Je ne surligne pas toutes les bêtises et la propagande larmoyante, pour que ça reste lisible…

24 heures en  questions, Yves Calvi, LCI, 5 octobre 2016

Présentation : Jean-Marc Ayrault, Ministre des Affaires Etrangères, le chef de la diplomatie française face au chaos syrien. Un conflit qui a fait plus de 300 000 morts en 5 ans. Les efforts se poursuivent pour tenter de faire taire les armes à Alep, ville martyr où 250 000 civils vivent sous les bombes. Alliée du régime de Damas, la Russie s’est félicitée de la grande efficacité de ses raids aériens tout en affirmant œuvrer pour la paix : « Malheureusement depuis le début beaucoup ont cherché à saboter les efforts des Accords, y compris à l’intérieur de l’Administration américaine mais nous n’abandonnerons pas. Nous ferons en sorte de mettre en œuvre les décisions du Conseil de Sécurité de l’ONU (Sergueï Lavrov, Ministre russe des Affaires Etrangères.).

Les Occidentaux ont entamé un bras de fer avec la Russie sur le dossier syrien. Jean-Marc Ayrault critique le cynisme de Moscou : « Je dis aux Russes : le sort de cette ville est entre vos mains. Si vous vous obstinez, le drame d’Alep restera dans les mémoires comme une infamie. Vous en porterez la responsabilité ».

Le Ministre des Affaires Étrangères doit se rendre à Moscou demain et à Washington vendredi pour tenter d’adopter une résolution sur un cessez-le-feu à Alep. Mais la France a-t-elle les moyens d’infléchir la position russe ? 

 

Y.Calvi : Bonsoir Monsieur Jean-Marc Ayrault, merci beaucoup Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères d’être avec nous en direct sur LCI. Vous partez demain pour Moscou, vous serez vendredi à Washington. On vient une fois de plus de comprendre à quel point la situation était difficile. La France peut-elle changer la donne à Alep ? 

J-M.  Ayrault : Je vais à Moscou pour dire aux Russes : ces images que le monde entier voit aujourd’hui de bombardements, de morts, d’enfants, de femmes, de vieillards mais aussi d’humanitaires qui font leur travail –  je pense aussi à ces casques blancs –  des hôpitaux visés, des écoles détruites – ce n’est pas possible, cela ne peut pas continuer, c’est une catastrophe humanitaire. Le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki Moon dit que ce sont des faits constitutifs de crimes de guerre. Donc je vais à Moscou, non, pas négocier…

Y.C. : Il parle même « d’abattoir ».

J-M.A. : Oui, les mots sont forts parce que la réalité est terrible. La réalité est tragique, donc la France est pleinement engagée, elle n’est pas seule mais elle est en première ligne. Elle est membre permanent du Conseil de Sécurité, elle agit en toute indépendance. Donc je vais à Moscou, non pas pour négocier le texte d’une résolution. Je vais à Moscou pour dire le point de vue de la France : cette situation est inacceptable, profondément honteuse et la France ne veut pas participer en fermant les yeux et en ne faisant rien. Donc je vais dire à Moscou et à mon homologue Lavrov la position de la France.

Y.C : On détruit notamment les hôpitaux, ce sont les dernières monstruosités qu’on a découvertes ces dernières vingt-quatre heures. On a des images absolument épouvantables et les Russes avec qui vous allez parler, vous l’avez entendu, se félicitent de « l’efficacité de leurs frappes ».

J-M. A : C’est du cynisme, c’est du cynisme, cela ne trompe personne. Vous savez la France a pris une initiative, lorsque j’ai quitté l’Assemblée des Nations Unies nous n’avions pas réussi à trouver un accord. J’ai participé à je ne sais combien de réunions, y compris au sein du Conseil de Sécurité. On ne va pas laisser tomber, on va continuer à se battre. Et on se bat. Là, il y a sur la table un projet de Résolution. Quel est l’objectif de ce projet de Résolution, si elle est adoptée et on travaille pour cela, avec les 15 membres du Conseil de Sécurité, les 5 permanents et les autres ? C’est un, l’arrêt des frappes sur Alep et sur la Syrie, l’arrêt des bombardements, l’acceptation de l’aide humanitaire parce qu’il y a des mois qu’elle n’arrive plus. Il y a des gens qui meurent de faim, qui n’ont pas de soins. Et aujourd’hui les convois ne peuvent pas passer parce qu’ils sont bombardés.

Et ensuite il faut reprendre le processus de paix. Il faut arrêter la voie de la guerre. Il y a deux objectifs dans notre démarche. Le premier objectif, c’est effectivement l’action humanitaire, humaine de solidarité, il faut arrêter ce massacre. Et de deux, le deuxième objectif. Il n’y a pas de solution à la crise syrienne qui dure depuis 5 ans qui a fait 300 000 morts avec 10 millions de personnes déplacées ou réfugiées, d’un point de vue militaire. Même si Bachar el Assad, gagnait, regagnait Alep, cela ne changerait rien. Vous savez quelles sont les conséquences ? Le renforcement des djihadistes, des terroristes, c’est eux qui gagnent des points et nous, nous sommes menacés. Les Syriens qui aujourd’hui sont sous les bombes sont menacés par cette tragédie mais nous, les Français, les Européens et même au-delà, nous sommes menacés par le terrorisme et donc il faut qu’on mène cette bataille aussi.

OB : Donc quand Assad bat les terroristes, ça renforce les terroristes, et c’est mauvais pour nous #CQFD…

Y.C : Jean-Marc Ayrault, tout ce que vous venez de nous dire est parfaitement clair et sur les buts de votre visite et sur le constat que vous faites de la situation. Le problème est :  que pouvez-vous avoir bien à dire à ces gens-là ? Quelle est la fiabilité ou quelle confiance peut-on avoir en Sergueï Lavrov. On se demande. Ils sont d’un cynisme absolu, c’est vous qui avez employé le terme.

OB : attention au chien de garde

JM. A : Oui, je l’ai employé. En même temps vous savez, il y a un débat partout, en France aussi, sur quelle attitude avoir vis-à-vis de la Russie. Il y a ceux qui disent « il faut couper les ponts avec la Russie » ; il y a ceux qui disent « il faut suivre Moscou ». Eh bien, notre option, c’est ni l’un ni l’autre. Par contre, je discute avec les Russes au nom de la France. Nous ne fermons pas la porte, le canal n’est pas fermé.

Est-ce-que vous pensez – parce que l’opinion publique internationale, la communauté internationale (depuis quelques jours les images passent en boucle) il y a toujours le risque d’une indifférence quand il se passe quelque chose de cette nature et là aujourd’hui, partout dans le monde, on voit les images, c’est une tragédie – est-ce que vous croyez que la Russie, qui est un grand pays , qui est une vieille civilisation, vous croyez qu’eux aussi peuvent être indifférents à ce message : « arrêtez ce massacre » ? Donc je vais à Moscou pour dire ça.

Y.C : C’est une forme de témoignage ou c’est une façon de prendre date avec les Russes pour leur dire « un jour vous aurez des comptes à rendre » ?

OB : Et Fabius et Hollande, c’est prévu qu’ils rendent des comptes ?

J.M. A : Tous ceux qui sont complices ont des comptes à rendre.

OB : oh, ben parfait alors, merci !

Vous avez employé les mots du Secrétaire Général de l’ONU, qui sont encore plus forts que ceux que j’avais cités. Et donc c’est sûr que, si on est complices de crimes de guerre, il y a un jour où il faudra en rendre compte et, y compris, sur le plan juridique. Ce n’est pas rien comme prise de responsabilité. Encore une fois, je pense qu’avec les Russes, il faut parler un langage de vérité, je ne cherche pas à leur plaire. Je leur dirai la position de la France. Et la position de la France je considère qu’elle est juste. Elle est peut-être difficile mais en tout cas nous nous battons et la bataille elle se mène au Conseil de Sécurité.

Y.C. : J’ai bien compris Jean-Marc Ayrault que vous comptez dire au Ministre des Affaires Étrangères russe « vous aurez des comptes à rendre un jour, peut-être même devant des tribunaux internationaux » ?

OB : Oh oui, ça va être drôle…

J-M. A. : Est-ce que vous pouvez prendre le risque de cette responsabilité morale ; d’abord morale, morale à l’égard de l’opinion publique internationale et à l’égard de votre peuple, de votre propre Histoire ?

OB : Ben oui, oser attaquez des djihadistes qu’on a nous même armés !!!

