Économiste, chercheur au CNRS, Gaël Giraud a préfacé et assuré la direction scientifique de la traduction le livre de Steve Keen, L’Imposture économique, aux éditions de l’Atelier. Il est l’auteur de l’Illusion financière paru en janvier 2014 aux éditions de l’Atelier. Gaël Giraud était l’invité de Patrick Cohen le 4/12/2014.

Gaël Giraud : “Les économistes orthodoxes n’ont… par franceinter

Gaël Giraud : “L’euro monnaie unique ne marche… par franceinter

146 réponses à “Les économistes orthodoxes n’ont pas intérêt à ce que le débat ait lieu”, par Gael Giraud

Commentaires recommandés

pierre9459 Le 07 décembre 2014 à 13h45

Vous avancez une chose absolument fausse! S’il est vrai que 1% (surement moins d’ailleurs) sont absolument avides et corrompus et mènent l’économie à leur guise, il est totalement faux de penser que nous sommes 99% à ne plus tolérer cet état de fait !
Pour ma part, je garde les 1% supposés diriger tout, mais je ne leur oppose réellement que le même taux …1% qui en ont réellement assez et donc sont prêts à en finir.
Hélas il reste 98% qui eux se satisfont ou supportent plus ou moins avec bonhommie ce système et qui, n’en doutons pas un seul instant DESCENDRONT cette fois dans la rue défendre ce que le système leur ordonnera de défendre !
C’est tout simplement la nature humaine qu’on pourrait sans doute traduire ainsi : Il y a un pour cent de gens qui profitent des 99% restants. Mais dans ces 99%, il y en a hélas au moins plus des trois quarts qui collaborent avec ces 1% dans l’espoir de récolter une partie du gâteau.
Le quart restant hélas ne peut même pas réaliser cet état de fait, trop occupé à sa survie immédiate.
Dans tout ce magma humain, il y a 1 petit % qui se donne les moyens de comprendre la machine et de tenter d’en enrayer les effets. Ce petit pourcentage essaie tant bien que mal de convaincre les autres, de leur ouvrir les yeux, mais ce n’est possible que par intermittence comme en 1871, en 1792, en 1848 dans de très très rares et fugaces moments.
L’immense majorité de nos concitoyens ( et là, je ne parle que de notre Pays, la France) se fiche éperdument de ce qui se passe, en ignore complètement la portée et ne vit que pour le plaisir immédiat, la jouissance de l’instant. Et comment leur en vouloir puisqu’en fait, ils sont lobotomisés médiatiquement depuis la plus tendre enfance ?
Cette lobotomie en a fait de purs consommateurs, dépolitisés, déconscientisés, égoïstes et centrés sur eux-mêmes. C’est la société d’aujourd’hui, le règne du TPMG (Tout Pour Ma Gueule), de voici, de Gala, des séries télés à la con, du foot et de la défonce du samedi entre copains…
J’ai écris tout ça un jour et j’ai l’impression de me répéter sans cesse, encore et encore mais c’est bien parce que ça se constate TOUS LES JOURS !!!
Tout d’abord, historiquement la France, le peuple s’entend (mais comme l’immense majorité des peuples) n’est pas composée de guerriers ou je ne sais quoi de ce genre. C’est une vieille lubie à laquelle il faut tordre le cou.
Nous avons toujours ou subi ou élu des élites comme tous les autres peuples l’ont fait. Elites qui n’ont passé leur temps qu’à œuvrer pour conserver…le pouvoir ! Il y eu des chefs guerriers, d’autres chefs moins guerriers. Quelques-uns se dressèrent contre quelques envahisseurs, d’autres composèrent avec lui et ce fut d’ailleurs ce qui se passa la plupart du temps il faut le reconnaitre également!
Nous avons eu un temps avec quelques personnes honnêtes la possibilité de laisser au peuple la chance d’influer un peu plus sur son destin. C’est ce que voulurent certains comme Robespierre, St Just, Marat, Jaurès, la Commune de Paris etc. On sait tous comment cela s’est terminé !
Et de tous temps, la finance gouverna le monde et c’est là où il convient de reconnaitre la triste vérité : Elle ne put le faire que parce que NOUS SOMMES TOUS EN ÉCRASANTE MAJORITÉ de petits banquiers en herbe à tout le moins, mais aussi de véritables êtres vénaux incapables de se remettre vraiment en cause. Je ne suis pas loin d’être sûr aujourd’hui qu’à quelques centièmes de pourcentage près, nous avons TOUS notre prix et que le système ne PERDURE QUE GRÂCE À CA !
La solution ? Franchement aujourd’hui, je n’en vois qu’une, mais même ici, ce n’est pas possible de l’exprimer sans s’exposer d’une façon ou d’une autre …

  1. vérité2014 Le 07 décembre 2014 à 02h51
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    Economistes, patrons, politiques… les dangers qu’ils redoutent le plus

    Conflit au Proche-Orient, ralentissement de la croissance mondiale, troubles sociaux en France… L’Expansion a interrogé des personnalités du monde économique et politique sur les risques à venir. Selon notre panel, les perspectives sont plutôt sombres.

    En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/economistes-patrons-politiques-les-dangers-qu-ils-redoutent-le-plus_1627646.html#PJU1BvgeUukGov8H.99


  2. Jean Marc Le 07 décembre 2014 à 03h50
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    “Ce que nous avons tous en commun, c’est que nous sommes les 99 % qui ne tolèrent plus l’avidité et la corruption des 1 % restant”, slogan du mouvement Occupy Wall Street, le mouvement est présent dans plus de 95 villes à travers 82 pays et plus de 600 communautés aux États-Unis.

    Vous imaginez les cadres supérieurs de Goldman Sachs en voyant la photo dans le lien suivant :
    “Hé Boss!!! Y’a les moutons qui font des signes bizarres en bas avec leurs corps”. Le boss s”approche alors à son tour de la fenêtre . Il réagit, agacé : “Oh la la, sont passés où encore les chiens de bergers : appelez moi le Congrès et CNN” 🙂 Forcément, malgré tout, il y a quand même des signes sociétales partout dans le monde auxquels ils ne sont pas aveugle et très loin de là. Regardez! En Finlande, ils ont abrogé l’écriture manuelle rongo-rongo, euh non, l’écriture Tengwar, euh…non l’écriture sarati? Re- 🙂 ! Ils ne savent plus quoi faire pour garder notre attention ailleurs que là où nous devons précisément regarder.

    http://socioeconomie.wordpress.com/2011/11/06/croissance-de-l-inegalite-nous-sommes-les-99-pour-cent/


    • pierre9459 Le 07 décembre 2014 à 13h45
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      Vous avancez une chose absolument fausse! S’il est vrai que 1% (surement moins d’ailleurs) sont absolument avides et corrompus et mènent l’économie à leur guise, il est totalement faux de penser que nous sommes 99% à ne plus tolérer cet état de fait !
      Pour ma part, je garde les 1% supposés diriger tout, mais je ne leur oppose réellement que le même taux …1% qui en ont réellement assez et donc sont prêts à en finir.
      Hélas il reste 98% qui eux se satisfont ou supportent plus ou moins avec bonhommie ce système et qui, n’en doutons pas un seul instant DESCENDRONT cette fois dans la rue défendre ce que le système leur ordonnera de défendre !
      C’est tout simplement la nature humaine qu’on pourrait sans doute traduire ainsi : Il y a un pour cent de gens qui profitent des 99% restants. Mais dans ces 99%, il y en a hélas au moins plus des trois quarts qui collaborent avec ces 1% dans l’espoir de récolter une partie du gâteau.
      Le quart restant hélas ne peut même pas réaliser cet état de fait, trop occupé à sa survie immédiate.
      Dans tout ce magma humain, il y a 1 petit % qui se donne les moyens de comprendre la machine et de tenter d’en enrayer les effets. Ce petit pourcentage essaie tant bien que mal de convaincre les autres, de leur ouvrir les yeux, mais ce n’est possible que par intermittence comme en 1871, en 1792, en 1848 dans de très très rares et fugaces moments.
      L’immense majorité de nos concitoyens ( et là, je ne parle que de notre Pays, la France) se fiche éperdument de ce qui se passe, en ignore complètement la portée et ne vit que pour le plaisir immédiat, la jouissance de l’instant. Et comment leur en vouloir puisqu’en fait, ils sont lobotomisés médiatiquement depuis la plus tendre enfance ?
      Cette lobotomie en a fait de purs consommateurs, dépolitisés, déconscientisés, égoïstes et centrés sur eux-mêmes. C’est la société d’aujourd’hui, le règne du TPMG (Tout Pour Ma Gueule), de voici, de Gala, des séries télés à la con, du foot et de la défonce du samedi entre copains…
      J’ai écris tout ça un jour et j’ai l’impression de me répéter sans cesse, encore et encore mais c’est bien parce que ça se constate TOUS LES JOURS !!!
      Tout d’abord, historiquement la France, le peuple s’entend (mais comme l’immense majorité des peuples) n’est pas composée de guerriers ou je ne sais quoi de ce genre. C’est une vieille lubie à laquelle il faut tordre le cou.
      Nous avons toujours ou subi ou élu des élites comme tous les autres peuples l’ont fait. Elites qui n’ont passé leur temps qu’à œuvrer pour conserver…le pouvoir ! Il y eu des chefs guerriers, d’autres chefs moins guerriers. Quelques-uns se dressèrent contre quelques envahisseurs, d’autres composèrent avec lui et ce fut d’ailleurs ce qui se passa la plupart du temps il faut le reconnaitre également!
      Nous avons eu un temps avec quelques personnes honnêtes la possibilité de laisser au peuple la chance d’influer un peu plus sur son destin. C’est ce que voulurent certains comme Robespierre, St Just, Marat, Jaurès, la Commune de Paris etc. On sait tous comment cela s’est terminé !
      Et de tous temps, la finance gouverna le monde et c’est là où il convient de reconnaitre la triste vérité : Elle ne put le faire que parce que NOUS SOMMES TOUS EN ÉCRASANTE MAJORITÉ de petits banquiers en herbe à tout le moins, mais aussi de véritables êtres vénaux incapables de se remettre vraiment en cause. Je ne suis pas loin d’être sûr aujourd’hui qu’à quelques centièmes de pourcentage près, nous avons TOUS notre prix et que le système ne PERDURE QUE GRÂCE À CA !
      La solution ? Franchement aujourd’hui, je n’en vois qu’une, mais même ici, ce n’est pas possible de l’exprimer sans s’exposer d’une façon ou d’une autre …


      • Nerouiev Le 07 décembre 2014 à 17h57
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        Pour moi ce que vous dites est tout à fait exact. Cependant je préfère les films qui se terminent bien. C’est pourquoi je rajouterais que cette image du système génère à son insu ce qui peut la détruire ou du moins la rendre obsolète et inefficace. Par exemple, nous n’avons pas voulu du South Sream, eh bien il profitera tranquillement à d’autres.


        • FifiBrind_acier Le 07 décembre 2014 à 18h08
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          Je me permets quand même de faire remarquer que les Grecs ont fait 20 210 manifestations, en 4 ans, sans aucun résultat.

          Ce qui prouvent surtout que les 1% se moquent éperdument de l’avis des citoyens…

          http://www.express.be/business/fr/economy/4-annees-se-sont-ecoules-depuis-le-sauvetage-de-la-grece-et-il-y-a-eu-plus-de-20000-manifestations/204666.htm


          • Nerouiev Le 07 décembre 2014 à 18h50
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            Quand je dis “génère” il ne s’agit absolument pas de réactions ou de manifestations. Je pense surtout à des effets contraires induits et non visibles.


          • olivier69 Le 08 décembre 2014 à 17h49
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            Bonjour fifi,
            Il y a une incohérence dans vos propos. Si ce n’est pas par l’état (reproche que vous faites à Gaël Giraud), comment vous comptez changer les choses ? Vous ne croyez pas non plus à la révolte….Enfin, je trouve que vous vous dérobez sur le terrain des questions économiques simples (vous ne pourrez pas le faire longtemps sinon c’est vendre du rêve ?). C’est pourtant ces questions financières qui inquiètent et inquièteront davantage les Français. Vous refusez les alliances : alors aujourd’hui, je me demande, si ce n’est pas plutôt une stratégie de division supplémentaire ? Moi qui soutenait plutôt FA jusqu’à présent, je me demande si vous ne le décrédibilisez pas, en agissant ainsi….
            Cdlt


      • Perekop Le 08 décembre 2014 à 00h22
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        Je rêve ? Vous êtes 43 à vénérer Saint-Just, Robespierre et Marat ? Ben, flûte alors, on n’est vraiment pas d’accord là-dessus, bien que je trouve beaucoup de choses justes dans le début du commentaire de Pierre je ne sais plus combien. Mais je récuse son panthéon d’assassins.
        Amicalement quand même, au nom du Donbass.


        • maurepascoco Le 08 décembre 2014 à 07h15
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          Perekop assassins dites vous mais vous ne connaissez pas l’histoire ou seulement celle enseignée par la bourgeoisie.


          • Fangio Le 08 décembre 2014 à 08h37
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            Oui, l’histoire que nous apprenons à l’école est très lacunaire. Heureusement, il existe un moyen fantastique de se rattraper : les enregistrements de Henri Guillemin. Son exposé sur Robespierre, en particulier, https://www.youtube.com/watch?v=XiM74n8I2Gc est INDISPENSABLE. A noter les videos de Guillemin enregistrées pour la télé suisse et pieusement archivées ici : http://www.rts.ch/archives/dossiers/henri-guillemin/ Admirable.


            • bleurp Le 08 décembre 2014 à 13h30
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              merci beaucoup pour vos liens


        • Homère d'Allore Le 08 décembre 2014 à 08h38
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          Perekop, n’oubliez jamais que Robespierre a fait voter la première abolition de l’esclavage.
          Perekop, n’oubliez jamais que Robespierre a fait l’abolition des privilèges sans rachat.
          Perekop, n’oubliez jamais que Robespierre a fait voter la loi du maximum qui permettait d’interdire la spéculation sur les grains.

          Alors, oui, il y eu des gens guillotinés. Et parmi eux, des gens qui ne le méritaient pas. Mais bien moins qu’en Thermidor.

          Je vous conseille d’écouter Guillemin sur Robespierre.
          http://www.ecosynchro.org/henri-guillemin-mp3.php


      • Fangio Le 08 décembre 2014 à 08h44
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        Pour aller dans votre sens, je me souviens, il y a dizaine d’années, d’un sondage réalisé aux Etats-Unis. On demandait aux gens “pensez-vous appartenir aux 1% les plus riches du pays?” et ils étaient 18% à répondre oui. A ceux qui répondaient non, on demandait ensuite : “Pensez-vous, dans le cours de votre vie, entrer dans le 1% des plus riches?” et plus de 20% répondaient oui. Soit quasiment 40% de la population (les Etats-Unis ne sont certes pas la France) qui se sentent solidaires des dispositions politiques, fiscales, etc. favorables aux (bien) plus riches qu’eux…


    • boduos Le 07 décembre 2014 à 18h18
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      Il est facile de comprendre que si je m’endette pour acheter des graines ,il me sera facile de rembourser après la recolte.
      Si un investissement est bien bordé ,il sera rentable.
      en cas de surchauffe de l’économie ,on privilégiera la création de biens de consommations ,ce qui conditionnera un amortissement raisonné (donc un emprunt parallèle )sur le court,moyen ou long terme.
      En cas de ralentissement général,on pourra privilégier des investissements concernant le long terme (dans l’ entreprise ou dans un pays..) visant la réduction énergétique,la recherche,la diversification de l’activité…en prévision du prochain coup de feu.
      Une économie a forcement des respirations auxquelles il faut coller et qu’il faut utilement mettre a profit.
      exemple simple,l’agriculteur profite de l’hiver pour réparer ses outils,restaurer ses bâtiments,améliorer ses stockages…ses clôtures.
      et pour le public,comme le rappelle Gaël Giraud,les exemples d’investissements utiles sur les économies d’énergies susceptibles d’ailleurs de générer des industries vertes si tout cela est bien coordonné justifieraient parfaitement un endettement gagé sur des économies des dépenses futures.
      Le carcan que nous impose la doxa financière (euro-mark et désendettement malgré la récession ) agit comme un commerçant qui gêne les accès de la boutique d’un concurrent pour le racheter moins cher après faillite.
      Aujourd’hui, à qui profite le crime? Qui peut bien viser l’entreprise France ?


