Y’a pas à dire, c’est rassurant sur la santé mentale des dirigeants américains…

Source : Reuters, le 30/10/2015

Le commandant des forces navales chinoises a dit à son homologue américain qu’un petit incident pourrait provoquer la guerre en mer de Chine méridionale si les États-Unis n’arrêtaient pas leurs “actes de provocation” dans les routes maritimes contestées, a déclaré la Marine chinoise vendredi.

L’amiral Wu Shengli a fait ces remarques à l’amiral John Richardson, chef des opérations navales, pendant une vidéoconférence jeudi dernier, selon une déclaration de la marine chinoise.

Les deux officiers ont tenu des discussions après qu’un navire militaire de la flotte U.S. ait navigué à une douzaine de milles nautiques d’une des îles artificielles de Beijing dans le très disputé archipel des Spratley, jeudi dernier.

La Chine a reproché à Washington cette patrouille, et considère cette présence dans la limite des eaux chinoises, pour laquelle la Chine a déjà protesté, comme le défi américain le plus significatif à propos des sept îles artificielles situées dans une des zones maritimes les plus fréquentées au monde.

“Si les États-Unis continuent ces sortes d’actes dangereux et provocants, cela pourrait bien mettre en situation d’urgence tant les forces maritimes qu’aériennes, et alors un incident même mineur peut être l’étincelle qui déclenchera la guerre”, a déclaré Wu.

“(J’)espère que les États-Unis voudront préserver la bonne entente entre les flottes chinoise et américaine – ce qui n’a pas été chose facile – et évitent que ce genre d’incident se reproduise”, a dit Wu.

Auparavant, un officiel américain avait rappelé que les cadres de la Marine s’étaient mis d’accord pour maintenir le dialogue et faire en sorte d’éviter les points de friction.

Les escales prévues par les navires américains et chinois, ainsi que les séjours en Chine d’officiers américains formateurs sont maintenus, a dit l’officiel.

“Aucun de ces projets n’est compromis, rien ne sera annulé”, a dit l’officiel.

RENCONTRES IMPREVUES

Tous les officiers ont accepté d’appliquer à cet incident le Protocole des Rencontres Imprévues en Mer (CUES).

“Ils ont convenu qu’il est très important que toutes les parties continuent d’utiliser la procédure d’agrément du CUES dans les opérations rapprochées, afin d’éviter les malentendus et toutes sortes de provocations pouvant survenir”, a dit l’officiel.

En effet, Wu a déclaré qu’il pensait que les marines chinoises et américaines avaient de nombreuses raisons de coopérer et pourraient “jouer un rôle positif dans le maintien de la paix et de la stabilité en mer de Chine du Sud”.

Un porte-parole de la marine américaine a souligné que la position de Washington sur la liberté de navigation des États-Unis signifiait “protéger les droits, la liberté et la légalité d’usage de l’espace maritime et aérien garantis à toutes les nations par le droit international”.

Des navires militaires chinois ont suivi le destroyer lance-missiles USS Lassen, alors qu’il évoluait dans les îles Spratley mardi dernier. La marine américaine est en manœuvre dans un domaine maritime rempli de navires chinois.

Alors que la marine américaine en Asie est réputée pour sa technologie embarquée depuis des décennies, l’atout de la Chine est plutôt la quantité, avec des douzaines de bâtiments et de navires garde-côtes déployés habituellement en mer de Chine du Sud, estime un expert de la sécurité.

La Chine a déjà protesté pour des faits similaires contre le Vietnam, les Philippines, la Malaisie, Taiwan et Brunei dans la mer de Chine du Sud, dans laquelle transitent pour 5 milliards de dollars de commerce maritime chaque année.

La semaine prochaine, le président chinois Xi Jinping rendra visite au Vietnam et à Singapour, alors que le ministre de la Défense Chang Wanquan participera à une rencontre des ministres de la Défense du Sud-est asiatique en Malaisie. Le secrétaire à la Défense américain Ash Carter y est attendu également.

REVERS DE JUSTICE

D’autre part, la Chine a subi un revers légal jeudi dernier, quand un tribunal d’arbitrage hollandais a annoncé qu’il était habilité à recevoir des plaintes territoriales des Philippines contre Beijing en mer de Chine du Sud.

