Source : Tunisie-secret, Michel Rimbaud, 28-02-2016,

« Le départ d’un ministre aussi étranger aux Affaires étrangères, qui ne se réveillait qu’au nom de Bachar al-Assad, ne fera guère pleurer que lui-même et ses complices », écrit cet éminent diplomate élevé dans la haute tradition gaulliste. Bien avant le départ de Fabius, Michel Raimbaud disait tout haut ce que les anciens du Quai d’Orsay pensaient tout bas. Sa remarquable rétrospective démontre comment, dans l’affaire syrienne, la diplomatie et la presse françaises ont été au service de la propagande anglo-américaine et comment le gouvernement français s’est mis du mauvais côté de l’Histoire. Michel Raimbaud est l’auteur de “Tempête sur le Grand Moyen-Orient”, publié aux éditions Ellipses en 2015.

Son Excellence Michel Raimbaud, ancien Ambassadeur de France, auteur du livre

Son Excellence Michel Raimbaud, ancien Ambassadeur de France, auteur du livre “Tempête sur le Grad Moyen-Orient”, édition Ellipses, 2015.

Le pire ministre des Affaires étrangères jamais offert à la France [Laurent Fabius] a déguerpi. Il laisse derrière lui une diplomatie ruinée, décrédibilisée et démoralisée : seraient-ils les meilleurs de la planète, nos diplomates ne peuvent faire de miracles lorsqu’ils sont amenés à ne défendre que des dossiers indéfendables, qui les placent systématiquement du mauvais côté de l’Histoire. C’est là que le bât blesse.

Si le pire n’est jamais sûr, le meilleur l’est encore moins

Le départ d’un ministre aussi étranger aux Affaires étrangères, qui ne se réveillait qu’au nom de Bachar al-Assad, ne fera guère pleurer que lui-même et ses complices. Mais les optimistes inoxydables, inondés d’espoir l’espace d’un adieu, devraient se méfier : si le pire n’est jamais sûr, le meilleur l’est encore moins.

Le partant était un pilier du « groupe des Amis de la Syrie », dont la liste des États membres illustrait alors parfaitement la sentence bien connue : avec de tels amis, plus besoin de se chercher des ennemis. Reprenant le flambeau brandi par la France lors du rezzou de l’Otan sur la Libye, Fabius a tout fait pour propulser notre pays à l’avant-garde des va-t-en guerre de la vertueuse « communauté internationale ». N’est-ce pas lui qui, mi-dépité mi-gourmand, estimait en juillet 2012 qu’il « reste encore quelques renforcements possibles en matière de sanctions », insistant pour que la Grèce cesse d’importer du phosphate syrien ?

Le club Elisabeth Arden (Washington, Londres, Paris), qui prétend depuis un quart de siècle incarner la « communauté internationale », s’est transformé au fil des dernières années en un directoire de pères fouettards ayant pour inspirateurs les néoconservateurs de « l’État profond » des pays d’Occident et d’ailleurs, et pour alliés privilégiés les régimes moyen-orientaux les plus portés sur la flagellation. En 2011, après l’Irak, le Soudan, l’Afghanistan, la Somalie, la Palestine, la Yougoslavie, l’Iran ou l’Ukraine et quelques autres, nos pères fouettards, pourtant bien absorbés par leur tâche du moment, vont réserver à la Syrie un traitement de choix. C’est ainsi que les sanctions vont pleuvoir en giboulées dès les premiers beaux jours.

En juillet 2012 (on taira par décence le nom du journal et ceux des journalistes), une vidéo apparaît sur le net avec un titre en forme de question qui tue : « À quoi servent les sanctions contre la Syrie ?» Celle-ci, note le commentaire écrit, « fait depuis plus d’un an l’objet de mesures de rétorsion de la part de la communauté internationale, avec un succès mitigé ». Il faut « punir et étouffer économiquement le régime de Bachar al-Assad, qui réprime dans le sang ses opposants : tel est l’objectif ». On n’aura pas fini d’entendre cette rengaine.
Notre vidéo précise que, le 23 juillet 2012, l’Union européenne a adopté un nouveau train de sanctions, pour la 17ème fois en un an (sic). Elle rappelle que les États-Unis, le Canada, l’Australie, la Suisse, la Turquie et la Ligue arabe (kidnappée par le Qatar et les régimes du Golfe) ont pris des mesures équivalentes.

Traitement de choc infligé à la Syrie

Sans dresser une liste interminable des sanctions imposées, renouvelées et renforcées les années suivantes, il n’est pas inutile de rappeler au passage, à l’attention des distraits, des ignorants ou des bonnes consciences, le script général du chef-d’œuvre des dirigeants occidentaux et de leurs bureaucraties sadiques :

1/ D’abord viennent les sanctions classiques « de mise en situation » par le Conseil de Sécurité, prises en mai 2011 :
Les premières mesures prises par l’Union européenne concernent la mise au ban (refus de délivrer des visas) et le gel des avoirs de 150 personnalités du « régime syrien ».

Par ailleurs, une cinquantaine de sociétés « soutenant le régime » sont soumises à boycott dont cinq organismes militaires, conformément à l’embargo adopté « sur les exportations d’armes et de matériel susceptible d’être utilisé à des fins de répression ». Il est ainsi interdit d’exporter vers la Syrie des équipements, des technologies ou des logiciels destinés à surveiller ou intercepter des communications sur Internet ou les téléphones.

2/ Le 10 août 2011, le gouvernement US prend des sanctions économiques contre les sociétés de télécommunication syriennes et les banques liées à Damas, empêchant les citoyens états-uniens de mener des affaires avec la Banque commerciale de Syrie, la Banque syrienne libanaise commerciale ou Syriatel. Les avoirs de ces sociétés aux États-Unis sont gelés, autant dire volés. Hillary Clinton annonce dans la foulée un embargo total sur les importations de pétrole et de produits pétroliers en provenance de Syrie.

Imitant aussitôt ses maîtres, l’Union européenne décide de plusieurs trains de sanctions supplémentaires, y compris un embargo sur le pétrole. La dernière salve visera à réduire les échanges commerciaux afin de finir d’asphyxier l’économie du pays.

3/ Viendront ensuite les sanctions diplomatiques (rappel des ambassadeurs en consultation) décidées dès l’automne 2011, après le double véto russo-chinois sur le projet de résolution islamo-occidental visant à provoquer en Syrie un processus à la libyenne. Les États-Unis ayant rappelé de Damas leur ambassadeur du troisième type, plusieurs États de l’Union européenne rappellent les leurs.
Juppé rappellera le sien une première fois le 17 novembre 2011 : « erreur fatale » pour le ministre ordinateur. Après un faux retour, ce sera le départ définitif en février 2012. Nommé en mai 2012, Fabius fera encore mieux : à peine intronisé, il expulsera l’ambassadrice de Syrie à Paris, ayant oublié que cette dernière est également représentante auprès de l’Unesco et qu’il ne peut la contraindre au départ.

