Un autre regard…

Vladimir Poutine : Discours présidentiel à l’Assemblée fédérale (4 décembre 2014)

Première partie du discours : politique extérieure – Kremlin, Moscou, 4 décembre 2014

 

LE PRÉSIDENT DE LA RUSSIE VLADIMIR POUTINE : Chers membres du Conseil de la Fédération, Députés de la Douma, Citoyens de Russie !

Le discours d’aujourd’hui sera consacré, bien entendu, à la situation et aux conditions actuelles du monde dans lequel nous vivons, ainsi qu’aux défis auxquels nous sommes confrontés. Mais je tiens tout d’abord à vous remercier tous pour le soutien, l’unité et la solidarité dont vous avez fait preuve au cours des récents événements historiques et cruciaux qui vont sérieusement influencer l’avenir de notre pays.

Cette année, nous avons été confrontés à des épreuves auxquelles seule une nation unie et mature et un État véritablement souverain et fort peuvent résister. La Russie a prouvé qu’elle peut protéger ses compatriotes et défendre l’honneur, la vérité et la justice.

La Russie a pu accomplir cela grâce à ses citoyens, grâce à votre travail et aux résultats que nous avons obtenus ensemble, et grâce à notre profonde compréhension de l’essence et de l’importance des intérêts nationaux. Nous avons pris conscience de l’indivisibilité et de l’intégrité de la longue histoire millénaire de notre patrie. Nous sommes venus à croire en nous-mêmes, à croire que nous pouvions faire beaucoup de choses et atteindre tous nos objectifs.

Aujourd’hui, nous ne pouvons bien évidemment pas ne pas évoquer les événements historiques qui ont eu lieu cette année. Comme vous le savez, un référendum a été organisé en Crimée en mars, dans lequel les habitants de la péninsule ont clairement exprimé leur désir de rejoindre la Russie. Après cela, le Parlement de Crimée – il convient de souligner que c’était un parlement tout à fait légitime, qui avait été élu en 2010 – a adopté une résolution d’indépendance. Et enfin, nous avons assisté à la réunification historique de la Crimée et de Sébastopol avec la Russie.

Ce fut un événement d’une importance particulière pour notre pays et notre peuple, parce que la Crimée est une terre où vivent nos compatriotes, et que son territoire est d’une importance stratégique pour la Russie car c’est là que se trouvent les racines spirituelles de la Nation russe, diverse mais solidement unie, et de l’État russe centralisé. C’est en Crimée, dans l’ancienne ville de Chersonèse ou Korsun, comme  les anciens chroniqueurs russes appelaient, que le Grand Prince Vladimir a été baptisé avant d’apporter le christianisme au Rus.

En plus de la similitude ethnique, de la langue commune, des éléments communs de leur culture matérielle, d’un territoire commun – même si ses frontières n’étaient pas tracées et stables –, d’échanges économiques émergents et d’un gouvernement naissant, le christianisme fut une puissante force unificatrice spirituelle qui a contribué à impliquer dans la création de la Nation russe et de l’État russe les diverses tribus et alliances tribales du vaste monde slave oriental. C’est grâce à cette unité spirituelle que nos ancêtres, pour la première fois et pour toujours, se considérèrent comme une nation unie. Tout cela nous amène à affirmer que la Crimée, l’ancienne Korsun ou Chersonèse, et Sébastopol, ont une importance civilisationnelle et même sacrée inestimable pour la Russie, comme le Mont du Temple à Jérusalem pour les adeptes de l’Islam et du Judaïsme.

Et c’est ainsi que nous les considèrerons toujours.

Chers amis,

Aujourd’hui, il est impossible de ne pas revenir sur notre point de vue au sujet des développements en Ukraine et de la façon dont nous avons l’intention de travailler avec nos partenaires à travers le monde.

Il est bien connu que la Russie a non seulement soutenu l’Ukraine et d’autres républiques frères de l’ancienne Union soviétique dans leurs aspirations à la souveraineté, mais qu’elle a aussi grandement facilité ce processus dans les années 1990. Depuis lors, notre position n’a pas changé.

Chaque nation a le droit souverain et inaliénable de déterminer sa propre voie de développement, de choisir ses alliés, son régime politique et la forme d’organisation de sa société, de créer une économie et d’assurer sa sécurité.La Russie a toujours respecté ces droits et les respectera toujours. Ils s’appliquent pleinement à l’Ukraine et au peuple ukrainien frère.

Il est vrai que nous avons condamné le coup d’État et la prise violente du pouvoir à Kiev en février dernier. Les développements auxquels nous assistons actuellement en Ukraine et la tragédie qui se déroule dans le sud-est du pays confirment pleinement la justesse de notre position.

Comment tout cela a-t-il commencé ? Je vais devoir vous rappeler ce qui s’est alors passé. Il est difficile de croire que tout a commencé avec la décision technique par le président Ianoukovitch de reporter la signature de l’accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne. Ne vous méprenez pas sur ce point, il n’a pas refusé de signer le document, mais il a seulement reporté la finalisation de cet accord en vue d’y faire quelques ajustements. Comme vous le savez, cette décision a été prise en pleine conformité avec le mandat constitutionnel d’un chef d’Etat tout à fait légitime et internationalement reconnu.

Dans un tel contexte, il n’était pas question pour nous de soutenir le coup de force, la violence et les meurtres. Il suffit de considérer les événements sanglants à Odessa, où des gens ont été brûlés vifs. Comment les tentatives ultérieures de répression des populations du sud de l’Ukraine, qui s’opposent à ce carnage, pourraient-elles être soutenues ? Je répète qu’il nous était absolument impossible de cautionner ces développements. Qui plus est, ils ont été suivis par des déclarations hypocrites sur la protection du droit international et des droits humains. C’est du cynisme à l’état pur. Je crois fermement que le temps viendra où le peuple ukrainien fera une juste évaluation de ces événements.

Comment le dialogue sur cette question a-t-il commencé entre la Russie et ses partenaires américains et européens ?Je mentionne nos amis américains à dessein, car ils influencent continuellement les relations de la Russie avec ses voisins, ouvertement ou en coulisses. Parfois, nous ne savons pas même avec qui parler : avec les gouvernements de certains pays ou directement avec leurs mécènes et sponsors américains ?

Comme je l’ai mentionné, dans le cas de l’accord d’association UE-Ukraine, il n’y eut absolument pas de dialogue.On nous a dit que ce n’était pas notre affaire, ou, pour le dire simplement, on nous a dit « où » aller.
Tous les arguments rappelant que la Russie et l’Ukraine sont des membres de la zone de libre-échange de la CEI,que nous avons historiquement établi une coopération profonde dans l’industrie et l’agriculture, et que nous partageons essentiellement la même infrastructure – personne ne voulait entendre ces arguments, et encore moins en tenir compte.

Notre réponse a été de dire : très bien, si vous ne voulez pas avoir de dialogue avec nous, nous allons devoir protéger nos intérêts légitimes unilatéralement et nous ne paierons pas pour ce que nous considérons comme une politique erronée.

Quel a donc été le résultat de tout cela ? L’accord entre l’Ukraine et l’Union européenne a été signé et ratifié, mais la mise en œuvre des dispositions concernant le commerce et l’économie a été reportée jusqu’à la fin de l’année prochaine. Cela ne prouve-t-il pas que c’est nous qui avions raison ?

Il faut aussi poser la question des raisons pour lesquelles tout cela a été fait en Ukraine. Quel était le but du coup d’État contre le gouvernement ? Pourquoi tirer et continuer à tirer et à tuer des gens ? De fait, l’économie, la finance et le secteur social ont été détruits et le pays a été ravagé et ruiné.

Ce dont l’Ukraine a besoin actuellement est d’une aide économique pour mener des réformes, pas de politique de bas étage et de promesses pompeuses mais vides. Toutefois, nos collègues occidentaux ne semblent pas désireux de fournir une telle assistance, tandis que les autorités de Kiev ne sont pas prêtes à relever les défis auxquels leurs citoyens sont confrontés.

A ce propos, la Russie a déjà apporté une contribution énorme en aide à l’Ukraine. Permettez-moi de rappeler que les banques russes ont déjà investi 25 milliards de dollars en Ukraine. L’année dernière, le ministère russe des Finances a accordé un prêt de 3 milliards de dollars. Gazprom a encore fourni 5,5 milliards de dollars à l’Ukraine et a même offert un rabais qui n’était pas prévu, en exigeant du pays qu’il ne rembourse que 4,5 milliards. Additionnez le tout et vous obtenez de 32,5 à 33,5 milliards de dollars récemment fournis.

Bien sûr, nous avons le droit de poser des questions. Pour quelles raisons cette tragédie a-t-elle été menée en Ukraine? N’était-il pas possible de régler toutes les questions, même les questions litigieuses, par le dialogue, dans un cadre légal et légitime ?

Mais maintenant, on nous dit qu’il s’agissait de mesures politiques équilibrées et compétentes auxquelles nous devrions nous soumettre sans discussion et les yeux bandés.

Cela n’arrivera jamais.

Si pour certains pays européens, la fierté nationale est un concept oublié depuis longtemps et que la souveraineté est trop de luxe, pour la Russie, une véritable souveraineté est absolument nécessaire pour la survie.

Principalement, nous devrions prendre conscience de cela en tant que nation. Je tiens à souligner ceci : soit nous restons une nation souveraine, soit nous nous dissolvons sans laisser de trace et perdons notre identité. Bien sûr,d’autres pays doivent comprendre cela aussi. Tous les acteurs de la vie internationale doivent être conscients de cela.Et ils devraient utiliser cette compréhension pour renforcer le rôle et l’importance du droit international, dont nous avons tellement parlé ces derniers temps, plutôt que d’en plier les normes en fonction d’intérêts stratégiques tiers contraires aux principes fondamentaux du droit et au bon sens, considérant tout le monde comme des gens peu instruits qui ne savent ni lire ni écrire.

Il est impératif de respecter les intérêts légitimes de tous les participants au dialogue international. Alors seulement, non pas avec des mitraillettes, des missiles ou des avions de combat, mais précisément avec la primauté du droit pourrons-nous efficacement protéger le monde d’un conflit sanglant. Alors seulement, il n’y aura pas besoin d’essayer d’effrayer quiconque avec la menace d’un isolement imaginaire et trompeur, ou de sanctions qui sont, bien sûr, dommageables, mais dommageables pour tout le monde, y compris ceux qui les initient.

En parlant des sanctions, elles ne sont pas seulement une réaction impulsive de la part des États-Unis ou de leurs alliés à notre position concernant le coup d’Etat ou les événements en Ukraine, ou même au soi-disant « printemps de Crimée ». Je suis sûr que si ces événements ne s’étaient pas produits – je tiens à le souligner spécialement pour vous, politiciens, présents dans cet auditorium –, même si rien de tout cela ne s’était passé, ils auraient trouvé une autre excuse pour tenter d’endiguer les capacités croissantes de la Russie, de nuire à notre pays d’une quelconque manière, ou d’en tirer quelque avantage ou profit.

La politique d’endiguement n’a pas été inventée hier. Elle a été menée contre notre pays depuis de nombreuses années, toujours, depuis des décennies, sinon des siècles. En bref, chaque fois que quelqu’un pense que la Russie est devenue trop forte ou indépendante, ces mesures sont immédiatement déployées contre elle.

Cependant, parler à la Russie d’une position de force est un exercice futile, même quand elle est confrontée à des difficultés internes, comme ce fut le cas dans les années 1990 et au début des années 2000.

Nous nous souvenons bien de l’identité et de procédés de ceux qui, presque ouvertement, ont à l’époque soutenu le séparatisme et même le terrorisme pur et simple en Russie, et ont désigné des meurtriers, dont les mains étaient tachées de sang, comme des « rebelles », et ont organisé des réceptions de haut niveau pour eux.Ces « rebelles » se sont encore manifestés en Tchétchénie. Je suis sûr que les gens sur place, les forces de l’ordre locales, s’en occuperont de la manière appropriée. Ils œuvrent en ce moment même à stopper un autre raid de terroristes et à les éliminer. Donnons-leur tout notre soutien.

Permettez-moi de le répéter, nous nous souvenons des réceptions de haut niveau organisées pour des terroristes présentés comme des combattants pour la liberté et la démocratie. Nous avons alors réalisé que plus nous cédions du terrain, plus nos adversaires devenaient impudents et leur comportement se faisait de plus en plus cynique et agressif.


Malgré notre ouverture sans précédent alors, et notre volonté de coopérer sur tous les points, même sur les questions les plus sensibles, malgré le fait que nous considérions – et vous êtes tous conscients de cela, vous en avez tous le souvenir – nos anciens adversaires comme des amis proches et même des alliés, le soutien occidental au séparatisme en Russie, incluant un soutien informationnel, politique et financier, en plus du soutien des services spéciaux, était absolument évident et ne laissait aucun doute sur le fait qu’ils seraient heureux de laisser la Russie suivre le scénario yougoslave de désintégration et de démantèlement, avec toutes les retombées tragiques que cela entraînerait pour le peuple russe.


Cela n’a pas fonctionné. Nous n’avons pas permis que cela se produise.


Tout comme cela n’a pas fonctionné pour Hitler avec ses idées de haine des peuples, qui a entrepris de détruire la Russie et de nous repousser au-delà de l’Oural. Tout le monde devrait se rappeler comment cela a fini.

L’année prochaine, nous allons marquer le 70e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique. Notre armée a écrasé l’ennemi et a libéré l’Europe. Cependant, nous ne devons pas oublier les défaites amères en 1941 et 1942 afin de ne pas répéter les erreurs à l’avenir.

Dans ce contexte, je vais aborder une question de sécurité internationale. Il y a beaucoup de questions liées à ce sujet. Elles incluent notamment la lutte contre le terrorisme. Nous assistons encore à ses manifestations, et bien sûr,nous participerons aux efforts conjoints pour lutter contre le terrorisme sur le plan international. Bien sûr, nous allons travailler ensemble pour faire face à d’autres défis, tels que la propagation des maladies infectieuses.

Cependant, à ce propos, j’aimerais parler de la question la plus grave et la plus sensible question : la sécurité internationale. Depuis 2002, après que les États-Unis se soient unilatéralement retirés du Traité ABM, qui était une pierre angulaire absolue de la sécurité internationale, un équilibre stratégique des forces et de la stabilité, les États-Unis ont travaillé sans relâche à la création d’un système global de défense antimissile, y compris en Europe. Ceci constitue une menace non seulement pour la sécurité de la Russie, mais pour le monde dans son ensemble –précisément en raison de la perturbation possible de l’équilibre stratégique des forces.

Je considère que ce projet est également mauvais pour les États-Unis, car il crée une dangereuse illusion d’invulnérabilité. Il renforce la tension vers des décisions qui sont souvent, comme nous pouvons le constater,irréfléchies et unilatérales, et amène des risques supplémentaires.

Nous avons beaucoup parlé de cela. Je ne vais pas entrer dans les détails maintenant. Je dirai seulement ceci – peut-être que je me répète : nous n’avons nullement l’intention de nous engager dans une course aux armements coûteuse, mais en même temps, nous allons garantir de manière fiable et efficace la défense de notre pays dans ces nouvelles conditions. Il n’y a absolument aucun doute à ce sujet. Cela sera fait. La Russie a à la fois la capacité et les solutions innovantes pour cela.

Personne ne pourra jamais parvenir à une supériorité militaire sur la Russie. Nous avons une armée moderne et prête au combat. Comme on dit actuellement, une armée courtoise, mais redoutable. Nous avons la force, la volonté et le courage de protéger notre liberté.

Nous allons protéger la diversité du monde. Nous dirons la vérité aux peuples à l’étranger, de sorte que tout le monde puisse voir l’image réelle et non déformée et fausse de la Russie. Nous allons promouvoir activement les affaires et les échanges humanitaires, ainsi que les relations scientifiques, éducatives et culturelles. Nous le ferons même si certains gouvernements tentent de créer un nouveau rideau de fer autour de la Russie.

Nous n’entrerons jamais dans la voie de l’auto-isolement, de la xénophobie, de la suspicion et de la recherche d’ennemis.

Ce sont là des manifestations de faiblesse, alors que nous sommes forts et confiants.

Notre objectif est d’avoir autant de partenaires égaux que possible, à la fois dans l’Ouest et à l’Est. Nous allons étendre notre présence dans ces régions où l’intégration est à la hausse, où la politique n’est pas mélangée avec l’économie (et vice versa), et où les obstacles au commerce, à l’échange de technologie et de l’investissement et à la libre circulation des personnes sont levés.

En aucun cas, nous n’allons limiter nos relations avec l’Europe ou l’Amérique. Dans le même temps, nous allons restaurer et étendre nos liens traditionnels avec l’Amérique du Sud. Nous allons poursuivre notre coopération avec l’Afrique et le Moyen-Orient.

Nous voyons à quelle vitesse l’Asie-Pacifique s’est développé au cours des dernières décennies. En tant que puissance du Pacifique, la Russie tirera pleinement parti de de potentiel énorme.

Tout le monde connaît les dirigeants et les « locomotives » du développement économique mondial. Beaucoup d’entre eux sont nos amis sincères et des partenaires stratégiques.

L’Union économique eurasienne va commencer à être pleinement opérationnelle le 1er janvier 2015. J’aimerais vous rappeler ses principes fondamentaux. Les principes majeurs sont l’égalité, le pragmatisme et le respect mutuel, ainsi que la préservation de l’identité nationale et de la souveraineté de l’État de tous les pays membres. Je suis convaincu qu’une coopération étroite sera une puissante source de développement pour tous les membres de l’Union économique eurasienne.

Pour conclure cette partie de mon discours, j’aimerais dire encore une fois que nos priorités sont d’avoir des familles saines et une nation saine, ce sont les valeurs traditionnelles que nous avons héritées de nos ancêtres, combinées avec un accent sur l’avenir, la stabilité comme une condition essentielle du développement et du progrès, le respect des autres nations et États, et la sécurité garantie de la Russie et la protection de ses intérêts légitimes.

[… Suit alors une partie plus économique…]

Discours original (russe) : http://kremlin.ru/news/47173
Traduction en anglais : http://eng.news.kremlin.ru/news/23341
Version française : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

N.B. Si une erreur importante de traduction a été faite, signalez le moi…

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Maintenant que vous avez le texte, vous apprécierez le travail des journalistes dans le compte rendu…

 

Le Figaro : La charge de Poutine contre l’Occident

VIDÉO – Dans un discours virulent, le président russe a fustigé les «ennemis» de Moscou, entérinant la fracture grandissante avec l’Union européenne et les États-Unis.

Jusque dans les dernières heures et la nuit précédant l’événement, le président russe a corrigé des pans entiers de son discours, prérédigé par ses conseillers, modifiant lui-même des paragraphes. Et c’est un Vladimir Poutine mordant, parfois fiévreux, qui s’est finalement adressé jeudi à la nation, depuis la salle des fêtes du Kremlin, dans un exercice annuel destiné à rappeler à ses compatriotes, jusqu’au fin fond des campagnes, la solennité et la puissance du pouvoir russe. Pour les assurer surtout que l’Occident, cet ennemi diffus du Kremlin, doté de «valeurs» étrangères, ne fera jamais plier la Russie. C’est cette entité vague, plus encore que le régime de Kiev, dirigé par des «sponsors américains», qui constitue désormais aux yeux de Vladimir Poutine la principale menace pour les intérêts russes. Officiellement, Moscou n’a pas l’intention de «rompre» avec l’Union européenne et les États-Unis. Mais il était acquis, après une heure de discours, que les partenaires d’autrefois sont engagés dans une crise profonde et durable.

