Source : Wolf Street, le 22/09/2015

Cette décision historique n’a rencontré aucun écho dans les médias.

Souvent désigné comme la Suisse de l’Amérique du Sud, l’Uruguay a, de longue date, l’habitude de faire les choses à sa façon. Il a été le premier état-providence d’Amérique latine. Il dispose également d’une importante classe moyenne, ce qui est inhabituel dans cette partie du monde ; et on y trouve pas d’importantes inégalités de revenu, contrairement à ses très grands voisins du nord et de l’ouest : le Brésil et l’Argentine.

Il y a deux ans, durant le mandat du président José Mujica, l’Uruguay a été le premier pays à légaliser la marijuana en Amérique latine, un continent déchiré par le trafic de drogue qui engendre violence et corruption de l’État.

Aujourd’hui, l’Uruguay a fait quelque chose qu’aucun autre pays neutre de cette planète n’avait osé faire : il a rejeté les avances de la corporatocratie mondiale.

Le traité dont on ne prononce pas le nom

Au début de ce mois, le gouvernement de l’Uruguay a décidé de mettre fin à sa participation aux négociations secrètes relatives à l’accord sur le commerce des services (TISA pour Trade In Service Agreement). Après plusieurs mois de pression exercée par les syndicats et d’autres mouvements populaires, avec un point d’orgue lors de la grève générale sur ce sujet, la première de ce genre au monde, le président uruguayen Tabare Vazquez s’est incliné face à l’opinion publique et a abandonné l’accord commercial voulu par les États-Unis.

Bien qu’elle soit, ou plutôt parce qu’elle est symboliquement importante, la décision historique de l’Uruguay a été accueillie par un silence assourdissant. Au-delà des frontières du pays, les grands médias ont refusé d’évoquer ce sujet.

Ce n’est pas vraiment une surprise étant donné que le commun des mortels n’est même pas supposé connaître l’existence du TISA ; bien qu’il soit, ou plutôt, une fois encore, parce qu’il est sans doute le plus important volet de la nouvelle vague d’accords commerciaux internationaux. Selon Wikileaks, il s’agit « de la plus grande composante du trio de traités “commerciaux” stratégiques des États-Unis », trio qui inclut également le Partenariat TransPacifique (Trans Pacific Partnership ou TPP) et le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TransAtlantic Trade and Investment Pact (TTIP).

Le TiSA concerne plus de pays que le TTIP et le TPP réunis : les États-Unis et les 28 pays membres de l’Union Européenne, l’Australie, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa-Rica, Hong-Kong, l’Islande, Israël, le Japon, le Liechtenstein, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Pakistan, le Panama, le Paraguay, le Pérou, la Corée du Sud, la Suisse, Taiwan et la Turquie.

Ensemble, ces 52 pays forment le groupe joliment nommé des “Très Bons Amis de l’accord sur les Services” qui représente quasiment 70% du commerce mondial des services. Jusqu’à sa récente volte-face, l’Uruguay était censé être le 53e “Bon Ami”.

TiSA Trailer

Ces deux dernières années TiSA a pris forme à l’abri des portes hermétiquement closes de lieux hautement sécurisés partout dans le monde. Selon le texte provisoire de l’accord, le document est censé rester confidentiel et hors de vue de l’opinion publique pour au moins cinq ans après sa signature. Même l’Organisation Mondiale du Commerce a été écartée des négociations.

Mais grâce aux sites lanceurs d’alertes comme Wikileaks, les lanceurs d’alerte associés Press et Filtrala, des éléments cruciaux ont été dévoilés. Voici un bref aperçu de ce qui est connu à ce jour (pour plus de détails, cliquer ici, ici et ici) :

1. Le Tisa verrouillerait la privatisation des services – même dans les cas où les services privés échoueraient dans leur mission – ce qui signifie que les gouvernements ne pourraient jamais ramener l’eau, la santé, l’éducation et les autres services dans le domaine public.

