Source : Le Temps, Stéphane Siohan, 16-05-2017

Les autorités de Kiev viennent d’interdire sur leur territoire des géants de l’internet russe, parmi les sites les plus visités en Ukraine. Au motif de se protéger de l’agression du Kremlin

L’internet a violemment sursauté en Ukraine mardi matin, lorsque s’est répandue à la vitesse de l’éclair l’information selon laquelle le gouvernement avait décidé d’interdire plusieurs des plus grands sites internet russes, et notamment le fameux VKontakte (VK), le grand rival russe de Facebook. La fréquentation de certains des sites incriminés a même ralenti, sous le poids des internautes ukrainiens incrédules voulant vérifier la véracité de l’information.

Facebook et Google russes bloqués

Dans la matinée, plusieurs sites d’information en ligne ont en effet révélé simultanément que la présidence ukrainienne avait décidé de bloquer les grands noms du web russe. En première ligne, donc VKontakte, mais également en ligne de mire, le site «Odnoklassniki», un vaste réseau social (5 millions d’utilisateurs) permettant de retrouver ses anciens camarades de classe. Les sanctions seraient aussi renforcées contre le fabricant d’antivirus Kaspersky.

Les sanctions concerneraient également le moteur de recherche Yandex, leader en Russie, mais extrêmement bien implanté en Ukraine, où il s’est également imposé au côté de Uber sur le marché des taxis à Kiev. Le service de messagerie populaire mail.ru pourrait également se retrouver bloqué, tandis que les utilisateurs du logiciel de gestion d’entreprise «1C», leader sur le marché ukrainien, ne pourront plus installer de mises à jour.

Décision prise en toute discrétion

Cette décision, aux confins du civil et du militaire, a été confirmée au Temps par une source au sein de l’administration présidentielle. le 28 avril dernier, le Conseil national de sécurité et de défense (NSDC) a adopté une «décision collective» afin d’élargir les sanctions contre un certain nombre de compagnies russes (NDR, au nombre de 468 très exactement) «accusées de soutenir l’annexion de la Crimée et le séparatisme à l’est de l’Ukraine.»

Selon cette source, l’interdiction ne viserait pas à pénaliser les contenus postés, mais à s’attaquer «aux propriétaires, ceux-là même qui sont impliqués dans des actions anti-ukrainiennes». Lundi, discrètement, et en l’absence de tout débat public, le président Petro Porochenko a signé le décret renforçant les interdictions. Ce faisant, il a fait entrer son pays dans le club restreint des 30 seuls Etats au monde qui interdisent des réseaux sociaux…

La mesure laisse encore certains observateurs circonspects. «Il n’y a aucune explication sur le modus operandi et pour le moment rien n’est effectif», commente Natalya Gumenyuk, rédactrice en chef du média en ligne Hromadske. «Cela demandera d’énormes capacités techniques pour les fournisseurs d’accès pour bloquer tous les sites indiqués dans le décret», estime quant à lui Vitalii Moroz, expert en nouveaux médias à l’ONG Internews Ukraine.

Forte fréquentation des sites

Quoi qu’il en soit, le décret présidentiel ukrainien, signé moins d’une semaine après que l’UE ait supprimé le régime des visas pour les Ukrainiens, constitue un coup de semonce dans un pays de 42 millions d’habitants et un nouvel épisode de la guerre psychologique et informationnelle que se livrent Kiev et Moscou. En effet, trois des sites visés, VKontakte, Yandex et mail.ru font partie du top 5 des sites internet les plus visités en Ukraine.

Ils surpassent même en fréquentation Facebook, sixième, mais dont l’implantation est plus récente. Selon des données Katar TNS datant d’avril, 78% des internautes ukrainiens utilisent VK, soit plus de 20 millions d’individus. Près de 11 millions d’internautes utilisent les services en ligne du moteur de recherche Yandex. Mais alors que quatre civils ont encore été tués samedi dans un bombardement pro-russe à Avdiivka (est), les internets sont au coeur de la guerre tout court.

