Source : Journal de Montréal, Mathieu Bock-Côté, 24-06-2016

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Le référendum britannique n’a pas donné le résultat escompté par les élites. Elles se demandent dès lors, de plus en plus ouvertement, comment neutraliser son résultat. Une chose est certaine: on se jure qu’on ne se laissera plus prendre: on ne fera plus de référendum. Le référendum ne serait pas un mode de consultation accordé aux exigences de la démocratie. Il libérerait les passions et pousserait le peuple à s’approprier la question qu’on lui pose, en l’investissant d’une signification autre que celle qui lui est prêtée par le système médiatico-politique. En gros, on reproche au référendum de politiser la politique, de la délivrer de la gangue gestionnaire et juridique. Par exemple, on ne pardonne pas au peuple d’avoir fait un lien entre la souveraineté britannique et l’immigration massive: ce serait un lien interdit.

Évidemment, la disqualification du référendum s’appuie aussi sur une disqualification du peuple: celui-ci ne serait pas habilité à se prononcer sur une question aussi complexe que celle de son appartenance à un cadre politique ou un autre. La question de l’appartenance de la Grande-Bretagne serait trop complexe pour lui. Le peuple ne serait pas rationnel: ce serait un animal étrange, inquiétant, qu’il faudrait domestiquer en l’empêchant de faire trop de mal. Les démagogues joueraient avec ses craintes. Depuis ce matin, on nous explique que les électeurs du Leave étaient insuffisamment éduqués, qu’ils étaient trop vieux, qu’ils n’étaient pas assez modernes. L’électorat du Brexit serait composé de rebuts indésirables au sens commun intoxiqué. La marche de l’histoire ne saurait s’encombrer d’un tel bois mort.

En gros, on considère que leur vote serait moins légitime que celui des partisans du Remain, qui eux seraient éclairés et emportés par le vent du progrès. On l’a dit et redit: les éduqués et les instruits étaient massivement pour le Remain. Il serait regrettable qu’ils aient à subir les préférences politiques de leurs mauvais concitoyens. Nuançons quand même: on adule la jeunesse sophistiquée parce qu’elle embrasse le rêve européen. Il faudrait quand même se rappeler qu’au vingtième siècle, si nous avions toujours suivi par jeunisme les préférences idéologiques des jeunes générations, la liberté politique serait aujourd’hui en bien mauvais état. On pourrait en dire de même de l’intelligentsia qui n’est pas toujours éclairée. On ne doit ni idéaliser la jeunesse ni la diaboliser.

Que faire pour se débarrasser du peuple: telle est la question? En temps normal, on judiciarise la politique: on passe de la souveraineté populaire au gouvernement des juges. On technocratise aussi la vie politique: il faudrait dissoudre la charge politique des enjeux électoraux pour les transformer en questions strictement techniques. Mais lorsqu’on pose ouvertement la question d’un peuple à un ensemble politique, que faire? Comment faire taire le peuple. La solution prescrite depuis près de 24 h, c’est tout simplement de cesser de le consulter. Cette tentation de déconstruction du peuple s’opère essentiellement au nom du parachèvement de la démocratie, qui ne serait jamais aussi belle que lorsqu’elle parvient à se priver du demos. C’est au nom d’une démocratie évoluée qu’on étouffera le principe premier de la démocratie : la souveraineté populaire.

Source : Journal de Montréal, Mathieu Bock-Côté, 24-06-2016

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114 réponses à Mépriser le peuple, le censurer, le déconstruire, par Mathieu Bock-Côté

Commentaires recommandés

Laurent K Le 27 juin 2016 à 01h30

Inquiétant car celui qui refuse d’écouter la voix des urnes finira par entendre la voix des armes…

A croire que c’est ce que les européistes veulent !

  1. de Bernardy Le 27 juin 2016 à 01h17
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    Que la démocratie serait belle, SANS LES éLECTIONS !


    • bobforrester Le 27 juin 2016 à 02h19
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      ça s appelle la dictature OUVERTE cynique sans fard …


      • SanKuKai Le 27 juin 2016 à 14h26
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        Donc, si on est contre les elections, on est pour la dictature?
        En général, c’est le premier “Argument” que je me prend dans la figure quand je dis que je suis contre notre système d’élections.

        Un ou zero, Blanc ou noir, gentils vs méchants, gauche ou droite, en haut ou en bas…Binaire ou… binaire.
        Renseignez vous, il y a des millier de possibilités entre le système d’élections actuel et la dictature.


        • Xavier Le 27 juin 2016 à 17h53
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          @SanKuKai
          Que proposez vous comme alternatives aux élections/referendums?
          Et est-ce que cette alternative sera démocratique?


    • Kurkdjian Le 27 juin 2016 à 02h41
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      La plupart des partisans de la construction européenne veulent éviter les référendums car cette consultation libèrerait la colère et les gens réponderaient à côté de la question.
      Cette analyse n’est pas complètement fausse. Cependant, lors des élections “classiques” (hors référendums), les électeurs sont également motivés par la colère (virer le sortant même si l’opposant est identique voir pire, choisir son candidat sur des thèmes secondaires mais très clivants et passionnels, etc).
      Donc ceux qui demandent la fin des référendums devraient aussi demander la fin des élections, pour les mêmes raisons. Cette position me paraitrait beaucoup plus cohérente.
      Si on part du principe que le peuple n’est pas capable de choisir sa politique, je ne vois pas comment il pourrait être capable de designer les représentants qui vont faire la politique.


      • Rémi Le 27 juin 2016 à 11h28
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        Ne vous inquiétez pas, on va y venir.
        Faut juste laisser un peu de temps.


      • 59Jeannot Le 28 juin 2016 à 08h26
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        au lieu de lui fournir “du pain et des jeux” modernisons l’éducation du peuple pour exhumer son sens critique et lui rendre “la partie de cerveau disponible” réservée à la publicité pour l’affecter à la compréhension des situations politiques. Peut-être le peuple votera dans le bon sens


        • Françoise Le 28 juin 2016 à 11h49
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          59Jeannot, cela me fait penser à cette prof d’anglais de mes années collège (années 1970) qui se plaignait que nous ne savions pas nous servir d’un dico anglais-français… À laquelle j’avais répondu “hé bien, apprenez-nous à le faire, pardi. Ça fait partie de l’enseignement de l’anglais, non ?”…


      • Tom Le 28 juin 2016 à 16h38
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        Le problème vient de la représentation qui limite les opinions à celles des représentants du peuple. “J’ai voté pour lui, mais il ne fait pas ce que je veux qu’il fasse”

        La démocratie c’est le pouvoir au peuple, pas le pouvoir à ses représentants. Le peuple doit discuter et voter lui même ses lois, et là, aucun avis ne sera étouffé par le système représentatif.

        Quelles possibilités aujourd’hui pour s’exprimer: par un vote ou par un referendum?

        On vote pour une brochette de candidats qui sont déjà présélectionnés, toujours dans le même panier de crabes.

        On nous consulte par referendum sur des questions importantes, et probablement que le brexit, comme pour le vote de 2005 sur la constitution européenne, eh bien on va lui expliquer que c’est pas possible. Que les électeurs, ils se sont trompés, et que finalement, ils vont avoir le contraire de ce qu’ils ont choisi.

        Si on fait un référendum juste pour la forme, il vaudrait mieux qu’on truque directement les résultats [Modéré] plutôt que de nous servir cette soupe immonde, pour nous expliquer que le peuple est trop énervé pour répondre sérieusement. Heureusement que la situation énerve le peuple, ça donne un peu d’espoir.

        A mon avis c’est surtout que les peuples aujourd’hui sont suffisamment naïfs ou manipulés pour se croire souverains.La cage est encore assez grande pour qu’une majorité se sente libre.


    • lutfalla Le 27 juin 2016 à 06h27
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      J’ habite à Strasbourg à proximité du parlement, le drapeau britannique était toujours accroché au milieu de ceux des autres membres hier dimanche.


      • valles Le 27 juin 2016 à 07h33
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        Faut pas leurs demandés de bosser le dimanche, ils foutent déjà assez le bordel le reste de la semaine.


    • step Le 29 juin 2016 à 12h01
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      ah non ! le formalisme est important. Sinon la narrative ne tiens plus. Limiter la variabilité des candidats et le risque qu’ils puissent suivre leurs promesses, là est la solution.


  2. Laurent K Le 27 juin 2016 à 01h30
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    Inquiétant car celui qui refuse d’écouter la voix des urnes finira par entendre la voix des armes…

    A croire que c’est ce que les européistes veulent !


