Pourquoi la Grèce n’a pas intérêt à négocier le Grexit

si la Grèce refuse la sortie de la zone euro, mais y est contrainte de facto, elle espère pouvoir imposer une redénomination de sa dette en nouvelle monnaie. En effet, Athènes pourra prétendre qu'on l'a « contrainte » à changer de monnaie. Dans ce cas, comment exiger de la Grèce qu'elle remboursât en devises sa dette ?

Si la Grèce refuse la sortie de la zone euro, mais y est contrainte de facto, elle espère pouvoir imposer une redénomination de sa dette en nouvelle monnaie. En effet, Athènes pourra prétendre qu’on l’a « contrainte » à changer de monnaie. Dans ce cas, comment exiger de la Grèce qu’elle remboursât en devises sa dette ?

La sortie de la Grèce de la zone euro devient un scénario de plus en plus probable. Mais qui appuiera sur la gâchette ? La réponse à cette question n’est pas seulement rhétorique, mais aura aussi des conséquences légales.

Le Grexit est-il inéluctable ? Ce mercredi 8 juillet, rien n’est joué. La Grèce joue son rôle de bon élève. Elle a transmis une demande officielle de soutien de 50 milliards d’euros au Mécanisme européen de Stabilité (MES) pour une durée de trois ans. Mardi soir, le Conseil européen a demandé à Athènes de lui proposer un plan de « réformes ». La Commission a précisé que ce plan devra arriver à Bruxelles avant jeudi, minuit. S’il est validé, ce plan permettra de débloquer un financement relais, puis de débloquer les fonds du MES. Dans ce cas, la BCE pourrait alors rétablir pleinement le pays dans la zone euro en redonnant de l’air aux banques. Et la Grèce resterait dans l’euro, pour l’instant du moins.

Sans accord dimanche, le Grexit inévitable

Mais si ce n’est pas le cas ? Si le énième plan grec ne convient pas, alors les créanciers européens semblent décider à lâcher la Grèce. Donald Tusk, le président du Conseil européen, a parlé de « dernière chance. » Ce mercredi matin, le gouverneur de la Banque de France a prévenu que sans espoir d’un accord politique, le robinet de l’ELA (fourniture de liquidité d’urgence) sera coupé. Dès lors, la Grèce n’aura plus accès au moindre euro. Une telle option, si elle n’est pas encore sûre, est loin d’être exclue. Mardi soir, Angela Merkel a prévenu qu’elle souhaitait des conditions plus dures que celles prévues dans les propositions rejetées par le peuple grec le 5 juillet. Ceci ressemble à une punition du peuple grec pour son « mauvais » vote de dimanche. Punition, on le comprend, a priori difficilement acceptable par le gouvernement hellénique.

Une austérité acceptée à Athènes

Il est malaisé de dire à la lecture de la lettre du ministre des Finances grec Euclide Tsakalotos si cette exigence allemande sera respectée. Le texte fait par de la volonté de prendre des « mesures fiscales et des mesures sur les retraites » dès la semaine prochaine, mais sans fournir de détails. Et Alexis Tsipras pourrait faire avaler la pilule d’un plan sévère à son peuple. Après tout, depuis le « non » de dimanche, il est devenu incontournable en Grèce. N’ayant plus guère d’adversaire à sa hauteur, il peut prétendre que ce nouveau mémorandum permettra de réaliser les réformes véritables que les Grecs attendent : la destruction du clientélisme et l’amélioration de l’efficacité de l’Etat. Il peut aussi expliquer que c’est le prix à payer pour rester dans l’euro, ce que souhaite encore l’immense majorité des Grecs.

La volonté grecque de discuter de la dette

Ceci serait peut-être acceptable – non sans mal cependant – si le gouvernement obtenait un engagement ferme à ouvrir des discussions sur la restructuration de la dette. Ce sera là sans doute l’argument suffisant pour faire voter un plan drastique à la Vouli, le parlement grec. Et c’est sans doute sur ce point que se jouera le Grexit. Dans sa demande au MES, Euclide Tsakalotos a indiqué que la « Grèce salue une opportunité (« welcomes an opportunity ») d’explorer d’éventuelles mesures à prendre pour que la dette publique devienne soutenable et viable sur le long terme. » Un texte certes assez vague, mais qui prouve la détermination grecque à aborder cette question dans le cadre du plan du MES.

Le refus de la restructuration des créanciers

Or, aucun créancier ne veut aborder ce point. Jean-Claude Juncker a évoqué une vague promesse d’ouvrir les discussions sur la dette en octobre, une fois les réformes engagées. Mais cette promesse ne saurait satisfaire Athènes. Elle serait encore moins engageante que celle de novembre 2012 qui n’a pas été respectée. Surtout, la probabilité du respect de cette promesse est très faible. Ce mercredi, un porte-parole du ministère allemand des Finances a expliqué que Berlin « n‘était prêt ni à une décote classique sur la dette, ni à un reprofilage », donc à une révision du taux d’intérêt et de la maturité de la dette. Bref, le gouvernement allemand préfère prendre le risque de perdre tout que de négocier la dette. Et cela rend désormais très difficile un accord.

Sortie négociée ?

Dès lors, la question du Grexit doit s’accompagner d’une autre interrogation : celle de la forme que prendra ce Grexit qui, rappelons-le, n’est pas prévu par les traités. Depuis mardi soir, un scénario circule dans les cercles européens : en cas d’échec des négociations, les créanciers européens pourraient proposer à la Grèce une « sortie négociée » de la zone euro, moyennant une aide financière. Ce scénario permettrait de traiter de tous les sujets qui fâchent et de solder la question grecque en Europe. Mais comment négocier un Grexit ? La réponse la plus simple serait le recours à l’article 50 du traité de fonctionnement de l’UE (TFUE) qui permet de négocier la sortie de l’UE d’un pays… à sa demande. Or, il est pratiquement impossible que la Grèce accepte une telle procédure.

