Aujourd’hui, je vous recommande tout particulièrement le dernier numéro de l’excellente lettre de l’économiste Henri Regnault « LA CRISE, lettre plus ou moins trimestrielle, gratuite et sans abonnement »:

Télécharger LA CRISE n° 31 : Grèce – Le bal des Faux-Culs

N’hésitez pas à diffuser le lien autour de vous, ce travail le mérite : http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2015/08/LA-CRISE-N°31.pdf

Résumé

En cette fin juillet, la situation grecque dans l’Eurozone est loin d’être stabilisée. L’issue hésite encore entre deux solutions non-coopératives et une solution coopérative. Les atermoiements constatés reflètent l’incapacité des dirigeants politiques européens à adopter clairement un principe de réalité face à l’endettement grec, à mesurer les risques d’un défaut unilatéral et à dépasser la configuration institutionnelle actuelle de l’Euro.

Sommaire

  1. La Grèce et l’Euro : un vrai sac de noeuds ! p.3
  2. Et mes sous dans tout ça : les quatre vérités de Tante Europythie ! p.10

L’auteur

Henri Regnault est Professeur d’Economie à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Diplômé de l’ESSEC et de Sciences Po avant d’obtenir un doctorat d’Etat à Paris Dauphine, il a commencé sa carrière universitaire au Maghreb à la fin des années 70, en Algérie puis en Tunisie, et s’est spécialisé en Economie du Développement et Economie Internationale, travaillant sur les relations Nord-Sud, en particulier sur les terrains méditerranéen, latino-américain et plus récemment asiatique. Il a dirigé le GRERBAM (Groupe de Recherche sur Economies Régionales du Bassin Méditerranéen), puis le Groupement de recherche du CNRS EMMA (Economie Méditerranée Monde Arabe) et anime le Réseau Intégration Nord-Sud (RINOS). Par ailleurs, depuis septembre 2007 il écrit « LA CRISE », lettre trimestrielle.

Extrait

Ah ces grecs et leur Tsipras ! Ah ces allemands et leur Schäuble ! De vrais empêcheurs de vacances. En ce mois de juillet caniculaire, ayant finalisé toutes mes obligations académiques, je pensais totalement légitime de me laisser doucement glisser dans une torpeur estivale, renvoyant à septembre l’écriture du prochain numéro de LA CRISE. Pas de chance, plusieurs fidèles lecteurs de cette lettre m’ont écrit ces derniers jours pour me dire qu’ils ne comprenaient vraiment rien à ce qui se passe avec la Grèce et pour me demander comment je voyais les choses. Au risque de décevoir ces chers lecteurs, je dois avouer que je n’y comprends pas grand-chose moi-même… même si parfois je crains de comprendre trop bien ! De plus, si un dirigeant politique ou un militant se doit de réagir à chaud, dans le feu de l’action, pour tenter d’influer sur les évènements, pour un chercheur ou au moins observateur attentif mais distant (même s’il n’en pense pas moins par ailleurs !) il est difficile de synthétiser et d’interpréter un processus notoirement instable, pas encore arrivé à maturité et pouvant donc connaître des rebondissements multiples conduisant à une conclusion finale très différente de la situation actuelle (par exemple un Grexit final).

Anciens numéros
Cliquez ici pour retrouver les anciens numéros de LA CRISE sur ce blog, que je vous recommande particulièrement. Et , pour l’historique long…

64 réponses à LA CRISE N°31 “GRECE: le bal des faux-culs”

Commentaires recommandés

FifiBrind_acier Le 12 août 2015 à 08h33

Il n’y a que dans les médias que la Grèce est un pays pauvre…
Les réserves en gaz et en pétrole sont estimées supérieures à celles de l’ Iran.

http://www.euractiv.fr/energie/la-grece-est-assise-sur-une-imme-news-515192

Ou bien : http://www.brujitafr.fr/2015/02/trop-c-est-trop-j-accuse.html

Et la Grèce va devenir le premier pays producteur d’or d’ Europe:
http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20121010trib000724091/la-grece-va-devenir-le-premier-producteur-d-or-d-europe.html

Question subsidiaire: comment ruiner suffisamment ce pays pour qu’il accepte de brader ses ressources aux entreprises américaines pour une poignée de cacahouètes… ?
https://www.youtube.com/watch?v=Y8t4ta5ThKE

  1. Outis Le 12 août 2015 à 04h06
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    Il y a un gentil monsieur, très conformiste, qui veut couper la queue de so chien – parce que tout le monde le fait. Il sait que ça va faire très mal au chien. Alors, au lieu de couper d’un seul coup, il lui coupe tous les jours un centimètre.

    Bonjour,

    Faux-culs ? Peut-être. Tous ces gens sont persuadés qu’ils prennent les meilleurs décisions compte tenu de leur stratégie locale, personnelle. En fait, c’est un spectacle désolant de Connerie.

    1. Pourquoi les Grecs – le peuple – veut-il rester dans la zone Euro ? intox par qui ?
    2. Pourquoi le gouvernement grec ne prend-il pas la perche tendue par Schäuble d’un Grexit pour
    en négocier les meilleures conditions ?
    3. Pourquoi le reste de l’Europe ne collabore-t-il pas à un Grexit supportable pour tous ?

    La machine s’est emballée. Elle va s’arrêter on ne sait où, ni dans quel état.


    • Bubble Le 12 août 2015 à 19h58
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      Bonsoir,
      Quelques pistes de réponses à vos questions :

      1. Parce que le peuple grec sait qu’il a tout à perdre en sortant de l’euro, car l’euro les a sauvé de la faillite en 1995 (taux souverain passant de 25% à 5%, bref l’arrimage de la Grèce a l’euro a permis de normaliser les taux et d’éviter le défaut en drachme, d’où, plus tard, le maquillage des comptes nationaux surement perçu comme gagnant/gagnant à l’époque (gain financier pour la Grèce, gain politique dans le cadre de la construction de la zone E), que les salaires ont connu des augmentations faramineuses sous le régime euro (+ de 100% en 10 ans pour certaines professions – notamment fonctionnaires), ou encore une baisse drastique du cout des importations etc…

      2. Tout simplement parce qu’il n’y a rien à négocier, ça tombe sous le sens.

      3. Parce qu’un grexit serait avant tout insupportable socialement et économiquement pour les grecs. La nouvelle monnaie serait immédiatement sous évaluée (les notes les plus ‘optimistes’ évoquent une dévaluation immédiate à minima de 60 à 80 % par rapport à l’euro (cf note interne Natixis de P. Waechster – pourtant très favorable à la Grèce), soit une multiplication par 4 ou 5 du prix des importations (hors la Grèce importe tout), alors imaginez sur le long terme. Aucun acteur économique n’achèterait cette nouvelle devise à l’échelle mondiale (donc plus de farine, plus de sucre, plus pétrole, plus aucun produit d’importation, à part de l’aide humanitaire).

