Et bien au vu de l’actualité, je me décide à publier cette nouvelle série, afin de mettre un peu de bonne humeur le mercredi !

I. Olivier Delamarche

Un grand classique : Olivier Delamarche sur BFM Business

Comme beaucoup me l’on signalé, voici le reportage d’Arrêts sur Images sur lui :

Je me permets une remarque sur le titre : “Prophète de malheur”.

C’est amusant car jusque-là, Delamarche a eu parfaitement raison. On qualifie aussi Paul Jorion de prophète.

Ma question : “Pourquoi les analystes qui ont raison sont appelés Prophètes, et les analystes qui se trompent tout le temps sont appelés Experts ?”.

II. La BCE

Mais le vainqueur de ce petit concours d’humour est comme chaque semaine Mario Draghi, aidé des Gouverneurs de la Banque Centrale Européenne – la relève de Trichet est assurée !!!

Alors cette semaine, Mario-Xérox Draghi a décidé de continuer le grand jeu de “Pourrissons le bilan de la Banque Centrale pour soulager des investisseurs privés.”

Obligation etat achat BCE

Obligation etat achat BCE

Cette semaine :

  • Les gains du jackpot de l’€uroMillions de la BC Européenne des Jeux : 8,6 Md€ (contre 8 Md€ la semaine passée) ;
  • Le perdant cette semaine est : la Banque Centrale, pour la 16e semaine de suite – c’est ballot ! ;
  • Les gagnants sont : euh, comme d’habitude, on ne sait pas !

Obligation etat achat BCE dette

Ainsi, le bilan hebdomadaire de la BCE montre que l’Eurosystème possède désormais 203 Md€ de créances douteuses d’États (soit désormais plus que les recettes annuelles nettes de l’État français) – pour, rappelons-le, 81 Md€ de capital et de réserves – elle est pas belle notre Banque Centrale, qui se transforme semaine après semaine en bad bank, avec des effets de levier qui vont finir par être dignes de certaines banques privées évoquées précédemment…

Et encore, on a appris cette semaine qu’il existerait un accord au sein du conseil des gouverneurs pour ne pas acheter PLUS DE 20 md€ d’obligations pourries par semaine : sympa, ils ne crameront pas plus de 100 % des fonds propres chaque mois… Ainsi :

NOUS DEVONS EXIGER, en tant que contribuables, de connaître :

  1. la composition par pays du stock et des achats de ces dettes publiques qui n’ont rien à faire dans le bilan d’une Banque Centrale, ainsi que les règles prévalant lors des achats pour choisir les vendeurs servis ;
  2. l’identité et la durée de détention des vendeurs d’obligations que la BCE a soulagés d’un grand souci, car :
  • cela revient à subventionner à 100 % sur fonds publics des investisseurs privés, pour leur éviter toute perte ;
  • il est impossible que contrôler qu’il n’y a pas abus de droit, et qu’il ne s’agit pas d’un financement quasi-direct des Etats, interdit par les traités…

Haute trahison ?

Dernier point, en conclusion : voici le montant de l’argent que les banques ont déposé “au chaud” à la BCE :

Facilités de dépôt argent dépose BCE

Ainsi l’utilisation de la facilité de dépôt s’est située à EUR 256,3 milliards, contre EUR 236,8 milliards la semaine précédente.

Tout va bien…

54 réponses à Miscellanées {Delamarche, BCE}

  1. Marcus Le 30 novembre 2011 à 05h39
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    Olivier Delamarche fait référence à l’histoire lorsqu’il dit que ça va très mal finir “des émeutes, une guerre”.
    Les grands hommes politiques visionnaires ont toujours été pétris d’histoire de leur pays. On manque d’hommes d’Etat de ce genre.
    Pour ce qui est de la BCE en effet ils triturent tous les traités en permanence.
    L’avis des peuples là dedans ne compte pas…
    Ils sont experts … !


  2. yann Le 30 novembre 2011 à 06h52
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    « Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre. »   Karl Marx


  3. bourdeaux Le 30 novembre 2011 à 07h03
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    BER-RU-YER  PRE-SI-DENT , DE-LA-MARCHE-A –MA-TI-GNON !
     BER-RU-YER  PRE-SI-DENT , DE-LA-MARCHE-A –MA-TI-GNON ! Tous ensemble heu tous ensemble ouais…
    Que faites-vous, Olivier, une fois à l’Elysée (rions un peu…) ? A vous entendre, et vous lire, j’ai l’impression que vous expliqueriez gentiment aux créanciers que vous n’avez pas les moyens de les rembourser. Mais quels créanciers ? les détenteurs français d’assurance-vie uniquement ? Les créanciers étrangers seulement ?  Autrement dit, comment organisez-vous le défaut avant de faire interdire constitutionnellement le vote de budgets en déficit ?