La Crimée est sacrée

Certes, les autorités ukrainiennes ont agi avec «cynisme», elles ont «fusillé, tué des gens» ; les responsables du «coup d’État» de Kiev ont fait «brûler vifs» leurs opposants, comme à Odessa. Néanmoins, le président russe a relégué les autorités de Kiev à un rôle subalterne, préférant s’attaquer à leurs «parrains» occidentaux. «Même sans la Crimée et l’Ukraine, les États-Unis et leurs alliés auraient inventé autre chose pour freiner les opportunités de la Russie. Et cette manière de faire ne date pas d’hier», a accusé Vladimir Poutine. «Aujourd’hui, ils essayent de toutes leurs forces de nous persuader qu’il existe une politique équilibrée à laquelle nous devons obéir sans réfléchir et de manière aveugle. Mais ce ne sera pas le cas», a-t-il ajouté. La Russie possède une «armée moderne, redoutable, prête au combat» interdisant à ses ennemis d’espérer acquérir la «suprématie militaire», a ajouté le chef du Kremlin, filant les métaphores historiques: tout comme elle a repoussé les nazis, elle a empêché l’Occident de «nous entraîner dans un scénario yougoslave de démantèlement». «Hitler s’apprêtait à anéantir la Russie et à nous repousser jusqu’à l’Oural. Tout le monde doit se souvenir comment ce genre de choses se termine», a-t-il menacé.

Négociations laborieuses

Ce faisant, Vladimir Poutine n’a eu aucun mot pour les négociations laborieuses en vue de parvenir à une trêve dans le Donbass, semblant même se désintéresser du confit ukrainien. «La tragédie qui a lieu là-bas conforte totalement la justesse de notre position», a simplement déclaré le président russe, ajoutant que Moscou avait financièrement aidé son voisin, à hauteur de 33 milliards de dollars. «En appelant les parties au dialogue, nous avons fait en Ukraine ce que nous avions à faire», a précisé au Figaro le vice-président de la Douma, Sergueï Neverov. Ces déclarations n’empêchent pas le Parlement de préparer une réunion à huis clos destinée à discuter l’octroi d’un statut officiel aux soldats russes ayant combattu dans le Donbass et à indemniser leurs familles. Par ailleurs, un général russe a participé aux négociations d’une trêve, annoncée jeudi soir. En comparaison, le chef du Kremlin s’est largement étendu sur «l’union historique» de la Crimée avec la Russie, qu’il a assimilée à un événement «sacré», comparant même certains lieux de la presqu’île à des lieux sacrés de Jérusalem. Directement face à lui, assis aux côtés des principaux dirigeants du gouvernement, le patriarche Kirill buvait ses paroles.

Les partis qualifiés d’opposition à la Douma ont également salué les propos présidentiels. «Nous allons construire un État fort, indépendant et souverain», s’est félicité le chef du parti Russie juste, Sergueï Mironov. Au même moment, à Bâle, le secrétaire d’État américain, John Kerry, appelait la Russie à ne pas «s’isoler par ses propres actions»…

Source : Le Figaro

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Le Monde : Poutine, virulent, s’en prend à un Occident qui veut « freiner » la Russie

Inintimidable. Vladimir Poutine, le président de la Russie, a prononcé un discours annuel particulièrement acerbe à l’égard des pays occidentaux, jeudi 4 décembre, devant les chambres réunies du Parlement russe. Il défendait devant elles le bilan d’une année marquée par plusieurs crises qui ont renforcé l’isolement de la Russie sur la scène internationale, de la guerre en Ukraine, à une crise économique provoquée de concert par les sanctions occidentales et de la chute des prix du pétrole. Un fossé que le président russe a un peu plus creusé, jeudi, en s’en prenant directement aux Occidentaux.

  • « Ils auraient inventé autre chose pour freiner » la Russie

Evoquant la crise ukrainienne, Vladimir Poutine a martelé que les événements illustraient la justesse de la politique russe, et accusé l’Occident de cynisme dans son approche de la crise. Il a défendu l’annexion en mars par la Russie de la presqu’île de Crimée, qui faisait partie de l’Ukraine depuis les années 1950, du temps de l’Union soviétique. « Pour la Russie, la Crimée a un sens civilisationnel et sacré (…) enfin a eu lieu la réunification historique de la Crimée et de Sébastopol avec la Russie ».

Au sujet des sanctions en vigueur, après les événements en Ukraine, il a défié les Occidentaux, estimant que « les sanctions n’étaient pas qu’une réaction nerveuse des Etats-Unis ou de leurs alliés ». « Même sans cela [la Crimée, l’Ukraine] ils auraient inventé autre chose pour freiner les possibilités croissantes de la Russie. » « Cette manière de faire ne date pas d’hier », a-t-il ajouté.

« Cela fait des décennies, des siècles. En fait, à chaque fois que quelqu’un estime que la Russie est trop forte, indépendante, ces mécanismes (de freinage de la Russie) se mettent en place ».

Répétant que la position russie est « juste », Vladimir Poutine a encore ajouté :

« Il ne fait aucun doute qu’ils auraient aimé voir à l’oeuvre chez nous le scénario yougoslave d’un effondrement et d’un démembrement avec toutes les tragiques conséquences que cela aurait eu pour les peuples de Russie. Cela ne s’est pas produit. Nous ne l’avons pas permis. »

  •  « Parfois, on ne sait pas à qui il vaut mieux parler »

Il a également critiqué les Etats-Unis, qui « cherchent à influencer, en coulisses ou directement, nos relations avec nos voisins »« Parfois, on ne sait pas à qui il vaut mieux parler, avec les gouvernements ou directement avec leurs protecteurs ou leurs sponsors américains », a-t-il ironisé.

Le président russe a cependant affirmé qu’il ne voulait pas jouer l’isolement, assurant que la Russie ne cesserait pas sa coopération avec l’Europe et les Etats-Unis et qu’elle resterait ouverte aux investissements étrangers.

« Nous ne suivrons jamais la voie de l’isolement, de la xénophobie, de la suspicion et de la recherche d’ennemis. Tout cela, ce sont des manifestations de faiblesse tandis que nous sommes forts et que nous avons confiance en nous. »

« Nous n’avons ni le dessein ni le souhait de voir la Russie s’isoler par ses propres actions », a déclaré, pour sa part, le secrétaire d’Etat américain John Kerry devant l’OSCE à Bâle à propos de la situation en Ukraine, ajoutant que les Etats-Unis « ne cherchent pas la confrontation ».

Source : Le Monde

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Poutine étrille l’Europe dans son discours annuel

Vladimir Poutine a prononcé aujourd’hui son grand discours annuel. L’occasion pour le président russe de remettre en avant la grandeur de son pays et de critiquer les interventions européennes en Crimée. Pour lui, il s’agit d’un “prétexte”. 

Les Américains ont leur discours sur l’état de l’Union. Les Russes ont leur discours sur l’état de la Fédération. Dans les deux cas, il s’agit pour le président de faire un bilan de l’année passée, de présenter ses ambitions et son programme pour l’année à venir. Au Kremlin, chaque année, cette apparition rassemble plusieurs centaines de parlementaires, de ministres et de chefs religieux.

Après son départ discret du sommet du G20 en Australie, le mois dernier, Vladimir Poutine voulait visiblement reprendre une figure d’autorité. Plus question de se montrer isolé sur la scène internationale à cause du conflit en Ukraine. Cette fois, pendant plus d’une heure, son discours était beaucoup plus nationaliste.

Les Occidentaux veulent “freiner la Russie”, qui est une “nation saine”, “capable de défendre militairement ses compatriotes”, a dit le chef du Kremlin. Pour lui, les interventions occidentales en Ukraine ne sont qu’un “prétexte pour punir la Russie”. 

Source : France Inter

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Poutine accuse les ennemis de la Russie de vouloir sa perte

Le papier, dont je ne reprends que la fin, est plus intéressant et complet (c’est du Reuters, pas de l’AFP) – mais reste très orienté…

L’économie, le grand danger de Poutine

La stabilité de l’économie, dont le cours du rouble est un indicateur, est sans doute cruciale pour Vladimir Poutine, arrivé au pouvoir il y a quatorze ans après la crise financière de 1998 qui avait fait fondre la devise russe et avait dilapidé l’épargne des ménages russes.

Sa popularité du reste doit largement au souvenir du chaos des années 1990 et à la comparaison avec la stabilité qu’il a su faire revenir. Mais le rouble a cédé près du tiers de sa valeur depuis le début de l’année, la chute des cours pétroliers pèse grandement sur les finances publiques et les banques et compagnies russes éprouvent des difficultés à se financer en dollars pour rembourser leurs dettes extérieures.

“Le plus grand danger pour le président, c’est l’économie, sous la double pression des sanctions et de la chute des cours du pétrole”, souligne le politologue Kirill Rogov dans le quotidien d’affaires Vedomosti.

Les annonces de Vladimir Poutine n’ont pas convaincu les économistes. “C’est de la vieille école, un truc de la Guerre froide”, a réagi l’analyste Tim Ash, de la Standard Bank.

Sergueï Aleksachenko, ancien vice-gouverneur de la Banque centrale, ne voit dans le discours de Poutine “rien à débattre ni rien à attendre”. “Tout va continuer en l’état, et cela lui convient”, ajoute-t-il. (Eric Faye et Henri-Pierre André pour le service français)

(Avec Reuters)

Source : Challenges

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FRI : «Une forte tonalité Guerre froide» dans le discours de Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a prononcé, jeudi 4 décembre, son discours annuel devant les parlementaires des deux chambres. Cette année, il revêt un costume particulier, eut égard à la crise en Ukraine et l’isolement de Moscou sur la scène internationale. Jean-Sylvestre Mongrenier, docteur en géopolitique, professeur agrégé d’Histoire-Géographie et chercheur à l’Institut français de géopolitique, analyse pour RFI le discours du président russe.

RFI : Le président russe a averti ses concitoyens : des temps difficiles sont à venir sur le plan économique. L’allocution prononcée mardi était un discours de justification de cette situation économique mais également un discours politique de fermeté vis-à-vis de l’Europe, qu’il juge responsable de cette situation. Finalement, y a-t-il quelque chose de nouveau dans l’allocution prononcée par le président russe ?

Jean-Sylvestre Mongrenier : Non, il n’y a rien de nouveau dans ce discours du président russe. Cette allocution s’inscrit dans le prolongement des discours prononcés par Vladimir Poutine ces dernières semaines et ces derniers mois, notamment le discours du Valdaï et celui prononcé devant le Sénat russe, après le rattachement manu militari de la Crimée à la Russie. C’est un discours qui a une forte tonalité Guerre froide d’opposition à l’Occident.

Vladimir Poutine s’est engagé à ce que d’ici quatre ans, la croissance russe soit supérieure à celle de n’importe quel autre pays. Quand il dit ça, est-il lui-même convaincu de ce qu’il avance ?

Je doute qu’il le soit. Cet engagement est vraiment rhétorique. Il traduit une volonté de mobiliser l’opinion publique russe. Les sanctions prises par les Occidentaux, en réaction à la politique ukrainienne de Vladimir Poutine, ont des conséquences sur l’économie russe.

De surcroît, il y a une chute des prix du pétrole. Aujourd’hui, le baril est aux alentours de 60 dollars alors que tous les calculs budgétaires russes sont fondés sur un baril à 100 dollars. Il y a donc forcément des conséquences qui sont importantes pour un pays qui n’a pas fait les réformes nécessaires pendant les années 2000, au moment où il y avait des rentrées importantes, au moment où il y avait une croissance économique forte.

Le discours de Vladimir Poutine traduit une volonté de reposer un objectif mais c’est très volontariste et finalement, très artificiel. Ce n’est pas articulé sur les réalités, les perspectives.

Que signifie le fait que le président russe ait demandé à la Banque centrale de mettre fin à la spéculation sur le rouble ?

Cela ne signifie pas grand-chose. La Banque centrale a renoncé à intervenir parce qu’elle était en train de dépenser une bonne partie de ses réserves de change dans le soutien du cours du rouble vis-à-vis de l’euro et du dollar. Ces dernières semaines, la décision qui a été prise, c’est de laisser flotter le rouble.

Je pense que cela nous confirme le côté très tchékiste de Vladimir Poutine. Cela donne le sentiment que pour lui, l’économie est une simple annexe de la politique et qu’il suffit d’ordonner pour que les réalités économiques et monétaires se plient, résonnent dans les termes d’une économie de commande.

[NdR. : La Tchéka est la première police politique de l’URSS, ancêtre du KGB. LaTchéka a duré de 1917 à 1922, et fut ensuite renommée Guépéou.] [Poutine est donc un clown à moitié dingue, CQFD]

Concernant la crise en Ukraine, le président russe fait savoir que ce n’est qu’un prétexte pour imposer des sanctions à son pays. « Les Occidentaux, dit-il, souhaitaient depuis longtemps freiner la marche de la Russie. » Ce discours a-t-il une visée uniquement intérieure ou s’adresse-il aussi aux pays européens et à Barack Obama ?

Vladimir Poutine s’adresse aussi aux Occidentaux en général. Il est dans une logique de confrontation. Il y a une volonté de la Russie de se placer au centre du jeu international, là où les dirigeants occidentaux considèrent la Russie comme un acteur secondaire, centré soit sur des problématiques domestiques, soit sur l’Asie-Pacifique.

Du côté du président russe et des cercles de pouvoir autour de lui, il y a une volonté de revanche. Il y a une volonté de poser la Russie au centre du jeu international. Et Vladimir Poutine y parvient d’une certaine manière, à travers son pouvoir de nuisance.

Il y a aussi tout le contexte obsidional. Tout le monde en voudrait en permanence à la Russie, il y aurait un gigantesque complot au niveau planétaire pour essayer d’abaisser ce pays, alors même que toute la politique russe menée par les Occidentaux dans l’après-Guerre froide a consisté à essayer d’arrimer la Russie, de la faire entrer dans une espèce d’ensemble « panoccidental ».

Même après la guerre de la Russie contre la Géorgie en 2008, on a vu le président américain Barack Obama pratiquer une politique de relance des relations russo-américaines qui n’a pas porté ses fruits, tout simplement parce que Vladimir Poutine a sa propre vision des choses, sa propre hiérarchie des priorités. Il veut poser la Russie comme puissance entre un ensemble américano-occidental d’un côté, et de l’autre côté, toute cette Chine émergente ou plutôt émergée.

Comment analysez-vous le double langage du président russe quand il dit qu’il ne veut pas rompre avec les Etats-Unis et l’Europe ?

Il y a quand même la prise en compte d’un minimum de réalité. D’un côté, Vladimir Poutine peut tenir une rhétorique centrée sur l’économie de commande, faire comme si la Russie était une gigantesque économie isolée, fonctionnant en elle-même et pour elle-même.

Mais en même temps, le fait est que 70% des exportations de la Russie, c’est du pétrole et du gaz, très largement à destination de l’Union européenne. C’est beaucoup plus que les volumes actuels et à venir à destination de la Chine. Ces exportations représentent la moitié des ressources fiscales de l’Etat russe et pratiquement le 1/5e du PIB.

Economiquement, une politique d’isolement ne peut qu’entraîner des effets pervers, négatifs. Donc Vladimir Poutine cherche une sorte de point d’équilibre entre réaffirmation de puissance d’un côté et de l’autre, la prise en compte du nerf de la guerre, c’est-à-dire, finalement, des ressources financières qui sont indispensables au fonctionnement de l’Etat russe et au financement de la politique de puissance qu’il veut mener.

Vladimir Poutine est-il de plus en plus suivi aujourd’hui par la population russe ?

Qu’en sait-on finalement? On regarde quelques sondages sur la popularité du président russe, mais est-ce qu’il y a encore, aujourd’hui, une véritable société civile russe avec des acteurs pleinement indépendants ? Il semble qu’il y ait une approbation d’une manière assez automatique, mais cela tient plus de l’acclamation que d’un consensus en profondeur avec toutes les conséquences économiques de sa politique.

Dans la durée, on peut penser que ce consensus pourrait se révéler finalement assez artificiel. Mais on est obligé d’extrapoler à partir de données qui sont très fragmentaires, très parcellaires. Quand on répète que Vladimir Poutine est soutenu par son peuple, quelque part, on reproduit sa propagande.

[donc personne ne le soutient, CQFD] [Géopoliticien le gars soi-disant…]

Source : RFI

192 réponses à “Nous avons la force, la volonté et le courage de protéger notre liberté”, par Vladimir Poutine (+ médias)

Commentaires recommandés

purefrancophone Le 05 décembre 2014 à 11h31

Homère d’Allore ;
Ne regardez plus ce genre de télévision ils vont vous implanter le gène de la désinformation !!! (Théléthon oblige)
C’est pour avoir une information plus exacte que j’avais mis ce discours ce matin , il me semble important d’aller à la source et de faire soi-même son analyse .Le résultat est beaucoup plus juste !!

  1. Homère d'Allore Le 05 décembre 2014 à 11h22
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    C’est très bien d’avoir l’intégralité du discours.
    Hier soir, sur France 2, il y a un bel exemple de désinformation. “Arrivée martiale de Poutine”, “Menaces envers les USA et L’Europe”, “le soutien populaire à Poutine va disparaître avec les sanctions économiques qui vont ruiner le pays”, “ruée dans les magasins avant l’hyperinflation” et j’en passe…


    • purefrancophone Le 05 décembre 2014 à 11h31
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      Homère d’Allore ;
      Ne regardez plus ce genre de télévision ils vont vous implanter le gène de la désinformation !!! (Théléthon oblige)
      C’est pour avoir une information plus exacte que j’avais mis ce discours ce matin , il me semble important d’aller à la source et de faire soi-même son analyse .Le résultat est beaucoup plus juste !!


    • Kiwixar Le 05 décembre 2014 à 12h03
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      “Arrivée martiale de Poutine”, “Menaces envers les USA et L’Europe”, “le soutien populaire à Poutine va disparaître avec les sanctions économiques qui vont ruiner le pays”

      Etonnant, le journal de 18:00 en Nouvelle-Zélande (TVONE) aujourd’hui a montré exactement la même chose (l’entrée de Poutine, etc) dans le même ordre…. ils reçoivent tous les instructions de la même officine ???? Economie d’échelle sur les coûts? WTF !!
      Avec en conclusion “le soutien russe à Poutine risque de vaciller avec la crise économique” (pour rassurer les fermiers européens, ils ne sont pas seuls à en baver?)


      • Homère d'Allore Le 05 décembre 2014 à 12h20
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        Oui, Kiwixar. Ils reçoivent tous les instructions de la même officine.
        Ce serait d’ailleurs intéressant de récupérer cette émission néo zelandaise et d’envoyer le lien à M. Berruyer. Et ce serait un bon thème pour un futur billet.


      • vérité2014 Le 05 décembre 2014 à 17h53
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        L’impression que nous vivons dans la nouvelle URSS(néolibérale iso communiste mais c’est la seule différence).Pour le reste,une seule presse la pravda de Washington/Bruxelles.
        C’est Orwell.Avec des tas de pseudo journalistes et pseudo ”experts” qui n’y connaissent rien et qui depuis des années voire plus se sont trompés dans toutes leurs prévisions (économiques surtout).Ils n’ont jamais vu venir la moindre crise.Et ils ne comprennent pas les crises actuelles.
        C’est bien l’UERSS 2.0
        Le Monde à l’envers.Je ne pensais pas connaitre cela de mon vivant.On s’oriente à l’Ouest de + en + vers un Etat policier avec une presse du pouvoir.Encore heureux que ce blog existe et de nombreuses autres sources sur internet(souvent en Anglais).