      Pour l’UE, se serait insupportable symboliquement (détricotage de l’union monétaire, donc perte de crédibilité politique allant à l’encontre du projet européen tel que nous le connaissons), mais sans grande conséquence éco directe, mais les constructions politiques sont d’abord des symboles, ( avec la question de l’OTAN qui n’est pas négligeable – zone d’influence militaire occidentale à conserver – mais on s’éloigne de l’UE)

      En fait il faudrait des pages pour vous répondre, ainsi que des dizaines de docs et de graphs, néanmoins, ni les grecs, ni leurs dirigeants ne semblent vouloir sortir de l’euro. En fait l’intox, puisque vous en parlez, consiste à laisser croire que la Grèce est, actuellement, dans la capacité de (sur)vivre hors de l’euro…


      • Bubble Le 12 août 2015 à 20h39
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        Et j’oubliais les fonds structurels euro, soit environ 5 milliards d’euros par an au bénéfice de l’état grec, dont les recettes sont environ de 50 milliards…


  2. Crapaud Rouge Le 12 août 2015 à 07h21
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    Ses explications sont intéressantes car elles reconnaissent aussi bien les défauts de la Grèce que ceux de l’UE. C’est aussi le premier à parler explicitement des CDS, avec faillite très probable d’un assureur, façon AIG, en cas de défaut radical sur la dette. La situation est désormais bloquée, la Grèce va s’enfoncer dans le Memorandum III, disparaître des écrans radars, et se vider de ses forces vives. N’y resteront que des grosses boîtes modernisées par les Allemands, orientées à l’export, et baignant dans une économie souterraine de survie. C’est la société à deux vitesses qui nous attend tous.


    • Crapaud Rouge Le 12 août 2015 à 07h41
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      Il reste quand même un point obscur : l’UE a gagné, une nouvelle fenêtre politique ne va pas se présenter de si tôt, mais quid de la dette ? Même vendue l’encan, la Grèce sous Memorandum aura-t-elle les moyens de rembourser ? Les solutions de type sparadrap vont-elles tenir longtemps ? L’économie dissimulée ne va-t-elle pas gangréner tout le pays ? Bref, l’avenir de la Grèce est plus qu’incertain, et la crise loin d’être close.


      • Bubble Le 12 août 2015 à 20h20
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        Au contraire, pour l’instant, le processus à l’œuvre semble juguler le problème de l’économie souterraine grecque, le meilleur indicateur étant l’explosion de la demande (+100 % en 10 jours juste pour Visa) et du recours aux cartes bancaires (+135%)
        Pour l’instant…
        Cependant je pense en revanche que depuis plusieurs mois c’est notamment la progression de l’eco souterraine (la fraude privée en Grèce est évaluée à 28 milliards par an, soit 12% du PIB, ce qui est colossale) qui a aggravé la baisse du PIB et donc accru “artificiellement” le ratio dette/PIB.


      • atanguy Le 13 août 2015 à 01h31
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        @Crapaud
        “quid de la dette ?”
        Il y a une chose dont pas beaucoup de commentateurs ne parlent et je trouve ça bizarre:
        Tu sais que l’état Grec paye des intérêts exorbitants sur sa dette. En fait si on additionne tous les intérêts composés déjà remboursés ça représente deux fois la dette publique actuelle. Autrement dit les Grecs ont aujourd’hui payé deux fois leur dette… Donc ne nous faisons pas de mouron pour les préteurs,ils ont déjà récupéré deux fois leur fric…


    • Bubble Le 12 août 2015 à 20h07
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      Bonsoir,
      la question des CDS est un épouvantail pour “complotiste” :

      – aujourd’hui à peine 10 % la dette grecque est détenue par des acteurs privé (34 milliards sur 315), et les autres détenteurs de dettes (nous en partie) ne sont a priori pas couverts

      – jusqu’à aujourd’hui touts les CDS ont toujours été payés sans compromettre la solidité des assureurs alors que les montants étaient bien supérieurs à ceux actuels

      Une très bonne explication du mécanisme CDS :

      https://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/publications/Revue_de_la_stabilite_financiere/2013/rsf-avril-2013/14-COUDERT-GEX.pdf


  3. Téji Le 12 août 2015 à 08h28
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    p6 :
    “un gouvernement grec politiquement déterminé mais techniquement pas à la hauteur de la situation, attitude incarnée par l’ex-ministre de l’économie, Yanis Varoufakis”
    Heu… il ne voulait pas écrie l’inverse, là ? ou bien parler d’Alexis Tsipras ?
    Qu’un économiste puisse juger comme ça un pair, why not… je ne suis pas économiste, certes, mais cette phrase me semble tout de même exagérée, pour le moins, car à la lecture des récents posts, Varoufakis n’était pas loin d’instaurer un système faisant un pied de nez à l’Euro !


    • David D Le 12 août 2015 à 08h40
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      Heu ? Varoufakis, botte secrète de Syriza, “admirons-le pour ce qu’il n’a pas fait”. Quand on voit le résultat désastreux de Tsipras, il vaut mieux y regarder de plus près au prétendu rebond de Varoufakis, car ça fait très “si si Syriza c’est excellent si on remplace Tsipras par Varoufakis”. Pour moi, il est forcément touché par la politique incohérente de son parti. Le faire en sortir indemne, c’est réservé aux autres un bis repetita en lieu de grexit, me semble-t-il.


    • Alae Le 12 août 2015 à 10h59
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      Téji, si vous le permettez, je vous le refais : “un gouvernement grec politiquement déterminé mais techniquement pas à la hauteur de la situation, attitude incarnée par l’ex-ministre de l’économie, Yanis Varoufakis”.
      A vous, “à la lecture des récents posts, Varoufakis n’était pas loin d’instaurer un système faisant un pied de nez à l’Euro !”
      “Pas loin de” illustre impeccablement ” techniquement pas à la hauteur.”
      Sans même compter qu’à ce qu’il m’a semblé lire, Varoufakis n’a pas songé un seul instant à saisir la perche du Grexit tendue par Shäuble, alors que c’était la seule option à même de sauver le pays.


      • LeCassandre Le 12 août 2015 à 18h25
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        Varoufakis n’a pas eut le feu vert de Tsipiras pour le faire, ça ne veut absolument pas dire qu’il n’était pas techniquement à la hauteur.

        De plus Varoufakis n’a pas saisie la perche de Shäuble car Tsipiras ne voulait pas sortir de l’euro. Il ne pouvait donc pas saisir la perche. C’était pas lui le premier ministre tout de même.


  4. FifiBrind_acier Le 12 août 2015 à 08h33
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    Il n’y a que dans les médias que la Grèce est un pays pauvre…
    Les réserves en gaz et en pétrole sont estimées supérieures à celles de l’ Iran.

    http://www.euractiv.fr/energie/la-grece-est-assise-sur-une-imme-news-515192

    Ou bien : http://www.brujitafr.fr/2015/02/trop-c-est-trop-j-accuse.html

    Et la Grèce va devenir le premier pays producteur d’or d’ Europe:
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20121010trib000724091/la-grece-va-devenir-le-premier-producteur-d-or-d-europe.html

    Question subsidiaire: comment ruiner suffisamment ce pays pour qu’il accepte de brader ses ressources aux entreprises américaines pour une poignée de cacahouètes… ?
    https://www.youtube.com/watch?v=Y8t4ta5ThKE


    • aleksandar Le 12 août 2015 à 23h50
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      Désolé de démolir vos illusions mais que la Grèce devienne le premier pays producteur d’or d’Europe n’a strictement aucune importance au regard de la crise grecque actuelle.
      L’article prévoit une production nette de 582 millions d’euros, ce qui par le biais des impôts et des redevances de concession ne rapportera à l’état grec que à peine 20 %, au mieux, une goutte d’eau d’une centaine de million.

