Source : Liberation, Laurent Joffrin, 20-01-2016

EDITO La gauche a oublié de se battre. Ou bien si elle l’a fait, elle s’y est prise comme un manche. Bien sûr, la montée en puissance des «intellos réacs» a des causes sociales et politiques profondes. La crainte de la mondialisation, la peur de l’immigration, le besoin de repères et d’autorité, les incertitudes de la modernité technologique et marchande : là sont les racines de la «Réac Academy». Dans des registres très différents, le succès d’un Finkielkraut ou celui d’un Zemmour, plébiscités par une opinion inquiète, a coïncidé avec l’ascension de la droite dure ou de l’extrême droite, qu’ils ont accompagnée, et parfois favorisée. Mais enfin, quelle cécité, quelle maladresse, quelle rigidité dans la gauche intellectuelle !

Il faut se souvenir, à l’origine, de la condescendance gênée, de l’afféterie arrogante avec laquelle le bouquin de Lindenberg, si prémonitoire, a été accueilli. Le livre est-il assez épais, assez farci de références ? L’auteur est-il assez titré ? N’est-ce pas un peu journalistique ? Et puis cette idée de faire une liste ! Cela rappelle les pires souvenirs… Et, enfin, s’attaquer à saint Houellebecq, alors l’idole du Paris branché ! Comme si le fait d’être un bon écrivain immunisait contre toute remise en cause politique. Lindenberg disait qu’une révolution conservatrice commençait. On ne l’a pas écouté. Pour avoir pris le relais, dans l’Obs ou dans Libé, on se souvient personnellement des leçons de morale reçues à l’époque, alors que l’évidence d’une dérive nationaliste crevait les yeux.

Si les intellos réacs tiennent aujourd’hui le haut du pavé, ils le doivent aussi à la gauche. Dans l’ancien camp progressiste, les uns ont été victimes d’une sourde attraction. Mettre en avant l’identité, l’autorité, l’héritage, la tradition, la laïcité vue comme une machine à éradiquer les différences et à dézinguer l’islam, c’était déjà la pente d’un certain chevènementisme, d’un souverainisme de gauche dont une bonne partie allait passer avec armes et bagages, tel Florian Philippot, au Front national, ou Natacha Polony au Figaro et dans la mouvance d’un Nicolas Dupont-Aignan, ou encore Jacques Sapir, dédié au projet une alliance antieuropéenne et rouge-brune. Mais ce n’est pas l’essentiel. Le reste de la gauche a négligé les sujets qui la gênaient. Pour certains, parler d’identité, d’immigration, de nation, de drapeau, c’était l’antichambre du fascisme ou, pire, du sarkozysme… Alors que sur tous ces points, une réponse de gauche existait, qu’on n’a pas su mettre en avant. La question de l’identité, maître mot de cette pléiade au talent médiatique réel, méritait mieux que des anathèmes. De ces débats, on s’est souvent détourné en se pinçant le nez, alors même que le bon peuple, inquiet pour la France qu’il avait connue, méritait tout de même une réponse. A l’identité «malheureuse» de Finkielkraut, le plus souvent immobile, passéiste, figée dans la nostalgie d’un âge d’or mythologique, il fallait évidemment opposer la vraie identité de la France, qui comporte dans son histoire suffisamment d’exemples progressistes depuis la Révolution française, en passant par la Commune, révolte sociale et patriotique, l’affaire Dreyfus ou le Front populaire, pour donner de la France, celle de la révolte et de la liberté, celle du drapeau tricolore des révolutionnaires de 1791, de Lamartine ou de Jean Moulin, un visage ouvert et tourné vers l’avenir, tout en parlant aux profondeurs d’un peuple qui croit toujours à la République, comme il l’a récemment montré dans le drame terroriste.

L’immigration ? Là aussi, les uns se sont mis à raser les murs en refusant de voir que l’accueil nécessaire des damnés de la planète poserait tout de même quelques problèmes d’intégration et de cohabitation dans les quartiers difficiles. Les autres ont réclamé, sans y avoir même réfléchi sérieusement, une ouverture totale des frontières qui n’est pratiquée nulle part à la surface du globe et qu’aucun gouvernement, le plus à gauche soit-il, n’a jamais pratiquée. Il fallait assumer l’accueil, à rebours de l’opinion, comme l’a fait cet été Angela Merkel pendant que le gouvernement français se mettait aux abonnés absents. Mais il fallait aussi assumer sa régulation, au lieu de s’évader, telle la gauche de la gauche ou certains écologistes, dans des palinodies inconséquentes teintées d’un humanisme hors-sol ignorant délibérément la situation des couches populaires, qui supportent l’essentiel des difficultés.

L’idée de progrès enfin, cible seconde mais décisive des intellos réacs, confits de déclinisme et de décadentisme, a été mal défendue. Il fallait évidemment en relever la bannière, au lieu de communier dans la déploration générale sur la mondialisation, qui comporte d’extrêmes duretés, mais qui porte en avant la technologie, le niveau de vie, qui sort de la misère des centaines de millions d’individus que trente ans de tiers-mondisme avaient laissés dans la stagnation. A force de dire que tout va mal en ce bas monde, l’opinion finit par le croire et réclame la protection des frontières, des nations et des lois. Il y avait une autre manière de parler du futur que d’en faire un film d’horreur. Sans optimisme historique, sans foi dans l’humanité, dans le savoir, dans la liberté, la gauche n’existe plus.

Laurent Joffrin Directeur de la publication de Libération

Source : Liberation, Laurent Joffrin, 20-01-2016

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Joffrin, l’histoire et les tyrans

Source : Russeurope, Jacque Sapir, 24-01-2016

Monsieur Joffrin s’exerce aux leçons de politiques. Dans un éditorial, « La gauche larguée face à la «Réac Academy», publié le 20 janvier, il s’essaye aux leçons de politiques et de morale[1]. L’effort est méritoire, mais le résultat calamiteux. Mais, quand on veut donner des leçons, il vaut mieux maitriser son sujet. Et de cela, Monsieur Joffrin en est loin. Cela ne semble pas l’émouvoir ; et pour cause. Il ne s’agit pas ici d’analyse ou d’effort réel pour comprendre la situation. Monsieur Joffrin parle le bobo pour les bobos.

 La guerre est finie

Notre éditorialiste ignore manifestement que la guerre est finie. Peut-être qu’au lieu d’écrire il eut mieux fait de voir le beau film d’Alain Resnais qui porte ce titre.

Cette guerre, c’est bien entendu celle de 1914-1918, celle que George Brassens disait dans une célèbre et ironique chanson préférer[2], mais aussi celle de 1939-1945. Les deux sont liées bien entendu. Les conséquences de la guerre totale, menée entre 1914-1918, expliquent à bien des égards le contexte des années 1920 et 1930. Le Nazisme n’est ainsi pas compréhensible sans une analyse de la violence de masse et de ses conséquences tant politiques que psychologiques sur les sociétés européennes. C’est pourquoi toutes les comparaisons entre la situation actuelle et celle des années 1930 sonnent faux. Ceux qui s’y livrent réfléchissent comme des miroirs et résonnent comme des tambours, les tambours d’une posture qui se veut héroïque et qui n’est que ridicule.

Il en est ainsi de cette tarte à la crème insipide sur la soi-disant « alliance rouges-bruns ». Le terme est directement issu des débats de la fin des années 1920 en Allemagne. Il fut notamment utilisé pour décrire la « tendance » au sein du NSDAP (le parti Nazi) des frères Strasser et les (distantes) sympathies de certains des dignitaires (Himmler et Goebbels) pour l’Union soviétique. Or de ce contexte, ce terme est vide de sens. C’est en particulier le cas aujourd’hui. Ni le Front National (et c’est bien heureux) ni l’extrême-gauche ne communient dans une même haine pour les institutions (que tous acceptent à des degrés divers) et dans une même fascination pour la violence.

En fait, non seulement la guerre unique en réalité de 1914 à 1945, et dont la période de 1918 à 1930 ne constitua en réalité qu’une trêve, est bien finie, mais les guerres de la décolonisation, celle d’Indochine et celle d’Algérie en ce qui concerne la France sont aussi révolues. Ce n’est pas simplement le fait du temps qui passe inexorablement. Le contexte politique a changé, conduisant à de nouveaux affrontements et de nouvelles menaces. Ce qui est grotesque et pathétique dans la position des bobos dont Joffrin est indiscutablement un idéologue, même s’il est loin d’être le seul, c’est de vouloir imiter les postures de résistants célèbres dans des références, explicites ou implicites, aux combats de ces années là. Mais il est vrai que l’imitation évite de penser le monde actuel. Nos pseudo-résistants ne sont en vérité que des flemmards de la pensée.