    • triari Le 27 juin 2016 à 02h21
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      Bien-sûr que c’est ce qu’ils veulent : le peuple vote mal, empêchons-le de voter ou muselons ses représentants élus (Tsipras). Et si le peuple se révolte, on dira alors qu’en plus de mal voter, ces salauds de pauvres sont également violents et primitifs … Double raison de demander à l’armée (qui n’a pas d’autre choix que d’obéir) de tirer dans le tas pour éclaircir les rangs de cette insoumise populace.

      À l’heure qu’il est, les européistes suffoquent : des pro-euro sont en train de subir la loi des eurosceptiques en angleterre (alors que d’habitude, c’est le contraire).
      Pour eux, ce qu’il se passe en angleterre est similaire à la Syrie : des gentils démocrates subissant la dictature de méchants souverainistes syriens. Même si l’existence de ces fameux démocrates syriens prête à caution ; toute opposition à la tutelle libérale et occidentale est forcément le faits de fous, de monstres et de primitifs.

      Pour eux, l’UE est une religion et ses ennemis doivent se convertir ou bien…


      • jmdest62 Le 27 juin 2016 à 06h42
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        “En gros, on considère que leur vote serait moins légitime que celui des partisans du Remain, qui eux seraient éclairés et emportés par le vent du progrès.”

        La solution est dans le constat : qu’ils fassent que tout le monde soit “éclairé et emporté par le vent du progrès” et il n’y aura plus de problème…..il faut donc , a minima, arrêter la casse de l’école et que la presse fasse correctement son boulot et tous les “mal-votants” se mettront (peut-être) à voter correctement …ou pas ?

        @+


        • TZYACK Le 27 juin 2016 à 19h41
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          Les plus pauvres devraient avoir un droit de vote double pour être mieux entendus et compris


    • an Le 27 juin 2016 à 02h22
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      Oui car il ne nous reste qu une solution : l insurrection ! On se demande aujourd’hui avec le recul comment le peuple français ne s est pas rebiffé contre “Lisbonne” ?
      En fait c est parce que la caste politique dans sa totalité n a pas bronché complice qu elle est de n importe quelle majorité ! Alors elle s est tue , n a pas alerté le public du mauvais coup qui se tramait dans son dos . Et ne parlons pas des media !


      • Louis Robert Le 27 juin 2016 à 13h21
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        Chris Hedges, qui étudie cette question et qui voit venir depuis de nombreuses années, est du même avis dans “Le salaire de la rébellion, l’impératif moral de la révolte”.

        https://m.youtube.com/watch?v=3O4ew9n6Gq8

        “Notre élite médiocre et en faillite tente désespérément de sauver un système qui ne saurait l’être. Plus important encore est qu’elle tente de se sauver elle-même. Toute tentative de travailler dans ce système pourri et cette classe de courtiers du pouvoir s’avérera inutile. La résistance doit répondre à la nouvelle réalité d’un ordre capitaliste global qui s’accrochera au pouvoir par une répression de plus en plus manifeste et brutale ”

        “Zero Point of Systemic Collapse”

        https://www.adbusters.org/article/chris-hedges-zero-point-of-systemic-collapse/


    • thmos Le 27 juin 2016 à 10h16
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      à croire qu’ils ont prévu : le temps de “prendre les armes” vous avez été filmé dans le rue, flashé à un feu (!) vos mouvements bancaires et tweet révèlent votre dangereuse mauvaise humeur. Déjà embastillé vous suivrez un stage de citoyenneté à vos frais pour retourner dans l’espace public et pour jouir à nouveau du vivre ensemble européen.


      • Emmanuel Le 27 juin 2016 à 14h20
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        Qui oblige des citoyens à utiliser Twitter ? Etes-vous obligé de payer presque tous vos achats par carte bancaire ? Je pratique de plus en plus le chèque (suite à une utilisation frauduleuse de mon numéro de carte de crédit via internet) et je reviens au liquide pour certaines choses (à la pharmacie, par exemple, a fortiori s’il n’y a pas de tiers payant). Evidemment, big brother nous épie et multiplie sans cesse ses moyens de surveillance pour conserver ses pouvoirs et privilèges. Sur ce point nous sommes parfaitement d’accord mais de là à lui faciliter la tâche sans discernement…


        • RGT Le 27 juin 2016 à 19h44
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          Utiliser des chèques à la place de la carte bancaire pour ne pas être pisté ???

          Je vous signale que c’est exactement comme pour la carte bancaire.

          La seule monnaie qui échappe à la surveillance et au fichage est bel et bien la monnaie fiduciaire.

          C’est bien pour ça que nos “chères zélites” veulent la supprimer (seulement pour les gueux d’ailleurs, sinon comment financeraient-ils leurs campagnes électorales ?)

          Pour ne plus être pisté, il suffit simplement de ne plus utiliser de monnaie scripturale, ce qui devient de plus en plus difficile.

          Et dire que j’ai réellement été le roi des c… quand j’ai ouvert un compte bancaire et que j’ai sauté voluptueusement sur la carte bancaire à la fin des années 70 (comme l’immense majorité de la population d’ailleurs).
          Si j’avais su où ça nous mènerait je me serais abstenu.

          Aujourd’hui, c’est un peu tard.


          • rastignac Le 27 juin 2016 à 20h39
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            oui sauf qu’il faut un compte pour que le salaire soit versé dessus. il faut avoir un compte mais laisser le stricte minimum pour les affaires courantes..tout doucement je vide le mien…


    • UltraLucide Le 27 juin 2016 à 15h49
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      @Laurent K
      C’était aussi le sens de l’avertissement de Donald Trump aux dirigeants européens “Vous allez avoir des révolutions si vous continuez comme ça!”


    • Feubeuh Le 27 juin 2016 à 18h17
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      exusez moi, mais depuis Vendredi les Européistes veulent tous que le RU sorte de l’Union Européenne.
      Les seuls à pouvoir faire respecter la voix des urnes, c’est le camp pro Brexit, mais apparemment ils n’en n’ont pas vraiment envie.
      Pour commencer la négociation d’un futur accord UE-RU, il faut avoir envoyer la lettre signifiant le retrait.

      J’imagine déjà la scène…

      Boris : on veut discuter d’un retrait.
      Jean Claude : Ok, Oui oui à tout, marché commun, la PAC, on retire les quotas de pêches, on annule la libre circulation, tu peux faire bosser 100h / semaine si ça te plait, on annule ta cotisation mais pas la ristourne. C’est bon ?
      B : Euh Ok ! 🙂
      JC : Bon maintenant t’envoie ta lettre qu’on puisse commencer les négociations en vue d’un accord qui devra être accepter a l’unanimité des 27 ?
      B: Euh …


    • Françoise Le 05 juillet 2016 à 19h44
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      Dans “européiste” j’entends “épéiste”…


  3. Stanislas Robert Le 27 juin 2016 à 01h42
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    Le titre est excellent : mépriser le peuple, le censurer, le déconstruire…, me rappelle la France coloniale en Algérie où elle a laissé 1.5 million de cadavres et , un certain politicard du nom de Sarkozy qui veut gagner l’amitié et la sympathie des PN d’Algérie parle des bienfaits du Colonialisme Français en Algérie.
    Ce qui est beau à dire c’est que les Algériens malgré ce qu’ils ont subi comme humiliations , tortures et tentatives d’anéantissement, ces Algériens ont courageusement tourné la page sanglante du passé en tendant la main amicale et fraternelle, à l’ennemi d’hier ,en regardant l’avenir.
    D’ailleurs , il faudrait avoir une cœur bien accroché pour résister à la chaleur des retrouvailles entre les communautés Arabes et PN quand ces derniers effectuent leur pèlerinage dans les quartiers où ils ont grandi.


    • rastignac Le 27 juin 2016 à 20h44
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      . ils sont très bien reçus et s’apercoivent qu’ils ( tous) ont été bernés…

      vos histoires d’anéantissements, à d’autres……… à croire que, maso, la population algérienne en france vient pour encore souffrir… avec une demande de visas , et les consulats qui ne désemplissent pas.


  4. christian gedeon Le 27 juin 2016 à 01h46
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    Le référendum comme première victime du…référendum britannique.C’est le paradoxe brexitien. L’article est vraiment excellent,et c’est en effet la morgue réitérée des “élites ” qu prévaut. mais les dieux rendent aveugles ceux qu’ils veulent perdre,n’est ce pas?


