Source : Marjorie Cohn, Consortium News, le 29-05-2017

Le long supplice judiciaire de Julian Assange (et les menaces continuelles à l’encontre du fondateur de Wikileaks) tournent en dérision l’engagement supposé de l’Occident pour la liberté de la presse et le droit à savoir du public, comme l’explique Marjorie Cohn.

(mis à jour le 30 mai 2017, afin de supprimer la référence aux procureurs suédois qui n’ont jamais posé aucune question à Assange.)

Il y a près de cinq ans, l’Équateur garantissait au fondateur de Wikileaks Julian Assange l’asile politique dans son ambassade de Londres. L’objectif initial de l’asile était d’éviter une extradition aux États-unis. Deux ans auparavant, les autorités suédoises avaient lancé une enquête sur Assange pour agression sexuelle. La Suède a maintenant abandonné ces charges.

Le fondateur de Wikileaks Julian Assange. (Crédit photo : Espen Moe)

Assange a qualifié la décision suédoise de mettre fin à l’enquête de « victoire importante pour moi et pour le système des droits de l’homme des Nations-Unies ». Mais, a-t-il déclaré, « la véritable guerre vient juste de commencer », car la police métropolitaine de Londres avait averti que si Assange quittait l’ambassade équatorienne, elle l’arrêterait de par le mandat émis en 2012 contre lui pour ne pas s’être présenté à une cour de justice à la suite de son entrée à l’ambassade.

La raison initiale d’accorder l’asile à Assange demeure inchangée. Le gouvernement américain poursuit Assange depuis qu’en 2010, Wikileaks a publié les documents fuités par la lanceuse d’alerte Chelsea Manning. Ces documents, qui contiennent des carnets de guerre d’Afghanistan et d’Irak ainsi que des câbles du Département d’État américain, ont été finalement publiés par le New York Times, le Guardian anglais, et le magazine allemand Der Spiegel.

Les rapports divulgués mettent en évidence 20 000 morts, y compris des milliers d’enfants, selon Assange. Beaucoup de ces rapports contiennent des preuves de crimes de guerre. [Dans le matériel fuité se trouvait une vidéo de « meurtres collatéraux », la vision horrible d’un hélicoptère d’attaque américain abattant un groupe d’hommes irakiens, dont deux journalistes de Reuters, alors qu’ils déambulaient dans une rue de Bagdad, puis tuant un homme qui s’était arrêté pour porter secours aux blessés et blessant également deux enfants qui se trouvaient dans sa camionnette.]

Le rôle que la Suède a joué dans la saga Assange n’a jamais été éclairci. Les charges criminelles n’ont jamais été enregistrées. Le retard important du processus a été causé en partie par le procureur suédois, qui a insisté pour que Assange se rende en Suède pour y être interrogé. Assange a refusé, craignant que s’il se rendait en Suède, ce pays ne l’extrade vers les États-Unis.

Il se peut que l’enquête suédoise sur Assange ait été déclenchée à la demande des États-Unis. Le journaliste John Pilger a documenté la pression politique du gouvernement américain sur les autorités suédoises : le Premier ministre suédois et le ministre des Affaires étrangères ont tous deux attaqué Assange, qui a été mis en accusation sans aucune charge retenue. Assange a été prévenu que le service de renseignement suédois, le SAPO, avait été informé par son homologue américain que l’arrangement sur le partage d’informations américano-suédois serait interrompu si la Suède lui offrait sa protection.

Bien que l’enquête suédoise ait été abandonnée, la menace d’une arrestation persiste. La police de Londres a indiqué qu’elle arrêterait Assange pour ne pas s’être présenté à une cour de justice londonienne, s’il quitte l’ambassade. La Grande-Bretagne l’extraderait alors probablement vers les États-Unis pour de possibles poursuites judiciaires.

L’arrestation de Assange est une priorité américaine

Le procureur général Jeff Session a déclaré en avril que l’arrestation d’Assange était une priorité pour le Département de la justice, même si le New York Times a indiqué que les procureurs fédéraux étaient « sceptiques sur le fait qu’ils pourraient le poursuivre pour la charge la plus sérieuse, celle d’espionnage ». Le Département de la justice aurait envisagé de poursuivre Assange pour vol de documents gouvernementaux.

Le Procureur général Jeff Sessions. (Flickr US Customs and Border Protection)

La décision de poursuivre Assange marquera un virage à 180 degrés pour le président Trump. Au cours de la campagne présidentielle de 2016, Trump a déclaré : « J’adore WikiLeaks » après que le groupe a publié des courriels confidentiels du Comité national démocrate, que certaines agences de renseignement américaines ont affirmé avoir été fournies par des pirates russes (bien que Assange nie avoir obtenu les documents de la Russie).

En mars, WikiLeaks a publié des documents de la CIA contenant des logiciels et des méthodes de piratage électronique. C’était le début de la série « Vault 7 » de WikiLeaks, des articles écrits par Assange dans une rubrique libre du Washington Post, qui révélait « des preuves incroyables de l’incompétence de la CIA et d’autres dysfonctionnements ».

La publication comprenait « la création par l’agence, avec un coût de milliards de dollars pour les contribuables, d’un arsenal complet de virus cybernétiques et de programmes de piratage – sur lesquels l’agence a rapidement perdu le contrôle et dont elle a ensuite essayé de cacher la perte », a ajouté Assange. « Ces publications ont également révélé les efforts déployés par la CIA pour infecter avec des virus informatiques des produits de consommation très répandus et des automobiles ».