    • Marcus Le 30 novembre 2011 à 08h10
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      bourdeaux, il n’y a pas de bonne solution tellement la situation est grave. Du jamais vu dans l’histoire de l’humanité à une telle échelle.
      Le défaut est la moins mauvaise des solutions, c’est tout. Ce n’est pas la panacée, loin de là.
      La monétisation consiste à créer toujours plus de dette pour rembourser les intérêts de la dette, une histoire sans fin.
      Et la conséquence risque d’être l’hyperinflation, impôt maximal imposé aux plus pauvres.
      Bonne journée !


  4. Éric Le 30 novembre 2011 à 07h51
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    Je partage totalement votre analyse mais n’est ce pas une chose inévitable que la BCE achete les obligation d’états autrement le système s’arrête et tout implose…
    Pourriez vous un jour faire un billet sur le compte d’exploitation France et donner les raisons de notre endettement éternel. Nous serions quels secteurs creusent les déficits et on éviterait les discussions de comptoir de café: services non marchands, régimes spéciaux, dépenses des collectivites, aides sociales, secteur privé finançant le public…. Quelles sont les dépenses incompressibles et celles qui ne le sont pas. Une analyse de contrôleur de gestion qui est faite dans toute entreprise privé afin de faire un diagnostic et chercher des solutions. Je serai heureux de l’envoyer à pas mal de gens afin de leur ouvrir les yeux définitivement sur le “patient” France.


    • morvan Le 30 novembre 2011 à 09h16
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      Quels secteurs creusent les déficits ? La liste est longue. Il y a par exemple la politique fiscale avec les énormes cadeaux aux possédants/dirigeants, on parle de 200 milliards par an. Il y a les guerres, notamment des Etats Unis au reste de la planète. une ruine d’autant qu’elles sont toutes perdues d’avance : Vietnam, Irak, Afghanistan, Libye, et autres passées et malheureusement à venir.
      Il y a aussi la corruption. Je dis par là, toutes les dépenses faites pour tenir leur système en vie. Je pense aux médias bien sûr mais pas seulement. La liste est très longue et le gouffre énorme. Sans cela, le système s’écroule tout seul.


    • Daniel Le 30 novembre 2011 à 09h39
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      L’inflation, ça sera une mort lente et douloureuse. Le défaut, ça sera une mort rapide et on pourra préparer les obsèques pour en faire une grande fête.
      Je crois qu’il faut ramener le niveau de dette à un seuil “acceptable”, pourquoi pas les fameux 60% du pib ? Donc défaut sur tout ce qui est “au dessus”. Avec interdiction de déficit pour les états (pour ne plus repasser au dessus). Si suite au défaut “on” ne prête plus aux états, c’est la BCE qui prend le relais, mais je crois qu’on prête plus facilement à quelqu’un qui n’est plus surendetté ou en voie de surendettement (cf l’argentine, qui avait de nouveau des propositions de prêts après son défaut).
      Et pour éviter l’effet domino du défaut, il faut des règles de transformation des dettes en capital pour les banques systèmiques (comme défendu par Vincent Bénard), et sans doute un certain nombre d’autres règles à préparer dès maintenant.


  5. Vincent Le 30 novembre 2011 à 07h51
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    “Ma question : “Pourquoi les analystes qui ont raison sont appelés Prophètes, et les analystes qui se trompent tout le temps sont appelés Experts ?”.”

    Paul Jorion n’a pas dit autre chose ce matin sur France Culture… ;)
    Intervention passionnante d’ailleurs.


  6. Pascal contend Le 30 novembre 2011 à 08h42
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    Paul Jorion sur France culture ce matin :
    link to franceculture.fr


  7. morvan Le 30 novembre 2011 à 08h46
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    Merci aux 2 Olivier, Berruyer et Delamarche pour leur travail auquel j’adhère totalement. Aujourd’hui retraité, j’aurais beaucoup de choses à dire car j’ai vu cette crise venir au fil des années 70/80. Inéluctable. Comptable de formation, pour moi 1 + 1 cela fera toujours 2. Mais je voudrais dire un mot sur les lamentables “journalistes” de “Arrêts sur image”. Et en plus leur site est payant !!!!!!
    Plus nul je meurs. La blonde va jusqu’à la moquerie. Et la fin est sublime, quand ils parlent du décor de la mise en scène. Tout le monde s’esclaffe. On rigole. Affligeant. J’ai honte pour eux.
    J’étais assis pour regarder la vidéo. Heureusement.
    Amicalement
    André


