2
Nov
2012

Je vous avais parlé le mois dernier du problème du cumul des mandats, et des difficultés pour les élus socialistes à respecter tant les consignes de leur parti que leur propre signature de moins de 3 mois.

Résultat des courses : Près de la moitié des députés socialistes continuent de cumuler les mandats.

Rue89 détaille clairement la problématique

C’est encore difficile à croire, mais il faut bien se rendre à l’évidence : pendant deux ans, les militants du PS, les électeurs socialistes et les médias ont été victimes d’une hallucination collective.

Ils s’étaient persuadés que le PS s’était engagé à interdire le cumul des mandats à ses parlementaires, sans attendre qu’une loi impose la même règle aux autres partis.

Ils s’étaient même mis en tête que ces députés et sénateurs socialistes devaient démissionner de leurs mandats locaux avant le 1er octobre. [Lire la suite…]

Dans notre série “Comment est morte la Ve République”, voici donc la liste de ses preux élus, arrêtée par Rue89 début octobre :

Jean-Pierre Allossery Député (Nord)
Pierre Aylagas Député (Pyrénées-Orientales)
Guillaume Bachelay Député (Seine-Maritime)
Jean-Paul Bacquet Député (Puy-de-Dôme)
Gérard Bapt Député (Haute-Garonne)
Frédéric Barbier Député (Doubs)
Marie-Noëlle Battistel Députée (Isère)
Laurent Baumel Député (Indre-et-Loire)
Philippe Baumel Député (Saône-et-Loire)
Catherine Beaubatie Députée (Haute-Vienne)
Jean-Marie Beffara Député (Indre-et-Loire)
Luc Belot Député (Maine-et-Loire)
Gisèle Biémouret Députée (Gers)
Jean-Pierre Blazy Député (Val-d’Oise)
Yves Blein Député (Rhône)
Patrick Bloche Député (Paris)
Daniel Boisserie Député (Haute-Vienne)
Marie-Odile Bouillé Députée (Loire-atlantique)
Christophe Bouillon Député (Seine-Maritime)
Emeric Brehier Député (Seine-et-Marne)
Jean-Louis Bricout Député (Aisne)
Jean-Jacques Bridey Député (Val-de-Marne)
François Brottes Député (Isère)
Isabelle Bruneau Députée (Indre)
Jean-Claude Buisine Député (Somme)
Vincent Burroni Député (Bouches-du-Rhône)
Alain Calmette Député (Cantal)
Christophe Castaner Député (Alpes-de-Haute-Provence)
Laurent Cathala Député (Val-de-Marne)
Jean-Yves Caullet Député (Yonne)
Guy Chambefort Député (Allier)
Jean-Paul Chanteguet Député (Indre)
Dominique Chauvel Députée (Seine-Maritime)
Pascal Cherki Député (Paris)
Jean-david Ciot Député (Bouches-du-Rhône)
Alain Claeys Député (Vienne)
Jean-Michel Clément Député (Vienne)
Jean-Jacques Cottel Député (Pas-de-Calais)
Jacques Cresta Député (Pyrénées-Orientales)
Carlos Da Silva Député (Essonne)
Yves Daniel Député (Loire-atlantique)
Guy Delcourt Député (Pas-de-Calais)
Carole Delga Députée (Haute-Garonne)
Françoise Descamps-Crosnier Députée (Yvelines)
Sophie Dessus Députée (Corrèze)
Jean-Louis Destans Député (Eure)
Michel Destot Député (Isère)
Philippe Doucet Député (Val-d’Oise)
Jean-Luc Drapeau Député (Deux-Sèvres)
Jean-Pierre Dufau Député (Landes)
Anne-Lise Dufour-Tonini Députée (Nord)
Françoise Dumas Députée (Gard)
Jean-Paul Dupré Député (Aude)
Philippe Duron Député (Calvados)
Olivier Dussopt Député (Ardèche)
Christian Eckert Député (Meurthe-et-Moselle)
Henri Emmanuelli Député (Landes)
Sophie Errante Députée (Loire-atlantique)
Alain Faure Député (Ariège)
Matthias Fekl Député (Lot-et-Garonne)
Vincent Feltesse Députée (Gironde)
Hervé Féron Député (Meurthe-et-Moselle)
Jean-Pierre Fougerat Député (Loire-atlantique)
Hugues Fourage Député (Vendee)
Michele Fournier-Armand Députée (Vaucluse)
Michel Françaix Député (Oise)
Christian Franqueville Député (Vosges)
Jean-Claude Fruteau Député (La Réunion)
Jean-Louis Gagnaire Député (Loire)
Genevieve Gaillard Députée (Deux-Sèvres)
Geneviève Gosselin Députée (Manche)
Marc Goua Député (Maine-et-Loire)
Jean-Claude Gouget Député (Lot-et-Garonne)
Estelle Grelier Députée (Seine-Maritime)
Jérôme Guedj Député (Essonne)
Thérèse Guilbert Députée (Pas-de-Calais)
David Habib Député (Pyrénées-Atlantiques)
Mathieu Hanotin Député (Seine-Saint-Denis)
Eric Jalton Député (Guadeloupe)
Laurent Kalinowski Député (Moselle)
Marietta Karamanli Députée (Sarthe)
Philippe Kemel Député (Pas-de-Calais)
Bernadette Laclais Députée (Savoie)
Conchita Lacuey Députée (Gironde)
Colette Langlade Députée (Dordogne)
Jean Launay Député (Lot)
Jean-Yves Le Bouillonnec Député (Val-de-Marne)
Anne-Yvonne Le Dain Députée (Hérault)
Jean-Yves Le Deaut Député (Meurthe-et-Moselle)
Viviane Le Dissez Députée (Côtes-d’Armor)
Jean-Marie Le Guen Député (Paris)
Patrick Lebreton Député (La Réunion)
Michel Lefait Député (Pas-de-Calais)
Dominique Lefebvre Député (Val-d’Oise)
Patrick Lemasle Député (Haute-Garonne)
Michel Lesage Député (Côtes-d’Armor)
Michel Liebgott Député (Moselle)
Martine Lignières-Cassou Députée (Pyrénées-Atlantiques)
Jean-Pierre Maggi Député (Bouches-du-Rhône)
Thierry Mandon Député (Essonne)
Marie-Lou Marcel Députée (Aveyron)
Philippe Martin Député (Gers)
Michel Ménard Député (Loire-atlantique)
Patrick Mennucci Député (Bouches-du-Rhône)
Jacques Moignard Députée (Tarn-et-Garonne)
Philippe Nauche Député (Corrèze)
Ségolène Neuville Députée (Pyrénées-Orientales)
Nathalie Nieson Députée (Drôme)
Michel Pajon Député (Seine-Saint-Denis)
Luce Pane Députée (Seine-Maritime)
Rémi Pauvros Député (Nord)
Germinal Peiro Député (Dordogne)
Jean-Claude Perez Député (Aude)
Sylvie Pichot Députée (Mayenne)
Sébastien Pietrasanta Député (Hauts-de-Seine)
Philippe Plisson Député (Gironde)
Pascal Popelin Député (Seine-Saint-Denis)
Dominique Potier Député (Meurthe-et-Moselle)
Emilienne Poumirol Députée (Haute-Garonne)
Patrice Prat Député (Gard)
Joaquim Pueyo Député (Orne)
François Pupponi Député (Val-d’Oise)
Monique Rabin Députée (Loire-atlantique)
Marie Récalde Députée (Gironde)
Alain Rodet Député (Haute-Vienne)
Frédéric Roig Député (Hérault)
Alain Rousset Député (Gironde)
Béatrice Santais Députée (Savoie)
Gilbert Sauvan Député (Alpes-de-Haute-Provence)
Gilles Savary Député (Gironde)
Christophe Sirugue Député (Saône-et-Loire)
Gérard Terrier Députée (Moselle)
Sylvie Tolmont Députée (Sarthe)
Jean-Louis Touraine Député (Rhône)
Daniel Vaillant Député (Paris)
Helène Vainqueur-Christophe Députée (Guadeloupe)
Michel Vauzelle Député (Bouches-du-Rhône)
Fabrice Verdier Député (Gard)
Michel Vergnier Député (Creuse)
Jean-Michel Villaumé Député (Haute-Saône)
Jean Jacques Vlody Député (La Réunion)

Et pour les sénateurs :

Serge Andreoni Sénateur (Bouches-du-Rhône)
Maurice Antiste Sénateur (Martinique)
Jean-Étienne Antoinette Sénateur (Guyane)
Alain Anziani Sénateur (Gironde)
Dominique Bailly Sénateur (Nord)
Claude Bérit-Débat Sénateur (Dordogne)
Jacques Berthou Sénateur (Ain)
Yannick Botrel Sénateur (Côtes-d’Armor)
Christian Bourquin Sénateur (Hérault)
Martial Bourquin Sénateur (Doubs)
Michel Boutant Sénateur (Charente)
Pierre Camani Sénateur (Lot-et-Garonne)
Françoise Cartron Sénateur (Gironde)
Luc Carvounas Sénateur (Val-de-Marne)
Bernard Cazeau Sénateur (Dordogne)
Yves Chastan Sénateur (Ardèche)
Jacques Chiron Sénateur (Isère)
Karine Claireaux Sénateur (Saint-Pierre-et-Miquelon)
Gérard Collomb Sénateur (Rhône)
Jacques Cornano Sénateur (Guadeloupe)
Yves Daudigny Sénateur (Aisne)
Marc Daunis Sénateur (Alpes-Maritimes)
Michel Delebarre Sénateur (Nord)
Christiane Demontès Sénatrice (Rhône)
Félix Desplan Sénateur (Guadeloupe)
Claude Dilain Sénateur (Seine-Saint-Denis)
Odette Duriez Sénatrice (Pas-de-Calais)
Josette Durrieu Sénatrice (Hautes-Pyrénées)
Vincent Eblé Sénateur (Seine-et-Marne)
Philippe Esnol Sénateur (Yvelines)
Alain Fauconnier Sénateur (Aveyron)
Jean-Luc Fichet Sénateur (Finistère)
Jean-Jacques Filleul Sénateur (Indre-et-Loire)
Catherine Génisson Sénatrice (Pas-de-Calais)
Jean Germain Sénateur (Indre-et-Loire)
Samia Ghali Sénatrice (Bouches-du-Rhône)
Dominique Gillot Sénatrice (Val-d’Oise)
Jacques Gillot Sénateur (Guadeloupe)
Gaëtan Gorce Sénateur (Nièvre)
Jean-Noël Guérini Sénateur (Bouches-du-Rhône)
Didier Guillaume Sénateur (Drôme)
Claude Haut Sénateur (Vaucluse)
Claude Jeannerot Sénateur (Doubs)
Philippe Kaltenbach Sénateur (Hauts-de-Seine)
Ronan Kerdraon Sénateur (Côtes-d’Armor)
Virginie Kles Sénatrice (Ille-et-Vilaine)
Yves Krattinger Sénateur (Haute-Saône)
Georges Labazée Sénateur (Pyrénées-Atlantiques)
Françoise Laurent-Perrigot Sénatrice (Gard)
Alain Le Vern Sénateur (Seine-Maritime)
Jean-Claude Leroy Sénateur (Pas-de-Calais)
Jeanny Lorgeoux Sénateur (Loir-et-Cher)
Jean-Jacques Lozach Sénateur (Creuse)
Roger Madec Sénateur (Paris)
Philippe Madrelle Sénateur (Gironde)
Marc Massion Sénateur (Seine-Maritime)
Rachel Mazuir Sénateur (Ain)
Gérard Miquel Sénateur (Lot)
Robert Navarro Sénateur (Hérault)
Alain Néri Sénateur (Puy-de-Dôme)
Renée Nicoux Sénatrice (Creuse)
Georges Patient Sénateur (Guyane)
François Patriat Sénateur (Côte-d’Or)
Daniel Percheron Sénateur (Pas-de-Calais)
Bernard Piras Sénateur (Drôme)
Roland Povinelli Sénateur (Bouches-du-Rhône)
Gisèle Printz Sénatrice (Moselle)
Daniel Raoul Sénateur (Maine-et-Loire)
François Rebsamen Sénateur (Côte-d’Or)
Alain Richard Sénateur (Val-d’Oise)
Roland Ries Sénateur (Bas-Rhin)
Yves Rome Sénateur (Oise)
Laurence Rossignol Sénatrice (Oise)
Patricia Schillinger Sénatrice (Haut-Rhin)
René Teulade Sénateur (Corrèze)
Jean-Marc Todeschini Sénateur (Moselle)
André Vallini Sénateur (Isère)
René Vandierendonck Sénateur (Nord)
Maurice Vincent Sénateur (Loire)

123 réponses à Les 220 élus PS encumulés

  1. Joanna Le 02 novembre 2012 à 06h43
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    Je signale ce site : http://www.cumul-info-service.fr/

    Il permet facilement de voir la situation de tout député à partir de son département. Les addictifs sont classés rouge dans le cumulomètre. Il n’y a que les députés mais de tous les partis et donc pas seulement PS.