    • goy Le 08 décembre 2014 à 20h56
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      “99% qui ne tolèrent plus l’avidité….” ….. Il y a toujours l’espoir de passer dans le 1% pour une très grosse majorité des fameux 99%. Ils restent très dociles et se contentent de peu finalement. Le 1% a même de la marge pour serrer 1 cran, voire 4, supplémentaire.
      Joyeuses fêtes!


  3. Jean Marc Le 07 décembre 2014 à 04h08
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    • Olivier M Le 07 décembre 2014 à 23h10
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      La cellule pour les banksters est juste trop petite pour aussi accueillir leurs amis les politiciens et leurs lèches-culs de journalistes.


  4. Michel Ickx Le 07 décembre 2014 à 04h35
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    Dans la seconde partie de l’interview, Gaël Giraud dit une chose très importante sur les limitations de la monnaie unique (minute 6,30 à 7,30)
    Finalement quelqu’un qui ne manipule pas le manichéisme habituel, c’est-à-dire de conserver l’Euro ou d’en sortir.

    Il propose une troisième solution: maintient de la monnaie unique pour les échanges internationaux, et Euros nationaux à taux de change variables. Il aurait pu tout aussi bien parler de retour aux monnaies nationales pour ces transactions intérieures: Franc, Mark, Lire, Drachme, etc. Mais parler d’Euros “nationaux” semble plus politiquement correct pour ne pas froisser nos Eurocrates.

    Cette solution de monnaies multiples aurait le mérite de relancer les économies locales dans chaque nation comme le fait le WIR en Suisse et surtout de créer des emplois par un plus grand nombre d’échanges dans des secteurs de commerce intérieur et surtout de services.
    Bien sur, il rompt là un tabou, mais il est intéressant qu’il ait pu s’exprimer sur un grand média, chose impensable encore très récemment.


    • yanis Le 07 décembre 2014 à 09h18
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      “Cette solution de monnaies multiples ”

      solution caduque dés le départ , car pour l’appliquer , il faudra l’accord unanime des 28 membres de l’UE ,ce qui est statistiquement trés improbable,
      donc son application implique la sortie de l’UE ,
      etde retrouver notre droit de battre monnaie .


      • Michel Ickx Le 07 décembre 2014 à 13h35
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        @ Yanis
        Je suis d’accord avec vous. Ce que j’ai voulu signaler surtout c’est que le grand tabou de l’argent dette et de la monnaie unique commence à se fissurer, ce qui me semble aller dans la bonne direction. (Ou dans la retour douloureux mais inévitable du réel)
        Personnellement je suis adepte des monnaies complémentaires et de la créativité dans ce domaine: monnaies fondantes et autres solutions “out of the box”
        Mais je suis bien conscient de l’opposition brutale des profiteurs du système actuel.
        Je suis également d’accord avec de nombreux commentaires qui suivent. Je ne voulais pas entrer dans les détails des vrais “possibles ou probables” de l’avenir qui s’approche. D’autres ici l’ont fait mieux que je ne pourrais le faire.
        Je me limite à essayer de détecter le cygne noir, parmi tous les possibles, qui déclenchera l’effondrement du système.
        Et ce commentaire de G. Giraud sur France Inter est significatif à mon avis. Mais comme le disent Crapaud Rouge, et d’autres intervenants, il faudra nécessairement passer par la sortie de l’Euro, ou attendre l’implosion qui vient.


        • FifiBrind_acier Le 07 décembre 2014 à 18h13
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          Je me permets de recommander l’étude réalisée par Jacques Sapir et Philippe Murer
          sur les scénarri de sortie de l’euro, sur le site Respublica, pour ceux que cela intéresse:

          http://www.fondation-res-publica.org/etude-euro/#.VISKTXvL2pp

          Légalement, il n’est pas possible de sortir de l’euro, Attali s’est débrouillé pour que le Traité de Maastritch ne comporte pas de clause de sortie.

          Il faut donc sortir de l’ UE, si on veut sortir de l’euro.


      • marc Le 10 décembre 2014 à 18h47
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        Effectivement cette partie est du pur “enfumage”, ou un premier pas vers un changement de discours. En effet, a quoi servirait un Euro au dessus des monnaies Nationales dont on “discuterait” des taux de change. Les parités s’auto-régulent en fonction des balances commerciales.


    • Gribouille Le 07 décembre 2014 à 10h38
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      Gaël Giraud décrit une situation optimale de premier rang qui serait une monnaie commune avec des euros par pays en face d’une situation optimale de second rang qui serait le retour aux monnaies nationales.

      L’intérêt de l’Euro, monnaie commune, serait de fixer administrativement, sur des règles précises indépendantes des marchés financiers, des taux de change pour chaque euro national qui permettraient de rééquilibrer les balances commerciales des pays membres sans avoir recours aux dévaluation internes actuelles avec baisse des salaires.

      Le problème est comment arriver à l’unanimité pour un tel accord ? le plus vraisemblable sera la sortie unilatéral et immédiate d’un pays qui entraînera à terme à l’éclatement de la zone. Pour le moment l’édifice tient aussi par la peur des représailles. Par exemple, comment organiser un référendum dans un pays sur la sortie de l’Euro sans subir les foudres de la BCE ? (Il suffit à la BCE de refuser les bons du trésor du pays considéré en collatéral pour faire exploser les taux et mettre le pays en situation de défaut juste avant la tenue du référendum).

      Quant aux retours aux monnaies nationales. Celui-ci devra répondre à deux questions :

      La question entre un système de parité fixe (dans ce cas avec qui) ou de change flottant ?
      Et la question de la libre circulation des capitaux pour neutraliser l’impact des mouvements de capitaux sur la fixation du taux de change ?

      La coopération entre pays dans le cadre d’un système de change fixe est certainement préférable pour stabiliser son taux de change face aux éventuelles attaques spéculatives. Mais faut-il inclure des petits pays qui ont par leur taille une incitation à mener des politiques déviantes (ex Irlande avec l’impôt sur les bénéfices) ou des paradis fiscaux (ex Luxembourg ou le RU dont l’économie repose sur les transferts de capitaux par nature déstabilisants). Enfin restera à déterminer le nombre de participants sachant que moins on est nombreux plus il est facile de coopérer (pourquoi pas un accord qui se bornerait à la France, l’Espagne et l’Italie, puis l’Allemagne dans un second temps ?).

      Quant à la question des mouvements de capitaux qui ont une influence sur le taux de change et qui représentent un facteur crucial d’instabilité aussi bien en change fixe qu’en change flottant. Devra-t-on revenir à des mesures de contrôle des capitaux ? et remettre ainsi en cause le dogme de l’influence “positive” sur la croissance des marchés financiers ?


      • coinfinger Le 07 décembre 2014 à 12h47
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        On en reste là à des questions techniques , tant qu’on envisage que les rapports avec nos voisins Européens . Ce faisant çà reste à bien courte vue pris dans l’ensemble , çà fait l’impasse , sur l’intervention sournoise Outre Atlantiste qui l’a provoquée cette crise de l’euro .
        Ce n’est pas qu’il n’y avait pas matiére , mais ce silence sur les véritables agents , révéle un manque de determination .
        Le vrai probléme est interne à notre nation , est-on prét à une mobilisation nationale pour affronter le monstre tout seul ? Il faudrait alors pour nos dirigeants , payer le prix de cette mobilisation nationale , et ce aux dépends des priviléges dont ils bénéficient .
        Un peu comme les taxis de la Marne , çà c’est payé de quelques concessions stimulantes pour le Patriotisme .
        Sinon c’est une maniére pernicieuse de se soumettre encore plus au monstre d’outre Atlantique .


        • Gribouille Le 07 décembre 2014 à 14h30
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          Je ne suis pas preneur de l’hypothèse d’un complot anglo-saxon contre l’Euro car la création de l’€ a plutôt conforté l’hégémonie du $.
          1) L’Euro n’est plus considéré comme un rival sérieux pour supplanter la monnaie américaine.
          2) La création de l’Euro a réduit considérablement les opportunités de diversification en devises. Quand on regarde la part des différentes devises dans les portefeuilles avant et après la création de l’Euro. Le poids cumulé du Mark + le FF + La Lire etc…. était supérieur au poids de l’Euro avant le passage à la monnaie unique.

          De ce fait, L’EURO a consolidé le poids du $ dans les échanges internationaux et non l’inverse. En conséquence, j’ai du mal à imaginer un dessein de la part des américains qui viserait à revenir à une situation antérieure, qui affaiblirait le $.

          Il vaut mieux rester au contraire dans les considérations techniques inhérents à la monnaie unique pour y trouver les raisons des attaques dont elle fait l’objet de la part des milieux financiers. Si l’Euro disparaît, c’est qu’à l’origine elle n’aurait pas dû naître.

          Et je reste sceptique même sur la possibilité de transformer l’Euro en monnaie commune car cet Euro, monnaie unique a été conçue, justement pour organiser une concurrence fiscale et sociale entre les pays membres.
          Quand vous pensez que l’Etat-nation doit être réduit à ses fonctions régaliennes, et que les marchés sont les mieux à même pour élever les normes sociales, j’ai beaucoup de mal à croire que les mêmes personnes à l’origine de l’Euro, monnaie unique, seraient favorables au passage à l’Euro, monnaie commune.
          Quand vous êtes un défenseur des lois de la jungle en Economie. Et que vous avez volontairement mis un place un instrument comme l’Euro, monnaie unique, pour assurer leur mise en oeuvre. Il me semble difficile de supporter une réforme visant à enlever à l’Euro son principal principe actif qui est la mise en concurrence frontale des Etats en leur enlevant la possibilité de s’en protéger par des dévaluations.


          • coinfinger Le 07 décembre 2014 à 17h13
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            Vous n’avez pas entendu parler d’un consortium de hedges funds autour de G Soros , ni de Goldmann Sachs pour acheter des cds outre mesure contre la dette grecque ( pour commencer) . Ce n’était pourtant pas secret .
            Vous n’avez pas remarqué non plus que l’Euro atteignait 1.6 $ et que des pays du Moyen Orient cherchaient à se placer en Euro .
            Que l’Europe aie des réserves en $ plus faibles que la Chine ou le Japon , çà ne vous parle pas non plus .


      • Chris Le 07 décembre 2014 à 13h34
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        S’interroger sur le devenir de la croissance des marchés ?
        Je n’ai aucune inquiétude à ce sujet, puisque les-dits marchés sont déjà en excroissance, une boursouflure totale qui ne profite pas à l’économie réelle, voire même la pompe jusqu’à la moëlle !
        Perso, c’est sortie, point barre. Inutile de demander la permission, suivant en cela la réflexion d’un De Gaulle : Je me suis fait couillonner ? Ok, alors je sors. Que les couillonneurs se débrouillent entre eux !


      • FifiBrind_acier Le 07 décembre 2014 à 18h23
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        L’euro est déjà une monnaie commune.
        Une monnaie commune s’applique à des économies différentes.

        Une monnaie unique, c’est la monnaie d’une seule nation, d’une seule économie.
        exemple: Le dollar est une monnaie unique, le bolivar , le rouble sont des monnaies uniques.

        Pour que l’euro soit une monnaie unique, il faudrait qu’il n’y ait qu’une seule économie, un seul peuple, bref, le fédéralisme complet, ce qui sous entend la fin des Etats Nations.

        Or, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’y a pas de peuple européen…


    • Crapaud Rouge Le 07 décembre 2014 à 10h41
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      @Michel Ickx : Vous avez bien fait d’en parler car ses propos m’ont choqué. En effet, il commence par dire que ce serait un “suicide” de sortir de l’euro, puis il donne sa solution, qui est aussi celle préconisée par Lordon : une monnaie commune combinée à des monnaies nationales, (dont les parités seraient ajustées politiquement, alors que Lordon, sauf erreur de ma part, pense à une solution type bancor). Mais c’est une autre façon de dire qu’il faut sortir de l’euro tel qu’il est ! Son langage se veut sans doute plus “diplomatique”, mais ça n’apporte rien.


      • LA ROQUE Le 07 décembre 2014 à 11h59
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        En effet, il commence par dire que ce serait un “suicide” de sortir de l’euro”.
        J’ai été surpris également de ces propos venant de sa part, j aimerais alors qu’il démontre en quoi Jacques Sapir s’est trompé sur ces recherches car il dit bien que la sortie en elle même ne suffit pas et qu’il faudra mené d autre actions comme la definanciarisation de l ‘économie par exemple.
        J ‘ai dernièrement écouté les 10 derniers minutes de l’émission “c dans l ‘air ” et cela a suffit pour entendre deux énormités :
        -Si on sort de l ‘euro l ‘essence augmentera de 25%
        -si on sort de l’euro les Français perdront 25% de leurs économies.

        Il y a quelques temps j’ai écrit à France 5 pour leur faire part de mon mécontentement concernant l’absence de débat qu’il y a dans cette émission, en effet en invitant des personnes qui sont toutes d ‘accord cela ressemble plus à de la propagande que de l’ information.


      • hema Le 07 décembre 2014 à 20h11
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        Gaël GIRAUD est un jésuite, pour moi cela signifie, une formation poussée, une réthorique implacable et … un peu de duplicité, pour la bonne cause, cela va sans dire 🙂


    • bocanegra Le 08 décembre 2014 à 10h10
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      autrement dit la monnaie commune et non la monnaie unique …la contrevaleur des monnaies nationales étant conservée …


  5. Aspitoyen Le 07 décembre 2014 à 06h10
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    Lol, que de mélanges.La monaie commune n’aura jamais de legetimite sans transferts sociaux.Il y’a des peuples européens sur un continent qu”on a jamais pu unifier en 2000 ans d’existance.

    Et surtout que l’euro comme le dollard ne sont pas convertibles en or….

    On ne peux pas continuer une fiction inventée par Walter hallstein ,même sous des apparences de moins en moins respectueuses….


  6. vérité2014 Le 07 décembre 2014 à 06h24
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    Me Merkel dirige à présent la France,encore une fois occupée par l’Allemagne qui décidément ne comprend pas le message:http://www.romandie.com/news/Merkel-juge-insuffisantes-les-reformes-en-France-en-Italie/543838.rom


  7. vérité2014 Le 07 décembre 2014 à 06h30
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    Soros remet le couvert avec sa révolution orange made in Brazil

    Brésil: 5.000 manifestants contre la corruption et la politique de Rousseff

    Incroyable de constater que le ‘système'(USA) n’accepte plus que les résultats d’élection qui lui conviennent.

    http://www.rtbf.be/info/monde/detail_bresil-5-000-manifestants-contre-la-corruption-et-la-politique-de-rousseff?id=8528311

    Ceci dit 5000 personnes sur 203 millions….


