Les Crises Les Crises
17.septembre.201417.9.2014 // Les Crises

[Traduction exclusive] Les plans de Washington pour une guerre mondiale

Merci 6
J'envoie

Un document extraordinaire publié le 31 juillet à propos du calendrier prévisionnel militaire des États-Unis enjoint le Pentagone de se préparer à déclencher jusqu’à une demie douzaine de guerres simultanément, y compris des guerres dans lesquelles les adversaires possèdent des armes nucléaires.

Ce n’est pas les USA qui se battent ils utilisent des tiers

Ce document, intitulé « Ensuring a Strong Defense for the Future » (« Assurer une défense forte pour le futur »), a été rédigé par le National Defense Panel, un groupe d’anciens hauts responsables civils et militaires, missionnés par le Congrès pour fournir un regard critique sur le calendrier prévisionnel officiel du Pentagone publié cette année, le plan quadriennal de défense 2014.

Le National Defense Panel est coprésidé par William Perry, secrétaire à la Défense sous la présidence Clinton, et par le général John Abizaid, ex-chef du Commandement central des États-Unis. Parmi ses membres, il comprend quatre autres généraux à la retraite, ainsi que Michele Flournoy, anciennement secrétaire adjoint à la Défense sous Obama, et Eric Edelman, un éminent néo-conservateur et sous-secrétaire à la Défense dans le gouvernement de George W. Bush.

Il s’agit donc d’un groupe bipartisan [Républicains + Démocrates], qui représente l’intégralité du spectre politique des dirigeants officiels de Washington en matière de sécurité. Son rapport a été publié sous les auspices d’une agence financée par le gouvernement des États-Unis qui se consacre à l’étude des conflits, et dont le nom, choisi avec une logique orwellienne irréprochable, est l’US Institute of Peace [Institut américain de la paix].

Ce document nous prévient des dangers auxquels les États-Unis vont devoir faire face, en parlant en premier lieu de la puissante expansion de la Chine et de la Russie, avant de mentionner la Corée du Nord, l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Moyen-Orient tout entier, puis l’Afrique. La Chine et la Russie ont donc été promues à la première place des cibles potentielles d’une intervention militaire des États-Unis, devant les trois pays mis en avant par George W. Bush dans son fameux discours de 2002 sur « l’Axe du mal ».

Le document précise que pendant les deux décennies précédentes, depuis l’effondrement de l’URSS en 1991, la doctrine militaire des États-Unis a exigé la capacité de pouvoir financer deux conflits militaires majeurs simultanément. Ensuite, il y est demandé un changement radical de cette doctrine :

« Étant donné que, dans le contexte actuel, les menaces s’intensifient, nous croyons qu’un nouveau format renforcé des forces armées, plus complet – un format qui soit différent du format double conflit (NdT : le « two-war construct » est un terme faisant référence à une doctrine militaire classique aux États-Unis et qui prévoit que ses forces armées doivent être dimensionnées de manière à être capables de mener simultanément deux conflits majeurs), mais au moins aussi puissant − est approprié. »

Par la suite, cette idée est davantage détaillée :

« Nous croyons […] qu’une capacité à faire la guerre partout est la condition sine qua non pour être une superpuissance et s’avère donc essentielle à la crédibilité de la stratégie globale de l’Amérique en matière de sécurité nationale. Dans le contexte actuel de menaces, les États-Unis pourraient, selon toute vraisemblance, être amenés à mener des actions préventives ou à combattre dans plusieurs régions sur des périodes qui se superposent : dans la péninsule coréenne, dans les mers de Chine orientale et méridionale, au Moyen-Orient, en Asie du Sud, et pourquoi pas en Europe. Les États-Unis sont également confrontés à la possibilité d’avoir à faire face à des adversaires dotés de l’arme nucléaire. De surcroît, l’expansion d’Al-Qaïda et de ses émanations dans de nouvelles parties de l’Afrique et du Moyen-Orient implique que l’armée américaine doive pouvoir assumer des opérations antiterroristes au niveau mondial et défendre le territoire américain tout en étant engagée dans des conflits régionaux hors de nos frontières. » (Souligné par nous.)

Cette liste suggère que les États-Unis doivent être préparés à mener de front cinq ou six guerres majeures. Ce n’est rien moins que la demande à l’impérialisme américain de se préparer à gérer une guerre mondiale qui pourrait menacer l’humanité d’extinction.

