Ma vision pour demain :

1 Soit la droite gagne

2 Soit Syrisa gagne

2-1 Soit Syrisa n’a pas la majorité (avec des alliés) : gros bug

2-2 Soit Syrisa trouve une majorité. Il y aura alors des négociations avec l’UE pour assouplir les contraintes, et l’UE cèdera, car la Grèce a toutes les cartes en main (elle peut faire exploser la BCE). Cela déplaira beaucoup aux Allemands et là, ça peut devenir TRÈS intéressant). Mais je ne crois pas à des choses miraculeuses, plus au final à un “tournant de 1983”. Mais on vira…

Jean-Pierre Vesperini | 21/01/2015, 11:42

En portant Syriza au pouvoir, les Grecs obtiendront une réduction de dette bien plus importante qu’en renouvelant Samaras. Ils pourraient contribuer à changer la donne en Europe, au point de pousser l’Allemagne à sortir elle même de la zone euro. par Jean-Pierre Vesperini, Professeur agrégé des Facultés de droit et des sciences économiques

Le 25 janvier 2015, le peuple grec va procéder à un choix qui sera décisif pour lui-même comme pour l’ensemble de l’Europe. Ce jour-là, il devra choisir entre les partis qui soutiennent le Premier ministre, M. Samaras, et le parti Syriza. Voter pour le Premier ministre reviendra à choisir de continuer à appliquer la politique que M. Samaras a exécutée sous les ordres des gouvernements européens et du FMI. Sa politique a achevé de ruiner la Grèce. En effet, entre le moment où la crise grecque a éclaté, en 2010, et l’arrivée au pouvoir de M. Samaras, en 2012, les gouvernements successifs, déjà sous la houlette des gouvernements européens et du FMI, avaient fait chuter le PIB de la Grèce de 18 % en deux ans et augmenter le chômage de 600.000 personnes.

Une soumission aux gouvernements européens
En arrivant au pouvoir en juin 2012, M. Samaras a appliqué la même politique de soumission aux gouvernements européens et obtenu les mêmes résultats de baisse du PIB (‒ 5 % entre le second trimestre 2012 et le second trimestre 2014) et de hausse du chômage (+ 215.000 chômeurs supplémentaires). La chute dans la pauvreté s’est donc poursuivie en se ralentissant. Elle ne pouvait guère en effet continuer à un rythme aussi vertigineux. Et si les derniers chiffres montrent quelques signes d’amélioration (+ 1,2 % pour le PIB et ‒ 7.500 chômeurs entre le 3ème trimestre 2013 et le 3ème trimestre 2014), il est clair que la Grèce est désormais ruinée et que, au rythme d’amélioration constaté aujourd’hui, il faudrait au moins dix ans pour revenir à une situation plus acceptable.

Un échec lié à des politiques erronées
L’échec de M. Samaras résulte des politiques erronées que lui ont imposées les gouvernements européens et le FMI dans le but que la Grèce puisse retrouver sa solvabilité budgétaire et rembourser les sommes que ces mêmes Etats et le FMI lui ont prêtées. Pour rétablir sa solvabilité budgétaire, ils ont imposé à la Grèce une politique d’austérité budgétaire draconienne conjuguée à une politique de déflation salariale destinée à compenser la surévaluation de l’euro pour l’économie grecque. La combinaison de cette politique d’austérité budgétaire et de déflation salariale a ruiné la Grèce sans pour autant rétablir sa solvabilité budgétaire tant il est vrai qu’une économie qui ne connaît ni croissance, ni inflation, et dont la dette est égale à 175 % de son PIB, est évidemment insolvable.

Mettre fin à l’austérité et réduire la dette
La Grèce ne peut donc sortir de ce cauchemar où l’ont plongée ces politiques erronées qu’en mettant fin à l’austérité et en obtenant une réduction de sa dette. C’est précisément le programme que souhaite appliquer le parti Syriza. C’est non seulement le programme que Syriza souhaite appliquer, mais c’est surtout, et c’est le plus important, le programme qu’il est aujourd’hui en mesure d’appliquer parce que, s’il gagne les élections, il obtiendra une réduction de la dette de la Grèce. Les gouvernements européens savent en effet que ne pas accorder de réduction de dette à la Grèce la contraindra à sortir de l’euro.

Aucun gouvernement ne souhaite voir la Grèce sortir de l’euro
Or aucun gouvernement européen ne souhaite voir la Grèce sortir de l’euro. D’abord, parce que tous les responsables de ces gouvernements ont lié leur sort politique au maintien à tout prix de l’intégrité de la zone euro. Une sortie de la Grèce serait pour eux un échec collectif et personnel qui mettrait leur carrière en péril. Ensuite, parce qu’une sortie de la Grèce engendrerait des pertes dont les contribuables de leurs pays, c’est à dire leurs électeurs, les rendraient responsables.

On notera d’ailleurs à cet égard que la chancelière allemande, pourtant habituellement fort avisée, a commis une erreur en commençant d’abord à sortir le bâton de la menace de l’exclusion de la Grèce de la zone euro, pour se faire ensuite désavouer par ses pairs et finalement se rétracter. Elle a ainsi permis à Syriza de se présenter en position de force à la table des négociations qui s’engageront s’il gagne les élections.

Dans ces conditions, l’intérêt du peuple grec est de voter pour Syriza plutôt que pour M. Samaras. Indépendamment du fait qu’il est urgent de mettre fin à une politique d’austérité aussi cruelle que contreproductive, il est certain que les Grecs obtiendront une réduction de dette beaucoup plus importante si leurs intérêts sont défendus pour M. Tsipras qui a fait de cette réduction l’un des points principaux de son programme plutôt que par M. Samaras qui, dans le sien, a soigneusement omis d’en parler.

Une économie sinistrée au sein d’une zone sinistrée
Mais le 25 janvier, les électeurs devront avoir conscience qu’ils ne sont pas seulement des citoyens grecs. Ils sont aussi des ressortissants de la zone euro. Or il est clair que, même si le programme de Syriza est préférable à celui de M. Samaras, même s’il pourra améliorer la situation du peuple grec par rapport à celle qui prévaut aujourd’hui, ce programme ne parviendra pas à assurer le retour au plein emploi et un niveau de vie satisfaisant si la zone euro ne retrouve pas elle-même la croissance.

Car la Grèce est une économie sinistrée qui appartient à une zone économique elle-même sinistrée. Et qui est sinistrée d’abord parce que les principes sur lesquels elle est fondée sont une négation des lois de l’économie politique et ensuite parce qu’elle applique des politiques erronées. Il faut en effet souligner que tous les pays de la zone euro à l’exception de l’Allemagne et de quelques pays qui lui sont liés, appliquent aujourd’hui des politiques d’austérité budgétaire et de déflation salariale, même s’ils les appliquent à des degrés divers et jamais avec le degré de violence qu’elles ont atteint en Grèce.

Ni les Etats-Unis, ni le Japon, ni la Grande-Bretagne doivent avoir un déficit public inférieur à 3 % du PIB
En ce sens, si le peuple grec, en votant pour Syriza, rejette ces politiques et si son exemple est suivi par d’autres peuples lors des élections qui vont se dérouler cette année en Espagne et au Portugal, alors il donnera le signal d’un changement de la gouvernance budgétaire de la zone euro et mettra au rebut les règles budgétaires que la zone euro s’est donnée sous l’influence de l’Allemagne, mais qui ne sont justifiées par aucune théorie économique. Ni les Etats-Unis, ni le Japon, ni la Grande-Bretagne ne se sont donnés pour règle d’avoir un déficit public inférieur à 3 % du PIB ou un déficit structurel proche de 0. Pourtant, tous ces pays se portent mieux que la zone euro. Entre le point bas atteint en 2009, à la suite de la crise de 2007-2008, et le troisième trimestre 2014, les Etats-Unis ont connu une croissance de leur PIB de 13%, le Japon et la Grande-Bretagne de près de 10%, mais la zone euro de seulement 3,7%.

L’Allemagne, non satisfaite du fonctionnement de la zone euro, pourrait en sortir d’elle même
Si ce changement de gouvernance budgétaire se produit au moment où par ailleurs la zone euro inaugure, sous l’influence de la BCE, une politique monétaire entièrement nouvelle, alors il se pourrait que l’Allemagne, constatant que la zone euro n’est plus conforme à la conception qu’elle s’en faisait, et ne pouvant en exclure les pays qui risquent de lui coûter trop cher, décide d’en sortir elle-même. Le départ de l’Allemagne de la zone euro serait pour l’Europe la manière la moins douloureuse de se débarrasser de cette construction contraire à la logique économique qu’a été l’euro et de pouvoir ainsi retrouver la croissance.

C’est dire qu’en accordant ses suffrages à Syriza, le peuple grec peut changer le cours de l’Histoire en Europe.

Source : latribune.fr

==================================================

Premières mesures et programme d’un gouvernement mené par Syriza – Alexis TSIPRAS (élections le 25 janvier)

Le Parlement grec n’ayant pas été en mesure, après 3 tours de scrutins, d’élire le Président de la République proposé par le gouvernement, des élections législatives anticipées doivent se tenir le 25 janvier. Les sondages donnent Syriza vainqueur. Un gouvernement anti austérité pourrait voir le jour dans ce pays ravagé par la crise et la politique imposée par la Troïka depuis 6 années. Quelle sera la politique de Syriza ? Alexis Tsipras, son principal dirigeant, a tenu un important discours sur cette question le 13 septembre dernier lors de l’Exposition Internationale de Thessalonique. Il y résume les mesures d’urgence préconisées par SyrizaNous reproduisons ce discours ci dessous.. .

Ensemble

Thessalonique , 13 Septembre 2014

Je suis heureux d’être de nouveau, ici, à l’Exposition Internationale de Thessalonique.

Si je suis parmi vous aujourd’hui, ce n’est pas pour accomplir une simple formalité.

Si je suis ici, c’est pour mettre en lumière quelques vérités et exposer mes engagements vis-à-vis du peuple grec en présentant un projet de sortie de crise fondé sur l’idée de progrès et de justice.

Un projet qui définit les axes fondamentaux de la nouvelle orientation « post mémorandaire » de notre pays. Un projet concret, dont les propositions chiffrées démontrent que les principes de la politique gouvernementale de SYRIZA, fondés sur la justice sociale, la solidarité, l’état de droit, la transparence, la méritocratie, la sécurité économique et le respect de la dignité de tout citoyen ne sont pas dépourvus du sens des réalités économiques.

Amies et amis,

Notre rencontre ne se place pas dans le cadre du calendrier rituel des promesses automnales adressées aux habitants de Thessalonique, à l’occasion de l’exposition, par des premiers ministres toujours frappés d’amnésie sitôt que décolle leur avion vers Athènes.

Nous connaissons bien les problèmes de Thessalonique qui illustrent exactement l’hydrocéphalie et le repli d’un état centralisateur et clientéliste.

Mais nous connaissons aussi les ressources et les potentialités de Thessalonique qui pourrait jouer un rôle de premier plan dans le cadre d’un projet de coopération et de rapprochement des états balkaniques dans des domaines comme celui de la croissance, de la culture, de l’économie et de l’environnement.

Un rôle qui se révèle encore plus précieux dans un contexte d’instabilité internationale comme celui que nous vivons actuellement. En abandonnant les postures nationalistes qui ont tant fait souffrir la région dans le passé, la Grèce du Nord et sa capitale pourraient constituer le pivot d’un nouveau pôle de croissance et d’équilibre.

Car le contexte international assigne et impose à l’état grec une conduite responsable en tant que force européenne, mais aussi un rôle de négociateur international fiable.

La Grèce ne peut pas être réduite au rôle de la cinquième roue du carrosse. Elle ne peut pas être une spectatrice passive de l’évolution internationale.

Agir dans le périmètre de ses capacités n’exclut pas la force d’âme. Sans complexe d’infériorité, et surtout avec une politique extérieure active et multidimensionnelle, la Grèce pourra protéger ses intérêts.

En dépassant le rôle de l’élève obéissant ou celui de commissionnaire des intérêts allemands endossés docilement par M. Samaras et M. Venizelos qui se sont empressés de consentir à l’imposition de sanctions économiques contre la Russie, sans aucune réserve, sans se préoccuper de leurs répercussions sur l’économie grecque et entraînent le pays, malgré la situation dramatique de son économie, dans une guerre économique dangereuse qui ramène toute l’Europe à une guerre froide qu’on avait cru révolue.

Et ce n’est pas tout. M. Samaras et M. Venizelos, font preuve non seulement d’ inconscience quant au coût financier de leurs décisions, mais ils font aussi preuve à toute occasion d’un refus ferme et obstiné de soutenir les intérêts nationaux.

Leur impudence a atteint un point culminant il y a quelques jours, lorsqu’ils se sont abstenus de voter pour la protection de la souveraineté nationale des états surendettés, à l’Assemblée Générale de l’ONU.

Pendant que la position de l’Allemagne de Mme Merkel se voyait bloquée par son isolement, la Grèce surendettée s’est rangée avec les protecteurs des spéculateurs, dévoilant ainsi l’immoralité politique et l’indignité du gouvernement Samaras, d’un gouvernement qui ne se considère pas responsable devant le peuple grec, mais uniquement devant les lobbies financiers des créanciers et des fonds spéculatifs.

Mais permettez moi de revenir sur le sujet principal de mon discours aujourd’hui, qui concerne l’économie de notre pays et plus particulièrement la sortie de cette crise épouvantable que nous traversons depuis quelques années.

Une crise qui n’est pas derrière nous, mais qui persiste et récidive tant en Grèce que dans le reste de l’Europe.

Mais si en Europe, de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer un changement de politique, nos gouvernants continuent de parler de « success story ». Pendant que les autres signalent le gouffre, M. Samaras nous y entraîne tête baissée.

Tout le monde se rend enfin compte que face à la crise les politiques d’austérité s’avèrent non seulement inappropriées et inefficaces mais aussi dangereuses.

