Source : geopolis.francetvinfo, 03/09/2013

Défilé de l’indépendance. Damas 30 avril 1946. L’indépendance syrienne est devenue effective le 17 avril. AFP

La France a un rapport historique «privilégié» avec la Syrie. Le pays a en effet été administré par la France, désignée puissance mandataire par la SDN (l’ONU de l’époque) de 1920 à 1946. Une présence qui a laissé des traces.

Avant la guerre de 1914, le territoire syrien était une des provinces de l’empire ottoman. Lors de la première guerre mondiale, les Turcs choisissent le camp de l’Allemagne et l’est de l’empire, qui s’étend jusqu’à l’Egypte devient un champ de bataille où s’opposent Turcs et Anglais, avec le soutien de nationalistes arabes.

Anglais et Français n’attendent pas la fin de la guerre pour se partager, dès 1916, les dépouilles de l’empire turc, sur la base des accords Sykes-Picot. Ces accords secrets – qui vont à l’encontre des ambitions arabes, symbolisées par la lutte de Lawrence d’Arabie – dessinent le partage du monde arabe entre Anglais et Français. Alors que les Britanniques s’attribuent la Palestine et l’Irak les Français obtiennent ce qui sera plus tard le Liban, la Syrie et le sud-est de la Turquie actuelle.

La bataille de Khan Mayssaloun
Les traités internationaux de 1920 confirment plus ou moins le plan de partage et la tutelle française sur la zone Liban-Syrie, malgré l’opposition des nationalistes arabes, qui débarassés de la tutelle turque avaient cru aux promesses d’indépendance des Britanniques. Officiellement, le mandat français sur la Syrie a pour but d’amener celle-ci à l’indépendance. L’indépendance justement, les Syriens y croient et font tout pour la mettre en oeuvre dès 1918 se dotant d’une monarchie constitutionnelle. En vain : les Français s’installent.

Le général Gouraud, haut-commissaire de la France au Levant, écrase en 1920 l’embryon d’armée syrienne, issue du rêve nationaliste arabe, à la bataille de Khan Mayssaloun. Face à l’attitude syrienne, le général Gouraud menace : «Par un sentiment d’humanité commun à tous les Français, je n’ai pas l’intention d’employer les avions contre les populations sans armes, mais à la condition qu’aucun Français, aucun chrétien ne soit massacré. Des massacres, s’ils avaient lieu, seraient suivis de terribles représailles par la voie des airs ». Il faut environ trois ans aux Français pour contrôler le pays.

L’administration française restructure le territoire qu’elle occupe avec la création d’un Etat du grand Liban, l’Etat d’Alep et l’Etat de Damas, sans compter un Etat autonome alaouite et un Etat autonome druze… Un peu plus tard, les Français instituent une Fédération syrienne et en instaurent Damas comme capitale, après avoir hésité avec sa concurrente Alep, comme le rappelle l’historienne Julie D’Andurain. L’appartenance communautaire et religieuse est encouragée par la France. Elle voit sa concrétisation dans l’organisation du Liban. «La France perpétue et renforce le communautarisme et le confessionnalisme dans la région. Le Liban est finalement séparé de la Syrie et l’indépendance du pays vis-à-vis de la Syrie est proclamée le 1er septembre 1920», note l’historienne Nadia Hamour.

Détenus druzes. © PHOTO12

En 1925, une insurrection éclate dans la Syrie mandataire, à partir du pays druze. La révolte a gagné une partie du pays et la repression est parfois brutale. A l’assemblée nationale le député communiste Jacques Duclos s’emporte : “Quel est l’exploit principal du général Sarrail ? [Haut-commissaire en Syrie, NDLR] Le bombardement de Damas. (…) jamais n’est apparue de façon plus éclatante la brutalité de la colonisation». A l’issue de cette «Grande Révolte syrienne» (1925-1926), Paris mène une politique plus libérale dans un contexte de modernisation et de développement économique de la région.

En France, l’arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936 permet des négociations entre nationalistes syriens et Paris qui débouchent sur un accord donnant l’indépendance à la Syrie dans un délai de cinq ans. L’accord est cependant mort-né en raison de l’obstruction du parlement français et de l’arrivée de la guerre en Europe.

Catroux : «Je viens mettre fin au régime du mandat»
En 1939, le territoire mandataire est amputé de la région d’Alexandrette, cédée au gouvernement turc pour faciliter sa neutralité dans la guerre à venir. Une amputation dont se plaignent toujours les Syriens.