      En ce qui concerne le pétrole :

      Mr. Mathios Rigas, CEO of Energean Oil & Gas, the company that operates the Prinos oil field, stressed that the decision of the government to give priority to the exploration and exploitation of hydrocarbons is very positive and definitely will lead to discoveries, the size of which we will learn much later.
      In my view, he added, the day that Greece will be able to have energy self- sufficiency is still far. To arrive to the point to produce 400,000 barrels a day, a quantity that will allow the country to cover its own needs and to export, Greece will have to find a giant oil reserve of about 500 million barrels of recoverable reserves, or 15 fields equivalent to that of Prinos, which should be discovered and developed simultaneously and replenished by new sources as the old ones will gradually get depleted,” said Mr. Rigas.
      ( EnergyWorld – 12/05/2014)

      Le reste c’est des suppositions lié a des similarités géologiques sans aucune preuve scientifique.

      J’ai lu par ailleurs ( je suis désolé, je ne retrouve pas la source ) que la profondeur de forage à atteindre, 4000 mètres, rend l’exploitation au regard des prix actuels du marché sans intérêt et que ces zones ne seront rentables qu’avec un baril de pétrole au delà de 90 $……

      J’en suis désolé pour les Grecs, peuple courageux, mais ce n’est pas de là que viendra leur salut


      • FifiBrind_acier Le 13 août 2015 à 06h28
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        On se demande bien pourquoi, si c’était le cas, les multinationales se précipitent sur les ressources grecques…, et l’ OTAN, sur les îles grecques pour y construire des bases militaires… Pour mémoire, le gouvernement grec, en plus de la base en Crète, vient de donner l’ île de Karpathos à l’ OTAN.

        Regardez plutôt l’entretien de John Perkins, l’auteur du livre: “Les confessions d’un assassin financier”, sur l’usage bien compris de la dette:
        http://www.dailymotion.com/video/xfxdnd_confessions-d-un-assassin-economique-john-perkins_news

        Chaque phrase que prononce John Perkins s’applique à la Grèce.
        La lecture du livre est particulièrement intéressante.


        • aleksandar Le 13 août 2015 à 09h54
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          Merci pour la lecture de Perkins, il se trouve que j’en ai un exemplaire en anglais depuis sa sortie et globalement il ne s’applique justement pas à la crise Grecque.

          La crise grecque est d’abord une crise de prêts inconsidérés liés a un comportement non professionnel de banques privées pendant la décennie 2000 – 2010.
          Le livre de Perkins décrit un mécanisme de soumission par la dette qui s’appuie sur les ” zinzins ” aux ordres des USA,concerne essentiellement les pays en voie de développement et utilise des projets d’investissement public inutiles et dispendieux comme vecteurs.

          L’exploitation des gisements aurifères était en projet depuis au moins 2009 et n’avaient pas abouti à cause de la bureaucratie grecque, explication commode pour expliquer que la compagnie minière porteuse du projet au départ n’avait pas versé assez de pots de vins.
          Il n’y a donc pas de «  précipitation »

          Pour en revenir à votre précédente intervention, les multinationales ne se sont pas ” précipitées ” sur les offres de permis d’exploration pétrolière, loin de là.

          Autre hors sujet qui ne concerne pas non plus votre intervention précédente sur la richesse en or et en pétrole de la Grèce et ses ressources naturelle, mais la Grèce n’a pas « donné » l’île de Karpathos à l’OTAN mais autorisé la construction d’une base aérienne moyennant finances sur une île magnifique mais très pauvre.
          Dire que la Grèce a ” donné ” une ile à l’OTAN est uniquement de la propagande grossière..

          C’est d’ailleurs d’un point de vue stratégique et vu la position géographique de cette île très surprenant, l’utilité de cette base ne semble pas évidente.


  5. samuel Le 12 août 2015 à 08h45
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    Si j’étais modérateur je n’aurais pas permis la publication d’un tel titre, surtout en ces temps bien difficiles pour beaucoup, ou chacun est souvent conditionné à fonctionner comme les premiers faux culs du monde de la télévision. Pourtant à l’origine ce ne sont pas tous des faux-culs, je ne sais d’ailleurs d’où est ce quelle vient cette expression. Il est vrai qu’autrefois les femmes du XVIII se placaient de faux culs pour mieux attraper les mouches, mais aujourd’hui avec une telle malbouffe et plus de multinationales sans foi ni loi en Europe, ii n’y a plus besoin de mettre de faux-culs sous leurs jupons ou à la radio. Et puis pour survivre de nos jours et moins perdre sa vie d’homme, ne vaut-il pas mieux apprendre à faire le faux-cul qu’à défendre principalement l’éthique perdue, alors pourquoi dire que la Grèce c’est encore le bal des faux culs ? Non c’est juste que dans un tel cadre sociétal devenu plus marchand, il devient peu évident de moins fonctionner de la sorte, c’est le quatrième pouvoir qui veut ça aussi. D’ailleurs qui n’a jamais fait le faux-cul pour mieux gravir l’échelle sociale de leur monde ou d’un parti, ou alors il faudrait carrément revoir l’enseignement des grandes écoles ? Non je crois qu’il faut de tout pour faire un monde, ah si seulement nos médias n’étaient pas tous devenus comme ça.


    • luc Le 12 août 2015 à 09h05
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      je suis assez d’accord avec toi!

      “…de nos jours pour survivre et moins perdre sa place d’homme en société, ne vaut-il pas mieux apprendre à faire le faux-cul qu’à défendre principalement l’éthique perdue…”

      tout le monde passe devant les SDF sur le trottoir, tous ces faux culs qui ont le frigo rempli et plein de place vide chez eux

      l’histoire de la grèce, c’est un peu pareil en plus grand

      c’est à dire que l’insulte et la rancoeur etc ne font pas avancer les choses, c’est plutôt le contraire, mais bien sûr c’est énervant parfois

      capitalisme, éducation, médias, oui, il y a du travail pour changer ça..


      • samuel Le 12 août 2015 à 10h13
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        ” tout le monde passe devant les SDF sur le trottoir, tous ces faux culs qui ont le frigo rempli et plein de place vide chez eux ”

        Vous savez Luc à travers tout ce que j’ai pu traverser en matière de ceci ou cela, il m’arrive de ne plus trop vouloir suivre les premières valeurs de conduite des gens de la télévision, car j’en verrais certainement moins la première réalité de leur monde, car même tous ceux qui passent devant les SDF ne sont plus en mesure de remplir le frigo, d’allumer des appareils, de changer de garde robe, tout revient si cher, et puis avec les premières mesures de l’austérité, tout cela ne risquent-ils pas de conduire davantage de gens dans les hopitaux, dans les cimetières, non tout cela est très criminel déjà que même lorsque les infirmières font plus d’heures, elles ne trouvent même plus le temps d’avoir une meilleure alimentation, d’avoir moins avoir les traits tirés ou de n’avoir ne serait-ce qu’une meilleure santé à faire partager. Et dire qu’aux Etats Unis c’est chacun pour soi mais quel monde de fous et de malades.


    • Macarel Le 12 août 2015 à 11h05
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      C’est une chose de donner des leçons, une autre de les mettre en pratique.


    • Crapaud Rouge Le 12 août 2015 à 12h20
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      “bal des faux-culs” parce qu’aucun des deux camps n’a abordé la vraie question qui se posait logiquement à lui : l’insolvabilité de la Grèce pour ce qui est de l’Eurogroupe, la sortie de l’euro pour ce qui est de la Grèce. L’expression s’applique à merveille, ce n’est pas une histoire de morale.