Car nous avons été témoins en Europe de la succession de toutes les phases de mutation de la crise. Initiée par une crise financière, elle a évolué ensuite vers une crise sur les dettes des États qui a provoqué la propagation de la déflation que nous observons dernièrement.

L’establishment politique européen, face à la menace déflationniste engendrée par son obstination dogmatique dans l’austérité néolibérale, se trouve contraint aujourd’hui de réajuster sa politique. Ces réajustements, qui ne sont ni profonds ni suffisants, sont pour autant visibles.

Mais M. Samaras suit à distance non seulement le processus décisionnel européen mais aussi les événements. Uniquement appliqué à suivre à distance respectueuse Mme Merkel, il se range finalement du côté des forces d’hier.

SYRIZA ne suit personne. Nous montons un front et luttons pour un changement aussi grand que nécessaire. A coté de nous se rangent toutes les forces de demain, stimulées par la mobilisation des peuples aguerris de l’Europe du Sud.

L’évidence saute aux yeux de l’Europe. Le néolibéralisme a échoué. Le réalisme impose le choix du progrès pour sortir de la crise. Celui de la solidarité et de la justice sociale et non pas celui de l’exténuation des sociétés par les programmes d’austérité.

Le danger de récession qui menace l’Europe et par ricochet l’économie mondiale fait de ce changement immédiat de la politique de notre pays par un gouvernement de SYRIZA une nécessité pour le salut social de notre pays et un sujet d’émulation pour l’Europe.

Notre voix est entendue. Nous ne sommes plus seuls. Nous ne crions pas dans le désert. Nos propositions pour l’arrêt immédiat de l’austérité, pour l’application d’une politique de la demande, pour la mutualisation de la dette, pour un « paquet d’investissements » destiné à promouvoir la croissance dans les pays périphériques sont écoutées et comprises.

Chers amis et amies,

Beaucoup de choses ont changé depuis les dernières élections nationales en 2012. Et non pas seulement en Grèce.

Dois je vous rappeler que :

Quand il y a deux ans nous proposions des solutions « européennes » à la crise, ils nous répondaient que nous manquions de réalisme puisque l’ euro-zone ne disposait pas de mécanismes institutionnels communs pour la gestion de la crise. Mais cela a été fait depuis. Malheureusement l’adoption de ces mécanismes a été accompagnée de l’imposition à ses états-membres de Mémorandums de dévaluation interne. Un choix politique qui enfonce l’Europe dans la récession et recycle la crise. Pour y mettre fin, il faut un nouveau rapport de forces au sein de l’Europe.

Ils nous disaient aussi que la Banque Centrale Européenne devait faire preuve de parcimonie dans l’achat des obligations d’État sur le marché secondaire, car ceci équivalait à un financement indirect institutionnellement interdit. Toutefois, en 2012, M. Draghi a annoncé qu’il n’y aurait pas » de limite quantitative » aux interventions de la BCE. Actuellement, même notre revendication du rachat direct des obligations d’État n’est plus un tabou.

L’assouplissement des règles de la discipline budgétaire, et l’étendue des projets européens d’investissement sont également de plus en plus évoqués comme des moyens d’éviter la déflation et une nouvelle récession.

Et pourtant ! Nos adversaires politiques, aveuglés par leur dogmatisme et leur irréflexion, ironisaient sur notre hardiesse à avancer de pareilles propositions, en nous accusant tantôt d’ irréalisme tantôt d’« antieuropéenisme ».

Aujourd’hui, nos propositions, formulées dès le début de la crise, se trouvent au centre des débats de la BCE. Mais la pertinence d’un débat n’est pas seulement une question de contenu mais aussi de timing. Et les fissures entreprises actuellement par la BCE sur le mur de Berlin n’auront pas les effets espérés sur la crise car elles n’arrivent que très tardivement.

Si l’impasse de l’austérité est principalement visible en Grèce, on l’aperçoit également partout en Europe. Je ne vais pas démontrer encore une fois l’échec des mémorandums. Nous avons déjà fait une analyse détaillée de cette calamité, ici même, et à deux reprises par le passé.

Il faudra cependant souligner l’augmentation du taux d’inflation de 0,99% en 2013 à 1,4% en 2014. La déflation menace de replonger notre pays au fond de la récession avant même qu’il n’ait sorti la tête de l’eau.

Le Premier Ministre, M. Samaras, a fourni il y a une semaine, en ce lieu même, une preuve supplémentaire de l’échec de la « dévaluation interne » en Grèce, en confirmant la continuation ou plutôt la pérennisation de la surimposition pour les petits et moyens revenus.

L’aberration des taux de la nouvelle taxe foncière (ENFIA) prolongeant sous une autre appellation l’impôt instauré en 2011 et inclus directement sur les factures d’électricité, la continuation de la taxe « exceptionnelle » de solidarité, l’augmentation de la taxe de consommation sur les produits pétroliers illustrent la perpétuation de l’acharnement du Ministère des Finances sur les petits revenus.

Toutefois, M. Samaras a promis en même temps un miracle : La croissance dans un contexte défavorable, avec un marché intérieur ruiné et le volume des investissements en chute libre.

Regardons de plus près : La formation brute de capital fixe de 26,7% du PIB en 2007 est passée à 13% en 2013. Et sa baisse a continué au deuxième trimestre de 2014 en enregistrant une baisse annuelle de 0,8% du PIB.

Ainsi, avec une récession de 0,7% au premier semestre de 2014 pour atteindre l’objectif fixé pour cette année d’une augmentation de 0,6% du PIB il faut enregistrer les deux prochains trimestres un accroissement de 3,8%. C’est infaisable.

Mais, même si un tel miracle était réalisé, il n’entraînerait pas une amélioration qualitative de la société ou de l’économie. Il ne mettrait pas fin à l’effondrement de la société et de l’économie.

La déstructuration économique et la désertification sociale ne se corrigent pas par des variations infimes du PIB.

Chômage très élevé, bas salaires, emplois précaires, la Grèce est condamnée à vaciller entre récession et stagnation par la politique de M. Samaras et de M. Venizelos.

Par ailleurs, M. Samaras ne promet pas seulement une croissance sans investissements mais aussi une sortie de la crise sans diminution de la dette publique. La question d’une négociation sur le problème de la dette ne fait pas partie de ses objectifs. Car d’après lui, et comme il le déclare souvent en chœur avec les créanciers, la dette est viable. Il a même annoncé, il y a quelques jours, qu’il attendait que les créanciers lui livrent un certificat de viabilité de la dette( !).

Qu’est ce qu’on ne doit pas entendre ! Mais pour finir, on déduit que puisque M. Samaras prétend que la dette est viable – avec la garantie des créanciers– toute négociation est superflue et sans objet.

Amies et amis, ne nous faisons pas d’illusion.

En se riant du peuple grec, M. Samaras se ridiculise lui même.

Une telle situation pourrait prêter à rire si la situation n’était pas aussi grave.

Il nous faut dire la vérité au peuple grec, si désagréable soit-elle.

Il faut que le peuple grec se rende à l’évidence. Il n’est plus possible que notre pays sorte de la récession, qu’il retrouve une croissance viable, quand tous les indicateurs sont au rouge :

• Dette publique : deux fois supérieure du PIB.

• Dette privée sous la forme de dettes à l’État, aux fonds de pensions et aux banques : quasiment équivalente au PIB.

• Et en plus, une obligation mémorandaire d’un excédent de 10 milliards d’euros destinés uniquement au paiement des intérêts.

Dans une telle conjoncture, la viabilité de la dette est aussi illusoire que la quadrature du cercle.

Nos partenaires le savent naturellement aussi bien que nous. Et la restructuration de la dette publique de notre pays est inévitable.

En fait, la seule vraie question qui se pose est de savoir comment et dans quels termes elle sera concrétisée :

Une négociation pour aboutir à une solution plausible et viable ou pour mieux hypothéquer notre pays en cédant totalement son économie aux mains des créanciers ?

Une négociation dont les termes favoriseront la croissance ou l’imposition de nouvelles mesures d’austérité qui vont compromettre encore plus les potentialités productives de notre pays ?

Ce qui importe donc est de savoir les objectifs et le projet politique de la Grèce dans le cadre d’une négociation de la dette.

La Grèce sera-t-elle seule face à ses créanciers ou entourée du soutien des alliés qu’elle aura sollicités ?

Se tiendra-t-elle comme serre-file de la stratégie allemande ou sera-t-elle le fer de lance des changements nécessaires de l’Europe ?

Depuis le début de la crise SYRIZA déclare fermement et avertit que la Grèce ne constitue pas un cas à part et que la crise de la dette n’est pas spécifiquement grecque mais européenne.

C’est pour cela que nous réclamons la réunion d’une « Conférence Européenne pour la Dette » pour la gestion du surendettement de l’euro-zone et nous avons comme objectif une solution à l’instar de celle adoptée pour l’Allemagne par la Conférence Internationale de Londres.

La négociation sur la dette nécessite un projet politique concret et présuppose un débat qui laisse s’exprimer des avis divergents sur l’objet du litige. Des contestations sur la pertinence de la politique appliquée et ses résultats.

Mais M. Samaras ne conteste jamais. Il est toujours d’accord sur tout. Bien obéissant, il obtempère toujours aux ordres de Mme Merkel. Il n’est donc pas apte à négocier.

Quand on le voit à tout bout de champ vanter les résultats de l’austérité, comment ne pas penser que la poursuite de cette politique d’austérité sera la condition préalable de tout accord avec les créanciers sur la dette publique.

Par conséquent, ce gouvernement n’a ni la volonté ni la capacité de négocier et de défendre les intérêts nationaux. Il est inapte à revendiquer une solution viable pour le peuple grec.

Seul un gouvernement investi par un mandat populaire récent pourra organiser une stratégie nationale approuvée et soutenue par le corps social.

Pour cela nous demandons des élections sans délai, pour que s’apaise le vent de la catastrophe.

Nous ne demandons pas des élections par impatience de gouverner.

Nous demandons des élections immédiates parce que le pays ne peut plus attendre. Parce que le peuple ne peut plus patienter.

Nous demandons des élections parce que l’intérêt du peuple l’exige.

Nous demandons un mandat fort, soutenu par une large majorité parlementaire et un encore plus large consensus social, pour mener une négociation qui protège au mieux les intérêts de notre peuple en Europe.

Nous demandons le recours immédiat au verdict populaire et un mandat de négociation qui vise à l’effacement de la plus grande partie de la dette nominale pour assurer sa viabilité.

Ce qui a été fait pour l’Allemagne en 1953 doit se faire pour la Grèce en 2014. Nous revendiquons :

• Une « clause de croissance » pour le remboursement de la dette.

• Un moratoire – suspension des paiements – afin de préserver la croissance.

• L’indépendance des programmes d’investissements publics vis-à-vis des limitations qu’impose le Pacte de Stabilité et de Croissance

• Un « New Deal » : projet européen d’investissements pour la croissance, financé par la Banque européenne d’investissement.

• Un assouplissement quantitatif, avec le rachat direct des titres de dette publique par la Banque centrale européenne.

Nous déclarons aussi, haut et fort, que nous revendiquions toujours le remboursement du prêt imposé à la Grèce par les forces d’occupation nazies. Notre position sur ce sujet est connue de nos partenaires. D’ailleurs, dès le début de notre charge gouvernementale, cette question fera l’objet d’une demande officielle.

Chères amis et amies,

Nous, nous sommes prêts à négocier et nous multiplions les contacts pour l’élaboration de plans communs et d’associations collaboratives au sein de l’Europe, pendant que le gouvernement Samaras se contente de préserver uniquement son alliance avec le gouvernement allemand et de se soumettre aux décisions des créanciers.

Voilà donc deux approches différentes qui posent le dilemme suivant :

Une négociation européenne avec un gouvernement SYRIZA ou la contresignature de toutes les décisions des créanciers concernant la Grèce par le gouvernement Samaras ?

Ou, en deux mots :

Négociation ou renonciation ?

Croissance ou austérité ?

SYRIZA ou Nouvelle Démocratie ?

Amies et amis, Mesdames et Messieurs,

En assurant une solution socialement viable au problème de la dette grecque, notre pays aura la capacité de rembourser le restant de la dette avec les nouvelles disponibilités créées par le retour à la croissance et non pas celles créées par les privations des excédents primaires.

Nous mettrons en œuvre tous les moyens pour assurer la relance économique et industrielle du pays :

- En augmentant immédiatement le programme des investissements publics de 4 milliards.

- En réparant progressivement toutes les injustices commises par l’application du mémorandum.

- En redressant progressivement les salaires et les retraites afin de renforcer la demande et la consommation.

- En soutenant les petites et moyennes entreprises avec des incitations à l’emploi. L’industrie en subventionnant le coût d’énergie avec des clauses d’emploi et environnementales.

- En investissant dans le savoir, la recherche, les nouvelles technologies avec également pour objectif le retour au pays des jeunes diplômés qui l’ont quitté pour chercher du travail ailleurs.

- En reconstruisant l’état social, et du même coup, un état de droit et de méritocratie.

- Et pendant les négociations, et avant d’aboutir à une solution européenne viable, qu’est ce que vous faites ? Avez vous un plan ? C’est le genre de questions que nous ont posées avec bienveillance plusieurs personnes.

Conscients de notre responsabilité et aussi de l’inquiétude accrue pour l’avenir, nous répondons avec la franchise et la clarté requises par les circonstances.

Nous nous engageons, face au peuple grec, à remplacer dès les premiers jours du nouveau gouvernement – et indépendamment des résultats attendus de notre négociation – le mémorandum par un Plan National de Reconstruction, rigoureusement élaboré, et chiffré avec précision.

Le Plan National de Reconstruction se constitue d’un ensemble de mesures pour le redressement économique et social, regroupées autour de quatre grands axes :

1 : Mesures pour remédier à la crise humanitaire.

2 : Mesures prioritaires pour la relance de l’économie.

3 : Plan national de lutte contre le chômageet d’amélioration de la situation du marché du travail.