En 1941, les Forces françaises libres, aidées des Anglais, se rendent maîtres de la région, qui était entre les mains des «vichystes». Le général Catroux, commandant des troupes françaises du Levant, et représentant de la France libre, évoque l’indépendance du pays le 1er juin 1941 : « Je viens mettre fin au régime du mandat et vous proclame libres et indépendants, et vous pourrez soit vous constituer en Etats séparés, soit vous unir en un seul Etat. Votre statut souverain sera garanti par un traité dans lequel seront définies nos relations réciproques».

Mais sur le terrain, les affaires ne sont pas si simples : le Liban se dote d’un président en novembre 1943, Bechara el-Khoury,mais celui-ci est arrêté par les Français. Les Anglais interviennent et font libérer les détenus. L’indépendance officielle est programmée pour le 1er janvier 1944.

De Gaulle (à droite) à Beyrouth en 1941 avec le président libanais (au centre) et le représentant britannique (à gauche). © AFP

Sur le reste du territoire mandataire, la Syrie d’aujourd’hui, l’indépendance promise se heurte aux exigences françaises. Face aux revendications syriennes, le 29 mai 1945, la France bombarde Damas faisant des centaines de victimes. Les Anglais interviennent. Malgré la colère de De Gaulle, les Français doivent céder et stopper toute activité militaire.C’est le départ des Français de Damas, le 17 avril 1946, qui donne à la Syrie, premier pays à devenir indépendant à l’issue de la seconde guerre mondiale, la date de sa fête nationale. Un symbole par rapport à la France.
La présence française en Syrie n’a rien à voir avec la colonisation du Maghreb, le nombre de Français sur place ayant toujours été extrèmement faible. Mais, «lorsqu’aujourd’hui le pouvoir syrien brandit l’épouvantail de la division fomentée par l’étranger, ce n’est pas complètement théorique puisque le mandat français a morcelé le pays, encouragé les mouvements régionalistes, imaginé plusieurs Etats, éphémères, sur des bases ethniques (Alaouites, Djebel druze); et surtout créé le Liban, littéralement séparé de la Syrie. Lorsque Bachar el-Assad évoque le risque du chaos, c’est aussi cette mémoire collective qu’il titille» note Ariane Bonzon.
Rencontre Assad-Sarkozy en 2008
Depuis l’indépendance en 1946, les relations entre les deux parties ont connu des hauts et des bas.Lors de la crise du canal de Suez en 1956 , Damas avait rompu avec Paris. Les relations sont rétablies en 1961, puis se gâtent de nouveau lors de la guerre civile au Liban. La France approuve tout d’abord l’intervention syrienne dans le cadre de la Force arabe de dissuasion en 1976. L’ambassadeur de France au Liban, Louis Delamare, est assassiné le 4 septembre 1981 et les soupçons se dirigent vers la Syrie.Plus récemment, l’assassinat du premier ministre libanais Rafik Hariri en 2005 provoque une rupture entre Jacques Chirac et le clan Assad (Bachar el-Assad a succédé à son père Hafez en 2000). Les relations se réchauffent avec Nicolas Sarkozy qui tente un temps de jouer la carte de la Syrie dans la politique proche-orientale. Un réchauffement de courte durée.
Source : geopolis.francetvinfo, 03/09/2013

Source : wikipedia

Quand la France régnait sur la Syrie

Source : slate, Ariane Bonzon,

Le général Gouraud inspecte les troupes à cheval à Maysalun, le 24 juillet 1920 / domaine public via Wikimedia Commons

Il y a 91 ans, le 25 juillet 1920, l’armée française entre à Damas. Munie d’un mandat de la Société des Nations, elle doit conduire la Syrie à l’autodétermination et veiller à l’intégrité du territoire. Mais c’est au morcellement du pays qu’elle va procéder. Et les Syriens s’en souviennent…

CE QU’ILS PENSENT DE LA FRANCE? Faruk résume parfaitement l’état d’esprit de ces jeunes Syriens qui manifestent courageusement depuis le mois de mars:

«Mon grand-père était fier de s’être débarrassé des Français, d’avoir fait la révolution et d’avoir gagné l’indépendance; mon père, lui, était reconnaissant à la France d’avoir influencé les lois et la Constitution. J’ai grandi avec ces deux discours-là: le premier à l’école, le second à la maison. Alors, aujourd’hui quand Bachar el-Assad agite l’épouvantail extérieur, le risque de chaos, et ranime discrètement le souvenir du mandat français, c’est complètement artificiel et à côté de la plaque. Nous, ce qui nous préoccupe, c’est le chômage et la démocratisation de notre pays, l’ennemi c’est le régime syrien, d’abord et avant tout.»

