Source : L’Humanité, Jean-Jacques Régibier, 28-08-2017

Alors que les études se succèdent pour démontrer la gravité et l’étendue des atteintes à l’environnement, peut-on faire confiance au capitalisme pour réparer ce qu’il a produit ? Non, répondent des scientifiques, militants environnementaux et eurodéputés réunis à Bruxelles par la Gauche Unitaire Européenne (1). Ils proposent d’autres alternatives.
Les mauvaises nouvelles sur le réchauffement climatique et la dégradation de l’environnement s’accumulent à un rythme alarmant depuis le début de l’été sous forme d’une avalanche d’études scientifiques qui aboutissent toutes au même diagnostic : si des mesures drastiques ne sont pas prises très vite à l’échelle mondiale, une partie de la planète risque de devenir invivable dans un délai assez bref. Certaines études concluent même qu’il est déjà trop tard pour redresser la barre.
Florilège non exhaustif de ces chroniques estivales d’une catastrophe planétaire annoncée :
– Dans la revue Nature, le climatologue français Jean Jouzel et un groupe de scientifiques, prévoient que si d’ici 3 ans les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas stabilisées, la planète passera dans un autre type climat aux conséquences « catastrophiques » : recrudescence des décès dus à la chaleur ( certaines régions de France connaitraient des températures supérieures à 50° ), des incendies, accroissement des réfugiés climatiques venant de régions particulièrement touchées comme la Corne de l’Afrique, le Moyen-Orient, le Pakistan ou l’Iran ( on compte déjà actuellement 65 millions de réfugiés climatiques sur la planète ), baisse des rendements agricoles, etc…
– Un rapport établi par plus de 500 scientifiques dans plus de 60 pays, (2) montre que 2016 aura été l’année de tous les records en matière de températures, d’émissions de gaz à effet de serre, de montée des océans et de terres soumises à la sécheresse.
– Selon le climatologue américain Michael Oppenheimer, avec le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, les chances de réussir à le mettre en œuvre ne dépassent pas 10% ( d’autres chercheurs parlent de 5% de chances.)
– Selon une étude réalisées par les chercheurs du Massachusets Institut of Technology ( MIT ) et de l’Université Loyola Marymount, la chaleur risque de rendre l’Asie du Sud-Est invivable d’ici 2100.
– Une évaluation scientifique effectuée en avril dernier par l’Unesco conclut que si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites très rapidement, les 24 sites coralliens classés au patrimoine mondial auront disparu d’ici à 2100. C’est déjà le cas pour 20% d’entre eux.
– Début juillet, une étude menée par des chercheurs américains et mexicains (3) montre que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur terre, à un rythme inégalé depuis la disparition des dinosaures il y a plus de 60 millions d’années. Les chercheurs parlent de « sixième extinction de masse des animaux » et analysent les conséquences « catastrophiques » de cette « défaunation » aussi bien sur les écosystèmes que sur l’économie et la société en général.
– Selon article de la revue Science Advances, la fonte des glaces du Groenland, région qui se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, va s’accélérer dans les prochaines années. Selon l’un des auteurs de cette étude, Bernd Kulessa ( Collège des sciences de l’université britannique de Swansea ), si les glaces devaient disparaître complètement, le niveau des océans monterait de 7 mètres.
Comme pour le confirmer, il y a quelques jours, un méthanier de 300 mètres battant pavillon du groupe Total, franchit le passage du Nord-Est habituellement obstrué par la banquise, sans l’aide d’un brise-glace. Ce rêve de relier l’Atlantique au Pacifique par le Détroit de Bering que caressaient depuis longtemps les pétroliers, mais aussi des états comme la Russie, est désormais une réalité.
– Pour couronner le tout, un institut de recherche international travaillant sur les données fournies par l’ONU (4), nous apprend que depuis la fin du mois de juillet, la planète vit « à crédit », c’est-à-dire que l’humanité a consommé en 7 mois, toutes les ressources que la terre peut produire en une année. Circonstance aggravante : cette date fatidique arrive désormais de plus en plus tôt.
En prime, toujours au chapitre de la consommation, une autre étude nous indique que si tous les habitants du monde voulaient vivre comme un Français, il faudrait trois planètes terre pour assurer leurs besoins.
Le capitalisme responsable
Si toutes ces études se recoupent et se complètent sur les constats, elles s’accordent également sur leurs causes : c’est bien le développement explosif de la production et l’exploitation sans limite des ressources de la planète depuis le début de « l’ère industrielle », qui est la cause de la catastrophe en cours. Le fait que la situation se soit dégradée à très grande vitesse au cours des dernières décennies en est une preuve supplémentaire. Cette accélération est liée directement au développement du capitalisme dans les pays émergents, et plus généralement à l’extension hégémonique de ce mode de production à l’ensemble de la planète. Rappelons que la Chine, premier pays émergent, est aussi le premier pays émetteur de gaz à effet de serre, juste devant les Etats-Unis, première puissance capitaliste mondiale. « La logique de la croissance va vers l’autodestruction du système, voilà ce qui se passe quand on confie la gestion des ressources de l’humanité à des privés », juge le député européen espagnol Xabier Benito ( GUE-GVN .)
C’est également l’avis de Daniel Tanuro qui rappelle que le but du système capitaliste étant de produire de la survaleur, il n’y a pas d’autre solution que de remplacer le travail vivant par du travail mort pour lutter contre la baisse du taux de profit, donc « d’accroître de plus en plus vite la masse des marchandises, ce qui amène à consommer de plus en plus de ressources et d’énergie. » Et l’écosocialiste le répète : « la croissance capitaliste est la cause de la crise écologique, dont le chômage massif permanent est l’autre aspect.» C’est pourquoi, pour Daniel Tanuro, il est indispensable de lier les combats sociaux et environnementaux.
Pas d’illusion non plus à se faire du côté du « capitalisme vert » promu notamment par l’Union européenne au niveau international. Pour Daniel Tanuro qui y a consacré un livre, « capitalisme vert est un oxymore. » Ce que l’on constate aujourd’hui dans les destructions qu’il opère partout sur la planète, c’est bien au contraire sa violence, dit Eleonera Forenza, qui explique par exemple comment le sud de l’Italie est ainsi devenu la décharge du Nord.
Quelles alternatives ?
Une fois reconnu que la voie préconisant la « modernisation » du capitalisme, son « verdissement », est une impasse ( de même que la promotion des valeurs « post-matérialistes » ou « post-classes » qui l’accompagnent ), il faut poser clairement, analyse l’historienne Stefania Barca, que « le capitalisme est le problème, » et pensez la politique a partir de cet axiome, dans des termes nouveaux par rapport à ceux du XXème siècle. « Où est-ce qu’on peut bloquer le capitalisme ? » devient une question politique centrale, explique Dorothée Haussermann, de Ende Gelände, un vaste collectif d’organisations environnementales et de groupes politiques qui concentre ses actions sur le blocage des mines de lignite et de charbon en Allemagne. « Le charbon fait partie du problème du réchauffement climatique, on doit en empêcher la production. Il faut commencer quelque part, c’est à nous de prendre les choses en mains, » explique Dorothée Haussermann.
En matière de changement climatique, ce n’est pas l’information qui nous manque, fait remarquer Rikard Warlenhus ( Left Party, Suède ), mais on a l’impression que changer les choses est au delà de nos possibilités. C’est, pour les raisons que l’on vient de voir, parce qu’au fond, remarque l’eurodéputé Ernest Cornelia ( GUE / Die Linke ), « imaginer la fin du capitalisme est impossible. » Pour lui, la question devient donc : « comment passer du stade actuel à l’étape suivante ? » Cette question est d’autant plus centrale que, comme l’explique Rikard Warlenhus, « les dossiers climatiques ont tendance à nous diviser. » Par exemple, explique Dorothée Häussermann, « le mouvement environnemental peut être conçu comme une menace à l’emploi.» C’est la raison pour laquelle une partie du mouvement syndical est converti au « capitalisme vert », bien qu’il soit évident que le chômage continue à augmenter, ou que de nombreux syndicats soutiennent les énergies fossiles. « Une difficulté à mettre sur le compte de 3 décennies de déclin du mouvement ouvrier », analyse l’historienne Stefana Barca, dont il faut être conscient qu’elle provoque des divisions. C’est pourquoi, ajoute-t-elle, il faut concevoir le combat pour l’environnement comme « une forme de lutte des classes au niveau planétaire entre forces du travail et capital. »
Constatant la vitalité des combats pour l’environnement menés partout dans le monde sous des formes et par des acteurs très différents, les intervenants insistent tous sur la nécessité de promouvoir des articulations entre tous ces mouvements et des acteurs institutionnels quand ils existent ( des villes, des régions, par exemple ), ou des syndicats, des partis, et ce, au niveau mondial. L’objectif est de se situer « à la même échelle d’action que notre adversaire », explique Rikard Warlenhus « parce que le capital dépasse la structure de l’Etat national. »
Le rôle crucial des femmes
De nombreux analystes soulignent également comme un point central, le rôle des femmes dans le combat écologique et social. Il ne s’agit pas de dire qu’il est bien que les femmes y participent à égalité avec les hommes ( l’égalité homme-femme est un leitmotiv consensuel de nos sociétés, en général jamais respecté ), mais bien de repérer l’apport spécifique, déterminant et innovateur des femmes, en tant que femmes, dans les nouvelles formes de combat. La députée italienne Eleonora Forenza ( GUE-GVN ) voit dans les mobilisations qui ont suivi la catastrophe de Seveso en juillet 1976, l’événement fondateur de cet éco-féminisme. « Ce sont les femmes qui ont joué un rôle essentiel en exigeant que soient menées des études médicales, car les femmes enceintes risquaient de donner naissance à des enfants malformés. Ce sont également elles qui ont lancé les premiers appels pour l’IVG en Italie. » ( L’IVG a été légalisé en 1978, mais il est toujours très difficile de la faire appliquer, ndlr.) Cet apport des femmes au combat écologique est également majeur pour Daniel Tanuro qui explique que « la place que le patriarcat donne aux femmes, leur procure une conscience particulière. » Il rappelle que 90% de la production vivrière dans les pays du Sud est assurée par des femmes, faisant d’elles le fer de lance de tous les combats actuels liés à l’agriculture, à la propriété de la terre, aux pollutions ou au climat.
(1) Colloque au Parlement européen, 27 mars 2017, Bruxelles publiées dans les Proceedings of the Natural Academy of Science ( PNAS )
(3) publié en juillet par l’Agence américaine océanique et atmosphérique ( NOAA ) et L’American Meteorological Society ( AMS ),
(4) Le Global Foodprint Network, Oakland ( Californie )
(5) Daniel Tanuro, « L’impossible capitalisme vert », La Découverte.

