Source : Le Figaro Vox,  Mathieu Slama, 03/07/2017

Crédits photo : Geoffroy Van Der Hasselt/AFP

FIGAROVOX/TRIBUNE – La petite phrase prononcée par Emmanuel Macron a fait beaucoup de bruit. Pour Mathieu Slama, elle est représentative de la transposition des valeurs de l’entreprise au monde politique qui s’opère avec le nouveau Président de la République.

Consultant et analyste politique, Mathieu Slama collabore à plusieurs médias, notamment Le Figaro et Le Huffington Post, où il intervient particulièrement sur les questions de politique internationale. Il est l’auteur de La guerre des mondes, réflexions sur la croisade de Poutine contre l’Occident, (éd. de Fallois, 2016).


«Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. Parce que c’est un lieu où on passe. Parce que c’est un lieu qu’on partage».

Cette petite phrase d’Emmanuel Macron, prononcée dans le cadre d’un discours sans note et manifestement improvisé, est sans aucun doute une maladresse de langage qui n’est en rien comparable avec l’expression «sans dents» que l’on attribue à l’ancien chef de l’État. La suite de la phrase, que nous avons indiquée, en atteste. Cependant elle révèle une vérité cachée, une arrière-pensée qui dit énormément du Président de la République et de ses habitudes de langage – qui sont aussi et surtout des habitudes de pensée. Et il n’est pas anodin qu’elle ait été prononcée devant un parterre d’entrepreneurs et de «startuppeurs», dans un lieu financé par le milliardaire Xavier Niel.

On ne le dira jamais assez: ce gouvernement Macron est le gouvernement de la classe dominante élu par la classe dominante. Cela n’est pas une interprétation abstraite du phénomène En Marche mais une constatation vérifiée par les études de sociologie politique réalisées lors de l’élection présidentielle et des élections législatives. Et l’on sait aussi, grâce à une enquête remarquable du Cevipof, que les députés En Marche issus de la société civile sont dans leur immense majorité des cadres dirigeants et des managers, dont beaucoup travaillent dans les métiers des ressources humaines et de la communication. On sait, enfin, que l’entourage du chef de l’État compte un nombre anormalement élevé de personnalités issues du monde de l’entreprise, dont certains ont exercé en tant que lobbyistes de grands groupes du CAC 40. Le renouvellement dont on parle tant est incontestable: il marque la prise de pouvoir et l’hégémonie de cette nouvelle bourgeoisie managériale dont les principes directeurs sont le pragmatisme, le management et l’efficacité.

En 1916, le célèbre juriste Carl Schmitt, une des figures de la révolution conservatrice allemande, se désolait de l’émergence d’une société «du commerce, de la technique et de l’organisation. En effet, l’entreprise semble être ce qui la caractérise: l’entreprise en tant que moyen extrêmement efficace en vue d’un fin lamentable ou absurde, priorité universelle du moyen sur la fin». Dans cette société, écrit Schmitt, «à la moindre défaillance, une analyse aussi sagace que rapide, ou une organisation appropriée, a tôt fait de remédier à ce dysfonctionnement». Le parallèle avec la société rêvée des macronistes est saisissant.

Les nouveaux députés En Marche ont eux-mêmes été recrutés par le biais d’un processus de recrutement identique à celui d’une entreprise: envoi d’un CV et d’une lettre de motivation, travail sur des cas une fois le premier «round» de recrutement passé. Et la séance de formation aux us et coutumes de l’Assemblée nationale s’est également inspirée des séminaires de coaching des entreprises, sessions de «media training» (entraînement à la parole publique, très courant en entreprise) comprises.

Le phénomène Macron ne se résume pas à la transposition, au sein du monde politique, des méthodes propres au monde des entreprises. C’est aussi l’esprit même de l’entreprise qui est transposée à la sphère politique. La victoire de Macron est celle d’un […]

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114 réponses à « Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien » : ce que révèle la petite phrase de Macron, par Mathieu Slama

Commentaires recommandés

Alain Le 07 juillet 2017 à 06h00

Je trouve au contraire que c’est pire que les “sans dents”:
– c’est une affirmation publique contre une affirmation privée qui n’avait pas lieu de devenir publique,
– il affirme que seuls ceux qui réussissent dans le domaine restreint des affaires (y inclus le business du sport, spectacle, …) ont de la valeur et pourtant il y a d’autres types de réussite, la solidarité n’est rien, faut-il en déduire que l’abbé Pierre par exemple n’est rien? On peut espérer que non mais c’est être optimiste
– “sans dents” c’est être passif, sans énergie mais on est toujours quelqu’un; n’être rien, c’est le néant, la non-existence

  1. kasper Le 07 juillet 2017 à 05h53
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    Ce qui m’etonne le plus dans cette affaire, c’est qu’on ai demané son avis sur la creation d’entreprise et les start ups a un type qui a toujours été fonctionnaire ou pantouflard dans la grande banque d’affaire. Et qu’on l’ai écouté sans lui demander de se taire.

    Qu’est ce qu’il y connais, lui, a l’entrepreneuriat et a la prise de risque ?


    • Caliban Le 07 juillet 2017 à 08h44
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      Elève de l’ENA, il avait déjà contracté plusieurs centaines de milliers d’euros de prêts. Donc déjà tout petit, alors qu’il n’était rien, il risquait l’argent des autres …


    • Julien Le 07 juillet 2017 à 09h40
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      Ah ça…

      On pourrait presque en faire une généralité.
      Pas mal de personnes n’ayant jamais travaillé voudraient nous dire ce que devrait être notre travail.
      “z’inquiétez pas, j’ai beaucoup réfléchi, je sais ce qui est bon pour vous et je vais donc militer pour vous l’imposer”.


    • Chat noir Le 07 juillet 2017 à 11h06
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      La Présidentielle terminée, France 2 met en doute la légalité du financement de la campagne d’Emmanuel Macron.– France 2, 6 juillet 2017, 20h
      Étonnant n’est-ce pas !?


      • Nico 13 Le 07 juillet 2017 à 13h02
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        Oui c’est vraiment bizarre que ça ne sorte que maintenant.
        Un peu comme l’affaire des emplois fictifs au Modem, qui sont sortis après les élections.
        Mais ceci-dit, nous ne sommes que des affreux complotistes. Il ne faut pas l’oublier hein 😀


      • Xavier Le 07 juillet 2017 à 16h11
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        Pas étonnant du tout, après l’avoir fait élire, il se font ainsi aux yeux de tout le monde ( enfin, ce qui les ouvrent) une hyménoplastie…

        Le pouvoir profond empêchera toute déstabilisation sérieuse de Jupiter, à partir de là les médias peuvent faire semblant, aucun risque.

        C’est donc à une tentative de recrédibilisation que nous assistons, rien de plus


    • fanfan Le 07 juillet 2017 à 19h56
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      Cette petite phrase révèle tout simplement l’insupportable médiocrité des gens qui arrivent en haut de l’échelle…


  2. Alain Le 07 juillet 2017 à 06h00
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    Je trouve au contraire que c’est pire que les “sans dents”:
    – c’est une affirmation publique contre une affirmation privée qui n’avait pas lieu de devenir publique,
    – il affirme que seuls ceux qui réussissent dans le domaine restreint des affaires (y inclus le business du sport, spectacle, …) ont de la valeur et pourtant il y a d’autres types de réussite, la solidarité n’est rien, faut-il en déduire que l’abbé Pierre par exemple n’est rien? On peut espérer que non mais c’est être optimiste
    – “sans dents” c’est être passif, sans énergie mais on est toujours quelqu’un; n’être rien, c’est le néant, la non-existence


    • emmanueL Le 07 juillet 2017 à 07h20
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      Autre erreur de l’article, et des laudateurs du “macronisme” en marche, la référence au soi-disant pragmatisme. Ces gens ne sont pas des pragmatiques mais des idéologues néoliberaux, rien de plus que des croyants en somme (“l’accoutumance à des principes intellectuels sans raison est ce que l’on nomme croyance”).


    • Olivier Le 07 juillet 2017 à 08h53
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      L’extrait vidéo est trompeur. Vous vous faites enfumer par les journalistes.

