I. Olivier Delamarche

Un grand classique : Olivier Delamarche sur BFM Business :

II. Philippe Béchade

III. Jacques Sapir

IV. L’euro ; tout roule !

Italie – Beppe Grillo :

« L’Italie peut déjà être considérée comme étant sortie de la zone euro, a affirmé Beppe Grillo, le leader du Mouvement 5 Etoiles (M5S), dans un entretien publié mercredi en Allemagne. « L’Italie est de facto déjà sortie de la zone euro », a déclaré M. Grillo au quotidien économique allemand Handelsblatt. « Le pays est K.-O. debout », poursuit-il. Dans le même entretien, il prédit que « l’Italie ne va pas connaître de croissance dans les cinq à dix ans à venir ».

Le nouvelle figure politique italienne, qui a cristallisé le vote contestataire aux législatives, se défend d’être anti-européen. « J’ai simplement dit que je voulais un plan B pour l’Europe, dit-il. Nous devons nous demander : qu’est-il advenu de l’Europe ? Pourquoi n’avons-nous pas de politique d’information commune ? Pas de politique fiscale commune ? Pas de politique commune d’immigration ? Pourquoi seule l’Allemagne s’est enrichie ? » Source

Portugal – Mario Soares (Premier Ministre socialiste 76-78 & 83-85, Président 86-96)

« Le Portugal ne pourra jamais payer ses dettes, au lieu de cela il s’appauvrit. Si vous ne pouvez pas payer, la seule solution, c’est de ne pas payer. Quand l’Argentine était en crise, elle n’a plus payé. Est-ce que quelque chose s’est produit ? Non, rien n’est arrivé », a déclaré Mario Soares, l’ex-Premier ministre socialiste portugais qui a dirigé les deux premiers gouvernements à la suite de la dictature de Salazar. Estimant que le gouvernement portugais était devenu le serviteur servile de la Chancelière allemande Angela Merkel, il a exhorté les forces politiques du pays à s’unir pour « faire chuter le gouvernement » et à faire cesser la politique d’austérité imposée par la troïka composée du Fonds Monétaire International (FMI), de la Commission Européenne, et de la Banque Centrale Européenne (BCE). « Dans leur avidité à obéir à ‘Senhora Merkel’, ils ont tout vendu et ruiné ce pays. En deux ans, ce gouvernement a détruit le Portugal », fulmine-t-il. Source

Pays-Bas – Frits Bolkestein (Ancien Ministre libéral du commerce et de la Défense)

Les Pays-Bas doivent sortir de l’euro dès que possible… L’union monétaire a été un échec total. L’euro est devenu un somnifère qui a rendu l’Europe somnolente et incapable d’aborder le problème de la compétitivité… Laissons tomber l’euro et concentrons-nous sur le marché unique… Nous n’avons pas besoin de l’euro pour cela.

Le Parlement Européen ne représente plus les citoyens ni des Pays-Bas, ni de l’Europe. Il s’accroche à un fantasme fédéraliste pour lequel nous n’avons plus les moyens.

Une monnaie parallèle à l’euro pour les pays solvables comme les Pays-Bas et l’Allemagne doit voir le jour, a déclaré Frits Bolkestein, ancien leader des libéraux néerlandais du VVD et ancien commissaire européen au marché intérieur au début des années 2000. Bolkestein a lancé son appel sur une chaîne de télévision néerlandaise.
Pour l’homme politique néerlandais, la France ne peut être concernée par cette monnaie parallèle car elle est “pratiquement en faillite” et “mal dirigée”. La réalisation d’une autre monnaie pour les pays solvables (“appelée mark”) devrait venir de la banque centrale allemande. Pour Bolkenstein, si ce n’est pas pour tout de suite, cela finira bien par devenir une réalité. “Dans cinq ans, ils auront un autre discours”, dit-il. Selon lui, nous n’en serions qu’au début des problèmes. “Il est grand temps de mettre de l’ordre dans le chaos”.

Grâce à une autre monnaie, les pays solvables sont en position de déterminer leur propre politique financière. “Les pays déficitaires vont résister comme le diable à de l’eau bénite”, prévoit Bolkestein. Mais, au final, une “monnaie des pays du nord” plus chère sera une bonne chose pour leur propre concurrence. Source

Allemagne – 19 % des Allemands pourraient voter pour le nouveau parti anti euro Source

Je rappelle mon analyse : les contraintes nécessaires au maintien d’une monnaie unique sur une large zone sont très lourdes. Aucune zone n’est jamais véritablement optimale, mais une monnaie tient dans un pays car les écarts sont limités, et la volonté populaire de rester ensemble permet des transferts plus ou moins importants de personnes et d’argent. La Zone Euro est bien trop hétérogène, et surtout aucune volonté réelle de faire les efforts de transferts financiers entre pays n’existe, raison pour laquelle la quasi-totalité des unions monétaire passées ont échoué.

L’euro disparaîtra donc probablement ; et comme personne n’a le courage de reconnaître que, bâti avec les meilleures intentions du monde, c’est néanmoins une regrettable erreur technique, péché d’orgueil, sa dissolution sera assez brutale. Espérons qu’elle sera assez bien contrôlée, et que d’autres propositions de coopérations européenne se feront alors jour, mais raisonnables, et non bâties sur une lubie “d’États-Unis d’Europe”, joli rêve mais bien loin des attentes réelles des peuples.

Dans ces temps troublés, conserver certains acquis, et construite un tout petit peu plus (en particulier sur le plan social et démocratique) serait déjà un très grand succès… À trop vouloir, à tout jouer à quitte ou double, on finira par tout perdre…

V. Sur orbite

Tiens, le directeur de cabinet de Montebourg vient d’être nommé PDG d’ArianeEspace. Source

Énarque, normalien et agrégé d’histoire de 42 ans, il a été conseiller à la Cour des comptes, “plume” de Laurent Fabius, et conseiller financier du président quelques années à EADS.

Aucune expérience du spatial. Aucune expérience de management dans une entreprise privée.

J’adore…

VI. Reinhart & Rogoff

Je reviens sur l’erreur qui est sortie cette semaine trouvée par les économistes de l’université du Massachusetts Thomas Herndon, Michael Ash et Robert Pollin qui remettent en cause un autre article, rédigé lui en 2010, par Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff. Source. Ils regardaient le lien entre croissance et dette dans de nombreux pays et périodes, et montraient qu’après 90 %, la croissance était quasi nulle. Suite à une erreur, c’est plutôt 2 %.

Les réactions ont été délirantes, façon “c’est cette étude qui a justifié l’austérité, ouvrons les vannes.”

Les brillants travaux de ces grands universitaires ne portent pas tellement sur ce point, mais sur le fait qui est que : “laissez suffisamment de temps à un État, et il finira par faire défaut d’une façon ou d’une autre”. Je recommande d’ailleurs leur livre de référence Cette fois c’est différent.