Le directeur de la CIA, Michael Pompeo, a qualifié WikiLeaks de « service de renseignements hostile non étatique, souvent encouragé par des acteurs étatiques comme la Russie ».

Pompéo a déclaré : « Nous devons reconnaître que nous ne pouvons plus laisser à Assange et à ses collègues la latitude d’utiliser les valeurs de la liberté d’expression contre nous ».Il poursuit : « Julian Assange ne bénéficie pas des privilèges du Premier amendement. Il n’est pas citoyen américain ».

Mais la Cour suprême a depuis longtemps jugé que la Constitution s’appliquait aux non-Américains, pas seulement aux citoyens américains. Et lorsque le département de la Justice d’Obama a envisagé la poursuite de WikiLeaks, les fonctionnaires des États-Unis ont été incapables de distinguer ce que Wikileaks avait fait de ce que le New York Times et le Guardian ont fait, puisqu’ils ont également publié des documents que Manning a divulgués. WikiLeaks n’est pas soupçonné de les avoir piratés ou volés.

Une semaine avant que Trump ne limoge le directeur du FBI James Comey, ce dernier a déclaré au Comité du renseignement de la Chambre des représentants : « WikiLeaks retient toute notre attention ». Il a déclaré que la position du département de la Justice « était [que] la collecte d’informations et le rapport d’informations légitimes ne sont pas concernés. Ils ne seront pas examinés ni poursuivis comme étant des actes criminels », ajoutant : « Notre objectif est et devrait se concentrer sur les « fuiteurs », et non pas sur ceux [qui] obtiennent ces fuites dans le cadre d’une collecte d’informations légitime. »

Mais Comey a déclaré : « une grande partie des activités de WikiLeaks n’a rien à voir avec les informations légitimes, informant le public, commentant des controverses importantes, mais il s’agit simplement de publier des informations classifiées pour nuire aux États-Unis d’Amérique ».

Comme Elizabeth Goitein, codirectrice du programme du Centre Brennan pour la liberté de la justice et la sécurité nationale, l’a écrit à Just Security, Comey établissait une distinction : « non entre les informations classifiées et leur publication, mais entre la publication pour de bonnes raisons et la publication pour de mauvaises ».

Ainsi, « permettre au FBI de déterminer qui est autorisé à publier des informations fuitées en fonction de l’évaluation par le bureau de son patriotisme, consisterait à traverser un Rubicon constitutionnel », a écrit Goitein.

D’autres défenseurs des libertés civiles ont également défendu WikiLeaks en tant qu’organisme d’information protégé par le Premier amendement. « Le gouvernement des États-Unis n’a jamais montré que Assange ait fait autre chose que de publier des informations fuitées », a déclaré Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch, au Times.

Ben Wizner, directeur du Projet de protection de la liberté de parole, de la vie privée et de la technologie à l’ACLU (American Civil Liberty Union) a déclaré dans un entretien avec le New York Times : « Jamais dans l’histoire de ce pays, un éditeur n’a été poursuivi pour avoir présenté des informations véridiques au public ».

La détention déclarée illégale de Assange

En 2016, après une enquête de 16 mois, le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a conclu que la détention de Assange par la Grande-Bretagne et la Suède était illégale. Il a déclaré : « La privation de liberté existe lorsqu’une personne est obligée de choisir entre le confinement, ou le renoncement à un droit fondamental – comme l’asile – et donc de faire face à un risque légitime de persécution ».

Une scène de la vidéo « Collateral Murder » dans laquelle un Irakien arrête sa camionnette pour aider les blessés dans l’attaque meurtrière d’un hélicoptère américain à Bagdad le 12 juillet 2007. Il va être abattu par les mêmes tireurs.

Le groupe des Nations unies a constaté : « La sortie de M. Assange de l’ambassade équatorienne l’obligerait à renoncer à son droit d’asile et à s’exposer à la persécution et au risque de maltraitances physiques et mentales que l’acceptation de sa demande asile avait pour but de lui éviter. Sa présence continue dans l’ambassade ne peut cependant pas être qualifiée de ’’volontaire’’ ».

Ainsi, l’ONU a conclu que le maintien continu de Assange dans l’ambassade « est devenu un état de privation arbitraire de liberté », en violation de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de l’International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR) [Convention internationale relative aux droits civils et politiques]

Alfred de Zayas, expert indépendant à l’ONU sur la promotion d’un ordre international démocratique et équitable, a déclaré à Consortium News : « Ce qui est en jeu ici, c’est la liberté de chercher, de recevoir et de transmettre des informations et des idées de toutes sortes ». Il a cité l’article 19 de l’ICCPR qui garantit le droit à la liberté d’expression.

« Les lanceurs d’alerte sont les défenseurs fondamentaux des droits de l’homme au XXIe siècle, époque où la culture du secret, les affaires à huis clos, la désinformation, le manque d’accès à l’information, la surveillance des individus type « 1984 », l’intimidation et l’autocensure, ont conduit à des violations flagrantes des droits de l’homme », a déclaré de Zayas, qui est également avocat de haut niveau retraité auprès du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, et ancien secrétaire du Comité des droits de l’homme de l’ONU.

