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Source : Médiapart, Martine Orange, 03-11-2015

Le barrage et le lac de Roselend, en Savoie. © Nono vlf — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Après les autoroutes, les barrages: le bradage du patrimoine public devrait se poursuivre. La direction européenne de la concurrence vient d’ouvrir une enquête pour position dominante d’EDF dans l’hydroélectricité. Le gouvernement semble tout disposé à y répondre en remettant la rente hydraulique au privé, sans réciprocité. Nos révélations.

C’est une lettre qui semble n’avoir jamais été reçue. La teneur du message est pourtant de celles auxquelles il est habituellement porté la plus grande attention. Le 22 octobre, la commissaire européenne chargée de la concurrence, Margrethe Vestager, a adressé à Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et responsable à ce titre des questions européennes, un courrier pour l’informer de l’ouverture d’une enquête sur les concessions hydrauliques accordées en France à EDF.

Pourtant, ni le ministère des affaires étrangères, premier destinataire de ce courrier, ni le ministère du développement durable, directement impliqué, ni le ministère des finances, ni même EDF, premier concerné, n’en accusent officiellement réception. Interrogés tour à tour, tous feignent l’ignorance ou disent ne pas être concernés. Car reconnaître l’existence de cette enquête européenne reviendrait à mettre le sujet dans le débat public et, encore plus, obligerait Paris à adopter – pour une fois – des positions claires tant en France que vis-à-vis de l’Europe. Mais le gouvernement a plutôt envie de poursuivre les négociations en coulisses, comme cela se pratique sur le dossier de l’énergie depuis quinze ans.

Difficile, il est vrai, d’annoncer en plein sommet sur le changement climatique que l’État s’apprête à renoncer à toute maîtrise sur la gestion collective d’un bien public comme l’eau, et à abandonner l’énergie renouvelable la moins chère et la plus rentable au privé. Encore plus inavouable de la part du gouvernement de reconnaître qu’il accepte de mettre à bas tout le système de péréquation tarifaire et de service public de l’électricité – système auquel nos dirigeants se disent, dans de grandes envolées d’estrades, si attachés.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Le courrier de Margrethe Vestager, accompagné d’un rapport de 69 pages sur les implications de l’enquête, est sans ambiguïté. « La commission considère que les mesures par lesquelles les autorités françaises ont attribué à EDF et maintenu à son bénéfice l’essentiel des concessions hydroélectriques en France sont incompatibles avec l’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne », informe la commissaire européenne. Afin de bien préciser sa pensée, la direction de la concurrence écrit dans l’introduction de son rapport que ces attributions créent « une inégalité des chances entre les opérateurs économiques dans l’accès aux ressources hydrauliques aux fins de la production d’électricité permettant à EDF de maintenir ou de renforcer sa position dominante en France sur les marchés de la fourniture d’électricité au détail ».

(Des extraits de cette lettre ont été blanchis pour des raisons de confidentialité)

Cette remise en cause est lourde de conséquences, non seulement pour EDF, mais pour l’ensemble du système électrique français. Car l’énergie hydroélectrique est une des pierres angulaires de ce système. Représentant un peu plus de 12 % de la production électrique en France, les barrages constituent la seule énergie stockable, disponible à tout moment, pour assurer la continuité sur le réseau face aux consommations de pointe et aux intermittences de production, devenues de plus en plus fréquentes avec l’émergence des autres énergies renouvelables (éolien et solaire). Ce sont aussi les barrages qui soutiennent la sûreté du parc nucléaire français, bâti au bord de l’eau, en fournissant l’eau nécessaire au refroidissement des centrales, et en prévenant le risque d’inondations de sites nucléaires.

Toutes ces données ne semblent pas prises en considération, la sécurité paraissant par définition acquise à la commission. « La procédure en cours, dans la mesure où elle vise à faire respecter les règles de concurrence, ne remet aucunement en cause l’application des règles assurant la sécurité approvisionnement, qui continuent à être applicables », nous a répondu le porte-parole de la direction de la concurrence. « Bien sûr, il y a des cahiers des charges qui peuvent poser des obligations de sécurité. Mais que valent-ils face à la perspective de gains rapides, de la vente d’électricité hydraulique quand le MW est le plus cher ? Cela fonctionne jusqu’au jour où  il y a un accident », remarque un spécialiste du réseau.

De toutes façons, la grande affaire pour la commission européenne, c’est l’entorse à la concurrence libre et non faussée sur le marché de l’énergie. La France possède le deuxième réseau hydroélectrique européen. Bâti pour l’essentiel au sortir de la Seconde Guerre mondiale, il est totalement amorti. Il permet de produire l’énergie renouvelable la moins chère, entre 20 et 30 euros le mégawattheure, contre plus de 50 euros pour le nucléaire, au-delà de 80 euros pour l’éolien et le solaire. Selon la direction générale de l’énergie et du climat, les installations hydroélectriques dégagent un excédent brut d’exploitation de 2,5 milliards d’euros par an. Investissements et rémunération du capital déduits, le bénéfice s’élèverait à quelque 1,25 milliard d’euros par an.

