Source : The New York Review of Books, le 11/02/2016

George Soros et Gregor Peter Schmitz

Ce qui suit est une version révisée d’un entretien entre George Soros et Gregor Peter Schmitz du magazine allemand WirtschaftsWoche.

Sean Gallup/Getty Images
Un réfugié syrien tenant une photo de la chancelière allemande Angela Merkel lors de son arrivée à Munich avec des centaines d’autres migrants en provenance de Hongrie, en septembre 2015

Gregor Peter Schmitz : Quand le Time a mis la chancelière allemande Angela Merkel en couverture, il lui a attribué le titre de « Chancelière du monde libre. » Pensez-vous que cela soit justifié ?

George Soros : Oui. Comme vous savez, j’ai critiqué la chancelière par le passé et je continue à fortement critiquer sa politique d’austérité. Mais après l’attaque de l’Ukraine par le président russe Vladimir Poutine, elle devint le leader de l’UE et par conséquent, et indirectement, du monde libre. Jusqu’alors c’était une politicienne douée qui savait lire l’humeur du public et répondre à cette humeur. Mais en résistant à l’agression russe, elle s’est transformée en leader montant au créneau en contradiction avec l’opinion alors dominante.

Elle fut peut-être encore plus perspicace lorsqu’elle a reconnu que la crise migratoire avait le potentiel pour détruire l’UE, d’abord en provoquant une rupture dans le système Schengen de frontières ouvertes et finalement en sapant le marché commun. Elle a pris une initiative audacieuse pour changer l’attitude du public. Malheureusement, le plan n’était pas suffisamment bien préparé. La crise est loin d’être résolue et sa position de dirigeante – non seulement en Europe mais aussi en Allemagne et même dans son propre parti – est menacée.

Schmitz : Merkel était d’habitude très prudente et réfléchie. Les gens pouvaient lui faire confiance. Mais dans le cas de la crise migratoire, elle a agi de manière impulsive et a pris un gros risque. Sa façon de diriger a changé et cela rend les gens nerveux.

Soros : C’est exact mais je suis heureux de ce changement. Il y a plein de raisons d’être nerveux. Comme elle l’avait très justement prédit, l’UE est au bord de l’effondrement. La crise grecque a enseigné aux autorités européennes l’art de patauger d’une crise à une autre. Cette pratique est connue sous le nom de « remettre les choses à plus tard » mais il serait plus approprié de décrire cela comme frapper une balle vers le haut d’une pente si bien qu’elle retombe sans cesse dans vos pieds. L’UE doit aujourd’hui faire face non pas à une crise mais à cinq ou six à la fois.

Schmitz : Pour être plus spécifique, faites-vous référence à la Grèce, à la Russie, à l’Ukraine, au référendum britannique à venir et à la crise migratoire ?

Soros : Oui. Et vous n’avez pas abordé la cause qui est à la racine de la crise migratoire : le conflit en Syrie. Vous n’avez pas non plus abordé l’effet regrettable que les attaques terroristes à Paris et ailleurs ont eu sur l’opinion publique européenne.

Merkel avait prévu le potentiel de la crise migratoire à détruire l’UE. Ce qui était une prédiction est devenu réalité. L’UE a sérieusement besoin de réparations. C’est indéniable mais ce n’est pas irréversible. Et ceux qui peuvent empêcher que la prédiction funeste de Merkel se réalise sont en fait les Allemands. Je pense que les Allemands, sous la direction de Merkel, ont atteint une position d’hégémonie. Mais ils l’ont fait au rabais. Normalement, ceux qui acquièrent une hégémonie doivent faire attention non seulement à leurs propres intérêts mais aussi à ceux qui se trouvent sous leur protection. L’heure du choix a maintenant sonné pour les Allemands : veulent-ils accepter les responsabilités et les engagements incombant à la puissance dominante en Europe ?

Schmitz : Diriez-vous que la direction de Merkel face à la crise migratoire diffère de sa direction face à la crise de l’euro ? Pensez-vous qu’elle est à présent plus encline à devenir une dominatrice bienveillante ?

Soros : Ce serait trop en demander. Je n’ai aucune raison de changer mon point de vue critique sur sa façon de diriger durant la crise de l’euro. Si elle avait fait preuve bien plus tôt du leadership qu’elle montre maintenant, cela aurait été utile à l’Europe. Il est dommage que, lors de la faillite de Lehman Brothers en 2008, elle n’ait pas été disposée à autoriser que le sauvetage du système bancaire européen soit garanti au niveau européen parce qu’elle sentait que l’opinion publique allemande y serait majoritairement opposée. Si elle avait essayé d’infléchir l’opinion publique au lieu de la suivre, la tragédie de l’UE aurait pu être évitée.

Schmitz : Mais elle ne serait pas restée chancelière d’Allemagne pendant dix ans.

Soros : Vous avez raison. Elle a été très habile à satisfaire les exigences et aspirations d’une grande diversité de citoyens allemands. Elle avait le soutien à la fois de ceux qui voulaient être de bons Européens et de ceux qui voulaient qu’elle protège les intérêts nationaux de l’Allemagne. C’est un exploit non négligeable. Elle a été réélue avec une majorité plus forte. Mais, en ce qui concerne la question des migrants, elle a quand même agi par principe, et elle a été prête à mettre en jeu sa position de leader. Elle mérite le soutien de ceux qui partagent ses principes.

Je le prends très personnellement. Je suis un ardent défenseur des valeurs et des principes d’une société ouverte du fait de mon histoire personnelle, avoir survécu à l’holocauste en tant que juif sous l’occupation nazie de la Hongrie. Et je pense qu’elle partage ces valeurs du fait de son histoire personnelle, avoir grandi sous le régime communiste en Allemagne de l’Est sous l’influence de son père qui était pasteur. Ce qui fait que je la soutiens même si nous sommes en désaccord sur de nombreuses questions importantes.

Schmitz : Vous vous êtes tellement impliqué dans la promotion des principes d’une société ouverte et dans le soutien à un changement démocratique en Europe de l’Est. Pourquoi y a-t-il autant d’opposition et de ressentiment envers les réfugiés là-bas ?

Soros : Parce que les principes d’une société ouverte n’ont pas de fortes racines dans cette partie du monde. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán promeut les principes d’une identité hongroise et chrétienne. Combiner identité nationale et religion est un très puissant mélange. Et Orbán n’est pas tout seul. Le chef du parti nouvellement élu pour diriger la Pologne, Jarosław Kaczyński, adopte une approche similaire. Il n’est pas aussi intelligent qu’Orbán, mais c’est un politicien habile et il a choisi la migration comme thème central de sa campagne. La Pologne est l’un des pays les plus homogènes ethniquement et religieusement en Europe. Un immigré musulman en Pologne catholique est la personnification de l’Autre. Kaczyński a réussi à le dépeindre comme le diable.

Schmitz : Plus généralement, comment voyez-vous la situation politique en Pologne et en Hongrie ?

Soros : Bien que Kaczyński et Orbán soient des personnes très différentes, les régimes qu’ils prévoient d’établir sont très similaires. Comme je l’ai suggéré, ils cherchent à exploiter un mélange de nationalisme ethnique et religieux pour se maintenir perpétuellement au pouvoir. Dans un sens, ils essaient de rétablir le genre de démocratie de façade qui a prévalu dans la période entre la Première et la Seconde Guerre Mondiale dans la Hongrie de l’amiral Horthy et la Pologne du maréchal Piłsudski. Une fois au pouvoir, ils sont susceptibles de s’emparer de certaines des institutions de la démocratie qui sont et doivent être autonomes, comme la Banque centrale ou la Cour constitutionnelle. Orbán l’a déjà fait ; Kaczyński commence à peine maintenant. Ils vont être difficiles à éliminer.

En plus de tous ses autres problèmes, l’Allemagne va bientôt avoir un problème polonais. Contrairement à la Hongrie, la Pologne est l’un des pays les plus prospères d’Europe, à la fois économiquement et politiquement. L’Allemagne a besoin que la Pologne la protège de la Russie. La Russie de Poutine et la Pologne de Kaczyński sont hostiles l’une envers l’autre mais elles sont encore plus hostiles aux principes sur lesquels l’UE a été fondée.

Schmitz : Quels sont ces principes ?

