Source : Consortium News, Paul R. Pillar, 24-04-2017

24 Avril 2017

Apaisant l’axe Arabie Saoudite-Israël au Moyen-Orient, le président Trump joue au dur face à l’Iran et aligne encore plus son administration sur l’orthodoxie néoconservatrice, comme l’explique l’ex-analyste de la CIA Paul R. Pillar.

Par Paul R. Pillar

L’administration Trump se donne du mal pour être, et pour avoir l’air, hostile et agressive envers l’Iran. Cet effort pour s’afficher comme un ennemi exclusif de l’Iran prend sa source dans les mêmes facteurs qui sous-tendent l’anti-iranisme le plus avéré aux États-Unis, le but de l’administration étant clairement de garder une longueur d’avance.

Le président iranien Hassan Rouhani célèbre la signature d’un contrat provisoire sur le programme nucléaire iranien le 24 Nov. 2013 en embrassant la tête de la fille d’un ingénieur nucléaire iranien assassiné. (photo gouvernement iranien)

Ces éléments incluent une histoire mouvementée mise en lumière pour les Américains par la crise des otages de 1979-81. Ils incluent la pression des rivaux intra-régionaux de l’Iran – en particulier le gouvernement israélien mais aussi les régimes du Golfe – qui ont intérêt à décrire l’Iran comme la source de tous les troubles au Moyen-Orient et comme un démon qui détourne l’attention des problèmes qui sont davantage de leur fait.

Les États-Unis et surtout l’administration actuelle succombent volontiers à une telle pression, avec pour habitude de diviser le monde de manière simpliste entre les amis et les ennemis et prendre le parti des soit-disant amis dans des conflits locaux pour lesquels les États-Unis même n’ont pas réellement de raison valable de prendre parti. En lien avec cette manie est le besoin qui se fait sentir d’avoir un ennemi distinct tel un principe directeur contradictoire, un rôle que l’administration Trump est d’autant plus encline à mettre sur le dos de l’Iran vu les ambiguïtés politiquement sensibles de la relation que Trump entretient avec la Russie.

Récemment l’administration a mis les bouchées doubles pour claironner son hostilité envers l’Iran parce qu’il fallait soumettre une certification au Congrès quant à savoir si l’Iran respecte bien ses obligations sur l’accord nucléaire multilatéral connu sous le nom de Joint Comprehensive Plan of Action (Vaste Plan d’Action Conjoint/JCPOA). Une certification que l’Iran en effet respecte bien ses obligations était le seul moyen plausible de remplir cette obligation légale d’un rapport au Congrès, étant donné que l’Iran est en fait en conformité. L’Agence Internationale à l’Énergie Atomique a mis en œuvre le plus vaste et intrusif dispositif de surveillance international qu’un pays ait jamais consenti à accepter pour son propre programme nucléaire. Elle n’a cessé de l’appliquer depuis que l’accord a pris effet.

Éviter un mensonge de plus

En bref, l’accord joue son rôle exactement comme il est supposé le faire en gardant les activités nucléaires pacifiques en Iran. Tout autre déclaration au Congrès sur le sujet serait un mensonge. Ce président n’a aucune réticence à mentir, bien sûr, mais un tel mensonge signifierait créer inutilement une nouvelle crise parmi celles que le président a déjà créées , à l’étranger et dans la nation .

Le président Trump à une conférence de presse avec le roi de Jordanie Abdullah II le 15 avril 2017, durant laquelle le président a commenté la crise en Syrie.(Photo de whitehouse.gov)

Le malaise de l’administration découle de la façon dont cette certification inévitable peut sembler être un geste positif envers l’Iran. En tant que tel, il pourrait être considéré comme un affaiblissement de la crédibilité de l’administration anti-Iran. En outre, admettre que le JCPOA fonctionne va à l’encontre de la dénonciation de Trump de l’accord comme étant le « pire accord de tout les temps ».