Je ne peux pas imaginer que la logique de la guerre totale soit la logique, comme de toute façon nous discutons ensemble, nous savons qu’il y a une menace terroriste, nous savons que cette menace terroriste c’est Daesh, nous savons que c’est AL Qaïda et qu’il y a des groupes terroristes aussi en Syrie, comme il y a en Irak, comme il y en a en Libye,

OB : Euh, pourquoi ils prospèrent en Irak et en Libye déjà ?

comme il y en a en Afrique. Donc tout ça c’est un combat commun que nous menons mais nous devons le mener jusqu’au bout. Et se demander si la logique de guerre, qui est aujourd’hui utilisée par le régime de Bachar el Assad, d’aller jusqu’au bout, c’est-à-dire de contrôler toute cette Syrie comme on dit « utile », en allant de Damas à Alep en passant par Homs et de l’attaquer là où il y a un port, serait facteur de paix ?

OB : eh oui, chasser tous les djihadistes, ce serait facteur de paix ?

Non ce n’est pas facteur de paix parce que cela encourage la radicalisation, cela encourage la haine, cela encourage encore plus le terrorisme alors que le terrorisme c’est notre premier ennemi.

OB : je préfère ne rient dire pour garder à ce blog sa tenue

Y.C. : Jean-Marc Ayrault, est-ce que vous faites le constat suivant qui est que, officiellement, nous étions engagés dans une bataille commune avec les Russes, et vous venez de le rappeler, contre le terrorisme et contre le djihadisme qui porte parfois le terrain guerrier sur le sol français…

J.M. : Oui, malheureusement…

Y.C. : On sait maintenant que les Russes, en fait, ont fait semblant de mener cette bataille pour conforter leur allié dans la région – et le monde entier peut le voir –  qui s’appelle Bachar El Assad. On sait donc qu’on s’est fait flouer ?

OB : QUI a détruit presque tous les camions citernes de Daech déjà, coupant ses revenus pétroliers ?

J-M.A. : C’est sans issue. Pour Bachar el Assad, ce serait une victoire à courte vue.

OB : Laisse Jean-Marc, je pense qu’il va la prendre quand même, nous laissant la défaite à longue vue…

Certes il est appuyé par les Russes et les Iraniens et le Hezbollah. Il faut rappeler que les Russes sont des belligérants. Nous nous ne sommes pas des belligérants, nous sommes engagés dans une coalition internationale contre Daesh, notamment avec les Etats-Unis.

OB : c’est à ça quand qu’on voit le triste niveau de nos dirigeants, et des crétins de journalistes qui ne relèvent même pas le fait que bombarder, c’est être un belligérant…

J’ai parlé de l’Irak et de Libye ici aussi. Nous ne sommes pas des belligérants, les Russes ont des troupes sur le terrain. Donc, c’est aussi une question de responsabilités. Les 10 millions de personnes déplacées, qui sont venues en France, en Allemagne surtout, ces personnes-là ne sont pas seules. Il y en a plusieurs millions en Turquie, en Jordanie, au Liban, donc juste à côté de la frontière syrienne, savez-vous à quoi ils aspirent ? Retourner dans leur pays. Et pour cela, il faut une reconstruction de la Syrie, et donc il faut un processus de paix. Et les Russes ont voté la Résolution pour un processus de paix mais ils ne respectent pas ce vote. Donc je rappellerai tout ça, c’est indispensable. Si les Russes sont sincères, alors il faut que ces massacres s’arrêtent et surtout que le processus de négociation politique reprenne à Genève, alors qu’aujourd’hui il est bloqué depuis des mois.

Y.C. : Le jour d’après votre rencontre avec Sergueï Lavrov, vous serez donc aux Etats-Unis. Et à Washington, aux Américains, qu’avez-vous à dire ?

J.M.A. : Les Américains sont nos alliés,

OB : meuh oui, c’est bien Jean-Marc…

dans la coalition contre Daesh, je l’ai rappelé mais ils sont aussi sur notre position. Maintenant, je pense qu’il y a aussi des questions à poser. Comment faire ? Que vont-ils faire ? On sait qu’on est en fin de présidence Obama, que c’est un mandat qui se termine. Donc ils peuvent être plus efficaces, plus engagés qu’ils ne le sont pour trouver la solution. La solution, c’est l’arrêt des bombardements, l’aide humanitaire et puis reprendre le processus de paix. Vous savez, si rien n’est fait tout le monde portera la responsabilité d’avoir laissé faire et ça n’est pas possible. La France continuera d’aller jusqu’au bout et prendra ses responsabilités.

Y.C. : La France parle avec les Grands. Est-elle capable de se faire entendre, Jean-Marc Ayrault ?

J-M. A. : Mais la France est respectée et entendue partout !

OB : meuuuuuuuuuuuuuuuh oui ! C’est pour ça que les Russes et les Américains ne nous ont pas invité le week-end dernier…

Vous savez, il y a 5 membres permanents aux Nations Unies. Il y a La France, la Grande Bretagne, les Etats-Unis, la Chine et la Russie. Je peux vous dire que notre voix pèse. Moi qui voyage beaucoup maintenant que je suis Ministre des Affaires Etrangères (je le faisais un peu quand j’étais Premier Ministre mais vous savez, on est plus sur les affaires intérieures), je vois que partout la France est respectée, attendue écoutée que ce soit dans les instances internationales, au Conseil de Sécurité mais aussi dans beaucoup d’autres endroits. Je suis allé aussi au Conseil des Droits de l’Homme.

ET puis regardez, lorsque la menace djihadiste arrivait sur Bamako, la capitale du Mali, c’était en 2013, j’étais présent au Conseil de Sécurité auprès du Président de la République François Hollande, il y a eu une décision de prise, c’est-à-dire d’arrêter, à la demande des autorités maliennes, d’arrêter cette avancée djihadiste qui allait contrôler tout le pays.

OB : avec les armes piquées en Libye vu qu’on l’a détruite…

Et aujourd’hui, si nous n’étions pas intervenus ce pays – un grand pays d’Afrique de l’ouest –  serait sous la coupe djihadiste et c’est toute la région qui serait islamisée. Qui a fait ça ? Qui a pris cette responsabilité, à la demande du gouvernement malien ? C’est la France, parce que nous en avions les moyens militaires et nous en avions les moyens politiques. Et nous l’avons fait, et je peux vous dire que c’est, et c’était une décision extrêmement courageuse.  Mais là notre engagement était clair et c’est ça qui fait que la France est aussi respectée et écoutée, y compris en Europe.

Je vous rappelle que maintenant la Grande Bretagne, qui s’est engagée il y a quelques années aux côtés de Américains dans la guerre en l’Irak avec les conséquences que l’on sait, a moins de capacités militaires et puis surtout ils ont décidé du Brexit. Quel est le seul membre permanent de l’Europe au Conseil de Sécurité aujourd’hui ? C’est la France.

OB : eh oui, depuis le Brexit, le Royaume-Uni est en Asie !

Pourtant nous ne sommes pas seuls, nous parlons avec nos partenaires, nous essayons de les convaincre, et de travailler avec eux.

Y.C. : Comment vous sentez-vous dans cet univers diplomatique – j’ai envie de vous dire – vous, à titre personnel ?

J-M.A. : Très bien, très à l’aise.

OB : purée, le niveau… Mais c’est vrai, je pense que ce sont les autres qui sont mal à l’aise quand il est là…

Y.C. : Est-ce que vous êtes à l’aise dans cet univers qui est très codé, très particulier et qui est aussi un monde de rapport de force où on dit des choses brutales avec des mots courtois normalement ?

J-M.A. : Oui, cela arrive, je le fais. Je le fais avec les Russes, avec les Américains – mais là, nous sommes alliés, nous ne sommes pas des ennemis, nous sommes des partenaires. Je le ferai avec les Chinois. Moi, je me sens à l’aise mais pour être à l’aise, il faut avoir les idées claires et il faut que la politique de la France soit claire. Et elle l’est, nous avons une vision, une stratégie, une conception du monde et nous partons dans cette démarche internationale avec nos valeurs, avec ce que nous sommes.

Vous voyez, par exemple, la lutte contre le terrorisme il faut la mener, cette lutte, sur le plan militaire mais aussi sur le plan intérieur avec la police, le renseignement mais aussi lutter contre la déradicalisation . Tout cela nous le faisons. Mais en même temps nous ne voulons pas céder sur ce que nous sommes. Nous ne devons pas céder sur notre mode de vie, sur notre conception de la société et nos valeurs de la France républicaine. Eh bien, cela c’est une vision claire. Elle est respectée partout dans le monde. Tout le monde sait que la France c’est la France et pas n’importe quel pays.