Jean-Jacques Régibier

Source : L’Humanité, Jean-Jacques Régibier, 28-08-2017

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96 réponses à Le capitalisme est incompatible avec la survie de la planète, par Jean-Jacques Régibier

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 12 septembre 2017 à 08h23

Charles Gave : « Pour la première fois dans l’histoire la quasi-totalité des dirigeants européens n’ont pas d’enfants. Madame Merkel, madame May, monsieur Macron, les premiers ministres Italien, Suédois, Néerlandais, Luxembourgeois, Irlandais aucun n’a d’enfants. Seuls le Belge, qui vient de remplacer le précédent premier ministre Belge (sans enfant) et l’Espagnol en ont deux chacun…

Ma première remarque est que je ne peux pas m’empêcher de penser que celui qui n’a pas d’enfant n’a pas la même notion du futur que celui qui en a eu. »

  1. olivier Le 12 septembre 2017 à 07h13
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    Puisque la fin du monde est proche, rions un peu pour se détendre.
    https://vimeo.com/231081036

    PS : à propos des modèles prédictif :

    Un niveau record de l’épaisseur des glaces du Groenland
    http://beta.dmi.dk/en/groenland/maalinger/greenland-ice-sheet-surface-mass-budget
    l’Arctique refuse de fondre comme prévu, comme le souligne Pierre Gosselin.

    Passage nord-ouest
    http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/7781/reader/reader.html#!preferred/1/package/7781/pub/10728/page/11
    “Normalement, il devait s’ouvrir entre le 7 et le 25 août. Sauf que ça n’est jamais arrivé. »

    Banquise arctique :
    http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/02626667.2017.1324974
    Recalcul des données qui relativise la fonte. Recule apres 1910, puis augmentation après 1940, puis baisse a nouveau.

    Non je ne suis pas un ‘négationisme’ du réchauffement, je constate simplement des accros dans la toile. Je pense surtout que science et politique font mauvais ménage et que nous sommes loin d’avoir le dernier mot sur un sujet aussi complexe.


    • De La Rey Le 12 septembre 2017 à 21h44
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      Bonne ou mauvaise nouvelle, Bourgnon semble être passé… même si ça n’a pas très démonstratif… Quoi qu’il en soit, merci pour ce petit extrait d’humour anglais.


    • Nicolas Le 13 septembre 2017 à 22h23
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      Le passage du nord-est devient progressivement une route maritime importante. On en est encore loin, mais les ports russes de l’Arctique ont fait (en tonnages):
      +40,6% en 2016
      +62,2% sur les 8 premiers mois de 2017
      À ce rythme là, le port de Mourmansk (69° N) sera plus actifs que le port de Marseille dès 2020. Comment ça cadre avec votre histoire de réchauffement qui serait un mythe déclaré vrai pour des raisons politiques (par la France comme par la Russie, qui n’ont pas exactement les même positions politiques par ailleurs), cet Océan Arctique de plus en plus fréquenté par les bateaux cargo ?
      Pour ce qui est de l’article que vous indiquez sur le Groenland, il indique qu’il perd 200 milliards de tonnes de glace chaque année. C’est pas énorme, hein, on est d’accord, ya des millions de milliards de tonnes de glace sur le Groenland. Mais ça accélère, laissez le temps au temps, vous allez pas être déçu. Une fois que c’est fait ya plus de Floride, ni de Saint-Pétersbourg, etc.


      • olivier Le 15 septembre 2017 à 19h53
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        Rapport de la cour des comptes : L’activité du port de Marseille est largement en déclin à cause des conflits, des greves, des violences à répétitions que l’on doit comme d’habitude a…
        http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/le-rapport-qui-accable-le-port-de-marseille_1373842.html
        Pas besoin de climat.

        Si vous ne vous focalisez que sur un seul modèle prédictif qui ne cesse de se contredire (un simple retour sur les anciennes déclarations le démontre) sans tenir compte des variations a court terme qu’il ne faut pas confondre avec des tendances de fond (par exemple l’épaisseur des glaces aux Groenland -terre verte je le rappel- a pris 33% par rapport à 2012, mais reste inférieur de 26% à la moyenne 1980-2010), vous risquez de vous faire surprendre.

        http://www.ras.org.uk/news-and-press/2680-irregular-heartbeat-of-the-sun-driven-by-double-dynamo
        résumé : Baisse d’activité du soleil, minimum de Maunder, mini-age glaciaire possible en 2040. Royal Astronomical Society. Oups.

        Ce ne sont que des exemples vous contredisant. N’y voyez rien d’autre.


  2. Philvar Le 12 septembre 2017 à 07h33
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    Capitalisme ou bien tout autre système économique est une illusion ! La réalité, pour la planète est qu’il y a beaucoup trop d’humains ! Cela me rappelle l’expérience de la coupelle dans laquelle on place quelques protozoaires ou autres bestioles avec un bon liquide nourricier. Elles se développent allégrement jusqu’au moment où tout est bouffé : alors elles crèvent toutes. Sommes-nous réellement plus capable que des paramécies de réguler notre développement ? J’en doute sérieusement.


    • Barbe Le 12 septembre 2017 à 08h40
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      Précision. Il y en a trop dans les villes.
      A des tâches inutiles ou nuisibles.
      Heureusement le désert français attend
      Patiemment.
      Comme une réserve.


      • Chris Le 12 septembre 2017 à 12h55
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        Oui, on peut le penser et l’espérer (un retour dans les campagnes).
        Vous parlez de désert en terme de population rurale, or il y a plus grave.
        A regarder de plus près -ce que j’ai fait dans mon Morvan/Auxois natal cet été en battant les buissons, lequel que je croyais à l’abri- j’ai été choquée de constater la dégradation visible des pratiques agricoles industrielles : spécialisation des espèces, emploi massif de pesticides/défoliants en lieu et place de coupe des broussailles (fini la cueillette des mûres et même des noisettes encore possible il y a 30 ans), raréfaction des rus et rivières qui n’habitent plus aucun poissons ou écrevisses, disparition des bouchures (haies) et concomitamment des insectes et oiseaux et vers qui ameublissent la terre, etc…
        Je passe sous silence les inévitables hangars à bestiaux où sont concentrés volailles, cochons, voire boeufs charolais pourtant d’embouche sur pré…
        Et pourtant ces agriculteurs avec lesquels j’ai parlé (que je connais depuis 60 ans de père en fils) n’arrivent pas à vivre décemment de leur production et sont désemparés.
        Le néolibéralisme nous fait marcher sur la tête. COP21 n’est qu’une monstrueuse farce.
        Concurrence libre et non faussée ? Non ! Exploitation à fond la caisse et après moi le déluge.
        Le dernier qui part n’aura pas à éteindre la lumière…


        • Alfred Le 12 septembre 2017 à 14h18
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          Notre désastre agricole (perte de savoirs faire et perte de biodiversité) est probablement plus préoccupant encore que notre désastre industeiel (perte de savoirs faire). En vérité sortir de l’Otan, de l’Euro, de l’union européenne et rebâtir entièrement note agriculture voilà déjà un beau projet qui peut occuper beaucoup de monde. Sans parler de l’exploitation intelligente de notre zee. Ce serait un bon départ pour rebâtir une industrie efficiente et parcimonieuse.