Ainsi, nous avons la rhétorique compensatoire de l’administration d’aujourd’hui, qui comprend autant de verbiages négatifs que possible sur l’Iran en général, ainsi que des calomnies sur le JCPOA. La plus grande partie de cette rhétorique tombe dans la veine familière et non spécifique qui ne s’intéresse pas du tout à ce que l’Iran fait ou ne fait pas et si cela affecte ou non les intérêts des États-Unis, mais utilise plutôt des slogans. Mais la tendance supplémentaire récente à rejeter l’Iran et l’accord nucléaire ont abouti à des formulations particulièrement stupides.

Par exemple, le vice-président Mike Pence, en visite en Australie dans l’autre partie du monde, et promettant lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre Malcolm Turnbull que les États-Unis se conformeraient à un accord de réinstallation de réfugiés que Trump avait décrit comme un autre « accord stupide » a pris la peine de faire des commentaires sur la façon dont son président exprime « de la frustration concernant d’autres accords internationaux, notamment le soit-disant accord nucléaire avec l’Iran ». « Soit-disant » ?

Sur quel aspect de la JCPOA Pence essaie-t-il de jeter le doute en utilisant cette étiquette ? S’agit-il de matières nucléaires ? S’agit-il d’un accord ? S’agit-il de l’accord avec l’Iran? Le commentaire de Pence peut être enregistré au même registre que le commentaire de Trump sur le « soit-disant juge » qui a suspendu la mise en œuvre de l’interdiction de voyager anti-musulmane.

Une certification trompeuse

Ensuite, il y a la certification elle-même, qui se présente sous la forme d’une courte lettre du secrétaire d’État Rex Tillerson au porte-parole de la Chambre Paul Ryan. La lettre a été publiée sous la rubrique « L’Iran continue de parrainer le terrorisme ». Bonne chance à quiconque considère que le titre est un bon moyen de rechercher un document concernant le respect d’un accord nucléaire. La seule référence dans la lettre pour ce titre trompeur est la phrase unique : « L’Iran reste un support majeur de la terreur, par l’intermédiaire de nombreux programmes et méthodes. »

Le Secrétaire d’Etat Rex Tillerson déclarant condamner le gouvernement syrien le 11 avril 2017 (screenshot de state.gov)

Comme beaucoup d’autres liens rhétoriques de l’Iran et du terrorisme, cette déclaration ignore les changements tactiques majeurs dans les années qui ont suivi la révolution iranienne, le fait que l’Iran est du même côté que les États-Unis dans la lutte contre les groupes terroristes comme l’EI, et le fait que les racines du genre d’extrémisme violent que représente l’EI doivent être trouvées bien plus du côté des rivaux de l’Iran qu’avec l’Iran lui-même.

Le jour qui a suivi la certification envoyée au Congrès, Tillerson a fait une déclaration à la presse qui était destinée à répandre un discours anti-Iran plus compensatoire. La déclaration de Tillerson comportait toutes les généralités ordinaires qui ne tiennent pas compte de ce que font tous les acteurs dans cette région comme le Yémen, où l’intervention des Saoudiens et des Émirats dans la guerre civile a été bien plus destructive et déstabilisatrice que tout ce qu’a pu faire l’Iran). Mais peut-être, la partie la plus grotesque de cette (déclaration était le lien fait entre l’Iran et le problème de sécurité le plus grave à ce jour, la Corée du Nord.

