Pour Stathis Kouvelakis, membre du comité central de Syriza, le déroulement de la crise grecque “signe la fin d’une certaine idée de l’Europe”, dont il dénonce le caractère “antidémocratique”.

Stathis Kouvelakis, membre du comité central de Syriza et professeur de philosophie critique au King's College de Londres. (Stefania Mizara pour L'Obs)

Stathis Kouvelakis, membre du comité central de Syriza et professeur de philosophie critique au King’s College de Londres. (Stefania Mizara pour L’Obs)

Pourquoi le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a-t-il décidé un référendum ?

– Alors qu’il avait signé de sa propre main les dernières propositions présentées aux institutions européennes, celles-ci ont voulu le soumettre à un exercice d’humiliation en lui demandant d’aller encore plus loin, au-delà de ce qui était politiquement gérable par lui : il était devenu clair que son propre parti, sa majorité parlementaire et une partie croissante de la société n’étaient pas prêts à faire davantage de concessions.

Comment en est-on arrivé là ?

– Il n’y a pas eu de négociations. Le terme est inadéquat pour décrire ce qui s’est passé. Les institutions européennes ont gardé la même ligne depuis le début : imposer à Tsipras un plan d’austérité, le forcer à rester dans un cadre identique à celui de ses prédécesseurs et montrer ainsi que les élections en Europe, a fortiori quand c’est un parti de gauche radicale anti-austérité qui gagne, ne changent rien aux politiques qui sont suivies.

Ce qu’on appelle des négociations n’a été qu’un piège mortel qui s’est refermé sur Tsipras. Son erreur, c’est de ne pas l’avoir compris à temps. Il pensait qu’en poussant les discussions le plus loin possible les Européens finiraient par se résoudre au compromis plutôt que de prendre le risque d’une rupture. Mais ils n’ont rien cédé, alors même que lui a perdu beaucoup : il a fait d’énormes concessions, l’opinion publique s’est habituée à l’idée qu’un accord était possible, les caisses publiques sont vides.

N’a-t-il pas aussi fait l’erreur de croire qu’il pouvait obtenir moins d’austérité tout en restant dans l’euro ?

– Je fais partie de la tendance, au sein de Syriza, qui pense depuis le début que vouloir concilier le rejet de l’austérité et le maintien dans la zone euro est contradictoire. Or on a vu, dès que la Banque centrale européenne a décidé en février de couper le principal moyen de financement des banques grecques, que ce n’était pas possible. L’arme monétaire a servi de moyen de pression sur la Grèce afin de la forcer à renoncer à sa politique anti-austérité.

Le dernier épisode de ce chantage, c’est lorsque l’Eurogroupe, en refusant de prolonger le programme actuel, a contraint Tsipras à fermer les banques cette semaine. Le but est politique : en prenant les Grecs en otage et en créant une situation de panique, notamment dans les classes moyennes et aisées, il s’agit soit de forcer le gouvernement à ne pas aller jusqu’au référendum, soit de dicter les conditions de son déroulement et de favoriser le camp du oui. L’Europe a déclaré la guerre à la Grèce.

La société grecque semble très divisée…

– Oui, deux tendances s’affrontent. Le camp du non s’appuie sur une partie de la population très affectée par l’austérité, qui perçoit les exigences de la troïka comme une volonté d’humilier la Grèce. Mais le camp du oui, renforcé par la peur que suscite la fermeture des banques, est aussi en train de se structurer. Nul doute que ce référendum est un acte politique courageux. Les décisions importantes sont toujours risquées. On avait fini par oublier au fil du temps que la politique s’est rapetissée en Europe.

“La fin d’une illusion sur l’Europe”

Quels sont les scénarios possibles à l’issue du référendum ?

– Une victoire du oui serait une défaite majeure pour Tsipras et le contraindrait sans doute à organiser de nouvelles élections. Mais une victoire du non renforcerait sa détermination face aux institutions européennes en lui donnant un mandat différent de celui du 25 janvier : il s’agirait désormais de rompre avec l’austérité, quelles qu’en soient les conséquences – y compris si cela signifie sortir du cadre européen. Lorsqu’il a annoncé la tenue du référendum, c’était la première fois que le mot “euro” ne figurait pas dans son discours. Ce n’est pas un hasard.

Est-ce l’acte de décès de l’Europe ?

– Tout le déroulement de la crise grecque signe la fin d’une certaine idée, ou plutôt d’une illusion entretenue au sujet de l’Europe. Son caractère antidémocratique qui ne respecte que la loi du plus fort, son néolibéralisme qui méprise tout contrôle démocratique sont perceptibles par tous désormais. Tous ont pu se rendre compte que, même si Syriza n’a cherché qu’une rupture partielle avec les politiques d’austérité, une rupture modérée, pragmatique, et sans remettre en question les fondamentaux du cadre européen, l’affrontement a été ultraviolent. Simplement parce que ce gouvernement n’était pas prêt à capituler face au diktat néolibéral.

Même si l’Europe parvient à vaincre la résistance des Grecs, elle paiera, je crois, un prix très lourd pour son attitude. Car la Grèce n’est que la pointe avancée de la crise européenne : le projet communautaire est de moins en moins soutenu par les opinions publiques.

Source : Sarah Halifa-Legrand, pour L’Obs, le 2 juillet 2015.

101 réponses à “L’Europe a déclaré la guerre à la Grèce”

Commentaires recommandés

GLEB Le 04 juillet 2015 à 02h24

Si le “Non” l’emporte en Grèce (et que le gouvernement respecte la décision des urnes … contrairement à nos dirigeants en 2005), alors Tsipras sera un bon mélange entre Che Guevara et Jean Moulin.
Bon chance à Tsipras et bon week-end à tous les grecs … le changement, c’est maintenant !!!

  1. GLEB Le 04 juillet 2015 à 02h24
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    Si le “Non” l’emporte en Grèce (et que le gouvernement respecte la décision des urnes … contrairement à nos dirigeants en 2005), alors Tsipras sera un bon mélange entre Che Guevara et Jean Moulin.
    Bon chance à Tsipras et bon week-end à tous les grecs … le changement, c’est maintenant !!!


    • kasper Le 04 juillet 2015 à 04h55
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      alors Tsipras sera un bon mélange entre Che Guevara et Jean Moulin.

      Esperons que ca finira mieux pour lui.


      • nourredine Le 04 juillet 2015 à 07h54
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        Mais l’idee comme le Che et Jean Moulin resistera au temps et rentrera dans la vraie grande Hiatoire


    • Georges Clounaud Le 04 juillet 2015 à 07h54
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      Malheureusement nous pouvons craindre que le oui l’emporte demain. La peur du vide est trop grande et la forte dégradation de la situation économique organisée cette semaine joue en sa faveur.

      Romaric Godin semble d’ailleurs ne plus y croire

      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-un-referendum-sous-la-pression-de-l-asphyxie-economique-489316.html


      • Yann Le 04 juillet 2015 à 08h56
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        Je suis assez partagé sur l’impact de tout ça sur l’opinion publique.
        Autant quand je lis cet article et d’autres sur le comportement parfaitement scandaleux des institutions de l’UE et de notre très cher “personnel” politique, une sainte colère m’anime et j’imagine, sûrement benoitement, que les dégâts politiques dans la population de l’union seront irrémédiables, autant j’ai des doutes tant l’égoïsme et le court termisme sont choses les mieux partagées dans notre société.
        Pour avoir entendu un collègue de travail dire qu’il était temps que la Grèce paye, ça ne rend pas optimiste sur le sens commun de nos compatriotes, car il n’est sûrement pas seul à penser ça, je connais bien leur façon de penser, mais il est vrai que la “french riviera” ne se distingue pas trop par son progressisme politique.


        • Philippe, le belge Le 04 juillet 2015 à 11h40
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          … n’est pas plus le fait de l’ignorance entretenue que de l’égoïsme, même si l’un n’empêche pas l’autre?