En outre, les Principes de de Johannesburg pour la sécurité nationale , la liberté d’expression et l’accès à l’information, publiés en 1996, prévoient : « Aucune personne ne peut être punie en alléguant des raisons de sécurité nationale pour la divulgation d’informations, si l’intérêt public de connaître l’information l’emporte sur le préjudice causé par la divulgation ».

Même certains organismes d’information traditionnels qui ont critiqué WikiLeaks pour avoir divulgué des informations américaines classifiées se sont opposés à l’idée de poursuites pénales. Un éditorial du Washington Post en 2010 intitulé « Ne poursuivez pas Wikileaks » disait : « De telles poursuites sont une mauvaise idée. Ce n’est pas le rôle du gouvernement d’inculper quelqu’un qui n’est pas un espion et qui n’est pas légalement tenu de garder des secrets. Cela criminaliserait l’échange d’informations et mettrait en danger des organisations médiatiques responsables qui examinent et vérifient les informations et prennent au sérieux la protection des sources et des méthodes lorsque des vies ou la sécurité nationale sont menacées ».

Dans la poursuite de WikiLeaks par le gouvernement des États-Unis, il y a beaucoup plus d’enjeux que ce qui arrive à Julian Assange. Il existe des principes de liberté de la presse et du droit à savoir du public . En publiant des documents révélant des preuves de crimes de guerre des États-Unis, des courriels pertinents pour l’élection présidentielle américaine et la preuve de malversations de la CIA, Assange a fait ce que les journalistes sont censés faire : informer les gens sur des sujets d’actualité et révéler des abus que les forces puissantes veulent dissimuler.

Assange a également droit à la liberté d’expression en vertu du droit des États-Unis et du droit international, qui soutiendraient davantage l’abandon par la Grande-Bretagne de la citation à comparaître de Assange et l’autorisation de quitter librement l’ambassade et de reprendre sa vie.

Marjorie Cohn est professeure émérite à Thomas Jefferson School of Law, ancienne présidente de la National Lawyers Guild et secrétaire générale adjointe de l’Association internationale des avocats démocrates.

Source : Marjorie Cohn, Consortium News, le 29-05-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

47 réponses à La signification de la persécution de Assange, par Marjorie Cohn

Commentaires recommandés

Ardéchoix Le 11 juillet 2017 à 07h27

En définitif l’affaire Assange démontre la doctrine de notre époque : on veut tout savoir sur vous et vous ne devez rien savoir sur nous. Allez bonne liberté à tous.

  1. Ardéchoix Le 11 juillet 2017 à 07h27
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    En définitif l’affaire Assange démontre la doctrine de notre époque : on veut tout savoir sur vous et vous ne devez rien savoir sur nous. Allez bonne liberté à tous.


    • jim Le 11 juillet 2017 à 17h53
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      Vous parlez comme Assange : https://pbs.twimg.com/media/BFObJbYCEAAa_Bg.jpg

      Ce qui au passage pose la question de l’Etat et ce que c’est, pas simple. Pour ce que j’ai lu à ce sujet, la fiche wikipedia me semble bien intéressante et synthétique : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat

      Dans le cas de wikileaks, et du valeureux travail de Assange, on peut sérieusement se demander si l’Etat (Usa, France pas mieux, …) n’a pas tout simplement cessé d’être
      DUNE PART relié en droit à l’ensemble des citoyens,
      ET D’AUTRE PART à un ensemble de services institutionnalisés dédiés à ces citoyens.

      Ceci pour se mettre principalement
      SOIT au service des puissants du moment,
      SOIT ce que je trouve encore plus effrayant au service de lui même Etat après qu’il se soit constitué par déviance quasi complètement en tant que corps indépendant ayant ses raisons propres et distinctes de celles qui devraient émaner du corps des citoyens en démocratie.

      Bref, on/peuple est mal.


    • Caliban Le 11 juillet 2017 à 22h53
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      @jim

      Votre propos est fort intéressant, et il y a un intérêt réel à poser les questions dans les termes que vous avez choisis :
      • un Etat au service des “puissants” du moment
      • un Etat à son propre service

      Ce n’est pas pour noyer le poisson, mais c’est peut-être les deux en même temps.

      L’actuelle organisation économique, que l’on a du mal à qualifier, “post libérale”, ultralibérale, … se caractérise par une puissance régalienne mise au service des firmes. Ce n’est pas moins d’Etat, c’est plus de privé dans l’Etat, ce n’est pas moins d’Etat de Droit mais plus de règles en faveur d’intérêts privés, ce n’est pas plus de libertés individuelles, c’est plus de surveillance et de coercition.

      Bref, je crois qu’il faudrait une bonne fois pour toute enterrer le libéralisme. Il est mort, on est dans autre chose. Et d’accord avec vous, on est mal et l’écosystème avec nous.


      • jim Le 12 juillet 2017 à 12h17
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        Il me semble que quand vous posez l’Etat comme au service du privé introduit en lui et à celui i des firmes dans votre réaction vous négligez complètement cet aspect des choses : au service de lui même Etat après qu’il se soit constitué par déviance quasi complètement en tant que corps indépendant ayant ses raisons propres et distinctes de celles qui devraient émaner du corps des citoyens en démocratie.