    • Vincent Le 30 novembre 2011 à 09h17
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      @morvan : les “journalistes” de “Arrêts sur image” sont-ils lamentables parce qu’ils font payer l’accès au site ou parce qu’il présentent la chose avec humour ou pour d’autres raisons. J’ai pas trop compris.
      “Arrêts sur image” a au moins l’intérêt de mettre en contradiction différents point de vue contrairement à de nombreux médias. Et ces journalistes ne vivent que des abonnements (qui sont très loin d’être exorbitants). Libre à vous d’aimer ou de ne pas aimer mais moi je préfère les encourager, voir les défendre car c’est une des rares voix dissonantes qu’il reste encore aujourd’hui.
      Et justement je venais faire remarquer qu’arrêt sur images avait consacré une partie de sa chronique quotidienne à la prestation d’Olivier ce vendredi. Et la chronique est gratuite et reprise sur Rue89 (“le bazooka de la BCE”)
      link to arretsurimages.net


      • morvan Le 30 novembre 2011 à 13h39
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        Je les trouve particulièrement incompétents. J’ai trouvé de la moquerie et non pas de l’humour dans leurs propos. J’ai l’impression qu’ils débarquent d’une autre planète. Vraiment désolé pour ceux qui les apprécient.


    • Pana Le 01 décembre 2011 à 23h59
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      Morvan ou André,
      Tardivement, à 200% d’accord avec vous.
      Affligeant quant on pense aux problèmes auxquels nous sommes tous confrontés.
      De surcroît, ils reçoivent un salaire pour dire de telles conneries alors que des personnes plus compétentes sont en recherche d’un vrai emploi .
       


  8. Romaric C Le 30 novembre 2011 à 08h51
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    Vu la situation actuelle,
    je crois que ce ne serait pas une si mauvaise chose de vous demander plus de “droleries”.

    PS: on a toujours tord d´avoir raison en premier ;)


  9. logique Le 30 novembre 2011 à 09h01
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    C’est quoi se delrire mistique de prophéte est de prophétie, vous prenez les canards sauvage pour les oiseaux du bon dieu, ou quoi ?


  10. fabrice Le 30 novembre 2011 à 09h12
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    “Pourquoi les analystes qui ont raison sont appelés Prophètes, et les analystes qui se trompent tout le temps sont appelés Experts ?”

    mon interprétation tiens à la célèbre maxime ”nul n’est prophète dans son pays”

    donc prophète mériterait d’être reconnu à l’intérieur et sera ou est reconnu à l’extérieur et qu’expert c’est pour essayer de se vendre à l’extérieur de son pays alors qu’il ne le mérite pas déjà pas à l’intérieur.


  11. Patrick-Louis Vincent Le 30 novembre 2011 à 10h09
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    En attendant, ces interventions massives de la BCE font baisser l’euro face au dollar (1,51€ il y a deux ans ; 1,32€ aujourd’hui) et la tendance est toujours baissière. C’est mauvais pour l’Allemagne qui a besoin d’un euro fort ; c’est bon pour la France et tous les pays dont la balance des paiements est largement déficitaire.

    Mais, comme c’est mauvais pour l’Allemagne, le petit jeu de la BCE ne va pas s’éterniser. Les Allemands vont réagir vite. L’une des options est un euro à deux vitesses ; l’un pour les pays excédentaires, l’autre pour les pays déficitaires. Le problème, c’est la France ! dans quel camp l’a place-t-on ? A la queue de la 1ère division, ou à la tête de la seconde division ?


    • fabrice Le 30 novembre 2011 à 10h35
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      Ce qui me conforte que la piste proposée par Olivier d’un euro basé non plus sur un montant fixe à un instant T doit être remplacé par la moyenne d’un panier d’euro zone.

      Euro zone (au nombre de 3) redefini tous les ans en fonction des résultats économique de chaque pays qui pourra ainsi changer d’euro zone ou peut être pour éviter l’appartenance géographique (après tous l’allemagne chuter un jour et la grèce devenir leader), plutôt euro valeur :  euro C ( change élevée), euro B (change moyen), euro C (change petit) ce qui donnerait une valeur correcte de l’euro à l’international et sur le plan national une valeur exacte  de l’euro.

      je fais un peu au pieds levé la traduction de ce qu’avait évoqué Olivier et suis je explicite ?


      • Patrick-Louis Vincent Le 30 novembre 2011 à 11h45
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        Un panier moyen entre des monnaies fortes et des monnaies faibles, c’est comme de l’eau tiède, moyenne entre de l’eau glacée et de l’eau bouillante. Si vous mettiez un pied dans l’eau glacée et l’autre dans l’eau bouillante, vous pouvez dire que vos pieds sont dans de l’eau tiède. J’invite chacun à faire l’expérience.