4/ En 2012, ce sera la fermeture de la compagnie aérienne « Syrianair » à Paris, puis l’interdiction de toute liaison aérienne entre la France et la Syrie et, plus généralement, entre les capitales européennes et Damas. Etc…

Les parrains des terroristes

Hélas, se lamentent des experts pleins d’onction et de componction, tout le monde n’est pas d’accord pour mettre en place un embargo, ce qui en limite la portée. La belle unanimité qui, de 1991 à 2011, a rassemblé les cinq Permanents du Conseil de sécurité autour des trois Occidentaux n’existe plus et c’est un élément déterminant qui permet de briser l’arrogance et la toute-puissance des puissances atlantiques. Des doigts accusateurs pointent « certains pays qui ne jouent pas le jeu ? (sic). Mais est-ce bien un jeu ? La Russie et la Chine soutiennent le gouvernement et l’État syriens : ils seront priés de « rejoindre la communauté internationale » (sic). La Syrie peut également compter sur l’aide multiforme de son allié, l’Iran, mais celui-ci est déjà sous lourdes sanctions. D’autres pays, comme le Brésil, ne soutiennent pas les Occidentaux ? En outre, certains États traînent les pieds au sein de l’Union européenne, et les accrocs aux engagements pris contre Damas se multiplient.

Ce blocus qui asphyxie progressivement la Syrie est certes difficile à mettre en œuvre, mais que nos perfectionnistes se consolent : il est indéniable que les résultats escomptés sont là. Après cinq années de sanctions et d’acharnement collectif, le peuple syrien est épuisé et vit dans des conditions terrifiantes. Nos grands dirigeants, si bons et si pudiques, ne connaissent-ils pas la vérité, non pas celle de leurs protégés émigrés qui vivent au chaud ou au frais à l’ombre de leurs protecteurs, mais la vérité des habitants qui ont tenu bon dans leur pays. Loin du paradis de la révolution auquel les premiers feignent de croire, loin du paradis auquel aspirent les djihadistes démocratiques et les terroristes modérés, c’est un enfer que vivent les Syriens de la Syrie réelle, un enfer qu’ils doivent au fanatisme de leurs « libérateurs » et de leurs alliés turcs ou arabes ainsi qu’au sadisme de l’« Axe du Bien », parrain des terroristes et grand déverseur de punitions devant l’éternel.

Les sanctions sont parvenues à détruire un pays qui était plutôt prospère, quasiment sans endettement, autosuffisant pour l’essentiel de ses besoins et globalement bien parti. Elles ont fini par entamer le tissu national syrien, soudé par une tolérance « laïque » assez exemplaire, sans réussir toutefois à le déstructurer. Le but de ce politicide était (et reste toujours) de démoraliser les populations, en les amenant à perdre confiance dans la légitimité de leur État, de leur gouvernement, de leurs dirigeants, de leurs institutions, de leur armée, tout en leur donnant l’illusion que l’Occident est heureusement là pour les « sauver du tyran qui les massacre » et accueillir en son sein les réfugiés et les transfuges.

Des sanctions pour mater un peuple résistant

Le terrible bilan enregistré en Iraq —un million et demi de morts, dont 500 000 enfants— est là pour rappeler que les sanctions sont une arme de destruction massive, utilisée avec un total cynisme par les « maîtres du monde ». Pour Madeleine Albright évoquant sans doute des « dégâts collatéraux », « cela en valait la peine ». On voit le résultat.

En Syrie, les « punitions » occidentales ne sont pas mieux intentionnées. Elles visent à mater un peuple résistant et à le forcer à accepter la fatalité d’un changement de régime, ou bien à l’amener à fuir ou à déserter… Quitte à saigner le pays de sa jeunesse déjà formée, de ses cadres aspirant à vivre mieux dans un climat de paix… Quitte à faire de ces réfugiés un peuple de mendiants, à la merci des trafiquants de toutes spécialités : en témoignent ces femmes et enfants installés la nuit au coin des boulevards parisiens par des équipes inquiétantes.

Depuis cinq ans, nos politiciens combinards, nos journalistes complaisants, nos intellectuels perdus ou dévoyés participent, à quelques exceptions près, à l’énorme conspiration du mensonge qui fait passer la Syrie souveraine et légale pour usurpatrice et massacreuse, et ses agresseurs et leurs parrains, orientaux ou occidentaux, pour des libérateurs révolutionnaires. Outre l’horreur et l’effroi que soulèvent les images de cette guerre sauvage, comment ne pas avoir la nausée devant l’aveuglement, volontaire ou non, de nos élites qui préfèrent donner du crédit aux mensonges de leurs alliés et protégés criminels plutôt qu’aux témoignages innombrables des victimes qui désignent sans ambigüité leurs bourreaux ? Comment ne pas avoir la nausée devant cette complicité assumée, à peine camouflée par une omerta systématique ? Comment enfin ne pas frémir devant cet aplomb et cette bonne conscience bétonnée de nos faiseurs d’opinion ?

Maintenant, il faut lever les sanctions criminelles et scélérates

La solution ne consiste pas à accueillir en Europe les réfugiés que l’on a d’une façon ou d’une autre créés en alimentant la guerre universelle d’agression et le djihad en Syrie. Il faut lever immédiatement, sans délai et sans conditions, les sanctions qui sont destinées à briser tout un peuple. Il faut mettre fin à la guerre et non en décupler l’impact par les moyens minables, sournois et iniques que sont les sanctions à la mode occidentale.

Il faut rendre justice à ce peuple martyrisé et humilié. Et la plus élémentaire des justices, la première, est de ne plus couvrir d’un voile de vertu les criminels féroces qui cherchent à détruire au nom de l’intolérance la Syrie tolérante. Elle implique également de ne plus cautionner les impudeurs des maîtres fouettards qui punissent en toute impunité avec la morgue des arrogants. Assez de mensonges, assez d’hypocrisie, assez de leçons.

Répétons-le, il faut lever les sanctions criminelles et scélérates qui tuent la Syrie et son peuple. Ni dans un mois, ni dans un an, mais maintenant. Ce n’est pas une question de diplomatie, c’est une affaire d’honneur, et la France s’honorerait en prononçant, pour sa part et à titre national, la levée des sanctions.

Michel Raimbaud, article initialement publié sous le titre de « Le mensonge, la nausée et les sanctions ». M.Raimbaud est l’ancien Ambassadeur de France en Mauritanie, au Soudan et au Zimbabwe. Ancien directeur de l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides. Professeur au Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS).

