternative crucial parce que ce sera de cela dont dépendra l’avenir de l’Allemagne et de son dynamisme futur.


  28. Koutouzov Le 05 février 2015 à 14h35
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    “Que veulent obtenir les Européens d’Athènes ?”

    Tiens, d’après Le Monde, la Grèce n’est déjà plus européenne ?


    • Bruno Le 05 février 2015 à 15h00
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      Ce que veut dire le Monde c’est: “que veulent obtenir les gentils-qui-votent-bien-et-qui-viennent-chercher-leurs-ordres-a-Berlin des mechants”.

      Vous pensez bien que le grecs ne sont deja plus des europeens !


  29. Alae Le 05 février 2015 à 14h50
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    La rencontre Schauble/Varoufakis, un non-dialogue. Pour le moment, Varoufakis a l’air de tenir tête à ces messieurs.
    http://www.zerohedge.com/news/2015-02-05/schauble-and-varoufakis-meeting-ends-we-didnt-even-agreed-disagree


  30. Cunz Le 05 février 2015 à 14h58
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    A-t-on une idee du niveau actuel de dette grecque que la France et ses champions (credit agricole, Pinder etc.) possedent?

    ou alors nous l’avons balayer sous le tapis.


    • Maurice Le 05 février 2015 à 15h45
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      De l’ordre de 50 milliards environ…
      (Comme ils disent!)
      C’est de C. Aznavour


      • Cunz Le 05 février 2015 à 16h02
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        Mercium


  31. Christo Le 05 février 2015 à 15h56
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    Cher Olivier,
    Je digresse, mais avez-vous vu l’appel de la presse française au réarmement de l’armée fasciste ukrainienne?
    Le Monde, l’Obs, le Figaro, Libé appellent à l’écrasement des ukrainiens russophone du Donbass en finançant l’armée de Kiev.
    Pourriez vous nous en dire un mot.
    Il y a comme une urgence avant que les soudards nazis ne passent au génocide.
    J’aimerai vraiment vous lire sur ce sujet.


    • Drômois Le 05 février 2015 à 16h13
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      Écrasement du Donbass par l’Otan ? = vitrification de NY, Washington, etc ..


      • Christo Le 05 février 2015 à 16h22
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        @Drômois
        Vitrification de tous, vous voulez dire, le nucléaire n’a pas de frontière


    • Christo Le 05 février 2015 à 17h03
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      A chaque fois le peuples ont dit “non”, pourtant…les machines étaient lancées. Je souhaite éperdument que vous soyez dans le vrai.


    • nobody Le 05 février 2015 à 19h56
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      Exact, d’autant que les USA n’auraient pas de suprématie militaire dans le domaine des missiles balistiques. Russes et Chinois annoncent disposer de missiles hypersoniques (de 6000 à 12000km/h). De plus les russes, qui semblent au top en matière de défense aérienne, se disent en mesure d’intercepter sans problèmes les missiles hypersoniques US…
      http://reseauinternational.net/la-suprematie-americaine-definitivement-enterree/
      http://www.liberation.fr/monde/2014/01/16/le-reve-chinois-de-toute-puissance-a-portee-de-tir_973406
      http://red-stars.org/spip.php?article151

      Ps: pour info, curieusement si on jette un œil sur les prophéties de l’Apocalypse, on pourrait en déduire aux chapitres 17 et 18 que la puissance impériale de son temps (économique et militaire) sera détruite en une heure (3 occurrences dans le chapitre 18) par le feu d’une attaque ennemie (Ap17:15 “mangeront ses chairs et la consumeront par le feu”)…


    • FLANAGAN Le 05 février 2015 à 21h37
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      Quand on connaît l’identité des propriétaires de ces journaux, on comprend la raison de leur malhonnêteté intellectuelle et de leur dérive outrancièrement atlantiste


  32. rastignac Le 05 février 2015 à 16h42
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    en tous cas tard hier soir certains étaient déja au courant les futurs CAC baissaient fortement.