        Quand par EXEMPLE l’Etat et ses “politiciens” décident que chaque citoyen est un danger en puissance au lieu d’être un citoyen à juger en confiance par défaut, qu’ils le fichent, le dissèquent, le surveillent, tentent de le recadrer si nécessaire dans ses “opinions” par ses moyens mediatiques et éducatifs notamment, quand il se veut Léviathan, je pense que ses serviteurs le font au nom d’une conception d’un “Etat per se” excessif, et non d’un Etat mis sciemment au service des firmes et du privé comme vous le dites.

        La seule grille de lecture “capitatlstique” de ce qui oppresse de plus en plus nos sociétés empêche de voir cet dimension essentielle à mon avis.


      • Caliban Le 13 juillet 2017 à 00h13
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        @Jim

        Je ne suis pas bien sûr ce vous comprendre.

        Il me semble que nos points de vue sont un peu différents dès le départ : de par ma formation, j’ai toujours tendance à m’interroger sur les évolutions temporelles. Dans ce que je crois voir, il y a un retour au XIXe siècle (l’Etat mis au service des puissances, industrielles et financières).

        L’histoire ne se répétant jamais, cette ressemblance me paraît un peu suspecte. Ce pourquoi je crois qu’il faut aussi / avant tout s’attacher à repérer les différences. C’est là où votre approche “philosophique” peut aider. Le libéralisme conquérant peut-il encore être autre chose qu’un leurre discursif dans un monde qui ne croit plus à l’avenir, où chacun sait (sauf Trump ?) que les ressources sont limitées et les conditions de la vie sur terre menacées.


  2. Caliban Le 11 juillet 2017 à 07h31
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    Merci pour ce point judiciaire.

    Comme indiqué il s’agit d’un combat qui dépasse de loin la personne d’Assange. C’est d’ailleurs sans doute ce qui le fait tenir. 5 ans, et ce n’est pas demain qu’il pourra tranquillement aller boire un café en terrasse 🙁


  3. Catherine Le 11 juillet 2017 à 07h49
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    En somme la persécution d’Assange sert à masquer l’essentiel, à savoir que le véritable problème ce sont les fuites, pas leur divulgation.

    Or les fuites sont un problème américano/américain.

    Il ne s’agit pas d’espionnage mais de trahison interne.

    Il s’agit d’une société qui ne s’aime plus.

    Mais il ne faut pas le dire. Comme d’habitude la menace est extérieure, l’ennemi est étranger et la Russie a toujours plus ou moins quelque chose à voir là- dedans.


  4. C Le 11 juillet 2017 à 08h10
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    Et pourquoi la presse n’étudie pas les documents sur Trump père et fille, Jared Kudhner et Steve Bannon, publiés par WikiLeaks en avril ? En faisant cela, Assange a peut-être signé sa condamnation à mort, parce qu’il a fait bien plus qu’exposer Trump et consorts, mais qu’aucun journaliste n’a eu les couilles de se pencher là-dessus.


  5. Dagobert Le 11 juillet 2017 à 09h10
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    Depuis le temps , on n’aurait pas pu réussir à l’exfiltrer au nez et à la barbe des [Modéré] ? A propos , je n’ai pas eu connaissance de la réponse que le sieur Macroléon 1er aurait dû donner à sa demande d’asile en France …Serait-ce que ledit Macroléon 1er ne voudrait pas faire de peine , si petite soit-elle à son suzerain yankee ?


  6. Kiwixar Le 11 juillet 2017 à 09h14
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    Dissidents réfugiés dans des ambassades (Assange), dissidents passés de l’autre côté (Snowden)… Manque plus que la (re)construction d’un rideau de fer entre Otania et Eurasia. Dans quelques temps, les fous qui souhaiteront quitter le « paradis européen de liberté » où se construit un « homme nouveau » seront abattus en sautant le mur. L’histoire se répète, la première fois en tragédie, la deuxième fois en farce : celui qui n’est rien est farci (de plomb) et devient quelque chose d’irrésistible pour un eurocrate. Une statistique.


  7. dan Le 11 juillet 2017 à 09h22
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    il s’agit d’une preuve supplémentaire de l’hypocrisie phénoménale de l’occident qui parle de droits de l’homme et liberté en permanence, et qui se permet même de donner des leçons au monde entier sur ce chapitre, mais qui commet les pires les pires exactions et les pires crimes dans le même temps. Et comme il n’existe plus de médias libres ni de justice indépendante pour rappeler en permanence au “monde libre” cette contradiction, ça passe….
    Se souvenir qu’en france nous avonsje crois le prisonnier politique le plus ancien au monde, ou on va battre bientôt le triste record, en la personne de George Ibrahim Habdala…


  8. Michel Ickx Le 11 juillet 2017 à 09h33
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    Le vrai problème ce sont les actes criminels de l’état le plus violent de la planète.

    Dénoncer de tels crimes est un devoir moral à haut risque. Assange mérite un monument au courage et à la liberté.


  9. Fritz Le 11 juillet 2017 à 09h54
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    “Le premier qui dit la vérité / Se trouve toujours sacrifié
    Le premier qui dit la vérité / Il doit être exécuté”

    Avec une telle mentalité, Seymour Hersh aurait dû se réfugier dans une ambassade depuis cinquante ans. Lui aussi avait révélé des crimes de guerre américains, au Vietnam…

    (C’est un détail, mais il serait bon de faire l’élision avant le nom d’Assange, en évitant d’écrire “l’arrestation de Assange”. Ce nom pourrait d’ailleurs être d’origine française).


