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13.janvier.201713.1.2017 // Les Crises

Pour le Club des 20, il est urgent que la France repense son rôle dans l’OTAN

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Une vision de grands diplomates français…

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Dans une tribune publié sur le site du Figaro.vox, le Club des Vingt [1], estime qu’il est d’une urgence extrême que la France repense son engagement dans l’OTAN.

Dans une deuxième tribune (Extrait en bas de notre page), publiée par Le Monde et signée par des membres du même club, le ton est plus offensif.

Extrait :

La menace soviétique et le pacte de Varsovie étaient à la base de l’existence de l’OTAN. Avec l’éclatement de l’URSS et la disparition du pacte, le problème de la défense collective de l’espace euro-atlantique, sans que soient écartées toutes menaces, perdit de son acuité. A l’initiative américaine, l’OTAN décida de s’intéresser en outre à des problèmes hors sa zone initiale. Elle devint peu à peu une sorte de Sainte Alliance occidentale face à un monde qui lui apparaît étranger et largement conflictuel.

A partir de 2007 et des présidences Sarkozy et Hollande, la France a mené une politique délibérément atlantiste et décidé de rejoindre l’organisation militaire intégrée de l’OTAN. Les conséquences négatives de cette décision l’emportent nettement sur les avantages escomptés. Mais aujourd’hui, les choses étant ce qu’elles sont, il y aurait beaucoup plus de désavantages que de bénéfices à sortir de cette organisation militaire intégrée. En revanche un changement radical de nos comportements au sein de l’OTAN atténuerait significativement les inconvénients de notre participation. Rester dans l’OTAN et l’organisation militaire intégrée, soit ! Mais en y affirmant et défendant résolument nos propres positions, en refusant de nouvelles extensions – que ce soit par élargissement ou, sauf de façon exceptionnelle, par de nouvelles opérations hors zone -, et en s’opposant à toute provocation à l’égard de la Russie.

(…) Notre appartenance à l’OTAN présente d’autre part trois risques :

  • être entraîné dans un conflit que nous n’aurions pas voulu et sans que nos intérêts vitaux soient menacés ;
  • participer à des opérations hors zone malgré les déboires déjà rencontrés en Afghanistan et en Libye ;
  • cautionner des initiatives perçues, sincèrement ou non, comme des provocations par la Russie. Ainsi en est-il par exemple du projet de déploiement de forces de combat à proximité du territoire russe, ou des défenses antimissiles installées en Roumanie et en Pologne, ou encore des bruits récurrents d’élargissement à la Géorgie ou à l’Ukraine, quand ce n’est pas au Kosovo ou au Monténégro. Il est regrettable que la France ait donné son accord au projet antibalistique.

Plus généralement notre pleine participation à l’OTAN a gravement affecté dans le monde l’image d’indépendance de la France, qui constituait un élément essentiel de son influence.

La France ne doit pas être prisonnière de son engagement dans l’OTAN. Sa politique est mondiale et ne saurait être limitée aux régions et aux sujets intéressant celle-ci. Son indépendance ou la préservation de sa souveraineté en matière de politique étrangère ou de défense ne doit pas être affectée par les initiatives ou les décisions d’une Alliance dont les objectifs qu’elle poursuit ne correspondent plus aux raisons qui justifiaient sa création. (…)

Lire le texte complet sur le site du Figaro.

« À l’OTAN, ne rejouons pas la guerre froide »

Publié dans Le Monde du 7 juillet 2016.

(…) Reconnaissons que la Russie n’est pas sans torts, admettons même qu’elle fasse peur : faut-il pour autant aller jusqu’aux gesticulations politiques (réunion à Varsovie) et militaires (déploiements de forces de combat à proximité du territoire russe) dont le prochain Sommet va fournir l’occasion ? À cela s’ajoute l’expansion continue, le « drang nach osten », de l’OTAN en direction des frontières russes, les défenses antimissile installées en Roumanie et Pologne, les bruits récurrents d’élargissements de l’OTAN à la Géorgie ou à l’Ukraine, quand ce n’est pas au Kosovo ou au Monténégro, il y a là quelque chose qui ne peut manquer d’apparaître aux yeux du Kremlin comme un échelon de plus dans l’escalade des provocations.

Les mêmes qui nous ramènent à la guerre froide sont les premiers à protester qu’ils n’en veulent à aucun prix le retour. Ils seraient plus crédibles s’ils veillaient à rassurer la Russie en même temps qu’ils rassurent pays baltes et Pologne. Il n’y aurait pour cela que deux choses à dire : la première, que les déploiements de forces sont exceptionnels et n’ont pas vocation à devenir permanents ; la seconde, que l’OTAN a fait le plein de ses membres et ne s’élargira en aucun cas et dans aucune direction à un nouveau membre.

La France aurait une belle occasion à saisir et s’honorerait en prenant à son compte cette double affirmation. La règle de l’unanimité en vigueur à l’OTAN lui donne les moyens d’empêcher ce qu’elle refuse. Mais, peut-être, est-ce déjà trop demander à une diplomatie qui, depuis longtemps, a désappris à dire non ? Notre retour dans l’organisation militaire intégrée ne doit pas nous priver de l’indépendance qui était la nôtre auparavant.

Sont signataires de cette tribune et membres de ce club : Bertrand Badie (politologue), Denis Bauchard (ancien ambassadeur), Henri Bentegeat (général), Claude Blanchemaison (ancien ambassadeur), Hervé Bourges (journaliste), Rony Brauman (médecin, essayiste), Jean-François Colosimo (essayiste et éditeur), Jean-Claude Cousseran (ancien ambassadeur), Régis Debray (écrivain), Roland Dumas (ancien ministre des affaires étrangères), Hervé de Charette (ancien ministre des affaires étrangères), Bertrand Dufourcq (ambassadeur de France), Anne Gazeau-Secret (ancien ambassadeur), Renaud Girard (journaliste), Henri Laurens (historien), François Nicoullaud (ancien ambassadeur), et Gabriel Robin (ambassadeur de France).

Lire l’article complet sur le site du Monde


[1] Présidé par l’ambassadeur Francis Gutmann, le Club des Vingt réunit d’anciens ministres des Affaires étrangères, des diplomates et des spécialistes des relations internationales, parmi lesquels Hervé de CHARETTE, Roland DUMAS, Bertrand DUFOURCQ, Francis GUTMANN, Gabriel ROBIN, Général Henri BENTEGEAT, Bertrand BADIE, Henri LAURENS, Denis BAUCHARD, Claude BLANCHEMAISON, Hervé BOURGES, Rony BRAUMAN, Jean-François COLOSIMO, Jean-Claude COUSSERAN, Régis DEBRAY, Anne GAZEAU-SECRET, Jean-Louis GERGORIN, Renaud GIRARD, François NICOULLAUD.


L’OTAN sert d’abord les intérêts américains ! Par Richard Labévière

Source : Proche et Moyen-Orient, Richard Labévière, 11-07-2016

Il est symptomatique que la première réaction du président américain Barack Obama au Brexit ait concerné l’indéfectible relation bilatérale Etats-Unis/Royaume-uni et l’avenir de l’OTAN. L’Union européenne, l’Europe de la défense, les politiques européennes en matière agricole, d’éducation, de migration ou de lutte contre le terrorisme… tous ces « machins » n’intéressent la Maison Blanche que dans la mesure où les intérêts américains sont concernés.

