La Commission pour la vérité sur la dette publique grecque présente ses premières conclusions. C’est dans ce cadre qu’Eric Toussaint, qui coordonne les travaux est intervenu le 17 juin au Parlement hellénique. Le rapport conclut que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse.

Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées ; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette.

Un résumé en français du rapport a été publié dans ce billet.

Voici le rapport intégral :

Extraits :

Hmmmm les banques françaises…

50 réponses à Le rapport sur l’audit de la dette grecque

Commentaires recommandés

jave Le 26 juin 2015 à 02h29

J’espère que le rapport du comité sur la vérité sur la dette publique grecque aura permis de faire évoluer le point de vue de certains.
C’est peut-être le cas de Romaric Godin. J’aime beaucoup ses articles sur les négociations en Grèce, mais je pense que sa vision des causes profondes de la crise grecque a pu être erronée.
Ainsi il écrivait en février dernier dans La Tribune :

“Personne évidemment ne peut nier que les dysfonctionnements de l’État et de la société grecs soient à l’origine des difficultés du pays” avant d’enchaîner par : “Lorsque Gerhard Schröder a engagé ses réformes[…], les États comme l’Espagne et la Grèce ont décidé de se concentrer sur la demande intérieure. C’était parfait : les taux bas assuraient un financement à bon compte à la dette publique grecque et à l’immobilier espagnol.”

Or le comité a conclu que la différenciation entre le mal espagnol et grec, avec d’un côté la dette publique grecque et de l’autre l’immobilier espagnol, n’était pas en phase avec la réalité et que la mise en avant de la dette publique grecque était en fait une manipulation visant à faire passer la nationalisation de pertes privées.
La présentation pour le comité d’Eric Toussaint au parlement grec est assez lumineuse sur ce point :

Le problème était, disait-on, dans une situation insoutenable du point de vue du déficit publique et de la dette à rembourser. Nous avons compris que ce diagnostique ne correspond pas à la réalité.

Mais alors, si c’est n’est pas la dette publique, de quoi la Grèce est-elle victime ? Des dysfonctionnements de son État et de sa société, comme le dit Romaric Godin ? Oui, mais pas au sens d’un état dépensier par nature et vivant au-dessus de ses moyens : la Grèce a réussi le tour de force de dégager un excédent primaire de 1993 à 2003 et le ratio dette/PIB est seulement passé de 90% en 1993 à 100% en 2007. Alors quelle est la racine du problème grec selon Eric Toussaint ?

Le problème était la création d’une bulle spéculative de crédits privés octroyés par quelques grandes banques françaises, allemandes, grecques. Entre 2001 et 2009, les prêts des créanciers privés aux ménages ont été multipliés par 7, les prêts aux entreprises ont-été multipliés par 4. Tandis que les prêts des banques privées aux pouvoirs publics en Grèce ont augmenté de 20 %. Le problème que rencontrait la Grèce en 2008-2009 était très semblable à ce qu’il s’est passé aux États-Unis entre 2002 et 2007 et qui a provoqué la crise bancaire. Le problème était très semblable à l’Irlande où a éclaté la crise bancaire en septembre 2008. Il était quelque part encore plus semblable à la situation de l’Espagne. Il y a, au cours des années 2000, la volonté de développer à fond le crédit privé. Le problème est survenu en 2008, en Grèce comme ailleurs, quand les gouvernements ont décidé d’injecter des capitaux dans les banques privées (4000 milliards pour l’Europe).

Si l’on en croit Eric Toussaint, la simplification : dette publique grecque/immobilier espagnol est un mensonge. Si il est généralement admis que l’Espagne a subi une bulle immobilière et plus généralement une surproduction dans le secteur de l’immobilier, ce n’est plus jamais mentionné aujourd’hui au sujet de la Grèce. Et pourtant… elle a subi un incroyable essor du secteur de la construction et sa chute vertigineuse.

https://research.stlouisfed.org/fred2/graph/?g=1kUD
On voit sur ce graphique que le taux de construction a été divisé par six en Grèce entre 2002 et 2014 et seulement par deux en Espagne et est resté quasi stable en France. On note qu’une première couche de la bulle grecque a éclaté en 2003 (ce qui explique l’apparition de déficits primaires) avant que la crise des subprimes ne finisse de la dégonfler. On estime que 150 000 emplois ont été détruit entre 2008 et 2011 dans le secteur industriel de la construction (http://www.grreporter.info/en/157_000_jobs_construction_industry_were_cut_within_three_years/6122), ce qui représente (sans compter les effets indirects) 4 % de la population active ! Ces ouvriers au chômage avaient probablement pris des crédits immobiliers (beaucoup de grecs sont propriétaires) et les prêts sont vite devenus non performants. Dans une économie où la construction représente, en 2007, la moitié de la production industrielle, les multiplicateurs doivent-être assez fort et l’on doit pouvoir expliquer une bonne partie de la hausse du chômage (passant de 9 % en 2008 à 20 % en 2011) ainsi qu’une partie des besoins de recapitalisation des banques grecques. Selon le comité ce sont ces recapitalisations qui ont permis de jeter la Grèce dans le crocs de l’austérité avec le résultat que l’on connait.

Alors la crise grecque peut-elle se résumer à une crise immobilière ? Il semblerait en effet que la construction ait été un facteur déterminant de cette crise. Si les racines de la crise grecque sont à chercher dans le secteur de la construction, il serait probablement instructif de se pencher sur les pratiques de ce secteur dans les années 90-2000. On sait qu’en France la construction a été l’outil de financement occulte favoris des partis politiques avec des commissions, des rétrocommissions, des ententes sur les appels d’offres entre les grands groupes, etc. La Grèce a dû faire de même avec un léger retard et l’on peut donc se demander quelle part du flux monétaire alloué à la construction en Grèce dans les années 90-2000 est véritablement allé dans la construction et non pas dans les poches des entreprises grecques, françaises, allemandes ou des partis politiques. Il n’est en effet pas totalement impossible que la bulle immobilière grecque ait financé Nouvelle Démocratie et le PASOK et ait indirectement financé le RPR ou la CDU.