La mise en avant de la Chine et de la Russie comme cibles potentielles d’une action militaire américaine est de très mauvais augure quant à ses implications, puisque ces deux pays possèdent respectivement le deuxième et le troisième arsenal nucléaire de la planète, derrière les États-Unis eux-mêmes.

Le rapport soutient la position de l’administration Obama, qui prône un « rééquilibrage » des forces militaires américaines pour affronter la Chine, décrivant cette initiative stratégique comme un effort pour réaffirmer « la primauté de la région Asie-Pacifique parmi les intérêts de sécurité des États-Unis.»

En ce qui concerne la possibilité pour qu’une telle guerre se produise, il convient de souligner que le Comité de défense nationale (National Defense Panel) discute actuellement des déclencheurs possibles pour un conflit majeur, en particulier en Extrême-Orient. Les termes utilisés ont beau être pleins de jargon, les perspectives n’en font pas moins froid dans le dos :

« La prolifération de systèmes de plus en plus autonomes et ne nécessitant pas d’intervention humaine, en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient par exemple, aura un impact préjudiciable sur le maintien de la stabilité durant une crise ou sur la gestion de l’escalade si un conflit éclate. Ajoutés à la multiplication d’outils cyber-offensifs et défensifs ainsi que de défense anti-spatiale, ces systèmes affecteront sérieusement le rapport entre force militaire offensive et défensive dans des régions-clés, augmentant ainsi le risque qu’une crise dégénère rapidement en conflit – avant que les politiques et commandements militaires ne puissent réagir à temps ».

En clair, une grande guerre peut éclater, sans intervention humaine, à travers l’interaction de drones et de systèmes de réponse automatisés de part et d’autre.

Le rapport ne remet pas ouvertement en cause les forces militaires composées de volontaires, mais il met l’accent sur leur coût croissant, et appelle à une « réforme raisonnable des soldes et des avantages sociaux » pour les rendre plus abordables. La logique des pressions combinées de la hausse des coûts et des déploiements militaires croissants est inexorable, cependant cela signifie que la classe dirigeante américaine devra à plus ou moins court terme se diriger vers une certaine forme de conscription, même au-delà du projet économique actuel dans lequel les plus pauvres des travailleurs sont enrôlés comme « volontaires » de manière disproportionnée.

Le rapport de défense exprime des préoccupations sur le fait que les contraintes financières pesant sur l’impérialisme américain, et notamment des limitations imposées volontairement telles que la « saisie conservatoire » d’une partie sélectionnée des dépenses militaires imposées par le Budget Control Act (« Loi de contrôle budgétaire ») de 2011, sabrent dans les préparatifs de guerre du Pentagone.

Les auteurs se plaignent de manière répétée des limitations pesant sur les dépenses militaires états-uniennes à cause du fardeau des programmes sociaux domestiques, montrant du doigt « le large fossé grandissant entre les sommes collectées pour financer les programmes, d’une part, en particulier pour la Sécurité sociale et les principaux programmes de santé, et les sommes effectivement dépensées, d’autre part ».

Ils déclarent :

« L’Amérique doit remettre de l’ordre dans sa maison fiscale afin de financer simultanément des dépenses militaires robustes. Une limitation drastique des coûts de santé se doit d’être appliquée à la fois à l’intérieur du Département [c’est-à-dire pour les soldats et leurs familles] et plus généralement à travers tous les programmes gouvernementaux. »

Répétons-le : il s’agit d’un rapport bipartisan. Les démocrates tout comme les républicains, libéraux [NdT : au sens américain = « de gauche »] et conservateurs, ont soutenu sa demande de coupes dans les programmes sociaux dont dépendent les travailleurs pour mettre des trillions à disposition de l’appétit insatiable du complexe militaire américain.

Le caractère bipartisan de ce document témoigne de l’unité de toutes les composantes de la classe dirigeante américaine sur le recours à une violence sans précédent pour sauvegarder sa richesse et sa domination sur de vastes parties du monde. Cela confirme que le combat contre une guerre impérialiste peut être mené si, et seulement si, la classe ouvrière se libère du système politique existant aux États-Unis, et construit un mouvement politique de masse indépendant, fondé sur un programme révolutionnaire socialiste et internationaliste.

