Source : Michel Pinton, ancien député au Parlement européen, pour le Cercle Aristote, le 4 août 2015.

Jean Monnet

L’Europe de Jean Monnet est morte. Elle est passée de vie à trépas dans la nuit du 12 au 13 juillet 2015. Je le répète, puisque personne ne semble le savoir : l’Europe de Jean Monnet n’est plus qu’un cadavre.

Il est donc fini, le temps où les fédéralistes européens pouvaient affirmer que, grâce aux principes posés par leur maître, nos nations ne cessaient de progresser vers « une union de plus en plus étroite ». Fini le processus qui devait « créer un espace européen de paix, de démocratie et de prospérité ». Finie l’ambition de « promouvoir le bien-être de tous les peuples » de l’Europe. Il n’en reste que des mots vides de toute réalité.

Comment une œuvre qu’on proclamait impérissable, a-t-elle pu disparaître aussi soudainement ? La réponse est simple : l’organisme dont la tête est à Bruxelles a été empoisonné. Et le plus étonnant, c’est que « l’Union européenne » s’est administrée elle-même le poison mortel. Il s’appelle l’euro.

A vrai dire, ceux qui auscultaient attentivement la santé de l’Union, la savaient malade depuis longtemps, précisément depuis qu’elle avait commencé d’introduire l’euro dans ses aliments. Mais personne, moi compris, n’avait prévu une fin aussi bizarre, aussi caricaturale, que celle qui s’est produite la semaine passée. Pour en saisir le caractère paradoxal, je propose au lecteur d’examiner ce qu’a été l’existence de l’Union depuis qu’elle s’est adonnée aux plaisirs délétères de la monnaie unique.

L’euro a son origine dans le traité de Maastricht (1992). Son père s’appelle François Mitterrand. Dans l’esprit du Président français de l’époque, la nouvelle monnaie était un instrument de politique étrangère : elle devait attacher l’Allemagne tout juste réunifiée à la France :elle enserrerait le géant germanique dans des liens juridiques et financiers si étroits qu’il ne pourrait plus jamais les défaire.

La crainte inavouée de Mitterrand – celle d’une Allemagne cherchant son destin dans un jeu de bascule entre la Russie et l’Amérique- était mal fondée et sa parade peu crédible : on ne ligote pas un grand peuple par le papier d’un traité ni par des procédures monétaires. Mais elle méritait un débat politique. Il n’eut jamais lieu. L’idée de monnaie unique fut immédiatement reprise par les disciples de Jean Monnet et détournée de son but. Ils en firent une fin en soi. Ils l’entourèrent d’un culte intransigeant. Sa venue serait, selon eux, un acte historique qui marquerait l’entrée de l’Europe dans une ère de paix, de démocratie et de prospérité, dresserait un bouclier impénétrable contre les assauts du reste du monde et attacherait définitivement nos vieilles nations les unes aux autres dans une unité fraternelle. Ils proclamèrent que l’Europe ne reviendrait jamais sur un pas en avant aussi décisif et que le traité de Maastricht n’avait donc pas besoin de clauses de dissolution. Parmi les nombreux prophètes de cet accomplissement de l’histoire européenne, citons Michel Rocard : « Maastricht constitue (sic) les trois clés de l’avenir :il ouvre d’abord sur plus de prospérité et plus d’emploi, ensuite sur plus de sécurité et enfin sur plus de démocratie en Europe ». Je ne veux pas fatiguer le lecteur en lui infligeant les propos non moins grandiloquents tenus en 1992 par nos dirigeants actuels, Sarkozy et Juppé, Fabius et Sapin par exemple. Il reste à indiquer que c’est par ce genre de promesses que nos responsables politiques arrachèrent au peuple français un consentement réticent à l’euro (51% des suffrages).

Les institutions de Bruxelles, enthousiasmées par un projet qui allait leur donner un pouvoir accru, le prirent alors en mains. La Commission prépara de nouvelles directives et le Parlement européen multiplia les « résolutions ». « Les Etats membres doivent réunir au plus vite les conditions de création d’une union monétaire » proclama ce dernier. Il rappela à ceux qui avaient des doutes, que « les effets bénéfiques de l’union monétaire sur la croissance économique et sur l’emploi seraient substantielles pour tous les Etats membres ». Je peux attester que les rédacteurs de cette affirmation extravagante étaient sincères.

L’enthousiasme bruxellois était si grand et les certitudes des disciples de Jean Monnet si enracinées, que les timides objections qui leur étaient présentées, furent balayées comme des incongruités. J’ai participé à des commissions parlementaires qui auditionnaient des spécialistes de la monnaie. La démonstration négative de l’un cachait, disaient les partisans de Maastricht, la jalousie des milieux financiers anglo-saxons ; les avertissements d’un autre, son nationalisme dépassé ; les réserves d’un troisième, son ignorance foncière. La principale critique qui était faite à l’euro, peut être résumée en deux phrases : il allait placer des nations dont les vies économiques et sociales différaient profondément, sous les décisions uniformes d’un pouvoir monétaire centralisé. Il en résulterait inévitablement des distorsions lesquelles aboutiraient à des tensions insupportables. La Commission européenne, agacée, comprit qu’il ne suffisait pas de déconsidérer les détracteurs de l’euro. Elle leur opposa une autre théorie « scientifique » : la monnaie unique, publia-t-elle, loin de créer des distorsions entre pays européens, sera au contraire un facteur irrésistible de « convergence » économique et sociale. Grâce à elle, la Grèce et l’Allemagne, la France et le Danemark, le Portugal et la Finlande atteindront rapidement le même niveau de vie, le même taux d’emploi, la même prospérité. L’Europe allait s’unifier par le haut.

C’est sur toutes ces prévisions et promesses que le projet de l’euro fut mis en oeuvre. Il me paraît indispensable de les rappeler parce que la validité d’une politique se juge par comparaison entre les intentions et les résultats.

Les institutions de Bruxelles, emportées par leur élan, décrétèrent que l’adoption de l’euro était obligatoire pour tous les Etats membres de l’Union. Quatre d’entre eux regimbèrent : la Grande Bretagne, la Suède, le Danemark et la Grèce. La première était trop puissante pour que la Commission pût la faire plier. Elle obtint la dérogation qu’elle demandait (opt-out). La seconde, après avoir longtemps traîné les pieds, finit par s’abriter derrière le résultat négatif d’un référendum populaire (2003) pour ne pas donner son adhésion. Le Danemark se contenta d’un compromis : il conserva sa monnaie nationale mais l’accrocha irrévocablement à l’euro. La Grèce était trop faible pour se voir accorder un traitement particulier. Sommée d’adhérer « dans les meilleurs délais et ce, dans son propre intérêt », elle s’inclina. Elle passa sous les fourches caudines des « 4 critères » auxquels tout candidat à la monnaie unique devait satisfaire. Elle le fit avec tant de bonne grâce que le Conseil européen tint à « féliciter la Grèce pour les résultats qu’elle a obtenus grâce à une politique économique et financière saine » (3 mai 2000). Je rappelle ces faits pour réfuter la légende, trop répandue aujourd’hui, d’une Grèce si désireuse d’entrer dans la zone euro qu’elle en a forcé la porte en truquant ses comptes publics.