      Je cite : « gagner de l’argent, c’est pas la seule chose qui compte […]
      réussir, c’est aussi réussir dans sa vie personnelle, faire réussir les autres, combler des inégalités, donner un destin à des gens qui n’en avaient pas […]
      Les entrepreneurs […] de demain ne pourront pas réussir simplement pour eux-mêmes. […]
      [XN] a compris que [ceux] qui ont réussi ont un devoir […] faire réussir chacune et chacun […] faire réussir ceux et celles qui viennent du plus loin de la réussite […] envisager à chaque seconde que sa réussite oblige […]
      Et donc ne pensez pas que si demain vous réussissez […], la chose est faite… non… parce que vous aurez appris dans une gare, et une gare c’est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien, parce que c’est un lieu ou on passe, parce que c’est un lieu qu’on partage… […] parce que la planète, notre pays […] sont des lieux où nous passons et si nous oublions cela en voulant accumuler dans un coin, on oublie d’où on vient et où on va. […] »

      http://www.elysee.fr/videos/discours-d-emmanuel-macron-lors-de-l-inauguration-de-la-station-f/

      C’est un discours positiviste pro-entrepreneur qui veut que les gagnants n’oublient pas les autres. C’est naïf, mais ça ne suinte pas du mépris que des journaleux en quête de médisance veulent faire croire.


      • Rien Le 07 juillet 2017 à 09h39
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        Qui enfume qui ? Qui est enfumé par qui ?

        Macron a l’art de l’enrobage, mais après déballage la nature du kdo ne laisse aucun doute. Voir ses propos sur la loi de renseignement ou la Syrie par exemple, et les actes qui vont suivre.

        Dire qu’une personne n’est rien, parce que, selon ses propres critères, elle n’a pas réussi, est un propos fasciste.


        • Julien Le 07 juillet 2017 à 09h43
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          Je crois surtout qu’on a beaucoup trop dévoyé le terme “fasciste”…


          • Pierre Davoust Le 07 juillet 2017 à 10h16
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            Tout à fait… Et votre assertion en fait foi :
            Le fascisme n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire !


            • Mars Le 07 juillet 2017 à 10h22
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              Roland Barthes sort de ce corps 😹😹😹. Certes, mais il faut retourner ses propres armes contre nos ennemis. La Résistance s’organise et sera alors sans pitié. Au rythme ou vont les choses dans un siècle ou deux…


            • Rien Le 07 juillet 2017 à 10h29
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              Pas faux.
              En l’occurrence le terme de fasciste ne se réfère pas à son acception politique mais idéologique consistant à faire une hiérarchie entre les êtres humains. La formule de Macron (ou du néolibéralisme pour qui celui qui n’a pas réussi n’est rien) est même pire, il n’est plus question de sous-homme mais de rien !

              C’est une confusion totale entre l’être et l’avoir, celui qui n’a rien n’est rien.


        • kriss34 Le 07 juillet 2017 à 11h14
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          Merci à Olivier de rappeler la phrase complète d’EM. Le pire c’est que malgré cela, “Rien” continue à affirmer que “la formule de Macron est même pire, il n’est plus question de sous-homme mais de rien”. Que peut-on pour vous, là?


          • marc Le 07 juillet 2017 à 14h46
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            je ne sais pas ce qu’on peut pour toi kriss34, malgré le contexte, l’expression en question constitue à l’évidence un lapsus révélateur…

            soit tu penses que l’expression “ceux qui ne sont rien” est bien choisie, soit tu penses que c’est un lapsus pur et simple, alors que penses-tu qu’il aurait du dire pour exprimer sa pensée, qui est peut être donc plus humaniste que certains le pensent…

            par exemple: “il y a ceux qui réussissent à amasser un capital, et les autres qui s’endettent”


      • Ovni de Mars Le 07 juillet 2017 à 11h19
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        Non pour moi, ce n’est pas naïf. C’est de l’idéologie . Je dirais que c’est importé du monde anglo-saxon et d’une idéologie inégalitaire (et peut-être protestante, il faudrait voir Weber et Todd) :

        il y a un groupe de chanceux qui ont par naissance, par destin, des qualités d'”entrepreneur”. La société doit privilégier ces gens, leur accorder une place centrale. Elle ne peut d’ailleurs fonctionner qu’à l’aide de ce groupe de privilégiés.

        Il existe (toujours avec cette idéologie) un 2ème groupe les exclus, les bons-à-rien. Les privilégiés, puisqu’ils ont reçu des dons innés, peuvent faire la charité aux bons-à-rien : c’est le “devoir” dont parle Macron

        De plus la compétition, le libéralisme économique est bon pour maintenir le premier groupe en “bonne santé” par sélection darwinienne

        Pour nous Français, tout cela est bien abject et raciste. On est évidemment à l’inverse d’une idéologie égalitaire universelle et de coopération entre citoyens, ce que la France représente ou plutôt représentait (avec beaucoup de défauts ) dans le monde jusqu’à maintenant.


        • Louis Robert Le 07 juillet 2017 à 12h02
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          “… l’inverse d’une idéologie égalitaire universelle et de coopération entre citoyens, ce que la France représente ou plutôt représentait (avec beaucoup de défauts ) dans le monde jusqu’à maintenant.”

          *

          J’ai le regret de devoir attirer votre attention sur les prouesses de l’Empire français, notamment en Algérie et au Vietnam (voir les écrits d’Ho Chi Minh…), sur le néo-colonialisme français, ainsi que sur le terrorisme d’état français à la source même de cet état d’urgence devenu aujourd’hui permanent en France.

          Je crains que nous voilà fort éloignés de “Liberté, Égalité, Fraternité” , Ovni… hein?


          • Ovni de Mars Le 07 juillet 2017 à 12h47
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            je crois qu’il ne faut jamais être puriste comme vous l’êtes apparemment, et tout voir de manière puérile en noir et blanc avec des bons et des méchants

            J’ai indiqué que la France avait beaucoup de défauts et l’idéologie ne correspond toujours heureusement que partiellement à la réalité, sinon on aurait un monde totalitaire. Je n’ai pas insisté non plus sur le génocide des Indiens d’Amérique par exemple car je m’en suis tenu à l’idéologie

            Ça ne m’empêche pas de penser qu’une idéologie qui se base sur des principes tels que l’Égalité ou la Fraternité est préférable à une idéologie basée sur le pragmatisme, l’égoïsme, la compétition ou le Darwinisme


            • Ellilou Le 07 juillet 2017 à 13h04
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              “Darwinisme”? mais Darwin n’a jamais demandé à être mêlé à toutes ces turpitudes! Vous faites peut-être allusion à l’idéologie du Darwinisme social (ou du spencérisme du nom de son créateur) qui allait complètement à l’encontre de sa pensée et de ses écrits et contre laquelle il s’était violemment opposé?


            • Ovni de Mars Le 07 juillet 2017 à 13h38
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              oui, vous avez raison, le darwinisme social ! Darwin n’y est pour rien, il n’a fait que constater des phénomènes naturels . alors que le darwinisme social en est une interprétation dévoyée appliquée à la société


          • urdos Le 08 juillet 2017 à 16h54
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            oui oui les prouesses de l’etat Français en algérie parfaitement !

            Hocine Aït Ahmed : « Du temps de la France, l’Algérie, c’était le paradis”.

            depuis le départ des français, tout est figé, les jeunes n’aspirant qu’à venir en france


        • Olivier Le 07 juillet 2017 à 12h10
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          Je pense que vous surinterprétez…

          J’ai beau ne pas beaucoup aimer ce genre de discours que vous dénoncez vous aussi, mais ce n’est pas ce que Macron dit.

          Je ne crois pas du tout que les riches vont sauver le monde par leur bonté, beaucoup ne le voudront pas, et ils ne le pourront pas, combien même ils le voudraient. C’est pour cela que je qualifie le discours de naïf.

          Imputer de mauvaises intentions à ce genre de discours me semble contre-productif. C’est le fond qu’il faut combattre, pas la forme, sinon comment s’en sortir ? Certaines personnes croient que le bénévolat des riches peut suffire, et que la richesse ruisselle du haut en bas, etc.

          Imputer du mépris à ce discours ne nous aidera pas à sortir de cette pensée, attendu que la bonne volonté de certains est difficilement contestable.


          • Subotai Le 07 juillet 2017 à 19h06
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            Macron c’est exactement ce que Todd décrit comme “catholique zombie”, que d’aucun appelle “Bobo”, qu’en d’autres temps on désignait sous le nom de “Pharisien”; c’est dire des gens qui sont coincé dans une idéologie de bons sentiments et de bonne conscience dans le cadre étroit de leur modèle culturel et social.
            Je soupçonne chez ces gens, par ailleurs sensiblement cultivés, une volonté auto aveuglement résultant de la peur. Réduction volontaire du nombre d’éléments pris en compte dans son jugement et ces actions, pour ne pas céder à la panique devant l’ampleur et l’inéluctabilité de la Déglingue…
            Bref, ils ne savent pas surfer…


      • Guadet Le 07 juillet 2017 à 11h40
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        Vous n’avez qu’en apparence raison : que l’entrepreneur qui réussit se croie investi de la mission de faire réussir les autres n’est pas contradictoire avec le mépris qu’il a pour eux mais en est au contraire la preuve. Il y a ceux de l’élite qui réussissent leur vie eux mêmes et les autres qui en restent dépendant.


