ATTENTION, article en attente de vérification suite à un faux compte-rendu.

 

Voici la dernière production de Jean Tirole, notre fabuleux “Prix Nobel d’économie” (qui n’est qu’un prix de la banque nationale de Suède pour mémoire)

Une fabuleuse illustration du renversement des valeurs morales fondamentales !

Extraits :

Nous avons tous des réticences à l’existence de certains marchés : dons d’organes, mères porteuses, paiement pour éviter la conscription, prostitution… Tous ces marchés sont problématiques. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que nous avons des principes moraux. Mais ces principes moraux eux-mêmes soulèvent des difficultés qu’il importe d’analyse. Ainsi, le professeur Gary Becker remarquait à propos du don d’organes que l’interdiction de vendre son rein limitait les donations, condamnant ainsi chaque année des milliers de personnes aux États-Unis à mourir faute de donneurs. Pour lui, les détracteurs du marché d’organes ne doivent donc pas se draper dans leur vertu, leur idéal de moralité, qui s’avère aussi coupable de la mort des malades en demande d’organes. On ne peut pas se targuer de moralité quand on est contre le commerce des organes, et la question s’avère plus complexe qu’il n’y paraît au premier regard.

On est même un salaud, non ?

Je propose qu’on se cotise pour donner 20 000 € à Tirole en échange d’un de ses reins, pour qu’il connaisse les joies – et les risques – d’une vie avec un rein unique.

Pour 30 000 € de plus, on essaye de trouver un donneur pour lui transplanter un coeur… ?

Plutôt que d’adopter sans réfléchir une posture morale condamnant a priori le marché, il est préférable d’analyser nos tabous moraux ; cette analyse revêt un caractère décisif pour la conception d’une bonne politique publique, et se révèle bien plus utile et efficace qu’une attitude émotive fondée sur nos sentiments moraux comme l’indignation. Pourquoi sommes-nous gênés vis-à-vis du marché du don d’organes ou de la brevetabilité du vivant ?

Kant, dans les Fondements de la métaphysique des Mœurs, distingue les notions de prix et de dignité : « Dans le règne des fins tout a un prix ou une dignité. […] Ce qui est supérieur à tout prix, ce qui par suite n’admet pas d’équivalent, a une dignité ». La vie n’a pas de prix parce qu’elle n’a pas d’équivalent.

La vie a une forme de sacralité. Elle ne peut donc pas être l’objet d’un marché. Les tabous sur la vie et la mort ont des conséquences. L’explicitation des arbitrages liés à la santé, par exemple, soulève des controverses, dont l’effet premier est parfois l’augmentation du nombre de décès. Nos réticences à faire des calculs entre le nombre de personnes à sauver et les moyens mis en œuvres coûtent des vies à des millions de personnes chaque année. N’est-il pas absurde, par exemple, de dépenser des millions d’euros dans un service chirurgical pour sauver une vie lorsqu’on pourrait consacrer la même somme dans un autre service pour sauver davantage de vies ? La possibilité de ces calculs choque ; mais il est tout aussi choquant de refuser par principe de les faire, car le prix à payer pour ce refus est important en nombre de vies perdues.

Pour argumenter en faveur de leur rejet du calcul, les philosophes ont utilisé des dilemmes célèbres, comme celui du tramway : on demande aux personnes, comme dans une expérience morale, de savoir s’ils accepteraient de faire dérailler un tramway (en tuant pour cela une personne) pour sauver cinq autres personnes. Le calcul est simple: 1 vie contre 5. Pourquoi refuser de penser ce type de calcul ?

Pourquoi ce tabou ? Il convient de nous interroger sur son origine et sur son incidence et ses coûts pour les politiques publiques plutôt que de le valider comme un préalable non discutable. Car, de facto, nous mettons tous implicitement une valeur sur la vie : celles des patients dans les choix de politiques hospitalières, voire celles de nos enfants (dans nos choix de financement de leurs études ou dans nos choix d’acheter une automobile plus ou moins fiable, plus ou moins sécure). Ces tabous doivent donc être interroogés, ce d’autant qu’ils sont changeants dans le temps et dans l’espace. […]

Beaucoup reprochent au marché de causer une dilution du lien social. […] Mais cette diminution des liens a aussi des vertus. Par exemple, comme l’expliquait Pierre Bourdieu, l’économie du don et du contredon implique une relation de dépendance, voire de domination du donateur sur le donataire dans le cadre d’une relation de générosité sans calcul, qui peut se traduire par une violence entre les acteurs. Le dogme du renforcement du lien social est donc aussi à questionner. Car une distension du lien social a indéaniablement des effets positifs et souhaitables. Le marché nous apprend par exemple à interagir et à connaître des étrangers. Le marché rend moins dépendant d’un prestataire, d’un acteur, d’un monopole. Montesquieu parlait ainsi du « doux commerce ». […]

Donc le don, c’est pas super super…

L’égoïsme semble au cœur de l’économie de marché. Mais, comme l’a montré Adam Smith, l’égoïsme est moteur du lien social : l’intérêt personnel motive à l’échange et à l’enrichissement des relations. En soi, la cupidité n’est donc ni bonne ni mauvaise : canalisée au service d’un comportement novateur, concurrentiel, dans le cadre d’un système de lois et de régulation bien conçu, elle peut servir de moteur de l’innovation et aboutir à un développement harmonieux, bénéficiant à chacun  […]

Quand je pense aux blaireaux qui l’ont classée comme un pêché… “La racine de tous les maux, c’est la cupidité.” (1 Tm 6, 10)

Adam Smith n’a rien montré, il a juste écrit une phrase, sur le sujet dont parle Tirole, sur la “main invisible” : “Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu’ils apportent à la recherche de leur propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme”. Mais c’est purement argumentatif, il n’y a rien de plus.

Citons donc encore Adam Smith (lire aussi ici par exemple) :

“Tout pour nous et rien pour les autres, voilà la vile maxime qui paraît avoir été, dans tous les âges, celle des maîtres de l’espèce humaine”

“La naissance et la fortune sont évidemment les deux circonstances qui contribuent le plus à placer un homme au-dessus d’un autre. Ce sont les deux grandes sources des distinctions personnelles, et ce sont, par conséquent, les causses principales qui établissent naturellement de l’autorité et de la subordination parmi les hommes”

“Les membres d’une même industrie se rencontrent rarement par plaisir ou pour se divertir, mais leur conversation aboutit invariablement sur une conspiration contre l’intérêt général ou sur un accord pour augmenter leur prix”

” Les gens du peuple (…) n’ont guère de temps de reste à mettre à leur éducation. Leurs parents peuvent à peine suffire à leur entretien pendant l’enfance. Aussitôt qu’ils sont en état de travailler, il faut qu’ils s’adonnent à quelque métier pour gagner leur subsistance. Ce métier est aussi, en général, si simple et si uniforme, qu’il donne très peu d’exercice à leur intelligence ; tandis qu’en même temps leur travail est à la fois si dur et si constant, qu’il ne leur laisse guère de loisir, encore moins de disposition, à s’appliquer, ni même à penser à autre chose.”

“Assurément, on ne doit pas regarder comme heureuse et prospère une société dont les membres les plus nombreux sont réduits à la pauvreté et à la misère. La seule équité, d’ailleurs, exige que ceux qui nourrissent, habillent et logent tout le corps de la nation, aient, dans le produit de leur propre travail, une part suffisante pour être eux-mêmes passablement nourris, vêtus et logés”

Les libéraux classiques ont toujours voulu réduire les inégalités – et pour atteindre ce but, ils pensaient que la liberté était la meilleure façon de le faire (rappelons qu’ils sortaient de régimes oppressifs) :

“Si j’avais le malheur de ne voir dans le capital que l’avantage de capitalistes, et de ne saisir ainsi qu’un côté, et, assurément, le côté le plus étroit et le moins consolant de la science économique, je me ferais Socialiste ; car de manière ou d’autre, il faut que l’inégalité s’efface progressivement, et si la liberté ne renfermait pas cette solution, comme les socialistes je la demanderais à la loi, à l’État, à la contrainte, à l’art, à l’utopie.” [Frédéric Bastiat]

Nos clowns actuels sont bien lien de ce niveau de réflexion.