    • Daniel Le 07 décembre 2014 à 17h45
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      Selon quelques analystes, les gouvernements brésiliens les plus corrompus étaient tous de droite ; et que ces mêmes politiciens – qui traînent encore dans des postes-clé de l’administration – sont les vrais responsables de l’échec des plans de combat à la corruption de l’actuel gouvernement. Difficile à croire qu’ils ne soient pas associés à une des fondations de George Soros.

      Viendra-t-il le jour où la communauté internationale va adopter des sanctions économiques contre les Etats-Unis pour qu’ils arrêtent de financer des fondations du genre (National Endowment for Democracy – NED), Freedom House, l’Institut Républicain International (IRI), l’Institut National Démocratique (NDI) et surtout la redoutable Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) ?

      Ces “fondations pour la démocratie” (un sommet de cynisme !) se trouvent à l’origine des toutes “révolutions colorées”, ces “Maïdans” qu’on voit par-ci par-là dans le monde.

      Ce sont des pratiques plutôt dignes d’un État-voyou que d’une vraie démocratie.


    • Papagateau Le 07 décembre 2014 à 18h30
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      Deux choses :
      1 – Manifestation contre la corruption.
      2 – Manifestation contre la politique de xxx (nom propre).

      La corruption étant par nature quelque chose de secret, on peut toujours en accuser un pays ou un parti. La seule preuve possible est qu’il y ait procès, mais justement, s’il y a procès, c’est que la lutte contre la corruption est prise en charge.

      Manifestation contre la politique de xxx.
      Si le monsieur ou la madame xxx est le président élu de son pays, qu’est-ce que ça veut dire sinon qu’une puissance étrangère approuve les manifestants. Pour preuve, les médias de la puissance étrangère reprend les accusations de la partie de l’opposition la plus radicale sans distance. La preuve : ils considère comme un événements international une manif de 5000 personnes.
      En comptant un mètre carré par personne, c’est le parking de la place du village (50×100).

      L’autre moitié de la propagande étant de taire l’autre moitié de la vérité.

      Tout ça n’est que de la mousse fait l’air.
      Tout ça n’est qu’une illusion fait avec des mots. Mais avec quelque millions de subvention à des associations “pour la démocratie” qui vont à “des gens fiables”, ça peut finir en coup d’état.


  8. FifiBrind_acier Le 07 décembre 2014 à 07h14
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    Gaël Giraud dit “L’Etat doit”, il rêve ! Encore un qui n’a jamais lu les Traités européens…

    1) Il n’est plus possible de faire des politiques intérieures nationales. C’est Viviane Reding, Vice Présidente de la Commission européenne, qui est venue l’expliquer aux Députés français, qui n’avaient encore pas bien compris qu’ils ne servaient plus à rien.

    2) 80% de nos lois sont des transcriptions mot à mot des décisions européennes.

    3) Le Droit européen est supérieur au Droit des Etats.

    4) C’est l’article 106 qui va permettre de privatiser les services publics

    5) L’article 123 du TFUE oblige les Etats à emprunter aux banques privées.

    6) Le gaz de schiste est à l’agenda européen, il peut toujours rêver de “transition écologique”…

    7) Les Etats n’ont plus la main, ni sur la monnaie, (BCE indépendante), ni sur les mouvements de capitaux (articles 32 & 63)

    8) L’Etat n’a plus de pouvoirs dans le domaine économique. C’est l’article 121 du TFUE qui donne à la Commission européenne le droit de définir les politiques économiques des Etats.
    Ils appellent cela “des recommandations”, en fait ce sont des ordres.

    Cela s’appelle les GOPé, les Grandes Orientations de politique économiques.
    Les GOPé pour 2014/2015 sont résumées dans un tableau pour chaque pays:

    http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2014/overview_recommendations_2014_by_member_state.pdf

    Giraud peut être iconoclaste sur la dette, c’est sans risque politique!
    Du moment qu’il cache tout le reste, ne cite jamais aucun article des Traités européens, et maintien l’illusion du pouvoir franco-français, il peut passer sur n’importe quel média…


    • Homère d'Allore Le 07 décembre 2014 à 09h57
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      Merci, fifibrindacier,pour le lien du tableau des “recommandations” européennes.
      Il est à noter que, d’après ce tableau, l’action contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale n’est pas une priorité en France, selon Bruxelles.
      Gageons que cela le deviendra après encore quelques années d’application des autres “recommandations”.


    • Crapaud Rouge Le 07 décembre 2014 à 11h18
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      A écouter absolument, ce bref réquisitoire de Chirac contre l’Europe, en 1979 : http://lesmoutonsenrages.fr/2014/12/07/a-voir-absolument-quand-chirac-parlait-de-leurope/


    • Michel Ickx Le 07 décembre 2014 à 14h25
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      @FifiBrind_dacier

      Félicitations pour cette synthèse effrayante. La toile d’araignée est toute tissée. Dans le même sens, au niveau global voir
      http://www.bureau d’étude.org”

      Tout particulièrement la cartographie des organisations et autres institutions qui concernent l’alimentation. On comprend la résistance du sytème face à l’opinion publique sur les OGM.
      C’est d’ailleurs le cas aussi chez Médiapart raison pour laquelle j’ai résigné mon abonnement suite au débat sur l’article de Michel de Pracontal.

      Il semble que Catherine Austin Fitts aie raison sur le “slow burn”
      Tout et désormais si bien vérouillé qu’il semble impossible qu’un autre monde soit possible…

      A moins que, tellement véroullié que devenu extrêmement fragile et incontrolable. Bref, le plan quinquenal multiplié par dix!

      Il ne faut surtout pas perdre l’espoir. Souvenons-nous de ce que disait l’amiral Tojo: Celui qui gagne la guerre est celui qui se bat 5 minutes plus longtemps que son adversaire. (Malheureusement pour lui il n’a pas su appliquer cette devise)


    • olivier69 Le 07 décembre 2014 à 18h24
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      Bonjour fifi,
      Bruxelles n’est qu’un état dans les états, c’est pour cela qu’il utilise ce terme en qualité d’économiste. Il y a des strates, de la commune jusqu’à la zone europe (type d’états et de fonctionnaires au sein d’une hiérarchie) en interaction avec le reste du monde. Il ne se place pas nécessairement sur une définition nationale spécifiquement, qui n’a par ailleurs que très peu de sens dans “le cadre économique de vouloir et de pouvoir”, actuellement. C’est pourquoi, je pense qu’il va à l’essentiel c’est à dire la monnaie. Il est cohérent puisqu’il veut rendre de la flexibilité territoriale à la politique économique (monétaire et budgétaire, deux instruments). Ceci afin que le processus d’intégration dans la zone de libre-échange constituant l’Europe, puisse s’uniformiser socialement par les taux de change, à l’intérieur de la zone et avec l’investissement. Ce que vous évoquez, est davantage une décision politique, qu’une approche économique. Vous ne pouvez pas confondre, c’est deux notions. Vous perdriez en crédibilité sur le terrain de l’analyse économique rigoureuse et indépendante.
      Il parle d’ailleurs des fonctionnaires de la BCE…. Si ce sont des fonctionnaires alors ils ne sont plus “inter ou intra” états mais l’état actuel, lui-même. Il appelle un chat, un chat comme je le ferai, c’est tout. Mais je ne vois pas pourquoi sa position économique et votre position politique n’auraient pas également le même objectif. Ce sont seulement vos visions de l’approche qui diffèrent (si je peux me permettre). Mais les deux ne sont pas incompatibles ? L’une est plus brutale, l’autre donne la possibilité d’une transition. On tape trop sur les économistes alors que les financiers et/ou politiques ont davantage plus d’impacts et de pouvoirs sur les décisions. La dette de Bruxelles n’est-ce pas nous, le public qui la payons déjà ? Est-ce que vous refusez de voir que vous combattez déjà un état ? Maintenant qu’il soit reconnu ou pas, ou bien contesté, c’est une autre chose…. Je pense qu’il sollicite les pouvoirs politiques, tous azimuts. Il parle par ailleurs en réponse à un auditeur, des garanties actuelles de notre épargne, vis à vis également des contrats bancaires et financiers avec Bruxelles. Il précise bien que c’est une décision politique. Chacun sa spécialité, même si vous pourriez croire que cet économiste fait sa politique. Il est sur le terrain économique, vous êtes sur le terrain juridique. L’économie à travers la fluidité et la mobilité de la monnaie a montré à travers le temps et l’histoire, sa force notamment comment les décisions juridiques pouvaient être contournées.
      Cdlt
      ps : Parce qu’il pourrait aussi vous reprocher de cacher vos lacunes dans l’analyse économique et financière ? Comment traiteriez-vous la mobilité et la fluidité de la monnaie ? Sans compter le traitement de l’investissement par exemple ?


      • Olivier M Le 07 décembre 2014 à 19h58
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        Oliver69, c’est toujours très intéressant de vous lire, mais que c’est difficile!!!!

        Ne pourriez-vous pas essayer de segmenter vos pensées en paragraphes courts? Question de lisibilité… Il est pourtant pas cher payé le retour chariot sur un clavier. 😉


        • olivier69 Le 07 décembre 2014 à 20h47
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          Bonsoir Olivier M,
          je vais préciser. : par exemple, comment arrive t-on à dire qu’un audit (je ne conteste pas l’utilité) pourrait probablement changer les choses, alors que tout est interconnecté financièrement  (des engagements à terme jusqu’aux dérivées, et les sommes sont gigantesques par rapport à l’épargne) ? Les banquiers, les financiers internationaux (et non plus européens) ne laisseront jamais faire, sans un prix à payer (gérer le temps et l’espace). Demander à regarder le fond d’une baignoire, avec un fond qui est extensible ? Parce que c’est ici, que nous aurons à connaître les processus économiques pour décrypter et anticiper, dans le cadre d’une économie monétaire propre et du financement de son économie (échanges internationaux compris). C’est au prix du risque de ne rester, que de l’épargne physique et des créances à honorer malgré tout.
          Cdlt
          ps : j’espère avoir été plus limpide.


          • Olivier M Le 07 décembre 2014 à 23h22
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            Avec un petit retour chariot avant “Demander à regarder le fond d’une baignoire…”, cela aurait été plus lisible. 😉

            Plus limpide? Même après plusieurs lectures, j’ai encore des doutes, comme d’habitude. D’autant plus que le lien avec votre premier message me paraît plus qu’indirect.


            • olivier69 Le 08 décembre 2014 à 00h58
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              Je ne suis pas contre, mais je dis que c’est incomplet pour une stratégie de sortie. C’est la méthode qui me surprend (l’angle d’analyse est uniquement politique et donc limité. Nécessaire mais pas suffisant). On ne peut pas traiter le volet judiciaire sur le plan politique, sans au préalable savoir qu’il se trouve lui-même dans un cadre monétaire, économiquement (les interactions). Voir par exemple, mon post du 07 décembre 2014 à 23h49 sur ce billet.

              C’est pourquoi, si vous n’avez pas en même temps, un moyen d’action immédiat : l’arme d’allocations et de redistributions des ressources, vous n’avez aucune chance (il faut inévitablement la maîtrise de l’adresse monétaire contre la fluidité et la mobilité géographique inhérente à la monnaie) . Enfin, sans un plan d’investissements à court terme et à long terme ? Si vous n’avez pas la solution pour rattacher de « façon incontournable », l’épargne et/ou l’impôt à l’investissement directement, vous êtes voués à l’échec et à de grosses déconvenues.

              Il faut également dire la vérité sur les réactions potentielles avec cette méthode uniquement juridique : l’accès au système SWIFT menacé (cf la Russie), la certitude des attaques sur les marchés avant la clôture d’un audit (par la vitesse de transactions avec la monnaie électronique), le probable arrêt temporaire du réseaux de distribution en général (problème d’approvisionnements extérieurs et intérieurs), des plus que probables attaques informatiques, le déclenchement de créances à régulariser, une rupture diplomatique brutale, ….

              Une guerre ouverte…Tout ceci pourrait très bien être perçu de l’étranger comme un acte de guerre ! Alors, même si l’on dispose de l’arme atomique, je doute que le but soit de nous en servir en dernier instance et pourtant…. La meilleur attaque, c’est la défense dans ce cas précis. Car politiquement, comment comptons-nous avoir des billes pour attaquer ? Il ne suffit pas de dire je prends la main mais il faut aussi savoir la garder (parce qu’elle pourrait au final, aussi très vite disparaître définitivement, ZEE comprise)…
              Cdlt
              ps : j’espère que vous y voyez plus clair. 🙂


    • hema Le 07 décembre 2014 à 20h41
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      Allez je le replace ici

      Gaël GIRAUD est un jésuite, pour moi cela signifie, une formation poussée, une réthorique implacable et … un peu de duplicité, pour la bonne cause, cela va sans dire 🙂

      Je ne veux pas polémiquer, mais je pose sincèrement une question.
      Pour faire évoluer le bazar, vaut il mieux fricoter avec les médias avec une alternative peut-être impossible en l’état mais qui peut sembler attirante et acceptable ou se prendre gamelle sur gamelle aux élections avec un discours irréfutable sans projet derrière.

      Perso, je ne sais pas choisir, alors je ne choisis pas, je prends les 2, j’ai voté pour FA aux dernières élections européennes et j’aime bien Gaël Giraud et aussi son Boss François, j’avoue que, bien qu’étant athée, j’ai une certaine admiration pour le bonhomme, embrasser les pieds d’une femme musulmane en début de “mandat”, ça a tout de même un autre sens symbolique que d’aller faire la bise à Me MERKEL tout en lui faisant allégeance (à moins que comme le pense “theuric” , il n’ait un agenda secret connu de lui seul 🙂 ).
      De toute façon, au vu du chantier en prévision, un jour ou l’autre on aura besoin de toutes les bonnes volontés.

      ça fait beaucoup de “François” tout ça, j’espère que vous vous y retrouverez.

      Cordialement à tous.


  9. coinfinger Le 07 décembre 2014 à 07h54
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    Ces discours me rendent assez circonspect . Certes on éprouve un soulagement à la dénonciation du malaise , est ce pour autant la solution .
    D’accord on éclate l’Euro , on revient à du national , peut importe les modalités euro-francs on je ne sais quoi , tout ce passe comme si on pouvait revenir à l’age d’or en s’épargnant la reflexion des causes qui nous ont chassés du paradis .
    Pourquoi çà s’est arrété les 30 glorieuses ? Au juste ?
    çà serait complexe à expliquer , je m’en tiendrais à une tendance longue , celle de la démographie . La révolution industrielle ( précédée d’une révolution agricole en GB) , s’est accompagnée d’une révolution démographique . Indice sur d’un accroissement du niveau de vie , de la population productive . Du coup d’une révolution monétaire puisque la monnaie quantifie la population active ( si , essayez de penser ) compte tenu de la vitesse de circulation , de celle des titres , etc …Révolution monétaire = monnaie-or ( pour un rapport de 1à 10) avec or libératoire c’est à dire controle populaire des banques et de l’état .
    Cette révolution démographique n’est pas mince c’est un doublement de la popultion tous les cent ans , au lieu de tous les milles ans , comme obtenu par la création des états au néolithiques , garantie des rentes fonciéres ( si ) .
    Hors dans les années 60-70 il y a emballement , et de la création monétaire et de la démographie
    d’où les pics pétrloiers et autres joyeusetés , qui montre que le rythme démo qui se promeut alors : doublement tous les 50 ans n’est pas soutenable .
    D’où la réaction retour ( non , tout au moins pas encore ) à la rente absolue , mais financiére , pas fonciére , et l’idée de ne pas s’arréter en si bon chemin mais de revenir aux rythmes ancestraux , en accord avec la ‘nature’ .
    C’est pourquoi on ne propose pas de revenir à un or-libératoire , mais à du fiduciaire . Les affairistes et petits pouvoirs locaux et nationaux retrouvant ainsi leurs aises et pouvoirs .
    Mais on est pas si béte . Quand au retour aux rythmes ancestraux , c’est largement anticipé .
    La régression démographique peut tout à fait se concevoir , au dépend des improductifs , survalorisés comme les économistes orthodoxes et autres sachant qu’en terme de revenus on est au pire dans un rapport de 1 à 4 vis à vis des productifs .