        • PierreH Le 11 juillet 2017 à 14h42
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          Désolé mais dans tous ces raisonnements et beaux discours je me suis perdu: maintenant quand on se préoccupe de ceux qui galèrent, quand on se demande ce qu’on peut faire pour que ça aille mieux pour eux, on les méprise ?? Donc on a le choix entre se ficher des autres et de leurs problèmes ou les mépriser ???
          Ou voulez-vous juste dire que derrière ce discours-prétexte se cache en fait le mépris ? (i.e. les gens s’arrangent avec leur consience) Ca me semble un peu différent…


      • Xavier Le 07 juillet 2017 à 16h17
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        Assez bonne remarque, sauf que finalement elle met en avant je pense quelque chose d’encore pire à travers la phrase “donner un destin à des gens qui n’en avaient pas “…

        Ces quelques phrases sont au centre de la légitimation soi-disant humaniste du capitalisme occidental : on justifie sa propre réussite en faisant croire qu’elle permet celle des autres, et en prenant surtout soin de taire le chaos provoqué plus loin, là où ne regarde pas et où les médias n’en’enquêteront pas…


      • Xavier Le 07 juillet 2017 à 16h20
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        Car justement, ce qui caractérise les sociétés occidentales actuelles est qu’elles interdisent à beaucoup un destin différent de celui imposé par la masse, puisque l’interdépendance devient de plus en plus forte.
        Loin de donner un destin ces sociétés volent des destins alternatifs !


        • Téji Le 07 juillet 2017 à 21h01
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          je crois que vous touchez là un point névralgique, mais que je n’aurais pas abordé sous le même angle !
          l’interdépendance mène à ce que j’ai lu ici une fois : dans un monde fini, tel que le nôtre l’est de plus en plus, qu’un devienne riche et un autre s’appauvrit !
          ou, ce qu’on voit de plus en plus, un devient trèèèès riche, et beaucoup entrent en galère…
          un monde parallèle, en particulier dans les coins touchés par ces galères, me semble émerger, fait des trois mots qui sont dans notre devise nationale : cherchez l’erreur !
          la poussée normative est certes importante, mais elle ne me semble freiner que celui qui choisit de passer sous les fourches caudines des ‘riches’ : banquiers en particulier.


      • Booster Le 07 juillet 2017 à 20h30
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        Un entrepreneur ne pourra s’enrichir qu’en prélevant une part sur le travail de ses collaborateurs et en facturant plus que nécessaire ses clients. Cela n’est possible que pour les narcissiques ” je le vaux bien…”. Je peux comprendre l’auto -entrepreneur qui devient riche grâce à son seul travail (sans employé), car sans entrepreneur pas d’entreprise mais sans employés non plus.


        • PierreH Le 11 juillet 2017 à 14h48
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          Voilà une observation fort à propos. Je n’ai jamais compris comment dans le monde paradisiaque et magique de la concurrence libérale, libre et non faussée, quelqu’un pouvait devenir aussi riche… Ca n’existe qu’en situation de concurrence imparfaite et en quelque sorte surfacturation.
          De même, on a un noeud gordien dans les tentatives de justification des différences de statut/salaire au sein de l’entreprise: l’entrepreneur a beau être génial, sans ses employés, ça reste de l’abstrait dans son petit cerveau de génie.


      • Thierry Le 07 juillet 2017 à 22h13
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        Merci Olivier !

        Mais notez que Mathieu Slama n’est pas journaliste. C’est un publiciste. Il écrit ici un tribune. C’est un peu moins grave.

        Le problème est que ce genre de tribunes écrites par des non-journalistes et vise à enfumer le lecteur se retrouvent dans des sites comme celui-ci, supposés être de “défense intellectuelle”.
        Ainsi vont les fake news.


      • âge du faire Le 08 juillet 2017 à 11h17
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        Notre président de la République a toujours vécu dans l’illégalité malgré des compétences intellectuelles évidentes.
        Votre propos n’explique pas du tout la différence entre:
        réussir dans la vie, comme lui-même. or actuellement il joue bien de bonheur de réussir comme un gosse qui déballe ses cadeaux de Noël
        Et réussir sa vie…déjà lui qui pouvait avoir des enfants s’en est privé! Vous croyez vraiment qu’il a donné des gages aux gens qui travaillent dans la solidarité en supprimant déjà tant de postes dans la fonction publique Comment simplement toutes ces personnes pourront-elles se recycler quand en plus comme ministre il a vendu notre Industrie pour une bouchée de pain.
        Ce qu’il a déjà FAIT est grave pour l’avenir des Français et personnellement je trouve étrange cette histoire de MORALISER la France alors que tous ses principaux ministres ont tous travailler semble-t-il dans le cercle malhonnête des “conflits d’intérêts.”
        Nous serons accablés par cette chaleur orageuse comme le temps actuel!


      • clauzip12 Le 12 juillet 2017 à 00h23
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        Il est vrai,que sortie du contexte du discours,ces qqs mots peuvent prendre un sens terrible.
        Ce n’est pas le cas puisque j’y trouve une attention manifeste pour les ‘ceux qui ne sont rien”
        Le propos est mal tourné et laisse un grand doute.
        Néanmoins,une gare n’est pas un lieu de sociabilité.Chacun y prend une direction sans soucis de l’autre.
        Par contre,la gare l’entreprise qui est sous entendue n’est plus là,avant pour un service public,maintenant pour le profit des propriétaires les chefs d’entreprise.
        Les passagers ne sont que les employés et salaries liés à la gare pour un trajet .
        Ce trajet dans le temps sera de plus en plus court compte tenu des nouveaux contrats de travail qui se développent,de la qualité du service et de la satisfaction par des salaires qui ne suivent pas les dividendes perçus par les propriétaires.
        Décidément les métaphores à l’emporte pièces sont risquées.
        Mais le président à une contradiction possible tous les 5 ans!Pourquoi s’arrêter!


    • J Le 07 juillet 2017 à 09h05
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      “Sans dents”, c’est surtout ne pas pouvoir s’offrir des soins appropriés chez un dentiste, ce qui arrive à de plus en plus de gens. D’où l’indignation de Valérie Trierweiler, indignation renforcée certes par un compréhensible grief personnel.


    • Mars Le 07 juillet 2017 à 10h09
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      Macron et sa clique de VRP du mondialisme sont eux les véritables erreurs de notre époque, eux qui phagocytent tous les échelons du corps social, eux qui pourrissent notre terre nourricière à un niveau encore inédit au cours de l’Histoire avec la certitude de détenir LA vérité sur le sens de la vie et la marche du monde. L’argent, le pouvoir. Il n’y a pour eux aucune limite.

      Ils se prennent pour des Surhommes, alors qu’en réalité ils ne sont que les Derniers hommes d’une époque de décadence, des Untermenschen qu’il faudra un jour ou l’autre se résoudre à éliminer de la surface de la Terre.

      Ni pitié, ni pardon.


      • Chat noir Le 07 juillet 2017 à 11h07
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        La Présidentielle terminée, France 2 met en doute la légalité du financement de la campagne d’Emmanuel Macron.
        – France 2, 6 juillet 2017, 20h
        Étonnant n’est-ce pas !?


      • Mars Le 07 juillet 2017 à 11h20
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        http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/droit-du-travail/c-est-lunaire-le-debat-sur-la-reforme-du-travail-vu-par-deux-anciens-presidents-de-la-commission-des-affaires-sociales_2271889.html#xtor=CS2-765-%5Btwitter%5D-
        [modéré]
        N’oubliez jamais que ce sera eux ou nous. ! L’armée de réserve des Charlie’s n’ont strictement aucune valeur. Pour le coup, eux ne sont rien ! Pleutres et décérébrés, ils ne constituent qu’un risque extrêmement limité fasse au soulèvement général qui s’impose, de ceux qui ont pris conscience des enjeux fondamentaux en cours; enjeux à la fois sociétaux et environnementaux.

        Face à l’Injustice institutionnelle arrogante de cet état godillot, la Justice radicale n’est plus une option mais une nécessité vitale. L’hygienisme morale comme seule solution au bourbier puant de tous ces couards infatués d’eux-mêmes et fondamentalement mauvais !

        Ni pitié. Ni pardon.