Que se passa-t-il alors ? L’inévitable. Ni la pensée de Jean Monnet, ni les décisions de la Banque centrale européenne, ni la surveillance tatillonne de la Commission ne purent empêcher que la Grèce demeurât une nation des Balkans, dont la prospérité dépend beaucoup plus de ses relations avec ses voisins que de ses liens avec le lointain Bruxelles. Son premier client est la Turquie et son premier fournisseur, la Russie. L’Allemagne est son seul partenaire européen de quelque importance. Encore faut-il préciser qu’elle ne vend à Athènes que certains produits industriels et ne lui achète à peu près rien. L’euro convient donc mal à la Grèce ; il l’isole de son milieu naturel. Le gouvernement grec ne tarda pas à prendre conscience du malaise économique qui en résultait. Mais, à la manière des faibles, il n’osa pas affronter une réalité trop dure. Il choisit de biaiser. C’est alors qu’il commença de manipuler les « 4 critères » de conformité aux règles de la zone euro. On dit aujourd’hui que les institutions européennes ont découvert avec stupeur, en 2010, les tricheries grecques. C’est faux. Dès 2005, la Commission de Bruxelles se plaignait de l’obscurité et de l’approximation des comptes publics hellènes. Mais, sur le moment, personne n’y a attaché de l’importance.

Il y avait une raison à l’indifférence des disciples de Jean Monnet. Pendant les sept années qui suivirent l’introduction de l’euro (2000-2008), la réalisation de leur rêve les avait plongés dans un état d’euphorie tel qu’ils écartèrent toutes les nouvelles qui contrariaient leurs prédictions. Une vague de dépenses effrénées s’étendit sur l’Europe. Aux observateurs qui gardaient la tête froide, la croissance économique qui s’ensuivit semblait trop artificielle pour durer. Mais, à Bruxelles et à Francfort, on choisit d’y voir une manifestation éclatante de la prospérité annoncée.

Soudain, en 2009, une violente tempête financière secoua la zone euro. Alors l’impensable se produisit. La terre promise, qui semblait presque atteinte, s’évanouit comme un mirage. Les peuples européens, stupéfaits, découvrirent un paysage tout autre que celui décrit par les disciples de Jean Monnet. Il était sombre et sans perspectives. Au lieu de prospérité partagée, un appauvrissement qui frappait inégalement les peuples ; à la place d’une croissance régulière de l’emploi, un chômage massif, particulièrement cruel aux jeunes ; et plus encore que ces faits désastreux, la « convergence » s’était évaporée. Une nation et une seule s’enrichissait de l’affaiblissement de toutes les autres. C’était l’Allemagne. Le dogme central de l’euro, si hautement proclamé par la Commission de Bruxelles et repris par la Banque centrale européenne, était faux. Aucune des prophéties avancées par les adeptes de la monnaie unique n’a été plus brutalement démentie par les évènements que celle là.

La Grèce, si éloignée de Bruxelles, si isolée, fut évidemment la victime la plus pitoyable de la chute de l’utopie. Nulle part dans l’Union européenne, le chômage ne devint plus étendu, l’activité plus ralentie, la divergence avec la puissante Allemagne plus béante. Il est naturel que les appels au secours les plus désespérés soient venus d’elle.

On aurait pu penser que les disciples de Jean Monnet, remis de leur ivresse, prendraient les mesures réalistes qui s’imposaient, dût leur doctrine en souffrir. Ils préférèrent s’accrocher à leur rêve. « L’euro, c’est l’Europe et l’Europe, c’est l’euro » affirmèrent d’une même voix Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Le remède qu’ils employèrent pour guérir la Grèce, consista à renforcer l’application des « 4 critères ». Il ne pouvait faire aucun bien au patient. De fait, son état empira. Exténué de souffrances, il est revenu, il y a six mois, implorer un ultime secours.

La réponse des institutions européennes – le Conseil, la Commission, le Parlement, la Banque centrale – ne pouvait plus être dilatoire. La gravité des évènements ne le permettait pas. Elle a été donnée le 12 juillet. Elle a consisté à réaffirmer, de la façon la plus nette, la nécessité pour la Grèce et tous les autres Etats membres, de respecter rigoureusement les règles qui font la spécificité de la zone euro. Apparemment, la victoire des disciples de Jean Monnet est totale et définitive. « La zone euro est sauvée » jubilait François Hollande le 13 juillet. Pourquoi, alors, dis-je qu’au contraire, leur Europe est morte cette nuit là ? Parce que les dirigeants de l’Union ont avoué par un silence on ne peut plus parlant, qu’ils ne savaient pas comment tenir les promesses qui ont conditionné la naissance de la monnaie unique. Ils sentent au fond d’eux-mêmes, que le contrat est rompu. Mais ils n’arrivent à se détacher de l’utopie. Alors ils se réfugient dans le monde abstrait des « 4 critères » pour éviter d’avoir à répondre d’une réalité qui est en tous points le contraire de ce qui était annoncé. Ils en viennent, par un retournement dialectique étonnant, à expliquer que la fraternité des peuples européens est ébranlée non pas par les méfaits de l’euro mais par l’impéritie des Grecs. Pour qu’aucun reniement des engagements passés ne nous soit épargné, ils transforment même le « plus de démocratie » du traité de Maastricht en tutelle brutale sur le gouvernement d’Athènes. Ce dernier est tenu de soumettre tous ses « projets législatifs » à ses créditeurs étrangers avant même de les présenter à son Parlement. Je n’arrive pas à comprendre comment un Chef d’Etat français a osé contresigner cette clause. A-t-il perdu le souvenir honteux de Vichy ?

C’est par leurs clameurs de triomphe que nos dirigeants reconnaissent l’échec historique de l’Europe de Jean Monnet. Elle n’est plus qu’un poids mort que nous portons à grand peine. Je ne sais combien de temps nos dirigeants réussiront à nous faire croire que le 13 juillet a été non pas la nuit de son décès mais au contraire le jour de sa santé retrouvée. L’illusion ne saurait durer bien longtemps.

66 réponses à « L’Europe de Jean Monnet est morte », par Michel Pinton

Commentaires recommandés

Raye Le 17 août 2015 à 07h36

Lisez l’excellent livre d’Annie Lacroix – Ritz
” aux origines du carcan européen ”
Vous évoquez ce Monnet qui a fait
fortune aux USA en vendant de l’alcool
pendant la prohibition, qui était payé par
la CIA pour contrer de Gaulle qui refusait
la tutelle des USA ( monnaie,
Gouvernement provisoire …)
Le premier Président de la Commission
Européenne : Halstein le juriste d’Hitler
Schuman était aussi payé par la CIA

  1. Crapaud Rouge Le 17 août 2015 à 01h20
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    Pourquoi, alors, dis-je qu’au contraire, leur Europe est morte cette nuit là ? Parce que les dirigeants de l’Union ont avoué par un silence on ne peut plus parlant, qu’ils ne savaient pas comment tenir les promesses qui ont conditionné la naissance de la monnaie unique.” : malheureusement, ils sont tout à fait capables, à grands coups de “narratives”, de nous faire vivre dans une Europe morte. Elles servent à ça, les “narratives”, à donner de belles couleurs aux cadavres.


    • Histoire Le 17 août 2015 à 18h21
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      Pinton ne est pas la meilleure source mais il fat tout lire. Rabachons donc la nécessité de lire années locroix riz et son “aux origines du carcan européen” qui nous emmène auX véritables origines au début du xx ème siècle. Et tout devient clair pour ceux qui connaissent mal l histoire et tombent ainsi de très très haut !