        • OXI Le 04 juillet 2015 à 16h21
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          Les 40 années passées de ce “progressisme politique” à la française sont finalement sanctionnées par un immense désavoeu de la classe politique actuelle. Quelles options, quel choix nous reste t-il pour 2017??

          On pourrait aussi refuser de penser que voter sert à qq chose…puisqu’au final c’est l’oligarchie européenne qui nous commande!

          En ce sens, refuser de penser c’est aussi agir.
          J’en veux à tous ces biens-pensants qui veulent le bonheur des peuples.
          En novlangue, la liberté c’est l’esclavage, la guerre c’est la paix.
          Et maintenant, oXi c’est nAi, quelque soit la langue, quel que soit le choix.
          Désespérant….


          • Catherine balogh Le 04 juillet 2015 à 23h52
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            Penser à 2017 est déjà une prison


        • Benmar Le 04 juillet 2015 à 20h18
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          De toute manière, même si le “oui” l’emporte demain, la situation n’en sera pas plus viable pour autant: les Grecs demeureront étranglés sur le long terme par le poids de la dette.
          Le “non” l’emportera à l’occasion du prochain défaut.
          L’euro-mark explosera tôt ou tard, comme tous les bazars qui ont un vice de construction.


          • French Quinquin Le 05 juillet 2015 à 06h40
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            Si le oui l’emporte demain, c’est la voie royale ouverte à une guerre civile. Si le non l’emporte, cette première hypothèse n’est pas exclue pour autant, mais Syriza aura les coudés franches pour mener une politique digne de LA politique au service des citoyens et non pas celle menée depuis près d’un demi-siècle par nos traîtres et collabos actuels, tous partis politiques confondus, qu’ils soient en France, en Allemagne ou en Cacanie !


      • TC Le 04 juillet 2015 à 14h12
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        Moi, je ne me fais aucun souci : les Grecs voteront non, on ne peut vouloir vivre ensemble dans un espace commun où lorsqu’on a besoin d’aide, tous les autres vous enfoncent encore davantage. N’importe quelle personne normalement constituée ne peut accepter ça.


        • Yann Le 04 juillet 2015 à 14h59
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          J’ai aussi envie d’être optimiste:
          un sursaut Grec, (ils disent Non)
          Tispras et Varoufakis trouvent une solution quel quelle soit ( les eurocrates acceptent de réviser la dette en partie ou en totalité, non je plaisante,
          la Grèce sort de l’euro-guépier, elle dévalue, c’est dur, mais elle n’est pas isolée, il n’y a que les glands du Monde ou de Libé pour imaginer que les affaires vont s’arrêter juste parce que la monnaie n’est plus l’euro. La Chine, La Russie, les BRICS en général feront de bons partenaires commerciaux, certainement pas pire que les USA ou l’UE.)

          De là, on peut être sûr aussi, que la bande de margoulins de Bruxelles et Francfort feront ce qu’ils peuvent pour couler la Grèce, mais en l’état, c’est déjà ce qui se passe, alors bon…


        • French Quinquin Le 05 juillet 2015 à 06h43
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          Oui, mais si le bon sens, la rigueur morale et l’intelligence éteint communément partagés, on serait un peu au courant. Malheureusement, c’est très loin d’être le cas. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui est bien un jour historique, pas seulement pour la Grèce, mais aussi, croyez-le ou non, pour la survie sur terre…

          L’Histoire s’accélère. Qui sait où elle s’arrêtera ? (lol)


      • boduos Le 04 juillet 2015 à 15h29
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        si le oui l’emporte,Tsipras et Syrisa démissionnent,….gouvernement technique père fouettard et barricades en octobre….
        entre temps,prise de conscience de la nature dictatoriale de l’Europe par les espagnols,les portugais ,les français et les italiens…..,gladio , attentats ,provoques, état d’urgence …çà promets.


      • Alfred Le 04 juillet 2015 à 23h49
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        Que ce soit le oui ou le non qui l’emporte ça à l’air assez mal parti pour les grecs. A mon grand regret il y’a soit de l’incompétence soit de la duplicité chez tsipras d’après les informations concrètes que donne cet auteur:
        https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2015/07/03/les-enjeux-du-referendum-grec-du-5-juillet-liliane-held-khawam/
        Qu’en pensez vous?


        • Gilles Le 05 juillet 2015 à 00h46
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          Un article tout à fait remarquable qu’il serait bon de soumettre à OB.

          Sauf sa conclusion que je reproduis ici:

          Reproches possibles au gouvernement grec actuel

          Le gouvernement grec actuel se veut défenseur du peuple grec et il n’y a aucune raison de ne pas le croire. Voici toutefois quelques points qui chagrinent :

          1. Il n’a pas dénoncé cette dette injuste dans les faits. Il admet que le pays la doit ainsi que ses charges.
          2. Il n’a pas dénoncé la politique partiale privée de la Banque centrale qu’il devrait nationaliser.
          3. Il admet la privatisation de biens publics que le résultat soit oui ou non le 5 juillet puisque les 2 textes en présence la prévoient.
          4. Il n’a pas dénoncé la création monétaire scripturale injuste et illégitime des banques commerciales qui fausse le fonctionnement économique et financier du pays.

          Ces 4 points qui manquent et qui ne sont pas abordés dans le plan peuvent laisser craindre que l’emploi du référendum est un simple blanc-seing que ce gouvernement pourra utiliser en cas de oui ou de non pour mettre en place le démembrement des biens et services publics ainsi que la privatisation de la Grèce. Cela ne semble pas correspondre aux promesses électorales…

          Ce gouvernement a probablement raté son rendez-vous avec l’Histoire…

          Et si elle se trompait? c’est du moins ce que j’espère.

          ON ne peut pas attaquer un “colosse” à trois têtes, de front (FMI, UE, BCE). Il faut ruser, feindre, tenter de créer un mouvement de soutien encore plus important, et préparer le terrain pour l’assaut final. Alors, avec un peu de chance, Tsipras sauvera son pays promis à une servilité certaine pendant plusieurs générations. (ce n’est pas après seulement 5 mois et avec les problèmes gigantesques qui sont devant lui que l’on peut se permettre de juger Tsipras incompétent ou hypocrite)


          • French Quinquin Le 05 juillet 2015 à 06h49
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            Ruser ? Varoufakis est un spécialiste reconnu de la théorie des jeux. Disons que c’est un peu le stratège au milieu du jardin d’enfants capricieux et insupportables que représente la Troïka. Et contrairement à ce qu’affirme notre philosophe grec de Londres, qui est tout à fait respectable, Tsipras savait très bien ce qu’il faisait quand il a cédé sur les avant-dernières exigences des cloportes précités. Leur hybris et leur arrogance a fait le reste. Il fallait en demander plus, toujours plus et humilier l’adversaire ! Et ces demeurés prétentieux sont tombés dans le panneau… C’était un peu la provocation de trop qui les entraînera vers le gouffre. D’apparence anodine, elle scellera leur destin.


        • Catherine balogh Le 05 juillet 2015 à 01h45
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          J en pense que vous devriez lire les propositions concrètes de Tsipras retransmises ici même


          • Alfred Le 05 juillet 2015 à 10h51
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            Certes tout ça on le sait.
            Ce que cet article apporte de nouveau c’est les privatisations à venir convenues des maintenant et un peu en loucedé…


    • Carabistouille Le 04 juillet 2015 à 09h42
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      Perso, j’ai plutôt un mauvais pressentiment.
      Je vois bien une fin à la Mossadeg ou à la Lumumba.


      • Homère d'Allore Le 04 juillet 2015 à 10h24
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        Je partage votre mauvais pressentiment, Carabistouille.

        Une fin à la Grigoris Lambrakis, pour rester dans la tradition locale… Un extrémiste du LAOS incontrôlé…


      • jules Le 04 juillet 2015 à 11h10
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        Surtout pas ! Ils seront bien plus utiles vivants et humiliés jusqu’au trognon que morts, tombés sous les coups (d’État) de la Sainte Troïka !

