Poursuivant notre série de conclusion sur les Décodeurs, il est temps de faire un bilan du Décodex avec deux mois de recul – en commençant par une réflexion sur les “Fake News”.
On illustrera ce sujet avec cette citation du regretté Tzvetan Todorov, récemment disparu : “Pour moi, la tentation du Mal n’existe presque pas, elle est très marginale à mes yeux. Il existe sans doute quelques marginaux ici et là qui veulent conclure un pacte avec le diable et faire régner le Mal sur la Terre, mais de ce point de vue je reste plutôt disciple de Grossman, pour qui le Mal vient essentiellement de ceux qui veulent imposer le Bien aux autres. La tentation du Bien me semble donc beaucoup plus dangereuse que la tentation du Mal.” (Lire ici)

C’est l’avant-dernier billet sur les Décodeurs 🙂

I. Les “Fake news” : un danger instrumentalisé, minime par rapport aux “No News” des grands médias

Commençons par souligner brièvement l’instrumentalisation régulière du problème des “fake news”, entendues comme “propagande manipulatrice”. Cela semble un sujet central depuis désormais cinq mois, sans qu’ait été démontrée le moins du monde leur influence réelle.

Les médias semblent ainsi totalement désorientés par la perte de leur monopole. Donc oui, on peut lire n’importe quoi sur les réseaux sociaux, qui amplifient plus ou moins certaines rumeurs. C’est évidemment ennuyeux, mais en quoi est-ce un problème aussi central ? La plupart des rumeurs sont généralement corrigées assez rapidement, ne touchent pas tant de personnes que ça et prêtent finalement peu à conséquence.

Prenons un exemple, qui devient vraiment problématique : la propagande en cours visant à persuader la population que des puissances étrangères pourraient “pirater une élection”. Or propager une telle idée fait courir le risque que la population perde confiance à terme dans nos institutions et dans la solidité de notre système démocratique.

Comment faire croire aux enfants qu’on pourrait “pirater” une élection ! (Source)

Pourtant, on se rend bien compte de l’absurdité de la chose. Il n’y a que certaines “élites” pour penser vraiment ceci, qui implique que les gens sont des abrutis, qui votent n’importe comment dès qu’ils entendent trois rumeurs délirantes. D’ailleurs, quelques travaux universitaires ont montré que, bien évidemment, ces quelques rumeurs avaient bien moins d’influence que les médias traditionnels – qui sont par ailleurs bien loin d’être neutres dans le jeu politique (Source) :

On a dans cette étude ce très intéressant comparatif sur les “théories du complot” :

On remarque qu’en général 70 % du public n’adhèrent pas aux “théories du complot”.

Ainsi, certaines peuvent toutefois toucher de 15 % à 25 % de la population, mais il est aussi à noter qu’on entre dans certains de ces cas sur des points plus discutés, plus complexes, plus durs à interpréter, tant au niveau de la société que même parfois par certains historiens. Si pour Bob Kennedy, ministre de la Justice, l’assassinat de Kennedy était un complot et que John Kerry n’est pas sûr qu’on sache tout (même si plein de gens ayant étudié le dossier n’ont pas de doute), pourquoi une partie du public n’aurait-elle pas elle aussi des doutes ? Et finalement, si connaître la vérité est évidemment fondamental, ces opinions divergentes sont-elles si importantes que ça en 2017 ? Ces polémiques stériles (et bien limitées en nombre !) ne détournent-elles pas l’opinion de sujets contemporains bien plus importants (Ukraine, Syrie…) ?

Plus important, on voit bien que 90 à 95 % des gens sont immunisés contre les théories les plus délirantes. Ce n’est pas rien, mais cela reste une proportion bien faible. Et il n’y a que dans des sociétés totalitaires où on veut que 100 % de la population pensent la même chose sur tous les sujets.

Ce qui est assez fascinant, c’est cette passion actuelle pour “ce que pensent les fous” – qui est désormais pris comme quelque chose de sérieux devant être “observé” et analysé. Ceci est même présenté comme un danger pour nos sociétés, qui nécessite d’être contré par toujours plus de contrôle et de sanctions. Pourtant, s’il faut évidemment veiller à ce que des visions potentiellement erronées cela ne se répandent pas trop, il suffit aux médias mais aussi des citoyens d’y veiller.

Et enfin, on entre aussi ici dans la liberté d’opinion : après tout, on a heureusement le droit de croire à des choses fausses, car on a heureusement le droit d’avoir tort et même de s’entêter sans raison objective – l’être humain n’est pas toujours rationnel.

Et dans tous les cas, ces “fake news” ont des conséquences bien plus faibles que les “no news” de nos grands médias – à savoir toutes les informations importantes qui n’y sont pas développées à leur juste importance.

 

Mais revenons sur le sujet du “piratage de sélections” ; on a vu ces dernières semaines que ce sujet se répandait désormais en France :

Comment faire croire aux adultes qu’on pourrait “pirater” leur élection ! (Source)

Et ce alors que les plus grands spécialistes mondiaux rappellent une évidence (Source) :

Pourtant, la paranoïa envers la Russie (qui n’est certes sans doute pas totalement blanche…) semble devenir la règle (Source) :

Des preuves solides peut-être ?

Alors qu’en l’espèce, Emmanuel Macron, tout comme François Hollande, est un Young Leader de la French American Foundation – donc on peut se demander qui de la Russie et des États-Unis influence le plus notre élection…

Plus largement, l’instrumentalisation de la peur des “fake news” se répand également (Sources ici et ) :

et touche même l’International (Source) :

On terminera par une réflexion sur cette phrase centrale de cet article de la BBC : “Plus il y a d’informations, plus les dangers de manipulation, de distorsion et de fraude augmentent.” On voit à quel point c’est une sorte de “pétition de principe”, une affirmation présentée comme une évidence, mais qui ne l’est en réalité pas du tout. Car s’il y a plus d’informations, il y a évidemment plus de bêtises, mais aussi plus de choses vraies, plus de moyens de discuter en commun l’information qu’elle vienne des bas-fonds d’Internet que des grands médias… On pourrait donc aussi défendre le fait que les risques de manipulation baissent…

Et quel est le but de tout ça, si ce n’est le but que les grands médias récupèrent leur monopole sur Internet au détriment de la diversité d’information ?

II. Le Décodex, un “outil” hautement discutable sur le principe

Baignant en plein dans cette paranoïa générale, les Décodeurs ont choisi des mots très durs pour parler du sujet, et n’hésitent pas à parler de la “Guerre” (Source)

On a vu dans cette vidéo d’@si, Samuel Laurent déclarer que “l’urgence, c’est les fake news”, “parce que vous avez vu ce qui s’est passé aux États-Unis, vous avez vu ce qui s’est passé en Angleterre ?” :

Elle est consultable ici (vous pouvez la voir en prenant un abonnement à 1 € pour le mois, pour tester tout le site).

On connaît leur réponse, ce sera donc le “Décodex”. Il est intéressant de voir comment ils l’ont présenté au fil du temps. (Sources : ici, ici et )

Il a d’abord été vendu comme un “outil de vérification de l’information” le 23 janvier :

Puis le 2 février :

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Puis, plus sérieusement, le 9 février c’était un “outil de vérification de la fiabilité des sources” :

Ils mettent sans arrêt en avant le fait que leur Décodex se décline en plusieurs versions (site internet, extension Chrome…) :

Mais en réalité, le Décodex n’est tout simplement qu’une liste de sites que le Monde juge non fiables.

III. Une liste fondée sur des principes très peu clairs

Voici ce qu’annonce le Monde (autres sources : ici, ici, et ) :

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La “promesse” du Décodex dans le nom même de la fenêtre du site

On observe aisément dans les explications des Décodeurs, qu’il n’y pas réellement de méthodologie un tant soit peu scientifique, autrement dit reproductible.

Cela fait apparaître plusieurs problèmes.

Le premier est le fait de figurer ou non dans le Décodex. Les-Crises y figure, comme Les Éconoclastes, le Blog de Jacques Sapir ou le site des Contribuables associés. Mais ne figure pas dedans plein de blogs, comme ceux de BHL ou de Caroline Fourest par exemple, mais aussi de tant d’autres mainstream.