    De plus d’une députée (je ne citerai personne) on doit même pouvoir dire : cumul et mauvaise note.
    (source : le canard)


    • Vénus-Etoile du Berger Le 03 novembre 2012 à 10h19
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      La corse avec deux départements est représentée par 6 députés(3 députés par département), ce qui est relativement important par rapport aux nombres d’habitants 305 674 habitants(au recencement de 2009), à sa superficie et à sa densité, 124 communes (Corse du Sud), 236 communes(Haute Corse), soit 360 communes.


    • Vénus-Etoile du Berger Le 03 novembre 2012 à 19h25
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      « Jean-Pierre Dufau Député (Landes) » peut être barré de la liste écrite dans le billet.

      Jean-Pierre Dufau, maire de Capbreton depuis 23 ans, démissionne de son poste de maire de Capbreton (40 Landes) pour se consacrer à son poste de député à temps plein.

      « Sud Ouest ». Pourquoi prendre cette décision maintenant, sans attendre que la loi ne vous y contraigne, alors que vous aviez dit que vous ne brigueriez pas, de toute façon, un nouveau mandat ?
      Jean-Pierre Dufau. C’est un choix réfléchi.

      http://www.sudouest.fr/2012/10/29/jean-pierre-dufau-depute-a-plein-temps-863845-3327.php


  2. pHILIPPE mAR2CHAL Le 02 novembre 2012 à 07h00
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    Pour ou contre le cumul des mandats ?

    CONTRE :

    Il est difficile pour un homme politique national de faire bien son travail et se consacrer entièrement à ses électeurs ou à ses administrés quand il doit se partager entre plusieurs mandats. Député doit être un job à temps plein.
    Le cumul des mandats empêche le renouvellement de la classe politique : de jeunes hommes ou femmes politiques ne peuvent entrer sur la scène politique, les places étant squattées par de plus anciens.
    Une interdiction du cumul permettrait une concurrence plus grande entre les politiques, et donc à les pousser à améliorer leurs programmes et à redoubler d’efforts.
    Le cumul des mandats est un moyen de gagner plus d’argent pour un nombre d’heures de représentation équivalent.
    Le cumul des mandats fausse le jeu démocratique : les candidats qui exercent plusieurs mandats disposent de davantage de ressources que leurs concurrents.
    Le cumul des mandats encourage l’absentéisme des élus nationaux ou européens.

    POUR :

    Seul l’électeur doit être juge de la compétence de son représentant : interdire le cumul des mandats est contraire à la démocratie représentative.
    Avoir un mandat local permet aux élus nationaux de garder un lien avec le terrain, avec les réalités concrètes.
    Un maire ayant un mandat national est plus efficace : il fait profiter à sa ville ses contacts et ses réseaux.


    • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 23h25
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      Philippe , tu t’a gourré. Tu as rangé “Un maire ayant un mandat national est plus efficace : il fait profiter à sa ville ses contacts et ses réseaux.” dans les POUR.

      Il y a 36.683 communes donc 36.683 maires et 577 députés. T’as pas l’impression qu’il y aura inégalité de traitement pour les 36.106 communes minimum non représentées à l’A.N. ?


      • Vénus-Etoile du Berger Le 03 novembre 2012 à 09h16
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        Bonjour Christophe,

        Depuis 2011, nous avons une région supplémentaire en France Mayotte(27 régions non plus 26).

        Ainsi nous avons 36 699 communes.

        Et 577 députés.

        Cordialement.


    • Jaggy Le 03 novembre 2012 à 01h13
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      Là où vous vous fourrez le doigt dans l’œil, c’est lorsque vous prétendez dans votre “POUR”, que l’électeur choisit son représentant.
      En réalité, l’électeur choisit un parti, et c’est le parti qui choisit le représentant.
      Et encore, même cela est faussé dans cette fausse démocratie. Lorsque vous dites “démocratie” et “représentative” dans une même phrase, vous formez un véritable oxymore…
      Parce que le parti qui est élu est dans 8 cas sur 10, celui qui a le plus de moyens pour financer sa couteuse campagne. Ce qui revient à dire, que ce sont les ultra riches qui choisissent le parti qui sera élu (et peuvent eux directement ajouter/retirer les mesures qu’ils souhaitent), puisque ce sont eux qui financent.
      C’est tout l’intérêt de cette “démocratie représentative”, contrôler notre pays tout en nous faisant croire, que nous vivons en démocratie ! Alors que les fondateurs de la république française, disaient haut et fort que leur objectif était d’éviter que la France devienne une démocratie…
      Cela fait déjà un moment, depuis le général, que nos dirigeants ne travaillent plus que pour leurs sponsors, les banques…


    • Christophe Vieren Le 03 novembre 2012 à 10h30
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      Oui tu as raison Jaggy.

      Et le cercle est désormais vicieux étant donné le mode de financement des partis politiques : 1) Financement en fonction du nombre de voix* ; 2) Financement en fonction du nombre de députés ; , les partis peut vivre par autoreproduction : leur seul objectif avoir un maximum d’élus. Et pour cela quoi de plus simple que de mettre des têtes d’affiche jusqu’à leur mort ?

      Auparavant, les partis étaient essentiellement financés par les adhérents. Et pour rendre équitable le traitement entre riches et pauvres, il y avait une limite légale de 4.500 € par personne. Depuis 2005, elle est de 7.500 € (merci l’UMP).

      En outre, à cela vient s’ajouter le fait que les dons aux partis politiques donnent droit à REDUCTION d’impôts (66% du don !) et non pas à CREDIT d’impôts. C’est à dire une mesure qui profite exclusivement à ceux qui paient des impôts, et d’autant plus qu’ils sont dans les hautes tranches. Autant dire une mesure favorable aux partis de riches (malgré la limite de 7.500 €).

      Comme le nombre d’adhérents a chuté dans tous les partis (l’individualisme ? Le dégoût du bipartisme ? la précarité ? ….), les partis politiques sont plus indépendants de leur base. Et c’est pourquoi, les candidats sont de moins en moins représentatifs de la base et s’éloignent des préoccupations du peuple.

      Pour s’en sortir deux possibilités complémentaires : le citoyen doit réinvestir dans les partis existants et/ou soutenir de nouvelles structures.
      _______________________________________
      * limite : formation politique ayant présenté des candidats ayant obtenu chacun au moins 1 % des suffrages exprimés dans au moins cinquante circonscriptions.


  3. cécankonvaoù Le 02 novembre 2012 à 07h35
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    Je crois qu’un non cumul des indemnités aurait plus de sens qu’un non cumul des mandats. En effet, la plupart des mandats cumulés concernent un poste de maire ou adjoint au maire avec un mandat de député ou sénateur. Or il y a une multitudes de très petites communes où exercer la fonction de maire s’apparente plus à un sacerdoce qu’à une pompe à fric. Ce genre de commune où un conseiller municipal va faire le job gratos à la mairie après sa journée de travail, en France c’est plus la règle que l’exception. Et personne se bouscule au portillon pour lui piquer sa place à ce conseiller. Pourquoi aller s’emmerder 3 fois par semaines jusqu’à 22h00, discuter du budget à débloquer pour financer l’achat d’un portail ou d’un tapis de sol, alors qu’on pourrait très bien être à la maison à regarder son match de foot dans son canapé… comme tous les autres!
    Le cumul des mandats ne me gène pas, c’est le cumul des indemnités le problème.
    .


    • SnoiD Le 02 novembre 2012 à 07h54
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      LE cumul des mandats et dérangeant non pas pour l’indemnité qui se cumul mais parce que chaque mandat de représentant est un travail à plein temps et non pas à temps partiel ! Les dossiers ça se prépare ou au pire ça se consulte. Un budget/une loi, normalement, ça se prépare en commission, ça se débat et enfin ça se vote et même le mieux étant d’en avoir discuter avec quelques électeurs lors du retour dans sa circonscription.

      Donc non pas de cumul !


      • Joanna Le 02 novembre 2012 à 08h33
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        Ce que vous soulignez me parait juste et j’estime que le cumul des mandats ne devrait pas être permis à la fois pour cette raison et aussi pour celle du cumul des indemnités (les 2 sont liés).

        Pendant qu’on y est ne faudrait-il pas limiter le nombre de renouvellement d’un même mandat ? Par ex maire pas plus de 2 fois, député ou sénateur pas plus de 2 fois. Actuellement on a des élus à vie …

        Autre question : le Sénat qui nous coûte bien cher … ça sert à quoi en réalité ?

        Oh … est ce bien encore utile de s’attarder là dessus ?…
        Déjà ils ne servent tous plus à grand chose car toutes les décisions importantes sont prises à Bruxelles.


      • wagrez Le 02 novembre 2012 à 18h35
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        Et si on en profitait pour diminuer le nombre de communes.


        • ertalif Le 03 novembre 2012 à 08h10
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          Oh! la super bonne idée…
          Eloignons toujours plus les citoyens de leurs élus (géographiquement, physiquement et politiquement)
          Et si on en profitait pour diminuer voir supprimer les élections?


        • melody vers Le 04 novembre 2012 à 07h14
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          Ce serait en effet une autre mesure importante à prendre, après le cumul et la limitation des mandats dans le temps. La plus grande injustice étant actuellement que les communes rurales sont surreprésentées au Sénat par rapport aux grandes villes (il faut être maire pour élire un sénateur), on peut aussi y remédier en mettant les sénatoriales au suffrage universel, ça rajeunirait cette assemblée et y donnerait accès à de nouveaux représentants et contribuerait à rendre la politique moins professionnelle.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 04 novembre 2012 à 09h21
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            Bonjour,

            Vous ne pouvez pas raisonner par commune en parlant de zone rurale, il faut raisonner en unité urbaine.

            Une unité urbaine est un ensemble de communes d’au moins 2000 habitants comprenant une zone de construction continue (pas de coupure).

            Sont considérées comme rurale ou bien rural, une commune ou bien un ensemble de communes qui ne rentre pas dans la constitution d’une unité urbaine.

            Vous exprimez « La plus grande injustice étant actuellement que les communes rurales sont surreprésentées au Sénat par rapport aux grandes villes (il faut être maire pour élire un sénateur) »

            Je reste assez surprise de cette affirmation que « les communes rurales sont surreprésentées au Sénat par rapport aux grandes villes »

            Avez-vous un constat de cette affirmation ?
            Je vais regarder d’un peu plus prés cependant je doute un peu de votre affirmation.

            Cordialement.