Source : Tunisie-secret, Michel Rimbaud, 28-02-2016,

60 réponses à “Le pire ministre des Affaires étrangères a déguerpi” : hommage de l’Ambassadeur Michel Raimbaud à Laurent Fabius

Commentaires recommandés

Spectre Le 12 mars 2016 à 02h58

L’art du seppuku européiste en 5 actes :

1. Accablez un peuple innocent en détruisant son économie et son autosuffisance ;
2. Versez généreusement de l’huile sur le feu en armant des extrémistes rebaptisés opposition modérée sur l’ORTF et autres organes Pravda ;
3. Jouez le pourrissement de la situation au lieu de revenir à la raison ;
4. Essuyez des attentats vengeurs ourdis par la créature ingrate prospérant sur le champ de ruines que vous avez délibérément organisé ;
5. Mangez en dessert une grave crise des réfugiés qui fait prendre l’eau à ce vieux rafiot où tout le monde rame dans une direction différente.

Comme dit la publicité : bravo le veau !

  1. Spectre Le 12 mars 2016 à 02h58
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    L’art du seppuku européiste en 5 actes :

    1. Accablez un peuple innocent en détruisant son économie et son autosuffisance ;
    2. Versez généreusement de l’huile sur le feu en armant des extrémistes rebaptisés opposition modérée sur l’ORTF et autres organes Pravda ;
    3. Jouez le pourrissement de la situation au lieu de revenir à la raison ;
    4. Essuyez des attentats vengeurs ourdis par la créature ingrate prospérant sur le champ de ruines que vous avez délibérément organisé ;
    5. Mangez en dessert une grave crise des réfugiés qui fait prendre l’eau à ce vieux rafiot où tout le monde rame dans une direction différente.

    Comme dit la publicité : bravo le veau !


    • Rémi Le 14 mars 2016 à 16h21
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      Faux et archi faux:
      Ce à quoi vous assistez s’appelle le strike des maitre du monde:
      1 Détruisez un peuple qui ne versait pas son obole.
      2 Grace aux attentats commis par vos protégés reforcez les pouvoir de police pour avoir tous les droits lorsque les peuple occidentaux tenteron de se révolter contr eleur spoliation par la Kleptocratie.
      3 Imporez du migrant ca fera baisser le salaires et permettra d’aider aux passage de lois travail scélérate.
      4 Vous pouvez en plus vous faire des soirées petits fours au frais du ministéres des affaires étrangéres (Donc du contribuable) en vous répétant que vous servez le camp du bien ce qui est toujour agréable. (Et si vous voulez, je suis sur que les glorieux libératuers ferons participer plusieurses jolies personnes à la soirée.
      Où avez-vous vu un suicide? Ah, le votre, mais ca ce n’est pas un suicide. C’est une mise en esclavage.


  2. Louis Robert Le 12 mars 2016 à 06h03
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    Voyons plutôt les choses globalement et à long terme. Aussitôt, il nous apparaîtra qu’un ministre, le meilleur comme le pire, importe vraiment peu. C’est à peine si l’on aura su qu’il avait disparu… Ce qui marque notre temps, c’est la fin on ne peut plus douloureuse du rêve insensé d’un monde entièrement occidentalisé, manifeste dans l’effondrement de tous les empires aux pieds d’un monde nouveau, péniblement érigé sur les ruines omniprésentes du monde révolu. S’affirme irrésistiblement aujourd’hui ce monde de demain composé, à terme, de 85% de l’Humanité et abandonnant, loin derrière, ce 15% restant que nous entrevoyons déjà devenir. Marginalisation agonique qui hante l’Occident, fou de douleur et de rage à la seule pensée de devoir désormais partager l’univers avec autrui. Loin de nous sauver, à notre insu, impitoyable, notre inhumanité nous perd déjà. Cela ne se voit que trop.


    • Furax Le 12 mars 2016 à 07h53
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      Sauf que le but de la déstabilisation de la Syrie n’était en aucun cas de l’occidentaliser. Bien au contraire il s’agissait de soumettre un Etat encore relativement laïc aux desiderata de puissances islamistes sunnites : Arabie Saoudite et Qatar principalement, Turquie pour d’autres motifs.

      L’occidentalisation de l’Irak, de la Libye, de la Syrie, il faut de drôles d’appareils de mesure pour parvenir à les discerner.


      • Louis Robert Le 12 mars 2016 à 11h49
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        Merci, Furax. Votre observation me rappelle ce classique issu du Vietnam: “Nous avons dû détruire le village (Ben Tre) afin de le sauver” (“We had to destroy the village in order to save it”). Nous sommes prêts, en effet, à détruire l’univers afin d’y préserver notre domination hégémonique, notre “full spectrum dominance” si fièrement proclamée, affichée avec pareille indécence. — Mais le monde résiste, Furax. Il refuse catégoriquement, héroïquement, encore et toujours, cette domination occidentale… au prix de millions d’êtres humains, hommes, femmes et enfants, vieillards y compris. Globalement et à long terme, l’unique but poursuivi, avoué, est cet asservissement impossible du monde entier (Éric Hobsbawn) et qui ne sera donc pas.


        • Christian Gedeon Le 14 mars 2016 à 12h22
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          Il en faut bien un…je serais celui là. L’ambassadeur Raimbaud ne parle pas de l’Occident,mais de l’atlantisme,n’est ce pas?En quoi,il a raison,bien sûr.Je suis donc particulièrement gêné par l”utilisation du terme occident à tout bout de champ,par les contempteurs de la politique atlantiste.C’est en même temps un non sens et un contresens… les soutiens de l’Atlantisme sont beaucoup,dont beaucoup de non occidentaux. Arabie saoudite,Qatar,Koweit,Emirats,Maroc,Pakistan,Indonésie et j’en passe et pas des moindres. L’Atlantisme est une idéologie perverse,dont la tête est peut être aux US,mais qui s’étend au monde entier.la résumer à “L’Occident ” est juste une…connerie,en fait.


  3. Chevrier Michèle Le 12 mars 2016 à 06h21
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    Elites qui s’acharnent sur le peuple Syrien, dont Hillary Clinton, Obama, Hollande qui a déclaré qu’il veut la peau de Bachar Al Assad, tous ces gens qui sont mort à cause de leur stupidité.
    Les Syriens un peuple persécuté qui souffre.


  4. Nerouiev Le 12 mars 2016 à 07h05
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    Mais non ils étaient tous louables, ils voulaient du gaz Qatari pour notre bien à nous, pauvres Européens sans ressources énergétiques. Seulement voilà, Bashar el Assad n’a pas voulu, de quel droit ? Qui c’est celui-là, un ophtalmo qui ne voit rien.


    • Suzanne Le 12 mars 2016 à 12h36
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      Quand on veut du gaz d’un pays, on l’achète. Il serait temps de rappeler cette règle de bon sens aux gouvernants.


  5. fabrice Le 12 mars 2016 à 07h21
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    le hic Monsieur Raimbeau voyez vous,

    C’est que ces grands activistes de la pax mondialis, ces boureaux aux mains blanches, ces étourneaux éternels…sont mandatés, légitimités, cautionnés et payés par nos bons soins.