        D’une part, c’est plus bandant pour les fiers étalons de la « race des seigneurs » qui marquent leur territoire en levant la patte pour pisser dru sur la Grèce et, d’autre part, ça permet de canaliser comme d’exacerber la rage d’une partie de la population européenne ou d’intensifier la trouille de perdre de l’autre partie.

        Démocratie… Démocratie… Quand tu nous tiens….


        • Alae Le 04 juillet 2015 à 14h22
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          Je dis comme Jules. Le coup d’État ou l’assassinat sont inenvisageables, sauf à torpiller la narrative selon laquelle une UE belle, bonne et démocratique se confronte à une Grèce de “feignants”, d’armateurs mafieux et de braqueurs de paisibles contribuables allemands et français.
          Même si ladite narrative se lézarde à toute allure, il va leur falloir continuer à s’en tenir à des mesures de rétorsion ou de persuasion assez opaques ou tarabiscotées pour être maquillées en couleurs orwelliennes dans les médias.


      • languedoc30 Le 05 juillet 2015 à 00h26
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        J’espère un sursaut d’orgueil. Ils ne peuvent pas laisser passer, insultes et humiliations sans réagir, c’est pas possible. M’imaginer la défaite de Tsipras et de Syriza et la victoire de tous ces minables m’accable.


    • aleksandar Le 04 juillet 2015 à 10h06
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      Non, le changement ce n’est pas forcement maintenant.
      Le changement est en marche.
      Quel que soit le résultat du referendum, la Grèce ne pourra pas rembourser sa dette qui ne va faire que croitre.
      Et l’austérité imposée par les bandits européens ne peut qu’approfondir la crise et la récession.
      Le referendum n’est en soi qu’un épisode.
      Le même problème se reposera dans 1 an, dans 2 ans, dans 5 ans.
      La seule issue, c’est une sortie de l’Euro, temporaire ou définitive accompagnée d’un moratoire ou d’une réduction de la dette.


      • Emmanuel Le 04 juillet 2015 à 14h28
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        ” Le même problème se reposera dans 1 an, dans 2 ans, dans 5 ans. ”
        Oui mais en attendant c’est ” open bar ” sur les privatisations et le rabotage de l’Etat social (dont on attend, à terme, une diminution de la pression fiscale chez les plus aisés).


      • boduos Le 04 juillet 2015 à 16h03
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        @aleksandar
        tu vois juste mais deux acteurs agissent à contrario:

        Merkel qui veut un Grexit qui sera l’amorce d’une dissolution de l’euro vers un euro mark fort de quelques pays du nord et du centre de l’Europe.( d’ou son intransigeance volontairement vexatoire ,seul artifice lui permettant d’échapper ,sous prétexte d’orthodoxie des traités, aux injonctions de son occupant depuis 1945 qui instrumentalise l’euro …)

        Hollande qui ne souhaite pas une redistribution des cartes avant 2017 ,ou un retour à la monnaie nationale démontrant l’amorce d’un redressement de la Grèce sortie de l’euro.
        là dessus Hollande préfère que le problème se repose (effectivement) dans 1 an dans 2 ans ou dans 5 ans avec entre temps les renflouements par le contribuable européen ,a fonds perdu ,et tout ça pour éviter de donner raison avant la présidentielle à J.Sapir,P.Krugman,J.Stiglitz (sortie de l’euro) inspirant les partis souverainistes .

        la soumission convergente de Hollande et Sarkozy plierait définitivement le débat et sonnerait la recomposition des partis politiques,donc ils s’accrochent à leur chimère “euro”

        On comprends leur véhémence et leur activisme récent à ce sujet!


    • Louis Le 04 juillet 2015 à 11h41
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      Si le NAI gagne je rirai bien quand même.

      Le triomphe total de la démocratie c’est vraiment pour moi quand un peuple choisit de deux options la pire pour son intérêt et la meilleure pour les intérêts de l’élite.

      C’en serait tellement magnifique de crétinisme que je qualifierais même la chose d’artistique !


      • boduos Le 04 juillet 2015 à 16h19
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        la Grèce a inventer le stoïcisme ,le platonisme ,le rigorisme sparte,l’épicurisme,la démocratie mais le sadisme et le masochisme ne sont pas sortis de chez eux.

        sauf si Hollywood a fini par submerger leur ADN,je crois en leur sursaut ,même s’ils hésitent à se fâcher avec le faux parapluie otanien qui les protégerait d’Ankara.


    • Homère d'Allore Le 04 juillet 2015 à 12h26
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      Ok Jacky Olivier, si vous faites la même chose si le NON l’emporte !

      C’est trop facile de donner des leçons sans prendre soi-même sa part de risque.

      Oui, Lundi, si le OUI l’emporte, je ferais mon “autocritique” pleine de repentance d’avoir eu un espoir !

      En revanche, si le NON l’emporte, venez faire la vôtre pleine de repentance de ne pas l’avoir eu et de vous être complu dans la critique.


      • jacky-olivier Le 04 juillet 2015 à 14h05
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        Ma préoccupation cher Homère est de comprendre les choses, en particulier en Grèce où j’ai des attaches personnelles, pas de critiquer, et par souci authentique du peuple grec. Il s’agit pas de me faire plaisir avec des illusions sur un zorro Tsipras depuis mon clavier d’ordinateur. Ce que j’ai compris de la situation me permet de prédire la victoire du oui, sans doute même assez large.

        Mais cette fable de referendum et a fortiori ma prédiction n’ont pas d’importance, comme Varoufakis le dit lui-même aujourd’hui dans un quotidien espagnol : “Quel que soit le résultat du référendum, le lundi il y aura un accord, j’en suis complètement et absolument convaincu. L’Europe a besoin d’un accord, la Grèce a besoin d’un accord, de sorte que nous arriverons à un accord”. L’esclave est déterminé à demander à son maître de bien vouloir lui laisser plus de leste.


        • Homère d'Allore Le 04 juillet 2015 à 15h27
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          Jacky Olivier, vous avez tout à fait le droit de faire votre analyse et de “comprendre les choses”, comme vous dites…

          Vous pouvez estimer que des “gens intelligents” se font berner par une “ingénierie sociale sophistiquée”. Vous pensez sans doute à Stiglitz, Krugman voire Sapir…

          En tant qu’observateur bas du front encore plus sujet aux influences de cette “ingénierie sociale sophistiquée”, je remarque quand-même certaines évolutions du discours des sceptiques comme vous.

          En mars, Tsipras allait se coucher lors des négociations et Syriza accepter les conditions de la Troïka demain matin

          En avril, Tsipras allait se coucher, c’était une question d’heures.

          En mai, le départ de Varoufakis de la table des négociations était la preuve de la trahison.

          Début juin, la messe était dite. Tsipras allait tout accepter.

          Fin juin, Tsipras faisait croire aux gogos qu’il y allait avoir un référendum mais bien sûr, celui-ci n’aurait pas lieu ! Voir les posts de Fifibrindacier, Chaban, Melissa…

          Et maintenant, Tsipras va au référendum mais c’est pour le perdre !

          D’ailleurs c’est déjà perdu et largement…

          Ouais ouais ouais, je ne sais pas si ce type de positionnement n’est pas la résultante d’une “ingénierie sociale sophistiquée” qui mettrait le poison défaitiste dans la conscience de “gens intelligents”…


          • BEYER Michel Le 04 juillet 2015 à 20h32
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            Je le dis à tous les @jacky-olivier du monde….si le NON l’emporte je serais heureux, mais aussi très observateur de ce qui se passera. Je suis persuadé que le peuple grec, mais pas seulement le peuple grec, traversera des moments difficiles.
            Si le OUI l’emporte, mon cher @jacky-olivier, si le OUI l’emporte, je serais déçu. Mais je vous annonce quand même la fin de l’Euro, et de l’UE telle qu’elle est conçue. La période de 6 mois que nous venons de vivre a ouvert énormément d’yeux. Malgré le tapage médiatique, les protestations affluent de nombreux pays.
            Ce conflit aura eu ce mérite: ouvrir les yeux de nombreux Europhiles.