Un Grexit « par nécessité », le choix d’Athènes ?

Pourquoi ? D’abord parce que, en Grèce, personne ne veut quitter la zone euro, encore moins l’Union européenne. Alexis Tsipras ne cesse de le marteler et il n’acceptera pas de négocier cette sortie. Dans ce cas, une expulsion sous la pression de la BCE peut lui sembler un meilleur choix, politiquement, mais pas seulement. Si, en effet, la Grèce ne prend aucune initiative pour sortir de la zone euro, mais est contrainte de modifier sa monnaie par la force de la nécessité, parce qu’elle n’a plus accès à l’euro, elle n’aura aucune raison de quitter l’UE. Elle pourra même toujours prétendre alors être membre de la zone euro, temporairement incapable d’utiliser cette monnaie. Une sorte de « mise entre parenthèse » qui peut durer longtemps, mais qui aura l’avantage de préserver l’adhésion à l’UE et les promesses d’Alexis Tsipras.

Vide juridique

La Grèce profiterait alors d’un vide juridique : les traités ne prévoient pas ce cas : que faire, lorsque toutes les banques d’un pays sont inéligibles au financement de la BCE ? Or, c’est précisément ce qui est sur le point d’arriver en Grèce. Faute d’euros, les entreprises commencent à échanger des bons ayant une valeur monétaire de facto (ce que l’on appelle des « scrips »). Pour éviter que l’économie ne sombre, le gouvernement pourrait nationaliser les banques, émettre des créances ayant valeur monétaire et réquisitionner la banque centrale. C’est un plan évoqué, selon The Telegraph, par le cabinet grec. Tout ceci est interdit par les traités, mais nécessité faisant loi, Athènes peut prétendre y être contraint par la décision de la BCE de couper l’ELA.

Des sanctions contre la Grèce ?

Comment réagira alors l’UE ? Sanctionner la Grèce ne sera pas simple. Il faudra avoir recours en effet à l’article 7 du traité de l’Union européenne qui permet de suspendre d’un certain nombre de droits les Etats membres lorsqu’est avérée « l’existence d’une violation grave et persistante » des « valeurs européennes » énoncées à l’article 2. Or, ces valeurs ne sont pas économiques, mais politiques. Donc, l’article 7 est inutilisable. Quand bien même il le serait, il faut l’unanimité du Conseil pour imposer une sanction. Or, la Grèce a un atout : Chypre. Si le gouvernement chypriote n’a guère de sympathie pour celui d’Athènes, on voit mal Nicosie sanctionner le « grand frère » grec au nom de l’hellénisme. Bref, la Grèce a toutes les raisons de ne pas quitter l’UE. Et donc de ne pas négocier sa sortie.

Redénominer la dette grecque

De plus, si la Grèce refuse la sortie de la zone euro, mais y est contrainte de facto, elle espère pouvoir imposer une redénomination de sa dette en nouvelle monnaie. En effet, Athènes pourra prétendre qu’on l’a « contrainte » à changer de monnaie. Dans ce cas, comment exiger de la Grèce qu’elle remboursât en devises sa dette ? Ceci risque évidemment de conduire également à un combat juridique sévère, les créanciers voyant dans cette redénomination un défaut. Mais, là encore, ce serait un moyen pour la Grèce de prétendre être dans son droit et de ne pas cesser les paiements. De plus, le maintien dans l’UE rendront les sanctions économiques des créanciers à l’égard de la Grèce très difficiles. Imposer un embargo et des saisies envers un Etat membre de l’UE sera-t-il possible ? Il y aura là sans doute de quoi plaider. Et donc gagner du temps.

Tenter l’accord jusqu’au bout

En conséquence, la Grèce a tout intérêt à ne pas négocier sa sortie et à se laisser expulser. Aussi le gouvernement grec est-il très soucieux de montrer jusqu’au bout sa détermination à trouver un accord. Il va donc sans doute jeudi faire de nouvelles concessions et respecter autant qu’il le peut les procédures. Son but va être de ne pas pouvoir être accusé de déclencher le Grexit. Il va donc laisser les créanciers le pousser vers une sortie qu’il pourrait ne pas accepter, tout en en tirant profit le plus possible.

Source : Romaric Godin, pour La Tribune, le 8 juillet 2015.

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56 réponses à [Point Grèce] Grexit et Parlement européen

Commentaires recommandés

bluetonga Le 09 juillet 2015 à 13h10

Jacques Sapir, sur Russeeurope :

https://russeurope.hypotheses.org/4073

Ce qui est hallucinant, c’est que la plupart des ces critiques virulents, vindicatifs de la Grèce au parlement européen sont probablement sincères. Ils sont complètement hébétés par leur conte de fée libéralo-européiste, procèdent d’ailleurs à des amalgames stupides et incongrus : Verhofstadt évoque l’extrême droite à la base du Grexit, Harms brandit l’argument Poutine… En vérité, il apparaît de plus en plus flagrant que ces gens planent en dehors de toute réalité concrète, tournent en rond dans leur petite stratosphère bruxelloise ou strasbourgeoise, se sont reconstruit un monde propre où l’Europe libérale constitue le pinacle de l’évolution civilisationnelle, et tout ce qui s’y oppose, équivaut aux barbares aux portes de la Cité, complètement indifférenciés et assimilés de facto à l’extrême-droite ou aux rouges-bruns.

Que les élites se soient déconnectées de leurs bases, c’est préoccupant. Qu’elles se déconnectent carrément de la réalité, et qu’elle fassent preuve d’une telle pusillanimité, c’est le signe avant-coureur de grands effondrements.

  1. john Le 09 juillet 2015 à 12h49
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    Il manque l’auteur du 2e texte.