La priorité de Washington demeure l’OTAN, considérée comme un cheval de Troie au cœur de la vieille Europe vassalisée, transformée en marché unique et grande Suisse ennuyeuse. Mais l’OTAN sert aussi de VRP au complexe militaro-industriel américain et à ses millions d’emplois. Ainsi, Washington cherche, depuis les années Reagan, à faire payer aux Européens leur programme de « Guerre des étoiles », qui ne fonctionne pas et surtout, qui ne sert à rien ! Mais, si c’est bon pour les sociétés américaines, c’est donc bon pour l’ensemble de l’humanité…

Comme nos amis du Comité Valmy, nous sommes résolument pour une sortie complète de la France de l’OTAN, sinon pour le démantèlement de cette organisation. En attendant la concrétisation de ce voeux – qui nécessiterait un courage politique certain, notamment en matière de financement de nos propres capacités de défense -, faisons preuve de réalisme et essayons de peser et d’agir à l’intérieur de l’Alliance Atlantique pour essayer d’en modifier les objectifs !

La Guerre froide et la menace soviétique constituaient les fondements de l’existence de l’OTAN. Avec l’éclatement de l’URSS et la disparition du Pacte de Varsovie, la défense collective de l’espace euro-atlantique aurait du être refondée et réorientée. Au contraire et à l’initiative de Washington, l’OTAN se mit à multiplier les interventions hors de sa zone géographique initiale. Progressivement, elle se transforma en une espèce de Sainte Alliance occidentale face à un monde perçu comme étranger, hostile et conflictuel.

A partir de 2007 et des présidences Sarkozy et Hollande, la France poursuivit une politique délibérément atlantiste en rejoignant le commandement intégré de l’organisation. Nicolas Sarkozy pensait que la réintégration de la France dans le Commandement intégré de l’Alliance allait conduire à un renforcement de la PESD (politique de défense et de sécurité commune) dans le cadre de l’Union européenne. Nos partenaires n’en ont pas voulu, soulignant qu’il fallait éviter les doublons entre OTAN et UE. Sur ce plan, notre réintégration ne nous a rien apporté de positif si ce n’est quelques postes pour officiers généraux proche de la retraite ou déjà à la retraite. La réintégration a, aussi fait l’objet, à la demande de François Hollande, d’un rapport rédigé par Hubert Védrine assez décevant sur ses conclusions. J’y suis, j’y reste ! L’actuel président de la république avait pourtant critiqué la décision de son prédécesseur mais s’est bien gardé de revenir sur sa décision…

Aujourd’hui, les conséquences négatives de cette décision l’emportent nettement sur les avantages escomptés, mais une nouvelle sortie pourrait apparaître comme une volte-face dont la France aurait, sans doute, à payer les conséquences. Donc, la France éternelle reste dans l’OTAN. Dont acte ! Mais elle peut davantage y défendre positions, choix et priorités de différentes façons : en refusant de nouvelles opérations militaires hors zone, en s’opposant à l’élargissement à d’autres pays de l’Est notamment et en repoussant l’acquisition de nouveaux systèmes d’armements qui bénéficient d’abord au complexe militaro-industriel américain.

Pour préserver son indépendance et sa souveraineté en matière de politique étrangère et de défense, la France peut faire bien d’autres choses, en suivant notamment les recommandations du Club des Vingt1 : s’opposer à l’admission de nouveaux membres ; recentrer l’organisation sur le cœur de ses missions à savoir la préservation d’un lien transatlantique fondé sur l’inter-opérabilité entre armées alliées ; veiller à ce que les règles d’engagement évitent tout risque d’escalade et laisse le maximum de capacité de décision à nos autorités militaires nationales, par exemple dans la région des pays baltes ; décourager les interventions militaires hors zone en privilégiant, si des actions militaires s’imposent, des coalitions ad hoc ou le recours à l’Union européenne qui, seule a les moyens d’une gestion globale des crises ; refuser les grands projets coûteux, notamment les systèmes d’armements hérités de La Guerre des étoiles de Ronald Reagan ; recadrer le rôle du Secrétaire général qui, contrairement à la tendance actuelle, n’a pas qualité à promouvoir une politique qui lui soit propre. Les règles d’unanimité en usage à l’OTAN permettent à la France, par l’usage de son droit de veto, d’empêcher ce qu’elle refuse.

En définitive, l’OTAN pourrait être un forum dont les Etats membres s’emploient à rapprocher les points de vue pour normaliser la relation avec la Russie, pour stabiliser la situation de pays baltes ou encore pour peser sur la Turquie (deuxième armée de l’OTAN)… Ankara continue à jouer un rôle très ambigu en Syrie, en Irak et dans ses relations avec Dae’ch et d’autres organisations terroristes. Par ailleurs, il revient plus aux Nations unies qu’à l’OTAN de veiller sur la paix et la sécurité mondiales. La France dispose d’un siège de membre permanent de son Conseil de sécurité. Ne s’agit-il pas d’en optimiser les capacités afin d’œuvrer à la mise en chantier d’un nouveau système de sécurité collective.

Ce n’est certainement pas en déployant des soldats supplémentaires en Pologne et dans les Pays baltes, comme si Moscou allait attaquer demain matin, que l’OTAN va contribuer à la paix et la sécurité mondiales. Qu’on commence par lever les sanctions frappant la Russie afin de relancer la discussion et que l’UE cesse d’appliquer automatiquement ces mêmes sanctions décidées par Washington. Le Brexit devrait faire réfléchir les dirigeants européens, non seulement sur les plans de la défense et de la sécurité, mais aussi sur ceux de l’indépendance et de la souveraineté politiques.

Mieux informés, les peuples européens admettront de moins en moins que les directives européennes, qui vont jusqu’à décider de la consistance de leurs fromages, soient décidées et appliquées en fonctions des intérêts de Washington. Comme le déplorait récemment le directeur du mensuel Afrique-Asie, « l’ambition de l’Europe du général de Gaulle allait de l’Atlantique à l’Oural, celle des Eurocrates actuels va de l’Atlantique à l’atlantique… »

Richard Labévière
11 juillet 2016

1 Le Club des Vingt se compose de : Hervé de Charette, Roland Dumas, (anciens ministres des Affaires Etrangères), Bertrand Dufourcq, Francis Gutmann (président du Club), Gabriel Robin (Ambassadeurs de France), Général Henri Bentégeat, Henri Laurens (Professeur au Collège de France), Bertrand Badie (Professeur des Universités), Denis Bauchard, Claude Blanchemaison, Hervé Bourges, Rony BRAUMAN, Jean-François Colosimo, Jean-Claude Cousseran, Régis Debray, Anne Gazeau-Secret, Jean-Louis Gergorin, Renaud Girard et François Nicoullaud.

Source : Proche et Moyen-Orient, Richard Labévière, 11-07-2016

Les 7 péchés capitaux de la diplomatie française

Source : Alexandre Karal, 28-03-2016

Le Club des vingt* est un collectif d’anciens ministres, d’universitaires, d’auteurs et de diplomates. Il vient de publier Péchés capitaux, les 7 impasses de la diplomatie française, aux éditions du Cerf. Région par région, ce livre dresse l’inventaire des erreurs commises ces dernières années, selon les auteurs, par le Quai d’Orsay. Mais ils font plus que dénoncer les péchés de notre diplomatie, et exposent leur point de vue sur la marche qu’il conviendrait de suivre.