Arrêter de trouver un sens

Tillerson a déclaré : « Un Iran non contrôlé a le potentiel de suivre le même chemin que la Corée du Nord, et d’entraîner le monde avec lui. Les États-Unis souhaitent éviter une deuxième preuve que la patience stratégique est une approche d’échec. »

Lancement d’un missile nord-coréen le 6 mars 2017

Et plus tard dans la déclaration, « Le JCPOA ne parvient pas à atteindre l’objectif d’un Iran non nucléaire ; cela ne fait que retarder leur objectif de devenir un état nucléaire. Cet accord représente la même approche ratée du passé qui nous a amenés à la menace imminente de la Corée du Nord à laquelle on doit faire face actuellement. L’administration Trump n’a pas l’intention de renvoyer la balle à une future administration sur l’Iran. »

Huh ? Loin de renvoyer la balle, l’administration Obama, grâce à un effort diplomatique immense, a accompli beaucoup plus que toute autre administration avant ou après, pour trouver une solution, que ce qui a été largement répandu (par exemple par le candidat présidentiel républicain de 2012) en tant que problème de sécurité numéro un pour les États-Unis. Loin de quitter l’Iran « sans contrôle », le JCPOA impose les limitations les plus sévères et un suivi international plus étendu (qui continue à perpétuité) sur le programme nucléaire national.

Si une « patience stratégique » a caractérisé quelque aspect de la politique américaine dans le passé sur l’Iran, c’était beaucoup plus tôt, avant Obama, une approche de simple empilement de plus de sanctions et l’espoir que, d’une manière ou d’une autre, cela persuaderait les Iraniens de réduire leurs activités nucléaires. Au lieu de cela, le résultat a été d’avoir plus de centrifugeuses et de plus en plus d’uranium enrichi – un processus que le JCPOA a non seulement stoppé mais inversé.

Une fausse analogie

Quoiqu’on puisse penser, en pour ou en contre, du Travail d’Accord qui a tenté de traiter des activités nucléaires de la Corée du Nord, il était très loin d’être aussi détaillé, efficace et applicable que le JCPOA. La base : l’Iran n’a pas d’armes nucléaires et toutes les voies possibles pour la fabrication d’une arme nucléaire iranienne ont été fermées. Cela fait une énorme différence avec ce que nous voyons en Corée du Nord, et il est ridicule de comparer ces deux cas en termes de « deuxième élément de preuve ».

Le Secrétaire d’état John Kerry et son équipe de négociateurs rencontrant le Ministre des Affaires Étrangères iranien Javad Zarif et son équipe, en Suisse, le 26 mars 2015. (Photo du Département d’État).

Si la Corée du Nord est le grave défi qu’il est aujourd’hui c’est en raison de ses armes nucléaires – ce qui est la dimension qui a toujours été soulignée sur l’Iran jusqu’à ce que, après que le JCPOA ait fermé l’option de l’arme nucléaire, ceux qui voulaient maintenir l’hostilité envers l’Iran aient cherché d’autres motifs. Sans ses armes nucléaires, nous ne serions guère concernés par le royaume de l’ermite nord-coréen. Si Trump ou quelqu’un d’autre pouvait obtenir un accord avec la Corée du Nord, qui ressemblerait à quelque chose comme le JCPOA, ce serait un énorme triomphe diplomatique – et sans aucun doute considéré comme tel. Cela aurait aussi été un énorme triomphe diplomatique il y a une ou deux décennies, quand un tel accord était bien plus atteignable qu’aujourd’hui.

Trump lui-même s’est joint aux efforts supplémentaires pour éliminer la thèse anti-Iran. Lors d’une conférence de presse cette semaine avec le premier ministre italien, Trump a de nouveau dénoncé le JCPOA comme un « accord horrible » parmi « les plus mauvais que j’ai jamais vu négocié ». Comme d’habitude, aucun indice n’a été donné sur ce à quoi ressemblerait de meilleures alternatives ou pourquoi nous devrions croire que ces alternatives sont ou auraient été réalisables.

Ensuite, Trump a affirmé que l’Iran « ne respecte pas l’esprit de l’accord ». À quoi pouvait-il bien faire référence ? Trump ne l’a pas dit.

