I. Olivier Delamarche

Un grand classique : Olivier Delamarche sur BFM Business :

Le même sur radio Courtoisie le 18/02 :

II. Nigel Farage

Intervention de l’euro-sceptique Nigel Farage au Parlement européen le 15/02 :

III. Emmanuel Todd

Chez Taddéi le 14/02 :

IV. Markus Kerber

L’économiste allemand Markus Kerber, professeur de finances publiques et d’économie politique à l’Université de Berlin et à Science-Po, directeur général de la Fédération des industries allemandes, était l’invité des Experts de BFM le 15/02. Très original :

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V. Agon

J’y reviendrai, mais je vous signale que Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal, a proposé la suppression des stock-options dans son groupe – une de mes propositions :) .

“Les stock-options polluent le débat. C’est pourquoi j’ai pris plusieurs décisions. [...] en avril, je proposerai au conseil d’administration l’arrêt total du système de stock-options chez L’Oréal, pour tout le monde et dès cette année. [...] Nous allons instaurer un système d’actions de performance. Nous réfléchissons à cette solution depuis le mois de janvier. Au bout de quatre années de maison, nos managers recevront des actions gratuites si l’entreprise a atteint certains critères de performance. C’est plus transparent et moins aléatoire.” [Jean-Paul Agon, PDG de L'Oréal, le Journal du Dimanche, 18/02/2012]

Ce qui est notablement plus sain…

VI. Conseil Constitutionnel

Le Conseil Constitutionnel a rendu ce jour sa décision confirmant que la publicité des 500 “parrains” était constitutionnelle.

“Considérant que les dispositions contestées assurent une publicité des choix de présentation des candidats à l’élection présidentielle par les citoyens élus habilités ; qu’en instaurant une telle publicité, le législateur a entendu favoriser la transparence de la procédure de présentation des candidats à l’élection présidentielle ; que cette publicité ne saurait en elle-même méconnaître le principe du pluralisme des courants d’idées et d’opinions”

Nous ne devons pas lire la même Constitution, car bien évidemment, une partie des élus appartenant principalement à 2 grands partis (qui laissent volontairement quelques miettes à leurs alliés) et les autres étant généralement affichés comme “apolitiques” (dans les petites communes), la publicité des signatures favorise outrancièrement les 2 grands partis et empêche une expression pluraliste.

L’avocat du gouvernement a même osé soutenir que “le retour à l’anonymat “serait un recul du principe démocratique”. (sic)

Ce système a été pensé pour éviter les candidatures farfelues, pas pour empêcher des candidatures légitimes…

Je suis pour ma part pour un soutien direct par plusieurs dizaines de milliers de citoyens.

Enfin, je rappelle ma vision qui est qu’un scrutin national qui ne soit pas proportionnel (au moins en grande partie) ne peut être considéré comme démocratique. Le scrutin majoritaire pousse aussi à beaucoup des dérives actuelles.

VII. La BCE

Alors où en est cette semaine Mario Draghi, aidé des Gouverneurs de la Banque Centrale Européenne, quant au grand jeu du “Pourrissons le bilan de la Banque Centrale pour soulager des investisseurs privés” :

Obligation etat achat BCE

Obligation etat achat BCE

Bilan cette semaine des rachats par la BCE d’obligations publiques pourries : cela fait un mois que la BCE n’intervient presque plus…

Obligation etat achat BCE dette

Les achats ont été quasi nuls, vu l’euphorie des marchés et les achats de banques gavées de liquidités par la BCE. Ce qui réjouit les commentateurs. Super.

Comprenons bien : des investisseurs privés hésitent à prêter aux États, et risquent de perdre une partie de leur épargne. Et bien des banques, aidées par la BCE, arrivent et prêtent aux États qui peuvent rembourser les créanciers. Au final, ce sont les banques (donc les machins où dorment vos économies) qui se retrouvent avec des créances d’État. Et bien que va-t-il se passer d’après vous quand il va apparaître que les États sont insolvables dans quelques mois ou trimestres ? Qui va encore faire faillite, et appeler le contribuable à l’aide pour sauver de l’épargne privée mal investie ?