      • Kilsan Aïtous Le 07 juillet 2017 à 16h37
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        Oui, cette caste qui mène le monde, aujourd’hui ouvertement et sans retenue méprisante envers ceux qu’elle considère comme des riens, c’est un peu comparable aux plantes indicatrices : elle révèle l’état du sol, les pollutions, les carences, les nitrifications à outrance.

        Mais contrairement à ces plantes qui rééquilibrent le sol malade, c’est à cause de cette mentalité de “ceux qui réussissent” que notre Terre se dégrade. Ils sont l’exemple à ne pas suivre si nous voulons guérir la terre. C’est grave qu’ils soient ceux qui nous dirigent. Ce sont eux avec leur mentalité qu’il faudrait justement écarter de tout pouvoir. Ce sont eux qui nous ont mené là où nous en sommes, à cette faillite irréparable.


      • Booster Le 07 juillet 2017 à 23h54
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        Petite polémique pour rappeler à Macron qui commande et pour occuper les “inconscients de leur pouvoir” et laisser à “ceux qui sont au courant” les mains libres.


      • Guitou Le 08 juillet 2017 à 15h17
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        ni pitie, ni pardon, moi aussi je n’attends que ce moment.
        Tant que le peuple ne fera pas tomber des tetes, il continueront la fete.

        Mais j’ai peur que la servitude volontaire ne l’emporte…

        Bref, c’est eux ou nous, point. Celui qui pense avoir une autre solution se fourvoie. Le compte a rebour de la destruction de la planete s’approche du 0. Soit ceux qui ne sont rien se soulevent, soit pas. Dans ce bras de fer, pas d’egalite possible, il y aura un perdant.

        La seule chose qui reste est de faire grossir rangs. Pour ma part, chaque jour qui passe, je tente de planter dans la tete de nos jeunes la graine du doute, de l’analyse. Seule la jeunesse est assez folle tenter le chaos, et je prefere un chaos provoque par le peuple plutot que par nos maitres.


    • Staeubli Le 07 juillet 2017 à 15h55
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      Et encore… à lui chercher la petite bête vous arriveriez bien à lui faire parler des réussites de l’abbé pierre ou de je ne sais qui d’autre.
      Mais la réussite, qu’elle soit celle des affaires ou la réussite sociale est-elle une fin en soi ?
      Combien de gens qui ne sont rien pour lui ont 10 fois plus de valeurs, sont 10 fois plus intègres ?
      Et encore, qui sommes nous pour juger la réussite ou la valeur des autres ?

      On va bien finir par avoir des annual reviews citoyennes 🙂


      • Kilsan Aïtous Le 07 juillet 2017 à 16h47
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        Comme vous dites, nous les “riens” ne devons certainement pas avoir les mêmes valeurs que “ceux qui réussissent”, et ne voulons certainement pas de leur aide corrompue à leurs fausses valeurs. Nous ne voulons pas “réussir” dans leur sens, surtout pas.

        Ricaner de Comoriens qui fuient la misère sur des embarcations de fortune en les comparant à du poisson, voilà ce que j’appelle avoir raté son parcours sur Terre. Ce sont ces gens primitifs et frustes qui en plus se voient comme ayant réussi qui ont sérieusement besoin d’aide.


    • aije Le 07 juillet 2017 à 17h21
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      François Hollande a voulu faire de l’humour (paraît-il) en parlant des sans-dents, et surtout il l’a fait en privé.
      Quand Macron affiche son mépris incommensurable envers les petites gens, c’est du sérieux.
      Il est comme ça : au-dessus toute autre valeur trônent la richesse et le pouvoir. Qui ne détient au moins l’un des deux (dans les grandes largeurs !) est un vide, un rien, un néant, au mieux un parasite de l’humanité.
      Vivement que l’informatique et la robotique remplacent ce genre de déchet par des machines infatigables, ultra performantes et – par bonheur – dépourvues de droit de vote.
      A propos, Hayek était-il connu pour être un humoriste ?


  3. DUGUESCLIN Le 07 juillet 2017 à 06h13
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    Après la promotion du nouveau Président Directeur Général de la filiale france il faut s’attendre à une gestion comparable à celle des multinationales. Concurrence interne et externe âpre et dure comme le souhaitent les financiers qui attendent un rendement maximum des filiales dont ils sont les maîtres.
    Dans ce monde, pas de pitié, les heures ne sont pas comptées, pour réussir il faut se sacrifier, renoncer à sa vie personnelle. Il faut être prêt à tout pour éviter le siège éjectable.
    Voilà la seule vraie vie, vue par la gestion, qui permet d’entrer dans le clan de ceux qui réussissent. Les autres sont des ratés et ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes. La famille, l’histoire, les racines, l’empathie, la créativité, n’ont aucune rentabilité et sont considérées comme des faiblesses qui peuvent vous mener à l’exclusion.


    • Horzabky Le 07 juillet 2017 à 13h08
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      Duguesclin, ce que vous dites est vrai, mais n’oubliez pas que Macron n’a pas réussi par la valeur de son travail. Il a réussi parce qu’il avait les bons diplômes et, surtout, les bonnes relations. J’ajouterais, le bon look.

      Chez Rothschild, il a participé à un seul “deal”, où il a joué un rôle secondaire, et comme ministre des Finances il n’a pas cassé trois pattes à un canard, comme on dit.

      C’est une carrière à la Rachida Dati : tout par les relations.

      J’ai connu ce genre de personnages. Ils avaient tous le plus grand mépris pour les besogneux, qui ne savent ni se mettre en valeur ni entrer dans les bonnes grâces des puissants. Et une insécurité profonde, parce qu’au fond d’eux-mêmes, ils savaient qu’ils étaient des imposteurs. Insécurité qu’ils essayaient de cacher en mettant leurs échecs sur le dos des autres.

      Lorsque les choses commenceront à aller vraiment mal, on verra bien à qui Macron fera porter le chapeau…

      Au fait, à part sa femme, Macron a-t-il un seul véritable ami ? C’est pas sûr. Et si c’est le cas, c’est inquiétant.


  4. Ardéchoix Le 07 juillet 2017 à 06h34
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    «Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. ”
    Une élection, c’est un lieu où on l’on croise des gens qui réussissent avec moins de 17% des électeurs ( du nombre d’inscrits au 1er tour).
    Une entreprise c’est un cumul de petites sources qui deviennent un fleuve. Et ce n’est pas un spécialiste des LBO qui va indiquer le chemin .


  5. Nerouiev Le 07 juillet 2017 à 06h34
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    Son chemin n’est que scolaire et il y a beaucoup de meilleurs chemins réalisés par plein, plein de gens dans ce domaine. Ensuite la réussite dépend beaucoup de son abstraction ou non d’autrui ou de soi-même et ce n’est pas toujours très beau. Beaucoup de gens sans aucun diplôme m’ont indiqué les vrais bons chemins, notamment ceux de l’amitié, de la solidarité. Quand on observe la souffrance de ceux qui ne peuvent avoir de descendance … j’en ai peut-être trop dit.


    • Mars Le 07 juillet 2017 à 13h09
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      Très juste, mais quand on constate avec effroi ceux qui en ont une de descendance, on se dit que la dératisation qui s’impose prendra encore du temps…

      Les Untermenschen (et pas seulement ceux du gouvernement, de l’Assemblee nationale et du Sénat et que dire des Conseils départementaux…), pullulent, hélas…

      Ce monde est vraiment devenu un bourbier infâme.


      • Larmec Le 07 juillet 2017 à 14h44
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        Salut, des humains des vrais, j’en ai connus, des crétins des moins que rien qui se prenaient pour des surhommes , j’en ai connu plein.
        Des étrons qui pensait être des hommes des vrais, aussi.
        Comme vous je pense que la liberté se gagne et qu’elle n’est jamais acquise.
        Le soucis c’est que ce n’est pas en “dératisant” que l’on gagne mais en combattant.
        Et combattre ce n’est pas se comporter en juge et bourreau et décider qui à le droit de vivre. Mais se battre pour que tous est une chance de survivre.


        • ARJUNA Le 07 juillet 2017 à 15h57
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          Combattre c’est avant tout assumer ses responsabilités. Il faudra en outre également se sortir de la tête que la tolérance envers tout et surtout n’importe quoi et n’importe qui nous distingue des immondes tortionnaires de tous les états totalitaires du monde. La Dictature du Bien est sans conteste la pire. Et c’est bien elle qui est partout à l’œuvre.