Ces sites russes sont contrôlés par le FSB, par conséquent ils constituent une menace pour la sécurité ukrainienne

Vitalii Moroz, expert en nouveaux médias à l’ONG Internews Ukraine

«Ces sites russes sont contrôlés par le FSB, par conséquent ils constituent une menace pour la sécurité ukrainienne», indique Vitalii Moroz, qui ajoute qu’«un grand nombre d’officiels utilisent des réseaux russes pour échanger des informations sensibles, ils sont à la merci de cyberattaques.» La menace est particulièrement prise au sérieuse sur le plan militaire. «Beaucoup de soldats utilisent VK sur le front sans savoir que cela les met en danger de mort», ajoute Vitalii Moroz.

En effet, selon un rapport datant de décembre 2016, le réseau social VK, massivement utilisé par les militaires des deux camps, pourrait être utilisé comme cheval de Troie par le groupe de hackers «Fancy Bear» (considéré comme relevant du renseignement militaire russe, NDR) pour introduire des malwares indiquant aux forces pro-russes à la fois les mouvements de troupes et les positions de l’armée ukrainienne lors des combats.

40% de la population touchée

A l’arrière du front, les prochaines semaines risquent d’être assez agitées. On estime que 40% de la population ukrainienne utilise des sites russes dans sa vie quotidienne, notamment les quinquagénaires et sexagénaires qui se sont mis au web avant l’enracinement du mastodonte Facebook sur le marché, et les populations russophiles des grandes villes de l’est du pays. La réaction des experts sur la question est très contradictoire.

«Si la mesure s’applique, ce sera la meilleure protection possible à la protection de la souveraineté informationnelle de l’Ukraine», estime Yevhen Fedchenko, responsable du site StopFake et directeur de l’école de journalisme de l’académie Mohyla, à Kiev. La position du politologue Mykhailo Minakov diffère: «voilà les leçons que le gouvernement tire des printemps arabes et de la révolution de Maïdan, interdire le réseau social, où il y a le plus d’Ukrainiens.»

Les conséquences de ce protectionnisme informationnel pourraient être très dangereuses à l’est du pays, déjà déstabilisé. «Dans l’est, les attitudes anti-ukrainiennes pourraient encore se renforcer ainsi que la résistance à toute action entreprise par le gouvernement et le manque de confiance dans l’Etat tout court», craint Olena Gorochko, professeur au département médias et communications de l’université de Kharkiv, la plus grande ville russophone du pays.

Dans l’immédiat, des milliers d’internautes sont dans l’expectative. Ce mardi, lorsqu’elle a allumé son smartphone, Tasia Pugach n’en a pas cru ses yeux. «Je me suis endormie dans une Ukraine où les visas avec l’Europe venaient d’être supprimés, et là je me réveille en Corée du Nord», témoigne, incrédule, la jeune femme, qui dirige la communication du Théâtre des Déplacés, une troupe expérimentale réputée qui met en scène les drames de la guerre.

En Ukraine, pays où les médias jouissent d’une confiance minimale, en raison de leur contrôle oligarchique, l’information circule énormément par les réseaux sociaux, qui modulent l’opinion. «Je suis furieuse, cette décision est une violation de mes droits, explique Tasia. Dans mon travail, je fais la promotion de nos pièces sur VK car notre public s’y trouve. J’y ai aussi mes amis, mes photos, ma mémoire.»

Source : Le Temps, Stéphane Siohan, 16-05-2017

---

39 réponses à La guerre des internets fait rage en Ukraine, par Stéphane Siohan

Commentaires recommandés

Toff de Aix Le 18 mai 2017 à 09h02

“responsable du site Stopfake et directeur de l’école de journalisme de l’académie mohyla à kiev”.

Tiens, eux aussi ils ont les mêmes nocifs que nous ? À chacun son decodex et ses “journalistes” décodeurs.

Puisqu’on vous dit que c’est pour votre bien et celui de la “démocratie”…

  1. Michel Ickx Le 18 mai 2017 à 07h53
    Afficher/Masquer

    Cette Ukraine russophobe, contaminée par une minorité de pro nazis, Arme de Destruction Massive imposée à l’Europe ( Nobel de la paix) par Madame Nuland et sa clique de Neo conservateurs va-t-n guerre, pourrait bien exploser sur notre continent.

    Un foyer de guerre contrôlé à distance par des fous furieux ?