 

De plus, le bilan hebdomadaire de la BCE montre que l’Eurosystème possède désormais 219,3 Md€ de créances douteuses d’États (soit désormais plus que les recettes annuelles nettes de l’État français…) – notre Banque Centrale se transforme ainsi, semaine après semaine, en bad bank, avec des effets de levier qui vont finir par être dignes de certaines banques privées…

J’indique désormais le total des “reprises de liquidités à blanc” de la BCE. Ces sommes correspondent aux sommes que la BCE retire du marché monétaire pour ne pas augmenter la masse monétaire. Suivez bien, c’est tordant (mais seulement pour les banques…).

1°) Vous êtes une banque avec 100 d’obligations italiennes. Vous êtes mal – que diable êtes-vous allé faire dans cette galère ? Vous êtes inquiet…
2°) Comme vous n’allez quand même pas perdre d’argent, la BCE vous rachète vos obligations – Merci Mario !!!!
3°) On est passé d’une situation “Banque : 100 d’obligations pourries + intérêts de l’État / BCE : 0, tout va bien ” à “Banque : 100 de liquidités, tout va bien / BCE : 100 d’obligations pourries + intérêts de l’État ”
4°) Si on s’arrête là, on voit bien que la BCE a créé de l’argent, et que celui-ci va aller alimenter l’inflation, ce qui est contraire aux statuts de la BCE :

Article 127 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne

1. L’objectif principal du Système européen de banques centrales, ci-après dénommé «SEBC», est de maintenir la stabilité des prix. Sans préjudice de l’objectif de stabilité des prix, le SEBC apporte son soutien aux politiques économiques générales dans l’Union, en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de l’Union, tels que définis à l’article 3 du traité sur l’Union européenne. Le SEBC agit conformément au principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, en favorisant une allocation efficace des ressources et en respectant les principes fixés à l’article 119.

5°) La BCE, pour neutraliser son intervention, emprunte à la banque l’argent qu’elle a créé – par le biais d’emprunts à terme rémunérés. Ce sont les “reprises de liquidités à blanc”
6°) Situation finale “Banque : créance de 100 sur la BCE, tout va bien / BCE : 100 d’obligations pourries + 100 de liquidités + intérêts de l’État – intérêts versés à la banque”

Au final, il n’y pas de création monétaire, juste la BCE qui pourrit son bilan pour enlever une belle épine du pied de la banque…

En fait, vu le niveau atteint, la BCE a de plus en plus de mal à récupérer toutes les liquidités nécessaires pour neutraliser ses achats… À suivre de près en 2012 !

Bien entendu, le détail des banques bénéficiaires, des titres rachetés, des intérêts versés, etc. sont secrets…

Ainsi :

NOUS DEVONS EXIGER, en tant que contribuables, de connaître :

  1. la composition par pays du stock et des achats de ces dettes publiques qui n’ont rien à faire dans le bilan d’une Banque Centrale, ainsi que les règles prévalant lors des achats pour choisir les vendeurs servis ;
  2. l’identité et la durée de détention des vendeurs d’obligations que la BCE a soulagés d’un grand souci, car :
  • cela revient à subventionner à 100 % sur fonds publics des investisseurs privés, pour leur éviter toute perte ;
  • il est impossible que contrôler qu’il n’y a pas abus de droit, et qu’il ne s’agit pas d’un financement quasi direct des États, interdit par les traités…

 

Dernier point, en conclusion : voici le montant de l’argent que les banques ont déposé “au chaud” à la BCE :

Facilités de dépôt argent dépose BCE

Ainsi l’utilisation de la facilité de dépôt est en baisse notable à 454 Md€ (soit plus que la gigantesque opération de prêt de la fin décembre) (avec un pic de 528 Md€ le 17 janvier).

Pour l’instant, les sommes empruntées par les banques n’ont pas (encore ?) rejoint l’économie réelle… Le mouvement augure à mon sens du tsunami de liquidité qui va déferler la semaine prochaine…

Car il parait que les banques vont se ruer sur la deuxième opération de prêts à 3 ans de la BCE fin février. On parle de montants ahurissants de 1 000 à 1 500 Md€ !!!!

Ce qui m’étonne, notez, car le bilan net de la première n’était “que” de 200 Md€ (cf. ce billet sur le bilan de la BCE).