Soros : J’ai toujours considéré l’UE comme l’incarnation des principes de la société ouverte. Il y a un quart de siècle, lorsque j’ai commencé à m’impliquer dans la région, vous aviez une Union soviétique moribonde et une Union européenne émergeante. Et, il est intéressant de noter, toutes deux ont entrepris une gouvernance internationale. L’Union soviétique a essayé d’unir les prolétaires du monde et l’Union européenne a essayé d’établir un modèle d’intégration régionale basé sur les principes d’une société ouverte.

Schmitz : Quelle est la comparaison avec la situation actuelle ?

Soros : L’Union soviétique a été remplacée par une Russie renaissante et l’Union européenne se voit dominée par les forces du nationalisme. La société ouverte en laquelle Merkel et moi-même croyons tous deux du fait de nos histoires personnelles, et que les réformateurs de la nouvelle Ukraine veulent rejoindre du fait de leurs histoires personnelles, n’existe pas en réalité. L’Union européenne était supposée être une association délibérée entre parties égales mais la crise de l’euro l’a transformée en une relation entre créanciers et débiteurs dans laquelle les débiteurs ont du mal à faire face à leurs obligations et les créanciers déterminent les conditions que les débiteurs doivent remplir. Cette relation n’est ni délibérée ni égalitaire. La crise migratoire a apporté d’autres brèches. Par conséquent, la survie même de l’UE est menacée.

Schmitz : C’est un point intéressant parce que je me rappelle que vous étiez très critique à l’égard de Merkel, il y a deux ans de cela, au motif qu’elle était trop préoccupée par les intérêts de ses électeurs et la mise en place d’une hégémonie allemande à peu de frais. Maintenant, elle a vraiment changé de cap quant à la question migratoire et ouvert grand la porte aux réfugiés syriens. Cela a créé un appel d’air qui a permis en retour aux autorités européennes de développer une politique d’asile avec un objectif généreux, jusqu’à un million de réfugiés par an avec cet objectif ciblé pour plusieurs années. On peut s’attendre à ce que les réfugiés qualifiés pour être admis demeurent où ils sont jusqu’à ce que leur tour vienne.

Soros : Mais nous n’avons pas de politique d’asile européenne. Les autorités européennes doivent en assumer la responsabilité. Ceci a transformé l’afflux croissant de réfugiés de l’an dernier, d’un problème gérable c’est devenu une crise politique aigüe. Chaque État membre s’est égoïstement concentré sur ses propres intérêts, souvent agissant contre les intérêts des autres. Ce qui a précipité la panique parmi les demandeurs d’asile, le grand public et les autorités responsables du maintien de la loi et de l’ordre public. Les demandeurs d’asile ont été les victimes principales. Mais vous avez raison. C’est à Merkel que revient le crédit d’avoir rendu une politique d’asile européenne possible.

L’UE a besoin d’un plan de réponse complet à la crise, un plan qui réaffirme la gouvernance effective sur le flux de demandeurs d’asile afin qu’ils prennent place d’une manière sûre et ordonnée, et à une allure qui reflète la capacité de l’Europe à les absorber. Pour être complet, le plan doit s’étendre au-delà des frontières de l’Europe. Il est moins déstabilisant et beaucoup moins coûteux pour les potentiels demandeurs d’asile de demeurer où ils sont actuellement, ou pas trop loin.

Ma fondation a développé un plan en six points sur cette base et l’a annoncé exactement au moment où Orban a introduit son plan en six points, mais les deux plans étaient diamétralement opposés. Le plan d’Orban était conçu pour protéger les frontières nationales contre les demandeurs d’asile ; le nôtre vise à protéger les demandeurs d’asile. Nous avons été opposés depuis lors. Orban m’accuse de tenter de détruire la culture nationale de la Hongrie en déversant un flot de réfugiés musulmans sur le pays. Paradoxalement, notre plan laisserait les demandeurs d’asile qualifiés où ils sont actuellement et fournirait des infrastructures à ces emplacements ; ce sont ses politiques à lui qui les incitent à se dépêcher vers l’Europe tant que les portes sont encore ouvertes.

Dmitri Azarov/Kommersant Photo/Getty Images
Vladimir Poutine et Viktor Orban à une conférence de presse à Budapest, février 2015

Schmitz : Pouvez-vous éclaircir votre paradoxe ? Pourquoi votre plan empêcherait-il l’afflux de réfugiés en Europe ?

Soros : Nous en appelons à une politique d’asile européenne commune qui réaffirmerait le contrôle au niveau des frontières européennes plutôt que nationales, et permettrait aux demandeurs d’asile d’atteindre l’Europe d’une manière ordonnée et sûre, et à une allure qui reflète la capacité de l’UE à les absorber. Orban en appelle à l’utilisation des frontières nationales pour empêcher les migrants d’entrer.

Schmitz : Et qui gagne ce conflit?

Soros : En Hongrie, il a largement gagné. Plus dérangeant, il gagne également en Europe. Il dispute à Merkel la direction de l’Europe. Il a lancé sa campagne au congrès de la CSU (Union chrétien-social de Bavière, le parti frère du CDU – Union Chrétienne-démocrate – de Merkel) en septembre 2015, et il l’a fait main dans la main avec Horst Seehofer, le président du parti allemand. Et c’est un vrai défi. Il attaque les valeurs et principes sur lesquels l’Union européenne a été fondée. Orban les attaque de l’intérieur ; Poutine de l’extérieur. Les deux essaient de renverser la subordination de la souveraineté nationale à un ordre supranational européen.

Poutine va plus loin encore : il veut remplacer l’état de droit par la loi du plus fort. Ils reviennent à des pratiques de temps révolus. Heureusement, Merkel a pris le défi au sérieux. Elle réplique et je la soutiens, non seulement par mes déclarations mais également par mes actes. Mes fondations ne font pas que rédiger des plaidoyers ; elles s’efforcent d’apporter une contribution positive sur le terrain. Nous avons créé une fondation en Grèce, « Solidarity Now, » en 2013. Nous avions clairement anticipé que la Grèce, étant donnée son impécuniosité, allait avoir des difficultés à prendre en charge le nombre élevé de réfugiés se trouvant bloqués sur son territoire.

Schmitz : D’où viendrait l’argent nécessaire à votre projet ?

Soros : Il serait impossible à l’UE de financer cette dépense sur le budget actuel. Il lui serait néanmoins possible de trouver de telles ressources en émettant des obligations à long terme bénéficiant de son crédit respecté d’emprunteur noté AAA. La charge des intérêts des emprunts pourrait être équitablement distribuée entre les États membres qui acceptent les réfugiés et ceux qui refusent de le faire ou imposent des restrictions spéciales. Il va sans dire que c’est là que je diverge avec la chancelière Merkel.

Schmitz : Vous avez passé la main de la gestion de votre hedge fund pour consacrer toutes vos énergies à votre fondation. Quels sont vos principaux projets ?

Soros : Ils sont trop nombreux pour être tous cités. Il semble que nous soyons impliqués dans la plupart des questions politiques ou sociales brûlantes dans le monde. Mais je mettrais en avant l’Institute for New Economic Thinking (INET) (Institut pour une Pensée Economique Nouvelle) et le Central European University (CEU) (Centre Universitaire Européen) parce qu’une révolution a lieu dans le domaine des sciences sociales et que j’y suis fortement impliqué tant sur le plan personnel qu’à travers mes fondations. Grâce aux sciences naturelles, l’humanité a pris le pouvoir sur les forces de la nature mais notre capacité à nous gouverner n’a pas connu les mêmes progrès. Nous avons la capacité de détruire notre civilisation et nous en prenons résolument le chemin.

Schmitz : Votre tableau du futur est sombre.

Soros : Oui mais c’est une vision délibérément tendancieuse. Identifier un problème est une invitation à le résoudre. C’est la principale leçon que j’ai tirée de l’expérience formatrice que j’ai vécue, en 1944, quand les Nazis ont occupé la Hongrie. Je n’aurais peut-être pas survécu si mon père n’avait pu se procurer des faux-papiers pour sa famille (et pour beaucoup d’autres). Il m’a appris qu’il valait bien mieux affronter la dure réalité que de fermer les yeux. Une fois que vous avez conscience des dangers, vos chances de survie sont bien meilleures si vous prenez quelques risques que si vous suivez docilement la foule. C’est pourquoi je me suis entraîné à regarder le côté obscur. Cela m’a été d’une grande utilité sur les marchés financiers et guide à présent ma politique philanthropique. Tant que je parviens à trouver une stratégie efficiente, même fragile, je n’abandonne pas. L’opportunité est nichée dans le danger. Il fait toujours le plus sombre avant l’aube.