Le Club préconise ainsi de maintenir l’alliance avec les États-Unis, mais de cesser de s’aligner aveuglément sur leurs positions, de renouer avec la Russie, de dialoguer avec toutes les puissances régionales du Moyen-Orient, de se rapprocher des grands pays émergents ou encore d’adopter une ambitieuse stratégie africaine, notamment en s’appuyant sur la francophonie…

Il s’agit certes de recommandations qui relèvent souvent du bon sens, mais force est de constater qu’elles sont pourtant loin d’être suivies par nos dirigeants, et l’ouvrage a le mérite de le rappeler. Très dense, il balaie, sans pour autant s’attarder excessivement sur les détails, toutes les régions du monde – à l’exception notable de l’Amérique latine.

On pourra malgré tout déplorer qu’une partie du texte s’appuie sur l’idée (dont les auteurs admettent tout de même qu’elle n’est qu’hypothétique) d’une Union Européenne indépendante, solidaire et dotée d’une diplomatie forte. Et le moins que l’on puisse dire est que l’avènement d’une telle UE semble très lointain. Il eût été plus raisonnable de bâtir une stratégie diplomatique s’appuyant sur l’échelon national.

L’initiative n’en demeure pas moins salutaire, et ce petit livre offre dans un format synthétique et facile d’accès un retour à la tradition diplomatique française que l’on regrette tant : celle de l’équilibre, du pragmatisme et de la raison, de la mesure, de la patience, du temps long, et surtout, du sens aigu de l’intérêt national. Aussi, permettez-nous de vous citer le dernier paragraphe de l’ouvrage, car il en illustre bien l’esprit, et de vous en recommander la lecture complète :

« Le temps est révolu, où la France pouvait se dire « à l’avant-garde du monde ». Mais à une époque où le monde est toujours plus indéterminé, elle doit, par une intelligence des situations, éclairer la route commune. Dans un monde pluriel et divisé, elle peut, de surcroît, constituer un trait d’union, c’est-à-dire faire œuvre de médiateur. Parler avec tous et penser par elle-même. »

* Le Club des vingt est composé de :

Hervé de Charette, Roland Dumas, Hubert Védrine, Bertrand Dufourcq, Francis Gutmann, Gabriel Robin, Claude Blanchemaison, Denis Bauchard, Hervé Bourges, Rony Brauman, Jean-François Colosimo, Jean-Claude Cousseran, Régis Debray, Michel Foucher, Jean-Louis Gergorin, Renaud Girard, Henry Laurens, Pierre Morel, François Nicoullaud

Source : Alexandre Karal, 28-03-2016

 

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Commentaire recommandé

Logic // 13.01.2017 à 02h33

En quoi sortir de l’Otan comporterait davantage d’inconvénients que de bénéfices ? Et peut-on vraiment la réformer ou s’opposer au desiderata de l’Amérique ?

Il me semble qu’il en va de même que pour l’UE, ces monstres ne sont pas domptables, mieux vaut s’en éloigner au plus vite – pour ensuite faire des partenariats avec les uns ou les autres sur des bases plus saines et démocratiques.

70 réactions et commentaires

  • Logic // 13.01.2017 à 02h33

    En quoi sortir de l’Otan comporterait davantage d’inconvénients que de bénéfices ? Et peut-on vraiment la réformer ou s’opposer au desiderata de l’Amérique ?

    Il me semble qu’il en va de même que pour l’UE, ces monstres ne sont pas domptables, mieux vaut s’en éloigner au plus vite – pour ensuite faire des partenariats avec les uns ou les autres sur des bases plus saines et démocratiques.

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    • Thoraval // 13.01.2017 à 05h27

      Oui, c’est sûr, ce texte est vraiment crétin, il n’y a strictement aucun moyen de réformer ou de s’opposer aux desiderata de l’Empire…

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    • Ovuef2r // 13.01.2017 à 07h18

      Il semble que, militairement, l’OTAN amène à la France quelques matériels dont elle est démunie ou du moins a peu de stocks, avion ravitailleur, bombes « intelligentes » et autre quincaillerie dont le renouvellement, la création ou l’acquisition n’ont pas été jugés utiles pour des raisons budgétaires…
      Sortir de l’OTAN impliquerait donc d’augmenter significativement les coûts et attendre que le matériel arrive.
      Et, oui, nous pourrions nous opposer, pas seulement dans l’OTAN, a des décisions stupides, c’est aussi vrai a l’ONU et ailleurs mais la France n’est plus que le second caniche des US, depuis que le premier s’est mis en retrait tout est fait pour montrer au maître que nous sommes à ses côtés et même parfois nous cherchons à prendre le devant pour être bien vu (Iran, Syrie en 2013, et j’en passe) pour nous apercevoir piteusement que le chef a changé d’avis.

      PS, pour Olivier, je voudrais signaler que le [1] renvoie sur un site dont je crois qu’il est mal vu de faire mention plutôt qu’à la note de bas de page…

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      • Logic // 13.01.2017 à 08h19

        Participer aux guerres de l’Otan engendre aussi des coûts économiques considérables (combien la France a-t-elle dépensées en Libye, en Syrie,…) et Trump promet de faire payer ses alliés pour les interventions américaines.

        Juste les positions de la France à l’ONU sont aussi à revoir, dans ce cas on peut penser qu’une sortie conjointe de l’Otan et de l’UE le permettrait davantage.

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      • Pierre Bacara // 13.01.2017 à 08h35

        « Sortir de l’OTAN impliquerait donc d’augmenter significativement les coûts et attendre que le matériel arrive ».

        Une sortie de l’OTAN impliquerait une diminution du nombre d’Opex, donc une diminution des moyens nécessaires pour les mener.

        Le seul inconvénient concret serait une diminution de l’expérience des personnels – ce dont par ailleurs lesdits personnels, actuellement éreintés, ne se plaindront peut-être pas.

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        • Ovuef2R // 13.01.2017 à 09h41

          Pour autant que je sache notre implication dans les « opex » a été décidée par nos deux derniers présidents, pas par l’OTAN. L’un (en Libye) comme l’autre (au Mali) ont décidé seuls , sans demander (officiellement) à leurs « alliés » et encore moins au parlement !
          Pour finir en vantant l’action de nos troupes et déclarer « plus beau jour de ma vie » leur arrivée sur le sol « libéré » entourés par des populations « amies ».
          Pourtant à chaque fois l’aide de l’OTAN ou au moins des US a été nécessaire à l’accomplissement de la tâche, en Libye nous manquions de bombes, au Mali de ravitailleurs.

            +8

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          • Raoul // 13.01.2017 à 14h45

            Pour la Libye, ça a été une opération menée sous mandat de l’ONU, celui-ci suffisamment imprécis pour autoriser à peu n’importe quoi. L’opération a été dirigée par l’OTAN, mais la France s’est largement mise en avant et son armée a été cueillir des lauriers en participant à la destruction d’un pays.

            Pour le Mali cela ne concernait effectivement que la France, comme nombre d’opérations en Afrique, là où les intérêts de la France et des États-Unis sont souvent divergents. Mais ce dernier type d’opération coûte cher, surtout quand on est déjà engagé sur d’autres fronts (Afghanistan, Syrie).