          Je sais que le terme dératisation peut surprendre sinon choquer. Je pense qu’il a été utilisé à dessein, car la politique dans le monde réel (pas celui des Charlie’s et des Bisounours) passera immanquablement par la case élimination systematique. Comme d’autres ont pu l’écrire ici ou là, ce sera bien eux ou nous. À chacun de choisir. À chacun aussi d’assumer ses responsabilités devant soi-même et devant les autres, les siens en particulier.

          Je pense que malheureusement, seule une toute petite minorité dispose de la clairvoyance suffisante pour savoir où nous mènera notre atermoiement…

          Aucune pitié avec la vermine qui est cause de tous nos malheurs. La vermine s’éradique. C’est dans l’ordre naturel des choses. Tout le reste n’est que littérature.

          Dans 10 ans, il sera tout simplement trop tard pour changer quoi que ce soit.


          • Charles Martel Le 09 juillet 2017 à 20h59
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            Vous voulez parler du 9-3 et des autres “territoires perdus de la ripoux-blique ?


  6. St3ph4n3 L. Le 07 juillet 2017 à 06h43
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    D’ailleurs, “ceux qui réussissent”, on les reconnait à leur Rolex, n’est-ce pas ? Ils attendent patiemment, portant costume sur mesure et rivés à leur oreillette Bluetooth, sur le quai où seront avancés les wagons de TGV de première classe. Pendant ce temps, le banlieusard s’amasse dans l’espoir avoir une place assise pas trop inconfortable dans le transilien. Bien sûr, avant cela, ceux qui réussissent étaient venus à la gare en taxi ; mais le “rien”, en métro. Un jour, les “réussis” ne prendront même plus le train : l’avion, c’est quand même plus rapide (encore plus quand il est privé). Pour le reste, il y aura (il y a déjà ?) ce bon vieux bus.
    Partager un lieu ne signifie pas forcément qu’on ait quelque chose en commun avec tous ceux qui, bon an mal an, parcourent ce lieu.


  7. ydervan Le 07 juillet 2017 à 06h54
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    la question est : est il encore possible de maintenir un lien social dans une société où une minorité dominante stigmatise l’ autre, ” socialement dominée” consciemment ou inconsciemment?.
    Les élections ont déjà partiellement répondu à celà
    Donc avec lui , le grabuge dans l’ approbation globale


  8. Kiwixar Le 07 juillet 2017 à 07h09
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    L’entreprise a un mode de décision dictatorial. Et si t’es pas content de ton job, y en a 1000 qui attendent derrière. Appliquer ce mode de pensée à la France, pays qui a fait 1789/91 et qui a raccourci son roi, risque d’être intéressant.

    Les sans-culottes (désignant familièrement tout homme qui ne porte pas la culotte courte avec des bas, ce qui était au XVIIIe siècle le costume ordinaire des nobles et des bourgeois) étaient des radicaux qui prônaient la démocratie directe. Macron a une belle tête de fusible.


    • Alfred Le 07 juillet 2017 à 08h00
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      Oui c’est bien vu. On peut quitter “son” entreprise. Son pays c’est plus difficile (justement parcequ’il n’y a pas de guillemets). Ça va être eux où nous à la fin. Pour l’instant bien que plus nombreux nous ne sommes pas les vainqueurs.


    • Fburg Le 07 juillet 2017 à 09h26
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      Voici un court commentaire émanant d’un “roi du business” US – mais défroqué – sur le Macron:
      https://www.armstrongeconomics.com/international-news/politics/macron-to-reduce-french-parliament-by-one-third/
      Tout est réuni pour que ça chauffe…


    • SanKuKai Le 07 juillet 2017 à 09h54
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      Dans la même veine, il est interessant de voir que les grands chefs d’entreprises et responsables de banques qui pronent la dérégulation à tout va, “laisser faire le marché”, liberté et “main invisible” qui aboutirait aux résultats optimum, n’appliquent pas leurs préceptes dans le “microcosme” de leurs entreprises.
      Au contraire, l’organisation y est pyramidale, hautement régulée et hautement interventionniste.


    • thecis Le 07 juillet 2017 à 14h51
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      Les discours de notre président et sa clique mentionnent la révolution. Je pense qu’ils ont raison mais pas dans le sens du peuple. En effet, c’est bien la révolution de l’oligarchie sur le peuple. Pour s’en prouver la chose, on voit bien la disparition gauche-droite (frontière déjà fictive) pour voir l’émergence d’un monobloc.

      Warren Buffet a raison. On pourra toujours s’insurger de la situation au travers d’un prisme Bourdieusien, toutefois renverser la vapeur de manière pacifique semble exclus. De l’autre côté, la violence sera réprimer sévèrement dans la disproportion. Le combat est très très compliqué ! À part miser sur une système qui s’autophagocitera sur le moyen terme, je ne vois pas de solution…


  9. Jiojio Le 07 juillet 2017 à 07h12
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  10. Alberto Le 07 juillet 2017 à 07h20
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    « Les nouveaux députés En Marche ont eux-mêmes été recrutés par le biais d’un processus de recrutement identique à celui d’une entreprise. »
    Les résultats des tests de recrutement sont magnifiques. Un grand bravo aussi aux électeurs qui ont élu ces candidats !
    https://www.youtube.com/watch?v=NN0iBuxVUw8&t=794s


  11. Albert Le 07 juillet 2017 à 07h23
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    Cette dernière réflexion de Macron rejoint celle qu’il avait déjà faite à un travailleur, sur les costards. Ce n’est pas vraiment une bourde, ni une maladresse de pensée: c’est sa pensée profonde sur le monde contemporain. Et ce n’est pas à un hasard non plus, si ces principaux ministres sont issus de la Droite politique libérale (ex UMP): le Premier et celui de l’Économie, d’abord. Bref: les masques tombent, les uns après les autres (pour ceux qui ont cru aux masques….). Quand on pense que cet individu (réellement de Droite, on peut le dire) a été introduit dans les rouages de l’État par la Gauche (officielle) ! Un tel itinéraire de renard dévoile bien toute l’ambiguïté du personnage politique, et devrait alerter tous ceux qui font partie des Gens qui ne sont Rien.


    • José Le 07 juillet 2017 à 09h06
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      Introduit par le PS s’il vous plaît.
      La gauche, c’est un peu plus que ce parti qui a depuis longtemps déjà abandonné des positions de gauche pour des postures de gauche.


    • claudine Le 07 juillet 2017 à 10h21
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      je me demande ,si ce n est pas une vengeance de hollande.


    • Mars Le 07 juillet 2017 à 13h15
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      Eh oui, dans la vie, il y a l’immense masse des moutons, la minorité de loups déguisés en agneau et une plus large minorité de fauves tapis dans l’ombre et qui attendent leur kairos.

      Ce dernier groupe porte en lui la solution comme les nuées portent l’orage. Il nous débarrassera des deux premiers groupes parasitaires, le premier par défaut (tant pis pour eux), le deuxième par excès (tant mieux pour tous).

      L’éthologie humaine a decidement de beaux jours devant elle…


  12. Macarel Le 07 juillet 2017 à 07h41
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    Le monde peut-être vu autrement que le voient les occidentaux obsédés par le mythe de Prométhée.

    “On sait en effet que c’est le vide qui permet l’usage des choses,; voici ce que dit Lao Tseu dans le Tao Te King

    “Trente rayons convergent au moyeu
    mais c’est le vide médian
    qui fait marcher le char.

    On façonne l’argile pour en faire des vases,
    mais c’est du vide interne que dépend leur usage.

    Une maison est percée de portes et de fenêtres,
    c’est encore le vide qui permet l’habitat.

    L’être donne des possibilités,
    c’est par le non-être qu’on les utilise.”

    Le vide, “le rien” c’est ce qui permet l’usage des choses. Donc, sans “le rien” tous les matamores de la pensée managériale seraient impuissants à agir. Qu’ils méditent sur cet aspect des choses, du haut de leur sentiment de supériorité.


    • sibtigr Le 07 juillet 2017 à 13h01
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      à Macarel
      Le problème c’est que dans leurs entreprises, ils ont réduit les “riens” à des esclaves, et – le comble – ils sont contents de l’être.

      Kiwixar parlait du monde dictatorial de l’entreprise : il est également esclavagiste.

      J’ai peur pour les jeunes générations…


      • Mars Le 07 juillet 2017 à 13h23
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        La jeune génération sont des zombies, les déjà sacrifiés qui s’ignorent sur l’autel de la bêtise et de la malveillance. Une extrême minorité d’entre-elle ouvrira un jour les yeux. Les autres sont réellement sans importance. Tenir compte de ce qu’ils peuvent dire, à défaut de savoir quoi penser est totalement contreproductif et constitue même un frein à la dynamique de purge qui nous oblige.