    De quelle France parlez vous quand il faudrait exprimer d’une seule voix la levée des sanctions?

    Cela n’arrivera pas bien sur et vous le savez, car nous, citoyens de l’empire, n’avons cure de quelques millions de mort.

    Bon Bergers, seigneurs et maitres, voyez comme nous sommes si sage!
    Ainsi rendons grâce mes frères: Que soit eternel et pour les siecles ” moi d’abord et apres moi le déluge”…et vive la paix de l’empire mondial.


    • Pierre Lallemand Le 12 mars 2016 à 08h41
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      Hélas ! Mais nos cerveaux sont lessivés et formatés en permanence. Comment le bon peuple pourrait-il comprendre ? De plus le système électoral ne laisse le choix qu’entre les mêmes et les mêmes.


    • philippe chatreix Le 12 mars 2016 à 09h11
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      …sont mandatés, légitimités, cautionnés et payés par nos bons soins.

      je n’ai mandaté personne et comme tous les citoyens de ce pays…
      dans cette pseudo démonarchie, les élus n’ont qu’un discours… vous nous avez élus donc on fait ce que l’on veut !!!! Ces grands Présidents Démocrates comme HOLLANDE (j’y intègre SARKOZY) ont vendu à l’OTAN, le peu de parole indépendante qui restait à la FRANCE. La France est devenu le caniche du couple Anglo-américain…
      la Syrie vs DAECH n’est à mon sens qu’un outil pour affaiblir l’Europe… par une montée SUD->NORD de réfugiés, les négociations commerciales EURO-AMERICAINES n’en seront que mieux menées à l’avantage bien sur des USA…
      et laisser sur une terre exsangue les USA avec leurs grands amis humanistes de ARABIE SAOUDITE prendre le pétrole et installer leur pipeline là où ils le veulent….


      • Chris Le 12 mars 2016 à 12h02
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        Entendu de la bouche d’un ambassadeur russe en poste en Occident en 2010 (*) :
        “ils” (les Occidentaux) mettront la main sur la Libye, puis viendra le tour de l’Ukraine et de la Syrie. Mais là, pas question que nous lâchions la Syrie. Il en va de notre propre survie. Juste que nous ne sommes pas encore prêts militairement ni psychologiquement. Nous ne connaissant pas le timing exact, nous devons être extrêmement attentifs et prudents à tous les signes. Mais je peux vous assurer qu'”ils” ne gagneront pas.

        Ne pas oublier que les chancelleries sont au courant longtemps à l’avance de ce qui se trame.

        (*) A mettre en relation avec le discours de Poutine à la Conférence de Munich sur la Sécurité en 2010, où il averti très ouvertement ses “partenaires” :
        http://www.solidariteetprogres.org/a-repartir/articles-varies/Discours-de-Vladimir-Poutine-a-la.html


        • Soizic Le 13 mars 2016 à 07h54
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          Merci pour le lien Chris, en effet très intéressant. C’était en 2007 en non en 2010, mais la mise en garde est d’une telle actualité!


    • chb Le 12 mars 2016 à 16h19
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      « ces bourreaux aux mains blanches… mandatés » ?
      D’après mon dico, mandat = contrat par lequel une personne (le mandant) donne à une autre (le mandataire) le pouvoir de faire quelque chose pour elle et en son nom.
      Nonobstant l’hyer-personnalisation des scrutins « démocratiques » chez nous, c’est bien sur des projets que le PS a été installé au pouvoir, au vu du bilan détestable des précédents mandataires. Or, Hollande-ennemi-de-la-finance et son équipe ont systématiquement manqué à leurs promesses, usurpé leur label ”socialiste” et floué les espoirs -certes inconsidérés – des électeurs.
      En matière de politique étrangère, leurs mensonges et propagande ont seuls permis de faire croire que leurs crimes étaient commis en notre nom.
      Quand la destruction de la Libye, quoique peu goûtée dans l’opinion, a été vite reproduite en Syrie en passant par le Sahel, les français n’auraient pas suivi s’il n’y avait eu opportunément quelque massacre terroriste sur notre sol, une campagne anti-islam, et la série de ‘printemps arabes’ à l’intention des idéalistes… Certes, nous sommes égoïstes, mais la haine de Saddam, de Kadhafi, d’al Assad ou de Poutine n’est pas venue seule !


  6. cgrotex Le 12 mars 2016 à 07h46
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    Je rêve d’entendre un candidat pour 2017 parlé d’envoyé Sarko Juppé Hollande BHL et Fabius au CPI … Je sais l’espoir fait vivre !


    • Furax Le 12 mars 2016 à 07h58
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      La CPI est à la solde de l’ONU : le machin qui a désigné un saoudien à sa commission des droits de l’homme …

      J’ai un rêve plus réaliste : traduire Sarkozy, Juppé, Hollande et Fabius devant une juridiction pénale française pour intelligence avec des puissances étrangères ennemies en lien avec une entreprise terroriste.

      C’est en famille qu’il faut laver le linge sale.


    • Stanislas Robert Le 12 mars 2016 à 10h25
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      Dans la logique des choses, et dans les sociétés qui se respectent voulant éviter que les chapelets de mensonges soient injustement collés aux présidents démocratiquement élus , pourquoi ne pas créer un tribunal international qui aurait à charge de traduire en justice le rouleur d’épaules et son caniche prétendu philosophe ?
      Ces inhumains que vous citez ont porté une hideuse image de notre pays toujours poussé par d’autres à commettre plus d’erreurs au nom de…je ne sais quoi.

      Grandeur et décadence.
      Et notre pépère actuel s’acharne sur la présence de Béchar El Assad en répétant inlassablement : Béchar doit partir !!!
      En fin de compte qui doit partir ?


  7. ANNA Le 12 mars 2016 à 08h15
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    “Bachar doit partir…” (c) F.Hollande
    “Bachar ne mérite pas d’être sur terre…” (c) L.Fabius

    En entendant cela, les jeunes des banlieues françaises partent en Syrie pour combattre Bachar dans les rangs de l’EI…
    Et quand la France se met a bombarder l’EI, (c’est a dire bombarder eux), ils reviennent a Paris et font un carnage au Bataclan…
    Les victimes du 13 novembre a Paris, doivent leur vies perdus, aux magouilles de F.Hollande et L.Fabius
    Hollande et Fabius doivent être jugé comme des criminels pour “appel au meurtre” et pour le “terrorisme d’État”


  8. douarn Le 12 mars 2016 à 08h52
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    Bonjour
    Pardon pour ce commentaire au ton un peu léger, mais c’est pour contrebalancer l’exaspération inspirée par ce billet. Voici donc une video INA du 25 avril 1970.
    https://www.youtube.com/watch?v=cqW5U9VGh-w
    Pierre BELLEMARE présente un jeune candidat au jeu, Laurent FABIUS, 23 ans. Il fait son service militaire à Toulon et va bientôt intégrer l’ENA. M. BELLEMARE explique l’épreuve de saut d’obstacle à cheval. A chaque mauvaise réponse du candidat FABIUS, l’obstacle monte d’un cran, rendant plus difficile le parcours pour le cavalier français. La récompense pour le candidat est un voyage sur le paquebot France vers les USA.