        • Archanonyme Le 06 décembre 2014 à 03h21
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          Oui le système dans lequel nous évolution ressemble de plus en plus au système soviétique. regroupement de la production industriel, économique et financière entre certaines mains, diminution des droit démocratique. (le système démocratie-parlementaire/capitalisme que nous avons connu par le passé est en train de mourir)


      • fanfan Le 05 décembre 2014 à 22h31
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        CONSTERNANT, AFFLIGEANT, ON NOUS PREND VRAIMENT POUR DES IMBÉCILES…

        LES VEAUX… C’EST EUX !


        • fanfan Le 05 décembre 2014 à 22h41
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          EST-IL POSSIBLE DE PORTER PLAINTE COLLECTIVEMENT POUR DÉSINFORMATION MANIFESTE, POUR HARCÈLEMENT MORAL, POUR INCITATION A LA HAINE, POUR DIFFAMATION ?


    • Roulio Le 05 décembre 2014 à 14h42
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      C’est la même musique sur tous les grands médias, je tenais à ajouter à la trop longue liste des propagandistes ce cher Bernard Guetta (France Inter), on peut lire le verbatim de sa chronique matinale ici : http://www.franceinter.fr/emission-geopolitique-levidente-inquietude-de-vladimir-poutine

      “Le discours d’un homme inquiet car affaibli”…

      Je le supporte tous les matins depuis trop longtemps ce brave Guetta, là je crois que je vais définitivement passer de la musique le matin, c’est plus digeste que la propagande ! J’irai ainsi pointer à Pôle Emploi moins énervé.


  2. purefrancophone Le 05 décembre 2014 à 11h23
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    AH !!! ben le voilà le lien que j’ai mis sur une page et qui avait disparu !!!!
    Merci Olivier d’en faire une page complète .Je ne savais pas trop sur quel billet le mettre ; il a toute sa place sur une page uniquement pour lui !!
    Beau discours , qui remet les choses à leur place !!
    Merci Monsieur POUTINE de nous donner votre vision de la situation.
    Cette affaire de confrontation entre l’Amérique , l’Europe et la Russie n’est pas terminée .Pourtant nous aurions tous intérêt que cette situation se calme .Nous avons tous intérêt que la situation se pacifie .Mais un seul homme ne peut pas le faire .
    J’espère que les peuples vont faire la part des choses et faire remonter leur souhait vers leurs élus !!!!


  3. lemoine001 Le 05 décembre 2014 à 11h30
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    Combien de temps les russes mettront-ils à comprendre que les USA ne sont pas leur “partenaire” mais un pays en guerre permanente pour maintenir sa domination ? C’est le pays qui consomme la plus grosse part des ressources mondiales, qui par les dollars qu’il multiplie à volonté se donne la capacité d’être le créancier du monde entier, qui déstabilise l’économie et crée les conditions d’une nouvelle crise systémique. Un pays comme la Russie entouré d’armes de destructions massives prêtes à fondre sur lui, devrait bien comprendre qu’il n’a pas d’autres amis que les forces de paix et de progrès dans le monde. C’est à elles qu’il devrait s’adresser et non à ceux qui se présentent comme les “dirigeants” de pays qu’ils ne dominent que par la force de l’argent et en les maintenant dans l’étau d’institutions politiques qui rendent impossible toute véritable démocratie.


    • nadia bougoslavsky Le 05 décembre 2014 à 17h41
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      merci Monsieur de votre analyse cela me réconforte car je n’en peux plus de cette haine envers Monsieur POUTINE c’est un grand homme tout comme Monsieur LAVROV ils ont bien du courage j’espère qu’ils vont tenir pour que le peuple russe puisse enfin vivre dignement et profiter de ses richesses


    • Grognard Le 05 décembre 2014 à 17h45
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      Je pense que les dirigeants russe ont bien compris que les USA ne sont pas leurs partenaires.
      Pour le gvt russe s’exprimer de cette façon permet de montrer qui est agressif et qui recherche des solutions.
      C’est aussi une façon de renvoyer leur agressivité à leurs interlocuteurs.


    • Charles Michael Le 05 décembre 2014 à 20h10
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      Dans l’humour russe la dérision, pince sans rire, tiens une bonne place, le terme”partenaires” ou “amis ” est pour Putin un léger rappel de leur hypocrisie.

      Les “partenaires ” viennent de s’encaisser l’annulation du projet South Stream, ce sera donc à ces “partenaires” de faire avec leurs “amis” Kievistes, bon courage.
      Mais le vraiment immensément significatif est le changement de destination de ce gazoduc de l’UE à la Turquie.
      Pour les “partenaires” c’est plus que rater le train c’est sortir de l’histoire.


    • rouge vif Le 08 décembre 2014 à 12h03
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      “Combien de temps les russes mettront-ils à comprendre que les USA ne sont pas leur “partenaire” mais un pays en guerre permanente pour maintenir sa domination ? ”

      Rassurez-vous @lemoine001 les Russes savent parfaitement à quoi s’en tenir sur leur “partenaires”…et ce depuis tres longtemps.
      L’usage du mot ” partenaires ” ,tres énervant il est vrai dans la situation actuelle, traduit certes le maintien d’un voeux mais resortit plus à l’antiphrase et à la politesse.
      F..king B..tard serait plus adapté mais moins diplomatique bien que vraiment consensuel.


  4. Nerouiev Le 05 décembre 2014 à 11h37
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    Comme toujours, un discours clair et honnête sans langue de bois. Rien à voir avec le triomphalisme de Kissinger et Washington. Poutine tiendra parole et on ne peut qu’accepter sa vision pour un monde équilibré et responsable. Rien à voir non plus avec ces jeux de cows boys dans la cour de récréation.


    • purefrancophone Le 05 décembre 2014 à 11h41
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      Nerouiev;
      N’est ce pas justement cela qui dérange les Euro Atlantistes? Un discours clair et honnête qu’ils sont incapable de faire et encore moins de tenir ?
      Regardez les promesses en France ce qu’elles deviennent ?
      Regardez cette promesse de gain avec le TAFTA ? On sait très bien qu’il n’en sera rien !!!!!
      Poutine a le mérite de dire ce qu’il fait et de faire ce qu’il dit !!
      Cela devient rare , très rare !!


      • Nerouiev Le 05 décembre 2014 à 19h55
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        Que oui, ça devient rare. Le respect de la parole est la base de toute relation et comme vous le dites c’est bien ça qui a complètement disparu en Occident, et c’est une ambiance malsaine qui en ressort. Ce qui se passe avec les Mistrals en est le symbole le plus frappant. Croyez-vous que les USA vont compenser avec des soi disant bateau de croisière ? Franchement je sais qu’on ne peut pas compter sur eux et qu’on l’aura dans le baba. Je crois que Hollande s’est fait un peu moucher au Kazakhstan à cause de la non confiance qu’il incarne.


        • purefrancophone Le 05 décembre 2014 à 22h37
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          Nerouiev;
          Que Hollande se fasse moucher ne peut que me faire plaisir !!
          Le respect de la parole donnée , que c’est loin .Chirac a probablement été le dernier à la respecter , et encore , pas toujours !!
          Les USA ne compenseront pas , ils n’en ont pas la volonté ni les finances contrairement à ce qu’ils disent .De plus ils se réjouissent de voir l’Europe affaibli , c’est leur intérêt !!!!! Plus nous dépendons d’eux plus ils nous manipulent et nous méprisent .Nous ne sommes que leurs valets !!
          Vivement que nous retrouvions un vrai Homme d’Etat qu’il remette la France sur les rails du respect !!!


  5. Homère d'Allore Le 05 décembre 2014 à 11h38
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    Et c’est quoi, les causes premières ? Peut-être avez vous des lumières à nous apporter ?
    C’est le but d’un blog participatif, alors, s’il vous plaît, faites nous part de celles-ci ! Nous risquons même d’être d’accord !


  6. Boublik Le 05 décembre 2014 à 11h41
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    Merci pour la traduction complète. Discours engagé que l’on entendra jamais de la bouche de Hollande le caniche.


    • benoit Le 06 décembre 2014 à 08h41
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      Force, volonté, courage, 3 choses qui manquent cruellement à nos élites. Avec l’honnêteté et le respect d’autrui. Bref, il leur reste bien peu de qualités, j’ai beau chercher …


  7. PYTHEAS Le 05 décembre 2014 à 11h42
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    Mais oui, vous êtes son porte voix? Il n’a pas tord sur tout d’ailleurs (l’Europe-allemande n’a pas été à la hauteur), mais faites une analyse critique, il reste stratégique cet homme,mais pas son béni-oui-oui : vous êtes libre, et en France, n’ayez pas peur. N’y-a-t-il pas une opposition en Russie, qui penserait autrement? C’est plus compliqué là-bas, et puis Anna Stepanovna Politkovskaïa c’était en 2006, c’est loin dans le temps, et la justice est passée “le 9 octobre 2007 le procureur général Tchaïka a déclaré que l’« affaire Politkovskaïa » a été élucidée”. Bon, mais il reste légitime ce Poutine, après avoir traficoté la constitution. Non c’est vrai il n’a pas raison sur tout.


    • arnold99 Le 05 décembre 2014 à 12h17
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      C’est très bien de vouloir comparer la Russie, la France, Poutine, etc.
      Vous semblez très bien informé sur le ressenti des Russes!

      Si OB est le porte-voix de V Poutine, permettez-moi d’être le porte voix de Talleyrand pour vous dire que la Russie et V Poutine vous réponde a vous, et autres Hollande, Merkel, France, Allemagne, etc…

      “Quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console”


      • Caramba! Le 05 décembre 2014 à 16h29
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        Pythéas,

        Qu’un chef d’état reste stratégique, euh……ne serait-ce pas ….normal?
        Quand à avoir raison sur tout?
        Etant réaliste, je sais bien que personne n’a raison sur tout, et un chef d’état est un homme comme les autres.Quand à ne faire que les bons choix?Parlons de choses réalisables.
        Nous sommes bien placés, Français, pour savoir que parfois il n’y a que deux mauvais choix!

        C’est bizarre ce truc quand même, cette incapacité à prendre du recul et à écouter, regarder un président et évaluer sa valeur réelle, pas seulement à travers ses discours -qui admettons-le dénotent totalement dans le paysage politique.Cette mesure, cette diplomatie totalement perdue chez nous)-mais également à travers ses actes, à travers la santé de son peuple, de ses finances, de sa culture. de la confiance que témoigne le peuple à celui qu’il a choisit..
        Fort heureusement il y a de l’opposition en Russie, comme partout d’ailleurs, cela peut être le support à un travail d’amélioration.

        L’opposition comme vous le savez peut aussi avoir comme source des puissances étrangères implantées depuis longtemps sous couvert d'”humanitaire”.
        Le plus délicat est d’écouter l’opposition mais d’être assez renseigné pour connaitre ce qui dans cette opposition est partie de revendications légitimes ou partie de plan de déstabilisation du régime.
        Je pense que c’est ce à quoi les gouvernements sont de plus en plus confrontés.
        Je pense que ce que fait la Russie chez elle ce n’est pas nos oignons.
        Tout comme je me suis intéressé à d’autres grandes femmes et à d’autres grands hommes, Poutine m’intéresse.
        Je ne suis cependant pas tombé en totale admiration, Poutine n’est pas seul, il a ses conseillers, ses amis, ses proches.Les décisions semblent mûrement réfléchies et ne sont pas du fait d’un seul homme mais le fait d’une équipe.
        Malgré que cet homme gouverne l’un des plus grands pays du monde, il semble que cela ne lui ait pas tourné la tête, il est indéniable que ses discours sont posés et répondent à toutes les réalités géopolitiques présentes.
        Il prend position poliment et fermement et on sent que rien ne le fera changer d’avis.
        C’est rassurant de voir un président savoir exactement ce qu’il veut…..
        Et ne pas se dédire.
        Il n ‘y a donc pas de sur-homme ou d’idole!
        Un Président légitime au vu de sa popularité.
        Un des seuls de notre époque qui détienne autant de puissance.
        L’un des seuls agressé qui peut dire aux autres énervés:”j’attends que tu te calme après, on voit.”
        Moi, ça me rassure.


        • Michel Ickx Le 05 décembre 2014 à 19h30
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          Avez-vous lu le livre de Frédéric Pons “Poutine” ?
          Le personnage correspond bien avec votre descriptions et avec nos intuitions: Clair, réfléchi et grande dignité en comparaison avec nos marionettes. Bref un des rares chefs d’état avec la stature d’une autre époque. Pouvu qu’il dure.


          • Caramba! Le 06 décembre 2014 à 05h43
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            Michel Ickx Le 05 décembre 2014 à 19h30,
            Bonjour,
            Non, je ne l’ai pas lu, merci pour la référence.
            🙂


    • Jean Le 05 décembre 2014 à 21h07
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      et Robert Boulin?

      (ironie: on connait la réponse!)


    • Lt Anderson Le 06 décembre 2014 à 19h34
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      “Bon, mais il reste légitime ce Poutine, après avoir traficoté la constitution. Non c’est vrai il n’a pas raison sur tout.”
      Le travail avait été préparé à 90% par le gentil Yeltsine.


  8. Kiwixar Le 05 décembre 2014 à 11h53
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    La frénésie des Saxons à soumettre les Russes et les Serbes ne serait-elle pas dûe à un problème de traduction :
    – les Slaves : esclaves (“slaves” en anglais)
    – les Serbes : serfs, servs, serbs (je sais que l’origine du mot “serbes” est sans doute autre, mais bon, c’est étonnant, cette proximité)


    • arnold99 Le 05 décembre 2014 à 12h40
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      Vous pointez du doigt la ‘culture’ américaine qui nous envahie.

      Le mot slave veut dire en russe mot et de là découle le terme de “slaves” (cf lien) voulant dire ceux qui se parlent, se comprennent. A l’opposé, le terme allemand dans les langues slaves traduisent le fait de ne pas être en capacité de parler, de se faire comprendre.

      De là a y voir voir certaines gestuelles germaniques bien connues et des problèmes d’incommunicabilité avec les autres!

      http://fr.wiktionary.org/wiki/slave


    • Pascalcs Le 05 décembre 2014 à 14h50
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      vous voulez dire Anglo-Saxons


      • kad Le 05 décembre 2014 à 20h46
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        Oui, je pense aussi!


        • anne jordan Le 05 décembre 2014 à 22h11
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          ben quoi ? les angles et les saxons sont des peuples germaniques !


          • Kiwixar Le 06 décembre 2014 à 00h01
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            Oui, justement, j’ai utilisé “Saxons” à dessein pour mettre dans le même sac les Anglo-Saxons et les Allemands qui montrent le même enthousiasme à vouloir soumettre les Russes actuellement qu’ils ont mis à défoncer les Serbes.

            Je ne connais pas trop l’histoire des anciens barbares mais ce serait intéressant d’avoir l’opinion d’un historien pour voir si la relation entre les anciens Goths et les Slaves et Serbes était déjà sur un thème similaire. Lire par exemple “L’empire barbare / Thorn le prédateur” de Gary Jennings, je ne sais pas ce que ça vaut au niveau historique, mais dans ce roman il y a bien des peuples victimes qui servent de réserve à esclaves, pendant que d’autres castagnent tout ce qui bougent.
            Ca vaudrait le coup de creuser cet frénésie de vouloir soumettre les Slaves de la part des “Saxons”. Désolé si le terme est inexact au niveau historique, mais il y a peut-être un fil à tirer de ce côté.


  9. Daniel Le 05 décembre 2014 à 12h02
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    Merci pour cette traduction, Olivier, je l’attendais vivement.

    Les propos de Vladimir Poutine se trouvent souvent manipulés dans la presse-propagande occidentale, c’est la mauvaise foi qui prend le dessus sur des éventuelles erreurs de traduction.
    Le papier du “Figaro” répète ce qui l’avait déjà fait TF1 en éditant de façon tendancieuse une interview du Président russe. Une comparaison entre les propos de Poutine (ceux de la présente traduction, et ceux du Figaro) me paraît opportune.

    http://www.lefigaro.fr/international/2014/12/04/01003-20141204ARTFIG00409-poutine-denonce-les-ennemis-de-la-russie.php


  10. Libor Le 05 décembre 2014 à 12h19
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    Beau discours, soulignant le coté “nous cernés par des ennemis fourbes manoeuvrant contre nous mais restant droits, unis et mesurés”. Quoi que l’on puisse en penser sur le fond il faut bien dire que depuis l’adhésion à l’OMC à l’OTAN à l’UE avec les relations troubles “on est tous amis sur le papier mais chacun cherche à affablir l’autre et à tirer tous les marrons du feu” il n’est plus possible d’avoir des discours d’union nationale et que l’on doit se contenter de discours mièvres, hypocrites et diviseurs (les riches vs les pauvres, les français vs les étrangers, les assistés vs la france qui se lève tôt…) qui minent petit à petit la confiance et le sentiment d’appartenance et poussent soit vers l’indifférence agacée soit vers l’extrèmisme.


  11. coinfinger Le 05 décembre 2014 à 12h22
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    Bien sur Poutine et ce qui se passe en Russie , comment çà fonctionne , n’est pas un sujet d’aspiration pour nous . Toutefois ce discours dans un cadre trés solennel et le contexte, nous informe trés bien sur ce qui se passe là bas : un pays en rang , je veux dire un peuple qui s’ordonne , une nation .
    De notre coté partout , tromperie : sur les objectifs , les moyens , la matiére . Toutes nos réussites , nos principes , nos valeurs , pernicieusement polluées d’intéréts particuliers . Le pouvoir est à vendre .
    Je soutiens Poutine donc rien que parce que je suis certain que nos maniganceurs vont se prendre les pieds dans le tapis de leurs mensonges . En espérant qu’il reste encore suffisemment d’énergie chez nous pour passer un bon coup de balai dans le bordel occidental .
    Faute de quoi nous serons régénérés par injection obligatoire de sang Kalmouk . ( expression de Napoléon) .


    • fragger Le 05 décembre 2014 à 13h58
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      Bonjour, dites, vous connaissez la Russie pour dire de telles choses? Le pays a reçu pendant les années l’argent du pétrole… Qu’en a fait Poutine? Malheureusement pas grand chose. Nous,vu d’ici nous voyons un brillant orateur qui pense ce qu’il dit et qui fait ce qu’il fait ce qu’il pense. très bien, mnt regardez le niveau de vie en Russie!!! Vous voyez Moscou, ville de millionaires, comme nous voyons le builing de New York! la grandeur, la réussite…. Mais je vous invite à visiter les villes de l’orient russe.. Novossibirsk, Krasnoyarsk,Irkoutsk etc… Je peux vous dire, pour y etre allé moi même que je n’irai pas vivre dans ces régions. Et pourtant, des millions de russes y vivent. C’est pour dire que l’argent du pétrole a été mal investi, très mal même, alors qu’avec de telles rentrées fiscales le pays devrait pouvoir tourner en autarcie.
      Je ne suis pas pro ou anti poutine, seulement je vois bien qu’il a serré les boulons très fort d’ailleurs. Et je vois très bien d’ici ceux qui se plaignent de la politique de Hollande (bien sur loin d’être merveilleuse) ces gens seraient les premiers à pleurnicher de ne plus pouvoir critiquer le pouvoir en place, de vivre dans la corruption à tous les étages… de devoir aller payer sa note de gaz , d’électricité ou de téléphone à la poste, car il n’y a pas de prélèvement automatique en Russie. toutes ces petites choses qui semblent insignifiantes au quotidien sont en fait bien pratiques mais non on ne peut pas s’en rendre compte… a bon entendeur….