Le détournement massif de fonds dans le secteur de la construction pourrait-il expliquer en partie ce ratage industriel et économique qu’a été l’urbanisation du littoral grec et espagnol ? Si la corruption prélevait une partie du flux monétaire, il était dans l’intérêt des acteurs de la corruption de maximiser le flux monétaire en créant une bulle de prix et de surproduction. Ce mécanisme pourrait expliquer la frénésie de construction qui a pris la Grèce ou l’Espagne, où l’on est parvenu à dégrader la qualité de vie du pays en jonchant son littoral, sans discontinuités et sur des centaines de kilomètres, de millions de pavillons blancs identiques construits en dépit des règles d’urbanisme les plus élémentaires. J’ai vu de mes yeux ces millions de pavillons blancs : c’est le plus grand désastre écologique d’Europe et sa plus grande forfaiture en terme d’urbanisme. Allez voir ces pavillons, plantés entre la dune et la mer pour des siècles. Allez les voir et pleurez devant ces murs sur lesquels poussent les racines de la crise. Allez les voir et pleurez devant l’immensité de la bêtise humaine.

  1. jave Le 26 juin 2015 à 02h29
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    J’espère que le rapport du comité sur la vérité sur la dette publique grecque aura permis de faire évoluer le point de vue de certains.
    C’est peut-être le cas de Romaric Godin. J’aime beaucoup ses articles sur les négociations en Grèce, mais je pense que sa vision des causes profondes de la crise grecque a pu être erronée.
    Ainsi il écrivait en février dernier dans La Tribune :

    “Personne évidemment ne peut nier que les dysfonctionnements de l’État et de la société grecs soient à l’origine des difficultés du pays” avant d’enchaîner par : “Lorsque Gerhard Schröder a engagé ses réformes[…], les États comme l’Espagne et la Grèce ont décidé de se concentrer sur la demande intérieure. C’était parfait : les taux bas assuraient un financement à bon compte à la dette publique grecque et à l’immobilier espagnol.”

    Or le comité a conclu que la différenciation entre le mal espagnol et grec, avec d’un côté la dette publique grecque et de l’autre l’immobilier espagnol, n’était pas en phase avec la réalité et que la mise en avant de la dette publique grecque était en fait une manipulation visant à faire passer la nationalisation de pertes privées.
    La présentation pour le comité d’Eric Toussaint au parlement grec est assez lumineuse sur ce point :

    Le problème était, disait-on, dans une situation insoutenable du point de vue du déficit publique et de la dette à rembourser. Nous avons compris que ce diagnostique ne correspond pas à la réalité.

    Mais alors, si c’est n’est pas la dette publique, de quoi la Grèce est-elle victime ? Des dysfonctionnements de son État et de sa société, comme le dit Romaric Godin ? Oui, mais pas au sens d’un état dépensier par nature et vivant au-dessus de ses moyens : la Grèce a réussi le tour de force de dégager un excédent primaire de 1993 à 2003 et le ratio dette/PIB est seulement passé de 90% en 1993 à 100% en 2007. Alors quelle est la racine du problème grec selon Eric Toussaint ?

    Le problème était la création d’une bulle spéculative de crédits privés octroyés par quelques grandes banques françaises, allemandes, grecques. Entre 2001 et 2009, les prêts des créanciers privés aux ménages ont été multipliés par 7, les prêts aux entreprises ont-été multipliés par 4. Tandis que les prêts des banques privées aux pouvoirs publics en Grèce ont augmenté de 20 %. Le problème que rencontrait la Grèce en 2008-2009 était très semblable à ce qu’il s’est passé aux États-Unis entre 2002 et 2007 et qui a provoqué la crise bancaire. Le problème était très semblable à l’Irlande où a éclaté la crise bancaire en septembre 2008. Il était quelque part encore plus semblable à la situation de l’Espagne. Il y a, au cours des années 2000, la volonté de développer à fond le crédit privé. Le problème est survenu en 2008, en Grèce comme ailleurs, quand les gouvernements ont décidé d’injecter des capitaux dans les banques privées (4000 milliards pour l’Europe).

    Si l’on en croit Eric Toussaint, la simplification : dette publique grecque/immobilier espagnol est un mensonge. Si il est généralement admis que l’Espagne a subi une bulle immobilière et plus généralement une surproduction dans le secteur de l’immobilier, ce n’est plus jamais mentionné aujourd’hui au sujet de la Grèce. Et pourtant… elle a subi un incroyable essor du secteur de la construction et sa chute vertigineuse.

    https://research.stlouisfed.org/fred2/graph/?g=1kUD
    On voit sur ce graphique que le taux de construction a été divisé par six en Grèce entre 2002 et 2014 et seulement par deux en Espagne et est resté quasi stable en France. On note qu’une première couche de la bulle grecque a éclaté en 2003 (ce qui explique l’apparition de déficits primaires) avant que la crise des subprimes ne finisse de la dégonfler. On estime que 150 000 emplois ont été détruit entre 2008 et 2011 dans le secteur industriel de la construction (http://www.grreporter.info/en/157_000_jobs_construction_industry_were_cut_within_three_years/6122), ce qui représente (sans compter les effets indirects) 4 % de la population active ! Ces ouvriers au chômage avaient probablement pris des crédits immobiliers (beaucoup de grecs sont propriétaires) et les prêts sont vite devenus non performants. Dans une économie où la construction représente, en 2007, la moitié de la production industrielle, les multiplicateurs doivent-être assez fort et l’on doit pouvoir expliquer une bonne partie de la hausse du chômage (passant de 9 % en 2008 à 20 % en 2011) ainsi qu’une partie des besoins de recapitalisation des banques grecques. Selon le comité ce sont ces recapitalisations qui ont permis de jeter la Grèce dans le crocs de l’austérité avec le résultat que l’on connait.

    Alors la crise grecque peut-elle se résumer à une crise immobilière ? Il semblerait en effet que la construction ait été un facteur déterminant de cette crise. Si les racines de la crise grecque sont à chercher dans le secteur de la construction, il serait probablement instructif de se pencher sur les pratiques de ce secteur dans les années 90-2000. On sait qu’en France la construction a été l’outil de financement occulte favoris des partis politiques avec des commissions, des rétrocommissions, des ententes sur les appels d’offres entre les grands groupes, etc. La Grèce a dû faire de même avec un léger retard et l’on peut donc se demander quelle part du flux monétaire alloué à la construction en Grèce dans les années 90-2000 est véritablement allé dans la construction et non pas dans les poches des entreprises grecques, françaises, allemandes ou des partis politiques. Il n’est en effet pas totalement impossible que la bulle immobilière grecque ait financé Nouvelle Démocratie et le PASOK et ait indirectement financé le RPR ou la CDU.