            Il existe un domaine où la collaboration avec l’OTAN est indispensable, c’est la couverture satellitaire puisqu’on ne peut plus se passer de moyens de télécommunications corrects. La France possède ses satellites Syracuse, mais doit faire appel aux moyens alliés si la couverture ne suffit pas.

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          • Pierre Bacara // 14.01.2017 à 03h50

            L’OTAN ET LE PORTEFEUILLE.

            Rien que pour l’armée de l’Air, on peut ajouter, outre l’opération CHAMMAL menée depuis la Jordanie, la participation active aux TEI (Trilateral Exercise Initiative) – des exercices de grande ampleur en coopération avec l’U.S Air Force et la Royal Air Force aux Etats-Unis ; aux exercices NATO Tiger Meets ; aux TLP en Espagne ; aux Maple Flags au Canada ; aux Bold Quest (Etats-Unis) ; aux Angel Thunders ; au Joint Warrior puis au Griffin Strike avec la Royal Air Force, sans compter l’exercice Serpentex auquel étaient conviées en France, en 2016, douze forces aériennes de l’Otan.

            Une heure de maintenance d’un mirage 2000D coûte en moyenne 8.000 euros ; 15.000 pour un Rafale. Une heure de vol de Mirage 2000D coûte 10.000 euros ; plus pour un Rafale (il ne s’agit que d’ordres de grandeur approximatifs).

            Evidemment, on ne parle là que de l’armée de l’Air.

              +2

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        • Steph // 14.01.2017 à 12h06

          D autant plus que c est le contribuable qui paie pour que des entreprises privees fassent des affaires par apres, resources naturelles, reconstruction du pays,… J ai ete rapatrie de Libye ou je donnais des cours de francais. L Etat francais ne nous a aides en rien a notre retour, nous avons tout perdu mes collegues et moi. Deux mois plus tard un avion etait affrete par l Etat avec des politiques et une cinquantaine d hommes d affaires pour la Libye. La guerre n etait pas encore terminee que l on se partageait deja les parts du gateau. J ai les ai vomis car je n ai pas pu digere.

            +4

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      • Cédric // 13.01.2017 à 08h48

        on a un rabais sur les armes avec la carte OTAN ?

          +18

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      • PatateMystere // 13.01.2017 à 11h15

        Je dirais plutôt l’inverse. Participer à l’OTAN permet de participer à l’élaboration des normes militaires STANAG. Ces normes font référence dans une grande partie du monde. C’est un avantage certain pour les fabricants de matériel militaire.

          +3

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        • HERE // 13.01.2017 à 13h11

          Donc on fait partie de l’OTAN pour commercer mieux nos armes?

            +8

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          • Pierre Bacara // 14.01.2017 à 04h13

            « Donc on fait partie de l’OTAN pour commercer mieux nos armes ? »

            Cela peut paraître simplificateur mais ce n’est pas faux.

            Participier à des opérations et à des exercices avec des forces étrangères a pour résultat de maintenir les forces d’un pays « dans le bain » technologique et de faire le tri entre les idées qui marchent et celles qui ne marchent pas.

            Exemple choisi au hasard pour sa simplicité : en décembre 2015, la Luftwaffe a envoyé à Incirlik six Tornado de reconnaissance pour participer à INHERENT RESOLVE en Syrie et en Irak. Les avions étaient équipés de nacelles israéliennes infrarouge ReccLite afin de pouvoir opérer également de nuit. Ces missions nocturnes ont révélé que l’éclairage des tableaux de bord des Tornado… éblouit les pilotes et brouille leur vision des instruments, rendant les missions nocturnes impossibles.

            C’est ballot, hein… Des détails comme celui-là, il y en a des milliers, et tous ne sont pas aussi simples.

              +2

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          • Steph // 14.01.2017 à 13h13

            Non mais etant donne que l OTAN est belliqueux, cela profite aux marchands d armes.

              +4

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        • yann 35 // 13.01.2017 à 17h56

          En effet ! c’est pour cela que nous achetons désormais nos fusils à l’étranger !!!
          http://www.ladepeche.fr/article/2016/09/23/2425116-armee-francaise-dote-nouveaux-fusils-assaut-allemands-hk.html
          beau résultat de l’UE et de l’OTAN, la France achète ses fusils aux allemands pour renforcer les liens blablabla … n’eut il pas été préférable de maintenir nos usines en France ? le type qui se prend une balle voit-il une différence si cette dernière est aux normes OTAN ou pas ???

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          • black micmac // 14.01.2017 à 00h29

            Les munitions de nos soldats ne sont déjà plus fabriquées en France.

            notre défense dépend désormais du bon rapport que entretenons avec nos fournisseurs. c’est à dire des pays étrangers avec qui nous ne serons pas forcément tout le temps d’accord.

            nous ne sommes plus ni indépendant, ni souverain.

            d’ailleurs, maintenant ils veulent carrément louer le matériel militaire pour faire soit disant des économies.

            l’armée va finir par aller à kiloutou.

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            • yann 35 // 14.01.2017 à 09h51

              sans parler du fait que nos soldats doivent s’acheter eux-mêmes du matos s’ils veulent être plus efficaces et mieux protégés … nos ne sommes plus dans une logique saine, mais dans une logique commerciale de mercenariat. Merci l’UE, l’Otan et Black water !!! le 1er objectif de nos forces est de protéger la France, au lieu de ça, nous sommes devenus la chair à canon des oligarques …

                +6

              Alerter
  • BEOTIEN // 13.01.2017 à 03h33

    La question est de savoir si nous sommes encore indépendant. A voir comme nous n’avons cessé, depuis l’arrivée au pouvoir de Sarkozy de non seulement nous aligner sur les US mais aussi de manger notre chapeau lorsque nous constations écoutes et autres intrusions.

    L’Histoire récente nous a assez appris de quoi sont capables les US pour maintenir des pays dans leur giron pour se demander si nos gouvernants n’ont pas été mis en position de ne plus pouvoir dire non.

    Je songe notamment à tout ce que Snowden à révéler de la puissance du renseignement électronique américain. Donc de son pouvoir de pression. Pas même sur le mode actif. Car il suffit de priver un allié de l’information obtenue pour l’affaiblir. Notamment face au risque terroriste.

      +30

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    • Thoraval // 13.01.2017 à 05h30

      Comme tous les politiques se sentent coupables de quelque chose, il est facile de laisser croire qu’une info est détenue sur eux mais que c’est secret défense )))

      C’est une bonne blague où les services prétendument secrets gagnent à tous les coups…

        +9

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  • numaroumestan // 13.01.2017 à 05h10

    Les clubs du type club des vingt rassemblent des serviteurs de quelque pouvoir que ce soit, aussi ignoble soit-il, à partir du moment où ce pouvoir leur donne un peu d’avoine à manger.

    Il y a des années que ce club accepte la tyrannie de l’occident globalitaire. Ses membres s’écrasent toujours devant les puissants du jour….Ils n’ont jamais pris la tête de mouvements « frondeurs ».

    Lors de leur dernier dîner le repas était peut-être un peu plus lourd que d’habitude. Cela a réveillé quelques aigreurs avant qu’ils ne retournent dormir.

