Ceci est la vision toujours très engagée des trotskystes américaines.

Ils ont cependant l’avantage d’être de grands pacifistes, leur analyse ne fait donc pas de mal…

Source : World Socialist Web Site, Bill Van Auken, 13-02-2016

Des négociations sur le conflit armé sanglant de Syrie ont eu lieu jeudi à Munich sur fond d’une offensive gouvernementale syrienne soutenue par des frappes aériennes russes et destinée à briser l’emprise des «rebelles», soutenus par l’Occident, sur la partie orientale largement en ruines d’Alep.

Les pourparlers se sont tenus sous les auspices des 17 membres du Groupe international de soutien à la Syrie qui comprend les États-Unis et leurs alliés régionaux – Arabie Saoudite, Turquie et Qatar – dans la guerre de changement de régime en Syrie, la Russie et l’Iran étant alliés au gouvernement du président Bachar al-Assad, qu’ils aident activement.

Washington a exigé un cessez-le-feu immédiat et un arrêt des frappes aériennes russes en Syrie. Les Etats-Unis, les monarchies réactionnaires arabes et le régime turc craignent que sans arrêt des combats, les milices islamistes qu’ils soutiennent, financent et arment depuis près de cinq ans, ne puissent éviter une défaite irréparable.

La Russie aurait pour sa part proposé un cessez-le-feu qui commencerait le 1er mars, donnant ainsi suffisamment de temps au gouvernement syrien pour rétablir son contrôle sur Alep.

Vendredi dernier, le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ont annoncé qu’ils étaient parvenus à une entente de principe pour un cessez-le-feu « dans une semaine » et une accélération de l’aide humanitaire. Kerry a reconnu que même si l’accord faisait bien « sur le papier » il devait encore faire ses preuves. Tous les conflits sous-jacents restent sans solution et les opérations militaires américaines, et russes, vont se poursuivre au nom de la lutte contre l’État islamique (EI).

A la veille des pourparlers de Munich, Kerry a fait, dans une interview avec le chroniqueur du Washington Post David Ignatius, une menace sans équivoque relative à la stratégie de négociation des États-Unis à Munich: « Ce que nous faisons est tester le sérieux [russe et iranien], » a-t-il dit. « Et s’ils ne sont pas sérieux, alors il faudra considérer un plan B … On ne peut pas en rester là ».

Un « Plan B » consisterait en une brusque escalade de l’intervention militaire américaine en Syrie, réalisée sous couvert de lutte contre EI, mais axée sur un renversement du gouvernement Assad.

L’Arabie Saoudite et le Qatar auraient également discuté d’un «plan B» ces derniers jours, où ils participeraient à une intervention militaire directe pour sauver les « rebelles » qu’ils soutiennent. L’agence de presse saoudienne Al-Arabiya a cité des responsables de Riyad confirmant la décision de la monarchie des Saoud d’envoyer des troupes en Syrie pour une invasion hostile et provocatrice.

Réagissant aux implications sinistres d’une telle escalade, le premier ministre russe Dmitri Medvedev a dit au quotidien allemand Handelsblatt jeudi: «Les Américains et nos partenaires arabes doivent y réfléchir sérieusement – veulent-ils une guerre permanente? Toutes les parties doivent être forcées à la table de négociation au lieu de déclencher une nouvelle guerre mondiale ».

Les mots choisis par Medvedev n’étaient pas une simple hyperbole. Une intervention militaire pour sauver les «rebelles», qui revient à une guerre pour sauver la filiale syrienne d’Al-Qaïda, le Front al Nosra, principale force au sol dans la province d’Alep, pourrait rapidement mener les États-Unis et leurs alliés dans des combats avec la Russie, un affrontement armé entre les deux principales puissances nucléaires.

Des responsables américains ont évoqué ces derniers jours la création d’un « corridor humanitaire » à Alep et dans d’autres zones rebelles assiégées par les forces gouvernementales. On peut supposer que ce «corridor» est destiné à remplacer la principale voie d’approvisionnement des «rebelles» depuis la Turquie, coupée par l’offensive du gouvernement. Cela perturbe l’armement des «rebelles» orchestré par la CIA avec les stocks venus de Libye, des royaumes pétroliers du golfe et d’au-delà. Un tel corridor nécessiterait une force militaire de protection et l’application d’une «zone d’exclusion aérienne», ce qui signifie une confrontation non seulement avec les forces du gouvernement syrien, mais avec les avions de combat russes.