4 : Rétablissement institutionnel et démocratique du système politique.

A. Mesures pour remédier à la crise humanitaire

Notre programme d’un coût approximatif de 2 milliards d’euros, se constitue d’un ensemble d’interventions d’urgence servant de bouclier de protection pour les couches sociales les plus vulnérables.

Il inclut :

1) Emploi de l’énergie électrique à titre gratuit pour 300000 familles qui se trouvent en-dessous du seuil de pauvreté ( 3600 Kwh par an).

Programme de subventions alimentaires (coupons-repas pour 300000 familles). La mise en place de ce programme sera effectuée par un organisme public chargé de coordination avec la collaboration des instances régionales, de l’Église grecque, des mouvements associatifs solidaires, et par le biais d’épiceries sociales subventionnées.

2) Soins médicaux gratuits pour tous / Réduction drastique de la participation des patients aux dépenses pharmaceutiques.

Notre projet prévoit l’accès gratuit pour tous (avec ou sans sécurité sociale) aux services publics de santé et la préservation de l’accès aux médicaments nécessaires, en diminuant drastiquement – jusqu’à l’intégralité pour certaines catégories spéciales – la charge des patients à la dépense pharmaceutique.

3) Projet pour l’accès au logement.

Le projet prévoit la réhabilitation des anciens logements et hôtels abandonnés, afin d’assurer dans une première phase une disponibilité de 25.000 nouveaux logements avec des loyers subventionnés .

4) Mesures en faveur des petites retraites.

Nous nous sommes déjà engagés pour le relèvement progressif des petites retraites.

Nous nous engageons aujourd’hui, de surcroît et afin de renforcer la demande, à rétablir la prime du treizième mois pour les 1.262.920 retraités dont la pension ne dépasse pas les 700€. Et cette mesure sera étendue – progressivement et en fonction de la conjoncture économique – à tous les retraités et à tous les salariés.

5) Réduction des prix des transports publics.

Les chômeurs de longue durée et ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté pourront bénéficier d’une carte spéciale à prix très réduit (voire symbolique) pour tous les transports publics.

6) Différenciation de la taxe spéciale de consommation sur les produits pétroliers, en fonction des usages (en tant que carburant ou combustible de chauffage) afin de réduire le prix du pétrole de chauffage (de 1,20 à 0,9 €/litre).

B. Mesures pour la relance de l’économie

Le deuxième axe réunit les mesures de relance de l’économie, mesures dont la priorité est l’arrêt de la politique d’imposition actuellement menée malgré ses conséquences néfastes pour l’économie réelle, la mise en place d’une nouvelle seisachtheia [ndlr. « remise du fardeau » : mesure établie par Solon, pour faire passer l’intérêt de l’État avant celui des grands propriétaires], et le renforcement de la liquidité et de la demande.

Car la situation de l’économie réelle est aujourd’hui vraiment désastreuse.

Le raid fiscal opéré par le gouvernement sur la classe moyenne et la surimposition de ceux qui ne fraudent pas accablent la plus grande partie de la population, qui voit constamment menacés sa vie professionnelle, les bribes de son patrimoine, et même sa propre existence. De cette angoisse insupportable témoigne le nombre record de suicides.

Les classes laborieuses, les agriculteurs, les salariés, les petits et moyens entrepreneurs, le corps de l’économie réelle, en somme, doit affronter actuellement une tourmente d’impôts qui dépasse leurs forces de résistance.

Et sous peu c’est une nouvelle tourmente qu’ils vont devoir affronter. Celle des saisies de leurs propriétés privées par les banques, puisqu’ils rencontrent des difficultés à rembourser les emprunts qu’ils avaient contractés par le passé, avant la crise, avant leur chômage, avant la mutilation de leurs revenus, avant la fermeture de leurs entreprises.

L’obstination du gouvernement à accabler de charges supplémentaires ceux qui sont déjà à terre ne peut mener qu’à une impasse, tout simplement parce qu’on ne peut rien recevoir de quelqu’un qui n’a rien à donner. « Qui n’a rien, ne peut rien donner. »

Pour constater l’aberration de leur politique, il suffit de regarder le montant des créances attestées et non perçues par l’État : Il est à ce jour d’environ 68 milliards d’euros.

Et chaque mois qui passe, ce chiffre augmente d’un milliard d’euros.

C’est pour cela que nous sommes ici aujourd’hui. Pour établir la vérité sur l’économie réelle du pays et exposer les mesures d’urgence qui permettront de la délivrer de la pression qu’elle subit. Nous nous adressons aux millions de victimes de M. Samaras et de la Troïka – salariés, petits et moyens entrepreneurs, agriculteurs, chômeurs – en leur dédiant notre intervention d’aujourd’hui.

1. Mesures pour la levée immédiate de la répression dans l’économie réelle

1. Création de Comités spéciaux pour le règlement extrajudiciaire des litiges fiscaux dans chaque région afin de procéder aux règlement immédiat des dettes fiscales authentifiées et non acquittées jusqu’au 31.12.2014. Le règlement des litiges fiscaux concernant les petites et moyennes entreprises pour des dettes authentifiées, amendes ou tout autre différend les opposant à l’administration fiscale sera prioritaire afin d’être établi équitablement et dans un délai de six mois le montant exact des créances réelles et percevables par l’État.

2. Les montants qui résulteront de l’apurement seront réglés en 84 mensualités et dans tous les cas de façon à ce que le montant total des versements annuels ne dépasse pas le plafond de 20% du revenu annuel du débiteur.

3. Un processus de régularisation similaire des dettes arrivant à échéance sera appliqué aux conflits les opposant aux caisses d’assurances. En cas d’accumulation des dettes et de taxes contributives, le montant total des versements annuels de remboursement sera plafonné au 30% du revenu annuel du débiteur.

4. L’engagement d’un processus de régularisation entraîne pour tout redevable l’arrêt immédiat des poursuites pénales et des saisies des comptes bancaires, de la résidence principale, des salaires, etc., ainsi que l’octroi d’une attestation de régularité fiscale.

5. L’engagement du processus de régulation entraîne également la suspension de peines et des mesures coercitives pendant douze mois pour les débiteurs dont l’absence de revenu est attestée.

6. Suppression de l’extension de la procédure simplifiée des flagrants délits à l’égard des débiteurs de l’État . Suppression de l’avance de 50% de la dette établie comme condition préalable au recours du contribuable devant les tribunaux, en privant de la protection judiciaire les personnes incapables de payer. L’acompte sera défini par acte judiciaire et sera fixé selon la capacité financière (10% à 20%).

Avec ces mesures, nous n’aspirons pas uniquement à soulager les gens qui souffrent et qui forment l’épine dorsale de l’économie, mais aussi relancer l’économie réelle en la libérant de la répression étouffante des taxes et des majorations imposées, totalement improductives car non percevables.

Le bénéfice immédiat estimé par la régularisation des dettes et le début des paiements des acomptes nous permettra de financer des actions nécessaires pour l’allègement et la répartition équitable des charges.

D’ailleurs dans le cadre des mesures visant à relancer l’économie nous annonçons aujourd’hui l’abrogation immédiate de la nouvelle taxe foncière.

2. Abrogation immédiate de la nouvelle taxe foncière (ENFIA)

Car elle est le symbole de l’injustice sociale qui caractérise l’ensemble de la politique économique du gouvernement Samaras.

Au service des grands patrimoines, les dirigeants actuels ont créé une taxe qui méprise les règles les plus élémentaires tant pour fixer sa base que son taux. Sans l’addition globale de la valeur de toutes les propriétés, sans l’établissement d’un barème de taux progressif, ou d’un seuil d’ exonération, c’est une taxe prélevée au détriment des personnes pauvres et des couples à faibles revenus avec des enfants qui ont comme patrimoine unique leur résidence principale.

L’ ENFIA, par conséquent, ne peut pas être corrigée, elle ne peut pas être améliorée – elle ne peut être qu’abrogée. A sa place :

• Nous établirons une taxe socialement juste sur la grande propriété (FMAP) et nous ne taxerons personne sur des valeurs fictives.

• Les valeurs des biens retenues pour la base d’imposition seront réajustées immédiatement de 30% à 35%.

• Son taux sera progressif et le seuil d’exonération élevé.

• La résidence principale sera exemptée, à l’exception des propriétés de grand luxe ostentatoire.

L’introduction de cette taxe dans le système fiscal grec fait partie de la réforme fiscale qui se mettra en place progressivement afin de rétablir sa conformité au principe constitutionnel de la répartition des charges fiscales selon la capacité contributive des personnes imposables, afin également d’enrayer toute possibilité de contourner la loi et afin de lutter efficacement contre la fraude fiscale.

3. Restauration du seuil de non-imposition à 12000 €/an.

Nous rétablirons la progressivité de l’imposition des personnes physiques en augmentant le nombre de tranches d’imposition et en restaurant le seuil de non imposition de 12 000€/an pour tous afin de redistribuer la charge fiscale au profit des personnes à faible et moyen revenu. Cette mesure est d’autant plus nécessaire qu’après quatre années de frénésie fiscale les « classes populaires » et les « classes moyennes » sont vraiment exténuées financièrement.

4. Nous institutionnalisons une « nouvelle Seisachtheia » (libération des dettes)

Elle s’appliquera aux créances douteuses, aussi appelées « rouges », car leur effacement partiel est un préalable indispensable tant à l’assainissement des portefeuilles bancaires, qu’à la restauration de la liquidité monétaire et au soutien de la croissance et de la relance de l’économie.

La « nouvelle seisachtheia » s’appliquera au cas par cas et consistera à l’effacement partiel des dettes des personnes qui se trouvent sous le seuil de la pauvreté. Elle régira en tant que principe général le rajustement des dettes des particuliers de façon à ce que leur remboursement (à l’état, aux banques, aux caisses d’assurance) ne dépasse pas le tiers du revenu de l’emprunteur.

5. Création d’un organisme public chargé de la gestion de la dette privée.

Son rôle ne sera pas celui d’une « bad bank », mais bien au contraire il interviendra en tant que gestionnaire de toute dette envers une banque arrivée à échéance et sera également chargé du contrôle des moyens de recouvrements accordés par les banques.

Il garantira le traitement juste et équitable de tous les emprunteurs, en gérant l’ensemble des dettes exigibles envers les banques, avec la collaboration des Comités Spéciaux d’arbitrage chargés à leur tour des dettes envers l’état et des caisses d’assurances, afin d’avoir une image globale des charges de tout débiteur et faciliter les remboursements.

Bien évidemment, il s’agit tout d’abord d’empêcher l’utilisation de la dette privée comme moyen de confisquer la propriété des citoyens, et comme moyen de contrôler le secteur privé de l’économie.

Au cours des prochains jours, SYRIZA va déposer au Parlement un amendement législatif pour une prolongation indéfinie de la suspension de la vente aux enchères des résidence principales dont la valeur est inférieure à 300 000 €. Nous déposerons également une proposition d’ interdiction législative de vente ou de cession des titres à des institutions bancaires non reconnues ou à des entreprises de gestion de contrats de prêts et de garanties.

En deux mots, nous ne permettrons pas aux vautours des « distress funds » internationaux de spéculer en confisquant les maisons des citoyens.

Chers amis et amies

Je l’ai dit l’année dernière, ici, à cette tribune – je le répète encore une fois cette année : la clé pour la relance de l’économie est le système financier.

Avec SYRIZA au gouvernement, le secteur public reprend le contrôle de la Caisse de Stabilité Financière et exerce tous ses droits sur les banques recapitalisées.

Cela signifie qu’il a le premier mot à dire sur leur administration.

En même temps, nous mettons en place des opérations ciblées afin d’assurer la liquidité dans l’économie réelle. Parmi ces opérations figure la mise en place d’une banque de développement et de banques spécifiques.

6. Mise en place d’une banque de développement et de banques spécifiques

Pour nous, la nouvelle architecture du système bancaire comprendra, outre les banques recapitalisées systémiques, de nouvelles banques coopératives spécifiques et une banque publique de développement.

C’est pourquoi, nous allons créer une Banque de Développement, et des banques à mission spécifique, pour le financement des PME et des agriculteurs. Pour soutenir la liquidité nécessaire au développement d’équipes professionnelles dynamiques qui à leur tour donneront de l’énergie et une nouvelle impulsion à la croissance et au redressement productif.

7. Restauration du salaire minimum à 751€

Nous augmenterons le salaire minimum à 751€ pour tous les travailleurs, indépendamment de toute condition d’âge.

Notre modèle économétrique confirme les conclusions du modèle de l’Institut du travail de la GSEE (Confédération Générale des Travailleurs Grecs) : la restauration du salaire minimum non seulement n’aggrave pas, par son coût, la croissance mais elle lui est même bénéfique.

Selon les estimations, même en ne prenant en compte que la première année de sa mise en place, elle aura comme effet une augmentation de la demande intérieure de 0,75%, et du PIB de 0,5%. En outre, elle permettra de créer 7.500 nouveaux emplois.

Chers amis,

Le troisième axe de notre Plan National de Redressement que nous vous présentons aujourd’hui s’inscrit dans la perspective de notre grand objectif national, celui de rétablir le plein emploi dans notre pays, de redonner de l’espoir et des perspectives d’avenir à nos jeunes qui émigrent massivement alors que leur force vive est nécessaire pour reconstruire notre pays.

C. Plan de reprise de l’emploi

1. Restauration du droit du travail

Les droits des travailleurs supprimés par les lois mémorandaires seront immédiatement rétablis, en même temps que le salaire minimum. Les conventions collectives seront rétablies ainsi que le principe de la prorogation des avantages acquis en vertu d’une ancienne convention collective ou accord.

L’OMED (Organisme de Médiation et d’Arbitrage), chargé du soutien des négociations entre employeurs et employés, sera également rétabli dans ses fonctions.

Les réformes concernant les licenciements collectifs et abusifs, les contrats précaires de « location des employés » seront abrogées.