Schmitz : Quelle est votre stratégie gagnante pour la Grèce ?

Soros : En fait je n’en ai pas. Le cas grec a été mal géré depuis le début. Fin 2009, quand la crise grecque a commencé à se dessiner, l’UE, avec l’Allemagne à sa tête, a organisé un sauvetage financier mais en imposant des taux d’emprunts punitifs sur les prêts accordés. C’est ce qui a rendu la dette grecque intenable. Et la même erreur a été de nouveau commise dans les négociations récentes. L’UE a voulu punir le Premier ministre Alexis Tsipras, et particulièrement son ancien ministre des finances Yanis Varoufakis, tout en n’ayant d’autre choix que d’éviter un défaut grec. Il en résulte des conditions imposées par l’UE qui vont pousser la Grèce dans une dépression plus profonde.

Schmitz : La Grèce présente-t-elle un intérêt pour les investisseurs privés ?

Soros : Pas tant qu’elle fait partie de la zone euro. Avec l’euro, le pays a peu de chance de prospérer un jour, son taux de change est trop élevé pour être compétitif.

Schmitz : Êtes-vous inquiet qu’au milieu de toutes ces crises, un membre important de l’UE comme le Royaume-Uni réfléchit à quitter l’UE ?

Soros : Très inquiet. Je suis convaincu que la Grande-Bretagne doit rester en Europe non seulement pour des raisons économiques mais pour des raisons politiques avant tout. Une UE sans le Royaume-Uni serait une union très affaiblie.

Schmitz : Mais les sondages indiquent qu’une majorité de Britanniques sont pour un Brexit, ou British exit, une sortie de l’UE.

Soros : La campagne pour le Brexit a sciemment induit en erreur le grand public. A l’heure actuelle, la Grande-Bretagne a le meilleur des accords avec l’Europe. Elle a accès au marché commun où près de la moitié des exportations est envoyée sans le poids d’avoir rejoint la zone euro.

Schmitz : Pourquoi le monde des affaires britannique ne fait pas plus état des inconvénients d’un Brexit ?

Soros : Les directions des sociétés multinationales qui ont augmenté leurs capacités de production en Grande-Bretagne comme des tremplins vers le marché commun sont réticentes à exprimer publiquement leur opposition à un Brexit car elles ne veulent pas être entraînées dans un débat politique où leurs clients auraient un point de vue opposé. Mais posez-leur la question en privé, comme je l’ai fait, et ils vous le confirmeront volontiers.

La campagne pour le Brexit a essayé de convaincre le public britannique qu’il était moins risqué de ne pas faire partie du marché commun que d’en faire partie. La campagne a eu le champ libre parce que le gouvernement voulait donner l’impression qu’il résistait pour obtenir le meilleur accord possible.

Schmitz : Pendant longtemps, l’Europe — et le monde — pouvait compter sur la Chine pour être un moteur de croissance et une machine à crédit.

Soros : La Chine, sur le plan historique, reste le pays le plus déterminant. Elle possède toujours de vastes réserves de devises étrangères.

Schmitz : Et cela va protéger le pays ?

Soros : La Chine est en train d’épuiser ces réserves très rapidement. Elle bénéficie également d’un gisement de confiance incroyable de la part de sa population : beaucoup ne comprennent peut-être pas comment fonctionne le régime chinois mais ils croient qu’un régime qui a réussi à surmonter tant de difficultés sait ce qu’il fait. Mais à cause des nombreuses erreurs du gouvernement, la réserve de confiance s’épuise aussi à une cadence extrêmement rapide. Le président Xi Jinping peut poursuivre sa politique actuelle pendant encore trois ans, mais durant cette période, la Chine va exercer une influence négative sur le reste du monde en renforçant les tendances déflationnistes qui ont déjà cours. La Chine a la responsabilité d’une partie plus importante que jamais auparavant de l’économie mondiale et les problèmes qu’elle doit affronter n’ont jamais été plus inextricables.

Schmitz : Le président Xi peut-il se hausser au niveau du défi ?

Soros : Il existe un défaut fondamental dans l’approche de Xi. Il a pris le contrôle direct de l’économie et de la sécurité. S’il réussissait grâce à une solution dans la logique du marché, le monde et la Chine s’en porteraient mieux. Mais vous ne pouvez pas aller dans le sens du marché sans faire certains changements politiques. Vous ne pouvez pas lutter contre la corruption sans médias indépendants. Et c’est bien un point que Xi ne veut pas concéder. Sur ce point, il est plus proche de la Russie de Poutine que de notre idéal de société ouverte.

Schmitz : Quel est votre perception de la situation en Ukraine ?

Soros : En survivant pendant deux ans alors qu’elle faisait face à tant d’ennemis, l’Ukraine a accompli une chose qui touche à l’incroyable. Cependant, elle a besoin de beaucoup plus de soutien extérieur car elle est exsangue. En attachant une laisse financière aussi courte au cou de l’Ukraine, l’Europe répète la même erreur commise avec la Grèce. La vieille Ukraine avait beaucoup de points communs avec la vieille Grèce — elle était dominée par des oligarques et le service public servait des gens qui abusaient de leur position plutôt que servir le peuple. Mais nous voyons une nouvelle Ukraine qui veut être tout le contraire de l’ancienne. La Rada a récemment voté un budget pour l’année 2016 qui respecte les conditions imposées par le FMI. C’est le moment maintenant d’envisager une aide financière supplémentaire dont la nouvelle Ukraine a besoin pour mener des réformes radicales. Ceci permettrait au pays non seulement de survivre mais de prospérer et devenir une destination d’investissement attirante. Retransformer la nouvelle Ukraine en l’ancienne Ukraine serait une erreur fatale parce que la nouvelle Ukraine est l’un des atouts les plus précieux dans la main de l’Europe, à la fois pour résister à l’agression russe et pour re-capturer l’esprit de solidarité qui a caractérisé l’Union européenne des débuts.

Schmitz : Beaucoup reprochent au président des États-Unis Barack Obama d’être trop faible face à la Russie.

Soros : C’est juste. Poutine est un tacticien suprême qui est entré dans le conflit syrien parce qu’il y a vu une opportunité pour améliorer le statut de la Russie dans le monde. Il était prêt à continuer à presser tant qu’il ne rencontrait pas de résistance sérieuse. Le président Obama aurait dû le défier plus tôt. Si Obama avait décrété une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie lorsque la Russie a commencé à fournir des équipements militaires en grande quantité, celle-ci aurait été obligée de la respecter. Mais Obama avait à cœur d’éviter tout risque de confrontation militaire directe avec la Russie. Ainsi la Russie a pu installer des missiles antiaériens et les États-Unis ont dû partager le contrôle des airs syriens avec la Russie. On pourrait presque dire qu’en abattant un avion de chasse russe, le président turc Recep Tayyip Erdogan a fait une fleur à Obama. Poutine a dû admettre que son aventure militaire s’était heurtée à une sérieuse opposition et il semble maintenant prêt pour une solution politique. C’est prometteur.

Il y a aussi l’ÉI et les attaques terroristes qui menacent d’ébranler les valeurs et principes de notre civilisation. Les terroristes veulent convaincre la jeunesse musulmane qu’il n’existe pas d’alternative au terrorisme, et si nous écoutons des gens comme Donald Trump, ils vont parvenir à leurs fins.

Schmitz : Je ne peux m’empêcher de vous poser la question. Connaissez-vous Donald Trump ?

Soros : Cela remonte à pas mal d’années, Donald Trump voulait que je sois le locataire principal d’un de ses premiers immeubles. Il m’a dit : « Je vous veux dans l’immeuble. Donnez-moi votre prix. » Ma réponse fut : « J’ai bien peur que ce soit au-dessus de mes moyens. » Et j’ai décliné son offre.