  6. BEYER Michel Le 12 août 2015 à 09h16
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    @ Serge…
    Bonjour, je crois que c’est avec vous que j’ai eu une discussion concernant la position de J.SApir: “Concertation” ou “Insurrection”. Le texte que vous m’avez soumis est clair et corrobore votre démonstration. Et pourtant, je ne vais pas changer d’avis.
    Je regrette, peut-être s’agit-il d’un recul de sa part en attente de meilleures conditions de mobilisation, de ne plus trouver sur son site l’article intitulé “INSURRECTION CONTRE L’EURO”.
    Dans cet article, que vous avez certainement lu, J.Sapir s’appuyant sur la déclaration du député italien Stefano Fassina, aborde 2 points principaux. Le premier, ce sont les contours du rassemblement indispensable. Tout en étant prudent, il ne va pas aussi loin que le dit l’article de “defensa.org” concernant le FN, il se projette de façon très large pour la construction de ce rassemblement.
    Le deuxième point concerne le “jour d’après”. On sort de l’Euro!! Qu’est-ce qu’on fait.?
    Dans les 2 cas, il s”appuie sur l’expérience du CNR et de la Résistance en 1944.
    Le CNR allait très loin dans sa constitution, la Gauche était bien représentée avec le PCF, la SFIO, et d’autres mouvements, mais la droite était aussi largement partie prenante, avec notamment ce qui deviendra le MRP. Il me semble aussi que des royalistes y figuraient.
    Mais il y avait aussi rupture avec le capitalisme, surtout celui de la Collaboration. Un syndicaliste comme Bernard Friot argumente même sur le statut des fonctionnaires comme une base de socialisme…itou pour la Sécurité Sociale. J’évoque bien sûr la situation de la Libération, pas la Sécu d’aujourd’hui.
    Alors pour revenir à notre débat, bien sûr qu’il y a “concertation” entre toutes les forces constituant le CNR. Mais il y a “rupture” avec le capitalisme de 1939.
    Ces idées, on les retrouve dans l’interview que J.Sapir a donné au “De Groene Amsterdamner”:
    http://russeurope.hypotheses.org/4164.
    Ce qui est développé dans cet interview correspond pour l’essentiel à l’article “INSURRECTION CONTRE L’EURO”


    • Serge Le 12 août 2015 à 18h46
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      Bonjour .Personnellement,aucun problème avec “l’insurrection” contre l’euro,l’UE …Je m’insurge contre ces “machins” ,même en dormant. 🙂
      Simplement,tout est dans la réalisation effective de ses voeux.
      Qui va le faire,et dans quelles conditions ?


  7. Xavier Le 12 août 2015 à 09h49
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    Il me parait assez étrange de toujours vouloir tout évoquer avec des références (lourdes en général) aux passés historiques.

    La situation (pas qu’économique !) du monde me semble complètement nouvelle : l’expansionnisme thermodynamique a atteint les limites du système Terre et tous les “analystes” de continuer comme avant à morceler les réflexions (je ne dis même pas débats tant chacun parle dans son coin ou dans sa chapelle académique)…

    Nous n’irons nulle part de cette manière car chacun tente de “parler plus vrai” mais surtout en ne remettant pas son propre équilibre personnel (famille-emploi) en cause !

    On se trouve donc dans une situation assez frustrante : plein de compétences et de bonnes volontés limitées par une interdisciplinarité très faible et une peur de perdre son petit monde camouflée par l’idée d’être déjà “assez dissident comme ça”…

    Point de jugement de valeur dans mes propos, je fais partie du lot mais je crois (au moins) en être conscient et essayer d’alerter sur ce point.

    Olivier comme tous les blogueurs intéressants et il me semble honnêtes (je parle ici du processus conscient) : on atteint la limite que nous nous laissons imposer et à part dissiper un peu d’énergie (qui ne servira donc pas à révolutionner le système), on ne crée pas de mouvement général.

    Il faut dire que de réunir les gens dans le changement est bien plus compliqué que de les polariser (les uns contre ou plutôt à l’opposé les autres).

    Plutôt que de partir des “écoles” de pensée ou des tendances, plutôt même que de leur faire référence, il serait bien plus intéressant de partir de la situation matérielle dont l’humanité “dispose” et des “déterminismes biologiques” qui la caractérisent afin d’essayer de créer (ensemble !… la révolution d’internet aura ALORS au moins servi à ça) une manière de vivre durablement en harmonie en laissant à chacun une possibilité de fuite dans son imaginaire.

    Message sans plus de prétention car ce travail ne peut être que collectif… Mais que de temps perdu dans des débats stériles ou des analyses enfermées dans des carcans stériles d’un point de vue de la capacité d’imaginer un système nouveau !


    • Macarel Le 12 août 2015 à 11h16
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      Système nouveau ? Laisser nos écrans, la TV en particulier, nos bagnoles, fermer les centrales nucléaires, réduire drastiquement notre consommation d’énergie, fossile en particulier, arrêter de développer le transport aérien, relocaliser la production, retourner aux champs, etc.

      Il y a beaucoup de candidats ? ? ? J’en doute…

      Donc l’on va aller dans le mur en accélérant, et en klaxonnant, tant pis pour nous.


  8. Macarel Le 12 août 2015 à 10h36
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    Afflux de migrants irakiens et syriens dans l’île grecque de Kos, la situation dégénère.

    http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/video-grece-la-tension-monte-et-des-policiers-frappent-des-migrants-sur-l-ile-de-kos_1037909.html

    L’un des migrants :” C’est ça l’Europe, pas de toilettes, pas d’eau, l’on attend depuis 10 jours, cela ressemble plus à un pays du tiers-monde.”

    Ben oui, la Grèce depuis 5 ans a été soumise à une telle “cure d’austérité” qu’elle s’est tiers-mondisée.

    Tous ces gens dont nous avons contribué à détruire à détruire les pays, au nom de bons principes, arrivent en masse sur nos côtes, et sont reçus à coups de bâton.

    Cela me fait penser à cet anglais qui voulait aussi employer des mitrailleuses pour décourager les migrants de Calais de traverser le Channel.

    Ces pauvres gens se font une image idéalisée de l’Europe, comment une Europe qui est incapable de solidairité entre ses propres peuples, pourrait-elle accueillir à bras ouvert des ressortissants venant d’au delà ses de frontières ?
    Quel bordel !!!


    • Macarel Le 12 août 2015 à 11h05
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      124000 nouveaux migrants arrivés en Grèce depuis janvier !


  9. philbrasov Le 12 août 2015 à 10h52
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    je lisais ce matin un très bon article sur russia today par Jacques Nikonoff, professeur associé à l’Institut d’études européennes de l’Université Paris 8 .. et qui disait entre autre ceci a propos de l’Allemagne et sa conduite des affaires européennes en général :

    extraits :
    “Par exemple, quand l’Allemagne juge qu’un traité n’est pas conforme à sa Constitution, ce n’est pas sa Constitution qu’elle modifie comme la France l’a déjà fait à cinq reprises depuis 1992, c’est le traité lui-même ! Les dirigeants allemands imposent des solutions allemandes à l’Union européenne, et ne veulent pas de solutions européennes pour l’Allemagne. Si le marché européen est nécessaire à l’Allemagne sur le plan économique, elle n’a plus besoin de l’Europe politique et ne veut pas être embarrassée par les pays du Sud. ”

    http://francais.rt.com/opinions/5493-jacques-nikonoff-allemagne-a-plus-besoin-europe-politique


    • Macarel Le 12 août 2015 à 10h57
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      Effectivement, l’UE c’est l’Europe allemande, l’euro, c’est l’euro-mark. Cela ne fait plus aucun doute.
      Les français se sont fait encore une fois rouler dans la farine, par les teutons.
      Seule consolation, cette fois-ci l’on ne se tire pas dessus de tranchée à tranchée, mais jusqu’à quand ?