Patrick Martin, traduction collective par les lecteurs du site www.les-crises.fr

Commentaire recommandé

Pascalcs // 17.09.2014 à 04h41

Un élément de plus prouvant que les US se sentent de plus en plus menacés dans leurs positions. Le financement de plans d’une folle absurdité repose sur l’absolue nécessité de maintenir la prééminence du $ sur l’économie mondiale. On voit bien que la fronde grandissante des BRICs vis à vis du système $ commence à créer quelques inquiétudes, une bonne raison pour commencer à détruire la Russie et son régime actuel pour l’amener dans la ligne de coque état zunienne. Nous ne sommes qu’au début de l’agressivité des USA et des conséquences néfastes du poison distillé et instillé au quotidien par les  néocons américains dans les milieux influents Washingtoniens. Comme toujours, la populace ne vaut pas plus que de la chair à canon pour ces auto-proclamés Übermensch. 

215 réactions et commentaires - Page 2

  • elido // 17.09.2014 à 22h36

    Les us n ont pas besoin de chair a canon ils ont des robots. Google en vend de tres bien a l us army et cela ne coute pas trop cher!

      +0

    Alerter
  • Astap66 // 17.09.2014 à 23h27

    Lu sur le blog de Jean-Luc Mélenchon :

    Répugnate séance au parlement européen

    « Il s’agissait d’adopter l’accord de coopération commerciale avec l’Ukraine. Et un codicille concernant la circulation libre des personnes. Deux votes seulement pour prononcer une annexion économique. Mais l’hémicycle était bondé. Auparavant, il y avait eu une « discussion » entre des rangs certes bien plus clairsemés. Elle portait sur cet accord. Elle était sidérante. Un nombre incroyable de va-t-en-guerre se succédaient pour exiger des mesures de représailles contre la Russie. Je pense que, dans de telles circonstances, on ne se contente pas seulement d’être intellectuellement affligé par la pauvreté des vues que de telles déclarations violentes expriment. On prend conscience du danger d’avoir des élites ou supposées telles à ce point aveuglées dans des moments de l’Histoire aussi tendus qu’à présent. Mais ce jour-là, le pire était encore à venir. Soudain, Martin Schultz, le président de l’Assemblée, dans le style habituel de ses aboiements les plus impératifs, nous demande de nous asseoir et de nous taire. Il s’agissait de pouvoir commencer une séance où l’on voterait en même temps, les uns sous les yeux des autres, grâce à la magie audiovisuelle, au Parlement de Kiev et à Strasbourg, l’accord de coopération entre l’Ukraine et l’Union Européenne. On subit d’abord une petite harangue après laquelle toute demande de prise de parole contraire fut interdite. Puis la parole fut donnée au président de l’Ukraine.

    C’était trop pour nous. En tout cas pour moi. Je me levais et je quittais la salle aussi bruyamment que je le pus. En même temps que moi sortirent mes collègues portugais et les Espagnols de Podemos ! Ensuite sortirent également les Grecs de Syriza, la gauche de Die Linke et divers autres courageux. C’est peu dire que nous étions fort fâchés. Cette retransmission en duplex était une pression insupportable. Le refus de la parole était odieux, surtout au moment même où le président de séance nous infligeait de si touchantes odes a la démocratie. Et enfin, c’était vraiment trop de devoir supporter d’entendre, sans pouvoir répondre, un oligarque corrompu comme celui qui préside l’Ukraine. A plus forte raison en le voyant parler devant un Parlement d’où les députés communistes ukrainiens ont été exclus ! Toute cette comédie avait commencé sous les applaudissements nourris d’un bord à l’autre de l’hémicycle, la droite, les sociaux-démocrates et même les Verts pétaradants de joie et confis de postures héroïques. Après la harangue de l’oligarque ukrainien, l’enthousiasme était moins vif. Seule la droite applaudissait. Je note cependant que quelques Français se sont abstenus dans les rangs de l’UMP, dont Alain Cadec député breton. « si l’on veut la guerre totale, c’est comme ça qu’il faut continuer » dit-il très amer ! J’ai voté contre cet accord pourri, cela va de soi. Après le résultat du vote, le bel enthousiasme du début reprit ses droits : la droite, les sociaux-démocrates et les Verts, les uns debout les autres assis, applaudissaient l’heureuse conclusion de cette grossière provocation ».