    • Crapaud Rouge Le 17 août 2015 à 21h12
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      Méga félicitations à Rue89 qui nous apprend qu’un historien français oublié fait un “carton” sur le Net. Il s’agit de Henri Guillemin. (http://rue89.nouvelobs.com/2015/08/17/youtube-letonnant-carton-post-mortem-dun-historien-oublie-260795) Il y a de quoi si j’en juge à la seule vidéo sur Robespierre que je suis en train d’écouter sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?t=55&v=XiM74n8I2Gc Certes, ses thèses ne sont pas fondamentalement nouvelles pour les Internautes familiers des sites alternatifs, mais cet historien mérite le détour tellement il est passionnant à écouter. Et puis, on y découvre que les “narratives” ne datent pas d’aujourd’hui. A la minute 26’43 il raconte, parlant des motifs des Girondins pour déclarer une guerre d’agression : “C’est une guerre de générosité que nous faisons, c’est pour répandre nos idées !” La “liberté” à coups de canons, comme la “démocratie” en Irak…


  2. michael Le 17 août 2015 à 04h59
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    L’ article dit : “l’adoption de l’euro était obligatoire pour tous les Etats membres de l’Union. Quatre d’entre eux regimbèrent : la Grande Bretagne, la Suède, le Danemark et la Grèce.” Concernant la Grèce , c’ est effectivement la premiere fois que j’entends cette version . Je suppose que la Grèce etait dans une position de négociation beaucoup plus faible que la Suède et le Danemark qui sont des contributeurs nets au budget europeen alors que la Grèce reçoit beucoup d’ aides régionales . Mais dans tous les cas, cela montre la difference entre la version officielle (“La Grèce a voulu entrer dans l Euro a tout prix même en arrangeant ses statistiques ” ) et ce qui se passe réellement .


    • Anne Le 17 août 2015 à 18h35
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      Je crois que pour la Grèce c’est “l’image” du “berceau de la démocratie” et son exploitation qui comptait, et pas le peuple ni la réalité économique.

      C’est vrai que dans les “grandes envolées lyriques” de l’époque, l’entrée de la Grèce “berceau de la démocratie”, dans l’Union Européenne ça faisait bien…
      C’était un “argument porteur” en matière de propagande.

      On voit le résultat…, le “berceau de la démocratie” est devenu le tombeau des “idéaux” de l’Union Européenne, si fière de ses “valeurs démocratiques” dont elle a pourtant vidé tout le sens, et qu’elle enterre collectivement et dans une certaine insouciance et une grande cruauté, tous les jours.

      La Grèce était, il est vrai, un berceau qui depuis sa si lointaine enfance, était passé par des périodes bien peu démocratiques… mais à l’époque de l’UE de l’Euro et de Mastrich, on n’allait pas chipoter pour ça, car c’était le “symbole publicitaire” qui comptait, et on l’avait exhumé pour les besoins du décor, les réalités économiques comptaient peu (les Grecs dans ce cas, étaient instrumentalisés, au nom du théâtre politique, des paroles grandiloquentes et des beaux discours politiques, de ceux qui veulent passer à la postérité, guidés par leur vanité et leur morgue).

      …On se demande comment des gens supposés être responsables sont capables de tels aveuglements, et telles erreurs de jugement, l’orgueil les aveugle… et aprés eux… le déluge, c’est ainsi.

      Quant aux “envolées lyriques”, celles sur la “fraternité”… ne sont non plus pas à piquer des hannetons, comme on a pu l’observer à travers l’histoire des révolutions, on a vu pratiquement à chaque fois, malheureusement, comment les idées “fraternelles”, peuvent facilement dégénérer en bain de sang…pas fraternel du tout, passant enfants, bébés et innocentes victimes par pertes et profits.
      Malheureusement, dans les révolutions, c’est la règle et non l’exception.

      Si nous voulons survivre à notre époque, il va nous falloir inventer de nouvelles façons de résister et de lutter contre l’insupportable, en serons nous capables ????


  3. Patrick Luder Le 17 août 2015 à 06h18
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    L’Europe n’était vue que comme une vache à lait perpétuelle, une bête bête que l’on pouvait traire à guise. Dans la vision étroite de la toute puissance des “marchés”, seule l’économie est prise en compte, tout le reste n’est qu’artifice pour encore un peu essayer de faire tourner cette économie d’un temps révolu. Un autre type de société germe “participation collective” en est le nom le plus adapté pour le moment, mais ej me fais pas trop d’illusions que ces germes aient la force de prendre le dessus sur la toute puissante “éconoie des marchés” …


  4. Raye Le 17 août 2015 à 07h36
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    Lisez l’excellent livre d’Annie Lacroix – Ritz
    ” aux origines du carcan européen ”
    Vous évoquez ce Monnet qui a fait
    fortune aux USA en vendant de l’alcool
    pendant la prohibition, qui était payé par
    la CIA pour contrer de Gaulle qui refusait
    la tutelle des USA ( monnaie,
    Gouvernement provisoire …)
    Le premier Président de la Commission
    Européenne : Halstein le juriste d’Hitler
    Schuman était aussi payé par la CIA


    • felli Le 17 août 2015 à 16h28
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      pouvez me communiquer l’adresse ou un lien pour acquérir le livre de Annie Lacroix – Ritz
      avec mes remerciements et toutes mes félicitations pour votre site “les crises”.
      bernard felli


      • BEYER Michel Le 17 août 2015 à 19h41
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        éditions “Delga”, ou alors le site d’Annie Lacroix-Riz….


      • jp Le 17 août 2015 à 22h11
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        sur le site d’Annie Lacroix-riz, il y a des videos de ses conférences dont une “Aux origines du carcan européen” en accès libre et gratuit
        http://www.historiographie.info/videov2.html#part1


    • languedoc30 Le 17 août 2015 à 20h48
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      Comment vouliez-vous qu’avec des parrains aussi peu honorables, nazis ou agents de la CIA, l’UE soit autre chose que ce qu’elle est : la chose des EU qui en font ce qu’ils veulent.


    • ulule Le 17 août 2015 à 23h18
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      “Les origines de la construction Européenne” par Annie la croix-riz: l
      Comprendre l’impérialisme qui n’a pas de frontières…
      https://www.youtube.com/watch?v=aTqMfnu_AMs


  5. Lyonnais Le 17 août 2015 à 08h03
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    Mais qui était vraiment Jean Monnet ?

    http://www.dessousdebruxell.es/spip.php?article6

    Après lecture on voit le personnage d’un autre œil !


    • Lysbethe Lévy Le 17 août 2015 à 09h08
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      a bon, alors il a fait fortune dans l’alcool pendant la prohibition, comme les Kennedy ! Tenez la suite de votre texte là est pas mal non plus : w.dessousdebruxell.es/spip.php?article39

      Voilà le ver était dans le fruit dès le départ semble t’il et Jean Monnet n’est pas le seul a avoir vendu le pays aux Américains après la guerre…et si on avait voulu voir la vérité, on aurait pu voir puisque Pierre Mandès-France titrait :

      “Le 18 janvier 1957, à la tribune de l’Assemblée nationale, Mendès France avait prévenu : « L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes. Soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique. Car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement, « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale. »


      • Lysbethe Lévy Le 17 août 2015 à 09h11
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        pardon le lien est cassé : http://www.dessousdebruxell.es/spip.php?article39 numéro 2


      • John Le 17 août 2015 à 18h35
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        Mendès France et De Gaulle avaient bien vu la nature du projet de J. Monnet.
        Le projet “européen” a été réorienté par De Gaulle vers un système coopératif entre états, époque où les économies ont convergé.
        Et sous Delors, on est revenu au projet initial (acte unique + Euro), depuis les dirigeants politiques ne sont que des pantins qui appliquent LA politique définie dans les traités.