  4. Leveau Le 02 novembre 2012 à 08h26
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    En matière de développement écologique, économique et démocratique… tout ne dois pas être préservé. dans les trois cas l’élagage est indispensable. Nos ailleux savaient faire, ils avaient ce courage et ce savoir faire. Marchons enfants, marchons… allons voter par millier pour l’ordre et la sécurité.


  5. LeTaulier Le 02 novembre 2012 à 08h50
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    Beaucoup de gens parlent sans connaitre ce dossier. Si il y a cumul de fonctions, il n’y a pas pour autant cumul des indemnités puisque celles-ci sont plafonnées depuis un certain temps et donc si on interdit le cumul on va faire exploser les budgets consacrés à rémunérer nos politiques…une idée un peu stupide par les temps qui courent.

    A titre personnel je trouve normal qu’un député ait aussi un mandat local, particulièrement celui de maire, pour qu’il soit sensibilisé à la réalité du terrain. Sinon on va avoir des législateurs complétement déconnectés des réalités.

    Par ailleurs le job de député n’occupe pas à plein temps, la plupart des lois votées sont des retranscriptions de directives européennes et les lois strictement franco-françaises sont décidées par les appareils de partis et rédigées par des technocrates.

    Le vrai problème c’est pas le cumul mais le nombre total de mandat. Trop de petites communes, un niveau administratif en trop (pour moi le département) et des incohérences dans le découpage des régions (pourquoi deux Normandie? Pourquoi Nantes, capitale historique de la Bretagne est-elle justement pas en Bretagne etc..)


    • Blackisto Le 02 novembre 2012 à 09h04
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      Plafonnées … à combien ? J’ai trouvé le chiffre de 9730 euro par mois en faisant une recherche rapide… c’est à dire, si c’est correct, un plafond bien plus élevé que le salaire d’un député.

      S’il vous plait, acceptez de que “gens qui ne connaissent pas le dossier” trouvent scandaleux que des fonctions d’interet public si bien payées soient exercées à mi temps voire moins.

      Je suis néanmoins d’accord avec votre argument sur le nombre total de mandats.


      • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 12h20
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        Je crois que le chiffre du plafond est plus bas (8.231 € peut-être est-ce net) mais peu importe car suffisamment haut pour susciter tant d’engouement (13 candidats par circonscription en moyenne pour les législatives).

        Toutefois, seule l’indemnité de base est utilisée pour ces plafonds ; l’indemnité de résidence (3% de l’indemnité de base), l’indemnité de fonction (25%) et l’indemnité représentative de frais de mandat n’entrent pas dans le calcul.

        D’autre part, les revenus versés aux élus par les communautés territoriales et les syndicats intercommunaux n’entrent pas dans le calcul de ces plafonds.

        Enfin, un élu cumulant des mandats peut reverser le montant au dessus du plafond à un autre élu de son choix au titre de l’écrêtement, mais aucun contrôle à notre connaissance n’est réalisé pour surveiller l’application de cette règle.

        Source : Revenus des élus, Politiquemania.

        Bien sûr, n’imaginez pas qu’il va donner le surplus à sa femme, à un proche ou à son attachéE parlementaire avec laquelle il ne saurait avoir que des rapports strictement professionnels !


    • crapounet Le 02 novembre 2012 à 09h10
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      “Trop de petites communes, un niveau administratif en trop (pour moi le département) et des incohérences dans le découpage des régions (pourquoi deux Normandie? Pourquoi Nantes, capitale historique de la Bretagne est-elle justement pas en Bretagne etc..)”

      Pas d’accord, c’est la Région qui est en trop.

      Le département à été crée pour effacer le pouvoir et l’histoire des seigneurs locaux.
      Supprimer les départements et vous verrez comment se comporteront les régions qui réclameront progressivement de plus en plus d’autonomie (à l’espagnol).
      L’État sera alors en danger face à ces velléités.
      D’ailleurs quand je lis la fin de votre phrase , j’ai tendance à penser que j’ai raison.


      • LeTaulier Le 02 novembre 2012 à 09h45
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        OK supprimons les régions !


        • Vénus-Etoile du Berger Le 02 novembre 2012 à 11h40
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          Bonjour,

          La France comprend que 27 régions dont 5 d’outre-mer.

          Soyons sérieux,les régions ne peuvent pas être supprimées.

          Une région gère l’aménagement du territoire.

          Un département est une collectivité locale. Un département appartient à une unique région.
          Chaque département d’outre-mer forme une unique région((une région=un département).

          LeTaulier vous écrivez “Trop de petites communes”, c’est une pléonasme puisque par définition,

          Une commune est la plus petite division du territoire.

          Un canton est une subdivision territoriale et comprend plusieurs communes.

          En France , on a 27 régions, 101 départements, 4 058 cantons, 36 699 communes.

          Cordialement.


          • LeTaulier Le 02 novembre 2012 à 12h02
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            Trop de petites communes c’est pas un pléonasme. Tu comprends bien ce que je veux dire. Il y a des communes avec une population trop réduite et qui devraient être réunis avec d’autre pour atteindre une taille critique.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 02 novembre 2012 à 12h27
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            “trop de petites communes” est un pléonasme puisque par définition

            Une commune est la plus petite subdivision française.

            Pour ce qui est de les réunir, elles sont déjà regroupées, dans un canton.

            Un canton est une subdivision territoriale comprenant plusieurs communes.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 02 novembre 2012 à 12h41
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            si vous voulez raisonner en nombre d’habitants, il faut raisonner en unité urbaine.


          • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 13h05
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            @Le Taulier : et pourquoi les “trop de petites communes” ne seraient-elles pas suffisamment intelligentes pour s’unir ?
            Doit-on imposer, comme pour la construction européenne, aux communes de s’unir ou doit-on éventuellement faire des lois favorisant leur regroupement ?
            Il me semble que c’est ce qui a été fait en faveur de la création de communautés de communes, non ?


      • Mathieu Le 02 novembre 2012 à 09h48
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        Et en quoi serait il si dramatique que les régions demandent plus d’autonomie?

        Pourquoi devrait on s’indigner quand l’Europe légifère sur le diamètre des concombres en Grèce mais pas si l’état Français faisait la même chose pour les melons de Cavaillon?

        L’Allemagne, qui est grosso modo d’une taille comparable à la France ne semble pas si mal s’en sortir avec son état fédéral. Pourquoi la même chose en France serait nécessairement une catastrophe?

        Doit on forcément appliquer une loi uniforme à la mégapole Parisienne et à un département rural?

        Une concentration de moyen au niveau régional ne serait il pas plus efficace que le saupoudrage départemental et régional?

        Je n’ai pas de réponses à ces questions. J’ai également tendance à considérer que notre situation actuelle est le fruit d’une longue histoire et ne doit pas être remise en cause à la légère. Mais considérer qu’une autonomie accrue des régions met nécessairement l’état en danger me semple un peu dogmatique.


        • Vénus-Etoile du Berger Le 02 novembre 2012 à 11h47
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          Bonjour,
          je suis d’accord avec votre raisonnement.
          Cordialement.


        • crapounet Le 02 novembre 2012 à 18h50
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          Laissez les régions prendre de l’autonomie (ce qui revient à réduire le pouvoir central).
          Au fur et à mesure les gens vont avoir tendance à s’identifier plus à la région qu’à l’État. Ce qui est normal si l’État s’efface de plus en plus, notamment dans le domaine social. Si en plus ces régions correspondent à des territoires qui ont une histoire. Je peux vous assurer qu’à la première crise, vous verrez les velléités indépendantistes se réveiller à une vitesse supersonique.
          Les gens refuseront les transfert financiers pour aider d’autres régions, parce que justement il s’agira de “l’autre”.

          Pourquoi un système de département ne serait pas bon? Pourquoi copier l’Allemagne? Ce pays n’a pas la même histoire que nous.
          Pour l’instant ça se passe bien chez eux. Vous verrez ce que ça donnera quand la crise leur fera une belle salutation.

          Les régions c’est trop gros. L’avantage du département c’est la représentation des territoires justement.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 03 novembre 2012 à 09h01
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            Bonjour,

            Je ne suis pas d’accord avec vous.

            Pour l’indépendance c’est plutôt le contraire de ce que vous décrivez, c’est au niveau du département que cela se joue mais pas au niveau de la région.

            Exemple:
            Le pays basque français fait parti du département des Pyrénées Atlantique qui inclut également le Béarn.

            Les basques français revendiquent justement un Véritable département Pays Basque.

            La région d’Aquitaine est une région favorable aux échanges et offre une grande diversité de territoires.

            Toutefois, l’attrait différencié selon les départements génère un risque de morcellement du territoire.

            80% du PIB de la région est lié à l’économie présentielle.
            Cordialement.


      • Jacques des Ecrins Le 02 novembre 2012 à 14h02
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        D’accord avec Crapounet. Les Régions sont devenues de vraies baronnies, des fiefs de plus en plus enclins à l’exercice solitaire du pouvoir, entre apparatchiks.
        Elles constituent un danger potentiel pour la République. Gardons les départements , supprimons les régions. Développons les métropoles interdépartementales avec des compétences très limitées mais très fortes : urbanisme-habitat et commercial, économie, industrie – recherche -innovation, transports…

        Quant au “trop grand nombre de communes”, c’est une tarte à la crème technocratique. Bien entendu la plupart des services au citoyen doivent être organisés à l’échelon intercommunal (ce qui est d’ailleurs presque devenu la norme).
        Mais la suppression de l’entité “petite” est une fausse bonne idée. Sa mise en oeuvre dévitaliserait un peu plus la ruralité.Or notre pays est vaste (comparativement aux grands états européen) . Pour quel profit ? La République se priverait de ce trésor : le dévouement, l’intelligence, la culture locale d’un très grand nombre d’élus de base, qui eux sont indemnisés avec une poignée de cacahuètes !
        Point de vue énoncé par un ancien cadre territorial ( pendant près de 40 ans).


      • wagrez Le 02 novembre 2012 à 18h39
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        Le département a été défini par le temps qu’il fallait pour le parcourir à cheval (une journée). Cela fait quand même un certain temps que l’on ne se déplace plus à cheval.


        • Karl-Groucho D. Le 02 novembre 2012 à 19h40
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          Ah mais, hein, pic pétrolier, tout ça. Ne bougeons pas ça, le cheval revient dans cinq minutes. Et comme alors, seulement pour les riches et la maréchaussée ;-))


    • Guillaume PORCHER Le 02 novembre 2012 à 10h30
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      +1! aaahhh la réforme territoriale, en voilà un vrai sujet pour tenter de désendetter la France… et là encore, pas sûr que le non cumul des mandats soit la meilleure façon d’y parvenir…
      Sur ce sujet là comme sur bcp d’autres, c’est d’en bas que viendra le changement, le vrai. Certainement pas depuis le haut de la pyramide.
      Un jour viendra, les citoyens ouvriront les yeux puis s’exclameront : “à quoi bon continuez à délapider l’argent public dans toutes ces institutions inutiles puisque le changement, le vrai, c’est le citoyen-acteur qui le construit chaque jour un peu plus sur la toile”.
      l’Etat providence à l afrançaise, c’est un peu comme l’empire Romain : ceux qui en sont à la tête ne peuvent pas admettre qu’il finira tôt ou tard par mourir de sa belle mort. Pourtant, on s’en rapproche chaque jour un peu plus…
      Vive le futur sobre et intelligent


      • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 13h09
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        C’est quoi l’état providence ? Et plus spécifiquement “à la française” ?


        • chris06 Le 02 novembre 2012 à 17h02
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          doit y avoir un lien avec le niveau des dépenses des administrations de sécurité sociale, 25% du pib en nette augmentation sur les trente dernières années, c’est une spécificité française….