Le tribunal a dit que des auditions complémentaires pourraient être tenues afin de déterminer si les arguments des Philippines sont recevables. La Chine n’a pas participé à la procédure et en l’occurrence ne reconnaît pas l’autorité du tribunal.

Manille, en 2013, a déjà soumis le cas en cherchant quels étaient ses droits pour utiliser les eaux de la mer de Chine du Sud dans la zone d’exclusion économique des 200 milles (EEZ) selon la Convention des Nations Unies pour le Droit de la Mer (UNCLOS).

La Chine, qui pour la première fois fait face à la surveillance légale de ses affirmations dans la Mer de Chine méridionale, ne participerait ni n’accepterait de confier l’affaire à un tribunal d’arbitrage, a affirmé vendredi le vice ministre des Affaires étrangères Liu Zhenmin.

Liu a déclaré aux journalistes que l’affaire n’affecterait pas la souveraineté de la Chine sur ces eaux.

Le gouvernement philippin a fait bon accueil de la décision du tribunal.

Florin Hilbay, le Conseiller auprès du ministre de la Justice qui est l’avocat en chef dans cette affaire, a affirmé que la procédure représentait un “pas en avant significatif pour les Philippines dans la recherche d’une résolution pacifique et impartiale des conflits entre les parties et la clarification de leurs droits sous la Convention des Nations Unies pour le Droit de la Mer (UNCLOS)”.

(Rapporté par Ben Blanchard, Michael Martina et Wini Zhou à Pékin, Andrea Shalal, David Brunnstrom et Yegenah Torbati à Washington, Anthony Deutsch à Amsterdam et Manuel Mogato à Manille ; Ecrit par Dean Yates ; Edité par Paul Tait)

L’USS Lassen (DDG 82) transite en formation avec le ROKS Sokcho (PCC 778) pendant l’exercice militaire “Foal Eagle” de 2015, au large et à l’est de la Péninsule coréenne, le 12 mars 2015. Document photographique fournit par la Marine américaine.
REUTERS/U.S NAVY/MARTIN WRIGHT, 1ERE CLASSE SPECIALISTE DES COMMUNICATIONS DE MASSE/PHOTO PUBLIEE VIA REUTERS

24 réponses à Le chef de la marine chinoise affirme qu’un incident mineur peut déclencher la guerre en mer de Chine du Sud

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 13 novembre 2015 à 08h52

Les Zuniens ont 3 problèmes majeurs :
– leurs porte-avions seront au fond de l’eau en 48 heures (sitting-ducks)
– ils n’ont pas privilégié les avions à long rayon d’action, comptant sur leurs porte-avions pour contrôler les mers et les détroits
– la dette abyssale, la faillite du schiste, les good jobs partis, et la difficulté qui ira croissante d’acheter des choses (hydrocarbures) avec du papier quand les Chinois paieront en or

Lire cet article remarquable de Philippe Grasset
= http://www.dedefensa.org/article/le-doute-mortel-de-lhyperimpuissance =

Donc, ils se frittent avec les Chinois, tous les porte-avions au fond de l’eau, nouveau Pearl Harbour (“quels fourbes ces gooks”), la fierté en prend un coup, ensuite :
– ferment leurs frontières à tous les produits chinois (les autres asiatiques sont ravis), ils se font des copains au Vietnam (un peu), Philippines (beaucoup) > réindustrialisation US
– passent 2 ou 3 ans à fabriquer de l’armement à tours de bras > objectif casser du Chinois
– grosse guerre qui résout le problème du chômage US et des homeless (devenus graveless)
– leur côté germanique (beaucoup plus que britannique) les incite à privilégier le suicide (Wotan, purification par le feu, renouveau après l’hiver des peuples du nord), assez facile entre deux pays possédant l’arme nucléaire

C’est bien la IIe GM qui les a sortis de la crise de 1929 en puissance archi-dominante (aux niveaux des stocks d’or déjà), la tentation doit être grande de refaire la même opération.