    Un général Américain menace les ennemis de l’amérique:

    https://www.youtube.com/watch?v=ysGwNCHzgoQ


  2. UnJournaliste Le 18 mai 2017 à 08h47
    Afficher/Masquer

    Ah, le bonheur des archives d’internet.
    Libération, 24 juillet 2014. “Pour votre liberté et pour la notre”
    http://www.liberation.fr/planete/2014/07/24/le-conflit-en-ukraine-pour-votre-liberte-et-pour-la-notre_1069753


  3. Catalina Le 18 mai 2017 à 08h53
    Afficher/Masquer

    http://lucien-pons.over-blog.com/2017/05/ukraine-du-reve-europeen-a-la-coree-du-nord-par-karine-bechet-golovko.html
    “lDans l’euphorie de l’obtention du régime sans visas avec l’UE, qui a été interprété par l’Ukraine comme la rupture définitive avec la Russie, P. Poroshenko décide de radicaliser l’européanité de l’Ukraine: bloquer l’accès à l’internet russe, interdire le ruban de Saint Georges et en terminer avec l’Eglise orthodoxe du Patriarcat de Moscou. Du rêve européen, le Maïdan conduit à la Corée du Nord.”


  4. Toff de Aix Le 18 mai 2017 à 09h02
    Afficher/Masquer

    “responsable du site Stopfake et directeur de l’école de journalisme de l’académie mohyla à kiev”.

    Tiens, eux aussi ils ont les mêmes nocifs que nous ? À chacun son decodex et ses “journalistes” décodeurs.

    Puisqu’on vous dit que c’est pour votre bien et celui de la “démocratie”…


    • L'aieuil Le 18 mai 2017 à 15h24
      Afficher/Masquer

      Oui, c’est en Ukraine qu’a commencé cette obsession de la lutte contre les “fake news”.
      Bien évidemment par des gens payés par la NED et formés aux USA, “journalistes” (lire: correspondant de la CIA) et qui sont les principaux artisans de la belle révolution démocratique ukrainienne (lire: des organisations ouvertement nazies renversent le gouvernement démocratiquement élu).


  5. GLEB Le 18 mai 2017 à 09h06
    Afficher/Masquer

    Et pendant que nous nous levons avec Macron, que nous mangeons avec Macron, que nous nous couchons avec Macron (le petit Napoléon du siècle des LED), Bruxelles et Tusk le russophobe, nous marient de force avec les nazillons de Kiev.
    Quand les travailleurs ukrainiens viendront sans visa faire les petits travaux au black dans nos villes et nos campagnes, il ne restera plus que nos banquiers pour sourire en se caressant le ventre tout en se réjouissant de voir encore plus chômeurs dans l’Europe macronisée.


    • Haricophile Le 19 mai 2017 à 16h14
      Afficher/Masquer

      @gleb Désolé d’être plus pessimiste que toi encore, mais c’est déjà le cas, c’est déjà mis en application de manière plus tordue encore, avec la fameuse usine Whirpool délocalisée en pologne, mais pour laquelle on embauche massivement des Ukrainiens. CQFD comme disait le général.

      ” L’europe de Hitler” ne gênait pas du tout ces gens, certains employaient même des travailleurs des camps, c’est juste qu’ils savaient qu’il allait perdre, alors ils se sont tournés ves “la démocratie”…


  6. tepavac Le 18 mai 2017 à 09h59
    Afficher/Masquer

    Lamentable dispositif qui encore une fois met en exergue la plus criante des injustices au service de l’hégémonie de “certains” rapaces du totalitarisme.

    Où sont nos grands défenseurs de la liberté d’expression?

    Pendant que l’Otan justifie cet acte de guerre contre les libertés, https://sputniknews.com/politics/201705171053694148-nato-ukraine-russia-websites-ban/
    En embuscade camouflée, attend sagement la série d’outil “social” prête à remplacer ceux des concurrents;
    https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Prism_slide_5.jpg?uselang=fr

    Notez bien au passage, par quels biais s’exerce la surveillance des “terroristes”, principalement par les réseaux sociaux!!!

    L’UE, parfaitement consciente des enjeux, (l’affaire Minitel) oppose une faible résistance en dénonçant cet abus de sanction à l’encontre des réseaux sociaux Russe.

    Mais la vérité qui se cache est celle de l’argent, l’immense capacité à canaliser les flux économiques par le biais des outils d’internet. La publicité, les achats, bref, chaque transaction planétaire est une source de revenu pour l’ogre impérialiste.