    • rastignac Le 05 février 2015 à 17h17
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      non hélas je ne suis pas spécialiste des cotations boursieres mais je trainais sur bourso et sur les forums certains en faisaient la remarque et j’ai pu le constater en allant sur les futures avec une baisse rapide à -1.00


    • Maurice Le 05 février 2015 à 17h23
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      Tout est déjà dans le “tape”
      (vieux proverbe américain, du temps des machines à ruban perforé!)


  33. BA Le 05 février 2015 à 17h16
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    Communiqué des Économistes atterrés :

    La BCE tente un coup d’État contre la Grèce.

    http://www.atterres.org/article/la-bce-tente-un-coup-d%E2%80%99%C3%A9tat-contre-la-gr%C3%A8ce


  34. bizmarco Le 05 février 2015 à 17h31
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    La réaction des économistes atterrés
    La BCE tente un coup d’État contre la Grèce
    http://www.atterres.org/article/la-bce-tente-un-coup-d%E2%80%99%C3%A9tat-contre-la-gr%C3%A8ce


    • bizmarco Le 05 février 2015 à 18h01
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      En effet, la sortie de l’Euro est une conséquence logique et irrémédiable pour la Grèce mais l’article n’en parle pas, ils se sont simplement attachés à démontrer le reniement de la démocratie par la BCE (on peut y ajouter l’UE je pense) qui est une évidence pour tout le monde qui veut bien le voir. (et pas qu’en Grèce)


    • Gribouille Le 05 février 2015 à 18h10
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      Je ne pense pas que les atterrés applaudissaient à un défaut. Certains font le rêve d’une “autre Europe” avec l’Euro à l’image de Benjamin Coriat. L’attitude de la BCE est le signe que cette Europe n’est pas réformable. Le mirage d’une Grèce avec Syriza qui aurait apporté le changement politique souhaité à fait long feu. Maintenant la Grèce, doit se soumettre ou sortir. Et aucune de ces alternatives ne conviendra aux tenants de cette “autre Europe” démocratique. En tous les cas, je pense que je vais beaucoup m’amuser en lisant Alternatives Economiques dans les prochains numéros. Il devront faire le même choix que la Grèce sous peine de perdre toute crédibilité.

      Au passage, un article intéressant sur le blog de l’OFCE.
      http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/flexibilites-contre-nouvel-effort-budgetaire-la-messe-nest-pas-encore-dite/


    • RB Le 05 février 2015 à 18h39
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      A ce propos, je ne comprends pas le raisonnement de J. Sapir “Bien entendu, la Grèce ferait défaut sur sa dette dans le cas d’une sortie de l’Euro.”

      Ce serait plutôt soit l’un soit l’autre, puisque:
      – la Grèce sortant de l’euro n’aurait plus qu’à rembourser ses dettes en drachmes, et ne ferait pas défaut;
      – la Grèce faisant défaut et ayant une balance extérieure équilibrée n’aurait plus besoin d’apport extérieur, et donc plus besoin de sortir de l’euro!
      C’est en tout cas ce que je déduit de son propre article du 08/03/2014 “Les conséquences de la sortie de l’euro”.

      Ici, soit l’état grec réquisitionne la banque centrale grecque pour accepter ses titres contre des euros, soit l’état grec fait défaut.


  35. MJ Le 05 février 2015 à 17h58
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    Je me demande si toutes ces “menaces” ne vont pas pousser la Grèce dans les bras de la Russie et de la Chine.
    les deux ont intéret à se positionner en Grece.
    – pour une façade maritime et la protection de l’entré/sortie de la mer noire pour les uns (et avoir un “ami” parmi tant d’ennemis)
    – pour créer un hub commercial en EU pour les autres (et pourquoi pas étendre le plan marshall chinois à la Grece).
    Et sinon :
    – la misère ne euro
    – ou la misère en néo-drachme


  36. jave Le 05 février 2015 à 18h11
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    Logique que la BCE coupe les liquidités, oui… mais logique aussi qu’on aille à la manif de soutien au peuple grec face à la BCE. Pour paris c’est à 18h30 au Palais Royal.
    Je suis grec !