Au final, le problème n’est pas “est-ce que plus de dette, c’est plus de croissance” (et même avec le 2 %, cela reste faux). Le problème c’est : jusqu’où va monter la dette, et les dépensiers ont l’air de croire qu’elle peut monter jusqu’au ciel…

Or, les prêteurs vont bien un jour ou l’autre se rendre compte de l’arnaque à la Ponzi de la dette publique (cf Mario Soares – mais un simple livre d’histoire économique aboutit à la même conclusion…).

Qui aurait envie de prêter de l’argent à quelqu’un demandant 50 000 €, expliquant qu’il va tout claquer, et que, seule solution pour rembourser, on lui fera bien confiance à l’avenir pour lui prêter 51 000 € pour rembourser – puisque cela fait 20 ans qu’il fait ça.

Peut-être.

Ou pas. Vous joueriez vous ?

VII. Climat 2.0

Quotas de CO2 : le Parlement porte un coup quasi fatal au marché européen

Les eurodéputés ont rejeté les mesures proposées par la Commission pour redonner un peu de souffle au marché des quotas d’émission de carbone. Le prix de la tonne de CO2 chutait encore de plus de 30 % mardi dernier.

Lire ici.

VIII. Evasion fiscale

Je vous recommande ce papier qui donne les chiffres de l’évasion fiscale : la Commission européenne estime quant à elle le coût de l’évasion fiscale en Europe à plus de 1000 milliards d’euros par an, dont environ 70 Md€ pour la France.

Nous reparlerons de ce sujet, comme promis – j’attends les propositions de Hollande ce jour.

Mais juste une information. Qui a été désigné pour suivre ce sujet au PS ?

Réponse : La jeune députée Valérie Rabault – avec qui j’ai débattu chez Taddéi, et qui a beaucoup “œuvré” sur la loi de non-séparation bancaire.

Ancienne inspectrice à la Société générale, puis responsable de la surveillance des risques chez BNP Paribas, il fallait oser…

Et comme disait Audiard… 😉


P.S. comme indiqué, on change aujourd’hui le type de notation des commentaires (j’aime / j’aime pas)…

dessin humour cartoon

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71 réponses à Miscellanées du mercredi (Delamarche, Sapir, Béchade, L’euro, Sur Orbite, Rogoff, Climat, Fraude fiscale)

  1. Marcus Le 24 avril 2013 à 02h38
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    Les dessins toujours bien choisis.

    Pour le système de notation, le mieux serait d’arrêter.
    On n’est plus à l’école maternelle …


    • Winslow Leach Le 24 avril 2013 à 16h57
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      La notation le choc de simplification néolibérale plus besoin de savoir écrire ou de laisser un commentaire le progrès savoir cliquer la compréhension faut pas exagérer.


    • Jared Le 24 avril 2013 à 17h17
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      Pour la notation, je suggère un unique bouton “J’aime”, sans bouton “J’aime pas”.
      Ça permet d’éviter l’effet notation tout en permettant de mettre en avant les commentaires les plus intéressants.


      • step Le 25 avril 2013 à 15h46
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        il serait aussi judicieux de ne pas autoriser le vote de ses propres commentaires, sinon les trolls vont adorer cliquer dans le vide.


  2. Marcus Le 24 avril 2013 à 02h51
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    La basse cour d’Alain Souchon : la chanson date mais je trouve que c’est plus que jamais d’actualité …

    link to youtube.com


  3. Marcus Le 24 avril 2013 à 03h07
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    Intro au livre de poche de Pierre Rabhi : “vers la sobriété heureuse”

    “Désormais, la plus haute, la plus belle performance que devra réaliser l’humanité sera de répondre à ses besoins vitaux avec les moyens les plus simples et les plus sains. Cultiver son jardin ou s’adonner à n’importe quelle activité créatrice d’autonomie sera considéré comme un acte politique, un acte de légitime résistance à la dépendance et à l’asservissement de la personne humaine.”

    Bonne journée !
    Marc


    • fc Le 24 avril 2013 à 03h59
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      Pierre Rabhi, est malheureusement l’homme à abattre pour les affairistes de toutes couleurs même chez les faux verts (cela existe, ils sont plus nombreux que l’on l’imagine).
      Pourtant monsieur Radhi est son approche de l’environnement, ne peut être qu’une bonne chose pour notre planète.

      “La société changera quand la morale et l’éthique investiront notre réflexion” Pierre Rabhi


    • Marcailloux Le 24 avril 2013 à 07h55
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      Bonjour,
      La croissance, la croissance, la croissance……Boum ! ! !
      C’est probablement ce qui nous attend, sous une forme ou sous une autre.
      Le dictackt du PIB et de son indispensable progression conduit nos sociétés aux pires égarements. L’emballement incontrôlé de la consommation – voir la question de l’obsolescence programmée des équipements – participe d’un état d’esprit irresponsable où nous avons tous une part de responsabilité.
      Il existe, en effet, une ou des voies qui permettent une existence sereine, confortable, mais elle passe par un préalable absolu: la sagesse des populations. Son évolution culturelle est bien trop lente et timide pour qu’il y ait actuellement une inflexion générale de nos modes de vie. Seule une catastrophe nous y contraindra.
      “Est ce que c’est en remettant au lendemain la catastrophe que nous pourrions faire le jour même que nous l’éviterons? ” Raymond Devos
      Faut-il l’espérer ? Hélas oui peut être !


      • jules Le 24 avril 2013 à 15h25
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        @ Marcailloux, qui a dit : « … préalable absolu… sagesse de la population… évolution culturelle bien trop lente… »

        Ouais !… Changer l’homme, quoi !… Ah ! « L’homme nouveau », le yéti, le monstre, la chose… Oubliez ! En quelques millénaires d’histoire plus ou moins compréhensible, c’est un vieux phantasme qui, Dieu merci pour nous, n’a jamais marché.

        L’homme, il est comme ça, à prendre ou à laisser. Sinon, moi, je vais vous réinventer le meilleur des mondes tout seul dans mon coin et je vous fiche mon billet que, de mon point de vue, ce sera une pure merveille. Maintenant, pour les autres, tous les autres (sept milliards), eh bien y aura qu’à les « améliorer ».


      • Bill Le 24 avril 2013 à 19h14
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        L’obsolescence programmée c’est ce qui permet:

        – de maintenir les usines continuellement en opération
        – de maintenir le taux d’emploi
        – de spéculer sur les matières premières (court terme, bulles, etc.)
        – d’exacerber la consommation
        – de faciliter le crédits et le surendettement
        – de faire prospérer les firmes publicitaires
        – d’entretenir l’inflation et évidemment la croissance du PIB
        – de faire prospérer le monde financier
        – de concentrer la richesse au sommet de la pyramide social
        – d’augmenter la pauvreté
        – etc.
        C’est notre façon de vivre, notre cadre économique et c’est ce qui en bout de ligne détruit notre environnement par la pollution et épuise nos ressources.

        Si au contraire les objets que nous consommons avaient une durée de vie 10 fois supérieur,, ce qui est techniquement facile aujourd’hui, et par voie de conséquence ces objets une fois acquis le serait pour la vie et même transférable à la génération suivante.

        Dites-moi que se passerait-il?