Source : The New York Review of Books, le 11/02/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

70 réponses à « L’UE est au bord de l’effondrement » – Interview de George Soros

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 10 février 2016 à 04h57

Le cauchemar de ce Monsieur, ce sont les pays non alignés et ceux qui ont la velléité de l’être.
Pour lui le “monde libre” c’est le monde qui est soumis à la haute finance internationale.
Il déclare mensongèrement et sans la moindre honte que le président Poutine a attaqué l’Ukraine. Tout chef d’état qui défend son peuple est un agresseur.
Les peuples qui aspirent à reprendre en main leur destin est le cauchemar de ce Monsieur. Et lui, il est le cauchemar des peuples insoumis qui refusent d’être réduits à une simple matière première modifiable, renouvelable, exploitable. Un peuple ne doit pas avoir une âme, il ne peut qu’être un objet, un utilitaire, sans dents et sans âme, sans culture et sans art de vivre.
La haute finance internationale, mérite la haute cour internationale, celle des peuples représentés par des vrais présidents..

  1. Spectre Le 10 février 2016 à 03h00
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    “Soros : La campagne pour le Brexit a sciemment induit en erreur le grand public.”

    Heureusement, de grands bienfaiteurs de l’humanité comme M. Soros ou Goldman Sachs se feront un devoir de ramener les brebis égarées dans le droit chemin ; s’il le faut, on investira bien quelques millions pour prêcher la bonne parole…


    • GaM Le 10 février 2016 à 08h06
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      Il est certain que la pensée de Soros relève du bloubiboulga libéral, avec sa “société ouverte”… Ouverte pour qui? Le patron de Goodyear, les ouvriers attendront l’ “ouverture” de la société encore quelques millénaires, avant c’est prison ferme.
      Et évidemment pour couronner une telle société d’une légitimité indiscutable -le point Godwin de Merkell, lui et tous leurs semblables-, l’évocation du Mal, avec l’indifférenciation des totalitarismes, le brun et le rouge, histoire de ne jamais oublier de NE PAS se révolter, sinon goulag et camp de concentration, Ô sommet de l’insignifiance BéHLienne!


  2. caliban Le 10 février 2016 à 04h33
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    Soros la ramènant sur la crise grecque, cela me fait penser à Sarkozy parlant de la Libye : tu mets le bazar mais c’est la faute des autres…


    • Charles Le 10 février 2016 à 16h15
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      Que ce soit sur la Grèce ou autre sujet, Soros raconte ce qui convient à la liberté non des peuples, mais du capital.
      Par contre, cela vaut la peine de l’écouter dans son domaine d’expertise, la finance et la spéculation. Et là, il nous a annoncé il y a un mois une crise qui vaudra celle de 2008:
      link to wp.me


      • V_Parlier Le 10 février 2016 à 20h35
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        Je n’ai pas eu le courage de lire jusqu’à la fin, tant les propos hypocrites (ou malsains) de cet individu me sont insupportables. Cette façon condescendante qu’il a de parler des sociétés non conformes à ses idéaux, ce culot qu’il a de déclarer en tant que maître du monde autoproclamé: “Une fois au pouvoir, ils sont susceptibles de s’emparer de certaines des institutions de la démocratie qui sont et doivent être autonomes, comme la Banque centrale (gngnpouf…) etc… Orbán l’a déjà fait ; Kaczyński commence à peine maintenant. Ils vont être difficiles à éliminer”. (Et j’ai bien relu trois fois la fin). Décidément il est très tentateur ce Soros, quand il parle d’éliminer des gens (mais moi je ne pense pas à Orban et Kaczynski…).


      • fouineur Le 11 février 2016 à 04h35
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        Certains comme Pierre Jovanovic, Gerald Celente, Nouriel Roubini et bien d’autres l’annoncent depuis des années, et même pour plusieurs d’entre eux il s’agit de la continuation de la crise de 2008 qui n’a jamais vraiment cessé. Alors la prévision de M. Soros d ‘il y a 1 mois …


  3. Gier 13. Le 10 février 2016 à 04h49
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    “Poutine va plus loin encore : il veut remplacer l’état de droit par la loi du plus fort. Ils reviennent à des pratiques de temps révolus.”

    Et voilà l’épouvantail Russe à nouveau agité à seule fin de détourner l’attention du chemin que prends incidemment l’UE qui est précisément de “remplacer l’état de droit par la loi du plus fort.”
    A bien des égards cette interview n’est qu’un texte de propagande Euro-libéral qui ne vise qu’à renforcer toujours plus les pouvoirs politiques, financiers et idéologiques en place en accordant toujours plus de place au marché et aux instances supranationales.

    “Heureusement, Merkel a pris le défi au sérieux.”
    Que ferait-on sans Angela qui a résisté seule à la Russie dans l’affaire ukrainienne ?(c’est Georges qui le dit !) Georges se fait-il le porte parole (à peine critique) du gouvernement allemand ? Lorsqu’il évoque la crise Grecque il ne parle que des prises de position européennes. Il feind d’ignorer le rôle de l’Allemagne dans ce désastre économique et social !
    Notons aussi que la France est désespérément absente de sa réflexion ce qui en dit long sur la faiblesse dans laquelle elle se trouve par la grâce de nos dirigeants successifs.


    • caliban Le 10 février 2016 à 09h14
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      “Lorsqu’il évoque la crise Grecque il ne parle que des prises de position européennes. Il feind d’ignorer le rôle de l’Allemagne dans ce désastre économique et social !”

      … et les prises de position de son propre hedge fund dès 2010 à ce que j’ai pu comprendre.

      link to blogs.mediapart.fr
      link to marianne.net


      • Gier 13. Le 10 février 2016 à 23h51
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        Caliban, j’ai découvert ça en lisant vos liens.
        Merci !


    • Astatruc Le 10 février 2016 à 10h54
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      Giers13.

      L’inversion est flagrante, il me semble dans cette phrase de “s” que vous avez mis entre guillemets.


      • V_Parlier Le 10 février 2016 à 20h40
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        Avec Soros, ce n’est pas la loi du plus fort voyons! C’est la loi du gentil qui s’avère (par chance?) être le plus fort, voilà! Les autres qui essayent d’être aussi forts que les gentils (gentils parce-que ce sont des gens comme Soros), ce sont forcément des méchants. Le droit, c’est le bien selon le gentil, celui qui s’appelle de nos jours “le libéral”. (Ca me rappelle une parodie des inconnus, ah ces visionnaires involontaires parfois…).


  4. DUGUESCLIN Le 10 février 2016 à 04h57
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    Le cauchemar de ce Monsieur, ce sont les pays non alignés et ceux qui ont la velléité de l’être.
    Pour lui le “monde libre” c’est le monde qui est soumis à la haute finance internationale.
    Il déclare mensongèrement et sans la moindre honte que le président Poutine a attaqué l’Ukraine. Tout chef d’état qui défend son peuple est un agresseur.
    Les peuples qui aspirent à reprendre en main leur destin est le cauchemar de ce Monsieur. Et lui, il est le cauchemar des peuples insoumis qui refusent d’être réduits à une simple matière première modifiable, renouvelable, exploitable. Un peuple ne doit pas avoir une âme, il ne peut qu’être un objet, un utilitaire, sans dents et sans âme, sans culture et sans art de vivre.
    La haute finance internationale, mérite la haute cour internationale, celle des peuples représentés par des vrais présidents..


    • step Le 10 février 2016 à 10h21
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      Tout chef d’état qui défend son peuple est un agresseur. Ah non, pas si il fait parti du camp du “bien”. Dans ce cas là il peut même défendre un peuple étranger contre lui même.


      • DUGUESCLIN Le 10 février 2016 à 18h11
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        Les gens qui sont dans le “camp du bien” ne défendent pas les peuples mais le dictât de la finance.


    • asheloup Le 10 février 2016 à 14h16
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      Ce monsieur ne fait pas de cauchemars. C’est un cauchemar vivant. Il suffit de voir son parcours et ses “exploits” pour s’en assurer…

      Il a été condamné pour délit d’initié, est responsable de la faillite de la banque d’Angleterre en 1992.

      C’est un spéculateur cynique et un lobbyiste qui soutient financièrement les états unis dans toutes leurs tentatives de déstabilisation politique.

      Sa philanthropie de façade n’est qu’une stratégie pour établir des positions dominantes.