La Première Guerre mondiale vient de s’achever. Les vainqueurs se partagent les dépouilles de l’empire ottoman. Aux Britanniques, reviennent la Palestine et l’Irak; aux Français, le Mont Liban et la Syrie.

Dans un premier temps, la population syrienne est plutôt enthousiaste d’en avoir fini avec le joug ottoman et le mandat que la Société des Nations confie à Paris en avril 1920 est plutôt rassurant: la France «est chargée de mener la Syrie à l’autodétermination politique, c’est-à-dire à l’indépendance, dans les plus brefs délais et de protéger son intégralité territoriale», décrit Christian Velud, maître de conférences en Histoire à l’Institut d’Etudes politiques de Lyon.

L’Occident sûr de son bon droit

Mais dès juillet de la même année, c’est bien de «l’instauration musclée d’une pax francorum» qu’il convient de parler. L’armée française, avec à sa tête le général Gouraud, anéantit sans difficulté la résistance héroïque des troupes syriennes à Maysalun, puis pénètre à Damas. Elle y restera vingt-six ans.

«Ce début dramatique de l’expérience mandataire française en Syrie allait faire figure de symbole. Pour les foules arabes, la prise de Damas, tout à la fois cité millénaire, ville impériale, sanctuaire et gardienne de l’identité arabe, cause une immense émotion. Pour les Français, c’est une revanche, celle d’un Occident chrétien sûr de son bon droit au lendemain de la Première Guerre mondiale», analyse Christian Velud.

Jeune officier des renseignements français à Damas en 1929, Pierre Rondot (le père de Philippe), fait un jour remarquer à l’un de ses supérieurs qu’«en acceptant d’être mandataire de la SDN au Levant, la France a (…) renoncé à (…) l’usage souverain de la force, et accepté d’accomplir une tâche d’éducation politique. De ce fait, si le peuple syrien n’accepte qu’à contrecoeur d’être l’objet de cette mission, ne sommes-nous pas dans une impasse?» Réponse résumée de son interlocuteur, le général Vallier: «Vous avez raison mais il faut crâner.» (Syrie 1929, itinéraire d’un officier in Damas, revue Autrement, 1993).

La «faute originelle»

Il sera souvent reproché aux Français d’avoir tenté d’exporter en Syrie le modèle de ses protectorats tunisien et marocain. Mais pour autant, les Syriens ne gardent pas de la colonisation française un souvenir traumatique analogue à celui des Africains du Nord. Cela dit, «aujourd’hui encore lorsque les Syriens se positionnent vis-à-vis des Occidentaux, ils en reviennent à la politique mandataire et à la façon dont les Français ont favorisé les regroupements ethno-communautaires et prôné un découpage du territoire», explique Barah Mikaïl, directeur de recherches à Fride (Madrid).

Ancien diplomate en poste en Syrie, Ignace Leverrier confirme:

«“Si on en est là aujourd’hui, c’est parce qu’on a été occupé et divisé”, voilà ce que disent certains Syriens. Le mandat français, c’est la faute originelle, en quelque sorte! Et en période de crise, l’argument ressort plus fort encore.»

Faire allusion au mandat français est évidemment d’actualité. Lorsqu’aujourd’hui le pouvoir syrien brandit l’épouvantail de la division fomentée par l’étranger, ce n’est pas complètement théorique puisque le mandat français a morcelé le pays, encouragé les mouvements régionalistes, imaginé plusieurs Etats, éphémères, sur des bases ethniques (Alaouites, Djebel druze); et surtout créé le Liban, littéralement séparé de la Syrie. Lorsque Bachar el-Assad évoque le risque du chaos, c’est aussi cette mémoire collective qu’il titille.

Les trois reproches faits aux Français

«Mais pour l’essentiel, résume Christian Velud, les Syriens font trois reproches au Mandat français: de ne pas avoir ratifié le traité franco-syrien d’indépendance de 1936, d’avoir donné le Sandjak d’Alexandrette en 1939 aux Turcs en échange de la neutralité de ces derniers, et enfin les promesses d’indépendance non tenues des années 1940.»