        • Fabrice Le 30 novembre 2011 à 13h15
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          Ah je n’aurais pas mis le thermodynamique au secours de l’économie (je n’avais pas vu ce commentaire) mais si vous voulez je parle plutôt de mélanger de l’eau froide avec de l’eau chaude ce qui fait de l’eau tiède bien plus gérable par le derme délicat de vos pieds ^^


  12. BA Le 30 novembre 2011 à 10h14
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    Le mercredi, on rit : regardons “les prets bilatéraux au FMI”.

    Vous allez rigoler avec les “prets bilatéraux au FMI”.

    Lisez cet article :

    La force de frappe du Fonds de secours, le FESF, est insuffisante. Il n’atteindra “probablement pas” le montant de 1000 milliards d’euros, initialement prévu fin octobre, a reconnu Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, à l’issue d’une réunion à Bruxelles.
     
    La zone euro a décidé mardi soir d’ “examiner rapidement une augmentation des ressources du FMI au travers de prêts bilatéraux” des pays de l’Union monétaire, a déclaré M. Juncker.
     
    link to romandie.com
     
    Voici l’explication des “prêts bilatéraux au FMI” (idée géniale !) :
     
    1- Les Etats de la zone euro sont surendettés.
     
    2- Le FESF sera insuffisant pour sauver les Etats européens surendettés.
     
    3- Le FMI sera insuffisant pour sauver les Etats européens surendettés : la capacité de prêt du FMI est seulement de 300 milliards d’euros.
     
    “La capacité de prêt totale du FMI est actuellement de l’ordre de 400 milliards de dollars, soit environ 300 milliards d’euros.”
     
    link to tdg.ch
     
    4- Donc les Etats européens surendettés vont emprunter encore plus d’argent sur les marchés : les Etats européens surendettés vont se surendetter encore plus.
     
    5- Ensuite, les Etats européens surendettés vont prêter cet argent au FMI, et ensuite le FMI va pouvoir prêter cet argent aux Etats européens surendettés.
     
    6- Nos dirigeants sont des génies.


    • Patrick-Louis Vincent Le 30 novembre 2011 à 11h23
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      Nos dirigeants cherchent à gagner du temps. Ils savent que la situation a atteint un point de non retour. Les Français ont longtemps cru et parié que Mme Merkel cèderait et que la BCE deviendrait le prêteur en dernier ressort. Ils ont enfin compris que les Allemands ne cèderont pas. C’est pourquoi, le couple franco-allemand prépare une sortie de l’euro (partielle dans un premier temps).

      En attendant, il faut tenir. Puisque la BCE ne peut prêter aux états, elle prêterait au FMI, sous garantie du FMI, qui prêterait aux états. Mais ce n’est pas encore gagné, car, ne l’oublions pas, les états émergeants ont un poids de plus en plus important à la direction du FMI (l’Union Européenne représente moins de 30% des droits de vote).

      Comme il s’agit de prêter à l’Italie, l’enjeu est énorme, car, l’Italie, c’est le troisième emprunteur mondial, après les US et le Japon. Ler dernier gros prêt du FMI, c’était 110 milliards € à la Grèce ; là, l’on parle de 5 fois plus !

      Le but est d’enrayer l’envolée des taux d’intérêt auxquels l’Italie emprunte. Certes, l’Italie pourrait emprunter à 4 ou 5% au lieu de 7 à 8%. C’est mieux, mais c’est de toute façon trop en période de récession, et cela fera toujours plus de dettes à rembourser pour l’Italie.

      Les dirigeants européens savent tout cela. Ils cherchent simplement à gagner quelques mois, le temps que le politique prennent enfin en compte la situation  économique et financière que les marchés pointent du doigt depuis des mois.


      • Marcus Le 30 novembre 2011 à 11h35
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        En effet nos dirigeants cherchent à gagner du temps. C’est particulièrement vrai pour Nicolas Sarkozy qui doit mettre un cierge tous les matins pour le maintien du AAA de la France jusqu’à l’élection Présidentielle…


  13. Grégory Le 30 novembre 2011 à 10h37
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    Ma question : “Pourquoi les analystes qui ont raison sont appelés Prophètes, et les analystes qui se trompent tout le temps sont appelés Experts ?”.

    Paul Jorion a posé exactement la même dans une de ses vidéos récentes. Plus récemment, c’était stupéfiant de voir Olivier Delamarche sur BFM se faire asticoter par un journaliste récurrent qui l’accusait d’être “pessimiste”. Longtemps je croyais que les journalistes qui l’interviewait, avec un certain professionalisme du spectacle, jouaient les oies blanches pour provoquer le loup Delamarche. Mais en fait, ce jeune journaliste bon tein semblait vraiment prendre tout ça très à coeur, et j’avais envie de lui dire : tout ce qu’Olivier Delamarche a pronostiqué s’est soit réalisé, soit rapproché ; tout ce que vous avez pronostiqué c’est soit invalidé, soit éloigné. Selon toute grille objective, il est dans le juste et vous dans l’optimisme. Pourtant vous essayez de le placer dans le pessimiste. Ca nous indique sans ambiguité que votre grille d’analyse ne se soucie pas des démentis par les faits, et que partant, elle ne vaut pas un clou à l’heure de savoir *vraiment* ce qui va se passer. Mais surtout, ça m’a bien montré que même les analystes sont totalement prisonniers des croyances. Ce que l’humanité cherche, ce ne sont pas des prophètes, ce sont des gens qui ne croient ni au Père Noël, ni à la main invisible, ni au pari sur l’horrible (“ça ne pourrait être vrai parce que sinon ce serait trop horrible”)