    • Macarel Le 05 février 2015 à 18h26
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      @jave

      en majuscule et en gras :

      “JE SUIS GREC”


    • Gaïa Le 05 février 2015 à 18h33
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      @ Jave
      Cela devrait être l’occasion de faire une manif d’ensemble contre les traités européens, le TAFTA, le CETA. Car ce que vivent les Grecs nous le vivons déjà aussi et les traités qui suivent sont plus menaçants encore.


  37. Bruno Le 05 février 2015 à 19h01
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    La BCE est parfaitement dans son role.

    C’est aux grecs d’assumer leurs choix jusqu’au bout au lieu de pleurnicher :
    – faire defaut,
    – quitter l’euro,
    – retourner a l’age de pierre
    – et se reconstruire comme des grands (re-inventer le fer, l’agriculture, revolution industrielle, etc..).

    Sinon, c’est cela qui va arriver http://www.objectifeco.com/bourse/forex/conseils-forex/opportunite-de-moyen-terme-sur-la-paire-euro-dollar.html


  38. Macarel Le 05 février 2015 à 19h05
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    Ce contexte est, bien entendu, largement suivi dans les autres pays. Les autorités françaises se rêvent en grand médiateur dans ce conflit annoncé. Mais, nous ne sommes pas à un congrès du PS. Il ne peut y avoir de « synthèse » entre des intérêts clairement opposés. La position de la France se trouve prise en otage de la croyance religieuse dans l’Euro qui unit une partie de notre élite politique. Il est clair que dans la tentative désespérée de trouver une « synthèse », François Hollande va achever de se discréditer. Il est d’ailleurs symbolique que ce soit avec l’Allemagne que les Etats-Unis discutent et non la France. Cette dernière ne compte plus. Et c’est aussi l’un des enseignements de la crise et de l’arrivée de Syriza au pouvoir à Athènes. Démontrant la possibilité d’une autre politique, cette arrivée détruit ce qui restait du discours du PS.

    Nous sommes probablement au début de la fin, tant en Europe qu’en France. Et cette perspective terrifie comme elle fascine les acteurs du jeu politique.

    Jacques Sapir

    Extrait de :

    http://www.dedefensa.org/article-gr_ce_un_jeu_complexe_04_02_2015.html

    Ménager la chèvre et le chou, ça finit toujours mal. Mais Flamby ne sait pas faire autre chose…

    Bien qu’il ait plus tendance à ménager la chèvre, que le chou.


  39. Carabistouille Le 05 février 2015 à 19h25
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    Les Allemands sont ravis,
    ils vont pouvoir sortir de l”euro sans que ce soit leur faute face à l’histoire.
    ça vaut bien de perdre 100 ou 200 milliards d’euros.


    • red2 Le 05 février 2015 à 19h45
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      Si l’Allemagne sort de l’Euro, le mark va monter je vous raconte pas… ils ont encore intérêt à rester dans la zone euro, c’est même un des pilier de leur système : ça leur permet de garder une monnaie sous-évaluée, d’en profiter pour faire des excédents commerciaux monstrueux et de vivre en parasite de la consommation mondiale mondiale… sacré teuton! Mais désolé c’est l’heure du game-over, avec un mark à 2 dollars vous rigolerez moins!


      • Vallois Le 06 février 2015 à 16h09
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        Il se pourrait donc que la vraie dénomination de l’euro soit monnaie commune et non monnaie unique. Car, s’il s’agirait d’anticiper cela et sans que cela nous coute cher, ce serait d’ouvrir des compte euros dans une banque allemande (mes virement sur Paypal vont vers la Deutsche Bank) ou des billets euros émis par le banque centrale allemande, contre mes euros francais ou mêmes grecs ?