  1. Pampita Le 13 novembre 2015 à 01h24
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    Pour comprendre les enjeux profonds derrière ces manoeuvres : http://chroniquesdugrandjeu.over-blog.com/2015/10/ca-chauffe-en-mer-de-chine.html


    • Crapaud Rouge Le 13 novembre 2015 à 13h09
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      Analyse intéressante, mais qui n’explique pas la 1ère carte où il apparaît que la Chine veut s’accaparer 95% de la mer de Chine (sa fameuse ligne en 9 traits, paraît-il dessinée sur les passe-ports chinois). Est-ce nécessaire de se fâcher avec tous ses proches voisins pour briser l’encerclement ? Ne pas être “encerclé” implique que l’on soit entouré d’amis… (http://www.questionchine.net/effervescences-nationalistes-aux-approches-de-la-chine)


  2. Guillaume Besset Le 13 novembre 2015 à 01h54
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    Deux comportements impérialistes face à face peut effectivement conduire à des frictions..

    Une fois de plus il s’agit d’un problème lié au pétrole..
    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Eles_Spratleys

    Il est urgent de découpler les énergies ! (de la consommation des fossiles)


    • Dono Le 13 novembre 2015 à 08h19
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      L’espoir fait vivre, il paraît….La population et les besoins en énergie fossile augmentent vite….alors découpler la consommation d’énergie de la consommation des énergies fossiles….quasi-impossible hélas! (le nucléaire est finalement une énergie fossile aussi et particulièrement dangereux, toxique)…


    • Pampita Le 13 novembre 2015 à 08h41
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      Le pétrole n’est qu’annexe dans cette crise ; les toile de fond est le containment de l’Eurasie par la puissance maritime (voir le lien que j’ai posté ci-dessus).


  3. Kiwixar Le 13 novembre 2015 à 08h52
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    Les Zuniens ont 3 problèmes majeurs :
    – leurs porte-avions seront au fond de l’eau en 48 heures (sitting-ducks)
    – ils n’ont pas privilégié les avions à long rayon d’action, comptant sur leurs porte-avions pour contrôler les mers et les détroits
    – la dette abyssale, la faillite du schiste, les good jobs partis, et la difficulté qui ira croissante d’acheter des choses (hydrocarbures) avec du papier quand les Chinois paieront en or

    Lire cet article remarquable de Philippe Grasset
    = http://www.dedefensa.org/article/le-doute-mortel-de-lhyperimpuissance =

    Donc, ils se frittent avec les Chinois, tous les porte-avions au fond de l’eau, nouveau Pearl Harbour (“quels fourbes ces gooks”), la fierté en prend un coup, ensuite :
    – ferment leurs frontières à tous les produits chinois (les autres asiatiques sont ravis), ils se font des copains au Vietnam (un peu), Philippines (beaucoup) > réindustrialisation US
    – passent 2 ou 3 ans à fabriquer de l’armement à tours de bras > objectif casser du Chinois
    – grosse guerre qui résout le problème du chômage US et des homeless (devenus graveless)
    – leur côté germanique (beaucoup plus que britannique) les incite à privilégier le suicide (Wotan, purification par le feu, renouveau après l’hiver des peuples du nord), assez facile entre deux pays possédant l’arme nucléaire

    C’est bien la IIe GM qui les a sortis de la crise de 1929 en puissance archi-dominante (aux niveaux des stocks d’or déjà), la tentation doit être grande de refaire la même opération.


  4. luc Le 13 novembre 2015 à 09h09
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    moi je suis pacifiste, et dire qu’on va faire la guerre à cause d’un incident mineur, voilà qui en dit long sur les dirigeants chinois


    • yann Le 13 novembre 2015 à 10h11
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      Pour conserver la paix, il faut parfois montrer sa force. Les USA attaquent systématiquement les pays les plus faibles qui les intéressent. Les Chinois leur montrent simplement qu’ils ne sont plus les patrons dans le pacifique. Ce qui calmera probablement leurs ardeurs à déclencher des conflits locaux. À trop vouloir éviter le conflit, vous finissez le plus souvent par vous faire marcher dessus et par avoir la guerre.


      • Marco Le 13 novembre 2015 à 12h15
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        Est-ce que les États-Unis n’ont pas intérêt a garder des tensions avec la Chine, la Russie et autres… pour pouvoir continuer à acheter de plus en plus d’armes, ce qui enrichie évidemment les industriels du secteur et augmente par la même occasion le PIB de la nation (par de la dette, mais croissance quand même). Vision court termisme, mais ce n’est pas un problème pour eux.