      • ughetto Le 18 août 2015 à 08h11
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        bien que n’étant pas sans défauts ( j’en ai aussi ) Kennedy – le président a tenté de s’opposer aux banquiers , peut-être des événements de sa vie l’ont -ils changé ? Pour les puissances financières il avait un défaut , il n’était pas corruptible , comme d’autres , voir certains de ses discours , donc il a , à mon avis largement racheté , les “tares” familiales , et l’a payé de sa vie .


      • xc Le 18 août 2015 à 14h15
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        C’est le “patriarche”, Joseph Kennedy, qui a fait fortune dans le trafic d’alcool pendant la Prohibition. Ses enfants ne se sont enrichis qu’indirectement, ils étaient bien trop jeunes à l’époque.


    • Athanagor Le 17 août 2015 à 10h02
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      Merci pour ce lien. J’enrage à chaque fois que je vois parler des “idées généreuses de l’europe de Jean Monnet”.
      Sa page wikipedia est un vrai scandale, et son passé de financier international dans l’entre deux guerre expédié en une phrase sans plus de précisions.

      Monnet c’est la marionnette pratique pour les europhiles transis façon Quatremer. Pratique parce qu’ils ne font voir qu’un côté de la marionnette, qui a en réalité un autre visage.


      • John Le 17 août 2015 à 18h43
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        C’est hors sujet, mais la page wikipédia de Moscovici n’est pas mal non plus, la loi de non séparation bancaire n’est pas même pas évoqué. Cette loi fut une occasion manquée dont on mesurera la portée le jour où les banques systémiques imploseront.


  6. Julian Le 17 août 2015 à 08h32
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    Jean Monnet ou…”Notre meilleur Agent en France” version Washington.

    Mitterrand le Panthéonisa.

    Vous me direz : entre personnages troubles…


    • JMikha Le 17 août 2015 à 10h25
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      Je pense sincèrement que les Américains ont des agents comme tous les pays du monde afin de bénéficier des faiblesses des autres. La faiblesse initiale a été Mitterrand le Grand Traumatisé créateur indiscutable de l’Euro. Nous ne pouvons pas reprocher aux Américains de défendre leurs intérêts comme les Français ont pu le faire en profitant de la faiblesse de l’Afrique (voire guerres tribales). Les Américains n’y sont pour rien si nous nous comportons comme des traumatisés. Ils en profitent, c’est tout. C’est triste, mais c’est un grand classique depuis que le monde est monde. Avec De Gaulle, les Américains en question faisaient moins les malins.


      • luc Le 17 août 2015 à 14h15
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        “Nous ne pouvons pas reprocher aux Américains de défendre leurs intérêts comme les Français ont pu le faire en profitant de la faiblesse de l’Afrique”

        cela devrait pourtant être jugé et condamné, même si c’est du passé, car la justice fonctionne ainsi, mais effectivement, ces histoires échappent à la justice et aux livres d’histoire…

        néanmoins, le passé restera ce qu’il est et il faut surtout tirer la sagesse de ces expériences, afin de ne pas les répéter : commencer aujourd’hui de se libérer des usa, et refuser le traité trans-atlantique… on peut rêver?

        la question se pose quand on voit le titre de ce texte : certains ont-ils intérêt à garder dans l’ombre l’influence passée des usa en europe?


  7. JMikha Le 17 août 2015 à 08h35
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    Enfin un magnifique article de Michel Pinton vu de l’intérieur par un Européiste intelligent, car il faut beaucoup d’intelligence pour se remettre ainsi en question.
    Pour ceux qui s’intéressent à la personnalité plus que complexe de François Mitterrand à l’origine au minimum de l’Euro, je vous conseille de commander le livre de Georges-Marc Benamou “Jeune homme vous ne savez pas de quoi vous parlez” paru chez Plon. Selon un ami qui l’a commandé il y a 10 jours, il est dispo d’occasion pour 0.75 cents sur Amazon. François Mitterrand s’est confié Benamou pendant les dernières années de sa vie sur cette période trouble de l’occupation. Le Grand Traumatisme de cette période explique que Mitterrand ait voulu comme le dit lui-même Michel Pinton : “elle devait attacher l’Allemagne tout juste réunifiée à la France :elle enserrerait le géant germanique dans des liens juridiques et financiers si étroits qu’il ne pourrait plus jamais les défaire”


    • Julian Le 17 août 2015 à 08h59
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      @JMikha,
      Michel Pinton, initiateur et ancien dirigeant de l’UDF, ne fut jamais un européiste au sens de fédéraliste.
      Il est partisan d’une Organisation européenne qui soit une Union de nations, coopérant étroitement sans transferts irrévocables de souveraineté.


      • JMikha Le 17 août 2015 à 09h22
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        OK. Ceci étant, dans l’Europe actuelle, l’Allemagne a gardé sa pleine souveraineté comme l’a démontré avec brio Marie-France Garaud, alors que la France a perdu sa souveraineté et n’est donc plus un Etat. Mitterrand disait qu’il serait “le dernier Président de la France” (les autres ne seront plus que des gouverneurs). Je crois qu’il faudrait sérieusement se poser sérieusement les bonnes questions sur cette notion “l’Europe c’est la paix” développée également par… mais interdit de le dire… car nous ne sommes pas encore assez dans la mouise.


        • Macarel Le 17 août 2015 à 10h19
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          La paix avec l’Allemagne, nous ne la devons pas à l’Europe, amis à l’arme nucléaire.

          Tout le reste n’est que fariboles.


          • ughetto Le 17 août 2015 à 13h59
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            Tout a été organisé , – comme avec la réserve fédérale U S , qui n’est ni une réserve ,ni fédérale , mais une banque privée , pour que les états achètent la monnaie , Kennedy a été tué pour avoir fait fabriqué la monnaie par l’état ! Son successeur Johnson ,signe la suspension de cette réforme , le JOUR MEME de sa prise de fonction . Nexus N° 97 ” Comment expliquer la décision hallucinante en France d’imiter en 1973 , l’arnaque américaine et de soumettre le pays au pouvoir bancaire privé ? ” Pompidou , directeur de la banque Rothschild de 1954 à 1958 , signe cette loi scélérate . Détail : Macron , vient de chez ?


            • xc Le 18 août 2015 à 14h18
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              Si vous avez la preuve, pour l’assassinat de JFK, vous allez intéresser un tas de monde!


        • Macarel Le 17 août 2015 à 10h27
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          L’Europe, c’est un miroir aux alouettes pour peuples crédules. C’est ce qu’on trouvé de mieux, comme appeau, une bande de banquiers et d’affairistes pour imposer sur le continent le libéralisme économique le plus effréné.
          Et l’imposer surtout à la France, pays trop socialisant, surtout après la deuxième guerre mondiale, et les décisions prises par le CNR.
          C’est tous ces “acquis” du CNR, qu’il s’agit de détruire, et quoi de mieux que d’immerger, de diluer, la France dans ce grand bain néo et ordo libéral qu’est l’UE, pour parvenir à cette fin.
          Merci aux socio-démocrates francais, aussi dénommés “socialistes” de collaborer à ce “grand oeuvre”.