Si c’est le cas, bravo pour la nouvelle pyramide de dettes, injectée pour donner de la liquidité à un système insolvable ! J’attends de voir les dégâts après l’atterrissage - tous aux abris…

Tout va bien !

VIII. Humour

Une note d’humour pour finir – mais dans le billet suivant, pour une meilleure lecture…

29 réponses à Miscellanées du mercredi (Delamarche, Farage, Todd, Kerber, Agon, CC, BCE)

  1. Pierre Guillon Le 22 février 2012 à 03h08
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    Bonsoir Olivier,

    Je lis depuis le Chili attentivement vos commentaires et graphiques depuis 6 mois et je les partage souvent avec des amis ici.
    Il est vrai que la seance du mercredi avec Mr Delamarche est souvent amusante et fait reflechir. Je comprends que vous le mettiez en avant. Toutefois, ce Mr qui semble avoir une excellente analyse, et nous prédit l’apocalypse régulièrement, ne semble pas en faire profiter ses clients et ne propose jamais rien  au point de vue stratégie. Les performances de ses fonds sont médiocres. Comment l’explique t il ? Ne lui donnez vous pas trop d’importance ?
    En tous cas, un grand bravo et un grand merci pour votre blog.
    Pierre 
     


  2. Marcus Le 22 février 2012 à 03h15
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    Excellent toutes ces vidéos !
    Comme aurait dit André Bergeron en son temps, il va y avoir du grain à moudre !
    A++


  3. bourdeaux Le 22 février 2012 à 06h57
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    Au sujet des parrainages aux présidentielles, il est étrange, pour des institutions “démocratiques”, d’interdire aux maires de parrainer plus d’un candidat . La démocratie marchant naturellement avec le pluralisme, comment la nôtre peut-elle le proscrire ?


  4. Gautier Le 22 février 2012 à 08h38
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    Un site très bien fait sur le vote de valeur qui serait meilleur que le système actuel : link to votedevaleur.org


    • bizbee Le 22 février 2012 à 16h37
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      intéressant, mais je ne vois pas comment on empêche le vote utile, au contraire: ceux qui auront peur d’un camp sans être satisfait de l’autre mettront qd l’autre camp à +2, alors qu’ils en pensent 0.
      Il faudrait déjà interdire les sondages d’opinion jusqu’à au moins 6 mois avant la présidentielle.


  5. BA Le 22 février 2012 à 08h58
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    Aide record pour la Grèce, mais les inquiétudes persistent.
     
    De nombreux économistes doutent que le nouveau plan de sauvetage soit le dernier chapitre de la crise grecque et de celle de la dette. Beaucoup parient à terme sur une banqueroute du pays, estimant que la zone euro cherche surtout à gagner du temps pour pouvoir renforcer d’ici là ses défenses.
     
    Pour le responsable de l’institut Bruegel, Jean Pisani-Ferry, le plan ne fait sans doute “que repousser l’échéance funeste”, car “la Grèce ne va pas mettre en oeuvre l’austérité promise et va se retrouver au bout du compte à devoir décider de sortir de l’euro ou à être poussée vers la sortie”.
     
    link to boursorama.com


    • Patrick-Louis Vincent Le 22 février 2012 à 11h31
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      C’est aussi ce que je crois, et, si elle ne le fait pas, c’est l’Allemagne qui le fera. Rendez-vous au printemps. Ce qu’il ya de bien avec le printemps, c’est qu’il y en a un tous les ans !


  6. Patrick-Louis Vincent Le 22 février 2012 à 10h54
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    Je trouve que le débat s’éclaircit quand Emmanuel Todd reconnaît, enfin, que nous ne sommes plus dans un système libéral (l’a-t-il jamais été ?). Je suis également d’accord lorsqu’il reconnaît que nous ne sommes plus non plus dans un système démocratique.

    Cette idée est aussi reprise dans l’excellent débat entre Dessertine et Markus Kerber. Leurs points de vue divergent sur ce qu’il convient de faire sur le plan économique, mais ils se rejoignent pour déplorer la mise sous tutelle de l’état Grec.