2. Plan de création de 300.000 nouveaux emplois dans les secteurs publics et privés et dans ceux de l’économie sociale.

Nous mettons immédiatement en œuvre un programme spécial d’aide à la reprise d’emploi, qui s’étale sur deux ans, d’un coût total de 5 milliards d’euro dont 3milliards pour la première année.

Le programme prévoit une augmentation nette des postes – environ 300 000 – dans tous les secteurs, privé, public, et dans le secteur de l’économie sociale et solidaire.

La mise en place d’un programme de cette ampleur a pour vocation – et je dirais même pour contrainte – l’insertion des chômeurs de longue durée, des seniors de plus de 55 ans, et des jeunes. Il concerne en somme tous ces chômeurs qui ne pourront pas trouver un emploi sans incitations spécifiques à l’embauche.

En dehors de l’administration locale, leur insertion dans le secteur privé sera accompagnée de subventions ciblées pour la création de nouveaux postes pour les jeunes de 15-24 ans et les chômeurs de longue durée de plus de 35 ans, dans les petites et moyennes entreprises.

Notre projet prévoit également de financer des partenariats public-privé en faisant appel à des prestataires privés pour la gestion des équipements et des opérations de service public. Ces contrats de partenariat seront accompagnés de clauses d’embauche de chômeurs de longue durée et de jeunes.

Des aides financières sont également prévues pour les chômeurs qui créent de nouvelles entreprises ou leur propre activité.

3. Les catégories des bénéficiaires de l’allocation chômage seront élargies.

Avec la réduction du nombre de chômeurs actuels, par la création de 300 000 nouveaux emplois, nous pourrons faire bénéficier de l’allocation chômage à un nombre équivalent de chômeurs à qui les critères sociaux actuels ne permettent l’accès à aucune autre allocation.

Le quatrième axe de notre Plan National concerne les changements institutionnels, des changements majeurs, à savoir les transformations qu’apportera SYRIZA aux institutions et à la fonction publique.

D. Interventions pour la reconstruction institutionnelle et démocratique de l’État.

Dès la première année de la gouvernance de SYRIZA, nous mettons en œuvre le processus de redressement institutionnel et démocratique de l’État.

Le redressement de l’État est en effet devenu une nécessité. Cependant, il ne peut être atteint par des cycles successifs de licenciements, qui plus est, de licenciements souvent illégaux, et ce par des illégalités commises pour atteindre des objectifs budgétaires insignifiants et ce aux dépens de services souvent essentiels pour le bon fonctionnement de l’État.

Donc, nous procédons directement au renforcement institutionnel et opérationnel des trois cellules de la République : le Parlement, les collectivités locales et le syndicalisme de base.

(a). Nous soutenons les structures régionales.

Nous renforçons tout d’abord la participation démocratique et la transparence, l’autonomie économique et le fonctionnement efficace des municipalités et des régions.

Nous organisons une transition ordonnée vers un état décentralisé. En parallèle, nous amorçons le dialogue avec la société et les instances régionales pour le remplacement du plan de décentralisation actuel (« Kallikratis ») par un nouveau cadre institutionnel pour la décentralisation qui sera achevé avant les prochaines élections régionales.

Progressivement, nous augmentons les ressources des collectivités régionales pour renforcer leur participation active au redressement productif du pays.

Ainsi, elles pourront bénéficier non seulement de prêts à faible taux d’intérêt, mais aussi de l’émission par la future Banque de Développement des obligations destinées au financement de leurs interventions.

(b) Nous renforcerons les institutions de la démocratie représentative et introduirons de nouvelles applications institutionnelles de la démocratie directe dans le fonctionnement du système politique, telles que l’initiative législative populaire, le veto populaire, le référendum d’initiative citoyenne.

Nous renforcerons le rôle du Parlement dans sa fonction législative et sa fonction de contrôle de l’exécutif, nous délimiterons sévèrement l’immunité parlementaire et nous supprimerons le statut particulier des ministres en matière de responsabilité pénale qui institutionnalise une « déviation vicieuse des principes d’une société démocratique. »

(c) Nous redéfinissons la charte de fonctionnement de l’ensemble des moyens de diffusion de l’information grecs, en redessinant le paysage audiovisuel conformément aux exigences légales et avec une surveillance accrue sur leur transparence.

Nous renfonçons les médias régionaux.

Nous créons une vraie télévision publique, démocratique, pluraliste et de haute qualité en reconstituant l’ERT à partir de zéro.

Chers amis

Nous, nous ne promettons pas. Nous nous engageons.

Et maintenant, ici, dans la 79e exposition de Thessalonique, nous ouvrons un grand débat avec les citoyens pour aboutir à la prise de décisions communes.

Ce débat se prolongera avec treize autres conférences régionales programmatiques qui viendront illustrer ce nouveau processus de planification, décentralisé et démocratique, de la politique de notre pays.

Chers amis

Nous aspirons à un consensus national et social sur le long terme qui engage notre responsabilité commune sur les choix et les décisions qui concernent la reconstruction de notre pays.

Il ne s’agit pas là d’un simple effet d’annonce. Il s’agit du seul espoir de notre peuple, de la condition de la survie nationale et sociale.

C’est pourquoi aujourd’hui, nous vous avons présenté, non pas ce que nous souhaitons, mais ce que nous pouvons faire. Un plan réaliste et réalisable d’apaisement social et de relance de l’économie.

Notre plan est chiffré.

Nous avons calculé le coût total du plan immédiat contre la crise humanitaire et le coût budgétaire de la suppression des mesures fiscales qui ont été imposées arbitrairement par le gouvernement actuel.

Il sera entièrement financé par les actions suivantes :

Tout d’abord par toutes les mesures et les procédures de régularisation que j’ai déjà présentées. Car nous attendons d’elles un double avantage, aussi bien social qu’économique : d’une part, qu’elles soulagent des citoyens de l’emprise d’une imposition lourde et qu’elles reconstituent de leurs capacités contributives, et d’autre part, qu’elles inversent la récession et relancent l’économie.

Sur les 68 milliards de dettes exigibles, les régularisations permettront à l’état d’encaisser au moins 20 milliards sur une durée de sept ans, dont €3 milliards dès la première année. La répression de la fraude et de la contrebande, si elle est menée avec détermination et animée par la volonté politique de faire hardiment face aux grands intérêts privés, sera une autre source de recettes pour l’état.

Et ici, permettez-moi d’ouvrir une parenthèse.

La déclaration de Mme Lagarde sur les menaces dont elle aurait fait l’objet (à la suite de ses critiques sur l’attitude des Grecs face aux impôts) est stupéfiante.

Mais le silence du gouvernement l’est tout autant. Il est même inacceptable.

Et je pose la question : Tous ces gens qui en écoutant nos propositions agitent le doigt en ressassant toujours la même phrase « avec quel argent ? » ont-ils entendu cette déclaration ?

Envisagent-ils de faire quelque chose ?

Répondront-ils un jour aux questions qui concernent l’impunité scandaleuse dont bénéficient certaines catégories de personnes ? Nous, nous avons déjà élaboré un plan d’action étalé sur six mois contre cette gangrène, qui prévoit :

Tout d’abord, l’intensification et l’accélération des contrôles des transactions intragroupe, des « listes Lagarde », de Liechtenstein, des transferts de fonds, des sociétés offshore et de l’immobilier à l’étranger.

A cet effet, on met en place un service spécial composé d’experts et muni du support technologique approprié après la longue, déplorable et énigmatique inaction du gouvernement actuel.

Deuxièmement, notre plan d’action prévoit l’amélioration et la rapide installation de systèmes d’entrées-sorties et de détecteurs moléculaires dans tous les réservoirs et toutes les stations d’essence afin d’éradiquer la contrebande des carburants.

Notre projet prévoit également l’installation accélérée de détecteurs à rayons X, aux entrées douanières du pays, car nous pouvons et nous voulons être efficaces dans la lutte contre la contrebande à la fois des carburants, et des cigarettes et d’autres produits.

Les estimations des recettes provenant de la répression de la fraude fiscale et de la contrebande, ont parfois été très ambitieuses. Nous, avec modération, nous estimons que notre plan d’action apportera aux caisses de l’état, la première année, au moins trois milliards d’euros .

En ce qui concerne le coût du capital de départ du secteur public, du vecteur intermédiaire et de banques spécialisées – estimé à 3 milliards d’euros – , il sera financé par le soutien de 11 milliards d’euros prévu pour les banques par le Mécanisme de Stabilité.

Quant au coût de notre plan pour la reprise de l’emploi, estimé à 3 milliards d’euros pour la première année de son application (5 milliards d’euros coût global), il sera financé par les fonds structurels (FEDER et FSE) prévus (CRSN 2007-2013 :€1milliard + €1,5 milliards dans le cadre de ESPA 2014-2020), et 500 millions d’euros par d’autres fonds européens pour le soutien de l’emploi.

Et ici, je voudrais ajouter que dans le cadre des efforts titanesques que nous engageons pour la restauration des retraites, notre gouvernement attribuera aux fonds d’assurance certaines des parties du patrimoine public qui stagnent actuellement dans les tiroirs du TAIPED (Fonds de Privatisation).

C’est une mesure nécessaire pour réparer le crime du PSI (« private sector involvement ») qui a dévasté les caisses d’assurance et les détenteurs d’obligations, avant la restauration progressive des retraites.

Chers amis et amies,

Je viens de répondre de manière claire, au moyen de faits et de chiffres, à l’éternelle question que l’on nous pose depuis trois ans à chaque fois que nous proposons une voie de sortie de la crise : « Avec quel argent ? »

Mais aujourd’hui, au-delà de l’analyse des coûts et des bénéfices de nos engagements, je veux souligner le besoin de voir la crise et ses impératifs d’un autre œil que celui du petit comptable qui ne sait qu’aligner des chiffres.

Il faut aussi faire preuve d’un regard critique et libéré de tout dogmatisme.

L’économie n’est pas une simple comptabilité.

Plusieurs facteurs dynamiques concourent à un résultat et déterminent l’économie.

Ce n’est pas un exercice de répartition de ressources limitées.

C’est un système ouvert avec des capacités de production.

Nous, nous connaissons bien les chiffres néfastes de l’économie que nous allons hériter de nos prédécesseurs. Nous connaissons l’état pitoyable causé par les œillères des gouvernements mémorandaires.

Mais nous sommes aussi profondément convaincus qu’il y a une possibilité de sortie du bourbier de la récession. Elle implique la mobilisation de toutes les grecques, de tous les grecs.

La mobilisation et le salut du potentiel productif de notre pays. De tous ceux qui restent debout, qui résistent et se battent.

Nous, nous croyons que SEUL le désir des classes laborieuses, des créateurs féconds et productifs, et surtout des jeunes, de dépasser la conditions actuelle et de s’ouvrir un nouvel horizon peut remettre debout la Grèce et son économie.

C’est une aspiration collective, un projet commun et l’espoir d’un meilleur avenir qui peuvent ramener la croissance à notre pays et non pas l’outillage de l’OCDE et les recettes du FMI.

C’est le patriotisme, la droiture d’esprit, l’ingéniosité et l’étoffe du citoyen grec qui aura le courage et la force de porter sur ses épaules la réussite du Projet de Redressement National, en mettant à profit les potentialités inestimables et les avantages incomparables de notre terre et de ses habitants. D’ailleurs, chers amis, c’est devenu maintenant une prise de conscience collective : La crise que nous vivons n’est pas seulement économique, elle n’est pas seulement une destruction du tissu productif, une récession prolongée et un désinvestissement.

La crise est aussi sociale, comme le démontre on ne peut plus clairement le caractère sans précédent en temps de paix du chômage et de la pauvreté. Mais c’est aussi une crise des institutions et des valeurs, une crise de confiance de la société envers la politique, le Parlement, les partis politiques, les syndicats. Une crise de confiance sur notre propre capacité à affronter ensemble, en tant que société, la crise.

C’est pour cela que le point de départ de la réflexion de notre projet est cette ultime analyse, cet ultime constat : il est de la première importance de croire à notre force collective, de croire, nous tous, à un avenir meilleur que nous dessinerons et nous matérialiserons ensemble, « Simul et Singulis ».

Ensemble et aussi individuellement, car notre force est collective mais elle suppose la conscience de notre propre responsabilité en tant qu’individus. Chaque personne a besoin de croire à un état respectueux et bienveillant à l’égard de l’individu et de la société, mais l’état et la société ont également besoin des individus soucieux du bien-être commun. Un état décentralisé et concentré sur ses citoyens, en somme.

Nous devons croire à notre capacité, en tant que corps social, à tracer des projets collectifs, mais nous devons aussi nous engager personnellement et consciencieusement à leur matérialisation.

Ce défi ne nous intimide pas. Nous avons prouvé par le passé et à des moments encore plus difficiles de notre histoire que nous en étions capables.

C’est pour cela que le premier cycle des mesures de réédification de la société débutera avec la mise en œuvre de deux actions parallèles.

La première consiste à affronter les causes endogènes de la crise.

La deuxième concerne les causes extérieures, en revendiquant une nouvelle place et un nouveau rôle pour notre pays au sein de l’Europe, des Balkans, de la Méditerranée et dans le monde.

Ils se trompent ceux qui croient que la relance de l’économie – si un jour, elle s’amorce – réduira par son simple fait la pauvreté et le chômage ou qu’elle restaurera la confiance dans la politique et les institutions.

En revanche, si notre projet est simple, concret et réaliste, c’est parce qu’il se fonde sur un diagnostic pragmatique. Et aussi et surtout parce qu’il est subversif. Le réalisme commande le renversement des choix uniques des néolibéraux, le renversement des enfermements mémorandaires.

Chers amis,

Aujourd’hui, SYRIZA a fourni des réponses.

Réalistes et subsersives à la fois.

Nous n’ avons pas formulé des suppositions.

Nous avons pris des engagements.

Nous n’avons pas partagé des promesses.

Nous avons départagé des responsabilités.

Car nous nous engageons dans un sentier ardu.

Ce n’est pas seulement de la terre brûlée qu’il va trouver le gouvernement de SYRIZA.