        • De La Rey Le 12 septembre 2017 à 21h48
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          Rappelez-vous juste l’état du pare-brise quand vous preniez la voiture il y a quoi? 20 ans pour un trajet un peu long pendant l’été et cherchez l’erreur !


          • Arnould Le 12 septembre 2017 à 23h20
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            Vous prenez encore la voiture, vous? Donc vous êtes complice de ce qui arrive, non?


            • Chris Le 13 septembre 2017 à 00h12
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              A part les cars scolaires en campagne, les transports publics sont des plus rares…


    • fanfan Le 12 septembre 2017 à 08h58
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      “La démographie n’est nullement en cause dans le réchauffement climatique. Toutes les régions du monde s’orientent vers une stabilisation, voire une diminution de leur population … à l’exception de l’Afrique noire, qui est précisément la région du monde la moins «polluante” !
      Pour ne pas céder à la pensée unique malthusienne : Hervé Le Bras « Les limites de la planète. Mythes de la nature et de la population ». ISBN 2-08-066877-3. 1994. 349 pp. Flammarion: Paris

      Hervé Le Bras – Les défis démographiques de la mondialisation, Début à 5:30
      https://m.youtube.com/watch?v=G3pinhB8DtU


      • Babar Le 12 septembre 2017 à 10h59
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        Croissez et multipliez… Les religions, les politiques, les démographes tous d’accord, la croissance avant tout et démographique la première. Pourquoi, pour augmenter les croyants les combattants,les PIB etc à savoir le pouvoir… Souvent les démographes ajoutent cela va se stabiliser…. L’histoire nous apprend que ce n’est pas nécessairement le cas. Préhistoriens et historiens ont montré que si de fait la croissance démographique a souvent précédé un changement productif ou énergétique, c’est un “numéro à deux”. Un changement révolutionnaire est disponible car déja découvert par les plus avancès technologiquement mais n’est pas adopté car contraignant et pas encore nécessaire. L’augmentation de la population crée les conditions de sa mise en oeuvre. Ce fut le cas de la révolution néolithique.


        • snm Le 13 septembre 2017 à 03h47
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          “Préhistoriens et historiens ont montré que si de fait la croissance démographique a souvent précédé un changement productif ou énergétique, c’est un “numéro à deux”.”
          Peux-tu en dire plus ?


          • Babar Le 13 septembre 2017 à 08h47
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            @snm

            Quelques références anglophones, qui ont été reprises en Europe mais je n’ai que les sources originales

            Carl, O Sauer, Agricultural origins and dispersals, Cambridge, MA, 1952

            Lewis R. Binford, New Perspectives in Archaeology, Chicago, Aldine Publishing Company, 1968, 313–342 p., « Post-Pleistocene Adaptations »

            K.V. Flannery, The ecology of early food production in Mesopotamia, Science, t. 147, p. 1247.

            J.R. Harlan, 1967, « A wild harvest in Turkey », Archaeology, t. 20, pp. 197-201.


      • Chris Le 12 septembre 2017 à 13h29
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        “La démographie n’est nullement en cause dans le réchauffement climatique”
        Y’en a qui passe leur vie avec des oeillères vissées sur la tête ! Et ça se dit intellectuels… de leur baignoire !
        “Hervé le Bras part vivre auprès des Massa, au Tchad, en 1966 en tant qu’anthropologue stagiaire”.
        J’imagine qu’il y reste quelques mois. M’est avis qu’il y aurait dû faire le tour des popotes de par le monde, pas seulement du Tchad. Il nous raconterait moins d’ânerie.
        Une théorie idiote au service des industries (je n’ai pas dit artisans) pour qui le but est de capter des consommateurs en masse pour écouler leur production et faire des profits croissants.
        Sinon nous n’aurions pas tout le cirque transhumantiel autorisée par la cheftaine de l’UE pour attirer des migrants jeunes et vigoureux qui ne demandent qu’à consommer…
        Car les humains consomment, si, si ! Ils consomment même beaucoup, voire même énormément selon le niveau de développement économique (encore cette foutue croissance !).
        D’ailleurs Régibier nous rappelle que depuis le 2 aout, la planète vit « à crédit », c’est-à-dire que l’humanité a consommé en 7 mois, toutes les ressources que la terre peut produire en une année.
        Cette date tombait le 5 novembre en 1985, le 1er octobre en 1998, le 20 août en 2009. Le phénomène s’accélère.
        Que le capitalisme soit incompatible avec la survie de la planète, car basé sur la croissance, y compris humaine !, me parait une évidence.
        La croissance démographique y participe.


        • RV Le 12 septembre 2017 à 19h03
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          un détail, la “planète” va survivre à nos conneries, ce serait plutôt l’écosystème actuel qui va se modifier sans doute au point où nous n’aurons plus notre place . . .


    • Evariste Le 12 septembre 2017 à 09h01
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      Oui mais c’est bien le capitalisme dans sa forme la plus “moderne” qui a permis l’explosion de la démographie ces dernières décennies: 1 milliard d’individus en 1800, 2 milliards en 1940, 7,5 milliards aujourd’hui…


      • Alfred Le 12 septembre 2017 à 11h48
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        Non c’est la découverte du continent “possibilités du pétrole”. Rien à voir avec le capitalisme et tout à voir avec le pouvoir calorifique d’un produit dont les dérivés sont assez stables et faciles à transporter et stocker. Sans compter les applications “luxueuses” qui consistent à “gacher” une source d’énergie non renouvelable dans la production facile d’objets que l’on pourrait obtenir par ailleurs. On peut au contraire penser que le capitalisme qui permet la dilapidation d’une ressource rare (ou au moins son affectation non optimale) conduit à un étouffement du “miracle” pétrolier et à terme un arrêt de la croissance humaine. Et cela sans parler même de la dégradation de l’environnement qui en réalité met la limite beaucoup beaucoup plus prêt.


        • Fabrice Le 12 septembre 2017 à 13h23
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          Je dirais que les pays capitalistes voient leur population se réduire et vieillir et n’ont vu pour beaucoup leur population augmenter que par l’immigration ( ex : Usa, Allemagne, Royaume – Uni, Japon,…).

          Les pays où zone en croissance de population n’ont adopté que récemment ce modèle et/ou sont souvent des zones exploitées par le capitalisme (ex : Chine, Inde, Afrique, Amérique latine,…) seront ils pris par le même modèle de croissance au début puis par une chute de la démographie ?


          • Chris Le 12 septembre 2017 à 13h41
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            La Chine qui tenta d’anticiper l’explosion démographique (politique de l’enfant nique de 1979 à 2015), connait un vieillissement accéléré de sa population, d’autant plus que culturellement, les Chinois privilégiaient la naissance de mâles.
            Ses voisins, Pakistan et Inde, représentent numériquement un danger potentiel que la politique chinoise tente de renverser en proposant le projet gagnant-gagnant OBOR (routes de la soie), que les Occidentaux, US en tête, s’appliquent à contrarier. Le battage médiatique des Rohingyas en fait partie.
            4 sept. 2017 – Les Rohingyas du Myanmar (Pepe Escobar) :
            [modération http://arretsurinfo.ch/les-rohingya-du-myanmar-des-pions-dans-la-guerre-que-les-anglais-livrent-aux-chinois-par-lintermediaire-des-djihadistes-saoudiens/ ]


    • Macarel Le 12 septembre 2017 à 10h14
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      Si l’on mettait toute l’humanité dans le lac Léman le niveau ne monterait que de quelques mètres.

      Le problème de la surpopulation est surtout dû au fait que le modèle de vie dominant est celui des colons d’Amérique du nord.

      Un modèle non généralisable à l’ensemble de l’humanité, car il faudrait plusieurs planètes pour le soutenir.

      Le problème est que la science et ses applications technologiques ont fait de nous un facteur géologique global.

      En même temps, il est certain que sans l’agriculture intensive industrielle, il est probable qu’il serait difficile de nourrir 7 à 8 milliards de terriens (on n’y arrive déjà pas, mais il faut compter là avec les inégalités intrinsèques au système capitaliste). Mais cette même agriculture stérilise les sols. Nous nous sommes, nous mêmes, mis dans une impasse.

      Sans la croissance le capitalisme se casse la figure, mais avec la croissance il détruit la biosphère ? Capitalism, or not capitalism that is the question !


      • fanfan Le 12 septembre 2017 à 10h22
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        Changement climatique et perte de bio-diversité sont liés.
        Le système économique néo-libéral fait que seul le court-terme est pris en compte.
        Comment espérer régler les problèmes planétaires de la biodiversité et du changement climatique avec les accords transatlantiques dans lesquels sont prévus des textes qui donnent aux entreprises le droit d’attaquer les États si ces derniers font des choses qui gênent leurs activés.
        De quelle liberté d’action disposent les citoyens coincés dans un système économique néo-libéral ?
        Ce qui menace, c’est la guerre tant il est difficile de transformer une grosse partie de la population de la terre en migrants qui vont là où c’est habitable.