    Le détournement massif de fonds dans le secteur de la construction pourrait-il expliquer en partie ce ratage industriel et économique qu’a été l’urbanisation du littoral grec et espagnol ? Si la corruption prélevait une partie du flux monétaire, il était dans l’intérêt des acteurs de la corruption de maximiser le flux monétaire en créant une bulle de prix et de surproduction. Ce mécanisme pourrait expliquer la frénésie de construction qui a pris la Grèce ou l’Espagne, où l’on est parvenu à dégrader la qualité de vie du pays en jonchant son littoral, sans discontinuités et sur des centaines de kilomètres, de millions de pavillons blancs identiques construits en dépit des règles d’urbanisme les plus élémentaires. J’ai vu de mes yeux ces millions de pavillons blancs : c’est le plus grand désastre écologique d’Europe et sa plus grande forfaiture en terme d’urbanisme. Allez voir ces pavillons, plantés entre la dune et la mer pour des siècles. Allez les voir et pleurez devant ces murs sur lesquels poussent les racines de la crise. Allez les voir et pleurez devant l’immensité de la bêtise humaine.


    • sociale21eme Le 26 juin 2015 à 12h34
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      L’immensité de la bêtise humaine prend souvent racine dans une éducation ou l’on proscrit toute valeur de vertu et fraternité, mais où l’on promotionne au contraire l’égoïsme l’avidité, la cupidité, la concupiscence.
      ce monde devra ce relever de lourde tares provoquer par une acensions psychopathe de l’idéologie libérale qui devait libérer les énergies pour le bien de tous, et in finé elle ne libère que les plus vils instincts profondément ancré en chacun de nous. Pourtant les précédentes sociétés veillaient a ce qu’une certaine éducation soit diffusé (pas bonne sur tous les points c’est vrai), or le libéralisme (le capitalisme) ne veut plus que des consomatorus converti au fétichisme de l’objet commercial, plutôt qu’a l’empathie envers ses semblables. IL Y A DU BOULOT !


  2. Caliban Le 26 juin 2015 à 03h26
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    Edifiant. Merci d’avoir diffusé cette vidéo.

    D’après ce que je comprends :
    • le problème initial pour la Grèce en 2010 n’était pas la dette souveraine, sa faible capacité à faire rentrer l’impôt
    • mais un système bancaire grec au bord de la faillite, au chevet duquel sont malheureusement accourus le FMI et l’UE car des banques systémiques (françaises et allemandes) étaient impliquées

    La situation financière de la Grèce en 2010 n’était pas si différente de celle de ses voisins. C’est l’intervention de la Troïka et les conditions de son “aide” qui est responsable de la misère actuelle.

    En diagnostiquant un problème de gestion publique des comptes, les institutions financières ont pu alors intervenir en Grèce pour
    • voler au secours de la population (discours premier, celui de la solidarité européenne, en 2010)
    • mais en fait sauver les banques privées (c’est fait depuis 2012)
    • et exiger des politiques d’austérité

    Selon l’intervenant de la vidéo, les traces écrites de la responsabilité existent
    • des mémorandums de la Commission
    • des lois votées sous la contrainte par les députés grecs (exemple de cette loi “omnibus” de 800 pages qu’ils ont dû voter en 24 heures en échange d’une créance … c’est du chantage pur et simple)
    • des manipulations des règles de fonctionnement au sein même de la direction du FMI (pour la Grèce, le critère de solvabilité n’était pas un pertinent pour lui attribuer des prêts !)

    Par contre les traces de 90% des fonds versés par les institutions financières à la Grèce, … secret bancaire !!

    Je n’arrive pas à me défaire de cette image, lue sur ce blog il y a peu : dans certains hôpitaux faute d’anesthésiant, les chirurgiens opèrent à vif. Qu’est-ce que veut le FMI et l’UE ? Transformer des braves gens en terroristes ?


    • Renaud 2 Le 26 juin 2015 à 06h25
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      Y en a marre des (pas assez) pauvres ! La Grèce et Chypre ne sont que des expériences de laboratoire. Le but du FMI et de l’UE est d’abolir la classe moyenne. Y a plus assez de ressources naturelles pour tout le monde, on revient petit à petit (pour éviter révolutions et chaos) à une clase dirigeante d’un côté et un Tiers-Etat de l’autre.


      • REDGE Le 26 juin 2015 à 12h51
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        @renaud 2: Je pense que tu as raison et qu’ils essayeront même de provoquer une guerre pour soumettre et réduire la population. Mais nous entrons dans une ère mondiale, ou l’économie a besoin de plus en plus de personne qui réfléchissent pour leur travail même dans les petits boulots. De fait, l’éducation ne peut plus être nulle. L’éducation entraîne la réflexion et la recherche d’information sur notre environnement social, économique, culturel etc… En parallèle, l’information est de plus en plus accessible via internet et via les mouvements de population (voyage, ouverture des frontières etc..). Le pire et le meilleur est surement devant nous mais j’ai grand espoir que cela se termine bien pour la grande majorité d’entre nous.


  3. dissy Le 26 juin 2015 à 04h20
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    Pire encore le FMI a dit qu’il continuerait à prêter à l’Ukraine MEME SI ELLE FAIT DEFAUT,donc sans aucune garantie.De plus il est deja interdit au FMI de prêter de l’argent à un pays en guerre.

    Donc en résumé le FMI fait ce qu’Obama lui dit de faire(lui même faisant ce que GS lui dit de faire)ensuite les larbins de l’UE et pays aux ordres font pareils.

    On voit à quoi sert l’espionnage massif des USA,avoir certainement de multiples moyens de pression et ou de chantage sur les différents politiciens(tous partis).

    Qui nous dit qu’ils n’ont pas des biscuits sur Tsipras ou Varoufakis ou un autre?

    En Espagne on a deja essayé de salir Podemos par des ‘fuites’ (venues de?)dans la presse réactionnaire.

    Attendez-vous aux pires révélations ou inventions pures sur un tel ou un tel de Syriza s’il n’y a pas d’accord samedi.


  4. Kiwixar Le 26 juin 2015 à 05h58
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    “Grosse ambiance ce soir à Bruxelles ou Merkel vient carrément de dire à Tsipras de je cite:’la fermer’…”

    En négociation, quand l’adversaire perd son calme, je suis certain d’être en position de force. Alors je commence à le mijoter à feu doux.


    • Perekop Le 26 juin 2015 à 12h21
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      Cher Kiwixar, Vous avez sûrement adoré, comme moi, la délicieuse caricature passée sur les Crises il y a deux ou trois jours : l’infirmière Merkel aux deux visages, l’un haineux pour la patiente Grèce, l’autre tout miel pour la patiente à tresse, l’Ukraine (même pas membre pourtant)… je trouve qu’on peut difficilement faire mieux sur le sujet !