        • Lyaeos Le 25 avril 2013 à 11h18
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          Que se passerait-il?
          Nous serions plus riches :soit de façon matérielle, soit par le temps libre…


  4. Bastien Le 24 avril 2013 à 06h40
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    Bonjour,

    J’aimerais avoir votre avis sur une date supposée à laquelle la BCE va se mettre malheureusement à faire tourner la planche à billets ( et pas les serviettes bien sur ) ?

    La BCE doit avoir la pression entre la FED et BOJ non ?

    Merci d’avance
    Cordialement Les P’tits Loups !
    Bonne Journée !


  5. klaki Le 24 avril 2013 à 07h27
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    Faudrait peut-être arrêter avec “les pauvres prêteurs”!!!!

    La fable sans cesse répétée des pauvres prêteurs qui gentiment prêtent de l’argent, presque de manière désintéressée…

    Présenté comme ça, on se dit : “ah, bien , oui, si je prêtais de l’argent , à un ami, ce serait dégueulasse qu’il ne me rembourse pas…”

    LES BANQUES PRETENT UN ARGENT QUE POUR GRANDE PARTIE ELLES N’ONT PAS !!!

    Elles s’engraissent depuis des dizaines d’années largement sur les dettes souveraines avec le fort effet de levier ainsi constitué…

    Et qu’on ne viennent pas me parler des petits déposants dont les fonds sont utilisés de la même manière par les banques…

    Cordialement.


  6. gilibs Le 24 avril 2013 à 08h48
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    Pour la notation, on pourrait peut-être ajouter le choix “indifférent”. Vous n’êtes pas pour la comptabilisation des votes blancs ?!


  7. Gbalou Le 24 avril 2013 à 09h34
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    Bonjour ,

    J’ai eu l’occasion de poser la question du pourcentage de la dette acceptable à savoir le pourquoi du comment des 90% par rapport au PIB. Force est de reconnaitre que je n’ai pas eu de réponse sur votre site monsieur Berruyer. Je me doutais que ce sujet (Rogoff) serait discuté sur votre blog, un peu tard à mon avis ! Est-ce paece que je défends une politique de l’euro et donc une baisse de la dette partout dans les pays dans la zone euro que je n’ai plus le droit de commenter l’actualité sur votre blog ?

    Merci de votre réponse.


    • G L Le 24 avril 2013 à 11h31
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      Il n’y a pas un seul mais deux critères que les autorités européennes sont déterminées à imposer:
      1) dette inférieure à 60% du PIB
      2) déficit inférieur à 3%.
      Il serait logique de les envisager en même temps et de les comparer aux critères habituellement pris en compte pour établir qu’une dette est remboursable ou pas 🙂 🙂 🙂


      • jave Le 24 avril 2013 à 13h43
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        2) déficit à 0,5 %, bientôt !


    • Gbalou Le 24 avril 2013 à 16h16
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      Delamarche pose clairement la question d’une baisse de notre endettement voire de sa suppression. Il conteste par ailleurs à juste titre les taux et les indices publiés en particulier aux USA. Il s’étonne de la stérilisation de la BCE qui ne dit pas ouvertement de vouloir pratiquer du quantitative easing !

      20 milliards d’économies sont envisagées en 2014. La croissance en 2014 sera faible. (Entre 0 et 1%). Le déficit budgétaire visé est de 3%. Si ce dernier passe en dessous de 4%, FH aura gagné son pari d’ici la fin de son mandat. La dette en 2014 sera entre 90 et 95% puis il faut l’espérer, diminuer !

      Sur le plan de l’emploi, le chômage va augmenter de près 500 000 ce qui explique que l’objectif de 3% ne sera pas atteint malgré l’optimisme que signifie le pacte de compétitivité et l’accord syndicats – Medef.

      Première conclusion, toutes choses égales par ailleurs : Il n’y aucune raison pour que les taux d’intérêts augmentent pour la France. Ils devraient se maintenir. La baisse du taux de la BCE est souhaitée par les acteurs économiques notamment les investisseurs et les chefs d’entreprise. Si la tendance de l’évolution de la dette est mauvaise, tout laisse à croire un repli en 2015 ou 2016. Ce repli sera plus fort si la dépense publique baisse et si effectivement le taux de la BCE lui aussi baisse.

      Il y a bien sûr des pbs par exemple le cas de l’Espagne ou encore de l’Italie…voire des USA !!!

      Il faut donc se faire à l’idée d’un autre modèle de société et les différents graphiques portant sur le climat, ici sur ce site, nous laisse entendre qu’il faut nous habituer à produire et consommer autrement d’où la transition énergétique souhaitée. La TVA sociale pour ne pas dire sociétale incluant donc l’écologie et le social par opposition à Friedmann est un autre facteur pour diminuer notre déficit voire les charges des entreprises afin de retrouver de la marge pour créer de l’emploi.

      Prétendre que la France fera défaut est pessimiste. Dans la période de crise que nous traversons, il faut du courage, de la volonté et de l’affirmation de soi : EUROPEEN ! Et le risque est là, de voir des gens incapables de comprendre leur entourage (le voisin comme l’allemand…) et donc de voter pour des solutions telles que la possibilité de la Banque de France d’émettre des FRANCS à des taux d’intérêts nuls ce qui serait une régression.

      Merci.


      • Amsterdammer Le 24 avril 2013 à 18h47
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        Faut arrêter les fables…
        Si vous diminuez les ‘charges’ des entreprises [traduction : baissez les salaires!], cela ne créera pas d’emplois supplémentaires, mais seulement des dividendes plus juteux.

        Croyez-vous que des entreprises vont investir dans la production, alors qu’elle savent que tout est fait pour que la demande s’effondre? Pour croire ça, il faut être fou ou néo-libéral.

        On n’est pas dans une situation de crise de l’offre [charges trop lourdes, blablabla, patati patata], mais de crise de la demande, et c’est le mal inhérent au capitalisme financiarisé, sa contradiction fondamentale : il scie la branche sur laquelle il est assis, en détruisant le pouvoir d’achat des consommateurs, parce que seul compte le rapide retour sur investissement des détenteurs de pognon.


        • Gbalou Le 24 avril 2013 à 19h29
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          Nous sommes dans une crise économique de l’offre ! Il faut donc baisser les charges des entreprises et non les salaires pour que ces dernières puissent avoir des marges d’action !

          Le niveau de vie des français baisse légèrement en ce moment précisément depuis 2009 pour les catégories les plus faibles. Mais dans l’ensemble la demande est forte compte tenu des dépenses sociales qui ont joué un rôle d’amortisseur. L’épargne française est la plus élevée en Europe.

          Avec un marché du travail plus souple, les entrepreneurs peuvent embaucher comme débaucher plus facilement selon leurs commandes. Le taux de chômage du RU ainsi est plus faible pourtant son déficit et sa dette plus élevés. Il faudrait envisager un SMIC jeune pour éviter les non formés et avoir une chance d’obtenir un revenu.

          Il n’y a pas de patati et de patata mais une crise économique qui est le prolongement d’une crise financière. Ne pas confondre ! Le manque de trésorerie, de la possibilité d’avoir du crédit est lié à la crise financière. Il faut donc agir sur cette offre d’ou la création d’une banque BPI.