    • bluetonga Le 09 juillet 2015 à 13h10
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      Jacques Sapir, sur Russeeurope :

      https://russeurope.hypotheses.org/4073

      Ce qui est hallucinant, c’est que la plupart des ces critiques virulents, vindicatifs de la Grèce au parlement européen sont probablement sincères. Ils sont complètement hébétés par leur conte de fée libéralo-européiste, procèdent d’ailleurs à des amalgames stupides et incongrus : Verhofstadt évoque l’extrême droite à la base du Grexit, Harms brandit l’argument Poutine… En vérité, il apparaît de plus en plus flagrant que ces gens planent en dehors de toute réalité concrète, tournent en rond dans leur petite stratosphère bruxelloise ou strasbourgeoise, se sont reconstruit un monde propre où l’Europe libérale constitue le pinacle de l’évolution civilisationnelle, et tout ce qui s’y oppose, équivaut aux barbares aux portes de la Cité, complètement indifférenciés et assimilés de facto à l’extrême-droite ou aux rouges-bruns.

      Que les élites se soient déconnectées de leurs bases, c’est préoccupant. Qu’elles se déconnectent carrément de la réalité, et qu’elle fassent preuve d’une telle pusillanimité, c’est le signe avant-coureur de grands effondrements.


      • kasper Le 10 juillet 2015 à 01h04
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        Je ne sais plus qui avait dit “il est tres difficile de faire comprendre un fait a quelqu’un dont le salaire depend justement de sa capacité à ne pas comprendre ce même fait.”


  2. Alae Le 09 juillet 2015 à 12h56
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    C’est moi ou vous avez oublié de mentionner que le second article est de Jacques Sapir ?


    • ulule Le 09 juillet 2015 à 18h35
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      “une “crise du sapiens” emporté dans sa folie dont la grandeur flamboyante se mesure à la médiocrité sans mesure qu’il (le sapiens-Système) parvient à déployer…

      “Outre la jubilation bienvenue que procurent ces diverses appréciations absolument fondées de Sapir, on devra observer que les faits ridicules et indignes ainsi observées et rapportées dans le langage qu’il faut constituent le signe indubitable de la panique colossale qui s’étend au sein de “la Secte”, du désordre qui y règne, de l’inconscience qui y prévaut. S’il faut compter sur le rectitude du président-poire et sur la fermeté de conviction de la Kaiser-Merkel pour nous redresser tout ça, il s’avère que les écuries d’Augias ne sont pas proches de sentir la rose.
      (…)
      Philippe Grasset – Notes au gré du désordre … Grexit, gréputés, grévolte : http://www.dedefensa.org/article-notes_au_gr_du_d_sordre_grexit_gr_put_s_gr_volte_09_07_2015.html


  3. Olposoch Le 09 juillet 2015 à 13h09
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    On peut effectivement penser que se tirer de ces instances (ou un député faisant le salut nazi en séance est un incident, qui fait quelques lignes dans les médias) est la bonne chose à faire, mais Tsipras & co sont parfaitement conscients de la puissance de la foudre qui les frappera, de la part de tous ceux qui ne veulent surtout pas d’alternative au bonanza qu’ils ont mis des années à imposer……

    Mais quand on écrit: “Comment réagira alors l’UE ? Sanctionner la Grèce ne sera pas simple”
    c’est ignorer que l’UE, comme les structures construites de “l’ouest” suprémaciste et colonial, en trois coups de fil peut organiser l’action des oligarchies, avec le plein soutien des oligarchies grecques, caricaturalement privilégiée et servies par les médias privés qu’elle possède comme partout ailleurs…

    Donc Tsipras et sa bande de démocrates respectueux de l’intérêt général et soucieux de la construction à long terme, doivent réfléchir à 1000 fois avant de se mettre à dos l’intégralité du Bilderberg, de la Trilatérale, des sous-ensembles franchouilles genre “Le Siècle” ou “Terranova”, des oligarchies mondiales et de leurs médias achetés, bref de toute la puissance de la finance, qui dans chaque nation a plus de poids que l’action publique, et ce, même avant coordination internationale…

    La solution serait de mettre en pratique le mantra de ces UEistes, la concurrence libre et non faussée, et d’aller comparer objectivement ce que l’UE a à offrir à ses nations soumises aux options des BRICS…
    (révolution colorée mise à part)
    et donc le nouveau monde, le monde concurrent, pas nécessairement meilleur, mais, Hey, concurrence libre et non faussée?…
    Donc les alternatifs se réunissent et s’organisent… en live sur, pas sur BFM ou LeMone,, sur RT…
    http://rt.com/on-air/putin-meets-brics-leaders/
    Cela demande un peu de patience, mais au bout il y a la garantie que les bozos du journalisme ne réécriront pas la réalité des mots…
    J’y retourne…


    • bluetonga Le 09 juillet 2015 à 14h30
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      La thèse d’un certains nombres d’analystes est que l’Allemagne poussera la Grèce dehors, chacun cherchant à pousser l’autre à la faute pour se dédouaner de toute responsabilité face à ses électeurs.

      Par exemple, Charles Sannat :

      http://www.lecontrarien.com/2015/07/08

      http://www.lecontrarien.com/

      Mais il existe un dilemme compliqué. Si la Grèce pourrait effectivement être écartée d’une manière ou d’une autre de l’Union Européenne sans la remettre en cause, ou sans remettre en cause la logique de l’austérité (équivalente de : les citoyens payent les dettes, la richesse reste dans et pour les banques, pas pour les peuples), la Grèce reste un pion important en terme de géopolitique (la pointe de l’Europe vers le proche-orient) et sa filiation orthodoxe en fait un candidat d’autant plus plausible à un démarchage de Moscou d’abord, des Brics ensuite. Pour Washington, il n’est pas question que la Grèce sorte de l’Europe. Ce serait une fissure inacceptable dans l’édifice qu’ils ont mis des décennies à élaborer pour mieux le contrôler, et qu’ils veulent définitivement annexer via TAFTA. Comme Merkel a toujours claqué des talons faces aux appels de Washington, sa vie doit pour l’instant être très compliquée.