Conformité de l’Iran

Si l’on se concentre sur les obligations nucléaires dans le JCPOA même, il serait difficile de trouver un quelconque manque de bon esprit dans le fait vérifié que l’Iran observe à la lettre la panoplie d’engagements qu’il a pris. (L’Iran a réalisé les exigences initiales en vertu de l’accord, comme de réduire son approvisionnement en uranium faiblement enrichi, avec une diligence particulière et plus rapidement que prévu.)

Le général d’armée H.R. McMaster, conseiller national à la sécurité du président Trump.

Si on se réfère plutôt à une relation plus large au-delà de l’accord nucléaire lui-même, la première chose à retenir est que les parties qui ont négocié l’accord ont réalisé que si elles tentaient un programme trop vaste – comprenant les griefs de l’Iran contre les États-Unis comme les plaintes des États-Unis concernant l’Iran – alors il aurait probablement été impossible de conclure un accord nucléaire.

Il est à noter ensuite que la prépondérance de l’hostilité vient plus de l’administration Trump envers l’Iran que l’inverse, comme le montre la plus récente vague de rhétorique. C’est un changement dans l’administration à Washington, et non à Téhéran, qui a entraîné l’arrêt de ce qui était une voie de communication efficace au niveau des ministres des Affaires étrangères pour résoudre les problèmes (comme les marins américains qui s’égarent dans les eaux territoriales iraniennes) au-delà du problème nucléaire.

Et ce n’est pas seulement une rhétorique. L’écart le plus important des trois derniers mois par l’un ou l’autre gouvernement concernant les actions au Moyen-Orient a été l’attaque directe de l’administration Trump contre la Syrie alliée de l’Iran.

On se fera peut-être une meilleure idée de l’esprit actuel du JCPOA en écoutant tous les doutes exprimés par l’administration Trump quant à sa propre intention de respecter les termes de l’accord. « Le président Donald J. Trump a demandé un examen inter-agences du Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA) par le Conseil de Sécurité Nationale afin de déterminer si la suspension des sanctions liées à l’Iran conformément au JCPOA est essentielle aux intérêts de sécurité nationale des États-Unis ». Traduction : nous n’avons pas décidé si nous allons respecter nos obligations en vertu de l’accord. Pas mal comme respect de l’esprit de l’accord, non ?

Tous ces efforts pour redorer la légitimité anti-Iran n’exclut pas seulement toute possibilité de tirer parti de manière constructive du JCPOA pour aborder d’autres problèmes au Moyen-Orient de manière profitable aux intérêts des États-Unis. La rhétorique – conçue pour critiquer un état, plutôt que pour éclairer les causes des problèmes régionaux – obscurcit la nature de ces problèmes, fausse la compréhension du public et du Congrès et les rend plus difficiles à résoudre efficacement.

Paul R. Pillar, en 28 ans de service à l’Agence centrale de renseignement, est devenu l’un des meilleurs analystes de l’agence.

Source : Consortium News, Paul R. Pillar, 24-04-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

12 réponses à Les dessous de l’âpre discours anti-Iran de Trump, par Paul R. Pillar

Commentaires recommandés

Fritz Le 10 juin 2017 à 05h18

Marre d’entendre les Américains faire la morale au monde… et en matière nucléaire, en plus !
Qui a fabriqué la première bombe atomique ? Ce n’est pas l’Iran.
Qui a largué Little Boy sur Hiroshima ? Ce n’est pas l’Iran.
Qui a largué Fat Man sur Nagasaki ? Ce n’est pas l’Iran.
Qui a fait exploser le plus de Bombe A et de Bombe H à titre d’essais ? Ce n’est pas l’Iran.

Les “Américains” (car ils ont usurpé ce nom, ces intrus) n’ont AUCUNE légitimité pour parler de cette question, comme de l’ordre international. Cessons de les considérer comme une nation respectable, évitons de parler leur langue du fric et de la frime.
Vivement le jour où ils paieront au centuple leur arrogance et leur impunité.