 De nouveaux combats s’annoncent

Si l’on veut donner des leçons de politique, il faut les fonder sur une analyse de la situation. Une première caractéristique de celle-ci est que la place des nations européennes a fondamentalement changé depuis maintenant près de trente ans. Dans les années 1930 les pays d’Europe occidentale se disputaient la prééminence du monde avec les Etats-Unis. La crise de 1929 correspond au processus de réalisation de l’hégémonie étatsunienne, et à la contradiction qu’il existait à l’époque entre la représentation du monde par ces élites (qui restaient en partie gagnée à l’isolationnisme) et la réalité de la puissance tant économique et financière que militaire. Depuis 1945, nous sommes entrés de plain pied dans un monde largement dominé par les Etats-Unis. Aujourd’hui, en fait depuis le début du XXIème siècle, cette hégémonie tend à s’éroder[3]. Une des conséquences de cet état de fait est la montée de nouvelles puissances, la Chine, l’Inde, et l’ouverture d’un espace politique permettant à diverses nations de recouvrer leur souveraineté. Mais, en Europe, le combat pour la souveraineté des peuples se double d’un combat pour la démocratie, ce que laissait prévoir les suites du référendum de 2005 sur le projet de Constitution européenne[4] et ce qu’a confirmé l’affrontement antre la Grèce et les institutions européennes.

En juin 2014, candidat du groupe de la Gauche Unitaire Européenne à la présidence du Parlement Européen, Pablo Iglesias, le responsable de PODEMOS, justifiait ces choix politiques et stratégiques en ces termes : « la démocratie, en Europe, a été victime d’une dérive autoritaire (…) nos pays sont devenus des quasi-protectorats, de nouvelles colonies où des pouvoirs que personne n’a élus sont en train de détruire les droits sociaux et de menacer la cohésion sociale et politique de nos sociétés ». Car nous en sommes là. La dérive autoritaire que l’on peut constater tant en France que dans les autres pays européens, est justifiée et mise en œuvre dans des cadres de relations quasi-coloniales dont l’Union européenne sert de vecteur. Monsieur Jean-Claude Juncker l’a clairement dit : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »[5].

Les dirigeants européens reprennent consciemment le discours de l’Union soviétique par rapport aux pays de l’Est en 1968 lors de l’intervention du Pacte de Varsovie à Prague : la fameuse théorie de la souveraineté limitée. Ils affectent de considérer les pays membres de l’Union européenne comme des colonies, ou plus précisément des « dominion », dont la souveraineté serait soumise à la métropole[6]. Sauf qu’en l’occurrence, il n’y a pas de métropole. L’Union européenne constitue donc un système colonial sans métropole et en fait n’est qu’un colonialisme par procuration. Derrière la figure d’une Europe soi-disant unie, mais qui est aujourd’hui divisée dans les faits par les institutions européennes, on discerne la figure des Etats-Unis.

Les combats d’aujourd’hui s’enracinent dans cette réalité. Mais, ignorant cette dernière, vous ne pouvez, vous et vos semblables, que chercher à les défigurer. Vous ne pouvez donc pas comprendre le combat pour l’éducation de Natacha Polony, un combat pour que TOUTE la population ait accès à la culture et non pas seulement les enfants des privilégiés. Vous ne pouvez comprendre le combat de ces syndicalistes, qu’ils soient ouvriers ou paysans, qu’ils défendent les fonctionnaires ou les employés, et qui ont compris, ou qui sont en train de comprendre, que leur combat ne pourra aboutir qu’une fois que nous aurons recouvré notre souveraineté. Ces combats prennent des formes et des médiations qui sont naturellement différentes de celles héritées de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle. Mais, ces combats sont ceux, toujours recommencés, ou la lutte pour la défense des conditions d’existence se mélange indissolublement avec la lutte pour la construction de la souveraineté.

 Paix entre nous et mort aux tyrans

Mais, dans le même temps, cette tentative à deux niveaux de faire passer les pays européens sous la coupe d’un pouvoir colonial qui ne dit pas son nom, et de faire passer après cette Europe asservie sous la coupe de la puissance américaine par le biais du Traité de Libre Echange Transatlantique, a engendré une des crises les plus profondes et les plus polymorphes que nous ayons connues. La crise, Monsieur Joffrin, qui dure depuis son déclenchement de 2007, et qui a muté de crise du financement de l’immobilier en une crise générale affectant l’ensemble des pays, est la première crise de cette « mondialisation »[7] que vous vous acharnez à croire heureuse.

Cette « mondialisation », vous concédez qu’elle puisse engendrer bien des malheurs, baste, il faut bien montrer aux « sans dents » que vous n’êtes pas sans cœur, mais c’est pour ajouter immédiatement après qu’elle : « porte en avant la technologie ». Tout à votre fureur obscurantiste qui vous fait pourchasser « l’intello réac » à chaque tournant de votre plume, ce que vous ne manquez pas de faire au prix de raccourcis douteux, d’approximations hasardeuses, et de dénonciations calomniatrices, vous ne vous rendez même pas compte que d’une part vous identifiez technique et technologie, suivant ainsi un « américanisme » révélateur, et que d’autre part vous reprenez la vielle antienne, elle tout à plein réactionnaire et scientiste, d’un monde qui ne serait conduit que par le progrès technique.

Alors, ne nous étonnons pas de ne pas trouver mot sous votre plume de ce gouvernement qui se prétend socialiste alors qu’il met en œuvre une politique, qui elle, est bien de droite ; de même n’y trouvera-t-on pas de référence à l’Union européenne, ce corps d’institutions qui s’est proclamé « Europe » dans un parfait hold-up sur les symboles, et que nos ouvriers et nos paysans sont parfaitement capables d’identifier – eux – comme la cause de bien de leurs maux.

Votre imaginaire en est resté à la seule notion du changement technique. Mais, en réalité, il ne voit que cela. En fait, c’est l’une des figures de la disparition du politique que vous nous entonnez là. Cette figure va d’ailleurs de paire avec l’évocation accablée des malheurs du temps auquel la technique, et son conjoint le progrès, n’ont pu encore remédier. Mais, cette disparition du politique dont vous vous faites l’écho, que ce soit consciemment ou « à l’insu de votre plein gré », elle porte en elle la fin de la démocratie et elle vous inscrit parmi ceux qui pensent qu’ils « savent mieux » que le commun des mortels, et que cela leur donne un droit, un droit technique bien sûr mais tout aussi antidémocratique que l’ancien « droit divin », de régenter leurs vies. La fin du politique a toujours été une aspiration des « puissants », une volonté de masquer la froide réalité de la domination. Elle vous classe définitivement parmi les défenseurs et les thuriféraires de la Tyrannie.

Vous avez donc fait votre choix, et c’est celui du « 1% » de la population, ce 1% qui accumule aujourd’hui les ressources et le pouvoir, contre les 99% restants. Ce 1% qui peut d’ailleurs se payer toutes les plumes mercenaires dont il a besoin. Mais faites attention. Ce 1% vous méprise tout comme il vous utilise. Il se pourrait bien qu’un jour il se décide à tirer l’échelle, vous laissant alors seul et éberlué, n’ayant d’autre recours que de crier comme le valet de Don Juan, « mes gages, mes gages ».

A cela il n’est qu’un réponse possible, celle qui reprend ce vieux slogan du mouvement ouvrier et républicain et qui dit : « Paix entre nous et mort aux tyrans ».

[1] Joffrin L., « La gauche larguée face à la «Réac Academy», éditorial posté sur l’édition électronique de Libération le 20 janvier, http://www.liberation.fr/france/2016/01/20/la-gauche-larguee-face-a-la-reac-academy_1427830

[2] http://www.chartsinfrance.net/Georges-Brassens/id-100217101.html

[3] Sapir J., Le Nouveau XXIè Siècle, le Seuil, Paris, 2008

[4] Sapir J., La fin de l’euro-libéralisme, Le Seuil, Paris, 2006

[5] AFP cité par le Point, « Grèce, la ‘provocation’ de Jean-Claude Juncker », publié le 13/12/2014, http://www.lepoint.fr/monde/juncker-veut-des-visages-familiers-a-athenes-13-12-2014-1889466_24.php

[6] Sapir J., Souveraineté, Démocratie, Laïcité, Paris, Michalon, 2016

[7] Sapir J., La Démondialisation, Le Seuil, Paris, 2011.

Source : Russeurope, Jacque Sapir, 24-01-2016


73 réponses à “Joffrin, l’histoire et les tyrans”, par Jacques Sapir

Commentaires recommandés

Spectre Le 28 janvier 2016 à 01h18

Le sieur Joffrin, récitant le catéchisme eurolibéral depuis des lustres dans ses journaux généreusement arrosés d’argent public (on n’est jamais à une incohérence près), voudrait maintenant nous faire croire qu’il était à l’avant-garde d’un combat culturel décisif. Quel visionnaire !

Mais qu’avait-il à opposer, lui, à “l’identité malheureuse” de Finkielkraut ? La “mondialisation heureuse” d’Alain Minc ? On se demande bien pourquoi “le bon peuple” n’a pas acheté ! “Bon peuple” qu’il ne convoque d’ailleurs avec mépris que pour mieux le gronder de ne pas savoir apprécier les doux fruits de la vie moderne : n’est-il pas exquis d’être au chômage, mais d’avoir le privilège de posséder un smartphone fabriqué par des semi-esclaves à l’autre bout du monde ?