La Turquie, alliée de Washington dans l’OTAN, est en train de bloquer ses frontières aux réfugiés syriens pour créer un maximum de crise de façon à poursuivre ses propres objectifs stratégiques: non seulement un changement de régime à Damas mais aussi la répression sanglante de la minorité kurde de part et d’autre de la frontière.

Le gouvernement Obama n’a donné aucun avertissement au peuple américain qu’il se lançait en Syrie dans une politique qui pourrait opposer les Etats-Unis à l’armée russe et potentiellement déclencher une catastrophe mondiale.

Il n’y a pas de soutien populaire significatif pour une intervention militaire américaine en Syrie, promue sous le faux prétexte de « l’humanitarisme » et aidée par toute une coterie d’organisations pseudo de gauche dont la spécialité est de représenter la campagne sectaire sanglante des milices islamistes soutenues par la CIA comme la « révolution syrienne ».

L’ampleur de la catastrophe déchaînée en Syrie a été articulée dans une nouvelle étude réalisée par le Centre syrien pour la recherche politique, qui a constaté que 11,5 pour cent de la population syrienne avait été soit tuée soit blessée en raison du conflit. Le bilan des morts de cette guerre, combiné à la destruction systématique de l’infrastructure et du système de santé, et à une baisse spectaculaire du niveau de vie, a fait chuter l’espérance de vie, estimée à 55,4 ans en 2015, alors qu’elle était de 70,5 ans en 2010.

L’étude a aussi révélé que le taux de chômage du pays avait grimpé de 14,9 pour cent en 2011 à 52,9 pour cent à la fin de 2015 et que le taux global de pauvreté était estimé à 85,2 pour cent.

Bref, le gouvernement Obama a infligé à la Syrie une guerre qui est tout aussi criminelle et meurtrière que la guerre menée par le gouvernement Bush contre l’Irak.

Le peuple syrien est la victime d’une guerre orchestrée par les Etats-Unis, motivée par la stratégie mondiale de l’impérialisme américain qui est d’inverser son déclin économique par l’emploi ou la menace de la force militaire. Washington a recherché un changement de régime en Syrie comme moyen de réaliser une fin: l’affaiblissement des deux principaux alliés de Damas, la Russie et l’Iran, et la réaffirmation de la mainmise occidentale sur les vastes ressources énergétiques du Moyen-Orient.

La menace d’une guerre mondiale vient non seulement de la perspective que des avions de combat américains et russes s’affrontent dans le ciel syrien, mais de toute la logique de la guerre de changement de régime et des objectifs stratégiques plus larges qu’elle remplit. Celle-ci se traduit aussi par l’intensification de l’encerclement militaire de la Russie par l’OTAN et par la politique anti-chinoise de plus en plus provocatrice du Pentagone en mer de Chine méridionale.

La campagne des Etats-Unis pour l’hégémonie mondiale a été articulée dans la maxime stratégique énoncée par le Pentagone il y a près d’un quart de siècle: Washington doit empêcher l’émergence d’une puissance capable de contester la domination du capitalisme américain à l’échelle mondiale ou même régionale. Cette «grande stratégie» a mené depuis à des guerres américaines d’agression incessantes et pose maintenant la menace réelle d’une troisième guerre mondiale, nucléaire.

Contre la stratégie barbare de l’élite dirigeante américaine, la classe ouvrière américaine et internationale doit avancer sa propre stratégie indépendante, la lutte pour le retrait des États-Unis et de toutes les forces militaires étrangères de Syrie, d’Irak et du Moyen-Orient, et l’unité de la classe ouvrière à travers toutes les frontières nationales, religieuses et ethniques, dans une lutte commune pour mettre fin au capitalisme, source du militarisme et de la guerre.