      • Homère d'Allore Le 05 décembre 2014 à 15h29
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        @fragger
        Je ne vis pas en Russie mais j’y ai des amis. En province, à Taganrog, non loin de la frontière avec L’Ukraine ou la Novorussia, comme vous préférez…
        Nous nous rencontrons environ tous les deux ans soit en France, soit à Taganrog ou Rostov. Or, si ils étaient méfiants envers Poutine au début des années 2000, ils reconnaissent volontiers que celui-ci a sorti le pays de la situation abominable dans laquelle l’avaient laissé Eltsine et les oligarques.
        Certes, tout n’est pas rose en Russie, loin de là, mais le “trend” est bon, bien meilleur qu’en France et ne parlons pas de la Grèce…
        Sans doute, en Extrême Orient, c’est plus dur. Mais cela l’a toujours été. Et si le rapprochement avec la Chine se concrétise, les infrastructures vont vite s’améliorer.
        Lisez les livres de Svetlana Alexïevitch. Outre le fait qu’ils “prennent aux tripes”, ils décrivent la situation vécue par les Russes ( et les autres citoyens de l’ex Union Soviétique) au moment où le pays fut la proie affaiblie des puissances de l’argent.


      • Chaban Le 05 décembre 2014 à 16h47
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        Houlà, se servir de ses pauvres petites jambes pour aller payer ses factures à la poste. Quand on pense qu’en “occident civilisé”, la position assise des heures durant (les gens ne marchent plus) et l’un des plus grand maux.

        Enfin bref, vous n’avez rien compris au film, vous. Vos histoires d’aller voir ce qui se passe en province… je vous conseillerais de faire de même en France. Allez faire un tour dans le nord complètement dévasté par la désindustrialisation… on se croierait dans un roman de Charles Dickens.

        Pour finir, Poutine s’attache à relever son pays de la catastrophe des années 90. Ca prend du temps. Mais la Russie commençait à se redresser tout doucement, et c’est bien pour ça que les Etats-Unis se focalisent sur sa destruction (doctrine Wolfowiz: empêcher par “tous les moyens possibles” l’émergence du puissance compétitrice).

        Il y a vraiment un énorme travail de réinformation à faire en France.

        Quand je pense qu’il y a des gens qui continuent à regarder la télé par exemple…


        • fragger Le 05 décembre 2014 à 16h56
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          oui vous avez raison, il faut bien avouer que les Etats-Unis sont la puissance dominante. D’ailleurs personne n’a envie d’être asservi par une autre puissance plus forte que la sienne. Je voulais faire passer dans mon post un message indiquant que si la Russie était la puissance dominante ils nous assrviraient au même titre que les Etats Unis. Si la puissance dominante dans le monde était le Sénégal ce sont eux qui dirigeraient la plnète à leur guise. Qu’il y ai une force d’interposition aux USA comme au temps de la guerre foide, très bien, mais je ne veux en aucun cas me séparer du Choléra pour attrapper la peste.
          Quant-à-l’Europe tant décriée, avec tous ses défauts de conception, sans elle, les américains nous auraient sans doute avalés tout cru


          • Homère d'Allore Le 05 décembre 2014 à 17h02
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            Ils nous ont déjà croqués et digérés. Quasiment tout le gouvernement et l’opposition sont composés de young leaders.
            Et L’Europe, loin d’être le rempart, est le cheval de Troie. Lisez “Aux origines du carcan européen” de Annie Lacroix-Riz paru chez Delga.
            Qu’on soit d’accord ou non avec ses présupposés idéologiques, les archives sont accablantes.


          • Chaban Le 05 décembre 2014 à 17h04
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            C’est tout le contraire, l’E.U. a été concoctée par les Etats-Unis pour vassaliser les états européens souverains.


            • fragger Le 05 décembre 2014 à 17h15
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              Oui,seuelement la guerre moderne c’est l’argent! Un e guerre économique fait autant de ravage qu’une guerre chaude mais “plus propre” car de nos jours, tuer des millions de gens c’est politiquement incorrect,alors on les tue differement. L’Europe concoctée par les USA, alors allez dire tout le bien que Boëing pense d’Airbus… l’Union Européenne reste la première puissance économique sur la planète et je ne suis pas sûr que cela plaise bcp aux ricains


            • Homère d'Allore Le 05 décembre 2014 à 17h41
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              Vous commettez une erreur assez répandue. Vous associez Airbus à l’Union européenne. Or, heureusement, les deux n’ont rien à voir. Airbus s’est constitué autour d’entreprises et d’Etats sans que L’UE y intervienne et c’est tant mieux ! Airbus est d’ailleurs la preuve que la coopération inter-étatique fonctionne sans avoir la lourdeur de Bruxelles et ses lobbies qui tournent autour de ce qui reste de l’industrie européenne comme des hyènes.


            • Serge Le 05 décembre 2014 à 21h17
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              @fragger .”l’Union Européenne reste la première puissance économique sur la planète et je ne suis pas sûr que cela plaise bcp aux ricains”
              ————————————————————–
              La première puissance productive ou un grand marché ?
              Parce que ce n’est pas tout à fait la même chose .


          • DUGUESGLIN Le 05 décembre 2014 à 17h36
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            La Russie a choisi délibérément et clairement l’attachement au respect des nations et de leur souveraineté. C’est en quelque sorte son cheval de bataille, son moyen d’être, à son tour respectée, comme un partenaire fiable.

            C’est un choix politique volontaire car il correspond à une autre vision du monde, “l’anti-ordre mondial”.

            Les russes pensent que le meilleur moyen d’avoir des amis est de les respecter. Non pas de les soumettre par des pressions, par la rétorsion, la menace, des révolutions colorées, et les armes comme le font les USA.

            D’un côté la loi du plus fort façon cow-boy, de l’autre le respect et la légalité.
            C’est uniquement avec cette politique que la confiance peut régner, car elle génère la sécurité.


            • sylvain Le 09 décembre 2014 à 15h24
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              En effet, sans le respect des lois, nous serions des animaux. C’est donc une stratégie des ricains de désorganiser les états ;et la France le fait très bien avec ses ex colonies qu’elle ne respecte guère. Il n’ y a donc pas que les ricains envers l’Europe. Dénoncez aussi cela pour aider les pays africains dans leur quête d’indépendance économique


          • DUGUESGLIN Le 05 décembre 2014 à 17h39
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            “Les américains nous auraient avalés tout cru”
            Ça y est, c’est fait.


            • DUGUESGLIN Le 05 décembre 2014 à 17h50
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              Les nénetses, les samoyèdes, les ouraliens n’ont pas été avalés tout cru. Ils vivent selon leurs coutumes ancestrales, respectés, autonomes sur un territoire immense.
              Les indiens d’Amérique ont été spoliés, massacrés, puis finalement parqués.
              Deux mondes deux cultures.


          • Isary Le 05 décembre 2014 à 22h50
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            Ouille,ouille,ouille!!!

            Depuis quand l’ UE est la pour eviter que les USA ne nous mangent tout crus?

            Merci de developper vos arguments.


          • benoit Le 06 décembre 2014 à 13h07
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            Je ne suis pas d’accord, les EU ont une vision messianique de leur propre rôle dans le monde, fondée sur la religion, héritée de l’esprit colonisateur de l’Europe occidentale, que n’ont ni la Russie, ni le Sénégal.


        • fragger Le 05 décembre 2014 à 17h27
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          les pauvre petites jambes…hmmm je vous laisse l’envie d’aller payer vos factures quand vous aurez -35 degrés sous les pieds. Ma femme est russe,sachez que si je vous dis tout ca c’est d’après son histoire dont nous parlons souvent. elle trouve la France un vrai pays juste avec bien sur tous ses problèmes qui vont avec. Pour elle la Russie c’est sa patrie, mais ellle reconnait que Poutine n’est pas le président qu’il faut. Mnt libre à vous de juger, il n’y a pas de mal. Je parle de mon vécu en Russie, des discours et des récits que j’entends par mon épouse, sa maman….


          • DUGUESGLIN Le 05 décembre 2014 à 17h54
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            Votre épouse est libre de ses opinions bien évidemment, mais je connais et fréquentes (pour divers raisons) une bonne vingtaine de couples russes ou mixtes, et pour le moment ils partagent totalement la vision de Poutine.
            Idem quand je vais à Moscou.


          • Alain C Le 05 décembre 2014 à 18h02
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            Ah, tout s’explique

            Ma femme est Russe aussi

            Elle est arrivée en France en 2001 et avait la même opinion de la Russie et de Poutine que la votre.

            Puis, … nous sommes venus nous installer en Russie il y a trois ans

            Et là, elle s’est aperçu que tout avait changé

            Sa vision datait d’il y a dix ans, et aujourdhui, elle est d’accord que Poutine n’est pas celui qu’elle croyait, qu’il fait énormément de choses pour redresser le pays, et que les choses vont bien mieux qu’avant


            • Chaban Le 05 décembre 2014 à 20h04
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              Alain,

              Pourriez-vous nous donner un peu plus de détails sur votre émigration vers la Russie si possible?

              Pourquoi?
              Comment ça s’est passé?
              Difficultés?
              Parliez-vous la langue?
              Que faites-vous?
              Etc.?

              Ca m’intéresse. L’occident me dégoûte de plus en plus. On étouffe ici.


          • André Le 05 décembre 2014 à 19h10
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            A propos d’Airbus, les règlements européens actuels interdiraient aujourd’hui une telle aventure…


          • Chaban Le 05 décembre 2014 à 19h52
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            Ca me fait bien marrer ça… ma femme est Russe. On entend toujours ce genre d’argument… ma femme, mon beau-frère, mon pote vient d’ici ou de là.

            L’immense majorité des populations, probablement 98%, ne connaît rien à la géopolitique.

            Vous pourriez prendre deux couples franco-Russes avec deux sons de cloches complètement différent en ce qui concerne la France:
            -Hollande est formidable pour la France (oui il y en a encore).
            -Hollande est ce qui est arrivé de pire à la France.

            Le fait que dans chaque couple, une moitié est française n’est absolument pas gage d’analyse géopolitique fine. Bien au contraire.

            D’ailleurs il y a des tonnes d’étrangers qui connaissent mieux la France, son histoire, sa culture, son économie, sa géopolitique, que le Français moyen.

            Et ça ça va pour tous les pays.


            • Spipou Le 05 décembre 2014 à 23h12
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              😉 Je crois qu’il faudrait prendre pas mal de couples franco-russes ou français pour en entendre dire un que Hollande est formidable pour la France !


          • Serge Le 05 décembre 2014 à 20h56
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            @fragger D’abord que votre femme soit russe ,comme on est dans le virtuel du net ,on n’en sait rien .Mais bon ,on vous croit ,mais ce n’est pas un argument pour avaliser vos propos anti-Poutine : je vis en France où il y a un résidu de français qui trouvent Hollande très bien ,alors que moi,je pense que c’est une catastrophe .
            Ici c’est donc l’inverse de la Russie .La nationalité n’implique pas nécessairement une vision univoque et déterminée par elle.


            • Serge Le 05 décembre 2014 à 21h00
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              Oups,je suis redondant par rapport à @Chaban ..”J’avais point lu ” !


          • Serge Le 05 décembre 2014 à 21h13
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            Après la chute de l’URSS,et pendant la période catastrophique de misère qui a succédé (période Ellsine),pour fuir celle-ci,des jeunes russes ont épousé des occidentaux dont des français ,souvent beaucoup plus âgés ,qui avaient du mal à trouver une épouse ici .
            Un certain nombre aujourd’hui regrettent .
            Question: est-ce que ce phénomène perdure ?


      • Alain C Le 05 décembre 2014 à 17h17
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        @fragger

        “Bonjour, dites, vous connaissez la Russie pour dire de telles choses”

        eh ben moi, j’y vis.

        “Le pays a reçu pendant des années l’argent du pétrole… Qu’en a fait Poutine”

        Ca n’est pas rentré dans les poches de Poutine, mais dans celles des oligarques, qui se sont empressés d’aller le planquer en occident

        Qu’a fait Poutine ?

        –> le ménage !

        Aujourdhui, l’argent du pétrole est investit dans l’économie réelle, et je le vois tous les jours

        Vous croyez qu’on redresse un tel pays, tombé si bas en 5 ans ?

        Tous les Russes (non vendus à l’occident – cad une très large majorité) le savent bien maintenant, après quelque temps d’interrogations

        “Je peux vous dire, pour y etre allé moi même que je n’irai pas vivre dans ces régions”

        Moi, ça me conviendrait bien, je suis pour un retour à une vie simple, et ils auraient beaucoup de choses à vous apprendre

        “de vivre dans la corruption à tous les étages”

        en très forte diminution, croyez moi…

        “de devoir aller payer sa note de gaz , d’électricité ou de téléphone à la poste, car il n’y a pas de prélèvement automatique en Russie”

        Faux, archi faux

        Je paye tout cela directement sur internet (faut évoluer cher monsieur)

        Je trouve ce système beaucoup plus satisfaisant qu’un prélèvement automatique et beaucoup plus sécurisant

        Si des gens payent à la Poste, ça n’est pas parce qu’il ne peuvent pas faire autrement, c’est parce qu’il n’osent pas ou ne savent utiliser les technologies modernes
        et ne dites pas que ça coute trop cher, tout le monde ici a internet, un ordinateur (ou plusieurs) et ça coute moins cher qu’en France
        Tous les jeunes ont un téléphone portable (même plusieurs) et la Russie est l’un des plus gros marché pour les iphones

        Par ailleurs, le niveau technique et de service des banques russes est bien supérieur aux banques françaises

        (je dis ça, …. j’ai juste travaillé 30 ans dans les banques françaises…..)

        Faut arrêter les clichés et parler de ce qu’on connait vraiment


        • fragger Le 05 décembre 2014 à 17h59
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          oui on peut payer sur internet…surtout a moscou je peux vous dire qu’en orient russe ce n’est pas encore le cas. Mais heureusement que vous vous plaisez dans le pays dans lequel vous vivez. por ma part je me sens bien en France dans mon pays et c’est tant mieux pour moi. J’aime la russie mais je n’ai pas envie d’y vivre. Pour moi je prends le meilleur car j’y vais souvent,bref ce sont les vacances!!


          • Alain C Le 05 décembre 2014 à 18h03
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            et vous y êtes le bienvenu 🙂


        • anne jordan Le 05 décembre 2014 à 22h22
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          quelle déception !
          tous les jeunes russes ont un IPhone ? c’est pas ça qui me donnerait envie d’aller en Russie ! ( ni que Poutine construise une centrale nucléaire en, Turquie , d’ailleurs ! pays sismique et instable , y a du mouron à se faire … )
          Non , soyons sérieux ! ce blog n’ a pas été créé pour départager les pro et les anti Poutine ! mais , je crois , pour réfléchir , essentiellement , réfléchir , apprendre , ne pas juger sans ces deux préalables !


      • Nerouiev Le 05 décembre 2014 à 20h21
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        Moi je trouve au contraire qu’en quinze ans il a fait un travail énorme surtout après 70 ans de communismes et un passage au capitalisme avec les gangsters de Eltsine qui ont tout pillé avec l’assentiment des USA qui les encourageaient avec les faux pétrodollars en plus. Si vous êtes allé en Russie vous avez au moins aimé la chaleur des gens et leur niveau culturel, du moins je l’espère.


        • purefrancophone Le 05 décembre 2014 à 22h27
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          Nerouiev,
          Oui , il faut se souvenir de ce qu’était ce pays .
          Sacré boulot de fait et ce n’est pas fini.Il a la population avec lui ; les Russes sont volontaires , durs , fiers , bosseurs .Les sacrifices ils y sont tellement habitués que rien ne leur fait peur .
          Ils veulent surtout la paix , la tranquillité et la prospérité .
          Espérons que cela dure pour eux …et pour nous que la situation ne dégénère pas !


  12. Crapaud Rouge Le 05 décembre 2014 à 12h26
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    Extraordinaire ! Il y a dans ce discours tout ce que l’on aimerait entendre de la part de nos dirigeants comme de ceux qui sévissent outre-Atlantique. Il nous montre une Russie décidée à reprendre le flambeau que les Américains ont lâché ! Une Russie qui ne veut pas se faire disloquer selon le “scénario yougoslave de désintégration et de démantèlement“, et qui se pose, ironie de l’Histoire, en bastion du “monde libre”, en adversaire irréductible de l’obscurantisme capitaliste et de sa barbarie : “Nous allons promouvoir activement les affaires et les échanges humanitaires, ainsi que les relations scientifiques, éducatives et culturelles.” Associées au domaine scientifique, l’on sent bien que ces valeurs “éducatives et culturelles” sont d’une toute autre portée que la “culture Coca Cola”. Les “valeurs” occidentales n’étant plus que des oripeaux tachés de sang, Poutine veut manifestement faire de la Russie un phare pour le reste du monde, c’est-à-dire prendre la place laissée vacante par “l’Amérique“.


    • vérité2014 Le 05 décembre 2014 à 18h17
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      Les européistes de la secte UE/US/OTAN eux essayent de nous convertir de force à leur ”nation européenne’ qui n’existe pas.
      On nous parlait d’Europe sociale?Moi ça fait 30 ans que je ne vois rien venir.
      On nous parlait d’intégration européenne..que voit on?une désintégration continue,conflits entre peuples,guerres commerciales,pays mercantilistes non coopératifs comme l’Allemagne,montée de l’extrême droite partout ou carrément de partis nazis(grèce,ukraine,pays baltes).
      On nous parlait d’Union européenne..je constate chaque jour plus de désunion.
      On nous parlait de défense européenne…??? zéro pointé
      On nous parlait de prospérité, de plein emploi,de croissance,de paix…bon inutile de dire que tout cela n’est pas au rdv et n’y sera jamais.
      L’euro allait nous rendre si riches…no comment,sixième année de crise et déflation à nos portes.
      Quant à la paix le tout dernier argument des ‘nationalistes européens désespérés’,à mon avis il n’y en a plus pour longtemps.
      Quand on est un nain et qu’on se permet de faire des coups d’état aux portes de la Russie,qu’on l’humilie comme un vulgaire pays ‘x’,le tout sur ordres US.
      Quand on soutient des néo nazis en silence…il est difficile pour le sois disant monde civilisé de tomber plus bas.
      Et en plus on critique,on censure et on donne des leçons de morale ou de ‘démocratie’.

      N’importe quoi..nos dirigeants sont une bande de pleutres,aucune fierté,rien,le néant.


  13. Alae Le 05 décembre 2014 à 12h37
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    Encore cette fois, en un discours centré sur des valeurs principielles fondatrices, Poutine ravale les USA/UE au rang de nains hypocrites, agités, incultes, immatures et irresponsables.

    L’affirmation de la cohésion de la Russie contre le “diviser pour régner” des Occidentaux met cruellement en lumière notre oubli du sens des mots “République une et indivisible”. Et pourtant, en France, on y tient, à ces mots, mais nous ne savons plus ce qu’ils signifient. Merci à Poutine de nous en redonner la définition, même si le sentiment de perte n’en est que plus douloureux.
    Cet homme est à la fois un génie politique et un véritable être humain.
    Chapeau bas, monsieur Poutine.