“Le bon peuple” n’a d’ailleurs toujours pas compris qu’il devrait se réjouir de sa situation. La preuve : l’opinion est grincheuse non pas parce que ses conditions de vie se dégradent, non pas parce qu’elle se fait méthodiquement dépecer par l’oligarchie, mais parce qu’on lui répète que “tout va mal en ce bas monde”. La réalité n’existe pas, tout est affaire de psychologie. Utilisons vite la méthode Coué, écrivons dans les journaux des milliardaires que tout va bien, et tous les problèmes s’évanouiront aussitôt : ils n’existaient que dans la tête des gens.

Le “bon peuple” est un grand enfant capricieux. Lorsqu’il vote “non,” lorsqu’il renâcle à baisser encore le pantalon, c’est la faute à l’alliance impie des rouge-bruns : les 90% d’antenne dévoués à l’européisme béat n’auront, hélas, pas suffi à le convaincre malgré lui. Heureusement, le sieur Joffrin et sa pédagogie salutaire veillent. D’ailleurs, on perçoit dans ses propos le grand fardeau du prophète incompris, le soupir tragique de la créature supérieure, fatiguée d’avoir raison contre ces sans-dents ignares et frileux. Après des décennies d’échec de la religion européiste, il viendra donc nous réexpliquer, inlassablement, qu’il en faut encore plus. Il faut continuer à fouetter le “bon peuple” pour son bien ; le Progrès l’exige.

Il y a des déchirements de chemises qui se perdent.

  1. JC Le 28 janvier 2016 à 01h08
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    Un Sapir déchainé, d’habitude j’ai du mal à le lire jusqu’au bout tellement c’est plat (quand ça parle d’économie par exemple), mais comme ça il est très bien.


    • jean-marc Le 28 janvier 2016 à 06h59
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      Je n’aime pas sa conclusion.
      Car il y a des collaborateurs forcenés avec lesquels il n’est pas question de “paix entre nous” dans mon esprit !
      Même si les larmes aux yeux ils viennent une fois leurs protecteurs abattus et donc laissés seuls face aux 99% libérés réclamer indulgence et pardon.


      • luc Le 28 janvier 2016 à 12h49
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        jean-marc, je pense que tu devrais diriger ta violence (refus d’indulgence et de pardon…) envers le “système” et non envers des gens comme joffrin etc

        ton désir de punir des personnes montre que tu es sous leur influence, car ce sont ceux que tu dénonces qui propagent ces idées de vouloir faire taire des gens et les punir…

        il faut réaliser que le problème est inhérent au système et que c’est le système qu’il faut dénoncer, punir, combattre… “pas de paix entre moi et le système” car le système est trop corrompu pour le réformer, il faut le mettre à plat et reprendre au début

        en l’occurence, ici c’est le monopole des médias, et oui, réalise bien qu’il restera en place longtemps après avoir seulement coupé des têtes, celles des joffrins et autres, car une armée de pseudo-journalistes à leur image sont près à prendre leur place en un clin d’oeil

        au lieu de rester focalisé sur des gens, il faut privilégier les idées


    • Fred Le 28 janvier 2016 à 19h59
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      Allons, je ne bouderai pas mon plaisir… c’est une superbe déculottée et pas volée, celle-là, que se prend Laurent Joffrin. Lequel est “de gauche “comme je suis actionnaire de Libé et de l’Obs et du Monde.


  2. Bobforrester Le 28 janvier 2016 à 01h15
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    Joffrin devrait lire Sapir mais tous deux devraient lire A.Lacroix riz ça éviterait au premier d oublier les 75000 fusilliers de la Resistance communiste (François Mauriac) et entre autre l assassinat du prometteur philosophe communiste G.Politzer ; Quant au second au lieu de tjrs voir le diable en URSS il devrait revoir ses références historiques et notamment sur la question de la “souverainetè limitée” la doctrine Monroe d obédience yankee qui a précédé de tres loin le probléme lié au traite de Varsovie. D accord quand même avec JS j ajouterai que les réacs sont ceux qui veulent rétablir les rapports sociaux antérieurs au CNR. Le retour en arrière étant le propre de la réaction !


    • Vassili Arkhipov Le 28 janvier 2016 à 04h41
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      Les 75.000 fusillés, c’est un chiffre largement gonflé par le PCF. Il est probable qu’ils aient eu le plus grand nombre de fusillés, mais certainement pas autant, faites une petite recherche. Ensuite, en effet on peut considérer que les USA ont fait pareil qu’à prague ou Varsovie c’est vrai (sauf que eux l’on fait sans se salir les mains, par fasciste sud américain interposé), ça ne lave pas pour autant l’URSS de ses fautes.


      • Gilles Le 28 janvier 2016 à 15h50
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        Il est possible que vous ayez raison, mais vous ne citez aucune source (75000 fusillés + ou-)

        je peux par contre vous donner les chiffres globaux de la 2° guerre mondiale:(d’après Oliver Stone dans son doc en 4 cd de l'”histoire jamais racontée des Etats-Unis):

        Russie: 27 millions de morts
        Chine: entre 10 et 20 millions
        Allemagne: 6 millions
        Pologne: 3 millions (hors juifs)
        Japon: 3 millions
        Yougoslavie: 1,5 millions
        Autriche,Grèce, GB, US, Italie: entre 0.25 et 0.5 million


      • Astrolabe Le 28 janvier 2016 à 20h59
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        Cher “Vassili Arkhipov”, il me semble que vous vous trompez un peu: comment peut-on comparer Budapest et Prague aux deux millions de nord-coréens massacrés au napalm en 53 par les américains, puis les deux millions de vietnamiens, les 600.000 cambodgiens, etc, etc. Ce sont bien les américains qui étaient à la manoeuvre. De plus, il y a les “régime change” et les résultats qu’ils ont donnés en Iran en 53, en Indonésie en 65, tous les pays d’Amérique latine, etc, et je ne parle même pas des vingt dernières années où là, les américains se sont autorisé quelques beaux massacres, et pas par personne interposée. Vous avez zappé….????


    • FifiBrind_acier Le 28 janvier 2016 à 09h10
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      Vous devriez regarder la conférence d’ Annie Lacroix Riz ” Aux origines de l’ Europe”, vous découvririez que la construction européenne n’est que la suite de la “Nouvelle Europe” d’ Hitler….

      https://www.youtube.com/watch?v=E9bHcF9ckIU

      Les américains ont recyclé de nombreux nazis, dont Walter Hallstein, le juriste d’ Hitler, qui a signé le Traité de Rome pour l’ Allemagne et qui est devenu le premier secrétaire de la Commission européenne.

      le mariage a été consommé en 2004, l’Allemagne et les USA ont signé en 2004 ” l’ Alliance germano- américaine pour le 21e siècle”. Le couple franco- allemand est une légende urbaine pour les gogos de Français.

      http://georgewbush-whitehouse.archives.gov/news/releases/2004/02/20040227-10.html


      • Furax Le 28 janvier 2016 à 13h47
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        Décidément, vous n’en avez que pour Lacroix-Riz. Et vous montrez encore une fois que madame Lacroix-Riz emploie des artifices propagandistes qu’il n’est pourtant pas bien difficile de démonter.

        On peut être souverainiste et antimondialisation sauvage sans pour autant tomber à chaque fois dans le point Godwin.

        Non, la construction européenne ce n’est pas une idée de Hitler. Ce n’est pas parce que Hitler et l’Allemagne nazie voulaient construire une Europe à sa botte après l’avoir construite que toute construction européenne peut être affublée d’une prétendue filiation nazie.

        Les démarches en vue d’une construction européenne proche de ce qu’elle sera à partir de 1951 sont antérieures à l’émergence et au triomphe temporaire du nazisme. Coundenhove-Kalergi, bien qu’ayant à bien des égards une vision raciste, avait une épouse se trouvant être juive et était en opposition politique frontale avec le nazisme.

        Si on veut que ce site garde sa crédibilité, il serait bon d’éviter d’affirmer des choses si caricaturalement fausses et déformées.

        N’employons pas de telles méthodes.

        On peut, en revanche, tout à fait remarquer que la stratégie d’intégration économique est inspirée de la méthode Zollverein par laquelle la Prusse a engagé l’unification des Etats allemands. On peut tout à fair relever que la méthode Monnet, c’est la réduction du champ de la démocratie en confiant des pans entiers de décisions à l’empire des normes et d’une technocratie chargée de les faire appliquer sans contrôle démocratique et sans quasiment possibilité de remettre démocratiquement en cause la politique engagée.


        • Chris Le 28 janvier 2016 à 16h22
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          L’un n’empêche pas l’autre. Bismark en son temps en rêvait, Hitler le tenta par les armes et Monnet le réalisa en mettant en place une bureaucratie : la Commission et ses Commissaires fonctionnaires non élus.
          Une Commission qui jouit d’un monopole absolu sur le processus législatif européen: toutes les lois européennes sont initiées par elle, à l’instar du fameux Comité central du parti communiste soviétique ! Olé !