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Tirole : thuriféraire du marché, par Frédéric Dessort

Source : Ouvertures, Frédéric Dessort, 24-01-2016

Tirole récidive, enfonce le clou. A l’occasion d’un exposé donné dans le cadre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, le 11 janvier, sous les ors de l’Institut de France, le Nobel toulousain s’est livré à un long plaidoyer pour le marché. Voir ici le lien vers le texte. Jean Tirole répond ici nommément à Michael Sandel, professeur de philosophie à Harvard (cf page Wikipedia), dont la notoriété mondiale de l’ouvrage « Ce que l’argent ne saurait acheter » l’a sans doute révulsé.

Jean Tirole, le 11 janvier 2016, à l’Institut de France. Dans le cadre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques

L’enjeu de cette intervention est en gros de fustiger les moralistes qui veulent empêcher le marché de s’exprimer un peu partout, y compris pour les marchés dits par les économistes « répugnants ». Il cite le marché des organes, de l’amitié, de l’adoption, de l’admission dans une université prestigieuse, de la prostitution.

Il vient vous expliquer que oui, c’est vrai, ces marchés dysfonctionnent, mais que ce n’est pas une question de morale, c’est plus une histoire de mécanisme économique (je ne rentre pas dans le détail). Et que plutôt que les (ces activités) « sortir du marché », on peut leur appliquer « la théorie des incitations », ce qui permettra d’éviter « ces écueils moralement condamnables, tout en bénéficiant des vertus du marché […] « .

Pour mémoire, sa théorie des incitations peut se comprendre, en ce qui concerne un marché répugnant, au travers de l’exemple suivant : le sang. Ainsi, selon Tirole, les gens devraient vendre leur sang plutôt que le donner, car il y aura ainsi plus de sang sur le marché. Mais seulement, lui et ses amis spécialistes de l’économie comportementale ont découvert (sic) que si les gens ne vendent pas leur sang, c’est qu’ils auraient une image de cupidité qu’il ne supporteraient pas. Mais il poursuit : on peut, selon lui, calculer un prix adéquat en dessous duquel les gens n’auront pas cette culpabilité là.

Je me demande comment il veut appliquer cela aux marchés répugnants pré-cités…

Ainsi, il fustige l’hypocrisie des gens en couples qui ne vont pas voir des prostitués, ce qui donc, si on le suit bien, freine le marché de la prostitution pour de mauvaises raisons. Je le cite : « Ainsi, une personne qui serait scandalisée par l’idée même de la prostitution ou de relations tarifées, peut néanmoins rester avec son conjoint, sans amour, par désir de sécurité financière ou par simple peur de la solitude. Parfois, le marché est donc notre bouc-émissaire : il endosse les critiques que nous pourrions adresser à l’humanité-même car il révèle ou met en évidence ce qui peut déplaire dans la nature même de l’humain. Le marché, en tant que miroir de l’humanité, sert alors à nous cacher notre propre hypocrisie et à révéler certains penchants voire certaines parties de notre âme que nous aurions aimé cacher aux autres et à nous-mêmes. » Etrange, non, comme raisonnement…?

Et ce texte est truffé d’affirmations des plus étonnantes… Petit florilège que je commente :

– « On ne peut se targuer de moralité quand on est contre le commerce des organes ».

En gros son argument c’est de dire, vous les moralistes qui vous élevez sans réfléchir, sous le coup de l’émotion, contre la marchandisation des organes, qui apporterait plus d’organes sur le marché à ceux qui en ont besoin, vous êtes des cons. Je me demande qui est le con dans cette histoire. Être contre ce marché, c’est juste une histoire de morale gauchiste semble t-il, pour lui. Il n’y aurait donc pas d’arguments sérieux contre ce phénomène ?
Par contre, outre ses arguments, il a même des idées de mise en oeuvre : dans un autre texte (texte du débat suivant un discours prononcé en 2011 dans le sein de la même académie, lien ici) il estime qu’il « faudrait payer une forte somme d’argent à des gens du Tiers-Monde » pour qu’ils fournissent leurs organes…

– « Le marché […] préserve des risques discrétionnaires, des lobbys et du favoritisme »

Là, j’étais plié de rire. Ah oui, le marché préserve des risques discrétionnaires ? Sans blague ! des lobbys ? Mince alors ! du favoritisme ? MDR !

– « le marché […] empêche les entreprises puissantes d’imposer leurs prix élevés et leurs produits médiocres »

Pareil. On rit… Le marché a t-il empêché Servier de fournir son médiator ? Et Monsanto, ses pesticides ? et le cartel des télécoms, Orange, SFR et Bouygues, ils ne se sont pas entendus pendant 15 ans pour nous infliger des prix délirants sur les communications mobiles ? faut-il allonger la liste ??

– « […] une étude récente a montré que le partage des responsabilités érode les valeurs morales : l’existence d’excuses (‘‘on m’a demandé de le faire’’, ‘‘tout le monde le fait’’, etc.) a permis la mise au rencard des réticences individuelles peu éthiques. » (la phrase est alambiquée…)

Là aussi on sourit, ou on est triste. Il lui a donc fallu une belle étude « récente » réalisée par des économistes (Sic) pour savoir que les gens peuvent se déresponsabiliser dans un groupe ou dans une chaîne de responsabilités. Je pense qu’il n’est point besoin de faire des calculs ou enquêtes savantes pour le savoir. J’imagine qu’il ne connaît pas l’expression « criminel de bureau »…

Jean Tirole se paie en plus le luxe d’un chapitre conclusif sur le marché et les inégalités qu’il génère, dans lequel il explique que la Science économique trouve ses limites à appréhender le problème et à en trouver des solutions. Sans doute pense t-il représenter l’ensemble des économistes ?

Frédéric Dessort

Source : Ouvertures, Frédéric Dessort, 24-01-2016

118 réponses à Jean Tirole : “On ne peut pas se targuer de moralité quand on est contre le commerce des organes”

Commentaires recommandés

Abemus Le 05 février 2016 à 05h37

J’ajouterais qu’il y a pas mal de gens qui crêvent de faim quand des milliers de handicapés coutent un max de blé a la société. C’est stupide, il serait si simple de faire bouffer du pâtė de handicapés aux personnes sous-alimentées.

Qui est pour créer le grand marché du pâté de paraplégiques ?

(Humour… A ce niveau là il faut préciser)

  1. Albert Le 05 février 2016 à 05h34
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    « […] une étude récente a montré que le partage des responsabilités érode les valeurs morales : l’existence d’excuses (‘‘on m’a demandé de le faire’’, ‘‘tout le monde le fait’’, etc.) a permis la mise au rencard des réticences individuelles peu éthiques. »
    Monsieur Jean Tirole n’a sans doute pas entendu parler de cette étude, pas très récente, à grande échelle, et en situation, dont un des rouages fut célèbre pour avoir tenté de justifier ses actes, précisément avec ce type d’arguments.
    peut être devrait il alors relire et s’imprégner du procès d’Eichmann, il y trouverait matière à satisfaction.
    bien sur, il faudra à l’avenir, se conformer à la loi du marché et de l’économie, et rétribuer, à la juste mesure, les suppliciés, et les vendeurs seront volontaires, et enthousiastes, pourquoi vivre avec 2 reins quand 1 suffit, 2 poumons puisque avec un tout tient presque. Avons nous vraiment besoin de 2 cornées ou d’un foie entier ?
    Abondance nous nuit, et que sont deux jambes quand on sait la fiabilité, et le chic des cannes d’aujourd’hui !?!
    Nobel monsieur, je vous dis : NOBEL
    écrivez un livre, un manifeste, je l’achèterai avec un doigt, l’auriculaire s’il vous plait, je ne jouerez plus de piano, mais les 9 restants seront bien suffisant pour vous lire, et je serais bienheureux de le savoir sur la main d’un plus malheureux que moi, qui aura tout loisir à en compter un de plus.
    Albert A.


    • triari Le 05 février 2016 à 18h18
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      Mais vous n’avez pas compris ? Si je suis la logique de ces gens-là : Eichmann n’a eu comme seul tort de faire partie du camp des perdants…tant que vous êtes du côté des winners, vous n’avez aucun tort, on ne peut pas vous reprocher quoi que ce soit.

      C’est la morale occidentale des temps que nous vivons aujourd’hui (c’est même la morale américaine) : si vous êtes en mesure d’écraser les autres, c’est que la nature considère que vous avez raison de le faire et vous empêcher de faire ce que vous faites (comme faire travailler des esclaves dans une usine en Asie du sud-est) serait contre-nature.
      On retrouve bien là la récupération des théories Darwiniennes sur la sélection des riches. Seuls les plus forts survivent…et donc, comme dans la société actuelle, les riches sont les plus forts, ils sont le sommet de l’évolution.