De tels résultats suscitent bien des convoitises. Tous les privés en veulent leur part. Dès 2006, date de l’ouverture du marché français de l’énergie à la concurrence, les rivaux d’EDF ont demandé à bénéficier eux aussi des concessions hydrauliques, exploitées jusqu’alors à 80 % par EDF et 17 % par Engie (ex-GDF-Suez) dans le cadre de la nationalisation de l’électricité et de la loi sur l’eau. En 2012, l’association française indépendante de l’électricité et du gaz (Afieg), regroupant l’allemand E.ON, l’italien Enel, le suédois Vattenfall, le suisse Alpiq, s’est à nouveau manifestée pour réclamer d’avoir sa part dans les concessions hydrauliques. Depuis, certains membres semblent s’être beaucoup activés pour porter le dossier devant la commission européenne.

Le cas n’aurait pas pris aussi mauvaise tournure si le gouvernement français n’avait pas adopté des positions volontairement floues, pratiquant depuis des années un double langage, promettant une chose à Paris, une autre à Bruxelles. « Le problème ne vient pas tant de la réglementation européenne que de la loi Sapin [de 1993, qui oblige la mise en concurrence et un appel d’offres lors des renégociations de concession – ndlr]. En changeant le statut d’EDF en 2006, en abandonnant le statut de service public, l’État s’est retrouvé dans l’obligation de lancer des appels d’offres lors du renouvellement des concessions hydroélectriques. La droite a enterré le problème. En 2011, il aurait été possible, lors la discussion de la directive européenne sur les concessions, d’exclure les barrages. Le gouvernement allemand, incité par des lobbies très actifs, y est parvenu. Mais le gouvernement français n’a rien fait. En arrivant au ministère, j’ai hérité de la patate chaude », raconte la députée Delphine Batho, ancienne ministre de l’écologie (de mai 2012 à juillet 2013).

À l’époque, Delphine Batho, considérant que ce capital hydraulique payé par les générations passées devait être conservé dans des mains publiques, a cherché des alternatives pour éviter de dilapider ce patrimoine. Elle ira jusqu’à proposer la renationalisation de la production hydroélectrique et la création d’un établissement public pour le gérer. Renationaliser, quel vilain mot ! L’idée est enterrée à toute vitesse par le gouvernement et Bercy, alors que les lobbies électriques européens se mettent en branle pour conjurer tout projet pouvant contrer leurs intérêts.

Sans réciprocité

Le gouvernement ira plus loin. Tandis que le ministre des finances d’alors, Pierre Moscovici, aujourd’hui commissaire européen aux affaires économiques et financières, négocie début 2013 avec la commission de nouveaux dépassements budgétaires français par rapport aux règles de Maastricht, un codicille est discrètement introduit lors de ces négociations. En contrepartie de la bienveillance de la commission européenne sur ses écarts budgétaires, l’État français propose de privatiser ses concessions hydrauliques. « Aucun autre État européen n’a accepté de renoncer à avoir la maîtrise de ses barrages », s’indignent alors plusieurs députés.

Venant en défense de la proposition gouvernementale, la Cour des comptes émet un opportun référé le 21 juin 2013. Elle y relève que l’État n’a pas respecté ses engagements de mise en concurrence des installations hydroélectriques. Ces manquements, insiste-t-elle, entraînent une perte de recettes budgétaires, estimées selon elle à 250 millions d’euros d’ici à 2016 et surtout à une captation de la rente hydroélectrique par les concessionnaires, en d’autres termes EDF.

Mais de quelle rente parle-t-on, interrogent dans un rapport parlementaire d’octobre 2013 sur les concessions hydrauliques les députés Marie-Noëlle Battistel (PS, suppléante de Didier Migaud, elle lui a succédé lorsque celui-ci a pris la présidence de la Cour des comptes) et Éric Straumann (LR). « Comment peut-on considérer que la rente hydroélectrique soit abandonnée au concessionnaire sortant dès lors que celui-ci est obligé, dans les tarifs réglementés de vente, de fournir l’électricité au coût de production ? La rente hydroélectrique profite en réalité au consommateur, directement concerné par la question du pouvoir d’achat… », écrivent alors les rapporteurs en réplique à l’analyse de la Cour des comptes, tout en rappelant que les collectivités, par le biais des redevances, et l’État, grâce aux dividendes d’EDF, sont directement intéressés aux résultats de l’entreprise publique et de sa gestion du parc hydraulique.

Dans leur rapport, les deux députés insistent aussi sur l’importance d’assurer la sécurité du système électrique, de gérer les usages de l’eau (de nombreuses usines et exploitations agricoles sont liées aux infrastructures hydrauliques), de préparer la transition du système énergétique français. Ils soulignent aussi les risques de dégradation des territoires, de suppression d’emplois, de délitement du modèle français. Dans leur recommandation, ils préconisent de confier la gestion du parc hydraulique à un exploitant unique sous la forme d’attribution, afin que l’État conserve la maîtrise de tout le système de l’eau. Le rapport fut adopté à l’unanimité par les membres de la commission des affaires économiques.

Le gouvernement est resté sourd à tous ces arguments. À l’occasion de la loi de transition énergétique, il a lancé la privatisation des barrages. Lors de la discussion sur le projet de loi, les députés de droite comme de gauche ont tenté de s’opposer à cette disposition et défendu le maintien d’un contrôle public du parc hydraulique. En vain. « C’est la raison pour laquelle je me suis abstenue lors du vote de la loi», dit Delphine Batho. L’alliance de circonstance entre une haute administration qui, par idéologie, réfute tout intérêt de l’État, des lobbies privés et des élus qui rêvent de conforter leur pouvoir en captant une partie de la manne des barrages a eu raison de toutes les résistances et objections.