          En outre, il s’agit de garder, nos créateurs ou nos capacités de création notamment par la formation. Il n’y a pas de honte à faire du business. Faire du business augmente l’assiette des impots afin de mieux réduire la dette.

          Il y a un fil rouge sur lequel tente de manoeuvrer le gouvernement socialiste. il est attaqué par son aile gauche qui réclame un plan de relance type keynésien. Faire de la dette à de la dette ne sert à rien. Regardez les chiffres US tel que Delamarche vous le demande et comparer à ceux du New Deal de Roosevelt ? Il faut 6 dollars pour créer 1 dollar de richesse.

          Il ne s’agit pas d’être dogmatique sur l’entreprise et j’irai jusqu’à dire l’économie de la connaissance. La crise économique est structurelle. Il faut des réformes telles que l’abandon du département !…IL FAUT REFORMER POUR AUGMENTER L’OFFRE !!!

          Il faut réformer pour sauver l’euro, il en va de la paix.

          Merci.


          • Bouddha vert Le 24 avril 2013 à 22h49
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            Bonjour,

            Crise financière? Economique?
            Crise des volumes de sources, ressources de la planète, augmentation des populations, voilà un problème simple.
            Comment créer de la richesse à partir de matières gratuites et illimitées lorsque la corne d’abondance tarît?

            Il ne sert à rien de baisser les salaires, il y a des centaines de millions de chômeurs qui grossissent sans cesse, il n’y a plus de travail, il faut donc gérer ce qui reste sans imaginer que la croissance est un modèle, juste un accident.


          • step Le 25 avril 2013 à 15h52
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            que c’est beau, la foi !


        • OCB Le 25 avril 2013 à 01h37
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          “seul compte le rapide retour sur investissement des détenteurs de pognon.”

          Bien vrai …..c-la!


        • toutouadi Le 25 avril 2013 à 11h57
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          Excellent Amsterdammer … Tout est dit.


  8. Bébert Le 24 avril 2013 à 09h52
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    Je comprends mal la réaction d’Olivier Delamarche concernant les changements dans la méthodologie du calcul du PIB U.S.

    Ces changements de méthodologie sont le fruit d’une concertation internationale (qui avait commencé bien avant la crise de 2008, et qui continue toujours de toute façon) et seront donc appliqués à terme dans tous les pays du monde (2014 pour l’U.E). Par ailleurs, qui dit changement de méthodologie, dit rétropolation : cela changera le niveau du PIB mais n’aura que peu d’impact sur le PIB en évolution (la croissance).

    Il est vrai que les Etats-Unis ont lourdement pesé dans ces discussions : notamment pour que les dépenses militaires soient considérés comme de l’investissement (j’exagère un peu mais “la bombe nucléaire est un investissement pour la paix” d’après les Américains !!!!!)

    Enfin la déclaration de Bolkenstein serait intéressante s’il n’omettait pas de dire que les Pays-Bas sont également en faillite…


    • Fabrice Le 24 avril 2013 à 11h12
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      Olivier Delamarche avait (de mémoire) trouvé que les chinois ne tenaient pas compte des coûts de l’énergie dans le calcul du PIB, l’économie est définitivement un jeu à savoir qui mentira le mieux sur la réalité.


      • jducac Le 24 avril 2013 à 14h16
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        @ Fabrice Le 24 avril 2013 à 11h12

        Olivier Delamarche avait (de mémoire) trouvé que les chinois ne tenaient pas compte des coûts de l’énergie dans le calcul du PIB, l’économie est définitivement un jeu à savoir qui mentira le mieux sur la réalité.

        Plus le temps passe, plus le coût de l’énergie doit être pris en compte. En effet les stocks de non renouvelable s’épuisant, la quantité restante prend et prendra de plus en plus de valeur. Rien d’étonnant dans ces conditions à ce que les pays contraints à importer l’énergie fossile, à l’exemple de l’Europe du Sud, aient de plus en plus de difficulté à équilibrer leur balance commerciale.

        link to manicore.com

        Contrairement à ce que le monde financier croit et voudrait faire croire, ça n’est pas l’argent qui est le véritable carburant de l’économie. C’est l’énergie issue du vivant. Celle correspondant au travail de la flore et de la faune récemment récupéré par les hommes, ou faisant partie du capital hérité (sans droits de succession) d’organismes vivant il y a des millions d’années et que nous consommons sans prendre conscience de ce qu’ils valent.

        Quand les dirigeants politiques et tous les citoyens se souviendront-ils que travail et énergie s’expriment dans les mêmes unités et que l’on passe de l’un à l’autre avec un plus ou moins bon rendement ?

        Il leur apparaîtra peut être alors, que c’est l’énergie qui alimente la vie (la nôtre et celle de tous nos auxiliaires mécaniques, chimiques, électriques et autres). Le rendement de conversion de l’énergie en vie, dépend du mode de fonctionnement des pays. Les pays qui travaillent beaucoup tout en consommant peu d’énergie, sont plus efficaces et finissent par être plus compétitifs que les autres, ce qui est le cas des pays émergents en général. C’est aussi le cas de l’Allemagne qui, de plus, dispose de charbon alors que nous n’en avons plus, et qu’en outre, nous nous sommes mis à travailler moins (35h et retraite à 60 ans).

        L’économie, c’est bien plus une question de physique que de finance et de politique.


        • dadone Le 24 avril 2013 à 22h17
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          Ben voyons, je ne sais pas quant vous arrêterez d’inonder ce blog de contres vérités….
          Classement des pays les plus compétitifs et également parmi les plus riches :
          Suisse,
          Corée du Sud
          Japon
          Allemagne
          Tous ces pays importent leur énergie et en grande quantité…

          Pays très gros exportateur d’énergie :
          Russie,
          Vénézuela
          Gabon
          Nigéria
          Algérie
          Et comparez leur niveau de vie avec les précédents…
          Rien que cet exemple devrait définitivement vous arrêter dans votre vision auto centré énergie.


          • balthazar Le 24 avril 2013 à 23h02
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            Oh ben , c’est vrai que l’algerie fait les marchés pour financer sa dette, tout comme le gabon le venezuela et le gabon.
            Ne pas confondre la richesse d’un pays avec la redistribution qui en est faite.
            Par ailleurs, je vous signale que Glencore est suisse, alors vos rodomontades, hein ???
            Pour le japon et la corée, cela me rappelle le slogan ” on n’a pas de pétrole, mais on a des idées”.
            Quand à l’allemagne, ils sont parmi les plus pauvres des européens, c’est la honte pour eux.


          • Bouddha vert Le 24 avril 2013 à 23h10
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            Bonsoir,

            Dans un système, rien ne se fait sans énergie.
            Aujourd’hui dans le monde, si le travail physique des Hommes vaut 1, alors le travail mécanique des machines vaut 200 (600 pour la France).
            Le jour où nous serons contraints sur l’approvisionnement énergétique, nous comprendrons que la richesse que nous avons créé était essentiellement le travail des hydrocarbures (aujourd’hui plus de 60% de l’énergie finale en France).
            En grossissant le trait, il nous faudra puiser l’eau au puits, chercher du bois pour l’eau chaude et l’alimentation, prendre le vélo et la carriole pour les courses, repriser les vêtements, nourrir les poules…

            Car aujourd’hui tout cela et bien plus encore, tout est fait par des machines, l’ensemble étant un monstre énergivore qui ne sera pas remplacé à l’identique par les énergies renouvelables.