    • Un naïf Le 26 juin 2015 à 12h37
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      C’est le leit-motiv de la communication politique ultra-lib : There is no alternative, we tell you to do that and you shut up !!

      Et nous, on ferme notre gueule, sous peine de rencontrer de gros problèmes, tout en n’oubliant pas d’aller voter régulièrement pour ré-élire ces criminels… qui de toute façon se foutent bien du résultat des élections, comme on a pu le voir en 2005 ou ici en Grèce…

      Il faut bien comprendre une chose : ce pouvoir, c’est nous qui le leur donnons, et si ce n’est pas assez, ils le prennent de force. A chacun d’en tirer ses conclusions !!


  5. ISTINA Le 26 juin 2015 à 07h07
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    Comme je m’interrogeais hier, cela ressemble aux gangsters des années 20/30 à Chicago ?
    la Raison du plus fort est toujours la meilleure. C’était il me semble d’un certain Monsieur
    Jean de la FONTAINE un disciple d’ESOPE !
    Cela risque d’aboutir à la fable {{{ Les animaux malades de la peste ! }}}
    Avec les dommages collatéraux classiques !

    Il est fort possible que mes raisonnements soient jugés inadéquats,
    A mettre l’incompréhension à la charge de l’âge, je n’ai que 93 ans !
    les langages ont évolué, les mots ont été insensiblement vidés de leur
    sens d’origine.
    Exemple, je supporte l’O.M, ou le P.S.G signifie maintenant, j’aide l’O.M ou le P.S.G
    ou mieux, {{ Je suis pour }}.!
    Alors que jadis aux temps de ma jeunesse, cela signifiait {{ Je subis }} !
    Comprenne qui pourra !


    • Zorba Le 26 juin 2015 à 09h17
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      Comme vous avez raison Istina. Il y a une loi de Gresham qui régit les mots : les mauvaises significations chassent les bonnes. C’est la novlangue.
      Vous avez connu au moins trois monnaies : francs anciens, francs, euro. Mais combien de sens a pris tel ou tel mot pendant la même période ? Quel sens a le mot Europe par exemple ?
      Pour le double sens de supporter, un auteur anglais Nick HORNBY a écrit un livre “Carton jaune” sur son expérience de supporter de l’équipe d’Arsenal. Et il dit que cette équipe a été tellement nulle pendant des années que la supporter signifiait endurer l’ennui, le froid, le désespoir, l’envie, les passions tristes, etc…


  6. Bece Le 26 juin 2015 à 08h36
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    Ce rapport renforce l’actualité de la formule de Lordon “passer sous la table ou la renverser”; un autre mot d’ordre mérite aussi, à mon avis d’être promu “l’UE est un problème, en sortir est la solution”; c’est celui du forum qui se tient à Athènes ces 26, 27, 28 juin.


  7. Bruno Le 26 juin 2015 à 09h13
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    Vous avez 100% raison. C’est ce qu’il fallait faire et j’aurais personnellement voté pour un candidat qui aurait proposé ce programme.

    Sauf que ce n’était pas le programme. Et qu’aucun corps électoral dans le monde n’est prêt pour cela.


  8. BEYER Michel Le 26 juin 2015 à 09h34
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    Que de donneurs de leçons!!!!
    Les ministres pour la Grèce sont en France!!!


  9. BA Le 26 juin 2015 à 09h41
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    Vendredi 26 juin 2015 :

    Grèce : l’ultimatum.

    Les dirigeants européens ont fixé un ultimatum, jusqu’à samedi, pour que la Grèce trouve avec ses créanciers un accord permettant de reprendre son renflouement et lui éviter un défaut de paiement.

    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras aurait voulu au contraire que le sort de son pays soit scellé au plus haut niveau. Mais la question sera du ressort des 19 ministres des Finances de la zone euro, dont ce sera samedi la cinquième réunion en un peu plus d’une semaine sur le sujet.

    La quatrième, jeudi, s’était à nouveau soldée sur une déconvenue, et les ministres ont confié au trio des institutions la tâche “d’intégrer si possible” des positions grecques à leurs propositions, selon une source européenne.

    “Les grecs devront dire oui ou non” à cette nouvelle mouture, a-t-elle ajouté.

    http://www.bilan.ch/economie/grece-creanciers-ont-jusqua-samedi-boucler-un-accord


  10. Seb92 Le 26 juin 2015 à 09h43
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    “la rumeur court dans la presse anglo saxonne que Juncker a deja formé un nouveau gouvernement pour remplacer Syriza”

    Il faudrait que ce gouvernement ait l’aval du parlement, comme Papademos en 2011, qui avait l’appui du Pasok+ND (251 députés sur 300). Or, arithmétiquement c’est aujourd’hui très compliqué :
    – Il faudrait 151 députés.
    – Si on combine les partis collabos To Potami, Pasok et ND, ça fait 17+13+76=106. Il en manque 45.
    – On peut oublier les extrêmes gauche (KKE) et droite (XA)
    – Je vois mal les Grecs Indépendants rejoindre un gouvernement composé par Juncker
    – Si il y a scission au sein de Syriza, ce sera de “l’aile gauche”, farouchement opposée à l’austérité. Il faudrait donc que “l’aile droite” de Syriza qui capitule devant Juncker représente plus de 45 députés. Ce n’est pas infaisable mais compliqué.
    https://en.wikipedia.org/wiki/Greek_legislative_election,_2015#Results

    Autre solution : relancer des élections, mais cela risquerait de durcir les positions de Syriza, et les eurobéats ne seront pas en position de force.
    https://en.wikipedia.org/wiki/Next_Greek_legislative_election#Opinion_polls


    • Chris Le 26 juin 2015 à 17h31
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      Les voix parlementaires ? Mais ça s’achètent mon bon monsieur !
      Je suis sûre qu’un Juncker trouvera un budget pour cette forfaiture : il a l’habitude avec Luxleaks.
      Un superbe exemple aux USA :
      http://www.huffingtonpost.com/2010/01/21/supreme-court-rolls-back_n_431227.html
      La majorité de la Cour suprême a agi avec insouciance en autorisant les entreprises à utiliser leur immense fortune, la richesse des entreprises globale pour inonder les élections fédérales et acheter son influence sur le Gouvernement.
      Les dépenses d’entreprise illimitées aux élections fédérales menace de noyer les voix des gens qui devraient vraiment être au centre du processus politique, à savoir, les électeurs et les candidats”

      Traduit de l’article : http://alt-market.com/articles/2621-the-system-is-broken-americans-no-longer-believe-in-its-institutions
      Voici quelques chiffres pour mesurer la confiance, ou plutôt le peu de confiance qui subsiste dans les institutions américaines :

      Seulement 8% des citoyens américains font confiance au Congrès – c’est 16 points au-dessous de la moyenne calculée sur le long terme (24%). D’après ce sondage, le Congrès est l’institution qui inspire le moins confiance.
      (un magnifique résultat du lien précédent !)