Pour sauver les apparences, le gouvernement prévoit, dans le cadre de la loi sur la transition énergétique adoptée en juillet, une privatisation partielle et non totale. Il est prévu que les concessions des ouvrages hydrauliques soient remises en concurrence par le biais d’appels d’offres. Leur exploitation doit se faire par le biais de sociétés d’économie mixte, l’État ou les collectivités locales détenant au moins 34 % du capital, l’opérateur au moins 34 % aussi. Alors que les affaires liées à l’attribution des concessions d’eau dans les municipalités sont encore dans toutes les mémoires, on n’ose imaginer ce qu’il pourra advenir alors que les enjeux sur ces concessions hydrauliques se chiffrent en centaines de millions d’euros.

Mais il y avait un risque pour le gouvernement, que le nouveau système mette trop longtemps à se mettre en place. La mise en demeure de la direction européenne de la concurrence tombe à pic. Elle devrait permettre d’accélérer le processus et de remettre en cause des concessions qui n’auraient peut-être été renouvelées que dans dix ou quinze ans, voire plus, au motif que l’État se doit de répondre aux injonctions de Bruxelles.

Reste un problème, cependant, qu’il va bien falloir justifier tant au niveau européen qu’au niveau français. Comment expliquer que la France soit la seule à ouvrir ses barrages hydrauliques à la concurrence, alors que tous les autres États européens en conservent un contrôle étroit ? L’Allemagne a exclu ses barrages de la concurrence. Les concessions sont octroyées par les Länder pour une durée de 40 à 80 ans. Et la commune dispose d’un droit de veto sur tout nouvel exploitant. La Suède, dont un des opérateurs lorgne les barrages français, a mis ses barrages sous le régime de l’autorisation publique. En Norvège, les exploitations hydrauliques sont obligatoirement accordées à une structure publique pour une durée illimitée. En Autriche, les concessions sont accordées pour une durée de 60 à 80 ans. En Italie, les concessions attribuées à l’Enel, l’électricien historique, sont toutes maintenues au moins jusqu’en 2029. La Suisse, candidate aussi pour reprendre des barrages en France, ne relève pas du droit européen.

« Vos rapporteurs ont été soumis à la pression insistante d’opérateurs étrangers qui souhaitent pénétrer le marché français sans être menacés sur leur propre marché. Lorsque nous les avons interrogés, ils ont été bien en peine de répondre à nos questions sur la réciprocité. Aucun autre État membre n’est amené à mettre en concurrence un parc hydraulique conséquent dans les mêmes conditions que la France », rappelaient Marie-Noëlle Battistel et Éric Straumann dans leur rapport.

Pour l’instant, l’argument ne semble pas gêner la direction européenne de la concurrence. Celle-ci pourrait même aller encore plus loin. Selon des rumeurs persistantes, elle pourrait interdire à EDF de présenter sa candidature à tout appel d’offres sur les renouvellements de concession. Interrogé à ce sujet, le porte-parole de la commission n’a pas voulu répondre, indiquant que la question était prématurée.

Si ce n’est pas une mise à mort programmée du modèle français, cela y ressemble beaucoup. Le système intégré et unifié, mis en place après la Seconde Guerre mondiale, paraît condamné pour faire place à un système privatisé, morcelé, tel qu’il existait dans les années 1930 et qui se révéla incapable de mener à bien l’équipement du territoire. Les dispositifs prévus signent à terme la fin de la péréquation et des tarifs régulés. La gestion de la Compagnie nationale du Rhône, détenue à 51 % par des collectivités locales et 49 % par Engie, donne une illustration des nouvelles pratiques à venir. Si les collectivités locales touchent quelque 200 millions d’euros de redevances par an, les dizaines de millions de bénéfices restants vont aux actionnaires et aux dirigeants, en aucun cas aux consommateurs. Ce qui s’appelle partager la rente.

Quant à EDF, s’il se trouve privé de tout ou partie de sa production hydraulique, alors que dans le même temps, il lui faut gérer la réduction du nucléaire et le démantèlement de son parc, et que l’État ne cesse de lui imposer de nouvelles obligations, il ne peut que crouler sous les contraintes et être condamné à augmenter sans cesse les tarifs. Toute la charge va être reportée sur les consommateurs et les contribuables. C’est ce qui s’appelle sans doute les bénéfices de la concurrence libre et non faussée.

Source : Médiapart, Martine Orange, 03-11-2015

30 réponses à La privatisation des barrages, c’est la paix !

Commentaires recommandés

bm607 Le 13 novembre 2015 à 06h04

Pour ma part en tant qu’ancien des métiers de la production d’électricité, je vois, dans le principe de la mise en concurrence vue par bruxelles (quand je parle des institutions de l’uE je ne mets pas de majuscule à ce “machin”) sur ce point particulier de l’électricité, une mise en concurrence entre les différentes sources d’énergie électrique, ce qui est une imbécilité : la production électrique est un ensemble, chaque source ayant ses avantages et inconvénients dans le mix mais au global participe à un prix constant toute l’année (malgré le coût élevé de l’électricité en hiver qui s’envole parfois sur les marchés spot) et pour tout le monde.