    Je me demande d’ailleurs ce qu’il peut ressortir des futures élections en Grèce, prévues pour le mois d’avril, alors que les deux principaux partis, qui se partagent le pouvoir depuis 1975, ont, tous deux, voté toutes les lois restrictives voulues par la Troïka, et accepté leur mise sous tutelle par l’Union Européenne. D’ailleurs les sondages disent que les Grecs veulent rester dans l’euro. Cela veut dire que, démocratiquement, les Grecs vont décider leur mise sous tutelle. Le résultat sera donc le même ; seul l’emballage différera.

    Ce débat Dessertine/Kerber est très révélateur du fossé qui se creuse entre le point de vue allemand et le point de vue français, entre la philosophie du sud et celle du nord. Il faut des crises graves comme celle que nous vivons pour nous apercevoir à quel point les mentalités sont différentes. L’Europe du Nord n’a jamais été colonisée par l’empire romain qui prend ses racines dans la Grèce antique et en Asie Mineure. Deux cultures se sont développées de part et d’autre du “limes” : la “civilisation romaine contre les “barbares” germains ; plus tard, les catholiques contre les protestants ; aujourd’hui les “cigales” contre les “fourmis”.

    Cela montre à quel point la construction d’un état fédéral, regroupant des pays aux cultures si différentes, est impossible. Cela ne veut pas dire que l’amitié entre ces peuples n’est pas possible, ni même qu’ils ne peuvent pas faire des choses en commun, mais simplement qu’ils ne peuvent pas se marier et faire vie commune. Un couple, dont l’un privilégierait le plaisir et la dépense, et l’autre le travail et l’épargne, a peu de chance de durer.

    Il faut donc se rendre compte de cette différence, ne pas fuir la réalité, et en tirer les conséquences. Il y a deux Europes : celle du Sud, greco-romaine et catholique ; l’autre germanique et protestante. Deux Europe peuvent être construites sur ces bases, l’une au Sud, avec ses capitales phares : Paris, Lyon, Marseille, Florence, Milan, Rome, Barcelone, Madrid et Lisbonne ; l’autre au Nord avec ses capitales phares : Berlin, Bruxelles, Amsterdam, Vienne, Coppenhague, Stocholm, Helsincki. La Grèce est un peu à part puisque orthodoxe, mais sa mentalité est celle des pays méditerranéens, et pourrait faire partie de l’Europe du Sud. Reste le cas des îles anglo-celtes, l’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande, qui ne peuvent appartenir à aucun des deux blocs, tant leur culture est tournée vers l’Amérique, et qui doivent rester à part.

    Si chacun voulait prendre la mesure de ses différences culturelles, nous pourrions alors construire deux Europe, l’une du Nord, l’autre du Sud, de taille approximativement identiques, autour de 150 millions d’habitants, chacune étant organisée de manière fédérale, avec chacune sa monnaie qui pourrait être l’euro-mark et l’euro-franc.

    Au point où nous en sommes aujourd’hui, je ne vois pas d’autres solutions. Mais cela nécessiterait que la synarchie mondialiste en prennent conscience et que les politiques s’en fassent le relai auprès des peuples. Un grand projet pourrait ainsi naître, acceptable par les peuples qui comprennent, petit à petit, que le système acuel est au bord de l’apoplexie.

    Il convient, pour tous ceux qui ont une autorité, tant dans la reflexion que dans l’organisation politique, de faire preuve d’humilité et reconnaître que l’Europe, telle qu’elle fut imaginée puis construite, c’est un peu la grenouille qui s’est faite plus grosse que le boeuf.

    Le pays réel plutôt que les châteaux en Espagne.!   


    • fabrice Le 22 février 2012 à 11h41
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      une Europe selon les religions !?  tout pour préparer un futur conflit communautaire alors que le but de l’Europe c’est quand même en finir avec les conflits majeurs, merci je préfère qu’il n’y ait pas d’europe.