(Article paru en anglais le 12 février 2016)

Source : World Socialist Web Site, Bill Van Auken, 13-02-2016

26 réponses à Le « plan B » américain pour la Syrie et la menace d’une guerre mondiale, par Bill Van Auken

Commentaires recommandés

Spectre Le 15 février 2016 à 02h46

Le plus révulsant, si par miracle cette affaire finit ““bien,”” c’est qu’après tant de destruction et de souffrances, il n’y aura même pas de justice. Si encore vivant, Bachar al-Assad sera envoyé à la CPI et opportunément désigné comme principal responsable ; pendant ce temps, les dirigeants criminels en Occident et leurs complices au Proche-Orient continueront à plastronner en toute impunité, et ce après avoir institutionnalisé la barbarie dans la région qui fut jadis le berceau de la civilisation.

  1. Spectre Le 15 février 2016 à 02h46
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    Le plus révulsant, si par miracle cette affaire finit ““bien,”” c’est qu’après tant de destruction et de souffrances, il n’y aura même pas de justice. Si encore vivant, Bachar al-Assad sera envoyé à la CPI et opportunément désigné comme principal responsable ; pendant ce temps, les dirigeants criminels en Occident et leurs complices au Proche-Orient continueront à plastronner en toute impunité, et ce après avoir institutionnalisé la barbarie dans la région qui fut jadis le berceau de la civilisation.


    • natoistan Le 15 février 2016 à 03h30
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      Sans oublier la clique au pouvoir à Kiev autre pièce du puzzle.


    • Tonton Poupou Le 15 février 2016 à 12h12
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      Non, je ne pense pas que votre analyse soit la bonne. Ceci étant dit en toute la courtoisie. N’est ce pas ?
      Au contraire.
      Une situation que les historiens connaissent bien : La fin d’un cycle. ……………… Heureusement !!!!!!!!
      La guerre en Syrie marque (heureusement) la fin d’une époque révolue. Celle ou l’Occident s’est crût tout permis depuis 1991 en pratiquant une politique digne des pires moments colonialistes de sa tragique histoire sous le prétexte fallacieux – ou confondant de naïveté larmoyante – d’imposer la démocratie et les droits de l’homme – au moyen de porte-avions et de missiles de croisières – comme auparavant elle prétendait amener la civilisation aux indigènes avec des corps expéditionnaires militaires. Mais ! : Personne n’aime les missionnaires armés !
      On ne peut que se féliciter de cet enterrement de première classe. RIP.


  2. vincent Le 15 février 2016 à 03h34
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    Ils sont complètement fou.

    Ils veulent la mort des peuples, ce n’est pas possible autrement. Je ne comprend pas que l’on puisse laisser faire cela;

    Quelqu’un sait il comment cela peut se terminer?

    Je suis vraiment inquiet pour les syriens.


    • vincent Le 15 février 2016 à 03h47
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      Elle va être encore triste la petite cette année

      link to les-crises.fr

      Cela me fend le coeur tout ces désastre alors qu’avec de la bonne volonté on pourrait arranger les choses dans ce monde;

      Les colombes sont encore remplacées par les chars, et les sourires remplacés par les larmes.

      Je prie vraiment pour que tout ceci cesse et que la Syrie se reconstruise. La Syrie et d’autre pays déchirés.

      Merci pour ces informations


    • Sébastien Le 15 février 2016 à 04h43
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      Non seulement on laisse faire, mais on vote pour eux contre une voiture (pétole) et un i-Pad (métaux rares, main d’oeuvre discount). La vie est faite de choix….


    • Louis Robert Le 15 février 2016 à 12h50
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      Comment cela peut se terminer? — Nous en avons le spectacle sous les yeux chaque jour.

      1. Destruction et dévastation de pays entiers devenus, l’un après l’autre, invivables.
      2. Famines, maladies: centaines de milliers de victimes.
      3. Réfugiés par millions condamnés à la vie dans des camps ou à l’errance.
      4. Hostilité croissante des “vainqueurs” envers leurs victimes.
      5. Déshumanisation généralisée.
      6. Multiplication et banalisation des crimes de guerre et contre l’humanité.