      • groucho Le 05 février 2016 à 20h40
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        Darwin n’a pas grand-chose à voir avec “la sélection des riches” (les riches ne sont pas une espèce, pour autant qu’on sache). C’est plutôt Spencer, Galton et quelques autres qui ont complètement détourné Darwin (darwinisme social), ce contre quoi Darwin lui-même a réagi de manière plutôt ferme…


      • phane Le 05 février 2016 à 22h08
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        La sélection darwinienne, mal comprise ! C’est la survie du plus apte à se reproduire, à faire des descendants, qui compte. C’est cette capacité qui est objet de selection. L évolution n’a rien à foutre des individus en tant que tels. Il faut juste qu’ils transmettent. Et au regard de l évolution il n’y a pas de sommet. C’est un concept qui n’a pas de sens. Ces gens qui s’imaginent justifiés par des lois naturelles ne les ont même pas comprises. Ils ont récupéré Darwin de façon malhonnête dans l espoir de n’avoir pas de compte à rendre .


    • Bigglop Le 05 février 2016 à 19h37
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      LIRE ET RELIRE L’ARTICLE D’OLIVIER “HOMMAGE A JEAN TIROLE”
      http://www.les-crises.fr/hommage-jean-tirole/


    • dervan Le 05 février 2016 à 21h43
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      Non, non , vous n’ y êtes pas du tout : Tirole c’ est une ampoule qui se prend pour un phare et celà avec d’ autant plus de raisons qu’ on lui a accordé le Nobel!! !Pourquoi? parce que le néolibéralisme est dans l’ air du temps, c’ est tout!!!
      Je vous rappelle qu’ il a juste suffit que ce brave néoclassique perclus dans son irréalisme économique écrive à l’ autre niaise en économie qu’ est le ministre de l’ éducation nationale pour que l’ espérance d’ une ouverture dans l’ enseignement d’ économie soit réduit e à, néant : et niet,!!! il n’ y aura pas de chaire à l’ université faisant obstacle à l’ omnipotente et incompétente science éco néoclassique qui n’ arrête pas d’ avoir tort dans les faits et que d’ impondérables abrutis veulent malgré tout nous imposer comme seule cadre de lecture de la réalité !! Avec des idiots pareils, on n’ est pas sorti de l’ auberge!!!


  2. Abemus Le 05 février 2016 à 05h37
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    J’ajouterais qu’il y a pas mal de gens qui crêvent de faim quand des milliers de handicapés coutent un max de blé a la société. C’est stupide, il serait si simple de faire bouffer du pâtė de handicapés aux personnes sous-alimentées.

    Qui est pour créer le grand marché du pâté de paraplégiques ?

    (Humour… A ce niveau là il faut préciser)


    • Mil Le 05 février 2016 à 08h57
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      A noter que ca deja ete fait, ca s’appelle “soleil vert”, mais je conviens que ce film n’aimait pas trop les personnes agees (c’est la doctrine attali)


    • iloveit Le 05 février 2016 à 09h11
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      Bien sur que nous sommes tous pour. Nous sommes entre personnes morales. Reste toutefois à définir un modèle de monétisation, n’oubliez pas que le don renforcerait la domination du paraplégique sur le crève faim. Préserver les liens sociaux est une priorité pour nous.

      Si le crève faim a été vampirisé de toute ressource financière, il lui reste en revanche ses ressources biologiques. Il pourrait rémunérer en s’engageant à ce que son couple fournisse chaque année un bébé arrivé à maturité. Nous avons besoin de cellules souches, d’organes, d’humain tout frais. Cela constitue une opportunité formidable.

      Pensez aux milliers de vies sauvées. Pensez aux crèves faims qui se verront ainsi épargnés de ne pouvoir assurer de survenir aux besoins de leurs progénitures. Pensez à toutes ces souffrances évitées. Car une amélioration humaine ne peut être réduite à des indicateurs financiers.

      En tant que citoyens éclairés, il nous appartient de voir au delà des à prioris, des freins psychologiques collectifs archaïques. On ne peut pas se targuer de moralité quand on est contre le traffic humain.


      • Christophe Vieren Le 05 février 2016 à 15h00
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        J’ai eu un moment un doute sur le second degré de ce commentaire.
        Si c’est bien du second degré, Tirole objectera que l’handicapé ne sera pas d’accord pour servir de pâté . . . à moins que ce dernier ne souhaite que la somme qu’il récoltera pour sa mort soit donnée à des êtres qui lui sont chers et si possible aussi dans la dèche.
        Moralité : si l’on se croit du bon côté de la barrière (= riche) favorisons les inégalités de revenus. Ainsi au nom de la loi de l’offre et de la demande, la fameuse main invisible du marché, le prix d’organes (ou d’utérus) de rechange baissera, pour nous riches.
        Bon, sur ce, avant de prendre position, je vais aller regarder si je compte parmi les riches ou ceux qui risquent de le devenir un jour ou l’autre ou parmi les pauvres. 😉


        • Suzanne Le 05 février 2016 à 16h50
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          Cher Christophe, si nous nous posons la question (de savoir si nous sommes parmi les riches ou non), c’est que nous sommes parmi les riches.


    • Vincent Le 05 février 2016 à 09h46
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      On en revient toujours aux classiques : https://fr.wikipedia.org/wiki/Humble_Proposition


    • Lulu Bâille Le 05 février 2016 à 14h34
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      “La vie n’a pas de prix parce qu’elle n’a pas d’équivalent.”
      En effet, il faudrait expliquer à ce sociopathe (qui aurait bien sa place en HP) que si lui et ses amis donnaient une partie de leur fortune pour les enfants d’Afrique subsaharienne, l’assainissement de l’eau, l’accès aux toilettes, et pour les dispensaires locaux mieux équipés, il y aurait déjà moins de mortalité infantile.
      On reparlera des autres vies à sauver (C’est curieux, j’ai le sentiment qu’il entend par “sauver des vies”, celles de bons chrétiens blancs jouissant d’une certaine aisance sociale…).


      • phane Le 05 février 2016 à 22h19
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        Jean Tirole est un menteur, il sait très bien que la vie a un prix puisque ses collègues l ont calculée. Demandons aux assureurs et ré assureurs le prix d’un américain, d’un européen, ils ont une réponse, et ils vous diront que l’ Africain est infiniment moins cher. Cet équivalent -vie joue beaucoup dans les decisions de politique economique internationale .


  3. admirable Le 05 février 2016 à 05h44
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    Ah lui c’est un bon ! Quel grand homme, le nouveau Socrate de la phynance.

    En résumé “tout est bon dans le cochon, euh je veux dire… dans le marché”. Enfin le marché aux cochons, ceux qui se goinfrent sur votre dos.

    On sent l’impartialité dès le départ, le marché à des vertus sans pareils :
    ” Le marché […] préserve des risques discrétionnaires, des lobbys et du favoritisme, […] empêche les entreprises puissantes d’imposer leurs prix élevés et leurs produits médiocres ”
    Mais le marché n’est pas seulement juste, il est aussi sans limites, car nos réticences morales n’ont pas lieu d’être, celles-ci ne sont que fadaises d’une autre époque. Le marché est utile, indispensable, réaliste, mathématique, pour tout et pour tous (plus pour certains que pour d’autres mais rien ne vous empêche d’être parmi les convaincus). Une manne universelle je vous dis.

    Tout est à vendre et surtout à acheter pour ceux qui, comme lui, font partie des acheteurs. Les corps, les organes, le vivant, …


    • visiteur Le 05 février 2016 à 09h42
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      Il y a de cela bien des années, observant la façon et le rythme auxquels la marchandisation du monde progressait, je me suis demandé si je reverrai de mon vivant la réintroduction légale de l’esclavage comme un marché régulé.

      Les arguments de ce M. Tirole justifient l’esclavage.

      Avant que quiconque ne m’objecte que l’esclavage implique la contrainte initiale par la violence (guerre, razzia et réduction en esclavage), je rappelle que dans l’empire romain les pauvres vendaient leurs enfants en esclavage car ils n’avaient pas les ressources matérielles pour s’en occuper, et que des adultes se vendaient eux-mêmes en esclavage pour payer des dettes.