            D’ailleurs, le seul vrai lien entre le PIB et un indicateur économique, c’est la consommation d’énergie, hormis les bulles et tant qu’il reste quelque chose à transformer: link to manicore.com


          • juni palacio Le 25 avril 2013 à 00h26
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            à balthazar,
            Perdu. On peut dire beaucoup de choses de l’Algérie sauf qu’elle est endettée. Ce pays a la particularité rare de n’avoir pratiquement aucune dette…Vérifier avant d’affirmer, c’est aussi une politesse vis à vis de ceux qui vous lisent


          • jducac Le 25 avril 2013 à 07h37
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            @ dadone Le 24 avril 2013 à 22h17

            Je ne sais pas quand vous arrêterez d’inonder ce blog de contres vérités….

            Restons calmes. Si j’insiste sur le sujet de l’énergie, c’est parce que cela m’apparait utile de faire découvrir à ceux qui ne l’ont pas encore vu, le rôle essentiel joué par cette grandeur physique dans la vie des organismes vivants pris individuellement ou constitués en organisations plus grandes, par pays, par communautés économiques, par espèces entières, telle l’humanité dans son ensemble.

            Si je le fais, c’est aussi dans le but d’aider à l’assainissement et à la fiabilisation des réflexions qui nous occupent actuellement. Je trouve en effet que beaucoup trop d’arguments économiques sont développés à partir de données très fluctuantes et manipulables. C’est le cas des monnaies et autres instruments d’échange qui ne valent que par les idées que l’on s’en fait. Or ce ne sont que des vues de l’esprit soumises aux forces de l’information et de la déformation des médias.

            Il en est de même pour nombre d’arguments développés en politique. Ils relèvent souvent d’a priori idéologiques mis en avant par certains dans le but de procurer des profits aux uns, au détriment des autres alors qu’il vaudrait bien mieux faire comprendre à tous les mécanismes de bases qu’il est utile de préserver dans l’intérêt de tous.

            Pour ce qui est de vos deux listes, vous êtes vous interrogé sur le devenir des pays qui ne vivent qu’en consommant leur capital constitué de réserves énergétiques non renouvelables ?

            Ceux de l’autre liste puisent leur énergie sur les flux, ce qui les a amenés à développer des capacités de captation diverses, basés sur l’exploitation des ressources de l’intelligence, à mon avis bien plus porteurs d’avenir que ceux qui se contentent de consommer leur capital.

            Ne pensez-vous pas que la solution pour assurer le futur de l’humanité est certainement à trouver du côté du comportement des pays appartenant à votre première liste ? Car l’énergie qui compte ce n’est pas seulement celle que l’on possède, mais celle que l’on peut capter en exploitant et en renouvelant le capital, sans le consommer.

            Ça n’est pas ce qui est fait en France où des politiques débiles nous ont conduit à manger notre capital industriel au lieu de le conserver en acceptant de travailler plus et consommer moins, ce qu’à su faire l’Allemagne et d’autres.


        • dadone Le 25 avril 2013 à 08h45
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          @balthazar
          C’est la foire au contre vérités !
          C”est quoi la redistribution si ce n’est une volonté politique qui n’a rien a voir avec l’énergie ?
          Qu’est ce que vient faire Glencore dans votre argumentaire ?
          La Suisse n’est pas un pays exportateur d’énergie et pourtant c’est un des pays les plus riches du monde donc il semble que ce sont les hommes qui sont plus important que l’énergie (une évidence..)
          Aucun argument concernant le Japon et la Corée, c’est triste
          Enfin quant dire que l’Allemagne est le plus pauvre des Européens, ce serait à mourir de rire si la situations des pays comme la Grèce l’Espagne et le Portugal n’était aussi dramatique…

          @judac

          Ceux de l’autre liste puisent leur énergie sur les flux, ce qui les a amenés à développer des capacités de captation diverses, basés sur l’exploitation des ressources de l’intelligence, à mon avis bien plus porteurs d’avenir que ceux qui se contentent de consommer leur capital.

          Nous sommes d’accord c’est la bien cette politique de “captation” qui est déterminante et pas le fait de détenir de l’énergie.
          Or cette politique de captation n’a rien à voir avec l’énergie tout avec l’humain (éducation, innovation, travail, etc..)
          Donc c’est bien votre vision auto-centré énergie qui est fausse.


          • Bouddha vert Le 25 avril 2013 à 13h14
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            Les exemples qui vous ont été donnés ne pointent pas vers la bonne direction, du coup vous ne voyez pas les problèmes:

            Si la Suisse, le Japon et la Corée sont engagés dans la société de consommation et d’accumulation de biens, c’est parce que chacun de ces pays, comme tous les autres d’ailleurs, bénéficie d’une énergie ultra-concentrée qui permet de fabriquer des hauts fourneaux, fondre des milliers de tonnes d’acier, raser les montagnes, trier, filtrer, chauffer, compacter, laminer, extruder tous les minerais, pêcher tous les poissons, raser et travailler le bois des forêts…
            Si les machines ne sont plus là, alors il faudra trouver d’autres solutions pour les effectuer quand même, non?
            Ce n’est pas un problème mais un paradigme à intégrer pour ne pas se fourvoyer vers des solutions physiquement impossibles.

            Le plus difficile en France est de comprendre que tout ce qui nous entoure est fabriqué de la main de l’homme mais le plus souvent ailleurs et très loin et en très très grande partie grâce aux machines industrielles et aux transports de masse (super cargo et super avion).
            Tout ce système est fondé sur une énergie abondante, jamais contrainte, des ressources infinies, bref on se croit encore dans le ventre de maman.

            En cela, il est fondamental d’intégrer cette réalité.
            La diminution du stock de pétrole par terrien est à la baisse depuis 1979 :baisse des stocks, baisse des découvertes, augmentation de la population.

            Et par dessus le marché, le pétrole représente plus de 40% de l’énergie finale du monde et les hydrocarbures dans leur entier plus de 70%.

            Il est indéniable que ce cahier des charges n’est pas négociable et le jour où le monde aura moins d’énergie, il y a fort à parier que les pays sans ressources seront physiquement en peine de ne disposer que de l’outil industriel d’aujourd’hui, de ne pas avoir repenser l’aménagement de leur territoire, de ne pas être sorti du XXème siècle.