        “La situation est sans espoir, et maintenant on passe à l’étape suivante.”- Pablo Casals
        “Plutôt que d’avoir l’histoire qui est poussée par le progrès, il faut voir l’histoire tirée vers l’avenir par cet événement futur qui est l’apocalypse.” ; “Tout à coup, ce sont des forces géologiques, climatiques qui déterminent le futur à notre place.”- Clive Hamilton


      • fanfan Le 12 septembre 2017 à 11h04
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        Nous sommes de moins en moins dans une société de la rareté, la faim n’est donc ni une fatalité ni une nécessité comme on l’a longtemps cru sous l’influence de la pensée malthusienne.
        Jean Ziegler : “Il existe de nombreuses causes à la sous-alimentation mais l’humanité a les moyens de les éliminer qui sont connus et étudiés. Des milliers de pages sont couvertes de projets et d’études de faisabilité” (Ziegler J., Destruction massive : Géopolitique de la faim, Paris, Editions du Seuil, 2011).


      • fanfan Le 12 septembre 2017 à 11h05
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        Olivier De Schutter “On produit l’équivalent de 4800 kcal par jour et par personne, soit deux fois plus qu’il n’en faut pour nourrir la planète. Le vrai problème, c’est que des acteurs puissants font obstacle à des changements véritables. Il faut le reconnaître : la faim est une question beaucoup plus politique que technique… les négociations commerciales sont très largement conduites par les gouvernements en fonction des intérêts de leurs grandes entreprises, des multinationales dont ils défendent la capacité à continuer à exporter”. Au contraire, “on n’a pas permis aux petits producteurs de fournir le marché qui est à 30 km de chez lui. On a un système très déséquilibré en faveur des plus gros acteurs et des chaînes mondiales d’approvisionnement. Mais les gouvernements ont largement perdu le contrôle de cette évolution”.
        Rapport final d’Olivier De Schutter sur le droit à l’alimentation : http://www.srfood.org/images/stories/pdf/officialreports/20140310_finalreport_fr.pdf


      • Alfred Le 12 septembre 2017 à 12h05
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        “En même temps, il est certain que sans l’agriculture intensive industrielle, il est probable qu’il serait difficile de nourrir 7 à 8 milliards de terriens (on n’y arrive déjà pas…”
        Les prévisions de la FAO c’est 9,2 milliards d’humains en 2050, mais toujour d’après la FAO c’est le changement d’habitude alimentaire des pays en voie de développement (qui tant à se rapprocher du modele occidental) qui crée la plus grande part de la croissance du besoin.
        La menace ne vient donc pas du nombre de bouches à nourrir mais de l’hégémonie culturelle qui impose le mode de consommation stupide que nous connaissons.
        Rien de plus désespérant (mais rien de plus compréhensible) que de voir les élites indonésiennes, indiennes et chinoises se vautrer dans le modèle stupide dans lequel nous nous vautrons nous même sur le modèle du “rève américain”.
        Si seulement une nation imprégnée de la philosophie d’un des “peuples premiers” restant pouvait kidnarper l’imaginaire mondial à la place d’hollywood…. nous n’aurions aucune crainte à avoir d’être deux fois plus nombreux.


        • Chris Le 12 septembre 2017 à 13h45
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          C’est pourquoi, nos médias nous parlent régulièrement de manger des asticots et autres frivolités ailées.
          Même pas besoin de fourchettes !


        • Josephine Le 12 septembre 2017 à 14h22
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          Oui. Je crois avoir entendu dire que nous européens jetons 40% de ce qui est produit pour nous nourrir, une partie de ces 40% n’arrivant même pas dans nos assiettes.


          • larmec Le 12 septembre 2017 à 18h54
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            Et en plus ce que nous jetons et incinéré au lieu de retourner à la biomasse, donc perte en terres arables, perte de productivité et plus de pollutions.
            On vit une époque formidable.


      • fanfan Le 17 septembre 2017 à 00h06
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        @Macarel : “En même temps, il est certain que sans l’agriculture intensive industrielle, il est probable qu’il serait difficile de nourrir 7 à 8 milliards de terriens”

        J’attire votre attention sur le fait que les petits producteurs produisent 70% de l’alimentation mondiale et ils le font avec moins du quart de la superficie agricole mondiale !


    • XAVIER Le 12 septembre 2017 à 17h51
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      Philvar
      non il n’y a pas “trop d’humains”. La terre est créée pur faire vivre des milliards d’humains sous réserve que ceux-ci consomment les biens naturels avec tempérance. Comparer l’homme avec une paramécie, est ce bien raisonnable ?


    • JBB Le 12 septembre 2017 à 19h51
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      Dans ce cas la solution est facile: dans tous les pays dits développés, le taux de fertilité est inférieur au taux de renouvellement. Il suffit donc d’accélérer le mouvement dans les pays pauvres.


      • Alfred Le 12 septembre 2017 à 20h29
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        Encore un adepte du 5ieme degré ou bien. “L’accélération du mouvement dans les pays pauvres” est en cours avec le développement de classes moyennes aux familles plus nombreuses et beaucoup plus consommatrices et polluantes. Bref votre solution au problème est de le rendre plus énorme encore. Et pas de bol c’est ce qui est en train de ce passer.


  3. Mlktsdck Le 12 septembre 2017 à 07h36
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    À l’heure actuelle et depuis à nouveau des décennies maintenant de manière croissante, le politique est devenu l’ennemi du citoyen. Et un ennemi se combat !

    Il n’y a plus que les naïfs (lire Charlie), hélas encore si nombreux qui croient encore que les politiques servent les intérêts du peuple. Au lieu de quoi, il lui pourrit chaque jour qui passe toujours un peu plus son existence avec des moyens de “protection” (lire de contrôle et de surveillance) toujours plus perfectionnés. Avec un mépris sans borne qui n’appelle et n’appellera au final que la violence. Et ces gens-là croient encore qu’ils pourront s’en sortir quand l’heure aura sonnée de faire table rase…

    Nous sommes des fainéants ? Néantisons-les ! Si nous ne les anéantissons pas, ils détruiront la planète entière ! Pour qui connaît a minima l’état déplorable de notre biotope ce n’est pas une vue de l’esprit de constater leur capacité de nuisance qui relève de la folie furieuse !

    Et effectivement nous sommes bien trop nombreux et chaque jour qui passe nous le sommes davantage encore. Georges Minois qui n’est pas réputé pour être un dangereux anarchiste l’avait déjà bien démontré dans sa très belle synthèse sur le sujet, dans son livre Le Poids du nombre (2011), dont voici un compte-rendu :

    http://biosphere.ouvaton.org/annee-2011/1469-2011-le-poids-du-nombre-de-georges-minois-editions-perrin

    [Modéré]


    • Mlktsdck Le 12 septembre 2017 à 10h09
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      Allez, petites gâteries pour tout le monde :

      Roland Gori, sur la déshumanisation de nos sociétés :
      https://m.youtube.com/watch?v=8HAsG694BhA

      IMPÉRATIF !!! :
      Philippe Pascot, sur la corruption édifiante de 90 % de nos élus :
      https://m.youtube.com/watch?v=nlZsdVgf8Ww

      Jacques Ellul, sur le ravage de la technique :
      http://www.campuslille.com/index.php/entry/emission-speciale-jacques-ellul

      Ces gens-là (ici dénoncés par Roland Gori, Philippe Pascot et le regretté Jacques Ellul), tous des hommes de conviction et de courage, soit on s’en débarrasse très très vite (et ça urge !), soit on finira tous dans un délais assez bref dans des camps de concentration.

      La solution ? La Police et l’Armée, non plus au service de l’oligarchie, mais au service du peuple !


  4. Adéchoix Le 12 septembre 2017 à 07h48
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    “Le capitalisme est incompatible avec la survie de la planète” Mais y se prend pour qui le capitalisme ? La planète va bien, c’est l’humain qui est en survie. Dans le titre de l’article tout est dit, notre manque de modestie, notre arrogance à la proue du titanic nous fait croire que nous sommes les rois du monde.


    • Macarel Le 12 septembre 2017 à 10h23
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      Tout à fait d’accord. La planète survivra, c’est plus problématique pour l’espèce humaine, et bien d’autres espèces.

      C’est bien l’avenir de notre espèce et de multitudes d’autres qui sont utiles à notre survie qui est en jeu. Parler d’avenir de la planète, ou de sauver la planète est donc impropre.

      Comme d’habitude “homo sapiens” ne fait pas preuve d’humilité. et pourtant “homme”, humus”, “humilité” viennent d’une même racine indo-européenne.


      • Sandrine Le 12 septembre 2017 à 12h00
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        Homme et humilité ont bien une racine commune mais il me semble que c’est juste du latin… Après ça remonte peut-etre aussi à une racine indo-européenne.
        Cependant, dans d’autres langues dites indo-européennes, l’étymologie du mot qui veut dire homme ne fait pas référence à la terre, à l’humus, mais plutôt à la faculté de penser ( c’est le cas de Mann et Mensch en allemand, et également du sanskrit (manna, manu qu’on retrouve dans les “lois de Manu”).
        Le problème de l’homme, c’est peut-etre justement qu’il oublie trop souvent qu’il n’est pas un simple animal sortit de “l’humus” pour en profiter mais qu’il est là aussi et pour le penser.