    • Catherine balogh Le 04 juillet 2015 à 15h31
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      Dire qu on rira si le Nai l emporte C est faire preuve de bhchelite


      • Wilmotte Karim Le 04 juillet 2015 à 17h56
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        Derrière la Grèce, c’est nous.
        Rire n’est pas le terme qui convient!


    • Solomon Le 04 juillet 2015 à 19h24
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      “alors Tsipras sera un bon mélange entre Che Guevara et Jean Moulin.”

      J’aurais plutôt dit Thémistocle…


  2. Animal Penseur Le 04 juillet 2015 à 02h24
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    “le projet communautaire est de moins en moins soutenu par les opinions publiques.” En France, il ne l’a jamais été (cf 2005). Dans quelle mesure la situation a-t-elle été la même au sein de l’UE ?


    • NLD Le 04 juillet 2015 à 07h33
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      Le traité de l’Union Européenne a également été rejeté par des référendums aux Pays-Bas (2005) et en Irlande (2008).
      A ma connaissance les autres pays l’ont adopté par voie parlementaire – avec l’énorme avantage d’éviter que les opinions publiques ne s’y intéressent de trop près…


      • Emmanuel Le 04 juillet 2015 à 14h48
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        Les Norvégiens ont fait mieux : deux fois ils ont refusé d’entrer dans l’UE. Quand on ne rentre pas on n’a pas à se demander quand et comment on va sortir, ni à quelle sauce on sera mangé en restant dedans.


    • Carabistouille Le 04 juillet 2015 à 09h44
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      Je vous interdit de prétendre que les 55% qui ont voté “non” en 2005 était contre le projet communautaire. C’est une falsification digne des pires européistes.
      J’ai voté “non” car ce projet tuait toute chance de vraie démocratie fédérale. Et on est beaucoup à avoir voté “non” en ce sens pour remettre l’ouvrage sur le métier.


      • Pastèque Le 04 juillet 2015 à 10h41
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        La seule direction de la construction européiste c’est le marché libéral, le reste c’est insignifiant!
        en 1992 c’est 51/49 pour maastricht, en 2005 c’est 45/55 pour la constitution européiste.

        http://michelcollon.info/La-construction-de-l-Union.html?lang=fr

        http://michelcollon.info/La-jeunesse-cible-capitale-pour-l.html?lang=fr

        dites, est-ce que tu crois encore en l’Europe sociale?

        Eyes Wide Shut…


      • Emmanuel Le 04 juillet 2015 à 14h50
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        Les partisans d’une vraie démocratie fédérale en 2005, combien de divisions ? Et à la date du 4 juillet 2015 ?


      • Alfred Le 04 juillet 2015 à 21h36
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        Mais qu’est ce que vous avez avec votre phantasme de démocratie fédérale? Moins on est nombreux plus la démocratie est forte et vivante plus ont est nombreux (et surtout de langues et cultures différentes) plus elle est faible. C’est pas difficile à comprendre et C’est mathématique ( la “démocratie” antique athénienne c’était un démos de quelques milliers de citoyens)
        Vous ne trouvez pas assez difficile de la faire vivre à 65 millions en France?
        Je ne comprend pas cette trouille d’une France seule mais autonome. La crainte d’être un “petit” pays et alors? S’il est libre et bien gouverné. La crainte de payer les iPhones et le pétrole plus chers? La belle affaire. La peur du vide plutôt.
        Ce discours sur le monde qui change (sans blagues) et sur le fait de s’unir pour ne pas se faire bouffer par les chinois et les martiens.. Qu’elle fumisterie. Nous n’avons rien à craindre d’être “seuls” car nous ne serons jamais seuls mais respectes de tous si nous les respectons et si nous nous respectons.
        Franchement je ne comprend quel traumatisme enfantin peut conduire certains à vouloir à toute force une entité plus grosse fut-elle fédérale.
        ( ne me répondez pas la paix et la fin de la guerre en Europe car vous achèveriez d’être ridicules. À ce propos souvenez vous qu’il n’existe qu’une seule chose pire que la guerre: la guerre CIVILE dont le spectre grossit malheureusement doucement mais plus vite que celui de la guerre en Europe)


        • Yann Le 04 juillet 2015 à 22h09
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          Complètement d’accord avec vous Alfred.
          On a souvent le droit au discours:”grâce à “l’Europe”, on a eu la paix…blablabla”,
          Or, en fait, c’est l’affrontement en demi teinte des deux super géants de l’époque qui a permis la paix en Europe, et ainsi de fonder le marché commun, …et aussi les massacres de la seconde guerre mondiale, ne l’oublions pas: la honte des allemands, les patrons français pris la main dans le sac de la trahison d’où obligés d’accepter le programme du CNR et des communistes pour la sécurité sociale d’où paix sociale….


  3. Charles Le 04 juillet 2015 à 03h11
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    Premières impressions sur place de la campagne référendaire et perspectives après le non…comme après le oui….
    http://wp.me/p5oNrG-aHR


  4. dissy Le 04 juillet 2015 à 03h34
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    Un ‘indice’….

    Nous n’abandonnerons pas les Grecs
    “Que ce soit avec l’euro ou momentanément sans

    MOMENTANEMENT….que veut il dire par la?

    Giscard avait évoqué une sortie momentanée de l’euro il y a quelques mois dans Les Echos.

    Tout serait il deja organisé depuis longtemps?Y compris avec une certaine participation de Syriza?

    Athènes ne veut “aucun programme de réforme”, affirme Schäuble

    http://www.romandie.com/news/Athenes-ne-veut-aucun-programme-de-reforme-affirme-Schauble/609228.rom


    • TC Le 04 juillet 2015 à 14h18
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      Les Allemands sont prêts à lâcher la Grèce. Ils se serviront du non des Grecs pour signer le Grexit, c’est limpide !

      Et pour mieux faire passer la pilule, ils évoquent déjà la future possibilité de la réintégration de la Grèce dans l’euro. Il ne faut surtout pas laisser entendre que le Grexit est irréversible sinon c’est l’irréversibilité de l’euro qui risque d’en prendre encore un coup !


  5. Kiki Le 04 juillet 2015 à 05h54
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    MODERATION: merci de ne pas faire de la retape.


  6. arthur78 Le 04 juillet 2015 à 07h51
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    On reviendra sur les évènements de 1948 , le gouvernement Francais de l’époque est dirigé par Robert Schuman et ne bougera pas son petit doigt pour aider les Grecs

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5815890x/f82.image.r=grece%20AND%20Markos%20AND%20Vafiadis%20.langFR

    Le président Papandréou fit appel officiellement à M. Churchill, lui demandant l’appui des
    troupes britanniques … Le 3 décembre une grande manifestation pacifique
    de protestation fut mitraillée par la police, qui fit 120 morts. Ce fut le signal d’un
    soulèvement qui dura trente-trois jours et fut marqué par des combats sanglants à Athènes, où les tanks 1 anglais sévirent brutalement… les Anglais affaiblis,..laissèrent place aux Américains. Ceux-ci intervinrent dans les affaires grecques d’une façon plus brutale, et n’essayèrent pas de garder les apparences… Un conseiller américain fut affecté ‘à chaque ministère,

    Les subsides de Truman permirent d’employer les grands moyens : on bombarda systématiquement les villages de l’intérieur Enfin, le couronnement de la collaboration militaire gréco-américaine devait être au début de 1948 l’ordre officiel venu de Washington de tuer les prisonniers faits au combat « capture and kill »


    • Lysbethe Levy Le 04 juillet 2015 à 09h08
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      Excellent article, voilà comment se comporte “la démocratie” à l’européenne ou américaine face à un peuple luttant pour sa souveraineté…La violence, la guerre, sont la seule réponse des puissants “démocrates” les anglo-saxons sont même allés cherchés les anciens collaborateurs des nazis pour faire le “sale boulot” de tuer toute résistance dans l’oeuf …La suite là :

      ” Ce n’est pas pour combattre les allemands que les anglais débarquèrent en Grèce, fidèle a sa politique traditionnelle ce fut pour restaurer, dans un pays soulevé dans un grand élan démocratique, le gouvernement monarchiste émigré au Caire, entretenu pendant la guerre.