L’hydraulique a beaucoup d’avantages (c’est surtout l’énergie la moins chère) mais aussi quelques inconvénients (manque de flexibilité : un barrage plein ne peut plus stocker davantage il faut turbiner même si pas de besoins réseau, et s’il est vide…), c’est pour ça que la très grosse majorité du potentiel français est exploité.
La régulation des pointes (journalières, hebdomadaires) se fait avec des énergies plus couteuses (par exemple les pointes exceptionnelles en hiver se font parfois avec des turbines à combustions (TAC) au coût du kWh très élevé mais opérationnelles en moins de 30 min).

Si on retire l’hydraulique à EDF, mathématiquement celui-ci devra augmenter ses prix du kWh, et il n’y a pas de raison que les centrales hydrauliques produisant à bas coût mais dans les mains du privé n’alignent pas leurs prix sur celui de la production d’EDF : pourquoi feraient-ils moins chers alors que l’équilibre énergétique du pays ne peut se passer de cette énergie (au moins à court et moyen terme) ?

Ils peuvent a minima se mettre à un prix juste inférieur à celui des principales sources (nucléaire, pétrole charbon fioul) car alors économiquement il serait idiot de se passer de leur courant, rien ne pourrait lutter contre eux même sur le long terme, et ça leur laisserait encore une belle marge de progression de prix.
En poussant à l’extrême ils pourraient même se mettre sur le court terme à n’importe quel prix vu qu’ils sont incontournables si on ne veut pas couper l’électricité à certains usagers (pas de possibilité de s’approvisionner à l’étranger, les lignes transfrontalières ont une capacité très limitée, pas de produit alternatif, au moins à court terme… drôle de concurrence n’est-ce pas ?), ce qui serait difficile à justifier du point de vue politique.

Les différents opérateurs hydrauliques ne seraient même pas en concurrence entre eux, même si un vendait à 20 ct et un autre à 40 il faudrait prendre les deux : on ne peut actuellement se passer de leur contribution et la remplacer par autre chose en terme de volume de production, du moins à court terme (et ils ne laisseraient pas la situation dégénérer au point qu’on puisse se passer d’eux, on peut leur faire confiance je pense).

Il y aurait donc nécessairement des textes les contraignants à certaines obligations, mais on peut faire confiance aux rapaces financiers des entreprises pour exploiter toutes les failles et augmenter les prix : leur intérêt n’est pas d’avoir des prix du kWh plus faibles comme ce l’est actuellement pour les politiques pour des raisons électorales ou pour une entreprise en concurrence avec d’autres puisque ce n’est pas le cas, mais d’avoir des actionnaires satisfaits.
C’est donc la facture du particulier et des entreprises qui servira de manne, avec pour corolaire une rentabilité assurée pour les actionnaires, ce qui est la norme (…après nous le déluge, pour l’instant ce qui importe ce sont les résultats de l’année et les primes des dirigeants).

Bref, de la mise en concurrence stupide, ce que les autres pays ont bien vue et ont donc refusée, mais sur ce sujet nous réussissons l’exploit d’être les plus idiots de l’uE.
Bravo encore une fois à nos politiques.

  1. Emmanuel Le 13 novembre 2015 à 01h00
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    Allez, ils nous refont le coup de la rente.
    Dorénavant, tout profit massif échappant aux entreprises transnationales sera jugé illégitime.


    • Caliban Le 13 novembre 2015 à 05h32
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      Privatisation des bénéfices, socialisation des coûts. C’est je crois, la règle n°1 du néo-libéralisme.


  2. Crapaud Rouge Le 13 novembre 2015 à 02h25
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    Il y a probablement un lien entre la privatisation exigée et ce rapport de l’Ademe que Sylvestre Huet, (journaliste à Libé), critique sur son blog : “Le mix électrique 100% EnR de l’Ademe” (http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2015/11/ademe-un-mix-%C3%A9lectrique-100-enr.html)

    C’est un rapport très curieux, car il tient du pur exercice intellectuel, gratuit et parfaitement inutile. Il prétend en effet que “la France métropolitaine peut s’alimenter en énergie 100% renouvelables. Avec, cerise sur le gâteau, un prix comparable à une option nucléaire.“. Donc zéro nucléaire dès 2050 mais :
    – zéro scénario de transition (donc 100% opération du Saint Esprit)
    – 100% d’hypothèses ad hoc (extrêmes climatiques, pics de conso, technologies,…)
    – rien sur la stabilisation du réseau (il faut de grosses centrales ou de l’hydraulique)
    – zéro anticipation de la démographie (on sera 80 millions)
    – zéro anticipation du climat
    – calculs des prix au centime près.