    • JustinBriscard Le 07 décembre 2014 à 08h16
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      C’est beauxoup,plus simple que cela. Après les destructions et les,morts de la WW2, il fallait reconstruire. Ce faisant, après les sacrifices endurées par les pulations, les capitalistes toujours au,pouvoir ont été contraints de faire des concessions et non sans violences qui se souvient des grèves sanglantes de 1947 en France ?

      Ensuite, l’essor technologique et la Pax Americana avec sa société de con-sommation a fait le reste. Maintenant, nous vivons dans une société de surabondance absolument délirante, mais avec une répartition de plus en plus inégalitaires. Par conséquent, comme ceux qui ont le pouvoir et l’argent n’ont aucunement l’intention d’abdiquer ou de lâcher du leste, le mécanisme de destruction (cf. Schumpeter et sa destruction créatrice) peut à nouveau s’enclencher. Il faut faire table rase pour reconstruire. Et peu importe les dégâts ravageurs sur la société dans son ensemblé du moment que les 0,001 % y trouvent leur compte… Et dire qu’il existe encore des naïfs pour croire qu’on vit en démocratie…

      Conclusion, les guerres (et les prochaines vont être dévastatrices) qui se profilent font tout simplement partis du mécanisme interne du capitalisme, de sa respiration vitale. Mais les moutons qu’on mène à l’abattoir n’ont toujours rien compris, qui sont totalement lobotomisés par la TV et les merdia.

      Si un changement devait se produire, il se fera dans le sang et le violence. Rien à voir avec ces révolutions colorées organisées par la NED, la CIA, notamment…


      • Homère d'Allore Le 07 décembre 2014 à 10h50
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        Bien d’accord, JustinBriscard.
        Ce mode de production engendre une surproduction relative et une surpopulation relative. Trop de marchandises pour pas assez d’acheteurs solvables, trop d’êtres humains non solvables qui deviennent inutiles voire dangereux.
        Pour retrouver la croissance, la seule solution du système est de détruire beaucoup de moyens de production ( usines) de marchandises ( maisons…) et surtout d’êtres humains.
        Cette “régulation” paraît désormais programmée. Le développement pacifique du monde à un avenir très limité.


      • lanQou Le 07 décembre 2014 à 13h28
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        Il me semble que justement si la violence et le sang sont de la partie, alors rien ne changera, puisque c’est justement comme vous le dites les conditions pour que ça reparte pour un tour.


        • JustinBriscard Le 07 décembre 2014 à 13h47
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          Euh… Oui, mais dans le cas contraire autant continuer d’abdiquer (pour autant que cet oxymorique ait un sens, à savoir faire du sur-place ad vitam aeternam…) en prenant le risque d’être detruit, tout simplement. La vie est mouvement. Contre le biocide en cours, il n’y a pas mille solutions. Elles doivent être radicales, mais concertées. Évidemment, l’appel à la violence considérée dans son acception la plus simple fera inévitablement le jeu de l’élite autoproclamée. L’un des espoirs réside cependant dans la prise de conscience collective qui part d’un constat et d’un travail sur soi (cf. Notamment les thèses de l’excellent article sur l’égrégore paru sur ce site). La révolution des consciences passe par un renversement complet des valeurs célébrées actuellement, la concurrence exacerbée, l’égoïsme décomplexé, l’ignorance revendiquée, la lâcheté sournoise, le mépris imbécile de ceux qui ne se résolvent pas à la dissolution de soi dans le novlangue et la doxa actuels.

          Tout est à reconstruire. Mais pour que cela puisse se faire sur de bonnes bases, celles notamment du respect de ses semblables, du partage, de la solidarité, de l’écoute, de l’harmonie avec la Nature (en somme TOUT ce contre quoi les élites auto-proclamées se battent), il faut anéantir le monde tel qu’il est.

          Ne pas se tromper d’ennemi, mais combattre ABSOLUMENT.


          • lanQou Le 07 décembre 2014 à 19h17
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            La révolution de conscience me paraît en effet plus appropriée que chasser les tyrans par le sang et la violence.
            Pour changer les consciences, c’est bien d’un travail intellectuel et culturel dont nous avons besoin.
            Il peut donc être important de souligner que “combattre absolument” ne signifie pas forcément combattre par le fer et le feu.

            Je ne peux pas non plus partager cette vision de la tabula rasa et de la nécessité d’anéantir le monde tel qu’il est pour en reconstruire un nouveau idéalisé.
            C’est même une idée que je trouve particulièrement dangereuse: anéantir le monde tel qu’il est est la meilleure garantie de laisser un boulevard aux conditions mêmes qui nous ont conduit là où nous en sommes.

            Je ne crois pas que nous fassions du surplace ad vitam aeternam, la preuve en est notre discussion ici même qui n’aurait pas été possible il y a 15ans de cela et que nous partageons sûrement des valeurs qui ne sont pas celles célébrées en grand pompe dans les médias de masse.

            Sûrement les choses ne vont pas assez vite, et sûrement les forces réactionnaires nées des fantasmes de puissance de primates apeurés ne restent pas les bras croisés, mais tout mettre à bas et jeter le bébé avec l’eau du bain, non, ça ne fera que les servir davantage.

            Continuons laborieusement à remettre le travail sur l’ouvrage, discutons, échangeons, luttons contre les pulsions violentes et destructrices qui sont en chacun de nous avant de nous en prendre à celles des autres, je crois que c’est un chemin plus fertile.


            • Elliptique Le 07 décembre 2014 à 22h53
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              IJeter le bébé avec l’eau du bain ? L’Histoire ne repasse pas les plas !!! Et les conditions actuelles ou celles qui se profilent n’auront rien à voir non plus avec le combat qui s’ouvre. Son caractère totalement inédit est l’une des clés de sa réussite. L’information totale est possible, le piratage globale aussi, mais chuuuut, parce que le monde est global (tentons une lapalissade…)net que tout ce qui a été fait et dit ces 20 dernières années a été stocké et pourra, le cas échéant, être retrouvé et les …. Coupables, poursuivis. Et l’issue du combat ne fait aucun doute. Seul le facteur temps reste une inconnue de taille. Ce qui ne signifie pas pour autant que la réaction ne s’immisce par le suite dans un processus inverse. Mais ni vous, ni moi ne serions là pour le constater. De toute manière, si à échéance d’un siècle, un bouleversement RADICAL n’est pas mené à bien, c’est tout simplement la fin de l’Humanité. Bah, après tout, tirons la chasse et après nous le déluge… Que sommes nous dans l’univers ?


      • coinfinger Le 07 décembre 2014 à 13h44
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        Non . L’automobile pour tous , la télé , le frigo , le téléphone , l’appart avec eau courante et tout , c’est plus que la reconstruction . En outre je pars d’une vision plus large , Internationale , la décolonisation s’est accompagnée aussi d’une démographie délirante .
        Donc l’excés se deverse en partie aujourd’hui dans le jihadisme .
        Celà va au delà du capitalisme . La cupidité existe depuis bien longtemps avant le capitalisme , mot devenu fourre tout . Le capitalisme signifie avant tout gain d’argent , par la production , ce n’est pas la situation actuelle . Ceux qui gagnent le plus actuellement le font aux dépends de la production , c’est de la rente . Troisiéme source de revenus , complétement occultée , non sans raison valables et celà grace aux monopoles sur les médias et les états , vendus aux plus offrants .


        • JustinBriscard Le 07 décembre 2014 à 14h57
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          Explosion démographique et diminution drastique des ressources naturelles vont bien évidemment de pairs. Bien d’accord. D’où les tentatives plus ou moins efficaces de réduire la population mondiale. Le combat VS la santé des individus est l’un plus sournois qui vaille. A ce titre, ceux qui croient que les ONG dirigées par les Gates ou les Rockfeller, pour ne citer que les plus puissantes visent le bien être des populations se mettent le doigt dans l’œil jusqu’au… La stérilisation de l’humanité est un des enjeux fondamentaux de la lutte des classes actuellement en cours, bien qu’elle soit, encore, assez peu perceptible. Le combat pour l’obésité. Ce qui apparaît de prime abord comme une absurdité réthorique est totalement fondée en réalité. Plus on est gros, plus on est pauvre. Plus on est pauvre, plus les achats de nourriture vous empoisonnent, plus vous êtes empoisonnés, plus le risque de “produire” une descendance malingre et dépourvue des résistances immunitaires essentielles à la vie sont élevées.

          Le bisphenol A dans les emballages alimentaires, notamment, l’usage du four à micro-onde, la consommation de sodas, d’aspartame, de produits light, les produits de beauté (crèmes, savons, aérosols divers et variés), le radon, les nanoparticules d’aluminium notamment (ces chemtrails qui n’existent pas, apparemment… Pour l’anecdote, si l’on en descelle partout à travers le monde, dans certains endroits, il n’y en a JAMAIS. A Saint-Moritz entre autres… Pourquoi ?! Lol) j’en passe et des pires. Tous les organismes de contrôle, en particulier ceux financés par l’état sont pratiquement tous fagocytés par des lobbies, AFSA, IFREMER, INRA, INSERM, CNRS etc etc etc.

          Pour faire simple, des personnes soit disants compétentes sont TOTALEMENT vendues aux lobbies, alors qu’elles sont sensées œuvrer au bien commun, veiller à la poursuite et à sauvegarde de l’intérêt général. Ces gens-là ont vendus leur âmes. Ce sont des traîtres. Il n’y a pas d’autres mots (je m’adresse aux vierges effarouchées qui refusent obstinément à voir la réalité en face).

          Le djihadisme est l’un des nombreux cache-sexe destiné à faire obstacle au dévoilement de la réalité. C’est un rideau de fumée. Pour reprendre une référence bourdieusienne, ce n’est que des faits divers destinés à faire diversion.

          Cela participe du mécanisme de l’ignorance institutionnalisé en cours, avec le saccage de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche où les moyens alloués à une recherche digne et indépendante sont absorbés par des projets toujours à courts, voire à très courts termes établis dans la logique d’un partenariat Public-Privé (les fameux PPP) qui sont une hérésie absolue, où comment la recherche publique financée en partie par le contribuable se retrouve à être vendue au privé !!! Pour une plus grande rentabilité, des actionnaires, toujours, sans qu’il soit tenu compte de l’intérêt general. Mutualisation des profits et socialisation des pertes, toujours. Nos politiques sont complices de toutes ces exactions. Et il y en a tant d’autres. Détourner le regard du citoyen, le désinformer, lui mentir, le déposséder de son savoir et du savoir en général constituent les préalables pour la grande transformation finale qui vise à la domination du monde. Mais on va encore me traiter de rabat-joie…


        • Homère d'Allore Le 07 décembre 2014 à 23h43
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          L’automobile pour tous, la radio, le frigo, le téléphone, la maison avec eau courante… C’était déjà en grande partie réalité aux USA en 1929. Et la crise est arrivée et les “Hard Times”.
          Pour retrouver le niveau de PIB de 1929, il a fallu passer la guerre et ouvrir les marchés européens et japonais qui étaient demandeurs pour la reconstruction et pas encore concurrents car leurs usines étaient sous les décombres.
          Quant à la “rente” que vous dénoncez, il ne s’agit que du Capital. En effet, très rares sont les entreprises ayant suffisamment de fonds propres ou de cash flow pour se développer sans faire appel au crédit bancaire ou à la bourse. Donc, l’entrepreneur schumpéterien se trouve être devenu asservi à ses maîtres.
          Dire demain, on arrête les marchés financiers et les “méchants spéculateurs”, c’est paralyser l’économie. C’est horrible mais c’est ainsi car toute l’économie productive est sous perfusion financière.
          Seule une remise à plat ( violente) du système pourrait sauver l’humanité de la prochaine “régulation” par la guerre.


    • rotE=-∂B/∂t rotB=µ₀(j+ℇ₀∂E/∂t) divB=0 divE=⍴/ℇ₀ Le 07 décembre 2014 à 14h08
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      Bonjour,

      Coinfinger : ” Pourquoi ça s’est arrété les 30 glorieuses ? Au juste ? ”

      conf de Gaël Giraud sur le thème du lien entre PIB et energie ( il démontre que l’elasticité est supérieure à 60 %)
      un auditeur à la fin ,lui pose la question de comment les économistes néoclassiques interprètent la différence de réponse des sociétés , à l’après 30 glorieuses et la crise que nous vivons maintenant .

      lien direct à la question puis la réponse :
      https://www.youtube.com/watch?v=vW7WywnOxas&t=49m


      • sergeat Le 07 décembre 2014 à 15h06
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        Ne jamais oublier que l economie n est pas une science exacte.Les équations des modeles ont trop d inconnues avec des multiplicateurs qui dépendent des ecoles;par contre le poids de l energie est enorme (pas le petrole…..mais l energie)


        • rotE=-∂B/∂t rotB=µ₀(j+ℇ₀∂E/∂t) divB=0 divE=⍴/ℇ₀ Le 07 décembre 2014 à 15h59
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          Effectivement , j’ajoute qu’ il n’y a pas qu’en économie que les modèles sont simplifiés , linéarisés pour pouvoir travailler dessus , en physique aussi .

          je précise , que le résultat que Gaël Giraud présente dans cette conf , concerne un travail qui a été effectué sur des données ( sur plusieurs pays , sur plusieurs années) pour obtenir des relations entre des variables . Il le dit lui même il n’y a pas de théorie derriére .L’objet du travail de son équipe est équivalente à ce qui se fait en physique , prendre des mesures , chercher des relations entre des variables, confrontrer certains modèles ( il évoque quelques modèles classiques ) existants avec la réalité .


          • Olivier M Le 07 décembre 2014 à 20h31
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            Dans la physique, on peut travailler sur des modèles simplifiés, la réalité ne change pas, cela laisse le temps d’affiner les modèles.

            La grande différence dans l’économie, c’est que les modèles ne prennent pas en compte la confiance des principaux acteurs que sont les consommateurs.

            Et c’est parfaitement compréhensible, car la psychologie humaine est déroutante, car elle ne cesse d’évoluer, et elle évolue encore plus vite qu’avant, dans ce nouveau monde de l’information et des réseaux.

            Il y a encore 10 ans, les économistes nous disaient que le libéralisme allait apporter la démocratie partout dans le monde, cela donnait confiance. Aujourd’hui, ils se bornent à la méthode coué: 2% de croissance dans 2 ans. 10 ans après, plus personne n’y croit, ni à la démocratie, ni à la croissance retrouvée.