      Le président Papandréou fit appel officiellement à Mr Churchill, lui demandant l’appui des troupes britanniques, car disait-il en substance, il est impossible de contrarier l’évolution politique du pays par des moyens purement politiques”

      Voilà comment les puissants interviennent pour maintenir leurs privilèges : la force, la guerre civile au peuple et maintenant au pouvoir une élite façonnée qui appliquera la bonne politique favorable aux intérêts des banques comme de cette élite…l’Histoire se répète inlassablement !


  7. Pampita Le 04 juillet 2015 à 08h12
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    Bonjour,

    la crise grecque faisant partie du Grand jeu sur l’échiquier eurasiatique, je signale ce long article extensif : http://chroniquesdugrandjeu.over-blog.com/2015/07/d-athenes-a-pekin-survol-de-l-eurasie.html

    La Grèce est une pièce importante de l’échiquier, au même titre que la Syrie, l’Ukraine ou l’Afghanistan.


    • ulule Le 04 juillet 2015 à 16h53
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      Pour compléter…
      Eastring vs Balkan Stream: The Battle for Greece par Andrew Korybko
      Russia favored a pipeline route that would reward Greece, Macedonia and Serbia, but the EU will want to link to Turkish Stream via EU and NATO members Romania and Bulgaria
      http://russia-insider.com/en/politics/eastring-vs-balkan-stream-battle-greece/ri8379

      À en juger par les résultats des négociations de gaz de saint-Pétersbourg d’un forum économique, l’Allemagne revendique le statut de transit du gaz russe vers l’Europe
      https://www.youtube.com/watch?v=QibXuJwPAXs


      • Pampita Le 04 juillet 2015 à 20h17
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        Oui, bien sûr, le gaz n’est jamais loin dans cette affaire, ce dont parle d’ailleurs le site en question. L’Allemagne se comporte avec une hypocrisie… Elle bloque systématiquement les projets gaziers russes dans le Sud et n’a absolument rien contre doubler le Nord Stream et devenir le hub gazier européen.


  8. Lt Anderson Le 04 juillet 2015 à 09h50
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    BHL sur Tsipras :
    http://www.bernard-henri-levy.com/tchao-tsipras-par-bernard-henri-levy-48556.html

    L’Acrimed répond :
    http://www.acrimed.org/article4713.html

    Heureusement que BHL est là pour détendre l’atmosphère.


  9. Parousnik Le 04 juillet 2015 à 10h16
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    Quelques rappels au hasard….avant le référendum du traité de Maastricht

    « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie » (Michel Rocard, Ouest-France, 27 août 1992).
    Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. » (Michel Sapin, ministre des finances, Le Figaro, 20 août 1992). Celle là n’est pas mal non plus« L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry à Béthune, 12 septembre 1992)« Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, RTL, 30 1992).« La création de cette monnaie européenne n’aura rien d’automatique […]. En outre, chaque Etat conservera la maîtrise de sa politique budgétaire et fiscale, dans des limites qui ne seront pas plus étroites que celles d’aujourd’hui. » (Edouard Balladur 29 avril 1992, Le Monde).
    Petit rappel pour le oui en 2005
    En votant oui, on vote pour des valeurs. Puisque, pour la première fois, l’Union européenne n’est plus seulement un marché et une monnaie, c’est aussi un espace de droits sociaux et humains… S. Royale.
    Dire OUI, c’est faire vivre une Europe politique, une Europe démocratique, une Europe citoyenne, une Europe riche de ses valeurs qui représentent l’avenir de l’humanité… F. Ponclet.
    L’Europe, avec ce Traité constitutionnel, sera plus sociale :
    Sans doute, ce ne sera pas le texte final, mais elle sera plus sociale puisque enfin, il y aura un dialogue social entre européens, un sommet pour l’emploi ; dans la lutte contre le chômage, chaque année, l’ensemble des Européens, Chefs d’Etat, Chefs de gouvernement, Parlements devront se mobiliser pour lutter contre ce fléau. Ce serait déjà une bonne raison de voter “ Oui ”. F. Hollande
    Voilà mes chers amis, c’est dit, c’est simple, c’est clair, c’est franc ! Avec le oui…Nous voulons une France moderne, pleine d’énergie, remplie d’espérance dans une Europe puissante, intégrée, et solidaire. N. Sarkozy


  10. Rcool Le 04 juillet 2015 à 10h22
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    Au moins cette crise Grecque nous a permis de voir ce quoi vraiment l’Europe! les pensés et surtout les manipulations! voir comment les régies de BFM,iTele,etc..(il ne faut pas surtout montrer les foules, toujours minimiser le nombre, 20000 pour le “oui” et 25000 pour le “non” mais ils se sont rendus compte que ça tenaient pas à cause d’internet)

    ils ont commencés par les sondages 56% pour le “oui” et 37% pour le “non” mais mais….. le non progressait!! lol! et maintenant le “non” est passé devant carrément!lol Voir comment ils manipulent les images d’hier! voir les annonces de catastrophes qui va tomber sur la Grèce, surtout propager des rumeurs sur ce sujet! le rapport du FMI que les Européens ont essayé de bloquer en vain,il est passé sans commentaire car il va dans le sens de Tsipras!

    http://www.reuters.com/article/2015/07/03/us-eurozone-greece-imf-idUSKCN0PD20120150703

    Quelques soit les difficultés et le vote de demain, Tsipras nous a montré ce que le mot ” mon principal adversaire c’est la finance, et vouloir renégocier le texte pour y introduire des mesures sur la croissance et tenir ces engagements veut dire!”


    • Chris Le 04 juillet 2015 à 12h01
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      Voyez-y plutôt un ordre de route de Washington pour les Européens !
      N’oubliez pas, ils travaillent main dans la main pour les mêmes intérêts géopolitiques…


    • Eric83 Le 04 juillet 2015 à 12h10
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      Ci-joint le lien de l’article de Reuters en français. Il est d’ailleurs flagrant de constater la différence de lecture des évènements concernant la Grèce entre Reuters et l’AFP.

      http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N0ZJ37820150703?pageNumber=1&virtualBrandChannel=0

      Cet article démontre la rupture au sein même des “institutions”. Comment celles-ci peuvent mener des négociations avec A.TSIPRAS et son gouvernement alors que leurs requêtes sont complètements opposées ?

      Le rapport du FMI, après le rapport de la CADTM, est une véritable aubaine pour A. TSIPRAS.

      Au vu de ces informations essentielles qui valident les demandes de A.TSIPRAS et de son gouvernement depuis 5 mois sur une restructuration- annulation de la dette, comment une majorité de Grecs pourrait voter “oui” au référendum ?