  7. Incognitototo Le 22 février 2012 à 11h16
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    Je ne comprends pas cet “engouement” pour Delamarche… et sa gouaille de charcutier…
    D’abord, il dit énormément de bêtises quand il essaye de nous expliquer concrètement ce qui se passe (pas spécialement dans cette vidéo, mais je me souviens d’une qui démontrait son insondable incompétence comptable à un moment où il voulait dénoncer les bilans des banques….).
    Ensuite et surtout, d’où parle ce personnage ? Il est gérant d’un fond d’investissements !!! C’est-à-dire qu’il fait partie de ceux qui nous ont mis dans le merdier dans lequel on est aujourd’hui… donc, j’ai un peu de mal à entendre et comprendre ce qu’il veut vraiment… Retrouver un rendement à 2 chiffres pour ses clients ? C’est ça qui le met en rogne, parce qu’il n’y arrive plus ? Et qu’est-ce qu’il propose sur le fond ? Je ne crois pas l’avoir jamais entendu faire la moindre proposition concrète (mais il est vrai, que je ne le suis pas assidument), juste taper sur “tout ce qui bouge…”
    Bref, sa cohérence globale m’échappe, ainsi que l’intérêt que le public lui porte… à moins que ce ne soit encore un symptôme assumé de cette “société du spectacle” qui vient assister réjoui au numéro médiatique d’un “criminel” qui fait la morale à ses congénères…


    • Fabrice Le 22 février 2012 à 12h29
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      Bonjour
      lui vous repondra que vous croyais ce que vous voulez, mais  que vous verrez bien ce qui va se passer …


      • Fabrice Le 22 février 2012 à 21h55
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        hum tiens un homologue, je dirais que Delamarche est comme disait Olivier meilleur pour vulgariser (au bon sens) ses analyses macro économiques et a le mérite de développer une thèse différente que la litanie ambiante qui enferme le monde dans il n’y a pas d’autre solutions, tout va bien c’est trop compliqué laissez les spécialistes faire et décider pour vous.
         
         
         


    • AwesomeFread Le 22 février 2012 à 15h09
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      C’est un peu facile et caricatural comme prise de position, le métier de gérant de fond n’a rien de criminel, pas plus qu’un autre en tout cas, dans de bonne condition ça pourrait même être un métier utile pour l’intérêt général !

      L’économie est un jeu qui se joue à plusieurs, si les gérants ,actionnaires, bref ceux qui font le marché, ont pris tant de pouvoir, c’est que nous (via nous gouvernements, elus démocratiquement) leur avons délibérément laissé ce pouvoir. C’est un peu facile maintenant de s’en prendre à eux en particulier.

      Apres je suis d’accord pour penser que dans le tas il y a surement un paquet de crapules, ou de mecs un peu bornés, prêt à enfumer le public pour pouvoir continuer à faire n’importe quoi en toute impunité. Mais je ne mettrais pas Delamarche dans ce sac là : au moins il enrichit le débat et va au delà des interprétations facile de bêtes variables bien choisies, et donne une vision d’ensemble des mécanismes en place. Il ne propose rien, c’est vrai, et il ne fait pas le café non plus, dommage !


      • Incognitototo Le 22 février 2012 à 18h41
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        Et l’incohérence entre le discours et les actes, ça ne vous gêne pas ? Et les conflits d’intérêt permanent dans ces milieux médiatiques, ça ne vous pas vomir ? Moi, si… Malgre mes compétences, j’ai toujours refusé de faire du conseil financier spéculatif, j’ai toujours placé mon argent personnel sur des fonds éthiques, où qui ne me rapportait même pas l’inflation, et j’ai même fini, par choix, par totalement quitter ce milieu de la finance…
        Le problème de votre “logique”, c’est que vous ne pouvez pas faire la différence entre un “bon” gestionnaire de fond et un “mauvais”. Où mettez-vous le seuil ? Quand l’objectif reste identique, gagner de l’argent avec de l’argent, avec tout ce que cela implique au niveau des moyens pour y arriver…


  8. Patrick-Louis Vincent Le 22 février 2012 à 11h25
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    Concernant l’analyse géopolitique de la situation de la Grèce, je ne partage pas le point de vue de Dessertine. Certes, la Grèce est une place geostratégique importante pour un soutien à Israël en cas de conflit avec l’Iran. Mais cela n’a rien à voir avec son appartenance à l’eurozone. L’occident a toujours soutenu militairement la Grèce quand elle était menacée par la Turquie, même qaund elle n’appartenait pas à l’UE. Elle resterait une plaque tournante pour les EU, même si elle devait quitter l’eurozone. Donc, la raison géopolitique du maintien de la Grèce dans la zone euro ne tient pas.