Le deuxième est qu’il n’y a pas non plus de définition claire de la “fiabilité” d’un site. Car le problème est qu’on peut évidemment trouver de fausses informations dans les grands médias, y compris Le Monde. Prenons 4 exemples (Sources : ici, ici, ici et ) :

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À ce sujet, Samuel Laurent a toujours la même réponse : les “grands médias” ne veulent jamais tromper sciemment, ils se “trompent”, tout simplement (ce qui est hautement discutable pour les exemples 2 et 4 précédents) :

Cela signifie donc quelque chose de très grave : M. Laurent estime donc avoir la preuve que les sites qu’il pastille en rouge et orange sont des sites qui non seulement diffusent “régulièrement” des fausses informations, mais en plus qu’ils savent que les informations sont fausses, et qu’ils le font donc sciemment pour tromper le public. Du lourd donc – bon courage pour le prouver…

D’autant qu’il apporte d’intéressantes précisions, qui confirme ceci. Ici, il répond à un site visé par le Décodex :

Les choses semblent ainsi assez claires :

  • les médias mainstream sont en vert, ou neutres désormais : aucun problème, ils se trompent juste sans faire exprès – eux !
  • les blogueurs, les petits sites, n’ont pas “les moyens d’une rédaction en matière de vérification” : DONC Samuel Laurent s’autorise à dire qu’ils diffusent des informations “sans toujours les vérifier”. Mais avec ça, on peut donc éviter la couleur orange ;
  • et puis il y a les sites orange et rouges, qui eux, en plus, diffusent donc sciemment “de fausses informations” ou “sont régulièrement imprécis”, ou “reprennent des informations sans vérification”. Ce dernier point étant étonnant par rapport au point précédent, avec la maxime décodienne “aucun blogueur ne peut donc vérifier toutes ses informations”


Pour finir d’embrouiller la chose, on a aussi cet important tweet suite au passage de ce site de rouge à orange :

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Ainsi, “tous les blogueurs” seraient donc en orange, sans raison de se plaindre de leur étiquette de “peu fiable” :

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Ah pardon, non en fait :

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On voit donc le manque de cohérence dans les propos – et ce n’est pas tout :

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Al Kanz s’en était déjà ému en février :

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Par chance, “Le Monde” n’est en rien militant…

Je citerais enfin Conspiracy Watch, blog de Rudy Reichstadt qui vient d’intégrer le Décodex – en couleur “neutre” :

et ce alors qu’il lui arrive de diffuser des diffamations voire des fake news, à propos des sites qu’il n’aime pas – comme celle-ci :


Ce qui est totalement faux en ce qui me concerne.

Mais cela importe peu Samuel Laurent qui défend bec et ongles M. Reichstadt au mépris des faits :

Le fait que M. Reichstadt ait publié pas loin d’une centaine d’articles de P.A. Taguieff, auteur star de Dreuz, classé rouge par le Décodex ne le gêne pas ; la culpabilité par association ne marche que pour les autres, bien entendu.

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Peut-être parce qu’il fait partie de son cercle amical sur Facebook (600 amis), je n’en sais rien :

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Cercle intéressant au demeurant :

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Une dernière illustration : le site Buzzpol propose une mesure du “buzz” des candidats. Ce site précise très clairement que ce n’est pas un sondage classique. Cependant, après les succès sondagiers du Brexit, de Trump et de Fillon, il n’est sans doute pas inintéressant de disposer d’autres mesures – à prendre évidemment avec recul. Eh bien, non, ça déplaît aux Décodeurs (d’autant que ça donne Fillon devant Macron), d’où article pour taper dessus, et classiquement, intégration dans le Décodex en orange car des gens s’en servent pour faire croire que ce sont des vrais sondages :

Samuel Laurent a décidément des avis sur tout – sans connaître le détail des calculs, bien sûr.

 

En tout cas, il semble bien que M. Samuel Laurent :

  • explique urbi et orbi que le classement orange est un indicateur de manque de fiabilité – comme la couleur l’indique ;
  • mais qu’il ne l’applique qu’à fort peu de blogs, donc un certain nombre ont critiqué Les Décodeurs ou Le Monde. On trouve en effet des blogs en “neutre” ;
  • explique alors aux sites classés en orange (généralement pour “militantisme” ou pour “profonds désaccords”) pour éviter les critiques que le orange n’est pas grave, et même qu’il est parfaitement normal vu que ce sont des blogs ou des sites sans rédaction…

Chacun jugera…

Dernier point : notez au passage la vision sociale de l’équipe – qui pense que c’est un outil pour ceux qui ont fait peu d’études et qu’il faut protéger du méchant Internet :

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Alors que, quand on connaît un peu le sujet de la propagande – et je l’ai bien observé -, il est évident que ces personnes “surdiplomées” ont régulièrement moins d’esprit critique que les autres…

“La manipulation des élites est encore plus facile que celle des masses.” [Jean Yanne]

IV. Des changements réguliers, à la tête du client

On écoutera avec attention ce court passage de Samuel Laurent :

Le cas de Valeurs actuelles est ainsi intéressant, car, malgré ce qui vient d’être dit, il a été classé en vert au démarrage du Décodex, après mûre réflexion :

Pourtant il ne l’est plus – désormais il est orange :

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On voit bien que les explications ne sont pas convaincantes, et qu’ici c’est bien l’orientation idéologique qui est sanctionnée.

On pourrait rapprocher l’exemple cité par Samuel Laurent sur Valeurs actuelles de celui du tout récent scandale de la fabrication par France 2 du “Café réservé aux femmes” qui vient d’être démonté.

Le patron du bar a d’ailleurs porté plainte contre France 2 pour… :

Étrangement, France 2 n’est toujours pas orange dans le Décodex…

 

Fakir qui était orange est désormais neutre.

Les-Crises qui était rouge est devenu orange “comme tous les blogueurs – ou presque” donc

La Chronique Agora est passée de rouge à neutre.

Et bien entendu le fameux Doctissimo passé d’orange à vert – le jour où ce site a signé un accord avec le Monde… (c’est du hasard paraît-il)

Etc.

Le manque de soin apporté à la protection de la réputation d’autrui est assez incroyable.

Et même ceux qui n’ont pas changé de couleur restent problématiques – comme nous l’avons longuement analysé dans ce billet.

 

Bref, on voit bien que le problème ce n’est pas tellement les “fake news”, mais plus une forme de “fake journalisme”, qui est un “true militantisme”…

V. Nouveauté : le casier judiciaire de la pensée

Il y a une autre chose formidable : la création par les Décodeurs d’un véritable “casier judiciaire de la pensée”. Je m’explique.

Quand ils ont classé ce site en rouge, ils l’ont justifié avec cette source unique :

Qui était la grosse Fake news de Bruno Zeni que nous avons démontée ici (ce qui a été confirmé par Arrêts sur Images).

Mais c’est donc sans changer la source qu’ils ont classé ce site orange :

Comme ça faisait tache, ils ont fini par rajouter un lien vers leur article erroné sur Alep où il me prêtaient scandaleusement de sinistres intentions alors que je faisais un simple fact-checking – ce qui m’a obligé à faire un Droit de Réponse (qui est en ligne ici) :

À aucun moment ils n’ont supprimé le lien vers l’article Bruno Zéni alors qu’il avait été démontré comme étant lourdement erroné.

Le 16 mars, à la 2e version du Décodex, ils en ont profité pour planquer leur grosse erreur, en supprimant le lien vers Zéni, mais sans prévenir le lecteur, et encore moins s’excuser :

Ils l’ont remplacé par une liste erronée d’articles du blog…

Pas grave, dès le 17 mars, ils ajoutent un lien vers leur article Intox prétendant que j’avais supprimé des articles dont beaucoup n’ont jamais existé… Le tout en s’appuyant sciemment sur des données qu’ils savaient fausses !

Pas de souci, dès le 21 mars, ils rajoutent un lien de plus vers leur article diffamatoire prétendant que je racontais n’importe quoi sur Fabius, alors que je citais correctement Le Monde

Cette façon de faire est évidemment extrêmement préjudiciable, surtout venant d’un journal comme Le Monde.

Passons même sur le fait qu’ils n’ont rien de sérieux à se mettre sous la dent. On voit que leur but est finalement de faire une sorte d’annuaire recensant d’éventuelles erreurs pour justifier a posteriori leur jugement. On se doute que dans 4 ou 5 ans, le casier judiciaire sera copieux, et servira à justifier qu’on n’aille pas sur tel ou tel site – voire même à le classer en rouge. Même si le pauvre blog n’aura fait que 10 erreurs sur 3000 articles, peu importe. Tout ceci est discrétionnaire et sans appel.

Enfin, on note bien qu’à aucun moment ils ne complètent la fiche du Monde avec les grossières erreurs que ce journal commet.

Bref, les Décodeurs : une certaine idée de l’éthique…

VI. Des conséquences dangereuses pour la liberté d’expression

On mesure à ce stade l’étendue des problèmes que le Décodex peut poser en terme de dommage à la réputation, et donc d’atteinte à la liberté d’expression. Et ce à cause d’un journal ayant une telle notoriété dans le pays – qui reste écrasante quoi qu’on en dise (il y a 60 millions de visites par mois sur ce site) : cela devient pour la plupart des gens la Vérité.

Et ainsi, quand on est classé “rouge”, et qu’on n’est pas anonyme, il est clair qu’il est impossible de conserver une vie sociale normale : conserver son job ou en trouver un nouveau, ne pas avoir de souci dans ses interactions sociales (merci Google) – et je ne parle même pas d’être invité dans un média ou de songer à publier un livre.