  5. triari Le 27 juin 2016 à 02h23
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    Ceci dit, je suis de moins en moins d’accord avec l’idée selon laquelle les eurosceptiques anglais seraient des vieux et les pro-UE de jeunes et sémillantes personnes. Les sondages faits sur internet (donc auprès des jeunes) donnaient le brexit gagnant et les sondages faits par téléphone (donc auprès des personnes âgées) donnaient les pro-UE gagnants.


  6. AL60 Le 27 juin 2016 à 02h47
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    Oui ça commence et voici un autre avis qui le confirme : http://leblogalupus.com/2016/06/26/regard-sur-la-societe-post-brexit-sur-la-pente-du-terrorisme-domestiquepar-bruno-bertez/ et Jacques Attali a pris la tête de cette inquisition pour “sanctuariser le progrès” : http://blogs.lexpress.fr/attali/2016/06/20/sanctuariser-le-progres/
    Il est tellement certain que ses dogmes globalisées ne sont que l’exacte vérité qu’il est prêt à museler la voix du peuple comme essayait de le faire la religion catholique au temps de l’obscurantisme quand l’inquisition muselait la science qui remettait en question les dogmes scientifiques décrétés par la religion. Le terme “sanctuariser le progrès” qu’il a choisi est révélateur du coté dogmatique et quasi religieux de sa pensée. Ces gens sont tellement aveuglés par leur foi globaliste qu’ils en oublient leur plus simple bon sens et observation de l’histoire qui nous enseignent que ni les sciences, ni le progrès n’ont jamais eu besoin d’être sanctuarisés pour évoluer mais que c’est au contraire une lutte permanente menée contre le carcan des dogmes erronés qui ont permis de briser les liens qui enchaînaient le progrès pour lui permettre de sortir du sanctuaire où il était enfermé.
    La vérité n’a pas besoin d’être sanctuariser pour apparaître mais au contraire elle a besoin de liberté pour surgir alors que l’erreur lui ne peut subsister que par la contrainte mais ces psychopathes de la pensée politique considèrent qu’au contraire les peuples doivent être “évangéliser” pour connaître des bienfaits de la globalisation et ils agissent quasiment comme des religieux pétris de leurs dogmes pseudo scientifiques.


    • kasper Le 27 juin 2016 à 05h49
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      Merci pour le texte d’Attali, qu’il faut lire en se pinçant pour etre bien sur qu’on ne reve pas.

      Le reve de ce type, c’est l’URSS. Une elite qui sait mieux que le peuple ou est son interet et decide pour lui, et un peuple bêlant qui trime avec gratitude, en rendant gloire a ses bons maîtres. Ce fou se rend il compte qu’une fois qu’il aura dépouillé les gens du pouvoir d’orienter la politique, ils manifesteront leur mecontentement par la violence. Poursuit il son raisonnement jusqu’au bout, jusqu’au moment ou il faudra mettre au goulag tous les contestataires ?


      • OFJ Le 27 juin 2016 à 10h23
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        A lire aussi en se pinçant le nez, le texte de BHL : http://arretsurinfo.ch/bhl-ce-brexit-cest-la-victoire-non-du-peuple-mais-du-populisme/


        • Milsabor Le 27 juin 2016 à 14h55
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          Jean-Louis Bourlange sur “Esprit Public” à France Culture :
          “La démocratie c’est quand le peuple est souverain. Le populisme c’est quand le peuple a toujours raison.”
          Pardon m’sieur Bourlange, quand le peuple a pas raison, c’est qui qui l’a ? au nom de qui ? au nom de quoi ?


  7. AL60 Le 27 juin 2016 à 02h58
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    J’ajouterais que d’autres part il est totalement illogique et anti-démocratique qu’un progrès pourrait être sanctuarisé par la nécessité de trois référendums répartis sur 3 ans et ayant obtenu au moins 60% des votants, alors qu’il résulterait d’accords qui n’auraient même pas été soumis au vote du peuple où au mieux à un seul référendum nécessitant uniquement la majorité. La démocratie et la logique voudraient que si l’on crée des règles pour “sanctuariser le progrès” encore faudrait il qu’on applique les mêmes règles pour l’y faire rentrer. Mais cette “élite” est tellement sûr de la vérité de ses dogmes qu’elle se soucie bien peu de la démocratie oubliant que le progrès ne peut se faire sans les peuples et que comme le disait Kennedy : « A vouloir étouffer les révolutions pacifiques on rend inévitable les révolutions violents ».


  8. Quéniart Le 27 juin 2016 à 06h40
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    en France tout les partis méprisent le Peuple,mais le Peuple français n’ose plus se révolter comme autrefois,maintenant c’est chacun pour soi malheureusement


    • Bozi Lamouche Le 27 juin 2016 à 09h42
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      Ben oui vous avez tout à fait raison…
      ….quoique pour certain tout est de la faute des élites….le peuple est donc irresponsable …ces mêmes personnes ne s’estiment pas comptable ni de l’action ( la Syrie la libye ) de leurs gouvernants/élites ni même de leur histoire ( la guerre d’Algérie j’étais pas là..)…
      pourquoi les faire voter alors ?


    • some Le 27 juin 2016 à 10h32
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      Oui il faudrait commencer à se poser la question. Pourquoi, comment, en sommes nous arriver là ? Pour les plus jeunes d’entre nous, est ce traditionnel de la culture française ? Ou un fait récent conséquence de … ??

      C’est jules césar qui déjà se jouait des alliances gauloises pour mieux les dominer.


    • Emmanuel Le 27 juin 2016 à 14h31
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      Si la politique n’était pas un métier, une carrière professionnelle, si les cartes étaient rebattues fréquemment aux élections (par une très stricte limitation du nombre et de la durée des mandats) ce mépris serait peut-être moindre. En l’état tous les moyens démagogiques sont bons pour entrer dans la carrière puis être réélu. Un jour on passera à l’autoritarisme ou à la technocratie omnipotente sous prétexte de faire le bien du peuple.


      • RGT Le 27 juin 2016 à 20h10
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        Le non-renouvellement des mandats est une futilité absurde qui sert juste à poser un cache-sexe sur la perversité de la corruption.

        Dans certains pays, les mandats ne sont pas renouvelables.
        Les politiciens profitent donc de ce fait pour se goinfrer avidement pendant toute la durée de leur mandat.

        Le meilleur exemple est le Mexique. Là ça frise l’apothéose.
        Contrairement à ce qu’on croit, le Mexique n’est pas un pays pauvre, il est même très riche mais il est littéralement pillé par les politiciens, les ploutocrates et les transnationales US.

        Il y a quelques années j’ai vu un ami mexicain complètement furieux : Il venait d’apprendre que l’ancien président de ce pays avait magouillé pour récupérer des milliers d’hectares de terres situés en bordure des plus belles plages de ce pays durant son mandat pour une bouchée de pain.


      • RGT Le 27 juin 2016 à 20h11
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        Ensuite, juste avant la fin de son mandat il avait fait modifier la loi pour que ces terrains deviennent constructibles et cessibles.

        Une fois “à la retraite”, il est allé démarcher les plus grosses compagnies hôtelières de luxe est leur a revendu des terrains avec une plus-value qui outrepassait l’insolence, en se gardant aussi une bonne partie des terres qu’il comptait mettre en location…

        Elle n’est pas belle la vie ?

        Pendant ce temps, les mexicains crèvent de faim ou se font mitrailler dans les rues par les bandes armées qui profitent de nombreux trafics…

        Ce qu’il faudrait, c’est que les personnes ayant un mandat ou une fonction publique rendent des comptes à un tribunal 100% populaire bien informé, avec risque de saisie de tous leurs biens (même planqués dans des paradis fiscaux ou “gérés” par des prête-noms) et embastillement (ou plutôt travaux forcés – autant qu’ils soient “rentables”) à vie pour eux et tous leurs complices.


        • Ty89 Le 28 juin 2016 à 00h00
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          100% d accord ! Le problème est bien l absence de sanction et l impunité total de nos politiques. Travaux forcés payé 1€ de l heure pour les corrompu jusqu’à remboursement total de leurs larcin!


  9. FifiBrind_acier Le 27 juin 2016 à 06h47
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    Ce texte comporte une erreur grossière: “on ne pardonne pas au peuple d’avoir fait un lien entre la souveraineté britannique et l’immigration massive: ce serait un lien interdit.”