      +10

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  • Gilles bernadou // 13.01.2017 à 05h32

    Le seul parti a proposer la triple sortie, euro, ue, Otan est l’upr.
    Tout le reste n’est que bla-bla.
    Soit on s’y met, soit on perd son temps
    Et le temps nous est compte.
    Avril-Mai: election présidentielle france
    juin-Juillet: explosion des hostilites en vue prise de control final
    Deb nov: remise a zéro
    Il faut juste savoir ce que l’on veut et arrêter de tergiverser; les solutions mi figue mi raisin, ça ne marche jamais.
    On fait ou on fait pas; on n’a plus le temps de ne pas avoir le courage de décider.
    Je vous souhaite bonne chance a tous.

      +43

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  • caliban // 13.01.2017 à 05h44

    Ces textes ont été écrits en juillet. Entre temps il me semble que le Président élu aux Etats-Unis a fait quelques déclarations sur l’Alliance atlantique nord, sa quasi obsolescence (http://www.la-croix.com/Monde/Donald-Trump-peut-retirer-Etats-Unis-lOtan-2016-11-09-1200801913)

    Sans réaction d’ailleurs de la part de nos dirigeants français. Ou alors je n’ai pas vu.

      +11

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  • Globule rouge // 13.01.2017 à 06h18

    l’otan cree contre la menace sovietique, oui, mais contre le pacte de varsovie, non.
    Le pacte de varsovie a ete presenté comme une reaction a la creation de l’otan.

      +28

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    • John // 13.01.2017 à 07h18

      Tout à fait, l’OTAN a été créé en 1949 et le Pacte de Varsovie en 1955.

        +25

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    • Fritz // 13.01.2017 à 09h38

      Plus exactement : le Pacte de Varsovie a été créé pour réagir à l’intégration de la RFA dans l’OTAN, ce qui rappelait aux Soviétiques de très mauvais souvenirs (1812 et 1941).

      La Grande Armée multinationale de Napoléon comptait plus de 100 000 Allemands lorsqu’elle franchit le Niémen. Et l’agression nazie fut présentée comme une « croisade européenne contre le bolchevisme ».

        +21

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    • dupontg // 13.01.2017 à 09h46

      tout à fait et le pacte de Varsovie n’a ete créé que parce que la RFA integrait l’OTAN

        +11

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    • ARDUS // 13.01.2017 à 17h02

      Oui, cette erreur historique est d’ailleurs stupéfiante de la part d’un aéropage de tel niveau.

        +4

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  • Tchoo // 13.01.2017 à 06h24

    Alors là bravo. Ils sont schizo ou quoi. Faut rester dans l’état tout en étant d’accord sur rien. A tout le moins c’est un manque de courage

      +15

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  • Dizalch // 13.01.2017 à 06h28

    Il est totalement péremptoire de leur part, bien qu’ils aient raisons sur plusieurs points, d’affirmer « qu’il y ait plus de désavantages que d’avantages à sortir de l’OTAN ». C’est même l’expression totalement inverse de leur soit disant pensée de fond…
    Et, tout comme pour l’Euro, c’est oublier que la France a existé et rayonné sans l’OTAN et sans l’Euro… Mais il semble que certaines idées « préconçues » ont la vie dure…

      +33

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    • informaticien // 14.01.2017 à 10h04

      Je suis toujours dubitatif sur le fait qu’un pays doive rayonner. Il y a un peu trop de bric a brac dans le rayonnement. le roi soleil, l’empire colonial, la révolution, les artistes, les prix nobels etc.

      Si un pays arrive a ne pas asservir sa population et possède une indépendance économique et diplomatique, c’est déjà pas mal.Une position qui nous donnerait assez d’assurance pour avoir un dialogue riche avec qui on veut.

      Si ce résultat devait inspirer d’autres pays, très bien pour eux, et bienvenus, mais c’est plus un sous produit qu’un objectif à mon goût.

        +4

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  • LBSSO // 13.01.2017 à 06h52

    Extraits .Je vous laisse deviner son auteur.

    « L’OTAN est dans une fuite en avant dans les missions qui l’éloignent de ce qu’elle est -une alliance militaire- pour devenir l’organisation politique de l’occident ».
    « Cette dérive avait été, jusque-là, rejetée par la France hostile à l’idée d’un gendarme d’un monde occidental bien pensant « .
    « (…). Et le risque, c’est que nous perdions sur tous les tableaux. La France en sortira minorée, l’Europe empêchée, l’Alliance Atlantique empêtrée .
    Voilà pourquoi le Parlement devait être saisi de ces choix . Pour les approuver ou pour les rejeter. En tout cas, pour alerter les Français.
    Nous allons perdre en indépendance ce que nous ne gagnerons pas en sécurité. Nous allons être entraînés sur des terrains et des opérations où nous ne voulons pas aller. »

    Motion de censure
    Assemblée nationale 8 4 08
    Intervention de F. Hollande

      +17

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  • Fabrice // 13.01.2017 à 07h06

    Il est clair que nous avons avec le repositionnement imposé par Sarkozy sacrifié notre position de médiateur pour une position de supplétif.

    Nous avions la position idéale pour servir de lien entre la Russie et les USA, et d’interlocuteur avec le moyen-orient, mais pour satisfaire certains inconscients nous nous sommes décridibilisés dans le monde.

    Tant d’efforts de positionnement idéal pour la diplomatie et le droit internationale sacrifié aux intérêts d’une sphère qui n’en a cure, nous reléguant au rang de marionnette cela relève vraiment de la trahison.

      +55

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    • placide // 13.01.2017 à 08h00

      Alors qu’il est de notoriété publique que l’opération de sabotage a laquelle s’est livré Sarkosy est un acte de trahison, qu’attend-t-on pour le mettre en examen ?

        +38

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    • Dominique // 13.01.2017 à 09h33

      « le repositionnement imposé par Sarkozy »

      … Et validé par notre passivité et la complicité de la classe politique dans son ensemble.

        +14

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  • Dizalch // 13.01.2017 à 07h48

    Pour remettre en perspective l’affirmation erronées de ces messieurs sur les désavantages l’emportant sur les avantages d’une sortie de l’OTAN, voici, sur deux jours seulement, les agissements et discours de son plus important membre:
    http://www.zerohedge.com/news/2017-01-12/american-troops-roll-poland-largest-deployment-cold-war
    Des troupes Américaines arrivent en Pologne pour ce qui est le plus gros déploiement depuis la fin de la guerre froide (1989).
    +
    http://www.zerohedge.com/news/2017-01-12/china-daily-tillersons-disastrous-actions-would-set-course-devastating-confrontation
    Le China daily; les actions désastreuses envisagées par Tillerson (ministre des Aff. étrangères de Trump) conduiraient à une confrontation désastreuse. (…) Si les équipes diplomatiques de Trump préparent les relations Sino-US sur ces bases-ci, les deux camps feraient mieux de se préparer à pour un clash militaire.