Arrive 1945, l’affrontement entre Syriens et Français va conduire ces derniers à bombarder Damas et causer plusieurs centaines de morts. Et c’est le départ des Français, le 17 avril 1946, qui donne sa date à la fête nationale syrienne et conduit le pays à l’indépendance.

Pourtant, au cours d’un dîner ou d’une rencontre amicale, il n’est pas rare d’entendre des Syriens dire que les Français sont «partis trop tôt»! Car à partir de 1925, les civils français ont pris le pas sur les militaires pour administrer eux-mêmes le pays. Ils mènent une politique plus libérale, instaurent des élections libres, réforment le système judiciaire et introduisent la laïcité.

Mais ils quittent le pays avant que ces institutions soient réellement ancrées dans le pays. Alors, durant les périodes les plus autoritaires du régime, certains Syriens non sans humour et autodérision se prenaient parfois à regretter que le «travail n’ait pas été achevé».

S’il y a un point en tout cas sur lequel Bachar el-Assad est bien d’accord avec ses anciens protecteurs, quoiqu’il en dise, c’est celui-là:

«Pour son bonheur, le peuple syrien doit comprendre que s’il bouge, il sera de nouveau frappé. Ce peuple doit être mené comme un cheval bien dressé, qui portera son cavalier à merveille, mais si on lui cède à tort, le videra et ira se fracasser les membres dans le fossé…»

Des propos tenus par le dictateur syrien? Pas du tout! Ils sont signés d’un général français: Gaston Vallier, l’homme qui a mâté les insurgés de 1925.

Ariane Bonzon

Source : slate, Ariane Bonzon,

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A l’issue de la Grande Guerre, la France reçoit un mandat de la SDN, sur une partie des territoire soustraits à la domination ottomane, pour « faciliter le développement progressif de la Syrie et du Liban comme États indépendants ».

Dès 1920, le général Gouraud, haut-commissaire, crée et délimite quatre territoires : Grand Liban, Damas, Alep et État des Alaouites ; un peu plus tard, le 24 octobre 1922 est crée l’État du Djebel-Druze. Le Djebel-Druze et le Grand Liban refusent de se joindre à la Fédération des États autonomes de Syrie, qui regroupe alors les trois autres entités, mais est dissoute deux ans plus tard, à la demande des Alaouites ; et le 5 décembre 1924, la Syrie est constituée avec seulement les territoires de Damas et d’Alep, le Sandjak bénéficiant d’un Statut particulier.
Le 14 mai 1930, la Syrie est dotée d’une Constitution par la France. L’indépendance est obtenue à la faveur de la Guerre mondiale et de la défaite de la France. Elle est formellement proclamée par le général Catroux, au nom de la France libre, le 27 septembre 1941. Mais les Syriens commémorent plutôt le 17 avril 1946 (départ des dernières troupes françaises).
Après plusieurs coups d’État et plusieurs projets d’union avortés, dont la République arabe unie (avec l’Égypte) de 1958 à 1961, le parti Baas prend le pouvoir en 1963. C’est ensuite le général Hafez el-Assad qui s’installe au pouvoir en 1970 et qui gouverne le pays jusqu’à sa mort en 2000. Son fils Bachar lui succède. La Constitution du 13 mars 1973 fournit le cadre formel à l’exercice d’un pouvoir autoritaire dominé par la minorité alaouite.
A la suite du mouvement violent de contestation du régime qui se développe depuis l’hiver 2011, une nouvelle Constitution est approuvée par référendum le 26 février 2012. Le rôle dirigeant du parti Baas est aboli, et le principe du pluralisme politique est adopté. Mais le conflit se poursuit…
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Lien vers la constitution 2012 http://mjp.univ-perp.fr/constit/sy2012.htm
On citera quelques articles :

2-2. La souveraineté appartient au peuple. Aucun individu, aucun groupe ne peut l’exercer. Son principe est le gouvernement du peuple par le peuple.

3-3. L’État respecte toutes les opinions religieuses et garantit la liberté de pratiquer tous les rites pourvu qu’ils ne compromettent pas l’ordre public.

3-4. Le bien-être personnel et le statut des groupes religieux est respecté.

8-1. Le système politique est fondé sur le principe du pluralisme politique et le pouvoir est obtenu et exercé démocratiquement par le vote.

8-2. Les partis politiques autorisés et les groupes électoraux participent à la vie politique nationale et sont tenus de respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.