        • placide Le 28 janvier 2016 à 21h50
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          @furax

          Point Godwin ? ce n’est pas ce que dit Annie Lacroix-Riz, ni dans ses conférences que vous n’avez pas vues, ni dans son livre.
          Annie Lacroix-Riz explique que l’UE est le résultat d’une construction par et pour la classe capitaliste. Et ce datant d’ailleurs d’avant la seconde guerre mondiale… La propagande simpliste et le point godwin concernent plutot votre intervention.

          Vous trouverez une des ses conférences en cliquant par exemple sur le lien suivant.

          http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/conference-video-les-origines-du-carcan-europeen-annie-lacroix-riz/


          • Thoraise Le 29 janvier 2016 à 02h45
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            Quoi que puisse penser Placide, et avec tout le respect que j’ai pour Annie Lacroix-Riz (dont je n’ai qu’à peine hélas entamé le livre sur les origines du carcan Européen), l’hégémonie mondiale Américaine a commencé, comme le dit Sapir, entre les deux guerres et simultanément à celle des Nazis en Allemagne.
            Je ne connais pas assez finement l’histoire de la diplomatie américaine à l’égard de l’Allemagne Nazie avant guerre, mais je crois me souvenir que ce ne sont pas les nazis qui les ont poussés à entrer dans la seconde Guerre mondiale mais 1/d’une part Les japonais (alliés des allemands) après Pearl Harbour et 2/ d’autre part la trouille que les Russes communistes ne prennent le pouvoir en Europe quand il apparut qu’il prenaient le dessus sur la Wehrmacht. Ils détestaient si peu les nazis et les allemands qu’à la fin de la guerre ils puisèrent largement dans le vivier des scientifique allemands ayant ouvertement collaboré avec les Nazis, et leurs dominions d’Amérique latine devinrent des terres de refuge idéales pour des milliers d’anciens Nazis.
            Quand les carottes s’avérèrent cuites pour les Nazis, les USA se trouvant avec le champ libre ont débarqué avec leur administration crypto-coloniale en Europe, leur plan Marshall et tout le saint-frusquin: cet objectif ne leur était pas venu en un jour, ni un an: il était ancien, les Américains avaient décidé de conquérir l’Europe autant que le Monde entier par la suite et y faire régner la pax américana.
            Ce qu’ils font effectivement depuis (à part l’opposition Gaulliste en France qui les a un moment agacés).
            Tout ça pour redire que l’Europe est une création de l’impérialisme à dominante américaine, déjà bien développé dès l’entre deux-guerres, et que c’est l’impérialisme à dominante yankee qu’il faut combattre dans la lutte des classes, et pas uniquement ce maudit euro et l’UE de malheur.(et pour ce faire il faut bien sûr combattre l’UE, arme principale des USA)


    • petitjean Le 28 janvier 2016 à 11h16
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      ” les 75000 fusillés de la Résistance communiste”

      De Gaulle a ri au nez des communistes qui brandissaient ce chiffre. A lire dans ses mémoires. Réduisez des deux tiers et vous serez près de la vérité.

      Pour mémoire, 90 000 soldats français sont morts durant l’offensive allemande de mai 1940, on n’en parle jamais.

      sur cette plus grande défaite de notre Histoire, à lire : “l’impardonnable défaite”


  3. Spectre Le 28 janvier 2016 à 01h18
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    Le sieur Joffrin, récitant le catéchisme eurolibéral depuis des lustres dans ses journaux généreusement arrosés d’argent public (on n’est jamais à une incohérence près), voudrait maintenant nous faire croire qu’il était à l’avant-garde d’un combat culturel décisif. Quel visionnaire !

    Mais qu’avait-il à opposer, lui, à “l’identité malheureuse” de Finkielkraut ? La “mondialisation heureuse” d’Alain Minc ? On se demande bien pourquoi “le bon peuple” n’a pas acheté ! “Bon peuple” qu’il ne convoque d’ailleurs avec mépris que pour mieux le gronder de ne pas savoir apprécier les doux fruits de la vie moderne : n’est-il pas exquis d’être au chômage, mais d’avoir le privilège de posséder un smartphone fabriqué par des semi-esclaves à l’autre bout du monde ?

    “Le bon peuple” n’a d’ailleurs toujours pas compris qu’il devrait se réjouir de sa situation. La preuve : l’opinion est grincheuse non pas parce que ses conditions de vie se dégradent, non pas parce qu’elle se fait méthodiquement dépecer par l’oligarchie, mais parce qu’on lui répète que “tout va mal en ce bas monde”. La réalité n’existe pas, tout est affaire de psychologie. Utilisons vite la méthode Coué, écrivons dans les journaux des milliardaires que tout va bien, et tous les problèmes s’évanouiront aussitôt : ils n’existaient que dans la tête des gens.

    Le “bon peuple” est un grand enfant capricieux. Lorsqu’il vote “non,” lorsqu’il renâcle à baisser encore le pantalon, c’est la faute à l’alliance impie des rouge-bruns : les 90% d’antenne dévoués à l’européisme béat n’auront, hélas, pas suffi à le convaincre malgré lui. Heureusement, le sieur Joffrin et sa pédagogie salutaire veillent. D’ailleurs, on perçoit dans ses propos le grand fardeau du prophète incompris, le soupir tragique de la créature supérieure, fatiguée d’avoir raison contre ces sans-dents ignares et frileux. Après des décennies d’échec de la religion européiste, il viendra donc nous réexpliquer, inlassablement, qu’il en faut encore plus. Il faut continuer à fouetter le “bon peuple” pour son bien ; le Progrès l’exige.

    Il y a des déchirements de chemises qui se perdent.


    • Charles Le 28 janvier 2016 à 05h25
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      Le social-libéralisme de Joffrin et autres Hollandais est un parfait oxymore, comme le démontre ici l’économiste Michel Husson: http://wp.me/p5oNrG-cnG


    • Charles Michael Le 28 janvier 2016 à 07h46
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      @Spectre

      Belle et saine colère, bravo
      Très bien dit et très bien écrit

      Joffrin, porque miseria !
      ni intellectuel ni de gauche,
      besogneux scribe au service de la pensée (sic) korrecte
      collaborateur de l’Obs, de Libé, élégants outils de la propagande néo-cons
      partisans de toutes ces jolies guerre, de tous ces crimes contre l’humanité, sous le drapeau fallacieux de Droit de Protéger.

      Un laquais collabo du Système, s’il en est un.


    • TuYolPol Le 28 janvier 2016 à 08h48
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      @spectre remarquable !
      Ce bon Joffrin ne peut pas dire le peuple comme tout le monde. Ça lui écorche la plume, c’est contre nature, il faut qu’il ajoute “le bon peuple”. Fantastique, quel atavisme !
      Mes gages, mes gages !


    • Jusdorange Le 28 janvier 2016 à 09h21
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      À spectre,

      Votre commentaire est vraiment bien écrit.
      Dans votre premier paragraphe vous dites ceci : “(Joffrin) voudrait nous faire croire qu’il était à l’avant-garde d’un combat culturel décisif”.

      À la vérité, tout ce que reproche Joffrin aux autres gauchistes, ou bobos, il pourrait se le reprocher à lui-même. L’homme projette complètement ici. Il décrit les fautes de la gauche, oubliant au passage qu’il les a toutes commises, qu’ils continuent de les commettre, y compris dans cet article !

      Un tel culot ça s’invente pas.


  4. grub Le 28 janvier 2016 à 02h25
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    C’est quoi l’optimisme historique dont parle Joffrin ?
    J’ai pas compris dans sa phrase si c’est bien de l’avoir ou pas.
    Que de circonvolutions pour dire qu’il faut contrôler l’immigration. Un résistant, certainement pas, une girouette un peu rouillée soumise dernièrement à de nouveaux vents contraires. Je gage, qu’il saura sous peu, nous indiquer le vent dominant.


    • TuYolPol Le 28 janvier 2016 à 09h04
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      Il veut juste nous faire croire que son optimisme historique (tout va bien pour lui et il a intérêt à ce que ça continue comme ça) est de gauche. Comme il manque de points d’appuis, à force de barbouiller la mocheté pour la vendre au “bon peuple” en tête de gondole, il se justifie du devoir d’optimisme, en d’autres termes, que c’est pour notre bien.


    • FifiBrind_acier Le 28 janvier 2016 à 09h16
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      grub,
      Il faudrait peut-être s’attaquer aux causes et pas aux effets?
      Les migrants ne viennent pas de la planète Mars, à moins que vous ne fassiez aucun lien entre les guerres coloniales de l’ OTAN et les vagues migratoires ?