    Difficultés croissantes pour les français, paquebot France faisant route vers les USA avec M. Fabius en 1ere classe, si j’étais taquin je dirais que le chemin du jeune FABIUS était déjà tout tracé…


  9. Bordron Georges Le 12 mars 2016 à 09h22
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    Très intéressant article! J’avais oublié cette phase extrêmement destructrice des sanctions économiques.
    J’ai craint un instant, en lisant le titre, qu’il ne s’agisse que d’une charge contre un ‘‘bouc émissaire’’, (qui avait, en effet, tout fait pour cela). En fait, cet article fait bien ressortir que l’origine de la crise se trouve dans le montage des sanctions économiques dès 2011.
    Fabius, le pire? Comme il est dit, pas sûr! Il y a de la concurrence, particulièrement avec Juppé, un autre crâne d’œuf, son prédécesseur, pratiquement, le symétrique politique de Fabius.
    Tiens! A propos de sanctions, comment réagit-on en France au sujet de cette rançon contre la BNP en 2014, sachant que dès début 2015, les USA ont repris leurs relations avec Cuba et même avec l’Iran? Ne pourrait-on demander le remboursement des sommes réclamées par les USA pour motif d’embargo contre ces mêmes pays, juste un an avant?


  10. jacquocrqant Le 12 mars 2016 à 09h24
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    Il suffit d’écouter France Culture hier, c’était la toute la journée sur la Syrie. Toutes les interventions des invités répétaient en boucle que B.Al Assad était un criminel de son peuple et que les Russes sont des violents acculés par leur économie moribonde. Poutine grand vainqueur mais un tigre de papier.


    • Julian Le 12 mars 2016 à 19h44
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      Honteux en effet.

      La dégradation de France-Culture atteint le stade de la dépravation.


  11. Saïda Marie Le 12 mars 2016 à 09h43
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    Un éclairage fort intéressant qui, de surcroît, illustre en creux combien nous sommes impuissants lorsque nous nous opposons à une poignée de personnes qui concentrent tous les pouvoirs, souvent sans avoir jamais quitté les bancs de l’école et les partis.
    Il n’existe guère de moyens pour interpeller et faire échec aux gouvernants quand ils décident les guerres, qu’elles soient économiques ou armées.
    Je me souviens avoir fait partie du petit nombre de personnes à tenter de faire comprendre les dramatiques erreurs qu’il y avait à intervenir, que ce soit en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie ou nombre de pays d’Afrique, sans être pour autant dupe de leurs dirigeants, argumentant que c’est aux peuples concernés de se débarasser de leurs tyrans, faute de quoi les conséquences seront terribles pour tous. Vous connaissez les réactions d’alors face à tels propos : nous étions inféodés à ces régimes !


  12. Sami Le 12 mars 2016 à 10h05
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    Tout le monde a tort (la France, israel, les pays Arabes, l’Europe, la Chine, l’Iran, etc.)

    Sauf les deux grandes puissances militaires : USA et Russie

    Les USA profitent de la pusillanimité-faiblesse-trahison-aplaventrisme-imbécilité… (rayer la mention inutile) de tous les autres peuples et nations, pour travailler à leurs intérêts propres. C’est normal, et dans l’ordre des choses de l’Histoire de l’Humanité.

    La Russie résiste, pour ne pas être submergée par les flots de désirs de domination des USA. Toute son énergie est sacrifiée dans cette résistance tragique.
    Jusqu’à quand ? Il n’est pas dit qu’il y aura un second Poutine.

    L’Empire est patient et vindicatif. Et toujours affamé.


  13. Stanislas Robert Le 12 mars 2016 à 10h16
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    Ce que je n’arrive pas à comprendre c’est que les mêmes erreurs appliquées contre l’Irak de Saddam , puis contre la Libye de Kaddafi sont reproduites contre la Syrie.
    Nous avons eu largement eu le temps d’observer et d’admirer l’héroïque résistance de ces peuples contre les embargos multiformes , pendant que les initiateurs de ces lois , essayaient par d’autre lois , d’accentuer le malheur de ces peuples.
    Pour que de tels abus ne se reproduisent plus, pourquoi -dans le cas de la Syrie où la France essentiellement est impliquée- ne pas instaurer un TRIBUNAL DES PEUPLES VICTIMES pour juger les errements de Fabius qui, il faut l’avouer, faisait tout pour plaire à ses maîtres décideurs.
    C’est au nom des centaines de milliers de victimes que j’appelle à une réflexion sur le sujet.
    Ne rien faire, c’est permettre d’autres abus où nos semblables périssent sous l’effet de la malnutrition , des épidémies …nos semblables qui subissent la lâcheté de ces décideurs-comploteurs qui se réunissent pour qu’il y ait davantage de victimes.


    • Chris Le 12 mars 2016 à 12h15
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      La guerre est un racket !
      http://www.aeud.fr/IMG/article_PDF/article_a10439.pdf
      “Le général Smedley Butler a déclaré que ses Marines avaient donné leur vie pour que la United Fruit Company contrôle l’Amérique centrale. Butler a dit que la guerre était un racket, et que la participation des États-Unis dans la Première Guerre mondiale avait produit là-bas 21.000 nouveaux millionnaires et milliardaires.

      Les profits sont estimés en dollars et les pertes en vies humaines.

      Depuis, les États-Unis sont allés guerroyer de par le monde sans toutefois que leur intégrité territoriale ne soit menacée une seule fois : Cuba, Haïti, le Mexique, les Philippines, le Japon, l’Allemagne, la Corée, le Vietnam, Panama, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, et la Somalie ne sont que quelques-uns des pays qui ont subi les foudres étasuniennes”


      • openmind Le 12 mars 2016 à 21h15
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        …vous insinuez donc que l’attaque du 11/09 n’est pas une atteinte extérieure à leur intégrité territoriale!!!!

        Petit complotiste va!

        Qui a lu le superbe livre de Suzanne Lindauer “Extreme préjudice” aux éditions 20 coeurs?

        Bonne nuit et bon dimanche à tous….sur ce petit conseil de lecture comme on en trouve sur certains sites….


    • Louis31 Le 12 mars 2016 à 13h26
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      Je suis entièrement d’accord avec vous.

      Et si on lançait une pétition (juste pour leur foutre la trouille) pour qu’un tribunal soit créé pour juger les hommes d’États qui aurait provoqué par leurs politiques, leurs embargos ou leurs guerres la mort d’hommes, femmes, ou enfants dans un pays qui ne nous a pas attaqué. Par exemple inscrit dans une constitution, la VI ième que j’appelle de mes vœux pour nous sortir de cette « démonarchie ».