2. Le TiSA restreindrait le droit des gouvernements signataires à réglementer des normes plus strictes d’utilité publique. A titre d’exemple, les réglementations environnementales, les autorisations d’établissements de santé et des laboratoires, les centres de traitement des déchets, les centrales électriques, les accréditations d’écoles et d’universités ainsi que les licences de diffusion seront concernées.

3. Le TiSA limiterait la capacité des gouvernement à réguler l’industrie des services financiers, à un moment où l’économie globale a encore de la peine à se rétablir d’une crise ayant comme cause principale la dérégulation financière. Plus précisément, cet accord une fois signé aurait les conséquences suivantes :

  • Restreindre la capacité des gouvernements à instaurer des limites à la négociation des contrats dérivés – ces armes de destruction financière massives non régulées ont participé au déclenchement de la crise financière globale de 2007-2008.
  • Exclure toute nouvelle réglementation financière n’allant pas dans le sens de la déréglementation. Les états signataires s’accorderont à ne pas appliquer de nouvelles mesures de politique financière qui contrediraient, d’une manière ou d’une autre, les mesures de déréglementation prévues dans l’accord.
  • Interdire aux gouvernements nationaux de contrôler le capital pour prévenir ou atténuer les crises financières. Les textes qui ont fuité interdisent toute restriction des apports financiers – utilisés pour éviter les variations rapides des devises, les bulles spéculatives et d’autres problèmes macroéconomiques – ainsi que sur les sorties de capitaux, utilisés pour empêcher la fuite soudaine des capitaux en temps de crise.
  • Exiger l’acceptation de produits financiers encore à inventer. Malgré le rôle essentiel qu’ont joué dans la crise financière les produits financiers nouveaux et complexes, le TiSA exigerait que les gouvernements autorisent la vente de nouveaux produits et services financiers, incluant aussi ceux encore inconnus, sur leurs territoires.

4. Le TiSA se propose de bannir toute restriction à l’accès aux données des flux transfrontaliers et de bannir toute obligation de localisation dans le pays des fournisseurs de services numériques. Une proposition des négociateurs US éliminerait toutes les conditions de transfert des informations personnelles vers un pays tiers, conditions actuellement en place dans l’UE dans le cadre de lois protégeant les données. Autrement dit, les multinationales auraient carte blanche pour s’immiscer dans chaque moment de la vie privée et professionnelle des habitants d’environ un quart des 200 pays du monde.

Comme je l’ai écrit dans LEAKED : les négociations secrètes permettent à Big Brother de s’étendre sur la planète, Si le TiSA est signé dans son contenu actuel – et nous ne saurons pas ce qu’il contient exactement avant au moins cinq ans après sa signature – nos données personnelles seront négociées sur le marché sans que nous en ayons connaissance ; entreprises et gouvernements pourront les conserver aussi longtemps qu’ils le souhaitent et les utiliser dans n’importe quel but.

5. En conclusion, le TiSA (avec ses traités frères TPP et TTIP) mettrait en place un système global cherchant à imposer aux 52 gouvernements signataires un cadre rigide de “lois d’entreprises internationales” destiné à protéger exclusivement les intérêts des entreprises et les déchargeant des risques financiers de leurs responsabilités sociales et environnementales. En bref ce serait le dernier clou dans le cercueil déjà bien déglingué de la souveraineté nationale.

Un précédent dangereux

Compte tenu de sa petite taille (3,4 millions d’habitants) et de son influence géopolitique ou géoéconomique limitée, le retrait de l’Uruguay de TiSA est peu susceptible de bouleverser l’avancement du traité. Les gouvernements des principales nations commerçantes continueront leurs discussions à huis clos et loin des regards indiscrets de ceux qu’ils sont censés représenter. Le congrès américain a déjà donné à l’administration d’Obama le pouvoir d’accélérer l’approbation des accords de libre-échange comme TiSA tandis qu’il est attendu de la Commission Européenne qu’elle fasse tout ce que la corporatocratie exige.