Mais un pays divisé et dévasté politiquement, socialement et économiquement.

Notre responsabilité : De le rassembler et de le ramener à la terre ferme et féconde du redressement, de la démocratie, et de la justice sociale.

C’est cette responsabilité que nous avons voulu partagé avec vous aujourd’hui.

La responsabilité d’un combat commun pour la Grèce dont nous sommes dignes.

Pour une Grèce volontaire et fière, démocratique et juste.

C’est cela notre dette.

Vis à vis de notre histoire.

Vis à vis de nos enfants.

Vis à vis de notre avenir.

Je vous remercie.

Alexis Tsipras

Syriza, TSIPRAS Alexis

Source  : www.ensemble-fdg.org

95 réponses à Pour eux-mêmes, pour l’Europe, les Grecs doivent voter Syriza (+ son programme)

Commentaires recommandés

Chaban Le 24 janvier 2015 à 14h41

Syriza fait partie du système à 100%. C’est une énorme arnaque de plus. Sinon pourquoi aurait-il bénéficié de cette énorme couverture médiatique?

Ils peuvent être élus… ça ne changera rien. Il faut être bien naïf pour encore croire aux programmes pré-electoraux.

Je prends les paris que dans un an la Grèce sera toujours membre de l’UE et de la zone euro.

  1. axel Le 24 janvier 2015 à 05h33
    Afficher/Masquer

    ENFIN !!!!!


    • Gaïa Le 24 janvier 2015 à 11h02
      Afficher/Masquer

      Excellent article d’information Olivier. Je l’ai lu avec beaucoup d’intérêt. Merci.


    • Chaban Le 24 janvier 2015 à 14h41
      Afficher/Masquer

      Syriza fait partie du système à 100%. C’est une énorme arnaque de plus. Sinon pourquoi aurait-il bénéficié de cette énorme couverture médiatique?

      Ils peuvent être élus… ça ne changera rien. Il faut être bien naïf pour encore croire aux programmes pré-electoraux.

      Je prends les paris que dans un an la Grèce sera toujours membre de l’UE et de la zone euro.


      • Christophe Vieren Le 24 janvier 2015 à 16h18
        Afficher/Masquer

        Combien, le pari (Drachmes acceptées) ?


        • Chaban Le 24 janvier 2015 à 19h12
          Afficher/Masquer

          Je suis prêt à parier €1000 sans aucun problème.


      • nobody Le 24 janvier 2015 à 18h19
        Afficher/Masquer

        Exact!

        D’ailleurs qui détient la fameuse dette grecque qui va être restructurée???

        Bon y a nous au travers de la BCE, mais encore? Parce qu’il serait étonnant que les requins de la finance internationale détiennent de la dette grecque…

        En pole position il devrait y avoir les banques grecques et donc les épargnants (bail in).

        Par ailleurs, quelles banques (autres que grecques) ont eu la bonne idée de prêter aux banques grecques??


      • Renaud 2 Le 24 janvier 2015 à 23h17
        Afficher/Masquer

        J’avoue avoir survolé très superficiellement l’article, mais dans les cinq lignes que j’ai lues, il y avait cinq fois le mot croissance. Il m’en faut pas plus pour me ranger de l’avis de Chaban. Parler de croissance, c’est rester coincé dans le système.


        • Wilmotte Karim Le 24 janvier 2015 à 23h44
          Afficher/Masquer

          Si je vous donne un salaire pour garder des enfants, le PIB augmente.
          Mais je ne vois pas trop la corrélation avec “le système”.

          L’augmentation du PIB, c’est l’augmentation de la richesse économique, quelle que soit sa nature.

          C’est donc bien le choix du type de produit et des moyens de productions qui doit être questionné.


      • François Le 27 janvier 2015 à 12h47
        Afficher/Masquer

        Rappelez-vous: si les élections servaient à quelque chose, ça fait longtemps que ça serait interdit.


    • Vince Le 24 janvier 2015 à 22h33
      Afficher/Masquer

      ça sera encore pire car le communisme a toujours finit en dictature et par la pauvreté pour tous

      entre la peste et le choléra…

      le communisme finit toujours de façon non démocratique, dans les mains des cadres du parti parce qu’ils savent mieux que les autres comment redistribuer, organiser et quand ça ne marche pas ils faut formater les esprits, poursuivre les récalcitrant etc… et ça se termine toujours dans la dictature.


      • Wilmotte Karim Le 24 janvier 2015 à 23h56
        Afficher/Masquer

        Rapport avec Syriza?


  2. Pikpuss Le 24 janvier 2015 à 06h20
    Afficher/Masquer

    Les Grecs comme tous les Europeens ont ete trahis par leurs elites apatrides. Ils faut se liberer des usuriers dont le programme final est la guerre.


  3. Patrick Luder Le 24 janvier 2015 à 07h00
    Afficher/Masquer

    A force de tout miser sur des élections …
    et évidement être déçu à chaque fois,
    c’est en révolution que cela va finir !

    => A quand des votations au lieu d’élections ???


    • Un naïf Le 24 janvier 2015 à 09h00
      Afficher/Masquer

      Et oui ! Remember 2005, et tous les autres !! Soit Siriza est élu et se couchera, soit Siriza est élu et ne se couchera, alors l’élection sera déclarée invalide par un tour de magie que seul l’UE sait produire, et alors il faudra que les grecs revotent “de la bonne manière”, parce que “on est en démocratie” quand même !! 🙂


      • Vallois Le 24 janvier 2015 à 10h13
        Afficher/Masquer

        J’aime revenir à la définition de ce qu’est la démocratie et Sieyès l’a bien décrit : un gouvernement représentatif n’est pas un gouvernement démocratique. Et la votation pourrait le contre-pouvoir démocratique.

        “Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » (Discours du 7 septembre 1789)


        • Gaïa Le 24 janvier 2015 à 10h32
          Afficher/Masquer

          Tous ces discours sont vrais dans une période de révolution remettant de fond en comble la démocratie bourgeoise installée depuis des siècles; mais nous n’en sommes pas là. En attendant il y a une étape à faire, elle n’est pas tout de suite l’idéal mais ellle est nécessaire. Je considère que le Syriza d’aujourd’hui peut évoluer que s’ il a un mandat clair et important de la population et que celle-ci est prête à combattre la troïka jusqu’au bout. Syriza ne sera pas élu pour nous libérer mais pour commencer une histoire grecque.


      • Chaban Le 24 janvier 2015 à 14h45
        Afficher/Masquer

        Ça fait cinq ans que tout le monde parle de l’éclatement de la zone euro… Et ce qu’il sest passé c’est que la zone euro a ajouté de nouveau membres… donc tout le contraire d’un éclatement.


        • fred89 Le 24 janvier 2015 à 16h50
          Afficher/Masquer

          Les oligarques de l’U.E ont tous les pouvoirs en mains pour faire et défaire les statuts à leurs avantages, c’est ce qu’ils font depuis 5 ans pour maintenir l’euro à flots et ils utiliseront leurs atouts jusqu’au dernier.
          Avec les statuts initiaux qui interdisaient entre autres à la BCE de financer les Etats, dès la crises de 2008, la Grèce aurait dû déclarer forfait entrainant avec elle, le mythe d’une U.E prospère. Alors, ils ont détourné ces statuts, magouillé avec les banques pour alimenter le mourant et nous faire croire qu’il pouvait encore ressusciter.
          L’agonie peut être encore très longue et pendant ce temps, quoi de plus naturel qu’ils poursuivent comme si de rien n’était, le projet pour lequel, ils ont été mis en place?


      • Un naïf Le 24 janvier 2015 à 15h07
        Afficher/Masquer
  4. Timothée Le 24 janvier 2015 à 07h28
    Afficher/Masquer

    Vesperini est loin d’être seul.
    Même son de cloche chez les Économistes Atterrés.
    Puis, position quasi-identique des prix Nobel Joseph Stiglitz et Chris Pissarides qui signent une lettre au Financial Times, avec seize autres économistes de renom (http://uk.businessinsider.com/stiglitz-pissarides-goodhart-call-for-debt-forgiveness-for-greece-2015-1?r=US) .

    Le Titanic économique mis en place patiemment par les libéraux et Wolfgang Schäuble va sombrer, et les rats commencent à quitter le navire.

    La Grèce n’est que le début. La dignité et la justice vaincront.
    Demain, l’espoir va avoir une patrie et l’Europe une boussole.


    • chios Le 24 janvier 2015 à 09h25
      Afficher/Masquer

      Et pour en rajouter une couche, voici un papier issu du Saint des Saints, le Bis.

      Outre une comparaison avec les Etats Unis, on y parle abondamment de la position de l’Allemagne au 20iémé siècle (p 7 à 10),(de nombreux défauts) après sa première et deuxiéme guerre….

      E.a., la “London debt conférence” de 1952, où on effaça une grosse partie de sa dette au motif que

      “actual payments could not be so high as to ENDANGER THE SHORT-TERM WELFARE OF HER PEOPLE….
      reducing german consumption was not an acceptable way to ensure repayment of her debt…

      http://www.bis.org/events/conf140626/friedman.pdf


      • Kiwixar Le 24 janvier 2015 à 10h18
        Afficher/Masquer

        Il y avait peut-être une volonté de ménager la RFA en 1952 :
        – la capacité des Allemands à se remettre sur pieds en quelques années puis à initier une nouvelle guerre européenne
        – éviter qu’un pays du “bon” côté du rideau de fer soit aussi pauvre que les pays de l’autre côté (mauvais exemple pour le capitalisme)
        – éviter que la France de De Gaulle domine le continent

        Il n’y a pas le même souci pour la Grèce, qui n’est pas un danger militaire… et le “risque” communiste n’existe plus, puisque le goubligoubla bruxellois l’est déjà (Politburo, apparatchiks, datcha, non-démocratie). Il faudra attendre quelques décennies que les pays de l’Union Douanière Eurasiatique soient plus riches que l’UERSS et deviennent des “mauvais” exemples.


        • chios Le 24 janvier 2015 à 11h45
          Afficher/Masquer

          @Kiwixar
          Tout ce que vous dites est vrai évidemment….mais,
          “Il n’y a pas le même souci pour la Grèce, qui n’est pas un danger militaire…”

          Militaire, non, mais stratégique, certainement.
          Ne raconte-ton pas que à Yalta, on a échangé la Pologne contre la Grèce?
          Nécessité d’une dictature jusque bien tard…

          Position clé en méditerranée, face au canal de Suez.
          Les chinois ont déjà la port d’Athènes, et ils continuent à investir.
          Et maintenant le gaz russe….

          Pour les allemands, ça ne compte pas, mais les “maîtres du monde” ne laisseront pas échapper ce morceau de choix.


        • boduos Le 24 janvier 2015 à 14h32
          Afficher/Masquer

          comment affaiblir,soumettre et piller l’Europe ?
          1° l’Allemagne engrange des euros sous Shroeder en reformant pour doper sa compétitivité tandis que les autres consomment et s’endettent encore à cette époque.
          2) des traités et règles européennes lient les bras aux autres gouvernements.
          3) la crise de 2008 entame la récession
          4)interdiction est faite aux cocus de l’Europe de faire comme les usa,l’Angleterre,la suède,etc…d’adapter leur monnaie pour relancer leur compétitivité.
          5) les industries non délocalisables et stratégiques piégées par l’euro(armement,alsthom..)plongent et sont rachetées à bon compte sans participation de l’état exsangue et complice.
          6)les centres de décisions s’expatrient et les impôts s’optimisent
          7)les brevets nous échappent,nos marchés d’armement sont sabotés(mistral,rafales..).
          on fait de la monnaie en vendant le patrimoine,vignobles,châteaux,ports et aéroports,conventions fiscales pour le Qatar,guerres ruineuses pour l’empire,pertes des marchés libyens,syrien,iranien et irakien et désormais russes …
          et pendant ce temps,l’Allemagne complice et dans la confidence maintien le carcan monétaire et participe au rachat de nos fleurons.
          la Grèce orthodoxe s’en sortira plus vite que nous ,soit par un partenariat renforcé avec les russes,soit par une sollicitude extraordinaire de l’Europe qui craint le premier scenario avec les russes.
          qu’est ce qu’on attends?


          • Papagateau Le 24 janvier 2015 à 22h55
            Afficher/Masquer

            Étape 8 : le TAFTA empêche les cocus européens de rétablir leurs finances en changeant l’impôt des multinationales, ou en re-nationalisant.
            Le piège se verrouille complètement.
            Retour à la féodalité : supériorité juridique du droit privé/ commercial sur le droit de l’état.


    • ERIC.BRESIL Le 24 janvier 2015 à 21h19
      Afficher/Masquer

      “Demain, l’espoir va avoir une patrie et l’Europe une boussole.”
      Merci pour cette phrase qui à elle seule résume beaucoup de choses.
      Je fais partie des naïfs (peut-être utopistes) qui croient à la possibilité du changement par la simple citoyenneté d’un vote courageux, et comme le dit Tsipras, son programme est subversif parce qu’il remet beaucoup d’idées et surtout de propagandes ultra-libérales au panier. Nous ferions bien d’en prendre de la graine, lors des prochaines échéances “démocratiques” françaises pour nous aussi en profiter pour nous débarrasser de nos parasites politiques tels que l’UMPS (avec Sarkosy et Hollande en tête), le FN et son système familiale à la Saoudienne et trouver des personnages de caractères avec de vrais programmes, sociaux, d’unité national et économiques, ainsi qu’une vraie diplomatie respectueuse et efficace.


  5. FifiBrind_acier Le 24 janvier 2015 à 07h32
    Afficher/Masquer

    Mais ça, c’était avant…., avant la décision de la BCE d’autoriser les Banques Centrales à battre à nouveau monnaie pour racheter leur dette.