        • Macarel Le 12 septembre 2017 à 12h57
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          “Le mot grec humus désignant la « terre » est cité par Curtius (Ier siècle ap. J.-C.) comme provenant d’un mot grec signifiant « à terre », locatif d’un substantif hors d’usage.

          En réalité, le mot latin humus, comme d’ailleurs le mot homo « homme », provient de la racine indo-européenne *ghyom- qui signifiait terre (cf. J. Picoche 1994, p. 287).”

          source :

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Humus


          • Sandrine Le 12 septembre 2017 à 14h02
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            Mais pour les romains, “homo” définissait les hommes de manière péjorative ; (tout comme antropos pour Grecs) avec une connotation de “vulgaire”, “bas”, commun… d’où la relation étymologique avec le mot “humilité” d’ailleurs.
            Pour les romains, “homo” s’opposait à “vir” (qui désigne l’homme de manière positive) tout comme “antropos” désignait les hommes vulgaires, éventuellement les femmes et jamais les guerriers vertueux.

            Aujourd’hui, nous définissons l’homme comme un “homo sapiens”, c’est à dire d’une certaine façon, un animal savant – qui vient de la terre et qui est destiné à y retourner. C’est un point de vue idéologique. Il n’en a pas toujours été ainsi.


  5. some Le 12 septembre 2017 à 08h11
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    > imaginer la fin du capitalisme est impossible.

    mhhhhhhh. Il va bien falloir faire fi de ce que l’on croit impossible pour réaliser une grandeur…. On n’avance pas.

    Par ailleurs je n’ai pas compris le dérapage dans le dernier P. Qu’est ce que le sujet des femmes à de ci cruciale ? Pas sûr qu’ajouté une touche de féminité soit le truc à ne pas manquer. Pas sûr non plus qu’en ressortant de vieux discours on puisse faire de nouvelle luttes ” il faut concevoir le combat pour l’environnement comme « une forme de lutte des classes au niveau planétaire entre forces du travail et capital. »”. Sur ce sujet, je suis certain d’une chose, je ne sais pas ce que vous seriez prêt à gager pour protéger notre environnement.


    • Maguy Le 12 septembre 2017 à 09h53
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      Vous n’avez lu que le titre surement à propos des femmes. Ce n’est pas une question de touche de “féminité”. Et surtout pas des femmes objet sexuel des magazines, évidemment. Ni même de revendication d’égalité.
      Ce paragraphe est pourtant très clair et le démontre très bien. C’est une question d’apport spécifique concret des femmes dans les nouvelles formes de combat. Je vous laisse lire ou relire plus attentivement la suite de cet extrait, pour la démonstration :
      “De nombreux analystes soulignent également comme un point central, le rôle des femmes dans le combat écologique et social. Il ne s’agit pas de dire qu’il est bien que les femmes y participent à égalité avec les hommes ( l’égalité homme-femme est un leitmotiv consensuel de nos sociétés, en général jamais respecté ), mais bien de REPERER L’APPORT SPECIFIQUE, déterminant et innovateur des femmes, en tant que femmes, dans les nouvelles formes de combat.”


      • RMM Le 12 septembre 2017 à 13h11
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        Les exemples que donne Mme Forenza de cet “apport specific des femmes mettent en lumiere le role de la femme en tant que femelle de l’espece humaine: un role lié a la reproduction et a la perpétuation de l’espece. Ce role est certes déterminant, mais il est d’essence instinctuelle.
        Pour le reste, les femmes ne sont pas si différentes des hommes: dans un meme ensemble culturel, elles obéissent aux memes schémas socitaux, de pensée et d’action que les homes – au point de se laisser convaincre que la preservation de l’espece est compatible avec la massification des pratiqus de stérilisation et d’avortement: acces universel à la contraception et a IVG.
        Autrement dit, des que l’ instinct ne joue plus son role, les hommes et les femmes ont la meme attitude devant les problemes du monde.


        • Catalina Le 12 septembre 2017 à 14h18
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          bonjour,
          Je dis ça comme ça mais je pense que les femmes sont bien plus anticipatrices que les hommes. Les hommes se suffisent souvent avec une situation jusqu’à la catastrophe et ne bougent qu’une fois la cata arrivée. D’ailleurs ce monde n’est-il pas en majorité gouverné par des hommes ou je me trompe ?
          Combiens de femmes chez les présidents, les banquiers, les traders ?
          Enfin, je n’avance pas cela pour dire que les femmes sont “supérieures”, rien à voir, pour moi, l’homme et la femme se complètent mais tout de même,il semble que les femmes sont plus anticipatrices que les hommes, chose que j’ai vu autour de moi depuis plus de 50 ans.


      • Chris Le 12 septembre 2017 à 13h59
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        A rappeler le rôle ancestral des femmes dans l’élaboration, mais aussi production de la nourriture.
        Car manger est un besoin premier.
        On le constate principalement dans les sociétés dites primitives où ce sont les femmes qui font tourner la baraque pendant que les hommes discutent, s’agitent et se querellent.


      • Archibald Le 19 septembre 2017 à 22h12
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        Je ne suis pas d’accord que les femmes ont un “apport spécifique”.
        C’est intéressant car de manière globale les féministes considèrent que toute différence entre hommes et femmes est une “construction sociale” et certaines disent que les femmes ont des “qualités propres”.
        Mais si c’est le cas les hommes aussi.
        En général dire que les hommes ont des “qualités propres spécifiquement masculines” c’est considéré comme de la misogynie.
        Si les femmes ont des apports spécifiques au fait d’être des femmes et que leur rôle est “crucial” on peut en dire autant des hommes. Il n’existe pas un sexe “supérieur” à l’autre.


  6. Fabrice Le 12 septembre 2017 à 08h14
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    On peut déjà le voir dans le dernier plan de Macron qui veut simplifier les normes environnementales dans la construction :

    http://www.batiactu.com/edito/emmanuel-macron-annonce-grandes-lignes-plan-logement-50342.php

    C’est “amusant” de voir comment simplification et réforme sont devenu synonyme de régression et que tout les événements actuels sont dans la droite ligne une illustration de cet article.


    • Macarel Le 12 septembre 2017 à 10h40
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      En fait, l’on entre dans une ère de lutte à mort entre le Capital et l’Homme. Le capital a besoin pour s’accumuler (dans les mains d’une fraction infime de la population mondiale), prospérer, croître, du minimum de réglementations sociales et environnementales.
      De grandes fortunes capitalistes occidentales se sont faites en d’autres temps et relativement rapidement grâce à l’esclavage, et aussi parce que l’on ne se préoccupait pas des problèmes environnementaux.
      Le progrès social et écologique tend à étouffer le moteur de la croissance du capital. A vrai dire si les prix des marchandises produites devaient intégrer toutes les externalités négatives (tant sur la nature, que sur les sociétés humaines), il est fort probable que tous les entrepreneurs (autrefois appelés exploiteurs capitalistes), se trouveraient contraints à la faillite. Car c’est bien parce qu’ils volent ( selon les termes de Proudhon) aux salariés une partie de la plus-value produite par leur travail, et qu’il ne paye pas les ressources “gratuites” offertes par “mère nature” qu’ils peuvent faire du profit et s’enrichir.
      Macron, ne cherche donc, en s’en prenant aux droit du travail et aux règlementations environnementales, qu’à rétablir des conditions d’exploitation des hommes et de la nature propices à la réalisation de profits par les entrepreneurs capitaliste. Seule classe d’homme qui à ses yeux ne sont pas “rien”.


      • fanfan Le 17 septembre 2017 à 01h52
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        —- Appel des Chimpanzés du futur — par Pièces et main d’oeuvre

        “Frères humains, sœurs humaines,

        Vous avez entendu parler du transhumanisme et des transhumanistes ; d’une mystérieuse menace, groupe fanatique, société de savants et d’industriels dont l’activisme impérieux et l’objectif affiché consistent à liquider l’espèce humaine pour lui substituer l’espèce supérieure, « augmentée », des hommes-machines. Une espèce résultant de l’automachination par ingénierie génétique et hybridation électro-mécanique.


  7. Kiwixar Le 12 septembre 2017 à 08h23
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    Charles Gave : « Pour la première fois dans l’histoire la quasi-totalité des dirigeants européens n’ont pas d’enfants. Madame Merkel, madame May, monsieur Macron, les premiers ministres Italien, Suédois, Néerlandais, Luxembourgeois, Irlandais aucun n’a d’enfants. Seuls le Belge, qui vient de remplacer le précédent premier ministre Belge (sans enfant) et l’Espagnol en ont deux chacun…

    Ma première remarque est que je ne peux pas m’empêcher de penser que celui qui n’a pas d’enfant n’a pas la même notion du futur que celui qui en a eu. »


    • Kiwixar Le 12 septembre 2017 à 08h29
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      Note : Matteo Renzi a 3 enfants mais Paolo Gentiloni (président du Conseil) n’en a aucun.