    Il est clair que l’étude ne rime à rien, mais son sens apparaît désormais clairement : il signifie que l’on peut se débarrasser du monopole d’EDF sur le nucléaire. Et si l’on peut faire ça, alors autant commencer tout de suite par lui ravir celui de l’hydraulique…


    • Crapaud Rouge Le 13 novembre 2015 à 02h32
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      Quand on sait par ailleurs que : “L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) français créé en 1991. Il est régi par la loi n° 90-1130 du 19 décembre 19901 (publié au JO du 22 décembre 1990) et le décret n° 91-732 du 26 juillet 19912 (publié au JO du 28 juillet 1991). Il est placé sous la tutelle des ministres chargés de la recherche, de l’écologie et de l’énergie.“, (https://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_de_l'environnement_et_de_la_ma%C3%AEtrise_de_l'%C3%A9nergie), l’on comprend tout de suite que ce rapport, bien que complètement bidon, a été pondu sur commande et à toute fin utile.


    • Tassin Le 13 novembre 2015 à 11h01
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      J’ai lu l’article. Il se trouve que c’est le domaine dans lequel j’évolue professionnellement.
      Il en ressort que Sylvestre Huet n’y connait absolument rien en énergie, encore moins aux renouvelables, et prend complètement partie en faveur du nucléaire. Il n’y a qu’à lire la conclusion. “Un mix électrique 100% EnR aurait donc, en France, non pas un objectif climatique, mais uniquement celui de l’éviction du nucléaire. Et cette étude ne permet pas de savoir si cela serait techniquement possible ou économiquement judicieux.”
      Le scénario de l’Ademe peut-être critiqué en bien des points, notamment l’impact écologique de produire 422 TWh d’électricité, mais certainement pas sur la faisabilité technique.


      • Crapaud Rouge Le 13 novembre 2015 à 12h44
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        mais certainement pas sur la faisabilité technique” ? Alors dites-moi pourquoi l’Ademe n’a pas posé le problème de la stabilité du réseau ? Pourquoi aucune prospective sur le climat en 2050 ? Comment fait-on pour fermer N centrales nucléaire d’ici 2050, c’est-à-dire en 30 ans environ, alors qu’on n’arrive pas fermer Fessenheim en 10 ans ? Et le démantèlement des centrales nucléaires dans un contexte que l’on cherche à privatiser à 100%, qui va le financer ? Peut-être que “Sylvestre Huet n’y connait absolument rien en énergie“, mais j’ai pas l’impression qu’ils en sachent plus que lui à l’Ademe.


        • Tassin Le 13 novembre 2015 à 16h51
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          La stabilité en fréquence est tout à fait prise en compte puisque le calcul repose sur le même moteur que le scénario allemand qui a détaillé heure par heure son scénario 2050 sur 1 an.
          Le climat en 2050 : personne ne sait ce qu’il en sera.
          Sur les 30 centrales à fermer et le démantèlement à financer : faudrait demander à EDF/AREVA/gouvernement pourquoi rien n’a été prévu. C’est évidemment encore une fois la génération suivante qui va payer pour le gaspillage d’énergie des 2 générations précédentes.


      • Vincent Le 13 novembre 2015 à 16h59
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        Quand vous dites que vous travaillez dans le domaine, vous parlez de quel domaine ?
        Personnellement, je suis dans l’ingéniérie de hydroélectricité.
        J’ai regardé l’étude ADEME. On ne peut pas dire que ce n’est pas une étude scientifique : elle est bien faite, mais repose sur tellement de suppositions que ça ne rimme à rien, si ce n’est un objectif de communication.
        Mais, là où ils sont honètes, c’est qu’on le comprend bien quand on lit l’article.
        Quelques exemples de “limites” de cette étude :
        – on suppose que des technologies qui n’existent pas ou à l’état de prototype pourront être déployées massivement à l’échelle industrielle,
        – on ne se pose pas la question de la stabilité du réseau électrique, et notamment des harmoniques sur les réseaux (tous les moyens de production envisagés sont des signaux regénérés par hachage, avec un max d’harmoniques),
        – On ne se pose pas la question de l’augmentation considérable du nombre de lignes THT,
        – J’ai l’impression qu’on néglige les rendements (faibles) des stockages / désockages, hors STEP,
        – On néglige le fait que la quasi totalité des sites de STEP, ou du moins ceux qui permettent un stockage vraiment massifs, ont déjà été équipés, et je doute qu’on puisse doubler leur capacité,
        – On ne se pose la question d’assurer la continuité du service électrique que si les conditions météos sont suffisamment bonnes (au lieu de garantir à 99.9% la continuité, on choisit une semaine au hasard, ni trop anticyclonique, ni trop froide, ni trop nuageuse, etc.)
        – On ne se pose pas la question du recyclage ou de la fourniture de matériaux rares pour les batteries et autres composants électrotechniques à une telle échelle,
        – Enfin, on suppose que, malgré le développement à prévoir des voitures électriques, du transport ferroviaire électrifié, et l’augmentation de la population, on pourra diminuer substanciellement la consommation,

        Bref, une étude qui peut être intellectuellement intéressante, à condition de bien cerner ses limites, et de ne surtout pas en déduire qu’on peut en tirer une politique. Car ce qui est techniquement faisable ne se plie pas forcément à ce qui est médiatiquement faisable…


  3. Crapaud Rouge Le 13 novembre 2015 à 02h57
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    Quant à EDF, (…) il lui faut gérer la réduction du nucléaire et le démantèlement de son parc” : d’où ça sort ? Même pour Fessenheim la décision de fermeture définitive n’est pas tombée. Et ne semble pas près de l’être, qui plus est.