      Je suis sûr qu’ils vont commencer à se poser des questions. Et l’homme qui dort dans toutes les réunions, va commencer à faire des cauchemars au Conseil contitutionnel.


      • adrien Le 12 mars 2016 à 20h50
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        Fin novembre 2013 un collectif d’avocats pour la paix en Syrie avait déposé une plante contre Fabius, au motif que ses déclarations conduisaient à légitimer les exactions des rebelles contre la population civile. La commission d’enquête de la CJR avait classé la plainte sans suite. Nouvelle plainte déposée en septembre 2015, classée également sans suite.


    • tasse2the Le 21 mars 2016 à 09h26
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      Mais ou vois-tu une erreur dans les politiques appliquées en irak, en lybie ou en syrie ? Il n’y a aucune erreur ! Ces politiques sont mises en oeuvre pour anéantir des régimes légitimes qui ne correspondent pas à ce qu’aimeraient voir un certain nombre de puissances, principalement financières.
      Il s’agit donc de détruire ces régimes, à tout prix, y compris au prix de millions de morts, d’endetter ces pas afin de pouvoir ensuite, leur imposer une politique qui ne leur convient pas forcément, mais qui rapporte beaucoup à certains. L’analyse de Naomi klein sur le sujet (le capitalisme du désastre), bien que probablement imparfaite et quelque peu partisane, reste malgré tout d’une lucidité assez terrifiante.
      Aucune erreur là dedans.


  14. Alae Le 12 mars 2016 à 10h17
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    Sanctions – embargo sur les armes – diabolisation du gouvernement en place – augmentation catastrophique et censément “spontanée” de divisions ethniques ou religieuses qui étrangement, n’existaient pas auparavant – terroristes islamiques/mercenaires transformés en “combattants de la liberté” par la magie des mots – armes à destination des terroristes par divers moyens illégaux – unanimisme des médias.

    La Yougoslavie, comme si vous y étiez.
    On prend les mêmes (USA-Europe) et on recommence exactement la même chose.
    Quelle horreur.


  15. oz Le 12 mars 2016 à 10h59
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    “le sadisme de l’axe du bien”… tout est dit en quelques mots.


  16. Chris Le 12 mars 2016 à 12h09
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    “et mes amis libanais aussi: ils sont ravis de voir la Syrie en ruine, aussi triste que cela puisse être”
    Je vous crois sur parole !
    Tout comme les Européens sont ravis que la Grèce soit enterrée vivante… Un concurrent en moins à dépecer.


  17. V_Parlier Le 12 mars 2016 à 12h15
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    Si au moins on connaissait le projet de composition des ministères avant les élections présidentielles, ça ferait peut-être réfléchir…
    Mais le titre du billet illustre parfaitement ce que je m’étais déjà dit: Fabius était vraiment le pire MAE qu’on ait jamais vu.


    • Chris Le 12 mars 2016 à 15h23
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      Son prédécesseur Juppé et le sarkosiste Guéant avaient ouvert la voie : Fabius s’y est engouffré résolument.
      Ils sont tous tellement sûrs de leur impunité…


  18. reneegate Le 12 mars 2016 à 13h20
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    “complices” dans la bouche d’un diplomate ce n’est pas rien. N’étant pas du métier je pensais au pire, et c’était juste. Maintenant il faut remonter le fil d’Ariane, Le président agit donc en connaissance de cause et en toute responsabilité. Peut être une future pétition citoyenne pour remplacer Gbagbo à la CPI? Il y aura au moins des éléments à charge cette fois ci.


  19. Eric83 Le 12 mars 2016 à 14h00
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    Merci pour cet article. Pour ma part, comme les informations disponibles – notamment grâce à ce blog – sont amplement suffisantes pour juger des motivations de l’Etat Français dans sa guerre contre Assad, le point important est l’auteur de cet article au vitriol contre Fabius et l’Etat Français.
    Le fait que l’auteur soit un Ambassadeur donne d’autant plus de poids et de légitimité à cet article. Je trouve que cela fait grand bien de constater que l’exercice du pouvoir n’est pas systématiquement synonyme de corruption, de compromission et/ou d’aveuglement idéologique.
    Grand respect pour cet ambassadeur.
    Petite supputation sur la fermeture, très précoce, de l’Ambassade de France en Syrie. Si elle avait été maintenue, des voix discordantes très gênantes pour Fabius et l’Etat Français auraient pu s’élever en divulguant la réalité sur le terrain; réalité très différente de la narrative depuis 2011 du Quai d’Orsay.


  20. Aziz Aissat Le 12 mars 2016 à 14h10
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    Le plus terrible, après coup , c’est de réfléchir au projet de monde et de société qui est induit par ce terrible presque-consensus politico-médiatique que nous concocte l’empire.


  21. Fred Le 12 mars 2016 à 15h53
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    En effet le processus était bien à l’oeuvre depuis 2011:
    Petite vidéo souvenir (Voeux aux armées du 3 Janvier 2012 par Nicolas Sarkozy à Brest ):
    https://www.youtube.com/watch?v=qq0Gs8Pzgvg
    Après avoir félicité les militaires pour leur action en Lybie, il leur fixe le prochain objectif (vers la 20ème minute)
    Certes seuls les personnels présents en avaient connaissance à l’époque et d’autre part leur boulot est d’obéir sans discuter, sans compter le devoir de réserve obligatoire…


  22. ARDUS Le 12 mars 2016 à 16h16
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    Son Excellence est injuste avec Laurent Fabius. Le plus con des ministres des affaites étrangères de la Vème République est sans conteste Douste-Blazy, sous Chirac et avec Villepin comme 1er ministre. C’est passé relativement inapperçu à cause précisèment de cet encadrement exceptionnel dont il a bénéficié. Avec Hollande et Valls, Fabius partait avec un handicap concurrentiel lourd qui lui a permi effectivement de se hisser sur la première marche du podium, mais pas sur sa valeur intrinsèque.


    • Furax Le 12 mars 2016 à 16h56
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      MDR ! Et pas faux en plus. Fabius n’est pas con. Il relève du pénal, ce qui est tout autre chose. Mais quand on n’ose pas accuser un responsable politique de trahison, on se défausse en l’accusant d’être nul, de vraiment n’avoir pas compris son boulot.

      C’est un vieux classique, comme le coup du bon roi mal conseillé voire égaré par de mauvais conseillers. A force d’être mal conseillé, ce grand couillon de Louis XVI a fini comme on sait, et les français ont dû en passer par 10 ans de chaos et de guerre civile.