        Comme disposer d’un compte en franc suisse ou des devises soit rentable à l’avenir.


  40. Carabistouille Le 05 février 2015 à 19h28
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    C’est ça qui est amusant. Tout le monde a le regard fixé sur la Grèce alors que c’est vers Berlin qu’il faudrait regarder.
    Ce sont les Allemands qui sont à fond pour la confrontation. Ce sont eux qui ne laissent pas d’autre choix au Grecs que de restructurer et sortir de l’euro avec une probable débandade à la clé.

    Les Allemands ont tiré tout ce qu’il y avait à tirer de l’euroland. Ils ont leurs colonies à l’Est, ils se préparent à intégrer quelques dizaines de millions d’ukrainiens jeunes, bien formés, blancs, chrétiens pour faire tourner leur industrie à faible coût. Ils n’ont plus besoin de nous autres latins.

    Et ils pourront même jouer les navrés. Sacrés teutons.


  41. Anne Le 05 février 2015 à 19h42
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    ” Petit Poème pessimiste, sans prétention, ni sur le fond ni sur la forme ”
    (ni en vers ni en prose….et en plus en désordre )

    Le système financier mondial, dirigé par les USA et l’UE est une maison envahie par les termites, avec le résultat inhérent à la situation.

    Cela ne se voit pas de l’extérieur, mais à l’intérieur, tout est rongé, détruit, grignoté, faussé, et l’économie réelle, la vie humaine réelle, a été prise en otage par des faussaires jouant avec des chiffres.

    Ça fait illusion de l’extérieur, on croit avoir devant soi quelque chose, mais en fait, chaque nuit, si on écoute on peut entendre : creucreucreucreu….le travail des termites.

    Toutes les constructions technocratiques du système bancaire mondial, que les banques centrales sont censés contrôler, sont des machines ingouvernables.
    Des pompes à Shadocks….

    Et certains, dans ce monde confus, profitent de la pénombre pour faire les poches de tout ce qui passe à leur portée.

    Il n’y a plus que le jargon, pour faire illusion : les discours des Diafoirus qui veulent faire croire qu’ils contrôlent et comprennent quelque chose….pour les pires…..

    ….Ou pour les meilleurs…. ceux pourvus de la bonne volonté de celui qui cherche un sens, ils tiennent une petite lampe allumée. Dérisoire lumière pour éclairer les égarés… et cherchent avec eux dans la pénombre.

    Les chiffres sont menteurs, il y a longtemps que 2 et 2 ne font plus 4.

    Nous sommes prisonniers d’un mirage entretenu par des escrocs,
    en 2009, les escrocs ont réussi à faire payer le citoyen,
    en 2015, ils veulent le précipiter dans la guerre et dans la dictature,

    d’ailleurs, ils ne veulent plus de citoyens, c’est triste…

    Tic tac tic tac,
    les peuples vont ils se réveiller ?
    comprendre qu’on les mène en bateau, que : “ce qui se conçoit bien s’énonce clairement” avec comme contrepartie que : “ce qui est incompréhensible et embrouillé”… cache de fameuses chausses trappes….

    Cesseront ils d’être hypnotisés par la technicité, ces objets mirifiques, dont ils sont entourés, et qu’ils sont incapables de comprendre et de maîtriser, mais qui les rassurent faussement sur la puissance de leur monde trompeur ?

    …………………..

    Je crois en la force d’inertie, il n’y a rien à faire contre elle, c’est la plus grande des forces, comment l’organiser pour obliger le système à sortir du mensonge?
    ………………….

    C’est un point de vue d’intuitif, de poète, vous penserez de “fou” ?

    mais la folie est elle bien où l’on pense qu’elle se trouve ?
    Et puis je prends le risque….

    Pour expliquer des choses déraisonnables, la raison est elle le meilleur outil ? 🙂

    Si c’était une folie, une fable, ne serait elle pas de toutes façons, moins dangereuse que ces myriades de chiffres défilant plus vite que la vitesse de la lumière à travers la planète, chiffres qui se jouent des hommes, de leurs vie….de leurs souffrances…de leur santé.