            Résultat: les politiciens, les économistes et les journalistes sont mis dans le même panier, TOUS POURRIS!

            Mais, tant que les moutons seront prêts à se faire tondre pour se payer la “paix sociale” via le RSA ou autres bons alimentaires, la corruption aura de beaux jours devant elle. Et la méthode coué continuera à avoir ses prédicateurs.

            Pour sortir de la secte, il faut que les moutons le veuillent, c’est loin d’être gagné. A moins que les objectifs des lucides ne changent: il faut en premier lieu luter contre les chiens de troupeau, pas contre leurs maitres, car sans les chiens de troupeau, les maitres ne sont rien.


          • sergeat Le 08 décembre 2014 à 08h44
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            OK c est de l empirisme que l on essaie de modeliser.Mais ce qui est nouveau c est qu il essaie d etudier en dehors des pensees dominantes


      • coinfinger Le 07 décembre 2014 à 17h56
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        Vu le lien . Indispensable en effet .Tout à fait d’accord avec GG , c’est la méme démarche que j’ai faite en moins sophistiqué .( sans avoir connaissance de la sienne ) .
        Dés lors que l’on met en rapport des quantités ( abstraction donc des prix ) , tout apparait limpidement . On ne peut avoir de doutes sur les causes réelles et sur les conséquences , car il s’agit là de tendances lourdes …à long terme . Mais aussi , toutes les mystifications …’économistes’ on va dire , tombent .
        A ce moment là , sachant qu’il sait probablement les mémes choses que moi , je m’étonne encore plus , de sa retenue quand aux aspect sociaux d’une rupture de l’Euro .
        Parce que je repose la question posée dans un autre post , il faudrait une mobilisation générale , nos dirigeants sont ils préts à faire les concessions sociales necéssaires ?


        • FifiBrind_acier Le 07 décembre 2014 à 18h36
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          C’est plus simple que cela, les choses ont commencé à se gâter après le Traité de Maastritch qui a introduit la zone euro.

          La zone expliquée par son inventeur Robert Mundell, prenez bien le temps de lire l’entretien avec le Guardian, vous allez en tomber de l’armoire!

          ” Quand une crise arrivera, les nations économiquement désarmées (elles ne maîtrisent plus ni la monnaie, ni les budgets), n’auront comme solution que de dérèglementer, privatiser et envoyer les Etats providence aux égouts !”

          L’euro n’est pas une option économique, mais politique.
          Il s’agit de faire baisser le prix du travail et rien d’autre.
          L’équivalent des politiques Reagan Tchatcher.

          Le lien:

          http://www.lalettrevolee.net/article-les-ravages-sociaux-de-l-euro-une-strategie-deliberee-109713727.html


          • yanis Le 07 décembre 2014 à 19h46
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            @fifi brind’acier :”L’euro n’est pas une option économique, mais politique.”

            en effet c’est pourquoi F.HOLLANDE et les autres chefs d’étâts n’ont aucunes

            hésitations pour sauver l’euro , au prix du sacrifice de l’économie de leurs pays.

            avec les conséquences qui en découlent .


          • olivier69 Le 07 décembre 2014 à 23h49
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            Bonsoir fifi,
            vous ne pouvez pas dire cela. L’Euro, c’est à la fois (même si ce sont deux choses distinctes) une option économique et politique, et non pas l’un “ou” l’autre. Vous savez bien que la flexibilité et la mobilité d’une monnaie permettent de vaincre toutes les politiques, et toutes les législations jusqu’à présent sans exception. C’est précisément le point qu’il faut traiter en amont quelque soit le cadre. Cela fait parti non pas uniquement de la définition de la monnaie (institutions à revoir) mais aussi de ses fonctionnalités (ses propriétés et sa conception).
            Cdlt


    • Archanonyme Le 08 décembre 2014 à 08h26
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      Je vais faire court ; les 30 glorieuses se sont arrêtée à cause de la création et de la généralisation de la TVA dans la fin et le 2ème tiers des 30 glorieuses dans les pays industrialisé. Peu de gens sont en mesure de comprendre que la TVA et une taxe non social (c’est les pauvre qui paie le plus en rapport de proportion) et ralenti l’économie (la consommation). Notre économie est basée sur la consommation, c’est la consommation qui dicte la production et non l’inverse, la TVA ralenti la consommation, et freine l’économie, elle fait diminuer le PIB et crée artificiellement un état de crise (diminution du pouvoir d’achat et de la consommation)


  10. coinfinger Le 07 décembre 2014 à 08h19
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    Ne pas , se tromper sur mon post . Je ne vis avec une colerette et une cassette , en survivaliste nostalgique du 18e .
    Le coup du controle par l’or ( ou argent ou cuivre ) libératoire , on le leur referra pas , ils en ont pris de la graine .
    On a trouvé un autre truc . Je vous laisse chercher . Les plus méritants à trouver seront les plus riches .


    • JustinBriscard Le 07 décembre 2014 à 08h31
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      Merci, je suis au courant… Darwin avait raison…


    • Olivier M Le 07 décembre 2014 à 20h46
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      “On a trouvé un autre truc . Je vous laisse chercher.”

      Ca ne doit pas être très sécurisé si vous n’osez pas en parler ici. J’ose espérer que ça ne ressemble pas au bitcoin.

      Mais, de toute façon, si le but est d’être, ou de rester “parmi les plus riches”, c’est qu’il y a un problème dans le raisonnement et la méthode.


      • Elliptique Le 07 décembre 2014 à 23h03
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        Ne faites donc pas preuve de naïveté, SVP. Mieux vaut avoir des amis et un entourage certes privilégié, mais plus encore TRÈS informé que l’inverse. Un brin de cynisme ne peut pas nuire. Il y a des imbéciles dans toute les couches de la société. Il n’est pas écrit qu’il faille les prendre en exemple, lol. ! Et en matière de sécurité, certains savent précisément de quoi je parle. Un peu de bon sens et un autre, d’observation et d’audace et nous voilà à l’abris pour un petit moment.


  11. yanis Le 07 décembre 2014 à 08h36
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    Il apparaît que le système du papier monnaie actuel , est basé sur le système d’argent dette , c’est un système de ponzy, c-a-d créer toujours plus d’argent-dette pour payer les intérêts qui Sont dus , et pour que ce système perdure ,il faut faire gonfler la masse Par L’endettement à l’infini , Le suicide se trouve là , c’est pourquoi la sortie de l’euro est une nécessité , pour réinstaurer Un système comme en 1945 , style accords de bretton woods , Pour que les monnaies soient indexées à parité fixe sur l’once d’or.

    Sans cela la valeur de la monnaie sera celle d’un bout de papier « cul » Car elle repose actuellement sur la confiance et la confiance à Juste raison n’y est plus , et sa valeur intrinsèque tend inexorablement Vers 0 .

    Et avec les conséquences que nous allons découvrir dans la très prochaine crise systémique .


    • Crapaud Rouge Le 07 décembre 2014 à 11h07
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      @yanis : “Pour que les monnaies soient indexées à parité fixe sur l’once d’or” : pour Keynes, cette solution était… barbare ! Elle définit un carcan qui n’a rien à envier à l’euro actuel. Faire référence à l’or est une solution arbitraire, donc absurde, car elle ne reflète en rien l’activité économique.


      • yanis Le 07 décembre 2014 à 14h11
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        @ crapaud rouge : les 30 glorieuses ont été barbares ?

        le barbarisme à éclos à partir de 1971 à la fin de la parité OR/DOLLAR .
        le système bancaire s’est ingénié à s’en séparer car pour eux , c’est le symbole
        de la perte de confiance dans la monnaie fiduciaire,
        l’or et l’indexation de la monnaie sur lui , est le pire ennemi des banques.
        d’ailleurs l’allemagne en prévision assez proche de la faillite du dollar et des banques à demandée aux USA le rapatriement de 350 T d’or , et comme ils n’ont pas d’or , cela se fera
        pour 50 T/an jusqu’au solde .
        la puissance d’une nation se calculera probablement dans un proche avenir à ses réserves d’or.


        • Crapaud Rouge Le 07 décembre 2014 à 19h24
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          Avec “keynes étalon or barbare” sur duckduckgo.com, le premier lien qui vient est : http://dor24.com/histoire/keynes-or-relique-barbare/ qui rappelle les mots exacts de Keynes : l’or est une relique barbare. La fin de la page raconte : “Pour lui, imposer l’étalon-or c’est renforcer le pouvoir des plus forts sur les plus faibles, c’est ainsi que lorsque Mr. Churchill décide en 1925 de revenir à l’étalon-or à la parité d’avant-guerre, Keynes dans “The Economic Consequence of Mr. Churchill”, dénonce cette vision conservatrice d’un système fondé sur l’étalon-or.


          • yanis Le 08 décembre 2014 à 09h57
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            keynes n’avait probablement pas prévu que 193 pays ont leurs banques centrales qui possèdent 67% de dollars et générant pour les USA une dette
            intérieure et extérieure de 70 millions de millions de dollars ,
            pour éviter l’effondrement du système les 193 pays alimentent le système
            de 2,5 mille millions de dollars /jour qui rentrent dans les caisses US .
            certes ce n’est pas du conservatisme (le terme est inadapté) ,mais disons “du proxénétisme international”
            ” N’oublions pas le rôle clé qu’a joué l’or, aux côtés du New Deal du président Franklin D. Roosevelt [1882-1945 ; 32ème président des Etats-Unis ; On lui doit notamment le New Deal, plan de relance économique et de lutte contre le chômage, entre autres. Acteur majeur de la Seconde Guerre Mondiale. Ndlt], dans la conclusion de la Grande Dépression de 1929 aux Etats-Unis d’Amérique.”vicky pelaes . courrier international.


  12. arnold99 Le 07 décembre 2014 à 09h21
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    Il est clair que l’économie peut faire l’objet de nombreuses approches. La vision que nous offrent ce livre et cette vidéo est tout à fait pertinente.

    Je m’étonne toutefois que cette personne pointe du doigt à juste titre le « catéchisme » économique actuel sans se rendre compte qu’il prêche pour un catéchisme tout aussi rigoriste.

    En clair, il voit la paille dans l’œil du voisin et pas la poutre dans le sien.

    Lorsqu’il parle de la possibilité pour la France d’émettre un emprunt d’état pour collecter des fonds sur l’épargne privée, il fait le raisonnement d’un état souverain qui donc, est libre de toutes contraintes supranationales. Et, dans le même temps, il continu de nous parler de l’Europe. Et de vouloir à tous prix sauver l’euro avec deux euros, un interne avec un taux fixé entre les états membres et un externe. Cela s’appelait l’écu et cela a été abandonné au profit de l’euro.

    Il est bien gentil, mais les Français ont payé pour passer à l’euro et ils vont payer pour retourner à l’écu et puis quoi encore, quelle est la prochaine étape, un écu-dollar ?

    A moins que dans son esprit, il s’agit de collecter l’épargne française pour financer tous les états membres de l’Europe et ainsi payer les billets de la croisière à bord du Titanic.

    J’espère simplement que ceci n’est pas une manœuvre de plus pour priver la France d’un atout important au vu de crise mondiale qui se profile. Une France avec sa propre monnaie résistera toujours mieux aux attaques financières que l’Euro plombé par faiblesse des autres états.

    Je sais, c’est égoïste mais quand la survie est en jeu.

    L’Europe est le temple du suicide collectif.


  13. Gribouille Le 07 décembre 2014 à 09h21
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    Je suis tombé des nues quand j’ai vu la tête des journalistes autour de la table quand Gaël Giraud leur explique que l’équivalence ricardienne n’est qu’un canular.
    “Mais comment pouvez-vous expliquer pourquoi les français épargnent autant s’ils n’anticipent pas qu’ils devront plus payer d’impôts en voyant les déficits, rétorquent-ils ?”
    “Ça fait des années qu’on explique à nos auditeurs que l’austérité n’aura aucun impact sur la croissance car la baisse des dépenses sera compensée par une baisse de l’épargne, et donc plus de consommation. Jean-Marc Daniel aurait menti ?”

    C’est là qu’on voit les ravages des dogmes néoclassiques, la rationalité d’une part, avec des individus capables de tout anticiper (plus de déficits aujourd’hui = plus d’impôts demain), et l’absence d’une réflexion en termes de classes sociales, d’autre part.

    Sur ce dernier point, on espère tous que c’est son voisin, plus riche ou plus pauvre, qui paiera les déficits à sa place, de la même manière que les entreprises ont fait payé un pacte de responsabilité aux français au motif qu’ils ont réussi à convaincre que leurs problèmes étaient plus grands que ceux des français.
    L’absence de raisonnement en termes de classes sociales est aussi un problème des économistes néoclassiques comme le souligne steve Keen dans les premiers chapitres de son livre (et j’encourage tout le monde à lire maintenant qu’il a été traduit).


  14. Toutatis Le 07 décembre 2014 à 09h23
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    Ce monsieur cite en exemple à ne pas suivre le Japon, mais il me semble que la politique qu’il préconise, c’est exactement ce qu’on fait les Japonais.


    • Frank Le 07 décembre 2014 à 10h05
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      C’est faux ! Vous êtes mal informé . Au Japon, l’injection massive de liquidités s’est faite en direction des banques et ne s’est pas investie dans l’économie réelle. Gael Giraud préconise que cela se fasse dans une grand projet de transition écologique .


  15. dvd Le 07 décembre 2014 à 09h27
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    Sur les 99 %, qq éléments de réflexion :
    Population mondiale : 7 milliards de personnes
    1% = 70 millions de personnes

    Ceux qui gagnent plus de 4200€/mois en France représentent les 1 % de 70 millions, soit 700 000 personnes. (source pas très loin 😉 http://www.les-crises.fr/inegalites-revenus-france-1/ )

    Quand vous savez que les grandes boites payent leur cadres sup dans cette fourchette de 4000-10000€/mois c’est intéressant de conclure que :
    1) Nombre de gens devraient se taire car ils sont dans les 1% au niveau de la France, donc dans un lot encore plus restreint au niveau mondial…
    2) Les multinationales savent comment faire tenir le système, en payant cher leurs collaborateurs (ça va bien là ce terme) bizarrement je suis certain que très peu d’entre eux se sentent faire objectivement partie des 1%…


    • JustinBriscard Le 07 décembre 2014 à 11h32
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      Effectivement, mais le salaire n’est rien. Le patrimoine tout. Toujours le rapport au temps, sa mesure, sa perception qui peuvent fausser certaines données. Quand on détient des propriétés de standing le voisinage n’existe pour ainsi dire pas. L’absence de promiscuité est l’un des plus grand luxe de cette société à la dérive, mais allez dire cela à tous les pingouins plus ou mins jeunes d’ailleurs, qui s’entassent dans le métro et qui sortent à La Défense, qui s’imaginent en être… Grotesque.

      Quand vous côtoyez des personnes qui émargent à 30 000 € par mois, sans quil s’agisse-là de salaire, mais de rentes, on relativise certaines choses… Et pourtant, certains d’entre-eux continuent de travailler… Le gros problème est là, dans les tréfonds du subconscient de ces personnes, le besoin irrépressible de reconnaissance, non pas sociale, mais affective… C’est assez pathétique.

      Pour avoir dans mon entourage direct des gens qui font partis du 0,1 %, je peux vous assurer que la perception de la réalité (notamment du temps et de l’espace, a fortiori des rapports sociaux) n’est pas la même !