 

Mais hélas, en France, au niveau de la liberté d’expression, on est très croyant, mais très peu pratiquant…

 

Face à ce problème, la réponse de Samuel Laurent est toujours la même :

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“Personne ne vous oblige à l’utiliser”. Ce qui est vrai.

Mais il parle ici de son extension Chrome. Or, comme on l’a dit, le Décodex c’est surtout une simple liste infamante – dans laquelle il ne vaut donc mieux pas se trouver.

Ceci revient un peu à dire à Galilée qu’il n’a pas à se plaindre de figurer dans l’Index de l’Église catholique, puisqu’il lui suffit de ne pas acheter ou lire cet Index… Évidemment, le problème n’est pas là.

Le problème est qu’un tel classement puisse servir de point d’appui à toute personne en désaccord avec la personne mise à l’Index, pour la discréditer elle et ses idées sans avoir à les discuter – facile…

Ça commence par des particuliers sur Facebook… :

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… et ça finit par l’équipe officielle de campagne de Macron – mécontente que j’ose poser des questions sur le patrimoine de son champion :

C’est d’ailleurs probablement la raison pour laquelle Le Monde veut tant investir l’éducation nationale, pour formater au plus tôt les adolescents (Sources : ici et )

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VII. Quelques propositions en guise de conclusion

Ainsi, en conclusion, il semble bien que pour éviter que des rumeurs délirantes ne se développent, le point central doit être non pas de cibler au coup par coup des sites “erronés”, mais simplement de redonner à la masse de la population confiance dans les grands médias :

Note : il s’agir en fait d’abord d’un conformisme social “de classe”, avant d’être de la pure pression… (Source)

Cela devrait être une préoccupation centrale.

La profession devrait donc réfléchir et apporter à mon sens des réponses solides à ce genre de questions :

  • de grands médias peuvent-ils être la propriété de milliardaires ? (je le mets en premier, car ça revient tout le temps, mais c’est un problème très accessoire, cela se saurait si ça se passait mieux sur la radio publique…)
  • un journal comme le Monde est-il une société classique, ou exerce-t-il une mission de service public ? Quelles conséquences dans ce second cas ?
  • doit-il y avoir une partie “Du pouvoir informatif” dans la Constitution, l’organisant ? (étrange qu’on oublie toujours ce pouvoir fondamental – Montesquieu ne pouvait pas le décrire à l’époque…)
  • un grand média peut-il être une société à but lucratif ?
  • les journalistes doivent-ils être soumis à une charte éthique obligatoire, et sanctionnés en cas de non-respect ? (sanctions professionnelles bien sûr, pas par la justice… Genre blâme voire perte de la carte de presse)
  • faut-il distinguer clairement la mission visant à rapporter les faits, relevant d’un journaliste (profession garantie par une carte de presse), de celle de l’opinion, relevant d’un éditorialiste (sans carte de presse, on ne mélange pas les genres, on ne mélange pas la communication des faits -régulée- de l’opinion -libre-) ?
  • un particulier doit-il pouvoir se plaindre s’il estime qu’un journaliste n’a pas respecté la charte éthique ?
  • une structure éthique externe doit-elle pouvoir veiller aux pratiques d’un média, au respect de la bonne présentation des faits principaux, et au respect d’un pluralisme minimal – surtout s’il bénéficie de subventions publiques ?
  • un grand média, subventionné, peut-il choisir comme bon lui semble les experts auxquels il fait appel ? (c’est-à-dire peut-il refuser, à la longue, que certains experts de qualité interviennent chez lui ?) Le public devrait-il pouvoir se plaindre du manque de pluralisme dans le choix desdits experts ?

Pour notre part, nous soumettons au débat quelques propositions qui seraient susceptibles, selon nous, d’améliorer l’information du public, base de la Démocratie :

  • Rendre obligatoire la Charte d’éthique professionnelle des journalistes adossée à la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP) ;
  • Créer une Haute autorité du pluralisme et de la déontologie journalistique, composée de journalistes et de représentants de la société, chargée de faire appliquer la Charte et de veiller à un pluralisme minimal de l’information et à sa qualité, contrepartie des aides publiques. Elle devrait bien entendu disposer de pouvoirs de sanctions ;
  • Reconnaître juridiquement l’équipe rédactionnelle, susceptible de s’opposer à toute tentative d’intervention de l’actionnaire ou de toutes autres pressions sur l’information ;
  • “Coopérativiser” dès lors les plus grands médias, qui devraient être la propriété collective des salariés, avec des aides publiques en conséquence ;
  • Ne faudrait-il pas bien différencier les journalistes (astreints à la Charte) traitant l’information des éditorialistes, fournissant des opinions ?

VIII. Et comme le dit Edward Snowden…

« Le problème des “Fake News” (fausses nouvelles) ne se résout pas en espérant faire intervenir un arbitre, mais plutôt parce que nous, en tant que participants, en tant que citoyens, en tant qu’utilisateurs de ces services, nous nous aidons mutuellement.

La réponse aux fausses informations, ce n’est pas la censure. La réponse aux fausses informations, c’est plus d’informations, discutées en commun.

Trop de gens dépendent d’une seule source, comme Facebook, pour s’informer. Lorsque vous allez sur votre page Facebook, c’est Facebook qui décide quelles nouvelles vous voyez sur votre page. Ils créent plus de silence qu’ils ne créent d’informations.

Vous comprenez à quel point il est dangereux qu’une entreprise puisse avoir assez de pouvoir pour remodeler notre façon de penser.

Nous devons mettre en pratique et répandre l’idée que la pensée critique est aujourd’hui plus importante que jamais, étant donné que les mensonges semblent devenir très populaires. » [Edward Snowden, Newsweek, Periscope, Youtube et The Independant – 11/2016]

 

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==> Ben, il y avait peut-être une bonne raison !

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74 réponses à [Les Décodeurs] L’Orwellisation du Journalisme 3/4 : Pourquoi le Décodex n’est pas une source fiable

Commentaires recommandés

Nathan Le 06 avril 2017 à 01h50

Je pense m’exprimer au nom de beaucoup en disant merci pour cet article et ce que vous faites.

La liberté d’expression est quelque chose pour laquelle il faut se battre, et vous êtes surhumain dans ce combat.

  1. Nathan Le 06 avril 2017 à 01h50
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    Je pense m’exprimer au nom de beaucoup en disant merci pour cet article et ce que vous faites.

    La liberté d’expression est quelque chose pour laquelle il faut se battre, et vous êtes surhumain dans ce combat.


  2. Caliban Le 06 avril 2017 à 02h34
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    C’est bien de conclure sur des propositions pour améliorer le métier de journaliste.

    Je pense qu’au coeur du dispositif à repenser se trouve la Carte de presse (qui donne des accès privilégiés aux sources et les protège, en même temps qu’elle donne quelques avantages pécuniaires).

    La carte de presse :
    • ne devrait être remise qu’aux personnes qui produisent du contenu nouveau, qui mènent des enquêtes. Dehors les éditocrates qui ne savent que bavarder.
    • ne devrait en aucun cas être donnée “à vie” mais régulièrement réexaminée. Est-ce que son détenteur a produit du contenu répondant aux normes journalistiques ? Cela pourrait consister à archiver la production du journaliste et tous les 5 ans un comité de Pairs (par exemple les professeurs des écoles de journalisme) convoquent le journaliste et évalue le contenu au regard de la “Charte de Munich”

    Non seulement cela aurait pour vertu de détecter les “branquignols” mais également de changer les rapports de subordination des journalistes au sein des rédactions. Personne n’aurait intérêt à perdre une carte de presse, ni le détenteur ni le rédacteur en chef.


    • Dufifi Le 06 avril 2017 à 05h11
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      Attention, Caliban, vous frôlez le classement “orange”, voire “rouge”.

      Si quand vous parlez d’avantages pécuniaires, vous pensez à l’abattement fiscal des journalistes, sachez qu’il n’est aucunement lié à la possession de la carte de presse, le fait d’exercer dans une entreprise de presse en tant que journaliste (même non titulaire de la carte) et d’en tirer au moins 50 % de ses revenus ouvre le droit à cet abattement.

      La carte de presse n’est pas délivrée à vie, une demande de renouvellement doit être faite chaque année, cette demande passe en commission qui peut le cas échéant refuser le renouvellement.

      De plus, sachez que la carte de presse n’est nullement obligatoire pour exercer la profession de journaliste, donc le “cœur du dispositif” que vous évoquez est à chercher ailleurs. J’aurais pour ma part plutôt tendance à chercher du côté d’une réelle indépendance de la presse par rapport au monde de la finance et de l’entreprise.