    En revanche, ce qui à peu près certain, c’est que, faire entrer la Grèce puis la Turquie dans l’UE pour garantir la paix entre ces deux nations, est une idée qui appartient désormais au passé. La Grèce est dans l’UE, et l’on ne sait pas pour combien de temps. La Turquie n’est pas dans l’UE et n’y rentrera jamais. Les Turcs ont compris que leur destin géostratégique n’était pas un arrimage à l’Europe, mais plutôt à rechercher des alliances au Moyen-Orient. Leur rapprochement avec l’Iran musulman est, à cet égard, révélateur. Certes, la Turquie est encore dans l’Otan. Mais que fera-t-elle si Israël attaque l’Iran et bombarde ses installations militaires. La Turquie joue un double jeu, comme elle l’a souvent fait pendant le règne de l’empire ottoman. J’ai bien peur, qu’en cas de conflit ouvert entre l’occident et l’Iran, qu’elle ne choisisse, comme en 1914 et en 1939, le camp adverse de l’occident.

    Nous allons vivre, dans les mois qui viennent, un scénario peut-être inédit depuis la fin de deuxième guerre mondial, à savoir des retournements d’alliance. Là encore, le pays réel revient en force. La Turquie musulmane, proche et moyen-orientale, se tourne vers les pays qui lui ressemblent le plus. Le rève d’une Europe s’étendant jusqu’au pourtour de la Méditerranée va disparaître à jamais.


  9. BA Le 22 février 2012 à 12h01
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    Mercredi 22 février 2012 :
     
    La Grèce table sur un déficit 2012 plus élevé que prévu à cause de la récession.
     
    Le gouvernement grec table sur un déficit public de 6,7 % du PIB en 2012, contre 5,4 % prévu initialement, pour cause de récession plus importante que prévue en 2011, selon des chiffres officiels publiés mercredi.
     
    “En raison de la récession plus importante, des écarts sont intervenus avec les prévisions initiales et les résultats de 2011, c’est pourquoi il faut réviser les chiffres de 2012 selon les objectifs posés dans le cadre de la loi sur l’assainissement des finances publiques”, indique un projet de loi publié mercredi et qui décline les mesures de rigueur imposées à la Grèce par le nouveau plan d’aide européen.
     
    link to romandie.com


  10. Brainbug Le 22 février 2012 à 12h20
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    Très intéressante l’intervention de Emmanuel Todd sur le complot des élites, la politique d’extraction des richesses via la dette et la destruction des démocraties.
    Il semblerait que les théories qui étaient de l’ordre du fantasme il y’a dix ans convergent une à une avec la réalité actuelle tout comme ses effets.
    D’ailleurs un très bon documentaire s’appel “America freedom to facism” qui se concentre sur la mise en place de la réserve fédérale et sur l’impot sur le revenu aux usa
    link to video.google.fr
    Quoiqu’il en soit, voici une intervention de François Asselineau à Bordeaux le 17/02, qui comprend une analyse économique extrêmement intéressante que je vous invite à regarder.
    Il fait l’historique du dollar et de l’économie en générale et sur ses conséquences que je vous invite à découvrir.
    Le lien :
    link to dailymotion.com

    Dommage qu’on ne le voit pas plus souvent.
     
     


    • Renaud Le 22 février 2012 à 15h40
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      à propos d’Asselinneau :
      Je me suis arrêté net d’écouter lorsqu’il dit que la méchante Europe nous impose sa politique et nous interdit de faire des déficits budgétaires. Il précise que ce n’est pas mauvais, “la preuve, tout le monde en fait.”
      Juste après il semble vouloir à la fois monétiser et avoir un étalon or. Je pense qu’il est trop centré sur l’idéologie et pas assez sur l’économie réelle. Cordialement