  10. Fritz Le 11 juillet 2017 à 10h00
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    Quant à la neutralité suédoise, elle n’est plus qu’un souvenir. Les faux sous-marins de la Baltique sont passés par là, et aussi un certain Carl Bildt.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Bildt
    http://www.dedefensa.org/article/comment-octobre-rouge-menace-la-vertueuse-suede


  11. Vercoquin Le 11 juillet 2017 à 10h44
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    Bonjour,
    ——————-CECI N’A RIEN A VOIR AVEC LE SUJET ASSANGE —————-

    Encore que, je ne sais pas quelle est la position de “L’IMMONDE” par rapport à Assange.

    On apprend ce matin une nouvelle qui concerne notre très cher ami SAMUEL LAURENT, célèbre apôtre de la pensée unique et plus encore pour avoir inventé le DECODEX.
    Samuel Laurent va participer en tant que chroniqueur régulier à l’émission “C à vous” (sur France 5) à la rentrée en septembre.

    Les bras m’en tombent.
    Les chiens de garde de la pensée unique étendent leur toile.
    En fin de compte, ça nous fera une occasion supplémentaire d’enregistrer ses déconneries.

    Info ici:
    http://www.rtl.fr/culture/medias-people/c-a-vous-3-nouveaux-visages-autour-d-anne-elisabeth-lemoine-7789277134


    • Ardéchoix Le 11 juillet 2017 à 11h05
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      Y nous donne de la pensée unique, et on lui sert la soupe avec la redevance.
      Bientôt un changement de nom “c’est à eux” ?


  12. Louis Robert Le 11 juillet 2017 à 11h16
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    “Les rapports divulgués mettent en évidence 20 000 morts, y compris des milliers d’enfants… Beaucoup de ces rapports contiennent des preuves de crimes de guerre.”

    ***

    Utiliser ici encore le mot “justice”, pérorer ici une fois encore sur la justice, ce n’est que se moquer de la justice selon les normes de cette nouvelle “normalité” qui accorde l’immunité perpétuelle aux corrompus et aux criminels au pouvoir. En bref, aujourd’hui encore, on préfère la manœuvre de diversion qui rive l’attention sur un viol qui n’a jamais eu lieu, plutôt que de se tourner vers des crimes de guerre et contre l’humanité répétés, innombrables et avérés, preuves à l’appui.

    Il y a là une lâcheté qui, d’avoir trop duré, ne trompe plus. Les coupables ont perdu toute crédibilité. Grâce à eux, la république est bien morte (Chris Hedges).


  13. Xavier Le 11 juillet 2017 à 11h21
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    Faire un exemple…

    Et puis ça aussi : George Orwell, 1984 – Chapitre III

    “- Comment un homme s’assure-t-il de son pouvoir sur un autre, Winston ?
    Winston réfléchit :
    – En le faisant souffrir, répondit-il.
    – Exactement. En le faisant souffrir. L’obéissance ne suffit pas. Comment, s’il ne souffre pas, peut-on être certain qu’il obéit, non à sa volonté, mais à la vôtre ? Le pouvoir est d’infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l’esprit humain en morceaux que l’on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l’on a choisies. ”

    “Il n’y aura aucune distinction entre la beauté et la laideur. Il n’y aura ni curiosité, ni joie de vivre. Tous les plaisirs de l’émulation seront détruits. Mais il y aura toujours, n’oubliez pas cela, Winston, il y aura l’ivresse toujours croissante du pouvoir, qui s’affinera de plus en plus. Il y aura toujours, à chaque instant, le frisson de la victoire, la sensation de piétiner un ennemi impuissant. Si vous désirez une image de l’avenir, imaginez une botte piétinant un visage humain… éternellement.”


  14. Doctorix Le 11 juillet 2017 à 12h02
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    Ce serait le rôle de l’ONU de protéger les lanceurs d’alerte et de poursuivre leurs persécuteurs.
    Hélas, cet organisme est aux ordres.


    • Fritz Le 11 juillet 2017 à 12h10
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      Ce devrait être aussi le rôle de la presse et des intellectuels… Eux qui se réclament de Zola contre l’injustice (J’Accuse …!). Mais faut pas rêver, c’est aux citoyens de se prendre en charge, d’imiter Assange et Snowden, “là où ils seront et comme ils pourront”.
      Y a du boulot !


      • Louis Robert Le 11 juillet 2017 à 13h34
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        Oui, c’est sans doute leur seul rôle utile. Mais il n’y a plus ici d’élite. N’en reste que le mot qui la désigna jadis, feuille morte gisant au sol, attente inerte de la première neige.


  15. Ubu Le 11 juillet 2017 à 14h21
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    Quand on voit comment est mis en place la protection des lanceurs d’alerte en France, merci, mais ça sent le Sapin !