    • Patrick-Louis Vincent Le 30 novembre 2011 à 11h33
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      Je regarde aussi les interventions de Delamarche, et, à chaque fois, je trouve ce journaliste, tout beau, tout gentil, tout frais moulu dans les écoles du keynésianisme, toujours aussi stupéfait de ce que Delamarche tente de lui faire comprendre. Il en devient pathétique.

      Ceci dit, ne soyons pas trop sévère avec BFM. Ils ont un grand mérité, c’est d’inviter à des débats des gens qui ne pensent pas comme eux. C’est vrai pour Delamarche, c’est également vrai pour Olivier, invité régulier, c’est vrai aussi pour Asselineau, partisan de la sortie de l’Union Européenne, qui a été invité par Nicolas Doze, et qui a produit un débat de très grande qualité. Aucun autre media n’a invité Asselineau.


      • fabrice Le 30 novembre 2011 à 12h34
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        “tout frais moulu dans les écoles du keynésianisme,” à mon avis vous n’avez pas bien lu les sources d’Olivier qui se réfère à lui souvent.

        le problème ce n’est pas Keynes bien au contraire qui disait de mémoire que les marchés laissés à le même sans intervention des états amenaient à des impasses (voir pire on peut le voir maintenant) c’est le financiarisme (terme que j’ai découvert dans ce site) qui sont les sources de notre commentateur.


        • Patrick-Louis Vincent Le 30 novembre 2011 à 13h52
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          “le problème ce n’est pas Keynes bien au contraire ”

          Bah si ! Quand Obama injecte 3 000 milliards de dettes dans l’économie pour avoir de la croissance, c’est du keynésianisme. Et ça ne marche pas.

          Mais ces dettes profitent bien a quelqu’un ; elles profitent à ceux qui prêtent, du moins tant que cela perdure. Il y a donc connivence, ou intérêts convergents, entre les états keynésiens et les financiers. Voilà pourquoi les financiers poussent à la roue pour que les états trouvent des moyens pour continuer à emprunter toujours davantage.

          Si l’on arrête d’emprunter, tout s’écroule ; les états qui ne peuvent plus financer l”état-providence et les banques qui ne gagnent plus d’argent.

          Cette connivence entre les états dispendieux et la finance avide, c’est le système dans lequel nous vivons et qui est condamné à disparaître.

          La question qui se pose est : qui va jouer le rôle de Philippe Le Bel et qui va être immolé sur le bûcher, comme les Templiers ? Car l’histoire se répète ; elle n’est pas linéaire, mais cyclique. Et l’homme depuis 8 siècles n’a pas changé. Il préfère toujours la facilité à l’effort, emprunter plutôt qu’épargner, faire payer ses dettes par les autres plutôt que d’épargner…

          L’homme ne devient vertueux que quand le désir ne trouve plus sa satisfaction.


  14. ERDE Le 30 novembre 2011 à 11h11
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    Bonjour Olivier, et merci encore pour ce billet….

    Tout cet argent n’a pas été perdu , certains continuent d’en profiter ( il n’y a qu’à voir le yoyo des bourses.
    Au risque de passer pour un grand naïf :
    La moins mauvaises des solutions seraient de faire défaut….
    Les financiers perdraient certes, mais il leur en restera toujours assez pour vivre confortablement.
    Concernant la part ,des petits épargnants détenteurs il sera assez aisé de les dédommager par la suite avec un prêt cette fois ci à un taux bas prédéterminé de la BCE.
    En parallèle avec une réduction des dépenses des états, en établissant un nouveau modèle de société, nous pourrions nous en sortir en évitant la chaos.
    Dans ce monde globalisé, le chaos ne pourrait être que mondial et nos sociétés occidentales ne sont nullement préparées comme peuvent encore l’être les sociétés “dites primitives” alors que celles-ci font preuve de bon sens et de simplicité dans leur manière de fonctionner.