      • Brainbug Le 22 février 2012 à 18h24
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        Hmm on a pas du regarder la même vidéo :)
        Il ne fait parler que de l’histoire du dollar en monnaie de réserve, de sa convertibilité en or et de la perversité de la monétisation suite à l’arrêt de cette convertibilité créant un afflux monétaire.
        Cette liquidité permettant d’acheter avec une monnaie n’ayant plus aucune valeur fondamentale, des biens qui sont eux bien tangibles (matières premières par ex)
        Et de la perversité de la dette, poussant les nations à dépecer l’état de ses entreprises publics et biens publics, à ratisser les citoyens par les impôts et les taxes pour rembourser une dette devenu irremboursable.
        Toutes ses privatisations permettent ensuite à des sociétés représentant un pays 10 fois plus endetté que nous (usa) de les acheter et de prendre petit à petit le contrôle des moyens économiques de l’état. Et tout cela grâce à l’Europe qui à permis à tout entreprise de tout pays de venir acheter et vendre ce qu’ils veulent.
        En gros l’Europe, la France est une maison ouverte à grand vent tributaire de la volonté extérieure sachant qu’elle est ingouvernable.
        Il ne propose aucunement ce que vous dites, je pense que vous n’avez pas tout entendu. Ce n’est que de l’analyse et c’est pour cela que c’est intéressant, il n’y a pas de politique dans cette vidéo.


  11. BA Le 22 février 2012 à 13h09
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    Fitch abaisse de deux crans la note à long terme de la Grèce à “C”.
     
    L’agence de notation Fitch a abaissé de deux crans la note de la dette à long terme de la Grèce à “C”, contre “CCC” auparavant, à la suite de l’accord européen pour le déblocage d’un nouveau plan d’aide au pays et lui éviter ainsi un défaut de paiement en mars.
     
    link to boursorama.com
     
    Voici les 10 notes que donne Fitch pour la dette à long terme :
     
    AAA  : meilleure qualité
     
    AA  : fourchette haute
     
    A  : notation supérieure – la qualité du crédit peut toutefois être influencée par la situation économique
     
    BBB  : notation moyenne, satisfaisante
     
    BB  : fourchette haute – éléments spéculatifs
     
    B  : notation spéculative moyenne – la situation financière peut varier
     
    CCC  : vulnérable, requiert des conditions économiques favorables pour respecter ses engagements
     
    CC  : obligation très spéculative et très risquée
     
    C  : hautement vulnérable, en faillite ou en retard de paiements, mais continue les paiements sur les obligations
     
    D : défaut de paiement sur les obligations, Fitch estime que la plupart ou la totalité des obligations seront impayées.


  12. Christophe Le 22 février 2012 à 13h54
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    Comme toujours, intéressant.
    Concernant le point de vue de Mr Kerber, et l’émission de BFMTV, ça me laisse un mauvais goût dans la bouche…
    Si je suis bien son point de vue, l’alliance Franco-Allemande est contre nature, les grecs peuvent aller se faire voir… chez eux, et les Pays du nord n’ont plus trop besoin de l’Europe… C’est oublier un peu vite que l’Europe a d’abord été un projet politique avant d’être économique. C’est oublier que la situation, en Allemagne est tout aussi mauvaise, du point de vue de la précarité et des inégalités que la situation Française. Pour avoir de la famille et de nombreux amis en Allemagne, je sais quelles sont les difficultés  qui existent de l’autre coté de la frontière. Alors, certes, les Allemands sont hostiles au fait de payer pour les pb grecs ou d’autres pays du sud, mais c’est surtout parce qu’ils serrent également la ceinture.
     
    Par ailleurs, je suis toujours étonné du manque de hauteur (ou de l’idéologie ?) de certains experts, dont la compétence ne peut pourtant être mise en doute : vous avez mis en ligne la conférence de Pierre Larrouturou, qui est un modèle de clarté sur les causes de la crises. Ces gens (ceux de l’interviewde BFM) parlent sans fin de modèle à la dérive, prêchent la fin de la solidarité (santé, retraites, Famille) sans jamais intégrer les apports de personnes comme Larrouturou, Lordon, les Attérés, etc… Ils parlent de croissance Sans JAMAIS évoquer le fait que notre terre ne contient pas assez de matières premières pour que toute la population terrestre vive sur un standard de vie européen, et que la croissance est donc un idée du passé..
    C’est consternant, et déprimant…
     


  13. TZYACK Le 22 février 2012 à 18h27
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    La plus grande escroquerie financière du Siècle a été commise en 2008 par le Cartel bancaire internationale, sur la base d’écritures comptables falsifiées car non consolidées, afin d’obliger certains Etats à éviter la soi-disant faillite de ses banques par un endettement excessif et irréversible qui les a ainsi asservis à sa volonté de domination Mondiale. Il a choisi, dans un premier temps, de tester successivement cette méthode aux USA, puis avec quelques petits pays en périphérie de l’Europe, et maintenant de l’appliquer à de plus grands.