OB : Toute l’arrogance de l’Occident décadent est là..

Y.C. : Imaginez que Sergueï Lavrov dise : « C’est très bien mais est-ce qu’on ne pourrait pas trouver au bout du compte, parce qu’il faut bien qu’on avance sur ce dossier syrien et notamment sur la situation d’Alep, un compromis et pourquoi pas conforter Bachar El Assad pour écraser Daesh ?

Y.C. : Attendez, si le choix c’est entre Daesh et Bachar el Assad, il n’y a pas de choix.

OB : aussi incompétent que Fabius le gars, donc… Ben moi je choisis assez facilement – vu que Daech veut me tuer…

Le choix, il est à la fois de combattre Daesh et les groupes qui en sont proches et en Syrie il y a le groupe Al Nosrah qui a changé de nom qui s’appelle Fatah Al Cham mais qui fait partie de la famille d’Al Qaïda que nous combattons aussi

OB : bon, ok, un tout petit peu moins incompétent que Fabius donc…

et puis Bachar El Assad qui est le responsable de la destruction de son propre peuple

OB : t’as raison, ce ne sont pas les coupeurs de tête qui financent les djihadistes…

et cela fait 5 ans que cela dure. Vous croyez que le choix est entre les deux ? Le choix est contre les deux. Et le choix est aussi de trouver une solution et qui passe par la voix de la négociation après l’arrêt des bombardements, après l’arrêt du conflit, après l’accès humanitaire.

Et ensuite, à Genève, on discute. Mais de quoi discuter : de la future Syrie, c’est-à-dire d’une Syrie qui doit garder son unité qui ne doit pas être déstabilisée dans ses structures étatiques comme ça a été le cas en Irak, parce que c’est très important de conserver un Etat unitaire qui marche, qui doit marcher, qui puisse marcher.

OB : trop facile !

Et en même temps, il faut que cette future Syrie soit protectrice de ses minorités que ce soient les Kurdes, les Chrétiens et qu’elle intègre dans sa gouvernance pas seulement les Alaouites Chiites mais aussi les sunnites qui sont majoritaires dans ce pays et puis en même temps mettre en place des institutions : contrôle de l’armée, contrôle des services et des élections. C’est ça le processus de paix. Et qu’est-ce qui permettra aux réfugiés de revenir, ceux qui sont aux frontières en Turquie, en Jordanie, au Liban, des millions d’entre eux ? J’en ai rencontré, notamment au Liban, qui m’ont dit qu’ils n’aspirent qu’à une chose, c’est rentrer chez eux. Pour qu’ils rentrent chez eux, sinon ils viendront chez nous, il faut que la Syrie puisse se reconstruire.

Et elle se reconstruira, notamment avec l’aide de l’Union Européenne, si tous les préalables politiques que j’ai mentionnés sont mis en œuvre. C’est ça notre politique. Elle est très claire. Ce n’est pas de nous mettre dans un dilemme pour choisir entre Bachar El Assad et Daesh ! Nous sommes les ennemis de Daesh mais nous ne voyons pas l’avenir de la Syrie avec à sa tête un dictateur qui est rejeté. Je rappelle que 10 millions de réfugiés c’est quasiment la moitié des Syriens qui sont à l’extérieur de leur pays.

Y.C. : Vous êtes le Ministre d’un Président qui est en guerre sur plusieurs fronts. Est-ce que c’est une fierté ou est-ce que c’est un poids, Jean-Marc Ayrault ?

OB : violent ce “journaliste” quand même…

J-M.A. : C’est une épreuve d’être en guerre, ce n’est pas se faire plaisir parce que nous sommes contents d’être en guerre. Nous allons là où c’est nécessaire et avec les moyens qui sont les nôtres. Et toujours dans le respect du Droit international. Et avec un objectif qui n’est pas que militaire, qui est un objectif politique. Vous voyez, on a arrêté les djihadistes au Mali mais il est évident que ce qui s’est passé ensuite, c’est les négociations d’un accord de paix à Alger, les Accords d’Alger, qui vise à réformer, notamment au Nord Mali les structures administratives pour permettre une inclusion de tous. Et c’est un accord politique.

Y.C. : Nous avons certainement sauvé le pays des djihadistes à l’époque. Le pays va mal aujourd’hui ; il est en grande difficulté. On les a évoquées dans l’émission à l’instant.

J-M.A. : Je sais. J’ai rencontré le président Keïta l’autre jour à Paris. Cette semaine, je l’ai vu à New-York dans une réunion spécifique au Mali.

J-M.A. : La situation n’est pas réglée.

J-M.A. : Non, il ne faut pas regarder seulement ce qui s’est passé avant. Il faut regarder ce qui est à faire maintenant. Et ce qui est à faire maintenant, c’est aider le Mali, mais pas seulement le Mali, tous les pays de cette région, à la fois à se protéger, parce qu’ils sont menacés par le djihadisme de plusieurs origines, qui s’appelle aussi Boko Aram qui menace le Niger, le Nord Nigéria, toute la région du lac Tchad. Donc il faut à la fois aider ces pays à conquérir l’autonomie en matière de sécurité et de défense donc :  moyens, formation. Mais en même temps, il faut les aider à se développer parce que ce sont des pays pauvres et tous ces pays pauvres génèrent aussi de la frustration et sont des terreaux à djihadisme et à propagande. C’est cela qu’il faut faire. Il faut faire les deux.

Y.C. : Un dernier commentaire, qui concerne le Ministre des Affaires Etrangères. J’avais envie de vous dire : nous ne sommes vraiment pas aidés par les autres pays européens sur tous ces combats ? Notamment en Afrique ?

J-M.A. : Non, cela n’est pas vrai. Non, je ne suis pas d’accord avec vous.  Moi, je participe régulièrement aux réunions des Ministres des Affaires Etrangères depuis maintenant plusieurs mois et il est rare qu’il y ait une réunion où on ne parle pas de l’Afrique.

Y.C. : Qui se bat au Sahel ? Qui s’est battu au Mali ?

J-M. A. : Mais il n’y a pas que la guerre ! Il y a maintenant une opération de maintien de la paix des Nations Unies, la FISNUA au Mali, la MINUSCA en RCA, République Centrafricaine. Donc, il y a des troupes des Nations Unies qui ont remplacé la France, qui participent. Par exemple moi, j’ai fait un déplacement avec mon homologue allemand au Mali et au Niger. Et puis il y a l’aide au développement et je peux vous dire que l’Europe, la France prend sa part. On va même augmenter l’aide au développement dans le budget 2017. Mais l’Europe a un très gros budget pour l’aide au développement et pour agir aussi sur le plan humanitaire. Lundi je me suis entretenu avec Mme Mogherini, la Haute Représentante, nous avons parlé de l’aide humanitaire pour Alep. Vous voyez, il ne faut pas dire l’Europe… C’est un peu une espèce d’automatisme maintenant : tout va mal en Europe, l’Europe ne fait rien, Non ! On peut faire encore mieux, c’est vrai.

Y.C : On a besoin d’être aidé aussi ? Mais ça peut être d’autres façons ?

J-M.A. : Je vois. Vous avez raison sur un point. C’est vrai que la France a une défense. La Grande Bretagne aussi, même si elle s’est affaiblie, mais il faut faire plus ensemble au niveau de l’Europe. C’est l’une des priorités. Le post Brexit, c’est aussi que l’Europe se projette dans l’avenir pour se protéger. L’Europe doit se protéger à l’intérieur de ses frontières mais aussi être plus ambitieuse en matière de défense et c’est vrai que la France parfois pourrait se dire : « Si on avait un peu plus de soutien et de solidarité, ça pourrait aller mieux ».

OB : et je dirais même plus : “Ca va tellement mieux qui si c’était pire…”

[Y.C : Merci, Monsieur Jean-Marc Ayrault. J’ai bien compris que demain vous avez rendez-vous avec votre homologue russe (résumé des propos du Ministre)

(Derniers mots)

J-M.A. : Je lui parlerai franchement et sincèrement.]

Best of :

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69 réponses à Jean-Marc Ayrault dans ses oeuvres…

Commentaires recommandés

Louis Robert Le 21 octobre 2016 à 03h25

Ce cynisme révoltant au quotidien, cette hypocrisie infinie, ces larmes sèches provoquées par toute cette fausse indignation, ce degré de déshumanisation qui génère tant de faux sentiments, me soulèvent le coeur, me font me détourner et fuir. Je ne supporte plus… plus du tout.