  14. Franck Le 05 décembre 2014 à 12h42
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    Un grand homme, à n’en point douter…

    Et en réponse à ce discours, François HOLLANDE va au KAZHAKSTAN, un membre du CSTO, c’est à dire le nouveau pacte de protection russe de type OTAN, mais pour les anciennes républiques du Pacte de Varsovie…
    Encore une provocation de l’OTAN, via son plus fidèle émissaire en Europe ?
    Ne serait il pas temps d’exiger de notre parlement le retour de l’acte de “Haute Trahison” ?


    • Nerouiev Le 05 décembre 2014 à 20h24
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      Je crois qu’il s’est fait moucher là-bas pour son comportement. A vérifier.


    • Caramba! Le 07 décembre 2014 à 15h09
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      J’ai entendu à la radio que Hollande faisait une brève halte en Russie (une heure)à son retrour du Kazasthan, pour assurer Poutine que la France n’était pas pour l’intégration de l’Ukraine dans l’OTAN;Quelqu’un en a -t-il entendu parler?
      Si c’est vrai, alors Hollande remonterait dans mon estime;


  15. purefrancophone Le 05 décembre 2014 à 13h04
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  16. purefrancophone Le 05 décembre 2014 à 13h18
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    ” John Kerry, appelait la Russie à ne pas «s’isoler par ses propres actions»…”

    QUI isole la Russie?

    “Vladimir Poutine s’est engagé à ce que d’ici quatre ans, la croissance russe soit supérieure à celle de n’importe quel autre pays. Quand il dit ça, est-il lui-même convaincu de ce qu’il avance ?”

    Vu la croissance dans les pays d’Europe et aux USA , il ne va pas avoir de mal

    “Je pense que cela nous confirme le côté très tchékiste de Vladimir Poutine. Cela donne le sentiment que pour lui, l’économie est une simple annexe de la politique et qu’il suffit d’ordonner pour que les réalités économiques et monétaires se plient, résonnent dans les termes d’une économie de commande.”

    Nous n’avons pas chez nous un président qui déclare que la croissance est là et que le chômage va baisser depuis un an sans que nous ne voyons rien arriver?

    “Qu’en sait-on finalement? On regarde quelques sondages sur la popularité du président russe, mais est-ce qu’il y a encore, aujourd’hui, une véritable société civile russe avec des acteurs pleinement indépendants ? Il semble qu’il y ait une approbation d’une manière assez automatique, mais cela tient plus de l’acclamation que d’un consensus en profondeur avec toutes les conséquences économiques de sa politique.

    Dans la durée, on peut penser que ce consensus pourrait se révéler finalement assez artificiel. Mais on est obligé d’extrapoler à partir de données qui sont très fragmentaires, très parcellaires. Quand on répète que Vladimir Poutine est soutenu par son peuple, quelque part, on reproduit sa propagande.”

    C’est vrai quoi ? Les Russes sont des moutons , non????

    Si en France nous avions un Président et un gouvernement avec autant de popularité , cela se saurai !!

    C’est amusant , mais très triste de voir comme les médias relaient les informations et font des analyses à l’emporte pièce .
    Pas étonnant que le nombre de médias alternatifs augmentent !!


    • Grognard Le 05 décembre 2014 à 18h08
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      John Kerry l’écouter donne envie d’accorder le bac S avec mention à une huitre.


  17. Nerouiev Le 05 décembre 2014 à 13h25
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    Pendant ce temps notre petit Hollande va au Kazkhstan pour parler à Poutine peut-être de façon indirecte, A moins que ce ne soit pour lui vendre les Mistrals !


    • gerard Colin Le 05 décembre 2014 à 14h50
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      Probablement. Francois croit encore que les Mistral sont un nouveau modèle d’éolienne … très utile pour ce pays de grande surface territoriale.


  18. purefrancophone Le 05 décembre 2014 à 13h37
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  19. Chaban Le 05 décembre 2014 à 14h20
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    Bon et bien maintenant c’est clair, la Russie n’obtiendra jamais les mistral. Pour les initiés qui comprennent comment fonctionne l’empire, les deux annonces faites aujourd’hui (Le Drian, Royal Caribbean) ne laissent plus aucun doute.


    • purefrancophone Le 05 décembre 2014 à 14h27
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      Chaban ;
      C’était prévisible depuis le début !!
      Maintenant il va falloir passer à la caisse parce que la Russie va demander le remboursement mais aussi faire appliquer les pénalités prévu au contrat .Et c’est bien normal !


      • Chaban Le 05 décembre 2014 à 14h47
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        Oui, c’était prévisible. J’ai personnellement toujours pensé que ces navires ne seraient jamais livrés.

        Mais je pense également depuis le début que la France ne paiera pas d’indemnités. N’oublions-pas que la Russie ne pourra pas faire valoir ses droits auprès de qui que ce soit: toutes les instances internationales sont contrôlées par les Etats-Unis.

        Qui plus est, l’occident est dans une logique de provocation, pour pousser la Russie a la faute et déclenché officiellement une attaque armée contre le pays… qui menace l’hégémonie du dollar.

        J’avais envoyé une excellente analyse (en anglais) d’un avocat en droit international sur ce sujet à OB (je l’avais également insérée dans un commentaire); malheureusement elle n’a jamais été traduite et publiée.


        • Crapaud Rouge Le 05 décembre 2014 à 15h41
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          Mais tout cela n’empêchera pas les Russes de les réclamer, ces fameuses pénalités ! Un retentissant procès pourrait lui rapporter bien plus que quelques milliards : le prestige, sur la scène internationale, ça n’a pas de prix…


        • Alae Le 05 décembre 2014 à 15h54
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          “Mais je pense également depuis le début que la France ne paiera pas d’indemnités. N’oublions-pas que la Russie ne pourra pas faire valoir ses droits auprès de qui que ce soit: toutes les instances internationales sont contrôlées par les Etats-Unis.”

          Vous avez malheureusement raison, Chaban. Hollande va se jucher sur ses ergots moralisateurs pour refuser de payer un pays, selon lui, “non-démocratique”. A l’arrivée, tout ce que nous y gagnerons, c’est que la France, en plus d’une image de mauvais fournisseur, aura celle d’un mauvais payeur – ce qu’on appelle plus communément un escroc. Et à la face du monde, encore !
          A l’arrivée, la France peut faire une croix définitive sur son commerce international d’armement. Pour être balaise, c’est balaise. C’est même du jamais vu en matière de débilité !


          • Charles Michael Le 05 décembre 2014 à 20h32
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            Après son deal (gazéoduc et nucléaire) avec la Turquie, l’abominable tchékiste (heureusement isolé) Putin va se rendre en Inde.
            le pays qui cherche des avions de chasse celui qui a encore 80 % de son armement d’origine russe.

            addition Mr Serge Dassault:
            2 Mistrals = 120 Rafales ?


        • benoit Le 06 décembre 2014 à 13h42
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          Stratégie de la Tension, oeuvre de l’Empire du Chaos. Serbie, Irak, Syrie, Lybie, sont passés par là. Le plus grand coup de bluff fut l’attrbution du Nobel de la Paix à B. Obama. Je vous conseille la conférence de F. Asselineau “le gouvernement par la tromperie universelle” sur Youtube. Mais la Russie résistera j’en suis sur.


      • gerard Colin Le 05 décembre 2014 à 14h53
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        Oui, mais la France ne les payera pas ces pénalités. Francois est un “Young Leader” de la “french-american young leaders foundation”, comme Lauvergeon, Touraine, Dupont-Aignan. Il a été supporté par les USA dans son ascension et il leur renvoie l’ascenseur, puisqu’il n’a rien à attendre du peuple francais (voir cote de popularité)


        • Homère d'Allore Le 05 décembre 2014 à 15h03
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          Et si Sarkozy revenait, il serait flanqué de NKM et Wauquiez, tous deux young leaders…
          Je propose d’ailleurs de ne plus nommer ces personnes que comme ” le young leader Juppé, la young leader Vallaud Belkacem, le Grand Young Leader Hollande”, etc.
          Et cela dans la vie quotidienne, de manière à faire connaître à quoi à été nourrie cette engeance !


          • reneegate Le 05 décembre 2014 à 23h15
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            vous avez raison il faut créer un lexique (c’est d’ailleurs ce qu’ils ont fait ceux que l’on déteste). Dans un autre contexte j’introduisait le verbe bourgeter : faire pire que ce que l’on dénonce. Nous devrions nous co éduquer à employer ces termes : la young leader Pellerin bourgète un projet de libre échange avec Israel.


            • Homère d'Allore Le 06 décembre 2014 à 08h57
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              Bonjour, reneegate
              Suite à votre conseil, j’ai déjà diffusé quelques courriels perso avec le verbe bourgeter. Votre exemple avec la Young Leader Pellerin est très bon.
              L’un de mes chevaux de bataille est le combat contre les tablettes au collège ( je ne suis pas enseignant comme le croyait un belître que vous reconnaîtrez). Et les thuriféraires des tablettes sont justement les young leaders Macron, Pellerin, Vallaud Belkacem et le Grand Young Leader Hollande.
              Je les denomme systématiquement ainsi.
              Comme vous le dites, l’emploi de tel ou tel terme est une forme de combat.
              Un excellent essai sur ce sujet “les nouveaux mots du pouvoir” de Pascal Durand paru chez Aden.


            • Perekop Le 06 décembre 2014 à 14h04
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              Euh, d’accord, mais j’ai dû rater un épisode : c’est quoi “bourgeter”, ou plutôt ça vise qui ? Merci de m’éclairer !


        • purefrancophone Le 05 décembre 2014 à 22h31
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          gerard Colin ;
          Si la France ne livre pas et ne paie pas , là la situation basculera , car je ne pense pas que Poutine et sa population accepteront de ne rien dire et rien faire .
          Ils en prennent plein la figure depuis des semaines ;des accusations non fondées et sans preuves ; il arrive un moment ou il faudra qu’ils disent STOP !!!!
          Et vu les sommes mis en jeu , pas impossible que cela soit le déclencheur .
          Notre normal 1er devrai se méfier !!!


          • Caramba! Le 07 décembre 2014 à 15h14
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            Perekop 14h04
            le verbe bourgeter : faire pire que ce que l’on dénonce.


    • Serge Le 05 décembre 2014 à 21h24
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      C’est peut-être pour cela que les chantiers navals de Saint Nazaire viennent d’obtenir un contrat américain pour la construction de paquebots de croisière .
      Ces croisières stupides que font les retraités aisés amerloques ,qui s’ennuient et ne savent pas comment dépenser leur fric le plus connement possible …


      • Caramba! Le 07 décembre 2014 à 15h32
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        St Nazaire:sur 5000 travailleurs, 2000 sont des travailleurs détachés venant de l’Est…..
        Je suis heureux pour eux, ils pourront faire vivre leurs familles mais la guerre de l’emploi est une stratégie de nos grands profiteurs, pour semer la zizanie entre nous, et oui, 2000 français n’iront pas travailler.
        Les salauds, ils sont d’une perversité incommensurable.Elle sera belle l’Ue de la guerre pour manger, pour vivre dignement.

        Vite, vite le revenu sans condition.
        ça, c’est un tconcept salvateur autour duquel nous devrions nous réunir et pas lâcher le morceau avant de l’avoir obtenu.
        Cela rendrait le travail détaché non nuisible, ou bcp moins.

        Si c’est le grand foutoir, dîtes-vous bien que c’est parce qu’ils savent que ça discute sec dans les chaumières.
        Quoi?Vous doutez qu’ils puissent sentir la températue mondiale?Moi, non, pas une seconde.


  20. Homère d'Allore Le 05 décembre 2014 à 14h23
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    La presse française, caisse de résonance du New York Times.
    Encore du “Putin Bashing”, encore et encore…
    http://rue89.nouvelobs.com/2014/12/03/pavel-durov-zuckerberg-russe-choisit-lexil-plutot-poutine-256359


  21. Crapaud Rouge Le 05 décembre 2014 à 14h58
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    Les réactions de nos merdias, (que je découvre), n’ont rien pour surprendre. Vrai que ce discours est une “charge” contre l’Occident, mais il ne mérite pas un mépris aussi flagrant. Jean-Sylvestre Mongrenier discerne avec raison “une volonté de la Russie de se placer au centre du jeu international“, mais l’on se doute que Poutine ne compte pas y parvenir à coups de canons ! Tous ces crétins, ces abrutis, ces obsédés de la puissance matérialiste, ne veulent pas croire qu’on puisse nourrir des intentions plus nobles, plus généreuses, plus sincères. Obnubilés par leurs privilèges, aveuglés par leur “suprématisme”, ils ont complètement perdu de vue qu’autour du “centre du jeu international” il y a rien moins que… l’humanité entière ! Une humanité qui attend autre chose qu’une “mondialisation heureuse” grâce à l'”optimisation de l’allocation des ressources“…


    • yanis Le 05 décembre 2014 à 19h29
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      ce qu’il y a d’interessant dans la réaction de ces merdias vermifuges ,

      c’est qu’ils se dévoilent au grand jour , ainsi que l’idéologie politique fanatique de leurs

      commanditaires, cela à un avantage psy sur eux , nous savons qui ils sont ,à leur insu,

      se révèlent nos ennemis et acteurs de l’action d’asservissement du peuple français et de la nation.
      au profit d’une puissance étrangére.
      tout ce que dénonce POUTINE dans son discours !


      • Serge Le 05 décembre 2014 à 21h32
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        Sur je ne sais plus quelle chaïne ,hier le larbin de service annonce ce discours par cette phrase :” Poutine donne un coup de menton ” .


  22. Mauricette Le 05 décembre 2014 à 15h16
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    Seule Radio Courtoisie a fait, ce matin (5 décembre) dans son bulletin de réinformation, une présentation brève mais très honnête de ce qu’a dit le président Vladimir Poutine. Cela mérite d’être souligné.


  23. Theoltd Le 05 décembre 2014 à 15h25
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    Quelle que soit la façon dont on regarde l’actualité, on voit que tout converge vers l’affrontement dur. Appauvrir la Russie et les russes par tous les moyens, saisir leurs biens, dévaluer leur monnaie par des ventes a découvert massives, constamment s’en moquer dans les medias pour ne pas susciter la compassion, (Un russe riche est un voleur, un russe pauvre est une victime de Poutine) s’arranger avec l’Arabie Saoudite pour baisser le cours du Pétrole. Stopper le projet South Stream au detriment meme de l’Europe. Avant Mars, on verra les appels aux manifestations se multiplier a Moscou, appuyées par les mouvements des libertés GLT pour tenter de faire tomber Poutine avant les elections. Attaquer encore le rouble au meme moment, puis si ca marche, dépecer la Russie, prendre ses matières premieres, y developper une guerre civile tant qu’on y est pour y installer le Chaos durablement, comme en Libye, comme en Irak, comme en Syrie. Tout nous conduit vers cela. Et tout cela dirigé de loin par des hommes qui ont placé les leurs partout, a tous les postes cles en Europe. Quel désastre, quelle tristesse.


    • Chaban Le 05 décembre 2014 à 15h47
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      Malheureusement c’est ce qui se prépare.

      Je suis vraiment déçu de la position pathétique du reste des BRICS par rapport à tout ça: leur silence est assourdissant.

      Je me dis que Poutine ne peut compter sur personne.


      • Homère d'Allore Le 05 décembre 2014 à 16h19
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        La presse indienne est beaucoup plus mesurée que l’occidentale.
        http://www.newindianexpress.com/world/Putin-Defends-Russias-Foreign-Policy/2014/12/04/article2555085.ece
        Regardez le commentaire du lecteur ( Garcia) en première page. Ce type de commentaire est vite “modéré” dans les médias mainstream français et ne passe jamais en première page.


      • Alae Le 05 décembre 2014 à 16h36
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        Quel silence des BRICS, Chaban ? Le discours de Poutine figure aujourd’hui en bonne place sur le site de l’agence chinoise de presse gouvernementale Xin Hua, avec des commentaires élogieux. Ils ont même mis la vidéo en ligne.
        Et la semaine prochaine, Poutine sera en Inde pour y discuter d’accords stratégiques et économiques renforcés.

        Si c’est ça, la solitude, je prends tout de suite la même pour mon pays. 🙂


        • Chaban Le 05 décembre 2014 à 16h52
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          Je parle de leur silence au niveau des instances internationales. Pourquoi ne condament-ils pas le bombardement de civils (par leur propre gouvernement) en Ukraine?

          La Chine, le Brésil ou l’Argentine (je sais qu’elle ne fait pas partie des BRICS mais Kirshner déteste l’empire, ça au moins c’est clair) pourraient faire du bruit à ce sujet au niveau de l’ONU, ce que les grands médias ne pourraient ignorer.

          Mais non… rien…

          En attendant, moi je suis de plus en plus pessimiste quant à la faculté de la Russie à traverser cette tempête, avec notamment la manipulation flagrante des cours du pétrole.


          • Chaban Le 05 décembre 2014 à 16h55
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            Au passage, l’Inde a annoncé qu’elle ne renoncerait pas à la commande de rafales.

            Quelle solidarité entre BRICS!

            Le pire est que tous ces pays qui s’écrasent devant l’empire, en essayant de s’en attirer les faveurs, savent très bien que l’empire se retournera contre eux le jour où ils ne seront plus utiles.

            Enfin bref, comme je disais, Poutine est bien seul.

            Ah si seulement De Gaulle avait vécu à la même époque que Poutine. Là ça aurait été autre chose.


            • Alae Le 05 décembre 2014 à 17h19
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              “Au passage, l’Inde a annoncé qu’elle ne renoncerait pas à la commande de rafales.”

              Est-ce si gagné que ça ? “Plus de négociations seront nécessaires”, Jean-Yves Le Drian “optimiste” malgré le “ralentissement des débats”, etc.
              Daté d’aujourd’hui.
              http://www.ibtimes.co.uk/france-says-dassaults-15bn-rafale-india-deal-needs-more-negotiations-1478183


            • Alain C Le 05 décembre 2014 à 18h06
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              Il y a eu un article sur les-crises il n’y a pas longtemps à ce sujet, au moment du G20 en Australie

              J’ai compris que les BRICS font profil bas pour ne pas attirer l’attention, et …. travaillent en coulisse


            • purefrancophone Le 05 décembre 2014 à 22h22
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              Chaban;
              Oui , si …mais il n’est plus là et aucun politique n’est capable ou n’a la volonté de penser à ce que de Gaulle aurai fait avec Poutine .Ils auraient tous les deux fermé la porte aux USA !!
              Je suis en train de relire les mémoires de guerre de de Gaulle , une Bible de la vision que cet homme avait des autres.
              Il pensait la Patrie , que la Patrie , toute la Patrie .Sans pour autant se fermer aux autres , mais toujours dans l’esprit de défendre son pays et ses concitoyens .
              Comme Poutine !!


            • Grognard Le 06 décembre 2014 à 20h55
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              On fait ce genre d’annonce et ensuite on demande un transfert de technologie qui peut tout changer.


        • yanis Le 05 décembre 2014 à 19h51
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          si la solitude est de passer de nouveaux accords avec la turquie ,

          remplaçant le gazoduc south stream , par un gazoduc sous la mer noire qui aboutira

          en turquie , quelle claque pour l’UE , qui devra payer des royalties à la turquie pour

          son alimentation en gaz !
          isolé ? l’UE certainement .


          • Chaban Le 05 décembre 2014 à 20h18
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            Où ai-je parlé de solitude ou d’isolation?


        • Serge Le 05 décembre 2014 à 21h37
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          Faut quand même n’être pas naïf et toujours se méfier de la Chine.elle roule et roulera toujours pour elle-même de toutes façons .