    Sans contrôle de leur part, alors que c’est de leurs être qu’elle se joue.


  42. coinfinger Le 05 février 2015 à 19h43
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    C’est difficile pour moi , d’évaluer l’effet d’une telle mesure , de la part de la BCE , sauf que çà révéle ses mauvaises intentions . Parce que si on a des qe et autres apellations européennes parce que plus indirectes , c’est quand méme parce que les banques en général , se méfient les unes des autres , et pas seulement les Grecques avec de bonnes raisons .
    Qu’est ce que çà change , on sait pas. Je crois . Maintenant le Syrika , il a déjà protégé ses arriéres , en termes de communication , pour l’instant , en faisant des déclarations favorables aux Russes et indirectement aux Chinois . Qui seront prompts à ne pas douter à aider , financiérement , et qui ont des moyens … Si comme pour les oléoducs du Sud ( je ne sais plus comment on dit en franglais ) l’Europe veut s’enfoncer dans son inféodation US , libre à elle . Non seulement ces olédocus peuvent passer facilement de la Turquie à la Gréce , c’est peut l’aspect Turc , le pb , mais de ce coté là il semble aussi qu’on reconsidére l’Europe , mais il semble étre confirmé qu’au large des cotes Grecques il existe gaz et pétrole en abondance , et c’est peut étre là, le fond du pb … Une Gréce qui exploiterait çà pour elle , avec Onassis ce n’est pas inconcevable . Là plus de pb de Dettes .


  43. coinfinger Le 05 février 2015 à 19h50
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    J’ai été interrompu techniquement , on aurait alors une Norvége du Sud , mais avec la corruption éndémique , inconsciente , le coté club Med , là faudrait que Syrika soit moins cool .


  44. Mouise Le 05 février 2015 à 20h45
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    Les Grecs, coupables ou pas coupables ?

    De toute façon, dans tous les cas, eux et nous payerons les frais ; la question est maintenant celle du juste équilibre des pertes supportées par chacun (pour éviter une guerre ou autre catastrophe), et des mesures à prendre pour éviter de recommencer. (Les grecs ont déjà commencé à payer)

    En effet, si dans un contrat, pour l’honorer, l’une des parties doit agir de telle sorte que cela dépasse ses forces, ou plutôt l’équilibre de ses forces, elle doit alors « vendre son âme au diable » (en détruire l’équilibre) pour pouvoir réaliser ce à quoi elle s’est imprudemment engagée ou poursuivre le mensonge sur elle-même. Que l’autre contractant l’ignore ou en soit conscient ne changera rien aux résultats : dans tous les cas, aucun des deux contractants ne sera épargné par ce qui s’ensuivra. Ce pourquoi en ces matières, la vigilance, comme l’attention portée à autrui, devrait s’imposer. C’est la « grandeur » du métier de banquier que de savoir réaliser convenablement ce diagnostique, pour ce qui le concerne.

    Nous pouvons bien sûr dire : « je m’en lave les mains », mais dans cette perspective nous nous rendons simplement davantage sourds et criminels, non seulement vis à vis d’autrui, mais de nous-mêmes aussi.

    Dans le cas Grec, le système constitué par l’Euro à permis aux grecs de vivre au dessus de leurs moyens (et nous?), en différant le prix à payer pour ça : l’auraient-ils su, ce seraient-ils engagés dans l’aventure ? Ce « laxisme » ou la « tromperie » de départ est en train de nous rattraper.

    Que ceux qui ont poussé à cette situation en aient été conscients ou non ne change rien à l’affaire si on veut en sortir sans foncer dans l’acte criminel. Car c’est seulement dans la résolution de la crise que vont apparaître les culpabilités effectives.
    En effet, chacun devra prendre ses pertes à hauteur de ses capacités et « proximité ».
    Tout le travail est de déterminer finement et justement cette répartition des efforts, et la forme qu’ils doivent prendre pour chacun. Si d’aventure l’une des parties concernées (Banques, Etats, population, organisme financier ou autres responsables, etc.. ) refusent ce qui lui revient, on va droit au conflit ou au crime : elle en portera la responsabilité.