Vltchek: «Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonialisme et le néocolonialisme occidentaux ont causé la mort de 50 à 55 millions de personnes». A celles-ci, «mortes en conséquence directe de guerres déclenchées par l’Occident, de coups d’Etat militaires pro-occidentaux et d’autres conflits du même acabit», s’ajoutent «des centaines de millions de victimes indirectes qui ont péri de la misère, en silence». (Chomsky/Vltchek, “L’Occident terroriste”)

Les reponsables de ces crimes de guerre et contre l’humanité doivent être traînés devant une cour pénale internationale, accusés, jugés, condamnés et sévèrement punis. D’ici là, l’Occident doit avoir le reste de décence requis pour se taire et dédommager les victimes de ses crimes. — Or c’est la guerre totale qu’il veut, qu’il quémande même, et c’est la guerre que nous aurons… Nous y sommes déjà.

  1. silk Le 21 octobre 2016 à 02h42
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    La suite de la réponse à la 1ère question c’est :
    “Je vais à Moscou, non pas négocier, mais pour dire le point de vue de la France … [il faut que ça cesse et patata] je vais à Moscou pour dire le point de vue de la France” (répété 2 fois).

    Bon.
    Ben il a tout dit : si c’est pour dire ça, les russes ont la télé donc il peut éviter de faire le voyage en avions avec mes impôts. S’il veut s’assurer que les russes aient “entendu” la voix de la France (pas la mienne, celle de ceux qui nous servent de dirigeants), il peut aussi envoyer un courrier en recommandé.
    Ça me coûtera moins cher et il pourra dire fièrement : J’ai transmis le point de vue de la France à la Russie.
    Et puis, il risquera moins de se prendre un … vent (froid).
    Heureusement que les russes sont diplomates, sinon ils pourraient faire savoir à la France que “ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour venir en ” Russie (Mouarf : humour, référence visite de Poutine reportée)


  2. Christophe Foulon Le 21 octobre 2016 à 02h58
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    Merci de vos annotations M. Berruyer, ça transforme ce plat de gerbe prédigérée en moment rigolo.

    Blague à part, le niveau d’analyse de Calvi étant sans intérêt, ce Jean-Marc vaut pas tripette, il est encore plus nul que M. sang contaminé, il n’a même pas d’avis à lui, au moins Fabius on pouvait le détester pour ses déclarations, lui n’est rien et en cela le meilleur représentant du gouvernement français pour les quelques mois qu’ils restent : rien.


  3. Louis Robert Le 21 octobre 2016 à 03h25
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    Ce cynisme révoltant au quotidien, cette hypocrisie infinie, ces larmes sèches provoquées par toute cette fausse indignation, ce degré de déshumanisation qui génère tant de faux sentiments, me soulèvent le coeur, me font me détourner et fuir. Je ne supporte plus… plus du tout.

    Vltchek: «Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonialisme et le néocolonialisme occidentaux ont causé la mort de 50 à 55 millions de personnes». A celles-ci, «mortes en conséquence directe de guerres déclenchées par l’Occident, de coups d’Etat militaires pro-occidentaux et d’autres conflits du même acabit», s’ajoutent «des centaines de millions de victimes indirectes qui ont péri de la misère, en silence». (Chomsky/Vltchek, “L’Occident terroriste”)

    Les reponsables de ces crimes de guerre et contre l’humanité doivent être traînés devant une cour pénale internationale, accusés, jugés, condamnés et sévèrement punis. D’ici là, l’Occident doit avoir le reste de décence requis pour se taire et dédommager les victimes de ses crimes. — Or c’est la guerre totale qu’il veut, qu’il quémande même, et c’est la guerre que nous aurons… Nous y sommes déjà.


  4. Ouas Le 21 octobre 2016 à 03h40
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    “Je rappelle que 10 millions de réfugiés c’est quasiment la moitié des Syriens qui sont à l’extérieur de leur pays.” En plus d’être un crétin, il ment 7 millions de syriens déplacés sont réfugiés en…Syrie

    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/migrants/20160208.OBS4195/cartes-turquie-liban-europe-ou-vont-les-refugies-syriens.html


  5. Quéniart Le 21 octobre 2016 à 03h44
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    ayrault l’idiot du village comme son prédécesseur fabius a croire qu’il n’y a que ça a mettre a ce poste,il est qu’en france nous sommes mal lotis avec nos ministres des affaires étrangères,et dire que c’était la même chose auparavant avec sarko


    • bluetonga Le 21 octobre 2016 à 07h05
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      Je ne suis pas d’accord. Tout dépend de savoir s’ils le font exprès ou pas.

      S’ils ne le font pas exprès, alors il faut bien admettre qu’ils sont très bêtes, et d’une certaine manière, que la France recycle admirablement ses demeurés à des postes attrayants et bien rémunérés.

      S’ils le font exprès, alors convenons qu’il faut beaucoup d’agilité intellectuelle pour noyer le poisson avec tant de vigueur et pratiquer la confusion à cette échelle. Le problème est que ces bonhommes devraient plutôt être pris en charge par des structures psychiatriques pour leur incapacité à vivre en société et poursuivre des objectifs altruistes.


      • Louis Robert Le 21 octobre 2016 à 11h47
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        @ bluetonga

        Au point où nous en sommes… leurs innocentes victimes se comptant par millions et leur nombre croissant à chaque instant, convenez, bluetonga, que:

        1. s’il le font exprès, il faut les arrêter et les enfermer sous bonne garde,
        2. s’il ne le font pas exprès, il faut les arrêter et les enfermer sous bonne garde.

        Alors… vous choisissez où les enfermer, dans l’un et/ou l’autre cas, ou je m’en charge?

        La guerre menace.

        “Under which king, Bezonian, speak or die.” (Shakespeare)


      • Pierre Bacara Le 21 octobre 2016 à 15h19
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        Si […] alors […] la France recycle admirablement ses demeurés à des postes attrayants et bien rémunérés“.

        Sur ce point, commentaire d’Ivan BLOT, ex-haut fonctionnaire au ministère de l’Intérieur, ex-chargé de cours à Sciences-po, et énarque (mars 2016) :

        Une des gros reproches que je fais à la classe politique occidentale en général, c’est d’être nulle en histoire. Il y a quelques connaissances en économie, en droit, surtout en droit, […] surtout les énarques […], mais alors l’histoire, c’est pas leur truc. Il y a des exceptions, bien sûr, mais en général c’est quand même comme ça“.


  6. lvzor Le 21 octobre 2016 à 04h01
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    “Je le fais avec les Russes, avec les Américains – mais là, nous sommes alliés, nous ne sommes pas des ennemis”
    Ca, c’est de la diplomatie ! Heureusement personne ne prend plus la France au sérieux, finalement…
    Ayrault est consternant. (Pour sternant c’est pas vraiment sûr)


    • Chris Le 21 octobre 2016 à 14h07
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      Nous avons un président (“poire” selon Ph. Grasset) aux allures et manières de notaire, et un MAE aux allures et manières de proviseur de collèges, les deux à qualifier “de province”.
      Tous deux sont issus de ce qu’il a de pire en France : le fonctionnariat anémiant, insonorisé et stérile.
      Excusez-moi les provinces, mais ces deux cornaqués vous volent ce que vous avez de meilleur : une vie quotidienne hors fiction.


  7. antoniob Le 21 octobre 2016 à 04h07
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    La bêtise de la “Hollandie” est un trou noir sans fond, des JO de l’ubuisme: toujours plus bas toujours plus abject.
    En plus de l’abjection infinie dont ils font montre sans scrupules pour les peuples qu’ils détruisent, dans ce qui ressemble de plus en plus à un rétro-colonialisme 19è, les Etats-Unis &Co. procèdent ainsi à un détricotage du cadre consensuel de l’ONU, Avec des patrons de presse qui couvrent la chose à coup d’ “information” tronquée Les Etats-Unis d’Euramérique s’assoient sur la souveraineté syrienne et on ne mentionne jamais l’ambasseur syrien qui siége pourtant à l’ONU.
    Or, si la Chine, l’Inde et la Russie font de même et créent leur propre bloc hermétique aux euro-américains, que pourront faire ces derniers? Les pays d’Asie Centrale ont déjà pris certaines distances avec les Etats-Unis, effrayés par leur nocivité destructrice, déstabilisatrice.

    Pour revenir à la France, ce qui choque aussi c’est l’opacité du gouvernement: on ne sait pas qui décide quoi et pourquoi.