    • Jean-François Le 02 novembre 2012 à 10h42
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      L’argument selon lequel un mandat local permet à un député de ne pas se déconnecter “de la réalité du terrain”, le seul avancé par les tenants du cumul, est agaçant. Un député déchargé de tâches administratives locales aura d’autant plus de temps pour s’intéresser à sa circonscription, recevoir, observer et analyser la réelle “réalité du terrain”.


      • Letaulier Le 04 novembre 2012 à 20h06
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        D’abord je ne suis pas un “tenant du cumul” mais un citoyen qui pense que c’est aux électeurs de choisir si ils veulent avoir un député-maire ou un député et un maire.

        Ensuite ce n’est pas le seul argument contre l’interdiction du cumul.

        Enfin le problème des élus n’est pas un manque de temps mais son utilisation. Quand on est constamment en campagne électorale on n’a jamais le temps de s’occuper des choses essentielles même si on n’occupe qu’un petit poste de conseiller municipal.


    • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 13h02
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      @Le taulier : je passe sur le “Beaucoup de gens parlent sans connaitre ce dossier.” (pas vous j’imagine mais tous ceux qui ne sont pas d’accord avec vous).

      J’adore “si on interdit le cumul on va faire exploser les budgets consacrés à rémunérer nos politiques”. Avez-vous fait une estimation de l’explosion ? Quelle part du PIB pour améliorer la démocratie ? Est-ce trop cher ? Surtout si l’on supprime un échelon tel le département !

      J’aime bien aussi le “le job de député n’occupe pas à plein temps” !!!!! Et bien alors pourquoi est-ce “indemnisé” comme un temps plein de cadre supérieur juste pour lever la main au moment du vote !!!!


      • LeTaulier Le 02 novembre 2012 à 13h16
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        Quand je dis, “Beaucoup de gens parlent sans connaitre ce dossier.” c’est pas une formule pour disqualifier ceux qui ne sont pas d’accord avec moi mais pour faire remarquer que par exemple beaucoup de gens ne savent pas que les indemnités d’élus ne se cumulent pas.

        Non je n’ai pas fait d’étude sur l’explosion des budgets en cas de loi anti-cumul. Par contre ce que je sais c’est qu’on ferme des classes sous respecte qu’un instit payé 2.000 euros par mois ne s’occupe que de 7 mômes au lieu des 15 réglementaires. Je préfère qu’on garde ces classes ouvertes plutôt que d’avoir des centaines de bouches d’élus supplémentaire à nourrir.

        Pourquoi les Députés sont-ils payé comme des cadres sup? Tout simplement car si on les paie au smic on n’aura droit qu’à des tocards.


        • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 16h29
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          Alors probablement cette critique s’adressait à toi car les indemnités sont cumulables dans la limite de 8.231 €.

          En outre, seule l’indemnité de base est utilisée pour ces plafonds ; l’indemnité de résidence (3% de l’indemnité de base), l’indemnité de fonction (25%) et l’indemnité représentative de frais de mandat n’entrent pas dans le calcul.

          D’autre part, les revenus versés aux élus par les communautés territoriales et les syndicats intercommunaux n’entrent pas dans le calcul de ces plafonds.

          Enfin, un élu cumulant des mandats peut reverser le montant au dessus du plafond à un autre élu de son choix au titre de l’écrêtement, mais aucun contrôle à notre connaissance n’est réalisé pour surveiller l’application de cette règle.

          Source : Revenus des élus, Politiquemania.

          Autrement dit concernant ce dernier point, il peut le reverser à un élu qui pourrait être sa femme, son enfant, sa maîtresse, ……

          Quant à l’argument c’est le salaire qui fait la compétence, laisse moi bien rigoler ! Etre élu n’est pas une compétence, un métier, une qualification. C’est un sacerdoce, une vocation, …. D’ailleurs à part l’âge aucun critère n’est requis. Enfin, si les députés dont nous disposons ne sont pas des tocards, me voila rassuré ! Je rappelle également que les élus de certains partis (PCF en l’occurrence) reversent leurs indemnités à ces derniers, ne conservant qu’une artie “raisonnable”. Sont-ce pour autant des tocards ?

          Enfin, la démocratie à un coût. Comparer ce coût à celui d’un instituteur ou à tout autre métier n’a aucun sens. D’autant que le nombre d’élus est de 1.829, soit un représentant pour 65.000.000 millions d’habitants, soit 0,002%. Sous réserve que les élus assument correctement leur vocation (et non leur boulot), la démocratie n’est-elle pas à ce prix ?


          • chris06 Le 02 novembre 2012 à 16h53
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            disons qu’il y a quand même un argument pour ne pas mal payer nos élus, c’est que si on les paie mal, ils seront encore plus corrompus.

            Ceci dit, je précise que je suis contre le cumul des mandats (et évidemment des rémunérations des élus).


          • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 18h48
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            Face aux puissances d’argent d’aujourd’hui, ce n’est sûrement pas 8.300 Euros qui vont empêcher la corruption. Les députés communistes – ceux qui laissent le plus de leurs indemnités à leur parti – sont-ils plus corrompus que les autres ?


        • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 16h34
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          @Le taulier qui a écrit : “je sais c’est qu’on ferme des classes sous respecte qu’un instit payé 2.000 euros par mois ne s’occupe que de 7 mômes au lieu des 15 réglementaires. Je préfère qu’on garde ces classes ouvertes plutôt que d’avoir des centaines de bouches d’élus supplémentaire à nourrir.”

          Et moi je préfère conserver à la fois des instits, des (vrais) élus, et diminuer notre budget défense. Il sera de 2% du PIB en 2013 (hors pensions), pour une moyenne de 1,6% dans l’UE, . Où est l’ennemi ? L’Allemagne (budget dépense : 1,3% du PIB en 2011) ? La Suisse ?


          • Letaulier Le 02 novembre 2012 à 20h21
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            Tu racontes n’importe quoi. La France dépense 2,5% de son PIB pour la défense et l’Allemagne 2,4. En plus l’Allemagne n’a pas des territoires outre-mer éparpiller aux 4 coins de la planète.

            Faut ensuite arrêter de faire croire que les dépense de défense ne servent à rien.


          • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 22h20
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            c’est incroyable ta propension à interpréter les propos des autres et/ou a dire qu’il dise n’importe quoi !
            Ai-je dit que les dépenses militaires était inutile ? Non, j’ai juste montré qu’elles étaient supérieures à celle d’autre pays. En 2013, le budget dépense sera de 2% de son pib soit 31,42 milliards d’euros.

            Dépenses 2010 en % du PIB 2009 (source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_d%C3%A9penses_militaires) selon le SIPRI : France : 2,5%, Allemagne : 1,4%, UE : 1,8%, La France est ainsi à la 3e place européenne derrière la Grèce et le Royaume uni !!

            Peux-tu me dire à quelle année tu fais référence pour l’Allemagne et la France et quelle est ta source ?

            Voici la mienne (qui confirme la précédente) : Banque mondiale d’après le SIPRI (Dépenses militaires (% du PIB)

            En % du pib pour les années 2007 à 2011 :
            Allemagne 1,3 1,3 1,4 1,4 1,3
            France 2,3 2,3 2,6 2,3 2,2

            La France se situe à la 3e place européenne après la Grèce et le Royaume Uni ! Deux excellents modèles en terme de dette publique !!!!!!


          • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 22h41
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            Concernant le militaire nucléaire : la France a signé le Traité de non prolifération nucléaire (TNP) en 19921. En contradiction avec ce texte, la course aux armements se poursuit, au mépris des risques de dissémination qu’elle engendre. En 2015 tout l’arsenal nucléaire français aura été renouvelé*. Alors que 146 pays dont l’Iran et 4 puissances nucléaires (La Chine, l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord) travaillent à un processus d’élimination de l’arme nucléaire au travers d’une nouvelle convention présentée à l’assemblée générale des Nations Unies, notre pays s’y est opposé ?

            Source : Attac dit non au budget de la Défense pour 2013
            _______________
            * Nouvelles têtes nucléaires TNO, nouveaux missiles M 51, nouveaux sous marins SNLE-NG, nouveaux avions Rafales, nouveaux missiles aéroportés ASMP-A, nouvelles têtes nucléaires aéroportées TNA


          • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 22h54
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            J’ai écrit 2 commentaires plus haut : “en 2013, le budget dépense sera de 2% de son pib soit 31,42 milliards d’euros”. Nota : 31,42 milliards ne fait pas 2% du PIB. Il faut en fait rajouter à cette somme les pensions et autres dépenses annexes telle que recensées internationalement (SIPRI) dans les dépenses militaires comme précisé ICI (banque mondiale) .


        • melody vers Le 04 novembre 2012 à 07h44
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          i[Par contre ce que je sais c’est qu’on ferme des classes sous respecte qu’un instit payé 2.000 euros par mois ne s’occupe que de 7 mômes au lieu des 15 réglementaires.]i
          Justement je trouve ça scandaleux qu’une telle inégalité existe entre les communes ! Tandis que dans les grandes villes le prof doit se coltiner 30 élèves à la campagne c’est la grande vie de château ! ou alors qu’on indemnise les profs au nombre d’élèves dont ils ont la charge car entre s’occuper de 7 gamins et de 30 il y a une sacrée différence : dans un cas c’est de l’enseignement individualisé, dans l’autre ça confine à l’élevage de poulets en batterie ! Regrouper les communes et réduire leur nombre est une mesure indispensable afin de faire cesser ce genre de dérives budgétaire et le non cumul de mandats traitera toutes les communes à l’égalité face au budget des collectivités locales. Une autre différence existe aussi au niveau de la dotation des budgets des écoles : selon que vous soyez dans une ville riche ou une commune pauvre vous n’aurez pas le même budget pour équiper votre classe en matériel éducatif, en budget bus pour les sorties… Bref l’égalité des chances n’est qu’une belle idée sur le papier.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 04 novembre 2012 à 09h47
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            Vous exprimez « Regrouper les communes et réduire leur nombre est une mesure indispensable afin de faire cesser ce genre de dérives budgétaire ».

            Les communes sont déjà regroupées par canton.

            Je doute qu’une école avec 7 élèves en classes soit très représentative de la réalité.

            Dans les communes appartenant à un canton, les enfants partent à l’école du canton.

            De nombreuses écoles ont fermé, je doute qu’une école avec 7 enfants par classe soit fréquente.

            Vous exprimez «toutes les communes à l’égalité face au budget des collectivités locales. Une autre différence existe aussi au niveau de la dotation des budgets des écoles : selon que vous soyez dans une ville riche ou une commune pauvre vous n’aurez pas le même budget pour équiper votre classe en matériel éducatif, en budget bus pour les sorties… »

            Bien sûr une commune rurale a un meilleur budget que la ville de Paris, c’est bien connu ! (humour)

            Le problème pour ma part ne se situe pas là, il se situe sur le problème de la concentration dans les grandes villes et sur l’emploi.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 04 novembre 2012 à 09h50
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            Sinon les maires ruraux ne sont pas de votre avis.

            A lire :
            « A quand la parité pour les Communes de France ?