    CQFD pour qui est « belliqueux » et cherche la guerre/tensions sur tous les fronts…
    My2cents

      +13

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    • christian gedeon // 13.01.2017 à 10h58

      Mattis,comme Tillerson sont en mission,en quelque sorte…les attaques contre Trump pour sa supposée allégeance à Poutine lui ont causé bien des problèmes ….Tillerson et Mattis sont là en contre feux,je crois.Du style vous voyez bien que la nouvelle administration ne va rien lâcher en ce qui concerne Russie et Chine…je crois…j’espère.Parce que sinon,cela signifierait que le syndrome Hillary Clinton frappe à nouveau aux US…

        +6

      Alerter
    • Raoul // 13.01.2017 à 11h55

      Trump, s’il est pour une amélioration des relations avec la Russie, n’a jamais caché sa volonté de fermeté (le mot est faible) face à la Chine et, aussi, sa volonté de remettre en cause les accords avec l’Iran. Ce n’est pas un pacifiste et sa politique, s’il la mène conformément à ces objectifs, pourrait bien conduire à de très graves tensions, voire une confrontation militaire.

      Quant à Tillerson, comme tous les autres membres du gouvernement pressentis par Trump, il doit montrer patte blanche au Sénat. Cela peut expliquer pas mal de choses, notamment cette sensation de reculade vis-à-vis de la Russie. Mais il se peut aussi que le complexe militaro-industriel ait réussi à reprendre en mains les manettes et convaincre Trump de suivre la politique qui lui sera dictée, à défaut d’en faire son pantin docile.

        +9

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  • Dizalch // 13.01.2017 à 07h49

    Suite:
    http://www.zerohedge.com/news/2017-01-12/israeli-jets-bomb-damascus-military-airport-syria-vows-it-will-respond-flagrant-atta
    Des Jets de l’armée Israélienne bombardent l’aéroport militaire de Damascus. La Syrie jure qu’elle répondra a une attaque flagrante.
    +
    http://www.zerohedge.com/news/2017-01-12/gen-mattis-russia-principal-threat-us-security
    « Mattis response was that « the world order is “under biggest attacks since WW2, from Russia, terrorist groups, and China’s actions in the South China Sea,” »
    La réponse de Mattis (Sec. d’état à la déf. de Trump) a été: « l’ordre mondial est sous la plus grande attaque depuis la WW2, de la part de la Russie, des groupes terroristes, et des actions de la Chine au sud de la mer de Chine ».

    CQFD pour qui est « belliqueux » et cherche la guerre/tensions sur tous les fronts…
    My2cents

      +8

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  • LBSSO // 13.01.2017 à 07h56

    -2009,date de la décision de N Sarkosy, H Védrine (membre de ce club) dans le Monde:
    « Pourquoi il faut s’opposer à une France atlantiste »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2009/03/05/pourquoi-il-faut-s-opposer-a-une-france-atlantiste-par-hubert-vedrine_1163673_3232.html
    -Dans son rapport de 2012 et lors de son audition au Sénat dans le cadre de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées :
    « Globalement, je fais donc un bilan assez mitigé des apports de notre réintégration dans le commandement militaire de l’OTAN  »
    http://www.rpfrance-otan.org/Audition-de-M-Hubert-Vedrine-a-la
    -2016,7 ans plus tard,dans ce billet :il faut repenser le rôle de la France dans l’OTAN

    On n ‘a pas beaucoup avancé .
    L’élection de D Trump ,une opportunité ? Sortir de l’Otan ? Une réelle défense européenne ? A quand le prochain rapport ?

      +10

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    • caliban // 13.01.2017 à 09h19

      Pourquoi nécessairement « avancer » ? Pourquoi ne pas plutôt faire le constat d’une erreur et revenir à la situation précédente ?

      L’alternative d’une défense européenne présente le même défaut que l’Alliance atlantique Nord. Celle de rendre caduque la politique de défense nationale, historiquement (depuis de Gaulle) basée sur la dissuasion nucléaire.

      La dissuasion nucléaire rend inutile les alliances militaires et assure l’indépendance géopolitique du pays (= la France est libre de ses alliances diplomatiques et de ses décisions au Conseil de Sécurité).

      Personnellement, je ne vois pas
      • de meilleure stratégie tant que la question de la destruction des arsenaux n’est pas à l’ordre du jour
      • ce qu’apporterait à la France une défense européenne sinon la perte de son indépendance

      J’ajoute concernant la Défense européenne, que c’est probablement le siège permanent de la France au Conseil de sécurité qui est en ligne de mire. Le projet des eurolâtres étant de donner ce siège à l’UE.

        +14

      Alerter
      • Alfred // 13.01.2017 à 10h15

        C’est exactement cela. Nous avons tout à perdre dans cette histoire et le fait de refiler le siège permanent de la France au conseil de sécurité à l’Union européenne est bien sur un objectif caché qui tout d’un coup deviendra dans l’air du temps….
        Un beau jour on verra fleurir des articles la dessus dans toute la presse. Pas maintenant mais d’ici dix ans c’est sur.

          +10

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        • HERE // 13.01.2017 à 13h23

          D’un autre coté, vu le niveau de compétences de nos hommes politiques en matière de sécurité, avec ou sans bombe H, on est déshabillé face au monde. Le seul « non » significatif au conseil de sécurité (et à l’ONU) a été celui de Villepin. Depuis, Pff!

            +3

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          • Alfred // 13.01.2017 à 16h16

            Les hommes politiques ça se change (au moins par le vieillissement). Ce siège une fois perdu le sera pour toujours.
            Quel pays accepterait de perdre un avantage comparatif / leg du passé gratuitement? Aucun.

              +5

            Alerter
      • LBSSO // 13.01.2017 à 11h43

        -« Ma grand-mère me disait : si au bout d’une demi-heure ta mayonnaise n’a pas pris, jette l’ensemble, reprend un nouvel œuf et de la moutarde nouvelle et mets toi sérieusement au travail. Cela relève désormais de l’urgence vitale »
        « Cela fait 60 ans que le processus de construction de la défense européenne ne fonctionne pas, que dans un monde qui va très vite la politique des petits pas nous fait reculer. (…) il ne se passe rien. »
        General V Desportes
        C’est en ce sens que je trouve qu’H Védrine n’avance pas. Sans doute est-il plus un homme de compromis, adepte des petits pas (diplomate) et V Desportes plus tranchant ,dans la rupture (militaire). Une question de personnalité ?

        -Sur le poids militaire français ,un autre angle, inquiétant, rejoignant le vôtre.
        J’ignore si ,l’Allemagne,cette « grande Suisse » va opérer un virage stratégique mais :on devine le souhait US (cf dernière visite B Obama) ;elle prend le leadership sur certains projets industriels (Ex: drone).

          +8

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        • TienTien // 13.01.2017 à 12h09

          Je crains que l’Allemagne soit de plus en plus loin d’être (ou de rester) une « grande Suisse ». Elle me semble, bien au contraire, prendre de plus en plus nettement la tête du nouveau mouvement « drang nach Osten ».

          http://www.mondialisation.ca/allemagne-le-vert-joschka-fischer-veut-un-rearmement-national/5567872

            +9

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          • LBSSO // 13.01.2017 à 13h35

            Je crains que vous n’ayez mal lu votre lien.Remilitarisation de l’Allemagne : OUI.Une marche vers l’est ,la “drang nach Osten”:NON.
            J Fisher et dans le lien :
            « Il conclut d’un éventuel rapprochement entre Moscou et Washington sous le nouveau président américain Donald Trump, que l’Allemagne devrait moderniser massivement son armée et ce indépendamment de l’UE et, dans la mesure du possible, en coopération avec la France. »
            « Il a esquissé un scénario dans lequel le président russe Vladimir Poutine et Trump tentent « de déstabiliser l’UE en soutenant les forces et les mouvements nationalistes parmi ses États-membres.  »
             » Ces derniers[media allemands] craignent maintenant un rapprochement entre Washington et Moscou aux dépens de l’UE et surtout de l’Allemagne. »

            JF craint que le rapprochement US/Russie au détriment de la Chine ne se fasse au détriment de l’Allemagne (commerce avec Chine).