      Ne pas avoir le temps de penser et de réfléchir est l’une des plus redoutables armes contre le changement RADICAL qui s’impose pourtant. C’est une simple question de bon sens. Même de manière hypocrite, il est avéré que tolérer une certaine liberté ne peut qu’être bénéfique, et pas uniquement pour les détenteurs du capital. Il en découle une protection des biens, mais aussi des personnes. Cet équilibre est en train de se rompre. Le point de rupture est imminent. Mais les moutons dorment toujours. Le temps ne leur appartient plus. Si tant est qu’il leur ait appartenu un jour. En tous les cas, le matracage consumériste et le lavage de cerveau merdiatique ont bien fait leur œuvre depuis la fin de la WW2 !!!

      Par conséquent, en effet, parmi le fameux 1%, combien de personnes sont-elles maîtres de leur temps. La conclusion s’impose d’elle-même…


      • dvd Le 07 décembre 2014 à 11h55
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        Effectivement, je n’avais pas vu cet aspect de la rente qui est pourtant énorme.
        Autant pour moi…


      • Olivier M Le 07 décembre 2014 à 21h22
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        Moutons partout.

        Chez les 1%, le mouton doit rester dans les 1% en espérant qu’on l’aime car il montre qu’il est capable d’y rester.

        Chez les 99%, le mouton espère rentrer dans les 1% -par la richesse ou les apparences- en espérant qu’on l’aime -enfin- car il y est arrivé. Il croit en cela sortir de l’esclavage, sans savoir qu’il rentre dans une autre forme d’esclavage, celui de l’élitisme.

        A chacun son esclavage. Homo sapiens ridiculus.


  16. Nerouiev Le 07 décembre 2014 à 09h35
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    Il y a plein de financiers et hommes d’Etat qui ont sûrement bien compris et assimilé le cours de Steve Keen et qui donc pourraient tenter une évolution dans ce sens. Mais ceux-là même ne sont-ils pas les profiteurs de cette finance bien ancrée surtout aux USA et qui l’imposent aux autres. D’où leur comportement colérique et incohérent en réponse à la Russie qui a d’abord compris (ce qui est dit par Gaël Giraud) qu’il faut un terrain sain pour de meilleures récoltes.


    • Olivier M Le 07 décembre 2014 à 21h25
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      Je doute fort que les russes, dans leur ensemble, soient plus lucides que les autres peuples.


  17. dvd Le 07 décembre 2014 à 09h45
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    Un post parlait de la pyramide de Ponzy pour décrire l’économie mondiale en croissance, et j’y adhère.

    On nous tient par un jeu de chaises musicales artificiellement inversé par une apparente croissance (en fait une extension du système capitaliste occidental mais pas de sa qualité).
    Tant que tout le monde a sa chaise (période de prospérité), on se tient, et ceux qui n’en ont pas encore et qui sont assis par terre peuvent être habilement managés par des promesses d’avoir un jour une chaise, voir même le fauteuil en cuir au premier rang.

    Enlevez cette apparence de croissance et patatras !
    Les gens deviennent incontrôlable… DANS CE SYSTÈME !

    Quand objectivement la croissance n’est plus là, il reste dans l’ordre :
    – le Canada Dry de croissance : le monde virtuel qui a la même action sur notre système nerveux central mais représente moins de dépenses énergétiques et en matières premières (car c’est bien là le facteur limitant dans cette équation mondiale, celui qui provoque les tensions),
    – la décroissance (on l’a vu, ingérable par les dominants, donc pas une option)
    – le transhumanisme : “le système nerveux humain du cerveau qui marche au différentiel positif nous ennuie, ne changeons pas le système social mais l’Homme” : destruction de la famille, des repères et négation des déterminismes biologiques,
    – la guerre

    On est en phase 3/4… et pas grand monde n’a encore pensé à essayer de comprendre le système nerveux pour pouvoir imaginer ensemble une société avant d’envisager des changements, sauf ceux qui cyniquement veulent l’utiliser à leur profit.


    • Archanonyme Le 08 décembre 2014 à 08h43
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      Je peux vous dire que les banque centrales sont en mesure de résorbe la pyramide de l’argent dette que vous signalé. pour cela elles doivent créer de l’argent avec un taux de zéro sur plusieurs année et doivent l’injecter dans l’économie réel. c’est l’arme ultime mais cela crée une hyperinflation (dévaluation). la dévaluation d’une monnaie n’est rien d’autre qu’un impôt sur ceux qui possède de cette monnaie au profit de la masse (population). si j’en possède peu, j’en perde peu, si j’en possède beaucoup (riche) j’en perde beaucoup. aucun économiste n’osera résorbe cette pyramide de l’argent dette, sous crainte d’une dévaluation massive de la monnaie. l’exemple le plus flagrant et des que l’économie repart, les banques centrales remontent les taux directeur. les financer ont toute les armes pour résorber la pyramide de l’argent dette, mais il ne le feront pas, car cela va contre les intérêt des créancier de cette propre dette


  18. GaM Le 07 décembre 2014 à 09h51
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    Oui, nous la populace commençons à bien savoir qui les gens qui nous dirigent ne sont pas des incompétents mais des iniques, ou pas des imbéciles mais des salops.
    Ils font prospérer une dette qui enrichit les quelques riches et fait crever les innombrables pauvres.


  19. Schmurf Le 07 décembre 2014 à 10h13
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    En gros, ce type nous explique que si la dette doit être remboursée par nos petits-enfants et arrières petits-enfants, c’est sans importance. C’est justement ce que nous vendent nos créanciers, cela tombe bien !


    • Casquette Le 07 décembre 2014 à 10h38
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      Si vos petits enfants continuent de profiter des infrastructures et du système social dont ont pu jouir leurs grands parents alors la dette n’est pas un problème en soi , une partie de notre dette ne sert pas l’interêt général , c’est cette dette qui est néfaste.
      Par malice les néolibéraux parlent de LA dette histoire de mélanger les torchons et les serviettes , mais tous les emprunts contractés par l’Etat n’ont pas les mêmes usages.


    • Léa Le 07 décembre 2014 à 11h18
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      Non , ce n’est pas exactement ce qu’il dit. Selon lui c’est bon de différer le remboursement de sa dette tant que le taux des emprunts reste bas.

      Si on investit 100 M€ dans quelque chose qui rapporte 15%, tout en créant des emplois, c’est mieux que de rembourser 100 M€ de dette à 2 %.

      L ‘énergie coutera de plus en plus cher,( hormis une manip sur le cours du pétrole, comme actuellement , mais c’est provisoire, car la pénurie approche ), on peut espérer des gains importants en investissant dans les économies d’ énergie. On ne se trompe pas en pariant sur l’économie d’énergie , alors que pour ITER on a gaspillé beaucoup d’argent pour rien.

      Comme le particulier , qui aura un gain bien réel et important en réduisant sa facture énergétique en investissant un peu, à taux réduit, au lieu de rembourser ( si c’était possible ) une partie de son emprunt pour la maison, qui réduirait peu ses mensualités et ne créerait aucun emploi…

      Par contre s’il a un crédit revolving à 18%, il a intérêt à le rembourser avant y compris en empruntant à 5 %.

      Enfin , je vois ça comme ça !


      • sergeat Le 07 décembre 2014 à 12h18
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        Iter est un projet de recherche mondiale avec une potentialite de resultat dans 60 ans,avant la realisation d un prototype.


        • MESSAGE DE MODERATION Le 07 décembre 2014 à 15h39
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          ———————————————————————————————————
          Merci de ne pas partir dans un pur débat d’idées sur l’intérêt d’ITER

          ———————————————————————————————————


  20. Randy-72 Le 07 décembre 2014 à 10h34
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    Sans monnaie publique, pas de prospérité,
    Sans démocratie, pas de monnaie publique,
    Sans contre-pouvoirs de nos représentants, pas de démocratie.

    “Ce n’est pas aux hommes au pouvoir, d’écrire les règles du pouvoir”.

    La prochaine assemblée constituante doit être démocratique, donc tirée au sort.


    • Olivier M Le 07 décembre 2014 à 21h39
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      Peut-on réellement espérer, qu’en tirant une assemblée au sort, on ait plus de chance que de gagner au loto?

      A-t’on, via le tirage au sort, des chances de tomber sur suffisamment de gens assez humbles pour comprendre que toute décision doit être associée à des moyens d’en évaluer les résultats, et ceci sans mettre en place des usines à gaz?

      Le tirage au sort des élus n’est pas en soit suffisant.


      • Emmanuel38 Le 08 décembre 2014 à 15h35
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        Olivier M

        Ne pas faire de confusion entre “élu” (au sens d’actuel parlementaire), et constituant.

        Ecouter attentivement ceci :
        https://www.youtube.com/watch?v=oN5tdMSXWV8


      • Papy Russe Le 08 décembre 2014 à 16h16
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        @ Olivier M

        Si vous pouviez prendre le temps de vous informer un peu plus sur le tirage au sort, ça vous éviterait de sortir des énormités.


  21. paddy Le 07 décembre 2014 à 11h10
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    Pourquoi cette crise sans fin ?
    Parce que les décideurs, eux, ne sont pas en crise.


    • Ardèchoix Le 07 décembre 2014 à 15h22
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      @paddy
      En médecine la crise : manifestation aiguë d’une maladie.
      Notre démocratie est malade , la crise n’est qu’un symptôme . La politique en France n’est qu”une télé réalité de plus .


  22. Lesag Le 07 décembre 2014 à 11h18
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    Ce qui m’amuse, c’est la manière dont tous les mecs sont au garde-à-vous sur le plateau. Pourquoi? Parce que Giraud déjeune avec Hollande? Parce que Giraud enseigne dans les sacro-saintes grandes écoles. Car iconoclaste ou pas, il est, comme eux, membre de la grande clericature intello-mediatique? Ce type est entrain de pilonner tout ce que ses voisins de tables adorent et nous vendent depuis 20 ans, il s’essuie carrément les pieds sur leurs convictions, ils acceptent de se faire traiter comme des élèves médiocres et se font renvoyer piteusement dans leurs 22, et même l’intraitable Guetta fait patte douce, et ils ne mouftent pas…. Et même vers la fin, il les traite implicitement, vis à vis de l’Allemagne de capitulards et de collabos souffrant d’un invalidant complexe infériorité et les mecs baissent piteusement le nez. Lefébure et Legrand essaient leurs vannes habituelles à deux balles pour sauver les meubles et se font calotter comme des gamins impertinents et abrutis.
    Carrément jouissif. Mais si quelqu’un peut m’expliquer le pourquoi de cette “abjecte soumission”(Shakespeare, Romeo et Juliette) je suis preneur. Le vent serait-il entrain de tourner?


    • Casquette Le 07 décembre 2014 à 11h46
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      J’ai bien aimé leurs réactions quand il leur apparend qu’il note positivement ses élèves qui lui rendent des copies ou la théorie ricadienne est rejetée… alors qu’il la leur enseigne par obligation.
      Pendant la séquence j’ai repensé à la phrase de Fillon sur les marxistes qui trustaient le monde universitaire…quand la question serait plutot de savoir qui trust le Conseil Superieur des Programmes ou de fausses théories sont propagées.


    • sergeat Le 07 décembre 2014 à 12h12
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      N oublier pas que l ancien maire de Tulle est un professeur d economie,pour votre info Giraud a essayer d arreter le nantissement des economies des français sur la dette ,Giraud est la bete noire de Bercy.


    • Jacques Le 07 décembre 2014 à 13h24
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      membre de la grande cléricature? doublement, puisqu’il est jésuite.


  23. tchoo Le 07 décembre 2014 à 11h19
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    Jubilatoire de voir l’air dubitatif de Cohen, qui doit se dire, mais alors les quelques rares hommes politiques que j’ai invités et qui disaient la même chose, ont peut-être raison! et je vais passer pour un con.


  24. Homère d'Allore Le 07 décembre 2014 à 12h21
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    Cette histoire “d’équivalence ricardienne” n’a jamais tenu debout et je me demande pourquoi cette fable est encore enseignée sans critique immédiate ( ce que dit faire Gaël Giraud). En effet, le taux d’épargne des ménages est d’abord corrélé à la démographie ( On épargne plus à 50 ans qu’à 20 ans, donc une société composée d’une population plus âgée épargnera plus, Japon, Allemagne, Italie et désormais Chine ) ou à la peur de tomber au chômage ( Inde), ce que l’on appelle l’épargne de précaution.
    D’ailleurs, empiriquement, que chaque lecteur de ce blog se demande ce qui l’a poussé à épargner ! Je suis sûr que “les futures hausses d’impôts” ne sont pas un critère dominant.


    • Olivier M Le 07 décembre 2014 à 21h48
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      Je tente une réponse: ils épargnent en espérant vivre le plus longtemps possible, que ce soit directement ou via leurs enfants.

      Question-réponse subsidiaire: font-ils des enfants pour vivre éternellement à travers eux?


  25. Grim Le 07 décembre 2014 à 12h29
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    Cohen a au moins le mérite d’inviter des personnes qui disent autre chose d’abord Piketty puis Lordon et Giraud on ne les verrait jamais chez Calvi par exemple

    Il y en a qui ont de la chance de l’avoir comme prof, je me souviens quand je suis entré dans le supérieur j’avais un prof qui vantait toujours le modèle allemand et qui nous expliquait qu’il y avait pas de problème avec l’Europe fédérale que c’était juste la faute des méchants égoïsmes nationaux


    • Toutatis Le 07 décembre 2014 à 13h42
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      Oui, enfin on ne voit que des socialistes (au sens libertarien du terme). La seule position vraiment libérale en face de la dette, c’est de faire défaut (les investisseurs n’ont qu’à pas investir n’importe comment). Les solutions les plus proposées en France (l’austérité ou celles du genre de l’article) ont ceci en commun : elles sont faites surtout pour sauvegarder le statu quo, c’est-à-dire ne pas bouleverser la hiérarchie socale.


      • Grim Le 07 décembre 2014 à 14h46
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        Si la France fait défaut, il est probable que tout les pays d’Europe du Sud fassent défaut aussi dequoi foutre par terre le système financier et l’épargne du simple gars qui a placé son argent dans une banque


        • FifiBrind_acier Le 07 décembre 2014 à 18h58
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          Grim
          Avant de décider quoi que ce soit pour la dette, il faut faire un audit.
          On risque d’avoir des surprises…

          Qui vous dit que votre PEL ou l’assurance vie de vos parents n’ont pas été investis dans la dette? Vous savez exactement ce que votre banque fait de vos dépôts?

          L’épargne des Français, c’est 12 000 milliards d’euros, 17% en moyenne des revenus, il ne doit pas y avoir que les 1%… , il y a peut-être vous.

          Avant de balancer l’eau du bain et la baignoire, faut voir exactement ce qu’il y a au fond de la baignoire…


          • olivier69 Le 09 décembre 2014 à 01h55
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            Bonsoir fifi,
            Il faut savoir que le système bancaire repose sur l’endettement. C’est pour cela que vous ne pouvez pas réformer la dette nationale et l’emprise des banques sans réformer le système bancaire en même temps que le problème de Bruxelles (il sera trop tard, si vous attendez un audit). La solution n’est pas connaître la dette mais reformer le système bancaire et juridique simultanément.
            Cdlt
            ps : ne le prenez pas mal, mais j’essaie plutôt de vous aider dans votre démarche.