        • Eric Le 14 novembre 2015 à 01h18
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          Les USA ont intérêt à créer des conflits, et à développer des zones de tensions entre voisins. L’objectif est de diviser pour mieux régner, quitte à financer des extrémistes. Mais ils n’ont pas intérêt à apparaître en première ligne.
          Si cela arrive, alors ils risquent de voir tous leurs ennemis s’allier contre eux.
          Ce doit être leur plus grande crainte, s’ils ne se sentent pas complètement invincibles, aveuglés par leur sentiment de puissance…


  5. Max Le 13 novembre 2015 à 14h05
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    L’un des problèmes vient du Traité de San-Francisco de 1951, les USA qui étaient le pays organisateurs invitèrent presque tous le monde sauf en particulier la Chine Continentale et Taiwan.
    Les USA voulant surtout valider leurs nouvelles acquisitions en particulier celles issues de la 2eme guerre mondiale.
    Certaines ne firent même pas partie du menu ainsi en a-t-il été de Guam qui est/était habités par le peuple des Chamorros depuis 4.000 ans, les USA les évacuèrent pour y construire des bases militaires et personne bien évidement n’osa le contester aux USA.
    Pour revenir au traité de San-Francisco l’objectif était de valider la situation de l’époque et d’y faire ratifier par les pays de l’époque et au vu de la puissance des USA de cette époque presque tout les participants signèrent mais cela eu simplement pour effet de geler la situation.
    Aujourd’hui, l’histoire reprenant son cours les revendications ancestrales refont émergent à nouveau.
    Et il n’y a pas que la.
    Ainsi en est-il du Mexique sur sa frontière nord qui revendique des territoires que les Usa ont annexé.
    Depuis, je crois 1979, chaque président mexicain fait le serment de récupérer ces territoires perdus et depuis tous les citoyens mexicains installé aux USA même avec la citoyenneté des USA a automatiquement la nationalité Mexicaine.
    Même Okinawa, qui est aujourd’hui une ile situé a plusieurs centaines de kilomètres du sol Japonais avaient jadis une population plus proche de la Chine que du Japon, les samouraïs venant du japon débarquèrent sur cette ile et a la politique du sabre la transformèrent en territoire japonais.
    En Afrique on a eu le même processus, les colonisateurs découpèrent des civilisations ancestrales à leurs seuls profits.
    Pour finir.
    Sur les iles Spratley, tant que l’US-Navy ne tente pas de débarquer sur une ile ou il y a une garnison chinoise, ca peut durer des années, on n’est plus a l’époque de Cuba.
    En ce qui concerne le tribunal dont l’article fait référence, sauf erreur de ma part, il faut que les deux parties soient d’accord pour le saisir, ce qui n’a pas été le cas.


  6. Chris Le 13 novembre 2015 à 14h11
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    “D’autre part, la Chine a subi un revers légal jeudi dernier, quand un tribunal d’arbitrage hollandais a annoncé qu’il était habilité à recevoir des plaintes territoriales des Philippines contre Beijing en mer de Chine du Sud.
    Le tribunal a dit que des auditions complémentaires pourraient être tenues afin de déterminer si les arguments des Philippines sont recevables. La Chine n’a pas participé à la procédure et en l’occurrence ne reconnaît pas l’autorité du tribunal”

    Une situation qui me rappelle furieusement le litige opposant Khodorkoski & Cie vs l’Etat russe. Les Chinois devraient se méfier et user de tous les artifices juridictionnels occidentaux pour se désengager.


  7. bm607 Le 13 novembre 2015 à 14h12
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    Ca ne s’arrange pas vraiment depuis la parution de l’article, témoin cet article d’aujourd’hui :
    “Les Etats-Unis ont envoyé deux bombardiers B-52 vers les îles artificielles chinoises en mer de Chine du Sud.”
    http://fr.sputniknews.com/international/20151113/1019481254/mer-de-chine-bombardiers-us.html#ixzz3rMuBXQFf
    “Selon le journal américain The Hill, il s’agit d’un “défi explicite” lancé à la Chine qui a des revendications territoriales dans la région”

    Défi explicite, c’est ce qu’on pourrait traduire par “une des dernières étapes avant une possible déclaration de guerre”, non ?
    C’est vrai aussi que les u$A sont directement concernés car riverains de cette région, puisque le Monde entier est leur voisinage et donc leur zone d’influence.