            Les Maires Ruraux s’adressent (à moitié) aux Parlementaires
            Les Maires Ruraux de France dénoncent l’injustice de la règle de calcul de la DGF, en pleine discussion du projet de loi de finances pour 2013 : les principes d’attribution des dotations de base entrainent des écarts entre une commune de moins de 3 500 habitants et les plus grandes villes pouvant aller jusqu’à 50 % (128 euros pour une ville, 64 euros pour un village, écarts renforcés pour les dotations aux intercommunalités). »

            « Motion : Établir l’égalité républicaine
            Les Maires Ruraux de France, réunis en congrès national à Saint-Laurent (47) le 7 octobre, ont dénoncé la discrimination entre les habitants des villes et des campagnes : il est urgent de réduire l’écart des dotations et d’accroître le Fonds de péréquation horizontal (FPIC) au sein du bloc communal.
            Ils demandent aux députés, dès la première lecture de la Loi de Finances 2013, d’engager le processus vers l’égalité de traitement et de proposer la réduction en 5 ans de l’écart entre les communes et EPCI les mieux dotés et les moins dotés dans le calcul des dotations de base. Pour les Maires Ruraux de France, les states utilisées dans le calcul des dotations (DGF, DSR, etc.) constitue un véritable apartheid territorial. »

            « Organisation territoriale
            Motion : Les maires ruraux de France font cause Communes

            Les Maires Ruraux de France demandent que les communes ne soient pas sacrifiées mais consolidées dans la nouvelle organisation territoriale, dans une motion adoptée lors du congrès national de l’AMRF à Saint-Laurent (47) le 7 octobre. L’intercommunalité doit rester un outil au service des communes et non la dernière étape avant la suppression de celles-ci : la suppression de la commune risquerait d’accroître la rupture entre les Français. »

            « États Généraux de la Démocratie Territoriale
            L’AMRF adresse sa contribution « Vers un Pacte national pour les territoires »
            A la veille des débats des États Généraux de la Démocratie Territoriale, l’Association des Maires Ruraux de France présente un « Pacte national pour les territoires ». Cette contribution propose de nombreuses mesures concrètes et innovantes en faveur d’un droit au développement des territoires ruraux, liées à deux dimensions indissociables : une réforme réussie des collectivités et de l’action publique et une politique d’aménagement du territoire.

            Les Maires Ruraux de France s’appuient sur la conviction de la pertinence et de l’actualité de l’échelon communal et soulignent sur l’urgence d’un changement de regard sur la ruralité et les conditions d’exercice du mandat d’élu rural. »

            http://www.amrf.fr/


  6. JoeChip Le 02 novembre 2012 à 09h05
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    Le travail de maire n’occupe pas forcément à plein temps, par exemple maire de Foix ou de Guéret (pour ne parler que de préfectures), ça doit être moins prenant que maire de Dijon ou de Lille.

    Le décumul absolu est absurde, si on pense aux petites villes, ou plutôt à tout ce qui n’est pas grande ville… Mais on y pense de moins en moins ; tout se passe comme si la politique avait oublié les problèmes qui ne se posent pas dans les grandes villes, mais sont aigus ailleurs.

    Si on prend des régions reculées, avec des communautés de communes qui peinent à atteindre les 5000 habitants, tout le monde a intérêt à ce qu’un élu local soit aussi représentant au département. C’est pas si facile à trouver, sur 5000 habitants, quelqu’un qui veut de faire suer à s’occuper de ces trucs. Alors en plus s’il faut en trouver d’avantage, et que ça leur prenne plus de temps pour se coordonner, pour moins d’argent…


    • fx Le 02 novembre 2012 à 09h20
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      absolument pas d’accord.
      Puisque la taille de l’équipe à la mairie dépend beaucoup de son nbre d’habitants, le maire est souvent très occupé sur une toute petite mairie car il doit faire face à tous les pbs, des plus stratégiques aux plaintes de voisinages, à la qualité des services etc. la liste est trop longue. J’habite en campagne (heureusement !) et je travaille avec des maires, c’est donc un constat. Le maire de Marseille n’a certainement pas autant de sollicitations quotidiennes vu la taille de son équipe, cela lui laissant le temps de … bref.

      Quant à dire que “c’est pas facile à trouver qqn qui veut s’occuper de ces trucs”, encore moins d’accord. Au contraire, plus il faudra de gens pour “s’occuper de ces trucs”, qu’on pourrait aussi appeler les affaires de la ville, bref la politique, ce qui impliquerait plus de personnes avec effet tache d’huile. Je suis contre le fait de dire que qqls élus, voire élites, voire chefs suprêmes, doivent s’occuper de tout ce que les pauvres moutons ne sont pas capables de faire…non ça ne passe pas. C’est dit


      • LeTaulier Le 02 novembre 2012 à 09h57
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        Tout à fait d’accord avec toi. Plus la commune est petite et plus le maire est sollicité car il n’y pas pas de grosses structures administratives derrières lesquelles le maire peut se cacher.

        J’ai habité Paris et je n’ai jamais rencontré Delanoë pour lui dire comment les rues étaient sales ou pour lui demander de faire changer une ampoule cassées d’un réverbère. Les maires des petites communes sont constamment sollicité même pour la moindre “connerie” qui relève normalement de la vie privée des administrés.


      • JoeChip Le 02 novembre 2012 à 10h18
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        Vous avez peut-être raison, mais tout de même, il est normal que des élus locaux soient parfois présents dans des instances politiques qui sont “au-dessus” d’un point de vue territorial, car justement les sollicitations quotidiennes les maintiennent dans la réalité locale.

        Ou alors il faudrait élire toute une équipe (multi-niveaux) à la fois, histoire que les tâches de coordination et de négociations entre les niveaux ne prennent pas trop de temps.


        • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 16h52
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          Non car il y aurait alors inégalité de traitement, Sauf à envisager que chaque commune ou communauté de communes soit représentée par un élu au CG et au CR et tant qu’on y est au parlement !

          Le temps de “coordination” est indispensable à la démocratie afin d’éviter les décisions opaques. Ce n’est pas du temps perdu, et on devrait même aller plus loin en développant la démocratie participative. Il semble en tout état de cause, à voir le nombre de candidats pour un siège, qu’il s’agissent de députés (13 cndidats en moyenne), de conseillers généraux, régionaux, voir municiaux (tout au moins pour les moyennes et grandes ville), il semble qu’i n’y ait pas pénurie de vocation. D’ailleurs, il suffit de voir la longévité des mandats pour se dire que ce ne doit pas être une tâche si ingrate que cela !


    • Coligny Le 02 novembre 2012 à 10h09
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      Erreur complète car les maires des grandes villes peuvent se payer un staff nombreux, ce que ne peuvent les maires des petites communes. Le maire d’une petite commune est le plus souvent l’assistant social de ses administrés.


    • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 16h45
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      Tu sembles oublier que “élu”, de quoi que ce soit (association ou collectivité) n’est pas un métier. Autrement dit, il faut juste permettre à tout élu de poursuivre tout ou partie de son activité professionnelle si ses indemnités d’élus sont insuffisantes. Quitte à indemniser l’entreprise du préjudice causé par l’emploi vacant ou à temps partiel le temps d’un mandat ou deux.


  7. Gryzor Le 02 novembre 2012 à 09h07
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    J’ai écrit au parti socialiste début septembre en leur posant la question simple :

    Quelles sanctions le parti socialiste va-t-il prendre contre les élus
    qui continuent de pratiquer le cumul des mandats, en contradiction avec
    les promesses de campagne explicites du parti pendant les campagnes
    présidentielle et législative ?

    Ils m’ont répondu :
    ========

    La majorité de gauche entend revenir sur l’ensemble de la reforme
    territoriale imposée par le gouvernement Fillon et promouvoir ainsi, un
    nouvel acte de la décentralisation.

    Cette nouvelle étape exige des clarifications relatives a l’exercice des
    mandats électifs.

    Il s’agit d’introduire une vraie transparence en matière de régime
    indemnitaire et de retraite des élus.

    Il convient aussi d’affirmer un statut de l’élu seule manière de favoriser
    une diversité sociologique.

    Enfin et dans le même esprit, une amplification de la réduction du cumul
    des mandats s’impose.

    Elle doit conduire a une incompatibilité entre l’exercice d’un mandat
    parlementaire et celui d’un exécutif parlementaire.

    C’est la condition d’un nécessaire renouvellement démocratique et d’une
    réhabilitation du rôle du Parlement.
    ==============

    Et ma dernière réponse :
    *********************
    Ma question était :
    Quelles sanctions le parti socialiste va-t-il prendre contre les élus
    qui continuent de pratiquer le cumul des mandats, en contradiction avec
    les promesses de campagne explicites du parti pendant les campagnes
    présidentielle et législative ?

    Votre langue de bois ne constitue nullement une réponse.
    J’en prends acte, et m’engage solennellement par la présente à ne plus
    voter pour un élu socialiste aux élections locales à venir,
    tant que cette promesse n’aura pas été tenue. En fait j’éviterai de me
    déplacer pour rien.

    Merci de ne plus me répondre, j’ai eu suffisament de bla bla.
    *********************
    Je compte bien tenir mon engagement, il n’y a que cela qu’ils pourront peut-être un jour comprendre si suffisamment de personnes le font.


    • prb Le 02 novembre 2012 à 09h12
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      “Une amplification de la réduction”… MDR!! merci pour cet éclat de rire du matin, effectivement la lettre est un modèle du genre.


  8. dfgvr Le 02 novembre 2012 à 09h45
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    Le cumul des mandats est l’illustration emblématique de le ploutocratie. Incompétence, fainéantise, loisirs et grosse rémunération. Tout les attributs de la monarchie. Avant-guerre, on parlait des 200 familles qui gouvernaient la France (quel que soit le résultat des élections). Nous en sommes arrivé au même point.

    C’est hélas de notre faute. Par je m’en foutisme, individualisme et manque d’éducation historique nous avons laissé le pouvoir en moins de 60 ans à une nouvelle monarchie héréditaire.

    Nos enfants verrons les années d’après guerre comme une minuscule fenêtre de démocratie dans une histoire de France globalement totalitaire.

    Tout ceci laisse un goût amer.
    On voit bien que seule la rue pourra leur faire tenir leur promesses. Et cette perspective est effrayante …


    • Mathieu Le 02 novembre 2012 à 10h24
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      Votre Vision me semble tout de même un très caricaturale.

      Monarchie héréditaire?
      Hollande le fils d’un médecin et d’une assistante sociale. Ses parents ont vaguement fait un peu de politique au niveau municipal.
      Ayrault est le fils d’un ouvrier devenu cadre et d’une couturière.
      Sarkozy est un enfant d’immigré (je vous accorde qu’il semble tenté par l’instauration d’une dynastie).
      Fillon le fils d’une historienne et d’un notaire…

      Quand on observe les têtes d’affiches des partis, on trouve bien quelques “fil(le)s de” (Aubry, Le Pen, Debré pour les plus connus) mais ils restent pour l’instant très minoritaires et à part Aubry et Le Pen sont plutôt des subalternes.


      • dfgvr Le 02 novembre 2012 à 10h53
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        les cas que vous citez sont intéressants,
        sont-ils des personnages historiques de pouvoir (ceux que l’on cite dans les livres d’histoire) ou justement des personnages sans prise sur le réel qui ne sont là que pour détourner notre attention sur les vraies décisions qui sont prises en notre nom.

        Lecteur assidu de ce blog (entre autre) nous ne pouvons que constater que la souveraineté “populaire” a été bradée à quelques familles.

        La souveraineté a été perdue le jour ou nous avons accepté que le mot ‘populisme’ soit ajouté à notre vocabulaire courant.


        • Mathieu Le 02 novembre 2012 à 11h24
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          Vous déplacez un peu le débat.
          Si comme vous le dite la sphère politique n’est plus un lieu de pouvoir “réel” (je pourrai en parti vous rejoindre sur ce point). Alors la question du cumul des mandats devient une simple péripétie et rien de plus qu’un symbole.


          • dfgvr Le 02 novembre 2012 à 12h31
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            Votre raisonnement semble correct,
            toutefois, ce que j’exprimais était l’abandon de la souveraineté (le pouvoir conféré par les urnes) au profit d’une existence pleine de petits et grands privilèges.

            Le pouvoir ne s’exerce pas non parce qu’il n’existe plus, mais parce-que l’on ne l’exerce pas.

            le cumul des mandats empêche le renouvellement, l’accès aux fonctions de personnes plus diverses (origines) et plus talentueuses.

            en bref il est anti-darwinien.