    • thecis Le 07 juillet 2017 à 14h42
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      En même temps, c’est le vide entre les oreilles d’un gestionnaire, qui permet son usage…


  13. Garibaldi2 Le 07 juillet 2017 à 07h42
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    Mathieu Slama compare le recrutements des députés marcheurs à celui des collaborateurs d’une entreprise. Moi je le compare plutôt aux participants d’une émission de télé-réalité, façon les Marcheurs au palais Bourbon !

    Epouser à 30 ans une femme qui en a 25 de plus, et donc ménopause, en dit long sur l’homme, qui a l’évidence poursuit un plan de vie et de carrière très précis ; et de plus, chantre des entrepreneurs, il est un haut fonctionnaire, qui rentre naturellement chez Rothschild. Il est où l’entrepreneur ? On pourrait penser que le fait de se présenter à la présidence est un signe qu’il est un quelque part un entrepreneur. Je ne le pense pas. Il a été choisi, soutenu, vendu aux électeurs, par un clan, comme l’avait été VGE.


  14. Duracuir Le 07 juillet 2017 à 07h45
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    Il faux arrêter avec cette histoire de “sans dents”. Il est évident que V.T. a complètement compris le truc à l’envers. Elle prétend que Hollande décrivait ainsi les pauvres. Ce qui est idiot, ce qui ne veut absolument rien dire et je ne comprends même pas que la presse ai poussé des cris de vierge effarouchée. Et quand on gratte un peu, on se rend compte que “sans dents’ désignait les vieux très vieux.
    Evidemment, Hollande ne pouvait pas démentir. Mais si V.T. avait été intelligente, ou honnête, elle aurait dit “Hollande appelle les vieux très vieux des “sans dents” et si la presse avait été plus intelligente et honnête(peine perdue) elle ne se serait pas stupidement emballée là dessus. Il y avait bien d’autres choses à dire.


    • claudine Le 07 juillet 2017 à 10h29
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      vous en avez de la chance , de comprendre ( croire comprendre) ce que veut dire exactement hollande .


      • kriss34 Le 07 juillet 2017 à 11h22
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        On peut probablement vous retourner la pareille.

        Certains ici semblent aveuglés par leurs a-prioris. Il vaut mieux se concentrer sur le fond des programmes (p.ex. faire la critique objective de la politique générale qui nous est imposée par une minorité) que de perdre son temps en arguties sur ce qu’un tel a voulu dire.


  15. TC Le 07 juillet 2017 à 08h12
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    Heureusement il y a une justice immanente, ceux qui réussissent (à quoi d’ailleurs ? À avoir une plus grosse voiture que les autres?) meurent comme ceux qui ne sont rien.


    • Alberto Le 07 juillet 2017 à 08h23
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      « Ceux qui réussissent […] meurent comme ceux qui ne sont rien. »
      Oui, mais… un homme cadre peut espérer vivre jusqu’à 84 ans, contre 77,6 ans pour un ouvrier, selon l’Insee (donnée moyenne entre 2009 et 2013), soit plus de six ans d’écart. Même la mort respecte la richesse.
      http://www.inegalites.fr/spip.php?article377&id_mot=28


      • claudine Le 07 juillet 2017 à 10h42
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        moi, ce qui me console ce n est pas que les riches vivent plus longtemps que les pauvres, c est qui ls deviennent aussi vieux que les pauvres.et comme ils vivent la vieillesse plus longue. il ont plus ou moins les meme problemes. pensez donc etre riche et ne pas pouvoir rester jeune. ca doit etre tres dur. mais au moins c est une justice. je parle en general ,bien sur !!!


  16. François Lacoste Le 07 juillet 2017 à 08h17
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    Les gens qui ne sont rien et les gens qui réussissent, entendu par conséquent qu’ils sont tout.
    Rappelons que les fonctions biologiques de ceux qui sont tout sont les mêmes que celles de ceux qui ne sont rien.
    Ainsi les uns et les autres vivent et meurent de la même façon. Ils se reproduisent à l’identique, se nourrissent, pissent et défèquent tout pareil. Le cancer n’a pas d’égard particulier à l’encontre des uns plutôt que des autres.
    En conséquence les salauds sont aussi nombreux chez les uns et chez les autres de même, les médiocrités, les intelligences, les talents sont répartis à même proportion dans les deux catégorie. Prétendre le contraire en s’appuyant, par exemple, lourdement sur la sélection naturelle et un Darwinisme promptement interprété « bien comme il faut » (pour les auditeurs des samedi matin de France Inter, ce sera sur « les Epaules des géants », titre pour le moins explicite), relève de la même démarche odieuse.
    Que ce soit consciemment ou non, une telle embardée verbale donne à réfléchir sur la philosophie de notre président philosophe.
    A lire :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Macron

    et en particulier l’article sur la session d’Alsthom à Général Electric. Une réussite à n’en pas douter, mais pour les “américains” (connerie ou traitrise ?).


  17. Maxhno Le 07 juillet 2017 à 08h25
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    D’une nature flémarde et complètement allergique a la compétition, j’ai réussi à survivre sans costard ni chemise jusqu’à maintenant et c’est pour moi une grande réussite.


  18. Eric83 Le 07 juillet 2017 à 08h57
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    Mathieu Slama nous fait du Macron pur jus dans ce billet.
    Il défend Macron – parce que lui sait exactement ce que Macron a voulu dire et que le peuple interprète mal ses propos – MAIS EN MEME TEMPS, il nous explique que la gestion d’un Etat comme une entreprise, c’est pas bien du tout.

    Et puis, sincèrement, quel crédit puis-je accorder à une “analyse” d’un soi-disant “consultant et analyste politique” qui a écrit un livre – La guerre des civilisations – dont l’intitulé est une véritable inversion accusatoire :

    “Réflexions sur la croisade idéologique de Poutine CONTRE l’occident”.

    Mr Slama devrait prendre connaissance des très très nombreuses sources qui indiquent que depuis des décennies, ce sont les US et ses vassaux occidentaux qui mènent une croisade idéologique, politique, économique, militaire CONTRE la Russie.


  19. Michel Ickx Le 07 juillet 2017 à 08h57
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    vous avez aimé le rêgne des grands partis politiques

    Vous allez adorer le rêgne des jeunes entrpreneurs en marche.


  20. Toff de Aix Le 07 juillet 2017 à 09h09
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    L’auteur essaie de nous prendre pour des imbéciles. C’est raté. Ça n’est pas une simple “maladresse de langage” mais bien l’expression d’une vision du monde, et des gens, très inquiétante a plus d’un titre..

    Il aurait dit “ceux qui N’ONT rien” il n’y aurait pas eu matière à indignation.

    Mais en disant “ceux qui NE SONT rien” il assimile, consciemment ou pas (et plus vraisemblablement inconsciemment, ce qui est terrible) le fait que la possession, la réussite, sont le signe de la VALEUR humaine.

    Cette “maladresse” le met au niveau de Seguela avec son commentaire déplorable sur la Rolex.

    Plus que bizarre pour quelqu’un qui se prétend “disciple de Paul Ricoeur”…


    • Thierry Le 07 juillet 2017 à 22h22
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      Ce n’est pas bizarre. Si on met le phrase dans son contexte, alors ça reste en ligne avec la pensée de Ricoeur:

      Je cite : « gagner de l’argent, c’est pas la seule chose qui compte […]
      réussir, c’est aussi réussir dans sa vie personnelle, faire réussir les autres, combler des inégalités, donner un destin à des gens qui n’en avaient pas […]
      Les entrepreneurs […] de demain ne pourront pas réussir simplement pour eux-mêmes. […]
      [XN] a compris que [ceux] qui ont réussi ont un devoir […] faire réussir chacune et chacun […] faire réussir ceux et celles qui viennent du plus loin de la réussite […] envisager à chaque seconde que sa réussite oblige […]
      Et donc ne pensez pas que si demain vous réussissez […], la chose est faite… non… parce que vous aurez appris dans une gare, et une gare c’est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien, parce que c’est un lieu ou on passe, parce que c’est un lieu qu’on partage… […] parce que la planète, notre pays […] sont des lieux où nous passons et si nous oublions cela en voulant accumuler dans un coin, on oublie d’où on vient et où on va. […] »

      Comme le dit Olivier plus haut, l’auteur de la tribune nous enfume en ne reprenant qu’une phrase sortie du contexte.


  21. G. Le 07 juillet 2017 à 09h49
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    Autant certains articles de ce blog sont pertinents, autant là on cherche la petite bête et on coupe les cheveux en quatre… Lorsqu’on passe dans une gare on croise effectivement aussi bien des mendiants que des hommes d’affaire. C’est ça le sens de la phrase!