    • Macarel Le 12 septembre 2017 à 10h48
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      Si l’on a des enfants c’est que l’on a fait un pari optimiste sur l’avenir. Ces dirigeants auraient-ils pour slogan intime “No future” ?


      • Alfred Le 12 septembre 2017 à 12h14
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        Ou bien c’est la preuve que ce sont des égoïstes maladifs incapables du moindre don de soi. Avoir des enfants et les “faire pousser” c’est quand même aussi renoncer à pas mal de choses et accepter de passer en second. Nos dirigeants passent en premier depuis toujours et pour “toujours” (après eux le déluge).
        (On peut évidement donner de soi sans progéniture bien sur ou vivre égoistement en oubliant la sienne, mais il me semble que c’est moins général).


        • Chris Le 12 septembre 2017 à 14h03
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          Pas forcément.
          C’est plutôt la preuve qu’ils sont en accord complet avec la néantisation du système économique néolibéral mis en place par Reagan et Thatcher.


    • Moi , BHL , intello Le 12 septembre 2017 à 15h12
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      Et pourtant….je n’ai ni enfants , ni voiture ,ni GSM , ni télévision , ni machine a laver , ni installation stéréo , ni imprimante , ni console et je ne prend jamais l’avion !
      Juste un ordinateur !
      Je ne peux donc que penser que celui qui n’a pas d’enfant est un être infiniment responsable ,tandis que ceux qui sont parents ,assassinent leur progéniture par egoisme ou inconscience !
      Tout ca pour dire que vous faites des généralités bien confortables intellectuellement parlant pour dédouaner les vôtres !
      Et bien sûr ,pour vous le prouver par l’absurde ,un individu solitaire abîme infiniment moins la planète qu’une famille moyenne , a l’intelligence très moyenne !


      • joe billy Le 13 septembre 2017 à 11h12
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        “Absurde” vous le dites vous-même… La doxa actuelle voit comme indépassable un monde athée, dénué de sens, peuplé d’aucun mystère que l’on ne finira pas par cerner et mené de-ci de-là par le seul hasard. Godot a-t-il des enfants ?

        Comment en vouloir à celles et ceux qui ne font pas d’enfant quand on lit le monde avec une grille aussi triste ?


  8. Reality Le 12 septembre 2017 à 08h47
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    Ce serait un raccourci que de dénoncer les individus qui ne veulent pas ou ne croient pas en la sortie du capitalisme.
    L’inertie est trop grande et s’extraire du système reste très complexe tant il faut nourrir les siens, rembourser son/ses prêt (s), faire face à ses obligations,…
    De nature optimiste, force est de constater pourtant qu’il est bien tard … trop ?


  9. Homère d'Allore Le 12 septembre 2017 à 08h54
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    J’ai pas bien compris le rôle de ” l’éco-féminisme” dans cet article… le droit à l’IVG, c’est très bien mais quel rapport avec le sujet de l’article.

    On dirait que sur chaque sujet, désormais, il faut rajouter une couche de politiquement correct sur le droit des femmes même lorsque ça n’a aucun rapport.


  10. Nerouiev Le 12 septembre 2017 à 09h04
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    L’homme a quand-même su créer d’excellentes règles du jeu qu’il suffirait de respecter pour que ça aille un peu mieux dans un monde multipolaire. Il s’agit tout d’abord des droits de l’homme et de l’ONU. Mais à partir du moment où quelqu’un commence à tricher ouvertement, ça devient la foire d’empoigne. Ce n’est certes pas la solution mais au moins les bases pour y accéder dans le calme.


  11. philouie Le 12 septembre 2017 à 09h13
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    Cet été, départ des Vans en Ardèche, déjeuné dans la garrigue au milieu des buis entièrement mangés par la pyrale du buis.
    Trois jours plus tard, arrivé au Maroc, région de Doukkala. Là, les cactus, figuiers de barbarie, entièrement consumés par une cochenille.
    Mauvais présage.
    Tristesse.


  12. Tapia Le 12 septembre 2017 à 09h24
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    Je ne crois pas que la URSS fut moins avide envers l’environnement (assèchement de la mer d’Aral par exemple…) que nos entreprises capitalistes.

    Quand à la démographie croissante, elle n’est que le reflet dans le miroir chez nous de la croissance de consommation par individu. Un “occidental” moyen, consommant ce que consomment combien d’Africains moyens? Les critiques devraient être toujours symétriques et les efforts devront être partagés.

    La Chine a eu, et a toujours une politique de contrôle des naissances mais cela ne l’empêche pas de chercher chaque fois plus de matières premières car le niveau de vie et l’activité économique progressent.

    Le Niger a le plus fort taux de natalité au monde, et il est criminel de dire qu’il y a assez de production au niveau mondial pour nourrir tout le monde car même si s’est vrai, cela ne sera pas partagé. Mais presque tout l’Uranium Nigérien est consommé par les Français et son pétrole par les Chinois!


  13. Arcousan09 Le 12 septembre 2017 à 10h38
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    Moi qui tout benoîtement avait pensé que la taxe carbone allait rendre l’air pur et respirable … et bien force est de constater que la réponse est non
    Cerise sur le gâteau cette fameuse taxe est sujette à spéculation ce qui prouve bien que le capitalisme n’en a rien à cirer et que même là il gagne du bon fric sans se fouler ….
    C’est curieux l’argent ne résoudrait donc pas tous nos problèmes ….


  14. jules vallés Le 12 septembre 2017 à 11h02
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    Le capitalisme c’est l’individualisation des profits et la collectivisation des pertes
    Mais aussi avec une constance admirable:
    Éventuellement s’attaquer aux conséquences, quasiment jamais aux causes:
    -“vous ne voudriez pas retourner vivre dans des grottes et vous éclairer à la bougie?!”, n’est-ce-pas?
    Alors tant pis pour l’avenir par mépris du passé, et du bon sens


  15. Ribouldingue Le 12 septembre 2017 à 11h26
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    Ce n’est pas le capitalisme qui est en cause, c’est le productivisme, qu’il soit capitaliste ou pas.
    Je n’ai pas souvenir que les soviétiques par exemple aient été attentif à l’environnement.
    La population mondiale semblant justement enfin se stabiliser il parait possible de faire quelque chose. Mais pour ça il faut absolument sortir des sociétés productivistes et consuméristes dont le libéralisme actuel est la pire des caricatures, pillant sans entrave toutes les ressources existantes.
    Ça veut dire en particulier faire passer le collectif avant l’individu, difficile à faire passer dans nos éducations occidentales d’enfants gâtés.
    Néanmoins j’ai bon espoir que justement le fait d’avoir des enfants motive à assurer leur avenir.


    • Macarel Le 12 septembre 2017 à 11h34
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      C’est jouer sur les mots : productivisme et consumérisme sont des choses qui riment bien avec capitalisme. L’URSS a pratiqué une forme de capitalisme d’Etat.


  16. Louis Robert Le 12 septembre 2017 à 11h49
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    Le point de non-retour est dépassé. Ce sera maintenant l’accélération de cette “revanche de Gaïa” (James Lovelock). C’est commencé. Voyez et notez… 2017!

    Ce n’est pas une affaire d’hommes ou de femmes mais bien d’êtres humains!…

    https://www.amazon.fr/revanche-Gaïa-riposte-t-elle-pouvons-nous-lhumanité/dp/2082105881


    • Chris Le 12 septembre 2017 à 17h16
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      Gaïa, terme désignant la terre nourricière dans la tradition africaine.
      Eh oui, les Africains ont aussi (ou plutôt avaient) une culture spécifique que l’on qualifierait maintenant d'”environnementale” autant dans les croyances, rites et chamanisme, qu’organisations sociales et économiques variant quelque peu selon la géographie et le climat.
      L’Europe des Lumières (des ténèbres !) a bazardé tout ça, bien aidée par l’extension d’un l’Islam fondamentaliste tout aussi ténébreux.

      Je n’ai pas de croyances religieuses spécifiques, bien que je m’intéresse de très près aux religions, surtout à leurs impacts sociétaux et économiques.
      Par contre, je crois profondément à l’effet boomerang que les bouddhistes appellent “karma” : la loi de rétribution. Principe qu’énonce également notre dicton : on récolte ce qu’on sème.
      De fait, on récolte dans nos assiettes pesticides et hormones, les viandes psychologiquement avariées des animaux de batterie en grande souffrance, les molécules mortifères des pharmas dans nos eaux, etc…
      On sait que le fracking non seulement pollue les nappes phréatiques mais ébranle la géologie, idem de la géothermie profonde qui déclenche des séismes.
      Bref, l’espèce humaine est extrêmement occupée à sa ruine, parce qu’elle ruine son vaisseau cosmique.


  17. Un_passant Le 12 septembre 2017 à 14h15
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    Le problème, ça n’est pas le capitalisme, c’est la facilité. Les gens choisissent les solutions les plus simples, les plus rapides, les plus immédiates, quel que soit leur rang, leur “classe”, au sens marxiste (il suffit de voir le succès des plats cuisinés, leur progression entre 1980 et les années 2000).