    Au contraire, les médias font tout pour faire croire que souveraineté = extrême-droite.
    Bourdin ce matin, reçoit Marion Maréchal Le Pen, par exemple.
    Et pas des syndicalistes de Lorraine, ou des Vosges, ou du Nord, qui auraient pourtant tant à dire sur la désindustrialisation qui a ravagé leurs régions.

    Les cartes d’analyse du vote du Brexit montrent tout autre chose.
    http://geopolis.francetvinfo.fr/brexit-les-cartes-qui-expliquent-le-vote-des-britanniques-109889
    Il s’agit de la fracture entre les bénéficiaires de la mondialisation et de la financiarisation de l’ économie, et les laissés pour comptes. Et pas de l’âge des votants ou de leur nationalité.

    Les régions anglaises, jadis fortement industrialisées, ont été ravagées par les délocalisations, comme ailleurs en Europe. Sauf en Allemagne, bien sûr, qui bénéficie d’une monnaie favorable et de la main d’oeuvre à bas coût des pays de l’ Est, son tiers monde à elle…


    • J Le 27 juin 2016 à 18h37
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      Je ne vois pas l'”erreur”. On a bien martelé aux Britanniques que les partisans du “leave” étaient des xénophobes, etc. Et soit dit en passant ce n’est pas seulement une question de souveraineté ou d’extrême-droite, il y a un problème réel de comment on traite les pressions et revendications multiples au nom de l’Islam. L’UE n’a pas convaincu pour ça non plus.


  10. Mo. Le 27 juin 2016 à 06h50
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    Vexée, Bruxelles veut que le Royaume Uni parte vite et au passage faire un exemple pour museler les futurs candidats.
    Sauf que….. tant que l’accord final ne sera pas signé, l’Europe restera à 28… Avec TOUS les avantages du marché sans les inconvénients. Junker et sa clique venant d’être répudiés.
    Les négociations se feront en fonction des désirs anglais. Pas le contraire.
    Merkel, pépère et la presse peuvent hurler, ça ne changera rien.

    Quand on comprend ça, le Frexit devient une évidence et doit suivre.


    • FifiBrind_acier Le 27 juin 2016 à 09h17
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      Il faut surtout que Cameron ou son successeur, dépose la demande de sortie à Bruxelles…
      Sans cette demande, aucune négociation ne peut commencer…

      Déjà les diables sortent de leur boîte, Peter Thunderland, dirigeant de Goldman Sachs, annonce que le Brexit doit être annulé d’une façon ou d’une autre…
      https://twitter.com/PDSutherlandUN/status/746687362902728704


      • Louis Robert Le 27 juin 2016 à 12h12
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        Qu’ils sont beaux à voir, ces Goldman Sachs Boys, dans le rôle de sauveurs auto-proclamés de la nouvelle génération “sacrifiée”… par référendum! — Et pourtant, nous ne rêvons pas!…


  11. VincentL Le 27 juin 2016 à 07h35
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    Comme la vie est cruelle quand on est un tricheur patenté. Donc, maintenant, on va pouvoir voir à NDDL ce que ça donne un référendum régional et illégitime, respecté par une équipe qui s’est assise sur celui, national, de 2005. Si on voulait la guerre civile, s’y prendrait-on autrement ?


  12. isary Le 27 juin 2016 à 07h37
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    A l’instant sur Radio Classique:Alain Minc en service commandé ne reculant devant rien a carrément

    dit que le Brexit se résumait au fait que des “vieux qui vont bientôt mourir” ont ,par leur vote, pourri l’

    avenir radieux des jeunes générations…Quand on dit que ça ose tout…..Ca ose tout….

    Et ensuite ,les enfilant comme un collier de perles,il est reparti sur l’ absurdité des référendums qui ne

    font s’ exprimer que la passion(le peuple en bref)au détriment de la raison(les Zélites,lui,quoi)

    Il était quand même assez plaisant de constater qu ‘il a eu ,au milieu de cette” mission”,deux brefs

    épisodes où il a bafouillé….Y aurait-il une part d’émotionnel chez cet “exemplaire “rationnel”.

    Ca doit être “stressant” de raconter des bobards tout le temps….


    • Macarel Le 27 juin 2016 à 08h04
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      Quand ce n’est pas la faute des vieux cons, c’est la faute de ces cons de pauvre.

      Je le dis depuis longtemps, il faut rétablir le suffrage censitaire, et renvoyer les femmes dans leur foyer. La démocratie c’est impraticable lorsque le suffrage est universel.

      Les riches sont les seuls dignes de faire les choix stratégiques pour le reste de la société.

      Voir aussi “Requiem for the american dream” à propos de ploutocratie américaine.

      https://www.youtube.com/watch?v=bwYtPNKVpOM


      • Françoise Le 27 juin 2016 à 11h04
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        Non mais, t’es sérieux là ? Avec ce genre d’idées rétrogrades, effectivement on n’arrivera jamais à rien…
        Moi, je partage plutôt la réflexion de jmdest62 qui est (je cite) :
        « La solution est dans le constat : qu’ils fassent que tout le monde soit “éclairé et emporté par le vent du progrès” et il n’y aura plus de problème… il faut donc, a minima, arrêter la casse de l’école et que la presse fasse correctement son boulot et tous les “mal-votants” se mettront (peut-être) à voter correctement… ou pas ? »


        • step Le 29 juin 2016 à 12h09
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          il faut reconnaitre le second degré, quand on en voit…


      • RGT Le 27 juin 2016 à 20h33
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        Je me souviens qu’à la fin des années 80 il existait encore un canton en suisse dans lequel les femmes n’avaient pas le droit de vote (pour les élections locales, pas confédérales bien sûr).

        J’avais à l’époque croisé (hélas) un financier Zurichois qui habitait ce canton et qui était fier de cette tradition “hautement démocratique”.

        Son argumentaire se résumait ainsi : Les femmes sont des idiotes incapables de la moindre réflexion et totalement inaptes à déterminer ce qui est bien. La meilleure preuve : Hitler était arrivé au pouvoir en Allemagne grâce au vote des femmes

        Le parallèle est évident aujourd’hui, si les “nazis” (FN, Orban, UKIP, Poutine, etc…) ont de tels résultats électoraux c’est parce que le peuple est idiot et ne sait pas “ce qui est réellement bien”…

        Par contre, ils ne se remettent pas en question sur les causes réelles du rejet de leurs “grandes valeurs” par les “abrutis” et sur lequel surfent les partis qu’ils décrient.


    • Django Le 27 juin 2016 à 09h28
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      “Ca doit être “stressant” de raconter des bobards tout le temps….”

      C’est ce que je me dis tout le temps quand je les vois et entends!
      Mais comment font-ils pour ne pas attraper des boutons ? Ah si, il y en a un qui n’y a pas résisté…


    • sergeat Le 27 juin 2016 à 10h32
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      Il faudrait à Minc et à nos journalistes le mot du duc de Liancourt à Louis 16 lors de la prise de la Bastille:”c’est une révolte”,”non sire c’est une révolution”.


    • ricard'eau Le 27 juin 2016 à 14h38
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      on peut dire le même alors de la Presidentiel en France!

      car en France les Jeunes ne votent plus et ceux qui votent sont majoritaires a voter le FN!

      ce sont surtout les vieux qui votent

      mais la Chutt, ce sont les vieux qui ont raison et les jeunes qui ont tort

      je lis la presse de pas mal de Pays, et la presse Française punaise elle est la plus orientée de toutes que je connaisse, c’est presque impossible d’avoir un article sans parti pris et impartiel….


    • LBSSO Le 27 juin 2016 à 21h19
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      Son raisonnement est encore plus fin et pervers comme celui de Pascal Lamy (France Culture chez C.Okchrent):

      1 le brexit est une erreur
      2 les vieux par leur vote en sont responsables.
      3 la sortie est actée politiquement.Mais juridiquement elle sera longue et compliquée et aura un coût élevé.
      4 prenons 5 à 10 ans pour pour démêler cet imbroglio .D’ici là les vieux auront passer l’arme à gauche
      5 il suffira alors de montrer aux jeunes le coût de la sortie et la complexité juridique de la sortie pour revenir sur ce vote.

      Machiavélique !

      (Et faux ,les jeunes en vieillissant ne changeront ils pas d’avis ?, Messieurs les technocrates)


      • chaussade eric Le 29 juin 2016 à 17h24
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        une preuve de plus de leur mentalité en voulant mettre les vieux contre les jeunes . Mais les jeunes voient leur vieux souffrir et se mettrent en quatre pour eux , hélas ! Alors les jeunes, ils sont cent fois plus remontés contre ce pouvoir !