  16. serge Le 11 juillet 2017 à 14h27
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    Quelle découverte! A ma connaissance, aucun Etat, même dit démocratique, ne supporte la contestation, voire, plus grave, l’extraction de données sensibles de ses échanges ou de ses archives, des fois qu’elles feraient apparaitre quelque embrouille ou mensonge. Voir notre bien efficace secret défense… La différence maintenant est la multiplication des moyens de coercition décuplée par, Oh surprise, le numérique, l’interconnexion des fichiers de “police” y compris à l’international, la suppression “lente” du cash, les accords économiques globaux… Il est loin le temps où un type comme lui, mise en lumière de turpitudes effectuée, pouvoir se planquer au Yemen ou en Uruguay, et y vivre.


  17. J Le 11 juillet 2017 à 14h37
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    Sans vouloir défendre à toute force les USA, je voudrais rappeler le bilan qu’ils ont pu tirer du Vietnam, quand ça s’est vraiment terminé donc à partir de 1975.
    Premièrement, ils auraient pu gagner, ils en sont passés près en particulier en 1968 (fiasco de l’offensive adverse du Têt), s’ils n’avaient pas jeté l’éponge…
    Deuxièmement, ils ont jeté l’éponge en grande partie à cause des Assange du temps (des protestations contre le caractère abominable de la guerre)…
    Troisièmement, ils s’étaient vraiment battus, pas que pour ça, je ne les angélise pas plus que je ne les diabolise, mais quand même aussi pour la liberté d’un peuple (voir la résistance de plusieurs années du sud abandonné à lui-même, et surtout les “boat people”)…


    • Fritz Le 11 juillet 2017 à 14h56
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      Une invitation à “choisir son camp” contre les “idiots utiles” comme Assange ?


    • Alfred Le 11 juillet 2017 à 16h53
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      Ah les pauvres americains. Ils ne se sont pas donné les moyens de gagner hein. Pas assez d’agent orange, pas assez de bombes.. La liberté du sud dites vous (et de ses généraux vereux?). Je n’idealise pas le nord bien au contraire mais quand même qu’est ce qu’il vous faudrait pour comprendre ? Des milliers de tonnes de bombes sur votre ville sans doute. Vous les avez déjà reçues si vous êtes français (et alors c’est à désespèrer car vous n’avez ni mémoire ni empathie). Si vous êtes américain… ben vous ne comprendrez jamais car votre ville ne sera jamais rasée par une puissance étrangère (fut elle “bienveillante).
      “Les assanges du temps” responsable s de la défaite.. C’est effrayant de vous lire. J’ai l’impression de revoir un fantôme. Vous m’evoquez le retour des temps tristes bien davantage que la PME politicienne dont on nous rebat les oreilles. Tous au pas de l’empire!


      • J Le 11 juillet 2017 à 18h10
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        Il semble que plus personne ne se souvienne des boat people et de ce que ça signifiait, ni du fait que le sud a résisté plusieurs années en étant abandonné. Généraux véreux, on a vu ensuite ce qu’il y avait en face pour les remplacer.

        Cela dit, je ne fais pas de manichéisme, je rappelle des faits. Tant pis s’ils dérangent les idéologies simplistes de certains.


        • jim Le 11 juillet 2017 à 19h46
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          En effet, il faut relativiser. Relativisons :

          – sans être expert je crois me souvenir que les attaques américaines (“secrètes”) sur le cambodge pendant la guerre du vietnam ont eu pour conséquence le renforcement des khmers rrouges et leur prise de pouvoir ; les centaines de milliers de morts (2 millions?) qui s’en sont ensuivis, merci amis américains pour ça aussi, relativisons ;

          – Sans manichéisme, je ne vois pas de raison vraiment sérieuse de défendre les Usa dans cette affaire, qui une fois de plus -comptons les- a eu lieu en dehors de leur territoire pour préserver et/ou détruire un régime politique.

          – concernant les boat people, je vous fais remarquer que des centaines de milions de personnes dans le monde aimeraient faire des croisières et n’en ont pas les :moyens, mais à ça AUSSI vous semblez insensible!

          Non mais! Point!


        • Alfred Le 11 juillet 2017 à 20h35
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          Personne n’a oublié les boat people ni nié le fait que le sud aie résisté plusieurs années (tant qu’on y est n’oubliez ni le rôle des religieux de tous bords, parfois extrémistes, ni le rôle de la pegre….).
          Le fait d’être choqué et lassé par la propention sans fin de l’Empire à “libérer” des villes en en faisant des ruines et à “sauver” des populations en en faisant des cadavres, vous pouvez appeler ça de l’idéologie simpliste. Selon Galup la majorité des terriens voient les USA comme la plus grande menace pour la paix dans le monde. C’est peut être que la terre est peuplée de demeurés contaminés par l’idéologie simpliste communiste. Ou bien c’est autre chose. Ce sont d’innofensifs points de vue que nous ne partageons pas. Pas de problème. Par contre quand vous laissez penser qu’il faut embastiller les “assanges” au prétexte de ne pas nuire au combat pour la liberté… Nous nous trouvons ennemis. La liberté ce n’est pas des discours mais seulement des actes.


        • Fritz Le 11 juillet 2017 à 20h45
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          “les idéologies simplistes de certains”.

          Après l’ennemi musulman, l’ennemi communiste : heureusement, les USA nous protègent. Soyons reconnaissants et empêchons les Assange et autres idiots utiles de nuire au monde libre.

          Demain : le péril jaune ? La menace grand-russienne, avec les idiots utiles de Poutine ?