    Mario Draghi:
    ” Les Banques Centrales nationales porteront 80% du risque, la BCE: 20%”
    Chacun pour soi et Dieu pour tous!
    – Finie la solidarité européenne.
    – Finie l’illusion ” l’ Allemagne payera!”
    – Fin de l’Union monétaire

    Chacun pour soi et Dieu pour tous!
    Les pays du sud qui ne pourrons pas recapitaliser leur Banque Centrale pourront continuer quand même à fonctionner avec des pertes, ils fabriqueront de fait des actifs “toxiques” qui auront le droit de circuler dans toute la zone euro.

    On peut compter sur l’ Allemagne pour trouver un moyen afin que ces actifs toxiques ne viennent s’accumuler dans le bilan de la Bundesbank…

    Avec ou sans l’euro, les objectifs de l’ UE n’ont pas bougé d’un poil:
    – Réformes structurelles
    – TAFTA
    – Participation aux guerres de l’ OTAN

    Sauver l’ Union européenne, puisque tel est le projet de Siryza, c’est approuver ces objectifs, même en l’emballant dans un programme séduisant.
    Charles Sannat le Contrarien Matin:
    “L’euro est officiellement mort le jeudi 22 janvier 2015. ”

    http://us6.campaign-archive1.com/?u=54fb71744bca4f72b722cf925&id=7a941481f3&e=c5ad522108


    • K Le 24 janvier 2015 à 12h36
      Afficher/Masquer

      Et oui. Le fait que le QE soit à 20% communautaire et à 80% national nous rappelle plusieurs choses :
      – Les banques centrales nationales existent encore.
      – L’interdiction de fiancer les déficit par la planche à billets (même sur le marché secondaire) est reconnu comme un mythe.
      – La solidarité européenne est elle aussi un mythe. On veut bien de la solidarité dans les discours ou lorsqu’on sait qu’elle ne nous coûtera rien. Mais dès qu’il s’agit de faire un chèque, les pays riches refusent, et c’est bien normal.

      Le fait que chaque banque centrale nationale puisse agir sur son bilan montre que l’euro n’est pas une monnaie unique mais l’union de 19 monnaies homonymes (l’expression est de F. Asselineau) et équivalentes en valeur.

      Après tout, on peut imaginer qu’une banque centrale nationale se mette à acheter sa propre dette sans autorisation de la BCE. Les autres pays de la zone euro crieraient au faux monnayeur mais que pourraient-il faire pour l’en empêcher? Rien, si ce n’est déclarer que la monnaie de ce pays réfractaire n’est plus convertible avec l’euro au taux de 1 contre 1. Ce serait alors la sortie de fait de l’euro. Ce scénario est tout à fait envisageable pour la Grèce.


  6. Chris Le 24 janvier 2015 à 07h42
    Afficher/Masquer

    Si l’Allemagne sortait de l’Euroland, elle sort aussi de l’UE : cela signifie que les pays du Sud resteraient en tête-à-tête avec les excités de l’extrême-Est et là, on est mal barré, sauf éclatement de l’UE, ce qui serait la meilleure des choses.
    Et on adhère à OCS ! Je doute que les Ricains laissent faire sans activer une guerre mondiale. Deash est probablement le prélude à cette manoeuvre. La gestion Charlie me laisse songeuse. Les deux prochaines années vont être décisives.


    • Kiwixar Le 24 janvier 2015 à 10h25
      Afficher/Masquer

      “Si l’Allemagne sortait de l’Euroland, elle sort aussi de l’UE”

      C’est la théorie (juridisme). En pratique, l’Allemagne peut décider de sortir de l’euro, ça créé 2 mois de discussions et d’effets de manche, puis tout le monde se met autour de la table et signe la ré-adhésion immédiate de l’Allemagne à l’UE.

      Ou alors, encore mieux, l’UE explose, tous les eurocrates deviennent coiffeurs et chauffeurs de taxi, et en 1 mois tous les pays de l’ex-UE signent des accords bilatéraux simples informels permettant la libre circulation des personnes, des travailleurs et des marchandises entre les pays, comme l’accord simple qui existe entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie :

      = http://en.wikipedia.org/wiki/Trans-Tasman_Travel_Arrangement =


      • Chris Le 24 janvier 2015 à 13h52
        Afficher/Masquer

        Quand cette phase arrivera, il sera du devoir des populations de se lever contre ces arrangement opérés sur leur dos.


        • Carabistouille Le 24 janvier 2015 à 13h59
          Afficher/Masquer

          Se lever???????? Les population?????? Mouhahahahahah, quand 90% de la population est trop fainéante pour cliquer avec son index pour une info livre et variée????
          Quand il n’y a même pas1000 000 de personnes dans les rues pour défendre les retraites?
          Laissez moi sourire.
          Le Grand Soir, c’est pas avec des vieux qu’on le fait, et tous les pays d’Europe de l’ouest sont des pays de vieux. Leur jeunesse? Elle est pour moitié ghettoïsée et considère que les problèmes des “bourgeois” et “bouffons” ne sont pas les leurs.


      • boduos Le 24 janvier 2015 à 14h43
        Afficher/Masquer

        @kiwixar
        après avoir contribué à foutre l’Europe par terre ,elle peut se tirer,forfait accompli .
        mais infiltrée et contrôlée par l’empire,enfermée dans ses contradictions d’hégémonie ,de russophobie et de slavocentrisme,de suprémacisme et de démographie déclinante ,je pense qu’il est plus enviable de repartir de zéro en France.


        • boduos Le 24 janvier 2015 à 14h45
          Afficher/Masquer

          je parlais de Merkel évidemment.


  7. cording Le 24 janvier 2015 à 08h56
    Afficher/Masquer

    Le programme de Syriza va remettre la Grèce sur les rails d’un état normal même si cela déplait à l’UE. Pour l’appliquer il leur faudra réquisitionner leur banque centrale pour émettre les euros qui leur seront refusés par la BCE et l’Allemagne ce qui est tout à fait possible puisque chaque Banque nationale a conservé le droit d’émettre des euros. De plus juridiquement il n’y a pas de moyens d’exclure la Grèce de la zone euro ! Cependant s’il ne s’agissait que de la Grèce mais elle risque pour les eurocrates de créer un précédent pour les Espagnols, Italiens et Portugais ce qui est bien plus embarrassant et donc va fâcher l’Allemagne pour trouver un prétexte pour casser cette zone euro bien trop hétérodoxe.


  8. Trannoy Bernard Le 24 janvier 2015 à 09h38
    Afficher/Masquer

    Je suis étonné de l’angélisme des analyses, et des commentaires sur Syriza – Syriza est face à un dilemme : Passer sous la table ou renverser la table comme le dis justement Frédéric Lordon Hors une lecture attentive du programme de Syriza fait la démonstration que Syriza contre quelques miettes à d’ors et déjà choisi de passer sous la table en abdiquant face au FMI, à la BCE à l’U.E. Le choix est simple où on se soumet, où on se démet. L’U.E n’offre pas d’autre choix. Ce qui ne veut pas dire évidemment que les autres choix soient simples. Il fut un moment où le compromis était possible avec le capital, le temps de keynes est définitivement révolu. Le capital dans sa folie ne nous laisse pas l’espace du compromis possible. 1% de la population mondiale accapare 50% des riches et la tendance à 5 ans est de porter cette part à 80%. Prétendre à faire du nouveau en restant dans la zone Euro est pour le moins de l’angélisme, au pire de l’irresponsabilité. Compte tenu de ses choix pour Syriza c’est la gamelle assurée.


    • Jeanne L. Le 24 janvier 2015 à 10h36
      Afficher/Masquer

      En plus les Grecs ont un vrai choix qui leur permettrait ce retrait de l’euro et de l’UEet la reprise en mains de leurs intérêts : le KKE.
      Le discours dans le stade du Pirée de son secrétaire général Koustoubras était pour ma part très convainquant.


    • Timothée Le 24 janvier 2015 à 11h09
      Afficher/Masquer

      Vous vous trompez sur l’angélisme.

      En réalité, Syriza compte bien mettre l’Europe devant ses responsabilités pour arrêter l’injustice qui pèse sur les populations; Car Syriza est persuadé que le problème actuel ne concerne pas que la Grèce mais nous tous (Européens).

      Pour l’instant il joue le jeu de l’innocence pour une seule et simple raison : c’est qu’il est difficile de détricoter en quelques mois la la propagande libérale construite depuis les années. Ce qui fait que le peuple ne souhaite pas actuellement une sortie de l’Euro.
      On peut penser ce qu’on veut, mais c’est difficile de faire autre chose que ce que la majorité souhaite. Syriza est de cet avis (et moi aussi, ceci dit).

      Donc, on va faire comme si, ce qui permettra aux gens de changer d’avis. Car l’UE va se trouver devant un dilemme : soit montrer à tout le monde que ses fondations ne sont qu’un paravent de fumée mensongères, soit de se plier à la justice sociale demandée.

      Dans les deux cas, les peuples seront gagnants.


      • chios Le 24 janvier 2015 à 11h58
        Afficher/Masquer

        Si vous pouviez avoir raison!

        Il y a l’Espagne, avec Podemos, et l’Italie, avec Beppe Grillo…
        On ne peut pas dire qu’ils soient isolés.


      • Charles Michael Le 24 janvier 2015 à 12h56
        Afficher/Masquer

        Oui, clairement la stratégie électorale est faites pour rassurer.

        Je conseillerai aux caciques unionistes de faire bien attention à leurs réactions après les élections de Dimanche, les gens en Grèce sont plutot éveillés et politisés et au contraire des moutonniers tondus “normaux” tout à fait habitués à descendre dans la rue.

        A part ça, les Grecs voteront en nombre pour Siryza et c’est d’abord un vote contre Bruxelles et la Troïka. Ceux-la ne voteront pas pour l’Europe; les Grecs ne feront pas le boulot à la place des autres.
        Les seuls qui voteront pour l’Europe sont les électeurs de Samaras, ses partenaires du Pasok ne sachant même plus pour quoi ils votent.


      • Chaban Le 24 janvier 2015 à 14h52
        Afficher/Masquer

        Ahhhh… la naïveté… l’innocence…

        C’est beau!

        J’en aurais presque la larme à l’œil.


        • Timothée Le 24 janvier 2015 à 16h42
          Afficher/Masquer

          Vous pleurerez bientôt. Quelques heures encore, patience.


          • Chaban Le 24 janvier 2015 à 19h20
            Afficher/Masquer

            On en reparle dans un an. La Grèce sera toujours dans la zone euro.


            • Sissjohn Le 25 janvier 2015 à 00h11
              Afficher/Masquer

              La zone Euro est un “mythe” maintenu sous perfusion (ou à bout de bras) par des oligarques au nom d’un dogme qui ne sert qu’à les maintenir en place.
              Ces gens sont nommés et maintenus par des gouvernants que les peuples élisent sans trop comprendre le système.
              Quelque soit leur bord politique, ils profitent tous de ce système.
              Alors oui ça peut effectivement durer encore un peu.
              Cependant officieusement l’Euro c’est mort …
              Mère Kel n’imprimera pas un seul Mark (oups pardon !) pendant que d’autres vont s’en donner à cœur joie.
              Donc certains vont dévaluer et d’autres non …
              Donc “l’Euro y en aura pas valoir la même chose partout”.
              Vous avez dit monnaie unique ?
              Unique en son genre ça oui !
              Enfin vivement que cette mascarade finisse quand même.


    • Chaban Le 24 janvier 2015 à 14h51
      Afficher/Masquer

      Ce que les gens ne savent même pas, c’est que des dirigeants de Syriza étaient à Londres en décembre pour des entretiens avec Goldman Sachs, JPMorgan et autre grosses banques dans la City…

      Ca ne vous rappelle pas le passage d’un autre politique par la City juste avant une élection? Quelqu’un qui jurait à ses supporteurs que son ennemi était la finance…

      Mais bon, les gens continuent de rêver… entre deux séries tv américaines avachissantes…


      • Timothée Le 24 janvier 2015 à 16h41
        Afficher/Masquer

        Bien sûr que je le sais. Et alors ?

        Est-ce que cette visite seule est pour vous un argument suffisant pour étayer votre croyance que “les gens continuent de rêver” ou pour accuser de “complicité avec la finance” ?
        Si oui, alors vous êtes léger dans votre argumentation. Et je reste poli.
        Si non, que voulez-vous dire par là ?


      • Wilmotte Karim Le 24 janvier 2015 à 17h44
        Afficher/Masquer

        En Grèce, il y a des Grecs.
        Il y a de tres fortes chances pour que l’élection de Syriza (si elle cel se produit et si Syriza est “bien” élu) fasse sauter des digues psychologiques dans la population Grecque (pour commencer).

        Le Front Populaire ne voulait pas révolutionner la France.
        Le Front Populaire n’a pas vraiment eu le choix.


      • Olga Le 24 janvier 2015 à 17h55
        Afficher/Masquer

        Avez-vous un lien à ce sujet? Syriza “avec Goldman Sachs, JPMorgan et autre grosses banques dans la City”?


        • Chaban Le 24 janvier 2015 à 19h19
          Afficher/Masquer

          Cherchez et vous trouverez. Je n’ai pas à faire le boulot pour vous. Avec Google, et quelques mots clé, c’est facile.

          Mais le fait que vous ayez à en passer par là (moi j’avais vu ça sur 2-3 sites spécialisés en finance à l’époque) démontre que l’information a bien été cachée au grand public…

          Ce qui renforce mon argumentation d’un peu plus haut.


          • Kiwixar Le 25 janvier 2015 à 00h40
            Afficher/Masquer

            Je pense que c’est à vous d’étayer vos affirmations en fournissant les liens.

            D’une part parce que vous connaissez les bons sites financiers fiables, et d’autre part pour éviter sur ce blog les affirmations péremptoires sans fondement, incitant les trolls à se pointer avec des “il paraît que… / cherchez par vous-mêmes”.


          • KOMETA Le 25 janvier 2015 à 01h31
            Afficher/Masquer

            Hep! Chaban:
            L’écrivain Gary Allen, écrira dans son livre “Le dossier Rockefeller” : “David Rockefeller a rencontré 27 chefs d’état, incluant les dirigeants de la Chine et de l’URSS.” ..et ….c’était en 1973 … À cette époque, David Rockefeller était à la tête de la Chase Manhattan Bank !!!!!!!