      Donc l’esclavage, quoique marché répugnant, a une fonction humanitaire — sauver la vie des enfants ! éviter la destitution économique ! Hourra !


      • Bordron Georges Le 05 février 2016 à 23h16
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        Pendant bien des années, il semble que vous ayez ignoré bien des choses, parce que l’esclave n’a jamais complètement disparu et est encore pratiqué aujourd’hui. Allez enquêter auprès des peuplades noirs de la limite sud du désert africain. Ils ont toujours subi des razzias ou des enlèvements d’autres hommes dont les meilleurs clients se trouvent entre autres, en Arabie.


        • visiteur Le 06 février 2016 à 00h31
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          Bien au contraire, je n’ignorais point la situation que vous décrivez.

          J’ai bien précisé dans mon commentaire : “réintroduction _légale_ de l’esclavage comme un _marché_ _régulé_.”

          Et ça, en particulier avec les clients d’Arabie, cela n’existe plus depuis les années 1960 — les esclaves qui continuent, à l’ancienne manière, d’être enlevés et vendus le sont illégalement et en contrebande.

          M. Tirole, lui, a déjà fourbi les arguments pour inscrire dans le code civil l’autorisation de disposer matériellement et juridiquement des personnes physiques.


  4. jp Le 05 février 2016 à 06h00
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    Celles et ceux qui refusent de marchandiser le corps humain sont des arriérés moraux et sont donc destinés à rester “les chimpanzés du futur” par opposition aux hommes “augmentés”. Les recherches en biotech avancent vite.
    Il y a déjà des “morceaux” de corps humains en vente, voir les travaux de Céline Lafontaine et son livre “Le Corps-marché La marchandisation de la vie humaine à l’ère de la bioéconomie”

    Par ailleurs, la vente de sang se fait en Chine : les désespérées ayant vraiment besoin d’argent avalent 2 grands bols d’eau chaude salée avant de se faire prélever… Bonne chance aux futurs transfusés et greffés !


    • Garibaldi2 Le 05 février 2016 à 11h48
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      A ma connaissance aux USA ou en Allemagne les donneurs de sang sont rémunérés. Le problème que pose un don rémunéré, c’est qu’il peut devenir une source de revenus comme aux USA pour certains pauvres, ouvrant ainsi la porte à des réponses mensongères au questionnaire de santé que doit remplir tout donneur.


  5. Laurent B Le 05 février 2016 à 06h03
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    … en lice pour le prochain prix Nobel de philosophie?
    J’imagine bien un essai du type “L’humanité 2.0, responsabilité et économie solidaire”,préfacée par Pierre Berger…
    !!!!!!!!je dois être un dangereux égoïste à vouloir vivre avec deux yeux (une cornée à vendre), deux bras, deux jambes,un foie…
    Fichtre, il faut que je me remette sérieusement en cause si je veux relancer la croissance…
    Et pour commencer je propose d’organiser dimanche midi sur Lyon un autodafé après la messe…


  6. gol Le 05 février 2016 à 06h11
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    Mieux vaudrait-il être riche et en mauvaise santé que pauvre et en bonne santé?


    • LeFredLe Le 05 février 2016 à 06h49
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      A mon avis, il cherche à pouvoir s’acheter la moitié de cerveau qui lui fait défaut…


  7. anatole27 Le 05 février 2016 à 06h50
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    petites précisions sur ce prix nobel d’économie qui n’en est pas un

    http://www.alternatives-economiques.fr/le—prix-nobel-d-economie—–une-habile-mystification_fr_art_191_21809.html


  8. anatole27 Le 05 février 2016 à 06h55
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    On avait eu un article du même acabit en 1987 d’un certain Richard A.Posner qui est maintenant un des juges suprèmes des etats unis, thème déployé : le vente des bébés

    http://chicagounbound.uchicago.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=2903&context=journal_articles

    la fiche wikipedia du grand homme

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Posner

    Jean Tirole était en concurrence avec ce Posner pour le prix “Nobel” , il l’a eu , Vive la France !!

    http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/sera-futur-prix-nobel-deconomie-621736.html


    • Vareniky Le 05 février 2016 à 10h39
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      “L’Avenir de la Vie” (Seghers, 1981) extraits des entretiens entre Jacques Attali et Michel Salomon.
      “Mais dès qu’on dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société.
      D’où je crois que dans la logique même de la société industrielle, l’objectif ne va plus être d’allonger l’espérance de vie, mais de faire en sorte qu’à l’intérieur même d’une durée de vie déterminée, l’homme vive le mieux possible mais de telle sorte que les dépenses de santé seront les plus réduites possible en terme de coûts pour la collectivité.

      En effet, du point de vue de la société, il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle ne se détériore progressivement.
      C’est parfaitement clair si l’on se rappelle que les deux tiers des dépenses de santé sont concentrées sur les derniers mots de vie.

      Je pense donc que l’euthanasie, qu’elle soit une valeur de liberté ou une marchandise, sera une des règles de la société future. “


      • Saabaïdii Le 05 février 2016 à 17h37
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        Bonsoir,
        J’avais été bien choqué à l’époque par les propos de monsieur J.A.
        Confortant sa belle trajectoire hyperbolique de conseiller omniscient d’antichambres obscures, il nous gratifiait là, tout à son bouillonnement créatif, d’une de ses plus sinistres pages.
        ” L’euthanasie,… valeur de liberté ou marchandise, sera une des règles de la société future ” Il prend quoi lui exactement ?
        A 73 ans, il aurait, selon ses dires, déjà outrepassé largement ses propres limites théoriques, ou bien, tout cela ne s’adresserait finalement qu’aux autres?
        Au fait, c’est quoi les autres?.

        Autre solution:
        -L’Âge de cristal (1967) George Clayton JOHNSON & William Francis NOLAN
        DENOËL, coll. Présence du futur n° 115, 2ème trimestre 1969

        Bien plus sérieux:
        -Le sens de la Vie : https://www.youtube.com/watch?v=O7XLK8aC1pc

        Le bonsoir.


  9. Astatruc Le 05 février 2016 à 06h57
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    Avec Tirole,

    Aujourd’hui, il veut la vente d’organes, demain, il glissera vers des usines à foetus ….mis en culture pour création de stocks…….
    Tirole, ou la première étape vers la marchandisation généralisée d’humains; en partie ou en lot?


    • asheloup Le 05 février 2016 à 14h35
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      Tirole est ce genre de conférérés des temps modernes qui fait très peu de cas du commerce d’être humains. Hier, les esclavagistes vendaient des corps humains. Aujourd’hui, le marché se propose de se substituer aux esclavagistes. Quel beau projet politique !


    • Bigglop Le 05 février 2016 à 19h12
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      @Astatruc
      Heu…les modifications génétiques sur les embryons humains sont désormais autorisées en GB
      http://lesmoutonsenrages.fr/2016/02/01/grande-bretagne-feu-vert-pour-les-embryons-humains-genetiquement-modifies/
      Le système d’inversion marche à donf : morale vs éthique


  10. Furax Le 05 février 2016 à 07h05
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    Le pas problème de l’économie, c’est que ce n’est pas une science.

    L’économie ce n’est bien souvent qu’une dialectique.

    Le too même dans la manière dé penser de Jean Tirole, comme le montre cet article, c’est qu’il procède par sophismes et qu’il est intellectuellement malhonnête.

    Contrairement à ce qu’affirme Tirole, l’égoïsme, la cupidité, c’est autant une morale et une idéologie que le souci du bien commun ou l’altruisme. C’est juste la morale de sa pomme. Le souci de l’efficacité matérialiste, c’est une idéologie comme une autre.

    Être philosophiquement libéral, c’est admettre la relativité des points de vue, accepter les désaccords au nom du respect d’autrui qui est une personne humaine aussi respectable que soi. Cette philosop


    • Furax Le 05 février 2016 à 07h10
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      Cette philosophie se rattache au même arbre que l’humanisme chrétien.

      Ce que propose Tirole, qui est au libéralisme ce que les pourceaux d’Epicure sont à l’epicurisme, c’est la tyrannie de sa morale égoïste et ultra-matérialiste, en prétendant que cela n’en est pas une. C’est la négation et l’interdiction à l’humanité d’édicter une transcendance morale.


      • Micmac Le 05 février 2016 à 09h19
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        Z’êtes sûr? Je ne suis pas bien vieux, mais je suis né en 1969 dans un monde dans lequel les économistes libéraux étaient complètement discrédités, et les marxistes très à la mode.