9. La Constitution garantit la préservation et la protection de la diversité culturelle de la société syrienne dans toutes ses composantes et ses ressources variées comme un patrimoine national qui renforce l’unité nationale dans le cadre de l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne.

22-1. L’État protège chaque citoyen et sa famille en cas d’urgence, de maladie, d’invalidité, d’orphelinage et de vieillesse.

22-2. L’État veille à la santé des citoyens et leur fournit les moyens de protection, les traitements et les médicaments.

23. L’État garantit aux femmes toutes les possibilités de participer pleinement et effectivement à la vie politique, sociale, culturelle et économique. L’Etat supprime les restrictions qui empêchent le développement des femmes et leur participation à la construction de la société.

26-1. Les fonctions publiques sont un devoir et un honneur. Elles visent à réaliser l’intérêt général et à servir le peuple.

27. La protection de l’environnement est un devoir pour l’État, les collectivités et pour chaque citoyen.

29-1. L’éducation est un droit garanti par l’État. Elle est gratuite à tous les niveaux et la loi règlemente l’éducation dans les cas où elle est acquittée pour les universités et les institutions gouvernementales.

33-1. La liberté est un droit sacré. L’État garantit la liberté individuelle des citoyens et protège leur dignité et leur sécurité.

33-2. La citoyenneté est un principe fondamental qui implique des droits et des devoirs dont jouit tout citoyen et exercés dans les limites de la loi.

33-3. Les citoyens sont égaux devant la loi, sans discrimination de sexe, race, langue, religion ou croyance.

33-4. L’État garantit l’égalité des chances aux citoyens.

36-1. La vie privée est inviolable et protégée par la loi.

37. Le secret de la correspondance postale, des télécommunications et des autres formes de correspondance est garanti conformément aux dispositions de la loi.

42-1. La liberté de croyance est garantie conformément à la loi.

42-2. Tout citoyen a le droit d’exprimer ses opinions librement et publiquement, par écrit, par la parole ou par tout autre moyen d’expression.

43. L’État garantit la liberté de la presse, de l’impression et de l’édition et l’indépendance des médias conformément à la loi.

60-2. Au moins la moitié des membres de l’Assemblée du peuple [Le Parlement] sont des ouvriers ou des paysans, comme déterminé par la loi électorale.

132. Le pouvoir judiciaire est indépendant. Le président de la République est le garant de cette indépendance ; il est assisté par le Conseil supérieur de la magistrature.

Il est temps d’exposer nos pratiques pour leur apprendre la vraie Démocratie…

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Chronologie : -1916 – Les accords Sykes-Picot délimitent les zones d’influence française et britannique au Proche-Orient.
      -11 mars 1920 – Fayçal proclamé roi de Syrie.
      -25 avril 1920 – Conférence de San Remo. Mandat français sur la Syrie.
      -9 septembre 1936 – Blum promet l’indépendance, mais les accords ne seront pas ratifiés par le Parlement français.
      -27 septembre 1941 – Le général Catroux proclame l’indépendance de la Syrie, au nom de la France libre.
      -17 avril 1946 – Évacuation des troupes françaises.
      -1958-1961 – La Syrie et l’Égypte forment la République arabe unie sous la direction de Nasser.
      -8 mars 1963 – Le parti Baas prend le pouvoir
      -1967 – Guerre de Six-Jours. Israël occupe le plateau du Golan et l’annexe en 1981.
      -16 novembre 1970 – Hafez el-Assad prend le pouvoir.
    -10 juin 2000 – Décès de Hafez el-Assad, son fils Bachar lui succède.

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9 réponses à [Histoire] Quand la Syrie était administrée par la France

  1. Iskander Zakhar Le 29 novembre 2015 à 09h05
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    Vraiment très intéressant. Merci de ce rappel historique.


  2. Fraël Le 29 novembre 2015 à 10h58
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    Concernant les révoltes de la deuxième guerre mondiale, cet article donne les beau rôle aux Anglais : les syriens se révoltent, les Français contre, les Anglais interviennent.

    La réalité est plus compliquée que ça :
    les Anglais arment des rebelles syriens
    ceux-ci se révoltent pour se libérer, sachant que la France avait fait des concessions *
    les Français se défendent,
    puis les Anglais interviennent pour défendre la liberté.

    Le même schéma qu’aujourd’hui.

    *Charles De Gaulle avait promis l’indépendance progressive, l’aurait-il fait, ou une indépendance partielle, on ne saura pas car il sera éjecté du pouvoir avant.