    • Vlois Le 21 octobre 2016 à 09h42
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      Ces types ont comme modèle Jules Ferry dont Hollande avait honoré la statue.
      Le type qui avait couvert l’affairisme de la 3eme et les guerres coloniales pour enrichir quelques uns sous le devoir éternel de la France en matière de civilisation.
      Célèbre discours ou justement Clemenceau l’avait combattu en lui sortant que personne n’était dupe.
      Les radsocs n’ont pas changé ils font très 19eme siècle.


  8. Caliban Le 21 octobre 2016 à 04h09
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    Concernant cette histoire de “crimes de guerre” dont seraient responsables les dirigeants russes, je pense qu’on n’a pas fini d’en entendre parlé.

    Mais comme le dit M. Mélenchon (3’20 : https://www.youtube.com/watch?v=x38_3Nihsi4), ce sont des bavardages étant donné
    • que la Russie n’est pas signataire du TPI
    • et que cet argument pourrait bien agir comme un boomerang. Non pas contre les dirigeants des Etats-Unis (également étrangers au TPI) mais contre ces benêts de dirigeants Français qui, entre autres choses, se rendent coupables de “bombardements ciblés” (entendre assassinats de dirigeants islamistes) et sont à la manoeuvre dans les bombardements de Mossoul

    Comment se mettre tout seul dans la mouise.


    • Jo Le 21 octobre 2016 à 08h00
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      Caliban; on ne peut passer sous silence nos livraisons d’armes aux terroristes alors qu’il y avait un embargo Européen sur toute la Syrie, hollande ne s’en est même pas caché puisque c’est écrit. Cela aussi relève du CPI


  9. Pole Le 21 octobre 2016 à 04h32
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    Il fait la guerre, mais n’est pas belligérant.

    Assad est ultra-sectaire contre les sunnites (sauf sa femme).

    Les belligérants doivent arrêter de combattre, et revenir à la Syrie d’avant guerre – mais sans Assad.

    Etc.

    Ouah, enseigner l’allemand, c’est plus simple…


    • Well Le 21 octobre 2016 à 06h24
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      enseigner l’allemand, c’est plus simple. C’est surtout que l’auditoire gobe toutes le âneries car il est malléable… ou qu’il roupille.

      Dans le même genre d’anciens profs ayant fuit la diversité pour s’orienter vers plus rémunérateur, omniprésents sur les chaînes de propagande atlantiste, François Durpaire et Thomas Snegaroff, curieusement arrivés en même temps dans un lycée du 9-3, et repartis (exfiltrés ?) en même temps quelques années après faire leurs leçons cette fois à la France entière. A défaut de main du Kremlin, celle de bons amis au pouvoir ?


  10. Well Le 21 octobre 2016 à 05h13
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    Ils sont quand même dangereux, rien qu’à voir leur tête de sacristain à qui on donnerait le bon dieu sans confession, lui et son acolyte Cazeneuve. Et leur ton surtout, faussement posé, le ton de ceux qui ont des certitudes inébranlables, qui ont Dieu (pardons, les valeurs) avec eux, et qui vous disent gentiment, d’une voix monocorde, inlassablement, ce qui est bon pour vous, tout en serrant l’instrument de torture. Ce sont des gens qui ont appris à parler ainsi avec des conseillers, pour ne pas faire peur, ne pas reproduire l’erreur d’un autre « sozialiste » qui les a précédé.


  11. kasper Le 21 octobre 2016 à 05h33
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    Meme en mettant de côté toute consideration éthique et en ne s’intéressant qu’a la performance de communiquant, c’est tres tres mauvais.

    Meme quelqu’un qui ignorerait tout des faits, né de la dernière pluie, ne peut pas gober qu’en renforcant Assad on renforce ses ennemis. Ca n’a juste aucun sens et il n’apporte absolument aucun argumebt pour ettayer son paradoxe.

    Quand a Calvi… Il devrait se méfier. De nos jours on fait de tres bon synthétiseurs vocaux, alors pour simplement lire une serie de questions préparées a l’avance sans jamais réagir aux énormités qu’on recoit en réponse, un bete ordinateur suffit amplement. Voila un job qu’on gagnerait a automatiser, pour le coup.


  12. Fritz Le 21 octobre 2016 à 06h16
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    Après une telle diarrhée verbale, il est temps de tirer la chasse d’eau…

    Pauvre France : voilà où l’on arrive quand on a tout renié, tout trahi. Après le tournant de 1983, après Maastricht, après le retour dans l’OTAN, il est assez logique d’arriver à un tel niveau.

    Une question : qui paye Calvi ? Pas nos impôts, j’espère ? Ce monsieur doit émarger directement à l’OTAN, ou à l’ambassade américaine. Mais qu’il ne touche pas mes sous pour son sale boulot.
    Vous avez vu comment il tend les perches à l’autre [Je me modère moi-même] ?


  13. Fritz Le 21 octobre 2016 à 06h24
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    “Il y a le groupe al-Nosra […] qui fait partie de la famille d’al-Qaida que nous combattons aussi”.

    Comme à Alep ?

    Petit rappel : les aviateurs de la coalition occidentale avaient pour ordre de ne pas frapper al-Nosra
    (Claude ANGELI, Le Canard enchaîné, 7 octobre 2015).

    Sur le fond : à quoi sert le Ministre des Affaires Étrangères d’un pays
    1) qui a abdiqué sa souveraineté
    2) qui viole le droit international, en Libye comme en Syrie ?


    • Chris Le 21 octobre 2016 à 14h17
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      Sur le fond : à quoi sert le Ministre des Affaires Étrangères d’un pays (j’ajouterai) comme la France, membre de l’OTAN.
      A faire de la figuration intelligente !
      Sauf qu’on ne lui demande pas d’être intelligent, mais seulement d’avoir de la mémoire pour réciter le script défini par une puissance étrangère.


  14. DUGUESCLIN Le 21 octobre 2016 à 06h50
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    Monsieur le Ministre que faut-il faire?
    Si vous bombardez trop fort les djihadistes vous risquez de donner la victoire à l’armée syrienne de Bachar Al Assad. Si vous bombardez trop fort l’armée syrienne de bachar vous risquez de donner la victoire aux djihadistes. Que faire? Pas facile hein?
    On peut commencer par éradiquer daech par exemple, grâce au soutien à l’armée syrienne; Après ça on peut aussi éradiquer l’armée nationale de Bachar. Et puis reconstituer une sorte de nation avec les restes s’il y en a. Après tout tant pis pour le peuple syrien. Pour abréger ses souffrances le mieux est de le détruire, c’est plus humain que de le laisser dans les mains du tortionnaire qui lui tire dessus ou dans les mains de djihadistes qui le coupe en morceaux. Cette fois c’est plus clair n’est-ce pas?
    Ah oui ! sans oublier, après, de traîner Poutine devant les tribunaux?


  15. DUGUESCLIN Le 21 octobre 2016 à 07h07
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    Il reste encore une solution mode américaine. Bombarder Damas jusqu’à ce que Bachar soit tué sous les bombes, puis bombarder partout les djihadistes jusqu’à ce qu’il n’y en ai plus. Il vaut mieux tuer tout le monde plutôt qu’accepter des régimes inhumains. Comme ça les russes ne pourront plus faire de crimes contre l’humanité.


    • Jo Le 21 octobre 2016 à 07h56
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      Duguesclin; ils en ont encore besoin en Egypte, au Liban, voire en Turquie et en Tunisie un peu plus tard, en Algérie aussi, donc il ne faut pas éliminer notre racaille elle a encore du boulot.


    • Sylvie Rabatel Le 21 octobre 2016 à 14h17
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      “Dieu reconnaîtra les siens” comme disait déjà celui qui faisait le siège d’une ville Cathare.


  16. Catalina Le 21 octobre 2016 à 07h20
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    Le Mali ? Ayrault veut nous faire croire que c’est pour aider les Maliens mais ne serait-ce pas plutôt pour aider les entreprises telles que Aréva ? (uranium), Vinci, Bouygues, Orange ?

    “Uranium, hydrocarbures, or, le pays ne manque pas de richesses en devenir. Grâce à l’intervention militaire, les compagnies françaises seront certainement bien placées pour y investir.”

    http://www.humanite.fr/monde/un-eldorado-de-matieres-premieres-514433

    http://www.cifam.org/


  17. Catalina Le 21 octobre 2016 à 07h24
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    Débat Sur France 3 Michel Collon Massacre Henri Guaino Sur Le Mali et La Libye

    https://www.youtube.com/watch?v=H_3g0V07A3U


  18. Catalina Le 21 octobre 2016 à 07h40
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    tout le monde sait que la France est gouvernée par des vendus au financiarisme, les autres pays font bien la différence entre le peuple et des “élites” asservies aux usa, tout le monde sait que hollande est incapable comme son gouvernement de prendre une décision, la seule chose où ils sont performants est le suivisme débile de la politique us. Moi, je me demande combien ils ont été acheté pour trahir en permanence le peuple de France et ses intérêts.