    • chios Le 04 juillet 2015 à 19h28
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      Ayant lu que des patrons grecs font tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher le “non”…et je les comprends….car sans moyens de paiement vers et de l’étranger, ils sont finis à brève échéance…
      Ayant lu des articles relatant les difficultés d’expats en situation ^précaire” de s’en sortir à Londres avec 60 euros par jour…alors qu’ils doivent payer les garanties pour un logement ETC.
      De firmes bulgares incapables de payer leurs employés car les commanditaires grecs ne peuvent plus transférer l’argent vers la Bulgarie…

      Bref, on organise la panique…
      http://russeurope.hypotheses.org/4043

      …la décision de la Banque Centrale Européenne de couper les comptes Target2 (ou système électronique de transferts intra-zone) des entreprises grecques, organisant une pénurie artificielle de liquidités en Grèce, pénurie qui pèse de manière dramatique sur la situation de la population et qui compromet la tenue du référendum. C’est la première fois que, dans l’Histoire, une Banque Centrale organise une crise financière au sein de la zone dont elle a la responsabilité, non par incompétence mais à dessein. A nouveau, nous sommes confrontés à un abus de pouvoir inouï. Cet abus de pouvoir signifie en réalité que, sans le dire, la BCE a exclu la Grèce de la zone Euro. Si tel n’était pas le cas, la BCE aurait dû continuer à respecter les comptes Target2 des entreprises. Cela signifie que tant l’Eurogroupe que la BCE ne respectent pas la souveraineté de la nation grecque. Nous sommes revenus à la situation des années 1960 quand Leonid Brejnev affirmait la doctrine de « souveraineté limitée » des pays de l’Est vis-à-vis de l’Union soviétique. Ce qu’on fait l’Eurogroupe et la BCE est l’équivalent financier de l’intervention soviétique à Prague en août 1968. Nous sommes donc bien confronté à une tyrannie. Il faut en mesurer soigneusement toutes les conséquences.

      Si vous voulez des munitions pour discuter, cet article est une aide précieuse…


  11. cryptoman Le 04 juillet 2015 à 11h15
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    Drone captures thousands of ‘NO’ protesters flooding Syntagma Square in Athens

    https://www.youtube.com/watch?v=IVdIVbCRoes


  12. jeff Le 04 juillet 2015 à 11h18
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    Tsipras a gagné déja quelque soit le résultat du référindum.

    1. il a tenu téte à la troika et fmi.
    2.il a réussi à maintenir le référindum.
    3.il a ridiculisé le fmi , qui abonde dans son sens maintenant.
    4.il a réussi à diviser l axe franco – allemand.
    5.il a divisé schlaubler et merckel.
    6.redonner l espoir d une autre politique.
    7.susciter l ‘ espoir dans d autres pays (espagne et italie)


    • Inox Le 04 juillet 2015 à 12h20
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      De belles victoires c’est vrai. Mais si la population grec choisit la soumission, ces belles victoires seront très vite oubliées, malheureusement.

      Mais quoi qu’on en dise, Tsipras et Varoufakis forcent le respect, sans aucun doute. Les journalistes et autres qui ne font que les rabaisser, voir insulter, sans essayer de comprendre leurs actions me font pitié, il n’y a pas d’autres mots.


      • leducmichael Le 04 juillet 2015 à 13h38
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        Les merdiats sont soumis, il n’y a que la lâcheté qui les animent , evidement ils sont perfusés par nos dirigents, comment décrire objectivement des irrévérencieux qui pensent à leur peuple et dénoncent l’escroquerie des dettes…


      • French Quinquin Le 05 juillet 2015 à 07h05
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        Leurs actions, nos journalopes les comprennent très bien !

        Mais depuis quand la fonction des merdia de masse est-elle d’informer le public ? Le divertir et l’abrutir oui ! L’informer sûrement pas ! Il faut lire entre les lignes et s’informer sur le net, en faisant fonctionner son esprit critique, comme ce blog exemplaire nous en donne l’occasion. La Résistance s’organise.


    • jeff Le 04 juillet 2015 à 13h35
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      la france a déja vecu avec des controle de capitaux se fut de 1968 à 1984.
      Ce n est quand 1989 qu il fut abolit.
      Es ce que la france était en faillite.non


    • BEYER Michel Le 04 juillet 2015 à 14h00
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      D’accord avec vous, sauf le point 4. Vous trouvez vraiment qu’il a divisé l’axe Franco-Allemand?
      Il n’y a même plus d’axe du tout. Il y a un aplatissement de Hollande devant Merkel.


      • jeff Le 04 juillet 2015 à 14h29
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        On va dire ridiculiser Hollande ,Valls et Sapin .
        En passant par Junker.
        Sur controle des capitaux:
        Certaines banques prennent des décisions qui sont de l ordre des controles de capitaux.
        Une banque jaune et bleu à descendu ,c est virement par jour de 4000 euro à 3000 euro.
        pour sortir de l argent au guichet ils faut demander 24 h voir 48 à l avance.
        Une banque vert le seuil est descendu à 1500 euro de virements jour.
        Donc ,les banques elle méme ,vont du controle de capitaux .
        Personnes ne crient au scandale dans les médias.


        • Emmanuel Le 04 juillet 2015 à 15h23
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          Attention à l’orthographe ! Pensez aux critiques envers ce blog, ne tendez pas en plus de bâton pour se faire battre.


  13. cryptoman Le 04 juillet 2015 à 11h39
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    Les limitations imposées aux Grecs par le contrôle de capitaux touchent également les services de paiement en ligne… à l’exception de Bitcoin. Ainsi, Jusqu’à mardi au moins, les Grecs ne pourront plus payer avec PayPal ou créditer leurs comptes Amazon ou iTunes pour effectuer des paiements.

    http://www.bitcoin.fr/post/Bitcoin%2C-seul-moyen-de-paiement-en-ligne-pour-les-Grecs


    • leducmichael Le 04 juillet 2015 à 13h43
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      pourriez vous êtes plus précis à propos de paypal ….. solde positif paypal ou carte enregistrée paypal qui ne peut plus être débitée….
      Merci


      • cryptoman Le 04 juillet 2015 à 22h03
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        Blocage veut dire blocage.
        Voilà ce qui arrive quand on passe par des sociétés centralisées, elles peuvent bloquer vos compte du jour au lendemain.
        Cela finira par arriver en France, et ceux qui n’auront pas pris leurs précautions, n’auront que leurs yeux pour pleurer.


  14. georges glise Le 04 juillet 2015 à 11h49
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    article très juste vet très tonique. si le non l’emporte, nous serons tous (les peuples européens victimes de l’austérité) soulagés, si c’est le oui, la troika nous ramènera au dix-neuvième siècle pour le plus grand profit des grands groupes financiers internationaux.merci à syriza de ce combat mené pour les grecs et pour nous tous.


  15. Gilles Le 04 juillet 2015 à 11h59
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    « Une institution qui n’est pas capable de résoudre un problème aussi petit que la Grèce, ne pourra en résoudre de plus gros », c’est Romano Prodi, ex-président italien de la Commission, qui faisait vendredi à La Repubblica, cette déclaration.

    La suite fait froid dans le dos : « Je voudrais bien voir Merkel, Juncker et Lagarde prendre la responsabilité de lâcher la Grèce hors de l’Europe. Certes, l’irrationalité de l’histoire est toujours une possibilité. La Première Guerre mondiale aussi est née d’un petit incident. Mais je veux espérer qu’Athènes n’est pas notre Sarajevo. »
    http://www.lesoir.be/927245/article/actualite/union-europeenne/2015-07-03/grece-gare-l-orgueil-gare-vengeance


  16. wittlucky Le 04 juillet 2015 à 12h10
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    Ce qu’on peut craindre, en ouvrant tout grand les yeux, c’est que le titre de cet article n’ait rien d’une métaphore. Encore faudrait-t-il préciser ce qui se cache derrière le vocable d’ “Europe”. Pas les peuples, on en est sûr.
    Mais la prudence et l’Histoire, inclinent à penser que par de brillantes manipulations et une propagande appropriée – les médias dominants nous en donnent l’exemple tous les jours – les peuples ont souvent fait la guerre les uns contre les autres pour des intérêts dont ils n’avaient pas connaissance.