    Mais combien même, l’article exprime une erreur fondamentale : ça n’est pas le capitalisme qui accélère l’exploitation des ressources, c’est la mondialisation des classes moyennes. Un constat simple : entre 1990 et 2015, quelque chose comme 150 millions d’Indiens et 300 millions de chinois ont rejoint l’Occident en terme de mode de vie : l’équivalent la la population de l’UE, plus que la population des USA. Mais il y a aussi l’émergence d’une classe moyenne dans d’autres pays anciennement du “Tiers-monde”.

    Certains raisonnement comme si la consommation était le seul fait de l’Occident. La Chine et l’Inde nous rattrapent et même vont nous dépasser.


    • Chris Le 12 septembre 2017 à 17h31
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      “il suffit de voir le succès des plats cuisinés, leur progression entre 1980 et les années 2000”
      Qui coïncida avec l’émancipation féminine, nouvel acteur de la croissance, laquelle envoya les femmes au turbin avec obligation de crèches pour les enfants, la solidarité générationnelle étant balayée par la famille nucléaire : exit les grands-parents, nounous de service.
      Difficile d’être au fourneau quand on se coltine des heures de trajet à fourguer les gamins et se rendre au travail pour y passer la journée.
      L’agro-alimentaire a pu croitre et s’installer comme acteur incontournable grâce à cette nouvelle organisation sociale.


      • Un_passant Le 12 septembre 2017 à 19h51
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        Mais la métropolisation n’est que l’extension (modernisation) de l’exode rural. Ça reviendrait à imaginer que ceux qui ont inventé le chemin de fer et l’automobile se doutaient de ce que ça allait donner un siècle plus tard… Or l’exode rural a toujours existé, seulement la première révolution industrielle a favorisé l’émergence d’aimants toujours plus attrayants.

        En bref indirectement, vous suggérez que Pemberton (Coca Cola) ou Rockfeller savaient avant même de faire fortune ce que ça allait générer et qu’ils ont comploté pour ça.

        Quant à l’émancipation féminine – que vous semblez déplorer- n’est que, l’héritage de l’amour courtois (croisades) et l’absence des hommes, lors de la première guerre mondiale. Alors vous m’excuserez mais je ne suis pas prêt à adhérer à l’idée d’un complot des banques ou des multinationales dont la puissance économique réelle n’arrive qu’à partir des années 60 et s’amplifie avec la chute de l’URSS (1989).


    • Pinouille Le 12 septembre 2017 à 22h33
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      “Le problème, ça n’est pas le capitalisme, c’est la facilité.”
      Tout à fait d’accord.
      L’article incrimine le capitalisme, car il a permis “le développement explosif de la production et l’exploitation sans limite des ressources de la planète”. Ce faisant, il ne lui reproche que son efficacité: la faiblesse de l’article est d’en rester benoitement là. Mais cette efficacité ne sert à rien d’autre que satisfaire des besoins.
      Amha, le nœud du problème réside dans la légitimité qu’attribue une société à la satisfaction de ces besoins, au regard des conséquences sur l’environnement, les autres sociétés, les générations futures.
      Cette légitimité relève de plusieurs niveaux, à minima:
      – individuel: tendance primaire consumériste vs éducation qui oriente les besoins vers le sommet de la pyramide de Maslow
      – politique: qui définit par la loi les limites comportementales des individus et des entreprises
      – géopolitique: rapports de force entre puissances économiques (petit PIB = faible poids) et militaires (dépendant de la capacité de production).


  18. Un_passant Le 12 septembre 2017 à 14h21
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    L’autre erreur qui trahit une méconnaissance phénoménale des problèmes côté “capitalisme”, c’est que la financiarisation ne favorise pas la production mais la spéculation : il n’y a plus besoin de construire des usines ou d’avoir des salariés, l’essentielle de la marge se fait via les marchés. A tel point qu’il y a sous-investissement, sauf dans les marchés émergents (mais on n’est semble-t-il plus très loin de la crise de surproduction).

    Pourquoi l’Allemagne exporte tant? Comme par hasard, c’est l’un des pays qui a encore des banques… industrielles.

    Donc ils se fourvoient doublement. Autant dire que je ne compte pas sur des personnes comme ça pour trouver une solution, si tant est qu’il y en ait réellement une.


  19. serge Le 12 septembre 2017 à 15h07
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    90 entreprises internationales sont responsables des 2/3 des rejets de CO2. Un petit problème avec les politiques de l’offre?


  20. Un_passant Le 12 septembre 2017 à 15h25
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    Accuser les entreprises, c’est oublier la responsabilité individuelle. Le capitalisme est indissociable de l’existence de la monnaie or elle date de bien avant Smith ou d’autres. Le problème? C’est la société de consommation. Et qui est fautif sinon le consommateur en premier lieu?

    Les légumes frais ont-ils disparu que les gens consomment autant de produits cuisinés? Est-ce qu’un organisme quel qu’il soit oblige des gens à partir en croisière ou partir en vacances à l’autre bout du monde? Qui force les gens à aller sur la Côte d’Azur? Qui oblige à vouloir une résidence secondaire? Qui force à changer de voiture tous les ans voire tous les six mois? Qui oblige les gens à changer de téléphone mobile tous les ans voire tous les six mois? Est-ce techniquement nécessaire? Est-on obligé de manger “hors saison”?

    NON!

    Répondre à la société de consommation est avant tout un choix personnel auquel personne n’est forcé d’adhérer. Les entreprises n’existent pas sans la clientèle.


    • Didier Le 12 septembre 2017 à 16h21
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      Discours rabâché jusqu’à l’usure complète: le seul responsable de la catastrophe actuelle serait le pékin de base.

      En oubliant un petit détail: ce pékin de base est soumis, 24h par jour, 365 jours par an, à un véritable lavage de cerveau publicitaire qui emprunte tous les canaux possibles pour atteindre sa “cible”.

      Si les entreprises dépensent chaque années des milliards de dollars dans la publicité, ce n’est pas, comme le clament les benêts de service, pour “garantir la démocratie” (sic!), mais tout bêtement parce que ça marche. Toutes les techniques de manipulation mentale, y compris les plus sordides, sont employées, avec succès, par ceux qui se sont auto-proclamés des “créatifs” – et que l’on devrait appeler de leur vrai nom: des assassins.

      Alors, le mythe (très libéral, au passage) de la “responsabilité individuelle”…


      • Un_passant Le 12 septembre 2017 à 19h41
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        Sauf que l’exode rural a commencé bien avant le matraquage publicitaire. Il y a quelque chose de très simple, un trait humain qui est la recherche du confort et de la facilité, s’ajoute ensuite le désir de paraître (qui touche aussi les riches et qui les fait dépenser des fortunes dans des futilités).

        Personne ne force qui que ce soit à regarder la télé ou écouter la radio, ça n’a même rien d’indispensable. Personne ne force qui que ce soit à accorder du crédit aux publicités.

        La responsabilité individuelle n’a rien rien d’un concept libéral, sinon nous sommes alors tous à la fois irresponsables, stupides, manipulables et grégaires. Merci mais sans façon, j’accorde autrement plus de dignité à l’intelligence humaine, hors de question que j’adhère à ça. D’ailleurs l’importance du paraître et des apparences est variable selon les individus.

        On ne force pas les parents à mettre leurs gamins devant la télé!


      • Un_passant Le 12 septembre 2017 à 20h11
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        Aussi bien le christianisme (résister aux tentations) ou le bouddhisme (en rapport avec le karma) évoquent, au minimum indirectement, la question de la responsabilité individuelle, simplement, et déjà, envers soi-même puis vers les autres. C’est un chouia plus ancien qu’Adam Smith.


    • TuYolPol Le 14 septembre 2017 à 00h03
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      La responsabilité individuelle est relative au périmètre. Elle est pertinente pour les décisions individuelles, mais pas pour la sociologie et l’économie. D’un point de vue individuel, les causes et les effets de nos actions peuvent à la rigueur s’analyser en laissant une place au libre arbitre, si ça peut vous rassurer. Mais d’un point de vue collectif, c’est beaucoup moins opérationnel que l’analyse statistique, où la liberté est une donnée qui s’annule. De ce point de vue, c’est l’offre qui fait la demande. L’industrie qui fait les consommateurs. La mauvaise télévision qui fait la mauvaise santé intellectuelle. Le type de financement des médias qui fait le type d’idées qui dominent. Personne ne vous oblige, sauf que la pression sociale ça existe.
      La responsabilité individuelle n’est pas un concept inutile ou inopérant, ce n’est pas ce que je dis. Mais c’est une illusion, une croyance. Un joujou narcissique.
      Le christianisme y tient beaucoup, et Spinoza risquait sa peau.