  19. ,Lysbeth Levy Le 21 octobre 2016 à 08h13
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    Et bien question de “on est acheté” il faut peut-être lire le nouveau livre de de Georges Malbrunot et Christian Chesnot : http://www.challenges.fr/challenges-soir/comment-le-qatar-a-achete-une-partie-de-la-classe-politique-francaise_434048 des cadeaux et des “soussous” dans la “popoche” voilà qui vous fait changer d’avis comme de chemises. Voilà quelques personnalités politiques vénales qui à l’instar de toute la classe politique (ou presque) mange dans la main des plus riches et justement des pourvoyeurs de terrorisme. Il faut dire que la France en fait l’élevage comme dans le Londonistan nous avons notre lot de “gentils terroristes” mis en réserve pour un prochain coups d’état quelque part pour un pays “arabe” ou “africain”…


  20. Nerouiev Le 21 octobre 2016 à 08h17
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    Vous rendez-vous compte qu’il y a des millions de Français qui boivent et se délectent de ce discours de JM.A ? Quand on connaît en détail de l’origine ( propos de R. Dumas, gazoduc, N.O.M. …) à l’arrivée de la Russie sur le terrain, seul pays à être invité à la lutte contre les terroristes, aux alliances et aides très claires entre terroristes et Occident, à l’enchainement Iraq, Libye, Syrie … etc. On est en droit de se demander si le journaliste et toute sa corporation ne sont pas pires que JM. A, et ce n’est pas peu dire !


    • jacqurocant Le 21 octobre 2016 à 08h49
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      Si vous enlevez les images vues à la télévision par le monde entier, JMA n’a aucune raison de tancer le président Russe. Notre politique étrangère est réalisée à partir des infos diffusées par nos médias dont les sources sont des plus douteuses (OSDH, ONG partisanes…., USA et UE). Les Calvi, Cohen et consort ne répètent que ce que leur propres médias diffusent en boucle. Quant aux images elles sont vérifiées et validées par les agresseurs.


      • Vlois Le 21 octobre 2016 à 09h47
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        Fabrication de la réalité et de ce qu’il faut en penser. Fast food intellectuel.


    • Olivier Berruyer Le 21 octobre 2016 à 11h41
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      “On est en droit de se demander si le journaliste et toute sa corporation ne sont pas pires que JM. A,”

      C’est évident… D’ailleurs, sans eux, il n’y aurait pas de JMA – il faudrait de grands pros face à de grands journalistes


  21. philbrasov Le 21 octobre 2016 à 08h58
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    ce qui est sidérant, c;’est pas tant la bêtise sans fond de Ayrault, confondant saddam hussein et Bashar al Assad, lors d\un recent interview , et qui n’a encore que 8 mois a vivre, en tant que sous sous secrétaire des affaires étrangères américaines,
    Non ce qui me sidere c’est comment ce “journaliste”, puisse servir avec tant de zele, la soupe a ce qui nous sert de ministre des affaires étrangères.
    J’invite monsieur Yves Calvi a aller faire un tour sur google, et a taper Attaque hopital Alep octobre 2016, avant d’affirmer des énormités servant a justifier l’injustifiable position de monsieur Ayraut.
    Entre autres….


    • anne jordan Le 23 octobre 2016 à 15h56
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      le même Calvi qui n’a pas pipé mot devant les énormités d’un Zemmour…
      il était au moins aussi com( con ? ) plaisant lors de Cdans l’air – émission ultra soporifique …
      mais , à l’époque il jouait – mal- au candide de service ; là , il est le valet servile du pouvoir…


  22. Georges Clounaud Le 21 octobre 2016 à 09h06
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    Mais qu’est-il arrivé à Jean-Marc Ayrault ? Lorsqu’il était premier ministre il avait autant d’énergie qu’une limace sous prozac. Maintenant qu’il est ministre des affaires étrangère poste qui réclame un tant soi peu, une maitrise de soi et de ses paroles, il enchaine les rodomontades. A-t-on déjà vu Kerry ou Lavrov s’énerver et professer tant d’inepties et s’énerver ainsi ? Ces moulinets et ces haussements de voix sont à la fois la marque d’une incompétence et d’une impuissance flagrantes. Pour se ridiculiser de la sorte, est-il tombé au quai d’Orsay sur quelques pilules de captagon offertes en son temps en signe d’amitié à son prédécesseur par de reconnaissants djihadistes du front al-nosra ?


    • Fritz Le 21 octobre 2016 à 16h20
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      C’est clair, Ayrault nous fait de l’hypertension : il doit être à 4 ou 5 de tension, au moins…
      Merci à Nicolas Canteloup de m’avoir fait rire là-dessus mardi dernier, même s’il est loin d’aborder le fond.


  23. dan Le 21 octobre 2016 à 09h14
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    La France et l’occident n’agissent pas en conformité avec le droit international en Syrie, contrairement à la Russie. Le journaliste carpette Calvi, qui compte ses gâches sur le service public et ailleurs, ne l’a même pas fait remarquer à son interlocuteur qui se targue de droit international. Donc ils n’ont aucune légitimité à intervenir.


  24. Catalina Le 21 octobre 2016 à 09h20
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    les journalistes sont autant responsables de la situation que les politiques, ils devraient être jugés à la même enseigne.D’ailleurs, je me demande pourquoi il n’y a pas de mouvement contre les médias français, ils sont complices des agresseurs et collaborent à inciter la haine.


    • Lysbeth Levy Le 21 octobre 2016 à 09h56
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      Oui, la propagande de guerre, les médias qui participent à cette propagande en vue de commencer un conflit, est un crime de guerre ou crime contre la paix, selon les termes de Nuremberg :
      http://www.legrandsoir.info/Les-journalistes-etatsuniens-et-les-crimes-de-guerre.html donc logiquement les journalistes ayant menti pour appeler à la guerre contre un pays souverain, sont passibles de passer en justice. Mais voilà les pays les plus riches sont aussi ceux qui décident du sort de la plupart des pays du “sud” sous entendu des pays plus faibles ou sous developpé ! Que pourrai t’on faire pour le faire savoir aux médias dominants ? Nos médias se conduisent comme le faisaient les médias nazis lors de la der des der. C’est le fascisme qui a gagné.


    • Vlois Le 21 octobre 2016 à 10h01
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      Le propre de la féodalité et d’une certaine bourgeoisie est que les lois et la morale ne sont fait que pour maîtriser le peuple et manipuler les autres. Appel aux bons sentiments et usage du triangle dramatique de Karpman. C’est souvent inconscient mais il n’y a qu’à lire Tartuffe.


      • vlois Le 21 octobre 2016 à 19h56
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        Pour complémenter et être plus clair sur le triangle de Karpman, il faut que le manipulateur suscite la confiance en se plaçant en sauveur ou victime pour inhiber chez autrui tout esprit critique contre soi, inhiber toute suspicion, toute méfiance et toute surveillance.

        Les rôles sont distribués pour le persécuteur (El Assad, Poutine), le sauveur (= je suis bon ex… Hollande, la France, les USA…), la victime (= je suis irréprochable ex. les rebelles dits modérés)…


  25. Raoul Le 21 octobre 2016 à 09h56
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    « Les américains sont nos alliés dans la coalition contre Daesh, je l’ai rappelé mais ils sont aussi sur notre position. »

    Il prend ses rêves pour des réalités ? Les américains n’ont pas d’alliés, mais des vassaux. Et c’est nous qui sommes sur leur position, pas l’inverse. Tout au plus pourra-t-on remarquer que la France, représentée par cette bande de demeurés, fait du jusqu’au-boutisme pour être dans la faveur du maître.

    Sinon, tout cela pue la bêtise et la mauvaise foi, d’autant plus ignoble que, derrière cela, des gens en meurent. Allez Ayrault, direction les poubelles de l’Histoire ! Elles sont déjà bien remplies, mais on trouvera bien une petite place.


  26. Boyer Le 21 octobre 2016 à 10h33
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    En fait Ayraut est allé présenter la motion française à l’ONU . Se sont mis d’accord avec les Russes. Mais, après passage à Washington, la motion est modifiée, suppression de toute allusion à al Nostra défendu bec et ongles par les américains. D’où véto russe. C’est l’explication russe de l’épisode que je n’ai pas entendue une seule fois chez nous..