      En cas de scepticisme, il suffira d’aller constater sur place.

      7. Ajouter à cela les effets et conséquences d’un Hiroshima-Nagasaki multiplié par 100, par 1000…

      Si l’imagination manque, une dose d’images s’y rapportant (Japon, essais nucléaires, etc.), matin et soir.


  3. HM Le 15 février 2016 à 03h36
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    Les Etats-Unis ne veulent surtout pas d’une implantation russe en Syrie car la jonction permettrait de fermer la ligne Sud du ”Heartland” ( Fédération de Russie ), Liban-Syrie-Irak-Iran-Afghanistan-Tadjikistan-Chine, au profit de l’Organisation de Shanghai


  4. Kiwixar Le 15 février 2016 à 08h57
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    OTANIE : faillite économique (20 ans de délocalisations)
    + sur-endettement pour maintenir le niveau de vie
    + casino bancaire (blanchiment de QE entre copains, Primary DEALERS, ça s’invente pas)
    + fraudes bancaires massives (“parce que le pognon le vaut bien”)
    + faillite judiciaire (aucun bankster en taule)
    + des dirigeants qui plafonnent à 15% d’opinions favorables
    + ce bon vieil esprit colonial (“que font NOS ressources sous LEUR sol” -Russie, Moyen-Orient)
    + pic pétrolier en 2015
    + difficulté croissante de payer l’énergie avec du papier (dédollarisation Russie, Iran, etc)
    + surpopulation (pollution)
    + les gueux qui commencent à se poser des questions (internet, “complotisme”))
    + les gueux qui ne font plus ce qu’on leur dit (vote “populiste”)
    + ranch confortable dans l’hémisphère sud (Australie, NZ, Patagonie)
    = pour éviter les fourches et les Hauts Traîtres pendus aux lampadaires : LA GUERRE
    = une bonne méthode qui a fait ses preuves lors de la 2eGM : lancer les nazillons européens contre les Russes (“les Etats-Unis feront la guerre à la Russie jusqu’au dernier Européen”).


  5. dupontg Le 15 février 2016 à 09h42
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    que ce soit les virus les bacteries ,les vegetaux ou les animaux,il semblerait que le seul but de la vie soit une expansion et combat permanent..l’Homme n’a pas l’air d’y echapper…Le monde bisounours n’est pas viable……..
    Pour avoir une union entre les humains ,il faudrait une confrontation avec des extra terrestres


    • sempre Le 15 février 2016 à 12h21
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      A part que la partie de l’être humain qui le sépare des autres espèces et qui devrait faire apparaitre toute son humanité , est utilisée avec beaucoup d’ingéniosité pour faire le mal, mais sait il au moins pourquoi ?


    • Dagobah Le 15 février 2016 à 13h54
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      @dupontg “Pour avoir une union entre les humains ,il faudrait une confrontation avec des extra terrestres”

      Ou alors il faudrait que la majorité des gens soient correctement informés des agissements de nos dirigeants et des “états profonds” ayant pour conséquences toujours plus de guerres.

      Ils seraient alors sans doute aussi en colère que nous le sommes.


  6. Scrib Le 15 février 2016 à 10h04
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    Vision un peu extrême de ce groupe (le world socialist web site)
    Il évoque la 3ième guerre mondiale (et nucléaire au passage) comme une finalité (limite incontournable) et non comme un risque potentiel.
    C’est dommage car je crois sincèrement en l’Homme, et à sa capacité de réflexion, même si parfois il faut le mettre au pied du mur pour qu’il ouvre les yeux
    Prier en silence ne servira à rien (j’empêche personne bien sur) puisque par définition on ne sera pas entendu… manifester son mécontentement face à nos élites belliqueuses mal avisées seraient plus pertinent (surtout que l’on approche de la période pré électorale française)
    … Utopiste, moi ? oui un peu j’avoue…


    • denton Le 15 février 2016 à 11h16
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      “Prier en silence ne servira à rien … puisque par définition on ne sera pas entendu”. Ceux qui prient au contraire pensent qu’ils sont entendus et que les forces en présence ne sont pas seulement matérielles.