  26. pierre9459 Le 07 décembre 2014 à 13h52
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    Gaël Giraud mange avec untel, déjeune avec l’un ou s’amuse avec l’autre….Bref des gens totalement déconnectés des réalités à qui il essaie de vendre SON opinion.
    Ainsi, nous voici maintenant au seuil des monnaies communes, de l’€ particulier, de choix économiques toujours dictés par Bruxelles… “tiens on va dévaluer l’€ Drachme pour relancer l’économie Grecque…etc etc …
    Monnaie nationale, retour au Franc , banque centrale à l’Etat et décision par les peuples de ce qui doit être fait en matière de dettes et autres choix politico économiques et autres. Ras le bol de ces gens qui continuent de vouloir accepter le diktat d’élites étrangères auto proclamées pour régir NOS vies !!!


    • yanis Le 07 décembre 2014 à 19h06
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      @pierre9459 :
      Pourquoi ne pas prendre modèle sur ce pays qu’est l’ISLANDE , et à mis

      Les banquiers coupables en prison ?
      Pourquoi les économistes ne parle jamais de réinitialiser «  le circuit du trésor «  qui a duré de 1945-1975,
      Et Ré -indexer les salaires et les retraites sur l’inflation constituée, une hausse combinée des prix et des salaires, nous parlons d’inflation vrai et non d’hyper inflation (Allemagne en23), orientée vers les revenus du travail au détriment de l’épargne,qui gagne de l’argent en sommeillant.,c’est pourquoi les libéraux ont pour seul objectif d’éviter ce qu’ils appellent « la plaie de l’inflation », en fait une plaie pour la rente, et c’est pourquoi ils ont pris des mesures sans consulter la population,ignorant le principe démocratique;et instituant la financiarisation de l’économie , livrant ainsi
      Pieds et poings liés le pays à la finance et les salariés avec.
      Sortir de l’euro ? Une nécessité d’utilité nationale .


    • Crapaud Rouge Le 07 décembre 2014 à 19h41
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      Classer Gaël Giraud dans les “gens totalement déconnectés des réalités” alors qu’il présente un bouquin fondateur qui fout en l’air, entre autres, la loi de l’offre et de la demande qui est déconnectée de la réalité, ça ne colle pas. Au moins en est-il plus près que les autres, non ?


  27. Daniel Labeyrie Le 07 décembre 2014 à 13h57
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    Et la suppression de “LARGENT”, vous en pensez quoi?
    Voir Philippe Landeux.
    Rendez-vous le 14 Juillet 2015, à 10h, place de la Concorde.


    • Old Ohm Le 07 décembre 2014 à 17h20
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      Et si on supprimait la bourse ? (Enfin, les marchés à vocation spéculative usuraire).
      En tant que libéral, la regarder tomber me réjouirait.
      Le seul point sur lequel j’ai un gros doute, c’est la nécessité que devrait avoir nos zélotes élites à préserver un minimum les humbles.
      Le seul représentant à qui je déléguerai ma citoyenneté sera celui qui me garantira ne pas faire les erreurs (traitrises) symptomatiques de 2008. Cela devrait aller de soi, mais bon….nous verrons.
      Ce n’est peut-être qu’un simple problème d’attraction des masses…car après tout elle tourne.


  28. mescalito22 Le 07 décembre 2014 à 14h24
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    Daniel Labeyrie: +1
    Je rappelle avec Francis Cousin que Marx “n’était pas marxiste”. Marx n’a pas écrit “Le capital du XIXe siècle, mais nous annoncait la catastrophe du capitalisme “mondiaisé” du XXIe…
    Nous y sommes…
    Comme le remarque justement J.C Michéa, il n’est point un seul passage d’un seul texte de Marx dans lequel il se revendique “de gauche” (une insulte à la table des Marx), et encore moins d’une improbable union de ces “gauches” qu’elles soient républicaines, “radicales” ou socialistes…
    Marx se situait sur une trajactoire RADICALE visant non pas à l’amélioration de l’existant par le biais de la “social-démoratie” (et de son bras armé, à savoir le Bolchévisme), mais A SUPPRIMER L’ARGENT et L’ETAT.
    Rien de moins, mes bons amis. xD!
    MARX avait pour ennemi le Capital depuis son extrême-gauche jusqu’à son extrême-droite!
    Il avait parfaitement compris le rôle de “l’armée de réserve” analysé avec lucidité par son camarade Engels à partir du cas Irlandais.
    Je vous suggère les vidéos révolutionaires (au sens fort) de Francis Cousin sur l’abolition des sociétés de l’avoir post néolithiques et le retour aux communautés de l’être…
    JE SUIS MARXIEN.


    • Homère d'Allore Le 07 décembre 2014 à 16h07
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      Bonjour, mescalito22.
      Je suis marxiste ( pas marxien) et confirme que l’un des buts du marxisme était l’abolition de la valeur d’échange de la marchandise ( donc de l’argent mais aussi de tout échange) avec pour buts plus lointains l’abolition de la division du travail et l’abolition de la division ville-campagne.
      Maintenant, annoncer cela sur ce blog tout de go me paraît inaudible. Même si la quasi-totalité des intervenants comprennent que ce monde ne peut plus continuer ainsi, peu sont prêts à une rupture totale avec le mode de production marchand. La plupart sont “réformistes” c’est-à-dire qu’ils pensent qu’avec quelques règles, on pourrait rendre vertueux le système. Un peu comme installer des rênes à un tyrannosaure pour le cornaquer…
      C’est d’ailleurs un raisonnement de classe parfaitement légitime pour ce que Marx et Engels appelaient “la petite bourgeoisie”. Cette dernière profite du mode de production capitaliste lors des booms productifs et est ecrasée par ce dernier lors des crises. Il est donc logique que sa critique soit limitée.
      Vous pouvez toujours argumenter que des sociétés ont existé sans argent comme le Paraguay des Jésuites pendant 80 ans ou la Catalogne anarchiste en 1936-1937, ils vous rieront au nez en niant ou en rappelant, pour les plus informés, l’echec du communisme de guerre de 1919 ou la sanglante caricature ( paysanne prétendument marxiste) des Khmers rouges.
      Ce n’est pas le lieu pour cela. A part le pouce levé que je vous ai attribué, vous n’aurez que peu de soutien.
      Par contre, ce blog est très intéressant pour des alliances avec les franges de cette classe la plus dégoûtée par le système.
      Vous ne convertirez personne. Mais des alliances, c’est déjà utile


  29. Bordron Georges Le 07 décembre 2014 à 14h51
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    Argumentation très intéressante et même très convaincante.
    Une remarque cependant: attention aux investissements parce que, jusqu’à ce jour dans le domaine de la transition énergétique, on a fait un peu tout et n’importe quoi.
    De nombreux moyens pour remplacer les combustibles fossiles ne sont pas susceptibles d’apporter de solution immédiate et importante au problème de l’emploi. Ils sont encore du domaine de la recherche ou du développement.
    D’autres produits comme le photovoltaïque nécessitent encore des études et du développement pour diminuer le problème de l’impact écologique des matériaux employés. D’autre part, ils ne peuvent apporter aujourd’hui que très peu d’emplois en France. Pour l’éolien, les problèmes de l’Allemagne ont bien montré et montrent toujours, ses faiblesses.
    Par contre, dans le domaine des économies d’énergie, les investissements peuvent apporter beaucoup de travail et d’emplois, en particulier pour les petites et moyennes entreprises dans le bâtiment comme dans l’électricité et la mécanique et ceci très rapidement, avec de plus, un bénéfice écologique important.


  30. Léa Le 07 décembre 2014 à 15h38
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    J’ai lu assez de choses là dessus. Je connais bien Cadarache.

    Justement je pensais le donner comme exemple d’alternative aux PWR et EPR. Par prudence j’ai vérifié avant, car il y a longtemps que je ne m’y étais pas penchée dessus.

    Les problèmes annexes , soulevés ne sont pas prêts d’être résolus, c’est argumenté et ce genre de projet finit par capoter faute de résultats, et à cause de l’explosion des délais et du manque de budget parce que c’est un gouffre à pognon.. Et vu l’état du Japon sur le plan économique il ne faut pas trop compter sur eux pour le sauver.

    MODERATION: vous n’avez pas la sensation d’être un peu hors sujet?


  31. Annick Le 07 décembre 2014 à 15h50
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    La question que j’aurais posée et que j’attendais :

    Comment contraindre^* nos créditeurs (ou tout au moins une partie d’entre eux) à un remboursement anticipé sur les emprunts à intérêts positifs ? ; remboursement réalisé en empruntant avec les intérêts négatifs actuels.

    Si nous y parvenons, nous réglons le problème de l’intérêt de la dette qui nous coûte si cher et nous pousse à vendre la France à la découpe, à casser les services publics (TISA -est-ce délibéré ?) et à affaiblir les sécurisations sociales, retraites comprises …

    j’espère sincèrement que le président Hollande a bien entendu Gaël Giraud, en particulier sur l’euro … un espoir dans le tunnel ?

    ^*contraindre : car je suppose qu’ils ne seraient pas tous d’accord pour un remboursement anticipé… seulement nous sommes un état et nous sommes souverains …


    • Homère d'Allore Le 07 décembre 2014 à 16h26
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      Attention, même si certains taux sont négatifs, d’autres non, ça dépend de leur maturité.
      Et il est peu probable que toute la dette française trouve preneur à taux négatif.


  32. Kellhus Le 07 décembre 2014 à 19h09
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    Si ce que préconise ce monsieur c’est toujours plus de dette, alors il ne vaut pas mieux que ceux qu’il critique. L’endettement est la drogue qui rend possible tous les excès actuels. Certes, une économie a besoin de crédit pour se développer, mais là on nage dans le délire le plus total et tout cela ne peut que très mal se finir.

    Son point de vue n’est d’ailleurs pas très iconoclaste sachant que beaucoup de pays mettent deja ses “solutions” en pratique avec des résultats désastreux, comme le Japon, ou modestes au regard de l’endettement généré, comme les US (grâce également au “ponzi scheme” du pétrole de schiste). Tout cela n’est que fuite en avant qui ne rendra la chute que plus douloureuse.

    Retrouver une souveraineté monétaire, oui. Travailler sur l’efficacité de la dépense publique et la réorienter vers l’investissement, oui. Faire du n’importe quoi budgétaire en laissant filer la dette, non.


  33. Un naïf Le 07 décembre 2014 à 19h32
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    Quand Chirac parlait de l’Europe en 1979

    http://youtu.be/0bkFV-j3Nz0

    A tomber de sa chaise !!


  34. Crapaud Rouge Le 07 décembre 2014 à 19h51
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    Finalement, on parle de tout sauf du livre, qui en vaut pourtant la peine. Pour en savoir plus, lire les 5 articles de Jean Gadrey, doit voici le n°2, celui qui pulvérise la loi dite de l’offre et de la demande : http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2014/10/02/%C2%AB-l%E2%80%99imposture-economique-%C2%BB-2-l%E2%80%99analyse-de-la-demande-des-consommateurs-ne-tient-pas-la-route/

    Rappel : le bouquin fout en l’air toutes les bases des théories actuellement mises en pratique. Ce n’est quand même pas négligeable.


    • Homère d'Allore Le 07 décembre 2014 à 21h05
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      Oui, pour que la théorie néo-classique puisse fonctionner, il faut que les consommateurs soient des clones parfaits.
      N’est-ce pas ce à quoi l’on est en train d’assister ? La mise en place de normes mondiales. Regardez le marché du vin, par exemple, et l’influence sur le goût boisé qu’a eu la notation par Robert Parker des grands crus.
      Désormais, c’est la course à l’oxygènation par micro-bulles.
      Cette théorie a un pouvoir auto-réalisateur car ce n’est pas une explication du monde mais un discours de pouvoir autorisé par le rapport de force.


    • Olivier M Le 07 décembre 2014 à 22h11
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      Ca me paraît surréaliste.

      Ca fait 25 ans que je m’intéresse à l’économie en général, et je n’ai toujours rien lu qui fasse la différence entre les biens de consommation de base, c’est à dire indispensables pour vivre, et les biens de consommation “superflus”.

      Dans ce contexte, les batailles entre économie de l’offre, et économie de la demande me paraissent iniques.


      • Olivier M Le 07 décembre 2014 à 22h29
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        Pour appuyer mon propos…

        Selon des chiffres de l’INSEE de 2006, environ 80% des dépensent des ménages concernent des biens et services à mes yeux indispensables, donc hors du champs du système de l’offre. Source http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=23&ref_id=17338&page=etudes_detaillees/revenus/revenus_08.htm
        :
        Martinique Guadeloupe Guyane France métropolitaine
        Source : Insee, Enquête Budget de Famille 2006
        Alimentation 16,6 17,4 15,1 16,8
        Autres biens et services 16,5 17,6 13,3 16,8
        dont : restaurants et hôtels 5 4,9 3,8 4,4
        Logement 15,5 15 19,1 16,2
        dont : loyer d’habitation 9,1 8,6 13,3 7,5
        Transports 14,3 19 17,6 15,7
        dont : achat de véhicule 5,3 8,5 5,4 7,3
        dont : frais d’utilisation 6,2 7,1 5,8 5,9
        Ameublement 10,1 7 7,5 7,3
        Habillement 8,9 7,8 8,8 7,9
        Loisirs et culture 7,5 6,2 6,6 9
        Santé et enseignement 5,6 4,9 5,7 4,3
        Communication 3,6 3,5 4,7 3,6
        Alcool et tabac 1,5 1,5 1,6 2,6
        TOTAL 100 100 100 100

        Détail de mon calcul pour atteindre 80%:
        Alimentation 16,8
        Logement 16,2, cumul 33%
        Transports 15,7, cumul 48.7%
        Ameublement 7,3, cumul 56%
        Habillement 7,9, cumul 63.9%
        Loisirs et culture 9, cumul 72.9%
        Santé et enseignement 4,3, cumul 77.2%
        Communication 3,6, cumul 80.8%

        Donc 20% max de la consommation des français entre dans le domaine de la loi de l’offre. 80% sont du domaine de la loi de la demande.