    Edifiant…

      +0

    Alerter
    • chios // 18.09.2014 à 00h50

       » En même temps que moi sortirent mes collègues portugais et les Espagnols de Podemos ! Ensuite sortirent également les Grecs de Syriza, la gauche de Die Linke et divers autres courageux. »
      ça, c’est la gauche…
      Quid des eurosceptiques?

        +0

      Alerter
  • David D // 17.09.2014 à 23h32

    Un tel rapport n’offre que du verbe. Si du temps de l’URSS les USA n’ont pas attaqué, c’est qu’il y avait des gouvernants assez raisonnables qui savaient ce qu’il ne fallait surtout pas faire.
    Ici, la mise en ligne d’un tel rapport est complètement sotte. La Chine, l’Inde, comme la Russie, n’y verront bien sûr que du verbe et plus inquiétant ils identifieront l’agressivité des Etats-Unis.
    En prévoyant la guerre des Etats-Unis seul contre tous, les américains n’ont pas l’intelligence de se désembourber, mais au contraire ils s’y jettent. La production d’un tel rapport avertit clairement les pays du monde entier des règles du jeu avec les américains. C’est une annonce très maladroite qui est faite, puisque les chinois comprennent que les Etats-Unis sont dans une logique du « no competitor again, aucune puissance concurrentielle comparable à la nôtre ». Pour l’instant, la Chine ne va surtout pas provoquer l’Amérique, elle va faire profil bas et attendre son heure. Le jour où elle se sentira assez forte pour concurrencer pleinement l’Amérique, le ton changera.
    La Chine, la Russie et l’Inde comprennent très bien qu’avec la logique de domination des américains qui se permettent tout, il va falloir s’unir. Justement, il y a déjà les Brics et on peut préciser que le risque d’une alliance militaire chinoise et russe pour intervenir en Ukraine tout en étant très improbable n’est pas non plus bloquée à zéro, la possibilité peut effleurer déjà les esprits.
    Mais, bon, le profil bas de la Chine devrait encore se maintenir quelque temps. Mais livrons un scénario qui peut concerner notre avenir, celui d’une crise économique épouvantable de l’Amérique et de l’Europe. Ce jour-là, il faudra se tourner vers l’aide économique des Brics. La Russie intégrée à ce système sera déjà à couvert, mais le reste de l’Europe risque de goûter cela tout autrement.
    On pourra regretter ce jour-là d’être dans l’Otan et pas avec les Brics.
    Sans l’Europe, qu’est-ce qu’il reste à l’Amérique ? Le Japon et la Nouvelle-Zélande en gros.
    Or, l’Union européenne est au service de l’Amérique. L’élargissement aux pays de l’est est une véritable catastrophe. C’était ce qu’il ne fallait surtout pas faire et le traité transatlantique, on va déguster.
    Il ne faut pas jouer les alarmistes pressés qui regardent la montre, mais à mon avis l’avenir en réserve de bien bonnes.
    Autre idée sur la dimension verbeuse de ce rapport, nous ne vivons plus tout-à-fait dans des démocraties, mais à tout le moins dans des pays à élections. Il y a en Europe une possibilité pour que le vote alternatif de table rase arrive dans quelques pays d’ici quelques décennies, sinon une dizaine d’années seulement. Dans le cas des super guerres rêvées par Washington, certes la population aura été assez passive pour laisser commencer les guerres, mais que fait le gouvernement quand deux villes sont rayées de la carte. Il me semble alors que toute la population est dans la rue et que politiquement le congrès doit très vite faire marche arrière, rendre des comptes, dire stop à l’escalade atomique.
    Là, en lisant ce rapport, les russes, chinois ou indiens comprennent qu’on a des américains nourris à la testostérone qui croient vivre sur une autre planète, rien d’autre.

      +0

    Alerter
  • Philippe // 18.09.2014 à 00h56

    Quand on regarde la stratégie des USA depuis plus de deux siècles, c’est plus la stratégie du pionnier avec des guerres asymétriques avec la conviction d’être le peuple élu. Leur écoles de guerres c’était plus des écoles d’ingénieurs que des écoles des fans de Clausewitz ou Sun-Tse.
    C’est une stratégie qui leur a réussi dans l’ensemble, la technologie et la logistique leur ont apporté un plus indéniable.