      Et clou du spectacle, il a contribué, selon ses propres aveux, au déclenchement de la révolution nationaliste ukrainienne d’Euromaidan :

      link to youtube.com


  5. Nerouiev Le 10 février 2016 à 05h39
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    L’interview à été relativement bien menée pour que Soros fasse son apologie et nous montre qu’il a plusieurs trains de retard. Que justement ce qui a permis et fait sa fortune est en train de s’s’effriter. La guerre froide est restée gravée dans sa tête. Il voit les migrants comme une réserve utile à la façon américaine où n’entrent que ceux dont on a besoin et stockés dans le reste du monde. Je n’ai pu m’empêcher de penser que Soros aurait pu être derrière Merkel quand elle s’est précipitée avec 3 milliards dans les bras d’Erdogan pour contenir les migrants.
    Quant aux fondations Soros elles ne sont que des ambassades à l’humanisme qui lui a peut-être manqué.
    Obama n’a pas fait d’erreur en Syrie avec le blocage de l’espace aérien, il n’a tout simplement pas pu face au droit et à Poutine.


    • alexg81 Le 10 février 2016 à 10h56
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      C’est surtout que Soros et la clique de la haute finance ont saisi l’occasion de la crise des migrants pour vouloir accélérer le processus de transformer l’Europe à l’image des Etats-Unis, une société communautarisée ou tout le monde est coupé en groupes qui s’écharpent. Avec le TAFTA qui pointe son nez, cela va aller de mal en pis.
      Mais comme dans le milieu des affaires pas mal de forces semblent convaincu que le Brexit se fera, la question est de savoir combien de temps le machin va encore tenir avant que cela s’effondre pour de bon comme l’URSS.


  6. Christophe Le 10 février 2016 à 06h13
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    En résumé, et si j’ai bien compris la position de ce grand démocrate, une société ouverte… pour ne plus subir le joug nazi ? La messe est dite. Amen.


  7. dugesclin Le 10 février 2016 à 06h19
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    Soros ? Il représente qui ? ou quoi ? Ce gras sous-homme, sans signifiance ni vertu ?


  8. LBSSO Le 10 février 2016 à 07h30
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    M.Soros
    “J’ai toujours considéré l’UE comme l’incarnation des principes de la société ouverte.”

    Ouverte à quoi ? A l’OTAN et au financiarisme ?
    La politique qui a consisté à faire adhérer ,de manière quasi simultanée,les pays de l’ex URSS à l’OTAN (sécurité) et à l’UE (économie) a rendu l’Europe ingouvernable en raison d’un élargissement déjà excessif .De deux choses l’une M.Soros:
    -soit vous ne l’aviez pas anticipé.c’est alors une erreur.
    -soit au contraire cette stratégie visait à affaiblir l’Europe en rendant toute gouvernance impossible.(Un plan inscrit dés le départ du projet européen pour certains).

    L’Europe ,grâce à des divisions habilement entretenues , a offert pour une bouchée de pain l’accès à ses consommateurs et aux fleurons de sa technologie.Et vous nous imposez la votre.
    “Go home, Mr Soros !”


  9. MJ Le 10 février 2016 à 08h14
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    première phrase :
    “Mais après l’attaque de l’Ukraine par le président russe Vladimir Poutine,”
    il faut vraiment continuer la lecture ????


    • Dagobah Le 10 février 2016 à 14h17
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      Non, j’ai arrèté moi aussi après cela.

      Je valide mon message et j’ai une alerte qui me dit que mon message est trop court pour exprimer une idée construite…

      En bien dans ce cas là consistant à renchérir sur l’avis de quelqu’un pour signifier qu’on est sans doute un certain nombre à avoir arrèté la lecture, cela me parait amplement suffisant.
      J’ai tout de même évité le +1


    • Olivier Berruyer Le 10 février 2016 à 15h22
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      Si vous refusez d’entendre vos ennemis, ne vous plaignez pas de perdre face à eux…


      • Charles Le 10 février 2016 à 16h18
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        Effectivement, merci à ce blog de jeter une lumière, surtout si elle est “crue” sur le champ de bataille.


      • Dagobah Le 10 février 2016 à 16h45
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        Oliver, je voulais vous répondre avec un “c’est pas faux” pour vous signifiez que contrairement à ce personnage de Kamelot j’avais bien compris et que vous marquiez un point, mais le bouzin me dit encore que mes idées sont pourries et bien trop courtes pour être bien construites.

        Je pense qu’il faudrait virer cette ligne de code qui teste la longueur du texte, c’est juste un peu pénible.

        [Modération : charte des commentaires link to les-crises.fr]


        • Ovuef2R Le 10 février 2016 à 17h13
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          Sans avoir été lire la charte des commentaires j’ai quand même remarqué qu’il y a un pouce levé, qui sert en fait de compteur d’approbations, qu’on peut cliquer pour signifier que l’on est pleinement d’accord avec une intervention.
          En plus, si j’ai bien compris, ça fait passer le texte le plus plébiscité en tête de tous les commentaires..


      • MJ Le 10 février 2016 à 17h57
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        Bonsoir Olivier,

        Evidemment il faut connaître ses ennemis et donc les lire.
        On peut aussi penser que certains de leurs propos soient tout simplement intéressants, ni “amis” ni “ennemis”.
        Comment savoir de prime abord que la présentation de cet interview ce faisait en mode “regardez ce que dit un ennemi”.
        J’étais très surpris de trouver ce texte sur les crises.
        Peut être qu’un signe, une pancarte, une petite intro pour le rappeler serait utile.
        bien cordialement.


        • Ari Le 10 février 2016 à 23h20
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          Il faut dire aussi que ce type de discours, on l’entend, on le lit, on le voit, partout (toutes les chaînes, les radios, les journaux) depuis des années. Alors bon, a l’impression de le connaître à force…


        • fouineur Le 11 février 2016 à 04h41
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          Non on a pas besoin d’être guidés comme dans le LibéMonde où on nous explique quoi penser.


  10. Lt Anderson Le 10 février 2016 à 09h19
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    “Mais après l’attaque de l’Ukraine par le président russe Vladimir Poutine,”

    J’ai arrêté de lire à partir de “ça”.
    Allez OK et A+ mon petit George, que ta vie fusse longue et prospère.


  11. matamaure Le 10 février 2016 à 09h19
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    Le projet de Soros/USA pour l’Europe, via sa propre propagande et la machine crypto-totalitaire UE, est clairement de la neutraliser :
    – économiquement,
    – identitairement.
    Pour n’en faire qu’un espace de marché de consommation, sans vraie autonomie, ni politique ni économique.
    Pour cela les pantins de Bruxelles sont des collaborateurs d’une grande efficacité.


  12. step Le 10 février 2016 à 10h18
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    y a des gens dangereux et milliardaires. Au moins autant que les Orban et autres, ils m’inquiètent pour l’avenir du monde dans leur aveuglement symétrique.


    • Astatruc Le 10 février 2016 à 10h27
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      Excusez-moi mais Soros est bien plus dangereux qu’Orban, Orban, n’a pas d’ONG dans le monde entier, il ne se mêle que de son pays et de ses intérêts, comparer Orban et Soros est grotesque, de mon point de vue.
      Et puis Orban est devenu un monstre quand il a viré la plus grande machinerie d’ogm du monde.
      Cordialement.


      • Lysbeth Lévy Le 10 février 2016 à 12h40
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        Bien vu, que pense le journal hongrois hulala de Soros : link to hu-lala.org

        “Affaiblie, la droite hongroise redoute une déstabilisation orchestrée par les États-Unis avec l’aide de l’américano-hongrois George Soros. *”

        Orban ne gênait pas, même de droite extrême quand il était pro-européen, mais depuis il a des velléités de “changement de régime” réel cette fois ci, et du coups le grand démocrate (ironie) Soros va tout faire pour le faire chuter !…On peux lui faire confiance.avec ces “Open society” véritable “cinquième colonne” qui finance des opposants potentiels.Orban qui le connait bien, peut s’attendre à tout de sa part. .