        Pour faire court, à cette époque, notre pays avait le plein emploi, une augmentation constante du niveau de vie de tous, des inégalités sociales beaucoup plus faibles, et le marxisme était triomphant chez les intellectuels. De nombreux pays en voie de développement étaient VRAIMENT en voie de développement…

        Je vois un lien direct de cause à effet entre le situation d’aujourd’hui, tant diplomatique qu’économique et sociale, et ce basculement idéologique mondial. Cette conversion libérale générale qui date du milieu des années 70 a coûté combien de vies humaines, à votre avis?

        Je ne suis pas marxiste, mais je fais la part des choses. Aujourd’hui, le marxisme ne m’inquiète pas. Le marxisme des chavistes ne m’inquiète pas. Je le considère même avec sympathie. Le libéralisme me met en rage.


        • luc Le 05 février 2016 à 10h02
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          ” à cette époque … une augmentation constante du niveau de vie de tous … le marxisme était triomphant chez les intellectuels ”

          réalise que voilà bien le problème : une augmentation du niveau de vie se traduit en une propagation du matérialisme et du capitalisme

          le marxisme reste en effet au niveau intello-poétique, car rien n’est fait dans les domaines de l’éducation et des médias, vampirisés qu’ils sont et étaient déjà par hollywood


        • Vareniky Le 05 février 2016 à 12h00
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          Le marxisme étant l’horreur absolue pour le capitalisme/libéralisme il lui fallait absolument mettre l’accent uniquement sur les horreurs et en cacher les aspects positifs et même transformer ceux-ci en défauts.
          Il n’est pas question de remettre en cause les morts et les disparitions dont le régime communiste est responsable et qui ont touché presque chaque famille vivant sous ce régime mais il y a quand même une notion qui animait cette société celle du “le notre” наш en cyrillique (nash).
          Notre histoire, notre pays, notre jeunesse, notre ville, notre immeuble, ce concept totalement perdu en occident.
          Un jour une jeune Polonaise qui était arrivée en France dans les années 90 nous dit “en Pologne, nous n’avions rien, mais nous manquions de rien, vous sommes arrivé en France il y avait tout mais nous ne pouvions rien avoir”
          L’amitié pouvait exister réellement, la culture pour tous existait, l’éducation existait réellement.
          Je le répète le Nous, valeur non marchande, existait.


        • Furax Le 05 février 2016 à 16h31
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          Les intellectuels marxistes avaient certes le vent en poupe. Et la France avait un secteur public industriel et financier très important. Pour autant, la politique économique de la France n’était pas marxiste. Le niveau de socialisation était bien plus faible qu’il ne l’est aujourd’hui.

          Les dépenses publiques et les prélèvements ont depuis, augmenté de près de 20 points de PIB. La part des dépenses publiques sociales atteint 33% du PIB.

          Et ce changement de cap commence en 1974. Sans rapport donc avec le retournement qui a vu les économistes libéraux et autres Chicago boys devenir dominants. Depuis, la France part à vau l’eau. Plus l’intervention publique augmente, plus ça va mal. Et plus ça va mal, plus les mêmes politiques nous expliquent que (mais oui mais c’est bien sûr !) il faut encore plus augmenter l’interventionnisme public et la socialisation de l’activité.


    • asheloup Le 05 février 2016 à 14h42
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      Attention toutefois à l’emploi du terme “matérialiste”. Le matérialisme est un courant philosophique qui n’a pas grand chose à voir avec l’amélioration des conditions matérielles d’existence par la consommation.

      L’un des premiers philosophes matérialistes qu’est Spinoza plaidaient au contraire pour une certaine forme de frugalité. Le matérialisme se propose d’encrer son analyse philosophique dans l’observation du réel et de la matière, et non dans la contemplation des idées abstraites comme peuvent l’être les courants philosophiques idéalistes.


  11. Nerouiev Le 05 février 2016 à 07h08
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    Au fait, à-t-il fait le don de ses organes ? Pour ce qui est de la morale je me contente de La Fontaine.


  12. poisson rouge Le 05 février 2016 à 07h13
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    Je viens de voir le film ” the big short ” et sans un être un économiste ( et encore moins un très bon économiste ) , j’estime avoir compris l’essentiel à propos de l’économie de marché , notamment concernant l’importance de l’information dans les transactions .
    Donc je reprends les propos de Jancovici que j’approuve des deux mains :” Dans certains domaines vitaux , la concurrence libre et non faussée prônée par la commission européenne est une ” ânerie sans nom ” ” .


  13. Alberto Le 05 février 2016 à 07h54
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    Dans Libération est exposée la théorie du lauréat orwellien de la Banque Centrale de Suède (voir le lien de anatole27): une politique de gauche serait une politique de droite.
    1. Renoncer à la politique de la concurrence conduit à diminuer le pouvoir d’achat.
    2. Le contrôle des loyers finit toujours par produire un parc de logements insuffisant et de pauvre qualité.
    3. Les aides au logement impliquent un coût élevé pour les dépenses publiques, au détriment d’autres usages des fonds publics.
    4. Une augmentation du Smic crée du chômage, en premier lieu chez les jeunes et les moins qualifiés.
    5. Le système éducatif français égalitaire crée de fortes inégalités en faveur des mieux informés.
    http://www.liberation.fr/futurs/2015/06/08/la-concurrence-peut-servir-la-gauche_1325469


  14. bluetonga Le 05 février 2016 à 08h14
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    Encore une nouvelle conquête du néolibéralisme : l’épicerie cannibale. C’est le progrès, on n’y peut rien. La réalité, c’est que tout s’achète et tout se vend, nous y compris. Et la morale, bien sûr, ça va sans dire.

    Je pense qu’on devrait très largement diffuser ces idées, ces propositions. Les soumettre à référendum. Mieux que tout autre chose, ça illustrerait la tragique trajectoire de nos sociétés post-modernes.


    • Vincent Le 05 février 2016 à 10h05
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      Ces idées vont bientôt être exposées massivement à la télévision et à la radio. Avec des histoire émouvantes pour convaincre la nécessité de ne pas avoir d’idées “simplistes” et “rétrogrades”.
      Les téléspectateurs qui se verront plus comme receveur (ou acheteur) vont répéter dans un éventuel référendum ce qui leur aura été enseigné à la télévision.
      Et les rares personnes qui voient un peu plus loin et qui ont gardé leur morale et leur raison, ne seront considérées que comme des grincheux à faire taire.


  15. patrickluder Le 05 février 2016 à 08h17
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    parle d’éthique en économie, c’est comme parler tendresse à un lion affamé …


  16. Athena42 Le 05 février 2016 à 08h19
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    Bonjour,

    je ne défends pas du tout de mec-là ni son idéologie. Cependant je note qu’il a le mérite d’être franc à défaut d’autre chose.

    Combien de dirigeants politiques, de la finance, de lobbys pensent exactement la même chose mais seraient prêts à jurer le contraire en public?

    Je crois me souvenir (mais ma mémoire me joue peut-être des tours) d’une émission consacrée aux 1ers ministres (enfer de Matignon) dans laquelle Jospin se vantait de n’avoir pas fait évacuer un zone menacée par l’explosion de produits chimiques car il y avait un risque de panique. Qu’a-t-il fait comme calcul sinon celui cité ici du tramway? Ce qui m’avait étonnée, c’est qu’il semblait ravi de sa décision, et qu’il racontait ça tout benoîtement, sans penser du tout que les gens concernés pourraient peut-être lui en vouloir d’avoir mis leur vie en danger. Malheureusement je ne peux pas vérifier car je n’ai pas trouvé l’émission en accès libre et ça date.


  17. Athena42 Le 05 février 2016 à 08h19
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    Ceci dit, ce sont des problèmes qui à mon avis mériteraient d’être discutés plutôt que planqués sous le tapis. Pour ce qui est de la prostitution par exemple, effectivement de Beauvoir assimilait le mariage à de la prostitution institutionnalisée. Il existe encore, même à l’heure actuelle, ce type “d’échange”: relations sexuelles dans le cadre du mariage contre sécurité financière (j’en connais). Par contre, Tirole fait une erreur, il omet l’hypocrisie qui se cache bien souvent derrière les relations tarifées, à savoir: la grande majorité des “acheteurs” pensent pouvoir acheter des émotions (et non seulement du sexe): ils veulent des prostituées qui simulent, qui leur fassent croire qu’ils sont plaisants, beaux, désirables. Ce ne sont pas des choses qu’on peut acheter, n’en déplaise aux banquiers.