    Tout miser sur la technologie en fait quand même un colosse aux pieds d’argiles surtout que ses soldats manque un peu de rusticité et n’ont pas à faire preuve de beaucoup de débrouillardise étant donné leur très bonne logistique, donc l’initiative tactique à bas niveau hiérarchique ne doit pas être leur qualité première.

    Sur un autre forum où ça parlait puissance des USA, drones, ect.. j’avais écrit qu’employer la tactique de Scipion face au USA serait peut être payant, c-à-d trouver la faiblesse de la force de l’ennemie, dans le cas des USA, c’est l’énergie son point faible. Les USA consacrent 640 milliards de dollars pour son armée, pour un budget un million à dix millions de fois moindre il aurait moyen d’envoyer les USA au moyen-âge en mettant sa production d’électricité à terre pour quelques mois.
    Sans passé par la bombe nucléaire qui explose en altitude.
    Mon boulot c’était la sûreté et trouver les points faibles pour les parades c’est une seconde nature.
    Je développe d’une façon très succinte dans le post suivant pour que la modération puisse faire son travail si nécessaire.

      +0

    Alerter
    • Philippe // 18.09.2014 à 02h00

      En ce moment je fais des plans pour un drone pour surveiller les départs de feux dans la sierra (j’habite à l’étranger).
      Si a la place de la caméra je met une charge de graphite pulvérisé, pas sûr que ça fasse du bien aux abords d’un centre d’interconnexion de transport haute tension.
      Vu le prix on peut facilement faire de la redondance.
      J’ai vu un incident identique dans les années 70, c’est une semaine de boulot pour remplacer un élément quand on a la pièce, si la plupart des centres ont un problème c’est une autre histoire au niveau des pièces de rechange surtout sans électricité.
      Il faut de l’électricité pour tout, ne serait-ce pour la pompe à essence pour remplir un jerricane.

      Tout le matériel employé n’est pas stratégique ni considéré comme arme et n’est pas cher aux USA.

      On peut faire plus soft avec le même principe de drones du pauvre saturant le ciel de Washington histoire de neutraliser les quelques missiles sol-air, ils seraient chargé d’hydrogène sulfuré pour l’odeur ou d’un colorant industriel couleur jaune caca pour les bâtiments représentatifs. Ca ferait une sacré pagaille et une belle peur.
      Sur l’empennage je mettrai le drapeau de la république de Nauru, les USA ont un contentieux avec eux. 21km² pour 10000 habitants, pas trop de place pour l’armée US.
      Le NORAD et l’armée passeraient pour les derniers des incompétents, le budget militaire serait vu d’un oeil plus critique par la population. Il en suivrait peut être un repli sur soi de la part des américains. Le ridicule ne tue pas mais l’image de la toute puissance serait égratignée.

        +0

      Alerter
  • Air One // 18.09.2014 à 14h35

    C’est effectivement un mélange de 1984, et de Skynet tel que décrit dans l’excellent et visionnaire Terminator.
    Sauf que ça ne relève plus de l’anticipation puisque nous vivons en plein dedans. Il y a donc pour les plus éveilles ou initiés – et ils sont peu nombreux – des raisons d’avoir froid dans le dos; le pire étant que – propagande efficace et torpeur généralisée obligent – cela se fera avec l’assentiment passif de la population.

      +0

    Alerter
  • ·٭·щargueri†e·٭· // 18.09.2014 à 19h23

    Ce document ne me paraît pas sérieux.
    Car il montre une méconnaissance profonde des armes de l’armée US.
    Et de fait il émane du Congrès, et est à son usage.
    Probablement s’agit-il d’une diversion : laisser les élus « réfléchir » à loisir et épancher leurs fantasmes.
    On connaît bien cela partout et chez nous : les moult rapports commandés par l’assemblée, et qui sont souvent risibles de bêtise, ne servant qu’à occuper ces idiots d’élus, à les faire bavasser, se sentir importants. Bref on les occupe. Et la réalité est loin, loin ailleurs.
    M/

      +0

    Alerter
  • chatard // 22.09.2014 à 10h16

    Les américains préparent une guerre: ça semble de plus en plus évident. Mais pourquoi rendre public un document aussi stratégique?

      +0

    Alerter
  • Afficher tous les commentaires

Les commentaires sont fermés.

Et recevez nos publications