  13. christian gedeon Le 10 février 2016 à 10h19
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    Insulter Soros ne fait pas avancer le schmilblick… ce type là est dangereux,preuve en est ce qu’il est en train de faire subir à la Chine en ce moment…mais certaines de ses analyses sur la situation objective du monde tel qu’il va sont justes,objectivement justes. tiens à propos de juste ,quelle n’ pas été ma surprise ce matin d’entendre M. Guetta de France (si peu) Inter admettre,du bout des lèves,mais admettre quand même qu’on(mais qui est ON) n’aurait pas dû traiter la Russie comme ON l’ a Fait depuis la chute du mur… c’est déjà un progrès. reste à M. Guetta de nommer le ON. on doute pas que ce soit une bande de cons,ce ON…mais encore? Pour en revenir à Soros,et depuis son raid victorieux sur la Livre,personne ne s’est sérieusement opposé au système qu’il représente…ce n’est pas à lui qu’il faut en vouloir,mais au système mis en place par nos représentants et qui lui permet d’agir en toute impunité…ce sont donc bien nos représentants qui sont coupables… et donc bien les électeurs qui les ont mis au pouvoir. Tout le reste est de la roupie de sansonnet.


    • Astatruc Le 10 février 2016 à 10h34
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      Bonjour Christian,
      Encore et encore vous écrivez ‘c’est la faute des élécteurs” pourquoi ne faîtes-vous pas une sousscription pour leur acheter de quoi se flageller?
      Vous écrivez “‘insulter Soros fera pas avancer le schmiblick” et je pense que culpabiliser les électeurs ne le fera pas avancer non plus.
      La machine électorale est bien huilée, vous devriez le savoir, et pis des électeurs, y en a de moins en moins, vous avez remarqué??

      Pour moi, mais on me traitera de complotiste, les électeurs n’y sont pour rien et je pense sincèrement que le candidat du capital est déjà choisit.
      Lors de l’élection de sarko, j’ai été sidéré que le nord vote pour lui, ça m’étonnerait fort que les fils et petits-fils des mineurs de fond aient voté pour son blingbling, bon, j’avoue simple suggestion….


      • christian gedeon Le 10 février 2016 à 11h12
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        je refuse votre raisonnement en bloc…mais je le “comprends ” néanmoins. Il est caractéristique de la peur de la responsabilité… de la peur de se dire,si çà s’est passé,j’y suis eut-être pour quelque chose. Et pour tout dire de l’infantilisation ou plutôt de l’adolescentisation(quel barbarisme) de nos sociétés. E gros,le discours dominant est “rien de ce qui se passe n’est de “notre” faute,comprendre de ma faute…je ne culpabilise pas (encore de la pseudo psychanalyse) les électeurs,je les mets en face de leurs actes….la “culpabilité ” est improductive…la prise de conscience l’est,oh combien.Il y a dans votre réaction une espèce de fatalisme(mektoub,n’est ce pas?) qui m’effraye… je suis peut-être un optimiste,mais je pense que tout est possible… mais çà ne peut se faire que par un examen de conscience et une prise de responsabilités…rien n’est écrit,mon ami,rein n’est écrit à l’avance…Aux armes citoyens…formez vos bataillons…vous vous rappelez?Ne rgerdez pas vers la passé ,mais vers l’avenir,que diable!


        • Crapaud Rouge Le 10 février 2016 à 13h07
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          infantilisation ou plutôt de l’adolescentisation(quel barbarisme) de nos sociétés” : rien ni personne ne vous interdit d’aller manifester devant des CRS et des pandores qui manient allègrement grenades défensives, bombes lacrymo, tonfa et flashball à tire tendu. Mais vous pouvez aussi vous engager dans leurs rangs : à les voir désormais équipés comme des guerriers, nul doute que vous y trouveriez l’adultisme et la virilité dont vous déplorez le manque.


          • christian gedeon Le 11 février 2016 à 12h48
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            Je ne comprends pas bien votre agressivité,mi les excès aux quels elle vous mène. Relisez à tête reposée ce que j’écris,et je doute fort que vous y trouviez matière à votre réaction.Je mets en cause ce que j’appelle le vote automatique des citoyens,qui choisissent toujours les mêmes lunes,in fine. Et la révolte à laquelle j’appelle est d’abord une révolte républicaine dans les urnes. je déteste la violence pour l’avoir connue de plus près que je ne l’aurais voulu,vous pouvez sur ce coup là,me croire sur parole. Toutefois,cher Crapaud Rouge, reconnaissez au moins une chose. A chaque élection se présentent des gens qui offrent une alternative politique aux “partis dominants”. Et à chaque élection,les citoyens votent de manière à ce que les partis dominants se retrouvent au tour suivant,ou pire encore,de façon à ce qu’au tour suivant,il n’y ait plus d’alternative(cf les dernières régionales ou la présidentielle Chirac/ Jospin ,en théorie)… On attendait Grouchy et ce fût Bluchër,en quelque sorte… je conçois bien votre agacement,mais j’accepte mal vos propos,inadéquats en fait. Bien à vous.


        • Ovuef2r Le 10 février 2016 à 13h36
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          “Mon ennemi c’est la finance”
          À partir du moment où les candidats mentent ce ne sont plus les électeurs qui sont responsables, non ?


          • Jmk011 Le 10 février 2016 à 14h19
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            Oui mais la prochaine fois ils (les électeurs) ne doivent plus se tromper !!
            Malheureusement ils oublient souvent qu’ils ont été trompés et revotent allègrement pour les mêmes ou leurs “adversaires” qui referont toujours la même politique anti sociale que ceux qu’ils auront remplacés. C’est bien triste mais c’est la nature humaine.


            • Astatruc Le 10 février 2016 à 15h17
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              Surtout quand on leur fait croire que c’est un devoir , et ou , un droit gagné de haute lutte, ce qui est vrai, mais trop dévoyé aujourd’hui et mensonger puisque les “candidats” racontent n’importe quoi


        • Loxosceles Le 10 février 2016 à 17h00
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          Plutôt que de parler en premier lieu de la responsabilité des “électeurs”, il faudrait parler plutôt de celle de ceux qui les manipulent, et qui manipulent le système électoral, en organisant la fausse démocratie.

          Il faudrait aussi dire et rappeler que cette politique est organisée par des non-élus, et dire aussi que les élus corrompus qui ont permis cela ont été mis en place par des électeurs qui n’avaient pas réellement d’alternative entre ces corrompus et d’autres.

          Aussi je trouve très court d’appeler à la responsabilité des électeurs quand le système est pourri jusqu’à la moëlle et se conduit lui-même à travers les différentes étapes de la décadence. J’estime pour ma part que ma responsabilité est de boycotter ce système.


        • fouineur Le 11 février 2016 à 07h50
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          Tout est fait pour abrutir les masses, rendre leurs protestations inopérantes et les éconduire : abrutissement publicitaire et son corollaire le consumérisme exacerbé, désinformation coordonnée entre tous les grands médias presse, TV, Radio, pour ce qui touche à la géopolitique (celle voulue par M. Brzezinski, conseiller des POTUS de Carter à Obama pour tout ce qui touche aux rapports de l’occident arrimé au monde anglo-saxon, avec l’Eurasie), verrouillage du système politique et vraisemblablement trucage des sondages (quelles sont les idées novatrices de M. Juppé qui susciteraient un engouement si soudain des français envers lui ?). Non application par les politiques de leurs promesses “Mon ennemi c’est la finance”). Dans ces conditions qu’est ce qui reste comme lien prétendument “démocratique” entre eux et nous ? Bref les électeurs qui se trompent ont beaucoup de circonstances atténuantes.


    • tocquelin Le 10 février 2016 à 22h27
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      mon message est décalé c’est une réponse à CHRISTIAN GEDEON plus haut à propos de GUETTA


  14. Barbey Le 10 février 2016 à 10h35
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    “Les deux essaient de renverser la subordination de la souveraineté nationale à un ordre supranational européen.”

    Cette phrase est exceptionnelle, surtout si on en retire toutes les conclusions.
    Qu’un Français lambda la déclare, il sera taxé de complotiste et montrer en exemple à nos chers écoliers.


  15. caroline Porteu Le 10 février 2016 à 11h03
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    Et pendant qu’il tient des propos lénifiants , il attaque en sous main toutes les économies émergentes avec les conséquences que l’on connait pour l’économie Européenne ..

    Un record de double langage :

    Le nouveau Krach à venir va-t-il nous permettre de changer de paradigme ? Une nouvelle révolution est en marche
    Revolution énergétique, politique, idéologique : révolution civilisationnelle

    link to blogs.mediapart.fr

    Mais ce scénario là , Soros ne l’a peut être pas anticipé !!!