    • jim Le 18 mai 2017 à 10h22
      Afficher/Masquer

      Erratatumtaktik :

      UE n’oppose aucune résistance, elle s’est pour le moment contentée de demander des éclaicissements sur cette décision, ce qui est une manière de ne pas réagir et de valider..

      Par contre le Conseil de l’Europe, qui n’a rien à voir avec UE, a fait savoir clairement qu’il était préocuppé, ce qui est une manière de dire on n’est pas d’accord et on condamne.


      • moshedayan Le 18 mai 2017 à 12h21
        Afficher/Masquer

        L’UE approuve discrètement car Bruxelles envisage sérieusement des mesures contre RT et l’Internet russe, au nom de la lutte contre les “fake news” bien sûr.
        Le formatage des esprits en Ukraine ou dans l’Union européenne n’a qu’un objectif, selon moi – préparer les peuples à l’annonce d’actions de guerre contre la Russie, y compris en Europe.
        C’est d’ailleurs pourquoi le Conseil de l’Europe qui a pour but le dialogue pacifique s’en inquiète. Le Conseil de l’Europe (en fait partie la Suisse, la Russie..) n’est pas l’Union européenne (l’OTAN).
        Ces trois sites font partie de mes navigations quasi-quotidiennes sur le net russe. Si l’UE en arrivait aussi à cette mesure (à ma grande crainte, cela signifierait dans des jours suivants : le déclenchement de guerres).


        • jim Le 18 mai 2017 à 14h14
          Afficher/Masquer

          On peut voir ça comme ça, en effet.
          Mais je crois que ce contrôle des informations et la censure des plateformes et media “alternatives” à la doxa des mainstream par UE ukraine et c’est plus compliqué que la seule préparation des peuples à des actions armées contre la Russie (actions que d’ailleurs je crois non désirée par la majorité des dirigeants occidentaux, même si…).

          Il s’agit plutôt d’empêcher les analyses alternatives, et tout à fait sérieuses et de qualité, de se répandre dans le grand public : tout particulèrement celle qui remettent en question le répugnant et totalitaire projet UE, et celles qui proposent des analyses géopolitiques différentes de “méchants russes agresseurs homophobes passéistes tout cela”.
          Tous les traqueurs de fakenews adoubés par les oligarques participent de ce mouvement général de tenataive de reprise en main des esprits leur échappant grâce à internet…

          Question puisque vous surfez sur le net russophone. Avez vous à me donner des plateformes russes en anglais et gratuites permettant de gérer blogs ET/OU mails.


          • moshedayan Le 18 mai 2017 à 20h13
            Afficher/Masquer

            Si vous regardez les réponses voici les liens en anglais possibles pour blogs ou réseau social

            pour vKontakte version anglaise aucun problème
            vk.com

            et l’équivalent russe de Linkedln mais n’existe pas en anglais
            https://professionali.ru/SignIn/
            pour déposer son CV ou prendre contact avec des hommes d’affaires russes
            précision Linkedln et Facebook en lien avec ce site “Cherez”
            Bonne navigation à tous


  7. Raoul Le 18 mai 2017 à 10h10
    Afficher/Masquer

    L’UE n’a pas réagi, attendant des explications de Kiev avant de le faire (mais on va certainement attendre longtemps). Cette modération si inhabituelle consistant à vérifier les faits avant de réagir est à son honneur, mais on ne peut s’empêcher de penser que, si la Russie avait bloqué des sites ukrainiens, on aurait déjà entendu les réactions outrées de toute la clique européiste contre la censure mise en place par les méchants russes.

    En réalité, l’UE ne dira rien et, comme qui ne dit mot consent, elle montrera, une fois de plus, son vrai visage. De fait, l’Ukraine a un blanc seing pour mettre en œuvre les politiques les plus crapuleuses qui soient.

    RSF a réagi, mollement en parlant d’« une réaction étrange et inattendue ». Une réaction, ah bon, et à quoi ? Mais il est vrai que l’Ukraine n’est pas Cuba, cette antichambre de l’enfer. C’est un pays libre !


  8. DonetskiyVasya Le 18 mai 2017 à 10h11
    Afficher/Masquer

    C’est pourtant simple. Il y a 2 aspects:
    – Politique et sécuritaire: les réseaux sociaux sont le terrain de travaille des forces russes de cyberguerre (Кибервойска, voir Wiki russe), attachées au ministère de la défense. Très pratique pour lancer les attaques médiatiques. Évidemment que les ukrs et les otanistes, en général, n’ont rien à opposer à cette puissante armée qui est chez elle sur ces réseaux.
    – Économique. Les russes contrôlaient la très grande partie du marché publicitaire ukrainien. On parle d’1 milliard de dollars par an.