  7. ClaudeF Le 15 février 2016 à 10h06
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    Ce que Medvedev aurait prononcé
    «Toutes les parties doivent être forcées à la table de négociation au lieu de déclencher une nouvelle guerre mondiale ».

    Il n’a jamais été question de guerre mondiale dans la bouche de Medvedev lisez plutôt ce qu’il en a été (link to francais.rt.com)

    « Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a donné une interview au journal allemand Handelsblatt. Dans celui-ci, il parle de guerre “permanente” et la traduction [a modifié le sens pour nous donner] guerre “mondiale”, affolant ainsi tous les médias. Dans son entretien, Dmitri Medvedev explique que la Russie ne souhaite pas voir menées d’opérations terrestres en Syrie et veut engager des négociations. “Toute opération terrestre a pour conséquence de transformer la guerre en une guerre permanente”. Mais ces propos ont été déformés par la traduction et l’adjectif “permanente” est devenu “mondiale”.


    • anne jordan Le 15 février 2016 à 23h38
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      ce qui est affligeant , c’est que ce soir , 15 février , malgré les démentis et rectifications de Reuters et de l’AFP , concernant les propos de Medvedev , la brochette hystérique de 28′ a titré son émissio avec ” la 3 e guerre mondiale ” en attribuant ces propos ” menaçants ” au 1er Ministre Russe .

      m’en vais leur écrire .
      ( je sais , ça sert à rien )


  8. Chris Le 15 février 2016 à 12h15
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    Peut-être alarmiste, mais ce papier décrit parfaitement de quoi sont capables les socio-psychopathes qui ont accaparé le pouvoir au nom de la croissance économique et de la démocratie et qui oeuvrent comme une armée de termites.
    Nous savons aussi, pour l’avoir vu ailleurs et dans d’autres temps, de quoi ils sont capables quand ils n’obtiennent pas l’objet de leurs convoitises.
    Le niveau d’éthique et de conscience collective devenu si bas n’augure rien de bon. Personnellement, je ne regretterai pas la disparition de l’espèce humaine même en faisant partie du “voyage” : nous récoltons la rétribution de nos actes… et/ou non-actes !
    Par contre, je partirai avec l’intense nostalgie de la beauté de la Terre et de ses humbles créatures.

    “Le problème de notre temps n’est pas la bombe atomique, mais le cœur de l’homme”
    A propos de la relativité :
    “Placez votre main une minute sur un poêle et cela vous semble une heure. Asseyez-vous auprès d’une jolie fille une heure et cela vous semble durer une minute. C’est ça la relativité”
    Albert Einstein.


  9. Louis Robert Le 15 février 2016 à 12h24
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    Il n’existe, en réalité, qu’un seul plan impérial, unique, celui du CHANGEMENT DE REGIME.

    1. Il valait pour la Palestine, pour le Vietnam, pour Cuba, pour le Chili, pour le Nicaragua, etc., même pour le petit Panama.

    2. Il valut pour l’Iran, pour l’Afghanistan, pour l’Irak, pour la Libye, etc., sans oublier l’Ukraine.

    3. Il vaut pour la Syrie,

    4. Il aura valu et vaut encore, avant tout, pour la Russie et pour la Chine.

    C’est le plan maître du “full spectrum dominance” si clairement énoncé, et qui nous rapproche, de jour en jour, d’une troisième guerre mondiale, fort probablement atomique.

    C’est de ce plan A+++ dont les accros de la servitude volontaire doivent enfin parler, un jour, sans euphémismes ni guillemets, tout comme de l’Empire… sans trembler non plus, sans même cligner de l’œil.


  10. openmind Le 15 février 2016 à 14h32
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    Un signe inquiétant je pense est que VVPoutine ne s’est pas rendu à Munich alors qu’il y était invité mais il a envoyé son 1er ministre + Lavrov….en bref j’ai comme l’impression que comme Obama, il préfère resté près de son centre de commandement et prêt à toute éventualité….mais je dois être paranoïaque….ou affreusement pessimiste comme cet article.