            Il renvoie donc dos à dos les US et Russie ,ce qui n ‘a rien à voir avec une marche vers l’Est.

              +3

            Alerter
  • Dizalch // 13.01.2017 à 08h01

    Suite des agissements du plus gros membre de l’OTAN:
    https://theintercept.com/2017/01/12/rex-tillerson-wants-to-provide-saudi-arabia-with-more-help-to-bomb-yemen/
    je traduis l’intro:
    « Depuis 21 mois, une coalition de Nations, dirigée par l’A.S. a bombardée sans relâche le Yemen, utilisant des armes de fabrications US et UK, ainsi que du renseignement, dans une guerre qui a dévastée le Yemen et tuée plus de 10 000 civiles.
    Il y a des preuves abondantes que le fort taux de morts civils est un résultat volontaire, et non accidentel, des attaques de l’A.S. (…)
    Tillerson ne veut pas les empêcher de continuer mais leur fournir plus de renseignement de cibles. (…)
    Pendant son administration, Obama a vendu pour plus de 115 Milliards d’armes à L’A.S., plus que tout autre président.
    cqfd

      +20

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  • BA // 13.01.2017 à 09h05

    Un article très important :

    Mercredi 20 janvier 2016 :

    Ni vu ni connu, Hollande veut réintégrer pleinement la France dans l’Otan.

    Le gouvernement, très discrètement, a déposé un projet de loi qui prévoit la réintégration totale de la France dans l’OTAN. Sarkozy avait commencé le travail, Hollande rompt définitivement avec la tradition d’indépendance de la France en matière militaire.

    http://www.marianne.net/connu-hollande-veut-reintegrer-pleinement-france-otan-100239545.html

      +10

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  • BA // 13.01.2017 à 09h07

    Les Etats-Unis forment les vassaux qui serviront les intérêts des Etats-Unis : ces vassaux sont appelés les « Young Leaders ».

    Un vassal des Etats-Unis peut être recruté dans les partis politiques de droite, mais il peut aussi être recruté à gauche.

    Young Leaders français recrutés à gauche : Frédérique Bredin, Matthias Fekl, François Hollande, Anne Lauvergeon, Bruno Le Roux, Emmanuel Macron, Arnaud Montebourg, Aquilino Morelle, Pierre Moscovici, Fleur Pellerin, Alain Richard, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, …

    Young Leaders français recrutés à droite : Julien Aubert, Nicolas Bazire, Jeannette Bougrab, Jérôme Chartier, Yves Censi, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Léotard, Emmanuelle Mignon, Eric Raoult, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, …

    Source :

    https://frenchamerican.org/youngleadersclasses

      +34

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    • HERE // 13.01.2017 à 13h27

      D’ailleurs, ça me fait penser que certains états voyous dans le monde scrutent le paysage politique français en activant ses dormants dans chaque courant d’idées, selon le vent et ses propres intérêts.

        +1

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  • jessim // 13.01.2017 à 09h12

    OTAN-UE : même combat.
    C’est toujours la même musique, croire que l’on peut réformer une structure internationale réunissant des pays à composantes et à stratégies différentes est juste une utopie. Et ces dernières années, ce n’est plus une structure défensive mais clairement une structure qui vise à fomenter des guerres à l’instar de l’Ukraine qui vient de comprendre à ses dépens que les occidentaux ne sont pas fiables.

    Il est urgent que la France retrouve son indépendance et sa capacité de prendre des décisions dans l’intérêt de son peuple et non dans l’intérêt d’oligarques apatrides, mais au vu de ce qui se présente à la présidentielle, je ne suis vraiment pas optimiste.

      +15

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  • Duracuir // 13.01.2017 à 09h25

    Les signataires de cette tribune étant tout sauf des imbéciles, j’ai du mal à comprendre le but. Ou plutôt, j’ai du mal à comprendre à qui il s’adresse.
    Depuis 2004 et la gifle du « NON » à l’ONU sur l’Irak, les USA et leur komintern néocon ont mis le turbo pour mettre tous les « alliés » à la botte.
    Au vu de comment les services US traitent leur propre président élu, et vu qu’il est prouvé que la NSA a espionné tous le monde y compris les chefs d’état, on peut facilement en déduire qu’ils ont acheté tous ceux qu’ils ont pu(les plus nombreux et de loin) et tiennent par les c… les autres avec des dossiers. Chacun a, au moins, une chose à cacher. Alors quelqu’un qui a une vie politique derrière lui…
    Il semble que ces gens aient considérablement durci leur attitude et que depuis 10 ans, c’est clairement : « vous êtes AVEC nous ou CONTRE nous », T.I.N.A. Les signataires le savent puisqu’ils parlent, avec euphémisme, « d’inconvénients » à sortir de l’OTAN.
    Alors, je ne comprends pas la démarche.

      +9

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    • Olivier77 // 13.01.2017 à 11h46

      Ils nous tiennent politiquement en ayant « formé » une classe politique et économiquement, notamment avec le rachat des activités turbines Alstom, ce qui peut poser un problème avec notre parc nycleaire (chantage), ou simplement militaire avec les catapultes du cdg.
      Un étrange partenariat de type mafieu.
      Trouver un deuxième De Gaulle risque d’être très compliqué et il faudra être prêt à accepter de gros sacrifice.

        +7

      Alerter
      • Duracuir // 13.01.2017 à 12h29

        de type Vercingérotix?
        La seule manière dont les Grecs du IIe siècle av JC auraient pu se débarrasser de l’emprise romaine aurait été de s’allier avec Carthage. Ils ne l’ont pas fait.
        Le seule manière qu’ils auraient eu de se débarrasser de l’oppression romaine au Ier siècle AV JC aurait été de s’allier avec la révolte de Spartacus ou de profiter de la guerre civile Pompée-Cesar.
        Ils ne l’ont pas fait.
        Vercingétorix a essayé avec quelques peuples gaulois avec le résultat qu’on sait.

          +3

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      • Thierry Saladin // 13.01.2017 à 14h39

        Surtout qu’en 1940, un de Gaulle, on aurait même pu ne pas en avoir du tout.
        La probabilité était très faible. Et puis, il avait fallu un désastre, militaire et puis politique.

        S’agissant maintenant d’en trouver un second…
        La probabilité est évidemment inchangée.
        Quant au désastre…?

          +1

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  • Fritz // 13.01.2017 à 09h51

    Soyons clair : LA FRANCE DOIT SORTIR DE L’OTAN.