    • Fabrice Le 18 mai 2017 à 12h30
      Afficher/Masquer

      Oui mais dans ce cas il faut interdire les réseaux américains qui sont aussi infiltrés par les services tel que la Cia et la nsa sans compter les millards de publicité investit, ne parlons des milliards qui échappent à la fiscalité des pays où sont fait le C.A., on voit que ce raisonnement ne se tient pas.


  9. jim Le 18 mai 2017 à 10h18
    Afficher/Masquer

    “Un flux d’informations libre est le seul rempart contre la tyrannie. Les peuples opprimés dont les dirigeants décident finalement de lever leur mainmise sur les circuits d’informations retrouveront bien vite liberté et vitalité. En revanche, les nations libres qui contrôlent
    chaque jour un peu plus les opinions publiques entament leur longue descente
    vers le despotisme.
    Méfiez-vous de la personne qui veut limiter votre accès à l’information car, au plus profond de son être, elle ne rêve que de domination.”


    • Haricophile Le 19 mai 2017 à 16h32
      Afficher/Masquer

      @jim « Méfiez-vous de la personne qui veut limiter votre accès à l’information car, au plus profond de son être, elle ne rêve que de domination.” »

      Puisqu’on est à vanter notre démocratie tellement supérieure a celle des Russes, renseignez-vous donc sur le brevet Microsoft pour « identifier » et censurer « les fichiers piratés » de leur réseaux, cloud et les machines windows… au nom du droit d’auteur en attendant la suite quand ça sera en place.

      Nous allons vers des jours sombres. Si on continue sur cette voie, la Chine sera bientôt le pays de la liberté d’information et de parole à côté de nous, le “camp du bien”.


  10. Pat Le 18 mai 2017 à 10h41
    Afficher/Masquer

    “En Ukraine, pays où les médias jouissent d’une confiance minimale, en raison de leur contrôle oligarchique”

    Ça ne vous rappelle rien ?


  11. some Le 18 mai 2017 à 11h38
    Afficher/Masquer

    > La fréquentation de certains des sites incriminés a même ralenti, sous le poids des internautes ukrainiens incrédules voulant vérifier la véracité de l’information.

    > Le temps de réponses de certains des sites incriminés a même ralenti, sous le poids des internautes ukrainiens incrédules voulant vérifier la véracité de l’information.

    non ?


    • tepavac Le 18 mai 2017 à 17h53
      Afficher/Masquer

      oui, c’est comme le bombardement “pro-Russe” sur le ….Donbass.
      Article suspect de favoritisme, édulcorant la manœuvre pour la rendre plus digeste.
      Mais peut-être une erreur de traduction…


      • Pierre Tavernier Le 18 mai 2017 à 19h20
        Afficher/Masquer

        Selon Wikipédia, Avdiïvka a été reprise par l’armée ukrainienne en 2014 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Avdi%C3%AFvka). Très sincèrement, je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui. Mais parler de bombardement “pro-russe” est effectivement un raccourci très biaisé idéologiquement. A la rigueur, on pourrait parler d’un bombardement des forces russophones de la république de Donetsk. Pour plus d’information, il faudrait jeter un œil sur le site https://dnipress.com/fr/ , étant bien entendu que ce site est partisan (sans connotation péjorative de ma part, hein !). Toutefois l’erreur de trad ou la coquille est bien sur tout à fait possible.
        Mais la remarque de some est tout à fait pertinente, il est évident qu’un site submergé voit son temps de réponse augmenter, je l’avais déjà fait remarquer ce midi, avant que la modération me coupe la chique ;-). @modo, no hard feelings à ce sujet (comme toujours d’ailleurs), mon comm’ n’apportait effectivement pas grand chose au schmilblick.


  12. some Le 18 mai 2017 à 11h48
    Afficher/Masquer

    > un nouvel épisode de la guerre psychologique et informationnelle que se livrent Kiev et Moscou. En effet, trois des sites visés, VKontakte, Yandex et mail.ru font partie du top 5 des sites internet les plus visités en Ukraine.
    > Ils surpassent même en fréquentation Facebook, sixième,

    Donc quand c’est US, ce n’est pas de la guerre psychologique.