  9. Téji Le 02 novembre 2012 à 10h27
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    Dans la version précédente de ce Blog, Olivier avait mis cette citation de John K. Galbraith en exergue :
    “Il n’existe aucun processus ni problème économique qui ne puisse être formulé en langage clair, et mis ainsi à la portée du lecteur cultivé et intéressé.”
    La crise démocratique étant ce qu’elle est, je paraphrase en ces termes : il n’existe aucun poste de représentant du peuple qui ne puisse être accessible à un citoyen averti. Le renouveau de la res-publica, la chose publique, passe par la ré-appropriation des mandats de représentants, à commencer par le niveau local où la démocratie ne peut être que directe.

    Donc non seulement je suis opposé au cumul, mais je souhaite un âge limite et des mandats beaucoup plus courts, le représentant ne devant ‘exercer’ que dans le cadre de la représentation des citoyens. Qui dit démocratie suppose que c’est le peuple qui décide.
    La soit-disant compétence nécessaire est de l’enfumage, la professionnalisation un déni de démocratie, que l’on devrait nommer, selon les cas, aristocratie, ploutocratie, etc. Et encore : aristos veut dire meilleur, mais meilleur en quoi ? en enfumage, il n’y a pas de doute.

    En guise de changement possible à court terme, pour tous les scrutins de liste, je suis favorable au tirage au sort sur liste de volontaires, au prorata des votes non exprimés (abstentions, blancs, nuls) sur le nombre d’inscrits : système auto-régulateur, qui inciterait les élus à respecter leur parole.


    • Leveau Le 02 novembre 2012 à 11h53
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      Tu as raison. Malgré tout c’est une utopie. d’abord parce que dans l’esprit d’un élu cumulard, il n’est pas ton représentant mais ton dirigeant, ton berger…il a un savoir, une compétence, une sagesse bien au delà du peuple. Ensuite parce qu’il a le pouvoir de dire et faire n’importe quoi sans que cela ai la moindre conséquence sur son poste. Enfin parce que tout le monde apprend à l’école que pour être accepté par la société il faut faire son devoir de citoyen et aller voter.
      En bref, il n’est pas possible de construire une société libre et vivante avec des gens passifs, asservis ou résignés.


      • JoeChip Le 02 novembre 2012 à 12h49
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        “dans l’esprit d’un élu cumulard,”

        Comment savez-vous ce qui se passe dans l’esprit d’un élu, cumulard ou non ? Je connais des élus qui ont plusieurs mandats et qui font du bon boulot. Je ne sais cependant pas ce qui se passe dans leur esprit.


    • Magyare Le 02 novembre 2012 à 21h51
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      Bonjour,
      @ Téji: J’ai eu la m^me idée que vous…;O)


  10. Jack Le 02 novembre 2012 à 11h42
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    “Comment est morte la Ve République”

    Voila un événement que j’attends avec impatience.


  11. Galuel Le 02 novembre 2012 à 11h42
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    Le problème plus profond réside dans le fait que le peuple prétendument souverain n’a aucun moyen réel de prendre l’initiative pour corriger modifier et amender la Loi fondamentale qui est définie par ceux-là même qu’elle est censée encadrer.

    Obtenir temporairement une révision des mandats électoraux ne changera rien au fait que tout reviendra à l’identique si la dynamique même de modification de la Loi fondamentale n’est pas changée.

    Un logiciel libre se définit par cette liberté là. Cette liberté étant absente le logiciel est nommé justement privateur de liberté. Il est donc logique qu’un peuple étant soumis à une Loi fondamentale privatrice de liberté prenne conscience qu’il est en effet non-libre.


    • JoeChip Le 02 novembre 2012 à 16h13
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      “Un logiciel libre se définit par cette liberté là. Cette liberté étant absente le logiciel est nommé justement privateur de liberté. Il est donc logique qu’un peuple étant soumis à une Loi fondamentale privatrice de liberté prenne conscience qu’il est en effet non-libre.”
      …? … bonne récolte ?


  12. Titi91 Le 02 novembre 2012 à 11h51
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    On devrait interdire la députation aux médecins et avocats, pour voir le début d’ un changement…
    Après, le non cumul, la limitation à deux mandats, réduction des représentants de la république, contrôle des frais, je suis tout pour. Question de démocratie…


  13. Titi91 Le 02 novembre 2012 à 12h04
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    Sinon, petit hors sujet mais bien en rapport avec ce blog :
    Le monde diplomatique de ce mois propose un article intéressant sur le mythe des “charges” ( patronales, etc…).
    L auteur nous explique que depuis deux lois de 1979 et 1982, les cotisations patronales et autres ne sont pas payées (les fameuses exonérations de charge) et que l état s endette pour financer notre modèle social.
    Au total, sur 33 ans donc, il arrive au chiffre de 1500 milliards d euros non payés et donc empruntés pour financer ledit modèle. Ça correspond plutôt bien à la dette française.
    Aujourd’hui, comme la dette est monstrueuse et ingérable, les patrons veulent qu on supprime ces cotisations car cela les étouffe, pour nous faire croire qu ils ont rempli leurs obligations pendant toutes ces années.
    Il faudrait faire comme pour l affaire Tapie, en notre faveur bien sur, et récupérer la somme avec les interets.


    • LeTaulier Le 02 novembre 2012 à 13h23
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      Non seulement c’est hors sujet mais le résumé que tu en fais est mensongé. Le journaliste ne dis pas que les cotisations patronales et autres ne sont pas payées.


    • Hadrien Le 02 novembre 2012 à 14h31
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      Je pense que vous avez mal lu, en concluant:
      ” depuis deux lois de 1979 et 1982, les cotisations patronales et autres ne sont pas payées (les fameuses exonérations de charge)
      …les patrons veulent qu on supprime ces cotisations car cela les étouffe, pour nous faire croire qu ils ont rempli leurs obligations”

      Il s’agit des “niches sociales” où les patrons ont pu obtenir des exonérations, mais évidemmment pas partout ! Sans quoi les 1500 milliards n’y suffiraient pas, pour représenter le manque à gagner…
      Pour la plupart, ces cotisations sont d’autant plus payées qu’elles font partie du salaire. C’est même un des arguments de l’article cité.
      C’est pourquoi, à Moscovici qui déclarait, à peine nommé Ministre de l’économie et des finances, dans Le Monde (17 Juillet)… “Nous ne pouvons pas continuellement avoir des charges sociales qui pèsent sur le travail” ?
      Le Monde diplomatique répond, à la fin de ce long article:
      – “Charges” au lieu de cotisations; “coût du travail” au lieu de salaires: trente années de convergence politique entre le droite et la gauche [socialiste] de gouvernement ont banalisé ces expressions, la vision du monde qu’elles véhiculent, les conséquences qu’elles induisent…


    • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 17h06
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      En effet la bataille des idées commencent par la bataille des mots.

      Quelques exemples :
      * au mot écodéveloppement les lobbys économiques on réussi à lui substituer le terme sustanaible developement traduit de manière encore plus risible par développement durable et plus récemment encore (Rio+20) par économie verte ou mieux croisssance verte.
      * à l’expression service du personnel a été substitué l’expression ressources humaines. Bienvenue dans le monde de l’entreprise Mme, MM les ressources !
      * à l’expression fusion du coeur (nucléaire) a été substitué l’expression excursion du coeur. Bonne promenade M. Le Coeur mais trainez pas trop, les voisins vont s’inquiéter !
      etc, ….

      J’arrête là car on est hors sujet.


  14. Philippe Le 02 novembre 2012 à 12h18
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    Il y a plus simple: autoriser un nombre illimité de mandats, mais interdire à un élu de se représenter à un poste qu’il a déjà occupé. Suffit de voir les présidents de la république: le premier mandat est actif, le second est celui du roi fainéant. Étendons à tous les mandats électoraux l’interdiction de réoccuper un mandat déjà occupé et on se débarrassera immédiatement de tous les professionnels de la politique pour redonner ce rôle aux citoyens.


    • LeTaulier Le 02 novembre 2012 à 12h28
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      Le plus simple c’est pas de laisser l’électeur choisir librement plutôt que d’édicter des lois tatillonnes qui précisent tel pourcentage de femmes, de Bretons, de montagnards, de fils d’immigrés, de chaudronnier, d’avocats spécialisés dans le droit de la mer, d’unijambistes, d’homosexuels, de rouquins, de chauves, de mecs qui préfèrent la bière au vin etc…


      • JoeChip Le 02 novembre 2012 à 12h51
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        Bonne idée ! et on organiserait un truc qu’on appellerait “élections”, et l’électeur serait libre de ne pas voter pour un “cumulard”


    • LeTaulier Le 02 novembre 2012 à 13h27
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      Le second mandant d’un président c’est la carotte pour récompenser un mandat.


      • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 17h10
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        Ah ouais, sinon il serait en vacances dés le premier jour de son premier mandat. Pas con !

        Précisions je ne partage pas du tout ce constat : “Suffit de voir les présidents de la république: le premier mandat est actif, le second est celui du roi fainéant”.


  15. youpi Le 02 novembre 2012 à 12h54
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    Mouahahah ! J’adore le titre : “encumulés”… excellent !
    J’aurais personnellement tendance à retirer deux petites lettres ^^
    😀


  16. Hadrien Le 02 novembre 2012 à 13h13
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    Tout à fait d’accord avec les remarques ci-dessus de TÉJI et LEVEAU, sur l’inadéquation du système électif pour laisser des politiques professionnels se prononcer sur tout et n’importe quoi à notre place. J’ajouterai une critique sur les structures elles-mêmes mises en place, autant que sur le comportement individuel des représentants:

    A la fin du billet sur la crise (29 oct), chris 06 faisait remarquer que l’on atteint 56% de prélèvements obligatoires. Comme il ne reste plus rien à privatiser depuis le passage de Strauss-Kahn, à l’exception de la Poste et la SNCF, cet accroissement de dépenses publiques n’est certainement pas à mettre au compte de l’économie productive d’Etat depuis comme les patrons l’insinuaient autrefois… avant d’avoir sa peau (L’Aerospatiale, EADS, France Telecom, Les banques nationalisées, etc. rapportaient de l’argent… avant privatisation)
    C’est à rechercher dans l’incroyable gabegie du mille-feuille administratif: depuis la loi Deferre, plus d’un million d’administratifs ou assimilés ont gonflé les effectifs dans les collectivités locales, pour un résultat plus que douteux en pratique mais certain quant à la facture.
    Le mille-feuille administratif est devenu le terrain de prédilection d’une honteuse consommation incontrôlable, qui doit beaucoup au clientélisme électoral. Deux sortes de gaspillages s’y disputent la vedette:
    1/ La démultiplication ruineuse de taches remplies jusque là de façon satisfaisante par la centralisation.
    2/ L’auto-consommation des administration locales qui se trouvent de nouvelles raisons d’exister.

    1/ Sur la démultiplication ruineuse en régions:

    La décentralisation est, pour la France, contre-nature: nous qui depuis Louis XI jusqu’à la Révolution et l’Empire faisions l’admiration de l’Europe pour l’organisation du territoire…avons choisi de régresser au stade des landers allemands ou des régions italiennes, mimétisme européen oblige!
    On avait une France centralisée qui parvenait à fonctionner à l’époque du cheval et du sémaphore, et on nous raconte aujourd’hui, à l’époque du TGV, des navettes aériennes, des portables et d’Internet, qu’il est impossible de gérer sans multiplier les fonctions sur place…
    De qui se moque-t-on ?
    Ainsi, au CNRS, une seule organisation centrale sise à Paris en bord de Seine, gérait tous son personnel et ses laboratoires, sans que personne n’y trouvât à redire. Surgit la décentralisation: on multiplie l’administration par 22, en autant d’administrations déléguées, plus l’administration centrale pour coordonner !
    Que croyez-vous qu’il arrivât ? L’administration centrale, loin de dégonfler, se mit à grossir… pour mieux coordonner toutes ces nouvelles activités décentralisées dont on n’avait pas su jusqu’alors assez sentir la nécessité, au point qu’elle ne tarda pas à demander le déménagement de ses locaux historiques (depuis joliot Curie) pour un plus grand immeuble, plus difficile d’accés et de moindre valeur, refilé par TOTAL… qui gagna au change des deux sites !
    Et on se demande ensuite doctement: où pourrait-on bien faire des économies…?