        • P. Lacroix Le 17 août 2015 à 10h39
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          ” lettre ouverte à ceux qui croient ( encore ) que l’ europe c’ est la paix “. Arnaud Aaron UPINSKY; 1992


  8. BEYER Michel Le 17 août 2015 à 09h00
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    Au delà de ce que l’on peut penser de Jean Monnet. @Lyonnais en donne une idée un peu plus haut. Pour ma part , je m’en tiendrais à la présentation qu’en fait Mme Annie Lacroix-Riz: Jean Monnet(Money) était un agent des américains. Quand à Robert Schuman, son passé vichyste éclaire le personnage. Donc au-delà de ces appréciations, reste que des personnalités sincères ont cru à l’institution “Europe”.
    Je ne connais pas Mr Pinton et me garderais de porter une quelconque critique sur cette personne. Mais son désappointement me semble être à la hauteur de ce qu’il espérait.
    La Grèce a mis en évidence tous les défauts de cette construction européenne.
    N’est-il pas temps de lancer ce grand rassemblement indispensable pour en sortir? Des organisations comme le M’PEP se battent pour une sortie de l’Euro et l’UE.
    Mais pour en finir, il faut dépasser tout cela. Il y a nécessité, dixit J.Sapir, d’une “INSURRECTION CONTRE L’EURO” prolongeant la réflexion du député italien Stefano Fassina.
    Le rassemblement indispensable doit sortir des clivages gauche/droite, à l’instar du CNR de la Libération.
    Qui prendra l’initiative de ce grand rassemblement? Quelles forces oseront lancer ce grand mouvement?
    Pendant longtemps lancer un tel appel, c’était prêcher dans le désert. Le moment n’est-il pas venu d’une grande initiative?
    Vais-je une nouvelle fois prêcher dans le désert? Je ne le crois pas!!!


  9. Georges Clounaud Le 17 août 2015 à 09h11
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    L’auteur vénère l’Europe de Jean Monnet qui aurait été assassinée par ses disciples qui lui auraient inoculé un poison mortelle, l’Euro.

    Présenter la situation de l’UE de cette façon m’interpelle cependant. Elle évite en effet de poser la question de savoir qu’elle était la réelle vision de Jean Monnet, héros mythique de la légende officielle bruxelloise. De Gaulle le qualifiait de « petit financier à la solde des américains ». Je sais wikipedia a ses limites mais sa page également ne fait pas dans la demi-mesure et ce dès la seconde ligne : « Promoteur de l’atlantisme, du libre-échange et d’une disparition des États-nations au profit d’une Europe fédérale sur le modèle des États-Unis, il est considéré comme un des Pères de l’Europe. » Si cette affirmation était fausse nul doute que ses nombreux disciples l’auraient corrigée.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Monnet

    Je ne suis donc pas d’accord avec l’auteur. Il fait partie de ceux qui vivent dans le mythe d’une Europe créée pour dire « plus jamais à la guerre sur le territoire européen » mais qui oublient qu’elle a été aussi et surtout édifiée pour contrer l’URSS, les mêmes qui idéalisent une Europe délivrée du nazisme par les américains et non par le sacrifice soviétique. A l’occasion de la triste commémoration d’Hiroshima, d’intéressants reportages historiques ont montré qu’en lançant le bombe atomique les américains se situaient déjà dans un contexte post-seconde guerre mondiale et voulaient surtout affirmer leur leadership géopolitique avant de pousser le Japon à la capitulation. Il serait intéressant que les historiens s’intéressent davantage au rôle joué par les Etats-Unis après la seconde guerre mondiale en Europe et présentent par exemple les autres aspects et finalités du plan Marshall (Varoufakis en présente un intéressant dans son « minotaure » et je ne dois cependant pas minorer les travaux d’Annie Lacroix-Riz).

    Dans ce contexte l’Euro n’est pas un poison. L’usage du poison se faisait dans une autre Europe mythologique, celle de la Grèce antique où la ciguë était répandue. Nous sommes en 2015, nous vivons à l’heure de la concurrence libre et surtout bien faussée, de la performance à tout prix, période formidable où l’usage des produits dopants est généralisé. Le qualificatif de corticoïde ou de stéroïde anabolisant serait donc plus adapté à l’Euro dans la mesure où il accélère, sans respecter les moindres règles élémentaires de démocratie, la marche forcée vers cette idéologie mortifère qu’est le mondialisme, véritable objectif de Jean Monnet (en intendant l’EPO et le TAFTA !). Les héritiers de Jean Monnet ne l’ont pas trahi. Ils poursuivent crânement son œuvre.

    Ps : désolé pour la redite.Le temps de déterminer mon post et de vaquer à certaines occupations matérielles matinales, j’ai constaté que bon nombre de mes arguments ont déjà été avancés…


    • Julian Le 17 août 2015 à 13h24
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      Où voyez-vous que M. Pinton vénèrerait Jean Monnet ?

      Il est à l’opposé du rêve fédéraliste. Il est sur la ligne gaulliste. Celle d’une très étroite coopération des États, allant parfois jusqu’à des délégations de souveraineté, pas grand Dieu pas jusqu’à des transferts !


      • Georges Clounaud Le 17 août 2015 à 14h41
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        En fait à partir de la première ligne….


  10. Michel Loncin Le 17 août 2015 à 09h23
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    Qui était VRAIMENT Jean Monnet … ? L’HOMME des AMERICAINS !!! Dès lors, un de PIRES ADVERSAIRES du général De Gaulle … et de la France !!! Mais n’oublions SURTOUT PAS non plus QUI était l’autre “père de l’Europe”, Robert Schuman : L’HOMME de la CIA après l’avoir été de Vichy !!!

    Rappelons que de Gaulle fut à l’écart du pouvoir du 20 janvier 1946 (sa démission … “qui ne manque pas de grandeur” a comenté Maurice Thorez) au 1er juin 1958 (son retour au pouvoir sous le couvert d’un demi Coup d’Etat NECESSAIRE, dans le cadre d’une “Opération Résurrection” qu’il contrôla de main de Maître – et qui sauva la France des risques de la guerre civile). Soit pendant ces FATALES douze années de la NON MOINS FATALE IVème république (remake de la IIIème !) où se mirent en place les institutions européennes, “l’opinion” étant décérébrée par des médias martelant l’idée que la construction européenne était souhaitable et inéluctable. Soit, pendant que le général opérait sa “Traversée du désert”, l’adoption de la Déclaration Schuman (09 mai 1950), les négociations du traité CECA (1951), le traité EURATOM (1957), et le traité de Rome (25 mars 1957).