        Mais il semble manquer l’épargne dans ces chiffres…


  35. theuric Le 07 décembre 2014 à 21h52
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    La transition énergétique ne se fera que par un bond de découvertes fondamentales, comme le furent celles sur l’infiniment petit dès la fin du XIX° siècle et de la première moitié du XX° qui apportèrent, sur les décennies, informatique et énergie nucléaire.
    Et le redressement des économies européennes, dont celle de la France, ne débutera qu’après l’effondrement de l’économie-monde.
    Les tensions géostratégiques et géopolitiques potentielles ou déjà en développement s’égrainant de part le vaste monde feront que cette reprise économique se fera par l’armement, c’est peut-être terrible mais c’est comme ça.
    Et ne croyez pas que ce sera le fait de plans de hautes volées ourdies par je ne sais quelle puissance occulte, l’histoire et la géographie le montrent tout simplement.
    L’idée même de grands comploteurs conspirant pour réduire le nombre d’humain pour conserver leur pouvoir est certes attrayante, mais illogique, pour la double raison qu’il leur aurait suffi de mettre en place une économie équilibrée en décroissance pour garder le-dit pouvoir (si ils sont si intelligent que cela…) et qu’une conflagration de grande ampleur risquerait bien de leur faire perdre la totalité de leur fortune (si ils sont plus intelligent encore)…
    Alors quoi, ce serait tout ce que je propose, la guerre?
    Je ne propose rien du tout, je ne fais juste que remarquer le fort potentiel historique vers lequel nous nous dirigeons, c’est tout!
    Mais en avoir conscience peut permettre, au moins, d’en limiter les dégâts, ce qui ne serait déjà pas si mal.
    Comme d’avoir conscience de la prochaine ruine universelle en limitera, là encore, les effets néfastes, au moins individuellement.
    Vous ferais-je remarquer que rares sont ceux qui, justement, n’aborde pas ou si peu ce sujet: que se passera-t-il lorsque le système néolibéral, avec tout ce que cela entend, idéologie comprise, sera à terre?
    Je m’y colle et je suis loin d’être un professionnel de tous les sujets que j’aborde.
    Alors, quoi, cela fout-il tellement la trouille à tout le monde que personne n’ose même pas y songer?
    Je me moque comme de l’an quarante des théories plus ou moins efficaces qu’il serait possible de mettre en place si les choses se passent bien, dans cinquante ans, dans cent ou dans mille ans, moi c’est de demain auquel je pense, et il ne semble pas ressembler à un bouquet de roses…
    L’euro et l’Union-Européenne?
    Croyez-vous vraiment que ces deux entités survivrons lorsque ce qui les ont constitué et étayé, soient les États-Unis-d’Amérique et maintenant la Germanie aura, pour la première, disparu, au moins en tant qu’empire, et, pour la seconde, sera au bord de la banqueroute?
    Et pour les dettes, Philippe le bel et le Pape Clément V nous ont montré ce qu’il se passe quand le créditeur disparaît, le débiteur n’a plus de passif.
    Et allez rechercher dans les succursales des paradis fiscaux à qui elles peuvent appartenir, ces dettes, quand nous savons qu’elles s’échangent à qui mieux mieux.
    Banques, fonds spéculatifs, paradis fiscaux, pays, banques centrales, grands industriels, bourses, petits retraités de fonds de pension, entreprises de transport maritime, aéronautique, routier, entreprises pétrolières, et j’en passe, et des meilleurs, voilà se qui sera balayé par ce cyclone de grande envergure.
    Alors, que faisons-nous?


    • Olivier M Le 07 décembre 2014 à 22h59
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      Je constate que je ne suis pas en train de faire la grève de la faim devant le parlement français, ou de lancer des pavés sur les CRS.

      Donc, mes impôts et la planche à billets finançant les besoins des armées, je dois me rendre à l’évidence: étant donné que je ne suis pas sûr que les moutons me suivront lorsque, une fois mobilisé pour combattre contre un ennemi imaginaire, je les appellerai à déserter et à se révolter, au mieux, je finirai au trou, au pire, je serai fusillé.

      Aux armes citoyens, formez vos bataillons, fusillez-moi! Un mouton de moins, ça ne peut pas faire de mal!

      Au fait, n’oubliez pas, déclarez et payez vos impôts, ça en vaut vraiment la peine.


      • theuric Le 07 décembre 2014 à 23h57
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        Je vous l’ai dit, de seuls joueurs, il ne reste que ceux jouant à la roulette russe avec six balles dans le barillet.
        Mais regardez donc qui nous dirige, vous vous moquez de Monsieur Hollande, mais en regardant ceux gouvernant les grandes banques d’affaire, les U.S.A., la Grande-Bretagne ou l’Allemagne, je crois que nous aurions encore plus de sujet à rire, non?
        “Après moi il n’y aura plus que des comptables”, disait Monsieur Mitterrand, il ne croyait pas si bien dire, et ces comptables ne sont pas seulement en France, même les néonazis ukrainiens sont devenus de petits besogneux de la comptabilité.
        La comptabilité est devenu le métier le mieux partagé au monde, avec celui d’avocat d’affaire, combien y en a-t-il en Europe, en Occident et ailleurs?
        Il n’y a plus de bourgeois, plus d’artiste, plus de journaliste, plus d’entrepreneur, plus d’homme politique, non, il n’y a plus que des comptables, même miss France suit des cours de comptabilité, pour tout dire.
        Et ce sont eux que vous pensez comme les pires des machiavéliques?
        Ah, ah, ah!
        Comprenez-vous que l’effondrement dont je m’use d’en faire comprendre l’ampleur les laissera K.O. debout?
        Combien d’entre eux souffriront d’un stress post traumatique?
        Et ils ne seront pas les seuls…
        Comprenez bien que ce ne sera pas seulement le néolibéralisme qui explosera en vol mais toutes les idéologies qui y sont liées, de dextre à senestre aux deux extrêmes!
        Et vous voudriez que ce soit voulu?
        Alors, désignez-moi les coupables!


  36. fanfan Le 08 décembre 2014 à 00h00
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    L’Union Européenne est en faillite
    Pour la période 2014-2020, les 28 États européens se sont engagés à donner 908 milliards d’euros au budget de l’Union Européenne.

    Mais… la Cour des comptes européenne s’alarme du trou faramineux du buget européen : elle vient d’annoncer que les 28 Etats européens devront débourser 326 milliards d’euros supplémentaires pour le budget 2014-2020

    “Ce rapport souligne entre autres le fait que les États membres devront débourser 1 234 milliards d’euros pour couvrir les engagements de la Commission. Ce montant totalise les 908 milliards prévus pour les paiements de la période et quelque 326 milliards supplémentaires correspondants à des décaissements liés aux deux périodes budgétaires précédentes, au moins.
    http://www.euractiv.fr/sections/priorites-ue-2020/la-cour-des-comptes-salarme-du-trou-faramineux-du-buget-europeen-310327

    L’Union Européenne, c’est 28 Etats dont la dette publique atteint 11930,266 milliards d’euros,.qui doivent payer 908 milliards d’euros pour le budget européen 2014-2020, alors qu’ils sont déjà hyper-endettés, qui devront trouver 326 milliards d’euros supplémentaires pour éviter la faillite de l’Union Européenne !

    L’Union Européenne, c’est le tonneau des Danaïdes, un mécanisme perdant-perdant. un suicide collectif.


  37. fanfan Le 08 décembre 2014 à 00h40
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    “J’ai vécu dans votre futur et ça n’a pas marché” Un ex-soviétique parle de l’UE
    https://www.youtube.com/watch?v=0ezJAIIt8Og


    • theuric Le 08 décembre 2014 à 11h48
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      Magnifique et ô combien réaliste courte démonstration de ce monsieur, j’en ai ri.
      Aller ainsi à l’essentiel en quelques minutes nous fait montre de son intelligence.
      Merci Fanfan, vous avez bien mérité votre tulipe.


  38. phidelio Le 08 décembre 2014 à 02h01
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    occis dans ; la tune !?
    moyen-or-hi-han
    Asie carnivore
    Afrique défends-toi

    prostitution des âmes
    au capital des doux leurres
    des hommes et des femmes
    en deuil de patrie intérieure

    Amérique qui rêve
    le gaspillage insensé
    pour l’Amazonie pas de trêve
    qu’importe si je l’ai rasé

    ils n’ont jamais
    jamais de lucidité

    quelques cons, sots et mateurs
    assistent la planète en danger
    apologie du virtuel menteur
    d’un individualisme mondialisé

    violence banalisée
    de la télé à la récré
    C.S.A et parents aveuglés
    n’y voient aucun méfaits !?

    quand les nations se livrent bataille
    guerre économique d’élites mercantiles
    trafic d’armes et de chair de la canaille
    d’une inhumanité basse et vile

    ils n’ont jamais
    jamais de lucidité

    terrains fertiles et agricoles
    empoisonnés aux pesticides
    eau douce et vent d’Eole
    vandalisés à la chimie acide

    malaises et turpitudes
    des individus asservis
    plongés dans la servitude
    d’une poignée de nervis

    ils affirment avoir compris
    que par leurs voix soufflent un esprit sain
    sachant où conduire nos vies
    guider nos pas animés à leurs desseins

    ils n’ont jamais
    jamais de lucidité

    des intentions pavées de bonnes affaires
    stress humanoïde sur un rythme d’enfer
    parlant de torts à travers l’avenir des nations
    reste des équations sans solutions

    cyniques et cupides
    sont les âmes égarées
    d’oeillères insipides
    sur des faces à sauver

    du mâle je me délivre
    affronte mon instinct animal
    sur le feu où danse un livre
    semant les bonnes étoiles


  39. olivier69 Le 08 décembre 2014 à 02h18
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    Bonsoir,
    En fait, nos gouvernants appliquent déjà au sein de nos sociétés, les mesures préconisées depuis longtemps par Marx (celui qui réduit le travail et la dialectique au rang de simples marchandises, cf ses travaux sur les matrices). « Mal nommer les choses » sème une confusion (inversion des valeurs), et/ou parfois empêche une réflexion (qu’est ce que la dette et ce qu’elle signifie dans les proportions actuelles pour l’avenir).

    Le communisme actif (pas forcément visible) détourne les notions “capitales” en une notion “du capital”. Mettre sur le même plan ces notions, empêche de façon incontournable le débat sur le concept de « marchandises », appliquées à la notion d’activité humaine (les règles de marchandisation classique et académique). Croire aujourd’hui que le travail a une valeur d’échange fait sourire. Le travail n’a aucune valeur d’échange face au concept d’armée de réserve industriel (pur produit de la valeur d’usage).

    C’est vouloir débattre sur la propriété de la liberté humaine (privée contre publique), sans regarder pourquoi une notion est elle figée volontairement par la méthode et la définition de la «valeur humaine» (capitale et non un vulgaire capital). C’est considéré et accepté, que l’homme a un prix sans limites dans l’usage, comme une simple marchandise. Il y a sans doute probablement un lien entre le transhumanisme et le communisme.

    Dans un régime communiste, qui peut me garantir que l’on ne va pas m’obliger demain, à adapter mon corps aux nouvelles exigences des dirigeants ? Car, si il y a bien une dérive, c’est de ne pas poser de limites à la définition du vivant et particulièrement de l’être humain (l’usage de la servitude remplace la compréhension de l’échange)…. On pourrait même essayer par la théorie, de nous faire croire que le libre arbitre n’existe pas.
    Cdlt


  40. Les Barniques Le 08 décembre 2014 à 02h55
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    Un vent de fraîcheur, venu tout droit du CNRS, c’est pas peu dire…


  41. David D Le 08 décembre 2014 à 04h31
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    Sortir de l’euro, ce serait un suicide, j’aimerais bien comprendre !
    Comme si on avait dit auparavant “sortir du franc c’est un suicide”, ce qui sonnait autrement plus juste pourtant!
    On était au franc, on passe à l’euro, on repasse au franc, je trouve que l’idée de suicide est une pétition de principe, le seul problème c’est qu’il faudra surveiller les politiques de sortie de l’euro avec retour au franc.
    Il me tarde de retrouver du pouvoir d’achat, de payer deux fois moins cher la bouffe, les consos de bar, le train, voire le loyer, car ce que je gagne n’a pas suivi le rythme depuis 2002 !
    Les euros ils ne vont pas dans ma poche, les francs ils en sortent moins vite, et tac !

    Sinon, il serait question de passer de l’euro monnaie unique à l’euro monnaie commune, mais l’euro n’est pas une monnaie unique, du moins je croyais, c’est déjà un modèle de monnaie commune, comme on peut l’éprouver avec les pièces aux dessins distincts selon les pays! Il y a juste qu’un euro français ou un euro allemand dans la poche, on s’en sert comme équivalent d’un euro dans la vie courante, mais pour le reste il y a des mécanismes bancaires qui font que ce sont des monnaies distinctes par derrière.
    Mais, en tout cas, si on touche au taux de change, il me semble que c’est plutôt le début d’aveu de faillite de l’euro et l’annonce discrète de son suicide à venir! Je ne suis pas spécialiste, mais une vérité qu’on m’assène sans explications reste un dogme à mon sens, malgré l’intérêt par ailleurs des points abordés dans ces deux liens vidéos!


  42. Ded Le 08 décembre 2014 à 08h30
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    Et, que se passe t’il si on additionne les effets de :
    – Taxation par l’état à 100 % des héritages supérieurs à mettons 200 k€ ?
    – Tirage au sort des élus et des chefs d’entreprises où l’état à le contrôle. Avec bien sur tout ce qui va avec (non cumul des mandats, durée limitée…)
    – Nationalisation et contrôle renforcé des banques. (l’état se finance et arrête d’emprunter aux banques)
    – Directions des entreprises à “l’allemande”, où tous les intervenants sont écoutés (DG, DRH, DAF, chefs de service, exécutants, syndicats..) par exemple pour l’achat d’une machine.
    – Remise à plat du statut des professions libérales (responsabilité (obligation de résultat appropriée), imposition…)
    – Réforme de la SS où la fraternité redevient l’axe central (les professionnels de la médecine cessent de profiter de l’aubaine de cette mane)
    – Etc..


  43. Omar Le 08 décembre 2014 à 11h08
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    Mes petites connaissances en économie ne me permettent pas de juger du bien-fondé des thèses de m Giraud, mais ça fait pas mal de temps que je lis et écoute le bonhomme et j’apprécie toujours. Toutefois, je le trouve extrêmement modéré sur le rôle politique des “experts” économiques, comme des journalistes présents d’ailleurs. Quelqu’un comme D. Seux, qui m’avait l’air d’être présent, ne manque pas de clairvoyance à mon sens mais sait très bien ce qu’il fait, à savoir apporter une caution théorique et légitimante au rapport de force et à la domination.

    Peut-être pas le dire sur France-Inter dès le matin… Surtout après avoir lourdé Mermet…

    Cordialement.


  44. coinfinger Le 08 décembre 2014 à 12h05
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    Bon . Grande reconnaissance au travail de GG . On est dans le désert , la moindre goutte d’eau est précieuse et appréciée . Toutefois il a un coté Jésuite . Son intelligence et son savoir sont utiles , mais ils s’adressent d’abord aux décideurs . D’où ma question : quels sacrifices nos dirigeants sont ils préts à faire , sachant qu’eux ne sont pas Jésuites .
    N’ayant pas envie de finir en Indien du Paraguay , ave ame en paix mais corps en décomposition ,
    j’attire l’attention sur le fait que le GG , Jésuite de son état , il ne fait que la moitié du travail .
    Faut mettre les quantités en rapport dans le temps , certes , mais pour parvenir au Saint Esprit , la compréhension réelle des choses , faut aussi faire l’inverse : mettre le temps en rapport avec les quantités . Là on a la vraie compréhension . Et alors pour ce qui est des choses terrestres on ne va pas seulement du haut vers le bas , mais aussi et surtout du bas vers le haut .
    Comme moi j’y suis en bas , j’y tiens .


  45. Hylobates Agilis Le 09 décembre 2014 à 10h45
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    C’est amusant, on revient (un peu) sur le point de vue des chartalistes (https://fr.wikipedia.org/wiki/Chartalisme) : la monnaie n’est pas neutre ; l’état ne se gère pas comme un ménage ; la croissance est un corrolaire de l’augmentation de la masse monétaire.


  46. BA Le 09 décembre 2014 à 12h53
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    Mardi 9 décembre 2014 :

    ALERTE – Grèce : la bourse d’Athènes perd plus de 10% après l’annonce de la présidentielle anticipée.

    http://www.romandie.com/news/ALERTE–Grece-la-bourse-dAthenes-perd-plus-de-10-apres/544434.rom


    • Un naïf Le 09 décembre 2014 à 18h22
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      Par contre les manifestations quotidiennes de milliers de grecs, les meurtres arbitraires et la répression policière de ce pays en annexion, personne n’en parle… c’est marrant ça !!


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