  4. bm607 Le 13 novembre 2015 à 06h04
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    Pour ma part en tant qu’ancien des métiers de la production d’électricité, je vois, dans le principe de la mise en concurrence vue par bruxelles (quand je parle des institutions de l’uE je ne mets pas de majuscule à ce “machin”) sur ce point particulier de l’électricité, une mise en concurrence entre les différentes sources d’énergie électrique, ce qui est une imbécilité : la production électrique est un ensemble, chaque source ayant ses avantages et inconvénients dans le mix mais au global participe à un prix constant toute l’année (malgré le coût élevé de l’électricité en hiver qui s’envole parfois sur les marchés spot) et pour tout le monde.

    L’hydraulique a beaucoup d’avantages (c’est surtout l’énergie la moins chère) mais aussi quelques inconvénients (manque de flexibilité : un barrage plein ne peut plus stocker davantage il faut turbiner même si pas de besoins réseau, et s’il est vide…), c’est pour ça que la très grosse majorité du potentiel français est exploité.
    La régulation des pointes (journalières, hebdomadaires) se fait avec des énergies plus couteuses (par exemple les pointes exceptionnelles en hiver se font parfois avec des turbines à combustions (TAC) au coût du kWh très élevé mais opérationnelles en moins de 30 min).

    Si on retire l’hydraulique à EDF, mathématiquement celui-ci devra augmenter ses prix du kWh, et il n’y a pas de raison que les centrales hydrauliques produisant à bas coût mais dans les mains du privé n’alignent pas leurs prix sur celui de la production d’EDF : pourquoi feraient-ils moins chers alors que l’équilibre énergétique du pays ne peut se passer de cette énergie (au moins à court et moyen terme) ?

    Ils peuvent a minima se mettre à un prix juste inférieur à celui des principales sources (nucléaire, pétrole charbon fioul) car alors économiquement il serait idiot de se passer de leur courant, rien ne pourrait lutter contre eux même sur le long terme, et ça leur laisserait encore une belle marge de progression de prix.
    En poussant à l’extrême ils pourraient même se mettre sur le court terme à n’importe quel prix vu qu’ils sont incontournables si on ne veut pas couper l’électricité à certains usagers (pas de possibilité de s’approvisionner à l’étranger, les lignes transfrontalières ont une capacité très limitée, pas de produit alternatif, au moins à court terme… drôle de concurrence n’est-ce pas ?), ce qui serait difficile à justifier du point de vue politique.

    Les différents opérateurs hydrauliques ne seraient même pas en concurrence entre eux, même si un vendait à 20 ct et un autre à 40 il faudrait prendre les deux : on ne peut actuellement se passer de leur contribution et la remplacer par autre chose en terme de volume de production, du moins à court terme (et ils ne laisseraient pas la situation dégénérer au point qu’on puisse se passer d’eux, on peut leur faire confiance je pense).

    Il y aurait donc nécessairement des textes les contraignants à certaines obligations, mais on peut faire confiance aux rapaces financiers des entreprises pour exploiter toutes les failles et augmenter les prix : leur intérêt n’est pas d’avoir des prix du kWh plus faibles comme ce l’est actuellement pour les politiques pour des raisons électorales ou pour une entreprise en concurrence avec d’autres puisque ce n’est pas le cas, mais d’avoir des actionnaires satisfaits.
    C’est donc la facture du particulier et des entreprises qui servira de manne, avec pour corolaire une rentabilité assurée pour les actionnaires, ce qui est la norme (…après nous le déluge, pour l’instant ce qui importe ce sont les résultats de l’année et les primes des dirigeants).

    Bref, de la mise en concurrence stupide, ce que les autres pays ont bien vue et ont donc refusée, mais sur ce sujet nous réussissons l’exploit d’être les plus idiots de l’uE.
    Bravo encore une fois à nos politiques.


    • social21eme Le 13 novembre 2015 à 15h52
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      comme tu le developpe tres bien, il n’y a plus qu’a se rendre une nouvelle fois a l’evidence, que nous somme gouverné par des traitres au service d’interêts financiers ploutocrates !


  5. Patrick Luder Le 13 novembre 2015 à 06h50
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    Excellente nouvelle pour la pensée courtermiste du capitalisme => on privatise toute une région et hoppp … c’est à nous, c’est chez nous, on fait ce qu’on veut chez nous et tout le monde dehors, c’est privé que l’on vous dit !

    Excellente nouvelle pour la pensée du développement durable => le capitalisme nous montre ses excès et nous donne enfin les armes pour mettre à table la discussion de la toute puissance de la propriété foncière ou de la propriété des services publiques !