  1. Fritz Le 10 juin 2017 à 05h18
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    Marre d’entendre les Américains faire la morale au monde… et en matière nucléaire, en plus !
    Qui a fabriqué la première bombe atomique ? Ce n’est pas l’Iran.
    Qui a largué Little Boy sur Hiroshima ? Ce n’est pas l’Iran.
    Qui a largué Fat Man sur Nagasaki ? Ce n’est pas l’Iran.
    Qui a fait exploser le plus de Bombe A et de Bombe H à titre d’essais ? Ce n’est pas l’Iran.

    Les “Américains” (car ils ont usurpé ce nom, ces intrus) n’ont AUCUNE légitimité pour parler de cette question, comme de l’ordre international. Cessons de les considérer comme une nation respectable, évitons de parler leur langue du fric et de la frime.
    Vivement le jour où ils paieront au centuple leur arrogance et leur impunité.


    • RGT Le 11 juin 2017 à 10h42
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      L’hôpital qui se moque de la charité…

      Qui est le pays qui possède l’arsenal d’armes de destruction massive le plus important du monde, avec des stocks monumentaux d’armements qu’il interdit aux autres de posséder, genre armes chimiques ou biologiques dévastatrices imparables ?

      L’Iran, la Corée du nord, la Chine et la Russie sont en fait des “ennemis” bien pratiques car les USA ne peuvent PAS les envahir sans que ça se termine par un bain de sang pour les troupes US et leurs alliés, et sans utilisation d’armes de destruction massive de la part de ces pays.
      Il suffit de regarder l’Irak ou l’Afghanistan pour s’en convaincre.

      Ces pays ne veulent pas se soumettre au diktat US.

      N’oublions pas non plus que les conflits sont le principal moteur de la cohésion des USA et que les guerres contre les pays plus faibles permet aux dirigeants de maintenir la cohésion NATIONALISTE de cet état.

      Ils répètent alors cette maxime de Mussolini : “Si vous n’êtes pas avec moi, vous êtes contre moi”.


    • RGT Le 11 juin 2017 à 11h02
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      Autre point pour ceux qui pensent que je suis “américanophobe”.

      Je ne le suis pas, je hais seulement les personnes qui ont, comme dans tous les “pays démocratiques civilisés” volé le pouvoir au détriment de la population.

      Sur ce point, les USA sont “hors concours” quand on voit les conditions de vie de la population qui vit en majorité dans l’indigence pour que leurs “élites” puissent maintenir leur train de vie fastueux.

      De nombreux citoyens de ce pays détestent leur gouvernement, et il suffit simplement de regarder le taux d’abstention de la population en âge de voter (non-inscrits inclus, comme moi) qui frise systématiquement les 50%.

      Par contre les citoyens qui sont totalement opposés à la politique de leur gouvernement en qui ont honte de leur pays sont totalement ostracisés par la classe politique et les médias.

      Ils n’existent pas mais sont bien pisté par toutes les agences gouvernementales “au cas où”.

      Merci le “Patriot Act” tant adulé par nos “élites”…


  2. relc Le 10 juin 2017 à 07h51
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    « Trump lui-même s’est joint aux efforts supplémentaires pour éliminer la thèse anti-Iran »

    Cette phrase contredisant tout le reste du texte, il faut nécessairement la revoir
    “Trump himself has joined in the overtime effort to pump out anti-Iran rhetoric”

    ==> Trump lui-même est venu faire des heures supplémentaires pour déverser à pleins seaux de la rhétorique anti-Iran

    ==========================
    « étant donné que l’Iran est en fait en conformité. L’Agence Internationale à l’Énergie Atomique a mis en œuvre le plus vaste et intrusif dispositif de surveillance international qu’un pays ait jamais consenti à accepter pour son propre programme nucléaire. Elle n’a cessé de l’appliquer depuis que l’accord a pris effet. »
    ==>« … que l’Iran est en fait en conformité, comme l’ Agence Internationale à l’Énergie Atomique, qui met en œuvre le plus complet et intrusif programme …. , l’a de nombreuses fois établi depuis que l’accord a pris effet. »

    “given that Iran is in fact in compliance, as the International Atomic Energy Agency, implementing the most comprehensive and intrusive … , has repeatedly determined since the agreement went into effect.”