    Monnet, Schuman … deux Français dont voici ce qu’il convient de penser :

    1° Jean Monnet, déjà à l’origine de l’ABSURDISSIME projet d’Union franco-britannique” en juin 1940 et que le “Sous Secrétaire d’Etat à la Guerre et à la Défense Nationale” de Gaulle est obligé de “défendre”, fut le plus constant des anti-gaullistes en même temps que le plus farouche adversaire de l’indépendance nationale. Mieux (ou plutôt, PIRE) : c’est parce qu’il ne croyait plus aux nations et faisait de leur extinction un gage de progrès, qu’il s’opposa avec acharnement à “l’Homme du 18 juin”, pour qui la souveraineté des Etats était une condition absolue et non négociable de la démocratie.
    De Gaulle a su très vite qu’il était un agent de Washington … Voici ce qu’il déclarait en CLAIR à Alain Peyrefitte le 4 décembre 1963 (in, “C’était de Gaulle”, Fayard, 1997, tome 2, p. 214. livre d’Alain Peyrefitte, capital pour comprendre ce que fut la pensée de stratégie politique du général … dont on ne doit pas craindre d’estimer qu’il fut VICTIME en Mai ’68, de la … “première révolution colorée” :

    “L’Europe intégrée, ça ne pouvait pas convenir à la France, ni aux Français…. Sauf à quelques malades comme Jean Monnet, qui sont avant tout soucieux de servir les États-Unis.”

    2° Robert Schuman, un “Français” né ALLEMAND (il naquit au Luxembourg, alors intégré à l’Empire allemand), “apôtre laïc”, “Gandhi chrétien” d’une “audace inouïe”, homme “sans ambition,
    d’une totale sincérité et humilité intellectuelles”, le “plus modeste des grands hommes”, “ayant la
    haine viscérale du mensonge”, “aspirant à la sainteté”, etc. (des dithyrambes qui ferait s’écrouler de rire n’importe quel Européen s’ils étaient dédiés à Kim Jong II (Président de la Corée du Nord), admirateur des Horthy, Salazar, Franco et du “chrétien fasciste” Dolfuss et dont il est NECESSAIRE de rappeler le passé Vychisste (rallié par Laval, il vota les pleins pouvoirs au maréchal Pétain et participa pleinement au premier gouvernement de Vichy) et que De Gaulle eut la FAIBLESSE de ne pas le faire décréter d’’INDIGNITE NATIONALE en 1945, à l’exemple de TOUS les députés qui avait voté positivement, le 10 juillet 1940 !!! Son “excuse” : l’assurance de Pierre Laval que “le maréchal était capable de conserver l’Alsace-Moselle à la France” (in : “Robert Schuman et l’idée européenne” par Michel-Pierre Chelini sur le site de la Fondation Schuman) !!! Soit, un pseudo alibi … “patriotique” de la même espèce que le “faux Henry” de “L’Affaire Dreyfus” !!!

    Commentaires du général De Gaulle : “Tous ces personnages lamentables de la IVe République trouvaient [dans l’Europe intégrée] un moyen de se décharger de leurs responsabilités ! Ils n’étaient pas capables de les saisir ; alors il fallait les repasser à d’autres. Tenir leur rang dans le monde ? Pas question ! Mettons-nous sous le parapluie. Avoir une armée et la faire obéir ? Pas question ! La donner à d’autres ! Remettre le pays debout et servir d’exemple au monde ? Pas pour eux ! L’alibi tout trouvé, c’était l’Europe”. (in “C’était de Gaulle”, Fayard, 1997, tome 2, p. 215.)

    Rappelons que, réduit à l’impuissance et abordant la PIRE phase de sa “Traversée du désert”, De Gaulle parvint à faire ECHOUER le projet de la “CED” (Communauté Européenne de Défense”, concocté par les Etatsuniens et défendu ardemment par … Monnet !!! Ce, grâce à une alliance “de circonstance” entre les députés gaulliens du RPF et les communistes … ce qui valut au général les MALEDICTIONS de toute la “classe” de la politicaille française, des états européens, du Vatican (*) et – forcément – des Etats-Unis !!!

    (*) “La France a endossé d’un coeur léger la grave responsabilité de dissiper, par un vote hâtif de son parlement, le laborieux travail de sept années pour l’unité européenne et la défense de l’Occident. Si l’on continue de poursuivre cette chimère, en maintenant désunies les puissances démocratiques, le sort de l’Europe est scellé : les nations libres deviendront esclaves, englouties par le tourbillon niveleur du communisme russe.”

    DESORMAIS, cette “CED” existe bel et bien sous les espèces de l’INFEODATION des nations européennes à … l’OTAN étatsunien !!! Et l’Europe est menacée d’une Troisième guerre mondiale décrétée par la nation sataniste étasunienne contre une Russie redevenue chrétienne !!!


  11. Macarel Le 17 août 2015 à 09h32
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    L’Europe de Jean Monnet est peut-être morte, l’UE et le capitalisme financier sont peut-être à l’agonie, mais j’ai l’impression que ces deux monstres ne vont pas quitter la scène de l’Histoire
    si vite, si facilement, et qu’ils vont faire, encore beaucoup de dégâts, avant de disparaître, un jour peut-être…


  12. Maud Le 17 août 2015 à 09h37
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    L’Europe de Jean Monnet est en fait à l’origine du mal. Il suffit de relire le discours de Mendes France à l’assemblée nationale justifiant son refus de voter le Traité de Rome. Tout ce qui arrive aujourd’hui il le décrit.
    Mais Jean Monnet restera un mythe. Personne n’acceptera de reconnaître cette mauvaise orientation dès le départ. Le marché avant le politique ou le social. Le résultat est là.


    • Macarel Le 17 août 2015 à 10h16
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      Exactement, je crois que le vers était dans le fruit dès le départ.


    • Lyonnais Le 17 août 2015 à 10h20
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      Voici ci-dessous le discours prophétique de Pierre MENDES-FRANCE à l’assemblée Nationale, puis un extrait du livre “choisir” où Pierre MENDES-FRANCE explique sa vision de l’Europe.
       
      “Le projet de marché commun tel qu’il nous est présenté est basé sur le libéralisme classique du XXème siècle selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique au sens le plus large du mot, nationale et internationale.” 
      Pierre MENDES FRANCE – Discours prononcé à l’Assemblée Nationale, le 18 janvier 1957
       
       
       « Une autre de leurs aberrations – de nos gouvernants – a consisté, sous la IVème comme sous la Vème République, à entreprendre une Europe libérale, fondée sur la seule concurrence. On a aboli les frontières douanières, les producteurs ont été appelés à s’affronter dans une sorte de compétition aveugle ; ” le meilleur l’emportera sur les autres au profit des consommateurs” ; nous connaissons ce vieux thème, la sélection naturelle, la productivité globale, etc. C’est un raisonnement digne du vieux Zollverein d’il y a cent ans. Les faits, au XXème siècle, sont différents ; les grandes entreprises, loin de s’affronter, se sont concertées et cartellisées, au détriment des consommateurs et des travailleurs. Ce qu’on a appelé l’Europe des trusts. Bien entendu, on n’a pas pu ne pas prévoir dans le traité de Rome, en 1956, quelques clauses d’exception, de sauvegarde. On a aussi affirmé quelques idées générales qui n’étaient pas purement libre-échangistes, par exemple, en matière agricole. Mais la philosophie de l’ensemble, c’était celle de la suppression des frontières, des vases communicants, celle du marché libéral dont on attendait l’unité et la prospérité.
      J’avais une conception plus constructive que j’avais étudiée dès 1944, à Alger, comme je vous l’ai raconté. J’aurais préféré voir créer des unités de production communes puissantes dans les domaines situés en aval : trains de laminoir, industries atomiques, recherche, énergie…Je pensais à une politique collective et active de la reconstruction et des investissements. Il y aurait eu ainsi un ciment d’interdépendance et d’unification de plus en plus fort avec le temps. Je continue à croire à la valeur d’une approche de ce genre. Un grand programme d’investissements arrêté en commun pour les branches essentielles assurerait, en peu d’années, une diminution substantielle de nos faiblesses structurelles (le cas le plus net, c’est celui des centrales nucléaires qui donnent lieu aux contradictions que vous connaissez). Aujourd’hui, les grandes entreprises, et d’abord les sociétés multinationales, se développent au gré de leurs propres plans et ne contribuent pas du tout à nous défendre mieux contre les pressions et les à-coups du dehors, au contraire. »     
      Extrait du livre “Choisir” de Pierre MENDES FRANCE, conversations avec jean Bothorel, le 8 janvier 1974


  13. Macarel Le 17 août 2015 à 09h45
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    Si le problème c’était la peur de l’Allemagne, alors nous n’avions pas besoin de traités et de l’euro.