      Il n’y en a pas moins des signaux faibles qui ne trompent pas. Comme la fronde des généraux qui ne digèrent ni le naufrage de la politique intérieure avec un Etat qui a perdu le contrôle de pans entiers de son territoire. Cela va finir par devenir le seul sujet politique, celui dans lequel discuter des autres sujets est vain. On ne peut pas faire repartir l’activité économique, l’investissement et l’emploi quand des pans entiers du territoire ne sont plus contrôlés et sint devenus des zones grises.


  23. adrien Le 12 mars 2016 à 17h26
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    Cette tribune de la part d’un ancien ambassadeur est réconfortante, dans ce silence politico-médiatique concernant un personnage clé de la politique française. Sur les dossiers de l’Iran et de la Syrie, il a joué pour les US, le rôle de bad cop, à l’avant garde des néo-cons va-t-en guerre.
    Bons roupillons au Conseil constitutionnel, Lolo !


  24. williamoff Le 12 mars 2016 à 17h37
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    L’auteur a la mémoire courte parce que pire que Fabius ça existe. En effet Philippe Douste Blazy fut un ministre des affaires étrangère inoubliable dans son genre. Confondant par exemple certains pays avec d’autres dans ses allocutions. Les formules à l’emporte pièces, la méconnaissance des dossiers, les prises de positions contredisant la position officielle de la France sur l’Iran notamment.
    Bernard Kouchner lui succèdera, il est l’inventeur du concept de ministre “potiche” avaleur de couleuvres le tout avec le sourire, mais la soupe est bonne au quai parait-il…. C’est lui qui inaugura l’intronisation d’un vice ministre des affaires étrangère inamovible en la personne de Bernard Henri Levy. Il fut avant cela, secrétaire d’État à l’Action humanitaire et inventa le fumeux “devoir d’ingérence” dont on connaît les formidable résultats partout dans le monde mais qui sert si bien les intérêts de nos amis étatsuniens, quitte d’ailleurs que cela soit au détriment de ceux de la France. Il s’obstinera à nous l’imposer une fois encore en Libye 30 après avoir porté lui même le premier sac de riz de la guerre humanitaire en Somalie. Opération qui comme chacun sait fut un magnifique succès.


  25. juliettedesesprits Le 12 mars 2016 à 20h27
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    J’ai lu il y a trois mois le livre de M Raimbaud. C’est un livre passionnant dont je recommande la lecture. L’auteur passe en revue tous les pays du Moyen Orient et il met tous les conflits dans une perspective historique qui apporte beaucoup à la compréhension de ces guerres. Le désir d hégémonie américaine est un moteur important pour semer le chaos, mais surtout les monarchies du Golfe et l Arabie saoudite veulent installer un croissant wahabite dans tout le Moyen Orient. Chacun y a des intérêts différents mais tout le monde s associe gaiement pour semer la désolation. Cela dit on a honte d être français quand on voit notre politique étrangère et d être complications de ces massacres.


  26. Bernard Grapperon Le 12 mars 2016 à 20h29
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    Comme nous l’a proposé Douarn j’ai visionné la vidéo. Il est évident que Mr Laurent Fabius est d’une intelligence très brillante et bien que socialiste il roule pour sa classe sociale qui, bien que ne faisant pas partie des 0,1% est parmi ceux qui se contentent des miettes. Cette vidéo a immédiatement été enchaînée par une autre détaillant l’affaire scandaleuse de l’acquisition de l’appartement du fils.
    Cela nous montre que son intelligence est loin d’être en rapport ni avec son honnêteté ni avec son patriotisme ; ça beaucoup le savaient, sauf le Président.


  27. Ananass Romanoff Le 12 mars 2016 à 20h48
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    Une telle unanimité sur un forum, ça fait peur… je me demande d’ailleurs ce que je viens faire ici, un peu comme si un végétarien venait mettre son grain de sel au milieu d’une amicale assemblée de chasseurs de gros gibier… Alors, comme je suis un gentil garçon, et que je ne voudrais déranger personne, je vais répéter en chœur et à l’unisson et jusqu’à plus soif: Assad est un saint, que dis-je, le saint des saints, un philanthrope avec lequel je vais passer mes prochaines vacances…
    Dingue… même un type comme Collon reconnait que “Bachar al-Assad n’est pas un ange loin de là”…


    • Sami Le 12 mars 2016 à 22h19
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      Relativisons : Quasiment dans 95 % des média tous confondus, Assad est un sanguinaire qui ne mérite pas d’exister.
      Alors souffrez que par-ci par-là, on puisse non pas dire qu’Assad est un ange (personne ne l’est), mais qu’au moins … allez … il est (peut-être, hein…) la moins mauvaise des solutions en Syrie.
      Et puis, que demandons-nous en gros ? Juste de ne pas nous mêler des affaires Syriennes, tout comme nous n’aimerions pas que les Syriens décident de nous dire si le régime PS est bon ou pas pour les Français.
      C’est pas compliqué, non ?


    • Dahool Le 12 mars 2016 à 23h35
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      Bonsoir Ananass,

      Les lecteurs de ce site défendent l’idée de vérité. Les faits, rien que les faits, nous sommes assez grands pour tirer les conclusions que nous jugeons légitimes et surtout fondées.

      Êtes vous sûr d’avoir lu les commentaires ? Je n’ai pas beaucoup lu de “Assad président”.

      Vous ne préféreriez pas dash par hasard ? Comme certains de nos alliés…

      Et ce que dit notre diplomate ou certains généraux, qu’en pensez vous ?

      Que penseriez vous si je dis “les anti assad sont des pros dash” ? Un terroriste modéré n’existe pas, ils sont tous al qaidash.

      Dans quel camp êtes vous ?

      Vous êtes excusé si vous n’êtes qu’un troll. Quelque soit le type, c’est pas de votre faute…


      • Ananass Romanoff Le 14 mars 2016 à 14h07
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        Contrairement à vous, je ne suis justement dans aucun des camps! Si ce n’est peut-être celui des chercheurs de la vérité qui exècrent plus que tout la pensée unique, qu’elle soit des médias mainstream ou des propagandistes de la blogosphère, puisque parait-il maintenant ce n’est plus la télé qui dit la vérité mais internet. Oui, c’est bien cela que je suis en train de vous écrire: les moutons en clones et sans véritable personnalité ont changé de bergers et de chiens-chiens pour ramener dans le troupeau ces pauvres imbéciles de contradicteurs.
        Mon commentaire n’était absolument pas plus trollesque que le vôtre et quoi qu’il en soit j’ai autant le droit que votre Majesté de commenter ce blog mis volontairement sur la toile et ouvert à TOUS, bien que fréquenté à 99,99% par les adeptes d’un “camp”, comme vous le dites si bien, et sur un ton que je vous laisse vous auto-excuser, puisque vous avez cette bonté d’âme.


        • Dahool Le 15 mars 2016 à 13h29
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          Bonjour

          Et mes questions ?