  21. libvert.fr Le 12 septembre 2017 à 17h22
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    Pour moi, le capitalisme non corrompu, c’est à dire se développant dans un contexte libéral, est favorable à l’environnement, d’autant plus qu’un cadre fiscal vert existe :

    Les plus grands investisseurs actuels dans les fonds verts sont Luxembourgeois, comme quoi, les actionnaires peuvent aussi être vertueux !
    http://www.eib.org/infocentre/press/releases/all/2017/2017-184-10eme-anniversaire-des-emissions-vertes-celebre-au-luxembourg.htm
    (attention, l’humanité est le journal le plus subventionné de France, et peut être considéré comme d’extrême gauche ; je suis centriste)


    • Alfred Le 12 septembre 2017 à 20h36
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      Les fonds verts… franchement.
      Vous ne guerrirez jamais.
      Ça me fait penser à un constructeur de tanks allemands pour dealers qui a promis que toute sa gamme aurait bientôt une version électrique avé batteries au lithium…
      Quand on sait l’énergie nécessaire à la production du dit lithium, la durée de vie de ces batteries, la masse de ces engins, etc… Il n’y a que deux conclusions concomitantes: 1- “on” prends les consommateurs pour des cons irresponsables à juste titre. 2- “on” se moque bien de l’environnement.


    • TuYolPol Le 13 septembre 2017 à 23h42
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      Ah, c’est sûr, le capitalisme “peut tout faire”.
      Mais on a assez de recul pour juger de ce qu’il fait le plus.
      Ceux qui imaginent encore que ce système peut promouvoir la vertu sont de dangereux rêveurs.
      Chacun son tour.


  22. Freddi Le 12 septembre 2017 à 19h52
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    La décroissance est elle si blasphématoire que personne n’ose l’évoquer ici?
    La Divinité “Croissance” répétée 24/24 par les clergé médiatique a t’elle définitivement tué notre esprit critique?
    J’en ai bien peur


  23. Mouise Le 12 septembre 2017 à 21h18
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    En voilà un qui ménage bien mon confort ! Diable de capitalisme ! tordons-lui le coup, l’affaire est faite ! Enfin le paradis sur terre ? Ah ! Mais ? Dites-moi, le capitalisme est-il autre chose que la branche la plus « féconde » du système industriel (mère de tous les systèmes privés d’adjectifs qualificatifs pour éviter d’aborder le coeur du problème) ? Bon j’arrête là! une réflexion plus aboutie ne passe pas car “votre commentaire est trop long”… et c’est pas dans l’huma qu'”ils” lui donneront une place.


  24. JBB Le 12 septembre 2017 à 22h38
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    Il faudrait 3 planètes pour que tout le monde puisse vivre comme un Francais? C’est pas de bol parceque ce Francais moyen n’a pas du tout envie de diviser son train de vie par trois, la tendance serait plutôt à réclamer une hausse de son pouvoir d’achat.


  25. TuYolPol Le 13 septembre 2017 à 10h25
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    La maladie du capitalisme est qu’il favorise la primauté des pulsions infantiles du désir. C’est ce qui fait son irrésistibilité, c’est aussi ce qui le fera aller vers le totalitarisme, car ces milliards d’enfants deviennent incapables de négocier entre eux les contraintes du bien commun. Le capitalisme récupère l’énergie du désir, l’énergie des déséquilibres, de la peur, mais contrairement à un système de rééquilibrage thermodynamique, il semble n’être capable que de les amplifier. C’est bien le capitalocène qui est à l’œuvre, et non pas l’homme tout seul, en tant qu’espèce, comme se contente de le suggérer le terme anthropocène.

    On pourrait très bien imaginer une croissance des activités dites vertes, intégrée au capitalisme en réponse à ses propres dégâts, comme celle du secteur de la sécurité répond au sentiment d’insécurité.
    Et l’on voit bien en faisant ce parallèle que pour survendre de la sécurité (car on n’a vraiment pas besoin d’autant de fouilles, de surveillance) il faut fabriquer beaucoup d’anxiété, chez les enfants que nous sommes, et pratiquer la vente forcée à travers les budgets publics. Il existe un secteur d’activité verte sur fonds privés et d’autres sur fonds publics, mais très insuffisants par rapport à ce qui serait nécessaire pour compenser. Pendant qu’une réussite a été arrachée à coup de réglementations contraignantes, dix nouveaux problèmes deviennent critiques.

    Le capitalisme va vite, certes, mais il va plus vite dans la création de problèmes que dans leur résolution, déjà parce que c’est rarement, voire jamais du capitalisme lui-même que viennent les solutions, mais de ses entraves : réglementations, limites. Et c’est toute l’absurdité, de voir à quel point le capitalisme a besoin de ces entraves pour sa propre survie, tout en essayant de les rogner sans cesse. Le capitalisme est le règne de l’infantilisme et de l’immaturité. Un retour au stade archaïque.


    • TuYolPol Le 13 septembre 2017 à 10h40
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      Le capitalisme : un système amplificateur de violence, tout simplement.


    • Pinouille Le 13 septembre 2017 à 11h59
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      “Et c’est toute l’absurdité, de voir à quel point le capitalisme a besoin de ces entraves pour sa propre survie, tout en essayant de les rogner sans cesse.”
      Observation pertinente.
      Dans le scénario (pour l’instant d’actualité) où l’on ne change pas de système, ces entraves ne peuvent venir que de la loi. D’où la nécessité d’avoir un pouvoir politique fort et responsable, qui résiste aux tentatives de rognage (corruption, lobbying, clientélisme, etc).
      Et c’est bien là que le bât blesse actuellement, amplifiées par une situation économique pour le moins délicate, qui réduit considérablement les marges de manœuvre des gouvernements.


    • Un_passant Le 13 septembre 2017 à 12h05
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      Le problème est le système social et ses valeurs. Le capitalisme est né de la monnaie et la monnaie est née des échanges. Il est arrivé un moment où le troc n’était plus suffisant. Selon les civilisations, la monnaie n’était d’ailleurs pas forcément de métal (il me semble que chez certaines tribus amérindiennes, la comptabilité et le système de valeurs reposait sur des cordelettes tressées. Chez certaines populations, les tapis étaient un bien précieux).

      La véritable question est philosophique. Pour les amérindiens, la Nature, en elle-même était un capital, une valeur. La société de consommation a complètement renoncé aux limites liées à la religion ou la spiritualité parce que ces dernières sont allées trop loin… dans la violence.

      Le capitalisme rendrait violent? Que dire des religions? Ce qui rend violent, c’est la recherche du pouvoir. L’argent n’est que l’un des leviers possibles; plus précisément, il (peut) la finance(r).

      La véritable origine de nos maux, c’est le scientisme.


      • TuYolPol Le 13 septembre 2017 à 14h12
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        C’est exact, le capitalisme n’est pas l’origine, mais l’amplificateur de la violence des déséquilibres. Il y a des conflits d’intérêt, certains systèmes les amortissent, d’autres les amplifient.

        La financiarisation, qui complète ou dope le capitalisme industriel, en permettant un changement exponentiel d’échelle par la dématérialisation, met le feu sous la marmite. Comment voulez-vous que l’échelle humaine soit capable d’absorber la violence de la spéculation intercontinentale dans des ordres de grandeur de plusieurs PIB ?

        Je prétends, en effet, que cette violence-là est la mère de toutes les autres.
        La violence économique explique bien mieux la violence religieuse que le contraire.

        Le scientisme, peut-être que ce n’est qu’un dogme comme l’économisme, dont la fonction n’est que la création d’un clergé.


      • Alfred Le 13 septembre 2017 à 14h25
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        Il existe d’autres écoles économiques qui font l’affirmation (appuyée par l’archéologie) que la monnaie est née de la nécessité de lever des impôts pour nourrir de grandes armées. La monnaie est une nécessité politique et non économique. De nombreux systèmes d’échange ont existé (différents du troc) jusqu’à très récemment sur tout la terre (bâton de dette, systeme de cadeau et offrande, ..). La monnaie, le commerce sont des affaires liés à l’organisation sociale et politique depuis des milliers d’années.


        • TuYolPol Le 13 septembre 2017 à 14h38
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          Je ne crois pas que monnaie = capitalisme ou monnaie = finance. La monnaie est un outil qui ne détermine pas forcément son cadre d’emploi. Le capitalisme est ce qui permet de donner une existence juridique et un pouvoir propre à la monnaie.


  26. clauzip12 Le 15 septembre 2017 à 22h08
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    la finalité du néolibéralisme est l’appropriation de la surface de la planète et des dividendes
    À cette fin ,l’élimination de la majeure partie de l’humanité est une conséquences arithmétique
    les 0,1% des possèdent actuels
    s’estiment exclu de l’hécatombe du à la dégradation de l’environnement
    À mon sens,l’ultra libéralisme ne modifiera pas sa stratégie qui lui profite et assure sa perspective finale
    les humains seront selon ces néo remplacés par des robot
    leur survie sur une planète inhabitable sera préservée dansdes bulles artificielles nou sur d’autres planètes
    Tout est en place pour le grand chambardement,l’OPA est lancée !


  27. bourdeaux Le 21 septembre 2017 à 18h50
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    Je trouve le titre stupide et rédhibitoire : ce n’est pas le capitalisme qui est incompatible avec la survie de la planète, mais notre mode de vie. Les expériences non capitalistes qui furent menées naguère n’ont pas été plus “éco friendly” que nos sociétés capitalistes, elles ont même fait plutôt pire…


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