      Voilà une petite mise au point qui vous évitera peut-être l’échafaud…


      • Caliban Le 06 avril 2017 à 11h55
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        Merci Dufifi pour vos précisions 🙂

        Du coup, si je comprends bien, le retrait de la carte de presse est déjà prévu … mais ne s’applique que si le journaliste est – au hasard – pédophile ou pro-nazi ?

        L’idée “générale” serait de ne pas accorder la carte de presse à n’importe qui, et donc de ne pas qualifier de journaliste n’importe quel gugus qui parle dans le micro ou écrit dans le journal.

        La carte de presse devrait être un “privilège” sanctionnant :
        • de réelles compétences (un diplôme pour commencer puis un contrôle / une évaluation régulière des productions)
        • le respect des principes de base du métier (quête d’objectivité … voir la “Charte de Munich”); les “fautes professionnelles” devraient être sanctionnées, comme dans toutes les professions

        En contre-partie cette carte de presse doit donner des Droits à son détenteur :
        • la protection de leurs sources
        • les accréditations / accès aux officiels leur sont réservées
        • avantages divers à trouver

        Bref, trouver un moyen de contrôler les productions tout en améliorant les conditions de travail des journalistes “encartés”


      • tepavac Le 06 avril 2017 à 11h57
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        ” une demande de renouvellement doit être faite chaque année, cette demande passe en commission”
        “la carte de presse n’est nullement obligatoire pour exercer la profession de journaliste,”

        Vous venez de démontrer l’inanité du “contrôle” sur l’information, surtout par les “institutions” ou le pouvoir économique.

        Néanmoins j’ai une bonne nouvelle, à l’instar de l’individu, les collectivités humaines produisent aussi de puissant “anti-corps” lorsque la population se sent menacée par des intrus voulant la “décomposer”.
        Ainsi, face aux partis pris et aux mensonges éhontés de la presse, les populations ont commencé à “s’écouter” et à se parler directement au lieu de passer par les instruments politisés et très franchement corrompus des médias MSM.
        suite….


        • tepavac Le 06 avril 2017 à 11h59
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          …..
          Cette cause a été rendu possible par le libre accès à l’information par l’outil “internet” et qui a permit entre autre, de reprendre possession de ce corps collectif qui nous unis. C’est ainsi, que face au népotisme sélectif des “présentateurs” d’émissions télévisuelles , qui tous ne jurent que par la “décomposition” de l’État au profit d’un ordre mondialiste, s’est élevé une classe sociale pertinente et très active pour contrecarrer le virus mortel du totalitarisme et de la dictature.

          Un homme politique Britannique a dit;
          “Le dernier refuge des vauriens de la politique ,c’est la faute à Poutine”
          j’ajouterai, que le dernier refuge des vauriens de la politique, c’est les “fausses nouvelles.

          Ps; pourquoi le 11/9 n’apparait pas dans l’étude dite du “complotisme”?


    • kasper Le 06 avril 2017 à 05h49
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      Laissez tomber les comités de pairs, leur tendance a l’extrême modération dans les sanctions n’est plus a démontrer.

      Pourquoi pas un comité de citoyens tirés au sort ? On laisse bien des jurés tirés au sort décider de la vie des gens aux assises.


      • Eric10 Le 06 avril 2017 à 10h11
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        oui, surtout que les pairs, hein : https://www.monde-diplomatique.fr/2003/02/RUFFIN/9931

        Le Centre de formation des journalistes saisi par l’argent-roi


      • Caliban Le 06 avril 2017 à 12h40
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        @Kasper

        Je suis bien d’accord avec vous sur le souci d’objectivité que peut poser un comité de pairs / des journalistes. Toutefois, la composition d’un organe de contrôle est extrêmement sensible car on touche là à la liberté de la presse.

        Quant à confier le soin à des citoyens de contrôler la presse, cela me semble matériellement assez problématique. Statistiquement, pour que l’ensemble de la population française soit représenté via la procédure du tirage au sort, il faudrait des comités d’environ 1000 personnes, se penchant sur des milliers de journalistes, des chiens écrasés à la géopolitique.


        • kasper Le 06 avril 2017 à 13h07
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          Un jury d’assise est composé de 9 a 12 personnes et peut condamner une personne a la réclusion a perpétuité. Avec un nombre ausi restreint, il n’est évidement pas un echantillon représentatif, mais je pense que la n’est pas le but. On veut surtout qu’ils soient sans conflits d’intérêts et desireux de contribuer a la paix sociale par un jugement adéquat.

          Pour le controle de la presse, vous avez besoin de gens sans conflit d’intérêt, desireux d’etre bien informés par une presse libre, ce qui doit etre le cas de la plupart des gens.

          De toute facon, vous ne trouverez pas de systeme parfait, il va falloir se contenter du moins pire.


        • Caliban Le 07 avril 2017 à 13h07
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          @Kasper

          Attention à ne pas tout mélanger.

          Un jury :
          • se prononce dans le cadre d’un procès, au terme d’une procédure judiciaire à laquelle toutes les parties acceptent de participer
          • il n’a pas pour but de représenter fidèlement la composition sociale de la population mais de s’exprimer en fonction de sa conviction, forgée à l’issue des plaidoiries

          Le contrôle continu qu’il conviendrait d’organiser autour des productions journalistes ne peux évidemment pas être un verdict de cour. Il a besoin pour être incontestable d’être le reflet fidèle du jugement citoyen. Si le choix d’un tirage au sort est fait, il est nécessaire d’avoir ce quorum d’environ 1000 personnes.

          Ce qui me paraît assez compliqué à mettre en oeuvre.

          Par ailleurs, si le jugement des professeurs des écoles de journalisme est sujet à caution, pourquoi ne pas en sus confier l’évaluation … aux étudiants eux-mêmes. Ce serait un excellent exercice, réalisé par des “journalistes en herbe” pas encore désabusés par l’exercice de la profession et pour certains, mus par l’idéal de la vocation.


    • lvzor Le 10 avril 2017 à 02h46
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      “détecter les “branquignols””
      Cette tâche est effectuée par les écoles de journalisme, il suffit de les voir ou de les lire pour savoir qu’être un branquignol assure le diplôme. Dans le plus fréquent des cas ils et elles n’ont visiblement pas besoin de comprendre ce qu’ils ou elles ânonnent en lisant sur le prompteur.


  3. Rimbus Le 06 avril 2017 à 02h41
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    C’est génial, en fait c’était le premier qui a pensé à juger les autres qui est devenu le juge. Et ensuite ceux qui contestent le juge deviennent des hors-la-loi. La boucle est bouclée.


  4. Abemus Le 06 avril 2017 à 03h04
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    Moi il me fait vraiment de la peine ce Samuel Laurent. Il est tellement sûr d’apporter sa pierre à une oeuvre charitable qu’on n’ a pas envie de lui faire de mal. Il y croit…

    Arrête de courrir avec tant d’espoir dans cette roue petit hamster…


  5. pucciarelli Le 06 avril 2017 à 06h16
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    La présence des oligarques dans le monde de la presse est sans doute plus contraignante que souligné plus haut, du fait que vos intéressantes propositions pour améliorer notre ordinaire ne pourront jamais être mises en oeuvre dans la situation actuelle. En outre, le partage d’une même idéologie par les “grands journalistes” ne doit pas faire oublier qu’ils ont des postes de cadres, et qu’ils sont susceptibles d’imposer leurs vues à leurs rédactions, ce dont à mon sens ils ne se privent pas en accord avec leurs patrons. Notons au passage que le service public d’information diffuse l’idéologie de l’Etat, aujourd’hui bras armé de la mondialisation en France. Enfin, cette campagne présidentielle souligne trop souvent la piètre formation historique, politique et juridique de ces gens, notamment à travers des interviews montrant par exemple leur ignorance quasi générale du cadre juridique qui structure l’UE ou bien des éléments basiques qui font de l’Euro un carcan. De fait, a-t-on encore besoin de vrais journalistes quand le “job” n’est plus ce qu’il était?


    • Dominique Morin Le 06 avril 2017 à 09h19
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      ce commentaire m’en rappelle un autre, dont j’ai malheureusement oublié l’origine : pendant la majeure partie de sa carrière, un journaliste passe son temps à faire des affirmations péremptoires (et fausses) sur des sujets dont il ignore tout. Quand, à la fin de sa carrière, il commence à réaliser l’étendue de son ignorance, on lui enlève le micro/la plume …..


  6. Fabrice Le 06 avril 2017 à 06h57
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    En résumé c’est les moyens financiers qui font la différence entre la verité et les fake news ainsi que le droit à l’erreur.

    J’aurais dit la compétence, le travail d’enquête, le recoupement des sources, … On retrouve là une forme de complexe face à l’argent que l’on retrouve souvent chez ces personnes mais qui est récurrent dans notre civilisation occidentale.

    A-t-on oublié cet adage “l’argent est un bon serviteur mais un mauvais maître”? Non ne répondez pas je sais je vis dans un autre monde ?