    2/ L’auto-consommation locale:
    Toute collectivité locale pouvant se nourrir des impôts qu’elle collecte, il lui est aisé de se trouver des raisons d’exister en s’inventant des taches exaltantes, pourtant fort éloignées de ses compétences:
    C’est le cas des contrats “régions” pour l’innovation et la recherche, notamment ceux organisés avec le concours de l’Etat (encore un cumul) en “pôles de compétitivité” (terminologie dont l’évocation, à elle seule, fait saliver le technocrate local)…
    Ainsi les montages de consortiums permettant d’obtenir la labellisation par les pôles de compétitivité et ensuite le feu vert du financement par l’Etat, les Régions et l’Europe sont affreusement compliqués, fortement aléatoires quant à leur bonne affectation, et inutilement consommateurs en ressources administratives . Les principes de ces montages prétenduement vertueux, ne permettent nullement de limiter les abus et les projets « bidons » organisés en pompe à finances publiques, en respectant les principes de façade: tout au contraire, les passe-droits et la cooptation y règnent en maîtres.
    J’ai à l’esprit deux (contre-)exemples personnels:

    – Participant malgré moi à l’un de ces projets « labellisés » par un pôle de compétitivité, je puis garantir qu’il s’agit bien de crédits captifs pour les industriels bien en cour auprès des instances régionales gérant ces subsides. Certains de ces industriels ont un personnel exclusivement dédié au montage de tels projets et en connaissent à fond la mécanique et les faux-semblants…
    La plupart du temps, les « experts » qui se pressent à ces instances sont peu enclins, quand ce n’est pas inaptes, à juger du bien-fondé du projet et/ou de la nécessité de le subventionner. La décision repose sur le nombre de relations présentes dans le circuit administratif.
    C’est l’exemple type de concurrence « parfaitement faussée », qui permet à nos industriels de se nourrir sur la bête ! Ce qui n’empêcha pas Christian Estrosi, dit Motodidacte, de déclarer sur nos écrans, en parlant de ces dernières années: « Nous avons fait de grandes choses. Regardez les pôles de compétitivité! »

    – A une époque plus reculée, et où j’avais encore toutes mes illusions, je fus invité à participer à un projet de type « Eureka » à l’échelle européenne. Je faisais partie de ces chercheurs dont les industriels s’entourent comme alibi dans leurs dossiers.
    Quelle ne fut pas ma surprise de constater que, non seulement le projet était bidon, mais le nombre de personnes alignées sur le papier n’existait pas dans la réalité (on a ensuite affiné, paraît-il, la procédure… mais les impétrants aussi).
    Les questions que je me posais furent à ce point génantes que le Directeur technique de ce (trés) grand Groupe français décida d’arrêter les frais, pour que cesse le massacre lors des réunions…
    A ma grande satisfaction, et à ma modeste échelle, fut ainsi mis fin à une liste impressionnante de crédits en pure perte…pour le contribuable.

    Plus généralement, un débat télévisé avait lieu, il y a quelques semaines, en présence de parlementaires qui avouaient tous la gabegie qu’a constitué le crédit-impôt-recherche qu’on accorde aux entreprises pour tout et n’importe quoi. Les plus grands consommateurs de tels crédits s’avèrent être les banques… sans doute pour leurs martingales géniales qui leur ont fait acquerir des titres subprime aussi massivement!
    Au demeurant, pourquoi nos entreprises auraient-elles besoin de subsides publics en la matière, si la recherche porte en elle-même sa propre récompense en compétitivité et profit résultants ?
    Il y a tant d’exemples ou s’insinuent le gaspillage technocratique, le parasitage oligarchique, quand ce n’est pas l’esprit de lucre, dans ces domaines où on l’attendrait peu, qu’on se demande bien comment fait le gouvernement pour dénicher les coupables chez les seuls payés à la tache, les salariés productifs… dans leur coût de travail !


    • lee Le 02 novembre 2012 à 13h36
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      La dernière enquête de la Cour des comptes (en 2000) révélait que le salaire moyen dans cette antenne était alors de 90 000 € annuels. Impressionnant. Et c’est pareil en Belgique, à Londres, à Madrid, ou encore à Sao Paulo, où sept personnes (dont six en contrats locaux) travaillent pour une masse salariale de 400 000 €.

      http://www.marianne.net/Oui-il-y-a-parfois-du-surnombre%C2%A0_a223811.html?com#comments


      • Mathieu Le 02 novembre 2012 à 14h35
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        Il y a certainement des dépenses inutiles, du surnombre…

        Mais cet article est quand même assez faiblard…
        Aucun point n’est étayé.

        Au lieu de s’interroger sur le le rôle des 750 gendarmes avec un niveau de réflexion digne du pilier de bar (qu’est ce que les pandores de Marseille viennent faire là?)… une enquête (vous savez, ce truc que font… enfin faisaient les journalistes) sur le sujet aurait peut être pu apporter un début de réponse.

        Quand au salaire de Carole Grosman, outre le fait qu’il n’est pas particulièrement choquant pour une directrice en fin de carrière (l’article ne nous apprenant pas grand chose sur les activités de cette dame, il est difficile de savoir si son salaire est justifié), le procédé n’est pas d’une grande élégance. Monsieur Levy aurait au moins pu afficher son propre salaire à titre de comparaison.


    • lee Le 02 novembre 2012 à 13h47
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      Le CIR rembourse aux entreprises le tiers de leurs dépenses de recherche, avec peu d’évaluation. En conséquence, le CIR double en trois ans : quatre milliards les deux-tiers allant au secteur des services (banques, assurances, conseils).

      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-credit-impot-recherche-une-73968


    • lee Le 02 novembre 2012 à 13h50
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      Constats : – ces consultants sont rémunérés au % d’impôts récupérés – il n’y a apparemment aucun contrôle a posteriori de la bonne utilisation des CIR puisque je n’ai pas eu à justifier par la réalisation de dossiers techniques – cette démarche consistant à récupérer après coup , sur des actions déjà réalisées , et qui de toute façon ont été réalisés pour des raisons de nécessité de fonctionnement , ne donne aucune incitation à faire davantage d’innovation.

      http://jeanpaulmartin.canalblog.com/archives/2012/01/19/23285082.html


      • Blackisto Le 02 novembre 2012 à 18h13
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        L’un de mes anciens employeurs (gros groupe dans le TOP 5 du CAC40) récupère effectivement énormément d’argent via le CIR; et le choses se passent exactement comme votre lien le décrit. Une société de prestation; qui touche un % sur l’économie d’impot; monte intégralement tous les dossiers sur les travaux passés, sencés être innovant.
        Et quand on dit “innovant”, on est très très large 🙂 De toute facon le dossier monté est incompréhensible (le consultant ne pige rien à ce qu’on lui dit). Par contre, l’économie d’impot est énorme.
        Effectivement, le CIR — pour mon ancien employeur — n’est qu’un énorme cadeau fiscal; et ne sert à rien.

        Ah si: il sert à faire dire aux politiques qu’ils encouragent l’innovation. Comme ça ils peuvent être élus et cumuler des mandats 😉
        Triste pays.


        • lee Le 02 novembre 2012 à 22h21
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          Bah, l’innovation c’est parfois reconnu, souvent pas. J’avais trouvé une très bonne idée peut être pas brevetable, mais j’avais sauvé le marché américain pour une PME.

          Quelle récompense pour moi ? Rien. Au contraire, on m’en voulait d’avoir signalé le problème et en plus trouvé la solution. Pour moi, les patrons français n’ont qu’à aller se voir. Ils n’auront plus rien de moi car je me suis barré de ce pays composé trop majoritairement d’abrutis complets qui sucent la moelle de ceux qui leur apportent de la valeur.


          • blackisto Le 03 novembre 2012 à 10h49
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            Euh… je répondais sur le CIR uniquement 😉

            Je peux comprendre la frustration de certains patrons de PME face aux privilèges dont disposent les grands groupes comparés aux PME qui sont des vaches à lait pour le pays.
            Mais votre choix de partir aux US n’engage que vous !


  17. Miluno Le 02 novembre 2012 à 13h52
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    A tout cela se rajoute désormais les Euro-régions….L’euro-région où j’habite, s’est constituée sans que ses habitants aient été consultés (Vive la démocratie !!!). Elle est formé de l’association de 2 régions françaises (Languedoc-Rousillon et Midi-Pyrénées) et d’un région espagnole (La catalogne).

    Au rythme où on va le mille-feuille va tellement s’épaissir qu’il sera impossible de le “manger”…Alors le digérer, n’en parlons pas !!!

    Bruxelles et nos politicards dépècent les nations sans l’avis de leur peuple. J’espère que cela leur explosera à la figure…Enfin on peut toujours rêver, tant le cauchemar s’épaissit !


    • chris06 Le 02 novembre 2012 à 14h42
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      Les euro-régions ne sont dotées d’aucun pouvoir politique, elle ne créent aucune nouvelle structure administrative, législative, régionale ou gouvernementale.

      Ce sont jute des collectivités locales transfontaliéres qui ont décidé de former des associations pour promouvoir certains intérêts commun transfontaliers… pas de dépeçage des nations là dedans!

      Qu’est-ce qu’une eurorégion?
      http://www.coe.int/t/dgap/localdemocracy/areas_of_work/transfrontier_cooperation/euroregions/what_is_FR.asp?


      • Hadrien Le 02 novembre 2012 à 15h01
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        Non, mais le dépeçage des nations existe bel et bien ailleurs:

        – lorsque les lois édictées par Bruxelles s’imposent à 80% aux transcriptions nationales, alors qu’aucun élu n’en a le pouvoir d’initiative, comment appeler ça autrement ?
        – lorsque les universités sont rendues autonomes, c’est à dire pratiquent la co-optation dans le recrutement qu’avait dénoncé Gilles de Gennes, ou même le népotisme comme j’en fus spectateur en commission, ne violent-elles pas gravement l’égalité en droit (des candidats nationaux) inscrit au fronton de notre République ?

        Dans ce secteur comme dans bien d’autres:
        Loin de l’anonymat républicain, les souris dansent…


        • chris06 Le 02 novembre 2012 à 15h50
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          mon propos n’était pas de nier le dépeçage de la nation.
          PS: tu sais bien que ce n’est pas moi qui vais me plaindre du dépeçage de la nation, n’oublie pas que je suis un affreux europeiste! Tu sais ce que je pense, vu les problèmes auxquels est confrontée l’humanité, la nation, organisation politique qui date d’une époque où on en avait même pas conscience, c’est plus le problème que la solution.


      • Hadrien Le 02 novembre 2012 à 15h08
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        J’aurais dû préciser au premier tiret:

        – lorsque les lois édictées par Bruxelles [sous la pression des lobbies (au vu et au su de tout le monde),] s’imposent à 80%…


      • Hadrien Le 02 novembre 2012 à 15h11
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        La nation est ainsi dépecée simultanément par le haut et par le bas…


    • Joanna Le 02 novembre 2012 à 15h00
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      Les Euro-régions ne sont qu’une étape pour tenter de nous mener vers le n.o.m.
      Pierre Hillard traite notamment de ce sujet dans ses conférences.
      Il montre que ces idées de dislocation des Etats viennent de loin.
      Déjà certains y pensaient lors de la révolution française.

      une video intéressante d’une conférence de P. Hillard (parmi d’autres) :
      http://www.youtube.com/watch?v=-FKUvzJ5BkI


      • chris06 Le 02 novembre 2012 à 15h22
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        où Pierre Hillard parle t’il des Euro-régions dans cette conférence?