      • Ovuef2R Le 06 décembre 2014 à 07h00
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        Un article ce matin de dedefensa.org sur la visite de Vladimir Poutine en Inde le 11 décembre.
        L’Inde refuse de pratiquer l’embargo à destination d’un partenaire de longue date, elle déclare être intéressée par l’union douanière eurasiatique et qu’elle travaille déjà à l’établissement de structures compatibles avec elles et se réjouit de l’existence des “BRICS”. Entre autres amabilités.
        Bref, tout donne l’impression que l’Inde n’a pas choisi le camp oriental.
        http://www.dedefensa.org/article-inde-russie_au_diable_les_sanctions_05_12_2014.html

        PS : si l’Inde choisi le Rafale ça ne sera qu’une preuve supplémentaire que c’est un excellent avion et qu’elle est un pays libre de ses choix. Et peut être un test pour la France : Hollande osera t’il s’opposer à cette vente alors que l’Inde se rapproche de la Russie ?


        • reneegate Le 06 décembre 2014 à 12h43
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          cela veut dire que les mistral seront livrés. L’Inde ne se serait jamais engagé sans cette garantie là.


    • Perekop Le 06 décembre 2014 à 17h05
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      THEOLD – Vous oubliez dans votre liste le kidnapping des enfants russes, par ex en Norvège et en Finlande, plusieurs affaires retentissantes ces dernières semaines : sous un prétexte futile (une dent de lait que la maman a fait tomber ou une fessée), on retire brutalement l’enfant à ses parents (ménage où l’un des deux parents est russe, ou familles russes venues travailler dans le pays) en parlant de maltraitance. On envoie le gosse dans un Centre-prison, où il est bombardé de questions par d’aimables psys, sans que la famille ait le droit de le voir. Ensuite, il est confié très vite à des familles d’adoption (sachant que ces pays favorisent l’adoption par les couples de même sexe, on imagine l’effet sur les Russes….) qui reçoivent de fortes sommes de la part du gouvernement pour l’éducation de l’enfant.
      Certains enfants en sont à leur 3e famille, parce que les parents à l’essai ont le droit de rendre l’objet, pardon l’enfant, “au marché”, pardon au Centre… D’autres, plus chanceux, ont fini par être rendus à leurs parents qui se sont dépêchés de rentrer dans la Mère Patrie russe. Une famille russe a récemment témoigné en ce sens sur la chaîne RTR Planeta, le regard encore terrifié des enfants faisait bien plus contre l’Eurrrropppe que tous les discours de Poutine réunis. Bien entendu, tout ça non plus n’est pas intéressant pour nos grands journalistes.


      • Vincent Le 07 décembre 2014 à 22h43
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        Vous avez des liens sur ces affaires ?
        Sans doute ce genre de chose arrivera bientôt chez nous…


  24. Ivan Le 05 décembre 2014 à 16h15
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    Beaucoup de choses vraies dans ce discours, même si étant dans la protection des intérêts russes, Poutine ne peut évidemment pas être objectif. On voit un homme raisonnable qui ne semble pas vouloir d’une dégradation géopolitique qu’il ne pourrait pas gérer et qui à mon avis ne réchignerait pas à coopérer avec les puissances européenne si jamais (on peut rêver) elles brisaient les liens de leur servitude états-unienne.

    Merci pour ces beaux exemples de pressetitution. C’est comme d’habitude, on prend des mots hors contexte, on rend ça de manière péjorative, on brode une interprétation vaseuse autour et on fait croire n’importe quoi à propos de n’importe qui. Mention spéciale à RFI et son «géopoliticien» (?), qui, en poussant des cris d’orfraies sur une Russie isolée qui voudrait pulvériser l’Occident, est un peu «une synthèse» comme disait Audiard.

    Bref certains tapinent dur pour mettre un steak dans l’assiette. Merci pour votre travail de réinformation, mais n’oublions pas que les 3/4 des gens n’iront jamais voir le discours de Poutine et ne se feront jamais une opinion par eux-mêmes…

    Très cordialement


  25. DUGUESGLIN Le 05 décembre 2014 à 16h17
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    Nous avons, là, un beau discours d’un vrai chef d’état. Il propose honnêtement la paix et le respect.
    Il prévient que la Russie saura se défendre pour sa liberté. Il agit pour des familles saines dans une nation saine. C’est exactement le crime qui dérange la mentalité des Soros et compagnie et les adeptes du changement de civilisation utile à la domination des peuples.

    C’est un homme d’état de cet acabit qu’il nous aurait fallut, il n’y aurait pas eu de guerre en Ukraine.

    Quand au médias qui relatent ce discours, toujours le mensonge et la haine.
    Ça leur arracherait la gueule de dire que le président Poutine est un grand chef d’état, un homme de paix, qui prône le respect des souverainetés. C’est lui qui mérite le prix Nobel.


  26. reneegate Le 05 décembre 2014 à 17h20
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    J’attends avec impatience l’article Mediapart qui sont pour l’instant sur la ligne Russie = extrême droite par tous les moyens. Poutine ne leur facilite pas la tâche car il est très clair, concis et finalement pas très politique (sens polémique).
    Dans tous les cas, n’espérez pas passer des infos dans les commentaires de Mediapart, ils tirent sans sommation. http://www.la-lef.fr/mediapart-pleynel-tels-quils-sont-les-chiens-de-garde-de/
    Je vous incite tous à réviser vos politiques d’abonnement au profit de sites comme celui ci (et de la |L|E|F|).
    Ce serait pas mal un sujet sur Mediapart car en la matière ils ont un comportement qui me rappelle un certain discours du Bourget. Le terme bourgeter signifie avoir l’outrecuidance de faire pire que ce que l’on dénonce. En ce sens, Mediapart bourgète aux dépends de ses abonnés.


    • Homère d'Allore Le 05 décembre 2014 à 18h42
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      Je note “bourgeter” parmi les néologisme à propager et à défendre. Merci, reneegate !


      • reneegate Le 05 décembre 2014 à 23h17
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        oups j’ai précédemment parlé avant de vous lire


        • Homère d'Allore Le 06 décembre 2014 à 12h08
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          A propos de “bourgeter”.
          Faut il choisir la conjugaison comme “acheter”, j’achète, tu achètes… ou comme “jeter”, je jette, tu jettes..?
          Je préfère la conjugaison comme “jeter” car l’emploi de ce verbe signifie que l’on a jeté toute vergogne et tous scrupules.
          Bien sûr, on peut objecter que celui qui bourgète/bourgette est sans doute acheté…
          À suivre !


          • reneegate Le 06 décembre 2014 à 13h37
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            Les deux se justifient parfaitement. Vous demander de faire fi? c’est trop?


  27. Spipou Le 05 décembre 2014 à 17h42
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    J’ai lu les commentaires qui débattent de l’action réelle de Poutine sur le plan intérieur. Je ne donnerais pas mon opinion sur le sujet, n’ayant pas assez d’éléments pour m’en faire une.

    Mais ce qui reste frappant, c’est de lire le Figaro juste après le discours de Poutine. Ca fait un décalage hallucinant ! Le moins qu’on puisse dire, tout de même, c’est qu’ici, le Figaro est malhonnête. Enfin pour moi, ça saute aux yeux. (Je n’ai fait que parcourir Le Monde et les autres, mais ça m’a l’air du même tonneau)

    Le plus grave est peut-être que ces media ne donnent même pas à leurs lecteurs l’information qui leur permettrait de juger par eux-mêmes. Heureusement qu’on a internet pour chercher l’information à la source.


  28. hctaib Le 05 décembre 2014 à 17h52
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    Lecteur assidu du blog mais peu actif, je voulais apporter ma pierre concernant ce sujet.

    Je suis surement pessimiste mais il me semble que ce sera impossble de changer la vision du monde occidental sur la Russie. Une espèce de spectre de l’URSS/guerre froide est encore présent dans le fond des esprit.

    Cela en particulier aux USA, je lis beaucoup d’article en anglais et leurs commentaires. Sur 10 commentaires 9 prennent la Russie et Poutine pour un pays dictatorial à la hauteur de la Corée du Nord tenu par un megalo. Ceci sans aucune culture autre que les reportages hyper orientés et clivant du système médiatique. La voie qui reste, apportant peu ou prou les mêmes dire que ce qu’on peut lire ici et souvent assez neutre dans l’exposition des fait ou des rappels historique, est balayée par la plebe des 90% qui ne répondent nullement aux faits evoqué mais font des attaques ad-hominem ou répondent par une phrase trollesque.

    Au delà encore de ca, l’ironie est énorme. Souvent il est dit “La Russie est décidément cinglée, elle attaque des peuples hors de ses frontières et veut imposer sa vision comme une vérité.”, ce genre de phrase qui s’applique très exactement au peuple américain. La dissonance cognitive est absolument ubuesque.

    Je ne m’étendrais pas plus pour ne pas encombrer le blog, mais c’est absolument désespérant (tant en Europe qu’en Amérique) de voir le nombre de personne crédule et ne voyant le monde que binairement.


    • Kiwixar Le 05 décembre 2014 à 19h55
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      Vous évoquez un ratio crédules/éveillés de 9/1, je pense pour ma part que le ratio est désormais bien meilleur :
      – parmi les commentateurs, il y a de faux crédules : par exemple ceux payés par l’UE ou les officines ou même le journal lui-même pour maintenir la vue officielle du canard et défendre ses rédacteurs
      – parmi les “éveillés”, de nombreuses personnes ne laissent pas de commentaires, en partie par peur de se faire ficher par l’Etat policier (j’en connais)

      Suite à la fiole de Colin Powell à l’Onu, les armes chimiques de l’Onu et le comportement posé et contenu de la Russie, je pense qu’il y a une prise de conscience globale que les Zuniens sont plutôt le problème que la solution. En tous les cas, il y a un changement fort d’opinion en Russie, en Chine et même en Inde. Ca fait pas mal de monde. Quand aux Otaniens, je pense qu’ils se rendent comptent que les coupables de leur misère sont plus leurs propres banquiers et politiciens que la Russie.


    • Nerouiev Le 05 décembre 2014 à 20h43
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      C’est la même chose en France et pas besoin de traduire en plus.
      Face à cet état de fait il faut raisonner à plus long terme en s’appuyant sur le passé. On voit que la Russie a toujours existé et qu’elle existera toujours sur le plan de la technique des sciences et des arts.


    • bluetonga Le 05 décembre 2014 à 20h46
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      Bof, faut pas trop flipper. Tout ce journalisme ne précède pas l’opinion, il suit les directives de la rédaction. Il suffit de lire les commentaires de ce genre de “reportage” pour se rendre compte à quel point les lecteurs ruent dans les brancards. En fait, les commentaires sont devenus majoritairement dissidents par rapport aux lignes éditoriales.

      Dans le camp opposé, ceux qui chargent la Russie, le Kremlin et Poutine le font généralement sur la base d’une imagerie d’Epinal héritée de Tintin au pays des Soviets. La Russie c’est l’URSS, les Russes ce sont des arriérés heureux de se vautrer dans la fange en croyant que c’est le Paradis, Poutine, c’est un hybride de Hitler et de Staline, et tout le monde sait que les magasins sont vides en Russie, le niveau de vie est très bas, les ivrognes, les maffieux et les prostituées constituent la majorité de la population, les sanctions mettent le pays sens dessus-dessous, il y a toujours des goulags où les orphelins meurent de fin, on tue des journalistes jour que dieu fait (malgré le fait qu’ils soient tous muselés), etc. Soit des crétins, soit des fonctionnaires payés pour ça, soit des trolls qui s’ennuient.

      Les Américains sont auto-centrés. La proportion d’Américains capables de situer 10 pays étrangers sur une mappemonde est dérisoire. Rien ne les intéresse à l’extérieur, si ce n’est le business et un folklore de carton pâte : la tour Eiffel, Cancun, Acapulco, Hawaï, Big Ben… Sinon ils ont tout ce qu’il faut, chez eux c’est le paradis pour de vrai.

      Ils ne peuvent que mépriser les autres, ils ne les envient pas, ils ne les connaissent pas, ils s’en foutent. La Russie, c’est putes, vodka, mafieux, oligarques vulgaires et compagnie. Si vous suivez leurs fils de commentaires, ils ramènent systématiquement tout à leur politique intérieure, se félicitent de leur démocratie, de leur puissance militaire et de leur puissance économique. Le reste du monde? Connait pas.


  29. Thomas Le 05 décembre 2014 à 18h16
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    Merci d’avoir traduit la partie la plus intéressante de ce discours de V.V. Poutine !

    ” la Crimée, l’ancienne Korsun ou Chersonèse, et Sébastopol, ont une importance civilisationnelle et même sacrée inestimable pour la Russie. ”

    En effet, Chersonèse de Crimée, qui se situait à l’emplacement de la ville fédérale de Sébastopol est historiquement liée au saint Baptême de Vladimir Ier (l’équivalent de Clovis pour la Russie) d’où l’importance de cet endroit dans le roman national russe !


    • PL Le 06 décembre 2014 à 02h18
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      chersonèse est une ancienne colonie grecque, les ruines s’y trouvent toujours, à une demi-heure de sebastopol. une église russe est également édifiée, à l’endroit où eu lieu le baptême.
      la crimée est l’ancienne Tauride des grecs, la terre de Médée.


  30. Jean de la défense Le 05 décembre 2014 à 18h29
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    Dans ce silence affreux où nous devons vivre, ignorants de tout, la seule tentative de savoir étant presque considérée comme un crime, privés du droit de seulement mettre en doute les mensonges que les journaux prétendent nous imposer chaque matin, je songe à ses efforts que nous faisons pour penser un peu clairement et être des “citoyens”. Ces efforts paraissent être le devoir même. ()

    La machine à avilir tourne, et quel rendement elle a. Les hommes auront bientôt oublié peut-être ces cinquante à cent années durant lesquelles, à la faveur d’on ne sait quel miracle, il crurent qu’il pouvaient et devaient tenter de vivre dans la vérité et dans la clarté.

    Jean Guéhenno, 3 novembre 1942


  31. vérité2014 Le 05 décembre 2014 à 18h40
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    Attention on est priés de ne pas rire…

    Hollande invite Poutine à se “tourner vers l’avenir”.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/05/97001-20141205FILWWW00215-hollande-invite-poutine-a-se-tourner-vers-l-avenir.php


    • Serge Le 05 décembre 2014 à 23h25
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      Ce n’est pas le sujet du fil,mais “Paranormal” n’a pas intérêt à se représenter en 2017,car d’après “Marianne” ,dès qu’il prendra sa retraite ,le montant de celle-ci sera d’environ 36 000 euros/mois .
      Une retraite normale en quelque sorte !


  32. vérité2014 Le 05 décembre 2014 à 18h52
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    Olivier personne ne parle de ceci dans la presse.C’est méga important.

    EU sanctions relief for Russia’s top banks, oil companies.

    The European Union has amended sanctions against Russia’s biggest lenders like Sberbank and VTB on long-term financing, and eased some sanctions on the oil industry.

    The EU says Russia’s biggest lenders – Sberbank, VTB, Gazprombank, Vnesheconombank and Rosselkhozbank – will now be allowed access to long –term financing should the solvency of their European subsidiaries be at risk.

    The announcement released Friday refers to “loans that have a specific and documented objective to provide emergency funding to meet solvency and liquidity criteria for legal persons established in the Union, whose proprietary rights are owned for more than 50 percent by any entity referred to in Annex III [Russian banks – Ed.].”

    The EU has also specified the terms and conditions on which it can lift the ban on providing equipment for oil exploration.

    Dés qu’il y a danger financier pour la finance européenne,ops discrètement on diminue les sanctions et pas un peu..

    http://rt.com/business/211815-eu-russia-sanctions-relieve/


    • Homère d'Allore Le 06 décembre 2014 à 11h03
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      MIster Ministre, how do you do ?
      L’ultimatum tire à son bout.
      La dette à Krupp, Morgan l’estime
      À trois milliards et des centimes
      Sillonez le ciel, ouvrez la bataille !
      Nos parts se feront selon notre bail.
      Fournissez les gens, je fournis l’argent.
      (…)
      Déments ceux qui croyaient: on peut les attendrir…
      Quand le gaz flottant se leva,
      Plus un homme, plus une bête, une mouche.
      Plus rien, plus trace, flambés aux rayons violets.
      Éclatée, labourée, lavée, balayée,
      La ville a l’air d’un timbre oblitéré
      Sur le sale paquet déchiré qu’est la Terre.

      Morgan. Sa femme. Corsetée. Immobile.
      Regardant le champagne mousser,
      Morgan dit: je te donnerai pour ta fête,
      Une propriété un peu abîmée
      Mais coquette.

      Vladimir Maïakovski 1924
      “Prolétaire, Etouffe la guerre dans l’oeuf !”


  33. Olposoch Le 05 décembre 2014 à 19h07
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    Guetta ce matin voyait en Poutine un autocrate aux abois, un mendiant quémandant le retour des capitaux avariés des oligarques russes, une nullité ayant entraîné son pays dans l’âbime.

    En fait ce qui a de bien avec Poutine, c’est que tout le monde peut y projeter ses images…

    Un Hitler pour certains
    Un psychotique/névrosé à problèmes (Sarkozy-style)
    Un héros de la fierté de son pays
    Un guignol trop heureux de se trouver là (Hollande-style)
    Un grand visionnaire
    Un grand stratège
    Un athlète
    Un manipulateur
    Un complexé revanchard…
    etc…

    Poutine comme la boule disco et le patchwork de tous les autres dirigeants planétaires…


    • Lesag Le 05 décembre 2014 à 19h59
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      (là, ce n’est pas le modo qui parle, c’est un posteur lambda et mes propos n’engagent que moi et d’ailleurs un collègue modo peut tout à fait me censurer) j’ai admiré Guetta à l’époque où, avec J.F. Kahn, il fut le seul à s’élever contre la pantalonnade du Kosovo. Depuis le propagandum de 2005, je constate que Guetta est démesurément optimiste sur deux sujets: la paix en Israel et l’UE et qu’il est insensé sur un autre: la Russie.
      Mais depuis un mois ou deux, très franchement, je me pose des questions sur sa santé mentale. Vraiment. Dire comme il l’a fait il y a trois jours qu’avoir Tusk pour président de l’UE au prétexte que le gouvernement de celui-ci avait “toujours joué la modération avec la Russie et surtout dans l’affaire Ukrainienne” m’a laissé sans voix. L’avant veille, la première déclaration de Tusk, russophile notoire, président d’un pays russophile ancestral, a été de déclaré que la Russie n’était pas un allié stratégique de l’UE mais LE problème stratégique de l’UE. Guetta disait aussi qu’avoir un président était une preuve de prise d’indépendance de l’UE. Le lendemain TUSK faisait une conférence au sommet avec…. Obama, répétant l’allégeance à l’OTAN et aux USA. le lendemain, nouvelle chronique de Guetta pour dire que ça y est, l’UE avait un numéro de téléphone et que voir Tusk parader avec Obama était la preuve que le président avait décidé d’incarner sa fonction.
      Ce n’est pas tout.
      Ce matin, Guetta explique que Poutine, dans son discours démontre qu’il est un paranoïaque aux abois inventant un encerclement occidental pour préparer son opinion publique à la recession s’annonçant, découlant des sanctions occidentales dont il serait le seul responsable du fait de son activisme dans l”affaire ukrainienne.
      Je le répète, à ce niveau là, je m’interroge sincèrement sur la santé mentale de l’individu.