Cependant, comme le souligne le rédacteur technologique Glyn Moody, la défection de l’Uruguay – comme le refus des Islandais d’assumer les dettes de ses banquiers voyous – est d’une énorme portée symbolique :

Celle-ci dit que, oui, il est possible de se retirer de négociations mondiales, et que ce soi-disant irréversible accord de marché, allant inexorablement de l’avant, peut être annulé. Cela crée un précédent important que d’autres nations commençant à douter du TiSA – ou peut-être du TPP – peuvent examiner, et peut-être même imiter.

Evidemment, les représentants des plus grandes corporations uruguayennes aimeraient en dire autrement. Cette décision du gouvernement, fondée sur « une discussion superficielle des implications du traité », a été l’une des plus grosses erreurs de ces dernières années, d’après Gabriel Oddone, un analyste de la firme de conseils financiers, CPA Ferrere.

Ce que Oddone omet soigneusement de dire, c’est que l’Uruguay est le seul pays au monde qui ait eu un débat public, superficiel ou non, à propos de TiSA et ses implications potentiellement révolutionnaires. Peut-être le temps du changement est-il venu ?

Par Don Quijones, Raging Bull Shit

Le “timing” n’aurait pu être plus mal choisi. Lire… Le Brésil s’apprêterait-il à couler la plus grande banque d’Espagne ?

Source : Wolf Street, le 22/09/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

27 réponses à L’Uruguay rejette la corporatocratie mondiale, par Don Quijones

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 09 novembre 2015 à 03h01

Les Traités (Rome, Maastricht, Lisbonne, TISA, TPP, TAFTA) qui n’ont pas de date d’expiration, sont des trahisons contre la démocratie : ils permettent de lier une population selon une décision d’une majorité politique ponctuelle (généralement de droite, corporatiste) pour les décennies suivantes, quelque soit la volonté démocratique qui suivra. Junker et les eurocrates le résument bien : “il ne peut y avoir de décision démocratique contre les traités européens”. “Traité” et “traître” se ressemblent tellement…

Une fois mis en place les TPP/TAFTA/TISA entérinant la suprématie des corporations sur les nations, les populations seront incitées à devenir “migrantes”, afin d’achever la destruction des nations, l’attachement à la citoyenneté, la lutte sociale ou syndicale. Les bac+2 à bac+5 seront incités à aller voir ailleurs pour trouver du boulot, les classes moyennes appauvries se battront pour les derniers bouts de gras contre les migrants externes qu’on leur envoie. Le super-melting-pot sera un super-communautarisme où chaque communauté a ses propres lois, comme en Malaisie où les “chinois” et les “malais” n’ont pas les mêmes obligations.

La seule défense contre ce corporatisme féodal, c’est la souveraineté et la nation, permettant la protection des citoyens, notamment les plus faibles, et l’expression démocratique qui ne peut se faire qu’avec des frontières garantissant l’application complète de cette volonté citoyenne.

  1. Astatruc Le 09 novembre 2015 à 00h34
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    Les traités sont totalitaires.

    Le financiarisme n’admet aucune opposition organisée et les traités tendent à confisquer la totalité des activités de la société.


  2. Kiwixar Le 09 novembre 2015 à 03h01
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    Les Traités (Rome, Maastricht, Lisbonne, TISA, TPP, TAFTA) qui n’ont pas de date d’expiration, sont des trahisons contre la démocratie : ils permettent de lier une population selon une décision d’une majorité politique ponctuelle (généralement de droite, corporatiste) pour les décennies suivantes, quelque soit la volonté démocratique qui suivra. Junker et les eurocrates le résument bien : “il ne peut y avoir de décision démocratique contre les traités européens”. “Traité” et “traître” se ressemblent tellement…