            Des banksters, ça parle à tout le monde. Normal: le monde leur appartient… ou presque.

            L’important serait de savoir ce qu’il se passe lors de ces rencontres. Pour cela: bonne chance!


          • bleurp Le 25 janvier 2015 à 12h46
            Afficher/Masquer

            cher Chaban,
            nul doute que vous faites référence à un article d’une ‘feuille’ de chou pas très recommandable, postée sur le facebook de ‘E&R’
            vous avez des lectures dont on pouvait se douter.

            on y trouve une autre interprétation que celle qu’ils n’ont pas manqué de propager
            (les gauchisses collabos bobos et pas beaux)

            une autre vision, postée ce matin.
            http://www.24heures.ch/monde/europe/La-gauche-grecque-se-prepare-a-gouverner-/story/18418843
            c’est horriiiible effectivement non ?

            j’y vois au contraire une saine détermination.
            à voir.


    • Alae Le 24 janvier 2015 à 14h54
      Afficher/Masquer

      “Hors une lecture attentive du programme de Syriza fait la démonstration que Syriza contre quelques miettes à d’ors et déjà choisi de passer sous la table en abdiquant face au FMI, à la BCE à l’U.E.”

      La Grèce ayant déjà hérité d’un coup d’Etat et d’une junte militaire en 1967, rien d’étonnant à ce que Syriza caresse les puissances occidentales dans le sens du poil, de façon à qu’on le laisse accéder au pouvoir. C’est juste de la prudence élémentaire.
      On verra après qui ils sont réellement. D’après moi, ce sont des gens bien, et qui ne se couchent pas au-delà du strict nécessaire.
      J’aimerais bien que nous ayons les mêmes en France, au lieu de nos laquais.


      • RB Le 24 janvier 2015 à 15h17
        Afficher/Masquer

        Je pense qu’en effet, avant de discuter de la volonté de Syriza d’exécuter son programme, il faut se demander si il en aura la possibilité. Si l’armée grecque montre la même fidélité à son devoir que la classe politique hellène de ces dernières années, un gouvernement d’extrême gauche élu est-il à l’abri d’un “sauveur” si la confrontation avec la zone euro tourne à l’aigre?
        Après les néo-nazis ukrainien, ne va-t-on pas un jour nous annoncer que des putschistes néo-fascistes sont les valeureux défenseurs de nos bas-de-laine outragés.


        • Wilmotte Karim Le 24 janvier 2015 à 17h42
          Afficher/Masquer

          Syriza n’est absolument PAS d’extrême-gauche!


          • RB Le 25 janvier 2015 à 03h27
            Afficher/Masquer

            Tout dépend de qui l’envisage.
            Du point de vue mainstream , Syriza est clairement à gauche de l’orthodoxie économique européenne admise.
            Du point de vue d’éventuels putschistes, il serait clairement stigmatisé comme un nid de dangereux extrémistes.
            Je ne faisais pas en l’occurrence une analyse du positionnement intrinsèque de Syriza.


            • Wilmotte Karim Le 25 janvier 2015 à 07h39
              Afficher/Masquer

              De gauche, oui.


            • bleurp Le 25 janvier 2015 à 12h51
              Afficher/Masquer

              il faut avouer, qu’on a oublié ce que c’était par chez nous.
              le parti socialiste des années 70 serait qualifié d’extrémiste et de populiste en 2015.
              triste constat


      • Balthazar Le 24 janvier 2015 à 16h01
        Afficher/Masquer

        Comme vous le dites, la Grèce, comme d’autres pays européens a déjà connu la junte militaire au pouvoir.
        Toutes les économies exigées par les Maîtres du Monde ont soigneusement éviter de toucher aux militaires.
        Si la situation l’exige (appréciez toute la justesse du propos), il se trouvera bien un général grec, un démocrate/républicain choisissez le terme qu’il vous sied, pour “sortir” le pays du chaos.
        Et puis ca enverra un signal aux portugais, aux espagnols et autres pays ayant envie d’autre chose que la soumission à l’empire.


  9. Anne Le 24 janvier 2015 à 10h45
    Afficher/Masquer

    Intéressants commentaires et intéressant programme, on ne peut que souhaiter pour les Grecs qu’ils sortent de ce bourbier, et de ses souffrances insupportables dont l’Europe n’a pas été trés solidaire… C’est le moins que l’on puisse dire.

    Les “pseudo élites” européennes ont trahi les peuples au profit de la finance mondialisée, avalisant même les audits falsifiés des banques américaines pour faire entrer dans l’Euro la Grèce….

    Depuis 2008 les USA font payer à l’Europe leurs manquements et leurs tricheries issus de leur crise des subprimes, profitant de la contamination des banques européennes par la finance mondialisée anglo américaine.

    Les peuples souffrent, l’hyperclasse mondialisée corrompue et corruptrice laisse les peuples souffrir aprés les avoir endettés au delà du raisonnable, au bénéfice de grosses compagnies et du personnel politique corrompu.

    Pourvu que Syriza puisse appliquer son programme.

    Merci Olivier de ce trés intéressant article (comme toujours). 🙂


  10. Carabistouille Le 24 janvier 2015 à 11h33
    Afficher/Masquer

    Merci vraiment Olvier.

    Il est quand même inconcevable qu’aucun journal pro n’ai fourni autre chose que du prêt à penser à ses lecteurs sur le sujet.
    Il est temps que cette presse crève, non pas au fusil, mais simplement en exigeant l’arrêt immédiat des subventions publiques à ces organes en décomposition.
    Euthanasions la presse en phase terminale.


    • Chaban Le 24 janvier 2015 à 14h54
      Afficher/Masquer

      Ça prouve surtout que le système n’est absolument pas inquiet…


  11. pucciarelli Le 24 janvier 2015 à 12h36
    Afficher/Masquer

    La Grèce peut montrer une voie. Mais je me demande comment inverser la vapeur sans se débarrasser de l’Euro et des traités européens. Les Grecs seraient majoritairement favorables à l’Euro, ce qui est surprenant. Faut-il croire à cette info qui court les médias? Peut-être existera-t-il une rencontre fortuite entre l’Allemagne, qui paraît ne plus vouloir de l’Euro (trop risqué) et la Grèce qui ne s’en sortira pas avec l’Euro, quels que soient les aménagements. Au fond, comme le disent certains commentateurs, peut-être l’Euro est-il déjà mort, bien qu’il bouge encore. Période passionnante, mais si cruelle. Le rêve européen accouche du chaos et de la paupérisation (du plus grand nombre, pas de tout le monde). L’Europe était bien un projet de droite, dirigé contre l’état providence et les services publics (projet d’inspiration US, nous le savons aujourd’hui). Merci MM. Delors et Lamy pour ce formidable travail au service des oligarchies. Vive la social démocratie et ses trahisons systématiques, et bravo à leurs commanditaires qui ont sans doute une indigestion d’avoir tant accru leurs patrimoines en un temps relativement court. Et Merci M. Hollande, j’allais l’oublier, ce qui n’étonnera personne. Croisons les doigts. La Grèce montrera-t-elle à nouveau le chemin?


    • Chris Le 24 janvier 2015 à 14h16
      Afficher/Masquer

      Quels sont vos craintes à laisser tomber les traités européens ? Ces traités ont été sont viciés dans leur fondement !
      Chaque état souverain doit refonder ses alliances. Les accords de libre-échange ne sont pas pour les chiens : encore faut-il qu’ils soient négociés dans l’intérêts des parties.
      Perso, je n’ai aucune envie que la France continue de s’acoquiner avec les tarés polonais, baltes et ukrainiens : ces gens-là sont affectés de graves troubles psychiatriques aggravés par plus malades qu’eux : les néocons US… et européens car ils existent aussi malheureusement.


  12. bébert Le 24 janvier 2015 à 13h47
    Afficher/Masquer

    J’ai une question au sujet du QE :

    la Banque de France pourront racheter de la dette souveraine française détenue par des institutions de crédits (banques, assurances etc.) étrangères ou non.

    Étant donné la forte proportion de dette détenue par des non-résidents (64%), la Banque de France va essentiellement racheter de la dette à des établissements de crédit étrangers (ou français domiciliés dans des paradis fiscaux mais ça revient quasiment au même).

    Finalement, le QE permettra aux banques de faire joujou à la bourse…


    • Chris Le 24 janvier 2015 à 14h20
      Afficher/Masquer

      “Les banques pourront faire joujou à la bourse”
      Craintes tout à fait fondées. On continue l’arnaque.
      Espérons qu’au moins le QE aidera à préserver les assurances-vie : mais nous les paierons deux fois !


  13. Chris Le 24 janvier 2015 à 14h06
    Afficher/Masquer

    Quelle intéressante symétrie des situations.
    Nous observons comment la Grèce va réagir au sein de l’Union Européenne, en espérant qu’elle crée le choc salutaire et la fin de l’UE sous sa forme supranationale/dictatoriale, tout comme nous appelons de nos voeux la réussite de la périlleuse entreprise de la Russie/BRICS à sortir (à NOUS sortir par ricochet) du monde unipolaire dictatorial américain.


  14. ·٭·щargueri†e·٭· Le 24 janvier 2015 à 14h27
    Afficher/Masquer

    ouh là là ! le programme de Syriza est typique du genre “socialiste” moderne.
    C’est à dire ultra-capitaliste-financier [ au sens phase actuelle du capitalisme, mondial, basé sur la création monétaire illimitée privatisée et le mécanisme de la titrisation … etc. ]
    Ce qu’ils proposent en clair c’est de siphonner toujours plus profond et longtemps le pays.
    Mais habillé de roucoulades et autres caresses au populo.
    Ce sont clairement des traîtres.
    Un traitre est financé et organisé par une puissance étrangère et ennemie. Il faudrait chercher par en dessous comment cette organisation politique providentielle a été fomentée… ça serait instructif.
    En tous cas, les grecs, pourtant inventeurs de la politique, et toujours passionnés par la chose politique, sur le coup ne sont pas bien malins…


    • Chris Le 24 janvier 2015 à 14h57
      Afficher/Masquer

      Oui en effet, on peut se poser cette question.
      Tsipras accourra-il au lendemain des élections à la City/WS, à l’instar d’un Hollande en 2012, pour dire : meuhhhh non, c’était pour rire ! ?


    • Andrea Le 25 janvier 2015 à 14h54
      Afficher/Masquer

      … le programme de Syriza est typique du genre “socialiste” moderne.

      Oui. Et ce qui est troublant d’un certain pt. de vue c’est que des sujets importants qui devraient être traités dans ce cadre ‘restrictif’ ne le sont pas.

      Prenons qu’un seul sujet, l’impôt.

      La Grèce n’a pas de cadastre foncier central / correct (nul dans bcp d’endroits …). Un premier pas essentiel c’est d’en avoir un pour taxer de facon juste (maison ostentatoires etc. cela ne veut rien dire.) Le deuxième proprio foncier en Grèce, c’est l’église (voir un seul article mainstream en anglais, qui adoucit au fait la situation amha.) Elle est aussi active dans l’immobilier, la finance, la banque, etc. et paye des clopinettes. (Flat tax …mais sur quoi exactement?) Les prètres sont des fonctionaires grassement payés. (Google donnera un éventail de salaires, ne n’ai pas d’info perso.)

      http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8841870/Cash-strapped-Greece-turns-to-God-for-help.html

      J’ai lu que les corporations étrangères établies en Grèce ne sont que taxées sur les revenus qu’ils genèrent dans le pays même. (Je ne sais pas si c’est vrai, et je ne suis pas fiscaliste.)

      Quant aux compagnies maritimes, semblerait qu’elles ne payent quasiment rien, voir:

      http://www.lowtax.net/information/greece/greece-ships-and-ship-management-companies.html

      plus de détails, ex. rappport Deloitte 2013

      http://tinyurl.com/k3ov4vl)


  15. Nerouiev Le 24 janvier 2015 à 15h04
    Afficher/Masquer

    Si la Grèce nous quitte c’est qu’elle a un autre amant qui lui tend la main au bout du nouveau tuyau. Au moins ça c’est du solide si on tient à se redresser plutôt que de continuer à travailler bêtement pour l’Allemagne.


  16. Benjamin Franklin Le 24 janvier 2015 à 15h15
    Afficher/Masquer

    On ne peut que souhaiter sincèrement que Syriza gagne, pour des raisons très simples :

    -le défaut ou le rééchelonnement de la dette publique est sain et légitime. Fallait pas prêter à des politiciens véreux, c’est normal que le reste de l’Europe assume ses responsabilités
    -ça va confronter les utopistes au mur de la réalité

    Les grecs ont une solide culture de la grève de l’impôt (d’ailleurs en cours), du travail au noir et de la dissimulation fiscale.
    Tsipras va réaliser que s’il veut que les grecs paient leurs impôts, il va falloir leur en donner pour leur argent. Autrement dit, l’Etat grec va avoir une énorme pression à se réformer, se rationaliser, se rendre beaucoup plus efficace et productif qu’il ne l’est, sinon il va crever.

    Les grecs ne voulant pas sortir de l’euro et Syriza non plus, quand les premiers déficits arriveront (et ils arriveront très vite, les anticipations fiscales de Syriza sont suroptimistes), il n’y aura pas 36 solutions. Et les grecs réaliseront que rien n’est “gratuit”, il y a toujours quelqu’un qui paie.

    Ce qui sera assez amusant, c’est quand Syriza va commencer à prendre des mesures libérales, déguisées sous une rhétorique de “lutte contre les oligopoles privés et les privilèges corporatistes”, à la façon de Montebourg, avant que celui-ci ne refile sa loi à Macron. Et ce sera très probablement une bonne chose pour la Grèce, paradoxalement.