  27. Loxosceles Le 21 octobre 2016 à 10h36
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    M.Ayrault est donc très à l’aise pour nous dire que combattre le terrorisme jusqu’au bout, c’est encourager le terrorisme, que par conséquent il vaut mieux ne pas le faire, ou le faire à moitié, genre combattre Al Assad à moitié, et les terroristes à moitié, pour être sûr de conserver un équilibre, de faire durer cette guerre jusqu’à épuisement de tous les protagonistes, incluant nous-mêmes. Ou le comment de l’état orwellien de la société expliqué par un de ses représentants. Pour le moment, nous sommes donc en guerre contre l’Eurasia, comme nous l’avons toujours été et le serons toujours, qu’on se le dise !


  28. Mat Le 21 octobre 2016 à 11h14
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    Je souhaiterais signaler ce très très bon documentaire sur France 2 : Au nom du père, du fils et du djihad. Il est accessible quelques jours en replay.

    http://www.france2.fr/emission/au-nom-du-pere-du-fils-et-du-djihad

    Il prend bien en compte la complexité de la situation. On voit 2 membres d’une famille franco-syrienne (le fils puis le père) faire le djihad contre Bachar El Assad, parmi les groupes dits abusivement “modérés”. Ils sont réellement modérés par rapport à Daesh (contre qui ils se battent dans un passage du documentaire) ou Al Qaida, mais ils restent très radicaux vis à vis de nos standards occidentaux, leur but étant visiblement d’imposer en Syrie un état islamique avec tout ce qui va avec (charia, voile obligatoire…)

    Ce serait bien que Jean-Marc Ayrault et François Hollande le regardent pour qu’ils se rendent compte qu’ils soutiennent les même gens qui en Europe sont condamnés pour terrorisme… (c’est le cas dans le documentaire, le fils est condamné en Belgique!)


    • jacqurocant Le 21 octobre 2016 à 13h07
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      Parce que vous croyez que JM.A et notre président ne connaissent pas le but de leur action en Syrie. Ils savent le rôle que les USA au travers de l’OTAN leur font jouer. Sarkozy, Hollande, le PS ont fait le choix de l’OTAN ils en assument les conséquences et mieux ils les revendiquent. Ces marionnettes ne répètent que ce que le service communication de l’OTAN leur permet de dire. Concernant les journalistes en vue ils sont dans la même nasse. Et ils sont d’accord depuis le début, ils ont même été détectés sur ces critères.


      • Mat Le 21 octobre 2016 à 14h01
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        Oui, je sais bien qu’ils font leurs sales guerres consciemment, en trompant le peuple via la novlangue de l’Otan.

        Mais on peut toujours espérer qu’il leur reste une once d’humanité qui peut émerger malgré leurs ego démesurés, et qu’ils se rendront compte des conséquences de leurs actes?

        Ou sinon peut-être que le peuple finira pas leur dire d’arrêter leurs conneries destructrices.


  29. jessim Le 21 octobre 2016 à 11h23
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    Quelques petites rectifications :

    “Les américains sont nos alliés” : Non comme a dit Marc Trevidic, les américains ne veulent pas partenaires mais des esclaves ce qui est le cas.

    “Les américains sont sur notre position” : Non nous sommes sur la position des américains qui ne nous prêtent d’ailleurs plus attention.

    “Nous allons là où c’est nécessaire et avec les moyens qui sont les nôtres. Et toujours dans le respect du Droit international.” Non nous violons le droit international en violant l’espace aérien syrien et en tuant des civils sans aucune autorisation des nations unies ou du président légitime de la syrie.

    “Attendez, si le choix c’est entre Daesh et Bachar el Assad, il n’y a pas de choix” : C’est pas à toi de décider c’est au peuple syrien et il me semble qu’ils ne nous rien demander jusqu’alors.

    C’est dramatique que cet homme soit ministre et qu’il dise autant de chose fausses factuellement sur la situation en syrie, quant au journaliste je me pose encore la question de savoir comment il a eu sa carte. Il ne faut s’étonner que notre pays soit dans un état si critique vu les ministres…


    • lvzor Le 21 octobre 2016 à 14h25
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      “C’est dramatique que cet homme soit ministre et qu’il dise autant de chose fausses”

      C’est dramatique en effet, mais JMA est efficace, vu que dire des choses fausses est exactement ce pour quoi un ministre est en général appointé. Avez-vous des exemples de choses vraies dites par des ministres? Ou par d’autres politiques?

      Je recommande l’intervention de Tusk aujourd’hui :
      “…ce que fait la Russie, que ce soit la violation des espaces aériens, les campagnes de désinformation, les cyber-attaques, l’interférence dans les décisions politiques en Europe, et cela va même plus loin, si on considère l’attitude russe dans les Balkans ou encore ce qu’a révélé l’enquête sur le crash du vol MH17.”

      http://fr.euronews.com/2016/10/21/sommet-europeen-syrie-russie-brexit-libre-echange-avec-le-canada


  30. christian gedeon Le 21 octobre 2016 à 12h12
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    Franchement,on dirait un mauvais sketch,en fait. Comment peut on dire autant de conneries en si peu de mots…quant à Calvi,il est maître dans l’art de servir la soupe. je me demande même si Ayrault ne lui a pas dit qu’il en faisait trop après l’interview.


  31. Arcousan09 Le 21 octobre 2016 à 12h23
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    Que faisons nous dans cette galère ???
    Jacques Chirac avait avec raison refusé d’aller faire la guerre en Irak et il a fallu un génie transcendant qui, se comportant en caniche servile, fonce tête baissée dans le panneau en faisant allégeance à OTAN. Pensant être partenaires nous ne sommes en fait qu’esclaves …. et quand l’esclave tient un discours martial, il sombre dans le ridicule absolu …
    C’est ce qui nous sert de “gouvernement”
    L’inconscience devrait aussi relever du tribunal international pour complicité de “crime de guerre”


  32. rototo Le 21 octobre 2016 à 12h36
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    Calvi fait fort quelque part, le meilleur du pire d’Elkabach et Pujadas tout en un, carpette et veulerie à volonté. Un coup à réactiver la laisse d’or….


    • Fritz Le 21 octobre 2016 à 16h37
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      Si PLPL ou le Plan B continuaient de paraître aujourd’hui, Calvi porterait une superbe laisse d’or.

      Je l’ai connu moins caricatural, quand il animait une émission matinale sur Europe 1, au début des années 2000. Mais j’ai commencé à tendre l’oreille quand, le 8 mai 2003, quelques semaines après la chute de Bagdad, il invita… Nicole Bacharan, sur le thème : “Pourquoi les Français détestent autant les Américains ?”.

      En 2002-2003, nombre d’intellectuels dissertaient sur l’antiaméricanisme français, comme si c’était une maladie honteuse, réservée aux Français, et sans rapport avec l’impérialisme américain. Au moment même où l’Amérique se rendait coupable d’une guerre criminelle contre l’Irak.


  33. Nasir Le 21 octobre 2016 à 12h55
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    Même si on s’habitue à être confronté à ce type de discours à l’insondable profondeur tous les jours, ça fait toujours mal de se voir dans un Etat dans une période de déclin accéléré de son influence. Cette chute est peut-être comparable à celle qu’ont pu ressentir des observateurs de la diplomatie française dans la 2è moitié des années 1930, après le passage de Pierre Laval aux affaires étrangères. A noter : ce même Laval avait été proclamé “Man of the year” en 1931 par le Time magazine, lors de son passage à la présidence du Conseil, en pleine crise économique… Décidément les parallèles ne manquent pas entre cette époque et la nôtre !


    • Louis Robert Le 21 octobre 2016 à 16h06
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      @ Nasir

      Certains jours, il m’arrive de penser au bien aimé Stefan Zweig, de tenter de pénétrer l’état de détresse et de désespoir qui fut hélas le sien, avant le grand tournant de Stalingrad, point de départ de cet élan soviétique irrésistible vers et jusqu’à Berlin… Ces pensées et sentiments me permettent d’espérer alors trouver le courage… d’espérer.

      — Stefan Zweig (1881-1942)


      • Nasir Le 22 octobre 2016 à 12h42
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        Je ne connais pas l’oeuvre de Stefan Zweig, mais suite à votre commentaire je crois que je vais y jeter un oeil d’ici peu, merci. Même si c’est inévitable, ce n’est pas le tout de sonder notre monde et de se désoler des nouvelles alarmantes, il faut aussi trouver le bagage intellectuel qui permette de le supporter, pour continuer à construire son existence, et garder une certaine forme de Foi.