      Bref, les Grecs jouent une partie très serrée, où ils doivent tenir compte des points faibles et des contradictions de leurs adversaires. On ne peut pas dire qu’ils ont une énorme marge de manœuvre. Pour l’instant. Car plus le temps passe, plus Angela Merkel s’emêtre dans toutes ses contradictions et fausses promesses, et sa position se fragilise chaque jour sur la scène domestique :

      http://russia-insider.com/en/politics/angela-merkel-empress-without-clothes/ri8544


      • camille Le 09 juillet 2015 à 16h35
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        A ce stade, trancher le nœud gordien pour les puissances criminelles c’est peut être bien de repérer le point de bascule entre :
        – casser suffisamment pour y gagner ou maintenir un avantage
        ET
        – purger lorsque la perte apparait

        USA :
        – garder la Grèce pour maintenir un pion important de sa zone hégémonique
        OU
        la mettre dehors pour éviter qu’elle serve à la Russie et la Chine sur le plan géopolitique et économique

        Allemagne :
        – la mettre dehors pour éviter la chute politique, la contagion et limiter la casse économique déjà énorme et en évitant un transfert impossible
        OU
        la garder pour éviter sur le moment, là aussi, l’effondrement de la tutelle européenne

        France :
        garder la Grèce pour éviter de prendre ses pertes avec un risque politique et économique dont nul ne sait les conséquences vu la décomposition politique en cours
        OU
        virer la Grèce pour éviter la sortie de l’Allemagne jugée catastrophique par nos “gouverneurs locaux”

        Russie et Chine, sortie ou maintien, ce sera un gain.

        Grèce : surtout éviter le 3ème choix probable, le coup d’état violent qui éviterait aux puissances criminelles de choisir sur le moment. L’odeur du napalm américain n’est pas plus oubliée que le pillage et le sang sous les bottes allemandes, faits non “réparés”…


        • camille Le 09 juillet 2015 à 16h44
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          Et comme le rationnel et l’humain ne font pas meilleur ménage en haut que chez nous tous…
          … la recherche de ce point de rupture risque plutôt d’être un jeu de loto ou de colin maillard où le petit peut tout autant pousser le gros dans le précipice que l’inverse.


  4. Michel Ickx Le 09 juillet 2015 à 13h22
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    On ne peut comprendre l’obstination des européistes de ce parlement à réitérer ces contres vérités. Mentent-ils sciemment ou y croient-ils ? Est-ce de la mauvaise foi ? Peut-être est-ce simplement la foi tout court, la foie d’une secte.

    Philippe Grasset propose une explication qui parait de plus en plus vraisemblable :

    http://www.dedefensa.org/article-Comment_la_bande_est_devenue_la_secte__07_07_2015.html


  5. BEYER Michel Le 09 juillet 2015 à 13h39
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    Je pense qu’une nouvelle fois Tsipras agit avec intelligence.
    Soit les nouvelles propositions du gvt grec reçoivent l’approbation de l’Eurogroupe,
    Soit elles sont rejetées, et alors la responsabilité du Grexit pour le peuple grec incombe à cet Eurogroupe. Tsipras a alors toute lattitude pour sortir de l’UE sans en être rendu responsable.


  6. Wilmotte Karim Le 09 juillet 2015 à 13h41
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    Depuis, Lagarde et Tusk sont tout deux revenus avec une perspective de restructuration.


    • tintin Le 09 juillet 2015 à 14h00
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      Et pourquoi ils sont revenus avec perspective de restructuration ? ne serait-ce pas la proposition du ministre des finances Russe qui les aurait un peu titillés en proposant à la grèce d’integrer la nouvelle Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII) .

      C’est bizarre, cette coincidence, non?


    • jave Le 09 juillet 2015 à 21h46
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      Pour faire bref et en allant dans le sens de Wilmotte : Merkel vient de baisser son pantalon (sans sexisme ni homophobie) mardi soir, non ? Elle parle de plan d’aide pour la Grèce et exclut un haircut classique, ce qui laisse présager d’un haircut bidouillé. Ca devrait quand même grandement aider la négociation, non ? Du coup, moi qu’y croyait plutôt à un grexit, je commence à en douter. Un peu l’inverse de Romaric Godin, il me semble, je dois donc me tromper.

      Sinon vous avez remarqué comment une partie de la presse française est entrain de tourner casaque ? C’est vraiment hilarant. Je crois qu’ils ont eux-même fait une indigestion de propagande avec la campagne pour le référendum. C’est particulièrement criant avec Le Monde qui, en bon petit soldat du PS, vient d’emboîter le pas d’Hollande après son réveil tardif.

      Ahhahahah, il craque total Sapir avec ses tests de drogue au parlement ! En même temps, s’il croise et discute tous les jours avec des clones de Ruth Elkrief, y a de quoi débloquer ! So-so-solidarité avec Sapir !


      • kevin verhelle Le 10 juillet 2015 à 03h25
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        Oui j’ai vu ça, un fou rire un peu plus tôt vu le spectaculaire retournement de veste éditoriale.
        Les petits plaisirs et les fous rire se font rare merci à tout ces drôles de journaliste!


  7. Nerouiev Le 09 juillet 2015 à 13h49
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    La Grèce est en Europe depuis 1981 et c’est le 10ième pays à y rentrer, soit le 4ième après les six.
    En serait-on là sans les entrées suivantes et l’avalanche de 12 pays entre 2004 et 2007 dont presque tous pour encercler la Russie ? L’Europe est bien malade, malade d’un mariage forcé, non désiré et faisant apparaître les antinomies avec le temps. La Grèce est le révélateur et comme dans tout événement le premier réflexe est de refuser la réalité, ce que l’on peut voir par les réactions hystériques bien décrites par bluetonga. Viendra la seconde phase d’acceptation de la maladie et la recherche lucide des vrais coupables et des solutions pour une Europe en meilleure santé avec un peu moins d’Otan, un peu plus de Russie, un peu plus de souveraineté et d’entraide. Que la Grèce se fasse virer ou non, l’Europe ne guérira pas pour autant.