    • French Quinquin Le 05 juillet 2015 à 07h10
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      Dixit, la fameuse phrase d’Anatole France : “on croit mourir pour la patrie, alors qu’on meurt pour les industriels”. C’est limpide, mais apparemment, la majorité silencieuse des moutons lobotomisés n’a pas encore compris. Une vielle bonne guerre, qu’elle soit civile ou mondiale les réveillera peut-être ? J’en doute. Le changement se fera d’une manière radicale et extrêmement rapide. Le moment venu.


  17. Crapaud Rouge Le 04 juillet 2015 à 12h38
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    Ce qu’on appelle des négociations n’a été qu’un piège mortel qui s’est refermé sur Tsipras. Son erreur, c’est de ne pas l’avoir compris à temps. Il pensait qu’en poussant les discussions le plus loin possible les Européens finiraient par se résoudre au compromis plutôt que de prendre le risque d’une rupture.” : c’est depuis longtemps mon avis au vu des nombreux articles qui dénoncent la dictature européenne. Syriza a flirté avec le mythe d’Icare, et chacun sait comment il se termine… 🙁


    • Andrea Le 04 juillet 2015 à 14h15
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      Oui…

      Tout en espérant un NON, et étant 100% derrière Tsipras, j’ai de la peine à cerner la portée et les aboutissements de ce vote.

      Car j’ai peur qu’il y a de la part de la Troika des plans non connus, non avouables. Leur stupidité s’explique de différentes manières…enfermement dans un group-think, incapacité d’être rationnel ou créatif (ce n’est pas contadictoire) peur de dire qu’ils sont responsables, garder son poste/statut, copinage avec la finance (ne suffit pas car c’était clair que le bail-out et le hair-cut de 2012 n’allait pas se répéter..)

      L’attitude punitive et autoritaire est extraordinairement forte et assumée, presque fascisante, pas compatible avec une stratégie qui comprend garder la Grèce dans l’Euro/UE couplé avec obtenir quand même le maximum de remboursement possible – les positions de Tsipras et Yanis V. n’étaient pas fondamentalement différentes! – rester dans l’Euro et rembourser mais raisonnablement (re-structuration, etc.)

      Alors, il se trame quoi en-dessous? Un des buts de la Troika était clairement de se débarasser de Syriza, et voilà pq le vote, Syriza est acculé à chercher une légitimation. Est-ce qu’un NON (appui pour les actions de Syriza et suivi de son conseil de vote) vont changer quelque chose? Certes, c’est de l’espoir pour bcp, fait tomber des masques, montre le caractère non-démocratique, etc. et cela ouvre un peu les pistes futures possibles, en contraste avec un OUI qui mène à .. jnsp…obliger Syriza a accepter le plan et alors quoi? Ils y étaient très proche…


    • Wilmotte Karim Le 04 juillet 2015 à 18h52
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      Ils devaient aller au bout de la négociation.
      A quoi bon avoir raison si vous savez que le peuple ne vous suivra pas?


      • Louis Robert Le 05 juillet 2015 à 00h13
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        Bien sûr, à quoi bon se tenir debout si le peuple aime sa servitude et Big Brother… s’agenouille devant le pouvoir totalitaire, et rampe pour mieux lui lécher les pieds? — Les de Gaulle se font de plus en plus rares en cette pauvre France, semble-t-il…


  18. Louis Robert Le 04 juillet 2015 à 13h19
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    La lutte des classes sévit de plus belle. Le fait que l’on ne s’exprime pas ainsi (ou que l’on évite savamment de le faire) le prouve surabondamment. Les points de rupture ayant été atteints et dépassés, elle est devenue guerre des classes, une guerre à finir. Comme l’a fait remarquer depuis longtemps Chris Hedges, la tromperie et le mensonge ne suffisant plus, c’est donc désormais par la force uniquement que le pouvoir corrompu, discrédité et étranger aux peuples qu’il entend asservir s’accroche, désespérément. À sa mort imminente, il préfère encore et toujours “la fin du monde” qu’il considère le juste prix à payer pour “sa survie”, ce dont il ne fait même plus mystère.

    L’erreur fondamentale est de vouloir continuer de croire que, cela étant et face au pouvoir, nous sommes en présence de créatures rationnelles. Je crains que ne ce soit précisément l’espoir si raisonnable d’un Tsipras et d’un Varoufakis qui les tue. La guerre totale veut la reddition… et sans conditions. Il n’y a pas à s’entendre avec qui ne veut rien de moins que notre perte.

    Il est désolant de penser qu’un peu tard peut-être, et après tant de sacrifices surhumains, Cuba l’apprendra bientôt à ses dépens… Et la Grèce?


  19. DUGUESCLIN Le 04 juillet 2015 à 13h30
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    La vraie solidarité européenne voudrait que l’on combatte au côté des grecs contre les délires de la finance et des européistes. Ce n’est pas l’Europe contre la Grèce mais l’Europe avec la Grèce qui devrait être le bon choix.


  20. Bece Le 04 juillet 2015 à 13h46
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    Les interrogations me semblent devoir l’emporter sur les pressentiments. Qu’on se rappelle une fois de plus le non français qui doit nous racheter un peu, même si, victimes de la traîtrise des élus de tout bord, nous n’avons pas su faire fructifier cette floraison démocratique. Mais si le terme de “négociations” est “inadéquat”, Pourquoi a-t-il fallu 6 mois pour s’en rendre compte, et promener ainsi le peuple grec d’espoir en déception? Pour démontrer la vraie nature de l’UE? Il est certain que, comme le dit Sapir, Syriza a été un “révélateur”; ce qui pourrait être positif s’il devenait un ferment de résistance démocratique au sein des autres peuples. Tsiprs et Varoufakis ont-ils néanmoins été présomptueux de jouer des “coups” sans associer le peuple grec dont la majorité lui était favorable: les “échecs” ou le “poker”, souvent évoqués, ne me semblent pas compatibles avec la démocratie.
    Si le non l’emporte, la suite sera dure mais tous les espoirs sont permis, car il sera une brèche ouverte dans le totalitarisme européen actuel et son grand frère le mondialisme.
    Si le oui l’emporte, il nous faudra reporter nos espoirs à plus tard, à l’échelle historique…


  21. Homère d'Allore Le 04 juillet 2015 à 14h38
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  22. Inox Le 04 juillet 2015 à 15h53
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    En tout cas, Varoufakis a choisi la stratégie “ça passe ou ça casse” le concernant, vu ces dernières déclarations sur la définition du mot “terrorisme” 🙂


  23. Charlie Bermude Le 04 juillet 2015 à 17h48
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    Dans le nouveau paradigme scientifique on a mis en évidence quelque chose de valable pour tous les systemes dits dissipatifs et que l’on trouve dans tous les domaines des sciences naturelles .
    Avec la montée reguliére de la dissipation apparaissent des cycles , d’abord un grand général puis une bifurcation il se conserve mais apparait un deuxuéme qui se supperpose à lui , et ainsi de suite , à partir d’un certain seuil c’est le chaos . Les uns et les autres sont dans des rapports quantitatifs bien précis ( méme sous l’angle des probabilités , le fameux pain de Mandelbrot , adversaire farouche de la notion de cycle , bien que basée sur une récurrence d’imaginaires , mais récurrence et imaginaires ne sont ce pas des cycles , s’approche curieusement d’une cycloide , = double cycle ) .
    Je pense qu’on a la méme chose dans le systéme humain , la société . Des visionnaires en Histoire ont mis en évidence , à mon avis de tel cycle , celui des civilisations /cultures ( 1000 ans ) , des défis de la nature ( 250 ans ) , le Kondratiev , le Juglar .
    Hors on retrouve entre ces cycles compte tenu des aspects aléroires , le rapport universel qui semble étre un transcendant entre l’amplitude des cycles naturels , un nombre proche de 4 .
    Si mon intuition est juste nous sommes confrontés à une conjonction de crises de ces cycles ,
    culture , nature , politique , monétaire , économique . Ne saisir ce qui se passe en Gréce et à l’occasion de la Gréce que comme un pb de dettes et d’opinions politiques , quoique ce soient les aspects les plus saillants c’est trop court .