  6. Papy Le 13 novembre 2015 à 07h57
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    ouais … un peu à la bourre médiapart !
    Il y a deux ans, Proglio était interrogé au sénat sur la cession des barrages au privé.
    La seule utilité de LCP étant les retransmissions de débats, le reste n’est que propagande entre fourest et haziza !
    L’intervention de Proglio était très intéressante car il n’était pas opposé au principe de la cession (du moment qu’il a son chèque …) mais soulevait son impact dans le schéma EDF.
    Les barrages servent à gérer les pointes chez EDF.
    Si vous mettez les barrages dans le privé, les braves gens qui les posséderont voudront produire pour faire du business et donc vous imaginez la réserve pour les pointes EDF et la gestion de la ressource en eau …


  7. tchoo Le 13 novembre 2015 à 09h37
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    Encore une fois Mélenchon en parle depuis des mois
    aucun organe de presse n’a esquissé la moindre enquête
    Médiapart est là, encore


  8. Gendre Le 13 novembre 2015 à 09h56
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    Bonjour,
    J’ai lancé une pétition sur change.org contre l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectrique, merci de signer et de faire circuler.
    Vous pouvez la signer ici :
    https://www.change.org/p/s%C3%A9gol%C3%A8ne-royal-ministre-de-l-%C3%A9cologie-du-d%C3%A9veloppement-durable-et-de-l-%C3%A9nergie-non-%C3%A0-l-ouverture-%C3%A0-la-concurrence-des-concessions-hydro%C3%A9lectriques


  9. Pierre Davoust Le 13 novembre 2015 à 10h52
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    Il se peut que la privatisation des barrages soit la paix…
    Et la privatisation des forêts domaniales ou de certaines dunes côtières, comme c’est en projet pour quatre d’entre elles en Bretagne… Ce sera la guerre ? Peut-être bien si l’on veut bien se rappeler qu’au XIII e siècle, nous autres manants étions encore pendus pour avoir braconné un lapin de garenne.
    Et puis, la gestion privée des retenues d’eau… parlons-en comme sur l’Orb, dans le Nord ou ailleurs, si l’opportunité d’un gros orage tombe à pic ou des nues pour un délestage…
    Doit-on aussi se rappeler des autoroutes ?
    Pourquoi ne vendrait-on pas le palais de l’Élysée ? à moins qu’il ne soit déjà vendu au qatar ou aux séoud ?


    • Astatruc Le 13 novembre 2015 à 13h05
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      Pierre Davoust,

      Tiens, l’Elysée, c’est exactement ce que je me suis dit, et Matignon, aussi, ah, on me dit dans l’oreillette que c’est déjà fait .
      🙂


  10. Ced Le 13 novembre 2015 à 11h12
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    Bonjour

    Avant, j’étais pour les privatisations. Le narration médiatique nous expliquait que les administrateurs de l’état n’étaient pas assez compétents et qu’il était préférable, pour l’avenir de l’entreprise, de transmettre les bijoux de famille à des entités privées. Plus professionnelles… Plus créatrices d’emplois… Plus de rentrées fiscales aussi…

    Il est évident aujourd’hui que ce n’est pas un problème de compétence mais de malhonnêteté (Areva…). Les entreprises publiques sont volontairement “sabotées” afin de justifier leur privatisation. Et quand elles réussissent, elles sont bradées (Alstom, autoroutes…).

    Avant, naïf que j’étais, je me disais que les privatisations étaient dans l’intérêt des peuples et d’une nation. C’est tout le contraire !
    Le troupeau que nous sommes est mis en danger (agro et pharma), affaibli (chômage), détruit (europe), manipulé (médias), escroqué (fraude fiscale, banques, impôts. ..), trompé (lobbies) par ces mêmes entreprises privées (multinationales) qui décident des lois par l’entremise de nos faibles et corrompus dirigeants. De gauche comme de droite.

    L’Europe américaine exige la privatisation des biens et des services. Source de croissance et plein emploi. Le bonheur quoi ! Lol

    Aujourd’hui mon pays ne protège pas ses bijoux de famille, brade son héritage et arrive même à nuire à ses entreprises privées (Peugeot en Iran).
    Ce n’est plus de l’incompétence, c’est autre chose.


  11. Cyri Le 13 novembre 2015 à 11h45
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    Je ne résiste pas à partager le lien. Je viens de regarder ce petit reportage qui parle d’Alstom mais qui met en lumière l’offensive américaine de rachat des entreprises stratégiques.
    https://www.youtube.com/watch?v=88cZestFj9c


  12. SanKuKai Le 13 novembre 2015 à 11h58
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    Si Bruxelles veut VRAIMENT la concurrence pure et parfaite voici quelques dossiers a creuser:
    – Concurrence déloyale et protectionnime des pays de l’est, du Sud car ils ont un salaire minimum et des niveaux de salaire inférieurs.
    – Concurrence déloyale et protectionnisme de l’Irlande qui une politique fiscal plus avantageuse.
    – Concurrence déloyale de l’Angletterre quand elle joue avec sa monnaie.
    – etc…

    Si vraiment ils luttent pour une concurrence ouverte, loyale et parfaite, ils devraient peut etre commencer par les chantiers les plus gros, non?…
    A moins bien sur que cette recherche de la concurrence pure et parfaite ne soit qu’une chimere uniquement utilisée pour voler les biens publics qui fonctionnent au profit de quelques rapaces.


  13. DVA Le 13 novembre 2015 à 13h28
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    Explosif !!!
    Le plus important est quand même défini dans cet article explosif De Charles Sannat!!!

    Extraits…Vendre nos barrages c’est vendre la seule et unique électricité réellement décarbonée.

    …Le mamamouchi biologique se garde donc bien de nous dire ce qui est en train de se passer sous l’amicale pression de notre gentille Europe qui est notre avenir…
    …Donc notre Europe qui vous VEUT que du bien et surtout votre pognon a décidé dans sa grandissime bienveillance, d’exiger de nous que nous privatisions et vite, les barrages, pour l’essentiel, construits par nos aînés et financés par les impôts de nos parents et de nos grands-parents.