    De Gaulle a doté la France de la force nucléaire stratégique, sans le dire, et après trois guerres terribles avec nos voisins d’outre-Rhin, c’est bien pour dissuader ce pays belliqueux de recommencer qu’il a doté la France de cette arme.

    Mitterrand vichyste un temps puis résistant a eu tout faux. Il est vrai qu’il semblerait qu’il ne comprenait pas grand chose à l’économie.


  14. Rosine Le 17 août 2015 à 09h48
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    à Macarel,
    J’avais lu l’article et les commentaires….
    Soudain je suis revenue pour simplement me poser une question: personnellement je constate comme vous tous que” l’eurogroupe” est mort uniquement parce que les responsables actuels de cet eurogroupe n’ont pas écouté la Grèce et sa demande répétée 100 fois, : “nous voulons rester avec vous mais restructurez notre dette.” niet et non. c’est donc bien d’abord la Grèce qui est morte……
    Car ceux qui donnent cette mort sont eux toujours en place et ont beaucoup de soutiens même au gouvernement français.
    Alors l’eurogroupe, l’euro, et C° mourront , mais seulement quand tous ceux du groupe mourront un à un. Franchement la perspective n’est pas drôle.

    Je pense qu’il faudrait nous ressaisir et sortir de ce “Machin” de mort avant notre mort totale!
    C’est bien ce que dit Jacques Sapir avec tous les arguments que personnellement je ne sais pas développer mais qui l’écoute?….Une poignée de gens adhérents du blog “les crises”!! C’est maigre! Nous ne sommes qu’en avance sur les autres qui dorment ou qui sont myopes et certains aveugles et sourds!


  15. Macarel Le 17 août 2015 à 09h48
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    La France d’aujourd’hui :

    http://leblogalupus.com/tag/pierre-leconte/


  16. Athanagor Le 17 août 2015 à 09h51
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    Jean Monnet, financier internationnal et homme d’affaire dans l’entre deux guerre, comme le rappelle sa notice wikipedia. Je ne suis pas certain que sa “vision de l’europe” soit si morte que ça pour le coup, au vu de la démission de la politique au profit de la puissance financière.


  17. Fraël Le 17 août 2015 à 10h15
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    Hors-sujet :

    Il y a un p’t’it reportage de France 2 sur le biathlon de chars en Russie de 2015.
    http://www.francetvinfo.fr/monde/russie/biathlon-des-tanks-la-russie-grande-gagnante_1044495.html

    Faits notables :
    – la Chine et l’Inde, sans surprises, ont participé.
    – Le zoom sur le T-shirt de Poutine (yaaa culte de la personnalité, méchant Poutine, méchant, vilain)
    – pour continuer, le dialogue entre le journaliste et le vendeur, après avoir zoomé sur le T-shirt :
    “Quelles est le produit le plus vendu ?
    — Le T-shirt avec le char.
    *mince alors, c’est pas Poutine, vite comment ramener l’image sur Stali…Poutine ?*
    — Et quel est son concurrent ?
    — Celui avec Poutine.
    *voila, bonne réponse*
    – Zoom sur les soldats, Russie, armée présente, dictature etc
    – Le journaliste précise à la fin que les pays de l’OTAN sont invités.

    Et sinon, vous pensez que le Leclerc tirerait son épingle du jeu dans le cas où Flamby oserait traverser la barrière mise par tonton O’bama ?


  18. Commander Blood Le 17 août 2015 à 10h17
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    Les gens ne pourront pas vivre éternellement dans un système en faillite, sans emploi, sans revenu…et même s’ils ne parviennent pas à se révolter par les urnes ou par la rue, tôt ou tard, ils n’auront plus les moyens de payer, la vache à lait sera morte et l’UE sera économiquement bloquée.

    Vivre dans un monde mensonger, c’est une chose, mais le mensonge ne vous permet pas (au minimum) de vous nourrir, de vous soigner, on reste désespéramment attaché à des vérités physiques qui ont besoin d’un système fonctionnel pour être sustentées. Or, l’UE n’est plus fonctionnelle.


  19. adrien Le 17 août 2015 à 10h25
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    10 mai 2013 : Quand Marie-France Garaud casse le mythe de Jean Monnet (et par la même occasion l’euro-béat Jean 4mer), lors de l’émission CSOJ. On comprend aussi les raisons de l’antagonisme de Monnet avec De Gaule.

    https://www.youtube.com/watch?v=1Atyvt9TlcQ


  20. Michel le Rouméliote Le 17 août 2015 à 10h39
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    Tout ceci confirme le discours de Philippe Seguin du 5 mai 1992 devant l’Assemblée nationale.


  21. GUY LEAL Le 17 août 2015 à 12h02
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    Bonjour à tous

    Nous avons surtout effacé le traite de Rome
    par exemple l’article 99 (mise en place de la TVA – 1969) qui disait : la taxe à la consommation qui devait mettre fin aux différentes taxes locales et autres – qui devait aussi intégrer la partie sociale pour que la taxe soit NEUTRE quelque soit l’origine et le mode de distribution de ce produit.
    la TVA SOCIALE est mon combat depuis plus de 30 ans – des articles et des prises de positions de tous bord – en tout + de 25 kgs d’articles
    avons nous une classe politique à la hauteur ??????
    bonne journée
    Guy,


  22. St3ph4n3 L. Le 17 août 2015 à 12h10
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    L’utilisation du passé simple donne à ce texte un ton que je trouve particulièrement tragique. Est-ce que les événements relatés ont eu lieu à une époque si lointaine que personne actuellement ne les a vécus ? Les erreurs des gens de cette époque sont-ils dû à une quelconque impossibilité de les apercevoir ? Avons-nous tiré des leçons de ces errements ? Malheureusement, non, trois fois non. En fait, tout cela ressemble plutôt à une farce tellement un tel aveuglement devant la réalité, une obstination dans l’égarement de cet acabit et un acharnement digne de la médecine à coups e saignées -si tout cela, donc, à des allures de désolante récurrence.


  23. soleil Le 17 août 2015 à 13h44
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    En 1946, le plan Monnet proposait la même chose qu’aujourd’hui, il n’y avait pas l’Euro.
    Pourquoi cette succession de plans qui ne sert qu’au pouvoir en place (le pays, l’Europe, et le monde).
    La triste désolation des petits agriculteurs me choquent beaucoup et m’interpellent. Eux. ils ont payé une hausse des impôts et des diverses taxes.
    Arrêtons la planification réclamée par les chefs d’État et leurs gouvernements.
    Nous sommes à l’aube de la féodalité moderne. Est il possible de remplacer par autre chose ?