      Europe allemande, afflux incontrôlé d’immigrés, je prédis un très bon score à MLP au premier tour de la présidentielle : 30 % ?


    • nourredine Le 12 août 2015 à 11h25
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      @philbrasov, Et oui, moi aussi je l’ai lu .
      Comme disait De Gaulle “quand on s’est fait avoir, on le dit et on se retire”
      Mais aujourd’hui des comme lui, il n’y en a pas et le prochain n’est pas encore ne.
      Alors c’est a la population de se reveiller et de sentir l’odeur du caffee, car le desastre s’approche de jour en jour surtout le cote finance.
      Au moins nous on a eu un example, nos ailleux de 1789 comme reference.
      On peut copier sans verser de sang, comme desobeissance du regime actuel avec retour en arriere pour corriger les fautes d’un systeme qui est a bout de souffle.


    • Tchouri Le 12 août 2015 à 15h21
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      Excellent article en effet. On ne peut que recommander encore et toujours l’analyse lumineuse de Marie-France Garaud sur le 4ième Reich :
      https://www.youtube.com/watch?v=ic995u0A9hg
      L’UERSS est construite selon la doctrine du camarde Brejnev de la souveraineté limitée, la Russie préservant sa pleine souveraineté : « Chaque parti communiste est libre d’appliquer les principes du marxisme-léninisme dans son pays, mais il n’est pas libre de s’écarter de ces principes ». Ceci est a rapprocher de la doctrine du docteur Folamour alias Schauble à propos de la Grèce: « On ne va pas changer les traités à chaque fois qu’un pays membre vote en s’écartant des principes».


  10. Gilles Le 12 août 2015 à 11h14
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    « du foutage de gueule intégral et on peut comprendre que les pays d’Europe du Nord de culture luthérienne n’apprécient que modérément ! »Comment l’auteur peut-il parler de la sorte sachant que :
    – Goldman Sachs était complice
    – Eurostat était au courant
    – L’Eurogroupe, la commission des finances était au courant comme en témoignent les politiques de l’époque dans un reportage diffusé récemment sur ARTE.

    Donc, puisque tout le monde était au courant, le « foutage de gueule » concernait autant les pays d’Europe du Nord.

    « d’un gouvernement grec politiquement déterminé mais techniquement pas à la hauteur de la situation, attitude incarnée par l’ex-ministre de l’économie, Yanis Varoufakis. »

    J’aurais plutôt tendance à dire exactement le contraire : « A la hauteur de la situation mais pas assez déterminé »

    Ce Jugement curieux, hâtif et péremptoire, de l’auteur sur les aptitudes de Varoufakis (et accessoirement de Galbraith, comme on sait) peut étonner. Certes, son papier dit beaucoup de vérités, n’est pas dénué d’humour, mais il se contente d’émettre 3 solutions qui ont déjà été développées un peu partout, sans s’aventurer à en donner les détails. Un peu facile !!

    Une interview de varoufakis (02/08/2015):

    http://lepouvoirauxpeuples.over-blog.com/2015/08/varoufakis-c-est-un-programme-voue-a-l-echec.html

    En fait il y avait deux plans: un, qu’il qualifie d’urgence et qu’il appelle le plan X, qui n’est désormais plus d’actualité:
    “Le Plan X est maintenant, je pense, un épisode d’histoire parce qu’il était conçu pour répondre aux actes agressifs dont l’objectif était de nous faire plier durant les négociations. Maintenant vous avons cédé, c’est devenu un épisode de l’histoire économique.”

    le deuxième “pour un nouveau système de paiement utilisant l’interface du bureau des impôts” qui d’après lui, je cite, “Le système de paiement pourrait et devrait être mis en œuvre demain”.

    Est-ce qu’un grexit est encore à l’odre du jour ? Peut-être pas dans les jours qui viennent, mais Varoufakis semble confirmer
    que la prise de décision pourrait être prise rapidement et à tout instant, le système d’un paiement parallèle étant en place.


    • Crapaud Rouge Le 12 août 2015 à 12h36
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      Pas d’accord. Quelque chose a “déconné” dans le camp grec. On peut tout aussi bien dire qu’il était à la hauteur et déterminé, mais le fait est qu’il a foiré lamentablement. Après ce référendum où le peuple a lancé son raz-le-bol retentissant, on retourne pas pleurer misère : on se casse, quelque soit le prix à payer !


    • nourredine Le 12 août 2015 à 14h47
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      @Gilles, Pour tout resumer voila un texte brillant

      http://www.merlehazard.com/Merle_Hazard/GREEK_DEBT_SONG.html


    • Crapaud Rouge Le 12 août 2015 à 19h17
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      @Gilles : réflexion faite, vous avez plutôt raison pour ce qui est de l’expression “foutage de gueule” : c’est la reprise pure et simple de l’opinion des Allemands, très remontés contre les Grecs alors qu’ils ont laissé faire. Facile de se scandaliser de “comptes truqués” quand on ne s’est pas donné la peine de les vérifier ! (Je pense au % de déficit/PIB dont l’auteur dit que la vérité a été révélée peu à peu.) C’est plutôt les Allemands qui se foutent de la gueule du monde, car, selon leurs propres critères de sérieux, ils n’auraient jamais dû accepter la Grèce dans l’euro. Il est probable en sus que, si les Grecs avaient toujours dit la stricte vérité, ils seraient aujourd’hui dans la même situation catastrophique, car celle-ci est imputable au fonctionnement de la zone euro. Cela dit, sur le plan politique, les Grecs n’ont vraiment pas été “carrés” : élection d’un gouvernement de rupture, référendum tonitruant, puis retour devant les créanciers pour faire comme avant, et même pire !


      • Gilles Le 12 août 2015 à 20h37
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        C’est là qu’il est le problème: vous dites “élection d’un gouvernement de rupture, référendum tonitruant”.

        Rupture avec une politique d’austérité mais pas rupture avec sortie de la zone Euro.

        Référendum tonitruant pour dire “NON” à une politique d’austérité mais pas à une sortie de la zone Euro.

        Et le problème se posera aussi avec Podemos qui, d’après son responsable de la culture,
        Jorge Lago, lors d’un entretien avec Alain Badiou sur Médiapart, a expliqué que Podemos avait renoncé à inscrire dans son programme , une rupture avec l’Euro, sous peine de rester
        ad vitam aeternam dans l’opposition.

        Et le même problème se pose en France.

        Sauf si …..une méga catastrophe,…..une méga rebellion,voir révolution….?????

        Et alors quand je lis les messages de bubble, comment dire ?? Qu’il y a encore du “pain sur la planche” pour désarmer la propagande européiste.(je pense qu’il doit être en relation directe avec Bruxelles, une fois ..)