        • balthazar Le 25 avril 2013 à 17h32
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          Désolé si mes commentaires manquent de smileys pour dire quand il faut rire.
          Je répondais à Dadone qui nous explique schématiquement que les pays riches sont : Suisse, Japon, Corée, Allemagne.
          Et les pays “riches” en énergie tels que Venezuela, Russie, Algérie etc sont pauvres (je cite “comparez leur niveau de vie…”).
          Donc la mouche me pique et je lui réponds que bien sûr, l’Algérie a besoin des marchés pour fonctionner, (contrairement au Japon, à l’ALLemagne, la France etc..) ce que je sais être faux, pour faire ce qu’on appelle en math un raisonnement par l’absurde.
          Conclusion fausse par rapport à l’hypothèse de départ, ce qui l’invalide (vous suivez?).
          Je sais que l’Algérie est riche en hydrocarbures (comme la Russie, les EAU etc..).
          Ensuite, leur modèle de développement n’est pas optimum, je l’accorde volontiers.
          Mais c’est possible (voir l’excellent article de Monsieur Asselineau, sur ce blog, concernant le Venezuela).
          Je cite ensuite Glencore, géant mondial des matières premières (alors que la Suisse n’a rien sur son microscopique territoire, a part des coffres forts). Cherchez l’erreur (vous savez, la tique qui vit sur la bête).
          Le japon et la Corée montrent ce que le développement de l’intelligence humaine peut permettre (ils vendent leurs cellules grises au monde entier, vous suivez toujours). Mais le japon est endetté jusqu’à la pointe des cheveux, la machine à billets tourne à fond, ce n’est pas un signe extérieur de richesse pour moi.
          Quand à l’Allemagne, ils sont à 80% de dette sur PIB, donc à peine mieux que nous (90%) et beaucoup moins bien lotis niveau immobilier (sont majoritairement locataires, donc toujours à louer, sans actif financier solide si vous préférez). C’est le journal Der Spiegel qui l’a pointé il y a quelque temps ( les allemands doivent éponger les dettes de tous le club med, sans mettre à contribution l’enorme patrimoine immo que ceux ci possèdent). Je comprends leur non envie de renflouer les banques du club med.
          Voilà, comme ça, j’espère être mieux compris, mais c’est beaucoup plus long à lire.


  9. G L Le 24 avril 2013 à 10h50
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    Le problème c’est : jusqu’où va monter la dette, et les dépensiers ont l’air de croire qu’elle peut monter jusqu’au ciel…

    Or, les prêteurs vont bien un jour ou l’autre se rendre compte de l’arnaque à la Ponzi de la dette publique (cf Mario Soares – mais un simple livre d’histoire économique aboutit à la même conclusion…).

    __ fin de citations __

    Les préteurs ont intérêt à éviter que tout s’effondre car il perdraient tout ou presque tout ce qu’il ont prêté. Sauf que ça suppose qu’ils voient les choses de haut et qu’ils se sentent solidaires les uns des autres, ce qui est exactement contraire à toutes leurs traditions (c’est d’ailleurs pour ça que les théories du complot tiennent difficilement la route: pour qu’un complot aboutisse il faut un minimum de solidarité entre ceux qui organisent ce complot!)

    Ce qui est finalement assez rigolo c’est que ceux qui annoncent l’effondrement (pour être plus précis ceux qui disent que ça s’arrêtera au moment où les intérêts des dettes impossibles à rembourser ne pourront plus être payés eux non plus) contribuent à retarder cet effondrement.

    Les gouvernements en place ne peuvent rien faire d’autre que de faire durer. Essayez d’imaginer que les États-Unis publiant un plan précis de remboursement de leur dette, même sur plusieurs dizaines d’années… Il appartient aux opposants de préparer la suite pour faire en sorte qu’elle soit vivable. C’est les démographes, les ethnologues et même parfois les historiens qui, comme Emmanuel Todd et quelques autres, sont les plus optimistes parce qu’habitués à prendre du recul.


  10. yt75 Le 24 avril 2013 à 11h30
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    Sur le PIB il se calcule aussi par les salaires non ? Dans ce contexte le salaire des ingénieurs R&D ne se retrouve pas déjà dedans ?


    • Gibbus Le 24 avril 2013 à 12h47
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      Et puis c’est aussi du matériel et des consommables achetés, de l’énergie et des matières premières !!
      C’est de l’esbroufe, l’activité de R&D génère déjà de la valeur, c’est une charge pour l’entreprise qui la paye mais cette charge c’est le chiffre d’affaire des fournisseurs !!!
      La R&D ce n’est pas seulement des ingénieurs devant un écran, la R&D ce sont aussi des labos publics ou privés, avec tout un tas de petit bonhomme en blouse blanche qui en génèrent du PIB. En agro-alimentaire, biomédicale, électronique, bioénergie, traitement des déchets, chimie, plasturgie, métallurgie, pharma, nanotech se sont des milliards dépensés qui sont déjà comptabilisés dans le calcul du PIB…


      • yt75 Le 24 avril 2013 à 13h30
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        Oui, et la valeur principale de la R&D cela reste quand même les produits vendus à terme issus de cette R&D, le fait qu’il faille la payer influant sur le prix de ces produits …


    • G L Le 24 avril 2013 à 14h01
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      C’est une occasion parmi d’autres de constater combien il est débilite de donner autant d’importance au PIB.

      Exemple: à propos du CERN et du boson de Higgs considérer que le PIB de chacun des pays participant a augmenté en proportion de sa participation au financement de l’expérience a-t’il un sens? On pourrait multiplier les exemples à propos de la recherche et développement puisque les échecs (savoir que tel produit ne permet pas de soigner telle maladie ou que tel procédé industriel ne permet pas de faire des économies sur la production) sont des informations très utiles mais malheureusement souvent gardées secrètes.

      La comptabilité ferait mieux de ne pas comptabiliser les dépenses pour lesquelles une prise en compte comptable est dépourvue de sens?


      • yt75 Le 24 avril 2013 à 14h28
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        J’aurai plutôt l’approche inverse : aucune règle comptable ne permettra de s’affranchir de la prise de risque et du besoin de décisions stratégiques ou sur les dépenses. Et le salaire d’un chercheur participe autant à l’économie du fait de sa vie personnelle.
        Ce qu’il faudrait actuellement il me semble c’est surtout un très fort rééquilibrage entre taxes sur le travail et sur les matières premières (carburants fossiles en particulier).
        Après à voir sur le capital … Mais enfin avec les montagnes de dettes actuelles accumulées depuis les deux premiers chocs pétrolier, et le choc pétrolier actuel qui ne fait que commencer, il est vraiment très tard …


        • G L Le 24 avril 2013 à 16h00
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          “il est vraiment très tard …”

          Trop tard pour qu’un monde où vous et moi puissions continuer à vivre sans trop changer nos habitudes soit possible? peut-être…

          On peut prendre la question à l’envers: l’humanité a traversé des périodes où le climat n’avait rien a voir avec celui que nous connaissons actuellement et il n’est même pas certain qu’elle ne s’adapterait pas à une radioactivité nettement supérieure. Même si nous rejetons forcément l’idée qu’on puisse vivre heureux dans un monde très différent du notre, rien ne prouve que l’homme était plus malheureux durant ces époques reculées.