        • Lysbeth Levy Le 22 octobre 2016 à 16h17
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          Aujourd’hui sur Huffington post Maroc, un triste anniversaire : http://www.huffpostmaghreb.com/ismael-zniber/mort-anniversaire-kadhafi_b_12584602.html a méditer quand l’occident tout puissant décide de changements de régime tout azimut : “Il y a 5 ans jour pour jour, le président libyen Mouammar Kadhafi a été sauvagement assassiné. Cela fait 5 ans que la Libye est à feu et à sang. Cela fait 5 ans que l’Etat libyen n’est plus. La Libye est depuis 5 ans sans exécutif, sans institutions, sans sécurité, sans droits, sans voix ” .


  34. pitipitipa Le 21 octobre 2016 à 13h27
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    Puis-je émettre un avis différent sans me faire censurer ?

    Je n’arrive pas à croire qu’il soit d’un tel cynisme et si bon acteur.
    Je pense qu’il est simplement complètement à l’ouest, au sens propre.
    C’est la génération des baby-boomer de bonne famille qui est au pouvoir en ce moment.


    • Catherine Le 22 octobre 2016 à 12h03
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      Non il n’est pas à l’Ouest. Il dispose de toutes les informations y compris celles que lui fournit la partie Russe.

      Non il n’est pas à l’Ouest, il est simplement au service d’un plan élaboré ailleurs, dont il s’accommode. Il sert le plan et le clan atlantiste.


  35. Olposoch Le 21 octobre 2016 à 13h42
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    autre propagande en cours, sur France Inter entièrement financée par l’état. (Journal de 13h de ce jour, + toutes les autres émissions de Radio France sûrement…)
    Il y a deux jours:
    A. Bellanger vient expliquer aux auditeurs que la libération de Mossoul n’a rien à voir avec l’agression russo-basharienne sur Alep.
    Puis la radio envoie un reporter en direct embedded avec les peshmergas, qu’on aime bien en Irak.
    Situation simple: des combattants de la liberté face à des terroristes djihadistes, des morts chez les libérateurs, les odieux terroristes usant de’attentats suicide et de snipers. A noter l’absence totale d’habitants dans les villages et au milieu des combats. le bien victorieux du mal, sans nuance.
    On enchaîne avec une envoyée spéciale à Alep, qui attend avec les sauveteurs les habitants d’Alep est à la sortie des corridors mis en place. Aucun syrien en vue, la conclusion est que c’est à cause du siège de l’armée du régime de la ville, en toute logique occidentale. Mais là, les médias sont hyper concernés par les civils, les mots de libération, djihadistes, armée régulière ne seront pas prononcés.
    Même mes médias russes dans leur propre propagande sont plus équilibrés


  36. Deres Le 21 octobre 2016 à 14h06
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    Au sujet du Mali, puisque ce gouvernement n’arrête pas de se vanter de son intervention, je rappelle que les djhiadistes ont foncé sur la capitale du pays en grande partie suite aux affirmations insistantes de la France comme quoi, quelque soit les circonstances, nous n’interviendrons pas directement. CQFD. Ils se vantent donc d’avoir contré une attaque qu’ils ont déclenché par leur propos idiots. Il suffisait d’affirmer que nous interviendrions pour soutenir le gouvernement malien pour qu’il n’y ait aps d’attaque donc pas besoin d’intervention direct.


  37. Louis Le 21 octobre 2016 à 16h05
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    Dans un autre registre mais toujours sur la guerre en Syrie : l’interview de Asma el Assad sur la situation humanitaire dans le pays (pour un média russe).

    Attention la femme du “monstre” parle ! (moi qui croyait qu’elle ne savait que cracher, bramer et grogner, zut alors !)

    https://www.youtube.com/watch?v=OVT3ysM-5iM


  38. Catalina Le 21 octobre 2016 à 17h38
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    “Attendez, si le choix c’est entre Daesh et Bachar el Assad, il n’y a pas de choix. ”

    Incroyable !!! Donc entre des terroristes qui ont assassiné des milliers de Syriens, qui prennent des esclaves sexuelles, qui se droguent, qui décapitent, qui sont pour bcp des mercenaires pro de la tuerie( pas du tout musulmans et qui étaient en Serbie, au Kosovo, en Afghanistan) et un gouvernement légitime, élu, il y a pas le choix ?
    Incroyable, Ayrault choisit les terroristes, ceux qu’on a vu pratiquer le cannibalisme !!!!!
    AIE AIE AIE


  39. clauzip12 Le 21 octobre 2016 à 22h05
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    Le fond du problème de la France est son appartenance à l’OTAN
    Dans cette condition elle est sous l’autorité des USA.Merci Sarko
    La grandeur de notre pays est développée à finalité intérieure.
    Dans la confrontation internationale elle ne fait pas le poids mais elle continue à faire illusion en maintenant ses relations sans aucun espoir d’influence majeure.
    Par conséquent,nos représentant bafouilles parce que n’étant pas intégrés aux grandes manoeuvres politiques internationales.
    Une approche systémique des stratégies militaires et économiques laisserait percevoir les objectifs finaux et les moyens imposés par l’OTAN et donc les USA pour atteindre l’objectif final:la domination du monde par le militaire dans un premier temps et l’occupation et le pillage par les multinationales américaines d’abord.
    Tout le reste est bavardage d’écoliers et crime de guerre par les prétendants au pouvoir absolu.


  40. Catherine Le 22 octobre 2016 à 10h59
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    Il ya cette contradiction flagrante :

    “ET puis regardez, lorsque la menace djihadiste arrivait sur Bamako, la capitale du Mali, c’était en 2013, j’étais présent au Conseil de Sécurité auprès du Président de la République François Hollande, il y a eu une décision de prise, c’est-à-dire d’arrêter, à la demande des autorités maliennes, d’arrêter cette avancée djihadiste qui allait contrôler tout le pays.”

    C’est exactement ce que font les Russes à la demande des Syriens. C’est la même situation.

    Sauf que la Syrie n’a pas voulu obtempérer aux injonctions atlantistes de laiser passer un gazoduc à des conditions inacceptables. Donc les djiadhistes ont le droit de contrôler par procuration toute la Syrie.

    Comment ces politicienshypocrites osent-ils prétendre nous représenter ?


  41. lon Le 22 octobre 2016 à 17h55
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    Ah mais, bombarder des hôpitaux et des malheureux civils ?
    Inacceptable .

    JMA va donc dire leur fait aux Russes , et leur instiller un sain respect des valeurs de la République Française , nom d’un petit bonhomme ..

    D’ailleurs il est pas partisan, Jean-Marc , il aurait tenu exactement le même discours et avec la même fermeté à G.W.Bush , mais oui, quand il a détruit l’Irak en 2003 , et à l’OTAN quand ils ont bombardé la Serbie en 99 et l’ont entre autres contaminé à l’uranium appauvri

    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/03/23/31002-20140323ARTFIG00225-belgrade-15-ans-apres-le-bombardement-les-serbes-n-oublient-pas.php

    Oups , mille fois pardon , j’ai parlé un peu vite , c’était le gouvernement du socialiste Jospin en 99 …ah oui, mais Jean-Marc , il était pas ministre des Affaires Etrangères alors , hein … remarque que question discours sur les valeurs, il était déjà bien rôdé


    • lon Le 22 octobre 2016 à 17h57
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      ( suite et fin )

      M. Jean-Marc Ayrault.

      Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, depuis vingt jours que les frappes aériennes ont débuté en Yougoslavie, nos compatriotes ont vite compris, après quelques jours d’hésitation, la nécessité et les objectifs de l’opération déclenchée par les forces de l’OTAN.

      La longue et douloureuse cohorte des hommes, des femmes et des enfants déportés par les autorités de leur propre pays a profondément choqué l’opinion internationale. Elle lui a fait prendre conscience de la nature réelle du régime de Milosevic et de l’horreur de ce qui se tramait là-bas : l’épuration ethnique, les massacres, la terreur, comme en Bosnie. Il faut rappeler que cela avait commencé pendant les négociations mêmes de Rambouillet.

      C’est donc conscients de l’impérieuse obligation de casser ce processus, et donc l’appareil militaire du régime de Belgrade, que les Français approuvent très majoritairement la décision de la France et de ses partenaires de l’Alliance. Ils comprennent que les mots et les pétitions de principe ne suffisent pas pour s’opposer à la force d’une dictature.

      http://www.assemblee-nationale.fr/11/cri/html/19990217.asp


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