    • John Le 09 juillet 2015 à 21h41
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      “La Grèce est en Europe depuis 1981” : Ils ont déplacé le pays? Il me semblait que ce c’était les grecs qui avait inventé le mot Europe pendant l’antiquité….

      Oui j’en ai marre d’entendre Europe à la place d’UE!


      • Astro Popote Le 10 juillet 2015 à 00h05
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        Oui, moi aussi j’en ai marre d’entendre Europe à la place d’U.E
        et européens ou européistes à la place d’UEpéens ou UEpéistes.

        Je suis europhile et UEphobe pour parler avec les étiquettes qu’on aime tant aujourd’hui.


  8. Pat Le 09 juillet 2015 à 13h57
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    J.Sapir a besoin de vacances: on le sent de plus en plus les nerfs a vif (c’est vrai qu’il y a de quoi), jusqu’a aller aux attaques personnelles. En tout cas ca donne des idees pour qui prend au mot Mr Macron: si votre reve est de devenir milliardaire, il faut apparament ouvrir une brasserie en face du parlement europeen


  9. Zawana Le 09 juillet 2015 à 14h04
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    Une petite pétition citoyenne pour remplacer Sapin par Varoufakis: https://www.change.org/p/m-le-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-nous-voulons-varoufakis


  10. wittlucky Le 09 juillet 2015 à 14h20
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    Remarques éparses à propos de l’oligarchie européenne
    • Elle veut détruire Tsipras et son gouvernement : empêcher par tous les moyens que cette expérience hors le clivage artificiel Droite / Sociaux-Démocrates ne réussisse. Eviter que les Podemos et autres sécessionnistes potentiels se prennent à rêver.
    • Elle est beaucoup plus “méchante” et déterminée qu’on se le figure pour conserver son pouvoir : coup d’état par les banques avant un vrai si ça ne suffit pas.
    • Elle se fiche totalement des populations : chair à consommation ou chair à canon selon les circonstances.
    • Elle vient de loin : l’Union européenne est largement commanditée par les Etats-Unis après la Seconde Guerre Mondiale (Jean Monnet le “père” de l’Europe officiellement reconnu comme agent américain. De Gaulle le traita d’ailleurs de “petit financier à la solde des Américains”).
    • Elle n’a pas pour but la prospérité de l’Europe, juste celle des classes dirigeantes et de ses commanditaires.
    • Elle est armée jusqu’aux dents : politiciens, médias, lois scélérates, forces de l’orde, armée…
    • La mettre à bas ne va pas être une partie de plaisir.

    J’aime bien cette phrase à propos de la liberté qu’on ne vous donne pas mais qui se prend. Il y manque un appendice : ça demande énormément de courage et ça coûte tout autant.


    • jo Le 09 juillet 2015 à 14h55
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      C’est tout à fait mon point de vue. Confirmé par ce document qui démontre le vrai visage de la Commission européenne ! Il est évident que ces hypocrites, menteurs et criminels ont cherché à faire renverser leur “ennemi” : M Tsipras !!!! Oser leur tenir tête !!!! Ne pas vouloir détruire son pays !!!!!!

      “SPECIAL REPORT: European Commission interfering with the Greek banking system”
      http://www.thepressproject.gr/details_en.php?aid=78892

      Traduction Google !!

      “…Tous les paiements autorisés au-dessus de 50,000 € sont suspendus préventivement par le ministère des finances et les services sont contactés pour confirmer que le paiement est vraiment exécuté”. Il continue: « tous les paiements autorisés au-dessus de 50,000 € sont suspendues préventivement par le Trésor public et les services sont contactés pour confirmer que le paiement est vraiment exécuté. »

      Mais encore plus choquant, selon cet élément d’information, le General Accounting Office, de l’Union européenne approuve en principe le paiement des sommes vers d’autres comptes de banque, c’est-à-dire les comptes détenus à l’extérieur de la Grèce. Revient à un renforcement sans précédent de l’évasion fiscale, comme l’Union européenne se montre disposé à envoyer de l’argent CRSN et les salaires des bénéficiaires grecque aux banques en dehors de la Grèce.

      Ainsi, la Commission européenne, au moment même où il est sans doute inquiétant sur la liquidité des banques grecques, prive les banques des millions d’euros qui pourraient aider millions de citoyens grecs qui sont obligés de retirer 50€ par jour par la décision de la BCE de se tenir dans les lignes.”


    • ulule Le 09 juillet 2015 à 19h22
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      La BRI – Faites connaissance avec le groupe secret qui dirige la planète, la Banque des Règlements par Adam LeBor http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5857


  11. charles Le 09 juillet 2015 à 14h42
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    On continue à se faire peur… Mais depuis un certain coup de fil… le Grexit est devenu totalement impossible.

    Le maître a appelé ses servants, et les as gentiment morigénés, comme des gamins turbulents.

    Obama a pris son téléphone.
    😉

    On peut en rire, mais c’est pourtant l’alpha et l’oméga de tout ce cirque.

    Obama a sifflé la fin de la récré.

    Et avez-vous remarqué ? Sarkozy a fait une volte face… Tout mielleux, tout gentil sur TF1 , d’accord même avec “monsieur” Hollande et “Monsieur” Valls… Le compromis.

    Bref, s’il vous plaît, arrêtez de vous faire du mauvais sang.

    Le dossier est clos.