  5. De passage Le 28 janvier 2016 à 04h47
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    Laurent Joffrin, le petit commissaire politique qui voulait y a pas longtemps, censurer Internet car de « fausses » informations y circulent. La vérité serait ailleurs, sur Libé ?

    http://lejournaldusiecle.com/2012/08/28/laurent-joffrin-veut-censurer-internet-car-de-fausses-informations-y-circulent/


  6. Garibaldi2 Le 28 janvier 2016 à 06h04
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    Libé et July n’ont eu de cesse de dézinguer le PCF, souvenez-vous de l’affaire du bulldozer de Vitry et de la calomnie traitant le PCF de raciste : http://www.causeur.fr/bulldozer-de-vitry-et-si-le-pcf-avait-raison-19545.html

    Souvenez-vous des médias, Libé n’étant pas le dernier, tombant à bras raccourcis sur le PCF après la déclaration de G.Marchais sur l’intervention soviétique en Afghanistan : http://www.ina.fr/video/DVC8008010301

    Le PCF a fait lors de son histoire bien des erreurs, mais il a toujours été le ”parti des travailleurs”, l’une des composantes de la Résistance (en particulier armée), l’un des piliers du CNR, internationaliste il n’en était pas moins patriote, opposé à l’abandon de souveraineté à l’U-E, légitimiste depuis les années 60 (accéder au pouvoir par les urnes), …

    En fait il était la vraie gauche, celle qui a un idéal.

    Aujourd’hui M.Joffrin n’a qu’à se démerder avec le FN.


    • erde Le 28 janvier 2016 à 10h00
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      “Le PCF a fait lors de son histoire bien des erreurs, mais il a toujours été le ”parti des travailleurs””

      On ne peut en douter, mais il est vraiment regrettable que les “chefs” actuels soient devenus comme “les autres” des carriéristes près à toutes les compromissions pour conserver leur place….


      • Garibaldi2 Le 28 janvier 2016 à 13h10
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        Pour être carriériste aujourd’hui au PCF, il faut avoir un sacré moral, car s’il y a un parti qui n’offre plus la possibilité d’une carrière, c’est bien le PCF ! C’est d’ailleurs ce qu’à compris un Florian Filippot !!!


  7. Fabrice Le 28 janvier 2016 à 06h48
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    Quand on compare ce que dit Joffrin à ce que dit Valls :

    http://www.lejdd.fr/Politique/Dans-une-preface-sur-la-guerre-d-Espagne-Valls-compare-1936-et-2016-770275

    on comprend mieux qu’il est dans la Mouvance de la pensée qui domine le gouvernement, mais ne se trompent ils pas encore une fois sur les ennemis qui les pousseront encore une fois dans une défaite sordide ? ils se croient encore en 1936 mais face à la finance nous en sommes déjà à la collaboration active qui pousse aux pires décisions et repli, sacrifiant la population mais aussi la planète pour sauver un système qui n’est plus sauvable.


  8. BA Le 28 janvier 2016 à 07h00
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    Sur la fiche Wikipedia de Laurent Joffrin, je lis ces phrases ahurissantes :

    Laurent Joffrin, de son vrai nom Laurent Mouchard, né le 30 juin 1952 à Vincennes, est un journaliste français.

    Laurent Joffrin est le fils de Jean-Pierre Mouchard, éditeur, propriétaire des Éditions François Beauval, devenu homme d’affaires, puis gestionnaire de fortune, aujourd’hui à la retraite, et de Chantal Michelet, décédée en 1955. Il a passé une partie de sa jeunesse dans le château de Moncé que sa famille possédait, à Limeray, près d’Amboise (Indre-et-Loire).

    Fin de citation.

    Laurent Joffrin, c’est le bobo, c’est le fils du châtelain, c’est le fils du gestionnaire de fortune, c’est le château de Moncé, c’est la grande bourgeoisie.

    http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-indre-loire-chateau-a-limeray-chateau-de-monce.html

    En France, Laurent Joffrin fait partie de la classe sociale des 1 %. C’est la classe sociale qui a voulu la mondialisation. C’est la classe sociale qui profite de la mondialisation.

    C’est la classe sociale pour laquelle la mondialisation est heureuse.

    26 novembre 2006 :

    Warren Buffett, troisième fortune mondiale, déclare au journal New-York Times :

    « There’s class warfare, all right, Mr. Buffett said, but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning. »

    Traduction :

    « La guerre des classes existe, c’est d’accord, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. »

    http://www.nytimes.com/2006/11/26/business/yourmoney/26every.html


    • Furax Le 28 janvier 2016 à 13h36
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      BA, concernant le CV de Joffrin, les choses sont un peu plus compliquées que cela.

      Le père de Joffrin était un ami personnel de Jean-Marie Le Pen et a des idées très proches de celles de Le Pen.

      Laurent Joffrin a suivi un parcours assez similaire à celui de François Hollande dont le père était un sympathisant de Tixier-Vignancourt et était en communion de pensée politique (ceci pour dire qu’il n’approuvait pas la violence criminelle) avec OAS.

      Bref, si Joffrin vient de la grande bourgeoisie, il n’est pas né “bobo”. Il l’est devenu par choix et par rejet des idées du père.

      Comme quoi l’argent n’a pas d’odeur et que l’argent n’empêche pas d’avoir n’importe quelle idée politique. Il y a eu et il y a des “milliardaires” rouges en France, comme il y en a qui sont des sympathisants FN et d’autres sympathisants des partis dits “modérés”.


  9. DUGUESCLIN Le 28 janvier 2016 à 07h00
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    Ce qui semble assez caractéristique dans le faux débat proposé par Joffrin, c’est que les mots sont plus importants que les idées.
    Un petit retour en arrière peut apporter un peu de clarté sur le vocabulaire qui avait un sens à une époque n’a plus du tout la même signification aujourd’hui.
    La révolution française issue des “lumières” avec les penseurs de l’époque et dont on prétend se réclamer aujourd’hui, a mis fin au Royaume de France pour le remplacer par la Nation Française.
    Ce sont ancêtres de la gauche. Les républicains s’opposaient aux royalistes. Dans l’assemblée il y avait ceux qui étaient assis à gauche qui défendaient la République et ceux qui étaient assis à droite qui défendaient la Royauté. Ce qui a donné les termes “gauche” et “droite”.
    Nationalistes (républicains) contre royalistes (monarchistes).
    Mais aujourd’hui être nationaliste est condamnable, le mot a changé de sens il est devenu péjoratif.
    Le peuple embarqué dans la révolution française au nom de la Liberté, l’Egalité et la Fraternité est de nos jours devenu le peuple symbole du “populisme”, sous-entendu “condamnable”.
    Contre le pouvoir de la bourgeoisie qui avait remplacé l’aristocratie, on a inventé la gauche anti-bourgeoise. Puis la gauche a inventé le progressisme contre la réaction. Progressistes contre réactionnaires. Puis le peuple ouvrier contre le patronat capitaliste. Puis l’internationale socialiste anti-nationaliste. Et maintenant la gauche bobo (bourgeoise) contre les souverainistes et les nationalistes.
    Mais tout ces mots qui ont servi dans un temps donné n’ont plus le même sens maintenant.
    Et Joffrin continue à utiliser des mots d’un autre temps qui le plongent dans la solitude.
    Les mots ne suffisent pas face aux idées. Les mots utiles d’autrefois sont désuets de nos jours.
    Ce que la gauche a perdu de vue c’est que le peuple veut retrouver la maîtrise de son destin.
    Autrement dit sa souveraineté.
    Ce que fait bien ressortir Jacques Sapir; Il est plus dans l’analyse et la réflexion, pendant que Joffrin continue à utiliser des mots qui ne parlent plus du tout au peuple.
    Le transfert des pouvoirs qui ne cessent de glisser insidieusement vers le totalitarisme devient, pour beaucoup, de plus en plus insupportable. C’est le vrai débat qui ne se règle pas avec des mots du passé, mais avec une vision claire de ce glissement.
    Jacques Sapir à sa façon apporte un peu de clarté en contournant ce piège.
    Nous sommes maintenant à l’époque du combat entre souverainistes et mondialistes, unipolaristes contre multipolaristes.


    • philbrasov Le 28 janvier 2016 à 08h21
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      c’est le seul combat qui vaille,les souverainistes, contre les mondialistes…
      Une fois que l’on a dit cela, on a rien dit car ou sont les hommes politiques capables de fédérer une telle idée…

      En face au moins c’est clair, c’est bonnet blanc et blanc bonnet comme disait qq d’un temps qui n’est plus…
      et malheureusement cette idée est dans l’immédiat minoritaire…les 68 tar et les cohortes de retraites veillent…


      • Garibaldi2 Le 28 janvier 2016 à 13h50
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        ”Ca veut dire quoi exactement ”les 68 tar et les cohortes de retraités veillent … ”?