    Elle en était déjà sortie en 1966, n’en déplaise aux révisionnistes qui prétendent qu’elle s’est simplement « retirée du commandement militaire intégré de l’Otan ». En effet :

    – les troupes américaines stationnées en France ont dû évacuer leurs bases
    – le QG de l’OTAN a dû déménager en Belgique
    – à Saint-Germain en Laye, le lycée de l’OTAN est devenu le lycée international

    Pour ceux qui douteraient, cet extrait du livre d’Alain Peyrefitte (C’était de Gaulle, t. II, 1997, p. 73) :

    « L’Alliance est souhaitable tant qu’une menace subsiste à l’Est ! L’Alliance, oui, mais pas l’OTAN, pas l’organisation militaire intégrée aux ordres des Américains. »

    La France était restée partenaire de l’Alliance atlantique, mais sous de Gaulle et Pompidou, elle défendait son indépendance face aux deux blocs.

      +21

    Alerter
  • Raoul // 13.01.2017 à 10h25

    Piètre analyse qui oublie d’expliquer à quoi sert l’Otan pour les États-Unis. Car il ne l’ont pas créée par pur altruisme pour contrer la menace soviétique. Il s’agissait d’entrée de jeu de soumettre complètement les états européens aux intérêts des États-Unis et, de fait, de leur interdire toute intervention militaire non autorisée. Quand vous connaissez les buts réels, vous connaissez aussi les inconvénients pour vous.

    Alors, je ne vois pas en quoi les inconvénients de sortir de l’OTAN pourraient être plus importants que les avantages. L’indépendance de notre pays ne se monnaye pas.

    Et, même si on ramène cela à une question purement financière, il faudrait voir ce que nous coûte réellement notre intégration à l’OTAN : achat de matériel fourni par les États-Unis alors même qu’on possède un matériel équivalent, mais non certifié OTAN, mise aux normes OTAN de tous nos systèmes (ce qui entraîne aussi l’abandon de nos méthodes de travail pour prendre celles imposées par les États-Unis), participation aux guerres de l’Empire.

    Et, de toute façon, quand il s’agit de défendre nos intérêts propres (je ne me prononce pas sur leur pertinence), il faut, de toute façon, utiliser nos moyens, d’où, pour nous, un double coût. Cela ne pourra pas durer longtemps et on perdra à terme nos capacités d’intervention autonomes comme c’est le cas de la plupart des pays européens.

      +14

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  • Louis Robert // 13.01.2017 à 10h55

    Lorsqu’on est d’un pays, ce qui nous importe le plus, ce n’est pas l’Empire, ce n’est pas l’OTAN, ce n’est pas l’UE — ce ne sont pas ces « grands ensembles »… — c’est notre pays. Pour être précis, lorsqu’on est Français, c’est la France qui nous importe.

    Comme chacun sait, ces grands ensembles ne servent plus que les intérêts de l’Empire. En d’autres termes, l’Empire exerce son pouvoir hégémonique de telle façon que tout se passe désormais comme si les pays membres n’étaient plus que ses vassaux, dont il exige de coopérer chaque jour davantage, n’ayant plus les moyens de ses politiques hégémoniques qui ne sont plus, littéralement, que folie de grandeur.

    Comme l’a toujours su de Gaulle, l’issue est dans un retour à la souveraineté nationale, pleine et entière, qui est Liberté. Égalité et Fraternité si, mais d’abord Liberté.

    À Lear devenu fou, Kent lance cet adieu solennel:

    « Fare thee well, King. Sith thus thou wilt appear,
    Freedom lives hence, and banishment is here…
    Thus Kent, O Princes, bids you all adieu;
    He’ll shape his old course in a country new. »

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  • JP // 13.01.2017 à 12h02

    La décision de De Gaulle de sortir de l’OTAN et de développer une force de frappe nucléaire nationale reposait surtout sur des considérations personnelles et purement politiques, ce que les USA n’ont pas du tout apprécié et l’on fait savoir. Mais sur le plan stratégique il y avait entre autre un biais fondamental. On estimait alors à 10mn maximum le délai entre la détection de missiles nucléaires lancés d’Union soviètique et la décision gouvernementale d’y répondre. Hors la détection était faite par le réseau radar du Norad totalement contrôlé par les USA. En simulation une petite bombe atomique sur Paris ou sur la rade de Brest donnait des résultats si dévastateurs qu’il valait mieux que ce bras de fer stupide ne reste qu’un gigantesque bluff. Mais lors de la crise de Cuba De Gaulle malgré son anti américanisme notoire, avait assuré Kennedy du soutien militaire et atomique de la France face à Kroutchev
    Il serait vital que notre beau pays garde sa liberté de décision et ne se laisse pas entrainer de nouveau dans un désastre mondial et d’abord européen par un jeu d’alliance comme en 1914 en 1940. Réintégrer complètement l’OTAN est une des plus grandes erreurs de Sarkosy.

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  • TienTien // 13.01.2017 à 12h02

    Je suis surpris de ne pas trouver le nom de H. Védrine dans la liste des signataires.
    Ma surprise ne serait elle donc qu’une preuve de mon innocence ?

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    • Alfred // 13.01.2017 à 13h10

      Tout à fait. Il n’y a pas lieu d’être surpris. Cet homme est un maître en matière de duplicité. S’il brille en comparaison d’un Fabius c’est à la manière d’un Chirac en comparaison d’un Hollande. C’est « moins pire » mais c’est loin, trés loin de ce qu’il faudrait. Védrine est un maître pour se faire passer pour un sage équilibré au service de la France mais il sert l’empire. C’est un peu Guigou en beaucoup plus malin (chez Guigou ça se voit de suite).

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      • Fritz // 13.01.2017 à 13h33

        Tout à fait, Alfred. Vous l’avez très bien dit. Alors qu’il dirigeait la diplomatie française, Védrine a justifié les bombardements sur la Serbie : deuxième opération militaire à laquelle la France a participé sous commandement de l’OTAN depuis la trahison chiraquienne en 1995.

        Védrine est un oligarque intelligent, ni plus ni moins. Bravo aux lecteurs des crises qui ne se sont pas laissé abuser par ce texte mi-chèvre mi-chou.

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  • Nicolas D. // 13.01.2017 à 18h26

    Je viens de passer une demi-heure sur les sites médias US : NY Times, Washington Post, CNN. C’est effrayant et ahurissant. Ils sont sur le pied de guerre face à la Russie. Etre leur allié en ce moment est dangereux. Les journalistes là-bas sont véritablement hystériques.

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  • Catalina // 13.01.2017 à 19h47

    « Etre leur allié en ce moment est dangereux » pas qu’en ce moment, le gouvernements us n’ont respecté aucun des traités qu’ils avaient signés. C’est juste une mafia, alors, si nos gouvernements s’allient à eux, que sont-ils ?

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  • Catalina // 13.01.2017 à 20h07

    Conférence de presse intégrale de Donald Trump – traduction LCI puis I-TELE (11/01/17, 17h16)

    Première conférence de presse de Trump

    https://www.youtube.com/watch?v=QwbJ4nbC71A

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  • Krystyna Hawrot // 14.01.2017 à 16h05

    Disons qu’il vaut mieux vaut tard que jamais, que ces distingués messieurs prennent enfin la plume pour afficher une voix un peu dissonante! Il est minuit moins cinq avec les troupes otaniennes sur la frontière russo-polonaise!
    Considérant les coûts de la sortie de l’OTAN, en fait ils veulent dire qu’il faudra se muscler pour faire face à toutes les tentatives de déstabilisations que les USA vont fomenter contre la France – guerre civile communautariste, Maidan divers, attentats terroristes stay behind… Il faut lire entre les lignes…

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