  13. Macarel Le 27 juin 2016 à 07h55
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    Après le séisme du Brexit, nous allons passer de l’Union Européenne, à l’Oignon Européen.

    La fameuse Europe en cercles concentriques.

    Et pleurer, car peler un oignon ça pique aux yeux.


  14. pipo Le 27 juin 2016 à 08h07
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    “Deux formes de domination avec des méthodes proches mais avec des buts différents, l’une internationaliste, l’autre mondialiste.”

    UN seul BUT, la domination, peut importe les méthodes.

    Suivant ou ils sont nés ou à quel époque, ils choisiront inconsciemment et par opportunisme le communisme , le capitalisme, le libéralisme ou la dictature etc…

    Juste un sentiment d’être “dominants” face à des croyants dupés.


  15. J Le 27 juin 2016 à 08h07
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    Très bon article. A propos de mépriser le peuple, une femme bafouée (méprisée elle-même et instrumentalisée alors qu’elle se croyait aimée) a récemment révélé que notre cher Président, en privé, parle avec mépris des “sans-dents”, ce qui a contribué à faire prendre conscience qu’il devient de plus en plus difficile de faire soigner ses dents (et de se faire soigner en général) quand on n’est que du “peuple”.
    Qu’elle l’ait révélé par vengeance n’est pas qu’anecdotique (même si on n’a pas à la juger, elle), le peuple aussi peut se venger, des fois, et ça ne prévient pas.


    • RGT Le 27 juin 2016 à 20h39
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      Les “sans dents” feront-ils bientôt des plaisanteries d’un goût très sûr sur les “sans tête” ?


  16. Henri Tanson Le 27 juin 2016 à 08h20
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    J’aime bien cette phrase de l’article : “Le peuple ne serait pas rationnel: ce serait un animal étrange, inquiétant, qu’il faudrait domestiquer en l’empêchant de faire trop de mal. Les démagogues joueraient avec ses craintes”.
    L’animal sauvage et son dompteur.
    L’homme et la bête, immonde de préférence…
    L’élu, de Dieu, et les moutons.
    Tocqueville plaisantait au sujet du vote : donnez-leur la possibilité de voter, je leur dirai comment voter.
    Et, s’ils votent mal, on les fera revoter ou bien, on ne tiendra pas compte de leurs votes, aurait-il pu rajouter…
    Avec un peu de recul, tout cela est passionnant à observer; et quel plaisir de voir les menteurs se dévoiler, sombrer dans le ridicule, l’outrance, comme jamais !
    Merci Brexit…
    🙂


  17. Gier 13 Le 27 juin 2016 à 08h26
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    Alexis de Tocqueville disait (je vous dis ça de mémoire) : “la démocratie ne me fait pas peur, les gens voteront ce qu’on leur dit de voter”. On pardonne à ce royaliste sa triste conception de la démocratie.
    Mais on voit avec le Brexit (mais aussi en 2005 en France et en 2015 en Grèce) que Tocqueville se trompait.
    Minc et Atali pourraient pasticher Tocqueville en disant “la démocratie ne nous fait pas peur, les gens ne voteront plus. Seuls auront le droit de s’exprimer ceux qui sont d’accord avec nous” !

    La question que je me pose est donc la suivante, comme en 2005, le résultat non conforme de ce référendum est-il contournable ? Se pourrait-il que le gouvernement anglais le contourne ?


    • kasper Le 27 juin 2016 à 10h28
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      Il faut dire qu’a l’epoque les rares sources d’informations sur l’exterieur du canton etaient le curé ou les notables du village. Toqueville ne pouvais pas prévoir l’effet d’une population masivement alphabetisee.


      • Françoise Le 27 juin 2016 à 11h13
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        “massivement alphabétisée”, certes, mais de bien mauvaise façon… c’est-à-dire abreuvée des discours réducteurs et débiles des cours, subissant la lente érosion de l’enseignement (laisser-aller de plus en plus généralisé, apprentissages fondamentaux comme la grammaire revus à la baisse, etc.) et le clou enfoncé pour penser “droit”…


  18. TuYolPol Le 27 juin 2016 à 09h08
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    Une croissance négative aux Etats-Unis depuis 40 ans sauf pour les 10% les plus riches, ce n’est pas compatible avec la démocratie, pas pendant 40 ans.
    Par construction, le marché mondial ne donne l’avantage qu’à une infime minorité, il ne peut qu’être en tension avec la majorité. L’infime minorité qui s’installe très tôt dans une identité globale et parvient à s’y sentir à peu près à l’aise.
    On pouvait croire il y a 40 ans que cette identité globale était ouverte à tous. Mais c’est le problème : elle est finalement très sélective et énergivore, et inhumaine si l’échelle de l’humain ordinaire reste une échelle ordinaire.


  19. Astatruc Le 27 juin 2016 à 09h14
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    Bonjour,

    Perso j’ai l’esprit mal tourné alors tant que le Brexit n’est pas ACTE, je reste dubitatif. La caste journalistique française en on trop fait.
    Ils savent jouer avec les émotions, c’est leur fond de commerce alors à regarder leur dépit, j’me dis que c’est du sur-joué.

    Mais bon, j’ai l’esprit mal tourné.

    😉


  20. DVA Le 27 juin 2016 à 09h24
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    Pourtant, il ne se passera rien dans les mois et les années qui viennent …, à part quelques spéculations juteuses ici ou là…Tout le monde va se précipiter lentement vers le Brexit…pendant très , très longtemps !!!
    Mais en attendant, l’amertume engendrée par cette situation de la population en Angleterre ainsi qu’ailleurs en Europe…ira grandissante et sera utilisée pour brasser cette population vers les partis extrêmes droitiers , qui seront bien pires encore !


  21. FifiBrind_acier Le 27 juin 2016 à 09h55
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    Le site officiel des statistiques européennes, Eurostat, donne les taux de chômage “officiel” des jeunes, ce qui invalide l’idée que l’Union européenne, ” c’est l’avenir pour les jeunes….”

    http://www.touteleurope.eu/actualite/le-taux-de-chomage-des-jeunes.html


  22. Raskolnikov Le 27 juin 2016 à 10h17
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    Alea jacta est:

    http://www.tvp.info/25939587/europejskie-superpanstwo-zobacz-oryginalny-dokument

    L’article est en polonais, mais le texte est en dessous en anglais.

    Ils vont créer le super état fédéral; Les Rosbifs ne vont finalement pas en sortir et du coup se retrouveront piégés parce qu’il perdront même leur ancien statut privilégié.

    On nous a refait le coup “Tsipras”.

    Sérieusement, le peuple Britannique se laisera-t-il humilier comme le peuple Grec?


    • Pierre Le 27 juin 2016 à 14h45
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      Super-Etat fédéral qui ne fera que diluer un peu plus la démocratie dans tous les (ex)pays membres. Pour qui sonne le glas ?


  23. Alain Le 27 juin 2016 à 10h25
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    On finira par en revenir au suffrage censitaire: droit de vote uniquement aux assujettis à l’ISF (avec un nombre de voix proportionnel à leur fortune) et éventuellement aux diplômés BAC+5 ou plus. Eux seuls savent ce qui est bien pour le pays et le peuple.

    Retour au vieu principe: pour le peuple, au nom du peuple, mais sans le peuple


    • Françoise Le 27 juin 2016 à 11h36
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      C’est malheureusement là un problème majeur. Les “gros pleins de soupe” bardés de “diplômes” aux comptes en banque replets sont vus comme les meilleurs pour gouverner un pays. Matériel.
      On zappe sur les qualités humaines, immatérielles, et le fait qu’on peut tout aussi bien être “capable” sans pour autant avoir des “diplômes” ni de fortune qui assujettisse à l’ISF…
      La valeur d’une personne ne devrait pas se mesurer pas aux chiffres alignés sur son relevé de compte (souvent acquis par tricherie…) ni sur une quelconque “qualification” ampoulée écrite en lettres dorées sur un simili parchemin (de nos jours, combien sont “bidon” les diplômes, y compris les “officiels”…)…