          Mon opinion: moins nous gaspillerons d’efforts à essayer de faire que les choses redeviennent comme avant (c’est le programme que nous proposent bien plus de 90% des hommes politiques que nous élisons) mieux ça sera. Il serait nettement plus utile de chercher à déterminer ce qu’il vaut la peine d’essayer de conserver et ce dont il faut se débarrasser le plus vite possible…


          • G L Le 24 avril 2013 à 17h37
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            “que les choses redeviennent comme avant” c’est:

            – gratuité de l’enseignement, du primaire au supérieur
            – chômage exceptionnel
            – soins médicaux quasiment gratuits
            – aides sociales (logement, etc)
            – retraites
            – croissance continue rendant les inégalités de fortune acceptables
            – disparition progressive des frontières pour les simples citoyens, les entreprises, les grandes fortunes et leurs capitaux à faire fructifier.

            En gros c’est LA CROISSANCE (de tout et n’importe quoi – il faut de tout pour faire un monde ma brave dame) donnant aux plus pauvres comme aux plus riches l’impression de progresser vers la société dont ils rêvent (même quand ces deux rêves sont parfaitement incompatibles.)


  11. BA Le 24 avril 2013 à 17h06
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    Ah, la soi-disant “solidarité européenne” …

    Dans les paroles, la “solidarité européenne”, ça existe.

    Mais ça, c’est du pipeau pour les bisounours.

    Dans le monde réel, les pays européens riches veulent que le budget de l’Union Européenne baisse pour la période 2014-2020 !

    Dans le monde réel, les pays européens riches ne veulent même pas solder les impayés de 2012 !

    Union Européenne/Budget 2014-2020 : huit pays riches renâclent à solder les impayés de 2012.

    Huit pays riches de l’UE ont émis lundi de sérieuses réserves sur la rallonge de 11,2 milliards d’euros demandée pour solder les impayés de 2012, au risque d’hypothéquer les chances d’accord avec le Parlement européen sur le budget pour la période 2014-2020.

    Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a averti qu’aucune négociation sur le budget pluriannuel 2014-2020 ne serait engagée avec les Etats tant que les remboursements dus au titre de 2012 n’auront pas été soldés.

    “Nous ne sommes pas les seuls à penser que la somme de 11,2 milliards d’euros est trop élevée”, a lancé le ministre britannique des Affaires européennes David Lidington au cours d’un débat avec ses homologues de l’UE à Luxembourg.

    “Je suis tout à fait d’accord. Nous ne sommes pas du tout convaincus que nous ayons besoin de 11,2 milliards”, a renchéri son homologue néerlandais.

    “Ce montant doit être vérifié et étayé par des preuves”, a insisté le chef de la diplomatie allemande Guido Westervelle.

    Une position partagée par la Finlande, l’Autriche, la Suède, le Danemark et la France. Ces huit pays sont tous contributeurs nets au budget européen.

    link to romandie.com

    Et il reste encore des bisounours qui croient encore à l’Europe fédérale ?

    Il en reste encore ?

    Mais qui croit encore à l’Europe fédérale, aujourd’hui ?

    Qui ?


  12. Marcus Le 24 avril 2013 à 17h29
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    Ainsi va le monde :

    link to unmondeencrise.com


    • Marcus Le 24 avril 2013 à 20h50
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      A Florange une stèle érigée en mémoire de la trahison de Hollande.


  13. J. Payen Le 24 avril 2013 à 17h46
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    Olivier Berruyer. “Je rappelle mon analyse…”

    En 14 lignes denses et pondérées, vous posez le diagnostic juste : l’Euro fut un péché d’orgueil, fondé sur une croyance en des solidarités intra-européennes qui n’étaient pas réalistes .

    C’est l’échec colossal de toute une génération politique, intellectuelle , journalistique, universitaire.
    On le voit bien à l’incapacité qu’éprouve cette génération à concevoir un autre horizon.

    Comment en sortir ? (sans trop de casse…)

    Comme toujours, en revenant aux réalités :
    La plupart des peuples de la zone euro aspirent à des coopérations loyales,
    aspirent à être protégés du dumping social auquel le droit européen nous a excessivement exposé, aspirent à une conduite des affaires communes plus démocratiques et respectueuses des spécificités nationales et culturelles.

    Tirons les enseignements d’une marche forcé à l’intégration qui a échoué. Et dont le prix à payer pour les pays du sud est catastrophique.

    Refaisons une nouveau Traité.Lisible. Minimal. Compréhensible. Limité aux seuls transferts de souveraineté que les peuples sont prêts à consentir. Mais un Traité protecteur et initiateur de vraies solidarités.

    Atterrissons.

    Il est peut-être encore temps, avant que le malheur ne frappe.


  14. Saint-Maurice Le 24 avril 2013 à 19h42
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    L’ Angleterre, le Japon, les USA, la Russie ne sont pas en super forme…
    L’Europe et l’Euro ne sont pas responsables de tout…


  15. BA Le 24 avril 2013 à 20h19
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    Mercredi 24 avril 2013 :

    Dette européenne : Pimco réduit ses positions sur l’Italie et l’Espagne.

    Pimco, premier gestionnaire obligataire au monde, réduit ses positions sur les dettes espagnole et italienne, sans préciser le montant de ce changement, a indiqué mercredi au Wall Street Journal son directeur de la gestion des portefeuilles européens Andrew Balls.

    Cette action intervient alors que les dettes espagnole et italienne bénéficient d’une forte détente de leur taux d’emprunt depuis plusieurs jours. Ces taux, qui évoluent en sens inverse des prix, se situent désormais à leurs niveaux de 2010.

    Cet engouement pour des pays longtemps jugés fragiles résulte de la mise à disposition de liquidités par les grandes banques centrales, occultant pour le moment les problèmes économiques et budgétaires en zone euro, explique M. Balls au Wall Street Journal.

    “Cet emballement sous le sceau des banques centrales a fait monter les prix sur les marchés”, a-t-il déclaré au WSJ.

    “Les rendements pourraient continuer de baisser en Espagne et en Italie, mais nous avons vendu car nous restons préoccupés par la situation en zone euro”, a-t-il ajouté.

    M. Balls a précisé qu’il ne repasserait à l’achat sur ces dettes que si leurs taux repartaient significativement à la hausse, ce qui rendrait leurs prix à nouveau intéressants.

    Parmi les risques pris en compte par Pimco, M. Balls fait notamment référence au projet d’union bancaire, qui selon lui a fait peu de progrès ces derniers mois.