      • Homère d'Allore Le 05 décembre 2014 à 20h07
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        Rassurez-vous ! Il est tout à fait rationnel. Mais young leader, lui aussi…


        • Lesag Le 05 décembre 2014 à 20h34
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          Non, justement, c’est cohérent, pas pas du tout rationnel. C’est un déni total de réalité. Comme quand il dit que si on avait bombardé Assad, DAESH n’aurait jamais existé. Hallucinant. ça ressemble plus à une construction paranoïde. Et Young Leader ou pas, il fut sans pitié avec les USA pour le Kosovo, et il était seul, tout seul(hormis JF KAHN) contre la meute. Pareil pour l’Irak, il a tempêté, écumé alors que les Libé et autres commençaient par entonner le chant du départ avec de se retourner comme des crèpes.


          • reneegate Le 05 décembre 2014 à 23h21
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            c’est ce que l’on appelle “mal tourner”. Ca arrive aux meilleurs.


          • Anne Le 06 décembre 2014 à 20h54
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            Il paraît qu’il y a beaucoup de consommation de cocaïne dans ces milieux….cela détruit leur cerveau, des gens bien informés me disaient qu’il ne faut pas négliger cet aspect,…


      • Alae Le 05 décembre 2014 à 20h55
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        @Lesag
        Ce que vous dites me rappelle Brice Couturier, un des chroniqueurs du Point et de France-Culture. Le gars était apparemment rationnel, plutôt cultivé, avec des analyses confortablement situées dans une gauche Blair-Clinton de bon ton chez les bobos, modérées et généralement plus intéressantes que la moyenne. Un beau jour, patatras ! le type se met à délirer sur l’Euromaïdan (qui venait de débuter), la “noble ambition ukrainienne de briser ses chaînes avec l’immonde Russie”, les lendemains de l’UE qui chantent, le méchant Poutine homophobe tyran égorgeur homophobe (je remets “homophobe” pour situer le niveau d’hystérie du type, qui écumait tellement qu’il en perdait son français), et le plus beau : “partout où BHL passe, au Moyen Orient comme en Ukraine et ailleurs, ça va tout de suite mieux pour la démocratie.”
        C’est vite devenu insupportable, d’autant que le type, un vrai forcené, redémarre depuis au quart de tour à la simple mention du mot “Russie”. Je me suis très sérieusement posé la question de sa santé mentale. Ou de la CIA/Ned/Soros/tapin-trottoir. Ou des deux, parce qu’à force de modeler son discours sur ordre, on finit par modeler sa vision du monde et par devenir zinzin en vrai.


        • Kiwixar Le 05 décembre 2014 à 21h18
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          Concernant le changement de comportement de journalistes ou la position étonnante (pro-US au-delà de la logique) de gens très intelligents, ça peut s’expliquer par les bonnes vieilles méthodes de compromission.
          Par hasard, lors d’un cocktail, ils tombent nez à nez au buffet avec un 3e secrétaire de l’ambassade du pays “ami qui vous veut du bien” : “Tiens, à propos, c’est pas vous qui avez de la famille aux US? Personnellement, mon frère travaille à l’IRS” ou bien “Ah, bien mignonne cette étudiante, vous saviez qu’elle était mineure?” ou bien “On vient de récuperer le listing des clients de votre banque à Zurich”.


        • Lesag Le 05 décembre 2014 à 21h37
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          Je crois sincèrement que concernant la Russie, chez certains, on peut parler de pathologie. Quelque chose qui ressemble un peu à un mélange de panique et de mauvaise conscience, un peu comme le bourgeois avec le prolo. J’ai par exemple, dans ma famille, quelqu’un que j’aime et respecte profondément. C’est un parfait honnête homme, pas bourgeois pour deux ronds, bien socialiste pas bobo depuis toujours, effectivement aveugle dés qu’il s’agit du PS, mais on ne peut pas en vouloir à un militant pour ce genre d’aveuglement. Sans ça, il n’y aurait plus de militant nulle part. 🙂 . Et bien dés qu’il s’agit de la Russie, il disjoncte, sa lecture des évènements devient au mot près la “narrative” actuelle et il y croit dur comme fer. Et il n’est pas vendu à qui que ce soit. On a beau remettre les dates en perspective, les éléments, lui montrant les incohérences, il n’en démord pas. La même vision pathologique que Guetta et consorts. Les 5mds de dollars avoués par Nuland? circulez! les incohérences du massacre de Maïdan? circulez! le coup d’état le lendemain même de la signature des accords de sortie de crise? circulez! la reconnaissance immédiate du gouvernement puschiste par l’occident? circulez! La présence avérée de fachistes et de nazis? circulez! L’interdiction comme langue officielle de la langue de la moitié du pays? circulez! l’agression du Donbass avec l’armée alors qu’à l’époque ils ne demandaient qu’un état fédéral?circulez! le fait qu’on ai failli bombarder la Syrie exactement pour la même raison? circulez! La présence de mercenaires chez les Kieviens? circulez! Les déclarations invariables de l’OSCE sur l’absence de troupes Russes au Donbass? circulez! l’absence totale du moindre témoins oculaire fiable ou de preuves de la présence de troupes Russes au Donbass? circulez! le revirement soudain, coordonné et invraisemblable de Hollande et Merckel(et je dis bien ces deux noms là, je ne dis pas la France et l’Allemagne)? circulez! circulez! circulez! circulez!
          Il s’accroche à sa narrative avec un coté pathétique. Comme un enfant coléreux. Exactement comme tous ces éditorialistes hallucinés et leur “narrative” délirante.
          La Russie rendrait-elle fou?

          Veuillez excuser cette logorrhée mais ce sujet me remplit toujours de stupéfaction.
          Je crois que ces gens là ont appris, depuis toujours à haïr, mépriser et craindre la Russie. D’où remonte cette pathologie?
          De la destruction de la gloriole cocardière et bourgeoise napoléonienne?
          De la révolution d’Octobre et la paix séparée qui a suivi?
          De l’emprunt Russe “patriotique” qui ruina une partie de la toute petite bourgeoisie?
          Du système soviétique qui a terrifié notre bourgeoisie?
          De la victoire de la Russie sur le Nazi(avec plus d’1.2 millions d’Allemands tués dés les six premiers mois, on l’oublie un peu, IL FAUT SAVOIR QUE L’URSS SOIT DISANT SOUS-DEVELOPPEE A TUE DANS LES 6 PREMIERS MOIS DE LA GUERRE QUASIMENT AUTANT D’ALLEMANDS QU’IL S’EN EST TUE DURANT TOUTE LA Iere GUERRE MONDIALE!!!!) là où la France a été défoncée en 6 semaines?
          Du soutien indéfectible de l’URSS à de Gaulle, bête noire de la fausse gauche et de la vraie droite?
          De l’action évidente de la Russie dans les guerres de décolonisation?
          De la névrose totale vis à vis de l'”agression imminente” du méchant Popov, chef d’œuvre de manipulation de masse de la guerre froide?
          De voir qu’invariablement, ces Russes qu’on montre du doigt comme des ploucs attardés en roulant des mécaniques chauvines réussissent partout où on se plante?
          De la constatation qu’ils ont résisté au bulldozer anarcho-capitaliste là où nos grandes âmes ont capitulé?

          En veulent-ils à la Russie d’être restée une nation, et une nation vivante là où ils ont accepté de ne plus être rien au nom d’un sens de l’Histoire qu’il sentent soudain plus si évident?

          Mais quand je vois même la profonde aversion d’un type aussi intelligent et, je présume, honnête que Jorion pour la Russie, j’en reste coi. Pourtant, il n’est même pas Français lui.
          Faudrait presque faire un sujet là dessus.


          • Homère d'Allore Le 05 décembre 2014 à 22h22
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            Vous allez penser que j’ergote.
            Il y a eu 980 000 pertes ( et pas tués) allemandes sur le front de l’Est entre le 22 juin 1941 et le 22 janvier 1942.
            http://ostfront.forumpro.fr/t1969-front-est-pertes-allemandes-et-russes-de-1941-a-1945
            Ça ne change rien à votre raisonnement. On peut aussi citer l’oubli total de l’offensive suicide de Tannenberg qui permit la Victoire de la Marne.


            • Lesag Le 05 décembre 2014 à 22h31
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              Je confirme, vous ergotez.
              Et d’abord…. votre source… est ce qu’elle est fiable? Hein? 😉


            • Spipou Le 05 décembre 2014 à 23h30
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              J’ergote aussi, mais l’histoire étant un de mes dadas…

              Tannenberg n’était pas une offensive suicide, ou alors, c’était un suicide programmé pour les allemands ! Elle a été gagnée par les allemands contre toute attente grâce à l’incontestable génie militaire de Hindenburg, et perdue par les russes du fait de la mésentente et de l’absence de coordination de Samsonov et de Rennenkampf. Il a aussi été dit que Rennenkampf avait trahi à cause de ses origines germaniques, mais ceci n’a jamais été prouvé. En tout état de cause, les communications et le renseignement russes étaient déplorables, les deux généraux se détestaient, et Rennenkampf n’est jamais venu au secours de Samsonov, alors que les deux armées étaient bien supérieures en nombre à l’armée allemande (c’est d’ailleurs le miracle de cette victoire qui a fait tout le prestige de Hindenburg, et ce qui lui a valu plus tard sa nomination comme chef de l’armée allemande. Mais c’est une autre histoire…)


            • purefrancophone Le 06 décembre 2014 à 00h31
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              Homère d’Allore;
              Pour les chiffres , voilà des tableaux très clairs
              http://www.brujitafr.fr/2014/11/enseignement-de-l-ignorance-oubli-de-l-histoire.html


            • Perekop Le 06 décembre 2014 à 17h30
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              Merci pour ce rappel de Tannenberg, un nom que nous sommes peu nombreux à connaître…
              Je pense que Homère d’Allores parle de suicide dans la mesure où toute l’entrée en guerre de la Russie s’est faite dans la précipitation, alors que l’armée n’était pas du tout prête et que le tsar s’en rendait parfaitement compte. Mais son sens de la loyauté envers la parole donnée, notamment envers la France – le pauvre, s’il voyait comment la France traite son pays aujourd’hui, j’espère bien qu’il aurait pris d’autres décisions… – l’a emporté sur toutes ses réticences.


          • anne jordan Le 05 décembre 2014 à 22h43
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            @lesag
            En veulent-ils à la Russie d’être restée une nation, et une nation vivante là où ils ont accepté de ne plus être rien au nom d’un sens de l’Histoire qu’il sentent soudain plus si évident?
            la réponse est oui .


            • Homère d'Allore Le 05 décembre 2014 à 22h54
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              Ce n’est pas strictement mon analyse mais c’est exactement celle de Volkoff dans son avant dernier livre ( paru en 2004, quel visionnaire !) nommé “le Complot”.
              Il met en scène de très vilains américains d’idéologie mondialo-libérale qui veulent dégommer Poutine car ils ont analysé que la renaissance russe était la seule entrave à la dissolution des nations dans un gloubi boulga mondial où la domination de leur groupe social et idéologique très réduit serait assurée.
              Le type était d’extrême droite, pas moi, mais je continue à trouver ça très lisible.


          • Spipou Le 05 décembre 2014 à 23h21
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            Les gens pensent peut-être que la Russie est toujours l’Union Soviétique ? C’est vrai que c’est mystérieux !


            • Homère d'Allore Le 06 décembre 2014 à 13h58
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              Vous avez raison,Spipou sur le fait que la volonté de L’état-major russe n’était pas de “suicider” son armée. Et que la mésentente entre Rennenkampf et Samsonov a grandement aidé Hindenburg.
              Il n’en demeure pas moins que la logistique d’approvisionnement en munitions et renforts n’etait pas prête et que l’offensive fut continuée plus pour soulager l’allié français en grande difficulté que pour un gain tactique.
              En tous cas, mon propos était de souligner que, lors des célébrations du centenaire de la Bataille de la Marne, aucun officiel ne fit allusion à Tannenberg alors que ce fut la fin du Plan Schlieffen qui estimait la réaction russe moins rapide.


            • Spipou Le 06 décembre 2014 à 17h01
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              Oui, vous avez raison, l’offensive russe avait pour premier but de soulager le front français.

              Mais disons que j’ai trouvé que “suicide” était nettement exagéré ! Même si c’était une curieuse idée de choisir deux généraux se haïssant pour conduire les deux armées, nul ne pouvait prévoir la révélation d’un génie militaire tel que Hindenburg.

              Peut-être justement que ça révèle un excès de confiance de l’état-major russe, qui n’avait nullement l’impression de partir au suicide après ses premières victoires ? Finalement, le premier pays allié à avoir pénétré sur le territoire allemand, et le seul de toute la durée du conflit, c’est bien la Russie !

              Quant aux célébrations de la Marne, je vous donne raison, l’effort russe méritait d’être évoqué. C’était l’époque où être l’allié de quelqu’un signifiait vraiment quelque chose.


            • Homère d'Allore Le 06 décembre 2014 à 18h40
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              Nous avons la même analyse de cette bataille.
              Le problème actuel, c’est que quasiment personne n’est reconnaissant aux Russes d’avoir aidé à fixer les réserves allemandes qui auraient pu être utiles à l’ouest.
              Dans le genre mémoire sélective, si on commence à parler de réhabilitation pour les “fusillés pour l’exemple” de 1917, très rares sont ceux qui se souviennent de La Courtine.


            • Spipou Le 06 décembre 2014 à 22h29
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              D’autant plus que, si je peux me permettre, les fusillés pour l’exemple sont largement une légende, comme celle des décimations ; voir la documentation de l’Union Pacifiste de France, qu’on ne peut pas soupçonner d’excès de militarisme !

              La Courtine, par contre, c’est un fait avéré ! (Et absolument odieux, en plus d’être une insulte au droit international) Encore une fois, je suis d’accord avec vous sur ce point.


          • olivier69 Le 05 décembre 2014 à 23h42
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            C’est le sensationnel qui prime bien trop souvent (une dénonciation sortie du contexte par exemple), la fausse cible (un ennemi crée pour nous), et le style. C’est regrettable de constater qu’ il est apparemment plus facile d’orienter une stratégie de communication, en utilisant le matérialisme dialectique (plus de 90% de victimes, cf l’hommage à Chomsky). Je vous rappelle que vous vous êtes comporté de manière surprenante à mon égard, pour quelqu’un qui serait sans doute surpris par mon niveau de connaissances mathématiques (et tellement modestes face à ce qu’ils nous restent à découvrir) et historiques. Vous préférez la moquerie linguistique à la compréhension de la gymnastique mathématique et même économique, c’est votre droit. Je ne me suis jamais compromis. Regardez quels profils les banques recrutent parmi l’élite (les beaux parleurs ou les spécialistes en maths ?). Cependant mes enfants et les vôtres devront assumer les hauteurs de vos connaissances comme des miennes. La forme de l’information empêche ainsi de se demander, si le fond est légitime ou objectif.
            Cdlt


          • Alae Le 06 décembre 2014 à 12h28
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            “Veuillez excuser cette logorrhée mais ce sujet me remplit toujours de stupéfaction.”

            Moi aussi, Lesag.
            Je suis aussi sidérée que vous. En moins érudite sur l’histoire, mais je compense par une petite connaissance du milieu psychiatrique, et je vous assure que certains parallèles sont proprement hallucinants.

            “Faudrait presque faire un sujet là dessus.”

            Carrément, oui. Et puis, qui sait, démontrer, preuves à l’appui, les analogies entre leur pensée et certains états psychotiques (schizophrénie ou psychose paranoïaque) les calmerait peut-être. Et c’est très facile à prouver.

            Cela étant, le parent que vous décrivez échappe à ce diagnostic, puisque c’est un militant du PS. Leur parti politique et sa ligne donne à beaucoup de ces personnes leur ancrage mental ; vous leur retirez leur religion de toute une vie, pardon, leur idéologie, et le sol se dérobe sous leurs pieds. Ce sont des croyants, ni plus ni moins. Excusés.
            Je parle plutôt du type réfléchi et pondéré, version journaliste en vue ou chercheur au CNRS pas spécialement obtus, capable de pensée indépendante (pas du type Apathie, Domenach ou Mendras, s’entend) et qui, soudain, vire à la bête fauve sur le sujet Russie. Ceux-là, en revanche, posent tout un tas de questions, parce que rien a priori n’explique ou ne justifie leurs délires et leur haine.
            Se sentent-ils floués par une modernité sur laquelle dieu seul sait s’ils ont pontifié, et dont la Russie leur renvoie une image suffisamment dégradée pour qu’ils comprennent à quel point leur glorification de ce miroir aux alouettes signait leur nanisme intellectuel, eux qui se prenaient pour des grands gourous de la pensée ? Le manque de résultats de l’UE, grandiose entreprise qui devait signer le triomphe du libéralisme économique et sociétal, et qui n’a apporté que paupérisation, divisions, chômage de masse et délabrement social, a-t-il joué un rôle, surtout face à la rapide reprise russe ?
            En résumé, se sentent-ils humiliés par les Russes ?


            • Suzanne Le 06 décembre 2014 à 15h05
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              N’est-ce pas tout simplement un problème d’intégration?
              Actuellement, si on pense debout sur ses pieds en comparant les sources et en mettant en doute les choses, on est exclu du monde. Personnellement, je ne parle plus avec personne de ce sujet de Poutine, parce que c’est impossible. Donc exclusion. Pour autant, les habitants des BRICS ne vont pas m’inclure dans leurs sociétés, pour eux je serai quand même l’ennemi. Cette position est difficile à tenir pour un homo sapiens et ça ne va pas s’arranger.
              A mon avis ça explique l’aveuglement de beaucoup de gens honnêtes.


    • Serge Le 05 décembre 2014 à 22h24
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      “En fait ce qui a de bien avec Poutine, c’est que tout le monde peut y projeter ses images…”
      C’est vrai !
      🙂


      • Caramba! Le 09 décembre 2014 à 04h15
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        Pour ma part, je ne pense pas que les gens soient si antipathiques envers la Russie.Cependant, les croyances ancestrales,” les Rouges”,” les croqueurs d’enfants”, “les brutes abruties de vodka” quoi! sont quotidiennement diffusées, martelées, les médias faisant bien leur travail.(quelle honte d’écrire autant d’abjections sur un homme politique et son pays en toute impunité)
        Chaque jour la haine est distillée, étalée au grand public.Les médias pourraient de la même manière cibler n’importe qui, n’importe quel pays, n’importe quelle religion et même tendance…… en s’appuyant sur les on-dit, des fables, des croyances.En fait ils cloisonnent les gens et éveillent la bête en passant par la résurgence du nationalisme.
        Je comprends qu’une personne qui a suivi le monde à travers les merdias ne puisse du jour au lendemain tout remettre en question et s’avouer qu’on lui a menti, qu’on l’a manipulé.D’autant plus s’il est critique parce que là il se prend une de ces claques…….., dur.
        Ce n’est pas de la foi, c’est le fait d’avoir fait confiance aveuglément, c’est le fait d’avoir des relations partageant les mêmes analyses sur les mêmes bases erronées, d’avoir utilisé “ça, ces merdias” comme base de réflexion.
        Je ne m’inquiète pas pour cett personne, même si elle a défendu bec et ongles sa “croyance” si elle a toujours cherché à s’informer, elle continuera, et peut-être qu’une brêche s’est ouverte?
        Au delà de sa croyance il y a vous et votre relation vivante, le respect mutuel, avec le recul, il est possible qu’elle cherche plus loin.C’est tout ce qu’il faut souhaiter.
        Cordialement.