    Une fois mis en place les TPP/TAFTA/TISA entérinant la suprématie des corporations sur les nations, les populations seront incitées à devenir “migrantes”, afin d’achever la destruction des nations, l’attachement à la citoyenneté, la lutte sociale ou syndicale. Les bac+2 à bac+5 seront incités à aller voir ailleurs pour trouver du boulot, les classes moyennes appauvries se battront pour les derniers bouts de gras contre les migrants externes qu’on leur envoie. Le super-melting-pot sera un super-communautarisme où chaque communauté a ses propres lois, comme en Malaisie où les “chinois” et les “malais” n’ont pas les mêmes obligations.

    La seule défense contre ce corporatisme féodal, c’est la souveraineté et la nation, permettant la protection des citoyens, notamment les plus faibles, et l’expression démocratique qui ne peut se faire qu’avec des frontières garantissant l’application complète de cette volonté citoyenne.


    • Crapaud Rouge Le 09 novembre 2015 à 07h09
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      Un état étant souverain en principe, il peut toujours mettre fin à un traité. Ce qu’il ne peut pas faire, parce que ça ne dépend pas de lui, c’est éviter les mesures de représailles.


      • Alfred Le 09 novembre 2015 à 08h02
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        10 ans après la signature des traités, il sera admis que la guerre est un moyen légitime de les faire appliquer et de faire revenir à leur devoir les récalcitrants. Les agressions impérialistes auront alors une base pseudo légale (du moins un prétexte vendable aux crétins).
        Nos dirigeants actuels nous amènent vers la guerre sur notre sol à terme et en majorité nous nous refusons à en prendre pleinement conscience.


      • TC Le 09 novembre 2015 à 13h01
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        @Crapaud Rouge : D’où l’intérêt de faire disparaître les Etats Nations (pays européens) en les noyant dans un Etat supranational (Etats Unis d’Europe). La réforme territoriale (fusion des régions pour accroitre le pouvoir des régions au détriment de l’Etat) va dans ce sens. Tout se met en place.


      • Helios Le 09 novembre 2015 à 16h22
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        Represailles? pas nécessaire, tous s’activent a empêcher l’autosuffisance des pays, que ce soit pour la nourriture, mais également l’énergie, les matières premières etc.

        Pour l’argent, c’est déjà fait et notre gouvernement empêche les français “moyen” a détenir un compte a l’étranger qui gênerait évidement toute mesure de restriction financières.

        La France s’apprête a vendre au privé l’ensemble de ses sources d’énergies hydrauliques, les chinois viennent d’acheter une partie d’Areva

        Tiens une petite dernière, vous savez que le boycott d’un produit est interdit par la loi?


        • raloul Le 09 novembre 2015 à 21h17
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          Bonjour!

          Vous parlez de l’appel au boycott, ou du boycott lui-même ? Et avez-vous une source, une référence ?

          Ça me semble un peu trop gros pour être vrai… Et alors que risque-t-on en cas de flagrant délit ?


          • Alfred Le 09 novembre 2015 à 22h02
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            L’appel au boycott reste légal s’il ne peut pas être relié à une discrimination de type religieuse, minoritaire, raciale etc…
            A croire que vous avez le droit d’appeler à boycotter les pastilles valda mais pas le poppeŕs.
            Plus serieusement en interprétant très fortement la situation et le droit on peut donc effectivement de nos jour condamner quelqu’un qui appellerait à boycotter le pouvoir blanc de l’apartheid (racisme anti-boer). C’est ce qui s’est passé récemment dans un autre cas.
            La justice reste malheureusement un lieu où s’expriment les rapports de force.


      • FifiBrind_acier Le 10 novembre 2015 à 04h54
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        Les Etats européens ne sont plus souverains depuis longtemps.
        En ce qui concerne les Traités en question, ils ont donné mandat à la Commission européenne de les négocier. On ne peut pas exprimer plus clairement qu’ils ne veulent pas en décider de manière souveraine, et qu’ils sont d’accord pour être des vassaux colonisés.