    • Furax Le 13 novembre 2015 à 18h48
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      On peut être très critique envers la politique étrangère des USA sans pour autant n’instruire le dossier qu’à leur charge.

      Les USA ne défendent pas seulement leurs intérêts dans cette affaire. Ils défendent aussi les intérêts de tous les autres pays des environs qui ne veulent pas voir la Chine mener une politique disruptive dans la région et prendre sauvagement le contrôle d’îlots relevant des eaux internationales pour exiger bien sûr après l’exercice de tous les droits liés à des possessions maritimes (ils sont bien capables d’exiger l’application des critères de ZEE.

      N’oublions pas que récemment, c’était la flotte japonaise qui se frottait aux coups de force chinois sur le même dossier.

      Les fauteurs de trouble, dans cette affaire-là, ce ne sont pas les USA. Ils sont même obligés d’intervenir. Leurs alliés le souhaitent. Et si les USA n’intervenaient pas, le système de sécurité du Pacifique ouest et de l’Asie du sud-est s’effondrerait, y laissant encore davantage la voie libre aux ambitions conquérantes de la Chine.


      • bm607 Le 13 novembre 2015 à 19h01
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        “Les USA ne défendent pas seulement leurs intérêts dans cette affaire. Ils défendent aussi les intérêts de tous les autres pays des environs …”
        Ben c’est là-dessus que je ne suis pas d’accord.

        Les u$A ne sont pas les gendarmes du Monde, il y a des instances internationales qui regroupent nombre de pays, qui ont été créées pour cela, et sur lesquelles les “grands” s’assoient joyeusement quand ça les arrange, en se drapant dans des termes pompeux (“liberté des peuples”, “justice”, “démocratie”, …), au lieu de chercher à les faire fonctionner au mieux comme ce devrait être la règle.

        Faire confiance aux américain$ pour assurer la justice sur le monde c’est jouer au loto, parfois on gagne effectivement, mais c’est plutôt rare je trouve (Chili, Laos, Moyen-orient la liste est longue, Ukraine, etc…, etc…).


      • Max Le 13 novembre 2015 à 19h29
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        Je voudrais simplement rappeler que les iles Diaoyu/Senkaku ont été possession chinoise jusqu’en 1911.
        Lors de la guerre sino/japonaise la Chine fut contrainte de céder les iles en question au Japon, cela fait parti des traités inégaux que la Chine fut contrainte de signer.
        Les USA a la fin de la seconde guerre mondiale avec un Japon devenu servile et une Chine devenue Communiste refusèrent de resituer les iles à la Chine.


      • Max Le 13 novembre 2015 à 19h50
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        Quand a dire que les philippins sont copains avec les USA, apparemment vous ne connaissez pas les massacres que l’armée des USA occasionna dans ce pays.
        https://www.wsws.org/fr/articles/2013/nov2013/pers-n22.shtml
        Pendant la 2eme guerre mondiale, les japonais firent de même.


  8. Astatruc Le 13 novembre 2015 à 19h08
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    Furax

    Les USA défendent LEURS INTERETS, jamais ils n’ont défendu quoi que ce soit d’autre, il faut arrêter d’être naïf.
    La Mer de Chine est bien loin de chez eux, de quoi se mêlent-ils encore?
    Les pays inquiets de l’action de la Chine n’ont qu’à voir ça avec la Chine, pas avec les terroristes us.