    Que les gens préfèrent tel service à celui ci dans un monde de “concurrence libre et non faussée”,
    c’est évidement de la guerre psychologique.

    Je ne sais pas si cet éléphant passera la porte de la logique,
    celle ci me semble bien petite tout d’un coup!

    > … le réseau social VK, …pourrait être utilisé comme cheval de Troie … indiquant aux forces pro-russes à la fois les mouvements de troupes et les positions de l’armée ukrainienne lors des combats.

    que que que quoi?!!! Ils font la guerre intelligemment en utilisant toutes les armes à leurs dispositions? Ohlalala qu’est ce qu’ils sont méchants à faire comme nous 😡

    Si tout cela n’était pas sérieux on rigolerait de son ridicule.

    Ceci dit à part mettre le feu aux poudre, je ne comprend pas ce mouvement.
    Il est évident que les internautes trouveront des moyens de contournements.
    La chine avec son GFW n’y arrive que très très moyennement (je les suspecte d’avoir transformé cette faiblesse en force).


  13. Catalina Le 18 mai 2017 à 12h45
    Afficher/Masquer

    “Encore plus dingue : l’interdiction faite aux entreprises d’utiliser un logiciel de conception russe ! Il s’agit du logiciel 1C, utiliser par les entreprises pour leur comptabilité. Déjà que l’économie ukrainienne, qui ne survit que grâce aux aides internationales, est mal en point, gageons que cette “bonne nouvelle” va réjouir les chefs d’entreprises, en particulier les PME/PMI !”

    http://peupleslibres-nouvelle-russie.blogspot.fr/2017/05/ukraine-la-censure-en-marche-dans-le.html


  14. Theoltd Le 18 mai 2017 à 13h52
    Afficher/Masquer

    Et moi qui croyais que la Russie était un pays d’alcooliques attardés, de sportifs dopés, vivant encore au moyen âge! Et voila que j’apprends avec stupéfaction que yandex bat Google et Uber reunis, et que VK ecrase Facebook! (ET Kalibr bat Tomahawk 🙂 Ils sont ou les google et Facebook français, hein, Mr Macron?
    Y a du boulot par chez nous! Parce que bon, critiquer, ça va bien un moment, mais il faut construire mon bon Monsieur, il faut construire!


  15. Serguei Le 18 mai 2017 à 15h31
    Afficher/Masquer

    La démocratie ukrainienne est En Marche vers la Corée du Nord 🙂


    • DonetskiyVasya Le 18 mai 2017 à 17h44
      Afficher/Masquer

      C’est sur, que pour avoir le niveau de professionnalisme des “frères” russes il y a un long chemin à faire. Le registre des sites bloqués dans la Fédération de Russie:

      https://reestr.rublacklist.net/

      Il y a 1745 pages comme la première.


      • Catalina Le 18 mai 2017 à 18h18
        Afficher/Masquer

        Euh……pas moyen de savoir de quoi il retourne donc ce n est pas une information et puisque vous parlez si bien le russe precisez donc ce que sont ces pages parce que ca pourrait etre des pages de djihadistes, on en sait rien, quel interet de mettre ca ici hormis pour encore cracher sur la grande nation russe ?

        Votre pseudo, c est pour noyer le poisson ? C est le decodex russe ? Mouarf !


        • Catalina Le 18 mai 2017 à 18h29
          Afficher/Masquer

          Apparemment ,ce serait les listes d adresses ip de personnes appartenant a svoboda ! Donc bien sur, blalistees , un trol, et un !


    • Jay SWD Le 19 mai 2017 à 00h54
      Afficher/Masquer

      Et rejoindra très bientôt Notre Corée du Nord Ouest marcheuse……….