    • NatKaz Le 09 novembre 2015 à 07h51
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      Kiwixar, excellent résumé de situation, que je me permettrai de plagier sur d’autres sites.
      Même si nous devons être réaliste sur l’immense pouvoir de ces organisations internationales occultes dans leur fonctionnement, je veux croire au contre pouvoir de l’individu qui en s’agrégeant sur des supports comme ce site, se démultiplie. L’être humain a besoin d ‘idéologie à défaut de spiritualité pour mobiliser ses énergies. Je sens une grande lassitude pour certains, un doute profond pour d’autres, et du coup de l’inquiétude, tant de la jeune génération, que des plus vieux, sur la capacité du modèle libéral à construire un monde apaisé socialement.
      Malgré la stratégie d’ “abêtification” conduite à l’éducation nationale, dans la presse mainstream, et dans la culture de la distraction au sens Pascalien du terme (la distraction me détourne de Dieu, ici de la réflexion), il existe toujours en France un fond de culture critique et politique.
      A ceux qui ont un idéal de le mobiliser, et un “punch paragraphe” comme le vôtre peut constituer une petite pierre à l’édifice. Merci.


      • Kiwixar Le 09 novembre 2015 à 08h33
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        Ca vaut le coup d’ajouter cette phrase fondamentale de Jacques Sapir :

        “La frontière est en réalité la condition de la démocratie. C’est elle qui permet de relier la décision collective et la responsabilité. Sans l’existence de frontières, si nous vivions dans une indétermination territoriale, nous pourrions certes avoir la possibilité de la décision en commune mais pas la responsabilité de long terme qui vient de l’existence sur un territoire donné.”
        Tiré de son article “Frontières, mondialisation, souveraineté”
        link to russeurope.hypotheses.org

        Le despotisme en cours est effectué par la destruction des nations, destruction dont l’une des méthodes est l’organisation des migrations. Pas seulement l’immigration de “pauvres” du Tiers-Monde vers les pays riches, mais aussi l’émigration des gens formés et éduqués, hors de leur nation (hors de Syrie, ou hors de France, Portugal, Ukraine ou autre).

        Si, face à une situation difficile ou stressante, il n’y a que 3 choix (le combat, la soumission ou la fuite), “ils” souhaitent des populations en soumission ou en fuite (encouragent les jeunes à émigrer pour trouver du boulot) afin d’éviter des populations qui se révoltent.

        Les déracinés sont esclaves ou serfs. Ils ne luttent pas, ils survivent, dans leur coin.


    • Nerouiev Le 09 novembre 2015 à 08h40
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      … et en plus nous servirions de test pour toute leur industrie alimentaire et pharmaceutique. La souveraineté et la nation étant illusoires, va naître une opposition réfractaire qui ne fera que grandir.


    • Eric83 Le 09 novembre 2015 à 08h59
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      Votre constat, que je partage, appelle impérativement à la sortie de la France de l’UE, de l’Euro et de l’Otan.
      Il n’y a pas d’alternative pour que le peuple français reprenne sa souveraineté dont il est de plus en plus spolié par les gouvernements qui se sont succédés depuis des décennies.

      Aussi, je ne vois qu’une seule solution pacifique pour que le peuple français exprime sa volonté, qu’il exige du gouvernement français un référendum en 2016 sur les questions fondamentales de la sortie de l’UE, de L’euro et de l’Otan et de l’abandon de la participation de la France au TISA et au TAFTA.

      Il n’est pas trop tard.


    • Chris Le 09 novembre 2015 à 11h37
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      En effet, TISA me paraît un outil formidable, je dirai “l’arme absolue”, pour rendre les mouvements migratoires légaux, obligatoires et indispensables à la survie des communautés humaines. Belles empoignades en perspective…
      Attila et Gengis Khan n’avaient pas trouvé mieux à leur époque !