    Acheter des amis, c’est un peu le même problème, vous pouvez soudoyer quelqu’un pour qu’il fasse semblant de bien vous aimer, mais pas qu’il vous apprécie réellement.

    J’aurais d’autres choses à dire, mais je vais m’arrêter là de peu d’être trop longue, en résumé je pense que ce sont des sujets qui mériteraient réellement d’être discutés avec des arguments (pas juste, vous êtes méchant, je suis gentil) car on peut tout à fait lutter contre ces gens là en étudiant leur doctrine. Ils voient l’hypocrisie du camp d’en face, mais pas la leur.


  18. Crapaud Rouge Le 05 février 2016 à 08h21
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    Il donne raison au Gorafi qui annonce que “Les dealers qui font vivre tout un quartier auront droit à des allocations-retraites comme les autres” : http://www.legorafi.fr/2016/02/04/les-dealers-qui-font-vivre-tout-un-quartier-auront-droit-a-des-allocations-retraites-comme-les-autres/


  19. Joséphine Le 05 février 2016 à 08h29
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    L’inversion des valeurs, autrement dit la perversion, c’est Dany Robert Dufour qu’il faut contacter. C’est effrayant, et ça ne fait que commencer.


  20. Milsabor Le 05 février 2016 à 08h30
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    “N’est-il pas absurde, par exemple, de dépenser des millions d’euros dans un service chirurgical pour sauver une vie lorsqu’on pourrait consacrer la même somme dans un autre service pour sauver davantage de vies ? ”
    Petite déviation transversale de cette logique:
    N’est-il pas absurde, par exemple, de dépenser des millions d’euros dans l’industrie de l’armement, dans l’agriculture chimique, dans l’industrie polluante, dans les médias débilitants, lorsqu’on pourrait consacrer la même somme dans la santé pour sauver davantage de vies ?


  21. vlois Le 05 février 2016 à 08h40
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    J’y vois une conclusion et un spectacle horrifiant, celle de la classe prédatrice justifiant le prélèvement d’organe sur le bétail humain au nom de la religion du Marché, du progrès du sens de l’histoire.
    Esclavagistes, colonisateurs, Menguele justifiait se fournissaient un argument “acceptable”. Les diafoirus, cloportes pleins de fatuités.
    Ces individus dans une société devraient être rejetés et devraient expérimenté les préceptes qu’ils imposent aux autres. Comme ces philosophes qui se trouvaient bien dans une dictatures éclairées paur eux-mêmes, alors qu’ils n’étaient que des courtisans et favoris.


  22. Fabrice Le 05 février 2016 à 08h41
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    en fait non si on regarde la pensée anarcho-capitaliste c’est tout à fait normal :

    “Friedman et Rothbard défendent le droit à l’avortement, au suicide, à la prostitution, au don et à la vente d’organes, etc. Les penseurs anarcho-capitalistes s’opposent également à toute forme non-volontaire de distribution des richesses, car elle est basée sur un « vol opéré par l’État ».”

    si certains sont communément admis (et heureusement) d’autres finiront par tomber et un jour on pourra mettre sur son CV proxénétisme et vendeur d’organes après un stage dans une usine de stupéfiant, pour postuler un poste de chef de police privée.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Anarcho-capitalisme


  23. barbedor Le 05 février 2016 à 08h42
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    Echange bras gauche (première main) contre le reste du crédit de ma maison.
    Transmettre à Mr BERRUYER qui fera suivre.
    Pas sérieux s’abstenir.


    • step Le 05 février 2016 à 10h20
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      comme ça vous pourrez dire que votre maison vous aura couté un bras.


  24. Bordron Georges Le 05 février 2016 à 08h48
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    Il y a un processus mental qui fait que quel que soit vos capacités d’analyse, quelle soit votre tendance politique, quand vous vous soumettez à la logique d’une humanité marchande (donc au libéralisme absolu), vous sombrez dans une espèce de folie intellectuelle orgueilleuse et à terme, meurtrière. Si de telles folies s’expriment aujourd’hui avec autant de force c’est que l’environnement mondial qui a été construit ces dernières décennies, leur est totalement favorable.


  25. Eric Le 05 février 2016 à 09h05
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    Bref, pour qui en douterait encore, certains prix Nobel sont décernés non pas en fonction d’un mérite intrinsèque mais bien en vertu d’une grande adaptabilité au système. Et là je crois que l’on atteint un sommet au niveau de l’inversion. Effectivement, la mention de Michéa est opportune car au niveau de l’indécence (fort heureusement pas encore commune, celle-là !), de l’inversion des valeurs au service de la marchandisation d’absolument tout, ça se pose là !


  26. nightwgins Le 05 février 2016 à 09h16
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    Il me semble normal si ce monsieur adhère à l’anarcho-capitalisme :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Anarcho-capitalisme

    “Friedman et Rothbard défendent le droit à l’avortement, au suicide, à la prostitution, au don et à la vente d’organes, etc. Les penseurs anarcho-capitalistes s’opposent également à toute forme non-volontaire de distribution des richesses, car elle est basée sur un « vol opéré par l’État »”.

    si autant certains points sont communément admis (quoi que parfois remis en cause, pourquoi avorter alors que l’on pourrait vendre) un jour on pourra mettre sur son cv proxénétisme, vendeur d’organe et stage en usine de stupéfiant.


    • benoi31 Le 05 février 2016 à 14h17
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      Quand on y réfléchi, le libéralisme extrême est très proche de l’anarchisme / libertarien : plus de règles, plus d’état… Un genre de mai 68 poussé à l’extrême

      J’avais d’ailleurs lu certaines analyses qui faisait le parallèle entre le modèle de société voulu par mai 68 et le libéralisme actuel (“interdit d’interdire”…etc). L’article continuait en expliquant le conflit intergénérationnel entre les baby-boomers éduqués dans cette mentalité, dans une économie bénéficiant encore des 30 glorieuses et la “génération Y” actuelle.

      Assez tiré par les cheveux comme analyse, mais néanmoins intéressante je trouve


  27. Olposoch Le 05 février 2016 à 09h22
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    Le vieil homme blanc a besoin d’organes neufs et de domestiques dociles se contentant de peu…


  28. bourdeaux Le 05 février 2016 à 09h26
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    « Le marché […] préserve des risques discrétionnaires, des lobbys et du favoritisme » : TIROLE parle du marché comme les théologiens parlent de Dieu, ils sont intarissables sur leurs vertus mais ne les ont manifestement jamais rencontrés !


    • TuYolPol Le 05 février 2016 à 13h26
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      Oui, c’est un acte de foi. Avec un peu de lucidité, on voit bien au contraire que le marché à vau-l’eau donne une prime à la concentration, à la masse critique, au court-termisme, qu’il favorise les turbulences et génère des séismes. Ces gens sont les clercs d’une religion inversée, d’une utopie nihiliste et paresseuse, visant à se débarrasser de la responsabilité morale. Que peuvent rêver de mieux les dominants, que d’échapper à toute responsabilité autre que la perpétuation de leur pouvoir ? Ce qui est extraordinaire, c’est qu’ils s’approprient le discours de la responsabilité individuelle, utile pour naturaliser leur domination, et déléguer toute responsabilité collective au marché.
      Comment est on tombé si bas ?


      • phane Le 05 février 2016 à 23h09
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        Vous exprimez le problème à merveille. Extraordinaire le niveau des commentaires sur cet article.
        ( jamais vu ça dans un “media sérieux” :-))


  29. Babar Le 05 février 2016 à 09h58
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    En 1729, Jonathan Swift dans un court texte d’humour noir cannibale, livrait sa solution “gagnant-gagnant” pour résoudre la pauvreté: MODESTE PROPOSITION POUR EMPÊCHER LES ENFANTS DES PAUVRES D’ÊTRE À LA CHARGE DE LEURS PARENTS OU DE LEUR PAYS ET POUR LES RENDRE UTILES AU PUBLIC.
    Ce texte qui pourrait inspirer Jean Tirole peut être lu à:
    http://kropot.free.fr/Swift-proposition.htm


  30. vincent Le 05 février 2016 à 10h04
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    Pour Jean Tirole Je me demande quel est la valeur de la vie de ceux qui subissent guerre et désordre de la part de l’occident ethnocentré et égoïste. Je crois qu’il n’a pas la même notions de valeur de la vie pour eux que pour nous, ce qui est bien dommage, car il verrait dans ce cas la nuisance du “marché” et si je suis bien son raisonnement, il parle d’acheter les organes au Tiers Monde?