    • Crapaud Rouge Le 13 novembre 2015 à 20h23
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      Les pays inquiets de l’action de la Chine n’ont qu’à voir ça avec la Chine” : sauf que ce sont tous des poids plume contre un poids lourd…


  9. Charlie Bermude Le 13 novembre 2015 à 20h39
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    Pour ce qui est de la légalité , ni les Chinois , ni les Américains , ne sont clairs dans l’affaire .
    Reste la légitimité , au delà de savoir qui a commencé , qu’est ce qu’ils veulent ?
    Là c’est la perplexité , car ni l’un , ni l’autre n’ont intéret à une troisiéme guerre mondiale .
    Les US parce qu’ils ne sont plus dans la situation de la 1ere et la 2eme avec des garanties suffisantes à un crédit illimité , nécessaire à son financement .
    La Chine non plus parce que ses énormes réserves sont en $ , qui fonderaient comme neige au soleil au cas où . Son énorme production d’or ne pourrait combler la différence en l’abscense d’achat par l’occident . Du reste leurs efforts technologiques , écologiques et sociaux ne pourraient combler dans un délai suffisemment rapide l’avance qu’ont les US .
    L’enjeu , à mon avis c’est le maintien d’un statut quo entre les deux , mais aux dépends des alliés actuels des US ( Japon , Europe ) . Comme ce fut le cas au cours de la deuxiéme aux dépend de la France et de la Grande Bretagne , et au profit de l’Allemagne , Japon , mais sans guerre mondiale au sens classique , qui aujourd’hui serait atomique .
    L’enjeu c’est le ‘collier de perles’ maritime Chinois et le recul du controle des Mers par les US , avec pour compensation la rélegation de l’Europe et du Japon à l’arriére ban .
    Les US accepteront ils le new deal ? oui si Europe et Japon essaient de s’affranchir .


  10. Robert Huet Le 13 novembre 2015 à 21h17
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    À tous

    Messieurs, faites des recherches sur tous les conflits depuis la fin de la seconde guerre mondiale et leur supporteurs, le résultat risque de détruire vos convictions les plus intime au sujet de l’Amérique et de l’Europe.


  11. Georges Le 13 novembre 2015 à 22h51
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    Je ne suis pas bien renseigné mais je rejoins Furax dans l’analyse.

    L’article parle d”îles artificielles.

    Je comprends donc que la Chine construit des îles sur sa zone maritime avec l’objectif d’étendre sa zone maritime en prétendant que l’île artificielle est comme une île naturelle (la règle internationale stipulant que le domaine maritime va jusqu’à une distance donnée, la même pour tout le monde, de la côte).

    Ce serait une façon d’étendre son territoire maritime au détriment de ses voisins.

    Il est possible que je me trompe complètement, mais voilà ce que j’en comprends pour l’instant.


    • Eric Le 14 novembre 2015 à 01h29
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      On ne peut juger une situation de manière aussi simpliste.
      Dans les conflits territoriaux, il y a toujours une part historique. Si on ignore l’histoire, on ne peut comprendre le présent.
      Un moyen de s’en sortir, serait de connaitre les arguments de chacune des parties.
      Il y a de fortes chances, que chaque pays qui borde la mer de Chine ait des revendications légitimes. Celles-ci doivent dépendre de la période de l’histoire considérée… Il convient néanmoins de les connaitre toutes, si on veut ensuite juger et privilégier un pays plutôt qu’un autre.
      Par contre, ce qui est certain, c’est que les USA n’ont aucune légitimité à être là-bas, à part celle de cultiver un racisme anti chinois parmi ses pays voisins, pour justifier leur présence “protectrice”. Exactement comme ils justifient leur présence en Europe, grâce à la présence de l’ogre russe, l’affreuse dictature sanguinaire qu’il faudrait craindre.


  12. n Le 14 novembre 2015 à 23h39
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    A la fin de la seconde guerre mondiale, il est convenu de rendre à la Chine toute la mer de Chine et même le Vietnam. Mais lorsque Mao gagné sur le Kuomingtan, les USA ont ignoré tout cela.

    A propos de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye, le ministère chinois des Affaires étrangères a indiqué que sa décision était nulle et sans effet : “Sur les questions ayant trait à la souveraineté territoriale et aux droits et intérêts maritimes, la Chine n’acceptera aucune solution qui lui sera imposée, ni aucun recours unilatéral à une résolution par une tierce partie”. Le temps où la Chine était faible, c’est fini.