  24. Georges Clounaud Le 27 juin 2016 à 10h32
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    J’en suis maintenant convaincu : le Brexit n’aura pas lieu. Comme il l’a été signalé précédemment, l’offensive médiatique est massive et déjà on se pose la question de savoir si la Grande-Bretagne sortira de l’UE :
    http://www.lefigaro.fr/international/2016/06/27/01003-20160627ARTFIG00009-le-brexit-arlesienne-de-l-ete-2016.php
    Comment pouvons nous croire une seconde que l’oligarchie mondialiste se pliera au vote de sans-dents ? On est vraiment trop naïf ! On nous fera avaler ce déni de démocratie comme on nous a fait avaler celui du traité constitutionnel de 2005 tout en déployant une batterie d’arguments tous plus haineux les uns que les autres envers les classes populaires : “Quoi ? vous soutenez le Brexit comme tous ces arriérés britanniques, cette ribambelle de retraités séniles, chômeurs, illettrés et alcooliques ! Vous avez vu ces crétins ? Trois jours après ils ont la gueule de bois et regrettent déjà leur vote ! Vous n’êtes pas sérieux, le projet européen même s’il est imparfait est garant de paix et seul sésame pour l’avenir des jeunes générations. Il ne saurait être remis en cause par de tels irresponsables !”
    La fabrique du consentement marche à plein régime ! Dès vendredi soir, Daniel Cohn-Bendit donnait le ton :
    http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/la-grande-bretagne-et-l-ue/daniel-cohn-bendit-il-faut-recommencer-a-expliquer-l-europe_1516045.html


    • RGT Le 27 juin 2016 à 20h46
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      Je vous reprends : Vous avez fait une faute d’orthographe dans le nom de ce Grand Humaniste :

      Daniel Cohn-Bendit s’écrit Daniel Cohn-Bandit.


  25. bluerider Le 27 juin 2016 à 10h51
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    les partisans du brexit sont accusés de conservatisme et de ringardise. Ce sont les bouseux et les radicaux écervelés des extrêmes… NON. Pas que. Au contraire même. In fine.. qui veut s’émanciper d’un carcan inutile ? Qui veut la liberté ? Dans nos journaux “chiens de garde”, c’est un peu comme au supermarché : les produits bio sont mis à l’index et étiquetés en vert, alors que ce sont les produits issus de l’agro-alimentaire qui devraient être mis à l’index et étiquetés en rouge. les produits bio n’ont pas besoin d’étiquetage. Ce sont eux qui sont NORMAUX. Ce renversement permanent des valeurs a lieu chaque fois que le système aboie : il veut à tout prix faire croire au peuple que son intérêt est là où est le sien. Or depuis sa création l’UE n’a eu de cesse de “bétoniser” ses institutions à l’écart du peuple, et de conforter un système d’évasion financière et fiscale qui siphonne la plus value du travail des européens (ou ce qui en reste vue la razzia opérée) vers des paradis rêvés par des riches inconscients qui entonnent tous les soirs, coupe de champagne à la main, “après moi le déluge”. Or ils vont au cinéma comme nous, non ? Et que leur a dit Spiderman ? “A grands pouvoirs, grandes responsabilités” Ils en sont loin. Beaucoup trop loin.


  26. Jules Vallés Le 27 juin 2016 à 11h16
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    Bertold Brecht:

    “J’apprends que le gouvernement estime que le peuple à ‘trahi la confiance du régime’ et ‘devra travailler dur pour regagner la confiance des autorités’. A ce stade, ne serait-il plus simple de dissoudre le peuple et d’en élire un autre?”


  27. BA Le 27 juin 2016 à 11h18
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    Référendum au Royaume-Uni : « D’une façon ou d’une autre, ce résultat doit être annulé. » (Peter Sutherland, patron de la banque Goldman Sachs)

    Lundi 27 juin 2016 :

    Le président de Goldman Sachs annonce qu’il va falloir annuler le Brexit « d’une façon ou d’une autre »

    L’ancien Commissaire européen à la concurrence, ancien directeur général de l’OMC, actuel président de l’European Policy Center et actuel président de Goldman Sachs International a diffusé le tweet suivant suite à la victoire du Brexit au référendum britannique :

    « La jeune génération au Royaume-Uni a été sacrifiée, tout ça à cause d’une déformation des faits et des conséquences. D’une façon ou d’une autre, ce résultat doit être annulé. »

    https://twitter.com/PDSutherlandUN/status/746687362902728704


    • Julian Le 27 juin 2016 à 16h53
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      Ce tweet est révélateur de l’état d’esprit des vrais Maitres du Monde.

      (Peter Sutherland en est un.)

      Ils ne supportent pas d’avoir été défiés. Et de voir leur “ordre” (sic) contesté.

      Il faut s’attendre à toutes sortes de coups tordus pour entraver le vote des britanniques.


  28. judith Le 27 juin 2016 à 11h20
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    je suis persuadée que le Brexit ne sera pas mis en oeuvre.

    tout montre que les pro UE finiront par le coller à la poubelle, non sans avoir négocié de larges avantages d’exception à Bruxelles, qui s’applatira honteursement,trop contente de sauver son bizness,c’est comme si il y avait eu un tir à blanc pour effrayer le monde des eurobéats, on a juste voulu leur montrer ce que pourrait être “le jour d’après” , avec son cortège d’horreurs selon la city, les USA, et le petit monde des nantis, en appuyant aussi sur le sort encore plus précaires des délaissés de la mondialisation.

    et tout repartira comme avant, jusqu’à ce que , les peuples des oubliés,, considérant que la “démocratie” n’existe plus, feront justice eux même et ça ne sera pas avec de la dentelle, mais bien dans le sang.


    • cpapossible Le 27 juin 2016 à 12h04
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      Je ne suis pas loin d’être de ton avis même si je vois mal comment les pro UE font faire passer la pilule. Mais ils ne vont sûrement pas lâcher c’est sûr et comme on nage en pleine dinguerie tout est possible.


  29. luc Le 27 juin 2016 à 11h38
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    il faut garder à l’esprit que les populations un peu partout subissent un lavage de cerveau, par l’éducation et les médias

    d’ailleurs, gardons également à l’esprit que la raison principale du vote brexit selon de nombreux sondages, est le refus de se voir imposer une immigration massive, suite à la politique de la porte ouverte de merkel


  30. Ailleret Le 27 juin 2016 à 11h50
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    Ce qui est fascinant, c’est tous ces types qui expliquent tranquillement que l’on va contourner ou annuler le Brexit. Si nous étions un peuple libre, la révolte éclaterait aussitôt, et ces oligarques seraient réduits au silence, avec ou sans douceur.

    Hélas, le peuple français ne s’est pas révolté quand les oligarques de l’Élysée et du Parlement ont annulé son vote souverain : un cas flagrant de forfaiture et de haute trahison. Depuis que nous avons laissé passer ça, la signature et la ratification du traité de Lisbonne, à quoi rime la politique ?

    Certes, tout est fait pour abrutir le peuple et le rendre apathique : précarité sociale, intox infantilisante des médias, pub et gadgets. C’est la manière capitaliste de dissoudre le peuple, plus efficace que celle de la RDA en 1953 : transformer un peuple en un agrégat d’individus aliénés par le fric et la frime.


  31. Django Le 27 juin 2016 à 12h19
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    Ce départ a été vite fait pour ce pays, pourquoi cela n’a-t-il pas été le cas pour la pauvre Grèce ?


    • kasper Le 27 juin 2016 à 12h55
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      Parceque la Grèce devait aux banksters francais et allemands un max de grisbi, et qu’on laisse pas partir comme ca quelqu’un qui vous doit du grisbi. Faut pas toucher au grisbi.


    • Andrae Le 27 juin 2016 à 12h59
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      Pcq la Grèce est petite et pauvre, et Merkel et consorts a pu les obliger à rester, à empecher un Grexit. (Pour éviter un défaut de la Grèce et la continuation de son ‘renflouage’ pour rembourser les banques allemandes et francaises – éviter une sortie de l’Euro – et continuer à dominer la Grèce et en faire une espèce de neo-colonie..) Certaines disent que Tsipras a retourné sa veste, mais n’oublions pas que Syriza (et une majorité du peuple Grec) ne voulait pas sortir de l’UE/Euro, et Varoufakis dit qu’il n’ont même pas utilisé la menace d’un départ. (“There is no Plan B.”) Les parties étaient donc grossièrement d’accord sur ce point, en surface du moins.


  32. Nietil Le 27 juin 2016 à 12h20
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    En 1944, on disait ça :
    “On reconnaît l’ennemi du peuple au fond de doctrine qu’il professe. Il n’est pas besoin d’insister beaucoup pour lui faire avouer l’essentiel, à savoir que la révolution est une folie, que le peuple ne connaît pas son bien, qu’il faut le ramener à l’obéissance et le conduire d’après des lumières supérieures qui brillent pour les augures académiques, mais qui sont invisibles à vous, à moi, au paysan, à l’ouvrier, à tout les petits. Or il y a deux sortes d’ennemis du peuple : ceux qui vocifèrent et ceux qui font les dégoûtés.”
    La citation est de Marc Bloch dans Un philosophe de bonne compagnie paru dans les cahiers politiques, reproduit dans L’Étrange Défaite, du même auteur.