    Personne n’a gagné. Ni les Bruxellois, ni Tsipras, ni les Grecs.

    On va leur filer un paquet sur 3 ans. Restructurer un peu la dette, aux entournures, contre des pseudo “réformes” qui ne verront jamais le jour.

    Et Obama pourra poursuivre sa partie de golf, tranquille.


    • Siblius Le 09 juillet 2015 à 16h58
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      ouep, sauf qu’il a peut-être réagit trop tard…


  12. Dizalch Le 09 juillet 2015 à 14h45
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    Petit article passionnant sur ce que l’histoire peu nous apprendre de la crise grecque, et, pour une fois, dans le NYT, mais dés mai 2012 certains chez eux, étaient moins aveugles que les technocrates actuels de l’UE et nos dirigeants…
    http://www.nytimes.com/2012/05/22/world/europe/what-history-can-explain-about-greek-crisis.html?_r=0
    (dsl si en Anglais, mais vraiment intéressant et on ne peut plus d’actualité)


  13. Zasttava Le 09 juillet 2015 à 15h51
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    Nigel Farage excellent : “There’s a new Berlin Wall… and it’s called the Euro !”


  14. Vinipoukh Le 09 juillet 2015 à 16h04
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    Incroyable : les faits et débats d’hier après midi relates dans cet article sont cruciaux pour notre avenir commun, et aujourd’hui dans la plupart des medias on parle : hausse du prix du tabac , Sarkozy et les églises , … nos medias sont vraiment d’une médiocrité affligeante.
    Je sais, ce n’est pas nouveau, mais la, quand même… c’était du lourd hier au PE !!!


    • samuel Le 09 juillet 2015 à 19h29
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      Vous soulevez un problème d’éthique, en effet si les médias ( directeurs de chaînes ) préfèrent endormir les opinions, comment les citoyens pourraient-ils faire avancer les débats de société. Ils ne sont bien sur pas tous comme ça, mais voilà ont-ils seulement encore le droit et la liberté d’informer, après tout le manque d’éthique professionnel ce n’est pas que le monde de la finance.

      Une information moins riche de sujets bidons, raménerait sans doute la confiance du citoyen envers le politique, mais veulent-ils vraiment cela ?


  15. Rhubarbe Le 09 juillet 2015 à 16h14
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    Bon, ça tourne un peu au syndrome père noël ce grecxit. On en parle, on en parle, on en parle, ça menace, ça pose des ultimatums … Ça fait des semaines qu’on en est à la dernière chance, la dernière négociation, l’ultime limite, on ne parle que de ça … Et puis rien. Comme le père noël, on ne le voit pas. Des paroles, aucun acte. De la grande gueule mais c’est tout. De semaine en semaine la dernière limite est repoussée, un emprunt par ci, une négociation par la, un référendum, une autre négociation, des banque fermée, une aide d’urgence … Autant de prétexte à différer l’action qui ne peut aller que dans un seul sens.
    Combien de temps vont-il trimbaler la grenade avant qu’elle pète ? J’ai vraiment l’impression qu’on me prend pour une patate.


    • téléphobe Le 09 juillet 2015 à 17h17
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      On n’a jamais vu un si grand nombre de dates butoir se succéder à un tel rythme – c’est la comedia !


    • keepitreal Le 09 juillet 2015 à 18h06
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      bah, si ça peut te “rassurer”, j’ai l’impression que pour une fois la grenade pourrait bien péter dès ce dimanche. En effet si l’Allemagne cherche à aggraver au maximum la situation de la Grèce pour que le Grexit soit tout pourri et qu’il serve de contre-exemple dissuasif aux autres européens, c’est que l’Allemagne ne cherche plus à éviter la contamination par un maintien à tout prix de la Grèce dans l’euro

      En termes de scénario, ce serait plus intéressant à suivre, mais le cauchemar européen pourrait ainsi continuer pour la France, donc bof…


  16. keepitreal Le 09 juillet 2015 à 17h04
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    A la rigueur, avec un cynisme maximal, on pourrait choisir de laisser mourir 100% de la population grecque si cela pouvait permettre de sauver les autres pays de l’Europe. Mais ce serait complètement idiot car la Grèce n’est guère que le révélateur des problèmes de tous les autres pays d’Europe : la France et la Grèce, c’est pareil, contrairement à ce que croient beaucoup de Français qui traitent comiquement les grecs de “tricheurs malhonnêtes et paresseux”.

    Au point où on en est, il n’y a même plus besoin de “comploteurs” plus ou moins imaginaires pour maintenir le système en place. Tout le monde est spontanément d’accord avec le système actuel, même Tspiras qui ne rêve que de pouvoir rester dans la zone euro… La force de l’Europe c’est pas qu’on croit à l’Europe (car personne n’y croit vraiment en réalité) mais c’est qu’on ne croit plus à l’alternative que constitueraient les nations.

    Ce système d’anéantissement général n’est plus la volonté de personne (il n’y a donc personne à “convaincre”) mais la somme de tous nos renoncements. Il ne faut donc pas “changer d’Europe” mais revenir aux Etats-nations. Reste à savoir quand ça se fera…


    • keepitreal Le 09 juillet 2015 à 18h16
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      Je précise d’ailleurs que je ne suis “nationaliste” qu’au sens le plus plat du terme : à l’inverse, je ne suis absolument pas “patriote”, je n’aime pas spécialement la France mais il se trouve que je parle français et que je ne me vois pas aller vivre en allemagne ou en chine pour y parler allemand ou chinois.

      …et j’ai la faiblesse de penser que les allemands et les chinois préfèrent eux aussi vivre dans leur propre pays.