    • Crapaud Rouge Le 10 février 2016 à 11h55
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      Le “nouveau krach” est déjà là d’après le Yéti : link to yetiblog.org Tableau de pourcentages à l’appui. Mais ça ne changera rien, ce n’est qu’un jeu de chiffres. L’endettement va encore augmenter, ainsi que le risque de défaut, et les banques vont encore essuyer des pertes. Que l’on continuera de planquer sous le tapis. Donc no change.


      • caroline Porteu Le 10 février 2016 à 15h50
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        Ce matin , François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France, expliquait sur BFM combien les Banques françaises étaient sûres .
        Ca aussi c’est un signal

        On se demande dans ce contexte , pourquoi la France a entériné la nouvelle réglementation Européenne qui autorise les banques à prélever sur les dépôts des cliens: le Bail In


  16. Lysbeth Lévy Le 10 février 2016 à 11h44
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    Il est vrai que question “d’effondrement”, il en connait un rayon, “Georgy “! IL a aidé a faire “s’effondrer”, par coups d’état, révolutions de couleurs, un bon nombre de pays souverains. Le dernier en date, l’Ukraine, un autre raté à Hong Kong avec la révolution des parapluies !!

    Donc Mr Soros a aidé l’OTAN a détruire plus d’une dizaine de pays. En plus d’être spéculateur et l’un des “barons robber” ! Il est connu aussi en Afrique ou là encore son “Open Society” a fait des ravages, les africains ne l’oublient pas…Mais ce “vieux truc” il passe quand l’arme à gauche ? (que la modération m’excuse)


  17. Toubib53 Le 10 février 2016 à 12h05
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    Pour savoir qui est réellement ce personnage: SOROS lisez le livre “Arabesque$” De Ahmed Bensaada édité par Investig’action Qui tire toutes les ficelles à travers la planète afin d’exporter la démocratie par le biais d’ONG et autres aides: Freedom House, National Endowment for Démocracy, USAID, et ……..OpenSociety Institute …… de George Soros


    • Ari Le 11 février 2016 à 00h05
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      Bonjour,

      Je n’ai pas lu le livre, toutefois je ne doute pas que les US on joué un rôle en “excitant” les révolutions arabes, et pas seulement celles-ci.

      Je me pose une autre question : pensez-vous qu’il soit possible, qu’ils utilisent ces tactiques (cyberactivisme, google, facebook etc.) pour “dévier” ou “amoindrir” des manifestations qui risqueraient d’arriver réellement sinon.

      Par exemple, en dirigeant une manif, mais qui rate par mauvaise organisation, messages décourageants aux signataires d’une pétition etc.
      Le but serait alors d’éviter que des gens dont on sait qu’ils seraient prêts à manifester, voire organiser une manif, ne le fasse pas, se disant qu’une est déjà organisée, mais celle-ci fait plouf.
      Par exemple une manif contre le tafta…

      Qu’en pensez-vous ?


  18. Lysbeth Lévy Le 10 février 2016 à 13h10
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    Voici le réseau de Georges Soros sur le site muckety.com : link to muckety.com

    Cette banque de données, est claire, Mr Soros peux influencer n’importe quel pays et subvertir également dans son propre pays. Cette pieuvre a des milliers de connections qui explique le sale boulot de faire un coups d’état déguisé en “révolution” ! Et certains de ces enfants reprennent “le travail du père”, donc vont continuer a défaire des pouvoirs en place, comme il leur semble.

    L’Europe de l’est est pour les anglo-saxons, comme l’Afrique pour les anciens pays colonialistes d’Europe (Belgique, Angleterre, France, etc) l’Europe de l’est était le “lebensraum” dont Hitler devait en extraire les richesses, si l’Urss ne l’avait arrêté.


  19. Eructite Le 10 février 2016 à 14h05
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    J’ai un peu du mal à comprendre que monsieur Soros continue à s’exprimer sur l’Europe… Lui qui en est le principal fossoyeur pour ses intérêts propres il devrait au moins avoir le bon sens de se taire et de continuer à attendre gentiment de toucher le pactole sur notre dos. Mais au contraire il continue à nous condamner à la récession. Il a peur de ne pas réussir son plus gros coup financier avant de mourir ou quoi ? Ca lui donnera quoi exactement d’avoir quelques milliards de plus en précipitant plusieurs dizaines de millions de gens dans la misère ? Et les journalistes qui relaient çà, ils le font dans quel but ? Celui de servir leurs patrons ou par espoir d’être épargnés ?
    Je suis vraiment de plus en plus dégouté par la finance internationale !


  20. theuric Le 10 février 2016 à 15h23
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    Je connais la complexité inconsciente due au violent traumatisme subit par Monsieur Soros pour en avoir saisi les arcanes en moi-même, même si pour moi il s’agit d’un héritage et pour lui du vécu.
    En fait il pense réellement qu’il faut sauver l’Union-Européenne pour faire perdurer l’empire U.S., mais ne sait pas qu’en vérité il veut inconsciemment détruire l’Allemagne au travers de cette union.
    Sinon il n’aurait pas choisi Messieurs Tsipras et Varoufakis l’année dernière…
    Au-delà de homme et de ses choix conscients, il y a le refoulé qui peut se révéler d’une inimaginable puissance.
    Les phénomènes de haines sont toujours une haine de soi projetés sur ce qui représente de ce que l’on hait en soi.
    Ainsi si je fus sujet de destruction c’est que je suis mauvais, or je n’ai rien fait pour cela, donc je ne suis pas mauvais, mais je me considère tout de même mauvais puisque on veut me détruire.
    Cette double contrainte ne pouvant que générer qu’un désir de destruction sauf à être comprise…


    • theuric Le 10 février 2016 à 16h34
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      Donc, ne vous fiez pas aux discours de Monsieur Soros, et pour ces actions, nous ne pourrons les comprendre vraiment qu’en en saisissant les effets, là c’est son subconscient qui le dirige, d’autant plus vu son âge.
      Il est devenu fortuné pour se protéger, maintenant qu’il est à la fin de sa vie, d’autres processus se mettent en marche parce que l’arrivée d’un âge avancé l’a libéré de la contrainte de la survie.
      Je n’ai pas l’impression que ses présupposés idéologiques soient réellement solides, plutôt un habillage ne faisant que justifier ses actes, tout cela me paraît superficiel.
      Non, en vrai, cette personne me semble bien différente de ce qu’elle dit qu’elle serait, une forme de processus de survie en somme.
      Partant de cette idée, je me suis demandé si ce n’est que l’Allemagne qu’il voudrait atteindre, inconsciemment, bien sûr, mais plus sûrement l’Europe centrale.
      Relisez ce qu’il dit en en inversant le sens, peut-être est-ce là que se trouve sa réalité.


      • Astatruc Le 10 février 2016 à 17h58
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        Peut-être peut-être mais essayer de lecomprendre, n’est-ce pas déjà un peu l’excuser?
        sourires


  21. reneegate Le 10 février 2016 à 17h53
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    Je ne peux m’empêcher de lire Soros comme de l’intox, c’est le seul moyen qui m’a permis de le supporter jusqu’à la fin de l’interview. Pour schématiser, lorsqu’il pronostique la fin de l’UE il mise “short” sur les valeurs européennes (c’est ce qu’il a fait avec la livre). Pour être plus précis, lorsqu’il parle de réfugiés, de Merkel et de Cologne, je me dis que si ces exactions ont été instrumentalisées, pilotés ou favorisés il fait partie des “qui bono” possibles (et je le remercie car je n’y avais pas pensé).
    L'”histoire personnelle” a bon dos, et pourquoi l’histoire personnelle de Merkel ne serait pas la tâche du fascisme transmise par ses aïeux?
    Enfin pour terminer, jugeons sur les actes et les résultats de la fondation Soros en Grèce : link to greekcrisis.fr (y a pas photo hein?).
    Voilà quelqu’un qui sait se servir, mais pour servir les autres je le compare à Bill Gates……
    Allez couché Georges, aux pieds!