          Que l’on puisse rentrer dans le vif du sujet…

          Merci


  28. Ailleret Le 12 mars 2016 à 21h03
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    Fabius est le point d’orgue d’une dérive constante depuis des années : il vient après Juppé le valet de BHL, Kouchner-la-guerre, Douste-Blazy le petit (néo)con… Même Villepin, qui eut le mérite d’opposer la voix de la France à la guerre d’Irak, se crut obligé de flatter les Américains après la prise de Bagdad en avril 2003. Huit mois plus tard, il adressait ses félicitations à Colin Powell-la-fiole pour la capture de Saddam Hussein… Il sera dur de remonter la pente.

    Fabius est à sa place au Conseil constitutionnel, cette oligarchie qui n’a jamais défendu la constitution, mais tout de même, on a envie de lui rappeler le destin d’un sien collègue, Joachim von Ribbentrop…


  29. Zevengeur Le 12 mars 2016 à 22h12
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    A propos de la liste de ceux qui constituent la lie des 2 derniers régimes gouvernementaux, il ne faut pas oublier Moscovici.
    Ce dernier est sans doute à mettre sur le podium en compagnie de Fabius et Kouchner (quoique la liste des prétendants est fournie).


  30. clauzip 12 Le 13 mars 2016 à 01h19
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    Compte tenu de l’idée que je me fais de laFrance,de son rang dans le concert mondial je m’imagine ou plutôt je constate les turpitudes de los élites politiques.
    En effet,tous les mots faisant ou laissant penser que notre pays est un de ceux qui peuvent et doivent inverser des destins de peuples cachent une réalité moins brillante.
    La France navigue avec une direction sure:sur le plan financier,c’est l’UE qui décide.
    Elle est le bras de la finance internationale et du néolibéralisme
    Au plan militaire l’OTAN bras des USA eux mêmes dans les mains du lobby militaro-industriel national impose toutes les actions dans le monde de tous les pays occidentaux..laissant à la France la possibilité de donner l’illusion d’être une puissance régionale comme au Mali.
    Tous nos hommes politiques connaissent cette situation et n’en tirent que profits personnels sans s’inquiéter outre mesure des réactions des Fraçais.
    Les acteurs d’une piece de théâtre ont le soucis de satisfaire leur public,nos politiques savent qu’obéir à ceux qui les dirigent par ce que leur carrière dépend de ce pouvoir de l’ombre.
    Ils nous préparent l’arrivée de TAFTA!Il s’agit là ,de remettre les clefs officiellement de l’économie européenne dans laquelle ils connaissent par avance leur fauteuil de larbins.
    Le changement ne peut venir que du peuple!


    • Furax Le 13 mars 2016 à 09h27
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      Il n’y aura pas de TAFTA. Ce papier est mort-né. Savez-vous pourquoi ?

      Parce que le Congrès américain, les démocrates et les républicains n’en veulent pas.

      Ça ne tiendrait qu’à l’administration Obama et à la commission européenne, le traité serait ratifié. Oui mais voilà, il y a quand même un truc qui s’appelle la démocratie américaine (réelle bien que corrompue par l’argent et les lobbies) qui fait que ca ne passera pas. Une majorité d’américains est tellement opposée à ces traités de libre-échange qu’elle a fait de Sanders un rival sérieux ayant miné la candidate Clinton et qu’elle va faire de Trump le prochain président des USA.


  31. Danyves Le 13 mars 2016 à 21h33
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    Quand le général Castres enterre le mythe des rebelles modérés

    La vérité finit toujours par être dévoilée. Ce sont au départ de simples “signaux faibles” (comme le titre de cette série d’articles) et autres “bas bruits” qui deviennent peu à peu visibles jusqu’à irriguer entièrement le débat public et atteindre enfin le noyau dur des thèses officielles.

    http://www.asafrance.fr/item/libre-opinion-de-caroline-galacteros-quand-le-general-castres-enterre-le-mythe-des-rebelles-moderes.html


    • Bordron Georges Le 14 mars 2016 à 10h01
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      Au sujet du poncif archifaux: «la vérité finit toujours par être révélée»; plus imprudent que les soi disant paroles de Kennedy, certainement moins naïves: «on peut tromper quelqu’un tout le temps, on peut tromper tout le monde un certain temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps.»
      Il est très probable que de nombreuses vérités humaines ne seront jamais révélées. Même quand certaines le sont, c’est beaucoup trop tard pour qu’elles soient d’une quelconque utilité, qu’il s’agisse de secondes ou de décennies.
      Ce qui fait croire que la vérité puisse toujours être révélée c’est justement le fait que de nombreux faits finissent par être mis au jour. Mais c’est une fausse impression produite par le fait qu’on ignore tout du reste.


  32. christian gedeon Le 15 mars 2016 à 11h06
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    Oups,encore modéré…je vais donc m’auto modérer! Je disais donc,en catimini, que la dynastie Assad était une dynastie quand même quelque peu sanglante. Et qu’on a tendance sur “les crises ” à en faire des saints auréolés…aujourd’hui,la solution Assad est “la moins pire “,en quelque sorte..du moins ,dans un premier temps. Toutefois,je rappelle aux trop nombreux enthousiastes de ce président,que son père et lui même,ont commis quelques atrocités remarquables dès les années 1970…les affaires intérieures syriennes ne m’intéressant qu’à moitié,c’est surtout du LIban,pillé,égorgé,massacré,par l’Armée syrienne et ses Kissling libanais que je parle… et pour ce “défenseur des minorités “(resic!),il a quand même massacré force chrétiens…


    • reneegate Le 15 mars 2016 à 11h46
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      Je n’ai jamais lu une apologie (“saints oréolés”) ici (même pas de Poutine d’ailleurs).
      Je vous laisse à vos projections.
      Au mieux il est considéré à la même aune que d’autres dirigeants que vous considérez je suppose démocrates et qui pourtant sont eux aussi responsables de nombreux massacres et sans filiation (Mitterand et l’algérie, Sarkosy en lybie et en Cote d’Ivoire, Hollande Fabius en Syrie et en Cote d’Ivoire toujours, Bush en Irak (Guantanamo, Abou Graib, ..) et j’en oubli car à force de vous focaliser sur toujours les mêmes, les autres s’en donnent à cœur joie en toute impunité.
      PS : sur le Liban vous avez historiquement raison, cependant le Liban était Syrien avant Sykes-Picot (et l’Angleterre n’a pas hésité à défendre ses Malouines non?) enfin ils ont quand même été dédouanés quant à l’attentat sur Harriri.
      Donc en conclusion : ni plus ni moins


      • christian gedeon Le 17 mars 2016 à 15h43
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        Mais vous êtes un plaisantin cher monsieur…le Liban,syrien? Mais vous avez vu çà dans quel roman? L’opposition entre la Montagne libanaise et la Syrie est multiséculaire… t si nos cultures se rejoignent parfois,elles divergent bien plus souvent.Le Liban ne sera jamais syrien,ni aujourd’hui,ni demain. Qu’on se le dise!


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