      33% font confiance au Président, une dégringolade par rapport à la moyenne historique de 43%.
      32% font confiance à la Cour Suprême – une chute par rapport à cette moyenne, ici de 44%.
      28% font confiance aux banques – autre chute, par rapport à la moyenne : 40%.
      21% font confiance aux multinationales – moyenne sur le long terme : 24%.
      24% font confiance aux syndicats – moyenne : 26%.
      24% font confiance aux journaux – moyenne : 32%.
      21% font confiance aux infos télévisées – moyenne : 30%.
      52% des Américains […] font confiance à la police [moyenne historique : 57%].
      ces chiffres, ahurissants, marquent la fin du rêve américain, et montrent que le secteur privé est jugé tout aussi corrompu que le secteur public.


  11. Franck Le 26 juin 2015 à 09h43
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    C’est l’histoire de la mise en esclavage des peuples par une mafia de banquiers et de financier sans scrupules dont les pouvoir sont devenus aujourd’hui sans limites, et qui décident seuls qui doit vivre ou mourir, et qui doit être riche ou pauvre…


    • Bece Le 26 juin 2015 à 11h34
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      D’accord avec Franck, les termes de “gangs mafieux” expriment peut-être mieux la réalité que celui plus distingué d'”oligarchies”. Ces dernières (politiques, merdiatiques, pseudo intellectuelles et artistiques) ne seraient, en quelque sorte, que les serviles. premiers et seconds couteaux. Mais que sommes nous alors, qui avons pour nous d’être des milliards d’humains avec des cerveaux et des mains…


      • Phil Defair Le 26 juin 2015 à 11h59
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        Le troupeau. Malléable et docile, que l’on fait avancer au bâton – le choix préférentiel, car il coûte moins cher – ou à la carotte, lorsqu’on fait mine de grogner un peu trop fort…


  12. Eric83 Le 26 juin 2015 à 09h56
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    Merci pour la mise en ligne de cette vidéo et à Eric TOUSSAINT dont l’exposé est fabuleux de fluidité et de limpidité.

    Il est à souhaiter que la plupart des Grecs aient pu voir cet exposé qui est accablant pour la troïka et pour tous ceux qui ont participé à cette escroquerie en bande organisée de la Grèce et du peuple Grec.

    Il serait juste et essentiel – il est permis de rêver – que cette vidéo soit diffusée sur une chaîne TV en France de façon à déconditionner nos concitoyens de la propagande organisée depuis des années et à ouvrir les yeux sur la réalité du pillage de la Grèce par les créanciers.

    Cela permettrait au peuple français de prendre conscience que nos gouvernants font intégralement partie du système néolibéral ou “nouvel ordre mondial” qui dirige le monde et que la vie des personnes et les conditions de vie du peuple n’ont plus aucune importance dès lors que le système peut être mis en péril.


    • ulule Le 26 juin 2015 à 10h45
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      Yanis Varoufakis – “The only antidote to propaganda and malicious ‘leaks’ is transparency. After so much disinformation on my presentation at the Eurogroup of the Greek government’s position, the only response is to post the precise words uttered within. Read them and judge for yourselves whether the Greek government’s proposals constitute a basis for agreement.”

      18 juin – Greece’s Proposals to End the Crisis: My intervention at today’s Eurogroup :
      http://yanisvaroufakis.eu/2015/06/18/greeces-proposals-to-end-the-crisis-my-intervention-at-todays-eurogroup/#more-8055


  13. Charlie Bermude Le 26 juin 2015 à 10h09
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    Sur le paradoxe de l’attachement des Grecs à l’Euro et à l’Europe Et ce , en rapport avec la frénésie immobiliiére , où les politiques sont impliqués jusqu’au cou , comme souligné dans l’article.
    Cette frénésie n’a pas sévi avec la méme intensité dans tout les pays d’Europe . On peut l’évaluer méme avec le niveau d’endettement des états . Et là il y a un cas particulier c’est l’Allemagne : il y a été stoppée . Qu’elle y est démarrée là comme ailleurs , au sujet en particulier de Berlin et sa banlieue montre qu’il ne s’agit pas d’une différence intrinséque qui concernerait par exemple le tourisme . Il existe donc comme pour un bateau qui tangue trop quelque part des forces de rappel .

    Double paradoxe donc parce plus Allemand qu’Européen , si comme il est clair les Grecs n’ont pas confiance dans leurs politiques , il est logique qu’ils comptent sur ce tiers comme force de rappel .


  14. Rosine Le 26 juin 2015 à 10h12
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    Hier, cherchant des nouvelles de la Grèce sur Internet j’ai vu de mes yeux vu, la photo superbe de madame Lagarde main dans la main avec le ministre des finances grec , les visages rayonnant de bonheur!
    Alors oui la Grèce est bien en train de passer sous la table!
    Car si le FMI prête la somme espérée aux grecs…..puisqu’il n’y a aucune remise de dette, c’est bien pour continuer le jeu du chat et de la souris.
    Au final la souris sera croquée! Et les pauvres grecs qui espéraient un changement de vie vont pouvoir encore pleurer ou préféré l’ordre au chaos!


    • Eric83 Le 26 juin 2015 à 12h33
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      Bonjour Rosine,

      l’audit sur la dette grecque est à double tranchant pour le gouvernement grec, particulièrement si le contenu a été largement diffusé et connu du peuple grec.

      En effet, au vu du constat sans appel de l’illégalité et de l’illégitimité de la majeure partie de la dette grecque et des moyens coercitifs odieux mis en œuvre par la troïka pour obtenir des concessions terribles pour le peuple, comment A. TSIPRAS et son gouvernement pourraient-ils accepter des mesures pesant encore plus sur le peuple sans aucune restructuration-annulation importante de la dette grecque ?

      Pour ma part, je pense que si A. TISPRAS n’obtient aucune restructuration de la dette, ce n’est plus une capitulation mais une trahison du peuple maintenant que l’audit a été réalisé et que les conclusions accablantes contre la troïka sont connues.