    Voici maintenant ce qu’écrit le journaliste américain Wayne Madsen qui est aussi ancien contractant de la NSA :

    « Les dirigeants du G7 ont déclaré: «Nous nous opposons fermement à l’utilisation de l’intimidation, de la coercition ou de la force, ainsi qu’à toute action unilatérale visant à changer le statu quo, comme la revendication de territoires à grande échelle.» Ce que les dirigeants du G7 ont oublié de mentionner est que quatre membres du groupe d’élite, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et le Japon, ont utilisé des auxiliaires supplétifs comme les Philippines, la Malaisie, le Vietnam, l’Indonésie, Taiwan et l’ancienne République du Vietnam (Sud Vietnam) pour fortifier leurs possessions insulaires dans la mer de Chine méridionale. La déclaration du G7 était une manifestation de plus de l’hypocrisie grossière du groupe comme on l’a déjà vu avec leurs sanctions contre la Russie, la Syrie, l’Iran et d’autres pays.

    En 1973 et 1974, l’un des efforts militaires à la fin du régime sud-vietnamien pro-américain à Saigon a été de mettre la main sur un certain nombre des îles Paracel comme tentative de la dernière chance pour les États-Unis de maintenir le contrôle sur les riches réserves de pétrole du sud de la mer de Chine et bloquer le trafic maritime vers la Chine. En 1974, la Chine a commencé un forage exploratoire dans les îles Paracel. Les États-Unis et leurs alliés sud-vietnamiens ont tenté de tracer une ligne dans la mer entre les îles déjà occupées par la Chine, y compris l’île Woody, et celles occupées par le Sud-Vietnam.

    Le 16 Janvier 1974, une frégate sud-vietnamienne a été envoyée à l’île Drummond où elle a rencontré deux chalutiers de pêche chinois armés et un détachement de l’armée chinoise occupant l’île. Des navires de guerre chinois ont également été observés au large de l’île Duncan où ils soutenaient une petite force chinoise de débarquement. Le Sud-vietnamien a exigé que la Chine retire ses forces des îles revendiquées par le Sud-Vietnam. Les Chinois ont ordonné aux Sud-Vietnamiens de quitter la zone. Le lendemain, le 17 janvier, trente commandos sud-vietnamiens, dirigés par un agent de l’Agence centrale de renseignement des États-Unis affecté à l’ambassade américaine à Saigon, a atterri sur l’île Robert et retiré un drapeau chinois. Le 19 janvier, les troupes sud-vietnamiennes ont débarqué sur l’île Duncan et un échange de tirs a eu lieu avec les troupes chinoises. Surpassés en nombre par l’Armée populaire de libération chinoise, les Vietnamiens du Sud se sont retirés. Après une courte bataille navale et aérienne, les garnisons de Marines sud-vietnamiennes sur les îles Drummond, Duncan et Robert se sont rendues aux Chinois. Quatre frégates sud-vietnamiennes ont été endommagées et une a été coulée par les Chinois.

    La bataille des Paracels a affirmé le contrôle chinois sur les trois îles qui se sont rendues, ainsi que sur l’île de Triton, qui était aussi revendiquée par le Sud-Vietnam. Le gouvernement sud-vietnamien a protesté auprès des Nations Unies contre cette action et les Nord-Vietnamiens et le Vietcong sont restés de marbre à propos de la victoire chinoise. Les Sud-Vietnamiens ont perdu 53 militaires et, en plus, les Chinois on fait 48 prisonniers, dont un ancien capitaine des Bérets Verts de l’armée US, Gerald Kosh, supposé être un conseiller régional de sécurité à l’ambassade américaine à Saigon, mais dont on pense qu’il était un agent de la CIA. En plus de Kosh, des témoignages font état de la présence d’éléments de SEALs de l’US Navy sur les îles pour aider les Vietnamiens du Sud à affronter les Chinois.