  3. peyo Le 29 novembre 2015 à 14h49
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    Où l’on voit le rôle peu glorieux de la France, qui a toujours laissé tomber, comme pour exercer une vengeance de bas étage, les ex pays colonisés au lieu de les aider à se développer dans l’entente et l’enrichissement commun. Et de montrer sa grandeur d’âme, criée sur tous les toits, et de faciliter et exploiter les dictateurs divers à coups de corruption et d’exploitation de leurs richesses, nous ne sommes pas les seuls et c’est bien triste.


    • Furax Le 29 novembre 2015 à 19h55
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      Ce que vous dites est historiquement faux. L’historien Jacques Marseille a démontré que la plupart des colonies avaient coûté plus cher à la France qu’elles ne lui avaient rapporté. On y a juste acheté une plus grande surface géopolitique, du prestige et des points d’appui, ainsi que des subventions payées par nos contribuables au bénéfice des affairistes du parti colonial.

      La seule exception, cela a été les îles sucrières qui ont beaucoup rapporté jusqu’en 1848, date d’abolition de l’esclavage. Là, ce sont surtout les esclaves qui ont payé.


      • Tunkasina Le 29 novembre 2015 à 23h46
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        Ce que vous dites est peut être tout aussi faux : D’autres experts ont travaillés sur le sujet et donnent un résultat différent :
        http://www.parisschoolofeconomics.eu/docs/ydepot/semin/texte0809/HUI2008COU.pdf

        Mais sinon, sans entrer dans le débat d’expert, le travail de ce libéral de M.Marseille a essentiellement été de tenter de démontrer l’inefficacité en toutes choses de l’état. En se contentant de regarder les dépenses nettes, les retours en impôts, et de s’en arrêter là, car en effet si l’on se contente comme étude économique de ne regarder que cela, alors TOUT ETAT EST TOUJOURS ET SYSTEMTIQUEMENT INEFFICACE ( sauf les Allemands qui sont en récession humaine, car bien entendu l’argent est plus important que l’humain chez eux).

        Mais en vérité …

        On parle de quels coûts ? Investissement privés, publiques ? Et de quel gains ? Financiers, tactiques, géo-stratégiques, accords avec les peuples “décolonisés” pour une garanties d’accès aux matières premières, “indépendance” énergétique garantie, partenariat avec des entreprises privées françaises, marché public de ces ex-colonies à des fleurons industriels français, expansions de la langue qui facilite l’immigration par la suite …

        Peut être que d’un point de vue purement “impôts” les rentrées d’argent n’ont pas été folichonnes, mais c’est être naïf que de croire qu’un pays classé 41ème en superficie, 20ème en population (dom tom compris bien sûr) soit également 6ème au PIB et au top question “Indice de Developpement Humain” sans que l’expansion coloniale n’y soit pour quelque chose – et ça devient risible si l’on se dit que nos colonies ont été un boulet.


        • Toto Le 01 décembre 2015 à 12h33
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          L’étude que vous citez se limite explicitement à l’AOF. Dans l’intro, l’auteur exclut l’Algérie, dont elle dit:
          “Toutes les évaluations font apparaître un poids considérablement plus grand de l’Afrique du Nord dans les investissements publics et privés en provenance de la métropole par rapport au reste de l’empire”

          Votre commentaire est donc à nuancer.


          • Tunkasina Le 02 décembre 2015 à 11h19
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            C’était bien le but de mon commentaire, “réveiller la nuance” 😀


  4. V_Parlier Le 29 novembre 2015 à 17h21
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    L’histoire du Liban est un peu trop simplifiée, tout de même. Même si la France en a récemment modifié l’étendue, tout ce qui s’y est passé avant est bien plus complexe que ça.


  5. Boyington Le 30 novembre 2015 à 17h46
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    « Mais pour autant, les Syriens ne gardent pas de la colonisation française un souvenir traumatique analogue à celui des Africains du Nord. »

    Je ne sais pas pour l’Algérie, mais pour le Maroc je n’ai jamais rencontré un Marocain traumatisé par ce souvenir. Plutôt des gens qui me disaient l’inverse : l’un se demandant ce qu’on pouvait bien leur reprocher, l’autre qu’ils étaient plus droits moins corrompus que les Marocains avec qui c’est le piston qui compte (ancien ingérieur de l’ONCF devenu un prospère chef d’entreprise : avec les Français ce qui comptait c’est d’avoir raison, pas qui on était).


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