        Vous n’aurez rien compris à mai 68, tant que vous n’aurez pas compris que la classe dominante a eu à ce moment là une sainte trouille pour sa peau ! Dénigrer cette génération, c’est oublier bien vite qu’au moins, à cette époque, la jeunesse et ”la classe ouvrière” sont descendues dans la rue pour réclamer des comptes et un mieux vivre. Mai 68 ne se résume pas à Cohn-Bendit. Depuis lors, où sont passées les révoltes de la jeunesse ? Où est son idéal ? Comme dit Jean-Louis Aubert … il est temps à nouveau …

        Puisque les dauphins sont des rois
        Que seul le silence s’impose
        Puisqu’il revient à qui de droit
        De tenter les métamorphoses
        Puisque les révolutions,
        Se font maintenant à la maison
        Et que lorsque le monde implose
        Ce n’est qu’une nouvelle émission
        Émission

        Il est temps à nouveau
        Oh temps à nouveau
        De prendre le souffle à nouveau
        Il est temps à nouveau
        Oh temps à nouveau
        De nous jeter à l’eau

        Puisque ce n’est plus qu’un système
        Et sa police américaine
        De monde meilleur on ne parle plus
        Tout juste sauver celui-là, celui-là

        Eh ! Il est temps à nouveau
        Oh temps à nouveau
        De prendre le souffle à nouveau
        Il est temps à nouveau
        Oh temps à nouveau
        De nous jeter à l’eau
        De nous jeter à l’eau

        Cette chanson est pour moi l’une des plus révolutionnaires de tous les temps, et si vous trouvez une meilleure analyse politique de la situation actuelle (titre de 1993), faites-moi signe.


        • Henri Tanson Le 28 janvier 2016 à 17h52
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          Ah, ben zut !
          Moi qui pensait que mai 68, c’était d’abord les étudiants et les bo-bo… Les fils de bonne famille…, beaucoup de priviligiés, intellectuels…
          Et que cette révolution (…) était, en fait, la première révolution colorée en Europe… Un tout petit peu manipulée par l’outre-atlantisme…
          Je me serais trompé ?
          L’Histoire tranchera. Ou pas.
          Cohn avouait avoir été approché par la CIA; mais lui, avait résisté à la tentation…
          Je dis ça.


      • Henri Tanson Le 28 janvier 2016 à 17h56
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        Philbrasov: vous semblez prêt à trouver le parti qui vous correspond…
        Cherchez encore un peu !
        Je dis ça…


  10. anatole27 Le 28 janvier 2016 à 07h03
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    Laurent Joffrin French American Foundation 94 95

    http://www.frenchamerican.org/youngleadersclasses

    effectivement comme lutte révolutionnaire on a vu plus pertinent : je me maaarrrrre …


    • RGT Le 28 janvier 2016 à 23h11
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      Vous rappelez un fait que je ne manque jamais de souligner.
      Et ce cher”Lolo” n’est pas le seul “infiltré” au sein du monde politico-mediatique…
      Avis aux lecteurs, cherchez parmi les “(grands hommes de gauche” ceux qui ne sortent pas de cette”vénérable” institution…
      Et pas seulement à”gauche” d’ailleurs… à droite aussi (coucou Juppé).
      Bientôt ils vont nous faire regretter Narcozy…

      Jacquouille la fripouille pourra postuler au titre de Jésus Christ de ce siècle.
      Avec de tels “humanistes” le”progrès” avance à grands pas, c’est certain.


  11. anatole27 Le 28 janvier 2016 à 07h21
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    Le 29 janvier 2005, avec sans doute un zeste d’ironie, Le Figaro annonça : « Le neuvième prix de la une de presse a été décerné au Nouvel Observateur […]. Le jury, présidé par Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, a examiné plus de quatre cents unes avant de faire son choix.

    http://www.homme-moderne.org/societe/media/halimi/chiens2/extraits4.html


  12. Albert Le 28 janvier 2016 à 07h24
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    Laurent Joffrin écrit:
    «il fallait évidemment opposer la vraie identité de la France, qui comporte dans son histoire suffisamment d’exemples progressistes depuis la Révolution française, en passant par la Commune, révolte sociale et patriotique […] celle de la révolte et de la liberté, celle du drapeau tricolore des révolutionnaires de 1791 […] »

    J’ai cru, en lisant cette “profession de foi” qu’il s’en aller citer l’air de la chemise d’air France.
    c’était moins une, il sut se restreindre, pensant sans doute à ses petits copains du «siècle», qui n’aurait pas gouté la référence, sans doute un peu trop récente.
    L’Histoire a du bon, elle permet de s’en raconter, des histoires.

    On a du mal à croire un seul instant, que Joffrin se soit retrouvé du côté des exemples qu’il cite, il a ce ce je ne sais quoi de Versaillais, qui permet d’en douter, et nul doute qu’il n’ait alors, d’une «afféterie arrogante», tout fait pour garder sa chemise, lui, face aux déterminés sans-culottes.


  13. toff de aix Le 28 janvier 2016 à 09h07
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    Quand viendra la révolte (et oui, elle viendra), il fera partie de ceux qui s’en étonneront. “Sire, Sire !Les manants sont à la porte du château! Ils sont venus avec des piques et des fourches!”. “Quoi? Mais comment? Que leur arrive t il?” “Ils ont faim, Sire! Ils disent qu’il n’y a plus de pain!”.”. Plus de pain? Qu’ils mangent de la brioche!”

    On connaît tous la suite


  14. Max Le 28 janvier 2016 à 09h16
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    Un DVD de Gilbert Ballastreet et un livre de Gisèle Halimi : Les nouveaux Chiens de Garde expliquent le rôle néfaste de Joffrin, Pleynel, Fourest et de 10enes d’autres soit disant journalistes, chroniqueurs essayistes.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nouveaux_Chiens_de_garde
    Depuis des 10enes d’années ils mettent une Chappe de plomb sur la société qui pour moi n’a pas d’équivalent.
    Quand ils meurent ce sont souvent leurs enfants qui prennent le relais.
    Ils animent des journaux dont les déficits sont payés par nos impôts.
    Mais depuis quelques années quelques choses est en train de changer, d’autres sources d’informations ont éclos, notamment celles liés a l’internet, d’où leurs multiples tentatives de brider cette nouvelle source.
    Petit à petit de principale caisse de résonnance, ils ne deviennent qu’un bruit de fond et malgré des moyens de plus en plus importants, ils deviennent inaudibles.
    L’information est devenu multipolaire, ils ne sont plus La SOURCE pour eux c’est inacceptable.


  15. Homère d'Allore Le 28 janvier 2016 à 09h18
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    Toujours aussi percutant, Jacques Sapir lorsqu’il descend dans l’arène.

    Mais quand pourra t’il comprendre que lui seul peut porter le discours souverainiste, démocratique et laïque devant le peuple français.

    Et pour cela, se présenter à l’élection présidentielle. Ça urge. 500 signatures, ça demande un peu de temps pour les obtenir.


    • Citoyen d'Aubrac Le 28 janvier 2016 à 15h28
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      Parfaitement en accord avec vous.

      Homme de culture, bon connaisseur de l’Histoire, démocrate et homme de progrès, par ailleurs bon pédagogue et s’exprimant avec clarté, Sapir peut être le candidat qui “réveille”. Qui fasse exploser les schémas des communicants.

      Qui redonne crédit au débat d’idées.

      Il “faut” l’encourager à se présenter à la présidentielle, et l’y aider.


    • Henri Tanson Le 28 janvier 2016 à 17h41
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      Sapir à la présidentielle ?…
      Ben voyons; à mon avis, cet homme est encore un peu étroit d’esprit et trop “auto-censuré” pour s’autoriser à changer les choses. Sa position sur l’UE est beaucoup trop timorée… Il a peur de ne plus pouvoir exister ? Je le comprends…
      Et il n’est pas un homme politique, bien que ses positions soient politiques, et n’a pas l’étoffe d’un homme d’Etat. Je sais bien que la fonction a beaucoup été dévaluée ces derniers temps…
      Moi, je crois – n’en déplaise à ceux qui voudrait imaginer Sapir président – qu’il y aura en 2017, quelqu’un qui aura l’épaisseur et la volonté, les capacités et l’envie d’aller au combat pour défendre ces valeurs qui semblent ne plus exister en politique mais que tant de Français partagent encore.
      “Il” est sur la scène politique depuis neuf ans, en toute discrétion, grâce au silence des médias…. Mais “il” est là, et pas tout seul !
      Mais ce blog n’est pas là pour faire sa pub; les conférences et les réseaux sociaux y participent très bien.


      • Homère d'Allore Le 28 janvier 2016 à 21h10
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        Si Sapir est “un peu étroit d’esprit” pour vous, je pense que vous êtes très, très, très exigeant.
        Rares sont ceux qui maîtrisent ainsi les sujets économiques, de défense et de philosophie politique comme lui.

        Personnellement, je préfère l’esprit EHESS à l’ENA. Et quelqu’un qui a été éduqué par des parents résistants à d’autres pedigrées.

        Seul Sapir peut réunir tous les souverainistes, du PRCF à Debout La France. Et l’UPR à laquelle vous faites allusion, de même.


        • Henri Tanson Le 29 janvier 2016 à 09h26
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          C’est quoi cette manie de proposer en permanence de nouveaux candidats à la présidentielle ? Dès que quelqu’un bouge, il est proposé à la candidature suprême.
          De Onfray à Taubira, en passant par Patrick Sébastien, de Villiers et d’autres. Moi, ça m’amuse…
          Si chacun de ces proposés devenait candidat, il y en aurait pléthore, et quelle cacophonie….

          Dans vos propos, je perçois beaucoup d’a-priori…

          Si votre candidat ne fait mouche qu’auprès du PRCF et de DLF, il n’ira pas loin !