    Heureusement qu’on l’avait lui plutôt que les européistes. Ah, pardon, on avait aussi les européistes … dans l’autre camp.


  33. Edmond Cusset du Poulay Le 27 juin 2016 à 12h43
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    Bonjour.

    Tout ce dimanche les médias français ( Bfm, Lci, Itélé, France 24, etc… ) ont matraqué sur une pétition qui demande massivement un nouveau vote. Et ce matin j’ai trouvé çà sur le net qui va dans le sens de vos interventions:

    http://www.20minutes.fr/insolite/1873407-20160626-brexit-pourquoi-petition-3-millions-signatures-pose-question-va-faire-objet-enquete


    • Andrae Le 27 juin 2016 à 13h13
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      Deux méthodes de non-sortie semblent plus réalistes:

      1) ne jamais actionner l’article 50 (demande de sortie.) Attendre, c’est jamais le bon moment, il faut encore négocier, nouvelles éléctions en GB, refonte de l’UE à venir, etc. etc.

      2) Un vote au Parlement (3/4 env. sont REMAIN) contre une demande de sortie. Le vote par referendum en GB n’est que consultatif (voir un ex de cet argument, lien) – quoique tout le monde avait l’impression que Cameron avait dit qu’il enverrai ‘la lettre’ rapidement, cad. qu’il en avait le pouvoir et la responsabilité (en cas de résultat OUT.)

      http://www.independent.co.uk/news/uk/politics/brexit-loophole-eu-referendum-mps-law-legal-legislation-constitution-a7105181.html


      • Chris Le 27 juin 2016 à 17h38
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        En ce moment débat au Parlement britannique : les députés discutent sur le sujet.
        Selon l’intervenant Cameron, la GB sortira de l’UE quand elle aura défini avec ses futurs ex-partenaires européens les modalités du libre-échange, comme du temps de la CEE.
        A écouter les uns et les autres, cette question est bien claire dans tous les esprits.
        Donc, à mon avis, le Brexit est acté. Reste à négocier l’après Brexit.

        La question d’un nouveau référendum a également été posée.
        Réponse de Cameron : EN AUCUN CAS. On a eu tout le temps de débattre avant le du 23 juin. Chacun doit en accepter l’issue. Il s’agit maintenant que tous, (partis confondus) travaillons ensemble à réaliser une sortie correcte de l’UE et inventer notre avenir.
        Chapeau bas à Cameron. Je dois dire qu’il assure.


    • Olivier Berruyer Le 27 juin 2016 à 17h51
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      C’est sur que si les perdants font une pétition après chaque vote, cela va devenir drôle…


      • LBSSO Le 27 juin 2016 à 21h33
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        C’est étrange ,je n’ai pas entendu ceux qui prétendaient qu’il fallait se méfier de la pétition de Mme De Hass contre la loi sur le travail réalisée sur internet présenter la même argumentation concernant la pétition contre le brexit…..


        • step Le 29 juin 2016 à 12h17
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          à un détail près : La loi travail n’est issu d’aucun vote, car justement il n’y a pas de majorité (ni dans la population, ni à l’assemblée) pour la voter.


      • Françoise Le 28 juin 2016 à 15h54
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        … drôle à rire jaune…
        La pétition a débarqué jusque chez les bacheliers. C’est une mode qui donne l’impression de récupérer un pouvoir, celui de dire haut et fort ce qui ne convient pas.
        On y trouve tout et n’importe quoi, dans la pétition. La chose et son contraire. Ça part tous azimuts…
        À force, comme toute mode, la pétition lassera et perdra son pouvoir, justement celui qu’on croyait avoir “retrouvé”, de sensibiliser et mobiliser les gens.
        Elle sera “banalisée”, la pétition, et comme telle, insignifiante. Juste un bruit supplémentaire dans le brouhaha des gueulards de tous bords. Mais surtout néfaste.


  34. Max Le 27 juin 2016 à 12h43
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    Il faut regarder les faits.
    Une pétition bidon.
    https://fr.sputniknews.com/international/201606271026181768-royaume-uni-petition-le-pen/
    La 1ere ministre d’Ecosse qui réclame son indépendance.
    Comme au Brésil, Argentine, Grèce, Ukraine etc.…………….
    On est devant une révolution de couleur avec le soutien des autorités britanniques.


  35. Thomas13 Le 27 juin 2016 à 12h54
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  36. Olivier MONTULET Le 27 juin 2016 à 13h58
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    Les “élites” et le Brexit.

    A voir les nombreuses réactions suite au Brexit, on peut se dire que décidément la vague anti-démocratique des dominants, qui méprisent le peuple et se prennent pour une élite, est en pleine expansion. Les interventions pour dire que le peuple est constitué d’imbéciles incapables de se faire une opinion (c’est à dire à avoir la même que les soit-disantes élites) se multiplient. La démocratie n’est pas en danger du fait des quelques rares jihadistes mais bien du fait de ces dominants (presse y comprise).

    Les auto-proclamées élites ne sont ni mieux informées ni plus aptes à se forger une opinion. Je pense même que c’est le contraire tant elles sont baignées d’une même doxa. Je suis même enclin à penser que le temps passé pour s’informer chez les dominants n’est pas plus long que dans le peuple et que la curiosité et l’esprit critique sont peut-être même plus vifs dans le peuple car plus en besoin d’informations pour se défendre vis à vis des dominants.

    Est-ce que cette « élite » plutôt que de continuer à snober le peuple en le traitant d’inculte va enfin comprendre que le Brexit est le rejet de son mépris vis-à-vis de lui ?


  37. Vareniky Le 27 juin 2016 à 14h00
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    En fait, il n’y a que la Russie, ce pays anti-démocratique selon les normes occidentales, qui respecte les référendums et la volonté des peuples de Crimée.
    L’Occident n’est il devenu qu’un gigantesque “cadavre exquis surréaliste”?


    • sergeat Le 27 juin 2016 à 16h38
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      C”est la raison pour laquelle le “démocrate” Poroshenko ne veut ni vote,ni référendum dans le Dombass,il suit les principes de “nos” grands “démocrates”.


  38. Vincent Le 27 juin 2016 à 16h14
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    Suite au Brexit, débat entre Macron, Cohn Bendit, S. Goulard, et J. Quatremer.

    Un extrait (S. Goulard) pose bien la problématique :

    https://www.youtube.com/watch?v=Zkc3OyJE6-g à 1’28″08

    “Moi je ne crois pas que le peuple, dans sa grande sagesse, est capable de tout comprendre. (…). Donc, il faut arrêter de penser que les élites sont mauvaises et que le peuple est bon; on a une interaction à réinventer, et dans le mot “leader”, il y a vraiment “to lead”, donc il y a aussi la question de dire, est ce qu’à un moment, il y a aussi les gens qui prennent leurs responsabilités, et peuvent dire aux autres, après les avoir écoutés, après avoir dialogué avec eux : “Bah là, non : ma responsabilité à moi, parceque c’est moi qui suis en fonction, c’est de faire quelque chose qui est douloureux pour toi mais qui sera bon pour tes enfants, ou qui sera bon pour l’ensemble de la collectivité”

    [nota lingustuque : pourquoi a-t-elle pris l’anglais “leader” et pas l’allemand “Führer”, qui colle encore mieux à l’exemple qu’elle voulait donner ?]


    • Louis Robert Le 27 juin 2016 à 16h58
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      Reprenons…

      “Moi je ne crois pas que les élites, dans leur grande sagesse, sont capables de tout comprendre. Donc, il faut arrêter de penser que le peuple est mauvais et que les élites sont bonnes; on a une interaction à réinventer, et dans le mot “leader”, il y a vraiment “to lead”, donc il y a aussi la question de dire, est-ce qu’à un moment, il y a aussi les gens qui prennent leurs responsabilités, et peuvent dire aux autres, les élites, après les avoir écoutés, après avoir dialogué avec eux : “Bah là, non : notre responsabilité à nous, parce que c’est nous qui sommes le peuple souverain, c’est de faire quelque chose qui est douloureux pour toi mais qui sera bon pour tes enfants, ou qui sera bon pour l’ensemble de la collectivité”?”