        • Crapaud Rouge Le 12 août 2015 à 21h50
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          Faut pas jouer au plus fin. La question du référendum ne portait pas sur la sortie de l’euro, mais la propagande qui l’a précédé affirmait qu’un “non au programme des créanciers” signifierait un “non à l’euro” !!! (La propagande essayait de faire peur.) Quoiqu’il en soit, ce “non”, loin d’autoriser Tsipras à se coucher devant Merkel, le sommait de lui dire m… ! C’est bien pourquoi il y a eu aussi un gros foutage de gueule côté grec : un gouvernement de faux-culs qui a donné pendant 6 mois l’impression de “vouloir négocier”, (avec le “mandat” du peuple qui ne voulait pas sortir de l’euro), mais qui refuse cependant d’en sortir quand ledit peuple le lui demande. Et Tsipras n’a même pas donné sa dem’ ! Un faux-cul de première.


          • aleksandar Le 12 août 2015 à 23h58
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            Mais oui, on dit merde, on montre ses biceps, et a la veille de la saison touristique, les banques restent fermées, l’économie s’asphyxie, le PNB continue a chuter, et les gens a mourir de faim.
            Mais bon, Tsipras aurait eu au moins l’excuse de dire qu’il a été conseillé par Crapaud Rouge…………
            Heureusement que vous n’êtes pas au pouvoir, la France serait a feu et a sang.
            Dans quel monde vivez vous ?


            • Crapaud Rouge Le 13 août 2015 à 07h43
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              Et s’ils l’avaient un tantinet préparée, leur sortie de l’euro ? S’ils avaient commencé par un contrôle des capitaux au lieu de finir par des banques fermées ? Et si en juillet il était trop tard pour dire m… à Merkel, pourquoi faire un référendum ? Dans tous les scénarios possibles, l’Eurogroupe les aurait em… jusqu’à la gauche, certes, mais n’est-ce pas à ça qu’ils s’attendaient puisqu’ils n’osaient pas sortir de l’euro ? Finalement, ils ont cherché pendant 6 mois à faire céder l’Eurogroupe, ce qui était 100% irréaliste, et à la fin ils se sont couchés de façon lamentable et prévisible. Dans quel monde vivent-ils ?


            • Crapaud Rouge Le 13 août 2015 à 07h52
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              Quoiqu’il en soit, j’ai pas digéré ces 6 mois pendant lesquels Tsipras, son gouvernement et Syriza se sont présentés comme les chevaliers blancs qui allaient réformer l’Europe de l’intérieur, le peuple grec ne leur ayant pas donné “mandat” de sortir de l’euro. Ils disent maintenant qu’ils ont au moins “révélé” les défauts de fonctionnement de l’Europe, certes, mais ce n’est vrai que pour les contestataires de l’ordre européen. Pour Merkel et Hollande, la preuve est faite que la force fonctionne très bien.


  11. totor Le 12 août 2015 à 11h16
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    ça n’a rien à voir avec l’article mais je ne sais pas où le poster: http://goo.gl/kb0zqa

    On a donc Kerry qui fait une annonce de première importance en dévoilant un coin de drap sur les négociations sur le nucléaire iranien:
    “Dollar could suffer if US walks away from Iran deal” (Un échec de l’accord sur l’Iran menacerait le dollar).

    Bon, intéressant, me dis-je. Comment les médias français traitent-ils donc le sujet?
    Je tape “kerry dollar monnaie” dans Google. 128000 entrées, mais surprise! Aucun média français classique. J’ai vérifié en restreignant aux site du Figaro, du Monde, de Libération et des Echos. Rien!
    Les premières entrées sont canadiennes, marocaines etc…

    Du coup, question à 1000 dollars: mais ils foutent quoi nos journalistes? C’est de la censure? De l’auto-censure? De la paresse? De l’ignorance en économie?


    • bertgil Le 12 août 2015 à 17h02
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      Pourquoi se décarcasser, puisque le gouvernement est généreux (subventions ) avec l’ensemble de la presse française.Cette presse fait de la rétention d’informations.C’est une presse d’annonces nécrologiques, de faits divers, et de soutien à la pensée unique.


    • SanKuKai Le 12 août 2015 à 17h08
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      Si Kerry le dit c’est que c’est vrai 😉

      Je pense que les premières questions à se poser quand Kerry dit quelque chose (et ca marche pour tout politicien):
      Pourquoi affirme-t-il cela?
      Pourquoi le dire maintenant?
      Quel est son interêt?
      Ainsi que l’incontournable: cui bono?

      Dans le cas présent, la déclaration semble juste être un argument massue pour que le congrès valide l’accord avec l’Iran…
      Je ne sais pas ce qui se cache derrière cet accord, mais si on y regarde bien, pratiquement toute la politique étrangère US consiste in fine à protéger le pétrodollar donc il pourrait utiliser cet argument à la fin de chacun de ses discours ou même en signature de ces mails…


      • totor Le 12 août 2015 à 18h25
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        Je ne dis pas qu’il faut prendre tout ce que dit Kerry au pied de la lettre, je me contente de noter qu’il s’agit d’une déclaration importante et que les principaux médias français mainstream n’en font même pas mention.


  12. Macarel Le 12 août 2015 à 11h35
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    Un petit message d’espérance pour changer :

    En vérité, peu importe la couleur, l’ethnie, la confession. Ce qui compte c’est la générosité des êtres, leur souci de faire le bien autour d’eux, d’instaurer un climat de justice et d’équité, leur détachement vis à vis du luxe, du superflu. Point n’est besoin de partir à la recherche d’un gourou, d’un Mollah, d’un Rabbin ou d’un Evêque pour discerner le Bien du Mal. Tout cela est inscrit dans le coeur des hommes et des femmes, et ceux qui ne suivent pas cette Loi interne sont simplement sourds et aveugles.

    J-P Petit Astrophysicien (et philosophe à sa façon)

    A voir l’état du monde, il y a beaucoup de sourds et d’aveugles parmi nous, et plus particulièrement parmi ceux qui trônent en haut de la pyramide.

    http://www.jp-petit.org/nouv_f/DALAI_LAMA/Dalai_Lama.htm


  13. Macarel Le 12 août 2015 à 11h50
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    Propagande de l’UE à destination de nos chères “têtes blondes” :

    http://francais.rt.com/international/5494-ue-propagande-ecole

    “En route vers la victoire !”

    Victoire, contre qui ? les russes ?
    L’Ukraine, l’ Alsace-Lorraine de l’UE ?

    http://www.europe-en-france.gouv.fr/Centre-de-ressources/Etudes-rapports-et-documentation/En-route-vers-la-victoire-!


    • Macarel Le 12 août 2015 à 11h53
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      A quand l’attentat de Sarajévo ?

      1914 à Berlin ! 2014 à Moscou ?


  14. Charlie Bermude Le 12 août 2015 à 12h37
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    Effectivement il a tout compris et l’exprime avec beaucoup d’humour .
    On a un jeu de bonneteau , illégal , le choix entre 3 cornets sous l’un desquels se trouverait la bille , la carte ou le dé .
    Soit intégration de l’Europe politico, fiscalo, monétaire ( la question de la Lozére est un peu bateau , y a d’autres maniéres de faire , voir la Suisse , si on est calviniste Francophone , c’est pas évident non plus , la conversion en Italo/catho , ou Germano/çà dépend ) , là c’est l’Allemagne qui paye ; soit le Grexit , là c’est la Chine qui paye ( pas les darks cds , exclu , c’est Américain ) , soit l’actuel option on fait comme si on entravait que dalle , qu’on ne prévoyait pas la catastrophe , on se refugie sur des notions simples , ils doivent , ils payent , çà gagne du temps .
    Le coté faux-cul pour tous le monde c’est de jouer à un jeu où on est sur de perdre , l’animateur du jeu a tout organisé pour que ce soit lui le gagnant . C’est un grand Frére , en plus , il nous oblige à jouer dans la bonne humeur , lui ne joue pas puisqu’il organise le marché d’un hasard où les dés sont pipés . C’est ce qui lui fait un gain certain .