          Pour sortir la France de la mouise, il faudra convaincre un peu plus que ces soi-disant souverainistes…
          Sapir a la chance d’avoir encore une audience médiatique et il ne prendra pas le risque de la perdre. Alors, il évite les sujets qui fâchent…
          C’est en cela que que je le trouve étroit…
          Les adhérents et militants du parti que vous citez semblent bien plus exigeants que vous, et ne changeront pas de candidat pour quelqu’un comme Sapir…
          Tiens, j’imagine bien un débat entre les deux personnages. Il pourrait être passionnant.


    • Wilmotte Karim Le 28 janvier 2016 à 23h35
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      Avec quelles forces sociales constituées en force politique?


    • SanKuKai Le 29 janvier 2016 à 16h58
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      Vous oubliez un detail, pour gagner une élection présidentielle il faut:
      – Des moyens énormes,
      – Etre très connu (acteur connu est la meilleure formation je pense),
      – Avoir l’aval des medias (et donc de leur propriétaires) sinon ils vous ridiculisent,
      – Eventuellement, savoir vanner ses adversaires,

      Pas besoin d’idées, de pertinence ou de compétences.
      J Sapir n’a aucune chance.


  16. Tonton Poupou Le 28 janvier 2016 à 11h12
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    Joffrin fait son propre éloge funèbre.
    Toutes les positions de “gauche” qu’il stigmatise dans cet éditorial sont les positions que « sa » gauche-liberalo-bobo a défendu ces cinquante dernières années depuis mai 68. En fait Joffrin fait juste le constat de la fin d’une période que connaisse bien tous les historiens : La fin d’un « cycle long » !
    Mai 68 : Repose en Paix.


    • Fabrice Le 28 janvier 2016 à 11h35
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      Oui il est atterrant que ce soit la génération du “il est interdit d’interdire” qui nous soumette tant à un tel repli autoritaire et sécuritaire (ils nous sortiront qu’il y a une menace mais à l’époque il y avait la menace d’une guerre est – ouest et pourtant ils ne se sont pas gênés).


      • lvzor Le 29 janvier 2016 à 16h05
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        “il est atterrant que ce soit la génération du “il est interdit d’interdire”…”

        Cette manie de voir des générations monolithiques vient du marketing le plus réactionnaire (“génération Mitterrand”)… Elle révèle juste un esprit formaté par le marketing des années ’80.

        Il ne faudrait jamais oublier qui a gagné en 68 : Pompidou et la CGT, c’est-à-dire à l’époque le PCF. . Rien à voir avec les “soixante-huitards” donc.


  17. thmos Le 28 janvier 2016 à 11h38
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    Joffrin est un des tristes pions des 3 propriétaires de l'”information”, payé à rassurer les bobos culpabilisants et leurs héritiers, les confortant dans l’Empire qu’il dépeint toujours comme un “projet politique” alors que ce 1% ne partage rien du pillage des nations. Joffrin rédige des communiqués publicitaies de DRH rigide et nostalgique, à la botte comme nous tous de cet 1% narcissique qui déguise ses monopoles globaux en open societies et ses rêves mégalo d’ordre mondial en progrès. Ce n’est pas tant l’asservissement de ce fidel préposé aux restructurations qui étonne mais l’absence totale de réaction, sauf ce billet puissant, enfin. Merci Sapir.


  18. Eric Le 28 janvier 2016 à 12h58
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    La vraie question, selon moi, est la suivante : Que vient faire Joffrin dans un débat intellectuel ? 🙂
    On devrait s’en étonner au moins autant que de voir un poney, non content de se pointer sur un hippodrome, se permettre en plus d’y parader.


  19. christian gedeon Le 28 janvier 2016 à 12h59
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    Sacré Joffrin…il pédale dans la semoule et pas qu’un peu. mais il n’est qu’une figure(de proue?) de cette soi disant gauche parisienne auto congratulatrice et avide de prébendes!Ah,ils nous les ont toutes faites depuis les temps “glorieux ” du petit livre rouge,puis des khmers du même nom…plus plus près de nous,ils ont jubilé quand El nahda est arrivée au pouvoir,hurlé de joie quand la Lybie était rasée, hurlé comme des sioux à l’élection de “démocratique ” de Morsi et ont été pris de la danse de Saint Guy , quand la “révolte syrienne ” a commencé. En d’autre temps,ils “jouissaient sans limites” des deux guerres contre l’Irak,et à présent,ils font une jaunisse à l’idée de la réintégration de l’Iran dans le concert des nations…Mais Messire Joffrin,lui avait tout dit,tout prévu,tout annoncé… j’espère que son chausseur favori sait agrandir les chaussures au niveau des chevilles.


  20. Henri Tanson Le 28 janvier 2016 à 13h07
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    J’aime bien ce que dit Sapir.
    J’ai relevé cette phrase: “Derrière la figure d’une Europe soi-disant unie, mais qui est aujourd’hui divisée dans les faits par les institutions européennes, on discerne la figure des Etats-Unis”.
    Tout est dit.
    La solution ? Sortir de ce binzzzz.

    Joffrin a le pouvoir d’un “journaliste” alors qu’il n’en a que l’apparence. Il a avoué qu’il acceptait de ne pas être libre de dire et penser ce qu’il voulait; que l’information ne soit pas libre en France, ne le gêne pas.
    Il n’y a rien à rajouter: cet homme est un fourbe, malhonnête et dangereux.
    Je dis ça…


  21. Henri Tanson Le 28 janvier 2016 à 13h12
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    J’ai une question:
    – à quoi sert Joffrin (Mouchard) que l’on voit partout, tout le temps, répéter toujours la même chose ?

    Il me semble que c’est le problème principal, plus que ce qu’il dit.

    Il semble être là pour servir une cause.
    Et il n’est pas le seul. On voit Yves Thréard, et d’autres, partout, jusqu’à l’envi…
    On dirait du bourrage de crâne, façon “pensée unique”…


    • Ailleret Le 28 janvier 2016 à 19h21
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      Pensée unique, le mot “pensée” est de trop. Blabla unique, oui !


  22. Marco Le 28 janvier 2016 à 14h06
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    Excellent billet de Jacques Sapir. Quant a Joffrin, cela fait belle lurette qu’il a affiche son vrai visage de neocon, c’est mon avis personnel.

    Je conseille aussi l’intervention de Fredric Lordon au “Sommet International au sujet du plan B”. Il reprend des propos deja exposes dans le Londe Diplo, si je ne me trompe pas.
    Quelques uns de la gauche dite radicale ont du se sentir concernes…
    http://www.agoravox.tv/actualites/societe/article/intervention-de-f-lordon-au-sujet-52169


  23. DuQuébec Le 28 janvier 2016 à 16h20
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    Il y a quelque-chose de vraiment déplaisant dans la façon de faire de Joffrin, c’est sa façon de faire des amalgames. Il met sur le même plan Philippot et Zemmour avec Polony, Chevènement, Dupond-Aignant et Sapir. Franchement… Un minimum d’honnêteté intellectuelle n’aurait pas été du luxe sur ce coup là.
    Et j’adore sa phrase : “Le reste de la gauche a négligé les sujets qui la gênaient. Pour certains, parler d’identité, d’immigration, de nation, de drapeau, c’était l’antichambre du fascisme ou, pire, du sarkozysme…”. C’est marrant, les gens de gauche souverainistes qui justement parlent de ces sujets sont précieusement ceux qu’ils accusent de participer à une grande alliance rouge-brun ! Il regrette que la gauche ne s’emparent pas de ces sujets alors qu’il est le premier à lancer des excommunications contre quiconque ne pense pas comme lui, pourrissant le débat et empêchant les nuances d’émerger.


    • Crapaud Rouge Le 28 janvier 2016 à 17h37
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      pourrissant le débat” ? J’sais pas, mais dans cet édito les étiquettes valsent comme les sacs plastiques au-dessus d’une décharge. Je n’y comprends rien et n’y vois aucune matière à débat.


  24. Crapaud Rouge Le 28 janvier 2016 à 17h34
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    Oui, bon, ce Joffrin, c’est les quarantièmes maugréants. Mérite pas qu’on parle de lui. Ce n’est pas la première fois qu’il habille Sapir en fasciste, et c’est pour ça que l’intéressé lui corrige sa copie.