     


  15. anne fb Le 30 novembre 2011 à 12h47
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    J’ai découvert votre site grâce à asi et l’émission de vendredi dernier.
    Vous m’avez convaincue : il n’y a pas d’autres solution que de faire défaut.
    Par ailleurs, je suis surprise qu’à gauche, on semble envisager plus facilement un budget en déficit que de faire payer les riches.
    Par contre, j’imagine que pour certains investissements de long terme, l’Etat sera obligé d’emprunter (un peu comme les collectivités locales).
    Dans ce cas, pourquoi la banque centrale ne servirait-elle pas de banquier ?
     
    Et autre chose sur le défaut. Je ne sais pas si vous avez vu Emmanuel Todd chez TADDEI hier soir, mais il a fait une intervention extraordinaire, qui va tout à fait dans votre sens.
    Il lui a été objecté que la dette française était principalement détenue par des pays émergents, dont la Chine, et pas par LIliane Bettencourt.
    Est-ce vrai ? Existe -t-il un moyen de savoir qui détient la dette française ?
    Des travaux ont-ils été fait dans ce sens ?
     


    • Patrick-Louis Vincent Le 30 novembre 2011 à 13h58
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      “je suis surprise qu’à gauche, on semble envisager plus facilement un budget en déficit que de faire payer les riches.”

      C’est pourtant simple. Pensez-vous que Hollande va perquisitionner les hôtels particuliers de Fabius et DSK pour leur piquer les tableaux de maîtres qu’ils ont planqués ?

      La gauche française, c’est le partie radical de Daladier. Idées à gauche et porte-feuilles à droite.


    • Alain34 Le 30 novembre 2011 à 14h25
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      La réponse : On sait que grosso merdo 70% sont détenus par des non résidents, mais qui sont ils précisément, mystère…
      La non réponse officielle à la question :
      link to christianvanneste.fr


  16. JVO Le 30 novembre 2011 à 12h49
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    Si l’euro explose, la BCE disparaît et ses actions douteuses aussi non ? C’est pas ça la stratégie ? Encore que la notion de disparaître est sûrement simpliste.


  17. Alain34 Le 30 novembre 2011 à 13h54
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    Toujours aussi bonnes les interventions de O. Delamarche !
    Au passage, je ne sais pas si vous avez regardé ‘ce soir ou jamais’ hier soir, mais ca parlait, entre autre, de la dette avec en particulier un petit débat sur ‘faut il rembourser la dette?’ avec un Emmanuel Todd remonté comme une pendule face à Jean-Michel Six, Chef économiste Europe de S&P …
    link to ce-soir-ou-jamais.france3.fr Ca commence à la minute 27 jusqu’à 1h04
    [edit]Grillé par Anne fb ! :) [/edit]


  18. tchoo Le 30 novembre 2011 à 15h14
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    Pourriez vous un jour faire un billet sur le compte d’exploitation France et donner les raisons de notre endettement éternel.
    @ Eric, aucun secteur ne creuse le déficit si ce n’est celui de la baisse des impôts.
    - Les soldes primaires (sans intérêts) des budgets des Administrations publiques sont sensiblement en équilibre moyen sur la période 1980 – 2008.
    – Les déficits des budgets des Administrations publiques sont dus aux intérêts qu’il a fallu payer et qui représentent maintenant le second poste budgétaire après l’enseignement.


  19. tchoo Le 30 novembre 2011 à 15h21
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    La BCE achète des créances irremboursable moyennant échange de monnaie!
    a qui achète-t-elle ces créances?
    n’est ce pas une monétissation de la dette?
    où est l’inflation, alors?


  20. henry38 Le 30 novembre 2011 à 16h50
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    Tout ça m’a mis de très bonne humeur !
    Je pars au Japon dans dix jours et je ferai tout pour obtenir un visa de longue durée.
    Ceci étant, puisque comme le suggéraient et Paul Jorion ce matin sur France Culture et Olivier Delamarche, je suis allé relire l’histoire de la crise japonaise.
    J’ai trouvé ceci : link to groupe.socgen.com
    un assez bon aperçu de ce qui s’est passé au début des années 2000 au Japon.
    Je reverrai le building à moitié vide de Dai-Ichi sur Hibiya Dori pratiquement vide qui est un “land-mark” de la crise japonaise …
    Mais ce qui est réconfortant c’est la manière dont le Japon a finalement récupéré de cette crise, certes en ayant une dette gigantesque (non rémunérée puisque les taux d’intérêt sont proches de zéro, contrairement aux dettes de la zone euro) détenue à 96 % par des résidents (deuxième différence avec les dettes des Etats Européens) et ceci malgré dix ans de déflation. 
    Et l’économie japonaise repart de nouveau grâce (si l’on peut parler ainsi) au tremblement de terre dévastateur du 11 mars 2011.
    Y a-t-il une solution “à la japonaise” pour l’Europe ? 