  7. Xavier Le 06 avril 2017 à 07h53
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    Pour illustrer le système des no-news et l’étendre à la recherche :
    http://nouvellegrille.info/images/imgrec.jpg

    Olivier, cette illustration est à améliorer, si il y a des personnes compétentes il résume assez bien la situation. 😉

    Quand l’orientation des “projecteurs” est contrôlée par ceux qui orientent la recherche, le système ne sert les intérêts de qq uns uniquement…


  8. anatole27 Le 06 avril 2017 à 08h12
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    les décodeurs ont décodé le débat des 11 candidats : au sujet des 6 millions de chômeurs

    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/04/05/europe-chomage-terrorisme-les-intox-du-debat-presidentiel-a-onze-candidats_5106011_4355770.html

    et on trouve ça

    A la fin de janvier 2017, en France métropolitaine, le nombre de chômeurs tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) était de 3,5 millions. C’est ce nombre qu’on convoque communément pour parler des « chiffres du chômage »Si l’on y ajoute les personnes à temps partiel et souhaitant travailler davantage (les catégories B et C), ce nombre s’établit à 5,5 millions, selon les chiffres de Pôle emploi. Et même 6,2 millions si l’on ajoute les catégories D et E… C’est sur cette base que l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) estimait le nombre de « chômeurs » à 2,8 millions de personnes en France métropolitaine


    • anatole27 Le 06 avril 2017 à 08h15
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      Il me semble pourtant que Jacques Sapir ne voit pas les choses de la même façon

      https://russeurope.hypotheses.org/4901

      Ainsi, le chômage réel, tel que l’on peut l’estimer à partir du nombre des demandeurs d’emploi couvre en réalité les catégories A + B + D

      qui doit on croire ? l’économiste qui a passé une thèse de doctorat et une thèse d’état
      ou le décodeur (je n’ose utiliser le terme de journaliste) qui a peut être un BAc +2 ou +3
      en journalisme mais certainement pas en économie

      Au delà de ça que cherchait à prouver le décodeur ?

      1 que le chômage n’est pas un problème
      2 que les chômeurs on s’en fout
      3 que Fillon n’est pas macron
      4 que Poutou n’est pas macron
      5 que macron a réduit le chômage

      PS: si tu ne coches pas la réponse 5 tu es COMPLOTISTE

      FDG : correctif à 8h17 j’ai fait une erreur à l’insu de mon plein gré. Je la corrige donc, ce n’est pas 1 décodeur, mais trois décodeurs qui ont contribué à la rédaction de cette NO-NEWS


      • anatole27 Le 06 avril 2017 à 08h29
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        On remarquera dans ce même article des décodeurs que Emmanuel macron est représenté avec une barbe naissante, ce qui est un grossier montage, car nous avons tous vu lors du débat que E.m ne portait pas de barbe

        1) cette info (visuelle) trompeuse est elle volontaire
        2) l’infographiste a t’il voulu mettre en relation un barbu et le mot daech
        3) voulait t’on montrer que macron est un candidat viril
        ou martial ou militariste
        4) voulait on cacher le coté enfantin du candidat
        5) le monde a t’il été payé par une grande enseigne de coiffure pour faire de la pub cachée
        6) lui a t’on mis une barbe car ça permet de gagner 1.2% de parts de marché chez les électrices entre 33 et 36 ans


    • Scrib Le 06 avril 2017 à 10h38
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      Pour ma part, j’ai percuté sur la baisse des effectifs militaires :

      « 59 000 postes de militaires supprimés : 40 000 sous François Fillon […]. »
      Nicolas Dupont-Aignan

      Les décodeurs :

      POURQUOI TOUT EST FAUX :
      effectifs de militaires ont effectivement baissé sous François Fillon[…]Les effectifs du ministère de la défense dans leur ensemble, en ajoutant le personnel civil, on en revanche baissé de 43 687

      ils ont continué de baisser après lui, avec environ 15 500 militaires de moins pour la période 2012-2014, près de 20 000 de moins si l’on compte également les civils

      En résumé, Nicolas Dupont-Aignan se trompe car il mélange effectifs de militaires et personnels du ministère de la défense en comptant les civils

      Pourtant NDA annonçait -59 000, les décodeurs arrivent à dire -63 000 (inclus civils)

      Ainsi, il décrédibilisent NDA en disant que c’est FAUX, alors qu’avec un peu de déontologie, ils auraient dû dire : Il a raison MAIS précision : en y incluant les civils


    • Scrib Le 06 avril 2017 à 11h00
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      L’autre point ou j’ai percuté mais sérieusement, concernant la défense de M Fabius et du fameux Al nostra :
      Le candidat fait en fait référence à une citation de Laurent Fabius qui a été dévoyée

      RAPPEL de la citation :
      on lisait ça : « M. Fabius a (…) estimé que “tous les pays arabes étaient vent debout” contre la position américaine, “parce que, sur le terrain, ils [c’est-à-dire le Front al-Nosra] font du bon boulot”. » »
      (OK, il ne donne pas SON avis, mais celui des “pays arabes”)

      Les décodeurs, non seulement ne cite pas, mais le couvre le dédouane :

      M. Fabius :
      « Il faut faire extrêmement attention. Je suis en train d’étudier tout cela parce que des rapports nous indiquent qu’il [le Front Al-Nosra] a un lien avec Al-Qaida, et le problème ce n’est pas simplement aujourd’hui, c’est demain. »

      Et plus grave… pour des pseudos fact-checkeurs : Ne fournisse pas la source de cette déclaration !
      Pourtant c’était simple : https://www.youtube.com/watch?v=GyYd7FEMQog

      Classement orange :
      Ne cite pas précisément ses sources…
      Commet des erreurs …


  9. isidor ducasse Le 06 avril 2017 à 08h13
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    Ah la pensée unique et le politiquement correcte encadrés,surveillés par des chiens de garde qui remettent dans le troupeau les brebis égarées.
    Quand je parle de brebis, je parle des hommes politiques, pas de nous, ni de l’UPR qui sera surement le premier parti à se développer grâce à internet.
    Internet c’est une véritable révolution pour l’humanité car pour la premiére fois, des hommes et des femmes instruits pourront juger en se basant sur des vérités.
    Hors comme énormément de français je veux vivre confortablement dans un monde en paix, et quand on connait la vérité et bien on sait que c’est vers la guerre que nous allons.
    Aprés la révolution scientifique ou il faut prouver ce que l’on dit, aprés la révolution Française ou tout les hommes naissent libres et égaux, aprés la révolution de l’école laÏque et pour tous, voici la révolutions du savoir et de la vérité.
    Des hommes libres et instruits connaissant la vérités, un grand pas pour l’humanité.


  10. Lysbeth Levy Le 06 avril 2017 à 08h39
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    Mais pour qui se prends t’il Samuel Laurent ? Le pire c’est qu’il accuse Les Crises de désinformer sur l’Ukraine et bien que ce “monsieur” très orgueilleux et supérieur, suive le site de Dovid Katz “défending History” qui informe sur le “renouveau” du fascisme et sa banalisation a travers l’image du criminel de guerre (juifs, polonais, russes) Bandera et tente d’alerter sur les dangers de la réhabilitation des nazis et anciens collaborateurs. https://twitter.com/DefendingHistory
    A ce que je sache “les Crises” sont le seul blog qui a enquêté sur le passé de ces nouvelles “icônes” ayant du sang sur les mains, au pouvoir actuel en Ukraine ! Repris d.ieu merci par d’autres blogueurs tant les médias mainstream, font semblant de rien voir et Samuel Laurent en premier qui bloque toute personne l’informant de ces faits là. Seuls les médias juifs/isrealiens, russes, en parlent de temps en temps et découvrent l’ampleur du problème Bandera et la ré-écriture de l’Histoire dans ces pays sous influence de l’Union Européenne https://ukrainiancrusade.blogspot.fr/2016/05/traditional-march-in-honour-of-veterans.html .


  11. Julien Le 06 avril 2017 à 08h57
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    Merci beaucoup ! Bon courage à vous ! J ai remarque une coquille : “il rajoutent” dans le passage sur Fabius.