      A défaut d’obtenir une restructuration de la dette, je ne vois d’autre possibilité pour le gouvernement grec que de faire défaut puisque la dette est insoutenable.


  15. ulule Le 26 juin 2015 à 10h24
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    “l’UE est un problème, en sortir est la solution” et ça urge

    – Rédaction Contropiano :” L’Union européenne n’est pas réformable, nous l’aurons compris…
    “Voilà que prennent corps les premières idées d’auto-réforme mais les intérêts défendus sont toujours les mêmes.
    Le premier projet de refonte a pris forme entre les mains des présidents des cinq institutions communautaires majeures (Jean-Claude Juncker pour la Commission, Mario Draghi pour la BCE, Jeroen Dijsselbloem de l’Eurogroupe, Donald Tusk pour le Conseil européen et Martin Schulz, président du Parlement)…
    La suite… http://contropiano.org/internazionale/item/31488-l-unione-europea-medita-di-riformarsi-in-peggio

    – Carlos Enrique Bayo : “L’Occident négocie en secret un nouveau traité anti-démocratique et néolibéral”
    “Le Traité secret de libre-échange TTIP entre les États-Unis et l’Union européenne semblait le meilleur cheval de Troie des multinationales. Mais en réalité, c’est pratiquement une sorte de rideau de fumée pour dissimuler la véritable alliance néolibérale planétaire : le Trade in Services Agreement (TiSA), un accord encore plus anti-démocratique d’échange de services entre une cinquantaine de pays, y compris l’Espagne, lequel, non seulement est négocié dans le secret le plus absolu, mais que l’on prétend maintenir classifié, caché au public, pendant encore 5 ans jusqu’à ce qu’il soit entré en vigueur et conditionne 68,2% du commerce mondial des services…

    La suite… http://www.comite-valmy.org/spip.php?auteur3


  16. Phil Defair Le 26 juin 2015 à 10h25
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    Merci pour ce rapport. Edifiant d’ailleurs.

    Comment ne pas en être offusqué ? Même si les grandes lignes des origines de la dette grecque, ainsi que des réelles motivations des différents dirigeants européens, sont facilement percevables pour qui s’intéresse à ce dossier, cela reste toujours sidérant d’en avoir le détail ainsi exposé…

    Bon. Personnellement, cela fait quelques temps maintenant que j’agace mon entourage à ruer, râler, pester sans discontinuer sur les politiques, l’UE, les banques. J’imagine combien je dois commencer à courir sur le haricot de mes amis et familles d’ailleurs… J’aimerais assez pouvoir passer à l’étape supérieure, en mode actif, quoi. Parce que bon. Râler, pester, au bout d’un moment, ça ne soulage même plus ! Il manque l’action, nom d’un chien ! Du concret, du palpable, qui changerait de la sempiternelle déclaration d’intentions… Quelqu’un aurait des suggestions en la matière ?


    • Eric83 Le 26 juin 2015 à 12h15
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      Bonjour Phil Defair,

      je partage votre constat car je vis la même chose avec mon entourage. Nous pouvons tous constater – enfin, ceux qui s’intéressent à la situation grecque notamment au travers de ce site remarquable – qu’il est très difficile de convaincre toute personne conditionnée par les infos mainstream et qui ne cherche pas par elle-même d’autres sources d’information.

      Je partage également votre impatience et votre frustration de passer de la phase de compréhension-indignation à une phase d’action car nous courons, les peuples d’Europe, à notre propre perte, si nous continuons à laisser faire.

      Je ne sais pas si des juristes et/ou avocats font partie des commentateurs mais n’est un comité d’évaluation de la dette publique en France ne peut-il être mis en place comme en Grèce ?

      Au regard des révélations du CADTM en Grèce, le gouvernement français, les banques françaises et le gouverneur français de l’époque de la BCE ne pourraient-ils pas être poursuivis en justice pour non-assistance à citoyens et peuples européens en danger, pour escroquerie en bande organisée, pour forfaiture concernant les personnes de l’Etat impliquées… ? ( Des banquiers Islandais sont en prison, c’est donc tout à fait possible ! )

      Pour une prise de conscience collective de la situation réelle en Grèce, mais pas seulement, et faute de chaîne de TV pour diffuser la vidéo concernant l’exposé d’Eric TOUSSAINT, des projections “privées” peuvent à priori être faites.

      La seule véritable force dont disposent les peuples et elle n’est pas négligeable, c’est le nombre.

      Malheureusement, il faut bien souvent atteindre un point de rupture pour qu’une mobilisation massive se créé et qu’une action d’envergure soit mise en oeuvre. La mobilisation, d’actualité, des chauffeurs de taxis en est une bonne illustration.

      La question est, pour le moment nous sommes – les peuples européens – sous la table et de plus en plus écrasés, quel est le point de rupture pour que la table soit renversée ?

      « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

      Concernant la prise


    • Caliban Le 26 juin 2015 à 12h20
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      C’est vrai qu’après l’écœurement vient la nausée …

      Continuez à informer votre entourage, ne laissez jamais dire que les Grecs sont des fainéants qui ne paient pas d’impôts et qu’ils ont ce qu’ils méritent.

      Et si votre entourage ne suffit pas, élargissez votre rayon d’action : allez informer ces pauvres bougres abonnés au Monde, Libé, … Transmettez les liens qui comptent, cet article en fait partie.

      Ensuite, vous pouvez donner votre obole : au site les crises, aux partis politiques qui sont de votre bord (UPR très eurocritique, PG très informé sur la question grecque et les arnaques du FMI / BCE), voire militer si vous avez le temps / l’envie. Il y a toujours besoin de personnes pour distribuer des tracts, informer les passants …

      Voila pour mes conseils (gratuits, suis pas le FMI ;))


    • tachyon Le 26 juin 2015 à 13h03
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      Non pas de suggestions, malheureusement …
      Les manifs(même violentes), les grèves, les pétitions (papier ou virtuelles), les appels aux élus, les boycotts, les renvois ou déchirements de carte d’électeurs, l’abstention, …, n’ont jamais vraiment réussi à changer les “dictamolles”… Peut-être une grève générale européenne ? Bof !
      Il n’y a que très peu de pays (Suisse, et ???) où le peuple peut reprendre la main par référendum d’initiative citoyenne. Il y a donc très peu de pays vraiment démocratiques car les “élites” médiatiques, financières, politiques, économiques … qui gouvernent ne veulent surtout pas que le peuple se mêle de ce qui le regarde … la RES PUBLICA. Il suffit de voir comment ont été traités les avis des peuples irlandais, néerlandais, français…etc pour comprendre que, JAMAIS, ces “élites” ne lâcheront leurs privilèges de plein gré.