  15. BA Le 12 août 2015 à 13h55
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    A propos de la faillite de la Grèce en 2009 :

    Le 6 octobre 2009, Georgios Papandréou devient Premier ministre.
    Onze jours après son arrivée au pouvoir, il annonce, dans un souci de transparence, que l’état réel des finances grecques avait été caché par le précédent gouvernement. Il fait rétablir les véritables données économiques, dont un déficit équivalent à 12,5 % du PIB pour la seule année 2009. La Commission européenne confirmera cette falsification des données quelques semaines plus tard.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ge%C3%B3rgios_Papandr%C3%A9ou_(1952-)

    Le 17 octobre 2009, tout le monde comprend que la Grèce est en faillite : la dette publique de la Grèce est de 299,69 milliards d’euros, soit 129,7 % du PIB. Mais les autres dirigeants européens, la BCE et le FMI ne veulent pas que la Grèce quitte la zone euro.

    Les autres dirigeants européens, la BCE et le FMI décident de tout faire, et même de faire n’importe quoi, pour garder la Grèce dans la zone euro.

    En 2009, au lieu de laisser la Grèce faire un défaut total sur sa dette, sortir de l’euro, revenir à la drachme, dévaluer, etc, ils décident de sacrifier le peuple grec et de garder la Grèce dans la zone euro.

    Six ans plus tard, le résultat est le suivant :

    Le peuple grec a été sacrifié.

    La Grèce est en faillite.

    Les banques grecques sont en faillite.

    L’Allemagne a réalisé 100 milliards d’euros d’économies grâce à la crise grecque. C’est ça, le plus important.

    Pour que l’Allemagne continue à s’enrichir, il faut que la Grèce continue à s’appauvrir.

    La construction européenne, c’est des nations du sud qui doivent continuer à s’appauvrir, pour que les nations du nord continuent à s’enrichir.

    La construction européenne, c’est un boulevard pour les fureurs nationalistes, pour les colères populaires, pour les partis extrémistes, puis, au bout du boulevard, …

    … la guerre.

    L’Allemagne, qui a adopté une ligne dure vis-à-vis d’Athènes, a fortement profité de la crise économique et financière en Grèce, révèle un institut d’études économiques allemand aujourd’hui.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/08/10/97002-20150810FILWWW00214-grece-l-allemagne-a-profite-de-la-crise-etude.php


    • Macarel Le 12 août 2015 à 19h50
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      L’UE c’est la guerre ! Quel renversement de perspective !


    • luc Le 12 août 2015 à 23h08
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      attention BA! ce déficit qui passe de 6% à 13% d’un gouvernement à l’autre en 2009, c’est très suspect d’une falsification et fait l’objet d’une procédure pénale actuellement en grèce

      cela a permit de dramatiser la situation, et ainsi de lancer la grande action guerriere européenne, comme tu le racontes, mais cette raison invoquée n’était peut-être pas vraie tout simplement

      écoute monsieur toussaint dans cette vidéo vers 9 min http://www.youtube.com/watch?v=x_Y3CUZUIN4


  16. Geneviève B 30 Le 12 août 2015 à 14h21
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    Pour répondre à Nourredine :

    Aujourd’hui, il y a Nicolas Dupont Aignan qui préconise depuis longtemps (2007) la sortie de l’euro, ie passer d’une monnaie unique à une monnaie commune (cf Jacques Sapir qui vient d’ailleurs à ses congrès) et passer d’une UE de la concurrence à une UE de la coopération, au service des citoyens et non de la finance et des multinationales.

    Il a beaucoup de bon sens et le souci des citoyens. Mais il dit des vérités qui fâchent, donc il passe très peu dans les medias, contrairement au FN qui est très présent. Après les bien pensants s’étonnent du succès du FN! (Cherchez l’erreur)
    De plus, ces medias assimilent ses idées à celles du FN pour mieux les discréditer. C’est de la manipulation. Le pouvoir énorme des medias.

    D’ailleurs certains hommes politiques sont d’accord avec lui “en off” mais préfèrent rester bien au chaud dans leur parti qui “a pignon sur rue.”

    Enfin, il n’est pas “grande gueule”, toujours pondéré. Aujourd’hui, il faut avoir un look pour le show biz pour être entendu! C’est la société du paraître.

    Je pense aussi au député du Sud Ouest Jean Lassalle (du modem mais peu importe son parti) qui a fait une grève de la faim pour maintenir une entreprise dans sa ville, il y a quelques années. Il a réussi. Vous en connaissez des hommes politiques qui auraient donné de leur personne comme lui ? Et, il a récemment fait un tour de France à pied pour aller à la rencontre des gens. Retour médiatique ? Quasi nul. Là aussi cherchez l’erreur!


    • FifiBrind_acier Le 12 août 2015 à 21h47
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      geneviève,
      L’euro est déjà une monnaie commune à la zone euro.

      Une monnaie unique est une monnaie qui correspond à seul pays, à une seule économie, un même peuple, comme le rouble ou le dollar, ou le bolivar au Venezuela.

      La zone euro ne constitue pas un seul pays, ni une seule économie, ni un seul peuple.
      L’euro n’est donc pas une monnaie unique.

      C’est une monnaie commune à plusieurs pays, d’ailleurs assez simple à démonter, car toutes les banques centrales ont été conservées.

      L’euro c’est juste un signe = entre toutes les monnaies de la zone.
      Ils ont décidé qu’un beau matin, 1 lire = 1 franc = 1 mark = 1 drachme etc = 1 euro.
      Ils ont supprimé du même coup, le change et la possibilité de dévaluer.

      Tout le reste de la planète, en dehors de la zone euro, dispose d’une monnaie souveraine. Revenir au franc n’est pas chose exceptionnelle, tous les pays du monde ont leur propre monnaie.


      • Gilles Le 12 août 2015 à 22h55
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        l’Euro est une monnaie unique en ce sens que les pays intégrés dans la zone Euro ne peuvent pas se servir d’une autre monnaie.

        L’Euro, monnaie commune, suppose au contraire que chaque pays conserve sa monnaie nationale, l’Euro n’étant utile que pour des échanges internationaux.

        Il faut assurer la cohérence des ensembles économiques autour d’une monnaie commune à vocation mondiale (on pourrait commencer par une monnaie à vocation européenne). La plupart des principes fondant cette nouvelle architecture avaient été envisagée par Keynes : Empêcher la spéculation irrationnelle, les mouvements de capitaux déstabilisateurs, l’entrave à l’économie réelle par la défense d’un taux de change devenu inadéquat, l’asymétrie de l’ajustement entre créanciers et débiteurs en cas de déséquilibre structurel de paiements.

        Sa solution : le Bancor :
        – Une monnaie commune pour les échanges internationaux
        – Une Chambre de compensation réévaluant ou dévaluant les monnaies nationales tous les ans en fonction des déséquilibres constatés sur les échanges.
        – des amendes pour les exportateurs et les importateurs excessifs.
        – reconfigurer un SMI autour d’un réseau des banques centrales.