  39. Andrae Le 27 juin 2016 à 16h50
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    D’une certaine facon c’est même pire. Il s’agissait presque d’un faux référendum, donc un simulacre de ‘démocratie.’

    a) Que c’est le Parlement qui a le dernier mot n’a été dit que sur des blogs obscurs. Cameron a laissé entendre qu’il déposerait illico une demande de sortie au cas ou. C’était très finement fait.

    b) Il a fait croire qu’il démissionerai rapidement / il y avait des rumeurs (je n’ai pas examiné ses déclarations là dessus.) Maintenant il reste jusqu’en octobre, et laisse à son successeur le soin de déposer une demande de sortie. Des rumeurs circulent que c’est Obama qui lui a enjoint de rester quelques mois. (?)

    c) On voit maintenant qu’il n’y a pas de plan pour un Brexit. Et qu’il n’y en a jamais eu (sauf coté UE et des spécialistes du droit.) Personne a la moindre idée, aucun plan, c’est le vide total et Boris Johnson et Farage écrivent et disent des aneries. Johnson dans son premier speech semblait complètement abasourdi.


    • Louis Robert Le 27 juin 2016 à 19h02
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      @ Andrae

      Objet: démission, premier ministre, gouvernement, ministres, trois mois, agenda, nouveau premier ministre, congrès conservateur, octobre, art. 50. Texte du discours de M. Cameron:

      “I will do everything I can as Prime Minister to steady the ship over the coming weeks and months, but I do not think it would be right for me to try to be the captain that steers our country to its next destination. This is not a decision I’ve taken lightly. But I do believe it’s in the national interest to have a period of stability, and then the new leadership required.

      There is no need for a precise timetable today, but in my view we should aim to have a new prime minister in place by the start of the Conservative Party conference in October. Delivering stability will be important, and I will continue in the post as Prime Minister with my Cabinet for the next three months. The Cabinet will meet on Monday.

      “We will also continue taking forward the important legislation that we set before Parliament in the Queen’s speech. And I’ve spoken to Her Majesty the Queen this morning and advised her of the steps that I am taking. A negotiation with the European Union will need to begin under a new Prime Minister, and I think it’s right that this new Prime Minister takes the decision about when to trigger Article 50 and start the formal and legal process of leaving the EU.”


    • Louis Robert Le 27 juin 2016 à 19h29
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      Soyons raisonnables, Andrae.

      Rassurez-vous, depuis vendredi dernier les citoyens et les autorités Britanniques ne sont ni confus, ni désorientés, ni à cours d’idées, ni perdus dans la nature, ni engloutis dans un vide total.

      La vie sociale et politique se poursuit, les contacts sont déjà pris, des discussions préliminaires sur les négociations du Brexit sont en cours… Bref, tout se passe tel que planifié, oui, “according to plan”… avec accompagnement de jolies variations qui sont harmonie.

      Il est permis de penser que “la civilisation occidentale” sera sauvée.


    • Louis Robert Le 27 juin 2016 à 21h14
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      Mise à jour, discours de M. Cameron au Parlement, aujourd’hui:

      1. Son successeur sera nommé le ou avant le 2 septembre prochain.
      2. Création du département (“unit”) du Brexit: études, avis, recommandations, coordination, gestion.
      3. Consultation avec toutes les parties: Écosse, Pays de Galle, Irlande du Nord, etc.

      https://m.youtube.com/watch?v=d0cv67nPB7A


  40. FifiBrind_acier Le 27 juin 2016 à 17h52
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    Viviane Reding , Commissaire européenne, expliquait en 2014, que les Anglais “étaient bien trop ignorants pour qu’on leur demande leur avis sur la sortie de l’ UE”
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-2556397/Britons-ignorant-EU-referendum-Top-official-says-debate-Europe-distorted-people-not-make-informed-decision.html

    Andrea,
    Le plan de sortie de l’ UE est expliqué dans l’article 50, une fois la demande de sortie déposée à Bruxelles, les négociations peuvent commencer, sur les accords que la GB souhaite conserver, et ceux dont elle ne veut plus.

    Exemple pour la France, il y a 521 Traités et accords à examiner.
    En cas de désaccord persistant, au bout de 2 ans, la sortie est actée de fait, pour le pays demandeur.

    Les partisans du Brexit ont donc intérêt à suivre de près les négociations, pour savoir ce qui se discute. C’est ce qui va être compliqué pour la GB, les pro Brexit se trouvant dans les divers Partis, c’est d’abord entre eux qu’il va falloir un accord. Les Conservateurs ont voté le Brexit pour avoir une politique plus libérale, les Travaillistes, pour le contraire ….


  41. RGT Le 27 juin 2016 à 19h26
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    Re-re-re-belote, pour ceux qui ont une mémoire de poisson rouge :

    “Être GOUVERNÉ, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni le titre, ni la science, ni la vertu… Être GOUVERNÉ, c’est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est, sous prétexte d’utilité publique, et au nom de l’intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre résistance, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale !”

    Il faut dire que depuis 1851, vous avez eu le temps d’oublier.


  42. Pegaz Le 27 juin 2016 à 19h46
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    Quand il ne le souhaitent pas, peu importe le référendum ils ont les moyens de le contourner, (France, Hollande, Irlande), de l’invalider (Catalogne) de le sanctionner (Grèce), de battre des campagnes de désinformations et de peur. Ils ont toutes les cartes en mains pour se faire. L’exception anglaise avec ses aménagements, sa monnaie, sa City au volume supérieur de celui des bourses européennes, le frère américain et maintenant cet article. http://arretsurinfo.ch/le-brexit-un-calcul-strategique-et-voulu/
    Alors si l’Europe se reconstruit le Brexit en est l’amorce volontaire, un déséquilibre assumé et pour réponses à ces peuples qui ne comprennent pas cette Europe et qui réclament plus de sécurité intérieur et extérieur leur sera proposé le TAFTA, une armée et une police européenne. Emploi et sécurité. Qui gère l’Europe ?


  43. yann 35 Le 27 juin 2016 à 20h22
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    démocratie façon athénienne : ni les femmes, ni les métèques, esclaves ou enfants ne votent, seuls le font les citoyens, surtout les citadins (les bourgeois quoi !). Pour financer tout ça, plein d’autres cités doivent raquer, et quand elles râlent, Athènes envoie l’armée …
    bon, l’histoire se répète ! L’esclavage pour dette réapparait …
    https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_ath%C3%A9nienne
    et effectivement, cela finit toujours mal heureusement !


  44. Feubeuh Le 27 juin 2016 à 21h22
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    Moi je pense qu’il ne faut poser que des questions auxquelles on connait la réponse.
    (en fait qu’on connaisse avec certitude les conséquences de la réponse)

    Par exemple, aujourd’hui on pourrait presque poser la question “Voulez vous revenir au Franc” ( presque hein, parceque l’idéologie aveugle est source d’irrationalité)

    Une bonne analyse de Poutine sur le Brexit :
    http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Pour-Poutine–Cameron-fait-du-chantage-au-Brexit-17512050

    Le premier ministre britannique David Cameron a organisé le référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne pour «faire chanter l’Europe», a suggéré vendredi le président russe Vladimir Poutine. Ou même «pour l’effrayer», a-t-il ajouté.


    • Chris Le 28 juin 2016 à 01h06
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      Faut pas oublier que c’est le Royaume Uni qui pousse le plus pour les sanctions contre la Russie.
      Qui se trouve en embuscade avec la “coalition” auto-proclamée anti-deachiste, laquelle en réalité soutient Al Qaïda & affiliés, la rébellion syrienne dite modérée ayant fait long feu depuis bien longtemps et dont les forces spéciales s’activent également au Yémen et en Libye.
      Pas étonnant qu’un Poutine s’en donne à coeur joie, autant pour se moquer des Européens, éternels idiots utiles, que pour tacler le Royaume Uni.


  45. Boyington Le 27 juin 2016 à 21h23
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  46. J Le 28 juin 2016 à 07h00
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    Razut, on m’a devancé…
    Et à propos de “mépriser le peuple”, certains devraient méditer ce constat amer de Bertolt Brecht en voyant l’application concrète du communisme auquel il avait cru passionnément : “J’apprends que le gouvernement estime que le peuple a “trahi la confiance du régime” et “devra travailler dur pour regagner la confiance des autorités”. A ce stade, ne serait-il pas plus simple de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ?”.

    L’UE est sur les mêmes rails que l’URSS, on crève de froid comme de chaleur.


  47. ManuUK Le 28 juin 2016 à 15h23
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