      • Eric83 Le 26 juin 2015 à 14h03
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        Des autrichiens ont compris le piège qu’est l’UE et ont lancé une initiative populaire pour un référendum sur la sortie de l’UE.
        Cette initiative populaire qui consiste, dans un 1er temps à récupérer 100 000 signatures a lieu en ce moment même, depuis le 24 juin jusqu’au 1er juillet.
        A suivre…

        http://fr.sputniknews.com/international/20150624/1016699276.html


  17. ponsov Le 26 juin 2015 à 11h59
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    Sans être un spécialiste de l’économie et malgré les efforts du site pour dénouer les arcanes de cette dette Greque, je ne comprends pas pourquoi la dette des grecs seraient plus ou moins légitime que celle des autres, ce qui est illégitime c’est que les Etats soient obligés d’emprunter sur les marchés privés depuis la fameuse loi de 1973 dite “pompidou, d’Estaing, Rotschild”, transposée dans les traités européens…C’est à mon avis le fait générateur majeur de la dépendance accrue de nos dirigeants aux requins de la finance.


  18. Charlie Bermude Le 26 juin 2015 à 13h06
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    Dans ce Rapport , je vois deux choses en rapport : le peuple Grec et le Reste ( çà comprend l’état Grec et ses politiques ) . Le caractére odieux du Reste je le connaissais déjà , globalement, là le Rapport détaille .et du coup fait du peuple Grec une cire molle .
    Le niveau du travail au noir en Gréce , de son empressement à régler les impots ou méme à declarer les revenus , l’abstention aux votes , etc , révélent que ce n’est pas le cas .
    Et aussi qu’il existe un pb Grec , interne . Il existe des solutions possibles : exploitation du gaz , brics , et méme annulation de la dette . Ces solutions seraient un mauvais service à rendre au Grecs sans le réglement du pb interne , ce serait un encouragement au vice , tout aussi odieux que son exploitation .


  19. Charlie Bermude Le 26 juin 2015 à 15h44
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    Diaboliser la dette me semble d’un simplisme ahurissant .
    Partons d’un à priori : il vaut mieux avoir une balance commerciale bénéficiaire que déficitaire . Soit .
    Mais des balances bénéficiaires en supposent d’autres déficitaires . Sinon , on déplace le pb sur les balances de paiements (dettes). …Sinon on déplace à nouveau sur la valeur de la monnaie ( prix , pouvoir d’achat) …Sinon on déplace encore sur le rapport monnaie et non plus quantités mais qualité des marchandise . Là çà devient physique .

    Comment établir l’équivalence entre qualité et quantité ( mépaphysiquement impossible mais dans une gamme moyenne de degré “mesure de la qualité” on peut approximer que si ) .
    Comment alors mesurer la souffrance du peuple Grec ? Il conviendrait déjà de sortir de cette confusion lamentable entre souffrance et douleur , souffrance est différent de douleur ce n’est pas une simple sensation physique , c’est du à une faible concentration d’emphétamines (naturelles) suite à la peception par le sujet de sa sollitude . Hors si les Grecs se sentent seuls par rapports aux autres Européens , ils ne le sont pas nécessairement entr’eux . Du reste la souffrance ne se mesure pas , la douleur si c’est un srimulus donc çà suit la loi de weber fechner
    (dans la des douleurs supportables) , c’est à dire que c’est exponentiel par rapport au stimulus .
    çà devrait se traduire par quelques effets : genre dénatalité , malnutrition , raccourcissement de la durée de vie …etc , hors méme si ses effets apparaissent à plus ou moins long terme , ils n’apparaissent pas dans les statistiques . On peut au mieux en préjuger .

    Mais il ne faut juger de la Gréce , par simple transposition de ce que nous connaissons en France . Par ex les marchandises auxquelles ont accés les Grecs ne sont pas les mémes que dans nos supermarchés , c’est une gamme en dessous question qualité , des choses qu’on oserait méme pas vendre en France . Il se pourrait que le chomage , les moindres revenus les aient amenés à plus bricoler , jardiner les raménent vers des produits de meilleures qualités qu’ont ne trouvent méme pas chez Fauchon ( ex : Fauchon tout Fauchon qu’il est ne peut vendre du vrai camembert , il ne supporterait pas le voyage ) . Je dis çà , pour nuancer , le peuple Grec n’est peut étre pas aussi con et victime qu’on pourrait le croire .


  20. Charlie Bermude Le 26 juin 2015 à 16h24
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    Plus généralement c’est je crois dans ces réflexions que je pense ceux qui sont à goche , devraient chercher le mystére du hiatus , entre la ‘souffrance’ du peuple et son inertie à se révolter .
    A tout bien considérer le peuple souverain , c’est plus qu’une formule bon chic bon genre , c’est une réalité , quelque soit les efforts , ruses et perversités qu’ont déployés les dominants depuis et méme avant le déluge , n’ont pu empécher la reproduction du peuple et son émancipation , méme pas , temporairement comme un prédateur pour sa proie . Il y a eu qu’une période dans l’Histoire où c’est arrivée , et ce fut mondial c’est pendant ce qui correspondt pour nous à la guerre de cent ans , et encore ce fut autant pour les dominés que pour les dominants , peut étre méme plus comme le suggére le Décaméron , et les plainres incessanres des riches a trouver le peuple insolent , et exhiger des prix exhorbitants pour ses services .

    Les provocs des Bidelberg avec leurs 80% de population mondiale en trop , c’est vraiment pas sérieux , sauf à prendre au sérieux le transhumanisme , et la disparition du travail dans la production par l’automatisation . Là dessus aussi y a plus qu’un doute .


    • Charlie Bermude Le 26 juin 2015 à 16h31
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      J’ajoute qu’il faut pas s’exagérer non plus les 1% qui s’accaparent les 50% , vu la valeur réelle ( en l’occurence faudrait dire fictive , réelle c’est abus de langage ) des actifs , tout est du chiqué , de la gonflette , son destin c’est le dégonflement , comme pour les Bidelberg et les néocons , là y a pas de doute .