  16. ANNA Le 18 mai 2017 à 15h57
    Afficher/Masquer

    J’espère que cette abominable bonne femme est contente de la fermeture des sites russes en Ukraine, car c’est le résultat direct de son agissement en Ukraine. C’est elle, qui est allé sursauter sur Maidan, c’est elle qui fait des photos devant les drapeaux des néo-nazis ukrainiens, c’est elle, la bienfaitrice des vieilles babouchkas ukrainiennes, qui n’arrivent plus depuis a vivre avec leurs retraites de misères, pendant que Porochenko se gave des milliards de l’aide du FMI.
    C’est cette abominable bonne femme, qui rayonne sur les plateaux télé, en étalant sa stupidité et sa méconnaissance totale des problèmes et des processus actuels en Ukraine…
    Comment ça qui ?
    Je l’ai pas dit ?
    C’est la nouvelle ministre de Macron :
    http://modem-europe.eu/v2/wp-content/uploads/2013/12/kiev.jpg


    • Anne Le 18 mai 2017 à 22h44
      Afficher/Masquer

      Merci pour votre lien très instructif. Même atterrant, nous avons donc directement une émule de l’immonde nuland, ( voir le billet sur les Kagan s’il y a quelques jours sur Les Crises) au gouvernement de macron.

      Je viens de faire des recherches, étonnée que le slogan politique de macron “en marche”
      soit repris en chœur mondial, denièrement par hillary Clinton, ce serait donc une mode, une forme de fétichisme ??,,,

      En fait, je suis abasourdie, c’est un mouvement de partis “centristes” de diiférents pays qui sont unis mondialement au sein d’une organisation “démocrate”, il semblerait que le premier du nom soit ” khadima” qui veut dire ” en marche” en hébreu et qui est un parti israélien centriste, fondé en 2005 ( voir tout simplement Wikipedia, c’est de là que je tiens le peu que je sache).

      Cela me paraît quand même étrange,
      Je n’ai quand même pas vécu dans une grotte et je n’ ai pourtant jamais entendu parler de cette “fédération mondiale” de démocrates de “centristes” qui sont capables de mobiliser de tels moyens, et de proliférer comme une épidémie, ( une pandémie plus exactement…)

      Avec quels moyens ? quels financement, quels objectifs, qui est derriēre ? ce n’est pas un hazard quand même, sans être complotiste on a tout simplement envie de savoir.
      Soros qui a financé la déstabilisation de l’Ukraine est il derrière ?,,,,


  17. René Fabri Le 18 mai 2017 à 21h14
    Afficher/Masquer

    Pourquoi maintenant ?
    Je pense que c’est en réponse aux manifestations commémoratives du 9 mai dernier.

    Grâce aux réseaux sociaux, les cortèges célébrant la fin de la guerre mondiale ont rassemblé plus de monde que prévu. De plus, ils ont été organisés pour résister aux perturbations prévisibles des nationalistes. Effectivement plusieurs néo-nazis se sont retrouvés en mauvaise posture ce jour-là. Mais ils n’ont pas tardé à réagir en faisant pression sur Porochenko. Ce dernier a donc pris ces mesures de censure d’internet, ainsi que l’obligation pour les années à venir de ne célébrer que le 8 mai au lieu du 9 mai, et d’arborer le coquelicot au lieu du ruban de saint Georges.


  18. RGT Le 18 mai 2017 à 21h32
    Afficher/Masquer

    Si les ukrainiens souhaitent contourner le blocage ils pourront tranquillement continuer à aller sur les sites russes sans encombre. La censure du net est une aberration car il existe de nombreux moyens de la contourner.

    Outre le VPN qui est payant (dur pour les ukies), il existe des solutions totalement gratuites qui consistent à se connecter sur un proxy d’un pays “ami” qui ne bloque pas le trafic en direction de la Russie.

    Ni vu, ni connu. Et en HTTPS, le temps de déchiffrer les trames le petit coquin est déconnecté depuis longtemps.

    Exemple d’un proxy gratuit au nom évocateur : “Hide My Ass” : https://1.hidemyass.com/ip-4
    Il y a même une option… en russe !!!

    Par contre, je vous déconseille fortement d’utiliser ce service pour aller vérifier votre compte bancaire.
    Quand c’est gratuit, c’est vous le produit et de plus, comme ce service est hébergé aux USA la NSA saura exactement quels sont les jolis surnoms que vous donnez à votre petite-amie 😉


  19. Nicolas D. Le 19 mai 2017 à 16h32
    Afficher/Masquer

    Cette affaire n’est pas prioritairement anti-russe, elle est faite pour emmerder tous les Ukrainiens de l’est qui sont extrêmement proches des Russes et qui utilisaient ces sites pour correspondre avec la famille et les amis. C’est une façon de les punir. C’est minable.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Charte de modérations des commentaires