  3. SEBLEB Le 09 novembre 2015 à 05h41
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    LOL, au premier coup d’oeil j’ai lu Don Cojones.


  4. DUGUESCLIN Le 09 novembre 2015 à 06h27
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    Je suis tout à fait d’accord avec Kiwixar. Comment ceux qui, en France, prétendent faussement défendre le peuple, peuvent-ils le faire à partir du moment où ils délèguent le pouvoir à des internationalistes voraces par finance et économie interposées? La défense de l’intérêt des peuples n’est possible qu’en sauvegardant la souveraineté à l’intérieur des frontières. C’est évident. Nos gouvernants ne peuvent l’ignorer, mais ils sont complices de ce nouvel ordre mondial réducteur qui ne considèrent les peuples que comme une matière première exploitable sans âme, telle une mine de charbon.
    Bel exemple de l’Uruguay après celui de l’Islande.


  5. GLEB Le 09 novembre 2015 à 07h11
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    Ca sent la révolution colorée à la sauce soros … généralement piquante et amère à la fois


  6. Puka Runa Le 09 novembre 2015 à 09h10
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    Effroyable trahison de la part de nos dirigeants, et tout cela en catimini. La question est : que faire face à cette oligarchie et ces “1%” qui nous font danser au rythme de leur férule ?


  7. triari Le 09 novembre 2015 à 12h03
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    Je pense qu’il y aura une réponse appropriée dans les années qui suivront.
    Les peuples mettront au pouvoir par les urnes ou par d’autres moyens des gouvernements autoritaires, les seuls à même de pouvoir jeter aux ordures les traités et de re-nationaliser les secteurs vitaux par la forces des armes.
    L’avenir est aux gouvernements durs et militaristes, aux “dictatures” militaires à l’ancienne, arrivant au pouvoir avec l’assentiment tacite des peuples qui y verront le seul moyen de les défendre contre la dictature bancaire.
    Et comme les américains pourraient y voir là l’occasion d’enfin pouvoir faire les guerres si nécessaires à son économie, vous aurez un ralliement de plus en plus important à la Russie ou à la Chine, les seules alliances qui garantissent qu’un pays ne puisse pas se faire anéantir par le fascisme américain. Ce qui se joue en Syrie est très important, si les russes réussissent à garantir la sauvegarde de ce pays…alors ça enverra un message très clair partout.

    Si vous voulez terminer comme la Libye : faites cavalier seul, ralliez-vous à l’occident et celui-ci vous ravagera en retour.
    Si vous voulez survivre : ralliez-vous aux puissances de l’OTS (Chine & Russie en tête), les seuls à même de garantir votre défense.

    L’avenir s’annoncera bientôt très pacifique et libertaire…

    De toute façon, ils se savonnent la planche. A la prochaine crise style Lheman Brothers, quand les états seront trop faibles, comment les banques feront pour se refaire une santé économique ?


  8. Alleman Rémi Le 09 novembre 2015 à 16h16
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    Il faut savoir qu’il y a un accord de principe devant l’ONU qui explique que peut importe le traité signé par quelconque peuple, il est interdit de ne pas y inclure une clause de sortie, et que même si un traité est signé sans clause de sortie, alors elle est incluse de fait.


    • humdebut Le 09 novembre 2015 à 16h49
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      Bonjour,

      Merci de sourcer, car c’est très intéressant de savoir que la clause est “automatique et par défaut” !


      • FifiBrind_acier Le 10 novembre 2015 à 04h58
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        Clause de sortie des Traités internationaux: Convention de Vienne 1969.
        link to mjp.univ-perp.fr

        Pour sortir de l’ UE, c’est l’article 50 du Traité de fonctionnement de l’ UE.