  14. Laurent Le 22 février 2012 à 18h35
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    Ce que j’ai entendu : 
    austérité, austérité, ça ne marche pas, il faut plus d’austérité, ça ne marche pas:
    perte de souveraineté des peuples en retour “c’est regrettable”
    M’enfin vu ce qu’on exige d’eux que voulez-vous faire d’autre ? La stratégie est mauvaise, et on s’enfonce de plus en plus dedans
    De manière plus large, l’Allemagne toujours dans sa position de “pays vertueux” qui n’a pas a faire preuve de solidarité, et demande encore de l’austérité et aucune inflation aux autres pays. Pourquoi ce n’est pas les Allemands qui rehausserait leur consommation ?
    Leur demande interne est quasi nulle: contrairement à ce qu’ils veulent nous faire croire, je pense qu’ils seraient les grands perdants d’un eclatement de la zone euro avec un mark qui s’apprécierait enormement face aux autres monnaies… Ce qui correspondant d’un point de vue monetariste à un reequilibrage des balances de paiement et plus rien ne soutiendrait – aussi abondamment – leur croissance


  15. MT Le 22 février 2012 à 22h29
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    Markus Kerber est présenté par l’animateur de BFM comme “professeur universitaire de finances publiques et d’économie politique, professeur à Science po”. 
    Le qualifier de “professeur de Droit” ne fait guère honneur à la matière juridique…


  16. Amenis Le 23 février 2012 à 07h52
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    Bonjour,
    @Olivier : Lecteur assidu de votre blog depuis quelques temps, je ne comprends pas votre position . En effet, a vous écouter , il semble que vous n’avez pas d’opinion sur le maintient ou non de l’euro. Néanmoins,  vos critiques deviennent de plus en plus acerbes à travers les documents que vous publiez. Attention a rester dans l’analyse et pas dans le parti pris (même si vous en avez un), vos analyses n’en seront que plus crédibles.
    Un fidèle lecteur


  17. Victor Todolist Le 26 février 2012 à 10h36
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    Bonjour Olivier et merci pour l’information partagée par votre blog.
     
    Mon commentaire sur cet article est le suivant :
     
    REVISTER LES GRANDS CLASSIQUES : Apocalypse Now
      
     Ou la grande dépression intellectuelle.  
     
    Non nous ne somme pas en 1929, mais bel et bien en l’an 2012. Et bien que partageant en grande partie le regard économique d’Emmanuel Todd sur notre époque, je crois que le stade du constat et de la dénonciation doit être rapidement dépassé. 
     
    Ne préférerions nous pas alors voir Emmanuel Todd ainsi que nos têtes pensantes (« gens responsables » selon la vidéo ci jointe), s’employer à développer sérieusement leurs ébauches de solutions de sorties de crise, plutôt que de faire quotidiennement de la fatalité et du catastrophisme un douillet fonds de commerce ? 
     
    Cf. article LAISSER LE CHAMP LIBRE : à celles et ceux qui exploitent les peurs
     
    link to scoop.it

     
    La vraie paresse n’est pas celle du chômeur qui lutte pour vivre, mais celle de nos cerveaux censés ouvrir de nouvelles routes et guider nos civilisations.


  18. amrogos Le 22 février 2012 à 10h12
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    Delamarche ne prétend pas mieux rentabiliser son portefeuille que celui de ses concurrents puisque lui-même avoue que le monde est en déflation, induisant donc qu’aucun investissement aujourd’hui ne prévaut à un réel enrichissement. il préconise lui-même d’ailleurs le seul investissement, mais qui n’en  est pas un à proprement dit, l’OR matière, qui reste en période de déflation une valeur refuge. Delamarche est donc en phase avec son analyse au regard des faibles rentabilisés de son portefeuille chez PLATINUM !


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