  24. Crapaud Rouge Le 04 juillet 2015 à 17h58
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    Le dernier et excellent billet de Panagiotis Grigoriou, (http://www.greekcrisis.fr/2015/07/Fr0442.html), montre que “le système” est comme décidé à se débarrasser sans ménagement des récalcitrants en tous genres. C’est effrayant quand on songe que le procédé pourrait se systématiser dans toute l’Europe : “La direction de l’Hôpital privé Metropolitan situé au Pirée, comme le rapporte le quotidien “Avgí”, a d’abord ordonné à ses employés de se rendre aux rassemblements en faveur du ‘OUI’ et par la suite, une employée et comptable de l’entreprise a été licenciée parce qu’elle s’est exprimée en faveur du ‘NON’. La direction de l’hôpital a mis en place une équipe, laquelle passe au crible les profils de l’ensemble des employés à travers les “social media” sur internet (facebook etc.), afin de repérer les adeptes du ‘NON’ et alors… agir en conséquence.


    • Crapaud Rouge Le 04 juillet 2015 à 18h01
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      Et plus si affinités : “La direction de cette entreprise, comme de tant d’autres en Grèce en ce moment, n’a pas versé la totalité du salaire aux employés, “le reste de votre salaire sera versé après le référendum et cela, uniquement en cas de victoire du ‘OUI’”. Dans le même… nouvel (?) ordre politique, la direction d’une grande compagnie d’assurances situé dans les quartiers Sud d’Athènes et plus précisément à Palaio Fáliro, aurait toujours selon le reportage du journal “Avgí”, convoqué les employés pour les menacer ouvertement: “Ceux qui voteront en faveur du ‘NON’, seront licenciés lundi matin”.… Du coup, on comprend mieux pourquoi Tsipras a cherché à négocier…


      • Inox Le 04 juillet 2015 à 18h24
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        “Le vote à bulletin secret est une méthode de vote dans laquelle le choix du votant à une élection ou à un référendum est anonyme, tant au moment du vote, qu’après celui-ci. L’enjeu principal est d’assurer que l’électeur exprime un choix profond en empêchant toute tentative d’influence que ce soit par intimidation ou subornation.”

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_%C3%A0_bulletin_secret

        Je comprends pas tout là, leur référendum n’est pas à bulletin secret ?!?


      • French Quinquin Le 05 juillet 2015 à 07h13
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        Il faudra dénoncer les dénonciateurs et châtier les traîtres.
        C’est une question d’ordre vital. Mais bon, dans le monde des Bisounours, la guerre se fait avec des fleurs…


    • Crapaud Rouge Le 04 juillet 2015 à 18h16
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      Exercer une contrainte sur des salariés à la veille d’un vote, c’est de la corruption pure et simple. Et la voilà qui se fait au grand jour, par des “pro-européens” qui n’ont de cesse de la “dénoncer” ! C’est pourquoi, si le résultat est serré, comme le craint Panagiotis Grigoriou, cette histoire pourrait bien dégénérer en guerre civile. Citons-le une dernière fois : ““Ce peuple, ne s’agenouille que devant ses morts”, poème de Yannis Rítsos et autant, message limpide d’un slogan vu Place de la Constitution vendredi soir, en plus des photos du poète et de Míkis Theodorakis.


  25. Nerouiev Le 04 juillet 2015 à 20h56
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    Quels que soient les résultats, la Grèce est l’image caricaturale de l’Europe. La troïka est responsable de cette mauvaise gestion que les médias ont dissimulée. Au moins Tsipras l’a mise en évidence et tôt ou tard c’est l’Europe toute entière qui sera en défaut. La faute à qui ? à une gestion soumise qui ne gère que les intérêts d’autrui. Ce référendum n’est que le révélateur et le début d’une crise plus générale et plus grave.


  26. dissy Le 04 juillet 2015 à 21h05
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    D’après un sondage effectué par l’institut Ipsos Italia, près d’un tiers des Italiens constatent un affaiblissement des institutions européennes, la confiance des Italiens envers l’UE et son rôle dans la politique internationale a chuté jusqu’à 49%.

    La majorité absolue des Italiens estiment qu’en conséquence de la crise grecque, l’Union européenne s’est beaucoup affaiblie, parce qu’elle n’a pas su trouver une solution pour unir les pays européens, signale le sondage effectué par l’institut de statistiques Ipsos Italia à la demande du journal Corriere della Sera.

    D’après le sondage, 72% des Italiens constatent un affaiblissement impressionnant des institutions de l’UE au vu de la crise grecque tandis que 14% pense qu’au contraire, elles se sont renforcées.

    http://francais.rt.com/international/3942-confiance-italiens-envers-lue-a


    • Carabistouille Le 05 juillet 2015 à 01h26
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      vous oubliez de dire que selon cet article, 51% des italiens voteraient oui à la place des Grecs.
      C’est pas bien de pas tout dire.


  27. kinimodo Le 04 juillet 2015 à 22h54
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    Tous les coups sont permis dans cette guerre, la presse des états unis n’est pas en reste !

    La Grèce dénonce les manipulations du Financial Times

    Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a qualifié vendredi soir de rumeur malveillante un article du Financial Times selon lequel les épargnants grecs pourraient se voir prélever 30% de leurs dépôts pour renflouer les banques du pays.
    la suite
    http://www.lematindz.net/news/17922-la-grece-denonce-les-manipulations-du-financial-times.html


  28. pucciarelli Le 05 juillet 2015 à 09h29
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    On peut bien sûr penser que M. Tsipras a été naïf en s’imaginant que le but des institutions européenne est de mettre sur pieds une Europe viable en favorisant le développement et le bien-être et non l’oligarchie financière mondiale et ses banques. Mais on peut aussi penser que, suivant le désir majoritaire de la population grecque de rester dans l’euro et dans l’Europe, il n’a pas eu le choix de faire le contraire face à la puissance de frappe des médias privés, qui aujourd’hui montrent en Grèce comme en France ce qu’ils sont, à savoir une arme de formatage massive au service des pouvoirs atlantistes. Comment en effet les grecs peuvent-ils être si favorables à une situation qui les tue sans une propagande permanente? Les craintes virtuelles se révèlent souvent plus fortes que les dangers réels. M. Tsipras a fait le pari de la rationalité de la population grecque. Si cette dernière succombe aux sirènes oligarchiques, il aura perdu sans doute ses illusions, et nous serons prévenus que sans une réforme profonde du monde médiatique, tout désir de changement risque de rester illusoire. In fine, se battre au nom d’une Europe qui n’existe pas, sinon sur le plan des complicités financières, est un objectif sans contenu. Moralité, il est des moments où l’expression démocratique, viciée par le poids des médias, se révèle dangereuse pour la démocratie elle-même. Mais, avec de tels médias, est-on encore en démocratie? Une réflexion sur une réforme profonde du cadre législatif des entreprises de presse est donc aujourd’hui tout aussi indispensable qu’à l’époque du CNR. Facile à dire, mais incontournable.


  29. Léa Le 05 juillet 2015 à 11h48
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    “Moralité, il est des moments où l’expression démocratique, viciée par le poids des médias, se révèle dangereuse pour la démocratie elle-même. Mais, avec de tels médias, est-on encore en démocratie? Une réflexion sur une réforme profonde du cadre législatif des entreprises de presse est donc aujourd’hui tout aussi indispensable qu’à l’époque du CNR. Facile à dire, mais incontournable.”

    Tout à fait.

    Déjà supprimer les subventions et avantages fiscaux des journalistes.

    Mais des gens comme Soros ou la CIA augmenterait leur financement occulte.

    Poutine l’a fait en partie en limitant le financement extérieur à 30 %.

    Mais on serait submergés de journaux étrangers ( avec une édition France ).

    Il reste internet pour nous abreuver de propagande et de mensonges..


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