  34. bluetonga Le 05 décembre 2014 à 21h50
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    Le premier mouvement d’irritation passé face à cet énième florilège de mauvaise foi ou d’incompétence journalistique (en réaction au discours de Poutine), je me dis que finalement il y a quelque chose qui cloche dans les articles cités plus haut…

    Et ce quelque chose, c’est l’impression que nos chers journalistes MSM ne se lâchent pas beaucoup, qu’ils font même preuve de retenue somme toute. Après tout, Poutine commence à mettre carrément les pieds dans le plat, à fustiger les occidentaux pour leur morgue, leur arrogance, leur cynisme, leur avidité, leur scélératesse, ce à quoi nos médias réagissent sur le ton de rombières indignées en distillant fielleusement des allusions à la détresse dans laquelle les sanctions occidentales doivent jeter le pauvre Poutine au pouvoir vacillant pour expliquer sa rage et son “mordant”.

    Au prix bien sûr de quelques acrobaties rhétoriques pour expliquer par exemple que l’extraordinaire soutien populaire au président prouve précisément son impopularité, étant donné qu’il est clair que les Russes ne peuvent suivre sa ligne insensée que robotiquement, cadenassés qu’ils sont dans la dictature. Au prix aussi de beaucoup de wishful thinking pour prédire sa chute prochaine (il perd son self-control, il va bientôt disjoncter, c’est imparable).

    Pourtant, c’est une réaction molle, nullement outragée. Ils la jouent sotto voce. On dirait que Poutine qui hausse le ton, ça les intimide quand même. Ils ne poussent pas à l’escalade, aux discours bellicistes ou aux déclarations à l’emporte-pièce (du style “Poutine a tué mon fils”). Ils tentent de le discréditer ou plutôt de discréditer la portée exacte de ses propos en les rapportant à son désespoir et à son isolement personnels, à l’effondrement de l’économie Russe, à sa défaite imminente. Mais ils n’en rajoutent pas, ils ne relèvent pas le gant, ils ne crient pas plus fort.

    J’ai le sentiment que le durcissement de ton récent de la part des Russes (et notamment de Lavrov), les contre-sanctions ciblées en Europe – qui font mal, les contrats avec la Chine, l’Iran, le Brésil, la Turquie, et demain sans doute l’Inde, la situation apocalyptique en Ukraine où la Crimée est perdue et où les novorossiens affûtent leurs grads et leurs T62 pour la suite, commencent doucement à pénétrer la conscience des journalistes. Auparavant, l’inflexibilité de Poutine et des Russes n’était pas prise au sérieux, ce n’étaient que de grossiers et grotesques ploucs dispersés dans la steppe aux marches du glorieux empire occidental. Petit à petit, ils semblent redevenir une formidable masse de barbares, puissants, organisés, avec à leur tête un chef rusé et déterminé. Je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression que nos journalistes reviennent progressivement à la réalité. Pas au point de se rebeller, mais au point de ne plus aboyer aussi fort, aussi mécaniquement.

    Doucement, insensiblement, les journalistes semblent finir par comprendre que la partie devient sérieuse et menaçante, qu’on a dépassé la ligne qui sépare les postures des positions. Eux, ou plus vraisemblablement, ceux qui décident à leur place ce qu’il est bon de dire ou de penser.


    • Spipou Le 05 décembre 2014 à 23h23
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      Intéressant, comme analyse ! Je vais relire les articles plus haut à la lumière de ce que vous dites.


    • reneegate Le 05 décembre 2014 à 23h24
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      je suis abonné aux tweets de Alec Luhn
      @ASLuhn

      Journalist, formerly @MoscowTimes now @TheNation, @Guardian. Watch this if you haven’t http://dirtywars.org/trailer

      je peux vous dire qu’il y a du boulot encore…… Mais dans le fond je vous suis


  35. Papagateau Le 05 décembre 2014 à 21h59
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    Dans le figaro : «La tragédie qui a lieu là-bas conforte totalement la justesse de notre position”.
    En lisant la version du site “les-crises”, j’ai compris que le reproche de Poutine était beaucoup plus précis que “la tragédie” ou “les événements” se passant “là-bas” ou “entre l’Ukraine et la Novorussie”.

    L’accusation est claire : l’occident ne veut pas prendre le relai de la Russie (33 milliards) dans l’aide financière massive à l’Ukraine. Oh, les radins. Pourtant ils la voulaient, Ukraine !

    Tout ce que fournit l’occident, c’est des aides directes aux troupes néo-nazis au Dombasse, et à la Gestapo semi-officiel de pravysector, sans rien verser au budget général, de peur qu’une partie aille au peuple ukrainien. L’argent doit être rentabilisé au maximum.

    La guerre doit se financer elle-même, et ne coûter que des promesses. Et que ceux qui tuent n’espèrent pas d’argent.
    Ne font-ils pas ce qu’ils veulent : nuire a la Russie.

    L’occident ne veut financer que la guerre, et pas ses feignants de civils ukrainiens.


  36. tinos Le 05 décembre 2014 à 22h58
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  37. vérité2014 Le 05 décembre 2014 à 23h04
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    Les US ont l’intention d’installer une base militaire navale US près d’Odessa(ils pensaient le faire en Crimée) et construire après la privatisation du port,un terminal pour le gaz LNG.On comprend pourquoi tant d’attention pour Odessa(massacre et visites aussi de BHL entre autres).Des projets aussi pour Mariupol.

    Odessa port is the biggest state property to be privatized in Ukraine, LNG terminal is supposed to be built there by Americans, hence the harsh crackdown on Russian ‘separatists’ and Odessa massacre.

    En décembre 2013,ils avaient (les US)ouvert une adjudication pour une rénovation pour un hôpital et une école en Crimée,avant le Maidan(donc certains de leur succès).
    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10203286448061818&set=p.10203286448061818&type=1&theater

    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10203286446501779&set=p.10203286446501779&type=1&theater


  38. Serge Le 05 décembre 2014 à 23h32
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    Comme par hasard ,au même moment, regain d’activité de commandos suicides islamistes en Tchétchénie ,avec beaucoup de morts aussi du côté des forces de l’ordre .


  39. rotE=-∂B/∂t rotB=µ₀(j+ℇ₀∂E/∂t) divB=0 divE=⍴/ℇ₀ Le 05 décembre 2014 à 23h35
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    Bonsoir,

    Merci pour le texte

    non seulement il défend son grand pays , mais aussi l’Europe malgré elle .Poutine le futur Général de Gaulle de l’Europe , Il nous sauvera du gouffre dans lequel les américains nous entraînent .


  40. Spipou Le 05 décembre 2014 à 23h42
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  41. reneegate Le 06 décembre 2014 à 00h22
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    Ce qui m’a vraiment fait comprendre ce que pouvait être l’âme russe c’est le récit du siège de Leningrad rapporté par Alexander Woerth (anglais origine russe).
    Des architectes communistes relevaient les plans des palais tsaristes avant qu’ils ne soient bombardés par les barbares teutons dans l’espoir les reconstruire un jour. Ensuite je vous passe la solidarité, la foi en l’avenir et le courage nécessaires pour sortir vainqueur de ce genre d’épreuve (massacre et famine). Pas étonnant que Poutine ait confiance dans son peuple, les occidentaux et à fortiori les américains comme à l’accoutumé pêcheront eux par excès de confiance et ignorance.


  42. vérité2014 Le 06 décembre 2014 à 00h38
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  43. José Le 06 décembre 2014 à 01h12
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    J’ai une idée, un soutiens populaire et inconditionnelle a la Russie dans l’ambassade Russe a Paris
    Le délire de ses satanistes Euro Atlantiste qui nous gouverne va beaucoup trop loin
    Ils ont clairement dépassé les bornes

    Ils faut les stopper


    • Grognard Le 06 décembre 2014 à 21h16
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      J’irai volontiers.


  44. RGT Le 06 décembre 2014 à 03h40
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    Je suis certain que les discours de De Gaulle étaient relayés de la même manière aux États-z’Unis quand il dirigeait la France (à l’époque où la France était encore vivante)…

    Ça devait être un déchaînement de haine outre-atlantique quand “le vieux” s’en prenait ouvertement à la supprématie du Sacro-Saint Dollar ou qu’il critiquait fermement les interventions militaires US à l’étranger (Le Viet-Nam fut un exemple frappant).

    S’il n’avait pas si fermement combattu Hitler il aurait assurément été taxé de “néo-nazi” je peux le garantir.
    Accusations qui auraint sans doute été mises en scène par de nombreux anciens nazis (repentis ? – J’en doute) recrutés et exfiltrés aux USA pour travailler pour la CIA et qui ne furent JAMAIS réclamés par Simon Wiesenthal (normal, il ne voulait pas se mettre à dos ses “généreux protecteurs”).

    Concernant la forme de ce discours :

    Je tiens à rappeler que nos “chères élites” lisent bêtement ou répêtent les discours préparés par leur nègres sans même avoir jeté un coup d’oeil préalable.
    DSK en est un cas exemplaire avec son célèbre “Ce cas de Corée me turlupine”, contrepèterie insérée à son insu par un nègre qui voulait sans doute se venger en nous informant de ses penchants personnels. Si vous n’arrivez pas à la “redresser” demandez à Olivier Berruyer de me contacter pour que je vous transmette la solution.

    Poutine a sans doute préparé son discours avec ses conseillers mais il ne récite jamais un discours préparé.

    Ça me fait penser à De Gaulle, toujours lui, mais de nos jours je ne vois pas trop qui pourrait nous servir d’exemple en France.
    Donc De Gaulle qui, en introduction d’un de ses discours avait annoncé : “Ceci n’est pas un dicours improvisé. en effet, je n’ai pas eu le temps de le préparer” (rechercher, cette citation est authentique).

    Poutine ne lit pas des discours préparés ou ne récite pas des allocutions apprises par coeur et ça se voit…

    Il a sans doute passé de nombreuses heures à préparer son allocution, c’est certain, mais il improvise et suit attentivement les réactions de son auditoire, le relance, “réveille” ses auditeurs avant les moments importants et ces actions sont typiques d’un grand orateur et d’une personne qui connaît parfaitement ses dossiers…
    Il observe en permanence son auditoire et comme il ne possède pas d’appareils lui permettant d’avoir un prompteur affichant son discours il doit obligatoirement bien maîtriser son sujet.
    Il doit bien avoir quelques notes, cest sûr, mais qu’il ne doit consulter que pour affirmer des chiffres exacts et quelques informations très précises afin d’étayer son discours (je ne vois pas comment un humain “normal” pourrait procéder différement).

    Je ne connais AUCUN dirigeant occidental capable d’une telle performance.

    Les présidents européens (en particulier français) lisent leurs discours bien préparés (on les voit baisser en permanence le regard pour jeter un coup d’oeil) et les dirigeants US se contentent seulement de proférer des énormités dans des réunions somme toutes assez courtes.

    Concernant le fond de son discours, je ne vois pas ce qui pourrait lui être reproché sachant que ce discours est avant tout destiné à un auditoire Russe…
    De plus, il ne choque pas ma culture Française quant à son contenu.
    Il faut quand-même noter que ma culture Française (avec une majuscule) a sans doute été corrompue dans mon enfance par l’influence de De Gaulle.
    Je suis donc une exception, un traître et un ennemi de la Grande Paix Mondiale Défendue Par La Plus Grande Démocratie Du Monde.

    Je ne vois pas pourquoi il dirait dans une allocution destinée à ses propres compatriotes “Nous sommes des enfoirés et des buses car nous ne suivons pas gentiment l’exemple de notre Grand-Frère Américain Béni des Dieux”…
    En invitant son auditoire à s’auto-flageller tout en montrant l’exemple….

    La présentation biaisée (quand elle n’est pas implement mensongère et diffamatoire) de TOUTES ses allocutions est vraiment la preuve que nous vivons en “UERSS”, une dictature largement pire que celle qui fût imposé aux anciennes “républiques populaires démocratiques” de l’ex bloc soviétique.

    J’en ai vraiment marre de devoir subir tous ces discours mielleux-bobos de nos “élites” qui nous font la morale en faisant passer le patriotisme pour de la peste noire, toute critique de la “liberté de mouvement des capitaux” comme une attitude réactionnaire et toute remarque dubitative sur les “grands sujets sociétaux” comme une attitude de réactionnaire.

    Certes, le patriotisme (pas le nationalisme – nuance), “amour” de sa mère patrie peut facilement s’il est bien manipulé se transformer en nationalisme (cause de dictature et de guerres d’expansion), mais un patriotisme fédérateur préservant l’identité culturelle est quand-même largement préférable à un nihilisme zombificateur.

    Je tiens aussi à vous rappeler que les USA constituent actuellement le pays le plus nationaliste de la planète… Hymnes nationaux par ci, drapeaux de partout, etc… Qu’ils arrêtent de critiquer les pays qui font (de manière bien moins marquée) la mêm chose qu’eux.

    Pour reprendre la suite de mes commentaires, j’ajouterais que par contre nos “chères z’élites” esquivent promtement toute question concernant “la répartition équitable des richesses”, “la préservation de la protection sociale” et la “préservation du bien public”…

    Étrange non, il me semble que ces points font partie des priorités des gouvernants Russes depuis la “répudiation douce” d’Eltsine et qu’ils arrivent à redresser la barre, malgré un très lourd handicap de départ.

    Mais les “libéraux” nous répondront que par cette manoeuvre insidieuse les dirigeants Russes pervertissent la population avec un “état providence” qui incite les citoyens à être des oisifs assistés…

    J’aimerais bien que le gouvernement français fasse de moi un oisif assisté.
    Au moins j’arriverais à boucler mes fins de mois sans être épuisé pour un salaire de misère.


  45. vérité2014 Le 06 décembre 2014 à 06h56
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    LA GUERRE EST PROCHE.

    Odessa, après avoir été peuplée par les Daces et les Scythes, colonisée par les Grecs, puis peuplée par les Huns, Avars, Gépides, Petchenègues, Sarmates, Goths et enfin Slaves, passée temporairement sous l’influence polonaise et lituanienne et devenue un territoire des Tatars.
    Odessa est officiellement fondée en 1794 comme forteresse russe sur les territoires annexés à l’Empire ottoman. De de 1941 à 1944, Odessa a été occupée par les armées roumaines alliées de l’Allemagne nazie avant d(être libérée par l’Armée rouge en avril 1944 .
    La dislocation de l’URSS a fait d’Odessa une ukrainienne depuis seulement août 1991.
    Et Odessa va maintenant devenir une base américaine. Persobbe ne s’en inquiète. Une forteresse russe historique va passer sous contrôle US et personne n’y voit rien d’anormal. Par contre, le fait que Sébastopol port militaire russe depuis 1783 soit “occupé” par la Russie est devenu une situation inacceptable pour l’occident !
    Je le réécris tellement c’est gros et incroyable : Odessa, forteresse russe fondée en 1794, ukrainienne depuis seulement août 1991 va devenir une base US en 2015.
    J’y vois un signe que les LES USA LA VEULENT ET LA CHERCHE AVEC APPLICATION CETTE GUERRE AVEC LA RUSSIE, guerre qui s”approche de nous à grand pas.

    http://varjag-2007.livejournal.com/7274247.html


  46. purefrancophone Le 06 décembre 2014 à 09h08
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    Hollande va rencontrer Vladimir Poutine aujourd’hui à Moscou!!!!
    J’espère que l’on aura , sur ce site , une information objective de cette rencontre !!!!!


  47. Homère d'Allore Le 06 décembre 2014 à 12h00
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    En face, la flotte américaine,
    Je me moque de leur triple attaque.
    Les Nick Carter n’ont pas remarqué mon visa.
    Je suis ambassadeur du vers et à vos petits États,
    Mon pays et moi vous lançons un défi.
    Si une miette est gâtée ou moisie,
    Jette toute la bouchée pourrie.
    J’ai craché avant d’avaler un mois,
    Vos prouesses, loi et goût.
    J’envoie à tous les diables paître
    Tous les dollars de tous les pays.
    Ma culotté des débuts me suffit pour finir mes jours,
    N’ayant rien de la vie acquis.

    Nous rions des limites du permis.
    Notre cynisme figé les maris pétrifiés de stupeur.
    Nous prenons sur l’Hudson des baisers illicites
    À leurs femmes aux longues jambes.
    Nous buvons, crachant sur votre Prohibition
    Notre White Horse quotidien.
    Tiens, du haut des gratte-ciel
    Tombent dans la rue,
    Les corps des Vanderbild, Rockefeller,Ford.
    Mais, jusqu’ici le dollar est plus qu’un poème côté,
    Plumant, raflant, empochant,
    Avance, la pourpre de Broadway au front,
    Son Obscénité – le Capital.

    Vladimir Maïakovski 1925
    “le pont de Brooklyn”


  48. purefrancophone Le 06 décembre 2014 à 15h30
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    • Perekop Le 06 décembre 2014 à 17h51
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      Oui, mon mari et moi avons eu la même réaction en découvrant cette info (sur une chaîne russe, bien entendu, les seules intéressantes de nos jours, quelle ironie…). Nous nous sommes dit : “cette fois, c’est vraiment la guerre”.
      Espérons pourtant que certains pays, certains peuples vont avoir un peu de tripes – pas la France, hélas, le mal est trop ancré, j’en ai peur, depuis plus de quarante ans que je vis ici et que je vois le pays se racornir. Je pense à la Grèce, à la Slovaquie, à la Hongrie, qui n’ont pas encore complètement renoncé à leur âme, on dirait. A la Serbie, bien sûr, peut-être encore capable de se souvenir et de se relever en fichant sa demande d’adhésion à la poubelle. J’espère un peu de l’Italie, malgré tout, parce que leur antique bon sens devrait leur éviter de se fourvoyer autant que nous. Il suffirait qu’il y en ait un qui dise m… à l’UE pour que tout s’écroule à Bruxelles.


  49. Dewarrat Le 06 décembre 2014 à 17h29
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    Je ne connais pas Poutine et ses ambitions,mais en ces temps,l’Amerique est devenue,la responsable de tout les maux qui arrive a ce monde.La Russie devient l’espoir pour un possible avenir.


  50. Grognard Le 06 décembre 2014 à 21h34
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    Il y a quelque temps sur ce blog je m’interrogeais sur les effets de la “dédolarisation” et je trouvais le temps un peu long.

    Transposons ce qui se passe actuellement à un niveau tactique.
    Mon ressenti c’est que V. Poutine lorsqu’il joue un coup, négocie un nouvel accord, précise sa pensée déplace en quelque sorte ses troupes.
    A ceci prêt que les troupes en question, du moins pour le moment, ne sont pas des divisions mais des actes économiques.

    Que reste-t-il à ceux qui se veulent ses adversaires?
    Le déni et la fuite en avant.
    A moins qu’ils ne choisissent de reconnaître leurs erreurs ; ce qu’ils ne feront pas.
    Les “élites” ne sauraient avoir tord ; n’est ce pas?

    D’aucun redécouvrent ce qu’est une politique de puissance.
    Etant entendu qu’une telle politique n’est pas obligatoirement militaire ou a vocation offensive.

    Allez expliquer cela à nos dirigeants alors que cela fait trois décennies que nous n’avons plus une telle politique.
    C’est peine perdue.

    Le gvt US parle de nouveau pivot vers l’Asie.
    Qui dans les faits est actuellement à la manoeuvre pour mettre en place un nouveau pivot géopolitique.

    Et, accessoirement: Pour qui sonne le glas?



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