    • Marcus Le 30 novembre 2011 à 16h57
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      attention aux radiations… humour noir hélas…


    • step Le 30 novembre 2011 à 18h27
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      on fait péter une petite centrale histoire de relancer tout ceux qui survivront ?


    • Wilmotte Karim Le 01 décembre 2011 à 02h01
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      La Japon est loin d’aller bien et on va avoir du mal à trouver les relais de croissances extérieures dont le Japon a pu profiter au début des années 2000.
       
      Le problème, ce n’est ni la Grèce, ni l’Allemagne, ni la France, ni la zone euro, ni le Royaume-uni, ni les USA, ni la Chine. Le problème, c’est le cumul des problèmes locaux dans un problème global.
       
      A moins de trouver “ze” technologie qui permettra de relancer une bulle, ca va mal, très mal finir.
       
      Mais parfois, c’est au fond du trou…


      • Patrick-Louis Vincent Le 01 décembre 2011 à 09h22
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        Le monde entier entre progressivement en récession. Comment faire de la croissance quand tout est construit. L’on ne va pas multiplier les aeroport, les ports, les autoroutes à l’envi.

        Il faut donc détruire pour reconstruire. C’est par la guerre que la grande dépression a pris fin. Ne soyons pas naïf, ce type de raisonnement est en germe dans certains cerveaux.

        Il faut une bonne guerre, disaient nos aïeux ; ils l’ont eue ; ils en ont même eu plusisieurs ! Et ça continue de nos jours quand on voit ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire et en Lybie.

        Le hic, indépendemment du fait du caractère immoral de ce type de raisonnement, c’est que, pour  faire la guerre, il faut beaucoup s’endetter ! Je ne sais pas si c’est vraiment le moment. 


    • bourdeaux Le 01 décembre 2011 à 08h17
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      Pardon henry38 mais vous êtes drôlement optimiste sur le japon ! la croissance n’y existe que dans les cimetières, et avec 250 % du PIB de dettes, c’est pas près de s’arranger…


  21. néophyte Le 30 novembre 2011 à 20h15
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    Bonjour,
    J’ai découvert ce blog début aout 2011, depuis j’y jette un coup d’œil très régulièrement.
    Je tiens à remercier tous les participants à la rédaction de tous ces billets car cela doit être plutôt énergivore. J’apprécie la fréquence des posts et le fait qu’ils soient courts.
    L’objet de mon commentaire concerne en réalité un autre site économique. 
    link to zerohedge.com
    Ce site est une des sources d’Olivier DELAMARCHE d’après l’interview donnée à ASI. Je l’ai découvert suite à cette interview il y a quelques semaines. Il m’est plus difficile d’accès (je ne suis pas familier aux abréviations ou termes économiques anglais), cependant il me semble qu’il produit aussi des articles intéressants.
    Hier, par exemple, on a pu trouver un article plutôt intéressant sur les prédictions de la société générale. Ou aujourd’hui un autre sur la possibilité que l’accord entre banques centrales résulte du fait qu’une banque française fut en grande difficulté.
    Voila pour mon commentaire qui n’a pour seul but que de proposer à ceux qui ne l’ont pas croisé ce site de “prophéties?” économiques.
     
    Bien cordialement
     
     
     


    • Marcus Le 30 novembre 2011 à 21h36
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      Oui, oui, néophyte, c’est un site intéressant !


      • Patrick-Louis Vincent Le 01 décembre 2011 à 09h02
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        Je confirme. Site indispensable, mais pour anglophones seulement. De nombreuses informations de zerohedge sont reprises sur les sites de JP Chevalier et Jovanovic.


    • henry38 Le 01 décembre 2011 à 11h27
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      Je viens d’aller su le site de zerohedge et je me permet de reproduire le début de l’article relatif à la dette du Japon :

      In his latest letter to LPs, Kyle Bass of Hayman Capital Management, offers his tell-tale clarity on what may lie ahead for Europe and Japan. With his over-arching thesis of debt saturation becoming more plain to see around every corner, Bass bundles the simple (and somewhat unarguable) facts of quantitative analysis with a qualitative perspective on the cruel self-deception that we all see and read every day about Europe.

       
       
      Whether it is Kahneman’s “availability heuristic” (wherein participants assess the probability of an event based on whether relevant examples are cognitively “available”), the Pavlovian pro-cyclicality of thought, or the extraordinary delusions of groupthink, investors in today’s sovereign debt markets can’t seem to envision the consequences of a default.

      His Japanese scenario is no less convicted, as we have discussed a number of times, with the accelerant of this debt-bomb being the very-same European debacle and his time-frame for this is set to begin in the next few months.

      Je rappelle encore une fois que la dette japonaise est détenue à 96 % par des résidents (banques et particuliers) et que le scénario catastrophe invoqué par l’auteur de ce billet ne s’applique pas au Japon !!! 