  25. FVM Le 28 janvier 2016 à 18h09
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    Tous comptes faits, Mr Joffrin/mouchard me fait penser à ces (très) mauvais cyclistes qui, sûrs de
    leur élégance à pédaler, (dans le yaourt) s’admirent dans les vitrines …


  26. Julien Le 28 janvier 2016 à 19h00
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    Bonjour,

    Moi quand je vois le visage ou le nom de Laurent Joffrin, je pense automatiquement à cet extrait des “nouveaux chiens de garde”…

    http://www.dailymotion.com/video/xnw7bw_laurent-joffrin-dit-le-toutou-les-nouveaux-chiens-de-garde-realise-par-gilles-balbastre-yannick-kerg_news

    Je pense que tout est dit…


  27. Thoraise Le 29 janvier 2016 à 00h53
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    Je rapproche ce texte d’un commentaire que j’ai lu dans la page Facebook d’un déçu de révolutionnaires “pur sucre” qui ne voient pas que derrière l’Europe, ce sont les USA qui règnent, et qui comme aurait dit de Gaulle “sautent comme des cabris en criant l’Europe l’Europe, l’Europe” parce que pour eux “il faut en sortir pour s’en sortir”. L’UE est l’arme, mais la mondialisation sous domination Américaine est le meurtrier des peuples dominés. Je cite ce texte:
    “La Mondialisation de l’économie que les trusts et multinationales de plus en plus concentrés et puissants ont imposé a leurs valets politiciens pour étendre leurs marchés le plus possible et réaliser ainsi les plus gros profits possibles (profitant à la fois des économies d’échelles, des matières premières à bas prix importées des pays sous développés, et de la main d’œuvre payée au lance-pierres de ces même pays utilisée comme armée de réserve du Capital mondialisé (qui au passage écrasait les salaires dans les pays développés) est à l’origine de la crise actuelle dans le capitalisme (et non crise DU capitalisme qui se porte mieux que jamais), avec un appui de choix: l’impérialisme US et ses succursales dans le monde (dont l’UE) et l’idéologie économique qui domine toute la pensée économique en écrasant toute réflexion ou politique un tant soit eu progressiste: le néolibéralisme.
    “Cette analyse globale bien que sommaire de la situation qui est la mienne (que j’illustre par le bouquin de Jacques Sapir, mais qui prolonge pourtant la thèse que Vladimir Ilitch Lénine (Lenin) expose dans L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme) définit nos ennemis principaux MONDIAUX, et relativise l’obsession du PRCF de coller toute la responsabilité de TOUS nos maux sur l’UE et l’euro.
    “Plus je les lis et les écoute dans leur langage imagé qui accentue le caractère obsessionnel de leur anti-européisme (cette façon de tout écrire en précédent du mot euro: les “euro-régions”, les “euro-métropoles”,etc..) plus je je me dis qu’ils ont très bien fait de m’exclure: je ne les aurais de toute façon pas suivi longtemps.”


    • Furax Le 29 janvier 2016 à 11h12
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      Je suis en désaccord avec vous. Votre vision, bien trop européo-centrique, est en contradiction avec les faits.

      Les faits, c’est que des milliards d’être humains, hors d’Europe et d’Amérique du nord, sont sortis de la pauvreté absolue et ont vu leurs conditions matérielles s’améliorer dans des proportions très importantes grâce à la mondialisation, mais que les classes populaires et moyennes des pays occidentaux, qui pendant 1 à 2 siècles, avaient bien profité du monopole de maîtrise des techniques modernes dont jouissaient leurs pays, sont les perdants de la mondialisation.

      Ca me rappelle quand, étudiant, je discutais avec des camarades bien à gauche, tendance “faut faire le partage des richesses”. Je leur disais : le partage des richesses, ce sera le partage de la pauvreté et beaucoup de gens chez nous vont perdre leur boulot et voir leur niveau de vie baisser parce que les autres vont faire moins cher ce qu’on parvenait jusqu’alors à leur vendre.”

      Depuis la fin des années 1990 et l’évidence du grand rattrappage des pays dits émergents, on ne les entend plus trop la ramener, ceux qui il y a encore 20 ans n’avaient à la bouche que le partage international des richesses.

      Et le Peuple états-unien est tout aussi perdant que les européens. Les gros détenteurs états-uniens de capitaux ont délibérément sacrifié les emplois ouvriers et intermédiaires de leurs concitoyens pour attirer à eux une part toujours plus forte de la plus value.

      Le problème, ce n’est pas la mondialisation mais le progrès technique qui rend de plus en plus d’être humains économiquement inutiles dans le processus de production alors que les producteurs vendeurs ont pourtant de clients.

      On a un effet ciseaux avec la baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée, en particulier en Chine où cette part est à un un record historique de faiblesse.


      • Olivier Berruyer Le 29 janvier 2016 à 11h19
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        “Les faits, c’est que des milliards d’être humains, hors d’Europe et d’Amérique du nord, sont sortis de la pauvreté absolue et ont vu leurs conditions matérielles s’améliorer dans des proportions très importantes grâce à la mondialisation,”

        Non, ce n’est pas un fait ça, c’est de la propagande.

        Le fait c’est qu’ils sont sortis de la pauvreté, point final.

        Et c’est essentiellement dû au fait tout pays finit par se développer un jour ou l’autre.

        L’Occident s’est développé en période protectionniste.


        • Furax Le 29 janvier 2016 à 13h29
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          Je le sais bien. Et je ne suis pas libre-échangiste.

          Pour autant, je maintiens en précisant. C’est bel et bien un fait que l’abaissement des barrières douanières dans les pays riches a accéléré le développement économique des pays émergents. S’ils s’étaient heurtés à des barrières douanières, ils auraient mis plus de temps pour parvenir là où ils sont parvenus.

          Enfin, quand on est sorti de la pauvreté, on est a fortiori sorti de la pauvreté absolue. Et c’est aussi un fait que les pauvres chinois et les pauvres indiens sont dans une misère bien moins grave que celle qu’ils connaissaient jusqu’aux années 1970.


      • Thoraise Le 29 janvier 2016 à 11h37
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        @Furax
        Je crois que nous ne sommes pas tant que ça en désaccord: la mondialisation a été recherchée par les grands capitalistes occidentaux quand le progrès technique leur a permis de réaliser des productions de masse pour lesquelles leur marché intérieur n’était plus suffisant, et deux fois plus quand ils ont pu utiliser ces progrès techniques donc innovations dans les pays émergents, avec une main d’œuvre peu qualifiée et sous-payée (grâce notamment à internet [mais la possibilité existait déjà avant internet par le canal d’une simple ligne téléphonique]. Internet l’a élargie considérablement.[Je pense au textile dans le Nord qui est mort de sa délocalisation dans les pays émergents bien avant internet])
        La mondialisation a permis au capital de contrecarrer la baisse tendancielle du taux de profit, car dans les pays émergents la production restait “labour using”. (L’innovation ne portant que sur la communication facile entre le siège et les concepteurs restés en occident et la simplification tayloriste à l’infini du travail en tâches basiques, sur des chaines ou il ne faisait pas bon avoir envie de pisser en dehors de la minute de pause, quand il y en avait une!)


  28. vudesirius Le 29 janvier 2016 à 11h28
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    Joffrin, c’est le vieux positivisme auguste-comtien , la foi du charbonnier dans le progrès technique et la science , qui est une croyance datée (fin du 19éme siècle) et ringarde . L’histoire du 20éme siècle, de ses docteurs Folamour et de ses cimetières sous la lune, démontre la faillite historique du scientisme.Ce scientisme qui aujourd’hui débouche sur les aberrations post-modernes du transhumanisme; je conseille à tous, à ce propos, ce site :

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=plan

    Face aux Joffrin et Attali, soyons les nouveaux Luddites!


  29. Andrae Le 29 janvier 2016 à 15h05
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    La gauche (non ‘Socialo’, la ‘vraie’..) a été décimée et a perdu son âme, à cause de:

    — La chute de l’USSR.

    — Une co-optation dans un modèle économique libéral (personellement pour certains, et idéologiquement imposé pour le reste) en tant que mécanisme de survie pour ‘les chefs’, se trouver une place dans ‘l’ordre établi’. Défendre des travailleurs en grève c’est admirable mais ne constitue pas un projet de société ou une opposition au Gvmnt.

    —- En France (et ailleurs!), de par un amour pour et une soumission aux USA. C’est un point compliqué de géo-politique mondiale, d’efficacité de propagande, etc.

    —- Par l’adhésion à un ‘internationalisme’ qui ignore les spécificités locales (tout comme, en miroir, ‘la globalisation capitaliste’ des USA et leurs caniches, UE etc.)

    — En restant sur un discours de ‘lutte de classe’ en sourdine et vague quand l’opposant proclame très fort le tous ensemble, droits / démocracie pour tous. Si ce discours était, est, bidon, il faillait trouver une riposte. La croissance 1950-1990 – y compris dans certains pays ‘pauvres’ – a mis à mal d’autres modèles.

    — Une certaine ignorance économique accompagnée de reprise de certains thèmes contestataires à tous azimuts, —> *dispersion* (causes légitimes pour la plupart, défense de l’environnement, des peuple autochtones, etc.)

    — D’autres points…en herbe plus acerbes.. comme p. ex. de ne pas affronter le neo-colonialisme (p. ex. en Afrique) avec force.


  30. GOALOU Le 31 janvier 2016 à 22h01
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    Il est insupportable de lire des propos du soi-disant intellectuel Joffrin qui fait le lit de toute cette lie européiste dont le but est de transformer notre pays en tyrannie au service des Etats Unis et de la finance . La France s’enfonce de plus en plus dans la misère .Nous allons droit dans le mur et il faut ,
    pour les traîtres, continuer dans cette logique démente! Il est temps que le peuple se réveille !


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