    • Toff de Aix Le 11 juillet 2017 à 17h16
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      https://blogs.mediapart.fr/jocegaly/blog/130815/les-usa-et-le-monde-paix-ou-terrorisme

      De rien. (au fait, vous devriez avoir honte d’écrire ce genre de commentaire)


    • Louis Robert Le 11 juillet 2017 à 20h14
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      “… les USA… (au) Vietnam… ils auraient pu gagner, ils en sont passés près…”

      ***

      Mais non, J, les Américains l’ont dit et répété ad nauseam, ce sont eux qui ont vaincu au Vietnam.


      • Alfred Le 11 juillet 2017 à 20h44
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        Exactement. Votre commentaire est humoristique mais le mien ne le sera pas:
        C’est le même discours qui a été tenu par les.russes en Afghanistan. Ils disaient avoir vaincu militairement mais perdu la guerre froide. On a vu les réussites de l’Otan en comparaison. On remarquera qu’un régime communiste local s’est.maintenu aussi après leur départ, jusqu’au coup de boutoir des talibans (créés par qui?).
        On comparera aussi l’état des deux pays: l’état du Vietnam après la défaite américaine (victoire communiste) et.l’etat de l’Afghanistan après la.defaite communiste (victoire de l’islamisme radical instrumentalisé par les us jusqu’à la.pzrte de contrôle (ou pas.pour les plus “complotistes”).
        Bref “J” il faut vraiment en vouloir pour défendre votre position.


        • J Le 11 juillet 2017 à 22h49
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          Pour l’état du Vietnam, ça a évolué plutôt positivement autant qu’on sache, mais au bout de quelques décennies. Les premières années d’après la “libération” ont été terribles.
          Que les talibans aient été instrumentalisés un temps, c’est déplorable mais globalement plutôt anecdotique. Ce n’est pas ça qui a réveillé les vieux démons djihadistes.
          Cela posé, je dis juste que ce n’est pas si simple. A condition quand même de fonctionner autrement qu’à la haine.


    • RGT Le 11 juillet 2017 à 22h17
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      Allez en parler aux vietnamiens “sans dents” pour voir…

      Ils vous donneront une toute autre vision de l’histoire.

      Les USA ont soutenu la dictature du sud pour la simple raison qu’elle était opposée à celle du nord qui était soutenue par l’URSS.

      La principale différence, c’est que pendant que les filles du sud tentaient de survivre en vendant leurs coprs aux soldats US pour une poignée de riz, celle du nord recevaient une éduquation correcte, avaient une vie “à peu près” décente et n’avaient pas besoin de se prostituer pour survivre.

      Je ne prétends pas que la vie dans le nord Viet-Nam était le paradis, mais elle était quand même largement MOINS pire qu’au sud.

      Les seuls qui vivaient heureux au sud étaient les proxénètes et les trafiquants qui profitaient de la “manne céleste” en provenance des USA.


      • RGT Le 11 juillet 2017 à 22h22
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        Dans ma jeunesse (années 70) j’avais un oncle qui entretenait des relations commerciales (et oui !!!) avec de nombreux pays du sud-est asiatique.

        Il m’avait confié que les plus “durs” étaient les chinois et les nord-vietnamiens.

        Durs ?
        Oui, si on essayait de les arnaquer ou de les corrompre les portes se fermaient immédiatement et on était foutu dehors sans aucun espoir de pouvoir retourner dans ces pays.

        Par contre, dans d’autres pays il était “obligatoire” de prévoir de beaux “cadeaux” sous peine de se faire éconduire… Cadeaux qui étaient bien sûr amortis sur le prix de vente des produits..

        Le sud Viet-Nam était dans le peloton de tête de ces pays corrompus, suivi de peu par la Taïlande…

        C’est beau la “Pax Americana”..


    • Subotai Le 12 juillet 2017 à 06h33
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      Vous rigolez j’espère..?
      Les USA n’ont jamais eut la moindre chance de vaincre au Viet Nam, pas plus qu’en Irak d’ailleurs.
      Vaincre n’est pas gagner des batailles.
      On n’a jamais vu une nation étrangère envahir une autre en se mêlant/fomentant une guerre civile et vaincre durablement sans ELIMINATION totale ou presque de la population originale.
      L’alternative est que l’envahisseur rentre chez lui la queue entre les jambes.
      Autrement, la géographie, la démographie et l’Histoire (culture et civilisation) rendent la chose impossible sans destruction totale voire mutuelle. Et c’est là que l’opinion dit stop!
      Jusqu’à quand..?
      L’offensive du Têt a atteint un objectif, démontrer l’incapacité des américains à contrôler quoi que ce soit. S’ils ont jeté l’éponge c’est qu’ils n’en pouvait plus. En arriver à la doctrine “détruire pour sauver” ne mène nulle part. L’étape suivante était la bombe atomique… Bon!


  18. Toff de Aix Le 11 juillet 2017 à 17h11
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    La vidéo est particulièrement éloquente : Assange et wikileaks montrent toute la duplicité et la veulerie de ces courageux “soldats de la liberté”, qui tuent impunément des civils désarmés, des femmes, des enfants et se comportent comme des barbares en jurant la main sur le cœur qu’il n’en est rien.