  12. Dominique Morin Le 06 avril 2017 à 09h11
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    A fanatic is one who can’t change his mind and won’t change the subject. Winston Churchill

    (je parle des décodeurs, bien sûr …)


  13. Kiwixar Le 06 avril 2017 à 09h21
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    « @OBerruyer on vous a reclassé en ‘marron’ avec tous les sites qui nous font vraiment chier (vous êtes le seul dedans avec), ça me semble tout à fait honnête. Donc strop le délire maintenant » 😀


  14. Xavier Le 06 avril 2017 à 09h24
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    Le 22 avril 1972, à Hénin-Beaumont, lors du colloque sur L’homme et la société de l’an 2000, Robert Buron parle de l’utilisation de la connaissance objective en politique. Il cite la phrase d’un humoriste anglais du XVIIIe siècle :
    «La politique, c’est l’art d’obtenir l’argent des riches et les suffrages des pauvres, en prétendant défendre les uns contre les autres ».
    Plutôt qu’à la réaction simple du « cerveau reptilien » : fuite ou contre-attaque devant le danger, Buron pense qu’en démocratie, le politique fait surtout appel au cerveau « limbique » qui contrôle la mémoire et l’affectivité. Le progrès, pour Buron, serait de faire appel au troisième cerveau, aux zones néocorticales qui permettent les associations d’idées. Cette conception des « trois cerveaux », développée par Mac Lean, a été reprise par Henri Laborit qui l’a exposée aux réunions du Groupe des Dix (…)


    • Xavier Le 06 avril 2017 à 09h26
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      Suite (Question posée à Buron) :
      Reconnaître les autres civilisations, les accepter, c’est donc vouloir vivre avec elles, dans une relation d’égalité. Mais une civilisation qui, à un moment donné de l’histoire, devient dominante, a besoin pour se conserver de toujours dominer davantage. Alors est brisée toute idée de solidarité ? Peut-on lutter contre cela ?

      Réponse de Buron (!)
      Là, ma réponse est, hélas, d’un terrible pessimisme :
      a) Je suis convaincu que la paix et l’équilibre du monde ne sont possibles que dans la coexistence de valeurs de civilisation différentes et harmonisées les unes avec les autres pour permettre une organisation planétaire valable.
      b) Je suis sûr, comme vous, que les civilisations les plus puissantes, techniquement et militairement, imposeront leurs valeurs aux autres.
      c) J’en conclus que le monde finira dans une catastrophe.
      d) Comme je n’aime pas l’idée de catastrophe, que j’ai le goût de la vie, et que tout ce qui bloque la vie est pour moi le mal et l’ennemi, je lutterai tant que je pourrai contre ce qui me paraît inéluctable. Je suis très pessimiste. Je suis persuadé que les technocrates occidentaux créeront une sorte de fascisme mondial, appuyé bien sûr sur les valeurs occidentales.
      Seulement je lutterai de toutes mes forces contre ces technocrates.

      Où en est-on 45 ans + tard ?…


    • Dominique Morin Le 06 avril 2017 à 09h30
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      Henri Laborit, très bonne référence … Il aurait pu avoir un prix Nobel, mais voilà, il dérangeait trop de monde dans le milieu médical, et il n’était pas du sérail ….


      • Xavier Le 06 avril 2017 à 09h49
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        Oui… j’essaie sans beaucoup de succès (il faut dire que la tâche est complexe) de faire vivre ses idées, les adapter aux nouvelles données est très difficile sur http://www.nouvellegrille.info

        Concernant la catastrophe, elle est la conséquence d’un expansionnisme qui a atteint les limites de son système (Terre), et se traduira par un “choix” (pas si irréel que ça) entre :
        1- une soumission globale, (aliénation à la logique du système de dominance généralisée car mondialisé) : un fascisme mou qui va empirer
        2- des conflits internes ou externes.
        Le “choix” (Laborit était déterministe) se fera sur un simple ration avantage/inconvénient en termes de confort, autant dire que d’autres que nous feront le n°2 avant nous, c’est ce qui se produit actuellement.


        • Dominique Morin Le 06 avril 2017 à 10h08
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          Merci de cette référence … j’ai conseillé à mes enfants de regarder “mon oncle d’Amérique”, mais avec les enfants, les recommandations produisent souvent un effet inverse …..

          Je ne suis pas dans le milieu médical, mais je sais qu’il avait trouvé des molécules très performantes


  15. georges glise Le 06 avril 2017 à 09h25
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    avant l’information, il y a les faits. mais il y a chaque jour une masse énorme de faits. les médias font leur choix dans cette masse, en fonction de leur caractère plus ou moins spectaculaire, mais aussi en fonction de leur opinion et de l’orientation choisie par leurs propriétaires: ainsi, une agression au couteau à tel-aviv sur une seule personne aura beaucoup plus d’impact dans les médias main stream qu’un attentat qui tue 40 personnes à karachi! le choix des faits transformés en informations est déjà largement significatif. ainsi, l’arrestation d’un opposant à poutine à moscou prend beaucoup plus de relief qu’une exécution au sabre d’un jeune opposant à riad! c’est ça l’info, coco!


  16. Kiwixar Le 06 avril 2017 à 09h49
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    Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès : si j’étais les avocats du Monde, je proposerais à Olivier l’abandon de sa plainte contre :
    – le reclassement du blog en bleu (neutre, les sites parodiques passant tous en autre chose style fushia ou pêche), catégorie qu’il serait le SEUL à occuper
    – l’explication dans le Decodex serait style : « blog hors norme proposant des analyses et des articles de qualité incitant à la réflexion »
    – un avertissement écrit (en recommandé avec AR) du Monde pour Samuel Laurent, avec engagement de bonne conduite


    • Xavier Le 06 avril 2017 à 10h02
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      Proverbe chinois :
      Quand la pierre tombe sur l’œuf, malheur à l’œuf,
      Quand l’œuf tombe sur la pierre, malheur à l’œuf.


  17. Julie Le 06 avril 2017 à 10h06
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    A peine hors sujet
    ca gêne personne la fiabilité de ce genre de source?
    http://www.huffingtonpost.co.uk/2012/10/17/shajul-islam-in-court-john-cantlie-hostage-syria_n_1972502.html
    http://www.leparisien.fr/international/attaque-chimique-meurtriere-en-syrie-pourquoi-tout-accuse-damas-05-04-2017-6826935.php

    2012-2017… quand les journalistes prennent la populace pour des poissons rouges


    • Cyril Le 06 avril 2017 à 22h43
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      Un autre lien concernant Shajul Islam:
      http://www.dailymail.co.uk/news/article-2193771/John-Cantlie-NHS-doctor-led-Syrian-terror-cell-took-British-journalist-hostage.html

      Quelques extraits:

      ‘The medic, who said he was 28 and had a wife and child in Britain, was also among the leaders of a group who were planning to behead ‘spies’ and was furious when the execution of two Syrians he believed to be undercover agents was halted. ‘ => Le médecin, qui disait avoir 28 ans et avoir une femme et un enfant en Grande Bretagne, était parmi les leaders d’un groupe qui planifiait de décapiter des “espions” et était furieux quand l’exécution de 2 syriens qu’il croyais être des agents infiltrés a été stoppée.

      This is a man who has taken an oath to save people and help them, and here he is walking around with a Kalashnikov and preaching sharia law. There are not any doctors who I know that do that

      ‘He clearly believed in what he was doing but to follow something to that extreme is the disturbing thing. He was visibly upset when the execution was called off.’ =>

      C’est un homme qui a prêté serment de sauver les gens et de les aider. Et voilà qu’il se balade avec une kalashnikov et prêche la charia. Il n’y a pas beaucoup de docteurs que je connais qui font cela.

      Il croyait clairement ce qu’il faisait mais suivre quelque choses de façon aussi extrême est perturbant. Il était visiblement en colère quand l’exécution était annulée.


  18. bob Le 06 avril 2017 à 10h12
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    un article du blog de scott adams sur une No news.
    http://blog.dilbert.com/post/159226601511/how-a-hypnotist-sees-a-verbal-slip


  19. Betty Le 06 avril 2017 à 10h21
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    Vous relevez: “il y a 60 millions de visites par mois sur ce site) : cela devient pour la plupart des gens la Vérité.” Le référence à Orwell en titre mis en perspectives avec les visites mensuelles soulève la question du formatage de la pensée.
    Orwell, lemonde.fr y a fait référence le 3 avril dans un article au titre évocateur: “Aux Etats-Unis, « la guérilla des archives »”.
    Morceaux choisis:
    “Dans le monde de 1984, le grand roman de George Orwell, le ministère de la vérité occupe une place centrale.”(…) Aucun ministère de la vérité n’a été installé à Washington. Mais il y a quelques analogies (…) L’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche a beau emplir d’effroi – et doper les ventes de 1984 –, l’Amérique n’est pas exactement l’Océania.”

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/04/03/la-communaute-scientifique-americaine-est-engagee-dans-une-guerilla-des-archives_5105003_3232.html#l6RWuJl7QjODW1yj.99


  20. Dominique Morin Le 06 avril 2017 à 10h41
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    « Le monde » n’est plus que l’ombre du quotidien de référence qu’il a jadis été. Je me souviens, alors adolescent, de ces articles en français parfait, sans aucune faute d’orthographe, du courrier des lecteurs, dans lequel le père d’un de mes camarades (prof agrégé de géographie, charmant) voyait parfois ses réactions publiées, à ma grande admiration (moi qui suis issu d’un milieu dit « populaire »).