    PS: merci encore à Olivier et ses collaborateurs et bénévoles pour nous maintenir informer. Quelle pauvreté sur ces sujets dans nos médias classiques…


    • Chris Le 15 février 2016 à 15h43
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      Peut-être.
      Mais Poutine avait expliqué l’essentiel de sa politique durant la Conférence de la Sécurité à Munich en 2015.
      Medvedev n’a fait que reprendre et développer les thèmes, sans en changer une virgule, ce qui en soi est un exploit quand on connaît le pro-européisme du PM russe.
      Une absence qui affirme son égalité avec Obama : on envoie les zélés serviteurs de l’Etat !


      • openmind Le 15 février 2016 à 16h14
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        Pro européiste, à une époque mais maintenant qu’il a vu le vrai dessein de l’OTAN il a compris que son mentor et son entourage avaient plus que raison sur nous et les USA. Il a tourné casaque le Kosak(arfff). Regardez son interview sur euronews et vous verrez qu’il est plus que convaincu de ce qu’il dit (sans notes contrairement à Valls……).


  11. openmind Le 15 février 2016 à 16h20
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    Je vois que beaucoup de commentaires tournent autour de la manipulation des Etats récalcitrants au nouvel ordre mondial par l’OTAN, la finance complice etc…je vous propose une émission avec Lucien Cerise sur le sujet….ingénierie sociale négative du nouvel ordre mondial et les réponses possibles.
    Bonne écoute.
    link to youtu.be


  12. Andrae Le 15 février 2016 à 18h08
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    La Syrie a adopté une nouvelle constitution en 2012, qui allait fortement dans le sens de ‘réformes’ demandés par l’extérieur et par l’opposition interne non violente.

    Sharmine Narwani (@ Russia Today) mentionne: suspension de l’Etat d’urgence, la fin de l’interdiction de certaines manifs, une fin du système uni-parti (le parti Baath), la levée de l’interdiction du niquab, la fermeture des tribunaux dits ‘de sécurité’, la libération de bcp de prisonniers, plus de protection pour les journalistes, l’instoration d’une cellule de ‘dialogue’ etc. Une augmentation des pensions et baisse de prix du diesel (agri), investissements dans l’infrasctrure.

    link to russia-insider.com

    La nouvelle Constitution, 2012 (ne parle pas du prix du pétrole etc.) a été adoptée par référendum à 89%.

    link to en.wikipedia.org

    Certains ont qualifié ces changements comme cosmétiques.

    Tout cela est oublié….cela n’a aucune d’importance.


    • aleksandar Le 16 février 2016 à 21h17
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      Oubliée sans doute par les Occidentaux, probablement pas par les Syriens, cette guerre a une conséquence politique évidente.
      Bachar al Assad qui, quand il a essayé de faire evoluer la Syrie s’est trouvé confronté aux caciques du parti Baath, qui voulaient eux que rien ne change.
      Et Bachar qui n’était à l’époque…. “que”…. le fils d’Hafez el Assad a vu ses rêves de réforme partir en fumée.
      Aujourd’hui Bachar el Assad n’est plus ” le fils de “, cette guerre lui a apporté une légitimité énorme et il aura les mains libres pour reconstruire la Syrie.


  13. patrickluder Le 16 février 2016 à 11h11
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    La partie médiatisée de la politique internationale ne nous laisse pas voir une vision globale des enjeux et des négociations en cours. Il serait aussi nécessaire de nous faire entendre les voix qui se battent pour un apaisement général et les négociations en cours pour désamorcer les tensions.

    Pourquoi la question du moyen-orient n’est-elle pas laissée au moyen-orient? Que ces questions soient portées prioritairement par l’ONU ne semble déjà problématique, mais quand ces questions sont traitées directement par des pays extérieur (USA, EU et Russie) cela s’apparente à de l’ingérence !


  14. syl5957 Le 16 février 2016 à 20h51
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    la solution viendra peut être de la réaction des peuples excédés par tout ce sytéme ultra liberale!
    instaurer la vrai democratie et couper le pouvoir aux financiers et banques mondiales instaurer le partage des richesses et mettre fin a l hegemonie americaine et a la folie des 1%!!!!


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