    Non content de les soumettre et de les instrumentalisé, il faut encore qu’on les marchandise et tout ca au profit de qui?? Des petits 1% de salauds qui tiennent le monde dans leur main?

    Quand à lever les barrière de l’éthique pour permettre la libre circulation des produits répugnant, relève du discours qui nous déshumanise totalement.

    Oui des gens meurent monsieur Tirole! Et c’est ainsi, il y en aurait moins à mourir sans les guerres que nous causons au nom du marché de l’Ouest. Mais bon cela je pense qu’il s’en moque.


  31. max Le 05 février 2016 à 10h08
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    > “Plutôt que d’adopter sans réfléchir une posture morale condamnant a priori le marché, il est préférable d’analyser nos tabous moraux”

    Le mec ne se rend même pas compte qu’il est très exactement en train de sacraliser a priori le marché, et donc d’ériger lui aussi un système moral dans lequel le marché est tabou. Tout ca, en faisant style de prendre de la hauteur par rapport à la morale.

    Quoi qu’il arrive, c’est morale contre morale (coucou Nietzche), il s’agit simplement de savoir à laquelle on souscrit. Par exemple la sienne, c’en est une où l’humain est subordonné au pognon.


  32. vincent Le 05 février 2016 à 10h08
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    Quand à parler des bienfaits de l’égoïsme et des méfaits du liens sociales, Monsieur Tirole oublie une chose.

    L’homme est un animal social, par nature et par défaut, c’est parce qu’il est social qu’il a évolué et que l’humanité s’est organisé.

    Mais bon soyons égoïste, ne donnons plus vendons, car tel est la devise du capitalisme
    “tout pour le pognon”

    Par contre ce n’est pas dit qu’en 2100 l’humanité puisse encore profiter de son égoïsme, car elle aura tout bonnement disparue.

    Lisez l’histoire de l’île de Paque, et voyez comment l’abandon total à un dieu, (ici le dieu du marché), peut amener à l’extinction complet d’un peuple. Enfin soyons egoïste, cela ne coûte rien après tout à part l’avenir mais qui s’en soucis?


  33. nulnestpropheteensonpays Le 05 février 2016 à 10h13
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    tout ces gens qui parle du droit de vendre les organes ont ils tous leurs deux reins ? quand tous ces gens n’auront qu’ un seul reins je serais enclin a croire leur paroles .


  34. samuel Le 05 février 2016 à 10h23
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    Sauver des vies, cela commence par manger, est-ce que le marché a réussit cela? non il y a toujours un accompagnement étatique que ce soit sous forme d’assurance récolte pour la version libérale ou d’une intervention directe, c’est bien pour cette raison que le cycle de Doha n’a jamais pût éclore (et y à pas que la France ou la méditerranée qui veut avoir des moyens de contrôles ou des anticorps au virus FMI, le Japon, la Russie, le Brésil, l’Australie, les States, le Canada interviennent directement ou indirectement, l’idiot c’est l’Europe et les pays surendettés qui doivent ce plier aux multinationales).
    La morale c’est que tout le monde mange, puis que les maladies bénignes en occident ne soit plus mortels dans le reste du monde.
    Il faudrait rappeler à notre prix Nobel que le monde c’est un petit milliard d’occidentaux (UE, UE, Canada, States, Australie) contre 6 milliards qui n’ont pas notre niveau de vie, enfin chacun ses priorités, faire partie d’une secte au Dieu Marché ou être humaniste.


  35. luc Le 05 février 2016 à 10h38
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    moi je dirais plutôt personnellement ceci :

    “on ne peut pas se targuer de moralité quand on est pour le commerce”

    sous entendu quand on n’est pas contre la propriété privée

    puisque
    -on est dans une société marchande
    -certains veulent de l’argent à tout prix
    -certains autres en sont pleins et verraient leur vie s’améliorer avec l’acquisition d’organes

    alors le commerce d’organes est uniquement une question de temps

    la pire des propriétés privées est d’ailleurs la propriété intellectuelle, avec les brevets qui viennent interdire l’utilisation de procédés techniques…

    beaucoup de complotistes affirment que les usa gardent jalousement des brevets qui permettraient de réduire la pauvreté, concernant les économies d’énergie et les moyens d’améliorer en qualité les productions agricoles etc

    le destin de l’humanité est le partage, ce qui n’a rien à voir avec le commerce si ce dernier est basé sur le mensonge grossier suivant “le temps c’est de l’argent”… de l’argent qui dort crée de la richesse grâce aux intérêts : la pire arnaque intellectuelle…


  36. bettenhausen Le 05 février 2016 à 10h43
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    mon dieu ils n ont aucune limite combien a t il reçu pour dire de telles choses aussi stupide. Il s est vendu au dieu argent. Nous ne sommes que du bétail à leur yeux une marchandise sans grande valeur sauf si ils peuvent en tirer profit d une manière ou d une autre. Le monde n est pas à eux nos vies non plus et nos organes encore moins. Qu il fasse don de son coeur il n en n a pas besoin mais qui voudrais d un telle coeur ?


  37. christian gedeon Le 05 février 2016 à 10h45
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    C’est fou…c’est complètement fou… je ne me place pas sur un plan moral,même pas. Mais çà fait des années que je dénonce le retour à la chosification de l’humain et de la nature… là on atteint des sommets…c’est Adolf qui doit jubiler,et avec lui Mengele…et Carrel et tous ces malades mentaux qui peuplent nos journaux et nos revues. Franchement,je suis atterré. Ce mec a parlé en public sans être écharpé sur le moment. Il ne s’agit même plus d’inversion des valeurs,mais bien de négation des valeurs. Non pas d’immoralité,mais d’a-moralité… bémol sur la réction de Samuel,les pays du tiers monde sont les fournisseurs d’organes et de ventres,avec le silence pour le moins complaisant de leurs dirigeants. L’Inde a commencé à réagir….commencé; Mais une fois de plus,c’est fou,au sens clinique du terme… STOP à la marchandisation du monde ,STOP au veau d’or… là on est entrain de devenir complètement cinglé!


  38. williamoff Le 05 février 2016 à 10h59
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    “Ce sera le socialisme ou la barbarie” Rosa Luxemburg 1916


    • Charles Le 05 février 2016 à 17h23
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      C’est aussi le point de vue, beaucoup plus tard d’Einstein, qui ne craint pas en plus de distinguer socialisme et étatisme au profit d’une bureaucratie.
      J’ai lu son texte ici: http://wp.me/p5oNrG-i4w


  39. Lucas Le 05 février 2016 à 11h07
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    Ce type me semble avoir 40 ans de retard, même par rapport à sa propre école de pensée.
    Il me fait penser au héros de “l’empire des sens”, qui se tripote la nouille dans un décor du 19eme siecle alors que dehors c’est la deuxième guerre mondiale.

    Y a-t-il un spécialiste dans la salle qui pourrait m’expliquer ce qu’il a bien pu faire pour mériter son prix?


  40. Sabine Ferguson Le 05 février 2016 à 11h18
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    Cet être non-humain est le représentant et porte-parole (grassement payé sans aucun doute) de nos très chères élites – abjectes, amorales, socio et psychopathes.
    Il y a un thriller de 1978, avec Michael Douglas et Geneviève Bujold, qui déjà abordait le sujet: “Coma”
    https://youtu.be/r9lG4ybZ8QM (trailer)
    Et un roman dont le titre m’échappe dans lequel des parents “fabriquenr” un bébé pour pouvoir maintenir en vie leur fille aînée. …
    Bienvenue dans la petite boutique des horreurs.


    • Alberto Le 05 février 2016 à 14h11
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      Il y a aussi “Auprès de moi toujours” de Ishiguro, magnifique roman, dont je ne dévoile pas l’intrigue, mais on dirait que Jean Tirole s’en est inspiré.