      • Charlie Bermude Le 26 juin 2015 à 17h17
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        Encore un mot sur l’automatisation/disparition du travail . Le travail c’est comme le chat de Schrodinger . On croit l’avoir chassé définitivement , en fermant la fenétre et on constate qu’il se retrouve sur le bureau , donc il est passé au travers de la fenétre , sans casser la vitre , puisqu’elle est toujours fermée . Jusqu’à ‘récemment’ , on le chassait de la production , et on le retrouvait dans les ‘services’ . Maintenant c’est pire , on le retrouve dans les rapports non-marchants . Méme K Marx n’aurait pas osé en réver .


        • Bubble Le 26 juin 2015 à 20h27
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          Bonsoir et merci,

          ça me rassure de lire des propos sensés et “modérés”, je commençais à me sentir seul… mais admettre ici la possibilité de l’existence de nombreuses défaillances de l’état grec, de son administration et des grecs eux mêmes, alors que ceux ci ont très largement bénéficié de la solidarité européenne est un blasphème apparemment


          • Phil Defair Le 26 juin 2015 à 21h31
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            Personne ne met en doute les défaillances grecques. Personne n’a jamais été dupe de ces défaillances, tout au long des process d’intégration de la Grèce au sein de l’UE d’abord, et encore moins au sein de l’Euro-Groupe. Le fameux bidonnage des comptes de la Grèce lui permettant d’adopter l’Euro n’a tellement dérangé personne, que les dirigeants de l’UE ont confié les rennes de la BCE à son principal auteur: Mario Draghi. Il semblerait même que JC Juncker soit entrain de préparer l’après Syriza avec celui qui dirigeait la Banque Nationale Grècque à l’époque du bidonnage…

            Au regard de tout cela, je me demande en quoi le peuple grec serait plus responsable que Mario Draghi, Papandréou, Papadémos et consorts…

            Désolé d’être naïf, mais j’ai pour horreur, même s’il peut y avoir de vraies raisons, que le plus fort de la bande s’acharne à taper sur le plus faible. Et qu’en plus, il invite ses copains à la fiesta…


    • FifiBrind_acier Le 26 juin 2015 à 17h44
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      “Son inertie à se révolter?”
      Les Grecs ont fait plus de 20 000 manifestations!

      http://www.lemonde.fr/europeennes-2014/article/2014/04/25/en-grece-20-000-manifestations-en-quatre-ans-de-crise_4407567_4350146.html


      • Carabistouille Le 26 juin 2015 à 18h01
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        Largement pas suffisant. Ils auraient pu en fait 1000 000 que ça n’aurait rien changé.
        Il leur a manqué deux choses:
        1 le nombre
        2 la résolution

        Au maximum, le plus gros jour d’action a réuni 500 000 personnes dans toute la Grèce(selon les organisateurs…) soit l’équivalent de 3000 000 pour la France. Il y a eu plus de monde que ça dans la rue chez nous pour le C.P.E.
        J’imagine que si on avait fait le même traitement qu’aux Grecs il y aurait eu beaucoup plus de monde que ça. Pour faire reculer le pouvoir, il faudrait au moins 6 millions de personnes, soit un million en Grèce.
        La résolution. 500 000 personnes qui occupent le pavé une malheureuse journée alors qu’on vient jusque dans leur bras affamer leurs fils et enchaîner leurs compagnes, c’est très très léger.
        S’il y avait eu 500 000 Grecs déterminés à occuper la rue, quoiqu’il arrive, là on aurait pu parler de mouvement notable.
        200 000 ukrainiens résolus à Kiev encadrés par 15000 fachos ont réussi à renverser un pouvoir qu’on croyait solide.
        Où sont les Grecs résolus.
        Et d’abord résolus à quoi?
        Le moins qu’on puisse dire est que le message est confus.
        Si les Grecs disaient “dehors la Troïka”, “plutôt la mort que le servage” ou des choses dans ce genre, ce serait clair.
        Mais là, on est dans une sorte de pleurnicherie du type ” vous êtes des méchants, mais on veut quand même rester avec vous et on veut que vous casquiez même si on vous rembourse pas”. Un peu long comme leitmotiv non?


        • Phil Defair Le 26 juin 2015 à 19h32
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          Il y a une notion que nous ne connaissons pas, et qui, peut-être, fait que les grecs n’agissent pas selon notre logique française: le fait que les Grecs ont connu le joug de la dictature jusqu’en 1974. C’est pas bien vieux ! Ils ont appris à composer avec le diktat et ont dû conserver quelques vieux réflexes de survie. C’est peut-être ce qui explique le peu de participation aux manifestations.

          Et que, là encore peut-être, cette forme de rigueur policée européenne leur est moins effrayante que l’inconnu erratique et chaotique, de fait propice au retour d’un éventuel Colonel Sauveur de l’humanité grecque, avec retour à l’Ordre et au Progrès à la clé…


        • ponsov Le 27 juin 2015 à 11h28
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          “200 000 ukrainiens résolus à Kiev encadrés par 15000 fachos ont réussi à renverser un pouvoir qu’on croyait solide.” OK, enfin avec l’aide du puissant oncle Sam et de l’UE c’est plus facile…Il y a eu des manifs ultra violentes en Grèce et en Espagne le gouvernement n’a rien laché, ensuite dans l’escalade il reste 2 niveaux la désobéissance civile totale et la prise d’armes contre le pouvoir ce qui mérite quand même une réflexion chez les gens qui ont connus la guerre civile…


      • Charlie Bermude Le 26 juin 2015 à 19h03
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        @Fifi : Et alors ! Zorro n’est pas arrivé . En tout cas si c’est Tsipras , j’l’ai pas reconnu .


      • Un naïf Le 26 juin 2015 à 19h30
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        En Espagne, c’est simple, le gouvernement de Mariano Rajoy vient de faire passer en force une loi de sécurité intérieure extrêmement répressive, que les opposants ont surnommé “loi du bâillon”. Maintenant, les espagnols sont obligés de faire manifester des hologrammes !! On n’arrête pas le progrès !!

        http://tempsreel.nouvelobs.com/video/20150411.OBS6946/les-hologrammes-ont-ils-une-conscience-politique.html


  21. pinaute Le 26 juin 2015 à 17h45
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    Tout va se régler d’ici dimanche…Tsipras va rentrer en Graisse pour dégraisser les retraites et engraisser les taxes des touristes. The show must go on jusqu’à samedi.


  22. Eric Le 02 juillet 2015 à 23h07
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    Un grand merci pour cette information. Cette vidéo, c’est 35′ très instructrice qui permettent de comprendre la situation de la Grèce et même du monde actuel !!!


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