      Par conséquent, vivons en France comme des français et laissons les autres pays vivre eux aussi comme ils y aspirent spontanément. Et vivement que cet euro de m… disparaisse une bonne fois pour toutes…


      • Melissa Le 09 juillet 2015 à 20h55
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        ” Il ne faut donc pas “changer d’Europe” mais revenir aux Etats-nations. Reste à savoir quand ça se fera…”

        Quand nous serons capables d’être à la fois nationalistes “au sens le plus plat ( ? ) du terme” et patriotes au sens le plus évident du terme.


    • samuel Le 09 juillet 2015 à 18h35
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      ” Il ne faut donc pas “changer d’Europe” mais revenir aux Etats-nations. Reste à savoir quand ça se fera…”

      Cela n’est pas leur conception du progrès.


    • Olivier M Le 10 juillet 2015 à 00h08
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      “Il ne faut donc pas “changer d’Europe” mais revenir aux Etats-nations”

      Entre guignols continentaux et guignols nationaux, je ne sais pas quelle hérésie choisir…


      • keepitreal Le 10 juillet 2015 à 10h04
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        bah précisément, entre un guignol français et un guignol européen, je choisis le guignol français dans tous les cas, ne serait-ce que parce qu’il parle français comme moi et que je le comprendrai un minimum

        C’est en ce sens que je ne suis pas “patriote” : je ne crois pas une seconde à la supériorité de la culture française et de ses élites par rapport aux autres cultures et aux autres élites du reste du monde.

        En revanche je suis un nationaliste plat : c’est-à-dire que, sans aucun lyrisme ni aucune “fierté d’être français”, je me réfère quasi-exclusivement à mon propre pays pour réfléchir sur son fonctionnement. Car il n’y a pas d’alternative. Au plan collectif, la plus grosse réalité tangible, c’est les nations mais certainement pas l’Europe ni la communauté internationale. Ce n’est pas une question de fierté mais de cohérence intellectuelle.

        C’est tout sauf de l’aveuglement naïf de ma part : c’est au contraire un pragmatisme de paysan les pieds sur terre pour enterrer définitivement l’idéologie entièrement illusoire qu’est “l’Europe” et le faux libéralisme que constitue aujourd’hui le “commerce mondial” et son laissez-fairisme généralisé.


  17. michael Le 09 juillet 2015 à 19h09
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    Ici un tres bon discours traduit en français de Nigel Farage (UKIP ) au parlement européen le 8 jjuillet . Il recommande à M. Tsipras de sortir la Grèce de la zone Euro .
    https://www.youtube.com/watch?v=6nYzQXIs-BA


  18. John Le 09 juillet 2015 à 19h20
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    Et pendant ce temps, l’Autriche restructure sa dette…

    le dernier article de Mr Godin qui revient sur le cas de la banque autrichienne Hypo Alpe Adria. Principale Banque de Carinthie Nationalisée en 2009.

    Les retraités bavarois vont souffrir…(et ce n’est pas à cause des grecs)

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/et-pendant-ce-temps-l-autriche-restructure-sa-dette-491019.html


  19. Semaphorum Le 09 juillet 2015 à 19h49
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    Entendu sur chaine BFM, en gros : “des français écrivent le plan grec, pour être sur qu’il passe à la 1ère lecture”
    ces c… de grecs y avaient pas pensé avant? d’ailleurs directement pas un allemand bien ciblé dès le début, c’eut été encore mieux…


  20. Melissa Le 09 juillet 2015 à 20h24
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    “La réponse la plus simple serait le recours à l’article 50 du traité de fonctionnement de l’UE (TFUE) qui permet de négocier la sortie de l’UE d’un pays… à sa demande. Or, il est pratiquement impossible que la Grèce accepte une telle procédure.”

    S’ils avaient fait ça il y a six mois,…on aurait gagné six mois !
    La fin de l’UE passera par l’absurde…


  21. dissy Le 09 juillet 2015 à 21h03
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    MODERATION: extrait de charte
    ceux ne visant pas à faire partager une thèse, une position, une information, une objection ou une question aux autres lecteurs, mais se contentant de pures et simples affirmations non étayées

    ceux ayant pour but de rouvrir en permanence des sujets déjà évoqués sur le blog


    • Wilmotte Karim Le 09 juillet 2015 à 21h28
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      Ils ont donc réussi à montrer qu’il n’y avait personne.


    • jeanpaulmichel Le 09 juillet 2015 à 22h50
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      Bonjour,

      Attention à la manipulation.
      Je ne crois pas que Mr Tsipras et son gouvernement – au vu de la récente déclaration d’hier au parlement européen – renient ses engagements.
      Aujourd’hui, nous avons vu que la problématique de la soutenabilité de la dette est LE problème majeur qui semble enfin reconnu par une majorité croissante des membres de la Troika.
      J’en arrive à penser que nous aurons un autre round de négociations et que ce Dimanche, la réunion des Chefs d’Etats pourrait être l’occasion de décider de mettre à plat la problématique de la dette suite aux propositions grecques.

      Si ce que les deux journaux anglophones écrivent s’avère exact, il est à craindre des troubles majeurs à l’ordre public en Grèce. Politiquement et médiatiquement cela serait insupportable.

      Mais peut-être suis-je trop utopiste ?


  22. Varenyky Le 09 juillet 2015 à 21h56
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    Sur le site de jean Luc Melenchon, un lien autorisé par Médiapart, l’histoire effrayante des négociations entre l’Eurogroup et l’équipe de Syryza.

    Un insider raconte: comment l’Europe a étranglé la Grèce
    07 juillet 2015 | Par christian salmon

    http://www.mediapart.fr/article/offert/86c629dfef9f2a22faf6cc1b21b0ee14


    • Tatsuya Le 09 juillet 2015 à 22h41
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      Merci, de l’avoir signalé.
      C’est en effet juste affligeant.

      Ça appuie aussi les thèses d’une Allemagne en roue libre.


    • Olivier M Le 10 juillet 2015 à 00h50
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      “Schäuble a dit : « Combien voulez-vous pour quitter l’euro ? »”

      Ce serait pas une tentative de corruption ca?