    • jp Le 05 février 2016 à 23h01
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      serait-ce “ma vie pour la tienne” de Jodi Picoult ? histoire d’un “bébé médicament” inspiré d’un fait réel
      http://www.babelio.com/livres/Picoult-Ma-vie-pour-la-tienne/48066/critiques


  41. Betty Le 05 février 2016 à 11h37
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    Pour le moment (jusqu’à quand?…) la non-rémunération des donneurs est réglementée dans le:

    “Protocole additionnel à la Convention sur les Droits de l’Homme et la biomédecine relatif à la transplantation d’organes et de tissus d’origine humaine”. https://rm.coe.int/CoERMPublicCommonSearchServices/DisplayDCTMContent?documentId=090000168008156e
    et
    http://www.coe.int/fr/web/conventions/full-list/-/conventions/treaty/186

    Point préoccupant la France l’a signé en 2011 (!) mais pas ratifié…
    http://www.coe.int/fr/web/conventions/full-list/-/conventions/treaty/186/signatures?p_auth=xiY61F2j

    Est-ce que cela fait une grande différence si l’on considère que l’Espagne, malgré ce, voit la prolifération dans le pays des ventes d’organes sur Internet.
    http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/20/ventes-dorganes-sur-internet-lorganisation-des-greffes-espagnole-denonce-la-proliferation-de-ces-pratiques_n_4122101.html

    Visiblement M. Tirole, le bien nommé, a abandonné le filet pour la nasse….


  42. Iskander Zakhar Le 05 février 2016 à 11h43
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    Dans ce monde qui devient fou, il est urgent de s’asseoir tranquillement et de se poser des questions de base…
    La vie humaine, quelle qu’elle soit, a-t-elle ou non, « un PRIX » et faut-il, ou non, TOUT sacrifier au rendement économique ?
    Peut-on s’autoriser à créer des organes sains par clonage ou manipulations génétiques et les transplanter GRATUITEMENT chez des sujets malades ?
    Sommes-nous tous d’accord pour déclarer SOLENNELLEMENT qu’au nom de l’Humanité, il est INTERDIT de COMMERCIALISER le VIVANT s’il est humain ?


  43. Alfred Le 05 février 2016 à 12h25
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    Quelle surprise! Cela fait quelque temps que l’on avait remarqué que Jean Tirole avait vendu son âme comme d’autres vendent leur corps… C’est un économiste de luxe! Une cravate en soie ou un collier qui brille il n’y a que le déguisement qui change.


  44. frenchpaddy Le 05 février 2016 à 12h26
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    Je pense à un marché qui pourrait s’avérer lucratif : le prix du suicide. Sachant que j’ai une certaine espérance de vie à laquelle est attaché un droit à la retraite notamment, combien est-on prêt à verser à mes héritiers pour que je disparaisse préaturément ? A mon avis, on doit pouvoir coter ça. Qu’en pensez-vous M. Tirole, d’autant que je lègue mon corps à Wiskas ?


  45. lon Le 05 février 2016 à 12h48
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    Ah ben c’est sûr, quand on parle dans le cadre de ” l’Académie des Sciences Morales et Politiques ” ( lol ) , à de dignes pékins qui rêvent de marier l’Ethique à l’Economie ( je mets partout des majuscules , faut kamême respecter les efforts de ces beaux esprits ) , il fôôôt analyser nos ” tabous moraux” , c’est ça qu’est important, l’Analyse…..

    Que Tirole me contacte, je vais lui prouver par A+B ( après tout, on est des scientifiques, pas vrai ? )
    1 que la logique de tout égoïsme intelligemment compris est la reconnaissance de notre place dans une collectivité
    2 que sa fascination morbide pour ” le marché” n’est que le fruit d’une vie ennuyeuse ” d’academic” ( comme disent les ricains ) et qu’il devrait monter sa propre entreprise au lieu de pérorer devant des assemblées séniles .
    3 que l’avenir n’est pas au ” marché” , mais que seule la planification économique à l’échelle planétaire pourra sortir l’humanité du merdier qui l’attend .


  46. groucho Le 05 février 2016 à 13h02
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    Comme d’habitude un petit rappel historique pour montrer qu’il y a rarement du neuf sous le soleil :

    “Un aliéné coûte quotidiennement 4 marks, un invalide 5,5 marks, un criminel 3 marks. Dans beaucoup de cas, un fonctionnaire ne touche que 4 marks, un employé 3,65 marks, un apprenti 2 marks. Faites un graphique avec ces chiffres. D’après des estimations prudentes, il y a en Allemagne environ 300.000 aliénés et épileptiques dans les asiles. Calculez combien coûtent annuellement ces 300.000 aliénés et épileptiques. Combien de prêts aux jeunes ménages à 1000 marks pourrait-on faire si cet argent pouvait être économisé ?”
    Manuel scolaire nazi, cité par A. Grosser, Dix leçons sur le nazisme, Fayard, 1976

    A quand la diffusion des sages principes de ce bon Jean Tirole à nos jolies petites têtes blondes ?


    • Anouchka Le 05 février 2016 à 18h31
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      Excellente remarque. C’est exactement à ça que j’ai pensé quand j’ai lu ce texte pathétique de Tirole qui nous exhorte à enfin accepter de réviser nos sales valeurs morales judéo-chrétiennes et à nous détacher de ces stupides impératifs catégoriques kantien (les nazis n’aimaient pas beaucoup Kant eux non plus)…


    • LBSSO Le 05 février 2016 à 20h27
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      C’est le cas à l’université..Vous vous souvenez peut-être de cette lutte entre ces deux grandes familles d’économistes au sein du Ministère de l’éducation

      “La vie est-elle une quantité, comme voudraient nous le faire croire les économistes ? Qu’est-ce que la vie ? Une longueur ou une intensité ? Et si la vie ne se mesurait que par elle-même ?» interrogeait-il [Bernard Marris assassiné dans les bureaux de Charlie]
      L’économie n’est donc rien sans la sociologie, l’histoire, la philosophie, la politique. (…). Jean Tirole, récemment nobélisé, poursuit post mortem ce combat douteux et traite ceux qui veulent enseigner l’économie comme une science humaine d’«obscurantistes», avec l’onction de la ministre de l’Enseignement supérieur !”
      http://www.marianne.net/notre-oncle-bernard-100233095.html
      « Orthodoxes », « hétérodoxes »… la guerre des chapelles entre économistes
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/13/orthodoxes-heterodoxes-la-guerre-des-chapelles-entre-economistes_4633025_3234.html


  47. TuYolPol Le 05 février 2016 à 13h05
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    La proposition nobellisée est donc : l’éthique est trop compliquée, le choix politique et la délibération sont dépassés, toute morale est douteuse, toute préférence est arbitraire. Dont acte : revenons à la barbarie.
    De l’oeuf ou de la poule, lui, c’est une poule qui philosophe.


  48. Homère d'Allore Le 05 février 2016 à 13h06
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    Bah… Il faut bien quelqu’un pour légitimer une pratique couverte par nos élites au Kosovo.

    https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-01-04-Kosovo

    Tirole s’y colle. La prochaine fois, ce sera pour justifier ce genre de commerce:

    http://m.faitsdivers.org/20048-Elle-filmait-sa-fille-de-12-ans-se-faire-violer-par-des-etrangers-puis-vendait-la-video


  49. Fulub Le 05 février 2016 à 13h23
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    Petite question ! Puisque tout le monde s’accorde à dire que le commerce n’est, en soi, pas empreint de morale (Milton Friedman vantait les mérites de la cupidité comme moteur de l’économie), dans ce cas peut-on dire que le commerce d’organes est moral ?!


  50. Joachim Laurbis Le 05 février 2016 à 13h29
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    Même si cette marchandisation à outrance est horrible je ne peux pas m’empêcher de ricaner en pensant à tous ces imbéciles réactionnaires et ultra-libéraux qui ont cru qu’on pouvait faire le jeu du capital tout en préservant les valeurs traditionnelles. Ils commencent à se rendre compte aujourd’hui qu’ils ont donné les pleins pouvoirs à une petite oligarchie qui n’en a rien à foutre des valeurs conservatrices auxquelles ils sont attachés (le pauvre philippe de villiers s’en plaint d’ailleurs dans son dernier livre ). Elle cherchera même à les détruire si ca constitue des obstacles à ses capacités de profit.Qui peut croire par exemple qu’une société aussi puissante que google va mettre un terme à son projet transhumaniste pour ne pas heurter les convictions des chrétiens ? Même si je n’aime pas Alain Minc ,je lui donne raison quand il déclare que le capitalisme est soixanthuitard.


    • groucho Le 05 février 2016 à 14h01
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      Vous croyez vraiment que les quelques 10 millions de grévistes de 1968 rêvaient au transhumanisme et autres fariboles ?



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