  22. Marcus Le 30 novembre 2011 à 20h40
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    L’Europe, l’Europe, il y a peut-être plusieurs sortes d’Europe possible.
     
    link to dailymotion.com
     
    Amicalement.
    Marc


  23. Patrick-Louis Vincent Le 01 décembre 2011 à 09h35
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    Cela sent de plus en plus le roussi. Voici une notation, d’une agence, Egan-Jones, nous dit-on, indépendante, qui place la France au niveau A-

    link to leblogalupus.com

    Vous remarquerez que cette agence considère que la France a une dette déjà à 100% de son PIB. Elle doit certainement prendre en compte certains postes hors bilan.

    Cette agence s’attend à une nationalisation de certaines banques françaises, avant la fin de l’année.


  24. henry38 Le 01 décembre 2011 à 11h18
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    Comme je l’ai déjà dit à de nombreuses reprises dans divers blogs le Japon dispose de réserves de change considérables qui permettent à la BoJ de financer la reconstruction des zones dévastées par le tsunami (je ne parle pas de Fukushima, nom sur lequel l’inconscient populaire s’est cristallisé) mais de la préfecture de Sandaï, très industrialisée et la plus touchée. Le gouvernement japonais a injecté l’équivalent de 650 Milliard d’euros pour la reconstruction sans effet notable sur l’inflation qui aurait pu être alimentée par cette injection de liquidités conjuguée à l’accroissement des importations de produits pétroliers. Pour information, au mois d’août, la facture pétrolière a augmenté de 40 % par rapport au mois d’août 2010 et la facture gazière de 15 %, conduisant à une augmentation de 7,4 Md de dollars de surcoût pour ce seul mois d’août. Je parle du mois d’août car les climatiseurs fonctionnent notoirement même si l’esprit civique des Japonais a eu pour résultat de réduire la consommation d’électricité pour ce mois d’août 2011 de plus de 20%.
    D’autre part, vous n’êtes pas sans ignorer que le premier partenaire commercial du Japon est la Chine qui ne maîtrise pas les hautes technologies qui constituent la vigueur de l’économie japonaise. Un seul exemple significatif : la robotique. La Chine a commandé des centaines de milliers de robots pour remplacer des ouvriers dans les immenses usines d’assemblage d’ordinateurs ou de smart phones afin d’assurer à terme les contrats de fournitures à ses clients occidentaux, le parti étant de plus en plus préoccupé par la montée du mécontentement populaire, même si cela peut paraître paradoxal aux yeux d’un Européen. Comme on a pu le constater au printemps, des pans entiers de l’économie mondiale dépendent du Japon (industrie automobile notamment) et la proximité des pays émergents très dynamiques comme l’Indonésie, la Malaisie ou encore le Vietnam constitue un vaste marché pour le Japon.
    Je pense, à mon humble avis que le Japon est à l’abri, certes pour le moment, de la crise profonde qui apparaîtra inévitablement en Occident, crise déclenchée par les USA, faut-il le rappeler. 


  25. Marcus Le 01 décembre 2011 à 11h21
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    Au sujet de l’intervention coordonnées des banques centrales :
    link to blog.crottaz-finance.ch


  26. Pana Le 02 décembre 2011 à 00h13
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    Bonsoir !
    Une fois de plus, merci pour le commentaire.
    Pour ceux qui critique l’attitude de Mme Merkel, j’aimerais tout de même rappeler qu’après la chute du Mur de Berlin, l’Allemagne a réintégré l’Allemagne de l’Est et que le coût de cette opération était très importante pour sa population.  Elle l’a faite seule, en maîtrisant son budget avec l’appui de la population aussi, grâce à beaucoup de rigueur. Malheureusement, je ne ressens absolument pas ce désir de la part des français en écoutant et en regardant “arrêtsurimages.net.
    Encore un grand merci à Olivier Berruyer et à Olivier Delamarche pour ces moments de vérité.
    Ma mère, âgée de 81 ans, vous félicite, pour toutes vos informations


    • Marcus Le 03 décembre 2011 à 14h32
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      Pana, je suis sûr qu’Olivier est touché par votre message.
      C’est bien qu’un maximum de gens divers interviennent car le livre et le Blog d’Olivier concernent toute la population, et non pas une seule catégorie.
      Ouvrir au maximum le débat à des personnes les plus différentes possibles et qui s’intéressent au Bien Commun c’est le but du travail d’Olivier.
      Bien comprendre que l’avenir n’est jamais écrit d’avance !
      Au plaisir de vous lire Pana !
      Marc


  27. henry38 Le 02 décembre 2011 à 17h51
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    Précision sur l’état de la dette japonaise :

    link to radio-canada.ca


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