    Evidemment, en privatisant les barrages, on va refiler à quelques sociétés privées (et qui ne peuvent pas être EDF puisqu’EDF n’a même pas le droit de proposer de racheter ses propres barrages avec notre propre pognon) la possibilité de gagner tout plein d’argent d’autant plus que ces barrages vont rapporter deux fois…

    La première escroquerie est de transférer les gains d’une infrastructure que nous avons payée et financée à des sociétés qui ne sont là que pour faire du pillage et de la rapine légalisée exactement comme ce fût le cas pour les péages et les autoroutes.

    La deuxième escroquerie évidente, c’est qu’au moment même où l’autre buveur de caoua chez les Lucettes fait sont pimpim avec l’écologie (dont il se fout par ailleurs comme d’une guigne) la valeur de l’énergie « décarbonée » va finir par bondir.

    Car tout l’agenda de la Cop21 consiste à criminaliser et donc taxer de plus en plus fortement les émissions de carbone, donc toutes les énergies fossiles. Et qu’elles sont les sources de production d’électricité non-intermittentes et sans carbone qui vont avoir tout plein de crédit carbone ? Et oui, c’est l’hydro-électricité…
    http://insolentiae.com/2015/11/05/scandale-faisons-barrage-a-la-vente-des-barrages-ledito-de-charles-sannat/


    • groucho Le 13 novembre 2015 à 16h38
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      “l’agenda de la Cop21 consiste à criminaliser et donc taxer de plus en plus fortement les émissions de carbone, donc toutes les énergies fossiles.”

      Vraiment ? Voici ce qu’en pense John Kerry qui s’exprime dans le Financial Times du 11 novembre ( http://www.ft.com/cop21 ) :
      « Ce ne sera certainement pas un traité. […] Il n’y aura pas d’objectifs de réduction juridiquement contraignants, comme cela avait été le cas à Kyoto. »

      Autant dire que c’est du pipeau avant même le début…


  14. francisco Le 13 novembre 2015 à 13h36
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    bonjour
    Et oh miracle … S. Royal se prononce contre cette privatisation des barrages, biens inaliénables de la république citoyenne française! Parbleu!!! À vendre, dans le suivisme des USA – royaume actuel du marché comme mythe religieux = démocratie marchande religieuse – ou de l’Allemagne – royaume du mythe de l’utilitaire national, ici germanique (et cela fait plus d’un siècle que cela sévit chez eux) – on finirait presque par penser que les Anglais ou les Français (ou les Russes, depuis longtemps, comme les Chinois et d’autres) n’existent plus dans ce monde du chaos de la globalisation marchande. Sur le mode germanique = un seul chef (le marché), un seul peuple (les riches qui par ruissellement vont enrichir les autres = les esclaves de la plèbe), une seule nation globale sur terre (les meilleurs, mesurés à l’aulne du temps) …
    “bis repetita placent” disaient les latins, fa temps … à croire que cette expression de la “common decency” a du mal à pénétrer jusqu’à nos cerveaux occidentaux pourtant gavés de connaissances accessibles et de richesses (de plus en plus difficiles à entrevoir).
    Christian


  15. Phil Le 13 novembre 2015 à 18h56
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    Rien de choquant, tout est dans la logique bruxelloise.
    Le profit au privé, la dette au public
    De même,
    Les énergies dites propres au privé, le nucléaire au public.


  16. RD Le 13 novembre 2015 à 20h40
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    Et ce genre de chose ne pose aucun problème aux “écologistes” (il faudrait une dizaine de guillemets en plus) du type François de Rugy, qui trouve ça parfaitement normal. https://youtu.be/XA7raUdcr2w?t=20m12s


  17. A. Rimmer Le 14 novembre 2015 à 08h22
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    Avec les attaques du 13 novembre, voilà comment une info comme celle – ci va de nouveau passer à la trappe. Je l’avais lue il y a 1 semaine et hésité à envoyer le lien à Olivier.

    J’espère quand même qu’un maximum de gens qui lise ce blog signeront la pétition et relaieront l’info.


  18. A. Rimmer Le 14 novembre 2015 à 08h24
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    J’ajouterais que j’ai vainement cherché des infos complémentaires sur le net. Les seuls qui en parlent sont les syndicats et le PC ou front de gauche et quelques blocs lucides.
    Honte aux medias, ils sont clairement aussi coupable que sur le bordel syrien.


  19. Yoann Le 08 décembre 2015 à 14h22
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    Le collectif Hydro CGT a mis une pétition en ligne contre la privatisation des concessions hydrauliques en octobre 2014. A ce jour, 9705 personnes ont déjà signé la pétition
    N’hésitez pas à la diffuser et à la faire signer. Vous pouvez utiliser vos compte Facebook, Twiter … pour étendre les signatures.

    Si le lien ne fonctionne pas faite un copier coller dans la barre d’adresse
    http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2014N46821

    Suivez l’actualité sur la défense des concessions hydrauliques sur notre page Facebook :
    ZAD des Concessions Hydroélectriques – Facebook
    https://www.facebook.com/Collectif.Hydro.CGT


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