    • soleil Le 17 août 2015 à 14h52
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      la connivence a existé et existe tjs. Le copinage politique a existé et existe tjs malgré les critères de convergences économiques.
      Est ce que le plan Climat et son battage médiatique est utile au pauvre petit agriculteur ?


    • Alfred Le 17 août 2015 à 16h45
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      Il me semble que vous confondez un peu les choses. La planification n’est qu’un outil qui peut être bien ou mal géré.
      Les petits exploitants agricoles sont d’avantage victime d’un système complexe (prévarication à travers une pac instrumentalisee par des très gros, a travers les cartels de distributeurs, a travers la course a l’investissement qui pousse dans la gueule des banquiers, etc …)
      Ce n’est pas LA planification en soit. C’est un système complexe pour sucer le sang.
      A l’inverse une bonne planification pourrait être utile pour mettre en place une nouvelle politique nationale agricole. La planification permet notamment une visibilité de long terme qui permet d’investir à bon escient. Par exemple on pourrait se donner 10 ans pour basculer dans une agriculture à 75% bio. Perte de rendement phénoménale (quoique ça dépend des filières sur le long terme) mais moins d’intrants au prix astronomiques moins de pétrole et plus de main d’œuvre (x 5 sans doute: revitalisation des campagnes et étalement de la population); on peut même envisager une organisation differente du travail et des agriculteurs qui ont une vie voire partent en vaccances (je parle des petits pour les gros qui font semblant de pleurer c’est déjà le cas).
      Tout cela est impossible sans:
      1- un changement de mentalité
      2- démonter des rentes de gros corrompus
      3- de la … Planification
      Ce genre de changement ne peut se faire juste par des incitations des taxes et des exonérations.
      Il faut des garanties politiques sur de larges horizons pour que les petits exploitants se transforment à chacun en fonction de la ou il part. Voir garantir des fourchettes de prix et volumes (plutôt que de payer des rentes par surfaces).
      Et bien sur un peu de (aie non pas la tête) … Protectionnisme (désole pour le gros mot)


      • soleil Le 18 août 2015 à 07h47
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        les petits agriculteurs sont victimes de l’écrasement par les gros agriculteurs. Pour faire des terres produisant du bio, il faut du matériel qui coûte cher. Je ne pense pas que les petits agriculteurs survivent à cette crise économique mondiale.


        • soleil Le 18 août 2015 à 08h24
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          le bio c’est une marque avec un cahier des charges qui est une norme du marché. On ne parle plus de polyculture.


  24. YpLee Le 17 août 2015 à 14h56
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    L’europe aujourd’hui c’est ça :

    http://novorossia.today/nuit-du-17-aout-violations-permanentes-de-la-treve-par-les-ukrainiens/

    “L’exaspération des populations contre les observateurs de l’OSCE qui ne signalent pas la grande majorité des tirs ukrainiens ou dans la plupart des cas restent très flous sur ceux des Ukrainiens est visible. Les gens sont en colère, les morts qui s’accumulent et l’inertie de l’Union européenne qui dans ses médias nationaux parle même « d’offensive séparatiste » pousse au désespoir les populations.”


  25. Julian Le 17 août 2015 à 15h59
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    Le cher Grand Homme est à l’abri de la pluie. Au Panthéon.

    L’oligarchie sait abriter les siens.


  26. Milus Le 17 août 2015 à 19h27
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    « Il faut se résoudre à conclure que l’entente est impossible avec lui ; qu’il est un ennemi du peuple français et de ses libertés ; qu’il est un ennemi de la construction européenne, qu’en conséquence il doit être détruit (sic) dans l’intérêt des Français. »
    Jean Monnet à propos de De Gaulle en 1943 aux service secrets US
    Son Europe ne m’a jamais fait rêver.
    Si maintenant elle est enfin morte pour tout le monde : tant mieux


  27. raloul Le 17 août 2015 à 22h27
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    Bonjour!

    En passant, le budget de l’U.E. destiné à la promotion et “communication” de ses politiques, en clair la propagande, tel qu’estimé par business for Britain (estimation haute, mais assez indiscutable, tout est sourcé et chiffré précisément):
    http://forbritain.org/propagandapaper.pdf

    664 millions d’euros destinés directement à la pub pour l’U.E., c’est une paille me direz-vous… quant au budget global des activités de “promo”, c’est plutôt près de 4 milliards, une bagatelle en cette ère d’endettement généralisé. Certainement une futilité indigne d’intérêt pour des journalistes prompts à rappeler sans relâche les besoins de “réformes” et d'”austérité”…

    L’article vaut le coup d’oeil, ne serait-ce que pour le joli matériel pédagogique destiné aux petits (et grands) européens. Un régal, à comparer au matériel datant de l’URSS, qui fait pâle figure.
    Ou alors l’étude qui chiffre les “coûts de la non-Europe” (merci au passage pour la confusion entre U.E. et Europe), et explique gentiment que c’est avec davantage d’ “Europe” seulement que les monts et merveilles promis se réaliseront dans l’avenir radieux du saint empire.
    En tant que Suisse, je ricane doucement dans mon coin, ne m’en voulez point s.v.p….


  28. Geneviève B 30 Le 17 août 2015 à 23h49
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    Je suis étonnée par le ton un peu trop “candide” de l’article de cet ancien député du parlement européen. ( Il était aux premières loges).

    1) “Lenthousiasme bruxellois”, “les institutions emportées par leur élan”…Comme si les motivations des uns et des autres avaient été aussi nobles. Il oublie le pilotage de l’instauration de l’UE par le monde de la finance, des multinationales et par les USA (Intérêts financiers et géopolitiques). Cf tout ce qui se dit sur ce blog d’ailleurs.
    2) “En 2009, les peuples européens stupéfaits découvrent un paysage autre”. Ah bon! avant 2009 tout allait très bien? Avez-vous été stupéfaits? Je constate depuis 30 ans environ, la baisse des salaires, le détricotage régulier de la protection sociale, du droit du travail, les privatisations scandaleuses,…avec le chômage pour corollaire.
    3) Personnellement, je ne suis pas spécialiste mais “intuitivement” j’ai toujours été contre l’euro et l’UE. Il suffisait de réfléchir un tout petit peu, hors du catéchisme médiatique.

    Alors,même si ce discours nous conforte dans nos pensées et si sa conclusion nous convient, essayons de ne pas tomber dans ce piège idéaliste dans lequel l’auteur nous entraine (volontairement ou pas) et restons vigilants. Ce dont je suis persuadée à la lecture de ce blog et vu la qualité des intervenants.


  29. redrock Le 18 août 2015 à 00h40
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    L’Europe de Jean Monnet, telle que mystifiée ou mythifiée par les européistes n’a jamais existé.
    Tout au plus une émanation d’un atlantisme mondialiste parfaitement illustré par le Young Leader Hollande et ses nombreux comparses.

    On peut retrouver de nombreux éléments dans cette étude:
    http://environnement.geopolitique.over-blog.fr/2014/04/des-sources-de-l-ue-au-partenariat-transatlantique-de-charybde-en-scylla.html


  30. scarron Le 18 août 2015 à 12h45
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    « L’euro, c’est l’Europe et l’Europe, c’est l’euro » affirmèrent d’une même voix Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.

    Or, l’euro c’est la misère, donc l’Europe c’est la misère.

    🙂


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