    Lire le courrier des lecteurs du Monde, aujourd’hui, me laisse sur des impressions très différentes ….

    Je me souviens des deux ou trois articles (pas plus …) publiés en quarante ans par Marcel Boiteux (ancien Président d’EDF), à propos du prix de l’électricité en France : lumineux, parfaits, aussi beaux et incontestables qu’un théorème de mathématiques (qu’ils étaient, d’une certaine manière …)…..

    Tout ceci est bien terminé : nous sommes à l’époque du « click bait », les articles de réflexion se trouvent ailleurs ….


    • Kiwixar Le 06 avril 2017 à 11h11
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      « click bait » : appât à clic… Cela va de concert avec la transformation de la presse (et de toute la profession) en pressetitution. Triste pour eux mais ils n’ont à s’en prendre qu’à eux-mêmes.

      A l’arrivée d’internet, et pendant les 20 ans qui ont suivi, ils ont eu le choix entre (1) améliorer leur qualité d’information en « irréprochable » (2) continuer le naufrage sans écoper, trop occupés à tenter une méthode « fabricants de chandelles contre fabricants d’ampoules ». On connaît leur choix.


  21. Dominique Le 06 avril 2017 à 11h14
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    « Plus important, on voit bien que 90 à 95 % des gens sont immunisés contre les théories les plus délirantes. »
    Comme on le sait, les journaliste n’ont plus de temps. La presse devrait donc faire de l’information plutôt que du conspirationnisme anti russes.


    • Kiwixar Le 06 avril 2017 à 12h59
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      Cette « immunisation » des théories les plus délirantes est contredite par « Plus un mensonge est gros plus il passe » (Goebbels)


  22. kenetbarbie Le 06 avril 2017 à 11h49
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    Vous voyez, le Monde d’aujourd’hui titre : http://mobile.lemonde.fr/syrie/article/2017/04/06/attaque-chimique-en-syrie-a-l-onu-les-etats-unis-menacent-d-une-action-unilaterale_5106658_1618247.html

    “Attaque chimique” : pas la moindre preuve, pas le début d’une enquête…Si c’est Trump qui le dit, c’est que ça doit être vrai….
    Et ces messieurs vont chercher des poux à M Berruyer pour des clopinettes ou simplement parce qu’il exprime une opinion.
    Mais vous, messieurs, êtes complices de crimes de guerre voire pire : lorsque Trump aura attaqué un état souverain sous faux drapeau, vous irez roter votre victoire. Comme vous l’avez sans doute fait en Irak où 500000 enfants sont morts de faim à cause des sanctions avec la bénédiction de Madeleine Allbright, cette folle sanguinaire.


  23. romain Le 06 avril 2017 à 11h53
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    quelqu’un aurait il une explication pour expliquer le fait que la confiance dans tous les médias s’est écroulée durant l’année 2015 comme le montre le graphique “les choses se sont passées vraiment ou à peu près comme” ?
    je n’arrive pas à comprendre ce qui a pu provoquer ce revirement de l’opinion (apparement, si le graph est correct, la confiance dans les medias augmentait continuellement de 2010 à 2014).


    • olympi Le 06 avril 2017 à 17h54
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      L’intervention russe en Syrie à partir de la fin 2015, et de la propagande anti-russe qui a suivit peut-être ?


      • Catalina Le 07 avril 2017 à 01h05
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        où un début de clarté sur notre soutien aux groupes rebelles modérés classés comme terroristes par l’ONU comme Daesh ou al qaida ?


  24. Fougnard Le 06 avril 2017 à 12h55
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    Tous les “machins” en vert ou presque bénéficiant de subventions de la part de l’État français, il devrait y avoir sur leur première page un encart visible mentionnant “Subventionné par les pouvoirs publics” et pour beaucoup d’entre eux, une deuxième mention : “Possédé par des milliardaires”.
    Et la troisième : “Tout abus, voire tout prise, est dangereux pour la santé”.


  25. bontempi Le 06 avril 2017 à 13h29
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    Et dire que Laurent et Senecat sont subventionnés…Bergé, Pigasse et Niel ne sont pas assez riches pour vous entretenir ? Vous avez besoin de mon fric pour répandre des saletés gravissimes comme “attaque chimique” ?
    Vous êtes nuls, de vrais charlots et une pétition pour couper ces subventions honteuses est à l’évidence extrêmement urgente!


    • Catalina Le 07 avril 2017 à 01h07
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      pire, ils suintent par un fond gougueule.


  26. BrianDuSysCat Le 06 avril 2017 à 13h30
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    Ce Samuel Laurent dans ses répliques, me rappelle les zeteticiens de l’époque, toujours prêts à pourfendre le paranormal, les supercherie, et les récalcitrants aux OGM et au nucléaire hum hum. Ils n’étaient et ne sont pas là sans raison il suffit de consulter le site de l’AFIS pour s’en rendre compte.
    Le décodex, conspiracy watch, c’est la même recette appliquée aux news qui doivent êtres filtrées.


  27. Alain C Le 06 avril 2017 à 14h39
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    Olivier,

    Votre qualification de “problème très accessoire” à la propriété des grands médias par les milliardaires m’interpelle car elle est le premier filtre du modèle de propagande proposé par Chomsky dans son livre “la fabrication du
    consentement” (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Modèle_de_propagande).

    C’est d’ailleurs, comme vous le soulignez, une question devenue omniprésente (bon article de Basta! d’aujourd’hui, avec nombreuses références :
    http://www.bastamag.net/Le-pouvoir-d-influence-delirant-des-dix-milliardaires-qui-possedent-la-presse).

    Concernant les médias publics, je rejoins l’avis de @pucciarelli sur la collusion pouvoirs publics et grand capital qui n’est sans doute pas étrangère aux omniprésents partis pris néolibéraux, bien qu’une voix alternative y soit, à mon avis, plus fréquemment exprimée que dans les médias privés.

    Pourriez-vous approfondir votre point de vue qui va à l’encontre de ce qui peut apparaitre pour beaucoup comme une évidence ?

    Alain


    • Les-crises Le 06 avril 2017 à 19h44
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      je ne vais pas à l’encontre. C’est 10 % du problème. Si vous trouvez que la radio publique France Inter est parfaite, sans la moindre propagande, c’est que j’ai tort.. 😉


      • Alain C Le 06 avril 2017 à 22h13
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        Merci pour votre réponse, qui me semble malheureusement en décalage par rapport à mon propos sur les médias publics..
        La collusion pouvoirs publics / grand capital n’est peut-être pas moins importante que l’appropriation par ce dernier des médias privés, pour expliquer l’unanimisme néolibéral des médias publics, presque aussi important que celui des privés. Dans les deux cas, public et privé, il me semble que le grand capital est à la manoeuvre pour davantage que 10%.


      • Trubli Le 07 avril 2017 à 13h18
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        Je suis d’accord avec Olivier. Même un média indépendant comme Le Canard enchaîné n’échappe pas au conformisme social. L’idéologie est d’autant plus forte qu’elle est sécrétée naturellement et est transparente pour celui qui la véhicule. On s’en rend compte quand Samuel LAURENT explique chez Arret sur image que le Monde est un média impartial, neutre. Il croit vraiment à ce qu’il dit et ça a de quoi faire froid dans le dos.


    • Caliban Le 07 avril 2017 à 05h44
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      @Alain C

      Il faut absolument distinguer
      • la concentration des journaux dans la main de quelques milliardaires
      • et les contraintes que le marché de l’information fait peser sur la production de l’information

      L’influence directe des propriétaires des grands médias est bien moindre que la pesanteur des logiques de marché.

      C’est du moins la conclusion à laquelle arrivent de nombreux chercheurs. Si vous lisez par exemple Pierre Bourdieu (http://www.persee.fr/doc/arss_0335-5322_1994_num_101_1_3078), vous verrez les multiples contraintes auxquelles sont soumis les journalistes. La hiérarchie en est une, mais loin d’être aussi efficiente que – par exemple – la concurrence ou l’urgence.


      • Alain C Le 07 avril 2017 à 09h49
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        @Caliban

        Oui certes, mais l’article de Bourdieu date de 1994, date à laquelle le phénomène de prise en main des milliardaires n’était que naissant, avec TF1.
        Le livre de Chomsky est encore plus ancien (1988) mais le phénomène était-il peut-être plus marqué aux USA ?
        Ce qui me parait prépondérant avec le grand capital, c’est le média comme outil d’influence, où la puissance financière permet la servitude de l’encadrement.
        Le Décodex existerait-il avec l’actionnariat du Monde d’avant Niel ?


      • Caliban Le 07 avril 2017 à 22h23
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        @Alain C

        Je constate également que la situation a sensiblement changé depuis 20 ans.