    Le fonds Pimco ne détient toujours pas de titres de dette grecque, portugaise et irlandaise, rappelle le quotidien économique.

    link to lesechos.fr


  16. Macarel Le 24 avril 2013 à 21h33
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    Passé un certain seuil de voracité de la machine capitaliste productiviste, le “progrès” apporte plus de mal que de bien.
    La crise est bien là.
    Nos prédécesseurs de la fin du XIXième, début du XXième lisaient les romans de Jules Verne.
    Pour eux le XXIième siècle seraient un siècle rendu idyllique par les progrès des sciences et des techniques. C’était l’époque de la fée électricité, des premières automobiles, des balbutiements de l’aviation.
    Puis vinrent la grande boucherie de 14-18, la grande crise de 1929, le fascisme, l’holocauste et la seconde guerre mondiale. Le choc fut énorme le progrès pouvait accoucher de monstruosités.
    Puis il fallut reconstruire, lorsque ce fût fait, il fallut trouver d’autres gisements de croissance, d’où la globalisation, produire, produire, toujours plus, mais dans les pays à faible coûts de main d’ oeuvre et automatiser à tour de bras. La globalisation a permis au capitalisme de rebondir, mais en provoquant la paupérisation des populations des pays riches, et en aggravant la dégradation de la biosphère d’une façon qui pourrait bien être irréversible. Car la croissance à deux chiffres dans les pays émergents se fait sans soucis des dégâts environnementaux.
    La science aujourd’hui ne fait plus rêver lorsqu’elle nous annonce que l’activité productiviste de nos sociétés, la croissance sans limite de la production, est sur le point de faire basculer notre système climatique dans un état qui produira des désastres inouïs.
    La technique ne nous fait plus rêver, lorsque l’industrie nucléaire qu’elle a permis produit des déchets qui empoisonneront notre environnement pour des décennies, des siècles, et parfois plus. La technique ne nous fait plus rêver lorsqu’elle a permis une industrie chimique qui a dispersé dans la nature des polluants parmi les plus dangereux.
    Mais l’ordre économique de notre monde est capitaliste ou libéral de marché, il faut donc nier tous les effets négatifs de ce progrès, toutes les externalités négatives de notre productivisme effréné.
    Nous en sommes arrivé au point où ce progrès apporte plus de problèmes, que de bienfaits.
    Il ne faut pas chercher plus loin la cause du malaise de la gauche. En effet, historiquement la gauche est le parti du progrès, or lorsque ce progrès se retourne contre nous, la gauche se liquéfie. Elle se réfugie dans les seuls espaces qui restent à sa disposition pour nous vendre du progrès, d’où l’obstination à faire voter des lois comme celle sur le “mariage pour tous”.
    Ceci pour mieux faire oublier que la gauche ne peut plus promettre du “travail pour tous”, dans le domaine économique et social la gauche n’a plus rien à faire partager que des sacrifices, ceux qui permettront un jour de devenir compétitifs avec des travailleurs chinois ou indiens.
    D’où son ardeur à forcer le passage des lois sur la compétitivité-emploi et à refuser des projets de lois sur l’amnistie sociale. Comme disait l’autre, si l’on rétablissait l’esclavage la gauche négocierait le poids des chaînes. Le progrès était le fond de commerce de la gauche, ce même progrès mis au service d’un capitalisme financier particulièrement prédateur a plongé la gauche dans un profond coma. Mais il y a pire, car il finira par menacer carrément l’avenir de l’espèce humaine.
    C’est pour cela qu’aujourd’hui un parti qui se fait appeler socialiste, n’est plus dans les faits que le parti de la soumission au lois du marché.


  17. medomai Le 24 avril 2013 à 21h34
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    Bonsoir Olivier,

    Vous devriez préciser aussi les conséquences de quitter l’euro. Une sacrée raclée d’inflation pour les volontaires, non !?

    Je me pose une question : y a-t-il plusieurs manières de quitter une monnaie ou une seule ?
    On pense tout de suite à la substitution de la monnaie X à la monnaie Y (nominalement antécédente ou bien rebaptisée autrement du style “nouveau franc”) dans un court laps de temps. Mais dans le cas des pays qui souhaiteraient quitter l’euro ce peut être aussi l’introduction en parallèle de l’ancienne monnaie nationale pour une durée de plusieurs années par exemple. Voire l’introduction d’une monnaie commune à un moins grand nombre de pays mais plus proches économiquement et plus décidés à une coopération socio-économique.
    En fait ma question est : que se passe-t-il quand un pays utilise durablement non pas UNE mais DEUX monnaies ? Est-ce même possible pour les économistes ? Je me rappelle de mes cours de terminales, qui évoquaient une certaine loi de Gresham “la mauvaise chasse la bonne” (si je ne m’abuse)… Si un pays essayait de réintroduire sa monnaie tout en conservant certaines transactions en euro, verrait-il ses réserves en euro s’assécher irrémédiablement ? L’effet dépréciatif sur sa monnaie réintroduite serait-il plus puissant et rapide ? Moins puissant et moins rapide ?

    Questions assez techniques j’imagine…

    Indépendamment de cela, il se pourrait que l’euro actuel progressivement baisse pas mal, se rapprochant dans ce cas des fondamentaux du sud… Etant donné que la situation des pays du nord n’est pas si rose et dynamique qu’on veut bien le dire. M’est avis que ça explique pas mal la nervosité des partis pro-rentiers en Allemagne, Pays-bas, etc, qu’en dites-vous ? Pour eux le mot inflation c’est comme l’oignon pour les vampires : ils s’enfuient en hurlant ! Dans ce cas, ce ne sera pas nous, mais eux qui fulmineront contre l’inflation engendrée ! Et du coup, du point de vue français, l’argument “dévaluation compétitive” serait moins fort (vis-à-vis du reste du monde). Mais évidemment cela ne gomme pas l’avantage allemand dû à leur dévaluation salariale et à leur structure industrielle… Je ne dis pas que la zone euro ne va pas se réaménager un jour, mais je me demande si, dans le cas d’une forte dévaluation dans les mois qui viennent, cette hypothèse que vous chérissez ne finisse par reculer un peu plus loin dans le temps…

    Au plaisir de vous lire.


  18. G L Le 24 avril 2013 à 22h14
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    Un peu de folklore: 1922 — Grèce

    Le Consulat général de Suisse à Athènes a dressé au Département politique fédéral un rapport au sujet de l’emprunt forcé grec duquel il résulte que :
    1. Les billets de banque grec émis antérieurement au 6 avril 1922 n’ont plus cours légal que pour la moitié de leur valeur et devront être échangés dans des conditions non encore réglées contre des billets d’une nouvelle émission. Les billets anciens peuvent néanmoins circuler provisoirement, après avoir été coupés en deux : la moitié portant l’effigie de Georges Stavros devant être considérée comme un billet de banque nouveau type d’une valeur égale à la moitié de la valeur primitive, la moitié portant l’efligie de la couronne constituant un titre provisoire de l’emprunt forcé d’une valeur égale à la moitié de la valeur primitive et portant intérêt à 6,5%. Ce titre provisoire n’est pas négociable.
    2. Les billets de banque grecs appartenant à des étrangers domiciliés en Grèce, ainsi que les avoirs en banque des étrangers à l’étranger ne sont pas soumis aux mesures qui précèdent, même si ces avoirs ont été constitués par l’entremise de sujets grecs.
    3. Les billets de banque grecs détenus par des étrangers domiciliés hors du royaume hellénique tombent, en revanche, sous le coup de l’emprunt forcé. Des démarches sont en cours en vue de les soustraire à cette mesure


  19. vivalatina Le 24 avril 2013 à 23h51
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    J’adore ces dessins, surtout le premier qui est tellement réaliste. J’ai un ami qui est dans ce cas, lui qui avais si fiérement misé sur les promesses de FH.
    Les autes sont pas mal aussi.


  20. Marcus Le 25 avril 2013 à 00h05
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