    La mondialisation aidant, difficile de penser que la seule zone Euro va pouvoir éponger le problème. Les U.S. nous ont refilé la crise des sub-prime, ils devront en retour connaître l’effet kiss-grec.

    Bref, « la mondialisation heureuse », c’est maintenant, ou c’est fini.


  45. Macarel Le 05 février 2015 à 22h16
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    Nous sommes aujourd’hui confrontés au conflit inexpiable entre la légitimité technocratique et la légitimité démocratique.

    En cela, l’issue pour la Grèce nous concerne tous.

    Voulons nous vivre libre ou acceptons-nous le joug ?

    http://russeurope.hypotheses.org/3397

    J.Sapir

    Ouais, voulons nous vivre dans un pays d’hommes libres, ou d’eunuques du sérail bruxellois ?


  46. jjmomo1 Le 05 février 2015 à 22h36
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    Question d’observateur novice :
    Peut-on imaginer une logique de nationalisation par la Grèce de son secteur bancaire si celui-ci s’écroule ?
    Je me souviens d’un papier de Lordon datant de l’après crise 2008 qui expliquait que s’était ouverte une fenêtre de nationalisation de quelques banques fragilisées par leurs pertes.
    Un scénario du type
    1) “Varoufakis fait croire que sa “solution” de remboursement indexé sur la croissance est à négocier… en faisant la tournée des partenaires européens.
    2) Une des prochaines échéances de renouvellement d’emprunt échoue naturellement et chacun est mis face à ses responsabilités et sa mauvaise volonté, ce qui embête finalement tout le monde.
    3) Les banques grecques menacées d’un défaut sur la dette doivent renégocier leur assurance mais pas moyen
    4) La perte de valeur du secteur bancaire grec conduit à une nationalisation puis une séparation des activités dépôt/affaires pour les remettre au service de l’économie, et le maintien dans la zone euro est impossible.
    5) La sortie de l’euro s’organise non pas dans l’urgence mais de façon préparée pour la Grèce qui en avait l’intention mais n’avait aucun intérêt à le claironner sur les toits.
    Le papier de J. Sapir donne les aspects potentiellement bénéfiques d’une sortie de la zone euro et on verra bien ensuite.

    Plausible ou non ?


  47. ponso Le 05 février 2015 à 23h29
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    comme disait Olivier Delamarche il y a quelques jours à propos de ce que dit Pigasse.”Que tous les francais ayant une dette/credit à leur banque,aillent voir leur banquier et lui dise qu’il ne rembourseront pas car la dette est déja dans le budget de la banque,je pense que cela va bien se passer…


    • Vallois Le 06 février 2015 à 16h03
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      Bernard Maris dans son anti-manuel d’économie :

      « Création et destruction monétaires

      C’est le principe fondamental de l’émission monétaire : si je fais un crédit papier de 100 et si je sais qu’une grande partie de ce crédit reviendra chez moi, banquier, je peux multiplier le crédit bien au-delà du stock d’or dont je dispose. Dans le cas n° 1, mon « multiplicateur de crédit » est de 5; dans le cas n° 2, de 2; dans le cas n° 3, de 10. Le mécanisme est décrit dans l’adage: « Les prêts font les dépôts. » Le crédit fait les dépôts, il fait l’argent. Et non l’inverse ! Avis à ceux qui croient que l’épargne fait l’argent. Quel contresens économique ! Retenons que la création monétaire est une mise en branle de forces économiques, du travail, des matières premières, des inventions, de la technique, de la production, de la consommation, une anticipation de l’activité économique.