        Comment voulez vous que des associations de collectivités locales sans aucun pouvoir politique ni budget soient une “étape pour tenter de nous mener vers le n.o.m”?


        • chris06 Le 02 novembre 2012 à 18h11
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          je ne vois pas de rapport avec les “euro-régions” dont parle Miluno.

          Les “regions” dont parle l’ARE sont définies ainsi:
          “La déclaration de l’ARE sur le régionalisme définit la région comme étant
          « l’entité publique territoriale correspondant au niveau immédiatement inférieur au
          niveau de l’état et doté d’un gouvernement disposant de pouvoirs politiques propres »

          rien à voir avec les “euro-régions”


  18. DAN Le 02 novembre 2012 à 13h54
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    Depuis toujours , on entre en politique après la première communion et cela de père en fils c’est dans la tradition française , si le culte était rétribué il serait également curé ….. Pourquoi voulez-vous que ça change , les dernières racines de la noblesse se prolongent à travers les siécles et le pouvoir c’est grisant
    c’est la notoriété !!!


  19. Incognitototo Le 02 novembre 2012 à 15h00
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    Je n’en peux plus de devoir voter toujours pour le moins pire…

    Pour transformer notre “opportunocratie” en démocratie : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-3979135.html


    • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 17h20
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      C’est bien gentil tes propositions que je partage pour la plupart. Mais par quel processus démocratique comptes-tu mettre ses réforme en oeuvre et sans être contraint à voter pour le moins pire jusqu’à arriver au meilleur ? Rassures-moi, tu n’envisages pas les armes tout de même ?


    • Letaulier Le 02 novembre 2012 à 21h34
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      Je n’en peux plus de devoir voter toujours pour le moins pire…

      C’est la phrase qui résume l’histoire de l’Humanité. On ne se marie pas avec la plus belle fille mais la moins pire. On ne choisi pas le meilleur job mais le job le moins pire etc…


  20. ThomBilabong Le 02 novembre 2012 à 17h01
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    Bon et maintenant on fait quoi? On les appelle? On leur écrit ? On blogue à leur sujet ?


  21. Lozere Le 02 novembre 2012 à 17h51
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    Cela prouve, s’il en était besoin, le poids et le pouvoir écrasant de la classe politique en France et en Europe.

    La reconquête de la liberté passe obligatoirement par une réduction drastique du nombre de politiques et de leurs pouvoirs.

    Malheureusement la plupart des français ne semblent pas avoir conscience de cette réalité et préfèrent taper sur les méchants patrons qui ne font qu’utiliser des procédures mises en place par les politiques.


  22. Vincent Le 02 novembre 2012 à 20h09
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    Mon cher sénateur Gérard Collomb, si fier de sa proximité avec ses administrés, à l’origine de son argumentation sur la justification du cumul n’a jamai daigné répondre à mon email du 5/09 que voici :

    M. Collomb,
     
    suite à l’initiative de Rue89, je me permets de vous interpeller sur votre situation élective.

    Lyonnais, citoyen engagé, non militant ni encarté, j’aspire à une révolution des mentalités dans notre paysage politique. Mais ce changement ne peut intervenir sans un renouvellement massif de la classe politique. Aussi je suis un fervent partisan de la limitation dans l’espace (le non cumul tel que le propose le PS aujourd’hui) et surtout dans le temps.
     
    Le parlement a un rôle législatif et de contrôle de l’exécutif. Avoir un mandat local n’est aucunement nécessaire pour assurer ces fonctions. L’Assemblée représente les Français et le Sénat ses collectivités.
    Pour la première, je milite pour un scrutin national sur listes avec suppression des circonscriptions sur un mode proportionnel proche des municipales (prime à la liste arrivée en tête pour assurer une majorité). Couplé au non cumul, ce type de scrutin permet une plus large représentativité de la population qui est aujourd’hui quasi-inexistante (les listes permettent d’intégrer toutes les CSP, parité incluse). Etre élu pour un mandat donné sans avoir à se soucier de sa réélection permet de raisonner dans l’intérêt général et non pour son compte propre (ceci n’est pas le cas pour une partie des députés mais ici on supprime le problème). Cela peut aussi permettre d’aller au delà des querelles partisanes de basse politique et le “court-termise” dramatique (aucune vision stratégique) que l’on peut malheureusement observer tous les jours quels que soient les gouvernants. Par ailleurs, l’argument contre le non-cumul sur le fait d’être coupé de sa base n’a ainsi plus aucune signification : si l’Assemblée est réellement représentative, la vision de citoyen, d’habitant de chaque député suffit pour connaître les besoins de la population.
    Quant au Sénat, parfois interrogatif sur sa pertinence, quelques coups d’éclat sur des textes “inopportuns” de l’Assemblée peuvent justifier son existence. Mais dans ce rôle de contre pouvoir ou de contrôle de l’Assemblée et du Gouvernement, il doit être au-dessus de la mêlée et de fait en dehors de toute logique de parti, ce qui tend aussi vers les non cumuls. La représentativité des collectivités imposerait que les sénateurs soient forcément issus de ces mêmes collectivités (quoique) mais rien n’oblige à ce qu’ils restent des élus locaux.
     
    Vous avez déclaré dans Le Figaro :
    “J’espère que le texte sera un peu plus élaboré que les simples positions brutales exposées aujourd’hui. […] La suppression pure et simple du cumul, c’est bête et méchant, ce n’est pas une vision. […] Il va falloir trouver des remplaçants dans de nombreuses villes, ça va être difficile”.
    Si cette proposition est “bête et méchante”, il va vous falloir développer un tant soit peu votre argumentation pour nous convaincre du bien-fondé du statu quo. Et “trouver des remplaçants dans de nombreuses villes” est loin d’être la tâche la plus compliquée. Mais peut-être n’êtes-vous finalement pas assez proche de vos administrés pour comprendre l’aspiration de nombre d’entre nous au renouvellement et aussi à la prise de responsabilités.
     
    Il est clair que les élus auront du mal à scier la branche dorée sur laquelle ils sont assis et cela devra peut-être (sûrement ?) passer par un référendum au même titre qu’un certain nombre de réformes sur les différents scrutins.
     
    En espérant avoir une réponse et des actes de votre part.

    Cordialement


  23. Marcus Le 02 novembre 2012 à 20h17
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    Je ne sais pas s’il faut absolument lutter contre le cumul des mandats.

    Mais ce dont je suis sûr c’est qu’il nous faudrait des hommes d’Etat, de vrais hommes d’Etat, aussi bien à droite qu’à gauche d’ailleurs !!!

    Bien amicalement.
    Marc


    • Letaulier Le 02 novembre 2012 à 20h30
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      Marc, je te vois bien en patron de bistrot. Le genre de gars qui pousse une gueulante toutes les 10 minutes pour dire un truc bien haut et fort avec lequel tout le monde ne peut-être que d’accord.


      • Marcus Le 02 novembre 2012 à 20h34
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        Je vas y penser Letaulier LOL !!!


    • Christophe Vieren Le 02 novembre 2012 à 22h24
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      C’est quoi un “vrai” homme d’état ?


      • Joanna Le 03 novembre 2012 à 07h52
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        Considérez le contraire de la grande majorité de ceux qu’on a et a eu récemment et ça donne déjà une bonne idée.
        Pour moi la référence reste avant tout Charles de Gaulle.
        Comme le soutenait précisément Charles de Gaulle, un des rôles les plus importants des chefs d’État modernes est d’être un symbole national vivant de la nation (donc que reste-t-il quand la nation n’existe quasiment plus ?).

        Si je devais citer d’autres noms du passé et du présent je pense (sans aucune espèce d’ordre) par exemple à Henri IV, Napoléon, Gandhi, Vladimir Poutine, Hugo Chavez …
        Et comme il y a bien sur aussi des femmes j’ajouterai Cléopâtre, Benazir Bhutto, Aung San Suu Kyi et Jeanne d’Arc …
        listes non limitatives


        • Letaulier Le 03 novembre 2012 à 08h04
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          Adam et Eve, Moïse, l’inconnu qui a inventé la roue au paléolithique.


        • Christophe Vieren Le 03 novembre 2012 à 10h58
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          Joanna écrit ” le contraire de la grande majorité de ceux qu’on a et a eu récemment”
          Avec cela je suis bien avancé !

          Déjà le “contraire” d’un homme, j’vois pas bien. rajoutes à cela le flou sur “la grande majorité (c’est à moi de choisir ?). Et ensuite “récemment”, c’est combien de jours, d’années, de décennies , de siècles ?

          Quant à ceux cités, je n’en vois aucun en Président de République française !


  24. Tester Le 02 novembre 2012 à 20h24
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    Travailler plus pour gagner plus …..


  25. Porfirio Le 02 novembre 2012 à 21h57
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    Loin de moi l’idée d’en rajouter dans l’offusqué , mais je suis en fait plus interloqué par la question des conservations ou des rotations de siège avec les suppléants lorsque l’on est membre du gouvernement.
    Bon, c’est sûr, c’est pas bien nouveau (x fois itérés, mais c’est un franc agacement renouvelé à chaque fois) mais zut quoi, le sens du terme indemnité a-t-il évolué pour ne plus être traité que comme salaire?

    En plus de l’affaire Valls (et de son ex-salaire d’adjoint à hauteur de celui de maire), j’ai l’impression que d’autres ministres sont passés au travers des gouttes de la “diffamation” nationale, non?
    Exemple qui me vaut cette sortie: http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/07/24/aurelie-filippetti-au-conseil-general .
    Niveau probité: pas grand chose

    J’aime pas trop claqué du nom comme ça mais flûte yenakaretepasdetricher


  26. Yves Couvreur Le 04 novembre 2012 à 18h57
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    Si j’ai bien entendu, il y a 600.00 élus en France. Pour mémoire, 2 sénateurs par Etat aux USA. La France est un pays qui ne peut se réformer, comme une démocratie mâture. On attendra donc la prochaine révolution avec intérêt et quand même une certaine angoisse : la France, c’est le Pakistan avec la Bombe H.


  27. Patrick Luder Le 05 novembre 2012 à 00h04
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    Pas très polis ce titre … Empêcher le cumul est assez nul.

    Il faut juste empêcher, l’inneficacité & l’absentéisme.


    • Christophe Vieren Le 05 novembre 2012 à 12h16
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      Et limiter le cumul n’est-il pas un bon moyen de lutter contre l’inefficacité et l’absentéisme.
      Les élus disposeraient-ils de journée de 36h, de semaine de 10 jours ?
      Les élus possèderaient-ils le don d’ubiquité ?

      Comme je l’écrivais ci-dessus, présenter les mêmes candidats pour différents mandats est une façon facile de jouer la carte de la notoriété : une frange minime de l’électorat, celle qui n’a pas de camp tranché droite/gauche et qui vote plus à la “tête du client”, se déterminera en fonction de la notoriété du candidat (il me semble d’ailleurs que les candidats se gardent bien de faire valoir sur leurs professions de foi le fait qu’ils cumulent différents mandats). Et comme plus d’élus = plus d’argent dans les caisses du parti, pourquoi ces derniers prendraient-ils le risque de présenter des “inconnus” ?


  28. Deres Le 07 novembre 2012 à 15h50
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    Certains députés PS ont effectivement démissionné de leur fonction local conformément à leurs engagements. Il faudrait aussi donner la liste par justice envers eux même si ils sont peu nombreux …


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