    ===========================
    « une courte lettre du secrétaire d’État Rex Tillerson au porte-parole de la Chambre »
    ==> au président de la Chambre (“Speaker of the House”)

    ===========================
    Et par pitié

    « soit-disant » ==> soi-disant
    « Huh ? » ==> Heu ?


  3. tocquelin Le 10 juin 2017 à 08h02
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    le paquet de décorations du général Mc Master rappelle celle des militaires soviétiques. Curieux pour un pays qui a connu plus d’échec militaires sur 60 ans que de vraies réussites
    Signe de la dégénérescence d’un certain système américain?


  4. koikoi koi Le 10 juin 2017 à 09h21
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    A la vitesse où la “diplomatie” américaine évolue, on verra bientôt le président américain venir déclarer:
    -Voici la liste des méchants pays que nous, les gentils, allons bombarder pour préserver la paix


  5. Caramba! Le 10 juin 2017 à 11h29
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    C’est comme un air de déjà vu. On se croirait en effet à la veille de l’agression US contre l’Irak avec la même campagne de mensonges tous azimuthes. En fait c’est la même politique qui continue. Il suffit de se référer aux propos de Wesley Clark annonçant le programme de destruction de sept pays du Moyen-Orient. Le coeur de cible est maintenant l’Iran qui lutte contre le terrorisme en Syrie, alors que les Etats-Unis soutiennent ce terrorisme.


  6. georges glise Le 10 juin 2017 à 13h04
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    trump a adhéré sans réserve au discours et à la politique de netanahu, et ça c’est un vrai problème; par ailleurs, il a réorienté sa position vis-à-vis de l’islam en adhérant aux positions des monarchies du golfe, et donc à la suprématie de l’islam wahhabite. deux raisons donc pour se méfier de la réorientation de la politique américaine au proche-orient. les palestiniens, les yéménites et les syriens apprécieront! toujours plus de bombes américaines probablement vont pleuvoir sur cette région du monde, et les colonies israéliennes en cisjordanie vont pouvoir se développer sans entrave!


  7. Bonsensiste Le 10 juin 2017 à 13h21
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    Et l’épidémie de choléra au Yémen, Qatar et Iran , elle a pris source OU ??

    Si on veut le calme, même relatif, comme après la déculottée Vietnamienne en 1975 que faut il faire aux USA ?
    Le terrorisme est la conséquence directe de l’ingérence et déstabilisation US qui eux sont protégés par l’Atlantique et le Pacifique ?
    Faudrait commencer par dénoncer l’ONU et la sortir des USA, comme la SDN fut sortie de Suisse ?
    et ensuite ?


    • Chris Le 10 juin 2017 à 16h01
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      Partout où vous avez destruction ou obsolescence des infrastructures sanitaires (eau potable, égouts, hôpitaux), vous ferez face au choléra dont la contamination est orale, d’origine fécale, par l’eau de boisson ou des aliments souillés.
      Même pas besoin d’une main criminelle !


  8. Christian Gedeon Le 12 juin 2017 à 03h21
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    Il y a les grands discours publics à usage de qui on voudra,et puis il y a le terrain,et sur le terrain en irak comme en syrie,les us marchent sur des oeufs malgré les bombardement intempestif d’une colonne “pro régime ” syrien,qui a quand même atteint le frontière irako-syrienne in fine. En Irak,on est plus ou moins dans la collaboration des forces autour de Mossoul,avec là aussi des incidents vite circonscrits…les gros points chauds apparaîtront quand se déclenchera la bataille,de la province d’Idleb,et dans une moindre mesure de la région de Deraa.


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