      Cette création monétaire était en principe garantie par de la marchandise, du métal, de l’or et de l’argent : une assurance métallique. Mais la vraie garantie de la création monétaire, c’est l’anticipation de l’activité économique, du cycle production-consommation. Encore faut-il que cette anticipation soit saine : toute création monétaire saine débouche sur une destruction monétaire équivalente. Par exemple, je prête de l’argent à un constructeur de voitures, je lui fais un crédit. Avec ce crédit, il embauche des ouvriers qui construisent les voitures et il les paye. Avec leur salaire, les ouvriers achètent les voitures. L’argent revient chez le constructeur, et le constructeur rembourse son banquier. Argent créé, argent détruit égalent opération saine. Crédit, remboursement.

      Prenons un second exemple. Je suis banquier, j’anticipe sur la nouvelle économie, sur des téléphones portables avec Internet, et je facilite la création d’entreprises qui en fabriquent, mais personne ne veut de cette nouvelle génération de téléphones. J’ai payé des gens, en tant que fabricant, mais ceux-ci ne veulent pas de ma marchandise. Je suis donc incapable de rembourser et ma dette ne s’éteint pas. La création monétaire n’est pas suivie d’une destruction. Je traîne mes dettes, comme le Japon traîne des dettes suite à une immense spéculation immobilière, comme France Telecom traîne des dettes suite à une mauvaise anticipation de l’activité économique, comme Vivendi traîne des dettes suite à des investissements dans des portails sans clients sur Internet, comme l’Argentine traîne des dettes vis-à-vis du FMI parce qu’elle a été incapable de faire fructifier l’argent qu’il lui a prêté, à tort.

      Nous percevons mieux la nature de la monnaie : des dettes (des créances sur la banque émettrice) qui circulent. Des dettes, qui, si elles sont saines, doivent, par l’activité économique, provoquer leur remboursement.

      Aujourd’hui, la monnaie est détachée de tout support matériel, on peut en créer à l’infini. Pourquoi, pendant très longtemps, les économistes se sont-ils opposés à ce que la monnaie n’ait pas de couverture métallique ? Comme Ricardo par exemple, à l’origine de l’Acte de Peel (1844), acte qui inspira longtemps la politique de la Banque d’Angleterre, établissant que tout billet devait avoir une stricte couverture en or (9). La raison en est que les économistes n’avaient pas confiance dans la capacité des banquiers à anticiper l’activité économique. En France, la faillite de la banque créée par Law détruisit pour un siècle la confiance des Français dans le papier monnaie. Law était un banquier écossais qui émettait des billets garantis par le développement du commerce de la France avec les premiers comptoirs, notamment la Louisiane. Quand on a commencé à se méfier de la réussite des entreprises vers cet État et ailleurs, le système de crédit créé par Law s’est écroulé. Tout le monde a voulu se débarrasser de ses billets estampillés « Banque Law » et réclamer de l’or. Faillite généralisée, ruine des petits épargnants, qui, comme toujours, comme pour France Telecom ou Enron, sont les derniers attirés par l’aubaine et les premiers roulés. Troubles publics, enrichissement scandaleux de spéculateurs qui avaient flairé la faillite du système. »


  48. Rmei Le 05 février 2015 à 23h48
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    La position de la Grèce est intenable et schizophrénique : financez moi mais vous n’aurez rien en retour. Rien que vouloir rester dans l’euro est un non sens vu leur situation!

    Si je voulais jouer les cassandres je dirais que Tsipras va bientôt se coucher, quand c’est flou il y a un loup..


  49. brigitte Le 06 février 2015 à 00h00
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    alexis-tsipras-facture-des-crimes-nazis-allemagne comme prévu dans le le programme de Syrisa, ici :

    http://www.slate.fr/story/97351/alexis-tsipras-facture-des-crimes-nazis-allemagne


  50. Patrick Luder Le 06 février 2015 à 06h37
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    Cette décision est historique, elle marque début de la fin.
    L’Europe n’est qu’une promesse financière et économique,
    mais sans finance ni économie, l’Europe n’a rien d’autre à offrir.



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