        • FifiBrind_acier Le 13 août 2015 à 06h36
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          Je crois que ce que vous dites sur la monnaie unique est faux.
          Les exportations dans l’ UE se font en euros, mais à l’extérieur, elles se règlent en dollars… La monnaie internationale, c’est le dollar.

          En attendant que la Chine impose le Yuan…, ou que les BRICS imposent un panier de monnaies…

          Avant de songer à une autre monnaie internationale, occupons nous de retrouver une monnaie souveraine, qu’on puisse dévaluer.
          Pas la peine de mettre la charrue avant les boeufs.


          • Gilles Le 13 août 2015 à 08h17
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            “ce que vous dites sur la monnaie unique est faux”

            Vous avez du mal à entendre ce que l’on vous dit: L’Euro, monnaie commune, servirait aux échanges internationaux de la zone Euro garantis par une chambre de compensation. Ensuite que cette monnaie commune serve en dehors de la zone Euro dépend de l’attrait qu’elle excercerait sur les autres pays, comme actuellement le dollar ou la livre sterling.

            Les Brics créeront peut-être une autre monnaie commune, mais en attendant, la Chine aimerait que le Yuan rentre dans le panier de monnaies qui compose le DTS, monnaie internationale très peu utilisée du FMI.

            La monnaie commune, c’est une des grande idées de Keynes, mais pour qu’une monnaie commune fonctionne (il l’appelait “bancor”), il faut qu’elle réponde à certains critères pour permettre le développement harmonieux d’économies différentes, principalement au niveau des échanges internationaux.

            C’est mathématique: Pour qu’un pays exporte, il faut qu’un autre importe. L’Euro ne peut donc pas fonctionner tel qu’il est, au vu des échanges déséquilibrés à l’intérieur de sa zone.(sauf en cas de fédéralisation complète, ce qui n’est pas souhaité jusqu’à présent par les pays de la zone, puisque cela entrainerait des transferts de budget énormes)

            C’est pourquoi je ne comprends toujours pas comment les dirigeants conseillés par des “économistes” ont pu créer cette monnaie unique et pourquoi, 15 ans après, vu les dégâts constatés, leurs successeurs s’entêtent à vouloir la garder.(Il doit y avoir un loup …)

            Favorable au retour à une monnaie nationale (qui n’empêche pas une monnaie commune pour l’international), il faudrait aussi revenir sur la loi de 1973 et ré-autoriser l’état à battre monnaie. (On estime qu’actuellement l’endettement de la France se situerait à environ 20-25 % de son PIB, si on retirait le montant des intérêts cumulés)


  17. Léa Le 12 août 2015 à 15h29
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    info BFMTV à l’instant :

    Tsipras vient de dire que ceux qui comptent utiliser la Grèce pour réaménager l’ UE peuvent aller se brosser.

    Il a fini de se Junkeriser ?

    Pas grave , puisque réaménager l’ UE sans en sortir n’est pas la solution.


  18. Geneviève B 30 Le 12 août 2015 à 19h22
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    Bonjour,

    J’ai envoyé un mail en milieu de journée et je constate qu’il n’a pas été pris en compte. Est ce parce que je “faisais l’éloge” (mais pas la propagande) de certains hommes politiques ? C’était pourtant factuel ou vérifiable dans leurs discours.

    Dites le moi pour la prochaine fois au cas où.

    Merci


  19. georges glise Le 12 août 2015 à 19h26
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    tous les économistes ou presque voient le défaut comme une catastrophe absolue; mais est-ce si sûr: il y a quelques années, l’argentine, si je ne m’abuse, a été en défaut et s’en est bien remise. votre économiste distingué, rédacteur de “la crise, reste dans son raisonnement dans un cadre ordo-libéral strict, même si son choix de l’option collaborative, qui semble convenir à tsipras et à hollande, apporte quelques nuances à la doxa commune des économistes non atterrés.


  20. georges glise Le 12 août 2015 à 19h38
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    e monsieur regnault, lui aussi, évoque les “réformes structurelles indispensables.. nous savons que cette expression est un euphémisme pour désigner la démolition du code du travail, des institutions du welfare state, et la généralisation à tous les pays des lois hartz allemandes, la soumission généralisée au marché, la soumission des états à la finance et à l’économie; à aucun moment il n’émet l’hypothèse qu’une volonté politique des peuples d’europe pourrait remettre en cause l’ordo-libéralisme.


  21. Greco Le 12 août 2015 à 22h54
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    Bonsoir,
    quelques infos:
    Demain le parlement grec votera les lois préalables pour que le memorandum3 soit voter avant le20/8..900pages !! Quelle trahison, pendant qu’Athènes est vide, pendant les vacances : ils savent que même 3000 personnes maximum des manifestants seraient trop pour cette période. Mais les allemands ne sont pas cons : ils veulent un accord de 4 mois ou la Grèce va appliquer ces lois, ils connaissent qu’on ne peut pas les appliquer même si on voulait…alors ils veulent le mémorandum après 4 mois pour que la Grèce montre la mise en pratique de lois votés. Ils espèrent que des élections vont apporter au gouvernement une coalition Syriza-sans plateforme gauche qui prépare nouveau parti -avec Potami cad une coalition pro Bruxelles… Finalement ils se trompent : je vous donne un galop pas officiel, parce qu’il met des partis qui ne sont pas encore former.
    Penser aussi que septembre arrivent les factures…Alors voila une estimation plutôt qu’un galop (à prendre avec beaucoup des précautions, les choses évoluent chaque jour ici
    Syriza 27%
    N.D. 18%
    A.Doree 12%
    Platforme gauche 11%
    KKE 7%
    Potami 7%
    Anel 3%
    Pasok 3%
    Antarsya 3,5%
    Autres : ne dépassent le 2%
    Il faut voir le pourcentage de la platforme +-4% et celui de ND qui dépende d’A. Dorée et vice versa.
    Mais il faut prend en compte qu’après les vacances, il faut payer des factures beaucoup plus dures qu’avant.
    Je ne pas des sources mais un sentiment : le passage à un autre monnaie devient de plus en plus sujet a discussion partout…


    • aleksandar Le 13 août 2015 à 00h13
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      Il me semble que le coté psychologique de l’euro en tant que signe officiel de l’appartenance a l’Europe au sens large en tant que patrimoine commun a très sérieusement été détruit par l’attitude de l’Eurogroupe et de la BCE.
      On a assez répété ici et sur d’autres blogs que l’Euro est une religion et c’était bien plus marqué en Grèce qu’ailleurs, a cause de la position excentrée au sud de l’Europe dans un environnement géopolitique plus que dangereux et instable.
      Le problème des religions c’est que quand on ne croit plus, les yeux s’ouvrent et la réflexion critique se fait très vite.
      Les grecs, abandonnés, humiliés, méprisés par les nordistes n’ont plus rien a attendre de l’euro.
      Le Grexit se fera naturellement


      • FifiBrind_acier Le 13 août 2015 à 06h50
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        Il y a 10 pays européens qui n’ont pas l’euro comme monnaie, et ont conservé leur monnaie souveraine. L’euro n’est la monnaie que de la zone euro.
        Il est à noter que leur santé économique est meilleure que celle de la zone euro…


  22. dissy Le 14 août 2015 à 04h38
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    Quel avenir pour Varoufakis?

    Par Jacques Sapir · 13 août 2015

    http://russeurope.hypotheses.org/4209


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