    • theuric Le 10 février 2016 à 20h20
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      Seriez-vous aussi pour cette idée, défendue par Monsieur Valls, que chercher à comprendre c’est déjà excuser?
      Autant la justice s’appuyant sur le droit se doit de punir à la juste mesure tous les malandrins, autant une réflexion politique se doit également de se pencher sur les hommes et les femmes dont les moyens d’actions sur la société sont d’importance, d’observer et comprendre ce qui les anime.
      Ne pas saisir l’importance de cette approche c’est faire n’importe quoi, sauf de la politique.
      La politique, en tant que, entre-autres, différents types de rapports de forces, se doit de penser autant les individus, les groupes d’individus que la situation, l’état et le genre d’organisations et de sa et/ou de ses hiérarchisations auxquels elle a affaire.
      La politique est par essence action où même la non-action est déjà action et cela ne peut se faire que si l’acteur comprend au mieux l’ensemble des dynamismes auquel il a affaire.


      • theuric Le 10 février 2016 à 20h43
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        De plus, la politique c’est aussi l’intérêt:
        -Celui d’un seul homme et de sa famille, monarchie, monocratie;
        -celui d’une minorité, aristocratie, oligarchie;
        -celui du pays, du peuple et de la population, république, démocratie.
        Comprendre les intérêts d’un acteur, d’une organisation, d’un pays ne peut qu’être, de ce fait, que très important, ceci pour que l’action soit la plus efficace possible.
        En politique l’excuse est inutile en raison de la nécessité de prendre en compte l’intérêt dans tout son formalisme et, également, des contraintes dues à l’action, que ce soient les actions passées, présentes et futures.
        D’où mon exaspération quand j’ai écouté les propos de Monsieur Valls, ceux d’un premier ministre, qui se devrait, normalement, d’être au fait de tout cela, plus que le comprendre, en vivre dans sa chair la substance.


        • theuric Le 10 février 2016 à 21h06
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          Sinon, il est vrai que les propos de Monsieur Soros montre, si il en est, la faible dimension de ses réflexions, sans vision ni réelle compréhension.
          Mais je le répète, il a sûrement affaire à des forces inconscientes très puissantes.


  22. Chris Le 10 février 2016 à 21h47
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    “Ils (Orban et Kaczyński) sont susceptibles de s’emparer de certaines des institutions de la démocratie qui sont et doivent être autonomes, comme la Banque centrale ou la Cour constitutionnelle”
    Horreur et damnation ! S’emparer de la banque centrale, vous n’y pensez pas ! La Banque Centrale c’est l’affaire de la finance, pas du peuple et de la nation.

    “Orban et Poutine essaient de renverser la subordination de la souveraineté nationale à un ordre supranational européen” Ouais, quoi comme de vrais gaullistes: ça va pas la tête ?

    “La Chine est en train d’épuiser ces réserves très rapidement”
    Je ne suis pas experte en économie, mais il me semble que la Chine essaie de liquider au plus vite les 3’500 milliards US$ qu’elle détient en les investissant massivement dans les infrastructures stratégiques internationales (type routes de la soie, ports, mines, extractions énergétiques, terres arables, etc…, avant que le dollar ne se banalise.


    • fouineur Le 11 février 2016 à 08h04
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      des institutions “de la démocratie” qui doivent être autonomes [lire : indépendantes de la volonté des peuples représentés par leurs gouvernants]. Bref un oxymore de plus de la nov langue mondialiste, tout à fait sans la lignée de ce qu’avait décrit George Orwell dans 1984 (“la guerre c’est la paix”, “l’esclavage c’est la liberté”).


  23. Furax Le 10 février 2016 à 22h17
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    Cet article me rappelle une maxime apprise lors de mes toutes premières leçons de catéchisme : “Le diable est tellement orgueilleux qu’il ne peut pas s’empêcher de montrer le bout de sa queue.”

    L’excès d’orgueil finit par aveugler au point de rendre maladroit et bête.

    On lit dans cette langue de bois matinée d’aveux d’une crudité indécente comme dans un livre ouvert.

    Les gens comme George Soros sont des dinosaures. Complètement fossilisés par l’Internet et la révolution des médias, ils continuent à tirer sur leurs vieilles ficelles de propagande pour décérébrés via les vieux médias mainstream en croyant que leur compte en banque leur permet d’acheter l’adhésion à leurs lubies et à leurs salades.

    Ce sont finalement des gens assez limités.


  24. Pierre Le 10 février 2016 à 22h28
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    Que dire sur les pensées et dires de cet homme depuis “Kiev – Euromaîdan” : rien, sauf qu’il a du sang sur les mains, qu’il mérite aussi de passer devant un “Tribunal international” “des Nations libres et responsables”. J’ajoute après avoir vu grâce à votre site le documentaire “Les masques de la Révolution…” qu’il me paraît aussi facile que les “Occidentaux” se dédouanent de leurs responsabilités à travers un ou “des” documentaires. Ceux qui connaissent au moins le russe, savaient tout ça dès le début et rien n’était ignoré sur Odessa avec lifenews.ru; Donc maintenant, des actes ! Enquêtez sur la part des responsabilités et jugez vos dirigeants ! Merkel, Hollande, Fabius et d’autres qui ont reconnu le pouvoir criminel de Kiev -Yatseniuk et sa bande … “Renversez la table !” “Ras le bol des mensonges !”


  25. Pierre-Olivier Le 10 février 2016 à 23h08
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    Citation
    Les deux essaient de renverser la subordination de la souveraineté nationale à un ordre supranational européen.

    Affirmation fausse.
    Je commence, de 1 Poutine ne veut aucunement substituer les autorités nationale aux autorités supranationale comme celle de l’Union Européenne car il a lui même créé une Union Eurasiatique supranationale avec une commission eurasiatique calqué sur le modèle de l’Union Européenne. Je trouve drôle que monsieur Soros se soit gardé d’en parler.
    Poutine en veut a l’autorité supranationale de l’UE car elle a été mit en place par les États-Unis pour maintenir les nations européennes dans le giron américain. l’Allemagne agit en tant que sergent-chef des USA dans cette histoire.

    Les USA sont les premiers a jouer a la loi du plus fort alors Poutine ne fais que jour au même jeu.
    En prenant l’Ukraine, les USA ont frappé fort car l’Ukraine était la pièce maîtresse de l’Union Eurasiatique de Poutine, voilà la vérité.

    Deux mafias étatiques s’affrontent.


  26. Lysbeth Lévy Le 11 février 2016 à 17h49
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    Est-ce que Georges Soros a jeté un défi à Mme Merkel ? link to cnbc.com
    Le pire est qu’il a soutenu l’envoi de migrants en Europe et surtout en Allemagne, il possède des ONG qui aident les migrants à passer d’un pays à l’autre. Il “crée un problème” et ensuite attends “des solutions” de celui “qui gère ces problèmes”. Il parait qu’il a une dent contre Mme Merkel, et il semble vouloir lui faire une offre qu’elle ne pourrai pas refuser ???

    Bah oui je suis complotiste bien sur …


  27. toto Le 12 février 2016 à 11h13
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    Au dessus des lois, protégés par ses milliards, impose ses idées sur les ses réseaux internationaux (médiatiques, association, collaborateurs …).
    Haut criminel mythomanes, psychopathe, schizophrène usant de tout les moyens subversifs pour réaliser ses fantasmes messianiques, le BHL ou Attali dans la même mouvance.
    Il crache sur la Russie car un mandat international contre lui sur des faits réels

    link to wikistrike.com

    En gros ce psychopathe haut criminel veux nous mener à abattoir pour sa cause contre la Russie
    et fera tout ce qui est en son pouvoir “argent” pour nous mettre de front contre elle …

    Bref j’espère qu’interpole à Lyon jouerons le jeux, ce qui n’est pas encore gagné…
    Coupé lui son pognon est il fermera sa grande gueule, près a vous cirer les pompes pour ses idéaux d’un autre temps…


    • Lysbeth Lévy Le 12 février 2016 à 13h47
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      Toto, je crains qu’Interpol n’agisse que quand certains “états” ne font pas pression sur eux pour qu’ils laissent faire selon les désideratas de ces pays dit”dominants”.

      Preuve en est d’après Jean Loup Izambert des terroristes recherchés par l’Algérie ou la Tunisie, sont protégés sur le territoire français au bon vouloir des Hollande, Sarkozy, Fabius et probablement le prochain président :

      link to algeriepatriotique.com

      link to algeriepatriotique.com
      Même Interpol est aux ordres des états terroristes et mafieux ..


  28. Sangsue-raie Le 14 février 2016 à 04h08
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    Hop… disparu mon comm. non offensant et informatif.


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