    De plus, nous, français, ne sommes pas blancs comme neige dans cette affaire, car nos gouvernements successifs s’aplatissent tous devant ce pays extrêmement agressif et brutal. De Hollande qui a dérouté l’avion présidentiel bolivien à l’époque, sous un prétexte MINABLE, jusqu’à cette détention indigne des droits Humains les plus élémentaires (Assange vient de passer cinq ans dans 20m2, et il est malade ! Alors qu’on libère des criminels condamnés à perpétuité pour crimes contre l’humanité, pour moins que ca… Remember un certain Papon… ), on ne voit personne, hier comme aujourd’hui, s’en indigner plus que ça. Macron fait de la lèche aux US, et ces criminels de guerre vont même défiler sur les champs elysées le 14 juillet prochain !

    J’ai HONTE.


    • RGT Le 11 juillet 2017 à 22h36
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      courageux “soldats de la liberté”…

      TOUS les soldats de TOUS les pays, lorsqu’ils sont en opérations commettent TOUS des crimes odieux lorsqu’ils sont en “territoire hostile”.

      C’est bien le propre d’un soldat : Il vient se battre (jusqu’à la mort) non pas pour défendre sa famille et ses proches (ce qui serait un bienfait) mais pour obéir à des ORDRES qui lui sont donnés par ses supérieurs.

      Et comme “ceux d’en face” font la même chose, le résultat n’est JAMAIS joli-joli.

      Particulièrement quand ces soldats sont déployés à l’étranger dans un pays qui ne leur a rien demandé et qu’ils viennent imposer par la force les volontés de leurs gouvernants.

      La première résolution que devrait adopter l’ONU consisterait simplement à strictement interdire à toute armée de sortir de son territoire national, sous peine de se voir confrontée à TOUTES les autres armées de la planète qui viendraient la “racompagner” sur ses terres.

      Il ne faut pas rêver, la paix, quelle horreur !!!


      • RGT Le 11 juillet 2017 à 22h41
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        Et qu’on arrête de nous bassiner avec les “dictateurs infâmes”…

        Les pires dictateurs sont ceux qui ont été mis en place par des pays étrangers pour piller sans vergogne les ressources d’un pays.

        Saddam Hussein était un enfant de coeur à côté de ce qui est advenu après son éviction.
        Et le pire génocide commis sous son “règne” a bel et bien été l’ignoble blocus génocidaire “qui en valait la peine”…

        C’est sûr, l’Iark a été “libéré”…
        Et les irakiens doivent encore en redemander, surtout avec Daech qui n’est qu’un gentil bal-musette du dimanche pour ce peuple désormais si heureux.


  19. Philou Le 11 juillet 2017 à 22h32
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    Tous les mois, des dizaines de gamins font des flash-mobs pour tout et n’importe quoi, pourquoi ne pourrait-on pas organiser une flash-mob avec 2-3-4-500 volontaires internationaux triés sur le volet, à 3h du matin, une nuit de neige ou de grêle en janvier-février, pour déborder les plantons transis réduits au minimum, exfiltrer Assange, le camoufler en participant, 5mn maxi, puis une virée en voiture (80 voitures suspectes traversant au même moment le quartier pour rayonner dans toutes les directions) vers une côte où attendrait un petit sous-marin, jaune si vous voulez, vers une destination improbable où l’on roule les R…
    Gandhi avait organisé des marches au sel réunissant des centaines de milliers de gens, les “satyagrahi” se faisait bastonner pendant des heures mais la police du British Raj était toujours dépassée… que sommes-nous devenus ? …des larves sur Fesses de Bouc ??!!!
    Assange n’est-il pas un héros de toute l’humanité ?


    • Alfred Le 12 juillet 2017 à 00h43
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      Vous êtes le premier sur la liste. “Toc. Toc. Police ! Ouvrez !”
      Encore quelques années et vous ne pourrez plus tenir ce genre de discours. Il faudra vous organiser “hors ligne” et ce sera moins efficace.
      Pratiquement ici et maintenant les gens que vous pourriez craindre n’ont pas de difficulté à traduire Philou adresse mel et adresse IP en nom et adresse. Par contre ceux qui voudraient vous prendre au sérieux sont dépendants du taulier pour vous répondre. Donc il ne peut rien se passer. Ça tombe bien car vous n’étiez pas vraiment sérieux.
      Effectivement que sommes nous collectivement devenus…


    • Julien Le 12 juillet 2017 à 18h58
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      Attention à la fiche S mon ami, elle va vous pendre au nez. :p

      Ce matin même, je discutais de l’affaire Dutroux et j’évoquais le mouvement populaire belge pour protester contre la justice. Tout un ensemble d’humains se mobilisant spontanément pour une cause, importante. Ils auraient pu tout faire sauter, les autorités auraient incapables d’y répondre, dommage.
      Malheureusement quand le spontané arrive, il est rare qu’il termine en révolution, il n’est pas manipulé ou alors détourné par nos gros bourgeois juste après.


  20. tchoo Le 12 juillet 2017 à 19h48
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    Cet homme est privé de liberté de façon illégalle, totalement par le fait du prince devant lequel notre pays se prosterne,
    cela devrait mettre le feu à la planète, engendrer l’indignation de nos grands journalistes grand défenseur de la liberté,
    mais tout au contraire, tout un chacun a intégré ce fait presque comme normal
    terrifiant


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