    On peut aussi comprendre la phrase comme “les gens qui ne sont rien de spécial”: ni chef d’entreprise, ni auteur ou blogueur connu, ni star, ni “rien de spécial”. Des anonymes comme vous et moi quoi.

    Arretez de disséquer la moindre parole des gens, et regardez/critiquez plutot les actions globales.


    • step Le 07 juillet 2017 à 10h13
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      je croyais que les mendiants n’étaient que des gens qui n’AVAIENT rien. Le confusion entre l’existence et la possession est grave.


    • pascom Le 07 juillet 2017 à 11h13
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      C’est que vous n’avez pas compris de quoi il s’agit, et peut-être même que vous vous considérez aussi comme rien ?


  22. Oriolus Le 07 juillet 2017 à 10h07
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    Monsieur Mathieu Slama auteur de cet aimable digression sur “les dominants qui dominent” (ce qui évidement est parfaitement condamnable), sait de quoi il parle : il est le fils de son Père, Alain Gérard Slama lui même membre du comité éditorial dans le même journal…


  23. nulnestpropheteensonpays Le 07 juillet 2017 à 11h01
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    mener la france comme une entreprise ,c’est comme un éleveur qui mène son troupeau de vache ..c’est bon de le rappeler ..


  24. Mr K. Le 07 juillet 2017 à 11h08
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    Qui se souvient des “réussis” de son époque à lui?

    Le pied de nez perpétuel du facteur C H E V A L (1836-1924) aux Macron passés, présent et à venir :

    http://www.facteurcheval.com/histoire/palais.html

    Le “palais idéal” reçoit chaque année des visiteurs du monde entier. Alors Macron… du rien en devenir.


  25. Louis Robert Le 07 juillet 2017 à 11h31
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    “Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien”?

    Devant cette petite énormité infantile, je recommande une reconquête courageuse de tout ce qui vaut par un prompt retour à l'”Éloge du rien”…

    Dans notre “fake”-monde à marche forcée vers l’autodestruction et l’anéantissement, il est sage de se méfier de la “réussite”, comme du “progrès” d’ailleurs, et d’y penser à deux fois avant de leur sacrifier son âme. Déjà, Tchouang-tseu écrivait sur “Les rois qui abdiquent” (Œuvre complète, xxviii). Péremptoire, il savait: “C’est seulement à celui qui se désintéresse du gouvernement qu’on peut confier le monde”.


  26. nicolas Le 07 juillet 2017 à 11h43
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    Mépris de classe c’est tout.

    Quant à Macron qui est il ?

    Un fonctionnaire qui a un bon carnet d’adresse.
    Il a fait un détour chez Rothschild grâce à ses relations et non grâce à ses compétences car il n’est pas banquier je le rappelle , il a une formation littéraire à la base …

    Ce type prône l’entreprise et le libéralisme alors que lui même est un planqué de la haute fonction publique.

    Il se dit de la jeune génération qui va tout révolutionner alors que son électorat , si vous regardez bien , ce sont en majorité les plus de 50 ans des grandes villes qui veulent garder leur confort …
    Sa victoire est due à l’union des vieux bourgeois urbains de gauche et de droite.
    Et oui ! Les jeunes et les victimes de la crise ont votés Mélenchon et Le Pen ou se sont abstenus , et ce sont bien les plus vieux qui sont allés chez Macron.
    Il ne faut pas oublier que la France est composée avant tout de baby boomers : ce sont eux les plus nombreux aujourd’hui …

    Conclusion : ce Rastignac entretien un mythe qui commence déjà sérieusement à se fissurer car à défaut de révolution les cocus de l’élection commencent à se rendre compte que les impôts vont encore augmenter et que le système reste le même , c’est juste les têtes qui changent …


  27. Schuss Le 07 juillet 2017 à 13h26
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    Resumer sa vie au pognon est une triste phylosophie. Les personnes qui accumulent un tresor leur vie durant ont ils reussi leur vie ? Certes pour les generations futures ce tresor archéologique deviendra une piece de musée. Pour ma part je prefere m’affranchir de cette materialite qui empeche tout decollage vers la spiritualite. Ma vie sera reussie si j’arrive a maitriser mon ego plutot que d’etre son esclave…


  28. Crapaud Rouge Le 07 juillet 2017 à 13h47
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    C’est triste à dire, mais il a raison de facto : le monde est mené par ceux qui réussissent, les autres sont (considérés comme) rien. Et ça ira de mal en pis, faut pas trop se faire d’illusions…


  29. Larousse Le 07 juillet 2017 à 15h18
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    “De mal en pis” vous dites.
    On atteint les 40 ans de crise, si on inclut le choc pétrolier 1973-1975 et rien n’est arrivé. L’effet “oreiller” (accompagnement social, chômage, chute du communisme…) pour amortir la chute a bien joué son rôle. Bon, c’est vrai ou peut-être, les marges de manoeuvre pour le capitalisme sont plus étroites. Mais voyez-vous il y a encore bien trop de Français qui achètent des suv, berlines entre 24 et 40 000 euros (à crédit ou pas). Ce signe “extérieur” de richesses existe. S’il s’effondre, alors oui, on pourra s’attendre à des événements “incroyables”. Je penche pour un déclin sans fin, sans rien -le néant sous les ordres de Berlin.


  30. serge Le 07 juillet 2017 à 16h06
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    Ma foi, toutes ces perles présidentielles (comme Hollande avec ses sans-dents ou Sarkozy avec son casse toi pauv’con) sont le reflet que tous parlent beaucoup trop et souvent pour ne rien dire. Outre le fait que cela génère des débats sans fin et particulièrement stériles, cela a l’avantage de noyer tout le reste dans une espèce de brouillard de sons désagréables. Il me semble plus efficace de gloser et se battre lorsque, au sortir d’un épais silence, un de ces glands qui nous gouverne va nous faire une vraie déclaration sur le Travail, la dette, les impôts… parce que là, on aura le temps de cerveau disponible pour comprendre et monter au créneau. Le reste…


  31. 1Direct Le 07 juillet 2017 à 17h34
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    Rien?
    OUF On l’a échappé belle!!
    Un peu nous aurions pu avoir le droit à … moins que rien.
    Comme il y a moins que rien donc rien c’est quelque chose.
    La preuve avec des riens ont en fait des choses.

    Suivant cette logique il doit se dire que c’est un compliment.

    Donc, peut-être, estime t’il, dans sa grande et clémente condescendance, que nous valons (un petit) quelque chose … Au moins pour aller voter.
    Et puis un rien (qui vote pour lui), vaut mieux que deux tu l’auras (Dans le baba).

    Enfin (soupir)…
    Quand il ne nous restera rien, voire moins que rien, espérons que nous garderons l’humour.
    Même si le mien ne vaut rien.
    (Ce qui n’est déjà pas mal puisque … 🙂 ).

    Nous pourrions tous reprendre sous ces fenêtres cette chanson: (“En chantant”)
    ♫♪
    On ne parle à Jéhovah
    A Jupiter à Boudha
    Qu’en chantant
    Qu’elles que soient nos opinions
    On fait sa révolution
    En chanson
    …/…
    Et c’est tellement plus mignon
    De se faire traiter de con en chanson
    ♫♪


  32. Le Rouméliote Le 07 juillet 2017 à 17h58
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    On voit l’efficacité des méthodes en vigueur dans les entreprises privées pour recruter des “collaborateurs” (le mot est exquis !) ! Il suffit d’aller sur You tube voir les prestations de Mmes Colboc, Khedder et Guérel qui ont été élues députés !


  33. Denis Le 07 juillet 2017 à 18h07
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    Restons zen!

    Je me pose la question suivante: Comment se fait-il que nous soyons dans la situation actuelle?

    Les gens qui ne sont “rien” en sont-ils responsables?

    Ou alors, les “élites” dirigeantes se sont elles fourvoyées? Ce qui n’est pas possible puisque “élite”.

    Comme j’ai un petit cerveau, pouvez vous m’aider à trouver une réponse réaliste.

    Bien à vous.

    Un “petit moins que rien”


  34. Thoaupe Le 07 juillet 2017 à 22h02
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    Il se trouve que j’aime beaucoup les gares, c’est un lieu où on croise les gens, ceux qui arrivent, ceux qui partent, ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien. Parce que c’est un lieu où on passe, où on bouge, où on vit. Parce que c’est un lieu qu’on partage.

    Je ne comprends pas où est la fausse note.