  23. samuel Le 09 juillet 2015 à 22h39
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    En réalité tout ce qui arrive à la Grèce, c’est parce qu’ils sont devenus moins travailleurs et donc moins riches, dans la saignée ils vivent forcément au dessus de leurs moyens. ne peuvent par conséquent plus enrichir les grands financiers de la terre. Parce que si les Grecs faisaient moins la sourde oreille ou de l’idéologie, le Parlement Européen pourrait davantage oeuvrer pour le bien des peuples, surtout pour le premier train de vie de nos technocrates, du coup comment s’étonner que le moteur Européen tourne de moins en moins bien selon les tableaux.


  24. dissy Le 10 juillet 2015 à 00h14
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    Tsipras étant à présent un vulgaire collabo du système,tout de suite il devient un héros dans la dite presse.Du coup il est fréquentable comme il va faire de nombreuses ‘réformes'(qui vont encore plus ruiner son pays,mais l’euroéditocrate s’en fiche bien du peuple grec de toute façon l’euro c’est religieux alors pourquoi essayer de comprendre)?

    “Alexis Tsipras, la métamorphose d’un idéologue de gauche en «sauveur de la nation” figaro

    http://www.lefigaro.fr/international/2015/07/09/01003-20150709ARTFIG00291-alexis-tsipras-la-metamorphose-d-un-ideologue-de-gauche-en-sauveur-de-la-nation.php

    Pas un article négatif subitement dans Libé ou Le Monde…si ça continue,quatremer va twitter ” Tsipras sauve l’Europe et déclare il faut plus d’euro,plus d’UE”

    Ils en sont bien capables.

    ….à l’heure où Athènes mettait la dernière main à un plan draconien de coupes budgétaires et de réformes inédites, vise à rendre la pilule moins amère à Alexis Tsipras et aux 11 millions de Grecs. Pour sauver le pays d’une faillite imminente et décrocher des crédits d’urgence, le chef de Syriza doit prendre l’exact contre-pied de ses promesses électorales et du non retentissant infligé par les Grecs aux créanciers. La liste détaillée de ses engagements concrets sur deux ou trois ans a été transmise jeudi soir à la Commission européenne. Ce matin, dès 7 heures, Alexis Tsipras réunit son groupe parlementaire pour lui soumettre le texte, avant de demander dans la foulée au Parlement grec son aval pour négocier avec Bruxelles sur la base de ses propositions.

    Si la Grèce honore sa part du marché – ce qui reste à prouver dans les 48 heures -, un chœur grandissant de voix d’influence soutient que les dix-huit autres capitales de l’euro devraient offrir une prime au courage politique d’Alexis Tsipras. figaro

    Carrément Le Monde prend (enfin)la défense du petit peuple Grec:

    En Grèce, une génération humiliée crie son refus de l’austérité.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/07/09/en-grece-une-generation-sacrifiee-crie-non-a-l-austerite_4677456_3214.html

    Rien n’a changé..radio Paris ment …radio Paris….


  25. Olivier M Le 10 juillet 2015 à 00h16
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    Je tiens a remercier le peuple grec!

    Depuis son vote lors du referendum du 5 juillet 2015, j’ai entendu bon nombre de politiciens francais donner des conseils au gouvernement Tsipras.

    Ce vote comporte une sorte de magie, car les paroles des politicens de mon pays m’ont convaincu que la France aura un excedent budgetaire des cette annee 2015, et plus jamais aucun deficit, que le gouvernement francais mettra en place des mesures credibles pour relancer la croissance et reduire le taux de chomage, et qu’elle prendra les decisions indispensables pour pereniser le regime(-Ponzi) des retraites a long terme.

    Je suis vraiment confiant, les potiticiens francais vont cesser de dire ce qu’il faut faire, sans JAMAIS le faire.

    Chapeau bas Monsieur Tsipras!, un banal referendum a change l’avenir de mon pays, et m’a redonne une foi totale dans le systeme politique de mon pays.


  26. dissy Le 10 juillet 2015 à 00h31
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    Tous les détails en anglais de la capitulation,le mot est même faible en lisant ceci (leaked)

    https://twitter.com/nasoskook


  27. dissy Le 10 juillet 2015 à 00h56
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    Grèce : Alexis Tsipras propose une capitulation aux créanciers.

    R Godin

    Alexis Tsipras rend les armes. Ce jeudi 9 juillet à 21 heures, le gouvernement grec a remis au Mécanisme Européen de Stabilité (MES) un plan de « réformes » détaillé afin d’obtenir un financement de 50 milliards d’euros sur trois ans.

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-propose-une-capitulation-aux-creanciers-491188.html


  28. DUGUESCLIN Le 10 juillet 2015 à 06h33
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    Alexis Tsipras est en position de force. Il est acteur observateur et laisse l’UE s’enfoncer dans ses contradictions. Il ne propose pas de sortir de l’UE ni même de la zone euro. Il propose des réformes qui ne sont pas celles qu’on veut lui imposer. Et maintenant?? que peuvent faire les défenseurs de l’européisme? Rien. Ils sont obligés de dévoiler leurs contradictions ou de laisser la situation en l’état. La situation est telle que Tsipras ne tirera pas le premier, face à un européisme qui ne veut pas tirer ouvertement sur la Grèce et se montrer sous son vrai jour. et de plus risquer de la pousser malgré elle vers les BRICS. Ça peut durer longtemps. Ce n’est pas la Grèce souveraine qui se réformera contre son peuple pour débloquer la situation mais c’est l’UE elle-même qui finira par y être contrainte, à moins d’exploser.


  29. Max Le 10 juillet 2015 à 11h36
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    Toutes les créances doivent être honorées, sauf…

    Comme souvent un bon article du Monde Diplomatique.
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/03/LAMBERT/52735


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