    L’incursion Sud-Vietnam / CIA dans les Paracels en 1974 n’a pas été différente de la corde raide navale et aérienne actuellement affichée par les opérations américaines dans la mer de Chine du Sud et destinées à entraîner une confrontation avec la Chine. Tout comme les États-Unis ont utilisé le supplétif sud-vietnamien en 1974 pour initier une guerre avec la Chine sur les Paracels, aujourd’hui, ils cherchent à accomplir la même chose en utilisant les Philippines, le Vietnam, la Malaisie, Brunei et Taiwan. Même si les États-Unis ont tenté d’attiser les opérations militaires anti-chinoises parmi les nations ayant des réclamations sur les îles de la mer de Chine du Sud, l’ancien Premier ministre malaisien Mahathir Mohamed a déclaré que la Chine n’est une menace pour personne et que ce sont les États-Unis qui essaient de provoquer une confrontation militaire dans la région. Le ministre de la Défense malaisien Hishamuddin Hussein a également rejeté le bellicisme américain et dit que les patrouilles navales de la Chine de la région de l’île sont justifiées. Même les médias taiwanais ont accusé les États-Unis d’être derrière les incidents vietnamo-chinois concernant des navires et des plates-formes pétrolières.

    Les dirigeants du G7 ont commodément omis de commenter les réclamations latentes du Royaume-Uni et de la France sur les îles de la mer de Chine du Sud. Bien que les deux membres du G7 n’aient pas fait valoir leurs revendications, ils ne les ont pas non plus retirées. Le G7, affichant son orgueil typique, met en garde la Chine contre la consolidation de ses revendications historiques sur les îles Paracels et Spratleys, mais ne parvient pas à admettre ses propres intérêts dans la région.

    Les médias américains et australiens, en particulier les médias appartenant au va-t’en-guerre néocon Rupert Murdoch, ont été abreuvés d’histoires qui prétendent que la Chine veut militariser les îles Paracels et Spratleys, y compris des articles alarmistes sur le déploiement de missiles offensifs en mer de Chine du Sud. Cependant, des rapports de renseignement de la CIA préparés dès 1974 décrivaient déjà les installations militaires chinoises sur les îles en Chine du Sud, donc les médias occidentaux utilisent de vieilles informations réchauffées dans une tentative d’attiser les tensions pour le compte du complexe militaro-industriel américain.

    Woody Island, également connu sous le nom de Yongxing et situé dans le groupe Amphitrite des Paracels, était le siège civil et militaire de l’administration chinoise des Paracels en 1974, selon le propre rapport secret de la CIA intitulé Les îles contestée en Asie de l’Est et daté de février 1974. Aujourd’hui, l’île abrite le ville de Sansha City, avec une population civile et militaire de 600 personnes. Quant aux autres îles de la mer de Chine du Sud, la CIA a estimé en 1974 que beaucoup avaient des installations militaires et navales chinoises. Elles comprenaient Rocky, relié à Woody par une route construite par les Chinois ; Lincoln; Pattle ; Robert ; et Duncan. En ce qui concerne la présence de la Chine dans les Spratleys sur la région du sud de la mer de Chine du Sud, il y a des bâtiments militaires et des quais sur South Johnson Reef ; un entrepôt militaire, des emplacements d’artillerie, et une station radar et radio sur Gavin Reef ; un bâtiment militaire de deux étages, un phare sur Hughes Reef, et une Station d’observation marine des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), une piste d’atterrissage, et une station radar sur Fiery Croix Reef. Aucune de ces installations ne suggère une menace militaire chinoise contre l’Australie ou la Septième flotte américaine comme allégué par les médias Murdoch, pas plus que la construction d’une Grande Muraille de sable, n’est une menace militaire offensive comme la décrit hystériquement le commandant de la Flotte américaine du Pacifique, l’amiral Harry Harris.

    Le Président Obama, dans son pivot vers l’Asie, semble croire qu’une augmentation de la présence militaire terrestre, navale, et aérienne des États-Unis en Asie orientale et du Sud-Est devrait passer inaperçue par les puissances régionales comme la Chine. La consolidation de la marine et de l’infrastructure modeste de la Chine sur les Paracels et Spratleys sont une réponse directe aux mouvements agressifs américains dans la région, une stratégie qui a commencé en 1974 avec l’incursion sud-vietnamien pro-américaine dans les Paracels. Récemment, un avion de patrouille de la marine américaine P-8A Poseidon a survolé Fiery Croix Reef dans le cadre d’une politique du Pentagone prenant des mesures concrètes dans la région. Si les généraux et les amiraux amateurs en fauteuil, à Washington et Honolulu, se tourmentent sur la présence croissante de la Chine dans sa mer du Sud, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes et à leurs mesures concrètes. »


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