    • Schuss Le 08 juillet 2017 à 11h08
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      La fausse note c’est de dire qu’il y a des gens qui ne sont rien, que l’on ne peut ni designer ni nommer tellement ils sont insignifiants a ses yeux ! Pas tres complique de comprendre que dans le cerveau de celui qui parle , la valeur ajoute de l’humain est dans l’expression de son ego. Comme au temps des seigneurs… pourtant l’ego n’est que la partie robotisée de l’individu. Demain il sera possible de remplacer les egocentriques par des robots qui apprendront plus vite et mieux les regles du jeu qu’on voudra leur inculquer. L’ena sera obsolete et Macron sera inutile. Seul compte celui qui observe, le reste n’est qu’illusion et perissable au fil du temps qui passe. Triste réalité, l’humanite se meurt , la , sous nos yeux et les courtisants applaudissent.


  35. Ubu Le 07 juillet 2017 à 22h38
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    Quelle prouesse ! Fait exprès ou pas, qu’importe, on sait ce qu’il est… Encore un beau coup de pub par la grâce de ses petits valets “versaillais”.
    En face, des coups d’épée dans l’eau, en attendant la prochaine commune..
    En bien ou en mal, on parle encore de lui, alors que comme ses prédécesseurs, il n’inspire que mépris.
    Président de rien du tout, chef de “secteur” d’une armée de fossoyeurs prêts à miser sur la faillite des pays, et légitimer l’asservissement des peuples dans cette funeste “braderie”.
    Le problème avec la verticalité, c’est que quand on veut monter trop haut, on fini toujours par se casser la g….., un problème de gravité liée à la masse, et la masse c’est nous.


  36. lusofranc Le 07 juillet 2017 à 23h29
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    Cette saillie macronesque,(entre ses autres) me fait penser a celle de Segala et de sa Rollex….
    Meme mentalité pourrie,de ceux qui doivent leur place a ceux qui les y ont mis…


  37. Ubu Le 07 juillet 2017 à 23h37
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    Si le vent se lève, tentons de vivre ensemble…, car à ce rythme, je ne serais pas surpris de voir surgir prochainement, une nouvelle “affaire Dreyfus” pour nous plonger dans la discorde.
    “Je n’ai pas d’ennemis; je fais de la distraction mon ennemi.” extrait du crédo du samouraï.


  38. stephp Le 07 juillet 2017 à 23h47
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    La Boetie disait que pour que le tyran soit tout il fallait que le peuple ne soit rien.


  39. Joanna Le 08 juillet 2017 à 09h38
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    J’ai l’impression que l’hégémonie actuelle du Président, de son gouvernement et de tous ceux qui le soutiennent est malgré tout fragile. Déjà par qu’elle ne repose pas sur un parti avec un socle bien ancré. Que les difficultés surviennent, et ça arrivera, et certains pourraient progressivement quitter le navire.
    Parmi les menaces il y a la révolte des « gens qui ne sont rien » (et ils sont nombreux), qui vont constater les résultats pour eux de la politique économique menée.
    Et bien des choses pourraient changer « quand tous les pauvres s’y mettront » formule qui me fait penser à la chanson « la semaine sanglante » (cf la répression suite à la commune de Paris en 1871 … mais nous n’en sommes pas là fort heureusement).

    https://www.youtube.com/watch?v=djuLvrGSFiI


    • Ubu Le 08 juillet 2017 à 11h09
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      C’est vrai le gouvernement est comme un grand arbre qui aurait poussé trop vite, avec un grand panache en l’air, à la forte prise au vent, et des racines ridiculement peu développées (14%) qui sont restées en surface au lieu d’aller en profondeur, comme les pins des Landes.


  40. Leonardo26 Le 08 juillet 2017 à 11h20
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    Ce n’est pas le bon mot rien .il aurait dut dire ignorance fondamentale qui peut être une protection et pour beaucoup un problème.l.ignorance est dure à combler…le vide intérieur peut-être vaste et profond.l’esprit est souvent accompagné d’avidité ce qui n’arrange pas..j’ai fait 48 ans de recherche spirituelle avec des grands maîtres Inde Népal France ex donc j’ai eu la chance de mon vivant de visiter les paradis et la Terre Pure du Bouddha Amitabha tout est prêt pour vous recevoir sauf que vous faites pas grand chose pour y accéder et nous sommes au tiers de la descente ..le paradi est présent sur 80% de la planète et vous allez faire vivre l’enfer sur 70% de la planète….bon courage leonardo26


  41. ybus Le 08 juillet 2017 à 14h51
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    Que Narcisse Macron considère les “gens” qui ne sont pas de sa caste comme des riens ou des sans dents n’est pas le fond du problème(je dirai même que si les médias ont choisi de mettre ce passage en avant, c’est pour continuer à consolider le masque) Mais le masqueest tombé Reste le vrai problème : la seule chose que la caste soit susceptible de partager c’est un LIEU (et quel lieu!)
    Au nom d’une liberté qui n’instaure qu’une INégalité on abolit la fraternité
    Ne nous reste plus que l’indocilité pour combattre le fascisme


  42. Maud Le 08 juillet 2017 à 18h10
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    C’est dans la même ligne que les illettrées des abattoirs et les ivrognes de la région du Nord. Une même pensée se confirme, rien à attendre pour l’intérêt général et la compréhension de la diversité d’une société. Rien que du mépris?.


  43. Florent LECLERCQ Le 09 juillet 2017 à 17h48
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    Beaucoup de salive gâchée pour pas grand chose, des mots, des mots, des mots dirait un autre.
    Au vu du nombre de dérapages verbaux de notre cher président, et en supposant que les journalistes ne sont pas davantage à l’affût de la petite phrase pour lui que pour ses prédécesseurs, je pense que ce brave homme n’est simplement pas aussi à l’aise en public qu’il ne veut le montrer. Je n’ai jamais parlé devant un parterre – fut-il acquis – pendant une heure et demie mais je pense qu’il s’agit d’une épreuve pour n’importe qui.

    Bref cela ne l’excuse en rien, mais cela me semble vraiment une perte de temps de niaiser sur des circonvolutions du langage, seuls les actes ont de la valeur. D’autant que je doute qu’il y ait beaucoup de gens ici qui ignoraient encore la vision du monde de Macron.


  44. autofocus75 Le 10 juillet 2017 à 13h53
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    “Ce gouvernement Macron est le gouvernement de la classe dominante élu par la classe dominante”.

    Je dirais plutot: Ce gouvernement Macron a été CHOISI par la classe dominante et élu par des décérébrés qui ont gobé toute la propagande que les médias ont martelée pendant 1 an!


  45. Opps' Le 11 juillet 2017 à 13h38
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    Évidemment , parler de gens qui ne sont rien ce n’est pas top et plutôt ambigu.

    Lorsqu’on le remet dans le contexte du texte , c’est vrai que ça passe un peu mieux. Une partie de l’ambiguïté provenant aussi des différentes acceptions et subtilités du verbe trop riche et donc porteur de trop de sens : ‘être’

    Bien sûr Macron , comme chacun de nous provient d’une classe sociale et donc certaines formes d’expression peuvent être relevées de façon négative.
    Parfois également de grandes qualités se construisent sur des a-priori un peu rapides , des réflexes de milieux sociaux , en contradiction avec les options ‘humanistes’ qu’on aime faire siennes.

    Il faut beaucoup de doigté pour juger et exécuter un homme.

    Mais ce qui apparaît de façon assez claire c’est cette lente et sourde volonté suintant de l’expression médiatique et des réseaux sociaux de torpiller Macron . Pas facile , bien sûr, car il bénéficie d’une mode et d’une vogue purement artificielle, mais contre laquelle il est difficile de lutter !

    Là tout les coups sont permis , toutes les approximations , tous les raccourcis, toutes les collusions , avec la meilleure bonne foi des petits esprits en mal d’existence, pour être ensuite le premier à dire “je vous l’avait bien dit” , lorsque Macron aura réalisé ses inévitables erreurs et lorsque le vent médiatique , toujours aussi stupide, aura girouetté !

    En avant donc avec les petits juges , décodeurs impitoyables des vérités de l’inconscient, réducteurs de l’être à des supposés lapsus , révélateurs des vérités cachées qui croient sortir de la caverne de Platon alors qu’ils ne font que s’y enfoncer plus profondément à coup de poncifs et de concepts ‘critiques’ de la série ‘Pour les nuls’


    • Opps' Le 11 juillet 2017 à 13h47
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      … Et puis c’est sûr que les dictateurs ou autres ‘Staline’ , populistes ou démagogues ont toujours des discours sans fausses notes dans l’empathie !


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