  9. Popa Le 09 novembre 2015 à 17h17
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    Si ça continue comme ça , la Corée du Nord va bientôt devenir le dernier état “démocratique” sur Terre.
    Ça fera bizarre d’adhérer au Juche ….


  10. paracon Le 09 novembre 2015 à 18h28
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    Genève s’est déclaré hors zone TISA (07.10.2015) :
    link to tdg.ch
    Parce que (hélas) la Suisse fait aussi partie des négociations.
    link to stop-tisa.ch


  11. jpt Le 09 novembre 2015 à 20h23
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    Bravo, enfin une exellente décision !

    Et nous on se lance quand a sortir de ce “bidule” délirant, gouverné par des poutocrates non élus,
    qui, meme lorsqu’on dit non a 55% (ca me reste encore en travers de la gorge), c’est 2 ans apres un OUI passé en force, un véritable coup d’etat, meme indigne d’une république..ou une bananière… peut etre dont on se rapproche d’ailleurs a grands pas.

    Je resume: c’est un petit pays, et meme eux peuvent le faire !

    Tiens dans les trucs passés sous le tapis,cf :
    “Cette décision historique n’a rencontré aucun écho dans les médias.”
    Le revenu de base en projet de loi en Finlande,
    pareil, silence total dans notre ploutocratie journalistique inféodée !

    Remarquez lorsqu’on voit à qui elle appartient de manière générale,
    Il faut etre plus que “beu” pour esperer avor de l’info dessus,
    sauf pour rigoler un bon coup en voyant la manipulation caractérisée, et meme plus “fine”.

    bref… c’est quand qu’on “BOUGE” ?, je penses qu’on en sait tous assez désormais ?
    Non ?, il vous en faudra combien pour vous déscider ?

    Cdt a tous 😉

    Note: Après avoir interdit aux résidents (donc moi, vous) d’avoir de l’argent en especes (1000€ max), pas les etrangers qui EUX ont droit a 15.000€, le monde a l’envers quoi !!

    On vous sort du chapeau, la ce matin, une nouvelle taxe de 30 Euros sur les comptes banquaires.
    Plus les jours passent, plus c’est la cata, c’est plus “supportable”, demain ca sera quoi ?


  12. jpt Le 09 novembre 2015 à 20h26
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    Ajout, excusez moi 🙁
    Cf:
    “….Peut-être le temps du changement est-il venu ?”
    OUI !!!
    et…
    VITE !!!

    Plus de doutes possibles, ca suffit, on a essayé, on s’est trompé (enfin ils se sont trompés)
    ils faut savoir dire STOP !


  13. Jaime Horta Le 09 novembre 2015 à 21h05
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    Tout ces traités, Rome, Maastricht, Lisbonne, TISA, TPP, TAFTA, sont une formidable machine de guerre, invisible mais bien réelle, visant à court-circuiter touts les droits fondamentaux des peuples, principalement ceux qui ont atteint un certain niveau de vie, en les mettant en concurrence avec d’autres, afin qu’une minorité puisse s’accaparé des bénéfices et des marges encore plus grandes.

    Une fois rentré dans ce type de système il est pratiquement impossible d’en sortir sans se heurter automatiquement à toutes sorte de menaces plus ou moins belliqueuses, à l’instar de l’Angleterre à qui l’on promet toutes sortes de sanctions économique si elle quittait l’Union Européenne, et qui serait totalement exclue de l’OMC, rien que ça…. !

    Ce n’est ni plus ni moins que le modèle colonial britannique inspiré de la Compagnie des Indes, avec une théorie dévoyée de libre échange qui en réalité consiste à créer des dettes d’un état vis à vis d’un autre, véritable pompe aspirante de la création des richesse d’un pays tier.

    L’Uruguay pour l’instant ne s’est pas laissé prendre par cette imposture, mais nous européens par la complicité et la trahisons de nos élites, avons été livrés les pieds et les mains liées à ce néo-féodalisme qui ne dit pas son nom.


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