        Toutefois ce que décrit Bourdieu me semble encore – pour partie – d’actualité. La crise de l’industrie de la presse, suivie de la crise des chaînes télés (chute des recettes publicitaires) a :
        • d’une part permis à quelques milliardaires de se payer à vil prix des moyens de pression sur le personnel politique
        • d’autre part exacerbé les effets pernicieux de la concurrence entre les médias (avec cet effet paradoxal déjà relevé par le sociologue, une “standardisation” de la production journalistique)

        La concentration de la presse télévisée dans les mains de quelques milliardaires (c’est là que se situe la nouveauté car cela fait belle lurette que la presse écrite est concentrée) a probablement accru ce phénomène et dégradé la production de l’information.

        La raison pour laquelle tous les mass media ont le même discours ne vient pas du fait qu’ils ont tous un milliardaire / homme d’affaire à leur tête. La raison est à chercher
        • au niveau des contraintes dans lesquelles l’information est produite
        • et également par qui (question de la formation / déformation des agents sociaux)

        S’agissant de la création du Decodex, je pense qu’on peut l’appréhender comme un réflèxe d’auto-défense de la caste journalistique à laquelle le “monopole” de la production de l’information est en train d’échapper.

        Decodex aurait probablement été créé sans Niel. Mais pas sans l’essor d’internet.


  28. Fred Le 06 avril 2017 à 14h57
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    Mes reflexions suite a votre série d’articles sur le decodex:

    Le monde est un media qui a pour but de manipuler l’opinion pour le but de certains. La vérité n’est pas très importante mais ce que la ‘masse’ pense l’est plus.
    Le decodex est un outil supplémentaire pour arriver à ce but en décrédibilisant les sites qui n’oeuvrent pas dans les mêmes buts que le leurs.
    Comme le decodex est un site partial, il est nécessaire de mettre à la tête de celui-ci des personnes dépourvues de sens critique et d’analyse. Un idiot aura de meilleurs résultats a approcher ce but car il ne répond à aucune question de fond et mord tout ce qui peut constitue une menace pour eux-mêmes et par conséquent le site du monde.

    La meilleure attaque est de mettre en lumière leur pratiques et surtout de ne plus avoir d’interactions (tweets, emails, discussions directes…) avec eux car une interaction donne l’impression qu’ils sont la référence, un arbitre au dessus de tout soupçon.
    Sans confrontations avec les ‘accusés’, ils existent moins.


  29. Incognitototo Le 06 avril 2017 à 15h19
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    En quinze ans, la presse papier américaine a perdu plus d’un poste sur deux : http://www.telerama.fr/medias/en-quinze-ans-la-presse-papier-americaine-a-perdu-plus-d-un-poste-sur-deux,156391.php#xtor=EPR-126-newsletter_tra-20170406

    Comme les évolutions US arrivent tôt ou tard en Europe, on peut comprendre qu’ils paniquent et soient prêts à tout pour préserver leurs prés carrés… sauf de se remettre en cause en s’interrogeant sur les vraies raisons de la perte de confiance de leurs lecteurs.

    Si je ne prends que mon cas, le phénomène Internet n’est à mon sens qu’un épiphénomène explicatif. Alors que j’en étais un grand lecteur, j’ai cessé pour ma part tout achat de quotidien dans les années 80, tant je n’en pouvais déjà plus des bêtises qu’on y lisait, mais également des trahisons successives (notamment ventes aux financiers…) qui ont abouti à la perte d’indépendance et d’objectivité des journalistes.
    Si Samuel Laurent, dans un sursaut d’honnêteté et d’objectivité, se rend compte un jour qu’il n’est qu’un pion dans ces évolutions, ça va être très compliqué pour lui… c’est pourquoi, même s’il est condamné par la justice, je ne suis même pas sûr qu’il fasse un jour son mea-culpa et qu’il présente ses excuses.


  30. fanfan Le 06 avril 2017 à 16h14
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    American Corporate MSM Is Merged With CIA And Has Been Since The 1950s
    (Les médias étasuniens travaillent main dans la main avec la CIA depuis les années 1950)
    par Brandon Turbeville, 16 mars 2017
    http://www.washingtonsblog.com/2017/03/american-corporate-msm-merged-cia-since-1950s.html

    http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/etats-unis-la-cia-rend-accessible-12-millions-de-pages-declassifiees-631640.html
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Mockingbird


  31. fanfan Le 06 avril 2017 à 17h44
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    “En France, presque personne, dans le milieu institutionnel, ne critique George Soros et l’Open Society. Pourtant, au regard de l’ensemble des méfaits accomplis par le spéculateur depuis plusieurs dizaines d’années, il serait plus que temps qu’un mouvement “Stop Operation Soros” en France naisse. (…) En 2017, la France élira un nouveau président. On peut alors se demander si, d’une manière ou d’une autre, les réseaux Soros n’auraient pas intérêt à soutenir un prétendant en particulier. Il serait ainsi intéressant de savoir qui finance la campagne d’Emmanuel Macron, et si des personnalités des réseaux Soros le soutiendront.
    En parallèle, les sorosites ont toujours pignon sur rue en France (Sherpa, Transparency International, Anticor, etc.) et bénéficient de soutiens et de relais bienveillants.
    https://sansapriori.net/2017/01/30/1543-pour-un-mouvement-stop-operation-soros-france-et-europe/


  32. Duracuir Le 06 avril 2017 à 18h13
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    Je rappelle quand même que le DECONNEX fait partie du journal le Monde qui, pendant des années s’est abreuvé, sans aucun recul à l’OSDH, officine plus que douteuse, en fait un homme seul, en Angleterre. Et pendant des années le Monde n’a absolument pas émis le moindre recul par rapport à cette “source” bidontissime.
    Pourquoi le DECONNEX ne met-il pas le Monde en catégorie orange pour utilisation régulière de sources douteuses?


  33. Olposoch Le 06 avril 2017 à 18h51
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    le Monde est ce journal qui fut très ému de la mort récente de David Rockefeller, le présentant comme un “puissant banquier” et un “philantrope”…
    Comme preuve de sa générosité, un don de 25 M$ aux nécessiteux de l’université Harvard, et une promesse de don au MoMa, célèbre refuge social…
    Philantrope: du grec ancien philos “amoureux” et anthropos “homme” “genre humain”… un Philantrope cherche à améliorer le sort de ses emblables…
    La nuance tient dans les “semblables”, semblables humains ou semblables des upper-upper class?
    http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2017/03/20/le-dernier-petit-fils-de-john-rockefeller-david-rockefeller-est-mort-a-101-ans_5097823_3382.html


    • fanfan Le 06 avril 2017 à 19h02
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      A ce propos (semblables humains ou semblables des upper-upper class) bien que hors sujet mais… excellente analyse de Jacques Sapir
      http://russeurope.hypotheses.org/5879


    • Catalina Le 07 avril 2017 à 01h12
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      à ce stade, leur “uper” rejoint la dépravation la plus complète. Des gens qui tiennent dans leurs mains les vies de millions d’êtres et décident de les broyer, on les appelle comment ?


  34. JT Le 06 avril 2017 à 19h18
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    Bonjour,

    Je suis enseignant et j’ai parlé à notre documentaliste du décodex. Elle a indiqué qu’elle nous avait envoyé ce lien parmi d’autres ressources. J’ai retrouvé le mail et je confirme que l’éducation nationale se sert de cet outil. Ma collègue, qui est très intègre, a indiqué qu’elle n’avait pas eu le temps de se servir de cet outil et n’avait pas vérifié sa “fiabilité”. Je vais lui faire parvenir quelques liens qui lui permettront d’y voir plus clair. Je parlerai également de ce problème au cours de notre prochaine réunion syndicale.


    • Olposoch Le 06 avril 2017 à 19h59
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      Le truc marrant, c’est qu’il faudrait aussi éduquer/informer élèves et enseignants aux limites et aux biais des décodeurs… inception…
      D’autant plus que des anciens d’@si s’y mettent aussi… un décryptage des arrêteurs dur image ?


  35. Pinouille Le 07 avril 2017 à 12h34
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    @Olivier
    Félicitations, une fois de plus, pour cette analyse approfondie, constructive et dépassionnée.

    Un petit bémol toutefois:
    Je ne peux partager votre conclusion sur l’étude américaine relative à l’impact des théories du complot sur la population. Je n’ai pas lu l’étude, mais l’article du Huffington Post rapporte qu’elle nuance elle même grandement la fiabilité de ses conclusions.
    “On remarque qu’en général 70 % du public n’adhèrent pas aux “théories du complot””
    Cela implique que 30% du public adhère (ou à défaut, est sensibilisé) aux théories du complot.
    Il suffit que ces théories du complot modifient les votes de 10%, voire 5%, de ces 30% pour faire basculer le résultat d’une élection.
    Sur cette base, on peut aisément comprendre l’enjeu de la problématique des fake news. Et donc certaines prises de position drastiques, en attendant que d’autres études sur le sujet apparaissent.

    Bien à vous


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