  17. Fool Prophet Le 24 janvier 2015 à 15h26
    Afficher/Masquer

    Je suis Syriza…


  18. Chris Le 24 janvier 2015 à 15h49
    Afficher/Masquer

    Je dois avouer que je n’y comprends rien..


  19. Grim Le 24 janvier 2015 à 16h18
    Afficher/Masquer

    Etant donné que la Grèce ne pèse pas beaucoup dans la zone euro je crains que Tsipras finisse comme Hollande c’est à dire une carpette ou alors ils provoquent une crise et sortent de l’euro

    Surtout que si même si Tsipras trahit les grecs, ils vont se tourner vers Aube dorée


    • Timothée Le 24 janvier 2015 à 16h35
      Afficher/Masquer

      Rien ne vous oblige à dire une chose et son contraire dans la même phrase…
      Ou peut-être que si ? Et quoi donc ?


  20. Grim Le 24 janvier 2015 à 16h54
    Afficher/Masquer

    J’ai fait ça ?


  21. Babar Le 24 janvier 2015 à 16h59
    Afficher/Masquer

    Quelle est l’importance de l’armée grecque et son état d’esprit actuel?
    Quelqu’un a t il un avis argumenté sur le sujet?


    • JaySWD Le 24 janvier 2015 à 18h02
      Afficher/Masquer

      Babar:
      Enfin une question pertinente!!
      L’armée grecque s’équipe en matériel…..Russe!

      Vois mon post ds les com’ du sujet “Grexit” ya un peu…..
      @Nerouiev:
      Toi tu as tout compris!!!
      Et avant le nouvel amant que tu évoques,y avait déja un amant,de type asiatique,qu’a racheté le Port du Pirée en 2008…Le quel ancien amant s’entend plutot bien avec le nouvel amant,triolisme,qd tu nous tiens! ! ! !
      Dernier indice pour vous dire à quel point y a le feu:L’ectoplasme Kerry,venu faire à Paris son :”Je suis (en retard) Charlie”,rentrait ce jour là de Bulgarie,là mème Bulgarie qu’avait visité Mc Cain pour torpiller le South stream…..faudrait que je révise ma géographie,mais au pire la Bulgarie,ça doit pouvoir se contourner par la mer……


  22. 1Direct Le 24 janvier 2015 à 18h20
    Afficher/Masquer

    Allez certain dirons peut-être que je suis égoïste, limite égauchiste … pardon, egocentriste … non, égocentrique. Oui c’est ça 🙂

    Mon humour à 2 balles mis à part …
    Vision purement Franco-Française (d’où ma tentative d’humour) je ne retiendrai que cela:
    Avec le défaut de la Grèce, la France va perdre environ 40 milliards d’euros soit entre 1 à 2% de perte de PIB (si je ne répète pas une ânerie entendu je ne sais plus où).
    C’est génial, non?! En gros c’est à peut pret ce que la France pouvais espérer de croissance grâce à la baisse de l’Euro, du pétrole etc., etc.
    Pas belle la vie! Nos chers amis grecs vont “bouffer” ce qui aurait pu être notre bouffer d’oxygène pour (espérer) repartir (un peu) plus vite.
    Je ne blâme pas ici directement les grecs, le peuple grecs a assez trinqué.
    J’ai dit le peuple! Pas les armateurs et autres les religieux.
    Mais il n’empêche que vous allez nous devoir une sacrée quantité d’huile d’olive pour faire passer l’addition aux français. (moi je préfère le Tsípouro ou l’Ouzo)

    Une parenthèse, juste pour mémoire.
    ” Merci M. Sarkozy pour vos Euros virtuels! Rappelez-vous. Vous savez la caution, pas la votre, celle de la France bien sûr. ”
    Aujourd’hui, et demain, pour les français, ces euros “virtuels” seront bien réel.
    J’aimerais que quelques journaleux, si il en reste des pas trop mièvres, le rappel à votre bon souvenir lors de votre prochaine campagne pour (re)devenir … quoi?.
    Du “réchauffé”? (tel un vieux plat? Les français en marre de se faire servir la même soupe par les mêmes serviteurs depuis …)
    Pour être le Président? de la France? Celui à 2 neurones qu’il a demandé qu’on lui prête.
    Quel déclin! Souvenez-vous, lui qui avait “7 cerveaux” (Des virtuels eux aussi … c’est un logiciel d’intelligence ARTIFICIELLE).
    (Oups! Fallait que la fasse celle là. Je n’ai pas pu m’en empêcher. Caricature! 🙂 )

    Là c’est plus qu’une parenthèse. C’est un égarement total. Désolé 😉

    Parenthèse fermée. Pour conclure.
    LE vrai problème que nous les “françois” est que la marge que nous pouvions espérer avoir grâce aux éléments favorables extérieurs (à l’insu de notre plein gré), va s’envoler.
    De plus, comme d’autres l’on dit, nous allons en prendre pour “2 éme couche” grâce aux 80% des rachats des dettes des états par la BCE.
    Bien sûr, on nous dira (c’est déjà fait) que les banques (Encore!!!) vont pouvoir mieux prêter aux entreprises même celles qui sont incapables aujourd’hui de faire un prévisionnel (positif) à plus de 3 mois.
    Bien sûr, ils (les banques) vont prêter aux ménages même ceux qui sont aux bords de l’asphyxie car ils n’arrivent pas ou plus à équilibrer leurs budgets et/ou qu’ils (les ménages) se demandent si demain ils auront encore un boulot, un salaire. Il est sûr que ces derniers vont se précipiter chez leur(s) banquier(s) (si, si, avec “S”. Certains en ont plusieurs. Question de cavalerie :)) )

    Les plaisanteries les plus courtes …
    Les banques, comme certains l’on écrit ici, ne prêterons pas plus ou peu.
    Au mieux, ils consolideront/assainiront leur trésorerie, au pire ils jouerons au casino de la bourse en se disant avec un sourire radieux: ” Too big to fail. Ils re re re paieront. Ils ne sont bons qu’à cela (ces cons?) “


  23. Yannick Le 24 janvier 2015 à 18h23
    Afficher/Masquer

    COLONELS, RESTEZ DANS VOS CASERNES !!!


  24. adrien Le 24 janvier 2015 à 19h27
    Afficher/Masquer

    il va être intéressant d’observer la réaction de nos médias qui snobaient Syriza jusque là : retournements de vestes ou complet déni de l’opinion grecque ? Ce qu’ils craignent tous, gouvernements, Troïka et financiers, c’est l’effet de contagion . Qu’ils s’en aillent tous !


  25. coinfinger Le 24 janvier 2015 à 20h28
    Afficher/Masquer

    Assuremment , il y a là un programme , s’il est respecté , qui va permettre au peuple Grec de souffler un peu . La contre partie c’est la renégociation de la dette .
    Pour ce qui est d’une véritable prospérité de la Gréce , de son renouveau , malgré le contexte international , c’est tout autre chose .
    je remarque , je pointe , que pour un tel objectif , à mon avis ( et je crois savoir comment çà fonctionne , en vrai) , faudrait un corps d’incorruptibles ( compétents) au Trésor , pour filtrer (et d’une maniére centralisée , autrement c’est copinage et compagnie), LES DEPENSES DE L’ETAT , car il existe nombres de moyens , que vous ignorez , de transformer la meilleure intention du monde , en fric pour ma pomme et celles de quelques autres .
    Les Grecs ont des pbs , déjà parce qu’ils n’ont pas soupçonné çà auparavant ( de leur dette) , hors là je vois dans les écrits du post et ce que j’ai pu lire par ailleurs que la question n’est pas abordée , méme pas évoquée . Je souhaite que Syriza gagne , parce qu’en face leurs ‘réformes structurelles’ on les connait bien , et que là le controle des dépenses est hors de question.
    Toutefois je ne meurs pas d’enthousiasme , méme si çà fait éclater l’euro , parce que chez nous aussi on n’effleure pas pas la question , qui serait alors celle du franc .


  26. Didier Bous Le 24 janvier 2015 à 20h42
    Afficher/Masquer

    La Grèce ne pourra pas faire accepter une autre direction parce que tous les pays soumis à cette politique d’appauvrissement absurde demanderont la même chose. Faire semblant ne marchera pas puisque les Grecs souffrent concrètement maintenant. Sortir de l’UE et redresser la situation donnera également des idées à d’autres.
    La logique voudrait que la Grèce sorte de la zone Euro et subisse des attaques très dures – De la part de qui, je ne sais pas – visant à l’abimer encore plus pour que personne n’ait envie de la suivre. Il est également possible que Syriza se soumette, signant officiellement la fin de la démocratie pour les petits pays de l’UE. Le seul espoir pour les Grecs est que les Allemands veulent la fin de l’Euro.
    Les choses devraient devenir un peu plus intéressantes lorsque l’Espagne entrera en lice, je parie qu’elle aussi, se soumettra, et pourraient se terminer quand le peuple français se lèvera. Même là, je ne peux m’empêcher d’imaginer une gauche déchaînée qui s’opposerait aux classes populaires.


  27. Serge Le 24 janvier 2015 à 22h12
    Afficher/Masquer

    Bien que ce ne soit pas ma tasse de thé ,je souhaite que Syriza ait la majorité absolue .Ce qui n’est pas gagné .
    Je suis peut-être naïf,mais ça secouera au moins le cocotier de l’UE,à défaut d’être la panacée .Ils (nous) peuvent pas rester ad vitam aeternam dans cette stagnation ni-ni sans avenir .


  28. RGT Le 24 janvier 2015 à 22h53
    Afficher/Masquer

    Personnellement, il y a un passage qui m’a particulièrement marqué :

    “nous délimiterons sévèrement l’immunité parlementaire et nous supprimerons le statut particulier des ministres en matière de responsabilité pénale qui institutionnalise une « déviation vicieuse des principes d’une société démocratique. »”

    S’il le font RÉELLEMENT je commencerai alors à croire qu’il est possible de combattre l’oligarchie.

    Si réellement les grecs suppriment (ou limitent) l’immunité (ou plutôt l’impunité) des élus et suppriment les “garanties” qui permettent aux m/sinistres de prendre des décisions lamentables sans avoir à endosser la moindre responsabilité dans le massacre des peuples cet exemple pourrait fort bien se propager comme une trainée de poudre.

    Il ne faut pas prendre les gens pour des cons.
    Actuellement, le statut scandaleux des politiques de nos “démocraties exemplaires” est vécu comme une calamité constitutionnelle intangible.

    Si jamais un peuple parvient à faire sauter ce verrou, les autres peuples exigeront la même chose dans leurs pays et ce sera la fin des abus.

    Si les “représentants du peuple” étaient responsables civilement et pénalement de leurs actes, ils réfléchieraient à deux fois avant de voter les “lois Macron”, les “privatisations à la Eltsine” et toutes les trahisons contre leurs peuples. Ils ne songeraient même pas à jeter un oeil au TAFTA.

    A mon avis, si Syriza souhaite réellement mettre cette promesse en application avec une démocratie participative réelle et un veto populaire c’est sur ces point qu’ils seront officieusement attaqués.

    La “dette” compte pour des prunes comparée à la perte du pouvoir par l’oligarchie.
    Pour la dette, il est toujours possible par un artifice comptable de s’arranger.

    Pour la perte du pouvoir il n’y a pas de négociation possible. La seule issue est une dictaure “dure” (par opposition à la dictaure “douce” qui nous est imposée par le bipartisme).

    Juste pour ces propositions je leur souhaire bonne chance. Et j’attends de constater le respect de leurs engagements s’ils gagnent.


    • David Le 25 janvier 2015 à 01h12
      Afficher/Masquer

      Il y a l’ Islande comme exemple .


    • Olga Le 25 janvier 2015 à 05h11
      Afficher/Masquer

      L’émergence d’un parti indépendant du système centenaire bien enraciné semble être peu probable. À mon avis, seulement la déconnection des gens de leurs banques et de leur télé pourrait faire le changement.


  29. vérité2015 Le 25 janvier 2015 à 02h57
    Afficher/Masquer

    “Le Monde” lance une fatwa contre Syriza.

    http://www.marianne.net/monde-lance-fatwa-contre-syriza-210115.html


  30. Fool Prophet Le 25 janvier 2015 à 11h47
    Afficher/Masquer

    La Grèce fait peur… que l’exemple sud américain puisse sortir la tête en Europe et éventuellement faire contagion n’est pas pour plaire à cette feuille de chou néo-libérale.
    Et si la Grèce redevenait une nouvelle fois le berceau de la démocratie…


    • Jacqueline 63 Le 25 janvier 2015 à 13h07
      Afficher/Masquer

      oui , la Grèce peut donner à nouveau , un modèle de démocratie !!
      Les Grecs n’ont plus rien à perdre ! On leur a tout pris !
      Je souhaite vraiment que se réalise le le 2 , 2-2 qu’Olivier nous a exposé en début d’article car ce serait un souffle d’air et un exemple pour les autres peuples d’Europe !( Espagne et Italie sont déjà prêts !! )


  31. Patrick Luder Le 26 janvier 2015 à 10h13
    Afficher/Masquer

    Les dés sont donc jetés … reste à savoir quelle sera la réelle marge de manoeuvre de ces nouveaux élus! Est-ce que le programme électoral pourra être mis en place ou nous rendrons-nous enfin compte que la démocratie dite “représentative” n’est une arnaque destinée à assouplir les masses ???


  32. observateur engagé Le 26 janvier 2015 à 11h07
    Afficher/Masquer

    avez vous remarqué que depuis hier soir nos merdias à l’unisson minimisent la symbolique de la victoire du Syriza, Le Monde allant jusqu’à prétendre (sans citer ses sources évidemment) que Tsipras envisage de s’allier avec son exact opposé , le petit parti pro européen Potami (soutenu par les oligarques). Il me semble qu’on nage ici en pein n’importe quoi, soit nos zélites sont tellement affolées par ce résultat qu’elles sont en plein déni, soit Tsipras est entrain réellement de se faire acheter par Bruxelles , ce qui n’est pas impossible non plus…


Charte de modérations des commentaires